Mars 2013. Au coeur de l'Etat. Michèle Alliot-Marie. Plon, Paris, mars 2013.

Bio officielle
MAM y pense (Octobre 2006. Patrick Ollier "Marie" dit POM)

Maître Michèle Alliot-Marie, bien en Défense, gênée à l'Intérieur, impériale à la Justice ? Diplomate aux Affaires Etrangères ? Et ensuite ?

Et son concubin notoire Patrick Ollier

Janvier 2016 : Enfin !, POM au pouvoir du Gross Paris

27 février 2011 : Ensuite elle "Démissionne" sans excuses aux citoyens pour ses "maladresses" ... ; "bouc émissaire" selon le concub-not
16 février 2011 : Menteuse (?), Mam s'accroche à son portefeuille
02 février 2011 : Polémique ou conflit d'intérêts ? Homme d'affaires ami ou ennemi de Ben Ali ?
14 janvier 2011 : Au secours de Ben Ali ?

18 décembre 2010 : MAM menace le président proclamé par le Conseil constitutionnel de la Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo.
14 novembre 2010 : Fillon 3 (ou 4 ?). Pas Première Ministre, mais Ministre d'Etat des A.E. et POM ministre délégué au Parlement ... (good bizz)
Juillet 2010 : Affaires, le PS ne devrait pas oublier ...
Juin 2010 : Nouvelle tentative pour faire taire les Boulin
Février 2010 : L'ancienne ministre de la Défense, ancienne ministre de l'Intérieur, prend la défense des barbares contre Sarkozy; mais justifie fermement l'appel "du procureur Marin" dans l'affaire Clearstream

Juillet 2009 : Ministre de la Justice, MAM, à la requête des organisations juives de France, "demande" au parquet de faire appel dans l"affaire Halimi/Fofana", le parquet obtempère ; satisfaction du Crif et de SOS-Racisme ; inquiétude des magistrats à propos de l'ingérence des politiques dans les affaires judiciaires
Mai 2009 : MAM condamne de "façon absolue" de fait d'attaquer des policiers avec des armes de guerre ; Rave-partie sauvage drogueuse dans l'Eure, impuissance publique ?
Mars 2009 : MAM salue les "valeurs" du judaïsme : les valeurs de patriotisme, de fidélité à la parole donnée, des valeurs de respect de la dignité humaine
Fevrier 2009 : C'est la crise, le chômage augmente, on envoie le Clémenceau aux Anglais ...
Janvier 2009 : Violente manifestation de l'ultra-gauche pour la libération du chef des terroristes présumés dans l'affaire SNCF

Novembre 2008 : Arrestation tardive de terroristes d'ultra-gauche, la police les connaissait depuis longtemps ...
Octobre 2008 : Plaques d'immatriculation : Sur ordre de N.S. (?) MAM succombe à la pression ... des départementalistes
Septembre 2008 : Sur ordre (non officiel) de N.S. un commissaire corse "limogé" brutalement pour faute anti-people (affaire dite Clavier) ; Rama Yade rejoint Hervé Morin et les groupes de pression socialistes (LDH, avocats, magistrats, syndicats), d'anciens délinquants et délinquants potentiels (patronat, politiciens de droite comme de gauche) qui craignent que le fichier Edvige ne soit trop efficace pour lutter contre la délinquance : Michèle Alliot-Marie fait marche arrière.
Juillet 2008 : Un fichier préventif pour les mineurs à partir de 13 ans, protestations des gauches ; tests salivaires pour les automobilistes drogués ; 13/14 juillet, 600 voitures officiellement brûlées, par des "jeunes" (censure républicaine)
Janvier 2008 : Enfin ! Après les chiens et les hooligans, les gens des "zones sensibles" ... : Retour de la police de proximité ? à voir. Qu'en pense Poutine ?

Novembre 2007 : Villiers-le-Bel : Impuissance de la République ?
Octobre 2007 : Incapable de maintenir l'ordre public ? (Saint-Dizier, Corse ...); après les chiens les hooligans
Septembre 2007 : Des affaires de chiens : encore une loi, alors que la législation actuelle n'est pas respectée, notamment par les européens de l'Est
Juin 2007 : Femme et ministre libre et indépendante
Mai 2007 : MAM ministre de l'Intérieur : POM veut rester au perchoir
Mars 2007 : MAM prend la défense de Nicolas Sarkozy : POM Président de l'A.N.
Janvier 2007 : Je renonce, et me rallie, avec mon concubin notoire, au panache de Nicolas ... sauf si Jacques Chirac .... peut-être ...

Décembre 2006 : Je suis prête (à être récompensée pour mon retrait ... ??)
Novembre 2006 : "Personne ne me fera taire"
Octobre 2006 : Présidentielle 2007 : "Je suis la seule à pouvoir battre Ségolène Royal", "selon de nombreux militants" ... ; A Yorktown :"La France est passionnément mais définitivement indépendante" ;

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10.10.06 | 08:26 MAM: pour "de nombreux militants, je suis la seule à pouvoir battre Ségolène Royal"

PARIS (AP) -- "De nombreux militants me demandent d'être candidate ou me disent que je suis la seule à pouvoir battre Ségolène Royal", confie la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie en ajoutant qu'elle ne déciderait pas de sa candidature avant janvier.

"Si l'élection avait lieu aujourd'hui, sans doute Nicolas Sarkozy serait-il le mieux placé pour l'emporter. Mais ce n'est pas aujourd'hui que la question se pose", souligne la ministre (UMP) dans "Le Figaro" de mardi. "La seule question est de savoir quelles sont nos idées et qui sera en mesure de les faire gagner".

Et MAM de rappeler, "à chaque présidentielle (...) notre famille a compté plusieurs candidats au premier tour. Ca ne lui a d'ailleurs pas toujours mal réussi". Si "le moment venu, Nicolas Sarkozy est le mieux placé pour gagner, je me battrai pour que l'union se fasse autour de lui".

"De nombreux militants me demandent d'être candidate ou me disent que je suis la seule à pouvoir battre Ségolène Royal", affirme Michèle Alliot-Marie. "L'avis des militants est important pour moi, mais il n'est pas le seul élément à prendre en compte. Le contexte politique et international change en permanence. C'est pourquoi je ne veux pas me précipiter. Je ne prendrai pas ma décision avant janvier. Rien ni personne ne me fera modifier ce calendrier".

Le congrès de l'UMP qui apportera son soutien à un candidat le 14 janvier "n'est pas fait pour investir un candidat (...) mais pour apporter le soutien, notamment financier du parti". Pour la ministre de la Défense, "un soutien financier d'un parti est toujours préférable et plus confortable! Mais ce n'est pas indispensable". AP
AP | 10.10.06 | 08:26, Yahoo.fr, actualités

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Biographie officielle

Michèle Alliot-Marie est née le 10 Septembre 1946 à Villeneuve-le-Roi (Seine-et-Oise).

Cursus

Fille de Bernard Marie, ancien député-maire de Biarritz (Pyrénées-Atlantiques) et arbitre international de rugby michèle Alliot est docteur en droit et en science politique, maître de conférences à l'université Paris-I.
Michèle Alliot-Marie est également titulaire d'une maîtrise en ethnologie, et avocate.

Fonctions électives

Elle devient députée RPR des Pyrénées-Atlantiques en 1986, réélue en 1993 et 1995.
Michèle Alliot-Marie siège également au Parlement européen de 1989 à 1992.
Elle est Maire de St Jean-de-Luz depuis.
Michèle Alliot-Marie est conseillère municipale de Ciboure (Pyrénées-Atlantiques) de 1983 à 1988, puis de Biarritz de1989 à 1991. Elle assure les fonctions de conseillère générale en 1994.

Fonctions ministérielles

Nommée secrétaire d'Etat chargé de l'Enseignement dans le Gouvernement de Jacques Chirac de 1986 à 1988, elle retrouve une fonction au Gouvernement en tant que ministre de la Jeunesse et des Sports dans le Gouvernement d'Edouard Balladur de 1993 à 1995. Ministre de la Défense en 2002. Ministre de l'Intérieur en 2007 ...

Fonctions politiques

Michèle Alliot-Marie a occupé de nombreuses fonctions au sein du Rassemblement Pour la République. Du mandat de secrétaire nationale chargée de la fonction publique en 1981, en passant par celui de secrétaire générale adjointe chargée des affaires étrangères en 1990, elle est membre du bureau politique depuis 1991 et membre de droit du comité politique depuis 1998. Vice-présidente du groupe RPR à l'Assemblée nationale depuis 1998, Michèle Alliot-Marie est élue à la présidence du RPR en 1999.

Bibliographie

1983 : La Décision politique - Attention ! Une République peut en cacher une autre, PUF, Paris, 1983
1996 : La Grande Peur des classes moyennes, La Table Ronde, Paris, 1996
1997 : Les boursiers étrangers en France: errements et potentialités (rapport parlementaire au nom de la commission des affaires étrangères)
1999 : La République des irresponsables, Odile Jacob, Paris, 1999
2005 :Le chêne qu'on relève, Odoile Jacob, Paris, 2005

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Mardi 3 octobre 2006 - 10:56 Michèle Alliot-Marie "pense à une candidature", réaffirme Ollier

PARIS (Reuters) - La ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, "pense" à une candidature éventuelle à l'élection présidentielle de 2007, selon le député UMP Patrick Ollier, qui est aussi son conjoint.

"Il est important que dans la droite et le centre il puisse y avoir aussi un choix", a déclaré le président de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale sur France 2.

"Michèle Alliot-Marie pense effectivement à une candidature. Mais c'est à elle et à elle seule qu'il revient de dire le moment venu si elle est candidate ou pas", a-t-il ajouté. "Pour l'instant, elle pense aux idées et je sais qu'elle travaille à cela."

L'UMP doit officiellement désigner le candidat qu'il soutient dans ses rangs lors d'un congrès, le 14 janvier. Le ministre de l'Intérieur et président de l'UMP, Nicolas Sarkozy, fait aujourd'hui figure de "candidat naturel" du parti.

"Michèle Alliot-Marie, d'ici là, aura dit ce qu'elle souhaite faire", a souligné Patrick Ollier, qui n'a pas exclu qu'elle se présente même si l'UMP désigne Nicolas Sarkozy.

"Rien n'empêche personne. Bien sûr, il y a des procédures. Mais chacun est libre de faire ce qu'il veut", a-t-il dit. "Ce qui est certain c'est que Michèle Alliot-Marie ne fera rien qui fasse perdre son camp."
REUTERS : Mardi 3 octobre 2006 - 10:56

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vendredi 20 octobre 2006, 1h34 En visite aux Etats-Unis, Michèle Alliot-Marie souligne que l'amitié franco-américaine nécessite "respect" et "sincérité"

WASHINGTON (AP) - La ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie A assisté jeudi à Yorktown (Virginie) aux commémorations de la bataille du même nom, pour y souligner les liens historiques entre la France et les Etats-Unis, et s'est entretenu ensuite avec le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld sur les guerres modernes et les relations entre les deux pays.

A l'issue de sa rencontre de près d'une heure avec Donald Rumsfeld, Michèle Alliot-Marie a déclaré que la France réfléchissait au maintien de ses forces spéciales en Afghanistan. "Des décisions seront prises plus tard", a-t-elle expliqué, ajoutant que le renforcement du rôle de l'OTAN sur place permettait de réétudier la présence française.

Un peu plus tôt, la ministre de la Défense avait assisté aux commémorations de la bataille de Yorktown, événement de la Guerre d'indépendance lors de laquelle les forces françaises et américaines ont vaincu les troupes britanniques il y a 225 ans jour pour jour.

Après avoir assisté au défile de soldats issus de tous les corps de l'armée américaine, la ministre française a évoqué le "pacte de l'amitié scellé à Yorktown" et qui continue de lier les deux pays, mais a aussi jugé qu'être ami, "c'est d'abord se respecter".

"Etre amis, c'est se parler en toute franchise, s'écouter en confiance. Ne pas chercher à dominer, ne pas se conduire comme un vassal", a affirmé Michèle Alliot-Marie lors de la cérémonie, avant de déposer une gerbe au pied du monument célébrant la dernière bataille de la Guerre d'indépendance américaine. Elle a ajouté que "l'amitié crée un devoir de sincérité (...) en toute indépendance, sans révérence excessive, sans soumission béate".

"Nous avons chacun nos identités, nos aspirations, nos intérêts nationaux à défendre. Ils sont parfois contradictoires", a plaidé Michèle Alliot-Marie, avant de rappeler que "la France n'est pas et ne sera jamais un piètre ami pour l'Amérique".

Ces propos interviennent alors que les relations entre Paris et Washington ont été affectées par l'opposition de la France à l'invasion de l'Irak, conduite par les Etats-Unis, en 2003. La ministre de la Défense a ainsi souligné que la France était "passionnément mais définitivement, indépendante".

Après son discours, Michèle Alliot-Marie a fait Commandant de la légion d'honneur le sénateur John Warner, chef républicain de la Commission des armées du Sénat.

Après son entretien avec Donald Rumsfeld, elle devait se rendre à New York pour y rencontrer vendredi à le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, et prononcer un discours devant la Fondation franco-américaine "Challenges du 21e siècle - Conflits d'intérêts ou conflits de civilisations".
Yahoo.fr, actualités, vendredi 20 octobre 2006, 1h34

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samedi 18 novembre 2006, 21h37 Michèle Alliot-Marie affirme que personne ne la fera taire

PARIS (Reuters) - Michèle Alliot-Marie déclare que "personne ne (la) fera taire" dans un entretien au Journal du Dimanche, deux jours après avoir été chahutée au conseil national de l'UMP, et confirme qu'elle dira début 2007 si elle est candidate à l'élection présidentielle.

"Je revendique ma liberté de parole et d'action, comme je la reconnais aux autres. Personne ne me fera taire", explique la ministre de la Défense, assurant qu'elle "ne veux pas penser que Nicolas Sarkozy est derrière cela".

Lors du conseil de l'UMP, jeudi, Michèle Alliot-Marie a pris le contre-pied du ministre de l'Intérieur sur la "discrimination positive", les institutions et les jeunes, provoquant les sifflets d'une partie du public.

"Quand on fait de la politique, le combat est souvent rude. On prend des coups. Une femme politique doit, en outre, parfois faire face au ton moqueur ou méprisant de certains hommes", a ajouté la ministre.

Elle a confirmé qu'elle ferait connaître sa décision sur une éventuelle candidature "au début de l'année prochaine" et assuré qu'elle ne se sentait tenue que par "la volonté farouche d'aider ma famille à l'emporter pour la présidentielle".

"Je verrai le moment venu si cela passe ou non par ma candidature", ajoute-t-elle.

Interrogée sur la possibilité que la candidature d'une femme (Ségolène Royal) puisse compliquer le travail de l'UMP lors de la campagne, elle répond: "Plus compliquée, peut-être pour les hommes. On ne traite pas un adversaire femme comme on traite un adversaire homme".

