Pierre Moscovici (1957-)

08 mai 2016 : Fête de Jeanne d'Arc, donc, selon Cosmovici "L'Europe n'est pas chrétienne"

Décembre 2015 : L'ancien trotsko et lieutenant de DSK serait maintenant "centriste" (???), après les régionales de décembre
Juin 2015 : L'ancien vieil énarque (57 ans) épouse une jeune ancienne énarque (35 ans), inspecteure des finances pantouflarde (holding d'investissement chez Niel), après 06 années de libre concubinage avec une jeune ancienne étudiante (26 ans), chez Hidalgo et avec ses amis Jospin, Attali ... notamment (son ancien ami DSK étant malheureusement absent).
Mars 2015 : L'ancien Ministre socialiste de France le dit "Les réformes en France sont insuffisantes"
Janvier 2015 : Une pudeur salariale socialiste ?

Décembre 2014 : Cosmo s'ingère dans les affaires de la Grèce, échec cuisant
Novembre 2014 : Cosmo pourrait sanctionner la France
Septembre 2014 : Un européen ( père roumain, mère polonaise) Commissaire européen de l'Economie
Avril 2014 : Battu aux municipales, et re-battu par Valls-Hollande

Septembre 2013 : Elle aussi twitte
Avril 2013 : Affaire du frère Cahuzac, Pierre le jure "non responsable" de quoi que ce soit ; malgré des informations médiatiques renouvelées ; le Ministre des Finances de la France est pauvre (?)
Mars 2013 : Le ministre de l'Economie et des Finances attaqué par Jean-Luc Mélenchon, accusé de judéophobie par Harlem Désir

Août 2012 : 6 centimes qui coutent des millions, pour faire plaisir aux automobilistes (???); Montebourg accuse : il favorise la banque Lazard, qui emploit indirectement sa concubine Audrey Pulvar
Juillet 2012 : Le lieutenant de DSK au Cercle de l'Industrie chez les financiers mondiaux
Juin 2012 : Et quand même en pleine forme ...
16 mai 2012 : Pas Premier Ministre mais Ministre de l'Economie, des Finances et du commerce extérieur ...
28 avril 2012 : A l'"anniversaire" de Juju (5 mars) les anciens lieutenants de DSK, Manuel Valls et Pierre Moscovici, l'auraient salué avant de partir, selon certains témoins ... ?
15 mars 2012 : Devant la montée présidentielle de Jean-Luc Mélenchon Pierre Moscovici, l'ancien lieutenant de DSK, "soutenu" par la plume de François Hollande le Grand Inquisiteur Aquilino (Achille) Morelle
16 janvier 2012 : Le futur Premier ministre (?) le dit "Hollande va gagner"

20 décembre 2011 : L'ancien trotskiste et lieutenant de DSK soutient les agents de sécurité grévistes des vacances de Noël
13 octobre 2011 : Affaire Banon classée, l'ami Dominique n'est pas un homme violent.
10 octobre 2011 : Canal+ Le Grand Journal, solidarité intime des futurs Premier Ministre de François ou de Martine, Pierre et Laurent ??
25 septembre 2011 : A 53 ans il veut jouer au plus haut niveau (?) près de celui qui, selon lui, devrait devenir Président en 2012 ; il doute de la sincérité de Tristane Banon et regrette son féminisme populiste, et fustige la droite des affaires (Gaubert, Bazire, Hortefeux ...).
18 septembre 2011 : Le veil ami et lieutenant de DSK, "intelligence" de FH, met le doigt dessus, Martine est bien la remplaçante de Dominique
04 septembre 2011 : "Le sauteur de bonne black" est fermement soutenu par "l'intelligence" de François Hollande ... qui ne refuse pas "ses compétences" ... comme son ancienne concubine notoire
23 août 2011 : Très heureux pour son mentor DSK, comme tous les socialistes et certains amis.
31 juillet 2011 : Le logistique de François Hollande "consterné" par les Le Pen
16 juillet 2011 : Au secours d'Eva Joly, qui veut supprimer le défilé militaire du 14 juillet, il qualifie le Premier Ministre de xénophobie méprisante et sectaire ...
10 juillet 2011 : Rallié in extremis à François Hollande, le brave et ancien trotskiste, et grand ami de DSK, sera une excellente intelligence en tant que grand cordonnateur de la campagne de l'ancien premier secrétaire du PS
01 juillet 2011 : Coup de tonnerre médiatique, DSK serait la "victime" de la belle africaine musulmane ... (???) ; Moscovini dans la panade ?
30 juin 2011 : Revirement tardif d'un ambitieux bien brave ? Soutien de François Hollande contre promesse de candidat ?
24 mai 2011 : Toujours et encore éventuellement candidat à la Présidence Française
19 mai 2011 : affaire DSK, Pierre Moscovici soulagé

Serge Moscovici (1925-2014)

Ancien militant communiste co-fondateur des Verts, ancien directeur d'études à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, 1972-1980 Professeur à l'Université de Paris VII, Département d'Anthropologie, Serge Moscovici est la référence française en psychologie sociale dans la deuxième moitié du XXème siècle.
Il est, notamment, le directeur du manuel Psychologie sociale, PUF, Paris, 1ère édition 1988, et du manuel Psychologie des minorités actives, PUF, Paris, 1ère édition Paris 1979.

Il est le père du ministre socialiste, et ancien trotskiste (LCR, Krivine), Pierre Moscovici (portrait, septembre 2008), qui soutient le maire de Paris Bertrand Delanoe (Septembre 2008), qui, à la veille du Congrès de Reims (Novembre 2008), espérait encore devenir le patron du PS .... qui veut devenir Président de la République, comme Jean-François Copé à droite ....

1
Une foule, une masse, c'est l'animal social qui a rompu sa laisse. Les interdits de la morale sont balayés, avec les disciplines de la raison. Les hiérarchies sociales desserrent leur emprise. Les différences entre types humains s'abolissent, et les hommes extériorisent dans l'action, souvent violente, leurs rêves et leurs passions, du plus brutal au plus héroïque, du délire au martyre.
Un groupement humain en effervescence, un fourmillement constant, telle est la foule. Et aussi une force indomptable et aveugle, à même de surmonter tous les obstacles, de déplacer des montagnes ou de détruire l'œuvre des siècles.
in L'âge des foules, Un traité historique de psychologie des masses, Introduction, Fayard, Paris, 1981, p. 13

2
La psychologie des foules, prend au sérieux le phénomène religieux. En raison de sa valeur psychique pour les masses, bien sûr, et non pas de son contenu qui lui est indifférent. « On n'est pas religieux, écrit encore Le Bon, seulement quand on adore une divinité, mais quand on met toutes les ressources de son esprit, toutes les ardeurs du fanatisme au service d'une cause ou d'un être devenu le but et le guide des sentiments des foules. » Chaque action d'envergure en dépend.
Ibidem, Foules, femmes et folie, p. 166

3
Le prestige repose sur un don. On peut y voir une faculté que certains individus auraient reçue en partage, comme d'autres celle de peindre, de chanter ou de jardiner. Mais un don n'est pas un héritage que l'on dépense à son gré. Il faut le travailler, le discipliner, l'exploiter jusqu'à ce qu'il devienne un véritable talent, socialement utile et utilisable.
Le même auteur (Charles de Gaulle, Le fil de l'épée) poursuit: «S'il entre dans le prestige une part qui ne s'acquiert pas, qui vient du fond de l'être et varie avec chacun, on ne laisse pas d'y discerner certains élements constants et nécessaires. On peut s'assurer de ceux-là ou, du moins, les développer. Au chef, comme à l'artiste, il faut le don façonné par le métier.»

Ce métier comporte quelques règles simples. Maintien du corps, style précis et impératif de la parole, simplicité de jugement et rapidité de décision, voilà les principales composantes de la discipline des chefs. S'agissant des foules, il faut ajouter la faculté de capter et de communiquer l'émotion, la séduction des manières, le don de la formule qui porte, le goût de la mise en scène théâtrale, tous destinés à enflammer les imaginations. Appliquées avec discernement, ces règles suscitent l'imitation, exaltent l'admiration sans laquelle il n'y a pas de commandement et surtout pas d'obéissance.
Ibidem, p. 180-181

4
Au détail près, Tarde adopte la description des foules qu'en avait donnée Le Bon. Mais, remarque-t-il, celles-ci sont des associations spontanées et passagères qui ne peuvent rester indéfiniment en état d'effervescence. Elles sont destinées soit à se disloquer, à disparaître aussi vite qu'elles sont apparues, sans laisser de traces - pensez à un rassemblement de badauds, à un meeting, à une émeute passagère - soit à évoluer pour devenir des foules disciplinées et stables. Il y a une dynamique, une chaîne de transformations des premières aux secondes qui fait apparaître un caractère nouveau et distinctif.

Pour le déceler, il suffit d'observer le contraste entre les agglomérations d'individus sous le coup d'une même émotion, sous l'empire d'un même homme, lors d'un tremblement de terre, d'un match de football ou d'un festival de musique, et celles formées de manière délibérée, cristallisées en une Église, un parti ou une entreprise. La différence, nous le vérifions aisément, tient à l'existence d'une organisation qui s'appuie sur un système de croyances communes, mise en œuvre dans une hiérarchie reconnue par tous ses membres.

Tel est donc le caractère distinctif qui oppose les foules naturelles aux foules artificielles, les associations improvisées et non-formelles aux associations réglementées et formelles. Des unes aux autres, il y a une évolution logique. D'un événement quelconque mais frappant « naîtra spontanément ce premier degré de l'association que nous appelons la foule. Par une série de degrés intermédiaires, on s'élève de cet agrégat rudimentaire, fugace et amorphe, à cette foule organisée, hiérarchisée, durable et régulière qu'on peut appeler la corporation, au sens le plus large du mot. L'expression la plus intense de la corporation religieuse, c'est le monastère; de la corporation laïque, c'est le régiment ou l'atelier. L'expression la plus vaste des deux, c'est l'Église ou l'États. »
Ibidem, Le principe du chef, p. 219

5
Soyons plus explicite. Selon la psychologie des foules, les masses sont incapables de créativité spirituelle véritable et d'initiative sociale. Toutes les inventions importantes, tous les changements significatifs dans l'histoire sont l'œuvre d'individus. Derrière chaque apparence collective se cache une essence individuelle, et non l'inverse.
Quant au culte des masses, quant à la glorification de leur rôle dans la société, il n'y a là qu'un tissu de déclarations ronflantes, émanant de démagogues qui dissimulent ainsi leur ambition démesurée, sinon leur hypocrisie. Intelligentes, les foules? Comment se fait-il alors qu'elles se laissent régulièrement duper par les hommes en qui elles ont mis leur confiance, et même ne demandent que ça ? Riches de talents et de vertu? Mais alors pourquoi ont-elles si peu de prise sur les pouvoirs qu'il leur arrive de mettre en place, pouvoirs qui les entraînent parfois aux meilleures, mais le plus souvent aux pires extrémités? En vérité, les amis des foules sont de faux amis. En réalité, ils ne sont amis que d'eux-mêmes.
Ibidem, p. 227

6
Pourquoi les masses se soumettent-elles au meneur comme le troupeau à son berger? La question s'est toujours posée. Depuis la Seconde Guerre mondiale, elle se pose de façon plus pressante. Un phénomène est apparu dans le monde contemporain qui donne l'impression d'une survivance, et dont on a en vain cherché la cause: l'autorité de certains meneurs s'accompagne d'une terreur quotidienne. Elle exige le sacrifice de millions d'individus, pour des raisons de classe ou de race, sur une échelle inconnue auparavant. Et le pouvoir de ces meneurs, nul ne l'ignore, émane de la volonté populaire. Malgré cette cruauté, ils ont été entourés - et continuent à l'être - d'une vénération, voire d'un amour sans bornes. Dans bien des cas, amour et vénération vont de pai; avec la terreur, confinant ensemble au paroxysme.

Et pourtant, ce qu'il faut bien appeler des crimes était connu de tous, sauf de ceux qui ne voulaient pas les connaître, qui fermaient les yeux pour ne pas voir, les oreilles pour ne pas entendre, la bouche pour ne pas dénoncer. Ainsi la popularité dont a joui un Hitler ou un Staline déconcerte: « Le fait que le régime totalitaire, malgré l'évidence de ses crimes, s'appuie sur les masses, est profondément troublant », écrit Hannah Arendt.
Ibidem, p.235

7
Regardons l'évidence en face. C'est par l'essai, publié en 1921, dont le titre exact en français est La Psychologie des masses et l'analyse du moi, que Freud fait sa première incursion, officielle si vous voulez, dans le domaine de la psychologie sociale.
Au terme de l'analyse du moi individuel, dans son prolongement, il paraît retrouver la marque du social. Pas seulement sous la forme d'un autre individu, de l'autre ou de l'Autre, au sens neutre et abstrait qu'on lui donne aujourd'hui pour en camoufler l'identité concrète. Mais sous la forme des masses, inorganisées et organisées, et des meneurs. Un social d'autant plus inquiétant et fascinant à la fois que celui-ci, matérialisé par les masses, est de plain-pied avec ce que l'individu refoule. Il révèle en pleine lumière ce qu'on a tant de mal à atteindre: l'inconscient.

L'inconscient incarné par les multitudes terrifie Freud autant qu'il nous terrifie. Il éveille chez lui les mêmes peurs qu'il a déjà éveillées, vous vous en souvenez, chez Le Bon: « Cette peur des foules, écrit Marthe Robert, qu'on peut sans trop forcer les mots qualifier de phobie, il l'a, semble-t-il, depuis toujours, et depuis toujours il l'explique curieusement par une analogie qui, bien plus tard, lui fournira le thème de ses essais en sociologie: le peuple est de plain-pied avec les bas-fonds de la psyché, il y a entre lui et l'inconscient humain des relations de connivence, presque de complicité, qui mettent en péril les plus hautes valeurs de la conscience et les acquisitions de l'individualité. »
Ibidem, p. 294-295

-------

Emancipé
Pierre Moscovici. La cinquantaine venue, le député PS du Doubs s’est décidé à briguer la tête du PS. Jusque-là, ce solitaire intello et réservé épaulait DSK ou Jospin.
MARIE-DOMINIQUE LELIEVRE Libération QUOTIDIEN : lundi 15 septembre 2008 p. 40

Seul à une terrasse, tandis qu’à intérieur de la brasserie voisine ses alliés de la veille le trahissent en se tapant la cloche. C’est l’image qui reste de Pierre Moscovici à La Rochelle. «La mise en scène d’une trahison vous rend sympathique. Mais c’est pénible sur le plan personnel : je ne suis pas maso», concède Pierre Moscovici.
Parce que le Parti socialiste ressemble à un gros roman décourageant, avec trop de personnages, des intrigues qui se ramifient sans qu’on suive l’auteur, on se raccroche aux illustrations.

Autre photo, ce portrait de Léon Blum en noir et blanc dans le bureau de Pierre Moscovici, rue de Solférino. Il y a comme une adolescence qui se prolonge chez cet homme réservé qui n’a pas le permis de conduire, pas d’épouse, pas d’enfant et affiche dans son bureau un poster de son idole, comme d’autres celui de Kurt Cobain. La détermination en plus.

Car ses mésaventures rochelaises n’ont pas entamé son ambition : il sera candidat au poste de numéro 1. Il a fait son outing en janvier. «Réélu en 2007, j’approchais le rivage de la cinquantaine. Lionel Jospin ou Dominique Strauss-Kahn n’étaient plus là : c’est mon tour, me suis-je dit.» Un exploit pour ce pudique qui peut passer pour froid. Jusque-là, Moscovici a toujours été dans le désir des autres, les Jospin, les DSK, pour lesquels il produisait des notes et qui le surnommaient Mosco, comme un enfant.

