02 octobre 2009. Echec devant le Brésil de Lula, Chicago vaincu par RIO
24 juillet 2009. L'Empereur Metis doit regretter d'avoir traité de stupide le policier blanc ayant menotté un professeur noir de Harvard pris pour un cambrioleur
06 janvier 2008. Bill Richardson, accusé de corruption, doit renoncer au Secrétariat au Commerce
12 décembre 2008. La blague du Gouverneur de l'Illinois ne casse pas la baraque
1er décembre 2008. Obama et ses faucons à l'attaque du Monde, pour la défense "musclée" des intérêts nationaux des États-Unis
Chief of staff : Rahm Emanuel, Juif "orthodoxe moderne", et qui a "toutes les compétences pour le job" (Repères)
Les blancs qui l'ont fait élire : David Axelrod, David Plouffe, Robert Gibbs, Jon Favreau
Novembre 2008. Les dépendances européennes des USA souhaitent la victoire d'Obama ; dont la tante est en situation illégale ; dont la grand-mère blanche décède opportunément
Octobre 2008. Obama, le plus riche, est en tête des sondages, bénéficie, contre McCain, de la crise financière occidentale ; le ralliement ethnique du traître Powell ; Rama Yade est séduite ; les deux grand-mères, blanche qui le blanchit et noire ...
Août 2008. Barack Obama est-il l'Antéchrist ? Qui, roll back, soutient la Géorgie contre la Russie
Juillet 2008. L'ami et protecteur d'Israël, acclamé par 200.000 allemands descendants des vaincus de 1945, est un copain de Nicolas Sarkozy; (Obamania "parisienne"); propagande islamophobe ?
Juin 2008. Le riche avocat démocrate préfère les fonds privés ...
Juin 2008. Ses financiers "amis" veulent la mort d'Airbus ; 15 points d'avance sur Mc Cain ?
Mai 2008 Re-trahison du pasteur
Mars 2008. Son pasteur déconne
Mars 2008. Toni Rezko, la casserole d'Obama
Maître Barack Hussein Obama, riche avocat d'affaires
Selon les auteurs de "L'Amérique de Barack Obama", Demopolis, Paris, octobre 2007, François Durpaire et Olivier Richomme, Obama "incarne le passage d'une Amérique en noir et blanc à une société métissée" (4ème de couverture) et "Il est aussi un symbole pour les minorités visibles en France" (ibidem).
François Durpaire est chercheur en histoire à Paris I. Il dirige l'Institut des diasporas noires francophones. Il est l'auteur de "France blanche, colère noire", Odile Jacob, Paris, 2006.
Olivier Richomme enseigne la civilisation américaine à Lyon II.
1
Une jeunesse cosmopolite (1961-1981)
L'autobiographie de Barack Obama, publiée en 1995, commence par un chapitre intitulé « origins », un terme qui peut se lire de différentes manières.Si John Kennedy avait eu des difficultés à se faire accepter juste parce qu'il était un catholique dans une Amérique à majorité protestante, que dire alors d'Obama, dont le grand-père et le frère sont musulmans, le père d'origine kenyane, la sœur et le beau-père indonésiens, etc. ?
Dans un pays qui range les citoyens, lors du recensement décennal, dans des catégories ethniques et raciales, Obama fait figure d'inclassable. En ce sens, il pourrait apparaître comme l'antithèse de l'Amérique, lui qui, étant métis, échappe aux définitions identitaires que lui propose le pays. Car aux ÉtatsUnis, la catégorie de métis n'existe pas.
On pourrait souligner, à l'inverse, qu'Obama est « très américain» dans le sens où il symbolise l'avenir de cette nation plurielle, qui ne cesse de diversifier ses accents.
Le terme d'« origines» peut se lire d'une autre manière.
Aspirer à devenir le chef de la première puissance mondiale ne peut être le fruit du hasard. S'intéresser à un tel personnage implique de s'interroger sur les motivations profondes de son action. Derrière ce sourire franc et cette douceur apparente, d'où lui viennent son ambition gigantesque et sa volonté de changer le cours des choses?
Ne faut-il pas chercher les racines de cet engagement dans les absences, les vides et les déceptions de son enfance? Un individu n'est pas seulement le produit de deux cellules. Il est conditionné par la manière dont ses parents l'ont pensé, désiré, imaginé. Certains psychanalystes ont déterminé que le manque du père avait été chez de nombreux dirigeants le moteur de leur engagement politique.
Obama n'aurait-il eu de cesse de vouloir réaliser les rêves qu'il imaginait avoir été ceux de son père ? Le titre de son autobiographie - Dreams from my Father - qui évoque ce père qu'il a à peine connu -le laisserait penser. Il a également choisi de mettre des photos de ses grands-parents en couverture de ce premier ouvrage, comme pour marquer qu'il s'inscrit dans une généalogie; une généalogie de rêves, de projets, d'ambitions.
Barack Hussein Obama est né le 4 août 1961 à Honolulu, Hawaï. Ses parents sont de jeunes étudiants.
Son père est d'origine luo, une ethnie du Kenya.
Ann Dunham, sa mère, a des origines irlandaises, écossaises, cherokees. Elle est une lointaine descendante de Jefferson Davis, le président des États Confédérés d'Amérique pendant la guerre de Sécession.
Ses parents se séparent alors qu'il n'a que 2 ans. Son père ne reverra qu'une seule fois son fils, alors âgé de 10 ans, avant de mourir en 1982. Sa mère se remarie avec un étudiant indonésien. La famille s'installe à Djakarta où naît Maya, la demisœur de Barack.
Durpaire et Richomme, pp. 15-16
2
La question raciale
Depuis les années 1960, la notion d'une diversité d'opinions, de religions, de cultures, de langues, a été mise en valeur, à tel point que beaucoup ont craint de voir l'unité du pays disparaître.
Dans son ouvrage One Nation, Two Cultures, l'historienne conservatrice Gertrude Himmelfarb affirme que les Américains sont encore affectés par les répercussions de la fracture culturelle née dans les années 1960.
L'une des deux cultures privilégierait les libertés individuelles et la libre expression, tandis que l'autre, à laquelle s'identifie l'historienne, réaffirmerait l'autorité, le respect des traditions et des convictions religieuses.
A l'opposé de ces thèses, Alan Wolfe, dans son livre One Nation, After All, soutient que les éléments qui unissent les Américains en tant que nation sont plus nombreux que ceux qui les divisent.
C'est dans cette lignée qu'entend se situer Obama, qui ne cesse de réaffirmer les facteurs d'unité de la nation américaine. Sur le plan pratique, il a voté de nombreuses lois avec la majorité républicaine, comme membre de la minorité démocrate au Sénat de l'Illinois puis au Sénat des États-Unis.
A plusieurs reprises, il a dénoncé la polarisation trop marquée de la vie politique, en se présentant comme celui qui est en mesure de réactiver la devise américaine: E pluribus unum (De plusieurs, un).
Ibidem, p. 149
3
Réduire le fossé entre l'Amérique religieuse et l'Amérique laïque
Pour Obama, les obstacles auxquels la société américaine doit faire face prennent racine dans l'individualisme et l'indifférence sociale. Obama ne préconise pas que les hommes politiques démocrates se mettent du jour au lendemain à se référer à la Bible. L'absence de sincérité de John Kerry qui s'est contraint en 2004 à participer à des manifestations religieuses fut préjudiciable à son image.
Les croyants n'ont pas le monopole de la moralité. Par conséquent, il n'est pas besoin de feindre une foi outrancière pour parler des maux de la société.
En revanche, les défenseurs d'une laïcité stricte ont tort d'exiger que la foi soit circonscrite à une sphère privée :
Ibidem, p. 174
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Libération, 31 janvier 2008 p. 11 Obama encourage le Président
Suffisant pour le consoler ?
A défaut du soutien des Français, Nicolas Sarkozy a reçu hier les encouragements de Barack Obama, candidat à l'investiture démocrate pour la présidentielle américaine.
"C'est un homme énergique, avec beaucoup de talent. Je suis impressioné par sa façon de regarder les problèmes spécifiques à la France avec un regard neuf", déclare Obama dans un entretien à paraître jeudi dans Paris Match.
"Il n'est pas pieds et poings liés par des traditions et des dogmes. Il est un exemple pour de nombreux dirigeants", ajoute le sénateur de l'Illinois, qui dit vouloir rencontrer Nicolas Sarkozy lors de sa tournée européenne s'il remporte les primaires face à Hillary Clinton.
Les deux hommes se sont déjà rencontrés en mai 2007.
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Toni Rezko, la casserole d’Obama
De notre correspondant à Washington PHILIPPE GRANGEREAU Libération
QUOTIDIEN : mercredi 5 mars 2008
Lundi, à deux jours des importantes primaires du Texas et de l’Ohio dont les résultats sont connus aujourd’hui, Barack Obama a dû se défendre de ses accointances avec Antoin Rezko, un homme d’affaires douteux.
Son procès pour tentative d’extorsion, fraude, blanchiment d’argent et corruption s’est ouvert cette semaine à Chicago. Le sénateur Obama n’est lui-même accusé d’aucune malversation dans le cadre de ce procès, mais son nom sera mentionné car une partie des sommes détournées par son ami «Tony» ont atterri dans les caisses de sa campagne. Gênant pour un homme politique axé sur «l’éthique». Obama a esquivé maladroitement plusieurs questions qui lui étaient posées par les journalistes sur ses rapports avec Tony Rezko, ce qui n’a pas manqué de susciter des interrogations. Il s’est comporté «comme un homme politique qui a un problème», jugeait hier une éditorialiste du Washington Post. Quartier chic.-------
Mardi 18 Mars 2008 - Bienvenue chez - Regard sur les Etats-Unis
Barack Obama condamne fermement les propos tenus par son pasteur
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Barack Obama rattrapé
par la question raciale
LeFigaro
De notre correspondant à New York, Jean-Louis Turlin
01/05/2008 | Mise à jour : 23:20 | .
