Avril 2010 : Bernadette fait des ménages
Besoin d'argent ?, malgré un logement gratuit ?

Bernadette Chodron de Courcel épouse Jacques Chirac

Bernadette Chodron de Courcel (noblesse du Second Empire, Port-Courcel est un lieu-dit de Vigneux-sur-Seine), épouse de Jacques Chirac, homme politique français, président de la République de 1995 à 2002, réélu miraculeusement en 2002.
Fait publier, très opportunément avant la présidentielle de 2002, un ouvrage qui a un grand succès populaire, "Conversation" avec le journaliste Patrick de Carolis, Plon, Paris 2001, ouvrage dans lequel elle révèle, au grand public, une personnalité attachante, et non dépourvue de caractère, qui contredit sa caricature outrancière des journalistes socialistes très médiatisés, notamment celle des "guignols" de Canal +, chaîne télévisée créée par le président Mitterrand pour son soutien idéologique.
De beaucoup de bon sens, Bernadette Chirac est, malheureusement, peu écoutée par son mari, qui préfère les "conseils" de sa fille Claude, une rebelle fréquentant plus volontiers les artistes et sportifs que les responsables de la gouvernance publique ou privée.

Vu de "gauche" : une campagne cantonale en 2004
Emotion-compassion : Marco reçoit Bernadette

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Les trois années suivantes, nous avons vécu chez la sœur aînée de Maman, une de mes tantes, qui était aussi sa marraine. C'était une propriété à trois kilomètres de Gien avec un très beau jardin. J'allais tous les jours à l'école à bicyclette, à Sainte-Marie-des-Fleurs-et-des-Fruits. J'étais demi-pensionnaire. C'était plus accessible qu'en Lot-et- Garonne. J'ai grandi là avec des cousins germains du même âge que moi. Ma mère et ma tante faisaient de leur mieux pour que les contraintes de la guerre (et de l'Occupation) ne pèsent pas trop sur nous. Néanmoins, nous avons subi les bombardements de la Loire. La ville de Gien a été sévèrement touchée. Je me souviens que la nuit, dès qu'on entendait les «forteresses volantes» arriver, il fallait courir dans le jardin pour se réfugier dans un abri creusé dans le potager. Cela faisait un bruit effroyable. J'étais terrorisée. J'emportais ma poupée. Cela se répétait parfois plusieurs fois par nuit. Les Américains, qui avaient pour objectifs les ponts sur la Loire, ne visaient pas. Ils « arrosaient» de là-haut... Dans les prés autour de la maison, il y avait d'énormes cratères de bombes. Nous les regardions avec effroi.
Conversation, p. 11-12

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Un destin se bâtit autour d'une multitude d'éléments. Maman me disait toujours: « Ah ! Vous savez, les choses changent, elles évoluent. » Elles évoluent tellement que la vie ne se déroule jamais comme on l'avait prévu. Je me souviens d'un jour où mon mari et moi faisions des courses à Tulle pour ma belle-mère, dans l'avenue Charles-de-Gaulle. Il était encore étudiant à l'ENA. Il m'avait dit en me montrant la magnifique préfecture de la Corrèze: « Vous voyez, si je réussis mon concours de sortie, un jour vous serez peut-être la femme du préfet, vous habiterez cette maison. » Je l'avais cru. Enfin, pas vraiment. Si, un peu quand même... Mais le destin en a décidé autrement. Moi, ça me paraissait plutôt bien de devenir la femme du préfet de la Corrèze. Et voilà que trente ans plus tard je l'accompagnais à l'Élysée!
Ibidem, p. 21-22

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Les défaites, c'est dur, mais c'est formateur. Je ne crois pas qu'en France un homme puisse devenir le chef de l'Etat sans avoir pris des coups, subi des échecs. Il faut une expérience si vaste dans tous les domaines! Je voulais profondément que mon mari réussisse. Toutes les épouses éprouvent cela, j'imagine. Cela dit, lorsque ça ne marche pas, ce n'est pas non plus la fin du monde. Il y a des choses pires dans la vie que d'échouer à une élection. Un enfant malade que l'on n'arrive pas à sortir du gouffre, par exemple. Mais dans tout vrai couple, l'épouse a envie que son mari trouve son épanouissement dans l'univers qu'il a choisi. Alors le soir du 7 mai, j'étais très heureuse pour lui. Accessoirement pour moi.
Ibidem, p. 29