C’est Strauss-Kahn qui l’entraîne rue de Solférino en 1984, lui, l’ancien militant de la LCR d’Alain Krivine, qui a voté Mitterrand en 1981 sans enthousiasme pour le personnage. Il devient expert économique du parti et travaille sur le programme de la gauche.
De DSK, il dit aujourd’hui: «Je reste en bons termes amicaux et intellectuels avec lui, mais parfois je l’aimerais plus proche. J’aurais apprécié un signe de sa part. Même si cela ne change rien à nos liens d’amitié et de fidélité, c’est l’année où nous nous sommes le moins parlé». Quant à DSK, que nous avons tenté de joindre au FMI, il a fait répondre «qu’il n’intervenait jamais sur ces questions-là».

Large front de cérébral, traits fins, il est assis dans un canapé de cuir chocolat, détendu dans des mocassins de daim brun qui reposent calmement sur la moquette à motif. Il y a un style Moscovici, tout en retenue diplomatique. De Ségolène Royal, il dit : «Je la trouve courageuse, intuitive, sensible, souvent déconcertante.» Dans un univers tonitruant, cette élégance peut nuire, parfois, à la force de son propos.
Derrière son bureau, un cliché aérien de Montbéliard : la masse claire au cœur de la ville, les usines Peugeot, rappelle que son électorat est composé à 45% d’ouvriers. Et qu’il n’a pas volé sa circonscription. Étrangement (ou pas), c’est une déculottée qui a fait de lui un véritable homme politique, c’est-à-dire un type capable de subir une humiliation et de se relever comme si de rien n’était.
«Comme les sportifs de haut niveau, les hommes politiques vont de défaite en victoire. Ils doivent être forts, physiquement et mentalement», dit son ami Charles Bietry. En 2002, Moscovici est battu aux législatives dans le Doubs après avoir traité ses électeurs de «cons» : ils ont voté pour Le Pen à 32% au premier tour. «J’ai compris que j’avais un travail à faire sur moi-même, que je paraissais trop distant.»
Pour la première fois sous la Ve République, cette terre de gauche choisit une femme de droite. Un électorat très populaire lui a fait mordre la poussière et payer son langage de bourgeois germanopratin (ligne 63, stations Solf2rino, le Flore, la Hune, Arnys, la Cigale-Récamier, MK2 Odéon).

Jusque-là, il a été gâté: Jospin lui a offert des costumes bien coupés: siège de député européen à 37 ans, portefeuille de ministre aux Affaires européennes à 40. Ce lynchage populo jouera en sa faveur au scrutin suivant. En 2007, cette région qui a donné à 47% ses voix à Sarkozy à la présidentielle, un mois plus tard en offre 63% à Moscovici.
«Cet électorat vote Le Pen par angoisse. La désindustrialisation lui donne un fort sentiment de déclassement. J’ai appris qu’il exigeait qu’on soit au contact. Il faut mouiller sa chemise.» Hackett, la chemise. Désormais, Pierre Moscovici fréquente le Café de la Paix à Montbéliard plutôt que le Flore (encore que…). Surtout, il a appris à parler simplement plutôt qu’à lui-même. «C’est la force de Nicolas Sarkozy : il parle mal français, mais il parle aux Français».

«Pierre a été marqué par son père: il est l’enfant brillant d’un sociologue Don Juan», note Guillaume Durand. Ami de Moscovici, ils se sont vus cet été à Hossegor, où Mosco séjournait avec sa fiancée. «Ce grand intellectuel considérait l’ENA comme une école de plomberie, ajoute Durand. Ça laisse des traces».

Pierre Moscovici est né dans une solide famille juive d’intellectuels de gauche. Proche du PCF, sa mère, Marie Bromberg-Moscovici, psychanalyste, a notamment signé le manifeste des 121. À 14 ans, Serge, son père, milite au parti communiste avant de fuir la Roumanie. Il se tient d’abord à l’écart de la vie politique française, puis en 1965, lit une biographie de Léon Blum avant de participer à la fondation des Verts.
«Blum a été l’homme le plus courageux, le plus respectable de la gauche, il a vraiment fait quelque chose d’important en 1936», dit-il. Son admiration pour Blum, il l’a transmise à son fils. Après l’ENA, dont il sort sixième, Pierre choisit la Cour des Comptes. Comme Blum. Pour obtenir l’approbation d’un père écrasant ? Il a fini par l’obtenir : «Pierre est plus mené par une sorte de vocation que par l’ambition. J’ai d’ailleurs été surpris de le voir manifester l’envie de prendre la tête de son parti», dit son père.

De son enfance, Pierre Moscovici a gardé un goût vif pour la culture américaine : il a passé l’année 1962 dans le New Jersey, alors que son père enseignait à Princeton, et l’été 1968 à Stanford. Saul Bellow, Philip Roth, Jonathan Franzen, mais aussi la musique folk de Woody Guthrie, le football, le basket et le cinéma, où il se rend deux fois par semaine.
Ce qui ne l’empêche pas de s’intéresser à l’actualité littéraire parisienne. Cet été, il a lu Un Diamant brut, d’Yvette Szczupak-Thomas, Le Jour où mon père s’est tu, de Virginie Linhart, et Ce que nous avons eu de meilleur, de Jean-Paul Enthoven, «autoportrait et galerie de portraits dont on cherche, et trouve facilement, les clés».

Il continue à se rendre chaque année aux Etats-Unis. New York, Boston, Chicago, San Francisco : c’est un homme des villes. Le 11 septembre 2001, il se trouvait d’ailleurs dans un avion survolant New York entre les deux attentats des Twin Towers. En provenance de Washington, il se rendait à Boston pour une conférence à Harvard. «Il y a une énorme fumée sur votre gauche», a remarqué le pilote.

Un type qui a échappé aux talibans devrait survivre aux manœuvres solférinaudes. D’ailleurs, de «Grands Zélus Socialistes» l’assurent de leur soutien, et du vote de leurs puissantes fédérations : Marseille, Lyon, Bordeaux. «Il a un véritable atout : c’est le seul candidat déclaré qui soit parlementaire», souligne Jean-Jacques Urvoas, député du Finistère.
Comme le dit son père, citant Napoléon : «Il ne faut pas seulement être un bon général, encore faut-il gagner les batailles». En tout cas, ce crâne d’œuf timide a gagné la première : il a brisé sa coquille.

-------

Pierre Moscovici se rallie à Bertrand Delanoë in-extremis Samuel Potier (lefigaro.fr), avec AFP 23/09/2008 | Mise à jour : 17:41 | Commentaires 4 .

L'ancien ministre délégué aux Affaires européennes, qui a hésité jusqu'au dernier moment à partir sous ses propres bannières, se range derrière le maire de Paris, alors que Julien Dray lâche Hollande pour rejoindre le camp de Ségolène Royal.

Il a hésité jusqu'à la dernière minute. Candidat depuis plusieurs mois au poste de premier secrétaire, Pierre Moscovici ne prendra finalement pas le risque de partir seul à la conquête du fauteuil de François Hollande. L'ancien ministre et député du Doubs a ainsi annoncé mardi qu'il apportait son soutien à Bertrand Delanoë en vue du congrès de Reims en novembre. Sa déclaration se veut limpide : «mon choix, c'est d'avancer dans ce congrès avec Bertrand Delanoë». Et avec François Hollande, aurait-il pu ajouter, le président du conseil général de Corrèze soutenant l'édile de Paris.

Le maire de Paris, qui s'est déclaré «content» de ce soutien, «appartient à la famille de pensée social-démocrate qui est aussi la mienne. Il a développé une offre politique sérieuse», a assuré Pierre Moscovici L'ex-ministre délégué aux Affaires Européennes a précisé que l'accord avec Delanoë portait sur plusieurs points : une convention qui permettra aux militants de trancher sur l'organisation ou non d'une primaire ouverte aux sympathisants pour désigner le candidat à l'Elysée en 2012 et une «feuille de route qui sera la feuille de route de la rénovation». Le dernier point porte sur la présidentialisation du parti : «Bertrand Delanoë m'assure que sa candidature comme premier secrétaire n'a pas de signification pour une candidature à la présidentielle de 2012. Je le crois», a-t-il encore assuré sans rire.

Six motions déposées

Pierre Moscovici a fait cette annonce quelques minutes avant l'ouverture, à 16h, de la réunion de la «commission des résolutions» du PS chargée de comptabiliser les motions, textes politiques sur lesquels voteront les militants. Cette réunion devait être suivie une heure plus tard du Conseil national (le «parlement» du parti, 300 personnes) d'enregistrement des différentes motions. Cette motion sera en compétition avec celles de Martine Aubry, de Benoît Hamon et de toute la gauche du PS réunie, Utopia, le Pôle écologique, et enfin Ségolène Royal.

La présidente de Poitou-Charentes peut d'ailleurs compter sur un nouveau renfort, le porte-parole du PS Julien Dray. Ce dernier a annoncé mardi qu'il rejoignait la motion de Ségolène Royal qui porte, selon lui, «toutes les idées nécessaires à un rassemblement novateur». «J'appelle toutes celles et tous ceux qui, au long des derniers mois, ont partagé mon combat à s'engager dans cette même démarche, pour que le seul gagnant de ce congrès soit le Parti socialiste et qu'enfin une opposition digne de ce nom puisse exister», poursuit le député de l'Essonne dans un communiqué.

Julien Dray avait joué un rôle essentiel dans la campagne de l'ancienne candidate à la présidence de la République, avant de s'éloigner d'elle. Celle-ci est soutenue par plusieurs grands barons locaux de la «Ligne Claire» : le maire de Lyon Gérard Collomb, le patron de la puissante fédération PS des Bouches-du-Rhône Jean-Noël Guérini, ainsi que par l'eurodéputé Vincent Peillon.

-------

Moscovici appelle à dépasser le "pour ou contre Royal" NOUVELOBS.COM | 14.11.2008 | 08:38

"Il reste trois jours pour essayer de faire prévaloir la sagesse", estime le député socialiste, proche de Bertrand Delanoë.

A la veille de l'ouverture du congrès socialiste de Reims, le député socialiste Pierre Moscovici, proche de Bertrand Delanoë, a appelé jeudi 13 novembre le Parti socialiste à "la sagesse" et à dépasser le clivage "pour ou contre Ségolène Royal". "Inquiet" pour le parti, Pierre Moscovici a estimé sur France-3, que le PS ne pouvait "se permettre un choc frontal, ni d'ailleurs une synthèse artificielle" lors du congrès de ce week-end.

"Il reste trois jours pour essayer de faire prévaloir la sagesse", a-t-il souligné, "il faut que les uns et les autres se posent une question simple: 'quel est l'intérêt général de ce parti?'" afin qu'il "se rassemble" et "se prépare à s'opposer à Nicolas Sarkozy". "Par pitié, que les socialistes pensent d'abord aux Français avant de se demander quelles alliances internes ils vont aborder au congrès", a-t-il supplié, car ceux-ci "souffrent de l'injustice de la politique" de l'actuel chef de l'Etat.

"Sommes-nous d'accord ?"

La motion E de Ségolène Royal étant arrivée en tête du vote des militants jeudi dernier, "il faut l'aborder non pas en se disant: on est pour ou contre Ségolène Royal. Il faut être ni fasciné, ni dans l'allergie, mais se demand(er) sur le fond, sommes-nous d'accord?", a-t-il proposé, estimant toutefois que c'était à la présidente de la région Poitou-Charentes "de créer les conditions d'un rassemblement".

Rappelant que la motion de Bertrand Delanoë était arrivée seconde lors du vote, qu'il devait "être un acteur" et "non un spectateur", le député du Doubs a fait valoir que cette motion était celle qui propose "les solutions les plus crédibles, les plus réalistes, et les plus à gauche". "Nous pouvons être une solution", a-t-il encore plaidé. (avec AP)

-------

Moscovici : "Il faut ouvrir les portes et les fenêtres" du PS
Europe1.fr Créé le 11/08/09 - Dernière mise à jour à 9h25

Le député du Doubs a présenté mardi sur Europe 1 sa réflexion autour d’un nouveau modèle de développement économique et social.

Pierre Moscovici profite de ses vacances pour écrire un livre intitulé "Comment la gauche peut gagner en 2012". "Le titre peut paraître surréaliste. Certains me disent ‘c’est les travaux d’Hercule’", a raconté le député socialiste du Doubs, invité d’Europe 1 mardi matin.

Il a expliqué avoir répondu à une commande de Martine Aubry, la première secrétaire du PS, et engagé une réflexion sur un nouveau modèle de développement qui lierait "les questions économiques, sociales et écologiques".

"Il faut ouvrir les portes et les fenêtres du Parti socialiste. Il faut en finir avec un certain nombrilisme, avec un certain narcissisme assez insupportable", a assuré Pierre Moscovici. Il faut "se remettre au travail et écouter" les Français, a-t-il ajouté. Précisant : c’est "une ambition que le Parti socialiste n’a pas eue au cours des douze dernières années".

Première étape de cette réflexion : lancer "une grande consultation de tous les Français", autour de la crise qui ne connaît selon lui qu’une "accalmie". Après quatre mois de travail, elle débouchera sur convention nationale pour entériner ce projet. Objectif à court terme fixé par Pierre Moscovici : "les régionales" de 2010.

Et pour la présidentielle de 2012 ?

Interrogé sur ses relations avec
Dominique Strauss-Kahn, Pierre Moscovici a confié qu’ils leur arrivaient de parler de l’avenir du PS.

-------

DSK : Moscovici "soulagé" Par Europe1.fr Publié le 20 mai 2011 à 08h21 Mis à jour le 20 mai 2011 à 08h28

Proche de Dominique Strauss-Kahn, Pierre Moscovici s’est dit "soulagé" vendredi, au lendemain de la décision d’un juge new-yorkais de libérer l’ex-président du FMI. "Je suis soulagé, je suis heureux, je suis content en pensant en lui, en pensant à sa femme Anne Sinclair, à ses enfants. On a vu des images assez émouvantes. Je pense que beaucoup de Français partagent ce sentiment-là", a déclaré le député du Doubs sur Europe 1.

"En même temps, je n’oublie pas qu’il est inculpé, je n’oublie pas que les faits qui lui sont reprochés sont graves. A lui maintenant de parler. Il va pouvoir préparer sa défense dans des conditions dignes et humaine."

--------

Marisol Touraine : "Moscovici serait un excellent candidat" Le Point.fr - Publié le 24/05/2011 à 18:06 - Modifié le 24/05/2011 à 18:07

La députée PS, proche de l'élu du Doubs, n'exclut pas la candidature d'un socialiste strauss-kahnien à la primaire socialiste.

La députée strauss-kahnienne Marisol Touraine, proche de Pierre Moscovici, a déclaré mardi que celui-ci ferait "un excellent candidat" aux primaires socialistes après la mise hors course de Dominique Strauss-Kahn, accusé de crimes sexuels à New York. "Je trouve que Pierre Moscovici serait un excellent candidat", a-t-elle déclaré à des journalistes dans les couloirs de l'Assemblée.

"C'est une décision qu'il ne prendra pas seul. Il faut en débattre. On en discute beaucoup", a ajouté la députée d'Indre-et-Loire. "Nous n'excluons pas d'apporter le soutien à l'un de ces candidats", avait-elle commencé, interrogée sur la possible candidature de Martine Aubry ainsi que sur les candidats déjà en lice comme François Hollande ou Arnaud Montebourg.
"Nous n'excluons pas non plus à ce jour de nous engager avec un candidat qui nous paraîtrait plus proche du projet que nous portons depuis déjà un certain temps", a ajouté cette proche de DSK.

Des députés strauss-kahniens doivent se réunir mercredi à l'Assemblée autour de François Pupponi et de Pierre Moscovici, deux proches de l'ex-directeur général du Fonds monétaire international.

-------

Moscovici rejoint Hollande, "pour la crédibilité et le réformisme" LEMONDE.FR | 30.06.11 | 17h48 • Mis à jour le 30.06.11 | 20h21

Le député du Doubs Pierre Moscovici avait longuement hésité entre présenter sa propre candidature à la primaire socialiste, soutenir François Hollande ou Martine Aubry.AFP/XAVIER LEOTY

Fidèle de Dominique Strauss-Kahn, ancien ministre des affaires européennes de Lionel Jospin, Pierre Moscovici avait longuement hésité. A l'instar de Gérard Collomb, maire de Lyon et également tenant d'une ligne sociale-démocrate, il a finalement rallié M. Hollande avec les militants et élus de son courant, Besoin de gauche. Devenu "coordinateur de la campagne" de l'ex-premier secrétaire du PS, M. Moscovici a expliqué se sentir "en phase" avec ce dernier. Cette responsabilité influera-t-elle sur la campagne du rival de Martine Aubry et de Ségolène Royal pour la primaire socialiste ?