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Airbus fauché en plein vol à Washington
LIBERATION.FR : jeudi 19 juin 2008
Boeing doit savourer.
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Obama préfère les dons privés aux fonds publics
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The Associated Press - 21/06/08 à 20:27:17
Obama 15 points devant McCain, selon un sondage
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Barack Obama promet un soutien "indéfectible" à Israël
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Sarkozy: «C'est mon copain»
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La France succombe à l'obamania
AP | 25.07.2008 | 20:54
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angolapress info Luanda - Samedi, 26 juillet 2008 - 18:32
ALLEMAGNE: Pour 62% des Allemands, Obama a tenu un "grand discours" à Berlin
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20 minutes.fr Samedi 26 Juillet 2008 mise à jour 19h14
Devant Obama, Sarkozy ressort la légende des talibans et du vernis à ongles
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20.08.2008 nouvelobs.com
Barack Obama est-il l'Antéchrist ?
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Obama soutient la Géorgie (Tbilissi)
Source : AFP
29/08/2008 | Mise à jour : 12:21 |
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Barack Obama
01 oct. 2008 RTL.fr
Màj 14h11
Le candidat démocrate à la Maison Blanche Barack Obama a enregistré une progression spectaculaire dans trois Etats clefs (Floride, Ohio, Pennsylvanie) devançant son adversaire républicain John McCain de huit à quinze points, selon un sondage publié mercredi par l'université Quinnipiac.
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Le dernier combat du républicain John McCain
LE MONDE | 14.10.08 | 09h51 • Mis à jour le 14.10.08 | 09h58 Corine Lesnes
WASHINGTON, CORRESPONDANTE
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Les Echos 2008 [ 20/10/2008 - 10h39 ]
Colin Powell se rallie à Barack Obama
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Barack Obama: quand le candidat cède la place au petit-fils
samedi 25 oct, 11 h 22
Par Christopher Wills, Associated Press
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Obama blanchi par sa «Granny»
Barack Obama est aussi... blanc.
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Kenya : Sarah Obama
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Obama achète 30 minutes de télé 29 octobre 2008
France Info - 13:29
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Obama rend le don de sa tante au statut illégal
NOUVELOBS.COM | 02.11.2008 | 11:50
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L'Europe vote Obama mais ses espoirs de changement risquent d'être déçus
AFP 2 novembre 2008 12.00
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L'abécédaire de la campagne présidentielle américaine Les Echos.fr
[ 04/11/08 - 08H36 - actualisé à 10:03:00 ]
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Publié par aflahault 5 octobre 2008 dans International et Le billet.
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Barack Obama pleure sa grand-mère, décédée la veille du vote
Mardi 4 novembre, 07h58
Reuters
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David Axelrod, le stratège Le Parisien 2 novembre 2008 p. 6
Agé de 53 ans, David Axelrod n’est pas que le grand stratège de la campagne d’Obama. Il est également son ami, son conseiller et son homme de confiance.
Robert Gibbs, 36 ans, Directeur des communications
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Mercredi 12 novembre 2008 Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse lepoint.fr
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Rahm Emanuel, chef d'orchestre d'Obama
Il sera son oreille, son œil, son flair. A la Maison-Blanche, le chief est le conseiller le plus proche du président. Il travaille au plus près de lui, son bureau n'étant distant du bureau ovale que d'un petit couloir. Il met de l'huile dans les rouages, sanctionne et caresse tour à tour. Surtout, il sera chargé de mettre en musique toute décision du président.
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REPERES Le parisien Dimanche, 16 novembre 200, p. 8
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« Il a toutes les compétences pour le job »
SAMUEL K. SKINNER l'ancien directeur de cabinet de George Bush senior PROPOS RECUEILLIS PAR G.S.
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Barack Obama fait s'envoler ses "faucons"
Publié le 01/12/2008 à 18:49 - Modifié le 02/12/2008 à 10:46 Le Point.fr
Par Patrick Sabatier
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Chloé Mortaud, 18 ans, Miss Albigeois-Midi-Pyrénées, a été élue Miss France 2009 samedi soir par les téléspectateurs et un jury de personnalités en direct sur TF1 du grand carrousel du Puy-du-Fou aux Epesses (Vendée), où se tenait la cérémonie.
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"Miss France n'a pas été choisie par le public"
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Barack Obama demande la démission du gouverneur de l'Illinois Blagojevitch
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USA - Obama va nommer Tarullo à la Fed et Shapiro à la SEC
jeudi 18 décembre 2008 14h12
CHICAGO, 18 décembre (Reuters) - Barack Obama devrait nommer jeudi Daniel Tarullo, professeur de droit à l'université Georgetown, au conseil des gouverneurs de la Réserve fédéral, a-t-on appris de sources démocrates autorisées.
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Des organisations caritatives affectées par le scandale Madoff
Le 16/12/2008 à 09h06 GMT Avec Frederick Katayama, version française Gwénaelle Barzic
BMFTV
Les principales sociétés exposées au scandale madoffpar Jason Szep
BOSTON (Reuters)
- La fraude présumée orchestrée par le financier américain Bernard Madoff n'affecte pas seulement des banques et des gestionnaires de fonds: plusieurs organisations caritatives ont déjà dû fermer leurs portes et d'autres ont subi des pertes importantes.
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Richardson renonce à son poste lesEchos.com
[ 05/01/09 ]
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En montant hier matin à Philadelphie, par un froid polaire, dans le train qui devait l’amener à Washington, par le même itinéraire que celui emprunté naguère par son modèle politique, Abraham Lincoln, Barack Obama a sans doute ressenti le poids écrasant des espérances crées par son élection. Des espoirs qui vont bien au-delà des frontières de l’Amérique.
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Editorial du "Monde"
Derrière l'"Obamania"
LE MONDE | 19.01.09 | 14h21 • Mis à jour le 19.01.09 | 14h21 Article paru dans l'édition du 20.01.09
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Barack Obama indigné par les primes des banquiers de Wall Street
REUTERS | 29.01.2009 | 22:32
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Obama : «Je me suis planté» 04.02.2009, 08h35 | Mise à jour : 09h29 Leparisien.fr avec AFP
Barack Obama a fait mardi un extraordinaire aveu d'égarement en déclarant avoir «foiré» sur la nomination de son secrétaire à la Santé. «Je pense que cela a été une erreur. J'ai foiré. J'en assume la responsabilité et nous allons faire en sorte de régler le problème pour être sûrs que cela ne se reproduira pas», a t-il déclaré à la chaîne CNN.
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Obama envoie 17.000 soldats en Afghanistan
J.C. (lefigaro.fr) avec AFP et AP
18/02/2009 | Mise à jour : 09:37 |
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Deux juges étaient payés pour condamner des enfants ATS/Reuters | 13.02.2009 | 08:01
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- le 27/03/2009 - 16h12 LCI
AFGHANISTAN
Nouvelle stratégie pour Obama, nouveaux renforts
Le président américain a dévoilé vendredi ce qu'il qualifie "de nouvelle stratégie" pour venir à bout d'Al-Qaïda et des talibans.
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Publié le 03/04/2009 à 11:09 - Modifié le 03/04/2009 à 15:23 Le Point.fr
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Publié le 05/04/2009 à 11:23 - Modifié le 05/04/2009 à 17:22 Le Point.fr
Obama veut un monde "sans armes nucléaires"
lepoint.fr (source AFP)
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DEBARQUEMENT
Sarkozy est "très sensible" à la venue d'Obama en France
NOUVELOBS.COM | 08.05.2009 | 18:16
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Publié le 21/05/2009 à 15:05 - Modifié le 21/05/2009 à 17:59 Le Point.fr
NOUVELLE CHARGE CONTRE L'ADMINISTRATION BUSH - Barack Obama : "Guantanamo a aidé Al Qaeda"
Par Cyriel Martin
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Obama en visite à Dresde avant de se rendre à Buchenwald
De Stephen COLLINSON – AFP 5 juin 2009
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Au Ghana, Obama appelle l'Afrique à se prendre en main
Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 12/07/2009 11:00 - mis à jour le 12/07/2009 11:13
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Racisme: Barack Obama regrette ses propos 20 minutes.fr
Créé le 24.07.09 à 13h26 | Mis à jour le 25.07.09 à 02h38 |
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L'Amérique fait des obsèques nationales à Ted Kennedy
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Sports
JO 2016: Obama "déçu" de la défaite de Chicago
AP | 02.10.2009 | 20:15
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Pourparlers de paix: un succès pour Israël mais beaucoup de doutes sur un accord
De Marius SCHATTNER (AFP) – 22 août 2010 12.00
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Stiglitz: «La crise est de fabrication humaine»
Laurent Pinsolle - Blogueur associé | Dimanche 22 Août 2010 à 07:01 marianne2.fr Source : Joseph Stiglitz, Le Triomphe de la cupidité, LLL, Les Liens qui Libèrent
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L’avionneur contestait les conditions d’attribution par le Pentagone d’un méga-contrat d’avions ravitailleurs à l’européen EADS et son partenaire américain Northrop.
