20 janvier 2009. Intronisation nationale de l'Empereur américain, métis dit noir, et hystérie mondiale des gauches caviar, notamment

Maître Barack Hussein Obama

20 août 2010. Victime des financiers il accepte les conditions d'Israël

02 octobre 2009. Echec devant le Brésil de Lula, Chicago vaincu par RIO

28 août 2009. Vibrant hommage démocratique pour celui qui l'a fait Empereur, le dernier des frères voyous

24 juillet 2009. L'Empereur Metis doit regretter d'avoir traité de stupide le policier blanc ayant menotté un professeur noir de Harvard pris pour un cambrioleur

11 juillet 2009. Ho bats-moi ! Comme Nicolas Sarkozy à Dakar ? Obama bat les africains à Nairobi ?

5/6 juin 2009. Pélerinage éclair à Dresde, Buchenwald et Omaha Beach, où Barack Hussein Obama célèbre, sans la Reine d'Angleterre, "The Normandy Invasion"

21 mai 2009. Guantanamo fait le jeux d'Al-Qaeda


8 mai 2009. Obama invite Sarkozy, "très sensible", en Normandie, pour célébrer le débarquement, et l'installation, des américains en Europe

5 avril 2009 : Obama contre les armes nucléaires ... et Israël ? Pour l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne, Sarkozy contre

2/3 avril 2009 : G20 à Londres, l'Empereur américain néglige relativement Nicolas sarkozy, mais loue "sa créativité" à Strasbourg, et fait sa propagande Otan auprès des jeunes (beaucoup de filles)

27 mars 2009. Confirmation : Obama persiste à vouloir imposer militairement la civilisation américaine (drogue, obésité, pornographie ...) en Afghanistan, avec la participation des contribuables européenns

18 février 2009. Afghanistan : des troupes supplémentaires pour imposer l'american way of life, comme au Vietnam dans le passé ...

3 février 2009. affaire Daschle (fraude fiscale) : "J'ai merdé"
30 janvier 2009. Comme Nicolas Sarkozy B. O. fustige les banquiers qui s'accordent des bonus scandaleux

18 janvier 2009. Obamania lourde, 70% des Français, futurs cocus, "croient en Lui"

06 janvier 2008. Bill Richardson, accusé de corruption, doit renoncer au Secrétariat au Commerce

18 décembre 2008. Le contrôle de la Bourse confié à Mary Shapiro |(Commission américaine des opérations de bourse (Securities and Exchange Commission, SEC)]. Les Shapiro victimes de l'escroc spéculateur, et remarquable philanthrope, Bernard Madoff, comme de nombreux juifs de New-York

12 décembre 2008. La blague du Gouverneur de l'Illinois ne casse pas la baraque

06 décembre 2008. Miss France, élection obamesque : le jury impose sa candidate au peuple "souverain"

1er décembre 2008. Obama et ses faucons à l'attaque du Monde, pour la défense "musclée" des intérêts nationaux des États-Unis

12 novembre 2008. France, effet Obama, alignement : Nomination d'un Préfet afro-français, non antillais

Chief of staff : Rahm Emanuel, Juif "orthodoxe moderne", et qui a "toutes les compétences pour le job" (Repères)
Les blancs qui l'ont fait élire : David Axelrod, David Plouffe, Robert Gibbs, Jon Favreau

Elu par les non-blancs, les pauvres et les plus riches, les femmes, les jeunes, les primaires et les supérieurs
L'ABCDaire de la campagne présidentielle américaine 2008, une "chère campagne" (octobre 2008)

04 novembre 2008. Première élection d'un riche démocrate métis à la Présidence américaine, gràce à la crise financière, et à une campagne électorale particulièrement dispendieuse (un milliard cinq cents millions de dollars).
C'est l'élection d'un sang mêlé, comme Nicolas Sarkozy en France.
Barack Hussein Obama est né le 4 août 1961 à Honolulu, Hawaï. Ses parents sont de jeunes étudiants.
Son père est d'origine luo, une ethnie du Kenya.
Ann Dunham, sa mère, a des origines irlandaises, écossaises, cherokees. Elle est une lointaine descendante de Jefferson Davis, le président des États Confédérés d'Amérique pendant la guerre de Sécession (Civil War).
Son père les abandonne alors qu'il a deux ans.
Barack Hussein vit aux Philippines avec sa mère et son beau-père Philippin jusqu'à l'âge de 10 ans.
Se sont ses grands-parents blancs qui l'élèvent ensuite à Hawaï et lui permettent de faire les brillantes études (Harvard) qui le feront ce qu'il est.

Novembre 2008. Les dépendances européennes des USA souhaitent la victoire d'Obama ; dont la tante est en situation illégale ; dont la grand-mère blanche décède opportunément
Octobre 2008. Obama, le plus riche, est en tête des sondages, bénéficie, contre McCain, de la crise financière occidentale ; le ralliement ethnique du traître Powell ; Rama Yade est séduite ; les deux grand-mères, blanche qui le blanchit et noire ...
Août 2008. Barack Obama est-il l'Antéchrist ? Qui, roll back, soutient la Géorgie contre la Russie
Juillet 2008. L'ami et protecteur d'Israël, acclamé par 200.000 allemands descendants des vaincus de 1945, est un copain de Nicolas Sarkozy; (Obamania "parisienne"); propagande islamophobe ?
Juin 2008. Le riche avocat démocrate préfère les fonds privés ...
Juin 2008. Ses financiers "amis" veulent la mort d'Airbus ; 15 points d'avance sur Mc Cain ?
Mai 2008 Re-trahison du pasteur
Mars 2008. Son pasteur déconne
Mars 2008. Toni Rezko, la casserole d'Obama

Janvier 2008. Obama encourage l'"américain" Sarkozy
Maître Barack Hussein Obama, riche avocat d'affaires
Sénateur des Etats-Unis. Candidat du parti démocrate pour la présidentielle de 2008

Selon les auteurs de "L'Amérique de Barack Obama", Demopolis, Paris, octobre 2007, François Durpaire et Olivier Richomme, Obama "incarne le passage d'une Amérique en noir et blanc à une société métissée" (4ème de couverture) et "Il est aussi un symbole pour les minorités visibles en France" (ibidem).
François Durpaire est chercheur en histoire à Paris I. Il dirige l'Institut des diasporas noires francophones. Il est l'auteur de "France blanche, colère noire", Odile Jacob, Paris, 2006.
Olivier Richomme enseigne la civilisation américaine à Lyon II.

1

Une jeunesse cosmopolite (1961-1981)

L'autobiographie de Barack Obama, publiée en 1995, commence par un chapitre intitulé « origins », un terme qui peut se lire de différentes manières.
En premier lieu, la complexité de son arbre généalogique fait de lui, au sens strict, un personnage « original ». Une originalité que certains voient comme un handicap dans la perspective d'une carrière politique, notamment auprès des électeurs conservateurs.

Si John Kennedy avait eu des difficultés à se faire accepter juste parce qu'il était un catholique dans une Amérique à majorité protestante, que dire alors d'Obama, dont le grand-père et le frère sont musulmans, le père d'origine kenyane, la sœur et le beau-père indonésiens, etc. ?

Dans un pays qui range les citoyens, lors du recensement décennal, dans des catégories ethniques et raciales, Obama fait figure d'inclassable. En ce sens, il pourrait apparaître comme l'antithèse de l'Amérique, lui qui, étant métis, échappe aux définitions identitaires que lui propose le pays. Car aux États­Unis, la catégorie de métis n'existe pas.

On pourrait souligner, à l'inverse, qu'Obama est « très américain» dans le sens où il symbolise l'avenir de cette nation plurielle, qui ne cesse de diversifier ses accents.

Le terme d'« origines» peut se lire d'une autre manière.
Aspirer à devenir le chef de la première puissance mondiale ne peut être le fruit du hasard. S'intéresser à un tel personnage implique de s'interroger sur les motivations profondes de son action. Derrière ce sourire franc et cette douceur apparente, d'où lui viennent son ambition gigantesque et sa volonté de changer le cours des choses?

Ne faut-il pas chercher les racines de cet engagement dans les absences, les vides et les déceptions de son enfance? Un individu n'est pas seulement le produit de deux cellules. Il est conditionné par la manière dont ses parents l'ont pensé, désiré, imaginé. Certains psychanalystes ont déterminé que le manque du père avait été chez de nombreux dirigeants le moteur de leur engagement politique.

Obama n'aurait-il eu de cesse de vouloir réaliser les rêves qu'il imaginait avoir été ceux de son père ? Le titre de son autobiographie - Dreams from my Father - qui évoque ce père qu'il a à peine connu -le laisserait penser. Il a également choisi de mettre des photos de ses grands-parents en couverture de ce premier ouvrage, comme pour marquer qu'il s'inscrit dans une généalogie; une généalogie de rêves, de projets, d'ambitions.

Barack Hussein Obama est né le 4 août 1961 à Honolulu, Hawaï. Ses parents sont de jeunes étudiants.
Son père est d'origine luo, une ethnie du Kenya.
Ann Dunham, sa mère, a des origines irlandaises, écossaises, cherokees. Elle est une lointaine descendante de Jefferson Davis, le président des États Confédérés d'Amérique pendant la guerre de Sécession.
Ses parents se séparent alors qu'il n'a que 2 ans. Son père ne reverra qu'une seule fois son fils, alors âgé de 10 ans, avant de mourir en 1982. Sa mère se remarie avec un étudiant indonésien. La famille s'installe à Djakarta où naît Maya, la demi­sœur de Barack.
Durpaire et Richomme, pp. 15-16

2

La question raciale

Depuis les années 1960, la notion d'une diversité d'opinions, de religions, de cultures, de langues, a été mise en valeur, à tel point que beaucoup ont craint de voir l'unité du pays disparaître.
S'opposant au multiculturalisme, l'historien Arthur Schlesinger Jr. a évoqué le risque d'une « désunion de l'Amérique ». La fracture du pays serait également géographique, les États « bleus » (progressistes) le long des côtes s'opposant, à chaque élection, aux États « rouges » (conservateurs) du Sud et du Centre.

Dans son ouvrage One Nation, Two Cultures, l'historienne conservatrice Gertrude Himmelfarb affirme que les Américains sont encore affectés par les répercussions de la fracture culturelle née dans les années 1960.
L'une des deux cultures privilégierait les libertés individuelles et la libre expression, tandis que l'autre, à laquelle s'identifie l'historienne, réaffirmerait l'autorité, le respect des traditions et des convictions religieuses.

A l'opposé de ces thèses, Alan Wolfe, dans son livre One Nation, After All, soutient que les éléments qui unissent les Américains en tant que nation sont plus nombreux que ceux qui les divisent.
C'est dans cette lignée qu'entend se situer Obama, qui ne cesse de réaffirmer les facteurs d'unité de la nation américaine. Sur le plan pratique, il a voté de nombreuses lois avec la majorité républicaine, comme membre de la minorité démocrate au Sénat de l'Illinois puis au Sénat des États-Unis.
A plusieurs reprises, il a dénoncé la polarisation trop marquée de la vie politique, en se présentant comme celui qui est en mesure de réactiver la devise américaine: E pluribus unum (De plusieurs, un).
Ibidem, p. 149

3

Réduire le fossé entre l'Amérique religieuse et l'Amérique laïque

Pour Obama, les obstacles auxquels la société américaine doit faire face prennent racine dans l'individualisme et l'indifférence sociale.
La pauvreté et le racisme ne seront pas vaincus simplement par l'intervention de l'État, même si celle-ci s'avère nécessaire.
La question de l'absence d'assurance-maladie ou celle du chômage ne peuvent être résolues que si l'opinion américaine change de mentalité.
Lorsqu'un jeune tire sur une foule parce que quelqu'un lui a manqué de respect, c'est un problème moral que la politique seule ne peut résoudre.

Croire en la nécessité de légiférer sur le port des armes à feu n'empêche pas de croire également au besoin d'un progrès d'ordre moral. Les lois anti-discriminatoires sont nécessaires mais les patrons ne doivent pas seulement embaucher des employés de toutes origines parce que la loi les y oblige, mais parce qu'ils s'y sentent obligés sur un plan éthique.

Obama ne préconise pas que les hommes politiques démocrates se mettent du jour au lendemain à se référer à la Bible. L'absence de sincérité de John Kerry qui s'est contraint en 2004 à participer à des manifestations religieuses fut préjudiciable à son image.
Les croyants n'ont pas le monopole de la moralité. Par conséquent, il n'est pas besoin de feindre une foi outrancière pour parler des maux de la société.
En revanche, les défenseurs d'une laïcité stricte ont tort d'exiger que la foi soit circonscrite à une sphère privée :
Ibidem, p. 174

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Libération, 31 janvier 2008 p. 11 Obama encourage le Président

Suffisant pour le consoler ?
A défaut du soutien des Français, Nicolas Sarkozy a reçu hier les encouragements de Barack Obama, candidat à l'investiture démocrate pour la présidentielle américaine.

"C'est un homme énergique, avec beaucoup de talent. Je suis impressioné par sa façon de regarder les problèmes spécifiques à la France avec un regard neuf", déclare Obama dans un entretien à paraître jeudi dans Paris Match.

"Il n'est pas pieds et poings liés par des traditions et des dogmes. Il est un exemple pour de nombreux dirigeants", ajoute le sénateur de l'Illinois, qui dit vouloir rencontrer Nicolas Sarkozy lors de sa tournée européenne s'il remporte les primaires face à Hillary Clinton.

Les deux hommes se sont déjà rencontrés en mai 2007.

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Toni Rezko, la casserole d’Obama
De notre correspondant à Washington PHILIPPE GRANGEREAU Libération QUOTIDIEN : mercredi 5 mars 2008

Lundi, à deux jours des importantes primaires du Texas et de l’Ohio dont les résultats sont connus aujourd’hui, Barack Obama a dû se défendre de ses accointances avec Antoin Rezko, un homme d’affaires douteux.

Son procès pour tentative d’extorsion, fraude, blanchiment d’argent et corruption s’est ouvert cette semaine à Chicago. Le sénateur Obama n’est lui-même accusé d’aucune malversation dans le cadre de ce procès, mais son nom sera mentionné car une partie des sommes détournées par son ami «Tony» ont atterri dans les caisses de sa campagne. Gênant pour un homme politique axé sur «l’éthique».

Obama a esquivé maladroitement plusieurs questions qui lui étaient posées par les journalistes sur ses rapports avec Tony Rezko, ce qui n’a pas manqué de susciter des interrogations. Il s’est comporté «comme un homme politique qui a un problème», jugeait hier une éditorialiste du Washington Post.

Quartier chic.
L’homme d’affaires d’origine syrienne a fait fortune à Chicago dans la restauration rapide et surtout l’immobilier social en partenariat avec l’Etat de l’Illinois qui lui accorde contrats et subventions. Cette activité requiert des soutiens politiques, et pour les cultiver, Rezko lève des fonds pour les campagnes électorales d’hommes politiques, démocrates et républicains.

Bill Clinton a bénéficié de ses largesses dans les années 90, de même que George W. Bush en 2003. Rezko aurait apporté plus de 150 000 dollars (100 000 euros) de contributions aux campagnes de Barack Obama, qui a été élu successivement au Sénat de l’Etat de l’Illinois en 1997, puis au Sénat fédéral en 2004.

Obama, qui le connaît depuis une dizaine d’années (il avait travaillé pour Rezko comme avocat), décide en juin 2005 de lui demander conseil pour acheter une superbe demeure dans un quartier chic de Chicago.
Obama achète la propriété, d’une valeur de plus d’un million de dollars. Le même jour, Rezko acquiert le terrain adjacent, d’une valeur de 625 000 dollars. Les propriétaires de ces deux entités ont en effet mis pour condition que la vente ait lieu simultanément. A l’époque, Obama a été vu en train de visiter sa future maison en compagnie de Rezko.

Par ailleurs, quelques mois après cette vente, Rezko revend une partie de sa parcelle à Obama, qui souhaite agrandir son jardin. Le sénateur, qui s’est empressé en janvier de faire don à des organisations de charité des sommes apportées par Rezko à ses campagnes, a démenti avoir retiré le moindre avantage. Il a en même temps reconnu avoir «été idiot» de s’associer à lui.

De fait, lorsque Obama fait appel à Rezko, en juin 2005, des articles accusant celui-ci de corruption circulent déjà dans la presse. Le promoteur est aussi l’objet d’une douzaine de plaintes de ses nombreux créanciers, et Obama ne pouvait l’ignorer. Beaucoup se demandent pourquoi Rezko a pris autant de risques pour donner un coup de main à son ami le sénateur.

Affaire Elf.
Poursuivi par les créanciers, il ne peut en effet acquérir le terrain en son nom propre, et se sert de sa femme comme prête-nom. Il prétend ne plus rien posséder, alors qu’en fait, comme cela est apparu dans l’instruction du procès qui s’est ouvert lundi, il a reçu quelques mois plus tôt, via un paradis fiscal, un prêt de 3,5 millions de dollars d’un autre personnage douteux, le milliardaire Nadhmi Auchi, un Irakien naturalisé britannique.
Celui-ci avait été condamné en France à quinze mois de prison avec sursis et 2 millions d’euros d’amende pour son implication dans l’affaire Elf. C’est cet argent qui aurait servi à acheter le terrain. «J’ai fait une erreur, a reconnu Obama, mais d’un autre côté personne ne m’a accusé de malversation ou d’avoir donné des contreparties [à Rezko]…»

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Mardi 18 Mars 2008 - Bienvenue chez - Regard sur les Etats-Unis
Barack Obama condamne fermement les propos tenus par son pasteur

Les jours se suivent et se ressemblent dans la campagne des primaires démocrates. Après le scandale « Geraldine Ferraro », c’est au tour de celui de « Jeremiah Wright ».

Jeremiah Wright est le révérend de l’église Trinity United Church of Christ de Chicago. Il est notamment réputé pour ses sermons enflammés et pour être le pasteur du sénateur de l’Illinois.

Barack Obama a dû réagir ce samedi, à la suite d’un sermon prononcé cette semaine par le révérend Wright dans lequel il expliquait que les attentats du 11 septembre pouvaient être considérés comme une réponse à la politique étrangère américaine.

Il a également déclaré que le gouvernement des Etats-Unis constituait la source du virus du sida.

Devant ce dérapage, Barack Obama a immédiatement réagit en soulignant son profond désaccord et en condamnant les propos du révérend Wright.

Pourtant la polémique enfle outre-Atlantique et certains analystes s’inquiètent du rapport privilégié qu’entretien Barack Obama avec M. Wright.
Celui-ci c’est défendu en affirmant que le révérend n’était que son conseiller spirituel et non politique.

Quoi qu’il en soit, ce nouvel incident ne fait que s’ajouter aux multiples scandales et polémiques de ces derniers jours.
Souhaitons que lors des prochaines semaines, les candidats recentrent le débat autour de leurs programmes et des valeurs politiques qu’ils défendent.
Publié par Regard sur les Etats-Unis à l'adresse 11:13 PM Libellés : Politique : Election Présidentielle 2008

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Barack Obama rattrapé par la question raciale
LeFigaro De notre correspondant à New York, Jean-Louis Turlin 01/05/2008 | Mise à jour : 23:20 | .

«Quelle qu'elle ait été, ma relation avec le révérend Wright a changé», s'est défendu Barack Obama

Le rival de Hillary Clinton a coupé les ponts avec son ancien pasteur. Peut-être pas assez tôt pour éviter les retombées de la rhétorique militante noire.

Quand un homme politique américain affronte une crise, il fait appel à son épouse pour afficher à la télévision l'image d'un couple uni et solidaire face à l'adversité.
La recette avait marché en 1992 pour Bill Clinton, accusé en pleine campagne d'une liaison extraconjugale qui n'allait pas être la dernière.
Marchera-t-elle pour Barack et Michelle Obama, qui sont apparus conjointement hier sur un plateau de la chaîne NBC ?

Il ne s'agissait pas de désamorcer une bombe sexuelle, mais raciale, un vrai défi pour le candidat noir qui tente de transcender les clivages pérennes de la société américaine.
Tout avait commencé par la diffusion d'une vidéo tournée dans l'église de Chicago à laquelle appartiennent les Obama : le pasteur Jeremiah Wright, véritable père spirituel de Barack (il l'avait introduit au christianisme), y tenait des propos jugés racistes et antipatriotiques.
Des propos qu'avait dénoncés avec éloquence le candidat dans sa mise au point télévisée du 13 mars dernier, sans pour autant renier un homme qui avait célébré son mariage et baptisé ses enfants.

Taxé d'opportunisme politique

Mais le pasteur en demi-retraite refuse de se faire oublier.
Invité du National Press Club de Washington lundi après une interview télévisée et un sermon devant des milliers de fidèles les jours précédents, il a pêle-mêle salué l'antisémitisme de son collègue musulman Louis Farrakhan, accusé le gouvernement américain d'avoir répandu le virus du sida dans la communauté noire et attribué la responsabilité du 11 Septembre au propre «terrorisme» des États-Unis.
Pire, si l'on peut dire : il a taxé Obama d'opportunisme politique.

Le lendemain, la rupture était consommée : «Il ne me connaît pas très bien et sur la base de ses déclarations d'hier, je ne le connais pas non plus aussi bien que je le pensais », a déclaré lors d'une conférence de presse le candidat en concluant que «quelle qu'elle ait été, ma relation avec le révérend Wright a changé », visiblement pour de bon.

La condamnation sans appel, «qui a pris plus de temps qu'elle n'aurait dû », mais dont le New York Times se félicite néanmoins, suffira-t-elle pour dissiper les soupçons d'extrémisme que le Parti républicain tente déjà de soulever sur Obama en Caroline du Nord, par le biais de spots télévisés l'associant à Jeremiah Wright, malgré les objections de son poulain John McCain ?

Deux indices apporteront un élément de réponse pour mesurer l'impact de «l'affaire» : les primaires de mardi prochain, dans l'Indiana et en Caroline du Nord, et l'attitude des superdélégués qui pourraient en fin de compte départager Hillary Clinton et Barack Obama.

Certains s'interrogent, mais Baron Hill, un représentant démocrate de l'Indiana, a été convaincu par la nouvelle mise au point «sans équivoque» du second et s'est prononcé en sa faveur, s'ajoutant aux six superdélégués collectés par Obama depuis la primaire de Pennsylvanie, contre quatre pour Clinton, si bien que l'écart entre les deux n'est plus que de quinze.