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L'ennuyeux, en France, c'est qu'on se noie dans la paperasserie, les complications administratives, les contrôles, les hiérarchies qui se superposent... On perd un temps effroyable, au détriment de l' action efficace.
Ibidem, p. 50

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La vie n'est pas un long fleuve tranquille. Il y a des écueils, des obstacles à franchir, des drames aussi, malheureusement. Pourtant, quand on est décidé à bâtir une maison ensemble, je crois que le résultat est inébranlable. C'est même la beauté du mariage à mes yeux. Une construction à deux. L'amour de l'autre, la patience, 1 'humilité, le courage aussi.
P.C. : Vous n'êtes pas de ceux qui le considèrent comme une institution démodée?
B.C. : Le problème, dans la société actuelle, c'est peut-être qu'on a oublié le pardon. On n'a plus le droit à l'erreur. Dès que l'un des membres du couple commet une faute vis-à-vis de l'autre, il n'existe plus cette force, ce ciment traditionnel qui incitait à se pardonner mutuellement. Autrefois, on était prêt à avaler un certain nombre de couleuvres, parce que précisément on voulait bâtir une maison commune. Et à cause des enfants, bien sûr. On pensait à préserver la famille. Globalement et jusqu'à ces dernières années, un couple passait sur beaucoup de choses : des déceptions, des mensonges, toutes sortes de difficultés qui peuvent surgir au sein d'un couple. Il y avait la volonté réelle d'un épanouissement collectif, notion plus forte et plus belle à mes yeux que cet égoïsme qui semble prévaloir de nos jours.
Ibidem, p. 69

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Je crois néanmoins que nous assisterons à un retour sur la famille, parce que cela reste la cellule de base de la société. Beaucoup de jeunes commencent à se rendre compte que, lorsqu'on veut des enfants, on n'a encore rien trouvé de mieux que la famille. Les couples qui se séparent, les familles monoparentales, voire les femmes qui veulent un enfant sans s'encombrer d'un mari... je ne porte aucun jugement là-dessus... Seulement, si l'on veut tendre vers une société française stable, solide, il est préférable qu'il y ait des familles unies, en plus grand nombre possible. Cela reste ma conviction, même si dans le domaine des mœurs j'ai beaucoup évolué. La vie a tellement changé. Je n'ai plus du tout la même approche que lorsque j'avais vingt ans.
Ibidem, p. 72

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Mais, pour revenir à votre question, je crois foncièrement que mon mari est un roc. On ne le change pas facilement. Un roc qui a une personnalité tout à fait exceptionnelle. Maman me le disait encore quelques semaines avant sa mort. Elle l'a connu lorsqu'il avait dix-huit ans seulement, donc elle a été le témoin de beaucoup de choses, elle a même eu la chance - à la différence de mes beaux-parents - de le voir élu président de la République, ce qui lui a procuré une grande fierté. Mais déjà, à dix-huit ans, il portait en lui une espèce de conviction, une puissance de travail, un enthousiasme devant la vie. Une volonté de conquérir. Dans les batailles politiques, certains finissent par baisser les bras. Lui jamais. Il avance, il ne lâche rien. Dieu sait s'il y a eu des moments difficiles. Mais c'est un guerrier. Il a toujours rebondi. Ce n'est pas quelqu'un qui ressasse ou se culpabilise longtemps sur le passé. Moi, j'ai davantage tendance à me remémorer ce qu'Untel a dit ou fait à telle époque. Mon mari a également horreur qu'on se plaigne de son sort, de ses petites misères. Il a horreur des états d'âme. Pour lui, on ne doit jamais être fatigué, ni avoir mal nulle part.
Ibidem, p. 75-76