"Certains hommes devront modifier leur style, et c'est tant mieux", explique-t-elle.

Quant à Ségolène Royal, Michèle Alliot-Marie estime que son score "atteste de la volonté de changement des militants socialistes", mais ajoute que la présidente de la région Poitou-Charentes "va devoir expliquer son projet et non plus simplement faire du copier-coller des enquêtes d'opinion".
Yahoo.fr, actualités, samedi 18 novembre 2006, 21h37

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| 07.12.2006 | 13:35 Michèle Alliot-Marie se dit "prête" à être candidate

Michèle Alliot-Marie s'est déclarée "prête" à être candidate à l'élection présidentielle mercredi 6 décembre au soir lors d'un discours prononcé après l'inauguration de la permanence du futur candidat de l'UMP aux municipales à Ris-Orangis.

"Je pense aujourd'hui que je suis prête, parce que j'ai une certaine expérience des choses, et que j'ai travaillé pour cela", a-t-elle répondu à un journaliste qui l'interrogeait sur le fait que des militants lui ont dit "Allez-y".

Le ministre de la Défense a estimé "indispensable" qu'il y ait un candidat unique de l'UMP pour la présidentielle.
"Si dans quelques semaines, il apparaît que Nicolas Sarkozy est le candidat qui a le plus de chances de l'emporter (...), je le soutiendrai, et sans aucune hésitation. Et je suis persuadé que Nicolas Sarkozy fera de même à mon égard s'il apparaît dans quelques semaines que je suis la mieux à même de rassembler la majorité des Français face à Ségolène Royal", a-t-elle ajouté.

Forums régionaux de l'UMP

"Ce qui est important, c'est de voir, et c'est ce que je ferai dans les prochaines semaines si mes convictions, et peut-être ma personnalité, rencontrent ou non les désirs des Français", a-t-elle dit.

"Il est très difficile pour un homme de mener une bataille électorale contre une femme", "j'ai probablement plus de liberté de dire les choses" par rapport à Nicolas Sarkozy, a-t-elle poursuivi.

"Ce n'est pas parce qu'un programme archaïque est porté par une femme qu'il est moins archaïque", a-t-elle affirmé à propos de Ségolène Royal qui selon elle n'a ni "idées", ni "convictions", et se fie aux sondages d'opinion.

A propos de sa participation aux forums de l'UMP, Michèle Alliot-Marie a déclaré avoir souhaité qu'ils soient "constructifs, libres, respectueux, dès lors que ces trois conditions paraîtront réunies, (...) il est tout à fait normal que j'y participe, en tous les cas je le souhaite".
"On a progressé, je crois qu'il y a encore quelques points à voir", a-t-elle déclarée, interrogée sur la réunion de ces conditions.
lenouvelobs.com, | 07.12.2006 | 13:35

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samedi 13 janvier 2007, 10h37 Alliot-Marie jette l'éponge pour se rallier à Sarkozy
Par Nadège PULJAK, Yahoo.fr, actualités

PARIS (AFP) - Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, a finalement renoncé à être candidate à l'élection présidentielle de 2007 et annoncé vendredi son ralliement à Nicolas Sarkozy.

"Je m'engage aux côtés de Nicolas Sarkozy, je lui apporte mon soutien. Je veux l'aider à pouvoir rassembler dans notre famille politique et au-delà", a affirmé Mme Alliot-Marie vendredi soir sur France 2.

Elle s'est "réjouie" que le ministre de l'Intérieur, avec qui elle s'est entretenue pendant trois-quarts d'heure vendredi après-midi, ait été "sensible à ses préoccupations". "C'est une bonne nouvelle pour le rassemblement de notre famille", a aussitôt réagi M. Sarkozy, qui sera intronisé dimanche candidat lors d'un congrès de l'UMP.

Mme Alliot-Marie, qui avait laissé planer le doute sur son éventuelle candidature à l'intérieur puis à l'extérieur de l'UMP, a souligné avoir pris sa décision "face au risque socialiste et face aussi au risque extrémiste", allusion à la possibilité de voir Jean-Marie Le Pen accéder au deuxième tour en cas de candidatures multiples à droite. "C'est un choix volontaire et enthousiaste", a-t-elle insisté. "On doit faire abstraction de ses propres envies pour servir l'intérêt général".

Partisan d'un "gaullisme du renouveau", s'affirmant "femme libre et convaincue", le ministre a déclaré vouloir "jouer tout (son) rôle" dans la campagne de M. Sarkozy, qui a de son côté promis qu'elle y aurait "une place de tout premier plan". Mme Alliot-Marie se rendra donc dimanche porte de Versailles et votera en faveur de M. Sarkozy, seul en lice dans son parti pour la présidentielle.

Toutefois, "si Jacques Chirac était candidat, ce serait un élément nouveau considérable" qui commanderait "une réflexion de chacun", a-t-elle ajouté, alors que le président de la République n'a toujours pas annoncé s'il briguerait un nouveau mandat.

La décision de Mme Alliot-Marie clôt une période d'incertitude de plusieurs semaines, même si, au fond, ses velléités de candidature se résumaient à un faux-suspense, quasiment aucun élu UMP, sarkozystes comme villepinistes, ne croyant qu'elle irait au bout de sa démarche. Nombre de ces élus assuraient même "ne pas comprendre la stratégie" de la ministre. Mme Alliot-Marie, qui avait fondé à l'automne une association, Le chêne, pour défendre ses "convictions gaullistes", avait participé à chacun des trois forums UMP de la pré-campagne au côté de Nicolas Sarkozy.

Elle assurait trouver "indispensable" qu'il n'y ait qu'un seul candidat de l'UMP à la présidentielle, tout en glissant qu'il était "très difficile pour un homme de mener une bataille électorale contre une femme", référence à la candidate socialiste Ségolène Royal. Fin décembre, elle annonçait qu'elle ne demanderait pas le soutien de l'UMP pour être candidate à la présidentielle, mais réfléchissait à une candidature hors parti, affirmant en avoir "très envie". Mme Alliot-Marie a ajouté son nom à une longue liste de ralliements à M. Sarkozy, après Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin, ou encore Jérôme Monod, proche conseiller de M. Chirac.
Yahoo.fr, actualités, samedi 13 janvier 2007, 10h37

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MAM prend la défense de Sarkozy Par Liberation.fr (avec agences) LIBERATION.FR : jeudi 1 mars 2007

Michèle Alliot-Marie a dénoncé jeudi les interrogations de la presse sur le patrimoine de Nicolas Sarkozy, qui constituent à ses yeux «le degré zéro» d’une campagne présidentielle. Une allusion qui fait clairement référence aux soupçons de Libération sur l'ISF de Sarkozy, qui faisaient la une du journal.

«Je suis extrêmement inquiète de voir que des journaux essaient de trouver des sujets de bas étage plutôt que de parler du fond de la campagne». «Je trouve ça tout à fait irresponsable» a déclaré la ministre de la Défense sur France Info.

La ministre a ajouté que le candidat de l’UMP à l’élection présidentielle avait déjà «apporté des éléments de preuve de la transparence de son patrimoine». «J’aimerais savoir pourquoi on veut empêcher, camoufler le fond du débat.»
Par Liberation.fr (avec agences) LIBERATION.FR : jeudi 1 mars 2007

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ASSEMBLEE NATIONALE Ollier succède à Debré NOUVELOBS.COM | 07.03.2007 | 16:54

Son mandat à la présidence de l'Assemblée sera bref, puisqu'il s'achèvera avec les élections législatives de juin.

Patrick Ollier, député UMP des Hauts-de-Seine, a été élu mercredi président de l'Assemblée nationale pour remplacer Jean-Louis Debré, devenu président du Conseil constitutionnel.

Il avait été choisi par son groupe parlementaire à l'issue d'une primaire qui s'est tenue mercredi matin. Président de la commission des Affaires économique, Patrick Ollier a été désigné au premier tour, face à ses deux compétiteurs Claude Gaillard et Yves Bur.

Nommé à la tête du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, proche de Jacques Chirac, quitte la présidence de l'hémicycle après presque cinq années au perchoir.

Le mandat du nouveau président de l'Assemblée sera bref. Il s'achèvera avec les élections de juin 2007.

Malgré son caractère surtout symbolique, le scrutin avait suscité une importante bataille au sein de l'UMP, qui détient la majorité absolue. Les autres groupes avaient annoncé qu'ils ne présenteraient pas de candidat. Le groupe PS avait en outre indiqué qu'il ne participerait pas au vote.
NOUVELOBS.COM | 07.03.2007 | 16:54

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vendredi 18 mai 2007, 9h36 Patrick Ollier candidat à sa propre succession à la présidence de l'Assemblée nationale

PARIS (AP) - Le président de l'Assemblée nationale Patrick Ollier a annoncé vendredi qu'il serait candidat à sa propre succession à l'issue des élections législatives.

"Si je suis réélu député, de manière légitime, j'ai l'intention de continuer mon travail", a-t-il déclaré sur BFM TV-RMC Info.

Selon M. Ollier, le jour où les législatives "seront gagnées commencera l'organisation des répartitions des postes". Et de souligner: "le président de la République n'a pas vocation à se mêler directement des élections qui se font dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale". AP
Yahoo.fr, actualités, vendredi 18 mai 2007, 9h36

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Michèle Alliot-Marie, la régalienne

Fille de Bernard Marie, ancien député-maire de Biarritz (Pyrénées-Atlantiques) et arbitre international de rugby, Michèle Alliot-Marie, alias MAM, est née le 10 septembre 1946 à Villeneuve-le-Roi dans le Val-de-Marne. Après des études de droit, elle entre au RPR en 1981 en tant que secrétaire nationale chargée de la fonction publique. Dix ans plus tard, elle devient membre du bureau politique avant de devenir vice-présidente du groupe RPR à l'Assemblée nationale de 1998 à 2002.

En décembre 1999, elle est largement élue présidente du RPR au terme d'une campagne interne l'opposant à Jean-Paul Delevoye, soutenu par l'Élysée, et à François Fillon, Patrick Devedjian et Jean-François Copé, qui faisaient un «ticket».

Au moment des élections présidentielles de 2002, elle s’oppose dans un premier temps à la création de l'UMP. Elle finit par accepter à condition la formation de ce parti élargi au centre où elle incarne le courant social et la gardienne du temple gaulliste.

Ministre de la Défense de 2002 à 2007 et compagne de Patrick Ollier, actuel président de l'Assemblée nationale, elle laisse entendre en 2006 qu’elle pourrait être candidate à la présidence de la République. Le 27 décembre, elle annonce dans une interview au journal «Sud Ouest», qu'elle ne demandera pas «le soutien logistique et financier» de l'UMP à l'élection présidentielle de 2007 mais qu'elle réfléchit à une candidature hors parti. Elle décide finalement, le 12 janvier 2007, qu’elle apportera son soutien à son rival Nicolas Sarkozy qui, selon elle, a «repris l'essentiel des idées et valeurs» du gaullisme.

Celle que «Forbes» a classée en 2006 comme la 57e femme la plus puissante au monde hérite, après des tractations tendues, d’un ministère régalien en devenant la ministre de l’Intérieur et de l’Outre-mer. Un poste clé qu'a bien connu le nouveau président de la République.
20Minutes.fr, éditions du 18/05/2007 - 09h57 dernière mise à jour : 18/05/2007 - 09h58

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Michèle Alliot-Marie affiche son indépendance [08/06/2007 - 13:28]

PARIS (Reuters) - Michèle Alliot-Marie affiche son indépendance, démentant être sous surveillance de l'Elysée et réitérant son attachement au statut militaire des gendarmes et à la spécificité des services de renseignement.

"Le président de la République demande des résultats, c'est normal. Pour le reste, j'ai une totale marge de manoeuvre", déclare la ministre de l'Intérieur dans une interview au Monde, daté du 9 juin.

Michèle Alliot-Marie souhaite ainsi doter son ministère d'une direction des affaires stratégiques, afin d'améliorer ses capacités d'analyse, et voudrait porter le taux d'élucidation des affaires, qui est aujourd'hui de 34%, à 40% ou 50%.

Elle compte pour cela faire un effort particulier sur la police scientifique dans le projet de loi d'orientation pour la sécurité qui devrait être prêt à la rentrée.

La ministre confirme également son intention de tenir après les législatives une "conférence de cohésion" pour la Seine-Saint-Denis, département où la détérioration des rapports entre les forces de l'ordre et les habitants a été mise en évidence par un rapport.

Sur ses relations avec Nicolas Sarkozy, Michèle Alliot-Marie dément avoir fait l'objet de pressions pour la récente vague de nominations de proches du chef de l'Etat à la tête de la police.

"J'ai la signature finale et donc la responsabilité. Personne n'a fait pression sur moi pour les nominations, qui ont eu lieu dans le cadre d'une rotation classique", dit-elle.

DEUX FORCES DE L'ORDRE

Dans le même esprit, Michèle Alliot-Marie se démarque du Premier ministre François Fillon qui a déclaré que la police de proximité n'était pas une solution d'avenir, une position adoptée par Nicolas Sarkozy lorsqu'il dirigeait l'Intérieur.

"Tout dépend de ce qu'on entend par cette expression. La mission des policiers n'est pas de jouer au basket ou au foot dans les cités. En revanche, s'appuyer sur des fonctionnaires chevronnés, qui connaissent les lieux et les personnes dans les cités, est efficace", explique-t-elle.

Michèle Alliot-Marie ajoute qu'il faut travailler sur la fidélisation des fonctionnaires et le renforcement de l'encadrement.

Interrogée sur le rapprochement entre la police et la gendarmerie souhaité par Nicolas Sarkozy, la ministre répond: "Ce n'est pas parce que je change d'adresse que je change d'idée. Avoir deux forces de l'ordre, avec un statut différent, est une garantie pour notre démocratie."

Elle ajoute avoir veillé "à ce que les gendarmes restent rattachés à la Défense et gardent leur statut militaire", même si elle a désormais, à l'Intérieur, "la responsabilité conjointe du budget et des nominations."

"Les gendarmes ont un grand besoin d'écoute, et je compte bien préserver la relation de confiance que j'ai établie avec eux en cinq ans", dit-elle.

Néanmoins, Michèle Alliot-Marie se donne quelques semaines "pour réfléchir à l'organisation la plus efficace pour que la police et la gendarmerie travaillent encore mieux ensemble."

Elle avait assuré fin mai que Nicolas Sarkozy était lui aussi attaché à l'identité militaire de la gendarmerie, contrairement aux craintes exprimées par des représentants officieux des gendarmes, qui n'ont pas le droit d'être syndiqués.

Concernant une éventuelle fusion entre la Direction de la surveillance du territoire (DST) et les Renseignements généraux (RG), la ministre est tout aussi ferme.

"Nos services de renseignement ont des cultures différentes. Les mettre dans un même lieu, à Levallois-Perret, permettra d'améliorer leurs échanges", dit-elle.