Érosion de son aura

Un sondage du New York Times et de la chaîne CBS, réalisé entre vendredi dernier et mardi, ne prenant donc pas totalement en compte l'intervention d'Obama, traduit une érosion de son aura : les électeurs démocrates ne sont plus que 51 % à croire à son investiture, alors qu'ils étaient 69 % il y a un mois. Barack Obama a sans doute rassuré les Blancs.
Mais l'activiste Al Sharpton estime qu'en s'éloignant du révérend Wright, il s'est aliéné une partie de l'électorat noir. Même marginalisé, le pasteur reste une menace s'il continue son prêche au vitriol : Ed Rollins, un stratège républicain chevronné, pense qu'Obama n'aurait aucune chance de gagner une élection empoisonnée par la question raciale.

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Airbus fauché en plein vol à Washington LIBERATION.FR : jeudi 19 juin 2008

Boeing doit savourer.
L’avionneur contestait les conditions d’attribution par le Pentagone d’un méga-contrat d’avions ravitailleurs à l’européen EADS et son partenaire américain Northrop.
Eh bien, la Cour des comptes américaine (GAO) a donné raison mercredi à Boeing, laissant présager une remise en jeu du dossier.

«Notre étude nous a conduit à conclure que l’Air Force a commis nombre d’erreurs significatives qui pourraient avoir affecté le résultat d’une compétition qui était serrée entre Boeing et Northrop Grumman», a estimé la Cour, à l’issue d’un examen de trois mois de la procédure.

L’armée de l’Air américaine a annoncé son intention d’étudier ces conclusions avant de décider ou non de relancer la compétition. Elle a 60 jours pour informer la Cour des actions qu’elle compte entreprendre.

«L’Air Force fera le plus vite possible afin que l’Amérique s’équipe de cette capacité urgemment requise», a commenté la responsable des acquisitions de l’armée de l’Air, Sue Payton.

Cette recommandation, qui constitue un revers cinglant pour l’armée de l’Air et pour EADS, maison-mère d’Airbus, est le dernier épisode d’une histoire aux multiples rebondissements. Ce contrat de 35 milliards de dollars avait déjà été attribué à Boeing avant d’être annulé pour fraude et avait valu la prison à deux cadres de l’avionneur.

L’annonce du GAO risque de retarder encore une fois le renouvellement d’une flotte vétuste de «stations-service volantes», d’au moins un an selon les experts.
Mardi, le Pentagone avait averti qu’un nouveau délai poserait un «vrai problème». «C’est l’acquisition prioritaire de l’armée de l’Air».

Le président exécutif d’EADS, Louis Gallois, a avoué sa «déception», tout en réaffirmant que l’appareil proposé avec Northrop était de son point de vue «le meilleur». «Nous accueillons et soutenons la décision du GAO aujourd’hui qui reconnaît le bien-fondé de notre plainte» et «sommes impatients de travailler avec l’armée de l’Air», s’est félicité Mark McGraw, vice-président de Boeing, en charge des programmes d’avions ravitailleurs.

Le GAO note sept points qui ont pu, à son sens, fausser la compétition. En particulier, la Cour a noté que Boeing était moins cher que son rival sur toute la durée de vie du programme, après correction de certaines erreurs mises au jour lors de l’examen.

La Cour, dont l’avis est pratiquement toujours suivi par les pouvoirs publics, recommande à l’Air Force de «rouvrir les discussions» avec les deux compétiteurs, «d’obtenir des propositions révisées, de réévaluer les propositions et de prendre une nouvelle décision sur la sélection de son fournisseur, cohérente avec (sa) décision».

Le candidat républicain à la présidentielle John McCain, accusé par le parti démocrate d’avoir joué contre les intérêts de Boeing dans cette affaire, a appelé l’armée de l’Air à suivre la décision du GAO. «Mon souci essentiel (…) a toujours été que l’armée de l’Air achète les appareils les plus performants au coût le plus raisonnable», a-t-il dit.

Cette compétition - à haute teneur politique - a opposé pendant des années le KC-45, version militarisée de l’A330 d’Airbus, et le KC-767, dérivé du 767 de Boeing. Le 29 février, l’armée de l’Air avait choisi EADS et Northrop pour fournir 179 avions ravitailleurs. Cette décision avait suscité une levée de boucliers protectionnistes au sein du Congrès.

L’action Boeing est montée de près de 2% à la Bourse de New York, peu après l’annonce du GAO. A la clôture, elle gagnait encore 0,36% à 74,65 dollars.

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Obama préfère les dons privés aux fonds publics
Mibération MARIA PIA MASCARO QUOTIDIEN : samedi 21 juin 2008 p. 11

En annonçant qu’il renonçait à financer sa campagne avec des fonds publics, préférant recourir à la générosité de ses nombreux donateurs, Barack Obama a décroché trois «nez de Pinocchio» sur le compteur du Washington Post qui compare les déclarations des candidats à la Maison Blanche, traquant leurs revirements.
Il est le premier candidat à renoncer à la manne publique, qui fixe un seuil de dépenses, depuis la création de ce système dans les années 70 après le scandale du Watergate.

«Concurrents».
Le sénateur de l’Illinois a réservé la primeur de sa décision à ses partisans en postant une vidéo sur son site web : «Ce n’est pas une décision facile, parce que j’ai toujours défendu un système robuste de financement public des élections. Mais le système […] ne fonctionne pas et nous faisons face à des concurrents qui sont passés maîtres dans l’art de le déjouer.»

En réalité, cette décision n’a guère surpris à Washington, même si Obama est revenu sur un engagement, pris en septembre, de «trouver activement un accord avec le candidat républicain pour préserver le système de financement public des élections». Si certains ergotent sur le fait de savoir si Obama s’était fermement engagé, ou non, à accepter l’argent public, il est certain que son équipe de campagne n’a pas «activement» cherché à trouver un accord avec son rival John McCain.

Et pour cause : depuis l’annonce de sa candidature en janvier 2007, le candidat démocrate s’est révélé être une redoutable machine à lever des fonds, dépassant record après record. A ce jour, Barack Obama a déjà amassé un trésor de près de 270 millions de dollars (173 millions d’euros), contre 122 millions pour John McCain. Plus spectaculaire, 93 % des donations sont le fait de particuliers qui ont signé des chèques de moins de 200 dollars chacun. Un phénomène sur lequel s’appuie Obama pour dire à son million et demi de contributeurs : «Vous avez déjà changé la façon dont les campagnes sont financées parce que vous savez que c’est le seul moyen de vraiment modifier la manière dont fonctionne Washington.»

Avec sa décision, Barack Obama renonce donc aux 84,1 millions de dollars de fonds publics mis à disposition des candidats entre les conventions (fin août et début septembre) et la date de l’élection (le 4 novembre). John McCain a confirmé le même jour qu’il accepterait l’argent public, tout en réagissant de façon virulente contre Barack Obama : «Il a complètement changé d’avis et est revenu, non pas sur la parole qu’il m’a donnée, mais sur l’engagement qu’il a pris avec le peuple américain.» David Brooks, chroniqueur conservateur au New York Times, faisait cyniquement remarquer que «les républicains continuent à le traiter de naïf. Mais naïf est le dernier mot que j’utiliserais pour décrire Barack Obama. Il est la créature politique la plus efficace que nous avons vue depuis des décennies.»

«Le financement des campagnes n’est pas une préoccupation majeure des Américains, je doute qu’il souffrira de cette décision, explique Anthony Corrado, professeur au Coby College (Maine) et expert du financement des élections. Même si le financement de l’élection générale fonctionne assez bien, les montants mis à disposition ne sont plus suffisants.»

C’est précisément cette insuffisance qui a vu l’émergence de groupes indépendants faisant campagne pour le candidat de leur choix. «Aucune limite n’est imposée à ces groupes, ils peuvent s’organiser très vite et recevoir des chèques de plusieurs millions si nécessaire. Nous avons vu ce qui est arrivé à John Kerry», poursuit Anthony Corrado. Le spectre du rival malheureux de George W. Bush en 2004 est précisément celui invoqué par Barack Obama pour justifier sa décision.

Attaque.
Le candidat démocrate avait été victime des attaques en règle d’un groupe de vétérans du Vietnam remettant en cause son patriotisme. John Kerry ne s’en était jamais remis. «La décision d’Obama fait certes des remous aujourd’hui, mais vu le niveau d’insatisfaction dans le pays, les démocrates vont argumenter qu’il est plus important de gagner. Leurs partisans ne leur en voudront pas», commente Anthony Corrado.

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The Associated Press - 21/06/08 à 20:27:17 Obama 15 points devant McCain, selon un sondage

Le candidat démocrate à l'élection présidentielle américaine Barack Obama compte une avance de 15 points sur son rival républicain John McCain, selon un sondage du magazine "Newsweek" rendu public samedi.

Cette enquête, réalisée les 18 et 19 juin auprès d'un échantillon représentatif national de 1.010 personnes en âge de voter, Barack Obama crédite Obama de 51% des intentions de vote, contre 36% à McCain. La marge d'erreur est de plus ou moins quatre points.

Le précédent sondage "Newsweek" réalisé en mai dernier donnait les deux hommes à égalité avec 46% d'intentions de vote chacun. Toutefois, Barack Obama était encore en compétition avec Hillary Clinton pour l'investiture démocrate. AP

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Barack Obama promet un soutien "indéfectible" à Israël
Par Stephen COLLINSON AFP - Mercredi 23 juillet, 23h32

SDEROT (Israël), 23 juil 2008 (AFP) - Le candidat démocrate à la Maison Blanche, Barack Obama, a promis mercredi un soutien "indéfectible" à Israël, estimant que l'Iran doté de la bombe atomique constituerait "une grave menace" pour le monde.

M. Obama, qui a visité la ville israélienne de Sdérot à la fin d'une journée marathon en Israël et en Cisjordanie, s'est également engagé à s'impliquer immédiatement dans le processus de paix s'il était élu.

"L'Etat d'Israël fait face à des ennemis déterminés qui cherchent sa destruction, mais il a aussi un ami et un allié, les Etats-Unis, qui sera toujours à ses côtés", a assuré le sénateur.

"J'apporte ici un soutien indéfectible à la sécurité d'Israël", a-t-il poursuivi, après avoir qualifié la création du pays de "miracle".

Face à une foule de journalistes, s'exprimant devant un monceau de débris de roquettes tirées de la bande de Gaza vers Sdérot, le candidat a estimé qu'un "Iran nucléaire serait une grave menace pour le monde".

"Le monde doit empêcher l'Iran d'obtenir une arme nucléaire (...) L'Iran nucléaire changerait la donne pas seulement au Proche-Orient, mais dans le monde entier", a-t-il insisté.

Le candidat démocrate a estimé que la communauté internationale devait adopter une politique de la "carotte et du bâton" pour empêcher l'Iran de se doter d'une arme nucléaire, alors que Téhéran dément avoir un tel projet.

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert que Barack Obama a rencontré dans la soirée à Jérusalem a pour sa part affirmé durant l'entretien que selon les estimations israéliennes, l'Iran disposera de l'arme atomique "d'ici la fin de 2009 ou au début de 2010 au plus tard", a indiqué la radio publique israélienne.

Auparavant, Barack Obama s'était rendu en hélicoptère à Sdérot, cible régulière des tirs de roquettes palestiniennes, où le sénateur a estimé qu'il existait une occasion à saisir dans le processus de paix.

"Je n'attendrai pas quelques années de mon mandat ou de mon second mandat si je suis élu pour faire avancer le processus. Je pense qu'il existe actuellement une fenêtre (d'opportunité) que nous devons exploiter", a-t-il affirmé.

Une position qu'il a réitérée au président palestinien Mahmoud Abbas lors d'une rencontre à Ramallah, lui promettant qu'il serait un "acteur important et entier dans le processus de paix" s'il remporte la victoire en novembre. S'exprimant sur la question épineuse de Jérusalem, qui a fait échouer à plusieurs reprises les négociations israélo-palestiniennes, M. Obama a répété que la ville sainte "sera la capitale d'Israël", sans mentionner quelle serait la capitale d'un futur Etat palestinien.

"Je n'ai pas changé mes déclarations", a-t-il insisté. "Je continue à dire que Jérusalem sera la capitale d'Israël. Je l'ai déjà dit et je le dirai encore (...) mais j'ai aussi dit qu'il s'agit d'une question faisant partie" des négociations sur le statut final d'un futur Etat palestinien.

Le candidat avait provoqué la colère des Palestiniens en juin quand il avait qualifié Jérusalem de capitale indivisible de l'Etat hébreu.

M. Obama a par ailleurs soutenu le refus d'Israël de négocier directement avec le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007.

"Si quelqu'un tirait des roquettes sur ma maison où mes deux filles dorment chaque soir, je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour faire cesser cela", a poursuivi le candidat, soulignant que le Hamas devait reconnaître l'existence d'Israël.

Un porte-parole du Hamas, Ismaïl Radwane, a condamné ces déclarations depuis Gaza et promis que son mouvement ne reconnaîtrait jamais "l'usurpateur" israélien.

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Sarkozy: «C'est mon copain»
leparisien.fr 25.07.2008, 08h22 | Mise à jour : 08h26

Obama ? C'est mon copain» affirme le président Nicolas Sarkozy au Figaro, qui rapporte ses propos dans son édition de vendredi, alors que le candidat démocrate à l'élection présidentielle américaine doit s'entretenir avec le chef de l'Etat dans la journée.

«Contrairement à mes conseillers de la cellule diplomatique, je n'ai jamais cru dans les chances d'Hillary Clinton. J'ai toujours cru qu'Obama serait désigné», assure Nicolas Sarkozy.

La visite sera brève, M. Obama ayant «réservé son dîner au premier ministre (britannique) Gordon Brown», observe Le Figaro.

«Je suis le seul Français à le connaître», se félicite Nicolas Sarkozy, qui avait rencontré Barack Obama pour la première fois en 2006, au Congrès à Washington, et a gardé «un très bon souvenir» de sa rencontre.

Le candidat républicain, John McCain avait été reçu à l'Elysée au printemps dernier.

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La France succombe à l'obamania AP | 25.07.2008 | 20:54

"Si c'est lui" qui est élu président des Etats-Unis, "la France sera très heureuse", a confié Nicolas Sarkozy, cachant mal vendredi sa préférence pour Barack Obama, accueilli avec enthousiasme lors de sa brève visite à Paris.

A l'issue d'un entretien d'un peu plus d'une heure, dont 20 minutes en tête à tête, le président français et le candidat démocrate américain ont affiché leur accord sur la situation en Afghanistan, en Iran, au Proche-Orient, en Irak ou dans la lutte contre le changement climatique.

Signe de l'obamania qui a frappé la France, après l'Allemagne la veille, c'est sous les clameurs de centaines de personnes massées derrière des barrières sur les trottoirs en face du palais présidentiel que la voiture du candidat démocrate est entrée dans le palais présidentiel, où l'attendaient 200 journalistes.

Pourtant, l'équipe Obama avait visiblement décidé de faire sobre, pour cette visite dans un pays qui a connu un violent différent avec les Etats-Unis, autour de la guerre en Irak en 2003. Après sa conférence de presse conjointe avec Nicolas Sarkozy, le sénateur démocrate devait aussitôt s'envoler pour Londres, sa dernière étape européenne.

Barack Obama a regretté les "caricatures" des deux côtés de l'atlantique, les Européens jugeant trop souvent les Américains "unilatéralistes" et "militaristes", quand les Américains trouvent eux que les Européens "ne veulent pas se mouiller" face aux questions de sécurité. Lors de sa visite à Washington en novembre 2007, Nicolas Sarkozy "a su rompre avec ces stéréotypes, ces caricatures. Il les a fait exploser", a-t-il affirmé.

"L'Américain moyen aime le peuple français", a-t-il assuré. "Les Européens ne doivent pas sous-estimer l'intérêt que portent les Américains à l'amélioration de la relation transatlantique".

"Les Français suivent avec passion la campagne électorale aux Etats-Unis", a souligné de son côté Nicolas Sarkozy. "L'aventure de Barack Obama est une aventure qui parle aux Français".

Le président français, qui a reçu à deux reprises à l'Elysée le candidat républicain John McCain, cachait mal vendredi un certain penchant pour Barack Obama. "Si c'est lui, la France sera très heureuse. Si c'est un autre, la France sera l'amie des Etats-Unis d'Amérique", a-t-il dit.

"Ce sont les Américains qui choisiront leur président, pas moi", mais "on a quand même le droit d'être intéressé par un candidat qui regarde l'avenir et pas le passé", s'est défendu Nicolas Sarkozy. "On a le droit d'être en accord!", a-t-il ajouté, constatant que "plus on parle, plus on trouve des points de convergence".

"L'idée d'une Amérique qui mettrait l'écoute de ses partenaires au premier rang de ses priorités (...) ne peut que nous satisfaire", a noté Nicolas Sarkozy. Et de souhaiter "bonne chance à Barack Obama".

Sur le fond, les deux hommes ont affiché leur accord sur la situation en Afghanistan, M. Obama qualifiant de "courageuse" la décision de son hôte de renforcer la présence militaire française dans ce pays.

"L'Afghanistan est une guerre que nous ne pouvons pas nous permettre de perdre", a prévenu le candidat démocrate, soulignant que s'y trouvaient les "foyers autour desquels des attaques terroristes sur Paris ou New York sont organisées". "Il se joue là-bas une partie extrêmement importante", a confirmé le président français.

Barack Obama, qui vient de se rendre à Kaboul dans le cadre de sa tournée internationale et considère l'Afghanistan comme une priorité, veut un renforcement de la présence américaine en Afghanistan, mais aussi des autres pays de l'OTAN, plutôt réticents.

Il a en revanche estimé que la situation s'était "beaucoup améliorée" en Irak, ce qui devrait "permettre de retirer nos troupes à un rythme prudent et régulier".

Concernant Téhéran, "il faut que le monde envoie un message très clair à l'Iran pour qu'il mette fin à son programme nucléaire militaire", a estimé le sénateur de l'Illinois. "Il faut que l'Iran accepte les propositions" que les Européens "ont mises sur la table. N'attendez pas le prochain président américain, parce que la pression ne fera qu'augmenter", a-t-il averti.

"Si je devenais le prochain président des Etats-Unis, (la lutte contre le changement climatique) serait pour moi une des mes priorités", a par ailleurs assuré Barack Obama.

Globalement, "une politique étrangère américaine efficace ne se fondera pas simplement sur notre capacité à être puissants, mais aussi à écouter et à jeter les bases d'un consensus", a-t-il estimé.

Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, et Barack Obama s'étaient déjà rencontré en septembre 2006, dans le bureau du sénateur américain à Washington. "On était deux dans ce bureau. Il y en a un qui est devenu président... Ben, l'autre n'a qu'à faire la même chose", a lancé le président français, alors que l'intéressé se disait impressionné par son "énergie": "il est constamment en train de bouger! (...) Qu'est-ce qu'il mange?". AP

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angolapress info Luanda - Samedi, 26 juillet 2008 - 18:32 ALLEMAGNE: Pour 62% des Allemands, Obama a tenu un "grand discours" à Berlin

BERLIN, 26/07 - Une majorité de 62% des Allemands estiment que le candidat démocrate à la Maison Blanche, Barack Obama, a prononcé jeudi un "grand discours" à Berlin, selon un sondage de l`institut Emnid à paraître dimanche dans le quotidien Bild am Sonntag.

Seuls 19% des 500 personnes interrogées vendredi, au lendemain du discours, sont d`un avis contraire. En outre, 63% des sondés pensent qu`une administration Obama à la Maison Blanche serait positive pour l`Allemagne, contre 20% qui estiment le contraire.

Quelque 200.000 personnes sont venues écouter avec une ferveur enthousiaste le seul discours de campagne à l`étranger prononcé jeudi à Berlin par M. Obama, qui a reçu en Allemagne un accueil digne d`une rock-star.

Lors de ce discours, le candidat a appelé Européens et Américains à s`unir pour faire face aux problèmes de la planète.

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20 minutes.fr Samedi 26 Juillet 2008 mise à jour 19h14 Devant Obama, Sarkozy ressort la légende des talibans et du vernis à ongles

C'est une petite phrase de Nicolas Sarkozy qui est passé inaperçue. Vendredi, lors de sa conférence de presse conjointe avec Barack Obama, le Président français a justifié son maintien des troupes en Afghanistan en expliquant notamment que c'est un pays où l'on «coupe les doigts des femmes parce qu'elles ont du vernis à ongles».

Or, remarque le site «Arrêts sur images», personne ne peut confirmer que les talibans coupent vraiment les doigts des femmes qui se posent du vernis. C'est le chercheur Christian Salmon, auteur du best-seller «Storytelling», qui rappelait il y a quelques mois dans une tribune au «Monde» l'origine de cette légende tenace.

Un rapport d'Amnesty International... au conditionnel

«L’histoire circule sur Internet depuis des années dans d’innombrables versions [...] Une source semble en être un rapport d’Amnesty International datant de 1997 dont les conclusions étaient bien plus modestes que les commentaires qu’elle a inspirés», écrit Christian Salmon.

Voici le texte d'Amnesty International, qui est clairement au conditionnel: «Dans un cas au moins, les châtiments infligés ont pris la forme d’une mutilation. En octobre 1996, des talibans auraient sectionné l’extrémité du pouce d’une femme dans le quartier de Khair Khana à Kaboul. Cette “punition” avait apparemment été infligée à cette femme car elle portait du vernis à ongles.»

La deuxième pour Sarkozy

Nicolas Sarkozy avait déjà utilisé cet exemple le 24 avril dernier lors de son interview télévisée en prime-time: on ne peut pas dialoguer «avec des gens qui ont amputé d'une main une femme parce qu'elle avait mis du vernis à ongles», avait déclaré le Président pour justifier le maintien des troupes françaises en Afghanistan.

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20.08.2008 nouvelobs.com Barack Obama est-il l'Antéchrist ?

Si la question peut faire sourire, elle est pourtant prise très au sérieux aux Etats Unis. Depuis quelque temps déjà, quelques intégristes conservateurs voyaient en Barack Obama une menace pour les valeurs "traditionnelles" de l'Amérique.

Mais un spot de campagne, financé par John McCain et diffusé au début du mois d'août sur internet, a transformé ce qui n'était pour l'instant qu'un délire religieux en un véritable sujet de campagne électorale.

Ce clip, intitulé "The One", met en parallèle des extraits de discours enflammés de Barack Obama, dans lesquels le candidat démocrate semble, effectivement, se comparer à une sorte de messie, avec des citations semblant être tirées des prophéties millénaristes annonçant la venue de l'Antechrist.

"Il doit être connu qu'en 2008, le monde sera béni. Ils l'appelleront l'Elu", affirme notamment une voix-off qui conclut le spot par : "Il est peut-être l'élu. Mais est-il prêt à diriger ?"