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Autrefois, avant 1968, on considérait que les parents étaient trop stricts, qu'ils ne comprenaient pas les jeunes. Du coup, on est tombé dans l'excès inverse. On est passé du carcan rigide à une culture ultra-permissive. Sous couvert de se montrer à l'écoute, on laisse les adolescents agir à leur guise, on ferme les yeux sur leurs fréquentations, alors qu'ils ont besoin, pour se construire, de savoir où sont le bien et le mal, où s'arrête sa liberté et où commence celle de l'autre. Ils ont besoin de reconnaître une autorité. Le drame, c'est que cette absence d'autorité se prolonge à l'école.
Ibidem, p. 131

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Comme tout le monde, j'ai besoin de moments de calme absolu. Parfois même, en rentrant d'une soirée, je ne suis pas très raisonnable et, au lieu de me coucher au plus vite, je prends tout mon temps. Après le brouhaha d'une réception, où l'on a croisé une multitude de visages, c'est tellement agréable de se retrouver seule, de s'offrir un sas de transition avant le sommeil. Je réfléchis à mon emploi du temps du lendemain, je griffonne quelques pense-bêtes ou bien je lis une petite heure. Et parfois aussi, je me promène à travers l'Élysée. La nuit est pour moi une sorte d'édredon. Ce que j'aime par-dessus tout, je crois, c'est la vue depuis le bureau de mon mari. Car on a l'impression d'avoir le jardin à portée de main. Et le soir, c'est absolument magique parce qu'il y a la circulation des Champs-Élysées qui scintille au fond du parc, derrière la grille du Coq, et plus loin la flèche illuminée de la tour Eiffel.
Ibidem, p. 188-189

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Que le christianisme soit dénigré, c'est malheureusement évident. On se permet de dire sur les catholiques, les prêtres et même le pape ce qu'on ne dirait jamais sur les fidèles et les dignitaires des autres religions. C'est d'autant plus choquant qu'il y a longtemps que le christianisme n'est plus hégémonique comme il a pu l'être autrefois. Il y a une désaffection de la pratique religieuse.
Ibidem, p. 194

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Pour vous parler franchement, la repentance, je commence à en avoir un peu assez. C'est devenu une mode de demander pardon à tout bout de champ. C'est certainement nécessaire lorsqu'on a fait du mal à quelqu'un, mais jusqu'où va-t-on remonter dans 1 'histoire? Il ne faudrait pas que cela tourne à la flagellation permanente. Cela ne fait que soulever d'interminables polémiques.
Ibidem, p. 198

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En ses terres de Corrèze, Madame fait campââââgne
Candidate aux cantonales, Bernadette Chirac a orchestré une journée de show médiatique, entre proximité et condescen-dance.

Quand elle ne s'occupe pas de ses oeuvres caritatives, Bernadette Chirac prend soin de ses gens de Corrèze. Hier, la «première dame» du canton de Corrèze, candidate à sa succession le 21 mars, présentait à un groupe de journalistes dûment cornaqués ce petit pays d'à peine 3 000 électeurs dont elle est l'élue depuis 1979. Le point de rendez-vous était fixé sur un vaste terrain vierge et glacial baptisé ZAC de la Montane. Sa particularité : avoir accueilli l'été dernier un concert de Johnny Hallyday et 30 000 spectateurs, «par une chaleur effroyable», dit Bernadette Chirac. Crinière blonde, bottes de cuir à languettes arrière métalliques, lunettes fumées, notre guide touristique d'un jour a, elle aussi, des allures de vieille rock star. Ici, c'est elle la «patronne». Et son numéro cabotin de cheftaine de colo est très au point. «Very cold... It is very windy», glisse-t-elle à haute voix à une journaliste américaine avant de réclamer le silence : «On ne parle pas quand le chef parle.»