Eh bien, la Cour des comptes américaine (GAO) a donné raison mercredi à Boeing, laissant présager une remise en jeu du dossier.
«Notre étude nous a conduit à conclure que l’Air Force a commis nombre d’erreurs significatives qui pourraient avoir affecté le résultat d’une compétition qui était serrée entre Boeing et Northrop Grumman», a estimé la Cour, à l’issue d’un examen de trois mois de la procédure.
L’armée de l’Air américaine a annoncé son intention d’étudier ces conclusions avant de décider ou non de relancer la compétition. Elle a 60 jours pour informer la Cour des actions qu’elle compte entreprendre.
«L’Air Force fera le plus vite possible afin que l’Amérique s’équipe de cette capacité urgemment requise», a commenté la responsable des acquisitions de l’armée de l’Air, Sue Payton.
Cette recommandation, qui constitue un revers cinglant pour l’armée de l’Air et pour EADS, maison-mère d’Airbus, est le dernier épisode d’une histoire aux multiples rebondissements. Ce contrat de 35 milliards de dollars avait déjà été attribué à Boeing avant d’être annulé pour fraude et avait valu la prison à deux cadres de l’avionneur.
L’annonce du GAO risque de retarder encore une fois le renouvellement d’une flotte vétuste de «stations-service volantes», d’au moins un an selon les experts.
Mardi, le Pentagone avait averti qu’un nouveau délai poserait un «vrai problème». «C’est l’acquisition prioritaire de l’armée de l’Air».
Le président exécutif d’EADS, Louis Gallois, a avoué sa «déception», tout en réaffirmant que l’appareil proposé avec Northrop était de son point de vue «le meilleur». «Nous accueillons et soutenons la décision du GAO aujourd’hui qui reconnaît le bien-fondé de notre plainte» et «sommes impatients de travailler avec l’armée de l’Air», s’est félicité Mark McGraw, vice-président de Boeing, en charge des programmes d’avions ravitailleurs.
Le GAO note sept points qui ont pu, à son sens, fausser la compétition. En particulier, la Cour a noté que Boeing était moins cher que son rival sur toute la durée de vie du programme, après correction de certaines erreurs mises au jour lors de l’examen.
La Cour, dont l’avis est pratiquement toujours suivi par les pouvoirs publics, recommande à l’Air Force de «rouvrir les discussions» avec les deux compétiteurs, «d’obtenir des propositions révisées, de réévaluer les propositions et de prendre une nouvelle décision sur la sélection de son fournisseur, cohérente avec (sa) décision».
Le candidat républicain à la présidentielle John McCain, accusé par le parti démocrate d’avoir joué contre les intérêts de Boeing dans cette affaire, a appelé l’armée de l’Air à suivre la décision du GAO. «Mon souci essentiel (…) a toujours été que l’armée de l’Air achète les appareils les plus performants au coût le plus raisonnable», a-t-il dit.
Cette compétition - à haute teneur politique - a opposé pendant des années le KC-45, version militarisée de l’A330 d’Airbus, et le KC-767, dérivé du 767 de Boeing. Le 29 février, l’armée de l’Air avait choisi EADS et Northrop pour fournir 179 avions ravitailleurs. Cette décision avait suscité une levée de boucliers protectionnistes au sein du Congrès.
L’action Boeing est montée de près de 2% à la Bourse de New York, peu après l’annonce du GAO. A la clôture, elle gagnait encore 0,36% à 74,65 dollars.
Mibération
MARIA PIA MASCARO
QUOTIDIEN : samedi 21 juin 2008 p. 11
Il est le premier candidat à renoncer à la manne publique, qui fixe un seuil de dépenses, depuis la création de ce système dans les années 70 après le scandale du Watergate.
«Concurrents».
Le sénateur de l’Illinois a réservé la primeur de sa décision à ses partisans en postant une vidéo sur son site web : «Ce n’est pas une décision facile, parce que j’ai toujours défendu un système robuste de financement public des élections. Mais le système […] ne fonctionne pas et nous faisons face à des concurrents qui sont passés maîtres dans l’art de le déjouer.»
En réalité, cette décision n’a guère surpris à Washington, même si Obama est revenu sur un engagement, pris en septembre, de «trouver activement un accord avec le candidat républicain pour préserver le système de financement public des élections». Si certains ergotent sur le fait de savoir si Obama s’était fermement engagé, ou non, à accepter l’argent public, il est certain que son équipe de campagne n’a pas «activement» cherché à trouver un accord avec son rival John McCain.
Et pour cause : depuis l’annonce de sa candidature en janvier 2007, le candidat démocrate s’est révélé être une redoutable machine à lever des fonds, dépassant record après record. A ce jour, Barack Obama a déjà amassé un trésor de près de 270 millions de dollars (173 millions d’euros), contre 122 millions pour John McCain. Plus spectaculaire, 93 % des donations sont le fait de particuliers qui ont signé des chèques de moins de 200 dollars chacun. Un phénomène sur lequel s’appuie Obama pour dire à son million et demi de contributeurs : «Vous avez déjà changé la façon dont les campagnes sont financées parce que vous savez que c’est le seul moyen de vraiment modifier la manière dont fonctionne Washington.»
Avec sa décision, Barack Obama renonce donc aux 84,1 millions de dollars de fonds publics mis à disposition des candidats entre les conventions (fin août et début septembre) et la date de l’élection (le 4 novembre). John McCain a confirmé le même jour qu’il accepterait l’argent public, tout en réagissant de façon virulente contre Barack Obama : «Il a complètement changé d’avis et est revenu, non pas sur la parole qu’il m’a donnée, mais sur l’engagement qu’il a pris avec le peuple américain.» David Brooks, chroniqueur conservateur au New York Times, faisait cyniquement remarquer que «les républicains continuent à le traiter de naïf. Mais naïf est le dernier mot que j’utiliserais pour décrire Barack Obama. Il est la créature politique la plus efficace que nous avons vue depuis des décennies.»
«Le financement des campagnes n’est pas une préoccupation majeure des Américains, je doute qu’il souffrira de cette décision, explique Anthony Corrado, professeur au Coby College (Maine) et expert du financement des élections. Même si le financement de l’élection générale fonctionne assez bien, les montants mis à disposition ne sont plus suffisants.»
C’est précisément cette insuffisance qui a vu l’émergence de groupes indépendants faisant campagne pour le candidat de leur choix. «Aucune limite n’est imposée à ces groupes, ils peuvent s’organiser très vite et recevoir des chèques de plusieurs millions si nécessaire. Nous avons vu ce qui est arrivé à John Kerry», poursuit Anthony Corrado. Le spectre du rival malheureux de George W. Bush en 2004 est précisément celui invoqué par Barack Obama pour justifier sa décision.
Attaque.
Le candidat démocrate avait été victime des attaques en règle d’un groupe de vétérans du Vietnam remettant en cause son patriotisme. John Kerry ne s’en était jamais remis. «La décision d’Obama fait certes des remous aujourd’hui, mais vu le niveau d’insatisfaction dans le pays, les démocrates vont argumenter qu’il est plus important de gagner. Leurs partisans ne leur en voudront pas», commente Anthony Corrado.
Par Stephen COLLINSON AFP - Mercredi 23 juillet, 23h32
leparisien.fr
25.07.2008, 08h22 | Mise à jour : 08h26
De nombreux internautes se sont également lancés dans une campagne en vidéos sur You Tube sous des pseudos tels que "Obama is the 666" (le chiffre du diable).
Ces rumeurs ont pris une telle ampleur que la chaîne CNN vient même de consacrer un sujet complet à la question : "Obama l'Antechrist?"
"Obama est et restera un grand ami de la Géorgie", a souligné Bakradzé.
Les médias nous ont passé par pertes et profits."
Mais pas question de se rendre, quand on est fils et petit-fils d'amiral : "Je n'ai pas peur de la bagarre, j'y suis prêt." Dans un discours d'une trentaine de minutes, M. McCain a employé dix-huit fois le mot "fight" (combattre), invitant à lutter pour "ce qui est juste pour l'Amérique", pour "les idéaux et le caractère d'un peuple libre", pour "nettoyer Washington de la corruption et de l'égoïsme"… Il a employé l'expression qu'utilisait souvent la sénatrice démocrate Hillary Clinton pendant les primaires, quand la presse estimait qu'elle n'avait plus aucune chance : "Nous ne sommes pas des gens à laisser tomber." A trois semaines exactement de l'élection présidentielle, on croirait la campagne revenue au printemps, lorsque Mme Clinton cherchait désespérément un angle d'attaque contre Barack Obama. Simplement, c'est John McCain, aujourd'hui, qui peine à aplanir les divergences stratégiques dans son camp, qui est amené à répondre des écarts de langage de ses partisans (le responsable républicain en Virginie a réussi à placer le nom de Barack Obama et celui d'Oussama Ben Laden dans la même phrase), et qui fait l'expérience que les attaques personnelles contre M. Obama ne portent pas.
DISCOURS REMANIÉ
Lundi, John McCain a tenté de recadrer son effort. Il n'est pas allé jusqu'à suivre le conseil de l'éditorialiste néoconservateur William Kristol de "virer" son état-major pour corriger les "dysfonctionnements" d'une campagne frappée d'"incohérence stratégique", mais il a tenu un discours remanié. Il a à peine attaqué Barack Obama, sans doute pour ne pas enflammer la foule comme la semaine dernière, lorsque l'invective "Terroriste!" a fusé dans l'assistance. Mais la seule mention du nom du candidat démocrate a quand même suffi pour déclencher une clameur hostile : "Nobama! Nobama!" Paradoxalement, John McCain, qui avait commencé sa campagne comme un franc-tireur centriste, se retrouve acculé à être le candidat de la fraction dure du Parti républicain.