Ces insinuations apocalyptiques ont immédiatement séduit de nombreux partisans de John MCain ont lancé une véritable campagne sur internet, en avançant tous les "arguments" possibles: Nostradamus a prévu la fin du monde pour 2012, année de la fin du mandat de Barack Obama s'il est élu; l'Antechrist est pour l'avortement tout comme les démoctrates; Obama a promis d'apporter la paix en Irak or, dans l'Apocalypse, l'envoyé du diable est censé dans un premier temps apporter la paix sur terre…

Une recherche avec "Is Obama the Antichrist?" dans Google donne plusieurs dizaines de pages de réponses. Le blog "Barack Obama The Antichrist?", qui s'est spécialisé dans la recherche des "signes" prouvant que les démocrates vont bien provoquer la fin du monde, connaît de son côté un succès fulgurant depuis plusieurs jours.
De nombreux internautes se sont également lancés dans une campagne en vidéos sur You Tube sous des pseudos tels que "Obama is the 666" (le chiffre du diable).

Ces rumeurs ont pris une telle ampleur que la chaîne CNN vient même de consacrer un sujet complet à la question : "Obama l'Antechrist?"

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Obama soutient la Géorgie (Tbilissi) Source : AFP 29/08/2008 | Mise à jour : 12:21 |

Le candidat démocrate à la présidentielle américaine Barack Obama soutient la position de Tbilissi dans son conflit avec Moscou, a dit aujourd'hui le président du Parlement géorgien après une rencontre avec le premier Noir (notedt, métis kénian-amérindo/irlandais) à avoir une chance d'accéder à la Maison Blanche.

"Le sénateur Obama est parfaitement informé de la (situation) en Géorgie. Il participera personnellement aux efforts qui visent à soutenir la Géorgie", a déclaré David Bakradzé s'exprimant à l'antenne de la chaîne télévisée Roustavi-2.

David Bakradzé a rencontré Barack Obama hier, lors de la Convention du parti démocrate, à Denver (Colorado), a indiqué sa porte-parole Maka Guigaouri.
"Obama est et restera un grand ami de la Géorgie", a souligné Bakradzé.

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Barack Obama 01 oct. 2008 RTL.fr Màj 14h11

Barack Obama fait un bond dans plusieurs Etats clefs

Le candidat démocrate à la Maison Blanche Barack Obama a enregistré une progression spectaculaire dans trois Etats clefs (Floride, Ohio, Pennsylvanie) devançant son adversaire républicain John McCain de huit à quinze points, selon un sondage publié mercredi par l'université Quinnipiac.

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Le dernier combat du républicain John McCain LE MONDE | 14.10.08 | 09h51 • Mis à jour le 14.10.08 | 09h58 Corine Lesnes WASHINGTON, CORRESPONDANTE

l'issue d'une journée qui a vu l'indice Dow Jones remonter à Wall Street d'une manière aussi spectaculaire qu'il avait chuté, la question a fait surface : John McCain peut-il rattraper son retard?

Devant 15 000 personnes lundi 13 octobre à Virginia Beach, en Virginie, le candidat républicain a résumé la gageure : "Il nous reste vingt-deux jours. Nous sommes devancés de 6 points.
Les médias nous ont passé par pertes et profits."

Mais pas question de se rendre, quand on est fils et petit-fils d'amiral : "Je n'ai pas peur de la bagarre, j'y suis prêt." Dans un discours d'une trentaine de minutes, M. McCain a employé dix-huit fois le mot "fight" (combattre), invitant à lutter pour "ce qui est juste pour l'Amérique", pour "les idéaux et le caractère d'un peuple libre", pour "nettoyer Washington de la corruption et de l'égoïsme"…

Il a employé l'expression qu'utilisait souvent la sénatrice démocrate Hillary Clinton pendant les primaires, quand la presse estimait qu'elle n'avait plus aucune chance : "Nous ne sommes pas des gens à laisser tomber." A trois semaines exactement de l'élection présidentielle, on croirait la campagne revenue au printemps, lorsque Mme Clinton cherchait désespérément un angle d'attaque contre Barack Obama.

Simplement, c'est John McCain, aujourd'hui, qui peine à aplanir les divergences stratégiques dans son camp, qui est amené à répondre des écarts de langage de ses partisans (le responsable républicain en Virginie a réussi à placer le nom de Barack Obama et celui d'Oussama Ben Laden dans la même phrase), et qui fait l'expérience que les attaques personnelles contre M. Obama ne portent pas.

DISCOURS REMANIÉ

Lundi, John McCain a tenté de recadrer son effort. Il n'est pas allé jusqu'à suivre le conseil de l'éditorialiste néoconservateur William Kristol de "virer" son état-major pour corriger les "dysfonctionnements" d'une campagne frappée d'"incohérence stratégique", mais il a tenu un discours remanié. Il a à peine attaqué Barack Obama, sans doute pour ne pas enflammer la foule comme la semaine dernière, lorsque l'invective "Terroriste!" a fusé dans l'assistance.

Mais la seule mention du nom du candidat démocrate a quand même suffi pour déclencher une clameur hostile : "Nobama! Nobama!" Paradoxalement, John McCain, qui avait commencé sa campagne comme un franc-tireur centriste, se retrouve acculé à être le candidat de la fraction dure du Parti républicain.

Après trois semaines de crise financière, "John McCain a besoin de bonnes nouvelles", a indiqué le sondeur Stuart Rothenberg sur la chaîne ABC. Le tandem républicain se voit contraint de défendre des Etats qui lui étaient favorables, sinon acquis, comme la Virginie ou la Caroline du Nord.

Le dernier sondage ABC News/Washington Post sur les électeurs qui prévoient d'aller voter leur a donné 10 points de retard sur le candidat démocrate. L'enquête a aussi montré que l'opinion des électeurs à l'égard de M. McCain s'était nettement détériorée : 54 % des Américains estiment maintenant que M. Obama est un "dirigeant fort", contre 40 % pour M. McCain. Le sénateur démocrate est aussi, désormais, l'homme qui rassure : 55 % le voient comme un choix "sûr", alors que M. McCain a passé le mois de septembre à essayer de montrer à quel point son inexpérience le rendait "dangereux".

FRAPPER LES ESPRITS

A la veille du dernier débat, alors que 30 % des Américains auront voté avant le 4 novembre, selon les estimations officielles, certains républicains conseillent à M. McCain de frapper les esprits en annonçant par exemple qu'il ne briguera qu'un seul mandat de quatre ans.
William Kristol lui suggère aussi de mettre en avant que le Congrès a de grandes chances d'être entièrement démocrate, et qu'il peut être sain d'avoir un président qui contre-balance la majorité. Cet argument suppose de mettre Sarah Palin et les conservateurs nationalistes en sourdine.

L'équipe de campagne de M. Obama est loin de vendre la peau de l'ours, même si MoveOn.org prépare déjà une opération "raz de marée" et si plusieurs sondeurs anticipent un réalignement des forces politiques comparable à 1980 et à l'irruption de Ronald Reagan.

Barack Obama a acheté trente minutes d'antenne télévisée, le 29 octobre à 20 heures, pour un coût de 1 million de dollars par chaîne, une initiative qui intrigue les commentateurs, d'autant plus que M. Obama, étant en position dominante, a plutôt intérêt à éviter de prendre des risques. Lundi, le sénateur de l'Illinois a fait de nouvelles propositions économiques qui ont fait grincer des dents dans les milieux du business, où l'on additionne le coût de ses plans de relance successifs.

M. Obama a proposé un moratoire de quatre-vingt-dix jours sur les saisies immobilières, une proposition qui avait été faite par Mme Clinton; une levée temporaire de l'interdiction de disposer des fonds investis dans les plans de retraite, proposition présentée la semaine dernière par M. McCain; et un crédit d'impôt de 3 000 dollars pour les entreprises qui embauchent.

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Les Echos 2008 [ 20/10/2008 - 10h39 ] Colin Powell se rallie à Barack Obama

Un général, un ancien secrétaire d’Etat et un Républicain modéré.
Colin Powell a finalement rejoint le camp de Barack Obama, apportant un soutien bienvenu au candidat démocrate critiqué pour son inexpérience en affaires étrangères.

Barack Obama ne s’y était pas trompé, qui a courtisé pendant des mois l’ancien secrétaire d’Etat de l’administration Bush (celui même qui a plaidé en février 2003 à l’ONU la thèse américaine du développement des armes de destruction massive par l’Irak) et un ami de longue date de John McCain (il a même contribué au financement de sa campagne).
Au final, Colin Powell s’est déclaré atterré par les attaques pratiquées par la campagne de McCain contre Obama, il a estimé que Sarah Palin n’était pas apte à assumer la présidence et il a critiqué la dérive du parti républicain vers le conservatisme social.

“Aussi talentueux soit-il, [John McCain] va essentiellement appliquer l’agenda républicain, l’orthodoxie de l’agenda républicain, avec un nouveau visage et une approche qui lui est propre, et il le ferait très bien. Mais nous avons besoin d’un changement générationnel”, a-t-il déclaré dimanche en annonçant sa décision sur l’émission “Meet The Press”.

Il a qualifié Barack Obama d’ “agent de transformation”.

Lui-même avait songé à briguer la nomination républicaine en 1995, avant de renoncer. Il a assuré que la dimension raciale n’avait joué aucun rôle dans sa décision de soutenir le candidat démocrate.

Dès dimanche, Barack Obama s’est prévalu de l’accolade du général devant une foule de plus de 10.000 personnes assemblées à Fayetteville en Caroline du Nord, une région fortement marquée par la proximité de la base militaire de Fort Bragg et une population élevée de vétérans.

“Ce matin, un grand soldat, un grand homme d’Etat et un grand Américain s’est rallié à notre campagne pour changer l’Amérique”, a-t-il déclaré.

Colin Powell n’est pas le premier républicain d’envergure à soutenir Barack Obama ou à critiquer les tactiques de la campagne de McCain. Plusieurs chroniqueurs ayant pignon sur rue ont déjà prêté alliégeance au jeune sénateur de l’Illinois-le premier candidat démocrate à recevoir l’onction du “Chicago Tribune” en 161 années d’existence.
Néanmoins, à peine 5% des électeurs républicains se sont déclarés enclins à voter pour Barack Obama, contre 74% pour John McCain. Reste à voir si l’impact de la décision de Colin Powell ira au-delà du symbole.
LAETITIA MAILHES

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Barack Obama: quand le candidat cède la place au petit-fils samedi 25 oct, 11 h 22 Par Christopher Wills, Associated Press

HONOLULU - Barack Obama, qui a suspendu sa campagne électorale le temps de redevenir un petit-fils attentionné, s'est rendu vendredi au chevet de sa grand-mère malade à Hawaï, poursuivi dans ce moment intime par une meute de journalistes.

Le candidat démocrate avait déjà passé une heure jeudi soir avec Madelyn Payne Dunham, sa grand-mère maternelle, qui aura 86 ans dimanche. Il lui a cette fois rendu visite en compagnie de sa soeur Maya Soetoro-Ng.

Preuve du lien profond qui l'unit à sa grand-mère et de la gravité de l'état de santé de celle-ci, Barack Obama a décidé de mettre sa campagne entre parenthèses une journée et demie à 12 jours du scrutin du 4 novembre.

"Sans aller trop dans le détail, je peux dire qu'elle est gravement malade. Nous n'étions pas sûrs et je ne suis toujours pas sûr qu'elle sera encore là le jour de l'élection", a déclaré le candidat noir à la chaîne ABC.

"Nous prions tous et nous espérons que ce sera le cas, mais je voulais être sûr de pouvoir m'asseoir avec elle et lui parler. Elle est toujours alerte et dispose de toutes ses facultés. Je souhaitais ne pas manquer cette occasion", a-t-il encore confié.

Tout en se concentrant sur sa grand-mère, femme blanche originaire du Kansas, Barack Obama n'a pu totalement s'écarter de la campagne, qu'il prévoyait de ne retrouver que samedi dans le Nevada. Il a ainsi traversé Honolulu, sa ville natale, au centre d'un convoi policier, salué par se partisans et suivi par des dizaines de reporters.

Même la visite privée qu'il souhaitait effectuer dans le quartier de son enfance a été perturbée par la foule qui le suivait, composée de gardes du corps, de journalistes, de supporters et de curieux. Vêtu d'un jean et d'une chemise noire et de simples sandales, Barack Obama a dû renoncer à ce pèlerinage pour rejoindre directement le domicile de sa grand-mère.

Madelyn Dunham serait gravement souffrante après être tombée et s'être brisé la hanche. Dans une récente interview à CBS, le sénateur de l'Illinois expliquait que la décision de suspendre sa campagne pour celle qui l'avait en partie élevé avait été très facile à prendre. Rappelant qu'il était "arrivé trop tard" en 1995, quand sa mère est morte d'un cancer ovarien à l'âge de 53 ans, il a expliqué qu'il était hors de question de "refaire la même erreur deux fois".

"C'était un peu comme là, elle avait une maladie mortelle, nous savions qu'elle n'allait pas bien, mais le diagnostic était tel que nous pensions avoir encore un petit peu plus de temps. Mais ce n'était pas le cas", a ajouté le candidat démocrate, en tête dans les derniers sondages. "Ma grand-mère est la dernière qui reste. C'est le rocher, la fondation de la famille."

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Obama blanchi par sa «Granny»
Par Renaud Dély. A deux semaines de l'élection présidentielle, Barack Obama part à la conquête des Américains qui ont peur du noir. Avec une arme imparable : sa grand-mère maternelle, archétype de la petite blanche originaire du Midwest.
Mercredi 22 Octobre 2008 - 16:00 Marianne Renaud Dély

Barack Obama est aussi... blanc.
C'est ce que le candidat démocrate entend rappeler aux électeurs à moins de deux semaines du scrutin présidentiel américain. En arrêtant sa course triomphale vers la Maison Blanche pour se rendre demain au chevet de sa grand-mère alitée, à Hawaï, Obama ne fait pas que sculpter son profil de petit-fils modèle, attentif au sort de « Toot » cette vieille dame qui a tant veillé sur lui et qui aura 86 ans samedi. Au moment où les républicains en perdition tirent leurs dernières cartouches en accusant ce « socialiste » de « ne pas ressembler » aux Américains, Obama saisit l'occasion de souligner opportunément le poids de ses ascendances blanches.
Et évite ainsi de se faire enfermer dans la caricature, électoralement périlleuse, de seul « candidat des Noirs ».

Bien sûr, Obama est sincèrement affecté par l'état de santé de sa « Granny » dont il demeure très proche. Elle l'a élevé à partir de l'âge de onze ans et jusqu'à ce qu'il rejoigne l'université. Tout au long de sa campagne, le sénateur de l'Illinois n'a pas manqué d'évoquer sa grand-mère maternelle qui l'a incité à rechercher la perfection sur le plan scolaire. C'est par exemple elle qui l'a poussé à rejoindre une très onéreuse école privée d'Honolulu.

Rasséréner l'électorat de petits blancs
Obama a donc rendu hommage à plusieurs reprises à l'une de ses deux dernières aïeules encore en vie, avec sa grand-mère paternelle qui vit au Kenya. Il l'a notamment fait lors de son fameux discours sur les races, en mars, à Philadelphie. A cette occasion, celui qui n'était encore que le concurrent d'Hillary Clinton dans les primaires démocrates, avait confessé que sa grand-mère avait beau s'être « sacrifiée » pour lui, elle éprouvait de temps à autre... des préjugés racistes. Ne lui avait-elle pas confié avoir parfois « peur des hommes noirs qu'elle croisait dans la rue » ? Là réside toute la dimension politique que peut prendre la figure de Madelyn Duhnman dans la fin de campagne de Barack Obama. En évoquant les réticences de sa grand-mère vis-à-vis des Noirs, Obama n'accable pas les électeurs blancs auxquels il arrive de ressentir instinctivement la même crainte. Au contraire, il les déculpabilise et banalise leur réaction. Il leur fait comprendre que des « gens très bien » peuvent réagir comme eux puisque c'est le cas de sa grand-mère. Et ce réflexe ne saurait les empêcher de voter pour un Noir puisqu'il n'a pas empêché sa grand-mère de le choyer. Magistral.

Archétype de la petite blanche originaire du Midwest, en l'occurrence du Kansas, ex-ouvrière chez Boeing qui a fini vice-présidente de la banque d'Hawaï à force de travail et de ténacité, Madelyn Duhnam complète ainsi la panoplie du « rêve américain » que veut incarner le candidat Obama, tant dans sa version noire que dans sa version blanche.

A ce titre, la photo du jeune Barack assis sur un banc entre ses grands-parents maternels qui fait la Une de la presse américaine tombe à pic. Elle devrait rasséréner cet électorat de petits blancs qui fera la décision le 4 novembre dans certains des « swing states » comme l'Ohio et, surtout, la Pennsylvanie, arrachée de justesse par John Kerry en 2004 et sur laquelle John McCain jette ses dernières forces.

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Kenya : Sarah Obama et les quatre voleurs Par KongoTimes 8 octobre 2008
Description. Troisième femme du grand-père du candidat démocrate a l'élection présidentielle américaine (mais pas la mère de son père), Sarah Obama, 86 ans, est aujourd'hui une sorte de star dans son village de Kogelo, dans l'ouest du Kenya. Du coup, bien qu'elle continue de vivre comme elle l'a toujours fait, modestement, certains de ses compatriotes ont tendance à fantasmer: ils la croient devenue millionnaire

Dans la nuit du 10 septembre, Sarah a entendu des bruits de pas sur le toit (en zinc) de sa maison. Quatre jeunes vauriens projetaient apparemment de s'emparer du panneau solaire qui y est installe.

Kogelo n'étant pas relie au réseau électrique, quelqu'un lui a récemment fait ce cadeau pour lui permettre de suivre à la télévision les péripéties de la campagne de son petit-fils. Chasses par la maisonnée aidée de quelques voisins, les voleurs ont été arrêtés peu après.

Depuis, des policiers patrouillent en permanence dans le quartier et ont dresse des tentes sur la pelouse qui s'étend devant la maison. II est même désormais question de construire un commissariat. C'est dur la vie de star ! KongoTimes! Published By www.KongoTimes.info

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Obama achète 30 minutes de télé 29 octobre 2008 France Info - 13:29

Le candidat démocrate s’est acheté 30 minutes de télévision ce soir à une heure de grande écoute sur trois des quatre chaînes nationales, juste avant un match de base-ball qui sera regardé par des millions de téléspectateurs.

Ce soir à 20h sur la côté Est et à 19h dans la zone centrale des Etats-Unis, Barack Obama s’adressera aux télespectateurs des plus gros "networks" américains, pendant une demi-heure, en revenant encore une fois sur l’économie, le thème central de sa campagne. Le message publicitaire, d’une durée particulièrement longue, sera diffusé sur CBS, NBC et Fox en "prime time".

A une semaine de l’élection présidentielle et 79 ans jour pour jour après le "Mardi noir" du 29 octobre 1929, point de départ de la Grande Dépression américaine, le but du message est de responsabiliser les électeurs, pour que chacun "sache précisément ce que Barack Obama fera pour imposer un changement fondamental en tant que président".

Par ailleurs, les deux candidats seront présents "en chair et en os" sur les plateaux d’autres chaines : Barack Obama dans le Daily Show de Jon Stewart" sur Comedy Central afin de toucher un public plus jeune et adepte du ton décalé de l’émission, et John McCain sur CNN chez le roi de l’interview, le célèbre "anchorman" à bretelles Larry King.

Le parti démocrate a dû verser près d’un million de dollars à chacun des grands "networks" pour diffuser l’intervention d’Obama. Fox a même réussi à négocier avec les organisateurs du championnat national de base-ball pour qu’ils retardent le début d’un match décisif de la finale, opposant les Tampa Bay Rays et les Philadelphia Phillies. Au total, le montant des sommes dépensées en publicité par les démocrates devrait atteindre quelque 250 millions de dollars, selon les experts, soit le montant attribué chaque année par la Banque mondiale pour la lutte contre le sida en Afrique.

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Obama rend le don de sa tante au statut illégal NOUVELOBS.COM | 02.11.2008 | 11:50

Le camp Obama a rétrocédé samedi le don fait par la tante kényane du candidat qui vit en situation irrégulière aux Etats-Unis.

Suite à l'annonce samedi 1er novembre, de la présence sur le territoire américain d'une tante de Barack Obama en situation irrégulière, le camp démocrate en pleine camapgne a décidé de rendre l'argent (265 dollars) que Zeituni Onyango, 56 ans avait donné pour soutenir la campagne de son neveu. Selon la loi électorale américaine, les étrangers ne peuvent en effet pas faire de dons aux candidats américains à la présidentielle. Or, l'Associated Press annonçait hier que la tante de Barack Obama vit depuis 2004 en situation de "clandestinité" aux Etats-Unis, depuis qu'un juge fédéral des services de l'immigration lui a refusé de lui accorder le droit d'asile. Dans l'entourage de Barack Obama, on se refusait samedi à dire si le fait de rendre le don était une confirmation du statut illégal de Zeituni Onyango.

"Selon les informations qui nous ont été transmises, la contribution est en train d'être rendue", a dit dans un communiqué un porte-parole de Barack Obama, Ben LaBolt sans autre précision.

Kelly Nantel, porte-parole de l'administration des douanes (ICE) a indiqué qu'elle ne pouvait "ni confirmer ni infirmer" la situation irrégulière de la tante du candidat démocrate. "Nous n'évoquons pas les détails de la situation des personnes", a-t-elle expliqué.

A deux jours de l'élection…

La divulgation de cette information, qui pourrait être embarrassante pour Barack Obama, survient à quelques jours de l'élection présidentielle. Samedi déjà, l'entourage du candidat avait tenté de mettre une certaine distance entre Barack Obama et sa tante, les présentant comme des personnes peu proches. "Le sénateur Obama n'a pas connaissance de sa situation mais il pense évidemment que la loi suivra son cours", avait déclaré samedi Bill Burton, le porte-parole de Barack Obama, expliquant qu'il ignorait tout de la situation de sa parente.

David Axelrod, l'un des plus proches conseillers du démocrate, a déclaré à Henderson (Nevada, ouest), où le candidat faisait campagne samedi: "ce n'est pas une relation proche. Ils n'ont pas été en contact proche". Selon lui, Barack Obama a rencontré cette parente pour la dernière fois lors de la cérémonie pour son entrée en fonction au Sénat en 2004. Il a laissé entendre que cette révélation pouvait avoir des motifs électoraux. "Les Américains sont plutôt soupçonneux face à ce genre de choses, jetées sur la place publique 72 heures avant une élection", a-t-il dit.

