B.H.L.

Bernard-Henri Lévy. Intellectuel "parisien" et remarquable agitateur et propagandiste. Grand défenseur des déconstructeurs Bosniaques, Kosovars et Tchétchènes, notamment.
Auteur prolixe d'ouvrages critiques, notamment et éventuellement francophobes. Très médiatisé. Idéologiquement particulièrement correct.
Auteur en 2003 d'un ouvrage qui est un succès mondial Qui a tué Daniel Pearl, Grasset, Paris, à propos de l'assassinat par des islamistes d'un journaliste juif américain qu'ils accusent de faire de l'espionnage.
En 2006, après un an passé a sillonné les Etats-Unis en voiture de luxe avec chauffeur, il publie "American Vertigo", Grasset, Paris, une "enquête" dont la conclusion s'impose : la civilisation américaine est une merveille ..." l'amérique a des leçons à nous donner" ...
En mars 2011 il fait la guerre en Libye, par le Président Nicolas Sarkozy et ses alliés, des rebelles berbères de Cyrénaïque, contre les Kadhafistes unitaires.
En mai 2012 il fait sa glorieuse "promo", dans "Le Serment de Tobrouk", à propos de son intervention sarkoziste en Libye, et entend convaincre le Président socialiste François Hollande de faire la guerre des sunnites wahabites contre les chiites alaouites et chrétiens en Syrie.

Bio 2004

1.
Les Tchétchènes ne sont pas un « peuple terroriste ». L'islam tchétchène - ceux qui connaissent ce pays le savent - est un islam soufi, plus mystique qu'intégriste, mêlé de paganisme, respectueux des femmes, tolérant. Le président Aslan Maskhadov, élu en 1997 avec 70 % des voix contre un candidat fondamentaliste qui n'en recueillit, lui, que 20 %, est un musulman modéré, partisan d'un Etat laïque, plutôt pro-occidental, et qui a d'ailleurs condamné, dès la première minute, le commando de Moscou. Gare, donc, à la confusion. Gare à la diabolisation d'un peuple tout entier assimilé à un wahhabisme qui progresse, certes, dans les rangs des combattants les plus durs, mais auquel la population de Grozny, comme celle des villages, reste, pour l'heure, profondément hostile.
le point 01/11/02 - N°1572 - Page 130 - Pauvres Tchétchènes

2.
Les Tchétchènes, en revanche, sont bel et bien un peuple martyr. La Tchétchénie, depuis trois ans, est le théâtre d'une guerre coloniale dont il n'est pas exclu qu'elle tourne - ou qu'elle ait, même, déjà tourné - à la guerre génocidaire. Si le président Maskhadov, autrement dit, n'est pas un terroriste, le président Poutine, lui, l'est ; et il l'est depuis le premier jour d'un mandat conquis, il ne faut pas non plus l'oublier, sur la promesse d'éradiquer la résistance tchétchène (dans le langage étrange de l'ex-kagébiste : de « les buter jusque dans les chiottes »). Horreur d'une guerre où l'on cible les civils. Horreur, monstruosité, de ces Oradour en série, dénoncés par toutes les organisations de défense des droits de l'homme et pudiquement baptisés opérations de nettoyage. Qui est le terroriste : celui qui, depuis cinq ans, avec une pathétique constance, réclame l'ouverture de pourparlers susceptibles de déboucher sur une solution politique mais se voit déborder aujourd'hui par un commando de fous de Dieu qu'il désavoue - ou bien ces généraux qui, après avoir rasé Grozny, après avoir méthodiquement détruit des centaines de villages, entendent briser ce qui reste de résistance en pratiquant, eux, pour le coup, la prise d'otages sur grande échelle, en exécutant ou en laissant mourir leurs prisonniers et en ne rendant les cadavres aux familles qu'en morceaux, et contre argent ?
Ibidem

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La Symphonie Inachevée de Daniel Pearl.
Compte-rendu de la conférence de Bernard-Henri Lévy à l'Université Hébraïque de Jérusalem sur son dernier livre ''Qui a tué Daniel Pearl ?''
Par Bernard Drai pour Guysen Israel News 20 mai 2003 12:26

Dimanche 18 mai 2003 l'évènement
La salle Mexico est comble, ce qui oblige les organisateurs à ouvrir une salle complémentaire avec couverture vidéo de l'évènement.
A l'entrée, presque une émeute plus de 1600 personnes pour 800 places et nous apprendrons plus tard que des milliers de personnes suivront aussi la retransmission en direct sur Internet.
C'est la première présentation publique du roman-enquête de BHL ''Qui a tué Daniel Pearl ?'', le journaliste juif américain sauvagement décapité par des islamistes intégristes qui pousseront l'horreur jusqu'à diffuser mondialement ce supplice.