"Je ne pense pas qu'à court terme, il soit possible ou utile d'aller au-delà. L'idée d'une fusion me paraît pour le moins prématurée", ajoute-t-elle.
[08/06/2007 - 13:28] Alice.fr

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Michèle Alliot-Marie prépare une deuxième loi sur les chiens LE MONDE | 24.09.07 | 14h42 • Mis à jour le 24.09.07 | 14h42

Série noire. Samedi 22 septembre, à Auteuil (Oise), une fillette de 10 ans a été tuée par deux dogues allemands non soumis à la réglementation sur les chiens dangereux et appartenant à sa famille.
Le même jour, un sexagénaire a été grièvement blessé par l'un des rottweilers de son fils à Saint-Louis (Haut-Rhin).
Vendredi, à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), une femme de 27 ans a été mordue au niveau du crâne par deux rottweilers, propriété de sa famille.

Le drame d'Auteuil intervient près d'un mois après la mort, le 26 août, d'une fillette de 18 mois défigurée par un chien de race american staffordshire terrier à Epernay (Marne).

Dès samedi, Michèle Alliot-Marie a réagi en promettant dans un communiqué la présentation, sous peu, d'un projet de loi.

"APPEL À LA VIGILANCE"

"Devant la multiplication des cas d'agression par des chiens dangereux, dont les victimes sont souvent des enfants", la ministre de l'intérieur a affirmé que "toutes les dispositions nécessaires ont été prises".

Le texte devrait être soumis au Conseil d'Etat avant d'être présenté au conseil des ministres, dans la deuxième quinzaine du mois d'octobre. Dimanche, le cabinet de la ministre discutait encore des dates possibles avec le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, Roger Karoutchi.

Il devrait comprendre cinq mesures-phares : l'instauration d'une formation obligatoire pour "les propriétaires ou les détenteurs" de chiens dangereux ; la production impérative d'un certificat établi par un vétérinaire au moment de la déclaration en mairie ; le renforcement des pouvoirs des préfets pour euthanasier les chiens en cas d'agression ou de menace ; l'interdiction des croisements susceptibles de produire des chiens dangereux ; le renforcement des contrôles aux douanes pour l'importation de chiens, avec la fourniture, obligatoire, d'un pedigree.

Ces mesures avaient, pour la plupart, été décidées le 27 août au ministère, au lendemain de la mort d'une petite fille dans la Marne. Le décès, samedi, d'Amandine, 10 ans, a accéléré le calendrier.

Ce dramatique accident concernant toutefois des dogues allemands, non inscrits dans la catégorie des chiens dangereux, Mme Alliot-Marie a lancé, samedi, un "appel à la responsabilité et à la vigilance", en particulier à l'égard des enfants.

Depuis la loi du 6 janvier 1999, l'acquisition, l'importation et l'élevage des pitbulls, par exemple, sont interdits, et la détention de chiens de garde ou de défense, comme les rottweillers, est réglementée.
Isabelle Mandraud Article paru dans l'édition du 25.09.07.

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Une quarantaine de jeunes ont attaqué la police et les pompiers à Saint-Dizier
Yahoo.fr, actualités AP - Vendredi 5 octobre, 02h20PARIS -

Quarante à cinquante jeunes cagoulés s'en sont pris à deux véhicules de police et de pompiers jeudi dans la soirée, a appris AP de sources préfectorales.

Alors qu'un véhicule incendie, accompagné d'un véhicule de brigade anti-criminalité -véhicule de police assurant sa protection-, intervenait pour éteindre un incendie dans le "quartier sensible" du Verbois, des dizaines de jeunes les ont attaqués avec des barres de fer, a rapporté le préfet du département de Haute-Marne, Yves Guillot. L'incident a eu lieu entre 21h30 et 21h45.

En cassant les pare-brises et les vitres des véhicules et en menaçant les quelques policiers et pompiers sur place, les jeunes cagoulés ont provoqué la fuite de ces derniers.

Ils ont alors mis le feu à seize véhicules du quartier, en ont renversé d'autres et ont commis d'autres dégradations avec leurs barres de fer. Ils ont finalement mis le feu à la Maison des jeunes et de la culture du Verbois, après l'avoir endommagée, en cassant notamment ses portes et ses vitres, a rapporté M.Guillot.

Les huit fonctionnaires des services d'ordre de Saint-Dizier ont appelé du renfort auprès de Chaumont, mais leurs collègues de la police et de la gendarmerie du département n'ont pu arriver sur les lieux qu'après la disparition des émeutiers.

"Il y a toujours des tensions dans cette cité", a expliqué le préfet de Haute-Marne.
"On n'a pas d'idée précise" sur les causes de cette émeute, "mais on peut faire un rapprochement avec la présentation aujourd'hui devant le tribunal correctionnel de Chaumont d'un jeune du quartier qui avait commis des violences sur un policier", a-t-il ajouté. L'enquête est en cours. AP

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Mitraillage du bâtiment des douanes à Ajaccio
Yahoo.fr, actualités 2 octobre 18h01 Reuters - AJACCIO (Reuters) -

La façade du bâtiment principal des douanes, situé dans un quartier périphérique d'Ajaccio (Corse-du-Sud), a été mitraillée dans la nuit de jeudi à vendredi, apprend-on auprès de la préfecture de région.

Un ou des inconnus, se déplaçant en voiture, ont tiré plusieurs rafales avec un pistolet mitrailleur. Une douzaine d'impacts ont été relevés sur les murs. Il n'y a pas eu de victime.

Les patrouilles et contrôles des forces de l'ordre ont été renforcés dans la nuit, sans résultat. L'enquête a été confiée au SRPJ d'Ajaccio.

Plusieurs millions d'euros de préjudice dans des fraudes à la CPAM en Corse
AP - Mardi 2 octobre, 19h42BASTIA - Un contrôleur de la Caisse primaire d'assurance-maladie (CPAM) de Bastia (Haute-Corse) a été mis en examen dans le cadre d'une affaire de fraudes à la sécurité sociale portant sur plusieurs millions d'euros, a-t-on appris mardi de sources judiciaires.

De même sources, l'escroquerie a été réalisée dans le cadre d'un "système bien organisé".

Le contrôleur de la caisse primaire de Haute-Corse a été mis en examen pour complicité d'escroquerie en bande organisée la semaine dernière. Il a été laissé en liberté sous contrôle judiciaire.

En juin, après plusieurs perquisitions, deux mises en examen pour escroquerie avaient déjà été prononcées dans cette affaire à l'encontre de deux médecins de Bastia. Laissés en liberté sous contrôle judiciaire après 48 heures de garde à vue, ils sont soupçonnés de manipulations informatiques ayant permis à des assurés sociaux de bénéficier d'une surélévation de leurs prestations et notamment du taux d'invalidité.

Les enquêteurs estimaient déjà le préjudice à plusieurs millions d'euros et l'on annonçait d'autres mises en examens. Aujourd'hui, les enquêteurs ignorent encore combien de personnes sont impliquées dans cette affaire.

L'enquête a démarré avec la plainte d'un ancien directeur de la caisse dénonçant des abus et des fraudes aux prestations. AP

Jet d'une munition d'exercice contre la sous-préfecture de Corte (Haute-Corse)
AP - Jeudi 4 octobre, 09h47BASTIA - Une munition d'exercice a explosé dans la cour de la sous-préfecture de Corte (Haute-Corse) sans faire de dégâts dans la nuit de mercredi à jeudi, a-t-on appris jeudi matin auprès des services de sécurité intérieure de la Corse.

Selon les premières constatations, l'engin, sorte de "très gros pétard" utilisé par les militaires lors des entraînements, a été jeté dans la cour depuis la rue. L'explosion, très forte, a retenti à 4h15. AP

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leJDD.fr Sport 28/10/2007 - 12:37

Football: Alliot-Marie veut plus de sécurité
La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie a annoncé dans un entretien accordé au Parisien-Aujourd'hui en France de dimanche qu'elle désirait davantage de fermeté et de sécurité dans les stades de football français.

Pour cela, elle veut "punir dès le premier acte de violence grave", et non pas attendre "plusieurs faits successifs" comme c'est le cas aujourd'hui.

"Des progrès ont été réalisés. Pourtant, on constate encore des incidents graves", a-t-elle déclaré, avant d'annoncer qu'elle comptait étendre la durée maximale de l'interdiction administrative de trois à six mois car "cela permettra de couvrir la quasi totalité d'une saison", justifie-t-elle.

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A Villiers-le-Bel, au cœur d'une nuit d'émeute
LE MONDE | 26.11.07 | 08h08 • Mis à jour le 26.11.07 | 11h37

Le poste de police de Villiers-le-Bel a été incendié dans la nuit. Celui d'Arnouville a été saccagé. Plusieurs voitures, deux garages de Villiers-le-Bel, une station-service de Gonesse ont également été brûlés, ainsi que des magasins.

La ville de Villiers-le-Bel (Val-d'Oise) a connu une nuit de désolation. Pendant plus de six heures, plusieurs dizaines de jeunes ont procédé à des dégradations et ont violemment attaqué les forces de l'ordre après la mort de deux adolescents âgés de 15 et 16 ans, renversés en moto par une voiture de police dans l'après-midi de dimanche 25 novembre. Le bilan est lourd : un poste de police incendié, un autre saccagé, de très nombreux commerces dévastés, des dizaines de voitures incendiées ou dégradées, une vingtaine de policiers blessés.

Aux alentours de 17 h 15, sur la rue Louise-Michel, au niveau d'une intersection, une voiture de police heurte une mini-moto de cross, une Kawasaki verte, sur laquelle se tiennent deux adolescents, sans casques de protection. Le choc est violent : selon nos constatations, effectuées un peu plus de deux heures après l'accident, alors que la police n'avait toujours pas commencé ses investigations, les traces au sol montrent que la moto a été traînée sur plus de vingt mètres. La voiture de police s'est, elle, immobilisée une quinzaine de mètres après l'impact : l'avant du véhicule a été défoncé et le pare-chocs arraché; le pare-brise avant a été profondément enfoncé, au niveau du conducteur, lorsque les victimes l'ont heurté.

Dans le quartier, classé "zone urbaine sensible", la tension monte rapidement. Comme le montre une vidéo tournée par un habitant, que Le Monde a pu visionner, les policiers sont rapidement pris à partie verbalement. Sur les images, pendant que les pompiers effectuent des massages cardiaques sur les deux adolescents, on constate que plusieurs dizaines de personnes assistent aux opérations de secours dans une ambiance tendue. De nombreux habitants reprochent aux policiers de ne pas avoir immédiatement porté assistance aux deux blessés. "Une deuxième équipe de policiers est venue récupérer leurs collègues. Mais ils ont laissé les deux gamins sans rien faire", témoigne Younès B., 31 ans.

Les premiers affrontements débutent peu de temps après l'accident. Un commissaire présent sur place est frappé par des jeunes. "On a essayé de le protéger mais ils l'ont attaqué avec des bâtons", raconte un adulte, en demandant l'anonymat. Des bandes commencent à incendier des véhicules et dégrader le mobilier urbain (abribus, cabines téléphoniques).

Vers 19h30, le groupe que nous avons pu approcher, à 300 mètres de l'accident, compte plus d'une centaine de membres, dont beaucoup d'adolescents, presque tous cagoulés et armés de barres de fer, planches en bois, bombes lacrymogènes et bouteilles en verre. "A la mairie!", hurlent certains d'entre eux autour d'une voiture en feu. Extrêmement agressifs, deux jeunes nous empêchent de rester sur place, allant jusqu'à nous porter des coups pour interdire toute présence extérieure.

"C'EST LA PIRE DES SITUATIONS"

Dans la fumée des poubelles et des voitures qui brûlent, des jeunes courent dans tous les sens. Certains arrivent sur le site en voiture, d'autres à pied. Les insultes fusent : "On va les niquer", disent les plus survoltés à propos des policiers qu'ils qualifient de "fils de pute" ou d'"assassins". Régulièrement, résonne le bruit d'explosions sans qu'il soit possible de distinguer s'il s'agit de véhicules en feu ou de l'usage par les forces de l'ordre d'armes défensives (lacrymogènes, flash-balls). On entend les sirènes des pompiers et des policiers qui se tiennent à distance.

Dans une ambiance de tension continue, les assaillants attaquent un nombre inhabituel de cibles, parfois très éloignées les unes des autres, compliquant à l'extrême les opérations de maintien de l'ordre. Devant la caserne des pompiers, située à 600 mètres environ du lieu de l'accident, ils s'en prennent directement et très violemment aux policiers : face aux jets de pierres, de bouteilles en verre, de barres en fer et de planches en bois, ceux-ci répliquent avec des dizaines de tirs de grenades lacrymogènes et de flash-balls. A proximité, les jeunes réussissent à incendier un concessionnaire automobile, y compris les véhicules à l'intérieur.

Après ces premiers affrontements, qui ont eu lieu dans la cité, plusieurs dizaines d'individus se dirigent vers la gare RER. Sur leur passage, ils dégradent des commerces et des véhicules. Puis attaquent le bureau de police de Villiers-le-Bel et l'incendient intégralement. A près de deux kilomètres de leur point de départ, ils réussissent à pénétrer dans le bureau de police d'Arnouville-lès-Gonesse, situé près de la gare, en tordant un rideau de fer : selon un policier, ils "saccagent" l'intérieur des locaux, brisent les vitres et jettent des ordinateurs et un siège par les fenêtres du premier étage. Dans la principale rue commerçante d'Arnouville, ils dégradent des voitures et des commerces : selon notre décompte, les vitrines de dix-neuf magasins ont été brisées à cet endroit; l'intérieur de plusieurs commerces, non protégés par une grille en fer, a été dévasté.

Malgré les renforts venus de toute l'Ile-de-France, les forces de police, casquées, équipées de gilets pare-balles, de flash-balls et de grenades lacrymogènes, éprouvent les plus grandes difficultés à reprendre le contrôle. Elles tentent de bloquer les déplacements de groupes "très mobiles", selon un commissaire présent sur place, mais sans y parvenir. "C'est la pire des situations : des jeunes qui décèdent lors d'un accident avec la police, au cœur d'une cité, en fin d'après-midi, alors qu'il y a un maximum de monde", se désole la même source.

Les patrouilles de police qui tentent de pénétrer dans la cité sont l'objet de tirs de plombs ou de grenaille. "Je pense qu'il y avait un fusil à pompe", relève un des policiers visés. Les radios des forces de l'ordre ont fait état de l'usage, à plusieurs reprises, de cocktails Molotov. De nombreux habitants insultent les policiers sur leur passage – ce à quoi les fonctionnaires n'hésitent pas à répondre sur le même ton. Selon la préfecture, vingt et un policiers ont été blessés. Un calme précaire est revenu après minuit. Les habitants comme les forces de l'ordre attendent avec beaucoup d'appréhension les prochaines nuits.
Luc Bronner

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Vers une police de quartier dans les zones sensibles
Reuters - Lundi 14 janvier, 12h09PARIS (Reuters) -

La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, prévoit de relancer une forme de police de quartier dans les secteurs les plus difficiles, mais le terme de police de proximité reste tabou.