Mark Salter, l'un des conseillers du candidat républicain John McCain, s'est refusé à tout commentaire sur cette affaire: "Il s'agit d'une affaire familiale", a-t-il dit.

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L'Europe vote Obama mais ses espoirs de changement risquent d'être déçus AFP 2 novembre 2008 12.00

BRUXELLES (AFP) — Ravis de voir leur candidat préféré Barack Obama en tête des sondages, certains Européens rêvent déjà de relations enfin plus équilibrées avec Washington mais les analystes ne croient pas à un changement radical de la politique américaine.

"Notre objectif devrait être de coopérer davantage sur un pied d'égalité avec la nouvelle administration", a dit vendredi la commissaire européenne aux Affaires européennes Benita Ferrero-Waldner, qui participera lundi à Marseille en France, à la veille du scrutin présidentiel, à une réunion des chefs de la diplomatie de l'UE consacrée aux relations avec les Etats-Unis.

Avec le rôle moteur qu'elle a joué pour désamorcer le conflit russo-géorgien puis pour juguler la crise financière, "l'Europe s'affirme comme un acteur majeur du monde multilatéral, c'est un phénomène tout à fait nouveau", affirme un haut diplomate de la présidence française de l'UE.

A ses yeux, cette force nouvelle devrait permettre à l'Europe de "faire avancer" d'ici la fin de l'année ses idées sur la refonte du système financier international. Il estime qu'elle lui permettra aussi de mettre la nouvelle administration américaine face à quelques questions difficiles, sur la "détérioration de son image dans le monde" ou la validité d'un "modèle économique qui repose sur l'endettement des ménages".

Début septembre, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner avait déjà émis le voeu que les Européens ne soient "plus des supplétifs". Un espoir qui en dit long sur les frustrations des Européens: ils ont vu leurs efforts diplomatiques parfois anéantis par des initiatives unilatérales de l'administration Bush, notamment au Proche-Orient, et sont restés méfiants à l'égard d'une administration qui les a profondément divisés en attaquant l'Irak.

Ces frustrations expliquent peut-être que l'Europe soit "gagnée par un sentiment d'euphorie" à l'idée d'une victoire du candidat démocrate, souligne l'analyste Daniel Korski, du Centre européen pour les relations étrangères à Londres.

Selon un récent sondage, 78% des Français, 72% des Allemands, et 68% des Espagnols "souhaiteraient voir élu" Barack Obama. Pourtant, si une présidence Obama devrait veiller à ne pas braquer les Européens, l'état de grâce risque d'être bref car le démocrate "ne va pas dissoudre les règles de la politique internationale", souligne Daniel Korski.

Face à la crise financière, "personne ne sait" s'il comblerait les voeux européens en faisant une priorité d'une refonte du système international, dit-il.

Pas sûr non plus que les Européens gardent longtemps l'avantage sur ce dossier, selon lui: alors que la crise financière se transforme en récession, le modèle économique américain aujourd'hui décrié pourrait "se sortir mieux de la tempête" et retrouver plus vite le chemin de la croissance que le modèle social européen.

Surtout, si Obama l'emporte largement, il lui sera plus facile d'imposer rapidement ses priorités. En demandant par exemple à ses alliés européens d'envoyer plus de troupes en Afghanistan, une demande qu'ils rechignent à satisfaire.

Dominic Dyer, directeur du American European Institute à Londres, appelle lui aussi les Européens à modérer leur enthousiasme.

Dans la lutte contre le réchauffement climatique, même si Obama est plus volontariste que Bush, la crise économique risque de le "faire reculer", comme elle fragilise déjà les ambitions européennes, prédit-il.

Sur le plan commercial, Obama, qui a bénéficié d'une aide importante des syndicats pendant sa campagne, pourrait aussi renforcer les barrières commerciales pour rassurer les salariés américains, selon M. Dyer.

Si Obama est élu, "l'ambiance sera très différente, mais la politique étrangère américaine ne va pas changer fondamentalement", résume-t-il.

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L'abécédaire de la campagne présidentielle américaine Les Echos.fr [ 04/11/08 - 08H36 - actualisé à 10:03:00 ]

De A à Z, voici un petit lexique de la campagne présidentielle américaine qui s'achève le 4 novembre avec l'élection du démocrate Barack Obama ou du républicain John McCain.

A comme Ayers

Bill Ayers est un ancien militant d'extrême-gauche dont le mouvement a perpétré une série d'attentats aux Etats-Unis dans les années 60. Devenu professeur, il a cotoyé Barack Obama au sein d'une fondation scolaire de Chicago dans les années 90, ce qui a valu au candidat démocrate l'accusation de "copiner avec des terroristes" de la part de la colistière de John McCain, Sarah Palin.

B comme Bristol

Bristol Palin, 17 ans, et fille de Sarah Palin, a défrayé la chronique pour sa grossesse alors que sa mère est résolument hostile au droit à l'avortement et s'oppose à l'éducation sexuelle à l'école. Bristol prévoit de mener sa grossesse à terme et d'épouser le père du bébé.

C comme Caribou Barbie

Surnom de Sarah Palin, qui gouverne l'Alaska depuis 2006.

D comme Distribuer la richesse

John McCain accuse son adversaire de vouloir prendre aux uns pour donner aux autres et le traite de "socialiste", une quasi-insulte dans le contexte américain.

E comme Expérience

Son manque supposé est l'un des angles d'attaque des républicains à l'encontre d'Obama. Les démocrates ont retourné le compliment en direction de Sarah Palin.

F comme Franc-tireur

Pour se distinguer à tout prix de leur parti et du président sortant George W. Bush, John McCain et Sarah Palin se présentent comme des "francs-tireurs" ("mavericks") qui vont radicalement transformer Washington.

G comme George W. Bush

A l'inverse, Barack Obama ne cesse d'associer McCain à Bush. Enervé par ce lien, John McCain lui a lancé lors d'un débat télévisé: "Je ne suis pas le président Bush. Si vous vouliez vous présenter contre le président Bush, il fallait le faire il y a quatre ans".

H comme Hussein

"Hussein" est le deuxième prénom du candidat démocrate, fort utilisé par certains commentateurs républicains.

I comme Iran

Une des pommes de discorde de la campagne, les républicains accusant Obama d'être prêt à rencontrer le président Ahmadinejad. Le candidat démocrate ne s'est pas privé de rappeler à John McCain qu'il a fredonné en 2007 la chanson des Beach Boys "Barbara Ann" dont il avait transformé les paroles en "Bomb Iran" ("Bombarder l'Iran").

J comme Joe le plombier

Joe Wurzelbacher, modeste plombier de l'Ohio (nord), est devenu célèbre en prenant à partie Barack Obama en tournée électorale, accusant le démocrate devant les caméras de vouloir augmenter les impôts. "Joe le plombier" est devenu aussitôt le héros de la campagne républicaine, qui l'a présenté comme l'archétype du petit entrepreneur menacé par le programme démocrate.

K comme Kenya

Le pays natal du père d'Obama et aussi d'un "chasseur de sorcières" qui a exorcisé Sarah Palin lors d'une messe pentecôtiste en 2005. La vidéo de la cérémonie a fait fureur sur internet.

L comme Lehman Brothers

La faillite de la banque d'affaires le 15 septembre a précipité la crise financière et embarrassé le candidat républicain, qui avait déclaré "les fondements de l'économie sont solides", s'attirant les quolibets de ses adversaires.

M comme Main de Dieu

La seule chose qui décidera vraiment de l'issue de l'élection, selon Mme Palin.

N comme campagne Négative

Une accusation que se renvoient constamment les deux partis.

O comme Oussama

Un lapsus courant chez les républicains lorsqu'ils prononcent le nom du candidat démocrate.

P comme Pétrole

McCain insiste sur l'exploitation pétrolière pour réduire la dépendance énergétique des Etats-Unis. Sarah Palin a fait sien le slogan "Drill, baby drill" ("Fore, chéri, fore"). Obama met l'accent sur les économie d'énergie.

Q comme Quinnipiac

L'Université de Quinnipiac (Connecticut, nord-est) a publié régulièrement des sondages très suivis durant la campagne. Elle a été la première à donner Obama de nouveau en tête mi-septembre après le coude-à-coude consécutif aux conventions des deux partis.

R comme "Real change"

"Le vrai changement" - slogan du camp McCain avec "Country First" ("Le pays d'abord").

S comme Stylo

John McCain aime à brandir le stylo avec lequel il s'engage à biffer la première dépense inutile qui arrivera sur son bureau s'il est élu président.

T comme Troopergate

Du nom du scandale entourant Mme Palin, soupçonnée d'avoir abusé de son pouvoir à la tête de l'Etat d'Alaska pour obtenir le limogeage de son beau-frère, un agent de police ("State trooper") engagé dans un divorce houleux avec sa soeur.

U comme USSS

Les services secrets américains. Ils protègent les candidats, particulièrement Obama, qui a fait l'objet de menaces de la part de groupuscules néo-nazis.

V comme Vietnam

Le pays où John McCain a été détenu cinq ans pendant la guerre, subissant torture et isolement. Ces années ont été évoquées avec émotion par le candidat lors de son discours devant la convention républicaine.

W comme Wright

Jeremiah Wright est l'ancien pasteur de Barack Obama. Il a refait surface dans la campagne des primaires pour avoir déclaré que les Noirs devraient dire "Que Dieu maudisse l'Amérique" en raison du racisme.

X comme le facteur X

Le facteur "X" est l'inconnue du scrutin, à savoir l'impact du racisme. Les sondeurs soupçonnent certains sondés de mentir lors des enquêtes en se disant prêts à voter pour Obama alors qu'ils s'apprêteraient à voter McCain une fois dans l'isoloir.

Y comme "Yes we can"

"Oui, nous pouvons" - slogan de la campagne d'Obama avec "The change we need" ("Le changement dont nous avons besoin").

Z comme ground Zero

Un rare moment consensuel dans la campagne : les deux candidats se sont retrouvés le 11 septembre sur le site des attentats contre les tours jumelles de New York, jour de leur septième anniversaire. (source AFP)

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Publié par aflahault 5 octobre 2008 dans International et Le billet.

Le coût des campagnes des deux candidats à la Maison Blanche aux Etats-Unis atteint des sommets, celle de Barack Obama ayant atteint un record absolu (389 millions de $, plus de deux fois plus que celle de John McCain, 174 millions de $ rapportés en juillet 2008, et les comptes de campagne ne sont évidemment pas arrêtés). Le secteur de la santé a contribué pour 3% des fonds levés pour les candidats (9 millions pour Obama, 5 millions pour McCain). Les commentateurs ont noté que pour la première fois le secteur de la santé a favorisé davantage les candidats démocrates que républicains. Cela reflèterait le fait que les propositions d’Obama auraient plus de chance d’augmenter les financements fédéraux pour le secteur de la santé et des assurances santé que le programme de McCain, mais aussi que les démocrates sont assurés de garder le contrôle du Sénat quelle que soit l’issue du scrutin présidentiel.

Qui sont les donateurs ? Parmi 80 secteurs économiques, les professionnels de santé (individus, associations et industriels) se placent au 5ème rang des plus grands donateurs. Parmi les professionnels de santé, les plus généreux donateurs sont l’American Dental Association (52% des dons aux Démocrates), l’American Hospital Association (61%), Pfizer (50%), l’American Society of Anesthesiologists (47%), et Amgen (50%).

Le secteur de la santé dépense aux USA beaucoup d’argent également pour le financement des conventions nationales des Démocrates et Républicains, mais aussi pour le lobbying auprès des sénateurs du Congrès et vis-à-vis des Agences fédérales. Ces activités sont légales aux USA. Depuis 2006, le secteur de la santé est celui de tous les secteurs économiques qui dépense le plus d’argent dans le lobbying (380 millions de dollars en 2006, 450 millions en 2007, +20%), plus que les secteurs de la finance et de l’assurance réunis qui viennent juste derrière.

Le New England Journal of Medicine qui rapporte tous les chiffres cités ci-dessus dans un éditorial signé de leur correspondant Robert Steinbrook et daté du 25 septembre (pages 1313-15), conclut : “que ce soit B. Obama ou J McCain le prochain président des Etats-Unis, il n’y a pas de risque de manquer d’argent de la part du secteur de la santé pour chercher à influencer le cours des événements après le décompte des bulletins de vote“.

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Barack Obama pleure sa grand-mère, décédée la veille du vote Mardi 4 novembre, 07h58 Reuters

A son arrivée en Caroline du Nord, pour son avant-dernier meeting avant le scrutin, Obama a annoncé que Madelyn Dunham était morte d'un cancer à 86 ans dans son domicile d'Honolulu.

L'adversaire républicain d'Obama, John McCain, a fait part de ses condoléances par communiqué.

Obama, né d'un père kényan noir et d'une Américaine blanche, avait interrompu les 22 et 23 octobre sa campagne électorale pour se rendre par avion au chevet de sa grand-mère à Hawaii.

Cette dernière avait élevé le jeune Barack à partir de l'âge de dix ans lorsque sa mère était partie travailler en Indonésie.

"De toute évidence, l'heure est quelque peu douce-amère pour moi", a déclaré Obama sous une pluie fine, des sanglots dans la voix et des larmes sur les joues.

"C'était une personne humble et pleine de franc-parler, l'un de ces héros silencieux qu'on trouve dans l'Amérique entière. Ce ne sont pas des célébrités, mais chaque jour ils travaillent dur."

"Elle était la clé de voûte de notre famille ainsi qu'une femme d'une force, d'une exemplarité et d'une humilité extraordinaires", avait auparavant écrit Obama dans un communiqué publié avec sa soeur, Maya Soetoro-Ng.

"Notre famille souhaite remercier tous ceux qui ont envoyé des fleurs, des cartes de voeux et des prières pendant cette période difficile. (...) Notre grand-mère était quelqu'un de réservé et nous respecterons son voeu d'organiser une petite cérémonie privée à une date ultérieure", a ajouté le candidat démocrate dans son communiqué.

Madelyn Dunham, qu'Obama appelait affectueusement "Toot" (diminutif de "tutu", qui veut dire "grand-mère" en hawaïen), avait suivi la candidature de son petit-fils avec beaucoup d'intérêt. Son décès est survenu à la veille du vote qui départagera Obama et McCain.

MCCAIN OFFRE PRIÈRES ET PENSÉES

Ce dernier et son épouse Cindy ont adressé un communiqué de condoléances à la famille d'Obama. "Nos pensées et prières vont vers eux, au moment où ils saluent la mémoire de celle qui a joué un grand rôle dans leurs vies", écrivent-ils.

"Nous pleurons sa perte et sommes aujourd'hui avec lui et sa famille", a ensuite déclaré McCain, qui faisait étape à Roswell, au Nouveau-Mexique.

A Charlotte, Obama a remercié McCain pour son témoignage de soutien, qu'il a qualifié d'"incroyablement généreux". Il a également adouci son discours, et donné crédit à son rival pour s'être distingué de son parti sur des sujets comme la torture.

La grand-mère d'Obama s'était fracturé la hanche en octobre et à l'époque, le candidat avait expliqué qu'il ne voulait pas répéter l'erreur qu'il avait faite avec sa mère, décédée d'un cancer avant qu'il ait pu venir à son chevet.

En se rendant sur l'île de son enfance, il avait ainsi dévoilé un aspect de sa vie privée qui ne le desservira pas forcément après avoir été attaqué sans relâche par le camp républicain sur son patriotisme, sa religion ou son parcours.

Le sénateur métis de l'Illinois évoque souvent dans ses discours ses deux grands-parents maternels.

Le grand-père avait combattu lors de la Seconde Guerre mondiale pendant que sa grand-mère travaillait sur une chaîne de fabrication d'obus.

Après avoir donné naissance à la mère d'Obama au Kansas, le couple s'était installé à Hawaï, où Madelyn Dunham était devenue vice-présidente d'une banque.

"C'est elle qui m'a appris à travailler dur", avait lancé Obama à la tribune de la convention démocrate de Denver, en acceptant sa nomination comme candidat. "Elle est celle qui a remis à plus tard l'achat d'une nouvelle voiture ou d'une nouvelle robe pour que j'aie une meilleure vie."

Mais Obama avait aussi évoqué sa grand-mère blanche de façon plus crue, après la controverse provoquée en mars par les discours enflammés de son ancien pasteur, le révérend noir Jeremiah Wright, contre les Blancs américains.

"Je ne peux pas le désavouer tout comme je ne peux pas désavouer ma grand-mère blanche, une femme qui m'a élevé, une femme qui s'est sacrifiée jour après jour pour moi, une femme qui m'aime plus que tout au monde, mais une femme qui m'a avoué un jour sa peur des hommes noirs qui passaient dans la rue devant chez elle, et qui en plusieurs occasions a exprimé des préjugés racistes ou ethniques qui m'ont fait honte."
Version française Jean-Stéphane Brosse, Jean-Loup Fiévet et Gregory Schwartz

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David Axelrod, le stratège Le Parisien 2 novembre 2008 p. 6

Agé de 53 ans, David Axelrod n’est pas que le grand stratège de la campagne d’Obama. Il est également son ami, son conseiller et son homme de confiance.
"Nous partageons la même vision du monde" dit en substance le discret compagnon.

A son actif, notamment, le désormais célèbre slogan "Yes we can" (Oui, nous pouvons). Ou encore la volonté de concentrer les messages de campagne sur les thèmes de "l’espoir" et du "changement".

Bien loin de la caricature commune des responsables de com’ gominés et tirés à quatre épingles, l’ancien journaliste apparait souvent avec ses (rares) cheveux en bataille, l’air endormi et l’œil triste, sans oublier sa moustache foisonnante.

David Plouffe, le "boss" de l’ombre

Si Axelrod est discret, que dire de David Plouffe ? Trouver une photo de ce dernier pendant la campagne, dont il était pourtant le directeur, relève du défi.
Les deux David sont amis, et ils officient au sein de la même agence de consultants (AKP and D à Chicago). Mais leur style et personnalité divergent beaucoup.

David Plouffe a passé l’essentiel de la joute électorale (depuis les primaires démocrates) au 17e étage de la tour de Chicago faisant office de siège de campagne du candidat.
Considéré comme le véritable "cerveau" de l’ensemble, il ne se met absolument jamais en avant, et on ne compte plus ses nombreux refus d’interviews.

Son truc à lui, entre autres, c’est la carte électorale. Plouffe l’a soupesée, analysée, retournée dans tous les sens, pour étudier la démographie du moindre Etat.

Robert Gibbs, 36 ans, Directeur des communications

Alors que tous les projecteurs étaient braqués sur Barack Obama, Robert Gibbs n'avait pas droit à l'erreur. La moindre citation maladroite risquait de pulvériser les chances d'élection à la présidence du sénateur de l'Illinois.

M. Gibbs s'est d'ailleurs autoproclamé «Protecteur de l'image». Jusqu'ici, il a rempli son mandat avec brio. Mais il a probablement encore beaucoup de pain sur la planche, puisque plusieurs le voient déjà porte-parole de la Maison-Blanche.

Jon Favreau, la jeune plume d'Obama Jean-Louis Turlin, notre correspondant à New York lefigaro.fr 13/10/2008 | Mise à jour : 07:11

Jon Favreau, qui fut sollicité à 22 ans pour écrire les discours de John Kerry dans sa campagne de 2004, travaille dans l'ombre d'Obama depuis trois ans.
Le candidat démocrate fait confiance au talent d'un ancien stagiaire de John Kerry pour les discours qu'il n'a pas le temps d'écrire lui-même.
À 26 ans, Jon Favreau marche sur la trace des rédacteurs qui se cachent derrière les petites phrases retenues par l'Histoire.

S'il est élu président des États-Unis le 4 novembre prochain, Barack Obama pourra reprendre, au passé, son célèbre refrain «Yes We Can». La musique est du rappeur will.i.am sur des paroles dont Jon Favreau, par modestie et discrétion, ne revendique pas la paternité.

C'est pourtant lui qui a synthétisé en trois mots clés le thème du discours prononcé par le candidat démocrate le 8 janvier dernier après sa défaite inattendue dans la primaire du New Hampshire aux mains de Hillary Clinton. Le slogan de la campagne était né.

Mais c'est probablement la première phrase du discours précédent, après la victoire elle aussi inattendue dans l'Iowa deux jours plus tôt, qu'Obama sera tenté de répéter : «Ils ont dit que ce jour ne viendrait jamais.» Il s'agissait en l'occurrence du premier succès d'un candidat noir dans cet État blanc. La formule pourrait resservir pour la conquête historique de la Maison-Blanche qui se dessine.

Auteur de deux livres autobiographiques qu'il a écrits lui-même, Barack Obama a tous les moyens, sauf le temps, de rédiger ses propres textes. Le talent des «plumes» auxquelles il fait appel consiste à lui mettre dans la bouche des mots qui deviennent les siens.

Le souvenir de John F. Kennedy reste lié à une phrase culte de son discours inaugural en janvier 1961 : «Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour votre pays.» On oublie qu'il la devait à son collaborateur personnel depuis huit ans, Ted Sorensen.

Jon Favreau travaille dans l'ombre de Barack Obama depuis trois ans. Il n'en avait que 22 lorsque, stagiaire au service de John Kerry dans sa campagne de 2004, il fut sollicité pour écrire les discours du candidat qui venait d'être déserté par ses rédacteurs après sa défaite dans l'Iowa. On connaît la suite et le succès final de Kerry dans les primaires.

Pour le discours programme de la convention démocrate à Boston, la parole avait été réservée à une étoile montante du parti qui commençait à briller au-delà de Chicago et du Sénat de l'Illinois. Alors qu'il révisait son texte dans les coulisses, Barack Obama fut fortement impressionné par le jeune collaborateur de Kerry qui lui suggéra une correction pour éviter une répétition.
Un an plus tard, Jonathan (Jon) Favreau fut invité à rejoindre l'équipe du nouveau sénateur national qui avait, contrairement à Kerry dans la présidentielle, gagné en novembre 2004 sa législative et le droit d'aller siéger à Washington.

Favreau avait été recommandé par Robert Gibbs, le directeur de la communication d'Obama. Il avait pour atout, aux yeux de son mentor, une expérience du travail communautaire, un domaine où Barack a lui-même fait ses classes à Chicago : parallèlement à ses études en sciences politiques à Holy Cross, une institution catholique de son Massachusetts natal, Jon avait lancé un service de bénévolat pour la défense des droits à l'assistance sociale alors que l'État menaçait d'en priver les bénéficiaires pour les forcer à trouver un emploi.