Interrogé par Le Monde.fr, M. Moscovici explique que son rôle sera avant tout "transversal". "Il s'agit d'animer, et de coordonner. Je n'ai pas de volonté d'hégémonie, plutôt celle de réussir l'amalgame entre des équipes de différentes provenances, assure-t-il. Je ne me vois pas comme adjudant, mais plutôt comme quelqu'un qui organise, qui apporte de la fluidité." PAS DE "MARCHANDAGE"

Le député du Doubs a beaucoup insisté, dans son interview sur RTL, jeudi 30 juin, sur sa volonté de défendre "les idées sociales-démocrates, réformistes" qui sont celles des strauss-kahniens. "L'important, c'est la crédibilité par rapport au réel", explique-t-il.

Pourtant, il se défend de tout "marchandage". "Le candidat, c'est François Hollande, assure-t-il. Je me mets à son service. Mais, ajoute-t-il, on peut monter encore d'un cran les discours et les idées, tirer ensemble l'attelage vers des idées, une vision plus aiguës."

Sans avoir d'agenda caché, les strauss-kahniens qui soutiennent M. Hollande ont quelques points sur lesquels ils comptent se faire entendre. "Sur la social-économie, sur l'euro, sur l'Europe... ", liste le sénateur François Patriat. Joint par Le Monde.fr, cet autre fidèle strauss-kahnien rallié à François Hollande estime qu'il faudra amener des "innovations sociales", sans renoncer pour autant au programme du PS, commun à tous les candidats.

Pierre Moscovici, lui, estime que la candidature de François Hollande ne sera pas nécessairement celle de l'aile sociale-démocrate contre un PS plus à gauche qu'incarnerait Martine Aubry. Pour François Patriat, "il y aura des croisements, l'un comme l'autre iront tantôt plus à gauche, tantôt plus vers des idées plus sociales-démocrates".

"C'EST NICOLAS SARKOZY QU'IL FAUT BATTRE"

Pour M. Moscovici, "la campagne commence aujourd'hui". Il souhaite qu'elle soit "impeccable, sans petites phrases", et rappelle "qu'il ne s'agit pas seulement d'une primaire, mais d'une présidentielle, pour laquelle nous n'avons pas le droit de décevoir".

M. Patriat, lui, craint tout de même "que ça ne devienne sanglant", et s'inquiète d'un parti "coupé en deux entre un conseil national pro-Aubry et des élus locaux pro-Hollande". Pour M. Moscovici, c'est exactement la situation qu'il faut éviter : "C'est Nicolas Sarkozy qu'il faut battre", tranche le coordinateur de François Hollande.

Pierre Moscovici évoque désormais l'idée d'un meeting commun avec son candidat rapidement, avant un été qu'il envisage "studieux". Pour autant, M. Moscovici n'est pas partisan "d'aller pourchasser les Français sur les plages". Il préfère donc "une pause estivale" pour "recharger les batteries" avant le "marathon" de la campagne de la primaire, puis de la présidentielle. Samuel Laurent

--------

Source : La Tribune.fr - 01/07/2011 | 11:08 -

L'éventualité que Dominique Strauss-Kahn puisse voir s'effondrer les accusations d'agression sexuelle pour lesquelles il est actuellement inculpé à New York suscite déjà de l'espoir à gauche. De ses proches comme Pierre Moscovici à d'autres membres de la classe politique comme Jean-Louis Borloo, nombreux sont ceux qui, tout en se disant prudents, ont déjà commenté le "coup de théâtre" révélé par le New York Times.

Il venait de se rallier à François Hollande dans la course aux primaires socialistes, Pierre Moscovcici, ancien strauss-kahnien se refuse à se livrer aux conjectures. "C'est une nouvelle incroyable sans doute (...)", a déclaré le député du Doubs sur France Info. "Ma première réaction est une réaction de prudence. J'attends la décision de la justice. (...) Les spéculations à chaud, franchement ce n'est pas mon genre", a-t-il tempéré.

Une prudence partagée par Jean-Christophe Cambadélis, lui aussi strauss-kahnien et soutien de Martine Aubry pour les primaires. "Si les informations de New-York sont confirmées par l'audience de ce jour, il y a de quoi retrouver le sourire. Mais laissons la justice américaine agir et DSK dire sa vérité", a affiché le député PS du XIXe arrondissement de Paris sur son blog.

Lionel Jospin s'est aussi exprimé avec circonspection sur le sujet. "Dans l'hypothèse où Dominique serait lavé de toute charge, ce que je souhaite évidemment ardemment, ce serait d'abord à lui de se déterminer après un tel choc personnel. Après ce sera aux socialistes et aux responsables socialistes d'en décider", a expliqué l'ancien Premier ministre.

Les deux candidats les plus en vue pour remporter les primaires, François Hollande et Martine Aubry, interrogés par l'AFP ont tous deux exprimé leur espoir que Dominique Strauss-Kahn soit libéré mais se sont refusés à tout commentaire sur les conséquences politiques de ce possible rebondissement.

"Regarder les Français dans les yeus"

Pour d'autres socialistes, les dernières révélations dans l'affaire DSK sont de bon augure pour son retour sur la scène politique en France. Ainsi un autre proche de l'ancien patron du FMI, Jean-Marie Le Guen, s'est montré optimiste. "Le fait que les accusations terribles qui ont été portées contre lui s'effondrent prouvent que tous ceux qui ont spéculé sur sa disparition politique maintenant devront compter sur une personne, je l'espère, qui sera bientôt libre de ses mouvements et qui pourra regarder les Français les yeux dans les yeux", a-t-il déclaré au micro de France Info. Pour le député de Paris, Dominique Strauss-Kahn "sera présent dans la campagne présidentielle" de 2012 s'il est blanchi par la justice américaine.

Jack Lang voit l'éventuelle levée des accusations contre DSK sur la campagne présidentielle au PS comme une opportunité. La présence de DSK aux côté des socialistes "à quelque rang que ce soit serait un coup de booster assez extraordinaire", a souligné l'ancien ministre de la Culture sur BFM.

Plus radicale encore, Michèle Sabban, vice-présidente PS du conseil régional d'Ile-de-France, a demandé que le processus des primaires socialistes soit suspendu pour laisser à Dominique Strauss-Kahn "un temps de parole". Pour l"instant, la date limite de dépôt de candidature aux primaires PS est pour l'instant fixée au 13 juillet, le scrutin devant avoir lieu les 9 et 16 octobre.

"Qu'est-ce qui l'empêche de revenir s'il en a la force et l'envie ?", s'est par ailleurs interrogé le centriste Jean-Louis Borloo sur i-Télé et Radio Classique. "J'ignore absolument son état d'esprit mais je ne vois pas, s'il le souhaitait, ce qui l'en empêcherait en tous les cas", a ajouté le président duparti radical.

"La tête que doit faire Sarkozy"

Enfin, le député PS de Seine Saint-Denis s'est réjouit des effets à ce dernier coup de théâtre dans l'affaire DSK. "Il y a un seul truc qui me fait plaisir, en dehors de cette espérance qui réapparaît dans la vie de Dominique Strauss-Kahn, d'Anne Sinclair et de toute leur famille, c'est la tête que doit faire Sarkozy aujourd'hui et toute la droite qui a voulu avec cette affaire éliminer le Parti socialiste au niveau moral", a ainsi signalé Claude Bartolone sur I-Télé. latribune.fr - 01/07/2011, 11:08 | |

-------

"François Hollande a changé" Interview de Pierre Moscovici dans Le Parisien – « L’invité du dimanche » du 10 juillet 2011 p. 05 Propos recueillis par Matthieu Croissandeau et Philippe Martinat

Ami personnel de DSK, dont il poussait la candidature, Pierre Moscovici soutient désormais François Hollande, dont il est le « coordinateur » pour les primaires PS.

Dominique Strauss-Kahn pourrait-il, s’il était blanchi, revenir en politique?

PIERRE MOSCOVICI. Je ne fais pas de conjecture politique. J’ai ressenti cette période en ami. Blanchi, il pourra revenir en politique, s’il le souhaite. Mais le voudra-t-il? On ne traverse pas sans blessure une telle épreuve.

Avez-vous parlé avec DSK depuis la plainte déposée en France par Tristane Banon?

Non. Je n’arrive pas à trouver cette affaire convaincante ni fortuite. Les faits allégués seraient survenus il y a huit ans. Cette jeune femme avait déclaré qu’elle ne porterait pas plainte tant que Strauss-Kahn serait sur le sol américain et voilà qu’elle se décide à le faire au lendemain de la nouvelle heureuse d’une possible fin de la procédure. Il y a plainte, il faut laisser la justice suivre son cours. Mais cette affaire m’apparaît à certains égards mystérieuse et malintentionnée.

François Hollande est également mis en cause?…

Cela n’est également ni fortuit, ni convaincant. Je vois là une sorte de billard dont on ne peut pas mesurer le nombre de bandes.

Pour en venir aux primaires PS, pourquoi avez-vous choisi de soutenir François Hollande?

J’ai fait un choix de cohérence et de confiance. J’ai choisi Hollande en raison d’une convergence réformiste évidente. Nous pensons par exemple tous les deux que l’Europe doit être au cœur de toutes les politiques publiques. Avec lui, nous pouvons rénover les idées, les pratiques, les visages du PS.

Le bilan des dix années de Hollande à la tête du PS n’est-il pas cependant discuté?

Les uns et les autres ont des éléments de force et de faiblesse dans leur bilan à la tête du PS. Mais François Hollande n’est plus premier secrétaire, il s’est libéré de cette charge. Son dispositif, sa stratégie de campagne, sa vision pour la France sont plus ouverts que ceux de ses concurrents. Pour l’avoir rencontré à plusieurs reprises, je sais qu’il a changé. Il s’est préparé à diriger le pays, il est plus déterminé que les autres.

Martine Aubry a averti qu’elle attaquerait en justice les auteurs de rumeurs qui la viseraient. Cette campagne présidentielle n’est-elle pas très mal partie?

Martine a raison de ne pas se laisser faire! Comme elle, je déteste la politique qui salit. La France en 2012 a besoin d’un vrai débat de société et non d’une campagne de caniveau.

Mardi, la direction du PS n’a-t-elle pas été très indulgente avec le Marseillais Jean-Noël Guérini?

Le rapport sur le fonctionnement de la fédération des Bouches-du-Rhône aurait pu aller un peu plus loin. Il a respecté la présomption d’innocence. Il n’a pas voulu amalgamer affaires judiciaires autour du conseil général des Bouches-du-Rhône et PS local. Mais il y a de quoi rénover vraiment cette fédération. Je ne soutiens pas la démarche d’Arnaud Montebourg. Lorsqu’il se transforme en procureur, Arnaud, qui a beaucoup de talent, est souvent à côté du sujet. Ce n’est pas notre rôle.

Comprendriez-vous que DSK soutienne Aubry?

Je respecterai son choix. Mais s’il n’est pas candidat lui-même, le mieux serait qu’il laisse les primaires se dérouler, qu’il prenne de la hauteur et puisse, avec le temps, revenir en force pour servir le candidat que le parti aura désigné, quel qu’il soit.

Ces primaires ne sont-elles pas pour l’instant inaudibles?

L’affaire extraordinaire de New York a envahi les médias. Si bien qu’à ce jour nos débats ne sont pas totalement audibles. Le non-lieu de Dominique Strauss-Kahn, que j’espère le plus proche possible, sera une libération pour lui — surtout pour lui —, mais aussi pour nous tous. La politique et le combat contre Nicolas Sarkozy vont reprendre leurs droits.

Le président du PRG, Jean-Michel Baylet, va concourir aux primaires socialistes…

Bienvenue à nos amis radicaux de gauche! C’est une façon de tirer les leçons du 21 avril 2002. Le fait d’opérer un premier rassemblement avec les radicaux est donc une bonne nouvelle.

Alain Minc assure que, si le projet du PS était appliqué, la France perdrait sa bonne note pour pouvoir emprunter sur les marchés. Que lui répondez-vous?

Cette argumentation, que je trouve indigne lorsqu’elle est reprise par le chef de l’Etat — ce qu’il a fait notamment à l’étranger —, est totalement stupide. Le projet socialiste reconnaît la nécessité du désendettement, explique comment on y parviendra, notamment en touchant aux niches fiscales, et souligne qu’il s’agit bien d’une priorité. Qu’Alain Minc soit rassuré : la gauche est l’ennemie de la dette car la dette est l’ennemie de la gauche. Car lorsqu’un pays est endetté, il ne peut pas financer ses services publics ni investir sur les secteurs clés d’avenir.

La droite serait raisonnable et la gauche dépensière?

C’est une théorie combattue par l’histoire car, depuis trente ans et l’alternance de 1981, à chaque fois c’est la gauche qui a été raisonnable et la droite dépensière. Je n’accepte pas les leçons de ces professeurs de vertu qui ont inspiré Sarkozy, notamment sur le bouclier fiscal, et qui nous ont incités à la débauche budgétaire et fiscale, en faisant exploser la dette et les déficits.

Etes-vous partisan de limiter les très hautes rémunérations?

Oui, en commençant par limiter de manière drastique les écarts dans les entreprises publiques et en agissant par la fiscalité et l’incitation fiscale dans le privé. Il faut aussi que la fiscalité du capital soit beaucoup plus proche de la fiscalité du travail qu’elle ne l’est aujourd’hui. Quand les responsables de droite prétendent ouvrir ce débat, on croit rêver : ce sont bien eux qui ont monté depuis 2007 un système d’injustice fiscale inédit.

Le gouvernement n’était-il pas obligé de modifier la réforme des retraites?

On s’aperçoit que la fameuse réforme des retraites, qui était supposée être définitive pour financer le système pendant vingt ans, n’aura duré que quelques jours. C’est à la fois une injustice, car on fait en sorte que ce soient les salariés qui contribuent plus que les revenus du capital, et un aveu d’échec.

Où vous voyez-vous dans un an?

Au sein d’une majorité de gauche! Dix années après le 21 avril 2002, je pense à la victoire collective et non à un destin personnel : ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué.

--------

Moscovici/Joly: "Fillon a dérapé" AFP lepoint.fr 16/07/2011 | Mise à jour : 08:25

Le député PS Pierre Moscovici a demandé hier à François Fillon de "retirer" ses propos sur Eva Joly, qui ne sont "pas dignes" d'un premier ministre, "tout au plus ceux d'un des nombreux pitt-bulls de la droite".

"M. Fillon a dérapé. Ses propos sont inadmissibles. Il faut respecter les candidats des formations démocratiques et une fois de plus, je le répète, en 2012, on a besoin d'un grand débat démocratique", a-t-il déclaré à l'AFP. "Ses propos ne sont pas dignes d'un premier ministre de la France. Ils sont tout au plus ceux d'un des nombreux pitt-bulls de la droite et je demande à M. Fillon de les retirer", a affirmé l'ancien ministre qui a rejoint François Hollande, candidat à la primaire socialiste et dont il est coordonnateur de la campagne.

M. Moscovici a été "scandalisé par les propos du premier ministre en réaction à l'attitude d'Eva Joly sur le 14 juillet", tout en reconnaissant qu'on "peut être en désaccord" avec la candidate d'Europe Ecologie-Les Verts à la présidentielle, qui a proposé de supprimer le défilé militaire. Mais "il y a dans les propos de François Fillon un zeste de xénophobie, énormément de mépris ou de sectarisme".

"On a l'impression que le premier ministre depuis une semaine qui se posait pourtant en bon républicain, se transforme en procureur contre la gauche intolérant et sectaire", a-t-il déclaré.