Des syndicats de police estiment en effet qu'il ne s'agit pas d'un retour à la police de proximité mise en place par la gauche avant 2002 mais d'un concept transposé de l'expérience menée ces dernières années à Paris.

Pour le Parti communiste, en revanche, il s'agit bien d'un "retour à la raison" depuis l'hostilité affichée par Nicolas Sarkozy envers la police de proximité, supprimée en 2003.

"Mieux vaut tard que jamais", déclare de même Delphine Batho, secrétaire nationale du Parti socialiste chargée de la sécurité. "Reste à savoir s'il s'agit d'un véritable tournant ou d'une expérimentation cosmétique sans lendemain", ajoute-t-elle dans un communiqué.

Le "plan sécurité" que Michèle Alliot-Marie prévoit d'expérimenter dans le département de Seine-Saint-Denis, théâtre des pires violences urbaines à l'automne 2005 lors de la crise des banlieues, prévoit la création d'unités territoriales de quartier, dit-elle lundi dans Le Parisien.

A la question de savoir s'il s'agit d'un retour de la police de proximité ou de l'îlotage - solutions demandées de longue date par l'opposition - Michèle Alliot-Marie répond : "Ce qui compte, ce n'est pas le nom, c'est le contenu. Je ne veux pas d'une fausse proximité ou d'une mission ambiguë, ni une police qui joue le rôle des associations".

NA PAS RÉPÉTER LES ERREURS

"Je veux une police qui soit proche des gens", dit-elle. "Mon plan prévoit des équipes localisées sur un secteur, formées à l'activité en milieu difficile, assumant une présence permanente, active, visible et dissuasive", ajoute la ministre.

L'expérimentation qui sera menée en Seine-Saint-Denis, département pilote, pourra ensuite être étendue à d'autres départements, précise-t-elle.

En deux ans, 100 policiers seront libérés pour rejoindre la Seine-Saint-Denis et sur toute la France, 3.500 fonctionnaires retrouveront "leur coeur de métier."

Le Parti communiste s'est félicité de ce qu'il appelle "un retour à la raison" qui satisfait "la revendication des populations des quartiers populaires qui réclamaient le retour des policiers îlotiers".

Toutefois, ajoute son porte-parole Olivier Dartigolles dans un communiqué, "si la raison avait prévalu plus tôt, beaucoup d'événements auraient certainement été évités". Il note qu'"avoir attendu cinq ans pour reconnaître l'évidence est une faute majeure pour celles et ceux qui se sont autoproclamés 'les champions de la lutte contre l'insécurité'".

Les syndicats de police restent partagés.

L'Unsa Police souligne que l'expérience ne concernera dans un premier temps qu'une trentaine de fonctionnaires et s'interroge sur l'attentisme du gouvernement.

"Depuis novembre 2006, nous mettons en garde le ministère sur les problèmes entre police et population, aujourd'hui ce constat est partagé par tous", explique-t-il dans un communiqué.

Patrice Ribeiro, secrétaire général adjoint du syndicat Synergie, récuse pour sa part tout retour à la police de proximité au sens où l'entendait la gauche.

"Il s'agit d'un terme fumeux et creux. En réalité, la police de proximité n'a jamais été réellement mise en place" par Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de l'Intérieur du gouvernement Jospin, dit-il à Reuters.

"On a vendu du décor en carton-pâte aux Français, il y avait une volonté politique de dire que la police était présente partout et il y avait des policiers complètement isolés dans des quartiers", ajoute-t-il.

Pour Patrice Ribeiro, la philosophie du projet annoncé par Michèle Alliot-Marie "n'a rien à voir" avec celle de Jean-Pierre Chevènement et s'inspire de l'expérience menée à Paris.

La grande différence viendrait du fait que les fonctionnaires parisiens assignés à une police de quartier n'interviennent que sur un terrain parfaitement maîtrisé.

De son côté, le syndicat Alliance insiste sur le fait qu'il ne faut pas "refaire les erreurs du passé" et que la police de quartier ne pourra être instaurée que si "les noyaux durs de délinquants" sont au préalable éradiqués.
Gilles Trequesser et Gérard Bon

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Les mineurs fichés dès 13 ans
Mercredi 02 Juillet 2008 Par Claire ANGOT leJDD.fr

D'après un décret paru hier au Journal Officiel, les mineurs considérés comme susceptibles de "porter atteinte à l'ordre public" pourront être fichés dès l'âge de 13 ans dans une toute nouvelle base de données baptisée Edvige. Ce fichage interviendrait avant même qu'une infraction soit commise. La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) exprime ses réticences.

"Edvige", pour Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale. C'est le nom du nouveau fichier policier qui contiendra toutes les informations récoltées dans le cadre du renseignement en "milieu ouvert", et autorisera le fichage des mineurs dès l'âge de 13 ans.
Une base de données voulue par le ministère de l'Intérieur pour répondre aux "mutations affectant la délinquance juvénile", directement inspirée des récents phénomènes de violence urbaine.

Jusqu'à présent, les mineurs ne pouvaient être répertoriés que dans des bases de données recensant des infractions commises, des auteurs d'infractions ou des empreintes (fichiers Stic ou Fijais par exemple). Les données des Renseignements Généraux (RG) ne pouvaient concerner que les majeurs. Mais avec la fusion des RG avec la Direction de la surveillance du terrritoire (DST), qui a donné naissance à la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur), un cran est franchi dans la surveillance des mineurs. Ils pourront être fichés avant même avoir commis une infraction.

La Cnil et la LDH inquiètes

Selon le décret, le fichier contiendra des "données à caractère personnel (...) relatives aux individus, groupes, organisations et personnes morales qui, en raison de leur activité individuelle ou collective, sont susceptibles de porter atteinte à l'ordre public". Il s'agirait notamment de l'état civil, d'adresses physiques ou électroniques, de numéros de téléphones, ou encore de "signes physiques particuliers et objectifs, photographie et comportement".

De quoi inquiéter la Commission nationale de l'informatique et des libertés, qui a émis de grosses réserves dans un avis paru au JO le 16 juin dernier. La Cnil estime que "le traitement de telles données appelle l'adoption de garanties forcées" et doit ainsi "être encadré de façon à lui conserver un caractère exceptionnel et une durée de conservation spécifique".

Pour la Ligue des droits de l'Homme, cette réforme est "incompatible avec l'état de droit". C'est un nouveau cas "d'utilisation politicienne de la police", une "tradition française". Il s'agit "de cibler ceux que l'on étiquette d'avance comme de futurs délinquants hypothétiques. Le soupçon préventif suffit à justifier le fichage", déplore l'organisation dans un communiqué.
Après les "dirigeables équipés de caméras surpuissantes pour filmer les banlieues, (la) prison préventive à vie après la fin de l'exécution d'une peine, (l')extension massive des fichiers d'empreintes génétiques", le fichage d'enfants de 13 ans est le dernier avatar du "plan Orwell" du gouvernement où "le contrôle social tient lieu de politique sociale", accuse la LDH.

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Tests salivaires anti-drogue
Mercredi 02 Juillet 2008 Par Jean-Marc CODY d'Autonews.fr

La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie vient de confirmer que les tests salivaires de dépistage de la drogue au volant seraient mis en application sur les routes françaises, notamment durant les rushs attendus des prochaines semaines avec la grande transhumance estivale.

Après quelques villes tests, ce sont 50.000 tests qui vont ainsi être distribués aux forces de l'ordre pour tenter d'enrayer un phénomène en hausse. Jusqu'ici, la recherche de drogue au volant passait par de si contraignants tests urinaires qu'on comptait en moyenne, en 2006, un dépistage de drogue pour 524 dépistages d'alcool !
Ce ne sont certes pas les proches des 230 personnes tuées chaque année dans des accidents de la route liés à la drogue qui s'en plaindront. D'autant que la moitié de ces morts avait moins de 25 ans !

CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR

Les Forces de l'ordre, police et gendarmerie, pratiquent systématiquement des dépistages de substances ou de plantes rentrant dans la catégorie des stupéfiants lorsqu'un conducteur est impliqué dans un homicide involontaire ou lorsque, dans un accident corporel, le comportement du conducteur laisse supposer qu'il ou elle a consommé de la drogue.

Ce dépistage peut également intervenir dans un accident matériel de la circulation ou dans le cadre d'un manquement au code de la route pouvant entraîner une suspension de permis - excès de vitesse, absence de ceinture... Les forces de l'ordre sont d'autant plus enclines à effectuer ce type de dépistage que les conducteurs contrôlés sont nerveux ou apathiques, conscients ou somnolents...

Sachez que si vous conduisez - ou si vous êtes le passager garant d'un mineur pratiquant la « conduite accompagnée » - en ayant consommé de la drogue, vous risquez, outre d'être tué ou gravement blessé, - voire de tuer ou de blesser autrui ! -, une peine de deux ans de prison, 4 500 euros d'amende et six points sur votre permis.

Si vous cumulez alcool et drogue, la peine que vous encourrez si vous êtes pris passe à trois ans et 9 000 euros d'amende. En cas de cumul, votre permis peut également être suspendu pendant une durée maximale de trois ans, voire être annulé avec interdiction de le repasser avant trois ans.

LE DEPISTAGE URINAIRE

Actuellement, le dépistage des drogues est réalisé grâce à des tests urinaires. La loi impose pour ce faire aux forces de l'Ordre d'être accompagnées d'un médecin et de disposer d'une structure adaptée pour recueillir et analyser l'urine - bien souvent un camion de la médecine du travail.

Ce test urinaire ne permet pas de déterminer si une personne a, par exemple, consommé du cannabis très peu de temps avant un accident, car des traces de consommation pouvant dater d'une semaine apparaissent aussi dans les résultats des tests urinaires. C'est en fait le contrôle sanguin qui suit immédiatement un contrôle urinaire positif qui permet de savoir si le conducteur était sous l'empire de la drogue au moment du contrôle urinaire et sanguin, et donc de l'accident.

LE DEPISTAGE SALIVAIRE

En matière de dépistage salivaire, la France était un peu à la traîne par rapports à d'autres pays européens comme la Suisse et l'Allemagne. Outre-Rhin, la police utilise ainsi un bâtonnet dénommé « Drug Wipe » qui récolte la salive et a été mis au point par la société spécialisée dans la détection de stupéfiants, Securetec.

Le test salivaire qui débaruqe cet été dans notre pays se compose lui de deux languettes qui sont frottées sur la langue du conducteur - voire du passager - soupçonné d'avoir consommé des stupéfiants. En 10 minutes, les forces de l'Ordre peuvent savoir s'il y a eu effectivement absorption de stupéfiants, et également de quelle substance il s'agit : cannabis, amphétamines, ecstasy, héroïne, cocaïne ou LSD. Seul un test sanguin peut cependant déterminer la quantité exacte de drogue consommée.

Ce procédé qui était ces derniers mois en phase d'expérimentation à Saint-Ouen-L'aumône et dans la région Centre notamment aura donc porté ses fruits. Les fumeurs de cannabis doivent prendre conscience qu'un joint multiplie par deux la probabilité d'avoir un accident mortel, probabilité qui est même de 15 fois supérieure au risque normal en cas de cumul cannabis-alcool.

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DEGRADATIONS. 600 voitures brûlées en l'espace de deux nuits A-C.J. (avec nos éditions départementales) mercredi 16 juillet 2008 | Le Parisien

Les festivités du 14 Juillet ont été émaillées de nombreux incidents, notamment en Ile-de-France. Dans la nuit de lundi à mardi, 295 voitures ont brûlé dans le pays portant à près de 600 le nombre de véhicules dégradés en deux jours.

COMME la nuit précédente, celle du 14 au 15 juillet a donné lieu à de nombreux incidents et à de nombreuses échauffourées entre jeunes et forces de l'ordre. 295 véhicules ont été incendiés en France, dont 150 en Ile-de-France et 145 en province. Ce bilan vient alourdir celui de la nuit précédente, où 297 voitures étaient parties en fumée.

En deux jours, près de 600 véhicules ont été incendiés et au total, 219 personnes ont été interpellées.

Le secrétaire national du PS, Bruno Leroux, a pourtant accusé le ministère de l'Intérieur, hier, de minimiser la réalité des violences commises dans la nuit de samedi à dimanche, notamment en Seine-Saint-Denis. Une fausse polémique pour l'Intérieur qui confirme ces chiffres et indique en outre avoir enregistré, sur les six premiers mois de l'année, une baisse de 20 % de véhicules incendiés par rapport à 2007. Par ailleurs, le ministère a annoncé son intention de durcir la législation sur la vente de matériel pyrotechnique, après qu'un commissaire de police a été très gravement blessé à l'oeil par l'un de ces engins lors d'affrontements entre jeunes et policiers à Asnières (Hauts-de-Seine).

A Melun, en Seine-et-Marne, dans la nuit de dimanche à lundi, l'espace Vivaldi de la maison des jeunes a été incendié. Le bâtiment était neuf. Il devrait rester fermé tout l'été, privant les adolescents de leur local.

Dans les Yvelines, on recensait hier 17 voitures incendiées. Deux suspects ont été interpellés.

En Essonne, 22 véhicules ont été brûlés, soit deux fois plus que dans la nuit du 13 au 14. A Athis-Mons, 4 individus ont été arrêtés alors qu'ils venaient de mettre le feu à un local-poubelle. A Brunoy, un adolescent de 13 ans a été interpellé vers 1 h 45, une bouteille d'essence à la main. Il a avoué avoir incendié des voitures à 3 reprises depuis le 13 juillet.

Comme la nuit précédente, dans les Hauts-de-Seine, 24 véhicules ont été incendiés dans la nuit du 14 au 15 juillet, et 24 personnes ont été interpellées pendant le week-end (lire ci-dessous). Les toutes nouvelles vitres de la station de métro de la ligne 13 aux Courtilles, ont été explosées.

En Seine-Saint-Denis, la préfecture recense environ 16 incidents : feux de poubelles, actes de caillassage, jets de pétards sur les forces de l'ordre.

Ce sont quarante voitures qui ont été incendiées dans le Val-de-Marne et plus particulièrement à Vitry et Champigny, 22 personnes ont été placées en garde à vue. Un groupe s'est attaqué dans la nuit de lundi à mardi au dépôt du palais de justice de Créteil, mettant le feu à de grosses poubelles poussées devant la grille d'accès pour les escortes.

Au moins une dizaine de jeunes ont été interpellés dans la nuit du 14 au 15 juillet dans le Val-d'Oise. Sept d'entre eux ont été arrêtés à Sarcelles, et placés en garde à vue. Au total, 19 voitures ont été incendiées dans la nuit.