Après trois semaines de crise financière, "John McCain a besoin de bonnes nouvelles", a indiqué le sondeur Stuart Rothenberg sur la chaîne ABC. Le tandem républicain se voit contraint de défendre des Etats qui lui étaient favorables, sinon acquis, comme la Virginie ou la Caroline du Nord. Le dernier sondage ABC News/Washington Post sur les électeurs qui prévoient d'aller voter leur a donné 10 points de retard sur le candidat démocrate. L'enquête a aussi montré que l'opinion des électeurs à l'égard de M. McCain s'était nettement détériorée : 54 % des Américains estiment maintenant que M. Obama est un "dirigeant fort", contre 40 % pour M. McCain. Le sénateur démocrate est aussi, désormais, l'homme qui rassure : 55 % le voient comme un choix "sûr", alors que M. McCain a passé le mois de septembre à essayer de montrer à quel point son inexpérience le rendait "dangereux".
FRAPPER LES ESPRITS
A la veille du dernier débat, alors que 30 % des Américains auront voté avant le 4 novembre, selon les estimations officielles, certains républicains conseillent à M. McCain de frapper les esprits en annonçant par exemple qu'il ne briguera qu'un seul mandat de quatre ans.
William Kristol lui suggère aussi de mettre en avant que le Congrès a de grandes chances d'être entièrement démocrate, et qu'il peut être sain d'avoir un président qui contre-balance la majorité. Cet argument suppose de mettre Sarah Palin et les conservateurs nationalistes en sourdine.
L'équipe de campagne de M. Obama est loin de vendre la peau de l'ours, même si MoveOn.org prépare déjà une opération "raz de marée" et si plusieurs sondeurs anticipent un réalignement des forces politiques comparable à 1980 et à l'irruption de Ronald Reagan.
Barack Obama a acheté trente minutes d'antenne télévisée, le 29 octobre à 20 heures, pour un coût de 1 million de dollars par chaîne, une initiative qui intrigue les commentateurs, d'autant plus que M. Obama, étant en position dominante, a plutôt intérêt à éviter de prendre des risques. Lundi, le sénateur de l'Illinois a fait de nouvelles propositions économiques qui ont fait grincer des dents dans les milieux du business, où l'on additionne le coût de ses plans de relance successifs. M. Obama a proposé un moratoire de quatre-vingt-dix jours sur les saisies immobilières, une proposition qui avait été faite par Mme Clinton; une levée temporaire de l'interdiction de disposer des fonds investis dans les plans de retraite, proposition présentée la semaine dernière par M. McCain; et un crédit d'impôt de 3 000 dollars pour les entreprises qui embauchent.
Colin Powell a finalement rejoint le camp de Barack Obama, apportant un soutien bienvenu au candidat démocrate critiqué pour son inexpérience en affaires étrangères.
Barack Obama ne s’y était pas trompé, qui a courtisé pendant des mois l’ancien secrétaire d’Etat de l’administration Bush (celui même qui a plaidé en février 2003 à l’ONU la thèse américaine du développement des armes de destruction massive par l’Irak) et un ami de longue date de John McCain (il a même contribué au financement de sa campagne).
Au final, Colin Powell s’est déclaré atterré par les attaques pratiquées par la campagne de McCain contre Obama, il a estimé que Sarah Palin n’était pas apte à assumer la présidence et il a critiqué la dérive du parti républicain vers le conservatisme social.
“Aussi talentueux soit-il, [John McCain] va essentiellement appliquer l’agenda républicain, l’orthodoxie de l’agenda républicain, avec un nouveau visage et une approche qui lui est propre, et il le ferait très bien. Mais nous avons besoin d’un changement générationnel”, a-t-il déclaré dimanche en annonçant sa décision sur l’émission “Meet The Press”.
Il a qualifié Barack Obama d’ “agent de transformation”.
Lui-même avait songé à briguer la nomination républicaine en 1995, avant de renoncer. Il a assuré que la dimension raciale n’avait joué aucun rôle dans sa décision de soutenir le candidat démocrate.
Dès dimanche, Barack Obama s’est prévalu de l’accolade du général devant une foule de plus de 10.000 personnes assemblées à Fayetteville en Caroline du Nord, une région fortement marquée par la proximité de la base militaire de Fort Bragg et une population élevée de vétérans.
“Ce matin, un grand soldat, un grand homme d’Etat et un grand Américain s’est rallié à notre campagne pour changer l’Amérique”, a-t-il déclaré.
Colin Powell n’est pas le premier républicain d’envergure à soutenir Barack Obama ou à critiquer les tactiques de la campagne de McCain. Plusieurs chroniqueurs ayant pignon sur rue ont déjà prêté alliégeance au jeune sénateur de l’Illinois-le premier candidat démocrate à recevoir l’onction du “Chicago Tribune” en 161 années d’existence.
Néanmoins, à peine 5% des électeurs républicains se sont déclarés enclins à voter pour Barack Obama, contre 74% pour John McCain. Reste à voir si l’impact de la décision de Colin Powell ira au-delà du symbole.
LAETITIA MAILHES

Par Renaud Dély. A deux semaines de l'élection présidentielle, Barack Obama part à la conquête des Américains qui ont peur du noir. Avec une arme imparable : sa grand-mère maternelle, archétype de la petite blanche originaire du Midwest.
Mercredi 22 Octobre 2008 - 16:00 Marianne
Renaud Dély
C'est ce que le candidat démocrate entend rappeler aux électeurs à moins de deux semaines du scrutin présidentiel américain. En arrêtant sa course triomphale vers la Maison Blanche pour se rendre demain au chevet de sa grand-mère alitée, à Hawaï, Obama ne fait pas que sculpter son profil de petit-fils modèle, attentif au sort de « Toot » cette vieille dame qui a tant veillé sur lui et qui aura 86 ans samedi. Au moment où les républicains en perdition tirent leurs dernières cartouches en accusant ce « socialiste » de « ne pas ressembler » aux Américains, Obama saisit l'occasion de souligner opportunément le poids de ses ascendances blanches.
Et évite ainsi de se faire enfermer dans la caricature, électoralement périlleuse, de seul « candidat des Noirs ».
Obama a donc rendu hommage à plusieurs reprises à l'une de ses deux dernières aïeules encore en vie, avec sa grand-mère paternelle qui vit au Kenya. Il l'a notamment fait lors de son fameux discours sur les races, en mars, à Philadelphie. A cette occasion, celui qui n'était encore que le concurrent d'Hillary Clinton dans les primaires démocrates, avait confessé que sa grand-mère avait beau s'être « sacrifiée » pour lui, elle éprouvait de temps à autre... des préjugés racistes. Ne lui avait-elle pas confié avoir parfois « peur des hommes noirs qu'elle croisait dans la rue » ? Là réside toute la dimension politique que peut prendre la figure de Madelyn Duhnman dans la fin de campagne de Barack Obama. En évoquant les réticences de sa grand-mère vis-à-vis des Noirs, Obama n'accable pas les électeurs blancs auxquels il arrive de ressentir instinctivement la même crainte. Au contraire, il les déculpabilise et banalise leur réaction. Il leur fait comprendre que des « gens très bien » peuvent réagir comme eux puisque c'est le cas de sa grand-mère. Et ce réflexe ne saurait les empêcher de voter pour un Noir puisqu'il n'a pas empêché sa grand-mère de le choyer. Magistral.
Archétype de la petite blanche originaire du Midwest, en l'occurrence du Kansas, ex-ouvrière chez Boeing qui a fini vice-présidente de la banque d'Hawaï à force de travail et de ténacité, Madelyn Duhnam complète ainsi la panoplie du « rêve américain » que veut incarner le candidat Obama, tant dans sa version noire que dans sa version blanche.
A ce titre, la photo du jeune Barack assis sur un banc entre ses grands-parents maternels qui fait la Une de la presse américaine tombe à pic. Elle devrait rasséréner cet électorat de petits blancs qui fera la décision le 4 novembre dans certains des « swing states » comme l'Ohio et, surtout, la Pennsylvanie, arrachée de justesse par John Kerry en 2004 et sur laquelle John McCain jette ses dernières forces.
et les quatre voleurs Par KongoTimes 8 octobre 2008
Description. Troisième femme du grand-père du candidat démocrate a l'élection présidentielle américaine (mais pas la mère de son père), Sarah Obama, 86 ans, est aujourd'hui une sorte de star dans son village de Kogelo, dans l'ouest du Kenya. Du coup, bien qu'elle continue de vivre comme elle l'a toujours fait, modestement, certains de ses compatriotes ont tendance à fantasmer: ils la croient devenue millionnaire
Version française Jean-Stéphane Brosse, Jean-Loup Fiévet et Gregory Schwartz
"Nous partageons la même vision du monde" dit en substance le discret compagnon.
Les deux David sont amis, et ils officient au sein de la même agence de consultants (AKP and D à Chicago). Mais leur style et personnalité divergent beaucoup.
David Plouffe a passé l’essentiel de la joute électorale (depuis les primaires démocrates) au 17e étage de la tour de Chicago faisant office de siège de campagne du candidat.