-------

Propos recueillis par Antonin Chilot | Publié le 31.07.2011, 11h59 | Mise à jour : 18h09 leparisien.fr

Pour Pierre Moscovici, Marine Le Pen «doit condamner les propos de son père», qui a qualifié d'«accident» les attentats en Norvège.

«Quittez la solidarité familiale pour la clarté politique !». L'exigence, signée Pierre Moscovici, s'adresse à Marine Le Pen. Le député socialiste du Doubs et coordinateur de campagne de François Hollande dans la primaire PS exhorte la présidente du Front National à condamner les propos de son père, qui a qualifié d'«accident» les attentats en Norvège.

Comment avez-vous accueilli les propos de Jean-Marie Le Pen sur la tuerie d'Oslo ?

Ils m'ont consterné, comme à l'habitude. Il faut dire que l'on a affaire à un dangereux récidiviste. Avant, Jean-Marie Le Pen était l'homme du détail (NDLR : en 1987, il avait déclaré que les chambres à gaz étaient «un point de détail de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale»), aujourd'hui, il est celui qui estime que cette tuerie n'est qu'un «accident». Il y a une pathétique cohérence dans tout ça. Jean-Marie Le Pen a également tendance à confondre victimes et bourreaux. Et il veut faire d'Anders Behring Breivik un fou, ce qu'il n'est pas, afin d'effacer toutes les motivations idéologiques de ce meurtrier.

Que pensez-vous du peu de réactions politiques suscitées par ces propos ?

Je demande avec fermeté et insistance à Marine Le Pen de condamner les propos de son père, qui, je le rappelle, est encore président d'honneur du Front National. Elle qui veut normaliser son parti et le réintroduire dans l'arc républicain ne peut pas tolérer cette parole provocante et surtout négationniste. Pas d'ambiguité ! Ce silence peut passer pour de l'acquiescement. Marine Le Pen doit quitter la solidarité familiale pour la clarté politique.

Et le silence de l'UMP ?

Il serait évidemment de bon ton que la droite républicaine marque sa réprobation. LeParisien.fr

-------

Moscovici : "Cette affaire est classée" LEMONDE.FR avec AFP, Reuters | 23.08.11 | 20h19 • Mis à jour le 23.08.11 | 21h38

Le soulagement exprimé par de nombreux responsables socialistes à l'annonce de l'abandon des poursuites contre Dominique Strauss-Kahn a redoublé, mardi 23 août, quand celui-ci a été confirmé. "Je suis très content pour DSK, sa famille, les siens. J'ai un grand plaisir, a dit Jean-Christophe Cambadélis, un des lieutenants de M. Strauss-Kahn. C'est un soulagement. Il sort d'une épreuve judiciaire qui a été un cauchemar, sans aucun doute. Ce que je retiens, c'est la décision de justice. Un non-lieu est un non-lieu".

Martine Aubry a réitéré son "immense soulagement". "Je suis très heureuse pour Dominique Strauss-Kahn et Anne Sinclair. Je le dis profondément. Je pense que nous devons réfléchir dans ce moment, à la vérité des faits, au respect des personnes, des victimes ou des coupables présumés et au respect de la justice", a-t-elle déclaré, alors que Jean-Marie Le Guen, autre proche de Dominique Strauss-Kahn, pense qu'il veut avant tout "rentrer en France" et "s'exprimer". "Il a des choses à nous dire sur la crise financière que nous connaissons et sur laquelle beaucoup attendent ses propres réflexions", a tenu à souligner M. Le Guen.

Manuel Valls, candidat à la primaire du PS, a confirmé qu'à ses yeux "l'analyse et l'expertise de Dominique Strauss-Kahn seront nécessaires, utiles et bienvenues pour la gauche et la France". "La voie tracée par DSK a été plébiscitée par les Français", ajoute-t-il, citant "le sérieux dans la gestion des comptes publics et le soutien à la compétitivité de l'économie et de l'industrie".

"Cette affaire est classée, a renchéri Pierre Moscovici, proche de M. Strauss-Kahn devenu directeur de campagne de François Hollande. Il faut cesser de distiller sans arrêt des rumeurs ou un faux soupçon. C'est derrière lui. Après, chacun peut avoir ses jugements moraux sur ceci ou cela."

Une façon détournée de parler de la plainte déposée en France, mardi, par les avocats de Nafissatou Diallo pour subornation de témoin contre un adjoint du maire de Sarcelles, François Pupponi. "Chaque fois que DSK a une bonne nouvelle judiciaire aux Etats-Unis, il y a, en France, une soi-disant nouvelle affaire qui sort. Tout cela commence à faire beaucoup", s'était énervé M. Pupponi en apprenant le dépôt de la plainte.

"AUTOCONGRATULATIONS"

A l'UMP, Jean-François Copé a "pris acte" de la décision judiciaire, mais "rappelle qu'une procédure civile visant Dominique Strauss-Kahn est toujours en cours aux Etats-Unis".

Le président du MoDem, François Bayrou, a jugé que "des questions demeurent sans réponse", jugeant "naturel" que M. Strauss-Kahn "s'exprime" prochainement. Interrogé sur Europe 1 sur l'éventuel rôle de M. Strauss-Kahn dans la présidentielle de 2012, M. Bayrou a estimé que "c'est à DSK de s'exprimer et au PS de répondre". "Je ne suis partie prenante d'aucune des deux expressions. Je n'imagine pas qu'il se relance dans l'élection présidentielle, mais si c'est son choix, c'est l'affaire du Parti socialiste", a-t-il souligné.

Si les amis et camarades de l'ex-ministre socialiste ont laissé éclater leur joie, d'autres personnalités politiques ont clairement déclaré regretter cette probable décision de la justice américaine. C'est le cas de l'ancienne ministre communiste Marie-George Buffet, qui y voit une "mauvaise nouvelle pour la justice" et "pour les femmes".

Anne Mansouret, élue socialiste et mère de Tristane Banon, qui a porté plainte pour tentative de viol contre Dominique Strauss-Kahn, s'est pour sa part déclarée "profondément indignée".

L'avocat de Tristane Banon, Me David Koubbi, s'est élevé contre "une séance d'autocongratulations des amis de DSK" d'une "indécence crasse".

---------

Retour de DSK: «Il sera utile à son pays» macommune.info

Pierre Moscovici, député strauss-kahnien du Doubs, coordinateur de la campagne de François Hollande, est convaincu "qu'à l'avenir Dominique Strauss-Kahn sera utile à son pays, utile à la gauche et que ses compétences reconnues trouveront à nouveau à s'employer".

"Il n'est pas candidat aux primaires. Mon impression est qu'il souhaite que le processus se déroule avec ses protagonistes" actuels, a poursuivi Pierre Moscovici.

"Dominique Strauss-Kahn et Anne Sinclair rentrent en France après ce qui a été, comme il l'a dit lui-même, une épreuve, un cauchemar. Moi je lui dis bienvenue. Je souhaite qu'il ait sa totale liberté pour retrouver les siens, pour retrouver la France et pour qu'il puisse aussi se reconstruire lui-même".

"C'est sans doute de ce temps personnel dont il a besoin. Il s'exprimera devant les Français au moment qu'il choisira. Il le fera, je pense, dans un délai pas trop éloigné".

--------

Hollande et Royal louent les "compétences" de Strauss-KahnCréé le 05/09/2011 à 09h02 rtl.fr

François Hollande et Ségolène Royal n'ont pas exclu dimanche d'utiliser les "compétences" de Dominique Strauss-Kahn, qui est rentré à Paris après l'abandon des poursuites pénales à son encontre à New York.

Les deux candidats à la primaire socialiste en vue de l'élection présidentielle de 2012 ont estimé qu'il revenait à l'ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI) de se prononcer sur son avenir politique, sur lequel il n'a pas dit un mot depuis son retour dimanche matin.

"Il y a une chose qui est certaine, c'est que sa compétence en matière de finance internationale est recherchée et reconnue", a souligné François Hollande, lors de l'émission "Le Grand Jury Le Figaro-RTL-LCI".

"Tout ce qui s'est passé ne remet pas en cause sa compétence. Maintenant pour la suite, je crois qu'il faut 'laisser du temps au temps' comme disait François Mitterrand", a estimé pour sa part la présidente de Poitou-Charentes.

--------

Aubry "niait" tout pacte avec DSK Publié le 19.09.2011, 08h32 leparisien.fr Jean-Pierre Muller

Le directeur de la campagne de François Hollande, Pierre Moscovici, a relevé lundi que Dominique Strauss-Kahn avait reconnu dimanche un "pacte" politique avec Martine Aubry, alors qu'elle en "niait" l'existence selon lui.

"J'ai noté qu'il a mentionné un pacte, pacte que Martine Aubry elle-même niait il y a encore peu de temps. J'ai noté qu'il avait dit lui-même qu'il allait être candidat alors qu'elle nous disait il y a quelque temps qu'il n'y avait rien de fait", a déclaré M. Moscovici sur ITélé.

"Quand on entre dans une élection comme la primaire, on doit être déterminé par soi-même et par ses convictions", a-t-il glissé à l'endroit de la maire de Lille, rappelant que François Hollande avait toujours "critiqué le pacte".

Il a qualifié de "pas sérieux" les critiques de Martine Aubry sur "l'inexpérience" de François Hollande, ex-Premier secrétaire du PS: "Il était le seul qui rencontrait Lionel Jospin toutes les semaines (quand la gauche était au gouvernement entre 1997 et 2002, ndlr). Tous les jours il parlait avec Lionel Jospin. Il pouvait même arriver que cela agace tel ou tel ministre", a fait valoir l'ex-ministre des Affaires européennes.

"Nous, socialistes, nous ne devons pas resté scotchés sur ce qui s'est passé dans cette chambre 2806", a-t-il dit au sujet de l'intervention de DSK la veille sur TF1. "On ne saura jamais complètement, même s'il faut prendre au sérieux ce que DSK a dit".

"J'ai vu quelqu'un qui voulait effacer cette faute, en tous cas présenter ces regrets, et puis qui était déjà lui-même dans un processus de reconstruction", a dit M. Moscovici, qui se définit comme un "ami" de DSK.

---------

BFM-TV 13 octobre 2011 18.10 Selon le Parquet de Paris l'agression sexuelle est prescrite.

Pierre Moscovici maintient que son ami DSK n'est pas un homme violent, qu'il a été blanchi à New-York et qu'étant non-poursuivi à Paris il reviendra dans la vie publique et qu'il y aura sa place.

---------

Moscovici : "la grève aéroportuaire n'aurait pas dû avoir lieu" Par LEXPRESS.fr, publié le 20/12/2011 à 11:44, mis à jour à 14:37

Les socialistes ont accusé ce matin le gouvernement d'être responsable du mouvement social qui perturbe les aéroports. Selon eux, la grève s'explique avant tout par "un manque de dialogue social."

Martine Aubry et Pierre Moscovici ont taclé ce matin le gouvernement, sur sa gestion de la grève aéroportuaire. Selon les socialistes, le mouvement n'aurait "même pas du avoir lieu", si le gouvernement avait été ouvert au dialogue.

"Le service mimimum, la droite en parle toujours en plein moment de crise. Ce n'est pas au moment où les Français vont partir en vacances - et on peut comprendre leur exaspération - qu'il faut s'inquiéter du fait que les salariés de ces entreprises privées de sécurité soient dans la précarité et de mauvaises conditions de travail" a déclaré Martine Aubry, première secrétaire du PS, mardi matin sur RTL. "C'est avant qu'il faut se mettre autour d'une table pour mettre en place le dialogue social" a poursuivi la maire de Lille.

Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande, a également mis en cause la responsabilité du gouvernement dans la grève. Interrogé par France Info sur la nécessité ou non d'un service minimum, le député PS du Doubs a estimé que "cette grève n'aurait pas dû avoir lieu". Il la "regrette" et pense "aux gens qui veulent prendre leurs vacances, rejoindre leur famille et sont bloqués". "Le gouvernement, plutôt qu'avoir toujours la même réponse - un problème, une loi, en plus à quelques encablures de la présidentielle - devrait avoir la culture du dialogue et aider les entreprises qui dépendent de lui en partie à avoir cette culture", a-t-il plaidé.

"La nomination des médiateurs arrive un peu tard"

Relevant qu'il y a aujourd'hui deux médiateurs dans le conflit aéroportuaire en cours, Martine Aubry a lancé: "tant mieux. C'est un peu tard. C'est avant qu'il aurait fallu traiter ces affaires. Mais l'exemple vient d'en haut, quand Nicolas Sarkozy a méprisé les millions de Français qui sont descendus dans la rue sur les retraite ou quand il met en place plan d'austérité après plan d'austérité sans consulter l'opposition ou débattre au parlement".

Et Pierre Moscovici d'en remettre une couche sur France Info: "La responsabilité, pour moi, c'est essentiellement celle du gouvernement" qui nomme des médiateurs "après que les choses ont démarré". "Ce qui est en cause dans cette affaire-là, c'est essentiellement l'absence de dialogue social par rapport à des conditions de précarité".

Deux médiateurs doivent en effet tenter de mettre fin d'ici mardi à la mi-journée à la grève des agents de sûreté qui perturbe depuis vendredi le trafic aérien.

Le gouvernement a par ailleurs relancé l'idée d'encadrer le droit de grève dans l'aérien, comme dans le terrestre, en obligeant les parties à négocier et les grévistes à se déclarer 48h à l'avance. Les agents de sûreté, remplissant une mission de service public, doivent déposer un préavis de grève cinq jours avant le début de leur mouvement. Avec AFP

--------

Moscovici: "Sarkozy ne peut plus nous battre" Par LEXPRESS.fr, publié le 17/01/2012 à 14:06

Le directeur de campagne de François Hollande assure que la réélection de Nicolas Sarkozy est largement compromise, ajoutant qu'il suffit à la gauche d'être unie pour l'emporter en mai prochain.

Pierre Moscovici vend t-il la peau de l'ours trop tôt? Ce mardi, le directeur de campagne de François Hollande a assuré que "Nicolas Sarkozy ne peut plus battre (les socialistes) car les Français veulent un autre président", ajoutant qu'il faut toutefois que la gauche unisse ses forces.

"La gauche a de grands atouts, mais aussi des péchés mignons: la division, le découragement. J'ai la conviction que si la gauche unit ses forces nous l'emporterons. Nicolas Sarkozy ne peut plus nous battre car les Français veulent un autre président", a déclaré le député du Doubs dans une interview à Direct Matin.

"A nous de montrer que nous avons le talisman du changement", a-t-il ajouté.

Interrogé sur cette formule abrupte "Nicolas Sarkozy ne peut plus nous battre", l'ancien ministre a expliqué qu'il avait toujours dit que le président sortant "ne peut plus gagner par ses forces, ne peut plus séduire, convaincre, puisque son bilan est catastrophique, son projet vide, ses rapports avec les Français dégradés".

"Ne vendons pas la peau de l'ours: il conserve ce qu'on sait de lui, son énergie, sa combativité, mais il n'a plus beaucoup d'atouts en dehors de ça", a ajouté Pierre Moscovici. "A nous de conjurer nos démons, de rester unis, d'être convaincants", a encore exhorté le directeur de campagne.

--------

Aquilino Morelle, la plume qui pense par Cécile Amar - Le Journal du Dimanche dimanche 29 janvier 2012

Il écrit les discours de François Hollande après avoir rédigé ceux de
Lionel Jospin.

Fils d’ouvrier asturien, énarque et médecin, ce rebelle a voté "non" au traité européen, épaulé Arnaud Montebourg et travaillé sur le scandale du Mediator.

Au premier abord, on ne la voit pas. Elle est posée sur l’étagère d’une des innombrables bibliothèques. Après deux heures d’entretien, Aquilino Morelle tend cette petite lampe de mineur. "Voilà ce qui me reste de mon père. Comme tous les Asturiens, il a été là-bas mineur, facteur et projectionniste de cinéma." Tout dans cet appartement chic du Ve arrondissement de Paris témoigne de la réussite de l’hôte.
Le fils d’immigré est devenu un homme puissant, dans l’ombre de politiques, Lionel Jospin hier, Arnaud Montebourg et François Hollande aujourd’hui.