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Publié le 04/09/2008 à 12:48 - Modifié le 04/09/2008 à 16:54 Le Point.fr Affaire Clavier : Dominique Rossi sort de son silence Par Jamila Aridj

Dominique Rossi estime avoir rempli sa mission

Imprimez Réagissez Classez Dominique Rossi aura mis quatre jours à sortir de son silence. Malgré la polémique suscitée par sa mutation-sanction, l'ancien responsable de la sécurité en Corse, limogé après l'intrusion de militants indépendantistes dans la villa de l'ami de Nicolas Sarkozy, l'acteur Christian Clavier, estime avoir rempli sa mission.

"J'ai fait mon boulot et je n'ai rien à me reprocher", déclare le grand flic natif de Piana dans un entretien publié jeudi dans les colonnes du Monde , se refusant à commenter la décision du ministère de le relever de ses fonctions . La semaine dernière, après avoir reçu des renseignements sur l'organisation d'un rassemblement nationaliste à venir durant le week-end, Dominique Rossi affirme "avoir alerté les gendarmes de Porto-Vecchio". "Je leur ai demandé de prendre des dispositions préventives mais de n'intervenir qu'en cas d'incidents", explique-t-il. Une source à la direction nationale de la gendarmerie citée par le quotidien du soir affirme pourtant qu'il n'y avait "pas de dispositif de maintien de l'ordre sur le site".

"Il est assez rare que l'on intervienne a priori, s'il n'y a pas d'incident préalable ou d'agression physique caractérisée contre les personnes ou les biens", a ajouté M. Rossi, en se refusant à commenter la décision du ministère de le relever de ses fonctions, une sanction qui a provoqué de vives réactions dans la police et dans l'opposition.

Pour son autorité de tutelle, le directeur général de la Police nationale Frédéric Péchenard , la faute est manifeste. "La faute qui est reprochée (à Dominique Rossi), c'est de ne pas avoir su anticiper ni profiter des renseignements qui lui ont été fournis (...) Il savait ce qu'il allait se passer, mais il n'a pas pu, pas su, ou ses ordres n'ont pas été suivis" a expliqué jeudi sur RTL le chef de la police. "Le maintien de l'ordre est un exercice difficile et délicat qui consiste à intervenir au moment opportun et dont les résultats peuvent être appréciés différemment", réplique Dominique Rossi.

Nicolas Sarkozy a aussi réagi , jeudi, en marge de sa visite à Damas. Le chef de l'État s'est exprimé pour la première fois sur cette affaire afin de mettre fin aux spéculations. "Je n'ai pas (eu) besoin (d'intervenir) parce que j'ai un ministre de l'Intérieur qui a fait son travail (...) Michèle Alliot-Marie a jugé qu'il y avait eu des fautes, elle a eu raison. Quand il y a une faute, c'est le responsable qui doit l'assumer", a expliqué le chef de l'État. La ministre de l'Intérieur avait confirmé mercredi avoir décidé seule la destitution de Dominique Rossi, en raison de l'absence d'intervention des forces de l'ordre.

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mardi 9 septembre 2008, mis à jour à 16:26 Thierry Lévêque et le Service France, édité par Pascal Liétout Reuters

Le gouvernement lâche du lest sur le fichier Edvige

Le gouvernement s'est dit prêt à de premiers aménagements du fichier de police Edvige créé en juillet et qui suscite une mobilisation grandissante d'associations, de syndicats mais aussi des réticences dans la majorité et le patronat.
Il est question de limiter dans le temps le fichage des mineurs et peut-être de revoir la possibilité de mentions concernant l'orientation sexuelle des personnes fichées.

Le PS juge ces concessions insuffisantes et demande un débat parlementaire, tandis que le collectif d'opposants annonce une série d'actions pour le 16 octobre, jour de la Sainte-Edwige.

Ce fichier informatique recensera, selon sa présentation officielle, les personnes, "ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif".

Y figureront aussi celles qui "en raison de leur activité individuelle ou collective sont susceptibles de porter atteinte à l'ordre public", y compris les mineurs à partir de 13 ans. La police pourra y mentionner des renseignements patrimoniaux et personnels, tels que les relations et l'orientation sexuelle.

Michèle Alliot-Marie s'est dite prête à limiter la durée d'inscription des mineurs, comme le souhaite la Commission nationale informatique et libertés (Cnil).

"Ce que je pense c'est qu'on peut limiter le temps pendant lequel les indications sont maintenues dans le fichier", a dit la ministre de l'Intérieur dans une déclaration à la presse.

Elle a par ailleurs proposé qu'un texte formalise les garanties de respect des libertés individuelles. "On peut les formaliser dans un texte, comme ça on aura la certitude que ces garanties existent bien", a-t-elle dit.

Rama Yade, la secrétaire aux droits de l'Homme, a de son côté dit espérer que le Conseil d'Etat, saisi par les opposants au projet, apporte des "clarifications" sur la mention possible de l'orientation sexuelle.

LES OPPOSANTS PROPOSENT LEUR PROPRE FICHE

Les associations et syndicats qui demandent la suppression du fichier ont annoncé auparavant une journée d'action le 16 octobre, jour de la Sainte-Edwige, et appelé leurs partisans à noyer le ministère de l'Intérieur sous les courriers.

Leurs représentants ont présenté mardi une parodie de fiche de police Edvige, qu'ils appellent à remplir et envoyer au ministère, avec la réponse à des questions.

Parmi ces questions ironiques : "Avez-vous été au cours de votre existence en contact avec un autre être humain ?", "avez-vous des amis, combien, vous sont-ils fidèles?", "existence d'une vie sexuelle (oui/non), dans l'affirmative précisez le nombre de vos partenaires".

Le 16 octobre sera l'occasion de "faire sa fête" à ce fichier, ont-ils dit lors d'une conférence de presse, promettant une série d'actions dont ils se refusent à dévoiler le détail.

Les protestataires disent avoir réuni plus de 130.000 signatures sur leur site http://www.nonaedvige.ras.eu.org.

Ils rejettent les arguments du gouvernement en soulignant qu'Edvige recensera davantage son prédécesseur, le fichier des Renseignements généraux officialisé en 1991, car les critères d'âge sont plus larges, ainsi que les conditions. La notion de personne susceptible de porter atteinte à l'ordre public, jugée vague, est plus large qu'avant, ajoute-t-il.

Le Conseil d'Etat examinera en décembre les recours déposés par une douzaine d'organisations pour obtenir l'annulation de la création de ce fichier. La décision sera rendue avant la fin de l'année.

Au contraire du Modem, le PS, auquel la droite impute la création en 1991 de "l'ancêtre" d'Edvige, sous le gouvernement Cresson, ne figure pas parmi ces requérants au Conseil d'Etat.

Sa secrétaire nationale chargée de la sécurité Delphine Batho a cependant demandé au gouvernement dans un communiqué de "retirer les décrets sur le fichier Edvige et d'organiser un grand débat parlementaire".

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Christian Demuynck (sénateur UMP): «Edvige me fait très peur» Propos recueillis par François Vignal LIBERATION.FR : mardi 9 septembre 2008

Christian Demuynck, sénateur-maire UMP de Neuilly-Plaisance, estime que «la communication sur le fichier Edvige, c’est de la communication à la Domenech». «A ce rythme, toute la France va être fichée !», lance-t-il, ajoutant que l'utilisation du fichier «peut déraper».

Vous avez déclaré ne «rien comprendre» au fichier Edvige. Qu’est ce qui n’est pas clair, selon vous ?
La communication sur le fichier Edvige, on n’y comprend rien. C’est de la communication à la Domenech, c’est-à-dire peu claire. On a d’un côté le gouvernement qui explique qu’Edvige permet juste de collecter les informations sur les hommes politiques, les syndicalistes, les personnes du monde économique, ainsi que les données sur les groupes qui portent atteinte à l’ordre public. Tout ça me va tout à fait. De l’autre, les opposants à Edvige expliquent que le fichier collecte les informations sur l’orientation sexuelle, les problèmes de santé, l’origine ethnique. Là, ça ne me va plus du tout. Je ne vois pas l’intérêt d’avoir ces informations. Je demande donc clairement à Michèle Alliot-Marie de présenter ce fichier: qu’est ce qu’elle compte faire ? Et préciser ce qui fait débat.

Le problème vient du décret sur le fichier Edvige, qui est flou. Par exemple, l’orientation sexuelle n’est pas écrite dans le décret. C’est la Cnil qui dit que ce fichier peut intégrer des informations de ce type, à la lecture de la formulation qui reste floue. Le texte précise que le fichier contient les «données relatives à l’environnement de la personne, notamment à celles entretenant ou ayant entretenu des relations directes et non fortuite avec elle». Ça, c’est vraiment du Domenech.

Ce fichier, et son utilisation, vous fait-il peur ?
Il me fait très peur. Tous les fonctionnaires affectés au service de l’information générale, et tout autre agent de la gendarmerie nationale et de la police - c’est-à-dire n’importe qui - peuvent aussi, sur demande expresse auprès de leur hiérarchie, accéder au fichier. Avec toutes les données confidentielles qui sont collectées, ça peut déraper. Et quand le décret parle de «relations directes», ça peut être dans ce cas un amant ou une maîtresse ! Il faudra augmenter les forces de police dans le pays ! A ce rythme, toute la France va être fichée !

Après le ministre de la Défense Hervé Morin, les Réformateurs (qui représentent l’aile libérale de l’UMP) et le Parti radical ont exprimé leurs doutes. Le front des sceptiques est-il en train de monter dans la majorité ?
Oui ça monte. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas de communication. La ministre s’est dite ce matin prête à tenir compte du droit à l’oubli pour les mineur. D’accord. Mais elle ne va pas au fond sur la question de l’orientation sexuelle, l’origine ethnique, où il faut clarifier. C’est pour cela que le front monte. Soit ils ont l’intention de tout faire et c’est scandaleux. Ou bien il y a une espèce de laisser aller, mais ce n’est pas une bonne idée. Il faut savoir à quelle sauce on va être mangé.

Le gouvernement doit-il aller jusqu’à retirer le projet ?
Non, il faut plutôt revoir le décret. Le début de l’article, c’est normal. Après, ça concerne la vie privée, et je ne suis pas d’accord du tout. Sur le fond, je ne vois pas l’intérêt de connaître l’orientation sexuelle. Et qui va donner ce type d’information ? Et sur les problèmes de santé ? Ce sera le médecin ? Mon voisin ? Les ragots ?

Allez-vous signer la pétition contre le fichier Edvige ?
Non, je ne vais pas la signer. J’attends d’avoir des précisions de la ministre de l’Intérieur avant de me prononcer. Elle va être obligée de le faire parce que la pression monte. Et ce n’est jamais bon de reculer sous la pression.

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28 oct. 18h12 Libération M.P Plaques d'immatriculation: les départements gardent leur numéro
Michèle Alliot-Marie a cédé: un «identifiant territorial» sera obligatoire sur les nouvelles plaques d'immatriculation, en service dès le 1er janvier 2009.

Afin de prendre en compte «l’attachement exprimé en faveur du département», Michèle Alliot-Marie a accepté de rendre obligatoire la présence sur la plaque d’immatriculation d’ «un identifiant territorial composé d’un numéro de département et du logo de la région correspondante».

Toutefois, précise la ministre, le propriétaire du véhicule sera libre de choisir le numéro du département «avec lequel il ressent les attaches les plus fortes». Pas besoin de justificatif particulier, confirme le ministère. «Vous choisissez le numéro de votre choix et le logo régional correspondant».

Joint par Libération, le collectif «Jamais sans mon département» se félicite de cette victoire: «La ministre nous a reçu aujourd'hui et nous a assuré que le numéro de département serait obligatoire sur les nouvelles plaques», et non facultatif comme prévu initialement.

Le nouveau système d’immatriculation des véhicules entrera en vigueur le 1er janvier. Désormais chaque véhicule aura un numéro de plaque attribué à vie (jusqu'à la destruction du véhicule)

Les membres du collectif se disent «satisfaits du fait que Michèle Alliot-Marie, élue locale, ait pu faire revenir à la raison son administration même si sa décision ne correspond pas entièrement à nos revendications initiales».

Petit bémol en effet, le collectif souhaitait voir le numéro du département «écrit en plus gros sur les nouvelles plaques.... La ministre a dû faire un compromis entre nos attentes et celles des régions», souligne Sébastie Moulinat, délégué général adjoint de «Jamais sans mon département». Il l'assure, il ne baissera pas la garde: «A présent nous allons être attentif à la bonne application de la réforme».

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Mardi 11 Novembre 2008 SUDOUEST.com SNCF. La police a procédé tôt ce matin à des arrestations, notamment en Corrèze, dans le cadre d'une enquête éclair conduite après les "sabotages" ayant entravé le trafic SNCF ce week-end.

Dix personnes issues de la mouvance "ultra gauche" en garde à vue, perquisitions en plusieurs lieux du territoire : la police a frappé fort mardi dans le cadre d'une enquête éclair conduite après les "sabotages" ayant entravé le trafic SNCF ce week-end.

La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a annoncé tôt mardi que la police avait procédé à l'arrestation de personnes "appartenant à l'ultra-gauche, mouvance anarcho-autonome", dans le cadre des investigations sur "les actes de sabotage" contre des caténaires SNCF ces derniers jours.

Elle a précisé, devant la presse, qu'aucune de ces personnes n'appartenaient à l'entreprise ce que le président de la SNCF, Guillaume Pepy, présent, a souligné également.

Le président Nicolas Sarkozy s'est "réjoui des progrès rapides et prometteurs obtenus dans le cadre de l'enquête sur les actes de sabotages commis contre des caténaires SNCF". Il a "salué l'efficacité et la mobilisation des forces de police et de gendarmerie dans cette enquête, notamment la Direction centrale du renseignement intérieur et la Sous-Direction anti-terroriste (SDAT) sous l'autorité de Michèle Alliot-Marie".

De son côté, la ministre de la Justice Rachida Dati a également "félicité les magistrats et les enquêteurs" et rappelé avoir "donné dès samedi 8 novembre des instructions aux procureurs de la République pour que les auteurs de ces actions (...) soient identifiés (et) interpellés".

Les interpellations, une vingtaine au total, ont eu lieu à Paris, Rouen, dans la Meuse et à Tarnac en Corrèze, dans un groupe "vivant en communauté et bien inséré dans la population locale", selon une source proche de l'enquête. Depuis plusieurs mois, la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) surveillait cette mouvance et c'est sur des informations émanant d'elle que la SDAT a opéré.

Selon une source proche du dossier, la SDAT enquêtait sur cette mouvance depuis avril pour des "dégradations", sans autre précision. La SDAT, toujours selon cette source, s'interroge sur "d'éventuels liens avec l'ultra-gauche allemande qui a déjà revendiqué des actions contre des trains transportant des déchets nucléaires".

Sous réserve qu'il soit confirmé par l'enquête et la justice que les arrestations annoncées ont un rapport direct avec les actes de sabotage, elles témoignent de la célérité des investigations engagées après les actes de malveillance qui ont gravement perturbé le trafic SNCF ce week-end.