Le cheveu ras, le visage juvénile et le jean de rigueur, il a gardé à 26 ans son allure d'étudiant. Il est pourtant le patron d'un trio plumitif où ses deux collègues sont de la même génération : Adam Frankel, qui a collaboré à la rédaction des mémoires de Ted Sorensen, a son âge, et Ben Rhodes, qui a travaillé avec Lee Hamilton, l'ancien coprésident de la commission du 11-Septembre, fait à 30 ans figure de vétéran. Tout le monde appelle «Favs» celui dont le nom reste difficile à prononcer, même si les Favreau sont légion en Nouvelle-Angleterre, où les industries ont attiré à la fin du XIXe siècle les immigrants d'origine canadienne française.

Entre Obama et son jeune prodige, la symbiose semble totale. Dans un rare entretien accordé à l'hebdomadaire Newsweek en janvier dernier, Jon expliquait ainsi la méthode de travail du duo : «Je m'assois avec lui pendant une demi-heure. Il parle et je tape tout ce qu'il dit. Je remets en forme, je rédige. Il rédige, il refaçonne (…) Souvent, on écrit quelque chose, c'est tailladé par les conseillers, ça arrive au candidat et ça vous revient. La façon dont nous travaillons est beaucoup plus intime.»

Le rapport direct qui s'est établi entre deux hommes que plus de vingt ans séparent a quelque chose d'exceptionnel. Le stratège d'Obama, David Axelrod, a dit de Jon au New York Times que «Barack lui fait confiance. Et Barack ne fait pas confiance à beaucoup de gens là-dessus, céder autant d'autorité sur ses propres paroles».

C'est le propre des hommes d'État, conscients que l'Histoire s'écrit aussi avec quelques petites phrases célèbres qui définissent leur auteur (ou celui qui passe pour tel) dans la mémoire collective. L'actuelle crise financière remet au goût du jour l'expression de Franklin D. Roosevelt rassurant ses compatriotes après la grande dépression : «La seule chose à craindre est la peur elle-même.»

Lorsque Barack Obama s'est adressé aux 200 000 Allemands qui l'ont ovationné à Berlin en juillet dernier, il a sûrement pensé aux mots historiques de John F. Kennedy le 26 juin 1963 à propos du mur qui divisait la ville : «Ich bin ein Berliner» (l'emploi de l'article «ein» faisait de Berlinois une pâtisserie, mais le président américain avait été compris). Ronald Reagan restera l'homme qui, toujours à Berlin, a osé dire au chef du Kremlin en juin 1987 : «Monsieur Gorbatchev, abattez ce mur !»

Mais il est des phrases moins heureuses. George H. Bush regrette encore d'avoir annoncé dans sa campagne de 1988 qu'il n'augmenterait jamais les impôts : «Read my lips (lisez mes lèvres) : no new taxes !». Démentie par les faits, la formule allait en partie lui coûter sa réélection en 1992.
Il n'est pas sûr que son fils George W. Bush soit toujours aussi fier de son «axe du mal» (Irak-Iran-Corée du Nord) que lui avaient suggéré ses «plumes», Michael Gerson et David Frum, en écho à «l'empire du mal» que Reagan voyait dans l'Union soviétique. Le modèle Kennedy-Sorensen est une référence plus sûre pour Barack Obama et Jon Favreau si le destin les conduit à la Maison-Blanche.

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En bleu les électeurs démocrates : Les non-blancs, les pauvres et les plus riches, les femmes, les jeunes, les primaires et les supérieurs

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Mercredi 12 novembre 2008 Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse lepoint.fr
Publié le 12/11/2008 à 14:04 Reuters Nomination d'un préfet d'origine camerounaise en France

A l'heure où les Etats-Unis ont élu un président métis, la France a nommé plus modestement mercredi un préfet originaire du Cameroun.

Pierre N'Gahane, jusqu'ici préfet délégué pour l'égalité des chances auprès du préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur a été nommé préfet des Alpes de Haute-Provence par le Conseil des ministres après l'élection de Barack Obama le 4 novembre.

Ce docteur en sciences de la gestion, âgé de 45 ans, qui devait déjà sa précédente nomination au président Nicolas Sarkozy quand celui-ci était encore ministre de l'Intérieur, était venu en France du Cameroun pour poursuivre ses études.

Sa nomination à un poste de préfet à part entière n'a rien à voir avec l'engouement suscité en France par l'élection d'un président métis aux Etats-Unis, ont assuré plusieurs ministres (c'est nous qui soulignons, dt).

"Il s'agit de quelqu'un qui avait été nommé il y a deux ans, qui a parfaitement réussi", a ainsi dit son ministre de tutelle, la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, à la sortie du Conseil. "C'est donc simplement la reconnaissance des qualités d'un homme qui exerçait déjà des fonctions de préfet."

"Je ne pense pas que Nicolas Sarkozy ait attendu un quelconque effet de qui que ce soit (...) pour faire des actions volontaristes pour que la France d'en haut ressemble à la France d'en bas", a renchéri la ministre de la Justice, Rachida Dati, elle-même issue de l'immigration.

Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a pour sa part souligné, lors du compte rendu du Conseil, que la décision de nommer Pierre N'Gahane préfet des Alpes de Haute-Provence avait été prise avant l'élection de Barack Obama.

Lorsqu'il était ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy a notamment nommé un préfet musulman, en la personne d'
Aïssa Dermouche. Luc Chatel a également cité la nomination de Nasser Meddah, d'origine algérienne, au poste de préfet de l'Aube en 2006, et celles, plus récentes de Noirs, Richard Samuel, dans l'Eure, et d'Alain Zabulon, en Corrèze.

L'écrasante majorité des postes du corps préfectoral, comme de tous les autres grands corps de l'Etat, sont cependant encore occupés en France par des fonctionnaires d'origine européenne.

Après l'élection de Barack Obama, des associations représentant les minorités en France ont demandé une politique plus active de promotion de la population issue de l'immigration, notamment lors des prochaines élections européennes et régionales.

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Rahm Emanuel, chef d'orchestre d'Obama
Los ANGELES (ETATS-UNIS) DE NOTRE CORRESPONDANT GUILLAUME SERINA Le Parisien Dimanche, 16 novembre 2008, p. 8

IL AIME la lumière, voilà qu'il devra apprivoiser l'ombre. Rahm Emanuel, démocrate à la réputation chargée, a été nommé par le président élu Barack Obama « chief of staff» : directeur de cabinet.

Il sera son oreille, son œil, son flair. A la Maison-Blanche, le chief est le conseiller le plus proche du président. Il travaille au plus près de lui, son bureau n'étant distant du bureau ovale que d'un petit couloir. Il met de l'huile dans les rouages, sanctionne et caresse tour à tour. Surtout, il sera chargé de mettre en musique toute décision du président.
Bref, Rahm Emanuel a décroché le poste le plus sensible dans l'administration Obama.

Cette première décision du nouveau président n'a pas laissé indifférent le Tout-Washington de la politique. Car Rahm Israël Emanuel est un personnage. A bientôt 50 ans, il a déjà eu plusieurs vies.
Juif« orthodoxe moderne », comme on dit aux Etats-Unis, il est né de parents immigrés d'Israël. Ses deux frères sont aussi des célébrités, l'aîné étant un cancérologue réputé et le cadet un agent de stars à Hollywood, qui a inspiré le personnage de Ari Gold dans la série à succès « Entourage ».

Emanuel, natif de Chicago, fait des études de communication, puis enchaîne les stages dans les cabinets politiques locaux. En 1992, alors qu'il milite en faveur de Paul Tsongas, candidat aux primaires démocrates en vue de la présidentielle, il rejoint un certain Bill Clinton. Il permet à celui qui est alors gouverneur de l'Arkansas de s'introduire dans la haute société de Chicago, lui ouvrant les portes des réseaux d'hommes d'affaires et des juifs modérés, qui ne souhaitent pas la réélection de George Bush : indispensable pour lever des fonds de campagne.

Sa carrière politique est lancée. Le jeune Emanuel est propulsé conseiller en stratégie du président Clinton : il reste à la Maison­Blanche de 1993 à 1998. Touché personnellement par les accords d'Oslo entre Israéliens et Palestiniens en 1993, il règle les détails de la cérémonie de signatures sur la pelouse de la Maison-Blanche, célèbre pour la poignée de main historique entre Rabin et Arafat.
A la fin des années1990 cependant, Rahm Emanuel choisit de retourner vivre à Chicago et de travailler dans le privé: il siège dans plusieurs institutions bancaires, aurait gagné en cinq ans plus de 15 millions de dollars, selon le « New York Times ». De quoi prendre des risques politiques à nouveau ...

En 2002, Emanuel se lance dans la 5e circonscription de l'lllinois. Il l'emporte et siège à la Chambre des représentants (l'équivalent de l'Assemblée nationale). Lors de la campagne des midterms, soit la réélection entière de la chambre en 2006, ce clintonien de choc est désigné pour préparer la relève démocrate : c'est lui qui choisit les candidats aux législatives. « Il a été l'architecte de la victoire du Parti démocrate, juge Thomas Mann, directeur d'études à la Brookings Institution, à Washington. »

La réputation de Rahm Emanuel n'est plus à faire. Sanguin, passionné, certains se souviennent de lui s'emparant d'un couteau de cuisine, criant « mort, mort, mort » en citantles noms des opposants à Bill Clinton c'était lors du dîner de victoire du président en 1996 ! D'où son surnom de Rahmbo ...

Plus sérieusement, « c'est quelqu'un qui écoute, à la fois laïc et religieux, partisan et centriste, un vrai politique, aussi dur qu'une main de fer, mais un professionnel digne d'un danseur étoile », poursuit Thomas Mann.

Bref, « un excellent choix pour ce poste: Obama l'a sélectionné pour d'excellentes raisons». Cette opinion est partagée par plusieurs hommes ayant occupé le poste, démocrates et républicains. Ken Duberstein, chief of staff de Ronald Reagan, estime qu'Emanuel « est exceptionnellement qualifié pour ce poste ». Leon Panetta, occupant du même fauteuil sous Clinton, nous confie « qu'il connaît parfaitement les rouages de la Maison-Blanche et du Capitole» (NDLR: siège du Congrès).
« Emanuel travaillait pour moi, poursuit Panetta. Cest quelqu'un d'extrêmement discipliné, qui obtient rapidement des résultats. Son caractère fort est un avantage, car parfois il faut dire aux gens les choses que le président n'aime pas dire. Et Rahm Emanuel est très direct... »

La déception est en revanche venue des capitales arabes. Alors que le monde musulman attend un signe fort du président Obama pour un rééquilibrage des relations internationales au Proche-Orient après les années Bush, la nomination a été mal accueillie: « Pour des millions d'Arabes qui ont éclaté de joie à la victoire d'Obama, cette nomination a été comme une douche froide », écrit Osama al­Sharif, éditorialiste d'un journal saoudien.
Mais du côté israélien, tout le monde n'est pas satisfait non plus. « Il est très proche de la gauche et j'ai plus peur de lui que d'Obama pour un durcissement envers Israël », dit Shmuel Sandler, politologue israélien.

Barack Obama, qui est son ami depuis longtemps, semble avoir une confiance aveugle en Rahm Emanuel. Le duo a promis de faire du « changement» une réalité. Ré­ponse à partir du 20 janvier 2009, date offi­cielle d'entrée en fonction du nouveau prési­dent.

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REPERES Le parisien Dimanche, 16 novembre 200, p. 8

• 29 novembre 1959. Naissance à Chicago de Rahm Israël Emanuel.
• 1992. Il rejoint l'équipe de Bill Clinton. Il deviendra son conseiller en stratégie et restera à la Maison-Blanche de 1993 à 1998.
• 1994. Il épouse Amy Rule. Ils auront trois enfants Zacharias, Ilana et Leah.
• 2002. Il est élu représentant (député) de l'lllinois.
• 6 novembre 2008. Rahm Emanuel accepte le poste de chef de cabinet que lui propose Barack Obama.

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« Il a toutes les compétences pour le job » SAMUEL K. SKINNER l'ancien directeur de cabinet de George Bush senior PROPOS RECUEILLIS PAR G.S.

IL A OCCUPÉ le poste pendant deux ans (1991-1992), sous la présidence de Bush père, alors que l'Union soviétique se disloquait. Egalement ancien ministre des Transports et aujourd'hui dans le privé, le républicain Samuel K. Skinner détaille la fonction qu'occupera Rahm Emanuel.

Quel est le rôle au quotidien du chief of staff ?

• Samuel K. Skinner. Il est le plus haut placé dans l'échelle administrative à la Maison-Blanche. Il prépare l'emploi du temps du président et des hauts responsables, les réunions, les notes et les dossiers internationaux ou intérieurs.
Tout ce qui est en amont d'une décision présidentielle lui revient.
Enfin, il conseille le président sur tous les sujets, lui recommande les personnes à choisir pour tel ou tel poste. Personnellement, j'ai eu à conseiller George Bush père sur de très nombreux sujets. Une fois que le président a arrêté sa position, tout doit aller vite dans l'exécution.

"Un tempérament fort"

Quelles qualités faut-il posséder?

Il doit être à la fois patient et passionné. Le plus important est qu'il ait une très bonne relation personnelle avec le président.
Ensuite, il doit savoir lui-même être autonome, ne pas avoir peur de prendre des décisions. C'est évidemment un plus si le chief of staff a un bon réseau politique.

Comment jugez-vous Rahm Emanuel?

Il a toutes les compétences pour ce job. Il a une grande expérience du Congrès et du fonctionnement interne de la Maison-Blanche. Même s'il a un tempérament fort, il devra composer avec tous types de personnalités, leur inspirer le respect. Il apprendra très vite.

Décrivez-nous la journée type du président des Etats-Unis ...

Première chose: un entretien d'une vingtaine de minutes en tête à tête avec son chief of staff, qui doit donc avoir préparé les choses avant - je commençais ma journée à 6 heures du matin et terminais généralement vers 21 heures.
Ensuite, chaque jour, le président se fait briefer par les services de renseignements.
Puis il enchaîne avec ses rendez-vous divers, prend des décisions tout au long de la journée.

Quel est votre regard sur Barack Obama, président élu?

Il va s'entourer de très bons conseillers. La campagne est terminée. Désormais, je souhaite que notre président réussisse pour le mieux.

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Barack Obama fait s'envoler ses "faucons" Publié le 01/12/2008 à 18:49 - Modifié le 02/12/2008 à 10:46 Le Point.fr Par Patrick Sabatier

Mon premier a voté en 2002 pour l'invasion de l'Irak. Mon second y a dirigé l'"escalade" (le "surge") qui a permis aux forces d'occupation américaines de briser les reins de l'insurrection. Mon troisième a commandé le corps d'élite des armées, approuvé l'invasion de l'Irak et l'escalade, et ne cache pas son amitié pour l'ex-candidat conservateur à la présidence, le faucon John McCain.

Mon tout - Hillary Clinton, Robert Gates et James Jones - constitue le "cabinet de guerre" que le futur président démocrate des États-Unis, Barack Obama, a présenté lundi matin dans son fief de Chicago.
On se souvient qu'il a été élu, il y a un mois à peine, en dénonçant l'invasion et l'occupation de l'Irak, en affirmant que l'"escalade" y était vouée à l'échec, et en battant le républicain McCain qu'il dénonçait comme un dangereux belliciste décidé à poursuivre la guerre.

Après avoir promis aux Américains "le changement", le président élu Obama leur offre donc d'abord "la continuité", garantie par ce qui est décrit par tous les experts comme "le cabinet le moins idéologique et le plus pragmatique" de l'histoire du pays.

En faisant de la sénatrice de New York, Hillary Clinton, sa secrétaire d'État (ministre des Affaires étrangères), le poste de numéro deux de son administration, du général quatre étoiles (à la retraite) James Jones son conseiller à la Sécurité nationale, et en conservant le républicain Robert Gates, nommé par Bush, au poste-clé de secrétaire à la Défense, Barack Obama a mis en pratique un principe inspiré par celui qu'il revendique pour son modèle, Abraham Lincoln : en période de crise, le président met en place "une équipe de rivaux", au nom de l'unité et de la sécurité nationale "qui n'est pas une question partisane".

Le pragmatisme pour idéologie

Le choix d'Obama fait bien entendu hurler la gauche démocrate, qui avait vu en lui son champion et a joué un rôle décisif dans sa campagne victorieuse.
Il lui assure l'approbation des conservateurs dont le candidat a mordu la poussière, mais dont les idées s'imposent par la simple vertu de la réalité.
Les États-Unis font la guerre sur deux fronts, Irak et Afghanistan. Ils sont exposés à la menace terroriste, et doivent tenter d'éviter une déstabilisation générale par des crises régionales comme vient de le rappeler l'attaque lancée probablement depuis le Pakistan contre la capitale économique de l'Inde, Bombay (Mumbai).
L'administration démocrate va également devoir trouver le moyen de désamorcer les tensions que provoquent les ambitions nucléaires de l'Iran et de la Corée du Nord, et les rêves de restauration impériale de la Russie.

Dans ce contexte, Obama entend signifier, à destination des Américains amis aussi du reste du monde, que sa seule idéologie est le pragmatisme, et qu'il privilégie l'expérience (qu'il avait pourtant moquée pendant la campagne électorale) et la compétence sur la nouveauté.
Même si cela lui commande de ne pas changer grand-chose, ou de ne le faire que très progressivement, aux politiques de George W. Bush, et de s'entourer des vieux routiers et experts de Washington qu'il accusait d'avoir mené la politique étrangère des États-Unis dans l'impasse.

Le retour triomphal d'Hillary Clinton (et de son mari, l'ex-président dont on cite le nom comme possible envoyé spécial d'Obama pour tenter d'apaiser la crise dans le sous-continent indien) hérisse bien sûr la gauche démocrate qui avait bataillé tout autant contre le "centrisme" des Clinton que contre Bush.
"L'électorat a voté pour toute autre chose", s'indigne Matt Stoller, un "obamaphile" militant qui écrit pour le site OpenLeft.com. "En s'entourant des suspects usuels, (Obama) trahit ses électeurs... Les technocrates qui nous ont menés dans le bourbier ne peuvent pas nous en sortir."

"Ils viennent tous des cercles centristes ou conservateurs proches du Pentagone", renchérit Robert Dreyfuss sur le site de l'hebdomadaire de gauche The Nation . "Pas un seul, pas un seul ne représente l'aile antiguerre du parti démocrate."
L'amertume est d'autant plus grande que l'équipe économique mise en place par Obama a elle aussi exactement le même profil "centriste", modéré et issu de l'ère Clinton qui garantit la continuité plutôt qu'une rupture radicale.
Du coup, Eli Pariser, qui dirige le très puissant réseau progressiste MoveOn.org, se fait menaçant : "Attendons de voir, dit-il. Si toutes ses nominations sont aussi décevantes, nous aurons trois ans pour forcer les portes de la Maison-Blanche."

Approbation unamine à droite

Dans le domaine de la sécurité nationale, un changement soudain de politique est d'autant plus improbable que tous les hommes en place à la direction du Pentagone sous Bush vont demeurer. Gates va continuer de travailler avec le chef d'état-major interarmées, l'amiral Mike Mullen et le chef du commandement Centre, responsable des opérations en Irak et en Afghanistan, mais aussi de l'Iran et du Pakistan, le général David Petraeus, architecte du succès politico-militaire qui a permis de redresser la situation à Bagdad depuis 2007.

Obama a clairement indiqué lundi que sa promesse de campagne de retirer toutes les troupes américaines d'Irak dans les seize mois qui suivront son entrée en fonctions le 20 janvier était en réalité soumise aux "recommandations" qui lui seront soumises par les chefs militaires sur le terrain et l'évolution de la situation en Irak même, et s'inscrira dans le cadre de l'accord américano-irakien, qui vient d'être voté par le Parlement de Bagdad et qui prévoit une présence militaire américaine jusqu'en 2011 (au moins).

Cette modération et ce pragmatisme expliquent l'approbation unanime à droite des nominations d'Obama. "Le triumvirat Clinton, Gates, Jones à la tête de l'équipe de sécurité nationale d'Obama est de nature à susciter une grande confiance dans le pays comme à l'étranger" a déclaré le sénateur républicain John Warner. Ses collègues Richard Lugar et Lindsey Graham (ami le plus proche de McCain) ont déjà fait savoir qu'ils voteraient pour confirmer ces nominations.
Le président élu a déjà répondu aux critiques qui lui reprochent, alors qu'il avait promis de "changer Washington", d'avoir été "changé par Washington" avant même d'y avoir mis les pieds. Il entend avant tout éviter l'erreur qui été fatale à ses prédécesseurs démocrates, Jimmy Carter et Bill Clinton.
Ceux-ci s'étaient entourés de fidèles sans expérience et de novices choisis pour leur proximité idéologique, ce qui avait rapidement paralysé leur action et les avait empêchés de mettre en action leurs idées.

Son administration, a-t-il expliqué, entend au contraire combiner "une approche nouvelle avec l'expérience", mais il a précisé : "La vision du changement viendra de moi, c'est mon boulot." Tous ses collaborateurs, a-t-il insisté lundi, Hillary Clinton la première, "partagent [sa] vision fondamentale", qui est de "préserver les armées les plus puissantes de la planète" tout en "combinant la force armée à la diplomatie".

Il s'agit, a-t-il conclu, de "restaurer le leadership de l'Amérique" en redonnant toute sa place au "soft power" des idéaux et de l'aide, en partant de la réalité de l'interdépendance croissante dans un monde multipolaire. Mais aussi d'"en finir avec la menace du terrorisme" y compris par l'usage de la force armée, sans jamais perdre de vue que la priorité doit toujours aller à la défense "musclée" des intérêts nationaux des États-Unis.

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Chloé Mortaud, Miss Albigeois-Midi-Pyrénées, élue Miss France 2009 leparisien.fr 07.12.2008, 00h32

Chloé Mortaud, 18 ans, Miss Albigeois-Midi-Pyrénées, a été élue Miss France 2009 samedi soir par les téléspectateurs et un jury de personnalités en direct sur TF1 du grand carrousel du Puy-du-Fou aux Epesses (Vendée), où se tenait la cérémonie.

Chloé Mortaud, 18 ans, est en BTS Commerce international. Elle mesure 1,80m, a les yeux noisette et les cheveux châtains foncés.
Sa 1ère dauphine est Miss Lorraine, Camille Cheyere, 21 ans, la deuxième dauphine est Miss Pays de Loire, Elodie Martineau, 21 ans, la troisième dauphine est Miss Mayotte, Esthel Nee, 20 ans et la quatrième dauphine est Miss Bretagne, Bianca Taillard, 23 ans.

