al-Ghazali

Muhammad ibn Muhammad Abu Hamid al-Gazali dit Algazel (450/1058-503/1111). Théologien et juriste perse musulman, ayant essayé de reconcilier l'islam avec la mystique soufiste.
Auteur de nombreux ouvrages dont, notamment, Kitâb al-Halâl wa-l-harâm, Le livre du licite et de l'illicite, Vrin, Paris 1981, Le livre du licite et de l'illicite : revivification des sciences de la religion, al-Bouraq, Beyrouth 1999 ; Des vertus du mariage, Alif, Tunis 1997 ; La perle précieuse ou Le livre des morts selon l'Islam, Alif, Tunis 1995 ; Temps et prières, Albin Michel, Paris 1996.
Al-Gazali a une opinion des femmes tout à fait traditionnelle, il met les hommes en garde contre leur ruse, qui est immense, et affirme que "c'est un fait avéré que toutes les épreuves, les malchances et les malheurs qui frappent les hommes viennent des femmes".
C'est pourquoi l'Islam est très "attentif" à leur propos.

1
Elle doit rester au foyer et filer la laine. Elle ne doit pas sortir trop souvent. Elle doit être ignorante, ne doit pas être sociable avec ses voisins et ne doit leur rendre visite que si c'est absolument nécessaire.
Elle doit prendre soin de son mari et doit lui témoigner du respect, en sa présence comme en son absence. Elle doit essayer de le satisfaire en toutes choses. Elle ne doit pas essayer de le tromper, ni de lui extorquer de l'argent. Elle ne doit pas quitter sa maison sans la permission de son mari et s'il lui accorde, elle doit le faire subrepticement.
Elle devra revêtir de vieux vêtements et emprunter des rues désertes. Elle devra éviter les marchés publics et s'assurer que nul ne puisse identifier sa voix et la reconnaître. Elle ne doit pas adresser la parole à un ami de son mari, même si elle a besoin de son assistance.
Sa seule préoccupation sera de préserver sa vertu, son domicile, tout autant que ses prières et le jeûne. Si un ami de son mari lui rend visite pendant qu'il est absent, elle ne doit ouvrir la porte ni lui répondre afin de sauvegarder son honneur et celui de son mari.
En toute occasion, elle se contentera de la satisfaction sexuelle que lui procure son mari. Elle aura toujours souci de pouvoir satisfaire à tout moment les besoins sexuels de son époux.
Revivification des sciences de la religion, cité par Ghassan Ascha, Du statut inférieur de la femme en Islam, l'Harmattan, Paris 1987, p. 41.


Vers Première Page