«Hein, Serge ?» Départ pour l'étape suivante, à Sarran, avec la visite d'une exploitation agricole : «Des travailleurs exceptionnels, représentatifs de ces Corréziens qui ont faim et veulent avancer», prévient-elle. «Si vous le voulez bien, je prends la tête du cortège», dit-elle en s'installant au volant de sa petite 205 rouge immatriculée à Paris et «descendue par ses soins depuis la mi-février pour la campagne», souligne une collaboratrice. Sur la route, quelques affiches où l'épouse du chef de l'Etat pose tout de blanc vêtue, rouge sang aux lèvres, sur fond de verte prairie, avec pour slogan : «Votez Bernadette Chirac.» Serviette de cuir dans une main, sac à main dans l'autre, elle prévient les visiteurs : «Vous voyez, cette maison, ils l'ont construite de leurs mains, hein, Serge ?», regard braqué vers le propriétaire. «Et moi, j'ai visité la maison en chantier, hein, Serge ?» Serge commence la présentation : «Nous sommes ici dans un Gaec...» Bernadette le coupe : «Vous savez tous ce que c'est, un Gaec, hein ?» Serge : «... et nous avons des naisseurs engraisseurs...» Bernadette, plus fort en direction de ses hôtes : «Vous ne savez pas ce que c'est, des naisseurs engraisseurs, hein ?» Et de l'interrompre à nouveau alors qu'il explique qu'on coupe «les dents et la queue des cochons pour ne pas qu'ils se fassent mal entre eux». «Comme on fait pour les humains quand ils ont les dents trop longues», sourit Bernadette Chirac, peut-être dans une allusion à Nicolas Sarkozy ou à François Mitterrand qui s'était fait limer les canines pour ses affiches. La visite de la porcherie est l'occasion d'un nouvel étalage de sa culture porcine : «Vous savez que le cochon est l'animal qui ressemble le plus à l'homme. En chirurgie, on essaie des transplantations à partir de leurs tissus.» Un peu plus loin, à la «maternité», dit-elle, où des truies viennent de mettre bas, elle s'empare à pleines mains d'un petit porc. Ça couine de partout, les flashs s'actionnent : «Vous avez ce que voulez... J'ai peur qu'il me fasse pipi dessus, moi...»

«Le nom de Chirac...» Stop ou encore ? Bernadette Chirac a fini, elle, par dire encore à la Corrèze. Voilà six ans, elle avait pourtant juré que ce serait son dernier mandat. «Mais quand j'ai fait savoir que je ne me représentais pas, il y a eu ici une grosse levée de boucliers, des lettres, des pétitions. On m'a dit que si j'abandonnais la Corrèze, ce serait catastrophique. Vous savez, le nom de Chirac ça représente quelque chose ici.» Partir aurait surtout été interprété comme un premier signe de retraite politique du couple Chirac. Inacceptable pour son époux de Président qui, depuis le 12 février, a donc réexpédié Madame au château de Bity, demeure du XVIe siècle devenue propriété familiale voilà trente ans, avec pour mission de se faire réélire dès le premier tour comme lors des précédents scrutins cantonaux. Pourtant, assure-t-elle, «il ne m'a rien dit. Il faut vous retirer de la tête l'idée que les femmes sont au service des hommes».

Babioles.
La tournée se poursuit au musée du Président Chirac à Sarran : «Je vous remercie de vous taire. Vous avez une demi-heure pour voir le musée. Allez, groupir !» (sic) Les vitrines remplies de cadeaux accumulés au cours de centaines de rencontres avec des chefs d'Etat se succèdent, et les commentaires sont à la hauteur des babioles : «Voyez cette pomme en verre de chez Tiffany's offerte à l'occasion de la campagne de 1995 de mon mari. Vous savez que c'est l'emblème de Washington», explique Bernadette Chirac. «De New York», corrige la journaliste américaine... «Ah, voilà une parure dont je me suis défaite», dit Bernadette en désignant une vitrine ornée de bracelet, collier et boucles d'oreille en or blanc, diamants, émeraudes, don de l'Arabie saoudite. «On ne garde rien, comme Mitterrand à Château-Chinon», souffle-t-elle. Déjà en haut de l'escalier, elle prévient : «Pour la partie sur les arts premiers, regardez bien les vitrines et les accrochages, c'est exceptionnel et vous n'en verrez jamais de pareil.»