Ces arrestations semblent également accréditer l'hypothèse d'une action concertée. Cette hypothèse, évoquée dès samedi par la direction de la SNCF, avait été reprise dimanche par le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant. De plus, les informations communiquées mardi par la ministre de l'Intérieur donnent à cette action un caractère politique.

Une série d'actes de malveillance avait été été commise sur le réseau de la SNCF ce week-end. Un autre incident, de nature différente, s'est produit dimanche soir : un TGV reliant Bruxelles à Perpignan a percuté deux plaques de béton posés sur la voie, dans l'Aude).

Samedi, selon un mode opératoire identique, des fers à béton disposés sur des caténaires des lignes des TGV Nord, Est et Sud-Est, avaient fortement perturbé le trafic, entraînant des retards pour 160 trains et des milliers de passagers. Le dispositif - un fer à béton, ouvragé en forme de crochet arrimé au câble de la caténaire -, dont le Figaro publie une photo, est techniquement élaboré.

Depuis deux ans, divers actes de malveillance dans plusieurs régions de France ont affecté le réseau SNCF, sans qu'on eût à connaître depuis les résultats des enquêtes ouvertes. « Même pendant les conflits les p lus durs, personne n'a touché à l'outil de travail »

Les saboteurs seraient-ils des cheminots ? Les interrogations sur les « compétences » de ceux qui ont agi samedi sur les lignes à grande vitesse sont mal vécues au sein de la SNCF. « Nous avons toujours eu le souci de préserver l'outil de travail. Même pendant les conflits les plus durs, en 1986 et en 1995, personne n'y a touché. D'ailleurs, à chaque action que nous organisons, nous prenons soin de ne pas descendre sur les voies, pour prévenir tout risque de détérioration », proteste Christian Gonzales, le secrétaire régional Aquitaine de la CGT-Cheminots, lui-même agent de conduite.

Bernard Conant, contrôleur et membre du collectif aquitain CGT, se poserait plutôt la question de savoir à qui le crime profite. « La SNCF est une entreprise publique que l'État a fait le choix d'exploser. Tout ce qui porte atteinte à la qualité du service public amène de l'eau au moulin de ceux qui souhaitent le démantèlement », appuie-t-il.

Climat malsain.

François Chérèque, le secrétaire général de la CFDT, rejoint cette opinion formulée par la base. « La culture de l'entreprise a toujours été de défendre l'outil de travail. Pour moi, il serait très étonnant qu'au moment où les cheminots défendent leur entreprise et son avenir face à la concurrence qui arrive, ils se livrent à ce type d'actes », réagit-il. La CFTC n'est pas en reste. Bernard Aubin, le secrétaire fédéral de la CFTC-Transports, avait indiqué ce week-end qu'il était peu probable que les méfaits aient été l'oeuvre d'amateurs. « Il y a un sentiment d'inquiétude au sein de l'entreprise, c'est incontestable. Personne ne veut croire qu'il puisse s'agir de cheminots. Tout cela crée un climat assez malsain, en fin de compte. Un poids pèsera sur les cheminots jusqu'à la résolution de cette enquête », ajoutait-il hier. « La SNCF se caractérise par une conscience professionnelle forte chez les personnels, avec une culture marquée sur la sécurité », renchérit son adjoint, Roger Dillenseger.

Chez SUD-Rail, on est assez remonté contre les insinuations qui se font jour. « C'est comme le sketch de Coluche, on s'autorise à penser dans les milieux autorisés », ironise son secrétaire régional Aquitaine, Nicolas Dubernet. « On se retrouve dans la même situation qu'à la fin du conflit des retraites, quand on avait accusé les cheminots d'actes de malveillance. Il faut tout de même savoir que les voies TGV sont accessibles à quiconque se munit d'une pince coupante. J'ai déjà vu sur le réseau Sud-Est des caténaires dégradées par des sortes de ressorts de lit que l'on avait envoyés sur les fils », se souvient-il.

« C'est l'ensemble des salariés SNCF qui sont pointés du doigt et c'est malsain », résume le secrétaire général de FO-Cheminots, Éric Falempin.

Les grands moyens

En 2004 à Bordeaux. Face aux menaces d'AZF, les lignes étaient inspectées régulièrement par du personnel SNCF et des gendarmes photo archives petit

L'enquête sur les actes de malveillance à répétition commis ces derniers jours contre la SNCF a été confiée au parquet antiterroriste, au détriment des parquets de Senlis et d'Auxerre, qui se sont dessaisis lundi. Cette décision permet de centraliser les investigations menées directement sous la responsabilité du directeur national de la gendarmerie, comme l'a souhaité Michèle Alliot-Marie. « C'est aussi un signe fort, commentait hier un officier girondin. Un geste politique qui signifie : "On arrête de rigoler. C'est grave." » L'État montre ainsi qu'il est déterminé et qu'il entend employer les grands moyens pour que cessent ces actes, qui peuvent mettre en danger la vie des usagers.

96 heures de garde à vue.

Outre sa compétence nationale, le parquet antiterroriste mobilise des enquêteurs spécialisés dans une matière particulièrement sensible. Même si les faits poursuivis n'étaient pas qualifiés d'actes de terrorisme mais de criminalité en bande organisée, les gendarmes disposent d'une grande latitude pour identifier et interpeller les auteurs présumés des sabotages. La garde à vue des suspects peut s'étendre jusqu'à quatre-vingt-seize heures, elle peut même durer jusqu'à six jours si elle est censée éviter la commission des actes graves. Des perquisitions peuvent avoir lieu la nuit, et l'accès à l'avocat de la défense peut être retardé.

Sabotages concertés ? actes d'irresponsables ? Le procureur de Narbonne précisait hier que l'enquête ne permettait pas d'affirmer, pour le moment, si l'incident survenu au cours de la nuit de dimanche à lundi dans l'Aude, où deux plaques de béton ont été placées sur l'itinéraire du TGV Bruxelles-Perpignan, découlait d'une action concertée.

La suspicion est en revanche plus claire en ce qui concerne les faits de ce week-end, les fers à béton disposés sur des caténaires de lignes à grande vitesse du nord, de l'est et du sud-est de la France. Ces incidents ont fortement perturbé le trafic, entraînant des retards pour 160 trains et des milliers de voyageurs.

AZF en 2004.

Le parquet antiterroriste a déjà eu à enquêter en 2004 sur les actes du mystérieux groupe AZF, même si , en l'état actuel des recherches, aucun rapprochement ne peut être opéré avec lui.

À l'époque, ce « groupe de pression à caractère terroriste créé au sein d'une confrérie laïque », comme il se définissait lui-même, annonçait avoir posé une série de bombes à retardement sous des voix ferrées. Il menaçait de les faire exploser si une rançon de 4 millions d'euros n'était pas versée.

Le parquet antiterroriste avait ouvert une information judiciaire pour association de malfaiteurs à caractère terroriste et menace de destruction. Deux bombes avaient été découvertes, dont une sur indication du mystérieux groupuscule, qui a finalement renoncé à toute action.

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Sabotage SNCF: 8 policiers blessés, 15 interpellations dans une manifestation à Paris 31 janvier 2009

PARIS (AFP) — Huit policiers ont été blessés samedi, dont deux ont dû être hospitalisés, et quinze personnes ont été interpellées lors de la manifestation à Paris contre les lois antiterroristes et en soutien aux mis en examen dans l'enquête sur les dégradations de lignes TGV, a indiqué la préfecture de police (PP).

Lors de cette manifestation entre la place Edmond Rostand (VIe) et la place Denfert-Rochereau (XIVe), qui a réuni 1.200 personnes environ se trouvaient parmi les manifestants "des anarchistes et anarcho-autonomes" qui, sur le parcours ont procédé à des "tirs de fusées", à des jets de "projectiles divers ainsi que de fumigènes" visant les forces de l'ordre, a précisé la préfecture de police à l'AFP.

Ces échauffourées ont occasionné huit blessés dans les rangs des forces de l'ordre, dont deux ont dû être hospitalisés.

Les policiers ont procédé à quinze interpellations "en flagrant délit", selon la PP, pour tir de fusées, outrage à agents de la force publique ou détention de produits stupéfiants.

Les manifestants ont scandé des slogans tels que "police partout, justice nulle part!", "libérez Coupat (soupçonné d'être le chef du groupe à l'origine des dégradations NDLR), enfermez (la ministre de l'Intérieur Michèle, NDLR) Alliot-Marie!" ou "c'est l'Etat les terroristes!".

Beaucoup d'entre eux portaient des masques blancs avec l'inscription "terroriste".

Des incidents ont eu lieu lorsque le cortège est passé à proximité de la prison de la Santé (XIIIe arrondissement), où est détenu Julien Coupat, soupçonné d'être le chef du groupe à l'origine des dégradations contre des lignes TGV et incarcéré depuis le 15 novembre, le seul encore en détention.

Des tirs de feu d'artifice à l'horizontale, des jets de projectiles et de fumigènes ont visé les CRS, qui maintenaient un important cordon, avec grilles et canon à eau, pour empêcher les manifestants de s'approcher de la prison, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Dans la manifestation parisienne, une banderole de la fédération anarchiste proclamait "ne nous laissons pas terroriser par l'Etat".

"L'Etat français prend des boucs émissaires et comme par hasard c'est le mouvement libertaire anarchiste qui est visé", a déclaré à l'AFP Hugues Lenoir, de la fédération anarchiste de Paris.

Le cortège est arrivé sans autre incident place Denfert-Rochereau (XIVe arrondissement), où a eu lieu la dispersion. Les derniers manifestants ont été dirigés vers le métro par la police peu après 18H00.

A Bordeaux, quelque 200 personnes selon le comité "Sabotons directement l'anti-terrorisme" (SDAT, en référence au sigle de la Sous-direction antiterroriste) à l'origine de la manifestation, 120 selon la police, ont défilé samedi après-midi en soutien aux neuf mis en examen.

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Le Clemenceau va quitter la France pour son dernier voyage Par Reuters, publié le 03/02/2009 à 09:52 Pierre-Henri Alain, édité par Thierry Lévêque lExpress.fr

BREST - L'ancien porte-avions français Clemenceau va quitter Brest ce mardi pour rejoindre des chantiers de démantèlement à Hartlepool, dans le nord-est de l'Angleterre, annonce la préfecture maritime de l'Atlantique.

"Au regard des conditions météorologiques et de marée favorables, le chantier Able UK a proposé au préfet maritime de l'Atlantique et commandant de la région maritime Atlantique de faire appareiller le convoi de remorquage de la coque Q 790 (ex-Clemenceau)", lit-on dans un communiqué.

Le Q 790 doit quitter son quai d'amarrage vers 11h00, et sera transféré en grande rade de Brest. Il sera ensuite remorqué par l'Anglian Earl jusqu'à Hartlepool. En l'état actuel des prévisions météorologiques, il devrait mettre quatre jours pour arriver à destination, précise la préfecture.

Le Clemenceau est amarré à Brest depuis mai 2006, après un périple de 18.000 km entre Toulon, l'Inde et la Bretagne.

Il devait initialement être débarrassé en Inde de l'amiante dont il était truffé mais, après des campagnes de protestation des associations écologistes, New Delhi avait refusé au dernier moment de procéder à cette opération sur son territoire.

Un désamiantage partiel a finalement été effectué en France. Ces dernières semaines, la coque du porte-avions a été entièrement grattée à la demande des autorités britanniques pour être débarrassée d'un coquillage, le crépidule, et d'une algue japonaise, la lamonaria japonica, qui n'existent pas en Grande-Bretagne.

Le bâtiment a également été doté de signalisations lumineuses réglementaires et ses ouvertures ont été verrouillées.

Les chantiers d'Able UK ont remporté le marché du démantèlement de l'ancien porte-avions en juin 2008. Plusieurs associations écologiques, dont "Friends of Hartlepool", en Angleterre, se sont opposées à ce contrat, estimant que les chantiers britanniques n'avaient pas la capacité de démanteler le porte-avions.

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RELIGION Michèle Alliot-Marie salue les "valeurs" du judaïsme NOUVELOBS.COM | 05.03.2009 | 09:42

La ministre de l'Intérieur chargée des Cultes se dit convaincue "qu'il faut un engagement positif de l'Etat et de ses institutions pour garantir" la liberté religieuse.

Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur chargée des Cultes, a salué mercredi 4 mars les "valeurs" du judaïsme, en recevant une délégation du Congrès rabbinique européen qui vient de se réunir en séminaire à Paris pour discuter de la famille.
La France "protège l'exercice des religions. Elle respecte la culture et la civilisation plusieurs fois millénaires qui est inscrite au cœur de la religion juive", a assuré la ministre.

Elle "en connaît les valeurs de patriotisme, de fidélité à la parole donnée, des valeurs de respect de la dignité humaine", a-t-elle poursuivi.
"Vos valeurs sont au cœur du dialogue permanent entre les pouvoirs publics et les français de confession juive", a ajouté la ministre.
Selon Michèle Alliot-Marie, il revient "à la puissance publique de lutter contre les actes antisémites, et également de faire respecter la liberté religieuse dans toutes ses composantes".

Sur l'abattage rituel

"Je suis convaincue qu'une simple posture de neutralité passive ne peut suffire, ma conviction en matière de liberté religieuse c'est qu'il faut un engagement positif de l'Etat et de ses institutions pour garantir concrètement cet exercice", a estimé la ministre.

Enfin, elle a rappelé qu'elle avait écrit "au président du Conseil et de la Commission des communautés de l'Union européenne pour que le projet de règlement relatif à la protection des animaux d'abattage ne porte pas atteinte aux prescriptions religieuses qui sont les vôtres".
Dans sa réponse, le président du Consistoire central, Joël Mergui, l'a remerciée de cette initiative, souhaitant qu'elle soit suivie par les autres gouvernements européens.

Les juifs et les musulmans "ont les mêmes combats dans certains cas", a-t-il relevé à propos de la question de l'abattage rituel: "Il me semble que le vivre ensemble passe aussi par les combats communs que peuvent mener les deux communautés".

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Un jeune homme retrouvé mort dans une rave party lefigaro.fr (avec AFP) 02/05/2009 | Mise à jour : 18:35 |

Environ 25.000 personnes étaient rassemblées samedi sur le site. Crédits photo : AFP Âgé de 26 ans, il aurait succombé à un arrêt cardio-respiratoire, samedi après-midi, dans l'Eure. Six personnes, soupçonnées de trafic de stupéfiants, ont par ailleurs été placées en garde à vue.

Un jeune Français de 26 ans est mort samedi après-midi en marge de la rave sauvage lancée jeudi soir à Bouafles, près des Andelys, dans l'Eure. Le jeune homme a été retrouvé inconscient dans son véhicule à l'arrêt, à proximité du site où se la manifestation. Il a été intubé par les médecins du Smur qui, malgré leurs efforts, n'ont pu le ranimer. Selon Jean-Philippe Legueult, directeur de cabinet de la préfète, il aurait succombé à un arrêt cardio-respiratoire à 13h50.Une autopsie sera tout de même pratiquée pour déterminer les causes exactes de sa mort.