La 62e Miss France, choisie parmi 36 prétendantes, a été couronnée par Sylvie Tellier, directrice générale de la Société Miss France après une soirée de grand spectacle, mêlant rétro et modernité, présentée par Jean-Pierre Foucault et retransmise en direct sur TF1. Selon la tradition, la miss sortante couronne celle qui lui succède, tandis que Geneviève de Fontenay lui passe l'écharpe officielle. Mais cette année pour la première fois la Miss France de l'année précédente, Valérie Bègue, en conflit ouvert avec Geneviève de Fontenay, était absente, bousculant le protocole.
"Valérie n'est pas là ce soir, Geneviève ne le souhaitait pas", a annoncé en direct durant l'émission Jean-Pierre Foucault, mettant fin à une longue polémique sur la présence ou non de Valérie Bègue.
Peu après son sacre, Valérie Bègue avait défrayé la chronique suite à la publication de photos suggestives qui avaient déclenché la colère de Mme de Fontenay qui ne lui a jamais pardonné. AFP

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"Miss France n'a pas été choisie par le public"

Pour Chloé Mortaud, le règne commence tout aussi mal que pour Miss France 2008, Valérie Bègue. Elue depuis moins d'une semaine et on ne cesse déjà de critiquer la nouvelle Miss mais pas pour des photos dénudées cette fois.

Et Geneviève de Fontenay en rajoute une couche. Dans une interview au Télé 2 Semaines, Madame Chapeau affirme que Chloé Mortaud n'était pas le choix du public.

"C'est Miss Pays de Loire qui a été plébiscitée par le public, juste devant Camille Cheyere (Miss Lorraine). Miss Albigeois Midi-Pyrénées ne doit sa couronne qu'à Line Renaud, Benoît Poelvoorde, Patrice Leconte et les autres jurés".

Souhaitons à la nouvelle Miss France, une année moins conflictuelle que celle de Valérie Bègue. (CB) 12/12/08 10h31 7sur7

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Barack Obama demande la démission du gouverneur de l'Illinois Blagojevitch LEMONDE.FR avec AFP et AP | 11.12.08 | 10h09 • Mis à jour le 11.12.08 | 10h09

Barack Obama ne devrait pas être éclaboussé par l'arrestation de Rod Blagojevich, le gouverneur démocrate de l'Illinois, accusé d'avoir voulu monnayer l'attribution du siège du président élu au Sénat des Etats-Unis, estimaient, mercredi 10 décembre, les commentateurs.

Barack Obama a demandé dans la journée sa démission. Robert Gibbs, le futur porte-parole de la Maison Blanche, a répondu "oui" à des journalistes qui lui demandaient si Barack Obama estimait que M. Blagojevich devait se retirer. Le président élu est d'accord avec tous ceux qui estiment que "dans les circonstances actuelles, il est difficile pour le gouverneur de faire efficacement son travail et de servir les habitants de l'Illinois," a-t-il ajouté.

La porte-parole du gouverneur s'est contentée d'un "business as usual" lapidaire. Le gouverneur de l'Illinois a été arrêté mardi, soupçonné d'avoir tenté de monnayer le siège vacant au Sénat américain de Barack Obama.

M. Blagojevich, 51 ans, risque jusqu'à trente ans de prison pour des accusations de complot en vue de commettre des fraudes et pour corruption passive. Il nie toute action malhonnête et a été libéré mardi soir en échange d'une caution de 4 500 dollars.

Le FBI a réalisé des écoutes, autorisées par le justice, de discussions portant sur les bénéfices qu'il pourrait tirer du fait que c'est au gouverneur qu'il revient de nommer un sénateur américain quand un siège est vacant. L'ampleur de la corruption reprochée à M. Blagojevich est "stupéfiante", avait commenté mardi le procureur Patrick Fitzgerald.

Barack Obama a gardé ses distances pendant toute la campagne et évité les apparitions publiques aux côtés de Rod Blagojevich. Le futur président a soutenu une réforme éthique au niveau de l'Etat de l'Illinois qui pourrait être à l'origine des ennuis du gouverneur.

Par ailleurs, le député de l'Illinois Jesse Jackson Jr, fils du leader noir du même nom, a assuré n'avoir rien à se reprocher, après des informations selon lesquelles un de ses émissaires aurait proposé plus d'un million de dollars au gouverneur en échange de sa nomination au poste de sénateur.

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USA - Obama va nommer Tarullo à la Fed et Shapiro à la SEC jeudi 18 décembre 2008 14h12

CHICAGO, 18 décembre (Reuters) - Barack Obama devrait nommer jeudi Daniel Tarullo, professeur de droit à l'université Georgetown, au conseil des gouverneurs de la Réserve fédéral, a-t-on appris de sources démocrates autorisées.

Tarullo, qui est âgé de 57 ans, est un des principaux conseillers économiques du président élu. Il avait également été conseiller de Bill Clinton pour les questions d'économie internationale.

Deux des sept sièges du conseil des gouverneurs de la Fed sont actuellement vacants.

Le 44e président des Etats-Unis, qui prendra ses fonctions le 20 janvier, devrait également nommer dans la journée Mary Shapiro à la tête de la Commission américaine des opérations de bourse (Securities and Exchange Commission, SEC).

L'actuel président de la SEC, Christopher Cox, s'est dit "profondément troublé par les multiples erreurs apparemment commises par ses services dans l'affaire Madoff, une escroquerie de 50 milliards de dollars.

Schapiro a travaillé pendant six ans au sein de l'autorité de régulation des marchés. Elle dirige actuellement l'Autorité de régulation de l'industrie financière (Financial Industry Regulatory Authority, Finra).

Ces annonces pourraient être confirmées par Obama lors d'une conférence de presse programmée à 15h45 GMT. (Caren Bohan, version française Henri-Pierre André)

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Des organisations caritatives affectées par le scandale Madoff Le 16/12/2008 à 09h06 GMT Avec Frederick Katayama, version française Gwénaelle Barzic BMFTV

Les principales sociétés exposées au scandale madoffpar Jason Szep BOSTON (Reuters)

- La fraude présumée orchestrée par le financier américain Bernard Madoff n'affecte pas seulement des banques et des gestionnaires de fonds: plusieurs organisations caritatives ont déjà dû fermer leurs portes et d'autres ont subi des pertes importantes.

Le scandale est loin de toucher seulement la fondation créée par l'ancien patron du Nasdaq qui accordait des dons généreux aux hôpitaux et aux théâtres. Il ébranle également de nombreuses organisations caritatives à travers les Etats-Unis, petites ou grandes, touchées directement ou indirectement.

Figure de Wall Street, Madoff, qui est âgé de 70 ans, a été inculpé jeudi dernier pour avoir organisé une fraude géante via sa société de conseil en investissements. Les banques et gestionnaires d'actifs du monde entier se sont succédés lundi pour avouer qu'ils risquaient de perdre des millions voire des milliards d'euros.

L'affaire tombe au plus mal pour certaines organisations caritatives qui ont déjà subi des pertes sur les marchés financiers et qui doivent faire face à une demande accrue sur fond de récession aux Etats-Unis.

"Nous avons parfois vu ce type de malversation se produire et cela a un impact sur les donations. Mais je travaille ici depuis dix ans et je n'ai jamais vu une situation où des organisations disparaissent purement et simplement", souligne Michael Nilsen, haut responsable de l'Association des professionnels de la collecte de fonds.

Dès lundi, trois fondations ont fermé leurs portes ou étaient sur le point de le faire et une autre pourrait également y être contrainte.

"CHOQUÉ ET DÉÇU"

Ainsi, la fondation JEHT, qui soutient une réforme du système pénal pour les mineurs, a annoncé qu'elle disparaîtrait le mois prochain car ses donateurs Jeanne Levy-Church et Kenneth Levy-Church ont investi dans des sociétés Madoff.

La Chais Family Foundation, qui donne chaque année environ 12,5 millions de dollars à des oeuvres juives, a fermé ses portes et congédié ses cinq salariés.

"L'ensemble du fonds a été investi par l'intermédiaire de M. Madoff et, par conséquent, le fonds a été perdu dans sa totalité", a dit à Reuters le président de la fondation, Avraham Infeld.

Parmi les autres victimes du scandale Madoff, figurent notamment Carl et Ruth Shapiro, importants donateurs du Museum of Fine Arts de Boston ou de la Brandeis University. Environ 40% de leurs actifs, qui s'élevaient à 345 millions de dollars l'année dernière, ont été investis par l'intermédiaire de Madoff et ont disparu.

Carl Shapiro, ami de Madoff depuis plus de 50 ans, s'est dit "choqué et déçu".

Le promoteur milliardaire Mortimer Zuckerman a de son côté confié sur CNBC que sa fondation avait perdu 30 millions de dollars, l'un des gestionnaires de la fondation ayant investi 10% d'un fonds par l'entremise de Madoff.

Le financier, autodidacte, avait acquis une image de philanthrope avec son organisation caritative fondée en 1998 et ses généreuses donations pour plusieurs millions de dollars dans divers domaines tels que la recherche sur le cancer. /GWB

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Richardson renonce à son poste lesEchos.com [ 05/01/09 ]

Premier faux pas pour Barack Obama à deux semaines de son investiture.

Bill Richardson, le gouverneur du Nouveau Mexique, qui devait devenir secrétaire au Commerce a annoncé hier qu'il renonçait à assumer ces fonctions, visé par une enquête pour corruption dans la passation de marchés publics.

Un grand jury fédéral enquête sur la façon dont une entreprise qui a contribué à ses activités politiques, a obtenu un contrat de 718 millions d'euros avec l'Etat du Nouveau-Mexique.

Obama, qui a accepté cette décision a exprimé de son « profond regret ».

La désignation de Richardson, l'un des hommes politiques hispaniques les plus influents avait été considérée comme symbolique.

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Obama président Les Français espèrent beaucoup d’Obama Le Parisien 18 janvier 2009 p. 2-3 Philippe Martinat | 18.01.2009, 07h00

A trois jours de son investiture, à Washington, devant près de trois millions de personnes et des milliards de téléspectateurs, Barack Obama a fait hier un voyage triomphal depuis Philadelphie.
Les Français placent en lui beaucoup d’espoirs.

En montant hier matin à Philadelphie, par un froid polaire, dans le train qui devait l’amener à Washington, par le même itinéraire que celui emprunté naguère par son modèle politique, Abraham Lincoln, Barack Obama a sans doute ressenti le poids écrasant des espérances crées par son élection. Des espoirs qui vont bien au-delà des frontières de l’Amérique.

Partout dans le monde, l’arrivée à la tête de la première puissance mondiale d’un homme jeune, neuf et ouvert au dialogue multilatéral est attendue comme une bouffée d’oxygène alors que de nombreux pays ne cessent de s’enfoncer dans la crise économique.

Un véritable élan

Les Français ne sont pas les derniers à observer avec sympathie l’installation à la Maison-Blanche du successeur de George Bush. Selon notre sondage CSA, 70 % reconnaissent placer « beaucoup » ou « assez » d’espoirs dans la personne de Barack Obama.

Dans un pays qui cultive depuis longtemps des sentiments assez ambivalents vis-à-vis des Américains, le jugement porté par les Français sur le futur mandat du nouveau président apparaît étonnamment clément.

Non seulement presque tous nos concitoyens considèrent que l’action d’Obama ne pourra qu’améliorer le sort des Américains mais un tiers d’entre eux font même le pari qu’ils en ressentiront également des effets positifs.

A l’heure où la trêve décidée par Israël à Gaza semble encore fragile et où la guerre ravage de nombreuses régions du globe, 72% des Français jugent aussi que l’accession au pouvoir d’Obama peut aider à ramener la paix dans le monde. Sans doute le soulagement de voir partir Bush n’est-il pas pour rien dans ce résultat…

A trois jours de son investiture comme 44e président des Etats-Unis, Barack Obama, qui a pu s’assurer lors de son voyage en train entre Philadelphie et Washington que les foules le soutenaient toujours avec enthousiasme, a tenu pourtant à rappeler qu’il y aurait aussi des « jours difficiles ». Mais l’élan est là. Le Parisien

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Editorial du "Monde" Derrière l'"Obamania" LE MONDE | 19.01.09 | 14h21 • Mis à jour le 19.01.09 | 14h21 Article paru dans l'édition du 20.01.09

La fête a commencé, à Washington et ailleurs : bals, concerts, discours, omniprésence médiatique. L'"Obamania" est à son apogée. Barack Obama, le 44e président des Etats-Unis, s'installe le mardi 20 janvier à la Maison Blanche. Rarement président aura suscité autant d'espoirs avant même d'avoir pris une décision. C'est à la fois le reflet de l'impopularité de son prédécesseur et la manifestation des attentes de l'opinion, américaine et internationale. L'"Obamania" témoigne aussi d'un certain désarroi - face à la crise économique, bien sûr, mais, plus largement, face à une situation internationale qui requiert une Amérique différente.

A l'étranger, on attend d'Obama qu'il soit bien des choses à la fois : une sorte de président d'Amnesty International section mondiale, de secrétaire général des Nations unies bis, de patron de Greenpeace Planète et de toutes les ligues contre le racisme. C'est beaucoup. Et probablement trop, sans vouloir en rien diminuer les qualités, grandes, du nouvel occupant de la Maison Blanche.

Barack Obama a le patriotisme chevillé au corps. Mieux que quiconque, il a lui-même dit que seuls les Etats-Unis, l'expérience américaine, lui ont permis d'être ce qu'il était. Il sera un président américain qui défendra les intérêts de son pays, économiques et stratégiques. Pas une sorte d'activiste internationaliste, occupé à redresser les pathologies multiples de ce début de XXIe siècle.

Pourtant, il "fait" déjà la différence, sur plusieurs points qui comptent. Sa seule présence à la Maison Blanche tire l'Amérique vers le haut : "Il y a toute une génération qui grandira en tenant pour acquis que la plus haute fonction dans ce pays est occupée par un Afro-Américain", a-t-il expliqué. Son histoire - les origines complexes, les années passées en Indonésie - ont façonné sa perception du monde : il sait que celui-ci ne voit pas toujours les Etats-Unis comme ils se voient. On est à mille lieues du patriotisme étriqué et inculte de l'équipe précédente. Sa campagne a révélé un homme de raison, d'écoute, de doute, de prudence, d'ouverture aux autres. On est loin d'un George Bush masquant son insécurité derrière l'affichage de certitudes manichéennes. Bref, ça commence bien.

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Barack Obama indigné par les primes des banquiers de Wall Street REUTERS | 29.01.2009 | 22:32

WASHINGTON (Reuters) - Barack Obama a déclaré que les primes reçues par les banquiers de Wall Street l'an dernier étaient "honteuses" et que son gouvernement dirait aux responsables financiers qu'ils devaient faire preuve de retenue.

"Quand j'ai vu un article aujourd'hui indiquant que les banquiers de Wall Street s'étaient octroyés pour 20 milliards de dollars de primes (...) C'est le comble de l'irresponsabilité. C'est honteux", a déclaré le président américain à la presse à l'occasion d'une réunion avec le secrétaire au Trésor Timothy Geithner.

Il avait précédemment déclaré selon son porte-parole Robert Gibbs que les primes étaient "scandaleuses".

Selon les chiffres publiés cette semaine, les grandes maisons de Wall Street ont versé pour 18,4 milliards de dollars (14,2 milliards d'euros) de primes à leurs employés bien qu'ayant dû être sauvées à coups de milliards de dollars d'argent public.

Le porte-parole de la Maison blanche Robert Gibbs, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse, avait indiqué que le président n'avait eu qu'un mot quand il avait entendu l'information : "scandaleux". Ross Colvin, version française Danielle Rouquié

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Obama : «Je me suis planté» 04.02.2009, 08h35 | Mise à jour : 09h29 Leparisien.fr avec AFP

Barack Obama a fait mardi un extraordinaire aveu d'égarement en déclarant avoir «foiré» sur la nomination de son secrétaire à la Santé. «Je pense que cela a été une erreur. J'ai foiré. J'en assume la responsabilité et nous allons faire en sorte de régler le problème pour être sûrs que cela ne se reproduira pas», a t-il déclaré à la chaîne CNN.

En quelques heures, et seulement deux semaines après son investiture, M. Obama a ainsi vu se bousculer les questions sur sa faculté à tenir sa promesse de gouverner autrement.

Plus tôt dans la journée, le président américain avait annoncé dans un communiqué que celui qu'il avait nommé secrétaire à la Santé lui avait demandé d'y renoncer à cause de ses ennuis avec le fisc.
Peu auparavant, c'était Nancy Killefer, celle que Barack Obama avait choisie pour tailler dans les dépenses superflues de l'Etat et pour veiller au bon fonctionnement des programmes fédéraux, qui avait annoncé se désister, elle aussi à cause de démêlés avec l'administration fiscale.

Tout en estimant que M. Daschle était le mieux à même de réformer le système de santé américain - une priorité pour l'opinion - M. Obama a reconnu qu'après avoir fait campagne sur le thème du changement, il ne pouvait donner l'impression d'appliquer «deux poids et deux mesures, pour les puissants d'un côté, et de l'autre pour les gens ordinaires qui travaillent tous les jours et qui payent leurs impôts».

M. Daschle était au coeur d'une controverse sur plus de 100.000 dollars d'arriérés d'impôts qu'il a acquittés il y a quelques semaines seulement. Mme Killefer, quant à elle, s'est retrouvée en butte à des informations sur des impôts qu'elle n'aurait pas payés pour une employée de maison depuis que M. Obama l'a choisie début janvier.

Des affaires qui détournent l'attention

Ces affaires paraissaient remettre en cause l'engagement de M. Obama à observer les critères les plus rigoureux jamais instaurés dans le choix de ses collaborateurs, d'autant plus que la confirmation de son secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, avait elle aussi été compliquée par des démêlés avec le fisc. M. Geithner a finalement été confirmé le 26 janvier.

Ces renoncements ont aussi éclipsé une grande opération de M. Obama auprès du public pour faire passer au plus vite un gigantesque plan censé relancer une économie paraissant souffrir chaque jour davantage. Selon le porte-parole de M. Obama, Robert Gibbs, l'administration avait intérêt à ce que l'abcès Daschle soit crevé rapidement pour ne pas détourner l'attention de l'action de M. Obama face à la crise économique. «Nous devons à présent aller de l'avant, avec notre projet de relever l'économie et de remettre les gens au travail», a dit M. Obama.

C'est pour promouvoir ce plan que M. Obama avait initialement prévu de parler aux grandes chaînes de télévision. Après une adoption par la Chambre des représentants, le Sénat a commencé le débat sur sa version du plan, proche de 900 milliards de dollars. Les deux chambres devront ensuite trouver un compromis.

M. Obama veut obtenir le soutien le plus large possible. Mais ses adversaires républicains, certes minoritaires, dénoncent le coût du projet alors que le déficit menace déjà de dépasser les 1.000 milliards de dollars. Leparisien.fr avec AFP

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Obama envoie 17.000 soldats en Afghanistan J.C. (lefigaro.fr) avec AFP et AP 18/02/2009 | Mise à jour : 09:37 |

Actuellement, quelque 19.000 soldats, en majeure partie américains, participent à l'opération «Liberté immuable» (»Enduring Freedom») déclenchée par Washington en octobre 2001 contre les talibans, alors au pouvoir, et leurs alliés d'al-Qaida.(AFP)

Le président américain entend porter à 55.000 le nombre de militaires sur place, avant l'élection présidentielle afghane du 20 août.

C'est la première décision majeure en termes de déploiement militaire qu'il prend depuis son investiture. Mardi, Barack Obama a annoncé l'envoi d'environ 17.000 hommes supplémentaires en Afghanistan d'ici à l'été, «pour faire face à d'urgents besoins en matière de sécurité». Il s'agit d'une brigade expéditionnaire de Marines (environ 8.000 hommes), d'une brigade blindée de l'Armée de Terre (3.500 à 4.000 hommes) ainsi que de forces de soutien (environ 5.000 hommes). Les Etats-Unis disposent déjà de 38.000 soldats en Afghanistan, sur les 70.000 au total de la force internationale. Le commandement militaire américain réclame encore 30.000 hommes supplémentaires, soit un quasi-doublement du contingent, pour contrer l'influence grandissante des talibans et sécuriser les civils.

Selon un responsable de l'administration, l'objectif est de déployer ces nouveaux effectifs avant l'élection présidentielle du 20 août, qui s'annonce comme un moment éminemment délicat.

Cette décision, qui était l'une des grandes promesses du candidat Obama frappe comme une gifle l'administration de George W. Bush. Le président démocrate a en effet accusé son prédécesseur d'avoir privilégié la guerre en Irak, aux dépens des besoins urgents en Afghanistan.

Dans son communiqué, le 44e président précise d'ailleurs le retrait annoncé des troupes américaines d'Irak lui donne la «souplesse» indispensable pour renforcer les effectifs en Afghanistan. Pays qui selon lui, «n'a pas reçu l'attention stratégique, l'orientation et les ressources dont elle a besoin d'urgence».

Premier entretien téléphonique avec Hamid Karzaï

Barack Obama souligne également le danger venu du Pakistan voisin, qui sert de base arrière aux insurgés combattant en Afghanistan et où l'intensification des activités extrémistes préoccupe grandement.

Le président américain s'est entretenu mardi pour la première fois depuis son investiture avec son homologue afghan Hamid Karzaï, qui a salué cette annonce. «Nous voulons que ces troupes soient déployées dans des zones où elles pourront jouer un rôle positif pour lutter contre les terroristes», a réagi un porte-parole du ministre de la Défense, Mohammad Is'haq Payman.

Selon un haut fonctionnaire du Pentagone, toute autre décision sera désormais prise dans le cadre d'un vaste examen stratégique de la géopolitique afghane.

Cette nouvelle stratégie ne passera pas seulement par une réponse militaire, mais aussi par le développement d'un pays qui reste parmi les plus pauvres au monde. Elle devrait être définie d'ici à la fin mars, ce qui coïncide avec le prochain sommet de l'OTAN, qui se tiendra en Allemagne du 3 au 5 avril.

Dans son communiqué, le leader américain a également dit sa volonté d'agir de concert avec les alliés des Etats-Unis, une manière de rappeler l'effort entrepris par son gouvernement pour obtenir d'eux qu'ils s'engagent davantage en Afghanistan. Il devait soulever la question afghane au Canada jeudi lors de son premier déplacement étranger en tant que président.

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Deux juges étaient payés pour condamner des enfants ATS/Reuters | 13.02.2009 | 08:01

Ripoux | Pour faire tourner la prison, deux juges américains alourdissaient les peines des enfants qu'ils jugeaient. Ils ont reçu 2,6 millions de dollars de la prison, qui augmentait ainsi les subventions versées par l'Etat.

Deux juges américains ont décidé de plaider coupables dans leur procès. Ils sont accusés d'avoir touché plus de 2,6 millions de dollars d'un centre privé de détention pour jeunes délinquants en Pennsylvanie.