BHL a choisit Jérusalem

On note dans la salle la présence de plusieurs personnalités : le consul général de France à Jérusalem, l'ancien ministre et député Renaud Donnedieu de Vabres Vice-Président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée Nationale probablement en visite pour préparer le prochain déplacement de Dominique de Villepin en Israël, la fantastique députée européenne Frédérique Ries fervente défenseur d'Israël au Parlement Européen (oui cela existe pour l'honneur de l'Europe).

L'évènement est couvert par toute la presse hébraïque, anglaise et française d'Israël, comme me le fera remarquer ma charmante voisine représentant le Jerusalem Report.

On apercevra aussi Olivier Nora PDG des éditions Grasset éditeur du livre, ainsi que Gilles Herzog le discret compagnon de toutes les aventures de BHL.

La palme reviendra à la sculpturale Arielle Dombasle femme de BHL qui sera la première à l'applaudir de manière presque enfantine lorsqu'il prendra la parole.

Mais le seigneur des lieux, ce fut ce médiatique prince des philosophes, Bernard-Henri Lévy entrant avec sa suite dans une salle debout l'acclamant. Grand, élancé légendaire chemise blanche ouverte 2 boutons à la fois élégant et un rien désinvolte dans un costume noir impeccable.

On dirait que tout est finesse chez lui. Sa délicate et peut être même fragile stature son brillant esprit. Je le trouve cependant assez fatigué les traits tirés et un visage couleur de madone sortie tout droit d'un tableau du quattrocento italien. (Lors de l'interview privé qu il nous accordera le lendemain au King David je serai étonné de constater que son buste est bronzé mais que son visage reflète vraiment cette pâleur artistique)

Monsieur Robert Wistrich, directeur du centre Vidal Sassoon pour la recherche sur l'antisémitisme et co-organisateur de l'évènement introduira cette conférence.

Viendra ensuite Benny Lévy directeur de l'Institut Levinas de Jérusalem (cf notre interview exclusive sur Guysen). Son premier propos sera d'affirmer haut et fort que BHL est juif. Juif de père et juif de mère, malgré certains bruits qui ont toujours couru à Paris. Pour Benny, Bernard est un juif moderne. Un seigneur de la société moderne, les ministres le craignent et les intellectuels le jalousent.

L' être juif se révèle difficilement et Benny dira que le secret de leur amitié c'est de permettre à l'être juif de se révéler, de sortir du Marranisme, de permettre à un noyau de lumière obscure d'enfin éclairer.

En écho de cette déclaration il dira que la scène la plus bouleversante du livre est cette confession de Daniel Pearl au moment de son supplice: je suis juif, ma mère est juive et mon père est juif. Mon arrière-grand-père Haim, Pearl est un des fondateurs de Bnei Brak. Une rue y porte son nom.

Daniel Pearl est mort parce qu'il était juif.

Pour Benny il est mort en sanctifiant le Nom. Bernard ne commente pas ces mots mais il décrit cette sanctification.

Et une telle description poignante ne peut laisser le lecteur indifférent et encore moins son auteur. Benny remarquera que le Diable est un personnage central dans l'œuvre de Bernard.

Benny terminera son émouvante introduction par une prière (il emploiera précisément ce mot) Pour Benny il n y a pas d'un coté la dure loi monothéiste et d'un autre coté le mal absolu, alors il proposera à Bernard de réfléchir sur la notion du mal et d'écrire un livre et pour lui se révélera alors le commandement de connaître l'Unique.