Et pourtant, avec cette lampe dans sa main, Aquilino Morelle veut montrer qu’il n’est dupe de rien. Il est certes fier de cette réussite matérielle, mais il n’oubliera jamais d’où il vient. Non, il ne sera jamais une de ses belles personnes qu’il semble honnir à la manière de Jean-Luc Mélenchon. Morelle pourfend ces "élites parisiennes conformistes qui vivent dans l’impunité, qui font la pluie et le beau temps, qui disent 'vous êtes des dingues, des abrutis, des fachos' dès que vous pensez différemment."

Coquetterie ou sincérité?

Il reçoit pieds nus : "Je n’aime pas m’habiller chez moi", dit-il en s’amusant. Il passera deux heures à tenter de discipliner la jeune chienne que ses enfants ont reçue comme cadeau de Noël, mais jamais il ne pianotera sur son BlackBerry.

Qui se cache derrière cet homme affable et dur à la fois?

Fils du peuple, homme du non" à la Constitution européenne, plume d’un possible futur président, ressemblerait-il à Henri Guaino? "Je suis patriote", répond celui qui aide aujourd’hui François Hollande à mettre en mots ses intentions. Son père, ouvrier affûteur chez Citroën à Nanterre, est mort à 61 ans lorsque Aquilino était encore jeune. Sa mère n’a jamais bien parlé français, mais le fils n’oubliera pas cette leçon : "Vous êtes français, l’Espagne c’est derrière vous, soyez meilleurs que les Français." Ses copains se souviennent qu’il disait tout le temps : "À 40 ans, je serai ministre." Et ça a failli marcher.

À 35 ans, Morelle a goûté l’ivresse du pouvoir, la vanité de la toute-puissance.

De 1997 à 2002, trois petits marquis ont régné sur Matignon : Aquilino Morelle, la plume de Lionel Jospin, Manuel Valls, son porte-parole, et Pierre Guelman, son conseiller parlementaire. Le dernier était le plus aimable, et depuis il a arrêté la politique.

"Etre médecin, c’est savoir hiérarchiser les priorités"

Quand Aquilino évoque Manuel, il parle aussi de lui : "J’aime beaucoup les défauts de Manuel, j’aime beaucoup qu’il soit brutal, il est extrêmement courageux, il lui arrive de dire des conneries, mais on se marre." À Matignon, Aquilino toisait ses interlocuteurs, les Weston sur la table.
Émerveillé par le pouvoir, il ne voyait même plus qu’il déjantait. "Aquilino est resté un jeune homme pressé, trop franc dans la manifestation de sa précipitation", se souvient un ancien de Matignon. "Ils étaient très pressés.
Trop,, bien sûr, mais ils ont changé", nuance François Hollande qui connaissait bien Morelle et Valls à l’époque et les a appelés aujourd’hui à ses côtés.

Le 21 avril 2002, le rêve d’Aquilino s’écroule : "C’est la mer qui se referme sur vous, vous êtes noyé." En vingt-quatre heures, il a découvert "les lâches, les ordures, les fidèles". Monté si haut, tombé si bas par la faute des siens, ces ouvriers qui ne se reconnaissaient plus dans sa gauche. Morelle ravale ses larmes, panse ses plaies. Et essaye de comprendre. Sixième d’une famille de sept, Aquilino – même prénom que son père – est le premier fils, le seul enfant qui fera des études et qui parle encore de l’école comme d’"une illumination". Avec un goût de revanche sociale pour celui qui a découvert la Rive gauche à 16 ans, lorsque le bac en poche, il s’est inscrit en fac de médecine, rue des Saints-Pères.

Médecine, Sciences-Po et l’ENA en même temps ou presque. Quand il entre à Sciences-Po, il est déjà marié et père d’un fils. Un deuxième va suivre très vite. Puis un remariage et trois autres enfants. Au grand oral de l’ENA, Pierre Moscovici le remarque et lui présentera Lionel Jospin, voie royale pour la politique. On l’écoute raconter sa vie, et on regarde autour de soi. Choc en retour.

Après le 21 avril, Aquilino Morelle veut "souffler un peu, gagner de l’argent".

Il se retrouve à Euro RSCG, expérience qui tourne mal. "Les gens qui vous veulent du mal finissent par vous faire du bien." Telle est la morale d’un optimiste. L’entreprise n’a pas voulu de lui, il revient à la politique. On est en 2004, en pleine campagne sur le traité constitutionnel européen, il s’engage pour le "non" au côté de Laurent Fabius. En 1992, Morelle avait déjà voté “non” à Maastricht : "Je ne supporte pas ce côté 'il n’y a pas le choix'. Il y a toujours le choix, François l’a redit au Bourget. À Maastricht, c’était autant un 'non' raisonné qu’un 'merde'."

Le grand inquisiteur a finalement replongé dans la politique

La politique, c’est son monde, mais il n’a jamais réussi à se faire élire, ratant tous ses parachutages. De même, il n’a pas voulu être médecin, mais c’est dans la santé publique qu’il a accompli ses plus grandes oeuvres. "J’ai produit il y a vingt ans un rapport sur le sang contaminé et l’année dernière celui sur le Mediator. J’ai le sentiment d’avoir fait quelque chose qui sera utile." Irène Frachon, héroïne de ce scandale médical : "Je l’ai vu en grand inquisiteur incorruptible. Ses charges, lors des auditions, étaient terribles. Il demandait : 'Vous êtes nul, ou corrompu?'" Médecin et énarque, c’est rare et précieux. "Être médecin, quand vous êtes un bon médecin comme c’est mon cas, c’est savoir hiérarchiser les priorités. Quand vous êtes aux urgences seul, vous savez ce qui est vital ou non."

Le grand inquisiteur a finalement replongé dans la politique, il s’est rapproché de l’autre justicier socialiste, Arnaud Montebourg, et a dirigé sa campagne de la primaire.

Entre ces deux-là, cela n’avait pourtant pas bien commencé. "De 1997 à 2002, quand on était à Matignon, on allait le voir avec Manuel, on lui disait 'ferme ta gueule'. Quand il nous voyait arriver, il s’exclamait : 'Ah, salauds, vous allez encore m’attacher!'" Dix ans plus tard, les idées sont plus fortes. "Aquilino a une vision politique claire, une vision stratégique solide, une force dans l’expression hors du commun, c’est un homme aux multiples destins", assure Montebourg.

Hollande après Montebourg et Jospin : "Aquilino lit beaucoup, il apporte une construction intellectuelle très intéressante, apprécie Hollande. Sur la finance, ce sont Aquilino, Montebourg et Ségolène qui ont eu raison." Morelle se remet à trouver les mots d’un autre : "François est si différent de Lionel. Lionel était très structuré, très cadré. Avec François, le flux du texte coule beaucoup plus vite, c’est comme une cascade, comme un caillou que vous lancez dans l’eau et qui rebondit."

En juin, Aquilino Morelle aura 50 ans, il retrouvera peut-être le pouvoir. Les ouvriers qui ont boudé Jospin en 2002 lui ont finalement fait du bien. Cécile Amar - Le Journal du Dimanche dimanche 29 janvier 2012

--------

Invité surprise de Dray, DSK gêne les socialistes Par François-Xavier Bourmaud lefigaro.fr Mis à jour le 30/04/2012 à 12:48 | publié le 29/04/2012 à 19:56

Convié à l'anniversaire de Julien Dray, l'ancien directeur du FMI a plongé le PS dans la circonspection.

Que diable allaient-ils faire dans cet anniversaire? Samedi soir, Manuel Valls, Pierre Moscovici et Ségolène Royal, entre autres, se sont retrouvés dans un bar de la rue Saint-Denis, le «J'ose», à Paris, pour fêter les 57 ans de Julien Dray. La date du dîner avait été différée en raison de l'hospitalisation récente de ce dernier. Problème, sans prévenir personne, Julien Dray avait également convié Dominique Strauss-Kahn qui, pour être mis en cause dans diverses affaires de mœurs aux États-Unis (agression sexuelle) et en France (proxénétisme en bande organisée), fait figure de pestiféré au PS.
D'où confusion, embarras et silence radio chez les socialistes sur cette petite soirée à propos de laquelle les versions divergent.

Selon les uns, les membres de l'équipe de François Hollande se seraient rapidement éclipsés en apprenant la présence de l'importun. Selon les autres, Manuel Valls et Pierre Moscovici se seraient attardés en sa compagnie.
En revanche, tout le monde s'accorde pour assurer que Ségolène Royal a quitté l'endroit à la seconde où elle a appris l'identité de l'invité surprise.
Seule certitude: «Personne, absolument personne n'était au courant de la présence de Dominique Strauss-Kahn», promet-on dans l'équipe de François Hollande.
Conviés par mail, les invités n'ont découvert l'affaire qu'une fois sur place et assez vite saisi l'ampleur du risque. «Une amie qui était dans le bar m'a appelé pour me dire: “préviens tout le monde, il y a DSK au premier étage”», raconte un membre de l'équipe du candidat socialiste.

«Sortir des pièges»

«N'attendez pas de ma part le moindre commentaire», éludait Manuel Valls dimanche à Bercy pour le meeting de François Hollande, où il n'était question que de cela. Pour sa part, Ségolène Royal assurait s'être sentie piégée. «Il faut savoir sortir des pièges», assurait-elle en racontant avoir très rapidement quitté les festivités. «Au nom du respect du droit des femmes et de la dignité, il est hors de question que, de ma vie, je rencontre DSK», assurait dimanche la candidate de 2007.

Dans l'entourage de François Hollande, parmi ceux qui n'assistaient pas au dîner d'anniversaire, on se montrait… totalement muet. «Ce n'est pas le sujet. Et puis je ne suis pas organisateur de dîner», éludait Bernard Cazeneuve, porte-parole du candidat socialiste. Mais quand même, chacun sentait bien avoir frôlé de très près la sortie de route dans la dernière ligne droite.
«On aurait pu s'en passer», grognait un proche du candidat. Un peu plus loin, l'un de ses lieutenants, Stéphane Le Foll, assurait n'avoir «pas de commentaire à faire, si ce n'est que…», mais sans aller jusqu'au bout de sa pensée.

En fait, l'équipe de François Hollande est très remontée contre Julien Dray. François Hollande lui-même d'ailleurs est «très, très, très en colère», assure un proche. D'autant plus que lors d'une récente réunion de l'équipe de campagne, le candidat socialiste avait prévenu chacun: «Ne faites aucune erreur parce qu'elles me seront reprochées.»

De fait, la droite n'a pas tardé à s'emparer de l'histoire. «François Hollande ne dit rien. Il cautionne ou il dénonce?», s'est interrogée Nathalie Kosciusko-Morizet. Selon la porte-parole de Nicolas Sarkozy, les socialistes «rajoutent le ridicule à l'infâme: en essayant de nous faire croire que c'était finalement l'anniversaire de Julien Dray qui tombe le 5 mars et pas celui de Dominique Strauss-Kahn qui pourtant tombe le 25 avril (…) C'est crédible?».

Côté socialiste, on essaye de se rassurer en relevant qu'aucune photo n'a été prise montrant Manuel Valls ou Pierre Moscovici en compagnie de Dominique Strauss-Kahn. Quant à François Hollande, il s'est efforcé d'évacuer le sujet. «DSK n'est pas dans la campagne», a-t-il assuré sur Canal + avant son meeting dimanche affirmant que DSK n'était «plus dans la vie politique française» et n'avait «pas à y revenir de quelque manière que ce soit».
C'est bien le problème pour les socialistes. Le temps d'une soirée, l'ancien favori des sondages y a glissé un pied.

-------

Pierre Moscovici officialise sa relation avec Marie-Charline Pacquot Publié le : 22 06 2012 Dans Actualités http://www.pipole.net/pierre-moscovici-relation-marie-charline-pacquot/146645/

Pierre Moscovici a officialisé sa relation avec Marie-Charline Pacquot, avec qui, il est en couple depuis l’an dernier.

A l’époque, celui qui est désormais ministre de l’économie avait pesté contre la presse populaire suite la fuite des photos le montrant avec sa compagne.

Après avoir gardé le silence sur cette relation, Pierre Moscovici s’affiche désormais au grand jour avec cette jolie Montbéliardaise, rapporte « L’Est Républicain ».

C’est à Audincourt que le ministre a fêté sa victoire aux législatives, entourée de ses proches et de sa compagne, Marie-Charline Pacquot, « une jeune Montbéliardaise pour laquelle le gardien des finances du pays, qui a souffert longtemps d’une image de « techno » un peu distant, n’hésite pas à se montrer un brin fleur bleue », nous explique ce quotidien régional, qui publie une photo où l’on découvre le ministre offrir une rose à sa chère et tendre.

--------

La folle journée américaine de Pierre Moscovici 20minutes.fr http://www.20minutes.fr/economie/973719-folle-journee-americaine-pierre-moscovici Créé le 19/07/2012 à 13h01 -- Mis à jour le 19/07/2012 à 13h04

ECONOMIE - Le patron de Bercy a prévu une journée marathon à Washington ce jeudi...

Soleil ou grisaille, l’été sera très chaud pour le ministre de l’Economie et des Finances. Et très studieux. En plein débat budgétaire, la tension est à son comble à Bercy. Pas question de partir en vacances, ni même de se tenir éloigné de Paris pendant l’été. C’est François Hollande qui lui en aurait donné lui-même la consigne en Conseil des ministres, selon Le Point.

Chantiers titanesques

L’ampleur de sa tâche suffit à le comprendre. Quand il n’œuvre pas au redressement des comptes publics de la France, Pierre Moscovici participe au sauvetage de la zone euro.

Après avoir rencontré ses homologues européens un à un, il est ce jeudi en visite à Washington pour rencontrer les responsables politiques et dirigeants d’organisations financières internationales.

Au programme: tête à tête avec la directrice générale du FMI Christine Lagarde, puis avec le patron de la Banque centrale américaine Ben Bernanke, président de la Banque centrale des Etats-Unis, déjeuner avec Timothy Geithner, secrétaire d'Etat américain au Trésor et rencontre avec le président du groupe de la Banque mondiale, l'américano-coréen Jim Yong Kim…. Plus une intervention au Peterson Institute à Washington!

---------

coup de pompe 28/08/2012 à 14h10 Sophie Verney-Caillat http://www.rue89.com/rue89-eco/2012/08/28/moins-6-centimes-sur-le-prix-du-carburant-vous-avez-dit-substantiel-234896 Prix du carburant : moins 6 centimes, vous avez dit « substantiel » ?

Destinée à soulager les ménages, cette mesure va coûter 300 millions d’euros à l’Etat et envenime les relations entre le PS et les écolos.

Ce dossier a tout du ratage annoncé, et pourtant le gouvernement en a fait une de ses priorités de rentrée.

Le candidat François Hollande avait promis dès le début de son mandat, et par décret, « le blocage des prix de l’essence pendant trois mois ». A la place, en attendant un mécanisme pérenne de régulation, le ministre des Finances, Pierre Moscovici, a annoncé, au sortir d’une réunion avec les professionnels du secteur et les représentants des consommateurs à Bercy, une baisse du prix à la pompe allant jusqu’à 6 centimes d’euros par litre, soit environ 4%.

Un montant qu’il a qualifié d’« extrêmement substantiel » (alors que le Premier ministre parlait la veille d’un effort « modeste » de 2 à 4 centimes). Pensez donc, a insisté Pierre Moscovici : 1,5 euro pour 25 litres dans le réservoir !

L’Etat en financera la moitié, les pétroliers et distributeurs doivent mettre la main à la poche pour les trois centimes restants. Mais « ce sera à chaque opérateur d’annoncer jusqu’où il pourra aller », a précisé le président de l’Union française des industries pétrolières, Jean-Louis Schilansky.

Une baisse pas vraiment « substantielle » pour Peggy et Vincent, qui nous avaient raconté qu’avec un budget essence en hausse de 10% depuis 2010, ils consacraient 1 200 euros par an au carburant. Comme eux, nombre de Français modestes et habitant en province subissent lourdement cette dépense fortement inégalitaire.