En échange de ces pots-de-vin, les deux magistrats, qui officiaient dans le comté de Luzerne en Pennsylvanie, ont condamné entre 2003 et 2006 des centaines d'enfants et d'adolescents à des peines excessives.
"Il est vrai que j'ai déshonoré ma fonction de magistrat", a reconnu l'un des prévenus dans une lettre adressée au tribunal. "Par mes actes, j'ai détruit tout ce que j'avais accompli par mon travail, et je ne peux que me blâmer moi-même", a-t-il ajouté.
L'autre accusé, qui comme son collègue risque sept ans de prison, n'a pas fait de commentaire.

Lorsqu'un jeune était envoyé au centre de détention, les deux entreprises PA Childcare et Western PA Childcare qui géraient l'établissement recevaient des fonds de la part du comté pour couvrir les frais d'incarcération.

Plus un grand nombre d'enfants étaient condamnés, et plus les fonds reçus par les deux entreprises étaient abondants, a précisé le ministère public.
De nombreux jeunes qui comparaissaient devant l'un des deux juges se voyaient condamner même si l'infraction n'exigeait pas par sa gravité un internement.
Un adolescent de 17 ans a passé trois mois en détention parce qu'il se trouvait en compagnie d'un autre mineur coupable de vol à l'étalage.

Au total, quelque 5000 jeunes gens ont comparu devant l'un des juges entre 2003 et 2006 et entre 1000 et 2000 ont reçu des sanctions excessivement sévères.
Les deux juges, ainsi que les deux entreprises PA Childcare et Western PA Childcare, vont être poursuivis au civil pour l'obtention de dommages et intérêts.
Les deux magistrats avaient également imaginé un système pour tenter de masquer la provenance de leurs revenus supplémentaires illégaux.

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- le 27/03/2009 - 16h12 LCI AFGHANISTAN Nouvelle stratégie pour Obama, nouveaux renforts

Le président américain a dévoilé vendredi ce qu'il qualifie "de nouvelle stratégie" pour venir à bout d'Al-Qaïda et des talibans.
. Quatre mille soldats supplémentaires seront notamment déployés pour former l'armée afghane.

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Publié le 03/04/2009 à 11:09 - Modifié le 03/04/2009 à 15:23 Le Point.fr
Otan - À Strasbourg, Barack Obama loue la "créativité" de Nicolas Sarkozy lepoint.fr

Le président américain et son épouse Michelle ont été accueillis par Carla et Nicolas Sarkozy à leur arrivée au palais de Rohan. Après quelques mains serrées à des Strasbourgeois arborant de petits drapeaux aux couleurs américaines et françaises et l'écoute des hymnes nationaux - la main sur le coeur pour le locataire de la Maison-Blanche -, les deux chefs d'État se sont retrouvés en tête pour leur premier entretien bilatéral. Ils ont par la suite répondu aux questions de la presse sur les sujets qu'ils ont officiellement abordés ensemble : l'Afghanistan, l'avenir de l'Otan et la fermeture du centre de détention de Guantanamo.

Nicolas Sarkozy a ainsi annoncé l'accueil prochain d'un détenu de Guantanamo pour accompagner la fermeture du camp d'ici fin janvier 2010. "Pour le mettre en prison ici", en France, a-t-il ajouté. "Guantanamo, c'était pas conforme aux valeurs des États-Unis, en tout cas, à l'idée que je m'en fais", a dit le président français. Il s'agirait d'un détenu algérien accueilli notamment en raison "des liens historiques entre la France et l'Algérie", selon un responsable américain. Deux détenus algériens de Guantanamo ont été blanchis par la justice américaine et sont "libérables" depuis fin novembre : Lakhdar Boumediene, 42 ans, en grève de la faim depuis plus de deux ans - et alimenté de force, selon l'organisation Amnesty International - et Saber Lahmar, 39 ans.

Barack Obama a fait valoir que le réseau terroriste Al-Qaïda représentait une menace encore plus grave pour l'Europe que pour les États-Unis, en raison de la proximité de ses bases arrière en Afghanistan et au Pakistan. "La France comprend que le fait qu'Al-Qaïda opère dans des sanctuaires qui peuvent être utilisés pour des attaques terroristes représente une menace pas seulement pour les États-Unis, mais pour l'Europe", a ajouté le président américain, alors que l'engagement militaire de son pays dans la région devrait croître. Nicolas Sarkozy a déclaré que la France, qui a déployé des renforts militaires en Afghanistan l'année dernière, n'en enverrait pas plus. En revanche, a-t-il dit, "nous sommes prêts à faire davantage" pour former la police et la gendarmerie afghane.

"Il y a une parfaite identité de vues" (Sarkozy)

La conférence a aussi été l'occasion d'un échange appuyé d'amabilités. Selon le président américain, la France, plus vieille alliée des États-Unis, a "une fois de plus joué un rôle de leadership extraordinaire dans l'Otan", grâce au président Sarkozy, "courageux sur tellement de fronts". "Il ne cesse de faire preuve d'imagination, de créativité" et "il est présent sur tellement de fronts qu'on a du mal à suivre", a poursuivi le président américain, ajoutant : "Sans son leadership, ce sommet (du G20) n'aurait pas été celui qu'il a été." Entre la France et les États-Unis, "il y a une parfaite identité de vues", a renchéri le président français, soulignant avoir apprécié "l'ouverture d'esprit" de Barack Obama.

Ce dernier participe actuellement à une séance de questions-réponses avec 3.000 à 4.000 personnes, essentiellement des jeunes, rassemblées dans une salle de spectacle de Strasbourg. Vers 18 h 30, il sera reçu à Baden-Baden, en Allemagne, par la chancelière Angela Merkel, pour ses premiers entretiens bilatéraux avec les deux hôtes du sommet, un moment qui précédera le dîner réunissant ses 28 homologues de l'Alliance atlantique.

C'est la première fois que Nicolas Sarkozy rencontre le locataire de la Maison-Blanche depuis son arrivée à la tête des États-Unis. Le président français l'a déjà reçu en juillet dernier avant qu'il n'accède, en janvier, à la fonction suprême. " Obama ? C'est mon copain (...)", avait alors lâché le locataire de l'Élysée .

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Publié le 05/04/2009 à 11:23 - Modifié le 05/04/2009 à 17:22 Le Point.fr Obama veut un monde "sans armes nucléaires" lepoint.fr (source AFP)

Prague, dimanche : Acclamé par 30.000 personnes pour l'unique discours de sa tournée européenne, Barack Obama a promis de poursuivre le projet de bouclier antimissile

C'est un discours très attendu que Barack Obama a prononcé dimanche matin, à Prague. Une foule d'environ 30.000 personnes l'a accueilli chaudement pour sa seule allocution prévue lors de sa tournée en Europe . "Aujourd'hui, je suis fier d'être là avec vous, au milieu de cette belle ville au centre de l'Europe", a déclaré le président américain, en rendant hommage à la révolution de velours qui, il y a 20 ans, avait provoqué la chute du régime communiste.

Comme prévu, le président américain a promis de mener les efforts en vue d'un "monde sans armes nucléaires", via la réduction des stocks disponibles, l'arrêt des essais et l'interdiction de la production de matières fissiles à des fins militaires. "Les États-Unis ont la responsabilité morale d'agir", a-t-il déclaré. "En conséquence, aujourd'hui je souligne clairement avec conviction l'engagement des États-Unis et son désir d'oeuvrer en faveur de la paix et de la sécurité d'un monde sans armes nucléaires", a ajouté Obama, sous les applaudissements de la foule. "Je ne suis pas naïf, cet objectif ne sera pas atteint rapidement, peut-être pas durant mon existence", a-t-il ajouté, tout en soulignant que cela ne constituait pas une raison pour renoncer, compte tenu des dégâts considérables que provoquerait une bombe atomique. Il a souligné que "l'héritage le plus dangereux" de la guerre froide était constitué des milliers d'armes atomiques aujourd'hui stockées. "Certains prétendent que la prolifération de ces armes ne peut être stoppée, un tel fatalisme est tout à fait contre-productif", a-t-il souligné. Le président américain a en outre plaidé en faveur d'une "réponse internationale forte" après le lancement par la Corée du Nord d'une fusée de longue portée , que Pyongyang décrit comme un simple lanceur de satellite. Selon Barack Obama, cette initiative souligne "l'importance" de lutter contre la prolifération nucléaire. Il a dit refuser le "fatalisme" face à ce phénomène. Le président américain a appelé de ses voeux la tenue d'un sommet mondial sur la sécurité nucléaire pour empêcher la prolifération des matériaux sensibles.

Les États-Unis en lutte contre le changement climatique

En outre, Obama a affirmé que son pays était désormais prêt à "prendre la tête" des efforts dans le monde pour lutter contre le changement climatique. "Le moment est maintenant venu de changer la façon dont nous utilisons l'énergie", a déclaré le président américain. "Ensemble nous devons faire face au changement climatique, en mettant fin à la dépendance mondiale face aux énergies fossiles, en exploitant les sources d'énergie comme le vent et le soleil et en appelant toutes les nations à assurer leur part" des efforts, a-t-il ajouté. "Je vous promets que les États-Unis sont maintenant prêts à prendre la tête de cet effort mondial", a donc déclaré le président américain. Obama doit participer à la mi-journée à un sommet avec l'Union européenne, au cours duquel les dirigeants de l'UE veulent lui demander de faire davantage d'efforts dans la lutte contre le réchauffement climatique, en vue de la conférence de Copenhague en fin d'année sur l'après-Kyoto.

Enfin, il a promis de poursuivre le projet de bouclier antimissile, dont la République tchèque et la Pologne doivent accueillir des éléments mais qui est perçu par la Russie comme une menace. "Je veux être clair : l'activité de l'Iran dans le nucléaire et en matière de missiles balistiques constitue une réelle menace, pas seulement pour les États-Unis, mais pour les voisins de l'Iran et pour nos alliés", a-t-il déclaré. "La République tchèque et la Pologne ont fait preuve de courage en acceptant d'accueillir des éléments de défense contre ces missiles. Tant que la menace de l'Iran persistera, nous avons l'intention d'aller de l'avant avec un système de défense antimissile" dont les coûts soient maîtrisés et dont l'intérêt soit "prouvé", a-t-il dit. La Pologne et la République tchèque s'étaient inquiétées de voir l'administration Obama renoncer à ce projet de George W. Bush, au moment où les États-Unis cherchent à se rapprocher de la Russie et à renouer le dialogue avec l'Iran.

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DEBARQUEMENT Sarkozy est "très sensible" à la venue d'Obama en France NOUVELOBS.COM | 08.05.2009 | 18:16

A l'occasion des cérémonies du Débarquement des Alliés du 6 juin 1944, les chefs d'Etat iront se recueillir dans les cimetières où sont enterrés les soldats américains.

Nicolas Sarkozy a annoncé vendredi 8 mai lors de son discours à Sainte-Maxime dans le Var, que Barack Obama arriverait en Normandie "dès le 5 juin au soir" pour les cérémonies du Débarquement des Alliés du 6 juin 1944.

Le président de la république s'est déclaré "très sensible" à la venue de son homologue américain, notamment quelques semaines après le sommet de l'Otan qui s'était déroulé à Strasbourg. "C'est très important qu'il (Barack Obama) vienne en France" a-t-il affirmé après avoir dit que "l'amitié des Etats-Unis, dans le respect de l'indépendance de la France" était "quelque chose qui compte beaucoup". Il a rappelé qu'"on (la France) n'était pas seuls, on avait des amis, des alliés".

Des vétérans américains invités

Des vétérans américains seront également invités à l'occasion "pour qu'ils voient que l'ensemble du peuple français ne les a pas oubliés". Nicolas Sarkozy souhaite "leur rendre hommage".

Le chef d'Etat a précisé que lors de ce moment partagé en Normandie, ils (les deux présidents) iraient se "recueillir dans ces cimetières où (…) tant de jeunes Américains (…) ont payé de leur vie la liberté" pour la France. Nicolas Sarkozy s'est également dit bouleversé de tous ces jeunes morts "si loin de chez eux pour libérer un pays qui n'était pas le leur". Il a jouté qu'"on n'a pas le droit d'oublier". (Nouvelobs.com avec AP)

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Barack Obama donne rendez-vous en Normandie Créé le 09.05.09 à 10h26 | Mis à jour le 09.05.09 à 10h28

COMMEMORATION - Le président américain sera en France le 6 juin prochain pour le 65e anniversaire du débarquement...

La seconde guerre mondiale au programme du prochain périple européen de Barack Obama. Le président américain entreprendra en juin un voyage lourd d'émotion qui le conduira en Allemagne, dans le camp de concentration de Buchenwald, et en France, sur les plages du débarquement en Normandie.

Le 5 juin, Barack Obama visitera le camp de Buchenwald dont son grand-oncle, alors simple soldat dans l’armée américaine, avait participé à la libération. Il se rendra ensuite dans la ville de Desde, presque entièrement détruite en 1945 par les bombardements alliés les plus meurtriers et les plus controversés de la Seconde Guerre mondiale contre une ville allemande.

Le lendemain, le président américain sera en Normandie pour le 65e anniversaire du débarquement allié. Il devrait se rendre avec Nicolas Sarkozy dans le cimetière américain de Colleville-sur-Mer, où près de 10.000 soldats américains sont enterrés sous des croix blanches faisant face à la mer et rappelant la férocité des combats.

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Publié le 21/05/2009 à 15:05 - Modifié le 21/05/2009 à 17:59 Le Point.fr NOUVELLE CHARGE CONTRE L'ADMINISTRATION BUSH - Barack Obama : "Guantanamo a aidé Al Qaeda" Par Cyriel Martin

C'était un discours très attendu. Le président américain Barack Obama a réaffirmé, jeudi, devant le Congrès, sa volonté de fermer le camp de détention de Guantanamo comme il s'y était engagé pendant sa campagne, et comme il l'a confirmé dans un décret signé le 22 janvier .

Le chef de la Maison-Blanche devait reprendre le contrôle d'une situation délicate. Mercredi, les démocrates du Congrès lui ont en effet refusé les fonds qu'il avait réclamés pour fermer Guantanamo.
Ils sont favorables à cette fermeture mais craignent que des suspects de terrorisme ne se retrouvent sur le sol américain, en prison ou dans la rue, et veulent savoir précisément ce que Barack Obama compte faire des 240 détenus enfermés à Guantanamo avant de lui accorder les 80 millions de dollars demandés.

"Ma responsabilité la plus importante, c'est de garantir la sécurité du peuple américain. C'est la première chose à laquelle je pense en me levant le matin, c'est la dernière chose à laquelle je pense en me couchant le soir", a déclaré Barack Obama dès les premières minutes de son allocution.

"Nous avons été la nation qui a fermé les camps de torture", a ensuite rappelé le président américain, en évoquant le rôle joué par les États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale. Barack Obama s'est ensuite montré plus ferme : "Le gouvernement [Bush] a pris des décisions précipitées, basées sur la peur plutôt que sur la clairvoyance, considérant que les principes étaient des luxes, desquels on pouvait se passer."
"Bien sûr, nous sommes en guerre contre Al-Qaeda", a reconnu Barack Obama. "Mais il faut mener ce combat avec responsabilité." "La justice ad hoc qui a été décidée après le 11 septembre ne peut plus continuer", a-t-il assuré.

Cinq cas de figure pour les détenus de Guantanamo

La torture "affaiblit l'État de droit, nous met le monde à dos, renforce les terroristes", a ensuite prévenu le locataire de la Maison-Blanche. "Cela ne fait pas avancer notre effort de guerre contre le terrorisme", a-t-il martelé, affichant ainsi son profond désaccord avec l'administration Bush.
"Il faut renvoyer ces méthodes-là où elles ont leur place, dans le passé", a-t-il ensuite lancé. "Pendant plus de sept ans, nous avons détenu des centaines de personnes à Guantanamo. Trois personnes seulement ont été condamnées", a ensuite déploré Barack Obama, précisant : "Les deux tiers des détenus ont été libérés avant ma prise de fonction."

Le président américain a poursuivi : "Guantanamo est devenu un symbole qui a aidé Al-Qaeda. La prison de Guantanamo a accru les dangers, renforcé nos ennemis. Le coût de maintien en service de Guantanamo est beaucoup plus substantiel que sa fermeture. Je sais que la fermeture de Guantanamo est complexe." "En tant que président, je refuse que ce problème pourrisse", a prévenu le chef d'État. "Ces dernières semaines, nous avons vu un retour à la politisation de ces questions", a reconnu le président américain, disant "comprendre" ces agissements.

"Nous n'allons pas libérer qui que ce soit qui mettrait en danger la sécurité nationale", a assuré Barack Obama, pour répondre à la crainte des parlementaires de sa majorité qui s'est exprimée ces derniers jours. "Nous sommes en train d'évaluer chacun des cas de Guantanamo", a-t-il expliqué, se disant "conscient" que sous l'administration Bush, certains détenus ont été "renvoyés sur les champs de bataille". Le Président a ensuite examiné cinq cas de figure. "Certains détenus seront jugés par des cours fédérales américaines", a expliqué Barack Obama, citant le cas de Zacharias Moussaoui, considéré comme le "20e pirate du 11-Septembre". L'idée de transférer des détenus du camp de Guantanamo vers des prisons de haute sécurité aux États-Unis soulève de nombreuses inquiétudes parmi les Américains. "Gardez ceci à l'esprit: personne ne s'est jamais échappé de l'une des nos prisons fédérales dites supermax, dans lesquelles sont enfermés des centaines de terroristes", a-t-il dit.

Les photos de sévices "enflamment l'anti-américanisme"

Deuxième catégorie : les déténus "qui ont violé le droit de la guerre" seront jugés par des tribunaux militaires, a continué Barack Obama, assurant qu'il allait "remettre les tribunaux militaires dans le bon droit". Ensuite, "les détenus pour qui des décisions ont déjà été prises sous la précédente législature". Quatrième cas : "les détenus qui peuvent être transférés vers un autre pays". Cinquante prisonniers sont dans ce cas, a assuré Barack Obama. Enfin, "les détenus de Guantanamo qui ne peuvent être poursuivis pour leurs crimes passés, mais qui n'en représentent pas moins une menace pour la sécurité des Etats-Unis". "C'est le sujet le plus délicat à traiter", a-t-il reconnu. Le président a ainsi implicitement admis la possibilité de maintenir indéfiniment ces personnes en détention. "Je ne libérerai pas des gens qui représentent un danger pour les Américains", a-t-il assuré.

Concernant sa décision de refuser la publication de photos de sévices exercés sur des détenus de Guantanamo, Barack Obama s'est justifié en expliquant que cela allait "enflammer l'anti-américanisme et encourager la guerre". "J'ai dû trouver un équilibre entre la sécurité nationale et la transparence", a expliqué Barack Obama, qui a prévenu que les sévices "ne correspondent pas aux idéaux américains". "Je comprends que les Américains aient besoin de connaître toute l'histoire", a-t-il reconnu. "Mon administration fera son possible pour donner le plus d'informations possible aux citoyens", a-t-il promis. "Mais on ne peut pas tout dire." "Le secret défense est nécessaire pour défendre les États-Unis", a affirmé Barack Obama. "Mais certains en ont abusé", a-t-il admis, dans une allusion à peine cachée à son prédécesseur George W. Bush.

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Obama en visite à Dresde avant de se rendre à Buchenwald De Stephen COLLINSON – AFP 5 juin 2009

DRESDE, Allemagne (AFP) — Le président américain Barack Obama visitait vendredi en Allemagne des lieux symboliques de l'Holocauste mais aussi des souffrances des civils allemands, avant d'aller commémorer le débarquement allié en Normandie en 1944.

M. Obama a passé la nuit à Dresde, arrivant du Caire où il a plaidé avec force pour une nouvelle ère dans les relations entre les Etats-Unis et le monde musulman.

Il a entamé vendredi des entretiens avec la chancelière allemande Angela Merkel dans un musée de cette ville surnommée la "Florence de l'Elbe", rasée par des bombardements anglo-américains qui firent 35.000 morts en février 1945, selon les estimations généralement retenues (chiffre des historiens communistes de l'ancienne Allemagne de l'Est, 135.000 dans le Quid 2000 p.681a, notedt).

Il devait visiter en début d'après-midi l'ancien camp de concentration de Buchenwald, où périrent 56.000 personnes. Pour cette visite du camp qui, selon des sources diplomatiques concordantes, est la raison première de son étape allemande, il sera accompagné de Mme Merkel et du prix Nobel de la paix Elie Wiesel, survivant de l'Holocauste. L'écrivain américain, d'origine roumaine, était détenu à Buchenwald lors de l'arrivée de l'armée américaine en 1945. Son père y est mort de dysenterie quelques mois plus tôt.

M. Obama a déjà évoqué l'Holocauste jeudi au Caire. "Je vais visiter Buchenwald, qui faisait partie d'un réseau de camps où les juifs ont été réduits en esclavage, torturés, tués par balles et gazés par le IIIe Reich. "Six millions de juifs (chiffre du Tribunal militaire international de Nuremberg, chargé de juger les allemands vaincus, notedt) ont été tués, a-t-il dit. Nier ce fait est infondé, ignorant et haineux".

La presse allemande voyait dans cette visite un contrepoids aux critiques qu'il a adressées à Israël, demandant l'arrêt de toute colonisation des territoires palestiniens.

Premier président américain à Buchenwald, il devait rencontrer des survivants et des descendants de rescapés dans ce camp auquel le lie son histoire familiale: un de ses grand-oncles, Charlie Payne, a participé à la libération d'Ohrdruf, un camp de travail annexe, rasé ensuite par l'Armée rouge.M. Payne, 84 ans, a décidé, en raison de son état de santé, de ne rejoindre son petit-neveu que samedi sur les plages normandes du débarquement.

Après la visite de Buchenwald, M. Obama devait prendre un "mini bain" dans une foule triée sur le volet.

La Maison blanche avait expliqué que M. Obama voulait, vingt ans après la chute du Mur de Berlin, se rendre compte par lui-même de la reconstruction dans l'ex-RDA dont Mme Merkel, qui y a grandi, lui avait parlé.
Dans la capitale du Land (Etat régional) de Saxe, il devait notamment visiter la Frauenkirche (Eglise Notre-Dame), qui en dépit de son nom est un temple protestant baroque rasé dans les bombardements alliés et reconstruit pierre par pierre.

L'étape de Dresde suscitait déjà la controverse, au moins sur internet: l'extrême droite allemande, qui a récupéré la tragédie et manifeste dans la ville chaque 13 février contre "l'impérialisme américain", réclame des excuses. Et aux Etats-Unis, les commentateurs conservateurs ont dénoncé le choix de Dresde et mis en garde contre d'éventuelles excuses de l'Amérique.

