Le procès des Ecoutes administratives de François Mitterrand

Paul Barril (Capitaine)

Ancien officier de gendarmerie, ancien responsable du GIGN et ancien membre de la cellule anti-terroriste de l'Elysée sous la présidence de M. François Mitterrand. Démissionné et passé au renseignement privé il régle ses comptes en publiant des ouvrages spécialisés.
Auteur de Missions très spéciales, Presses de la Cité, Paris, 1984 ; Guerres secrètes à l'Elysée (1981-1995), Albin Michel, Paris 1996. Le capitaine Paul Barril et le PDG des Editions Albin-Michel ont été condamnés le 27 mai 1997 par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir diffamé M. Gilles Ménage, ancien directeur de cabinet du président François Mitterrand, accusé par M. Paul Barril d'être responsable de la mort de M. François Durand dit de Grossouvre, officiellement suicidé d'une balle de gros calibre dans la tête et dans son bureau de l'Elysée le 7 avril 1994.

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Depuis la chute du mur de Berlin, les Etats-Unis dominent le monde. Une nouvelle guerre de l'ombre a commencé : la guerre géo-économique. Les américains ont cessé, brusquement, d'orienter leurs services secrets vers les affaires politiques. Aujourd'hui, l'espionnage est avant tout économique. Les pays qui prennent de l'avance sont ceux qui investissent, massivement et audacieusement, l'action de leurs services secrets dans l'intelligence économique. Depuis la guerre contre l'Irak, plus de 200 milliards de dollars de contrats ont été signés avec les pays du Golfe, le Koweit et l'Arabie Saoudite. Les américains ont tout raflé.
Guerres secrètes à l'Elysée (1981-1995), Paris, 1996, p. 312.

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Les ressources financières des différentes structures constitutant l'ensemble des services secrets américains cumulent un budget annuel de 78 milliards de francs en 1996, pour 85 000 personnes officiellement salariées, à travers la CIA, le NRO, gérant les réseaux satellitaires de renseignements, la DIA, service d'espionnage militaire, et la NSA (National Security Agency).

Par le biais de cette dernière agence, les Etats-Unis disposent, sur le sol français, d'un espionnage électronique dont on parle très peu...
La NSA est le service le plus secret du monde... ce sont en fait 200 000 personnes qui travaillent quotidiennement dans ses 1 000 stations d'écoutes, éparpillées dans le monde entier. Un formidable quadrillage où sont placés sous surveillance électronique continue les émissions de radio, les téléphones, les télex, les fax, les téléphones GSM, les communications des services de police, de gendarmerie, Interpol, les ordinateurs, les téléphones-satellites, etc.
Ibidem, p.314-315.

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