Considéré comme le véritable "cerveau" de l’ensemble, il ne se met absolument jamais en avant, et on ne compte plus ses nombreux refus d’interviews.
Son truc à lui, entre autres, c’est la carte électorale. Plouffe l’a soupesée, analysée, retournée dans tous les sens, pour étudier la démographie du moindre Etat.
Le candidat démocrate fait confiance au talent d'un ancien stagiaire de John Kerry pour les discours qu'il n'a pas le temps d'écrire lui-même.
À 26 ans, Jon Favreau marche sur la trace des rédacteurs qui se cachent derrière les petites phrases retenues par l'Histoire.
S'il est élu président des États-Unis le 4 novembre prochain, Barack Obama pourra reprendre, au passé, son célèbre refrain «Yes We Can». La musique est du rappeur will.i.am sur des paroles dont Jon Favreau, par modestie et discrétion, ne revendique pas la paternité. C'est pourtant lui qui a synthétisé en trois mots clés le thème du discours prononcé par le candidat démocrate le 8 janvier dernier après sa défaite inattendue dans la primaire du New Hampshire aux mains de Hillary Clinton. Le slogan de la campagne était né.
Mais c'est probablement la première phrase du discours précédent, après la victoire elle aussi inattendue dans l'Iowa deux jours plus tôt, qu'Obama sera tenté de répéter : «Ils ont dit que ce jour ne viendrait jamais.» Il s'agissait en l'occurrence du premier succès d'un candidat noir dans cet État blanc. La formule pourrait resservir pour la conquête historique de la Maison-Blanche qui se dessine.
Auteur de deux livres autobiographiques qu'il a écrits lui-même, Barack Obama a tous les moyens, sauf le temps, de rédiger ses propres textes. Le talent des «plumes» auxquelles il fait appel consiste à lui mettre dans la bouche des mots qui deviennent les siens. Le souvenir de John F. Kennedy reste lié à une phrase culte de son discours inaugural en janvier 1961 : «Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour votre pays.» On oublie qu'il la devait à son collaborateur personnel depuis huit ans, Ted Sorensen.
Jon Favreau travaille dans l'ombre de Barack Obama depuis trois ans. Il n'en avait que 22 lorsque, stagiaire au service de John Kerry dans sa campagne de 2004, il fut sollicité pour écrire les discours du candidat qui venait d'être déserté par ses rédacteurs après sa défaite dans l'Iowa. On connaît la suite et le succès final de Kerry dans les primaires.
Pour le discours programme de la convention démocrate à Boston, la parole avait été réservée à une étoile montante du parti qui commençait à briller au-delà de Chicago et du Sénat de l'Illinois. Alors qu'il révisait son texte dans les coulisses, Barack Obama fut fortement impressionné par le jeune collaborateur de Kerry qui lui suggéra une correction pour éviter une répétition.
Un an plus tard, Jonathan (Jon) Favreau fut invité à rejoindre l'équipe du nouveau sénateur national qui avait, contrairement à Kerry dans la présidentielle, gagné en novembre 2004 sa législative et le droit d'aller siéger à Washington.
Favreau avait été recommandé par Robert Gibbs, le directeur de la communication d'Obama. Il avait pour atout, aux yeux de son mentor, une expérience du travail communautaire, un domaine où Barack a lui-même fait ses classes à Chicago : parallèlement à ses études en sciences politiques à Holy Cross, une institution catholique de son Massachusetts natal, Jon avait lancé un service de bénévolat pour la défense des droits à l'assistance sociale alors que l'État menaçait d'en priver les bénéficiaires pour les forcer à trouver un emploi.
Le cheveu ras, le visage juvénile et le jean de rigueur, il a gardé à 26 ans son allure d'étudiant. Il est pourtant le patron d'un trio plumitif où ses deux collègues sont de la même génération : Adam Frankel, qui a collaboré à la rédaction des mémoires de Ted Sorensen, a son âge, et Ben Rhodes, qui a travaillé avec Lee Hamilton, l'ancien coprésident de la commission du 11-Septembre, fait à 30 ans figure de vétéran. Tout le monde appelle «Favs» celui dont le nom reste difficile à prononcer, même si les Favreau sont légion en Nouvelle-Angleterre, où les industries ont attiré à la fin du XIXe siècle les immigrants d'origine canadienne française.
Entre Obama et son jeune prodige, la symbiose semble totale. Dans un rare entretien accordé à l'hebdomadaire Newsweek en janvier dernier, Jon expliquait ainsi la méthode de travail du duo : «Je m'assois avec lui pendant une demi-heure. Il parle et je tape tout ce qu'il dit. Je remets en forme, je rédige. Il rédige, il refaçonne (…) Souvent, on écrit quelque chose, c'est tailladé par les conseillers, ça arrive au candidat et ça vous revient. La façon dont nous travaillons est beaucoup plus intime.»
Le rapport direct qui s'est établi entre deux hommes que plus de vingt ans séparent a quelque chose d'exceptionnel. Le stratège d'Obama, David Axelrod, a dit de Jon au New York Times que «Barack lui fait confiance. Et Barack ne fait pas confiance à beaucoup de gens là-dessus, céder autant d'autorité sur ses propres paroles».
C'est le propre des hommes d'État, conscients que l'Histoire s'écrit aussi avec quelques petites phrases célèbres qui définissent leur auteur (ou celui qui passe pour tel) dans la mémoire collective. L'actuelle crise financière remet au goût du jour l'expression de Franklin D. Roosevelt rassurant ses compatriotes après la grande dépression : «La seule chose à craindre est la peur elle-même.»
Lorsque Barack Obama s'est adressé aux 200 000 Allemands qui l'ont ovationné à Berlin en juillet dernier, il a sûrement pensé aux mots historiques de John F. Kennedy le 26 juin 1963 à propos du mur qui divisait la ville : «Ich bin ein Berliner» (l'emploi de l'article «ein» faisait de Berlinois une pâtisserie, mais le président américain avait été compris). Ronald Reagan restera l'homme qui, toujours à Berlin, a osé dire au chef du Kremlin en juin 1987 : «Monsieur Gorbatchev, abattez ce mur !»
Mais il est des phrases moins heureuses. George H. Bush regrette encore d'avoir annoncé dans sa campagne de 1988 qu'il n'augmenterait jamais les impôts : «Read my lips (lisez mes lèvres) : no new taxes !». Démentie par les faits, la formule allait en partie lui coûter sa réélection en 1992.
Il n'est pas sûr que son fils George W. Bush soit toujours aussi fier de son «axe du mal» (Irak-Iran-Corée du Nord) que lui avaient suggéré ses «plumes», Michael Gerson et David Frum, en écho à «l'empire du mal» que Reagan voyait dans l'Union soviétique. Le modèle Kennedy-Sorensen est une référence plus sûre pour Barack Obama et Jon Favreau si le destin les conduit à la Maison-Blanche.
Publié le 12/11/2008 à 14:04 Reuters
Nomination d'un préfet d'origine camerounaise en France
A l'heure où les Etats-Unis ont élu un président métis, la France a nommé plus modestement mercredi un préfet originaire du Cameroun.
Pierre N'Gahane, jusqu'ici préfet délégué pour l'égalité des chances auprès du préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur a été nommé préfet des Alpes de Haute-Provence par le Conseil des ministres après l'élection de Barack Obama le 4 novembre.
Ce docteur en sciences de la gestion, âgé de 45 ans, qui devait déjà sa précédente nomination au président Nicolas Sarkozy quand celui-ci était encore ministre de l'Intérieur, était venu en France du Cameroun pour poursuivre ses études.
Sa nomination à un poste de préfet à part entière n'a rien à voir avec l'engouement suscité en France par l'élection d'un président métis aux Etats-Unis, ont assuré plusieurs ministres (c'est nous qui soulignons, dt).
"Il s'agit de quelqu'un qui avait été nommé il y a deux ans, qui a parfaitement réussi", a ainsi dit son ministre de tutelle, la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, à la sortie du Conseil. "C'est donc simplement la reconnaissance des qualités d'un homme qui exerçait déjà des fonctions de préfet."
"Je ne pense pas que Nicolas Sarkozy ait attendu un quelconque effet de qui que ce soit (...) pour faire des actions volontaristes pour que la France d'en haut ressemble à la France d'en bas", a renchéri la ministre de la Justice, Rachida Dati, elle-même issue de l'immigration.
Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a pour sa part souligné, lors du compte rendu du Conseil, que la décision de nommer Pierre N'Gahane préfet des Alpes de Haute-Provence avait été prise avant l'élection de Barack Obama.
Lorsqu'il était ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy a notamment nommé un préfet musulman, en la personne d'Aïssa Dermouche. Luc Chatel a également cité la nomination de Nasser Meddah, d'origine algérienne, au poste de préfet de l'Aube en 2006, et celles, plus récentes de Noirs, Richard Samuel, dans l'Eure, et d'Alain Zabulon, en Corrèze.
Los ANGELES (ETATS-UNIS) DE NOTRE CORRESPONDANT GUILLAUME SERINA Le Parisien Dimanche, 16 novembre 2008, p. 8
Bref, Rahm Emanuel a décroché le poste le plus sensible dans l'administration Obama.