L’économiste Thomas Porcher rappelle sur Le Plus qu’« à Paris, seuls 15% des gens utilisent leur voiture pour aller au travail contre 85% dans certaines régions ».

Pour l’Etat, en revanche, le coût de la mesure sera « substantiel » : 300 millions d’euros en moins dans le budget sur trois mois, qu’il faudra bien compenser en ces temps de déficit.

Quel gain politique espère le gouvernement ? Cette mesure ne va pas arranger les relations avec les partenaires écologistes, déjà bien envenimées. Dans Libération de ce mardi, l’eurodéputé EELV Yves Cochet, ancien ministre de l’Environnement, pointait une « contradiction au moment où le gouvernement est censé nous préparer à la sobriété énergétique », et s’étonnait :

« Les socialistes semblent ignorer l’existence du “peak oil”. »

Le président du groupe EELV au Sénat, Jean-Vincent Placé, cité par Le Monde, a dit sa « perplexité » face à cette mesure, et suggéré :

« Nous aurions pu nous tourner vers une aide directe aux ménages les plus défavorisés et qui ont besoin d’une aide publique pour compenser cette baisse dramatique du pouvoir d’achat. »

Selon un communiqué commun de cinq ONG de défense de l’environnement, le gouvernement serait plus inspiré de soutenir le règlement européen sur les émissions de CO2 qui devrait contraindre les constructeurs à limiter celles-ci à 95g de CO2/km en 2020 [sachant que les émissions moyennes se situent autour de 140g en Europe aujourd’hui], ce qui permettrait à chaque automobiliste français d’économiser près de 350 euros (plus de 20% de son budget essence) à la pompe chaque année.

Les distributeurs font leur pub Le gouvernement s’est fait doubler habilement ces derniers jours par les distributeurs. Toujours prompte à se faire de la pub en baissant ses prix, la chaîne Leclerc, qui compte 555 stations-services, ainsi que les magasins U ont annoncé qu’ils allaient « vendre l’essence à prix coûtant ».

Bel effort quand on sait que l’essence fonctionne pour eux comme un produit d’appel destiné à drainer des consommateurs dans les supermarchés ! « Ce n’est pas là-dessus qu’ils gagnent de l’argent », affirme ainsi Alain Bazot, le président de l’UFC-Que Choisir, interrogé par Europe1.fr.

Le même Alain Bazot estime que « l’Etat se trompe de cible » :
« On est aujourd’hui revenu aux sommets de 2008 sur le raffinage, avec des marges de l’ordre de 15 centimes par litre. C’est dément. Entre 2009 et 2012, le prix de l’essence TTC a connu une hausse de 40%, alors que celui hors-taxes a bondi de 117%. On voit bien que les taxes ont un effet amortisseur, et que c’est le hors taxe qui est facteur d’inflation. »

Si l’Etat a réussi à obtenir un geste de la part des pétroliers, il ne se mettra pas les pompistes dans la poche. Le président de leur syndicat, Christian Roux, livre un témoignage à charge sur Le Plus :
« La moyenne des revenus pour un couple d’exploitants et propriétaires de station-service qui travaille six jours sur sept, soit 70 heures par semaine, est de seulement 37 000 euros par an, soit moins d’un smic pour chacun ! Et c’est à eux que l’on demande de faire un effort aujourd’hui ? »

----------

Pierre Moscovici sous le feu des critiques sur Lazard http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20120831.REU4907/pierre-moscovici-sous-le-feu-des-critiques-sur-lazard.html

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a critiqué vendredi le mandat de conseil confié par le ministère de l'Économie et des Finances à la banque Lazard pour l'aider à la mise en place de la future banque publique d'investissement. "Je pense que c'est une très mauvaise idée", a-t-il dit à l'issue de son intervention devant l'université du Medef

"Je n'ai pas été informé de ce choix, je le regrette. Je ne suis pas très pour, pourquoi ? Parce que "la Banque publique d'investissement, je trouve qu'elle ne peut pas être réalisée par des banquiers, parce que faire une banque qui ressemblerait à d'autres banques, c'est vraiment pas ce que l'on cherche à faire".

Le ministre de l'Économie et des Finances, Pierre Moscovici, a assuré jeudi qu'il avait pris seul la décision de confier ce mandat à Lazard après que le Nouvel Observateur avait indiqué qu'Arnaud Montebourg y avait été associé.

L'information avait suscité des interrogations de l'opposition sur un conflit d'intérêts éventuel, Lazard étant dirigé en France par Matthieu Pigasse, par ailleurs propriétaire du magazine Les Inrockuptibles. Ce dernier a nommé cet été Audrey Pulvar, la compagne du ministre du Redressement productif, à la tête de ce journal. "Ce n'est pas moi qui l'ai prise (la décision, NDLR). Par ailleurs, je ne la connaissais pas et je l'ai découverte. Vous comprenez que je ne suis pas très content", a encore dit Arnaud Montebourg de la décision de Pierre Moscovici.

JOUY-EN-JOSAS, Yvelines (Reuters) - Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, est la cible de critiques de la droite mais aussi de personnalités socialistes de premier plan en raison du choix de la banque Lazard pour aider à la création de la Banque publique d'investissement.

Le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, estime qu'il "faut faire attention" aux risques de conflit d'intérêts, même s'il pense que le dirigeant de Lazare, Matthieu Pigasse, est un "grand professionnel".

Sébastien Huyghe, secrétaire national de l'UMP s'étonne pour sa part "du règlement de comptes qui s'opère entre les deux ministres de Bercy" et s'interroge "sur leur capacité à travailler ensemble en toute sérénité".

Bercy a confié un mandat à l'établissement dirigée par le "banquier de gauche" Matthieu Pigasse, pour conseiller le gouvernement lors de la création de la future Banque publique d'investissement, promise par le candidat François Hollande.

Les regards s'étaient alors tournés vers Arnaud Montebourg, qui exerce la co-tutelle de l'Agence des participations de l'Etat et dont la compagne Audrey Pulvar travaille pour Matthieu Pigasse aux Inrocks, magazine dont il est propriétaire.

L'UMP a aussitôt interpellé le gouvernement sur ce choix, y voyant un risque de conflit d'intérêts.

Pierre Moscovici a tenté de calmer la polémique en assurant avoir pris seul la décision de confier ce mandat à Lazard.

"Tout s'est fait dans des conditions absolument normales et il n'y a pas à s'étonner", a-t-il précisé vendredi à des journalistes à l'occasion d'une visite à Montbéliard.

Mais Arnaud Montebourg a enfoncé le clou vendredi. "Je pense que c'est une très mauvaise idée", a-t-il dit à l'issue de son intervention devant l'université du Medef.

"D'autant que la Banque publique d'investissement, je trouve qu'elle ne peut pas être réalisée par des banquiers, parce que faire une banque qui ressemblerait à d'autres banques, c'est vraiment pas ce que l'on cherche à faire", a-t-il ajouté.

"Ce n'est pas moi qui l'ai prise (la décision-NDLR). Par ailleurs, je ne la connaissais pas et je l'ai découverte. Vous comprenez que je ne suis pas très content", a encore dit Arnaud Montebourg de la décision de Pierre Moscovici.

"Soyons vigilants et exigeants. L'exigence, elle est pour tout le monde, j'espère que nous veillerons à ne pas commettre ces fautes que commettait monsieur Sarkozy", a mis en garde Bertrand Delanoë sur RTL.

Sébastien Huyghe juge "pour le moins étrange" que le ministre du Redressement productif "ait été tenu à l'écart du processus de mise en place de la Banque publique d'investissement".

"Soit il y a un problème de compétences et de coordination entre les divers ministres, soit on ne nous dit pas toute la vérité", écrit-il dans un communiqué. Yann Le Guernigou et Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

-------

http://www.lepopulaire.fr/france-monde/actualites/economie-politique/politique/2013/03/23/melenchon-se-defend-de-tout-antisemitisme-envers-moscovici-1489255.html Politique 24/03/13 - 15h04

Mélenchon se défend de tout antisémitisme envers Moscovici

Jean-Luc Mélenchon s'est trouvé dimanche, à l'issue du 3ème congrès du Parti de gauche à Bordeaux, au coeur d'une polémique, non sur la radicalisation de son discours contre le gouvernement et l'Union européenne, mais à propos des accusations d'antisémitisme envers Pierre Moscovici, ce dont il s'est défendu énergiquement.

Samedi, un de ses proches, François Delapierre, avait lancé à la tribune que le ministre de l'Economie faisait partie des "17 salopards de l'eurogroupe" qui font pression sur Chypre.

Interrogé par la presse sur ces propos, Jean-Luc Mélenchon avait répondu samedi que le ministre de l'Economie avait "un comportement de quelqu'un qui ne pense plus en français, qui pense dans la langue de la finance internationale", selon la bande son de ses propos diffusée dimanche soir sur le site de l'hebdomadaire Politis.

Un débat a parcouru durant toute la journée de dimanche les réseaux sociaux sur la teneur précise des déclarations de M. Mélenchon, des internautes et des journalistes estimant que la version initialement diffusée par l'AFP - "un comportement de quelqu'un qui ne pense pas français, qui pense finance internationale" - prêtait plus le flanc à l'accusation d'antisémitisme.

Le 1er secrétaire du PS, Harlem Désir a demandé samedi au coprésident du Parti de gauche de "retirer" ses propos "inacceptables", et ce "vocabulaire des années 30". Dimanche, sur France 5, il lui a reproché "d'hystériser" le débat politique.

Pierre Moscovici lui-même, qui est d'origine juive, a déclaré dimanche que M. Mélenchon "est en train, par détestation de la social-démocratie, par détestation du parti socialiste, de franchir certaines bornes". "Il y a des choses auxquelles on ne touche pas", a dit le ministre lors de l'émission Dimanche+ sur Canal+.

"J'ignorais quelle était la religion de Pierre Moscovici et je n'ai pas l'intention d'en tenir compte dans l'avenir, pas davantage que dans le passé", a dit dimanche M. Mélenchon lors du meeting de clôture du congrès.

"Mais si un jour parce qu'il est juif", Pierre Moscovici était menacé, "il nous trouverait tous, comme un seul corps, pour le défendre", a-t-il ajouté sous les applaudissements de la salle.

"Harlem Désir instrumentalise l'antisémitisme et de façon insupportable", a-t-il déclaré quelques minutes plus tard aux journalistes.

"Un coup, une blessure", a admis au sujet de cette polémique Jean-Luc Mélenchon qui trouve les propos du premier secrétaire du PS "très offensants et humainement spécialement blessants de la part de quelqu'un qui a milité avec moi pendant des années".

"Diversion", assure Jean-Luc Mélenchon. "Les socialistes ont décidé de franchir à mon sujet des étapes inouïes de diabolisation", a-t-il déclaré devant les caméras.

Durant la journée de dimanche, les réactions se sont succédé, notamment celles de plusieurs ministres, Manuel Valls, Arnaud Montebourg ou Nicole Bricq condamnant les déclarations de M. Mélenchon. Pour la ministre de l'Environnement, Cécile Duflot (EELV) le co-président du PG "n'est pas antisémite" mais "il flirte avec le dérapage à chaque instant, notamment sur les questions de nationalisme".

Jean-François Copé et Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP) ont également fustigé les propos de Jean-Luc Mélenchon sans toutefois accuser explicitement le coprésident du parti de gauche d'antisémitisme.

Au Parti du gauche, on s'attendait davantage à être attaqué sur le terme de "salopards". Jean-Luc Mélenchon dénonce "cette attitude (de la France) au moment de Chypre qui n'est pas l'attitude qui correspond à la tradition et aux intérêts profonds de notre pays".

"Il (le gouvernement) ne pense qu'à cajoler la finance", a-t-il lancé sur scène.

"Si le président de la République ne se réveille pas, s'il ne comprend pas qu'il n'est pas dans un congrès permanent du PS à la tête de l'Etat (...) bientôt il verra que les autres n'en ont rien à faire de sa gentillesse et de ses blagues", a-t-il dit.

"La finance internationale a fait son cahier de brouillon en Grèce, elle en fait un deuxième à Chypre , c'est nous les suivants", a affirmé l'ex-candidat Front de gauche à la présidentielle pour qui "l'affaire de Chypre a été un franchissement".

"Nous ne sommes pas en train de dire que nous proposons de sortir de l'euro", a-t-il toutefois précisé. "En sortir, serait accepter +l'euro Merkel+", a dit M. Mélenchon qui souhaite "un euro des peuples".

"L'infecte propagande du parti solférinien va se mettre en route", a-t-il annoncé, en parlant du PS, dont le siège est rue de Solférino.

Un "parler cru et dru", qu'a revendiqué sur scène Jean-Luc Melenchon "fier d'être tribun". "Je ne leur reconnais aucune suprématie intellectuelle parce que ma manière de parler les dérange, parce que j'appelle un chat, un chat et mon camarade, un salopard, un salopard", a-t-il lancé sous les applaudissements d'une salle pleine.

"Dans la Bible, il est écrit que Dieu vomit les tièdes", a-t-il rappelé.

---------

Affaire Cahuzac : Moscovici martèle sa ligne de défense Home ACTUALITE Politique Par Judith Duportail Mis à jour le 07/04/2013 à 15:08 Publié le 07/04/2013 à 14:43 http://www.lefigaro.fr/politique/2013/04/07/01002-20130407ARTFIG00085-affaire-cahuzac-moscovici-martele-sa-ligne-de-defense.php

Soupçonné d'avoir couvert son ancien collègue du gouvernement, le ministre de l'Économie a une nouvelle fois juré dimanche qu'il ne savait rien de ses activités et qu'il n'avait donc pas cherché à le couvrir.

Conséquence de l'affaire Cahuzac, la démission de Pierre Moscovici est réclamée par plusieurs voix au sein de l'opposition. Invité du Grand rendez-vous Europe 1/Le Parisien/I-télé, le ministre de l'Economie et des Finances a déroulé sa ligne de défense, jurant qu'il n'avait jamais cherché à couvrir Jérome Cahuzac, et se présentant comme un homme bafoué et trahi par l'ex-ministre du Budget.

•Il défend son action et jure avoir fait «ce qu'il devait»...

«Je n'ai pas cherché à le blanchir ni à l'accabler (...) J'ai fait tout ce que j'ai pu, tout ce que j'ai dû», a souligné le ministre. «On ne doit pas être curieux quand on est à la tête de l'administration fiscale, (...) on doit être rigoureux», a-t-il déclaré pour justifier la question posée à l'administration fiscale suisse sur le compte alors présumé de Jérôme Cahuzac. La question portait sur la période 2006-2013 - 2006 étant la date de prescription fiscale française - et la seule banque UBS citée par Mediapart. Les présidents des commissions des Finances de l'Assemblée nationale et du Sénat, les UMP Gilles Carrez et Philippe Marini lui reprochent d'avoir volontairement posé une question incomplète ou trop partielle afin de couvrir l'ex-ministre du Budget. «Ce n'est pas à moi de démontrer que Jérôme Cahuzac est coupable ou innocent. Ce n'est pas à moi de mener une enquête parallèle», s'est défendu le ministre. «Je ne suis pas le ministre de l'affaire Cahuzac», a poursuivi le patron de Bercy. Le ministre a aussi souhaité adresser un «message de félicitations à l'administration fiscale» pour le travail effectué pour clarifier l'affaire. «Il ne faut pas jeter la suspicion sur elle», a-t-il insisté

•....Tout en se présentant comme victime, lui aussi, d'un «mensonge impardonnable»

«Jusqu'au jour des aveux de Jérôme Cahuzac, je ne sais rien», a réaffirmé le ministre. «Il y a un menteur qui est parti, il s'appelle Jérôme Cahuzac. Il a menti aux plus hautes autorités de l'État, à tous les Français, au gouvernement. C'est une faute impardonnable», a déploré le ministre. «On entre dans une phase où toute parole politique est suspectée et c'est de ça dont j'en (...) veux» à Jérôme Cahuzac, a aussi expliqué Pierre Moscovici. «Ce qui m'a touché dans cette affaire-là (...), c'est ce qui remet en cause la politique», a-t-il ajouté. Pour Pierre Moscovici, «il n'est juste pas possible» que Jérome Cahuzac redevienne député. «Le droit le lui permet. Mais je ne conçois pas que cet homme, qui a eu des tourments et cette spirale du mensonge, se retrouve devant ses collègues», a-t-il expliqué.

