Gândhî

Mohandas Karamchand Gândhî dit le Mahâtmâ (1869-1948). Sage hindou et homme politique indien, apôtre de la non-violence et fondateur de l'Union indienne (principal parti de la démocratie indienne).

1
C'est mon dévouement à la Vérité qui m'a entraîné dans le champ de la politique ; et je puis dire sans la moindre hésitation, mais aussi en toute humilité, que ceux-là n'entendent rien à la religion qui prétendent qu'elle n'a rien de commun avec la politique. M. K. Gandhi, Autobiographie, PUF, Paris, 1950, p.645.

2
Le pouvoir politique est ce qui permet de diriger les affaires du pays par le moyen de délégués de la nation. Si les rouages de la vie nationale atteignaient ce degré de perfection qui leur permettrait de fonctionner automatiquement, il ne serait plus nécessaire d'avoir de tels délégués. Ce serait alors un Etat d'anarchie éclairée. Dans un tel pays chacun serait son propre maître. Il se dirigerait lui-même de façon à ne jamais gêner son voisin. Par conséquent, l'Etat idéal est celui où il n'y a aucun pouvoir politique, en raison même de la disparition de l'Etat. M.K. Gandhi, Tous les hommes sont frères, Gallimard, Idées, 1969, p.238.

3
Chacun a raison de son propre point de vue, mais il n'est pas impossible que tous aient tord : d'où la nécessité de la tolérance. Celle-ci n'est pas de l'indifférence à sa propre foi, mais un amour plus pur et plus intelligent de cette foi. La tolérance donne un pouvoir de pénétration spirituelle aussi éloigné du fanatisme que le Pôle Nord l'est du Pôle Sud. M.K. Gandhi, Lettres à l'Ashsram, Albin Michel, Paris, 1971, p.85-86.

Vers Première Page