BHL commencera son intervention en répondant à Benny: cette prière n'est pas éloigné de ses préoccupations du moment.

Et puis il nous dira son émotion et sa joie d'être ici à Jérusalem.

Emotion suite à l'ignoble attentat perpétré le matin même à quelques centaines de mètres de cette sale. Il dédiera cette soirée à la mémoire de ces sept nouveaux Daniel Pearl. La gueule du loup est partout.
Emotion encore quand il rappellera le souvenir de ce juif français David aussi victime de la barbarie dans cette université il y a près d'un an. David préparait un mémoire de philosophie politique sur totalitarisme et pluralisme.

Mais BHL est aussi très heureux d'être ici dans cette ville qui compte tant pour lui beauté lumière esprit. Il rappellera Jean Paul Sartre et la seule distinction que ce rebelle, cette tête de pierre accepta de recevoir de toute son existence qui fut un Doctorat Honoris Causa de cette Université Hébraïque de Jérusalem.
Très heureux aussi de faire cette première intervention publique avec le centre d'études levinassiens si cher à son cœur dont il est un des trois fondateurs avec Benny et Alain Finkelkraut.

Levinas qui incarne pour lui le judaïsme laïc et religieux, la diaspora et le sionisme. Le nom de Levinas résonne ici tonnera-t-il.

Enfin il exprimera sa satisfaction que la langue française soit le véhicule de cette soirée, malgré le vent mauvais qui souffle sur les juifs et Israël.

Pour BHL il y a trois coups qui ont frappé le début du 21ème siècle, trois évènements considérables. L'assassinat du commandant Massoud, les attentats du 11 septembre et l'assassinat de Daniel Pearl. Il décidera dès l'annonce de sa mort, qu'il apprend dans le bureau de Hamid Karzai de consacrer le temps qu'il faudra pour tenter d'approcher qui était ce juif américain et qui sont ces assassins. Pourquoi ce meurtre?
Il racontera avec émotion ces 15 mois passés dans la tête et sur les pas de cet ami posthume. Pour lui ce livre est un peu le tombeau de papier et de mots tombeau que Daniel Pearl n'a pas eu.

Ce livre c'est la fin d'un article interrompu de Daniel Pearl.

La thèse de BHL est que Danny était sur la piste qui montrait la collusion d'une partie des services secrets pakistanais avec Al Qaida. Il voulait aussi montrer que la dimension religieuse est beaucoup moins importante qu'on le croit chez ces mafieux islamiques. Et que Ben Laden est une sorte de VRP d'une nébuleuse, d'un gigantesque réseau d'extorsion de fonds dont Danny avait identifié un des chefs: ce fameux Gilani qu'il devait rencontrer et qui en fait a aboutit à son assassinat.

BHL confirmera l'intuition de Benny Lévy. La confession de Danny est le point de vacillement du livre. En affirmant sa condition de juif et en rappelant son arrière-grand-père, il a voulu affirmer ''j'appartiens à une famille qui a construit cette belle chose qu'est Israël.'' Ma famille fabriquait de la civilisation. Ce n'est pas un aveu extorqué, cela se dit dans la gloire et la fierté.

Un juif qui au moment de son supplice devient plus subtil que ces assassins dans cette affirmation de l'être juif.
Un judaïsme solaire et exemplaire qui me frappe beaucoup dira-t-il. Pour BHL Dany représente aussi une valeur essentielle: une volonté obsessionnelle de comprendre l'adversaire et de tenter un compromis.

BHL conclura sur la nécessité de soutenir fortement un Islam modéré, seule solution à son sens, pour résoudre les conflits actuels.
2003 Guysen Israël News (l'agence de presse du groupe G.I.N - ISRAFRANCE)

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Bio 2004 NOUVELOBS.COM | 07.05.04 | 09:29

Bernard-Henri Lévy est né le 5 novembre 1948 à Béni-Saf (Algérie).
Quelques mois après, sa famille s'installe à Neuilly, près de Paris, où il suivra des études au Lycée Pasteur.
Après deux années de classe préparatoire au Lycée Louis-le Grand, à Paris, il entre en 1968 à l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm où il sera notamment l'élève de Jacques Derrida et de Louis Althusser.
En 1971, il est reçu à l’agrégation de philosophie. Cette même année, il séjourne dans le sous-continent indien, notamment au Bangladesh pendant la guerre de libération contre le Pakistan et devient correspondant de guerre pour le quotidien Combat. Ce séjour va fournir la matière de son premier livre "Nationalisme dans la Révolution", publié par François Maspero en 1973.