C'est l'heure de passer à table. De son sac, elle sort un plan et place «la jeune dame du Figaro Magazine ici, un Corrézien là, et vous ici, à la gauche de madame... Allez, dépêchons-nous !» Un Corrézien manque à l'appel : «Et Serge Chaumeil, il est pas là ?» «Si je suis là. Je m'excuse madame», répond-il. Une fois installée, Bernadette Chirac raconte comment elle «travaille ici jour et nuit. Et croyez-moi, ce n'est pas la semaine des 35 heures». Si elle est élue au premier tour, elle ira en «Lorraine soutenir monsieur Aillagon, en Paca voir monsieur Muselier» (lire aussi page 17), mais pas en Aquitaine où, raille-t-elle, «il paraît que Bayrou est un seigneur. Et comme moi je ne suis qu'une humble élue locale, je n'oserais aller chez un seigneur». Puisque l'heure est à la confidence, elle raconte qu'elle a failli se présenter «en Paca aux régionales avec Muselier qui me réclamait». Mais finalement, «mon mari n'était pas pour. Il est président de la République, il a son avis à donner, vous savez».

Jeudi (11 mars 2004), ce sera au tour des télévisions et des radios de suivre le guide pour visiter le canton de Corrèze.
Libération, Par Antoine GUIRAL, mardi 09 mars 2004, p. 14

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(Décembre 2004) Bernadette Chirac met les pieds dans le PAF
Elle sera dimanche soir chez Fogiel. Sarkozy aura passé l'après-midi chez Drucker.

Chassé croisé Chirac-Sarkozy, dimanche (5 décembre 2004), sur les antennes people du service public. Pour la deuxième fois, le nouveau patron de l'UMP sera l'invité vedette de Michel Drucker dans Vivement dimanche sur France 2. Nicolas Sarkozy sera entouré de tout plein d'amis célèbres du show-biz et du sport (Reno, Clavier, Virenque...) que les militants du parti ont déjà vus dimanche dernier, au Bourget, lors de la diffusion d'un petit film à la gloire de leur nouveau patron.

Mais «l'événement» aura lieu en soirée sur France 3, avec l'apparition de Bernadette Chirac chez Marc-Olivier Fogiel dans On ne peut pas plaire à tout le monde. Elle viendra parler en direct de la maison de Solenn, du nom de la fille disparue de PPDA.
Inauguré mi-novembre dans une aile de l'hôpital Cochin, à Paris, ce bâtiment est destiné aux ados en difficulté psychologique. Mais la finalité de sa présence est autre : pour la première fois à une heure de grande écoute, Bernadette Chirac évoquera sa fille Laurence, qui souffre d'anorexie mentale. C'était la condition posée par Fogiel pour la recevoir. En retour, Bernadette Chirac a souhaité passer en première invitée et être seule en plateau.

Jeudi, l'animateur et son compère Guy Carlier sont allés peaufiner les détails de l'interview à l'Elysée en compagnie de celle qui orchestre la communication de Bernadette Chirac, la productrice Anne Barrère, épouse de Robert Namias, directeur de l'info de TF1.

Au moment où les Sarkozy mettent en scène leur couple et exhibent leur petit garçon Louis, les Chirac, eux, jouent la carte «émotion compassion».
«Madame Chirac sera pudique. Elle parlera de son combat de mère et de citoyenne», a assuré Marc-Olivier Fogiel, vendredi, à Libération. Commentaire d'un spécialiste du PAF : «Fogiel cherche une marraine, alors que son audience n'est pas au rendez-vous. Les Chirac veulent se moderniser en allant lui rendre visite. Les Sarkozy, eux, cherchent à se notabiliser chez Drucker.»
Par Antoine GUIRAL, samedi 04 décembre 2004 (Liberation - 06:00), p. 14

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Janvier 2005. Vigneux-sur-Seine Découvrez l'autre patrie de Bernadette Chirac
LES Chodron de Courcel reviennent sur le devant de la scène à Vigneux. Le nom ne vous dit peut-être rien. Sauf qu'il fut porté par une certaine Bernadette, jusqu'à ce qu'elle épouse Jacques Chirac et devienne la première dame de France.