Environ 25.000 personnes étaient rassemblées samedi sur le site. De 8.000 vendredi midi, le nombre de participants a gonflé progressivement, en particulier entre vendredi à samedi. «Il y a eu un flux conséquent jusqu'à 4 heures du matin», a-t-on précisé de même source.

Six personnes en garde à vue

Près de 300 gendarmes sont mobilisés en permanence sur le site, de même que des équipes des Douanes et des équipes cynophiles. Un poste médical avancé a été installé à l'entrée du site.

Six personnes soupçonnées de trafic de stupéfiants étaient en garde à vue samedi et 43 autres ont été interpellées en marge de la rave pour possession de drogue, conduite en état d'ivresse ou sous l'emprise de stupéfiants, outrage à agents, jets de bouteille, dégradations ou mise en danger de la vie d'autrui, selon la préfecture.

La fête, qui doit se prolonger jusqu'à dimanche après-midi, a été organisée dans d'anciennes carrières près de la Seine. Les ravers ont cisaillé les grillages et cadenas pour accéder au lieu.

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Des policiers attaqués à La Courneuve AP 17/05/2009 | Mise à jour : 08:19 | lefigaro.fr

Des policiers de Seine-Saint-Denis qui convoyaient deux hommes placés en garde à vue ont été attaqués cette nuit à La Courneuve avec une "arme de guerre", sans être blessés, a-t-on appris auprès du ministère de l'Intérieur et de source policière.

Michèle Alliot-Marie a condamné de "façon absolue" cet "acte inadmissible", assurant dans un communiqué diffusé ce matin que tous les moyens étaient déployés pour retrouver les auteurs des tirs et "les présenter à la justice".

L'attaque a été commise vers 2h30 alors que les policiers de La Courneuve partaient pour l'hôpital de Bondy à bord d'un fourgon avec deux gardés à vue qui avaient sollicité un examen médical, a-t-on précisé de source policière.

Le fourgon a été "intercepté" à un angle de rue par "deux véhicules dans lesquels se trouvaient plusieurs individus. Les policiers, au nombre de quatre, ont subi le tir d'une rafale d'arme automatique", a-t-on expliqué de même source en soulignant qu'aucun des policiers ni aucun des gardés à vue n'avait été blessé.

En "état de légitime défense", les "policiers ont riposté avec leur arme de service" et réussi à mettre en fuite leurs agresseurs. Ils ont également rattrapé l'un des gardés à vue qui avait tenté de s'enfuir. Il s'agit d'un homme suspecté d'être impliqué dans un tir de pistolet à grenaille sur des policiers la veille à La Courneuve et "on peut penser" que les assaillants "ont essayé de lui permettre de s'enfuir", a-t-on poursuivi de source policière en précisant que l'autre gardé à vue n'avait rien à voir avec l'affaire.

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Créé le 13/07/09 - Dernière mise à jour à 15h45 lepoint.fr Procès Fofana : le parquet fait appel du verdict

Si les délais sont respectés, un nouveau procès du "gang des barbares" devrait avoir lieu dans un an pour 14 des 25 condamnés.

Un nouveau procès du "gang des barbares" devrait avoir lieu dans un an. Le parquet a fait appel du verdict concernant 15 des 26 co-accusés de Youssouf Fofana, dont les condamnations ont été inférieures aux réquisitions de l'avocat général, comme l'avait réclamé, le matin même, Michèle Alliot-Marie, la ministre de la Justice, à la sortie du Conseil des ministres.

Cet appel ne concerne pas Youssouf Fofana, qui a été condamné à la réclusion à perpétuité, assortie d'une mesure de sûreté de vingt-deux ans, soit la peine maximale. Mais pour la majorité de ses co-accusés, les peines prononcées ont été inférieures aux réquisitions. Ainsi, Samir Ait Abdelmalek et Jean-Christophe Sombou, les deux "lieutenants" de Youssouf Fofana, ont respectivement été condamnés à quinze et dix-huit ans de réclusion alors que vingt ans étaient requis.

Quant à Emma, la jeune fille qui a servi d'appât pour piéger Ilan Halimi, elle a écopé de neuf ans de prison et bénéficié de l'excuse de minorité alors que le parquet demandait entre dix et douze ans de prison. Les 26 co-accusés ont été condamnés à des peines allant de six mois avec sursis à dix-huit ans de réclusion, et deux acquittements ont été prononcés.

Ce verdict était contesté par la famille d'Ilan Halimi. Ruth Halimi, la mère d'Ilan, s'était déclarée "effarée", lundi matin sur Europe 1, par les condamnations prononcées vendredi soir pour les complices du principal accusé Youssouf Fofana. Après l'annonce de Michèle Alliot-Marie, elle s'est dite "très satisfaite" de la réaction des pouvoirs publics, tout comme SOS Racisme et le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF). Ruth Halimi a par ailleurs réclamé que le nouveau procès soit ouvert au public, contrairement au premier, qui s'est tenu à huis clos.

"Cet appel est inutile, a tonné maître Didier Seban, l'un des avocats de la défense, car les deux personnes jugées avec la circonstance aggravante d'antismétisme ne sont pas concernées." Michèle Alliot-Marie a agi sous la pression, a-t-il expliqué au micro Europe 1 d'Alain Acco :

"Les réquisitions ont globalement été suivies", juge maître Françoise Cotta, avocate du gardien de l'immeuble où a été séquestré Ilan Halimi. Au micro Europe 1 de Pierre de Cossette, elle déplore également la décision de Michèle Alliot-Marie :

Les syndicats de magistrats ont jugé lundi "inquiétante" la décision Michèle Alliot-Marie. "Quel sens cela va-t-il avoir de faire un procès dans ces conditions-là, sans Fofana ni un certain nombre d'autres?", s'est demandé le président de l'Union syndicale des magistrats. "Si la simple motivation, c'est que les peines prononcées sont inférieures de quelques années à ce qui a été requis, il va falloir faire appel dans les trois quarts des affaires pénales de cours d'assises". Le Syndicat de la magistrature (SM) a déploré que Michèle Alliot-Marie ait "cédé à la pression de certains groupes".

Le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA) "remercie la ministre pour cette annonce", a déclaré son président Sammy Ghozlan à Europe1.fr. "Cela permet de rassurer ceux qui sont préoccupés."

La manifestation prévue lundi à 19 heures devant le ministère de la justice est maintenue. Alors qu'elle devait servir à protester contres les peines, jugées trop indulgentes par les organisations juives, prononcées vendredi dernier, "cette manifestation permettra de saluer la décision" de Michèle Alliot-Marie, a affirmé Sammy Ghozlan.

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Passe d’armes entre Alliot-Marie et Hortefeux France Info - 01 février 2010 07:49

Il faut renforcer les sanctions contre les agresseurs de personnes âgées affirmait samedi soir Brice Hortefeux, le ministre de l’Intérieur. Parfaitement inutile, répond publiquement la garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie, qui rappelle que "ce n’est pas le ministre de l’Intérieur qui fait la loi".

Point de départ du désaccord : le meurtre en fin de samedi dernière d’un couple de retraités modestes à Pont-Saint-Maxence, dans l’Oise dans des circonstances encore troubles.

Aussitôt, Brice Hortefeux réagit : "protéger les personnes âgées, c’est devenu pour moi une obsession" affirme le locataire de la place Beauvau samedi soir sur TF1. Conséquence : les "sanctions pénales" contre les auteurs d’agression de personnes âgées seront "aggravées" .

Une initiative qui n’a guère plu à sa collègue de la place Vendôme. Michèle Alliot-Marie n’a pas caché son désaccord, tant sur la forme que sur le fond. Le code pénal prévoit déjà que l’âge des victimes, et leur vulnérabilité, constituent des circonstances aggravantes, rappelait-elle hier sur Europe 1, et "dire que les personnes de plus de 70 ans sont toutes des personnes fragiles ne semble pas correspondre à la situation".

Et surtout, "les propositions en matière pénale sont faites soit par le ministre de la Justice, soit par les parlementaires". Brice Hortefeux n’a plus qu’à passer son chemin.

Michèle Alliot-Marie reprend vertement Brice Hortefeux - les précisions d’Anne Lamotte (1'05")

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TopNews Reuters Affaire Clearstream : Alliot-Marie dément une pression de l'Elysée REUTERS | 31.01.2010 | 10:50 Laure Bretton

PARIS (Reuters) - Le procureur de la République Jean-Claude Marin n'a reçu "ni instruction ni incitation" pour faire appel de la relaxe de Dominique de Villepin dans le procès des faux listings Clearstream, a déclaré la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie.

Interrogée sur Europe 1, elle a démenti "très clairement" toute instruction venant de l'Elysée.

"La décision du procureur est en pleine cohérence avec les réquisitions qu'il avait faites et les accusations qu'il avait formulées" contre l'ancien Premier ministre, qui a comparu pour complicité de dénonciation calomnieuse, a expliqué la Garde des Sceaux.

"Le procureur a pris sa décision sans qu'il y ait ni instruction ni incitation de quelque nature que ce soit. C'est dangereux pour la démocratie que de vouloir faire porter la suspicion sur le procureur", a-t-elle souligné.

"Je n'accepte pas qu'on instrumentalise à des fins politiciennes ou des revendications à des fins syndicales la décision du procureur", a ajouté Michèle Alliot-Marie.

Elle a déploré le goût développé par certains en France pour les "théories du complot".

Relaxé jeudi matin par le tribunal correctionnel de Paris, Dominique de Villepin affirme que la décision de faire appel a été prise lors d'une réunion à l'Elysée jeudi après-midi.

A la question: "Nicolas Sarkozy a-t-il donné instruction au procureur de faire appel?", Michèle Alliot-Marie a répondu : "Non, je le dis très clairement."

Elle a précisé qu'elle avait été informée de l'intention de Jean-Claude Marin de faire appel, annoncée vendredi, "la veille au soir par les services de la chancellerie".

"Je ne me cache jamais derrière mon petit doigt. Si j'avais eu des instructions à donner, cela aurait été de façon écrite et je ne m'en serais pas cachée", a-t-elle assurée.

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Affaire Boulin : l'étrange disparition mercredi 09 juin 2010 ouest-france.fr

Une partie du dossier judiciaire sur la mort de l'ancien ministre a été égarée par la justice. La famille crie au complot.

Affaire close ? Peut-être pas. Certes, le procureur général de Paris a décidé, hier, de ne pas rouvrir l'enquête sur la mort de Robert Boulin, ministre du président Valéry Giscard d'Estaing, retrouvé « suicidé » dans 50 cm d'eau, le 30 octobre 1979. Certes, le magistrat, François Falletti, estime que les témoignages inédits présentés par Fabienne Boulin-Burgeat, la fille de l'ancien ministre du Travail, ne constituent pas des charges nouvelles.

Mais le magistrat a aussi admis qu'un tome du dossier judiciaire et une partie des scellés avaient été... égarés. Parmi les pièces perdues, figurent notamment des lettres posthumes signées de Robert Boulin. « Les recherches se poursuivent activement pour les retrouver », a assuré le parquet général de Paris,

Le ministère de la Justice a ouvert une enquête administrative. Et la fille de l'ancien ministre compte poursuivre l'État pour « dysfonctionnement grave du service de la justice ». Car ces disparitions ne sont pas les premières.

Plusieurs organes du défunt (poumons, larynx, langue), conservés à l'Institut médico-légal, ont déjà été perdus. « Ça alimente les accusations d'un véritable complot pour empêcher que toute la vérité soit faite sur les circonstances de la mort de Robert Boulin », note Olivier Morice, avocat de la fille.

« Cette affaire n'est pas terminée », assure Fabienne Boulin-Burgeat. Elle va déposer plainte auprès du juge d'instruction pour obtenir l'ouverture d'une information judiciaire pour assassinat. « Nous avons encore des lettres posthumes et j'ai une mèche de cheveux de mon père qui permettra de nouvelles expertises », a-t-elle indiqué, estimant que son père a été victime d'un « règlement de comptes politique ».

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Le PS a "une grande amnésie" (MAM) (E1) Par Europe1.fr Publié le 04 Juillet 2010 à 10h50 Mis à jour le 04 Juillet 2010 à 10h52

Michèle Alliot-Marie a annoncé que Martine Aubry et Ségolène Royal faisaient preuve "d'une grande amnésie" lorsque elles attaquaient l'UMP.

"Je voudrais leur rappeler l'utilisation de locaux de l'État par la familles, paiements de ministres sur des fonds secrets, des problèmes d'écoutes illégales (...)" des ministres, a déclaré la ministre de la Justice en parlant de la période où le PS était au pouvoir.

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La liste du gouvernement Fillon 3

François Fillon : Premier ministre

Alain Juppé : ministre d'Etat , ministre de la Défense et des Anciens combattants

Michèle Alliot-Marie : ministre d'Etat, des Affaires étrangères et européennes

Nathalie Koziusco-Morizet : ministre de l'Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement

Michel Mercier : garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Libertés

Brice Hortefeux : ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l'Immigration

Christine Lagarde : ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie

Xavier Bertrand : ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé

Luc Chatel : ministre de l'Education nationale, de la Jeunesse et vie associative

François Baroin : ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la réforme de l'Etat, porte-parole du gouvernement

Valérie Pécresse : ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche

Bruno Le Maire : ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l'Aménagement du territoire

Frédéric Mitterrand : ministre de la Culture et de la Communication

Roselyne Bachelot-Narquin : ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale

Maurice Leroy : ministre de la Ville

Patrick Ollier : ministre des relations avec le gouvernement

Chantal Jouanno : ministre des Sports

Patrick Ollier : ministre auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement ;

Eric Besson : ministre auprès de la ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie, chargé de l'Industrie, de l'Energie et de l'Economie numérique ;

Henri de Raincourt : ministre auprès de la ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et Européennes, chargé de la Coopération

Philippe Richert : ministre auprès du ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l'Immigration, chargé des Collectivités territoriales

Laurent Wauquiez : ministre auprès de la ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et Européennes, chargé des Affaires européennes ;

Nadine Morano : ministre auprès du ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé, chargée de l'Apprentissage et de la Formation professionnelle.

Marie-Luce Penchard : ministre auprès du ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l'Immigration, chargée de l'Outre-mer

Pierre Lellouche : secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie, chargé du Commerce extérieur

Nora Berra : secrétaire d'Etat auprès du ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé, chargée de la Santé

Benoist Apparu : secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, chargé du Logement

Georges Tron : secrétaire d'Etat auprès du ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l'Etat, chargé de la Fonction publique

Marie-Anne Montchamp :secrétaire d'Etat auprès de la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale

Thierry Mariani : secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, chargé des Transports

Frédéric Lefèbvre : secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie, chargé du Commerce, de l'Artisanat, des Petites et moyennes entreprises, du Tourisme, des Services, des Professions libérales et de la Consommation

Jeannette Bougrab : secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Education nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative, chargée de la Jeunesse et de la Vie associative.