Retour en France

De retour en France, il enseigne l’épistémologie à l’Université de Strasbourg et la philosophie à l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm.

Il entre aux Editions Grasset comme directeur de trois collections, dont la collection Figures et devient le chef de file du courant des "Nouveaux Philosophes" avec Christian Jambet, André Glucksmann ou Jean-Marie Benoist. La Nouvelle Philosophie connaît un grand succès médiatique.
Entre temps, il a dirigé la section "Idées" du Quotidien de Paris, collaboré au Nouvel Observateur et à la revue Les Temps Modernes.
C’est la parution, en 1977, de "La Barbarie à visage humain", chez Grasset, qui lance le phénomène "BHL". Cet essai, dans lequel il se fait procureur enflammé du fascisme comme du marxisme, connaît un succès immédiat, se vend à des milliers d’exemplaires et est traduit dans bon nombre de langues.
"Le Testament de Dieu" paraît en 1979, toujours chez Grasset. L'essai propose, à partir des textes bibliques, une réponse au nihilisme et au désenchantement de "La Barbarie".

Une nouvelle polémique

En 1980, BHL fonde avec, notamment, Jacques Attali, Françoise Giroud et Marek Halter et "L’Action internationale contre la Faim" et, avec Marek Halter, le Comité des Droits de l’Homme qui milite pour le boycott des JO de Moscou.
En 1981, la parution de "L'Idéologie française" (Grasset) sur le "fascisme à la française" à partir des années 1940 provoque une nouvelle polémique. En septembre, BHL part en Afghanistan avec Marek Halter et Renzo Rosselini pour remettre aux résistants Afghans trois postes émetteurs de radio. Ils établissent ainsi Radio Kaboul Libre. Le carnet de route de Bernard-Henri Lévy est publié dans Le Nouvel Observateur.
De 1982 à 1983, BHL est éditorialiste au Matin de Paris. Il tient un bloc-notes hebdomadaire, comme il le fait maintenant, et depuis 1993, dans Le Point.
En 1984, son premier roman "Le Diable en tête" obtient le Prix Médicis. Bernard-Henri Lévy parraine, avec Simone Signoret, Coluche et d’autres, le mouvement SOS Racisme.

Le temps de "Bosna !"

En 1987, dans "Eloge des Intellectuels", il s’interroge sur le rôle des intellectuels au XXème siècle.
Trois ans plus tard, il fonde la revue La Règle du Jeu. Le premier numéro est un grand hommage à Roland Barthes, le dernier en 1998 propose une grande enquête sur les intellectuels.
En 1992, BHL mobilise contre le conflit yougoslave. Il est l’auteur d’un documentaire "Un jour dans la mort de Sarajevo" diffusé le 20 décembre.
La même année, sa pièce "Le Jugement Dernier" propose "des mémoires du XXe siècle vues par sept personnages en quête d’Histoire".
En juin 1993, "Les Hommes et les Femmes", un livre écrit en collaboration avec Françoise Giroud, est publié au printemps. BHL divorce de sa deuxième femme et épouse l’actrice Arielle Dombasle en juin.
De septembre 1993 à mars 1994, il est plongé dans le tournage du film "Bosna !". Il organise avec plusieurs intellectuels (parmi lesquels Alain Finkielkrault, André Glucksmann, Jacques Julliard, Pascal Bruckner) des meetings et des manifestations pour venir au secours de la Bosnie-Herzégovine. Il initie "la liste Sarajevo", une liste pour les élections européennes. "Le Lys et la Cendre" racontera cette aventure bosniaque.