----------

http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Cahuzac-Moscovici-assure-etre-un-ministre-integre-601381 Politique | 11 avril 2013 Cahuzac : Moscovici assure être "un ministre intègre"

Accusé par Valeurs Actuelles d'être au courant de l'existence du compte suisse de Cahuzac depuis décembre dernier, Pierre Moscovici dément. Devant le Sénat, il a assuré jeudi être un "ministre intègre". Le ministre de l'Economie envisage de porter plainte. Les présidents UMP des commissions des Finances du Parlement, Gilles Carrez et Philippe Marini, vont se rendre à Bercy jeudi pour "vérifier les informations diffusées" par l'hebdomadaire.

Il dément formellement.

Accusé par Valeurs actuelles, dans son édition de jeudi, d'être au courant de l'existence du compte suisse de Jérôme Cahuzac depuis décembre 2012, Pierre Moscovici est monté au créneau. "J'oppose à ça un démenti formel", a déclaré le ministre de l'Economie à l'agence de presse Reuters, en marge d'une conférence à Paris. "Cet article que j'ai lu ne mérite pas grand commentaire. C'est une reconstruction à partir d'une réalité qui n'existe pas", a-t-il ajouté, réaffirmant une nouvelle fois que ni lui ni ses services n'étaient au courant avant les aveux de l'ancien ministre du Budget.

Dans un communiqué, Pierre Moscovici - actuellement sous le feu des critiques - précise qu'il "se réserve le droit d'apporter des suites judiciaires sur toutes allégations mensongères le concernant" dans cette affaire. Il réfute que ses services se sont rendus en Suisse - "ce qui ne serait pas conforme au droit international" - et qu'il y ait eu "une demande de l'administration fiscale à son homologue suisse", "sous une forme ou sous une autre, formelle ou informelle, écrite ou orale" avant la procédure qu'il a déclenchée le 24 janvier. Selon BFMTV, le ministre a décidé de porter plainte. Le directeur général des finances publiques, Bruno Bezard, a aussi démenti, par voie de communiqué, "les allégations figurant dans l'article paru ce jour dans l'hebdomadaire Valeurs actuelles".

"Prenons garde à essayer de transformer la faute d'un homme en attaque contre un gouvernement, contre un ministre intègre", a lancé Pierre Moscovici lors des questions au gouvernement au Sénat, en réponse au président UMP de la commission des Finances Philippe Marini. "Quand on n'a rien à se reprocher, on affronte les reproches avec fermeté", a-t-il ajouté.

---------

Moscovici déclare son patrimoine, « bien modeste » Par Les Echos | 14/04 | 18:42 | mis à jour à 21:07 http://www.lesechos.fr/economie-politique/politique/actu/0202703073674-moscovici-declare-son-patrimoine-bien-modeste-558005.php

Le ministre de l'Economie et des Finances a livré des éléments sur son patrimoine qu'il rendra public demain comme l'a demandé François Hollande. Il indique par ailleurs que l'objectif de déficit de la France pour 2014 sera bien sous les 3 %, mais « pas nettement en-dessous ».

Le ministre de l'Economie et des Finances, publiera bien demain son patrimoine, comme l'a demandé le chef de l'Etat.

Pierre Moscovici, invité de « BFM Politique » sur BFMTV, a d'ores et déjà donné quelques éléments, pour la plupart connus. Son patrimoine est « bien modeste », a-t-il avancé. Il possède un appartement à Montbéliard, de l'argent dans des comptes bancaires et en assurance-vie, et une collection de montres qui lui a été offerte. Le tout devant faire « moins de 300.000 euros ».

Sur l'affaire Cahuzac , Pierre Moscovici a jugé que ce serait « la moindre des choses » que l'ancien ministre, « qui a menti devant la représentation nationale », démissionne de son poste de député.Il a dit dimanche « attendre avec tranquillité », voire « une certaine impatience » de pouvoir s'expliquer devant la commission d'enquête parlementaire qui doit être mise sur pied après l'affaire Cahuzac. « J'attends avec tranquillité, je dirais presque avec une certaine impatience de pouvoir parler de mon action, d'expliquer les choses qui sont couvertes par le secret fiscal », a déclaré M. Moscovici sur BFMTV, au cours d'un débat avec l'ancien ministre UMP du Budget, Valérie Pécresse. Il s'exprimait à propos des critiques dont il fait l'objet pour la manière dont Bercy a pris en charge l'affaire Cahuzac entre les premières révélations le 4 décembre de l'existence d'un compte à l'étranger et les aveux de l'ancien ministre délégué au Budget le 2 avril.

Concernant le différend sur la politique économique qui semble opposer certains ministres au chef du gouvernement Jean-Marc Ayrault , le ministre a minimisé l'événement. La ligne suivie par Jean-Marc Ayrault et son équipe est bien de favoriser la croissance, tout en cherchant à réduire la dette et les déficits.

Le patron de Bercy a ainsi confirmé les objectifs de croissance et de déficit du gouvernement pour 2013. Pour 2014, il a confirmé l'objectif de passer sous les 3 % de PIB en terme de déficit, comme l'exige Bruxelles. Mais « pas forcément les nettement en-dessous, à 2,5 ou 2,7 % dont certains rêvaient », a-t-il prévenu. Ce ne serait « pas raisonnable ». « Sérieux, oui, austérité, non ». Le chiffre précis sur lequel s'engage le gouvernement auprès de Bruxelles sera annoncé « mercredi », a-t-il dit. C'est le « programme de stabilité », document qui décrit le scénario macroéconomique du pays et l'engage vis-à-vis de la Commission et des autres Etats membres.

Le programme de stabilité, qui doit être transmis à la fin du mois à Bruxelles, reprendra à son compte les prévisions de croissance révisée de l'exécutif européen pour l'économie française, à savoir 0,1% en 2013 et 1,2% en 2014 au lieu de respectivement 0,8% et 2% prévu auparavant. En présentant ces prévisions fin février, le Commissaire à l'Economie Olli Rehn avait ouvert la porte à un report d'un an de l'objectif de 3% de déficit public fixé pour 2013 à la condition que la France s'engage sur un résultat « nettement » sous ce seuil en 2014.

-------

Qui est Marie-Charline Pacquot, la compagne de Pierre Moscovici? http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Qui-est-Marie-Charline-Pacquot-la-compagne-de-Pierre-Moscovici-624208
PORTRAIT - De plus en plus d'articles lui sont consacrés. Marie-Charline Pacquot, 25 ans, suscite la curiosité des médias. La compagne de Pierre Moscovici assure pourtant au JDD.fr mener "une vie de couple normale".

En juin dernier, elle faisait l'objet d'un article dans le tabloïd britannique Daily Mail. Cette semaine, L'Express lui consacre un portrait intitulé La belle et le ministre. Marie-Charline Pacquot n'a pas encore 26 ans que les médias s'intéressent déjà de près à cette jeune chercheuse en philosophie au laboratoire de Besançon. Elle mène pourtant une "vie normale", assure-t-elle au JDD.fr. Normale ou presque puisqu'elle la partage depuis cinq ans avec le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, 56 ans. "Il ne se passe rien de notable, nous avons une vie comme n'importe quel autre couple", assure-t-elle. Finalement, l'intérêt qu'elle suscite la dépasse totalement. Elle a même le sentiment de "ne pas avoir grand-chose à raconter" mais répond quand même aux journalistes pour garder une certaine maîtrise de son image.

C'est sur Twitter que Marie-Charline Pacquot donne le plus à voir. "Je montre un peu de moi pour prouver qu'il n'y a rien à voir", explique-t-elle. La jeune femme est très active sur le réseau social. Elle y prend régulièrement la défense de son compagnon. Dans un tout autre registre, elle publie très souvent des photos de son chat, Hamlet. "C'est devenu un jeu entre un groupe d'Internautes qui aiment bien Hamlet et moi qui suis passionnée par mon chat. Il n'y a pas de calcul derrière tout ça", justifie-t-elle.

Moscovici "blessé, atteint" par l'affaire Cahuzac

Plus d'un an après l'arrivée de Pierre Moscovici à Bercy, elle a appris à gérer "ce niveau de médiatisation avec ses nombreux inconvénients et son peu d'avantages." Même si son compagnon "a toujours fait très attention à ce que sa fonction publique n'écrase pas la sphère privée", tient-elle à souligner. Mais parfois, les affaires publiques prennent le dessus sur le reste. Pierre Moscovici a fait et fait toujours l'objet de nombreux soupçons de la classe politique pour son rôle dans l'affaire Cahuzac. "Les gens ne peuvent pas s'imaginer, très peu de personnes voient l'homme derrière le politique, je l'ai vu vraiment blessé, atteint", confie Marie-Charline Pacquot. Elle dépeint son compagnon comme quelqu'un de "très sensible. Il a une façade en politique, il ne montre rien de ce qu'il peut ressentir ou être". Pour faire entendre sa vérité, Pierre Moscovici publiera un livre en septembre chez Flammarion. Marie-Charline Pacquot est en train de relire les épreuves, comme elle l'a déjà fait pour les deux précédents ouvrages du ministre.

Lui a trente ans de plus qu'elle. Mais elle assure ne pas ressentir cette différence, qui la fait plutôt sourire : "Je la sentirai peut être dans quelques années. Je comprends que cela puisse intriguer. Mais en général, je ne m'occupe pas trop de ce que les gens peuvent penser." C'est lors d'un match de football à Montbéliard en 2008, au lendemain du désastreux congrès socialiste de Reims, que Pierre Moscovici a rencontré Marie-Charline Pacquot. Tous deux partagent très vite la passion de la littérature. "L'incroyable violence du milieu politique"

La politique l'intéresse - elle a étudié à Sciences Po Paris - mais elle n'a aucune envie de s'engager dans ce milieu, dont elle a "découvert l'incroyable violence". "Depuis que je connais Pierre, j'ai encore moins envie d'en faire. Il faut avoir des épaules très solides que je n'ai pas", concède-t-elle. "Profondément socialiste", Marie-Charline Pacquot n'est pas encartée au PS. Chez elle, la politique n'a jamais été un sujet de discussion. Originaire d'une famille modeste de Montbéliard - ses parents étaient ouvriers chez Peugeot - elle est la dernière d'une fratrie de trois enfants.

Quant à savoir si elle a transformé l'image du très sérieux ministre de l'Economie, comme l'affirmait le Daily Mail, Marie-Charline n'y croit pas vraiment. Ça la fait même rire. "Je ne comprends pas bien d'où provient cette théorie", évacue-t-elle. Elle conclut : "C'est simplement que maintenant, les gens voient plus l'homme derrière le politique mais cet homme-là, il l'était déjà avant." Caroline Vigoureux - leJDD.fr jeudi 15 août 2013

---------

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/09/11/97002-20130911FILWWW00430-le-gouvernement-prevoit-15-milliards-d-euros-d-economies-dans-le-budget.php

La compagne de Pierre Moscovici, Marie-Charline Pacquot, a révélé sur Twitter, avant même la conférence du ministre de l'Economie, que l'effort de rigueur portera pour plus de 80% sur la dépense publique. Ce qui confirme le chiffre de 18 milliards de mesures pour réduire le déficit.

Lors d'une conférence, Pierre Moscovici, a annoncé que le gouvernement table sur une croissance de 0,9% pour l'année 2014, contre 1,2% pour sa précédente prévision. Pour ce qui concerne cette année, le gouvernement maintient sa croissance à 0,1%. Compte tenu de ces prévisions, le déficit public baisserait moins qu'il était prévu dans le programme de stabilité pour atteindre 4,1% du produit intérieur brut cette année (3,7% prévu en avril) et 3,6% en 2014 (au lieu de 2,9%).

-------

Selon M. Moscovici, l’option des sanctions contre la France reste ouverte Le Monde.fr | 28.11.2014 à 12h17 • Mis à jour le 28.11.2014 à 14h02 | Par Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/11/28/selon-m-moscovici-l-option-des-sanctions-contre-la-france-reste-ouverte_4531123_3234.html

C’était un rendez-vous crucial pour Pierre Moscovici, le commissaire européen en charge des affaires économiques. Le Français a présenté, vendredi 28 novembre, les avis de la Commission européenne sur les projets de budgets 2015 des pays de l’Eurozone.

Et a dû assumer le fait que la Commission n’impose ni sanctions, ni liste de réformes supplémentaires à Paris, alors que, depuis des semaines, il semble évident qu’au regard du traité de stabilité et de croissance, la France n’est pas dans les clous.

La commission attendra début mars 2015 pour se prononcer sur le respect ou pas, pour le budget 2015, des règles européennes en matière d’équilibre budgétaire. ...

----------

Moscovici en Grèce pour soutenir le gouvernement à la veille d’une présidentielle à suspense AFP 15 décembre 2014 à 11:46 http://www.liberation.fr/monde/2014/12/15/moscovici-en-grece-pour-soutenir-le-gouvernement-a-la-veille-d-une-presidentielle-a-suspense_1163906

Le Commissaire européen à l’Economie Pierre Moscovici arrive lundi en Grèce, à deux jours du début d’un scrutin présidentiel qui menace de faire dérailler les efforts de réformes du pays et inquiète la zone euro et les marchés.

M. Moscovici rencontrera lundi après-midi et mardi les principaux ministres et le Premier ministre conservateur Antonis Samaras, à la tête depuis 2012 d’une coalition droite-socialistes, et leur demandera, dans un esprit «de justice mais de fermeté», de «continuer dans la voie de la reconstruction et du développement», a-t-il expliqué ce week-end sur son blog et au quotidien grec Kathimerini.

La Grèce sort à peine de six ans de récession, le peuple a subi des réformes très dures en échange de 240 milliards d’euros prêtés au pays par ses créanciers (UE, BCE, FMI), et le plan d’aide de l’Union européenne, qui devait s’achever le 31 décembre, a dû être allongé de deux mois avant le versement des derniers 1,8 milliard d’euros.

Dans ce contexte fragile, M. Samaras a pris tout le monde de court lundi dernier en avançant de deux mois l’élection par le Parlement du nouveau président de la République, provoquant une chute de 20,3% de la Bourse d’Athènes en quatre séances.

Motif de cette panique: si le candidat du gouvernement ne parvient pas à se faire élire par les députés au terme des trois tours de scrutin, les 17, 23 et 29 décembre, il y aura dissolution de l’Assemblée, et le parti de gauche radicale Syriza, favori des sondages, pourrait gagner les législatives anticipées organisées dans la foulée.

Or, les marchés craignent que ce parti anti-austérité revienne sur les réformes mises en œuvre depuis 2010, lors de l’éclosion de la crise de la dette.

Le risque est «potentiellement létal», n’hésitent pas à affirmer les analystes de la banque Berenberg, qui craignent «le retour d’une possibilité de sortie de l’euro».

Jésus Castillo, de Natixis, observe cependant qu’à côté des «discours de campagne agressifs» du parti d’Alexis Tsipras commencent à poindre des positions plus marquées par «le pragmatisme et le réalisme».

- 'Campagne alarmiste' -

Quoi qu’il en soit, l’UE semble préférer éviter de tenter l’expérience pour l’instant.

«Nous préférerions que l’actuel Parlement élise un président», a indiqué M. Moscovici à Kathimerini. Il a qualifié aussi d'«homme bien» le candidat officiel à la succession de l’actuel président Carolos Papoulias, l’ancien commissaire européen Stavros Dimas.

Le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, a été plus direct à la télévision autrichienne jeudi, en lançant qu’il «n’aimerait pas que des forces extrêmes arrivent au pouvoir» en Grèce, et qu’il «préfère revoir des visages familiers en janvier». «Provocation», «ingérence», a dénoncé Syriza.

