Mourgeon Jacques
Jacques Mourgeon. Professeur d'université.

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Certes, en France comme dans maints autres Etats, l'on s'en réfère explicitement au "repos" ou bien "aux loisirs", autant droits pour la personne qu'obligations pour la puissance publique. Et celle-ci, de plus en plus, n'a point manqué d'y satisfaire. Faut-il décrire par le détail tout ce qu'à cet égard elle a décidé ? Les congés payés qui s'allongent et s'ajoutent à de nombreux jours fériés ; la réduction de la durée hebdomadaire du travail, l'abaissement de l'âge de la retraite, les aides aux voyageurs, la mise en place d'importantes infrastructures pour la "détente", toutes ces mesures faisant application d'un texte constitutionnel aux termes duquel "La nation... garantit à tous... le repos et les loisirs".
On en connaît les conséquences : l'édification saisonnière de bidonvilles de toile, les lentes et interminables processions de maisons ambulantes, les plages transformées en camps de concentration pour le profit des dermatologues, les pentes montagneuses aussi encombrées que les voies urbaines à dix-huit heures, le tout dégageant souvent une impression d'ennui, voire de tristesse. De la paresse in Mélanges offerts à Pierre Montané de la Roque, tome II, Presses de l'I.E.P. de Toulouse, 1986, p. 1032.

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