Juif« orthodoxe moderne », comme on dit aux Etats-Unis, il est né de parents immigrés d'Israël. Ses deux frères sont aussi des célébrités, l'aîné étant un cancérologue réputé et le cadet un agent de stars à Hollywood, qui a inspiré le personnage de Ari Gold dans la série à succès « Entourage ». Emanuel, natif de Chicago, fait des études de communication, puis enchaîne les stages dans les cabinets politiques locaux. En 1992, alors qu'il milite en faveur de Paul Tsongas, candidat aux primaires démocrates en vue de la présidentielle, il rejoint un certain Bill Clinton. Il permet à celui qui est alors gouverneur de l'Arkansas de s'introduire dans la haute société de Chicago, lui ouvrant les portes des réseaux d'hommes d'affaires et des juifs modérés, qui ne souhaitent pas la réélection de George Bush : indispensable pour lever des fonds de campagne.
Sa carrière politique est lancée. Le jeune Emanuel est propulsé conseiller en stratégie du président Clinton : il reste à la MaisonBlanche de 1993 à 1998. Touché personnellement par les accords d'Oslo entre Israéliens et Palestiniens en 1993, il règle les détails de la cérémonie de signatures sur la pelouse de la Maison-Blanche, célèbre pour la poignée de main historique entre Rabin et Arafat.
A la fin des années1990 cependant, Rahm Emanuel choisit de retourner vivre à Chicago et de travailler dans le privé: il siège dans plusieurs institutions bancaires, aurait gagné en cinq ans plus de 15 millions de dollars, selon le « New York Times ». De quoi prendre des risques politiques à nouveau ...
En 2002, Emanuel se lance dans la 5e circonscription de l'lllinois. Il l'emporte et siège à la Chambre des représentants (l'équivalent de l'Assemblée nationale). Lors de la campagne des midterms, soit la réélection entière de la chambre en 2006, ce clintonien de choc est désigné pour préparer la relève démocrate : c'est lui qui choisit les candidats aux législatives. « Il a été l'architecte de la victoire du Parti démocrate, juge Thomas Mann, directeur d'études à la Brookings Institution, à Washington. »
La réputation de Rahm Emanuel n'est plus à faire. Sanguin, passionné, certains se souviennent de lui s'emparant d'un couteau de cuisine, criant « mort, mort, mort » en citantles noms des opposants à Bill Clinton c'était lors du dîner de victoire du président en 1996 ! D'où son surnom de Rahmbo ... Plus sérieusement, « c'est quelqu'un qui écoute, à la fois laïc et religieux, partisan et centriste, un vrai politique, aussi dur qu'une main de fer, mais un professionnel digne d'un danseur étoile », poursuit Thomas Mann. Bref, « un excellent choix pour ce poste: Obama l'a sélectionné pour d'excellentes raisons». Cette opinion est partagée par plusieurs hommes ayant occupé le poste, démocrates et républicains. Ken Duberstein, chief of staff de Ronald Reagan, estime qu'Emanuel « est exceptionnellement qualifié pour ce poste ». Leon Panetta, occupant du même fauteuil sous Clinton, nous confie « qu'il connaît parfaitement les rouages de la Maison-Blanche et du Capitole» (NDLR: siège du Congrès).
« Emanuel travaillait pour moi, poursuit Panetta. Cest quelqu'un d'extrêmement discipliné, qui obtient rapidement des résultats. Son caractère fort est un avantage, car parfois il faut dire aux gens les choses que le président n'aime pas dire. Et Rahm Emanuel est très direct... »
La déception est en revanche venue des capitales arabes. Alors que le monde musulman attend un signe fort du président Obama pour un rééquilibrage des relations internationales au Proche-Orient après les années Bush, la nomination a été mal accueillie: « Pour des millions d'Arabes qui ont éclaté de joie à la victoire d'Obama, cette nomination a été comme une douche froide », écrit Osama alSharif, éditorialiste d'un journal saoudien.
Mais du côté israélien, tout le monde n'est pas satisfait non plus. « Il est très proche de la gauche et j'ai plus peur de lui que d'Obama pour un durcissement envers Israël », dit Shmuel Sandler, politologue israélien.
Barack Obama, qui est son ami depuis longtemps, semble avoir une confiance aveugle en Rahm Emanuel. Le duo a promis de faire du « changement» une réalité. Réponse à partir du 20 janvier 2009, date officielle d'entrée en fonction du nouveau président.
• 1992. Il rejoint l'équipe de Bill Clinton. Il deviendra son conseiller en stratégie et restera à la Maison-Blanche de 1993 à 1998.
• 1994. Il épouse Amy Rule. Ils auront trois enfants Zacharias, Ilana et Leah.
• 2002. Il est élu représentant (député) de l'lllinois.
• 6 novembre 2008. Rahm Emanuel accepte le poste de chef de cabinet que lui propose Barack Obama.
Tout ce qui est en amont d'une décision
présidentielle lui revient.
Enfin, il conseille le président sur tous les sujets, lui recommande les personnes à choisir pour tel ou tel poste. Personnellement, j'ai eu à conseiller George Bush père sur de très nombreux sujets. Une fois que le président a arrêté sa position, tout doit aller vite dans l'exécution.
"Un tempérament fort"
Quelles qualités faut-il posséder?
Il doit être à la fois patient et passionné. Le plus important est qu'il ait une très bonne relation personnelle avec le président.
Ensuite, il doit savoir lui-même être autonome, ne pas avoir peur de prendre des décisions. C'est évidemment un plus si le chief of staff a un bon réseau politique.
Comment jugez-vous Rahm Emanuel?
Il a toutes les compétences pour ce job. Il a une grande expérience du Congrès et du fonctionnement interne de la Maison-Blanche. Même s'il a un tempérament fort, il devra composer avec tous types de personnalités, leur inspirer le respect. Il apprendra très vite.
Décrivez-nous la journée type du président des Etats-Unis ...
Première chose: un entretien d'une vingtaine de minutes en tête à tête avec son chief of staff, qui doit donc avoir préparé les choses avant - je commençais ma journée à 6 heures du matin et terminais généralement vers 21 heures.
Ensuite, chaque jour, le président se fait briefer par les services de renseignements.
Puis il enchaîne avec ses rendez-vous divers, prend des décisions tout au long de la journée.
Quel est votre regard sur Barack Obama, président élu?
Il va s'entourer de très bons conseillers. La campagne est terminée. Désormais, je souhaite que notre président réussisse pour le mieux.
On se souvient qu'il a été élu, il y a un mois à peine, en dénonçant l'invasion et l'occupation de l'Irak, en affirmant que l'"escalade" y était vouée à l'échec, et en battant le républicain McCain qu'il dénonçait comme un dangereux belliciste décidé à poursuivre la guerre.
Après avoir promis aux Américains "le changement", le président élu Obama leur offre donc d'abord "la continuité", garantie par ce qui est décrit par tous les experts comme "le cabinet le moins idéologique et le plus pragmatique" de l'histoire du pays.
En faisant de la sénatrice de New York, Hillary Clinton, sa secrétaire d'État (ministre des Affaires étrangères), le poste de numéro deux de son administration, du général quatre étoiles (à la retraite) James Jones son conseiller à la Sécurité nationale, et en conservant le républicain Robert Gates, nommé par Bush, au poste-clé de secrétaire à la Défense, Barack Obama a mis en pratique un principe inspiré par celui qu'il revendique pour son modèle, Abraham Lincoln : en période de crise, le président met en place "une équipe de rivaux", au nom de l'unité et de la sécurité nationale "qui n'est pas une question partisane".
Le pragmatisme pour idéologie
Le choix d'Obama fait bien entendu hurler la gauche démocrate, qui avait vu en lui son champion et a joué un rôle décisif dans sa campagne victorieuse.
Il lui assure l'approbation des conservateurs dont le candidat a mordu la poussière, mais dont les idées s'imposent par la simple vertu de la réalité.
Les États-Unis font la guerre sur deux fronts, Irak et Afghanistan. Ils sont exposés à la menace terroriste, et doivent tenter d'éviter une déstabilisation générale par des crises régionales comme vient de le rappeler l'attaque lancée probablement depuis le Pakistan contre la capitale économique de l'Inde, Bombay (Mumbai).
L'administration démocrate va également devoir trouver le moyen de désamorcer les tensions que provoquent les ambitions nucléaires de l'Iran et de la Corée du Nord, et les rêves de restauration impériale de la Russie.
Dans ce contexte, Obama entend signifier, à destination des Américains amis aussi du reste du monde, que sa seule idéologie est le pragmatisme, et qu'il privilégie l'expérience (qu'il avait pourtant moquée pendant la campagne électorale) et la compétence sur la nouveauté.
Même si cela lui commande de ne pas changer grand-chose, ou de ne le faire que très progressivement, aux politiques de George W. Bush, et de s'entourer des vieux routiers et experts de Washington qu'il accusait d'avoir mené la politique étrangère des États-Unis dans l'impasse.
Le retour triomphal d'Hillary Clinton (et de son mari, l'ex-président dont on cite le nom comme possible envoyé spécial d'Obama pour tenter d'apaiser la crise dans le sous-continent indien) hérisse bien sûr la gauche démocrate qui avait bataillé tout autant contre le "centrisme" des Clinton que contre Bush.
"L'électorat a voté pour toute autre chose", s'indigne Matt Stoller, un "obamaphile" militant qui écrit pour le site OpenLeft.com. "En s'entourant des suspects usuels, (Obama) trahit ses électeurs... Les technocrates qui nous ont menés dans le bourbier ne peuvent pas nous en sortir."
"Ils viennent tous des cercles centristes ou conservateurs proches du Pentagone", renchérit Robert Dreyfuss sur le site de l'hebdomadaire de gauche The Nation . "Pas un seul, pas un seul ne représente l'aile antiguerre du parti démocrate."