A Vigneux, il n'est pas un ancien qui n'ait une anecdote à raconter sur cette célèbre famille. Car la vie des Chodron de Courcel, l'espace de deux siècles, a été intimement liée à celle de la commune. Pour preuve : l'« Etude historique de Vigneux » vient d'être rééditée à 300 exemplaires. * Son auteur ? Robert Chodron de Courcel, le grand-oncle de Bernadette, qui avait publié la première version de cette bible de l'histoire locale en 1928. Tout commence au début du XIX e siècle, lorsque la famille Chodron acquiert une large part de cette commune à l'époque seulement occupée par quelques fermes. C'est d'ailleurs l'un des lieux-dits de Vigneux, le Port-Courcel, qui donnera aux Chodron la deuxième partie de leur patronyme. « La plupart des membres de notre famille ont des souvenirs à Vigneux », résume Michel de Courcel, l'oncle de Bernadette. De fait, alors que l'une des deux propriétés familiales fut détruite pendant la guerre de 1870, la seconde, appelée « maison des platanes », subsista jusqu'en 1944. Quelques jours avant la Libération, elle fut rasée, cette fois par un bombardement allié. « Nous y passions toutes nos vacances, raconte Michel de Courcel. Pour nous, c'était la campagne. Plusieurs de mes frères et soeurs sont nés là, dont Jean, l'aîné, le père de Bernadette. »

Les Chodron de Courcel, de généreux donateurs

Bien loin de n'être que des résidants occasionnels, les Chodron de Courcel ont véritablement influé sur le destin d'une commune à l'époque si petite qu'elle attisait l'appétit de ses voisins, Draveil et Montgeron en tête. A l'époque, Vigneux ne dispose d'aucun des attributs d'une ville digne de ce nom : pas d'église, pas de mairie, pas d'école. Qu'à cela ne tienne : Georges, l'arrière-grand-père de Bernadette, cédera gracieusement en 1879 le terrain sur lequel sera construit l'hôtel de ville. A nouveau, au début des années 1930, c'est sur une parcelle également offerte par les Chodron de Courcel que sera dressée la chapelle des Sables. « Il y a quelques années, Bernadette a elle-même assisté à l'inauguration des travaux de rénovation », se souvient Lucien Lagrange, l'ancien maire (PC) de Vigneux, qui a bien connu plusieurs des enfants Courcel. « Pour les gens de ma génération, Vigneux représentait quelque chose de très vivant », insiste Michel de Courcel, tout en reconnaissant que « les générations suivantes n'ont qu'un contact très lointain avec la ville ». Reste tout de même un certain nombre de propriétés. Ainsi, par exemple, la vingtaine d'hectares sur lesquels devrait pousser le projet immobilier du Clos de la Régale appartiennent toujours à la famille de Bernadette.
* Editions Le Livre d'histoire. 179 p., 26 €. Disponible dans les librairies de Vigneux ou sur commande au 03.23.20.26.31.

VIGNEUX-SUR-SEINE. Le domaine du Port-Courcel donna une partie de son nom à la famille de Bernadette Chirac, dont le destin est intimement lié à celui de Vigneux depuis deux siècles.

(DR.)
Nicolas Jacquard , Le Parisien, jeudi 13 janvier 2005, Essonne, p. III

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Bernadette Chirac, des pièces jaunes à LVMH LE MONDE | 16.04.10 | 17h22 • Mis à jour le 16.04.10 | 17h23 Nicole Vulser Article paru dans l'édition du 17.04.10

A chacun sa chacune.

Les deux grands rivaux du luxe, LVMH et PPR, peuvent se targuer de compter l'un l'épouse, l'autre une fille de Jacques Chirac dans leur organigramme.

Claude Chirac dirige la communication de PPR depuis novembre 2007. Bernadette Chirac, 76 ans, va entrer au conseil d'administration du groupe présidé par Bernard Arnault.

Initialement, c'est Hélène Carrère d'Encausse, qui avait été pressentie pour ce poste. Or, la secrétaire perpétuelle de l'Académie française a décliné cette offre "pour des raisons personnelles".

Le PDG de LVMH a indiqué, jeudi 15 avril, au cours de l'assemblée générale que ce choix était motivé par une volonté de féminiser le conseil, le besoin d'apporter "son expérience, sa connaissance du monde" et "un oeil féminin".

Chez LVMH, on précisait "que Mme Chirac a toujours défendu la mode et les artisans français". Les Guignols de l'info ont constamment représenté sa marionnette dotée d'un sac à main. L'accessoire est la pépite des différentes marques de LVMH... L'actuelle exposition Christian Dior à Sarran (Corrèze), au Musée du président, a renforcé cette proximité. Mme Chirac avait aussi offert un sac Dior à Lady Di, qui par la suite, avait connu un grand succès commercial.

