Platon

Aristoclès dit Platon (Platôn, "larges épaules"), v.428 - v.347. Aristocrate athénien, disciple du philosophe Socrate (470-399, condamné à mort pour sacrilège et corruption de la jeunesse), adversaire de la démocratie athénienne, admirateur du système totalitaire de Sparte, gay célèbre. Oeuvres complètes, Gallimard, La Pléiade, 2 vol. ; La République, GF Flammarion n° 90.

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... il nous a paru évident qu'en aucun cas il n'est juste de faire du mal à quelqu'un. La République, Livre I, IX.

2
... l'injustice fait naître entre les hommes des dissensions, des haines, des batailles, au lieu que la justice entretient la concorde et l'amitié. Idem, XXIII.

3
L'âme (intellect) n'a-t-elle pas une fonction, qu'aucune autre chose au monde ne peut remplir, comme diriger, commander, délibérer et toutes les choses du même genre ?... Ne soutiendrons-nous pas que l'âme aussi a sa vertu particulière ?... C'est donc une nécessité qu'une âme méchante (injuste) gouverne et dirige mal, que la bonne (juste) au contraire s'acquitte bien de tout cela. Idem, XXIV.

4
Or nous avons établi, n'est-ce pas ? et nous avons répété plusieurs fois, si tu t'en souviens, que chaque individu ne doit exercer qu'un seul emploi dans la société, celui pour lequel la nature lui a donné le plus d'aptitude... Et que la justice consiste à s'occuper de ses affaires, sans s'occuper de celles des autres... Ainsi donc l'empiétement sur les fonctions des autres et le mélange des trois classes (philosophes-gouvernants, militaires-policiers, producteurs) causeraient à l'Etat le plus grand dommage, et l'on aurait pas tord d'y voir un véritable crime... Or le plus grand crime envers l'Etat, ne l'appelleras-tu pas injustice ? Idem, X.

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