L'amertume est d'autant plus grande que l'équipe économique mise en place par Obama a elle aussi exactement le même profil "centriste", modéré et issu de l'ère Clinton qui garantit la continuité plutôt qu'une rupture radicale.
Du coup, Eli Pariser, qui dirige le très puissant réseau progressiste MoveOn.org, se fait menaçant : "Attendons de voir, dit-il. Si toutes ses nominations sont aussi décevantes, nous aurons trois ans pour forcer les portes de la Maison-Blanche."
Approbation unamine à droite
Dans le domaine de la sécurité nationale, un changement soudain de politique est d'autant plus improbable que tous les hommes en place à la direction du Pentagone sous Bush vont demeurer. Gates va continuer de travailler avec le chef d'état-major interarmées, l'amiral Mike Mullen et le chef du commandement Centre, responsable des opérations en Irak et en Afghanistan, mais aussi de l'Iran et du Pakistan, le général David Petraeus, architecte du succès politico-militaire qui a permis de redresser la situation à Bagdad depuis 2007. Obama a clairement indiqué lundi que sa promesse de campagne de retirer toutes les troupes américaines d'Irak dans les seize mois qui suivront son entrée en fonctions le 20 janvier était en réalité soumise aux "recommandations" qui lui seront soumises par les chefs militaires sur le terrain et l'évolution de la situation en Irak même, et s'inscrira dans le cadre de l'accord américano-irakien, qui vient d'être voté par le Parlement de Bagdad et qui prévoit une présence militaire américaine jusqu'en 2011 (au moins).
Cette modération et ce pragmatisme expliquent l'approbation unanime à droite des nominations d'Obama. "Le triumvirat Clinton, Gates, Jones à la tête de l'équipe de sécurité nationale d'Obama est de nature à susciter une grande confiance dans le pays comme à l'étranger" a déclaré le sénateur républicain John Warner. Ses collègues Richard Lugar et Lindsey Graham (ami le plus proche de McCain) ont déjà fait savoir qu'ils voteraient pour confirmer ces nominations.
Le président élu a déjà répondu aux critiques qui lui reprochent, alors qu'il avait promis de "changer Washington", d'avoir été "changé par Washington" avant même d'y avoir mis les pieds. Il entend avant tout éviter l'erreur qui été fatale à ses prédécesseurs démocrates, Jimmy Carter et Bill Clinton.
Ceux-ci s'étaient entourés de fidèles sans expérience et de novices choisis pour leur proximité idéologique, ce qui avait rapidement paralysé leur action et les avait empêchés de mettre en action leurs idées.
Son administration, a-t-il expliqué, entend au contraire combiner "une approche nouvelle avec l'expérience", mais il a précisé : "La vision du changement viendra de moi, c'est mon boulot." Tous ses collaborateurs, a-t-il insisté lundi, Hillary Clinton la première, "partagent [sa] vision fondamentale", qui est de "préserver les armées les plus puissantes de la planète" tout en "combinant la force armée à la diplomatie". Il s'agit, a-t-il conclu, de "restaurer le leadership de l'Amérique" en redonnant toute sa place au "soft power" des idéaux et de l'aide, en partant de la réalité de l'interdépendance croissante dans un monde multipolaire. Mais aussi d'"en finir avec la menace du terrorisme" y compris par l'usage de la force armée, sans jamais perdre de vue que la priorité doit toujours aller à la défense "musclée" des intérêts nationaux des États-Unis.
Chloé Mortaud, Miss Albigeois-Midi-Pyrénées, élue Miss France 2009 leparisien.fr 07.12.2008, 00h32
Sa 1ère dauphine est Miss Lorraine, Camille Cheyere, 21 ans, la deuxième dauphine est Miss Pays de Loire, Elodie Martineau, 21 ans, la troisième dauphine est Miss Mayotte, Esthel Nee, 20 ans et la quatrième dauphine est Miss Bretagne, Bianca Taillard, 23 ans.
La 62e Miss France, choisie parmi 36 prétendantes, a été couronnée par Sylvie Tellier, directrice générale de la Société Miss France après une soirée de grand spectacle, mêlant rétro et modernité, présentée par Jean-Pierre Foucault et retransmise en direct sur TF1.
Selon la tradition, la miss sortante couronne celle qui lui succède, tandis que Geneviève de Fontenay lui passe l'écharpe officielle. Mais cette année pour la première fois la Miss France de l'année précédente, Valérie Bègue, en conflit ouvert avec Geneviève de Fontenay, était absente, bousculant le protocole.
"Valérie n'est pas là ce soir, Geneviève ne le souhaitait pas", a annoncé en direct durant l'émission Jean-Pierre Foucault, mettant fin à une longue polémique sur la présence ou non de Valérie Bègue.
Peu après son sacre, Valérie Bègue avait défrayé la chronique suite à la publication de photos suggestives qui avaient déclenché la colère de Mme de Fontenay qui ne lui a jamais pardonné.
AFP
LEMONDE.FR avec AFP et AP | 11.12.08 | 10h09 • Mis à jour le 11.12.08 | 10h09
Bill Richardson, le gouverneur du Nouveau Mexique, qui devait devenir secrétaire au Commerce a annoncé hier qu'il renonçait à assumer ces fonctions, visé par une enquête pour corruption dans la passation de marchés publics. Un grand jury fédéral enquête sur la façon dont une entreprise qui a contribué à ses activités politiques, a obtenu un contrat de 718 millions d'euros avec l'Etat du Nouveau-Mexique. Obama, qui a accepté cette décision a exprimé de son « profond regret ». La désignation de Richardson, l'un des hommes politiques hispaniques les plus influents avait été considérée comme symbolique.
Les Français placent en lui beaucoup d’espoirs.
Peu auparavant, c'était Nancy Killefer, celle que Barack Obama avait choisie pour tailler dans les dépenses superflues de l'Etat et pour veiller au bon fonctionnement des programmes fédéraux, qui avait annoncé se désister, elle aussi à cause de démêlés avec l'administration fiscale.
Tout en estimant que M. Daschle était le mieux à même de réformer le système de santé américain - une priorité pour l'opinion - M. Obama a reconnu qu'après avoir fait campagne sur le thème du changement, il ne pouvait donner l'impression d'appliquer «deux poids et deux mesures, pour les puissants d'un côté, et de l'autre pour les gens ordinaires qui travaillent tous les jours et qui payent leurs impôts». M. Daschle était au coeur d'une controverse sur plus de 100.000 dollars d'arriérés d'impôts qu'il a acquittés il y a quelques semaines seulement. Mme Killefer, quant à elle, s'est retrouvée en butte à des informations sur des impôts qu'elle n'aurait pas payés pour une employée de maison depuis que M. Obama l'a choisie début janvier.
Des affaires qui détournent l'attention
Ces affaires paraissaient remettre en cause l'engagement de M. Obama à observer les critères les plus rigoureux jamais instaurés dans le choix de ses collaborateurs, d'autant plus que la confirmation de son secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, avait elle aussi été compliquée par des démêlés avec le fisc. M. Geithner a finalement été confirmé le 26 janvier.
Ces renoncements ont aussi éclipsé une grande opération de M. Obama auprès du public pour faire passer au plus vite un gigantesque plan censé relancer une économie paraissant souffrir chaque jour davantage. Selon le porte-parole de M. Obama, Robert Gibbs, l'administration avait intérêt à ce que l'abcès Daschle soit crevé rapidement pour ne pas détourner l'attention de l'action de M. Obama face à la crise économique. «Nous devons à présent aller de l'avant, avec notre projet de relever l'économie et de remettre les gens au travail», a dit M. Obama.
C'est pour promouvoir ce plan que M. Obama avait initialement prévu de parler aux grandes chaînes de télévision. Après une adoption par la Chambre des représentants, le Sénat a commencé le débat sur sa version du plan, proche de 900 milliards de dollars. Les deux chambres devront ensuite trouver un compromis.
M. Obama veut obtenir le soutien le plus large possible. Mais ses adversaires républicains, certes minoritaires, dénoncent le coût du projet alors que le déficit menace déjà de dépasser les 1.000 milliards de dollars.
Leparisien.fr avec AFP
"Il est vrai que j'ai déshonoré ma fonction de magistrat", a reconnu l'un des prévenus dans une lettre adressée au tribunal. "Par mes actes, j'ai détruit tout ce que j'avais accompli par mon travail, et je ne peux que me blâmer moi-même", a-t-il ajouté.
L'autre accusé, qui comme son collègue risque sept ans de prison, n'a pas fait de commentaire.
Lorsqu'un jeune était envoyé au centre de détention, les deux entreprises PA Childcare et Western PA Childcare qui géraient l'établissement recevaient des fonds de la part du comté pour couvrir les frais d'incarcération.
Plus un grand nombre d'enfants étaient condamnés, et plus les fonds reçus par les deux entreprises étaient abondants, a précisé le ministère public.
De nombreux jeunes qui comparaissaient devant l'un des deux juges se voyaient condamner même si l'infraction n'exigeait pas par sa gravité un internement.
Un adolescent de 17 ans a passé trois mois en détention parce qu'il se trouvait en compagnie d'un autre mineur coupable de vol à l'étalage.
Au total, quelque 5000 jeunes gens ont comparu devant l'un des juges entre 2003 et 2006 et entre 1000 et 2000 ont reçu des sanctions excessivement sévères.
Les deux juges, ainsi que les deux entreprises PA Childcare et Western PA Childcare, vont être poursuivis au civil pour l'obtention de dommages et intérêts.