Avec Delon et Dombasle

En 1997, son premier long-métrage, "Le Jour et la Nuit", avec Alain Delon, Arielle Dombasle, Lauren Bacall et Karl Zéro, figure en sélection officielle au Festival de Berlin mais connaît un échec commercial retentissant. Il suscite un nouveau livre, "Comédie".
Suivront, en 2000 "Le Siècle de Sartre", en 2001 "Les damnés de la guerre".
En février 2002, Jacques Chirac et Lionel Jospin confient à BHL la mission de se rendre en Afghanistan pour contribuer à la reconstruction culturelle du pays. En septembre, il y crée un mensuel de langue française Les Nouvelles de Kaboul.
En 2003, il publie "Qui a tué Daniel Pearl ?", une enquête consacrée au supplice subi par le journaliste américain, enlevé puis décapité, à Karachi, par une bande de "fous de Dieu".
Enfin, le 6 mai (2004), sort "Récidives" (Grasset), un recueil de mille pages qui recense de nombreux articles, interviews, notes ou essais de l'auteur, souvent inédits.

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Alain Finkielkraut et Bernard-Henri Lévy défendent Israël contre la "désinformation" Le Monde.fr | 07.06.2010 à 18h55 • Mis à jour le 07.06.2010 à 18h55

Les intellectuels français Alain Finkielkraut et Bernard-Henri Lévy réagissent vivement aux accusations portées contre Israël après l'arraisonnement de la flottille pour Gaza, lundi 31 mai. "Je vois la haine, soudain, se donner libre cours", a réagi Alain Finkielkraut à propos des réactions de la communauté internationale face à l'intervention israélienne, vendredi 4 juin sur la chaîne télévisée Public Sénat. Bernard-Henri Lévy s'élève, lui, dans une tribune dans le quotidien Libération contre la "désinformation" à propos du blocus de Gaza.

Les deux hommes, signataires de "l'appel à la raison", rédigé par des juifs français et exhortant Israël à reconsidérer sa politique envers les Palestiniens, disent ne pas soutenir l'opération israélienne contre la flotille. "Je continue de juger 'stupide' (...) l'assaut contre le Mavi Marmara", écrit Bernard-Henri Lévy dans sa tribune intitulée Pourquoi je défends Israël. Mais ils disent voir dans les réactions internationnales un déchaînement "délirant" contre l'Etat hébreu. "Je ne veux pas servir de caution juive à une haine, à une diabolisation d'Israël", explique Alain Finkielkraut.

"ÉPOPÉE MISÉRABLE"

Bernard-Henri Lévy tente tout d'abord de rectifier les explications du blocus données notament par les médias français. "Le blocus, il ne faut cesser de le rappeler, ne concerne que les armes et les matériaux pour en fabriquer", avance-t-il. Il s'attaque ensuite à la politique du Hamas à Gaza, selon lui passée sous silence, "en France comme ailleurs". "Qui se risque à expliquer que s'il y a à Gaza, un preneur d'otage, (...) ce n'est pas Israël, mais le Hamas ?" demande-t-il.

Les deux hommes s'en prennent directement aux organisateurs de la flottille. Une "épopée misérable", selon Bernard-Henri Lévy, "caricature" des actions symboliques comme les "bateaux pour le Vietnam", qu'il rappelle avoir contribué à créer. Pour Alain Finkielkraut, ce sont les organisateurs eux-mêmes les responsables des débordements du 31 mai. "Les Israéliens ne voulaient pas de ce bain de sang. Ils sont tombés dans un piège. Ce bain de sang a été délibérement provoqué par les organisateurs", estime-t-il, accusant directement la Turquie, "où Mein Kampf est un best seller", dit-il, de jeter de l'huile sur le feu.

Les deux hommes dénoncent enfin "les bataillons de tartuffes regrettant qu'Israël se dérobe aux exigences d'une enquête internationale", comme l'écrit Bernard-Henri Lévy. "Il y a dans cette attitude un mélange de mauvaise foi et d'angélisme qui me fait très peur", explique Alain Finkielkraut, alors que Bernard-Henri Lévy défend la position israélienne : "Ce que refuse Israël c'est l'enquête demandée par un conseil des droits de l'homme des Nations unies où règnent ces grands démocrates que sont les Cubains, les Pakistanais et autres Iraniens." Article paru dans l'édition du 21.05.2012 à 12h21

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