Si cette annonce a suscité quelques remous et des sifflets épars chez les actionnaires, ceux-ci ont voté à une large majorité (82,04 %) l'arrivée de Mme Chirac. Elle rejoindra l'unique femme du conseil, Delphine Arnault, directrice générale adjointe de Dior et fille du PDG, parmi les dix-huit membres, aux côtés de l'ex-conseiller diplomatique de Margaret Thatcher, Lord Powell of Bayswater, l'ex-directeur de cabinet d'Edouard Balladur, Nicolas Bazire, ou l'ex-ministre socialiste des affaires étrangères, Hubert Védrine.

Les émoluments de la "madone" des pièces jaunes n'ont pas été dévoilés. Mais, en 2009, les jetons de présence des administrateurs de LVMH s'échelonnaient entre 15 000 euros pour le moins assidu, Arnaud Lagardère, et plus de 930 000 euros pour le doyen, Antoine Bernheim.

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Posted By henri On 5 février 2009 @ 9:36 In Politique L’appartement des Chirac, quai Voltaire : petits arrangements entre amis… 05/02/2009 – 10h00

PARIS (NOVOpress) – « Appartement de très grand standing, sis au 3, quai Voltaire, deux entrées, un office, un séjour, un salon, une salle à manger, cinq chambres, deux cuisines, trois salles de bains, une salle d’eau, un rangement, trois débarras, trois WC, une pièce, dégagements et balcon, le tout sur quelque 396 mètres carrés. Il faut y ajouter un entresol de 31,6 mètres carrés (avec cuisine, séjour et alcôve), ainsi qu’une cave, un garage et l’emplacement d’un véhicule dans la cour pavée. Les trois pièces de réception donnant sur la Seine sont dotées d’une hauteur sous plafond exceptionnelle et offrent une vue splendide à la nuit tombée, quand s’allument les obélisques du pont du Carrousel… » Tel est le descriptif de l’appartement occupé à titre gracieux par Bernadette et Jacques Chirac depuis septembre 2007.

Le généreux propriétaire en est Ayman Hariri, l’une des plus grosses fortunes mondiales, et par ailleurs fils de l’ancien Premier ministre du Liban tué lors d’un attentat à Beyrouth en février 2005. Hariri (ou plutôt une SCI qui dépend d’une filiale immobilière qui dépend du groupe Hariri…) a fait l’acquisition de ce bien en septembre 2001 pour la bagatelle de 4 421 021 euros. Une fois rénové, l’appartement restera vide pendant près de 6 ans, jusqu’à l’arrivée en mai 2007 de l’ancien président de la République et de son épouse. Non seulement Hariri met le logement à titre gratuit à la disposition des Chirac, mais, généreux et magnanime, il règle également la taxe d’habitation…

Pourquoi une telle bonté de la part de M. Hariri envers le couple Chirac ? Parce que, selon un proche de la famille, « Ayman n’avait plus un besoin urgent de cet appartement. Il était tout à fait normal, du fait des relations anciennes entre les deux familles, d’aider (sic) l’ancien président français. Ce sont des gestes de solidarité courants dans le monde arabe (resic) ».

Pour l’attachée de presse de l’ancien Président, rien d’extraordinaire : « Tout ceci relève d’un domaine strictement privé. Un chef d’Etat ayant quitté ses fonctions a droit à une vie privée comme tout un chacun ». Mais ajoute-elle, « cette situation n’a pas vocation à être définitive. » On tremble à l’idée que les Chirac pourraient se retrouver bientôt dans une HLM de la Courneuve…

L’ex-chef de l’Etat français bénéficie d’une retraite de l’ordre de 15 000 euros mensuels et d’un patrimoine immobilier important, qui comprend notamment le château de Bity en Corrèze. Ses avoirs dans les banques nippones sont évalués au bas mot à plusieurs centaines de milliers d’euros. Heureusement pour lui, il a croisé un gentil Arabe sur son chemin pour l’aider à boucler ses fins de mois…
[cc [1]] Novopress.info, 2008, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine [http://fr.novopress.info [2]]

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