M. Tsipras a accusé ce week-end Bruxelles et M. Samaras de mener «une campagne alarmiste», relevant avec ironie 15 fois le mot «peur» dans une tribune du Premier ministre parue dans le journal Real News.

Le gouvernement, soutenu par 155 députés sur 300, n’a quasiment aucune chance de faire élire M. Dimas aux deux premiers tours, où 200 «oui» sont nécessaires. Il doit en dénicher 25 pour obtenir les 180 «oui» requis au troisième tour.

La probabilité d’un succès est «faible», selon Jésus Castillo. Syriza (71 députés), le parti communiste KKE (12), les souverainistes des Grecs indépendants (12) et le parti d’inspiration néo-nazie Aube dorée (16) ont indiqué qu’ils ne voteraient pas pour M. Dimas.

Le gouvernement va chercher le salut parmi les 24 indépendants et non-inscrits, voire chez les 10 députés du parti de gauche démocratique DIMAR, auquel les sondages prédisent d’atteindre péniblement dans de prochaines législatives la barre des 3% de voix nécessaire pour avoir des élus.

M. Samaras peut néanmoins se réjouir de voir l’épouvantail d’une déstabilisation du pays commencer à alarmer les électeurs: selon deux sondages publiés ce week-end, près de six Grecs sur 10 redoutent un effet négatif de législatives anticipées, tandis que l’avantage de Syriza sur Nouvelle-Démocratie, le parti du Premier ministre, s’est réduit récemment à trois points. AFP

--------

"La Grèce doit rester dans la zone euro", affirme Moscovici Home ECONOMIE Flash Eco Par Lefigaro.fr Mis à jour le 30/12/2014 à 09:56 Publié le 30/12/2014 à 08:06

Au lendemain de l'échec de l'élection du président grec, le Commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, réaffirme sa volonté de voir la Grèce "rester dans la zone euro".
"Les Grecs vont choisir librement leurs futurs gouvernements de manière démocratique. Je respecte pleinement les choix démocratiques librement assumés par les peuples en Europe", a-t-il déclaré ce matin sur RTL.

--------

Pierre Moscovici n'assume pas sa rémunération... pourtant publique Le Monde.fr | 28.01.2015 à 17h30 • Mis à jour le 29.01.2015 à 12h12 | Par Romain Geoffroy http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/01/28/pierre-moscovici-n-assume-pas-sa-remuneration-pourtant-publique_4565140_4355770.html#GQ4XasKvKPoZr4kG.99

Invité sur France Info mercredi 28 janvier, Pierre Moscovici, récemment nommé commissaire européen aux affaires économiques et financières, a montré une certaine gêne au moment où sa rémunération a été abordée. Quand le chroniqueur Guy Birenbaum évoque sa « très confortable indemnité de commissaire européen, pas loin de 24 000 euros mensuels », M. Moscovici botte en touche :
Ce qu'il a dit : « Je paye des impôts et beaucoup d'impôts. Je ne m'en plains pas. J'ai un travail, un bon salaire, mais pas celui que vous dites. (...) Vous êtes franchement dans une exagération, je pourrai vous donner ma feuille de paye, elle est déjà très confortable. »

Ces données sont pourtant publiques. Sur le site de la Commission européenne, un document détaille l'ensemble des rémunérations auxquelles un commissaire peut prétendre.
20 832,54 C'est, en euros, le salaire mensuel brut de base d'un commissaire européen. Il est fixé à cette somme depuis le 1er juillet 2012. Un montant qui atteint 23 147,27 euros pour les vice-présidents de l'organe exécutif de l'Union européenne (UE) et 24 073,15 euros pour le poste de haut représentant, tandis que le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, dispose d'un salaire de 25 554,58 euros. C'est largement plus que François Hollande, qui gagne environ 15 000 euros mensuels (il a diminué cette rémunération de 30 %, son prédécesseur émargeait à 21 300 euros).

Ce salaire est, comme le rappelle le commissaire européen français, sujet à un impôt communautaire. Exonérées de l'impôt sur le revenu national, les rémunérations versées par la Commission aux fonctionnaires européens sont en effet imposées à la source. L'impôt communautaire est directement reversé au budget de l'UE. Le prélèvement est appliqué selon une règle de progressivité qui s'étend sur quatorze tranches allant de 8 à 45 %. Un « prélèvement de solidarité » de 7 % du salaire est également appliqué depuis 2014.

3 124,9 Contraint de résider à Bruxelles, où se trouve le siège de la Commission européenne, Pierre Moscovici touche également chaque mois une allocation de résidence correspondant à 15 % de son salaire, soit 3 124,9 euros.

607,71 La nature des tâches confiées appelant les commissaires « à engager régulièrement des frais de représentation », Bruxelles verse tous les mois une indemnité forfaitaire de fonction de plus de 600 euros.

Au total, M. Moscovici perçoit donc une rémunération mensuelle brute de 24 565,15 euros. En évoquant une indemnité de près de 24 000 euros mercredi matin, le chroniqueur de France Info avait donc visé juste, quoi qu'en dise l'ancien ministre socialiste.

Indemnités exceptionnelles

A ce total, on peut ajouter les remboursements des frais de déplacement vers Bruxelles et quelques indemnités exceptionnelles dont peut bénéficier chaque commissaire.

Au moment de l'installation dans la capitale belge, qui fait suite à la nomination en tant que commissaire, une indemnité de deux mois de salaire de base est versée, soit 41 665 euros.

Quand le mandat d'un commissaire européen prend fin, celui-ci touche une indemnité de réinstallation correspondant à un mois de salaire (soit 20 832 euros) et se voit rembourser l'intégralité de ses frais de déménagement et de voyage.

Il touche également pendant les trois ans qui suivent la fin de son mandat une indemnité de transition mensuelle allant de 40 % à 65 % du salaire de base selon la durée de sa fonction (de 8 332 à 13 540 euros). La Commission précise que l'indemnité de transition est cependant plafonnée : « Si l'ancien commissaire exerce une nouvelle activité, sa rémunération ne doit pas dépasser, y compris cette indemnité, celle qu'il percevait en tant que membre de la Commission. »

Retraite potentielle de 4 450 euros

A partir de 65 ans, les anciens commissaires bénéficient d'une retraite calculée sur la base de 4,275 % du salaire de base pour chaque année exercée en tant que commissaire. Si M. Moscovici, 57 ans, se contente de son mandat de cinq ans pour sa carrière européenne, il pourrait donc toucher une pension de retraite mensuelle de 4 452,84 euros.

----------

Pierre Moscovici: «Les réformes en France sont insuffisantes» Home ECONOMIE Conjoncture Par Jean-Jacques Mevel Mis à jour le 11/03/2015 à 10:46 Publié le 10/03/2015 à 20:01 http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/03/10/20002-20150310ARTFIG00367-pierre-moscovici-les-reformes-en-france-sont-insuffisantes.php

Dans un entretien au Figaro, le commissaire européen à l'Économie affirme que Bruxelles attend de Paris un «agenda législatif» précis et détaillé.

LE FIGARO.- Les vingt-huit ministres des Finances de l'UE viennent de valider la feuille de route budgétaire de la France jusqu'en 2017. Quel est l'effort réel demandé à Paris?

Pierre MOSCOVICI. - La France ne pouvait pas ramener son déficit à 3% du PIB cette année, l'échéance est reportée de deux ans, mais la nouvelle trajectoire budgétaire est exigeante en 2015, 2016 et 2017. Pour cette année, les choses sont claires. Il subsiste un écart reconnu de 0,2 point de PIB entre le déficit «structurel» programmé à Paris et celui escompté à Bruxelles, soit de l'ordre de 3 à 4 milliards d'euros. Ce n'est pas rien. Il faudra que des économies supplémentaires soient prises et prises rapidement - avant le 10 juin - afin de réduire l'écart. L'État français nous a confirmé, au plus haut niveau, qu'elles seront prises.

Et pour les deux années suivantes?

Sur 2016 et 2017, c'est tout sauf un cadeau. La Commission, désormais confortée par le vote des ministres, demande un effort supplémentaire de 0,8 et 0,9 point de PIB pour la réduction du déficit structurel. L'effort est important mais justifié. La France obtient un deuxième délai de deux ans, elle ne peut plus être le pays de l'euro qui a le plus mauvais résultat dans ses finances publiques. Il faut mettre en place une stratégie de désendettement pour retrouver des marges de manœuvres, tant pour les services publics que pour la croissance.

Reste l'accélération des réformes…

Avec les lois Macron, la discussion en cours sur le dialogue social et les discussions sur les retraites, l'effort de réformes de la France est indéniable. Mais il n'est pas suffisant pour réduire les déséquilibres de l'économie. La Commission sera attentive et exigeante. Il faut impérativement rétablir la compétitivité si l'on veut réduire les déficits extérieurs. Nous attendons un plan de réformes détaillé, ambitieux. En clair, que le gouvernement français nous dise quelles réformes il va prendre, dans quel délai, sous quelles forme.

----------

Pierre Moscovici a épousé Anne-Michelle Basteri à Paris ce samedi

Le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici a épousé ce samedi sa compagne Anne-Michelle Basteri. La maire de Paris Anne Hidalgo les a unis à la mairie du VIème arrondissement, faisant rire les convives en saluant la «complémentarité» de Pierre Moscovici avec sa jeune épouse «belle et intelligente», assurant ne pas avoir pu imaginer marier le socialiste un jour. Le maire de l’arrondissement, Jean-Pierre Lecoq, a salué les mariés et assisté à la cérémonie. Comme témoins, les mariés ont choisi chacun deux amis –Pierre Moscovici avait demandé à son ancienne collaboratrice Safia Otokoré.

Parmi les convives de la cérémonie, se trouvaient l’ancien Premier ministre Lionel Jospin et les anciens ministres Vincent Peillon et Nicole Bricq. Le gouvernement était représenté par Matthias Fekl, le Secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur, Thierry Mandon, le Secrétaire d’Etat à la Réforme, mais aussi par Jean-Jacques Barberis, conseiller de François Hollande à l’Elysée passé par le cabinet de Pierre Moscovici. Marisol Touraine était accompagnée de son père Alain: les parents de la ministre de la Santé et ceux du jeune marié sont amis de longue date.

Le socialiste Jean-Paul Planchou était convié, tout comme Gilles Finchelstein, ancien conseiller de Pierre Moscovici, et Xavier Niel –Anne-Michelle Basteri a rejoint sa holding NJJ à l’automne dernier. Jacques Attali était là, mais pas le président pour cause de présence aux 24 heures du Mans. La présence de l’ancien conseiller à la Culture de Nicolas Sarkozy, Olivier Henrard, a fait sourire quelques invités, qui ont noté l’absence des amis historiques de Pierre Moscovici comme Jean-Christophe Cambadélis ou Jean-Marie Le Guen, ainsi que ses proches du côté d’Euro RSCG.

Après la cérémonie, mariés et convives se sont rendus, à pieds, au restaurant Pizza Chic pour un apéritif. Pas de repas de mariage à proprement parler: ce soir, Pierre Moscovici et sa nouvelle femme recevront leurs proches chez eux pour un dîner intime. (par Mariana Grépinet)

---------

Pierre Moscovici s'est marié avec Anne-Michelle Bastéri à Paris http://www.rtl.fr/culture/medias-people/pierre-moscovici-s-est-marie-avec-anne-michelle-basteri-a-paris-7778717179 Le commissaire européen a épousé sa compagne Anne-Michelle Bastéri, ce samedi à Paris, devant le maire de Paris, Anne Hidalgo.

On apprenait, il y a quelques jours, que Pierre Moscovici allait se marier pour la première fois à 57 ans. Il a épousé sa compagne Anne-Michelle Bastéri, 35 ans, ce samedi 13 juin dans le VIe arrondissement de Paris.

C'est le maire de Paris Anne Hidalgo qui a célébré le mariage du commissaire européen aux Affaires économiques et de l'inspectrice des Finances. "Magnifique discours, émouvant", a salué Safia Otokore, vice-présidente de la région Bourgogne et témoin de Pierre Moscovici, qui a "live-twitté" le mariage.

"Pierre, je ne m'attendais pas à te marier !", a plaisanté Anne Hidalgo, selon le journaliste du Parisien Philippe Martinat, qui a assisté à la cérémonie. .....

---------

Pierre Moscovici séparé de Marie-Charline Pacquot http://www.legossip.net/pierre-moscovici-separe-marie-charline-pacquot/235214/

Le secret n’en est plus un, l’ancien ministre de l’Économie est un amateur de brillantes et jolies jeunes femmes. Rien d’étonnant, donc à ce que Pierre Moscovici, 57 ans, ait jeté son dévolu sur Anne-Michelle, une énarque, la petite trentaine’, rapporte le magazine people, qui affirme que leur rencontre avait eu lieu à Bercy, où cette jeune femme était employée comme « conseillère chargée des Participations de l’Etat’.

‘Malgré son indéniable jeune âge, elle a quelques années de plus que celle qui l’a précédée, commente la publication, qui rappelle que la supposée ex compagne de Pierre Moscovici, Marie-Charline Pacquot, ‘n’avait que 20 ans lorsqu’elle a rencontré’, l’ex ministre.

Leur rencontre avait eu lieu en 2008, au stade de Sochaux. ‘Le 17 juin 2012, après plusieurs années de clandestinité, le politique s’était finalement décidé à officialiser leur relation en offrant publiquement, le soir de sa réélection aux législatives, une rose à une Marie-Charline rayonnante‘, précise ‘Closer’.

C’est en août que l’ex soutien complice de Dominique Strauss-Khan ‘a mis fin à leur relation de six ans’. ‘Ce ne fut pas sans mal. La jeune femme n’a d’abord pas voulu laisser partir celui qu’elle considérait comme l’homme de sa vie », est-il indiqué.

----------

Pour Pierre Moscovici, la gauche et la droite doivent accepter l'idée d'une coalition face au FN (Sur les conseils de Houellebecq ?)
http://www.francetvinfo.fr/elections/regionales/video-pour-pierre-moscovici-la-gauche-et-la-droite-doivent-accepter-l-idee-d-une-coalition-face-au-fn_1225111.html

Le commissaire européen estime que la gauche et la droite doivent accepter l'idée de voter ensemble certains textes, voire de former une coalition ponctuelle, si la montée du FN l'obligeait.

En Nord-Pas-de-Calais-Picardie et en région Paca, les Républicains l'ont emporté, dimanche 13 décembre, grâce, en grande partie, aux voix des électeurs du PS. Plus détaché de la vie politique française depuis qu'il est devenu commissaire européen aux Affaires économiques, le socialiste Pierre Moscovici y voit un désir des électeurs de voir les partis travailler ensemble. La gauche et la droite doivent envisager de voter ensemble, voire de former une coalition, notamment en cas de résultat élevé du FN en 2017, a-t-il estimé, mercredi 16 décembre, dans Les Echos et sur France Info.

"Quand on a une situation politique exceptionnelle, il faut que les gens qui ont des valeurs partagées soient capables de se dire 'Il y a plus de choses qui nous rapprochent que de choses qui nous éloignent'", juge Pierre Moscovici, pour qui il est possible de trouver un consensus sur des sujets comme le chômage ou l'Europe.

"Peu de différences entre Macron et Juppé", concède Morin

"Le clivage gauche-droite est totalement pertinent, et on n'attend pas une espèce de formation molle du centre. (...) Une coalition, ce n'est pas l'UMPS", nuance-t-il en reprenant une expression chère au FN. Mais, pour lui, une telle ouverture à l'opposition aurait déjà pu voir le jour en 2002, ou même en 2012 entre les socialistes et certains centristes comme François Bayrou, qui avait voté François Hollande.

Invité de France 2, mercredi, le centriste Hervé Morin a réagi à l'idée de Pierre Moscovici. "Il y a peu de différences entre Macron et Juppé", a-t-il concédé, mais il pense qu'une telle alliance politique est impossible sans un changement radical de système politique.

--------

Vers Première Page