Avant de partir pour Paris en fin de journée, M. Obama se rendra dans l'hôpital militaire américain de Landstuhl (ouest), où sont soignés les GI's blessés en Afghanistan ou en Irak.

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Au Ghana, Obama appelle l'Afrique à se prendre en main Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 12/07/2009 11:00 - mis à jour le 12/07/2009 11:13

Après un passage éclair au Ghana, où il a plaidé pour une Afrique prend en main sa destinée, le président américain Barack Obama est rentré à Washington, au terme de son premier séjour de président en Afrique noire et d'une tournée de six jours qui l'a conduit en Russie et en Italie.

Le président américain Barack Obama a quitté samedi soir le Ghana au terme de son premier séjour de président en Afrique noire et d'une tournée de six jours qui l'a conduit en Russie et en Italie.

Au cours de sa visite de moins de 24 heures au Ghana, M. Obama, accueilli avec une immense ferveur par la population, a appelé l'Afrique à prendre en main son propre destin et à combattre les pratiques antidémocratiques, les conflits et la maladie.

M. Obama a amplifié l'intensité de sa première visite de président à l'Afrique noire en rappelant ses origines, en parcourant l'un des hauts-lieux de la traite négrière et en ravivant le grand slogan de sa campagne électorale victorieuse, "yes, we can".

Des foules colorées et exultantes de Ghanéens qui arboraient des tee-shirts à son effigie se sont pressées par milliers le long de son parcours et ont pris les toits d'assaut pour lui proclamer leur adoration avec l'espoir qu'il verrait des messages comme "Obama tu es le vrai fils de l'Afrique, on t'aime".

Devant le palais présidentiel où il allait être reçu par son homologue John Atta-Mills, Ama Agyeman, une femme de 80 ans clouée dans un fauteuil roulant, expliquait: "Je veux voir le premier président noir d'Amérique avant de mourir".

"Je peux vous dire sans crainte d'être contredit que tous les Ghanéens veulent vous voir. J'aimerais pouvoir vous envoyer dans toutes les maisons du Ghana", lui a dit M. Atta-Mills. Face à un tel engouement, M. Obama a conjugué les messages très politiques et beaucoup plus personnels.

Il a appelé les Africains à ne plus invoquer le colonialisme pour expliquer les guerres, la maladie, le sous-développement, les pratiques antidémocratiques et la corruption.

"Vous pouvez vaincre la maladie, mettre fin aux conflits, changer fondamentalement les choses. Vous pouvez faire ça. Oui, vous le pouvez" ("yes, you can"), a-t-il dit, soulevant les clameurs des députés ghanéens devant lesquels il s'exprimait. "Mais cela n'est possible que si, vous tous, vous assumez la responsabilité de votre avenir. Cela ne sera pas facile (...) Mais je peux vous promettre ceci: l'Amérique sera à vos côtés, à chaque étape, en tant que partenaire, en tant qu'amie", a-t-il dit.

M. Obama, fils d'un Kényan émigré aux Etats-Unis pour étudier avant de rentrer au pays, a rappelé devant le parlement que "le sang de l'Afrique" coulait dans ses veines. Il sait donc le mal que le colonialisme a fait à l'Afrique.

Mais, a-t-il ajouté, "l'Occident n'est pas responsable de la destruction de l'économie zimbabwéenne au cours de la dernière décennie, ou encore des guerres où on enrôle les enfants dans les rangs des combattants", a-t-il

M. Obama, qui avait choisi le Ghana comme un des rares exemples en Afrique de transitions démocratiques et de réussites économiques, a ainsi appelé les Africains à adopter des règles de bonne gouvernance, parce que "l'Afrique n'a pas besoin d'hommes forts, elle a besoin d'institutions fortes". Il a signifié que le soutien américain au développement dépendrait de cette adhésion aux règles démocratiques.

Il a insisté sur la notion de partenariat.

Il a rappelé que, si son grand-père avait été appelé "boy" une grande partie de sa vie sous l'autorité britannique au Kenya, ce sont le tribalisme et le népotisme qui ont bloqué la carrière professionnelle de son père. Arrivée de La famille Obamale 12 juillet 2009 à la base aérienne du Maryland

Il a encore amplifié la charge émotionnelle de ce voyage en se rendant dans l'après-midi avec son épouse Michelle, elle-même descendante d'esclave, et leurs deux filles, au fort esclavagiste de Cape Coast, d'où des milliers d'Africains partirent vers l'Europe, l'Amérique et les Caraïbes pour un voyage sans retour. Il a vu là un lieu d'une "profonde tristesse", mais aussi le début de "l'expérience" noire américaine.
Il a aussi pensé à ses deux filles Sasha et Malia, des privilégiées auxquelles cette visite devait inspirer "le sens du devoir qu'il y a à combattre l'oppression et la cruauté où qu'elles se trouvent".

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Racisme: Barack Obama regrette ses propos 20 minutes.fr Créé le 24.07.09 à 13h26 | Mis à jour le 25.07.09 à 02h38 |

Le président américain s'en est pris à la police de Cambridge après l'arrestation d'un universitaire noir...

En s’en prenant à «la conduite stupide» de policiers de Cambridge, dans le Massachusetts, selon ses mots, Barack Obama vient de réaliser son premier faux-pas en terme de tensions raciales.

Il a été contraint de faire marche arrière ce vendredi. Il a dit avoir appelé le policier impliqué dans la controverse raciale et a regretté le choix des mots qu'il avait employés. «Le choix de mes mots n'a pas apporté plus de lumière sur cette affaire, mais a contribué au contraire à davantage de frénésie médiatique, je pense que c'était malheureux», a dit le président lors d'une intervention impromptue devant la presse.

Il s'est cependant gardé de parler ouvertement d'excuses qu'il aurait présentées ou pas au policier. Les syndicats de police de Cambridge (nord-est), où exerce le policier en question, ont réclamé de telles excuses de la part du président.

Les faits

Jeudi 16 juillet: un éminent universitaire noir, Henry Louis Gates Jr., est arrêté après avoir forcé la porte de son domicile, car il ne trouvait plus ses clés. La police, alertée par le voisinage, a cru à un cambriolage. Selon le rapport des forces de l’ordre, il aurait été arrêté à cause de son comportement «bruyant et tumultueux». Le spécialiste des questions africaines et afro-américaines à la prestigieuse université Harvard considère avoir été arrêté «car il est un homme noir, aux Etats-Unis».

L’incompréhension du policier

Mercredi, son ami Barack Obama a estimé, lors d’une conférence de presse sur un tout autre sujet, que «la police s'est conduite de manière stupide en arrêtant quelqu'un alors que la preuve était faite qu'il était chez lui». Des propos qui ont provoqué un tollé chez la police de Boston.

James Crowley, le sergent blanc qui a arrêté l’universitaire se défend de tout préjugé raciste. Dans une interview d’une vingtaine de minutes à une radio de Boston, il donne sa version de l’affaire, estimant que l’intervention de Barack Obama était «largement à côté de la plaque». «Je trouve décevant qu'il se soit exprimé sur une affaire locale, car vraiment, c’est quelque chose qui se joue ici», rapporte le «New York Times». Le sergent, qui avait voté pour Barack Obama, dit ne pas être sûr de revoter pour lui...

Sur Internet, le débat fait rage

Aux Etats-Unis, l’affaire fait la une de tous les journaux. D’après le «Boston Globe», cette histoire semble «très familière» à plusieurs Afro-Américains de Boston. Certains prennent ainsi la défense de l’universitaire, à l’instar du gouverneur du Massachusetts.

Observateurs et blogueurs s’interrogent sur les faits, se demandant s’il s’agissait vraiment d’une réaction raciste. Le syndicat de policiers de Cambridge, de son côté, apporte son soutien au sergent «très respecté».

Autre interrogation: Obama aurait-il vraiment dû s’exprimer sur le sujet?

Ce type d’intervention sur un sujet local est très rare pour un chef d’Etat américain. Selon un avocat du syndicat policier, Barack Obama a «tout faux en critiquant ce policier en particulier et le département en général». Une chose est sûre, pour le «Washington Post», cet événement propulse Barack Obama dans la première controverse raciale de son mandat, en réagissant un peu vite, sans connaître tous les éléments de l’affaire. O.R.

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L'Amérique fait des obsèques nationales à Ted Kennedy
De notre envoyée spéciale à Boston, Adèle Smith lefigaro.fr 28/08/2009 | Mise à jour : 22:08 |

Barack Obama prononcera l'oraison funèbre à Boston, avant l'inhumation du sénateur du Massachusetts ce soir près de Washington.

Ted Kennedy avait insisté auprès de ses proches : pour son dernier voyage, il voulait une célébration à son image - sentimentale, chaleureuse et irlandaise. Il aura eu, en plus, tous les honneurs d'un homme d'État, quasiment des funérailles nationales.

Le cercueil recouvert de la bannière étoilée, transporté jeudi de Cape Cod, fief des Kennedy, dans le Massachusetts, au nord-est des États-Unis, est arrivé au son des cornemuses à la grande bibliothèque John F. Kennedy de Boston. Plusieurs dizaines de milliers de personnes, Bostoniens et gens de passage, se sont déplacées vendredi pour lui rendre hommage.

Vicki, l'épouse de Ted, Caroline, sa nièce, Patrick, son fils, et une partie des quelque 80 autres membres du clan se sont succédé toute la nuit pour veiller sur la dépouille de l'«Oncle Ted», serrant chaleureusement la main, embrassant même parfois des anonymes dans le public, avec ce mélange d'aisance et de noblesse qui fascine tant les Américains.

Avant cela, le cortège funéraire avait suivi un trajet très symbolique, sur les traces de Rose Kennedy, sa mère, que Ted vénérait, et sur celles de son frère assassiné JFK, qu'il admirait plus que tout. John McCain, Caroline Kennedy, la fille de JFK, et d'autres devaient prendre la parole vendredi soir lors d'une cérémonie privée du souvenir à la bibliothèque.

Les funérailles du sénateur auront lieu ce matin à partir de 10 heures (16 heures en France), à la basilique Notre-Dame du Secours perpétuel, dans un quartier déshérité au nord de la ville.

Quatre présidents autour du cercueil

Barack Obama, qui devait arriver vendredi soir à Boston, prononcera l'une des oraisons funèbres, avant de repartir sur son lieu de vacances, à Martha's Vineyard. On s'attend à un discours très personnel de celui qui n'a pas oublié le rôle crucial de Ted Kennedy au début de la campagne, lorsque le sénateur, pourtant proche des Clinton, avait décidé de soutenir la candidature du jeune outsider.
Les quatre présidents vivants, George Bush inclus, sont attendus aux funérailles du «Lion» du Sénat, ainsi que des dizaines de dignitaires.

Tout au long de ces trois jours d'hommage, qui se termineront avec l'inhumation de Ted Kennedy ce soir près de Washington, on aura senti à quel point ce fils de l'élite américaine, dernier poids lourd de la mythique dynastie, fut proche des gens. Sur le trajet de Cape Cod jusqu'à Boston, des femmes avaient emmené leurs enfants en bas âge, des handicapés en chaise roulante avaient attendu des heures sous le soleil. Chacun avait une histoire personnelle à raconter sur le sénateur du Massachusetts, réélu depuis des décennies malgré ses frasques personnelles : un coup de pouce pour un visa, une lettre de soutien pour un fils tombé en Irak, une bourse d'études obtenue grâce à lui, sans compter les centaines de lois portant son nom. «Il s'est tellement battu pour le droit des handicapés ! Grâce à lui, ma tante attardée mentale a eu une vie décente, je suis venue le remercier pour ça», confie à la sortie de la bibliothèque Cheryl Stokes, une petite-fille d'Irlandais comme lui. Dans la longue fille d'attente, beaucoup de Noirs et de gens d'origine modeste sont là. «Ma famille a bénéficié directement de ses efforts en matière d'éducation pour les plus pauvres», raconte Angela Prince, Afro-Américaine venue avec ses enfants. vendredi, la queue s'était formée dès 4 heures du matin devant la bibliothèque.

L'immense basilique où auront lieu les funérailles occupe une place importante dans le cœur des nombreux catholiques de souche irlandaise de Boston. C'est ici, dans la petite chapelle à gauche de l'autel, que Ted était venu prier la Vierge en 2003 pour sa fille Kara, survivante d'un cancer du poumon. Des béquilles, sorte d'offrandes votives dédiées à Notre-Dame du secours perpétuel pour ses interventions, s'accumulent autour de l'icône depuis 1883. Susan Walsh, atteinte d'une maladie incurable, est venue prier pour un miracle. Elle a aussi déposé une bougie pour Ted, qu'elle avait croisé ici même à plusieurs reprises. «Je prie pour son âme, et je prie pour qu'un autre reprenne le flambeau», murmure-t-elle, avant de repartir, silhouette voûtée sous le poids de la peine.

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Sports JO 2016: Obama "déçu" de la défaite de Chicago AP | 02.10.2009 | 20:15

Barack Obama est "déçu" que Chicago n'ait pas été choisie par les membres du CIO pour organiser les Jeux olympiques d'été de 2016 mais le président américain ne regrette pas de s'être rendu à Copenhague pour apporter son soutien personnel à sa candidature, a annoncé vendredi son porte-parole Robert Gibbs.

S'exprimant devant des journalistes à bord de l'Air Force One alors que Barack Obama et son épouse Michelle rentraient à Washington, Robert Gibbs a précisé que le chef de la Maison Blanche était "fier de son épouse pour la présentation qu'elle a faite".
La Première dame des Etats-Unis s'est rendue dans la capitale danoise avant son mari et a fait campagne pour ramener les JO 2016 à Chicago, sa ville natale.

A la question de savoir si Barack Obama était content d'avoir fait le voyage pour appuyer personnellement la candidature de Chicago, le porte-parole a répondu: "Absolument". AP

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Pourparlers de paix: un succès pour Israël mais beaucoup de doutes sur un accord De Marius SCHATTNER (AFP) – 22 août 2010 12.00

JERUSALEM — Israël affirmait dimanche qu'un accord de paix était réalisable avec les Palestiniens grâce à la reprise de négociations directes, malgré les frustrations de l'Autorité palestinienne qui espérait des garanties, et les doutes éveillés par un sentiment de déjà vu.

"Je peux comprendre les sceptiques. Mais nous avons bien l'intention de les étonner, à condition d'avoir un partenaire sérieux" dans la négociation, a affirmé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Un accord de paix avec les Palestiniens est difficile mais possible", a-t-il assuré, estimant qu'un règlement devait être fondé "sur des arrangements de sécurité" satisfaisants pour Israël, la reconnaissance par les Palestiniens d'Israël "comme l'Etat du peuple juif, pour résoudre le problème des réfugiés dans le cadre d'un Etat palestinien" et mettre un "point final au conflit".

Dès l'annonce vendredi par la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton d'une reprise du dialogue le 2 septembre, après 20 mois d'interruption, M. Netanyahu s'était félicité de l'invitation faite sans "conditions préalables".

Son parti le Likoud (droite) a applaudi ce "succès diplomatique" y voyant la preuve que M. Netanyahu "avait eu raison de tenir bon et ne pas céder aux pressions" sur un gel de la colonisation.

En revanche, l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas a donné son accord dans la nuit de vendredi à samedi, après une réunion retardée du Comité exécutif de l'Organisation de Libération de la Palestine (CEOLP).

Selon le quotidien arabe Asharq Al-Awsat, "Mme Clinton n'a pas mentionné le communiqué du Quartette et expliqué que les négociations se tiendraient sans conditions préalables, ce qui a provoqué la colère du président Abou Mazen (Mahmoud Abbas)".

Dans un communiqué, le Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, Union européenne et ONU) a affirmé vendredi son soutien aux discussions directes devant "mener à un accord, négocié entre les parties, qui mette fin à l'occupation qui a commencé en 1967 et aboutisse à la constitution d'un Etat palestinien".

Selon Asharq Al-Awsat, le retard dans la réunion du CEOLP s'explique par des appels répétés des responsables américains à M. Abbas pour le rassurer.

Un responsable du comité central du parti Fatah de M. Abbas, Jamal Mouhaïssen, a déploré que "l'invitation de l'administration américaine ne fasse aucune référence au communiqué du Quartette".

Le principal négociateur palestinien, Saëb Erakat, a averti de nouveau que si la "colonisation devait continuer après le 26 septembre, les négociations à notre grand regret, ne continueraient pas", précisant qu'il s'agissait d'un "test de la volonté de paix du gouvernement israélien".

En novembre, Israël a annoncé un moratoire de la construction de 10 mois en Cisjordanie qui s'achève le 26 septembre.

L'annonce des négociations était aussi accueillie avec scepticisme dans la presse israélienne qui rappelait les échecs passés depuis les accords d'Oslo en 1993 et les désaccords de fond.

Le quotidien Yediot Aharonot explique la relative indifférence de l'opinion publique en soulignant que "beaucoup de paroles ont été échangées depuis dix-sept ans, beaucoup d'encre a coulé, mais aussi beaucoup de sang".

L'ex-député de gauche Yossi Beilin, architecte des accords d'Oslo, estime qu'"il n'y a aucune chance de parvenir à un règlement global dans le contexte actuel", sans évacuation massive des colonies, à laquelle s'oppose le Premier ministre israélien, et alors que le mouvement islamiste Hamas contrôle la bande de Gaza.

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Stiglitz: «La crise est de fabrication humaine» Laurent Pinsolle - Blogueur associé | Dimanche 22 Août 2010 à 07:01 marianne2.fr Source : Joseph Stiglitz, Le Triomphe de la cupidité, LLL, Les Liens qui Libèrent

«Le triomphe de la cupidité», dernier ouvrage de Jospeh Stiglitz, a séduit Laurent Pinsolle. Le livre décrit avec une impitoyable rigueur les méandres d'un système financier où seule compte la course aux profits. Wall Street a façonné un régime inégalitaire qui prête aux banques et prend aux citoyens démunis.

L’auteur s’est fait connaître à la fois comme prix Nobel d’économie 2001 et également comme critique radical des pratiques du FMI, qu’il a dénoncées dans son livre La grande désillusion. Il vient de publier Le Triomphe de la cupidité, que je vous recommande vivement.

Une analyse de la crise

Joseph Stiglitz propose une bonne synthèse, centrée sur les Etats-Unis. Pour lui, la cause est financière : « Il y avait une bulle, et elle a éclaté, en apportant la dévastation dans son sillage. Cette bulle était alimentée par des prêts douteux des banques, qui acceptaient pour nantissement des actifs dont la valeur était gonflée par la bulle. Des innovations récentes ont permis aux banques de cacher une bonne partie de leurs prêts pourris, de les retirer de leur bilan, et d’accroître ainsi leur effet de levier, ce qui a rendu la bulle encore plus grosse et le chaos quand elle a éclaté encore plus grave ».

« La crise n’est pas un cataclysme qui serait ‘arrivé’ aux marchés financiers ; elle est de fabrication humaine : Wall Street se l’est lui-même infligée, à lui et au reste de la société. » Il dénonce le rôle d’Alan Greenspan, mis en place par Ronald Reagan pour favoriser une déréglementation à laquelle Paul Volcker était moins favorable. Il dénonce la course trimestrielle aux profits et la titrisation, qui permet surtout aux banques d’empocher de juteuses commissions et qui a relâché l’évaluation des prêts du fait qu’ils sont ensuite sortis des comptes.

Joseph Stiglitz décrit un monde financier mal conçu où les différentes incitations poussent tous les acteurs à adopter un mauvais comportement. Les prêts hypothécaires étaient conçus de manière à maximiser les gains des banques et la titrisation leur permettait de ne pas vraiment faire attention au risque de remboursement. Enfin, les modèles étaient mal étudiés pour prévoir les risques de risque puisque selon ceux couramment utilisés, « le type de krach boursier qui s’est produit le 19 octobre 1987 ne pouvait survenir qu’une fois toutes les 20 milliards d’années »…

L’auteur en profite pour dénoncer les excès d’un système inégalitaire puisque le revenu réel médian des ménages a baissé de près de 4% de 2000 à 2008 (alors que le prix de l’immobilier s’envolait et que le PIB par habitant a cru de 10%), preuve que seule une petite minorité en profitait. La croissance était alimentée par le crédit, les extractions hypothécaires des ménages pouvant représenter jusqu’à 7% du PIB en une année. Et cette inégalité se retrouve dans les aides aux banques alors que les ménages surendettés voient leur maison saisie : « Les spéculateurs sont mieux traités que les travailleurs ».

Une critique féroce des administrations Bush et Obama

Joseph Stiglitz a la dent dure avec le précédent président, dont il rappelle toutes les déclarations infirmées par la réalité. Son analyse détaillée du TAARP (le plan de sauvetage des banques) fait froid dans le dos : 150 milliards de dollars pour acheter les votes du Congrès, les 180 milliards pour AIG. Il affirme même que les contribuables ont été « volés ». Il dénonce le fonds de rachat d’actifs toxiques, financé à 92% par l’Etat, qui en supporte les pertes mais ne recevra que 50% des profits (le reste allant au secteur privé, qui, en plus, peut se délester de ses actifs les plus pourris).

Mais il n’est guère moins dur avec Barack Obama, dont il qualifie la stratégie de « navigation à vue ». Pour lui, « il est frappant que le président Obama, qui avait fait campagne en promettant le changement auquel on peut croire, n’ait que légèrement redisposé les fauteuils sur le pont du Titanic ». Il dénonce le deux poids deux mesures d’une administration pour laquelle « les contrats des cadres supérieurs d’AIG étaient sacro-saints, mais les accords salariaux des ouvriers des entreprises automobiles qui recevaient de l’aide devaient être renégociés ».

Il souligne aussi les avantages que Goldman Sachs a tirés du sauvetage d’AIG (13 milliards de dollars) ou les milliards de bonus distribuées par des entreprises qui n’avaient pourtant dû leur survie qu’à l’aide de l’Etat. En un sens, il dénonce le gouvernement des banques, qui tirent profit de leur taille pour imposer la collectivisation de leur perte alors qu’elles conservent bien les profits. Il dénonce également les cadeaux de la Fed à l’ensemble du système bancaire. Il souligne enfin que cela correspond à la logique des plans de sauvetage du FMI, qui protègent toujours les créanciers occidentaux…

Joseph Stiglitz jette toute son autorité dans une analyse impitoyable qui montre la responsabilité des banques, qui ont engrangé d’immenses profits avant d’être sauvées par l’Etat alors que les citoyens ont triplement perdu : leur maison, la facture du TAARP et parfois leur emploi.

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