Les deux magistrats avaient également imaginé un système pour tenter de masquer la provenance de leurs revenus supplémentaires illégaux.
. Quatre mille soldats supplémentaires seront notamment déployés pour former l'armée afghane.
Otan - À Strasbourg, Barack Obama loue la "créativité" de Nicolas Sarkozy
lepoint.fr
Ils sont favorables à cette fermeture mais craignent que des suspects de terrorisme ne se retrouvent sur le sol américain, en prison ou dans la rue, et veulent savoir précisément ce que Barack Obama compte faire des 240 détenus enfermés à Guantanamo avant de lui accorder les 80 millions de dollars demandés.
"Ma responsabilité la plus importante, c'est de garantir la sécurité du peuple américain. C'est la première chose à laquelle je pense en me levant le matin, c'est la dernière chose à laquelle je pense en me couchant le soir", a déclaré Barack Obama dès les premières minutes de son allocution. "Nous avons été la nation qui a fermé les camps de torture", a ensuite rappelé le président américain, en évoquant le rôle joué par les États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale. Barack Obama s'est ensuite montré plus ferme : "Le gouvernement [Bush] a pris des décisions précipitées, basées sur la peur plutôt que sur la clairvoyance, considérant que les principes étaient des luxes, desquels on pouvait se passer."
"Bien sûr, nous sommes en guerre contre Al-Qaeda", a reconnu Barack Obama. "Mais il faut mener ce combat avec responsabilité." "La justice ad hoc qui a été décidée après le 11 septembre ne peut plus continuer", a-t-il assuré.
Cinq cas de figure pour les détenus de Guantanamo
La torture "affaiblit l'État de droit, nous met le monde à dos, renforce les terroristes", a ensuite prévenu le locataire de la Maison-Blanche. "Cela ne fait pas avancer notre effort de guerre contre le terrorisme", a-t-il martelé, affichant ainsi son profond désaccord avec l'administration Bush.
"Il faut renvoyer ces méthodes-là où elles ont leur place, dans le passé", a-t-il ensuite lancé. "Pendant plus de sept ans, nous avons détenu des centaines de personnes à Guantanamo. Trois personnes seulement ont été condamnées", a ensuite déploré Barack Obama, précisant : "Les deux tiers des détenus ont été libérés avant ma prise de fonction." Le président américain a poursuivi : "Guantanamo est devenu un symbole qui a aidé Al-Qaeda. La prison de Guantanamo a accru les dangers, renforcé nos ennemis. Le coût de maintien en service de Guantanamo est beaucoup plus substantiel que sa fermeture. Je sais que la fermeture de Guantanamo est complexe." "En tant que président, je refuse que ce problème pourrisse", a prévenu le chef d'État. "Ces dernières semaines, nous avons vu un retour à la politisation de ces questions", a reconnu le président américain, disant "comprendre" ces agissements.
"Nous n'allons pas libérer qui que ce soit qui mettrait en danger la sécurité nationale", a assuré Barack Obama, pour répondre à la crainte des parlementaires de sa majorité qui s'est exprimée ces derniers jours. "Nous sommes en train d'évaluer chacun des cas de Guantanamo", a-t-il expliqué, se disant "conscient" que sous l'administration Bush, certains détenus ont été "renvoyés sur les champs de bataille". Le Président a ensuite examiné cinq cas de figure. "Certains détenus seront jugés par des cours fédérales américaines", a expliqué Barack Obama, citant le cas de Zacharias Moussaoui, considéré comme le "20e pirate du 11-Septembre". L'idée de transférer des détenus du camp de Guantanamo vers des prisons de haute sécurité aux États-Unis soulève de nombreuses inquiétudes parmi les Américains. "Gardez ceci à l'esprit: personne ne s'est jamais échappé de l'une des nos prisons fédérales dites supermax, dans lesquelles sont enfermés des centaines de terroristes", a-t-il dit.
Les photos de sévices "enflamment l'anti-américanisme"
Deuxième catégorie : les déténus "qui ont violé le droit de la guerre" seront jugés par des tribunaux militaires, a continué Barack Obama, assurant qu'il allait "remettre les tribunaux militaires dans le bon droit". Ensuite, "les détenus pour qui des décisions ont déjà été prises sous la précédente législature". Quatrième cas : "les détenus qui peuvent être transférés vers un autre pays". Cinquante prisonniers sont dans ce cas, a assuré Barack Obama. Enfin, "les détenus de Guantanamo qui ne peuvent être poursuivis pour leurs crimes passés, mais qui n'en représentent pas moins une menace pour la sécurité des Etats-Unis". "C'est le sujet le plus délicat à traiter", a-t-il reconnu. Le président a ainsi implicitement admis la possibilité de maintenir indéfiniment ces personnes en détention. "Je ne libérerai pas des gens qui représentent un danger pour les Américains", a-t-il assuré.
Concernant sa décision de refuser la publication de photos de sévices exercés sur des détenus de Guantanamo, Barack Obama s'est justifié en expliquant que cela allait "enflammer l'anti-américanisme et encourager la guerre". "J'ai dû trouver un équilibre entre la sécurité nationale et la transparence", a expliqué Barack Obama, qui a prévenu que les sévices "ne correspondent pas aux idéaux américains". "Je comprends que les Américains aient besoin de connaître toute l'histoire", a-t-il reconnu. "Mon administration fera son possible pour donner le plus d'informations possible aux citoyens", a-t-il promis. "Mais on ne peut pas tout dire." "Le secret défense est nécessaire pour défendre les États-Unis", a affirmé Barack Obama. "Mais certains en ont abusé", a-t-il admis, dans une allusion à peine cachée à son prédécesseur George W. Bush.
Dans la capitale du Land (Etat régional) de Saxe, il devait notamment visiter la Frauenkirche (Eglise Notre-Dame), qui en dépit de son nom est un temple protestant baroque rasé dans les bombardements alliés et reconstruit pierre par pierre.
L'étape de Dresde suscitait déjà la controverse, au moins sur internet: l'extrême droite allemande, qui a récupéré la tragédie et manifeste dans la ville chaque 13 février contre "l'impérialisme américain", réclame des excuses. Et aux Etats-Unis, les commentateurs conservateurs ont dénoncé le choix de Dresde et mis en garde contre d'éventuelles excuses de l'Amérique.
Avant de partir pour Paris en fin de journée, M. Obama se rendra dans l'hôpital militaire américain de Landstuhl (ouest), où sont soignés les GI's blessés en Afghanistan ou en Irak.
Il a aussi pensé à ses deux filles Sasha et Malia, des privilégiées auxquelles cette visite devait inspirer "le sens du devoir qu'il y a à combattre l'oppression et la cruauté où qu'elles se trouvent".
De notre envoyée spéciale à Boston, Adèle Smith lefigaro.fr
28/08/2009 | Mise à jour : 22:08 |
Les quatre présidents vivants, George Bush inclus, sont attendus aux funérailles du «Lion» du Sénat, ainsi que des dizaines de dignitaires.
Tout au long de ces trois jours d'hommage, qui se termineront avec l'inhumation de Ted Kennedy ce soir près de Washington, on aura senti à quel point ce fils de l'élite américaine, dernier poids lourd de la mythique dynastie, fut proche des gens. Sur le trajet de Cape Cod jusqu'à Boston, des femmes avaient emmené leurs enfants en bas âge, des handicapés en chaise roulante avaient attendu des heures sous le soleil. Chacun avait une histoire personnelle à raconter sur le sénateur du Massachusetts, réélu depuis des décennies malgré ses frasques personnelles : un coup de pouce pour un visa, une lettre de soutien pour un fils tombé en Irak, une bourse d'études obtenue grâce à lui, sans compter les centaines de lois portant son nom. «Il s'est tellement battu pour le droit des handicapés ! Grâce à lui, ma tante attardée mentale a eu une vie décente, je suis venue le remercier pour ça», confie à la sortie de la bibliothèque Cheryl Stokes, une petite-fille d'Irlandais comme lui. Dans la longue fille d'attente, beaucoup de Noirs et de gens d'origine modeste sont là. «Ma famille a bénéficié directement de ses efforts en matière d'éducation pour les plus pauvres», raconte Angela Prince, Afro-Américaine venue avec ses enfants. vendredi, la queue s'était formée dès 4 heures du matin devant la bibliothèque.
L'immense basilique où auront lieu les funérailles occupe une place importante dans le cœur des nombreux catholiques de souche irlandaise de Boston. C'est ici, dans la petite chapelle à gauche de l'autel, que Ted était venu prier la Vierge en 2003 pour sa fille Kara, survivante d'un cancer du poumon. Des béquilles, sorte d'offrandes votives dédiées à Notre-Dame du secours perpétuel pour ses interventions, s'accumulent autour de l'icône depuis 1883. Susan Walsh, atteinte d'une maladie incurable, est venue prier pour un miracle. Elle a aussi déposé une bougie pour Ted, qu'elle avait croisé ici même à plusieurs reprises. «Je prie pour son âme, et je prie pour qu'un autre reprenne le flambeau», murmure-t-elle, avant de repartir, silhouette voûtée sous le poids de la peine.
La Première dame des Etats-Unis s'est rendue dans la capitale danoise avant son mari et a fait campagne pour ramener les JO 2016 à Chicago, sa ville natale.
A la question de savoir si Barack Obama était content d'avoir fait le voyage pour appuyer personnellement la candidature de Chicago, le porte-parole a répondu: "Absolument". AP