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Paris demande au président ivoirien Lauren Gbagbo de retenir ses troupes (AFP) – 19 décembre 2010 00.00

PARIS — La France demande au président sortant de la Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo, de retenir ses troupes, a déclaré dimanche la ministre française des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie.

"S'il ne veut pas avoir des morts sur la conscience, il faut qu'il retienne ses troupes", a souligné la ministre, invitée de l'émission Internationales (TV5Monde, RFI et Le Monde).

"M. Gbagbo n'a plus aujourd'hui les moyens de discuter avec l'extérieur" et, a-t-elle aussi souligné, "il lui revient dans les heures qui viennent de faire un choix: est-ce qu'il va être quelqu'un qui restera dans l'Histoire comme un démocrate (...) ou est-ce quelqu'un qui va laisser l'image de celui qui aura fait tirer sur des Ivoiriens?"

"Ce que je crains beaucoup, c'est qu'il n'y ait un enchaînement de la violence", a-t-elle ajouté. Si Laurent Gbagbo veut "sortir avec une belle image de ses dix ans de pouvoir, il faut absolument qu'aujourd'hui il arrête, reconnaisse sa défaite et la victoire de (Alassane) Ouattara".

Le président sortant "n'a plus aucune compétence et aucun pouvoir", a-t-elle poursuivi, jugeant que sa demande d'un départ de la force de l'Onu et des troupes françaises qui la soutiennent n'avait "aucun sens". "Ni pour l'Onuci (Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire), ni pour la France". "Il a contre lui la totalité de la communauté internationale (...), il n'y a jamais eu une telle unanimité et c'est un progrès considérable", a-t-elle estimé.

Interrogée sur le rôle des 900 militaires français déployés en Côte d'Ivoire, la ministre a fait valoir qu'ils n'étaient pas dans ce pays "pour s'interposer entre les Ivoiriens". "C'est à la force internationale d'agir" le cas échéant, a-t-elle ajouté. "Ce n'est pas à eux (les Français) de s'interposer et ils ne feront pas", a-t-elle insisté.

Si les troupes françaises "étaient directement attaquées, vous avez des règles internationales (...) il y a un droit à la légitime défense quand on est attaqué, c'est valable pour toutes les armées du monde et pour tous les militaires du monde. Mais il n'est pas question de prendre une initiative en la matière", a assuré Michèle Alliot-Marie.

Ex-puissance coloniale, la France compte quelque 15.000 ressortissants aujourd'hui en Côte d'Ivoire. Jusqu'à présent, ils n'ont pas été menacés, a noté la ministre.

Le duel entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara depuis la présidentielle du 28 novembre s'est traduit jeudi par des violences ayant fait depuis trois jours plus de 50 morts et plus de 200 blessés, selon la Haut commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, Navi Pillay.

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Phrase de Michèle Alliot-Marie sur la Tunisie: une "bourde" qui est "très révélatrice" , selon Bayrou (AFP) – 20 janvier 2011

PARIS — François Bayrou (MoDem) a jugé mercredi que la phrase de Michèle Alliot-Marie proposant l'aide sécuritaire de la France au régime Ben Ali était "une des plus grosses bourdes qu'on pouvait faire", "révélatrice" de "la proximité" de la France avec l'ex-président tunisien.

Invité de RMC et BFM TV, le président du Mouvement démocrate n'a toutefois pas demandé la démission de la ministre des Affaires étrangères. "Je ne traite pas ça comme des problèmes de personnes", a-t-il dit.

Selon M. Bayrou, "la phrase de Michèle Alliot-Marie est une des plus grosses bourdes qu'on pouvait faire sans doute", mais surtout "elle est très révélatrice, et c'est ça qui est important".

Ces déclarations faites devant l'Assemblée nationale revenaient à dire: "on est prêts à aider les Tunisiens à réprimer les manifestations sans faire de casse", a-t-il expliqué. "On voit bien ce qu'elle voulait dire: c'est à dire éviter les très graves accidents des manifestations qui font des morts".

"En réalité, c'est très symptomatique, ça révèle ce qu'était l'état d'esprit, depuis des années et des années, de toutes les autorités françaises, de tous les gouvernements successifs qui étaient dans une proximité très grande avec le pouvoir tunisien", a affirmé le leader centriste.

"Tout le monde sait que les autorités françaises, gouvernements successifs de droite comme de gauche, ont été avec Ben Ali et son régime dans un soutien qui ne s'est jamais démenti, peut-être aussi parce qu'ils considéraient que c'était un rempart contre l'islamisme", a insisté M. Bayrou.

Il ne faut pas "être aveugle en face des menaces qui existent, et l'islamisme en est une", mais "nous France, nous Europe, nous avons à tendre la main à ceux qui sont en butte à la persécution, à ceux qui sont les victimes des régimes dictatoriaux".

"Il y a une part en politique de réalisme, mais au moins qu'on ne vienne pas après coup se présenter comme des défenseurs des victimes alors qu'on a été les complices actifs et bienveillants de ceux qui les poursuivaient", a dit le député des Pyrénées-Atlantiques.

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Michèle Alliot-Marie a profité de l'avion d'un proche de Ben Ali LEMONDE.FR | 01.02.11 | 20h33 • Mis à jour le 01.02.11 | 22h23

Michèle Alliot-Marie n'en finit pas d'être embarrassée par ses relations avec le clan Ben Ali.

Le Canard enchaîné affirme, dans son édition du mercredi 2 février, que la ministre des affaires étrangères, accompagnée de son compagnon Patrick Ollier, ministre des relations avec le Parlement, et de ses parents, a profité à titre gracieux d'un jet privé appartenant à Aziz Miled, homme d'affaires proche du clan Ben Ali-Trabelsi, et Belhassen Trabelsi, beau-frère du président déchu Ben Ali.

Interrogée par l'hebdomadaire, la ministre a reconnu avoir fait ce voyage, durant les vacances de Noël, entre Hammamet et Tabarka, pour se rendre dans un hôtel appartenant également à Aziz Miled. L'entourage de Mme Alliot-Marie répond cependant au Canard enchaîné que ce dernier n'est "pas, mais alors pas du tout un proche de Ben Ali".

Une affirmation bien hardie : d'une part, l'homme d'affaires était associé au beau-frère de l'ex-président tunisien. Ensuite, comme le prouve cette liste (.pdf), l'homme a vu ses avoirs en Suisse gelés par la Confédération helvétique à la suite de la chute de l'ex-homme fort du pays.
Selon le Canard, il était l'un des bailleurs de fonds des campagnes de M. Ben Ali et a signé un appel pour que ce dernier se représente en 2014 (un texte encore disponible ici).

Toujours selon l'hebdomadaire, la ministre affirme avoir "payé ses vacances", mais n'est pas en mesure de préciser à quel nom a été établie la note de l'hôtel de M. Miled. Et admet avoir profité de l'avion privé de ce dernier à titre gracieux.

L'information tombe d'autant plus mal que Michèle Alliot-Marie a choqué en proposant, à l'Assemblée nationale, quelques jours avant la fuite de M. Ben Ali, d'apporter à l'Etat tunisien le "savoir-faire" français en matière de maintien de l'ordre. Des propos qui ont, selon elle, été "mal interprétés". Le Monde.fr

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Vacances de Michèle Alliot-Marie: Son mari assure qu'Aziz Miled est une «victime» du clan Ben Ali 20minutes.fr Créé le 02.02.11 à 08h49 -- Mis à jour le 02.02.11 à 08h49

POLEMIQUE - Patrick Ollier a défendu son épouse, se sentant «plus libre pour s'exprimer» qu'elle...

Complice ou victime? Comme son épouse mardi, Patrick Ollier a affirmé ce mercredi matin sur RTL qu’Aziz Miled, l’homme d’affaires tunisien qui a prêté un jet pour les vacances tunisiennes de Michèle Alliot-Marie en décembre dernier, n’était pas un membre du clan Ben Ali, contrairement à ce qu’indique le Canard Enchaîné.

«Aziz Miled est plus une victime qu’autre chose», a déclaré le ministre chargé des relations avec le Parlement qui a précisé que l’homme d’affaires, «un ami», avait «construit sa fortune de ses propres mains» et avait même été «spolié» par l’un des gendres du président déchu.

«Le clan Ben Ali l'a obligé à céder des parts de sa compagnie d'aviation (Nouvelair) et les nouvelles autorités lui ont rendu ses parts», a renchéri mardi le cabinet de la ministre des Affaires étrangères.

Le séjour tunisien payé par la famille Alliot-Marie

Le Canard enchaîné de ce mercredi s'interroge en outre sur le fait de savoir si la ministre a réellement payé ses vacances, notamment la facture de son hôtel à Tabarka. «A la fois les billets d'avion pour la Tunisie et l'hôtel ont été réglés par Michèle Alliot-Marie et sa famille», a assuré son entourage, dont Patrick Ollier qui a précisé qu’il s’était acquitté de la note avec son beau-père.

Le ministre a ajouté que la famille Alliot-Marie avait emprunté le jet d’Aziz Miled, sur la proposition de ce dernier, pour se rendre à Tabarka afin d’éviter de prendre la voiture.

L’homme d’affaires tunisien figure sur la liste des personnes dont la Suisse a gelé les avoirs après le départ de Zine Ben Ali, soulignant qu'il était associé au frère de l'épouse du président déchu. Il avait appelé dans une tribune le président à se porter candidat à l'élection présidentielle de 2014.

A gauche, les réactions restent prudentes. Interrogée par RTL, Martine Aubry a simplement indiqué que «si c’est vrai, c’est grave», tandis que, sur France Info, Jean-Christophe Cambadélis a considéré cette polémique comme «un règlement de comptes au sein de l’UMP». —Corentin Chauvel avec Reuters

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Affaire Alliot-Marie. La ministre fait front 16 février 2011 à 15h55 letelegramme.com

Mam ne lâche rien.

De nouveau en difficulté, elle s'est battue hier bec et ongles devant les députés. Ses vacances tunisiennes au début de la révolution de jasmin continuent en effet de faire des vagues. La ministre des Affaires étrangères a bien téléphoné à Ben Ali pendant son séjour, révèle le site Mediapart. Mardi, on découvrait les relations d'affaires nouées par ses parents avec un proche de l'ex-dictateur. La gauche appelle à sa démission. [Vidéos]

"Pendant que vous vous complaisez dans la polémique, moi je travaille, avec le gouvernement, pour aider la Tunisie autant qu'elle le souhaitera". Dans la tourmente, Michèle Alliot-Marie résiste et s'est défendu devant les députés, à l'Assemblée nationale, hier après-midi.

La ministre des Affaires étrangères a estimé qu'elle était la cible d'une "campagne indigne" et regretté l'"abjection" qu'il y avait à "essayer d'utiliser (ses) parents" pour l'atteindre.

Une séance de questions au gouvernement qui intervient après de nouvelles révélations sur ses vacances tunisiennes.

Contact avec Ben Ali fin décembre

MAM a bien eu un entretien téléphonique avec Ben Ali alors que le pays s'embrasait. C'est le site Mediapart qui apporte cette information. Or, la ministre des Affaires étrangères, au plus fort de la controverse sur ses vacances tunisiennes pendant les fêtes de fin d'année, assurait n'avoir eu "aucun contact privilégié" avec l'ex-homme fort du régime.

Ses parents en affaires avec Aziz Miled

Mardi déjà, MAM était de nouveau sur le gril avec les révélations du Canard enchaîné daté d'hier : les parents de la ministre ont racheté les parts d'Aziz Miled et de son fils dans une société immobilière.

La transaction a eu lieu dans une station balnéaire tunisienne le 30 décembre dernier : M. et Mme Marie accompagnaient leur fille et son compagnon, Patrick Ollier, lui-même ministre chargé des Relations avec le Parlement, durant leurs vacances, alors que débutait la révolution de jasmin.

Or, lorsque l'hebdomadaire satirique avait révélé ses excursions à bord d'un jet privé appartenant au même Aziz Miled pendant ce séjour tunisien, la ministre des Affaires étrangères avait soutenu qu'elle avait rencontré "fortuitement" à l'aéroport ce "vieil ami" de la famille, grand patron tunisien proche du clan Ben Ali.

"Au président de crever l'abcès"

Du coup, ça n'a pas tardé : les socialistes réclament la démission de MAM, par la voix de Jean-Marc Ayrault, patron des députés PS. Pour le maire de Nantes, Michèle Alliot-Marie "n'a cessé de mentir aux Français", et la crédibilité de la France est entamée. Si Mme Alliot-Marie et M. Ollier avaient le sens de l'Etat et de l'intérêt de la France, souligne Jean-Marc Ayrault, "ils démissionneraient". Sinon, conclut Jean-Marc Ayrault, "c'est au président de la République de crever l'abcès".

"Rétablir une vie publique saine"

Quant à François Bayrou, il ne s'est pas exprimé sur les détails de cette affaire. Mais le patron du MoDem a souligné l'urgence "de rétablir en France une vie publique saine".

Une position de plus en plus intenable

A droite, officiellement, on continue de soutenir la ministre des Affaires étrangères. Michèle Alliot-Marie "a tout le soutien de l'équipe gouvernementale", a affirmé François Baroin après le Conseil des ministres, hier matin. Pendant ce conseil, Nicolas Sarkozy a même adressé à MAM un "message de soutien" manuscrit.

Mais en coulisses, plusieurs élus et proches de Nicolas Sarkozy jugent sa position de plus en plus intenable.

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Reuters - Publié le 27/02/2011 à 19:04 - Modifié le 27/02/2011 à 19:05 lepoint.fr Michèle Alliot-Marie démissionne par Emmanuel Jarry

PARIS (Reuters) - Au coeur d'une polémique sur ses relations avec la Tunisie du président déchu Zine ben Ali, Michèle Alliot-Marie a présenté dimanche sa démission à Nicolas Sarkozy en dénonçant une "cabale" politique et médiatique.

Selon son entourage, la ministre des Affaires étrangères a remis sa lettre de démission en mains propres au chef de l'Etat français lors d'un entretien à l'Elysée à 15h30.

Elle sera remplacée au Quai d'Orsay par l'actuel ministre de la Défense Alain Juppé, ont déclaré à Reuters des sources gouvernementales concordantes.

"Depuis quelques semaines, je suis la cible d'attaques politiques puis médiatiques véhiculant, pour créer la suspicion, contre-vérités et amalgames", écrit-elle dans sa lettre, dont Reuters a obtenu copie.

"Je ne puis (...) accepter que certains utilisent cette cabale pour essayer de faire croire à un affaiblissement de la politique internationale de la France", ajoute-t-elle. "Je vous demande donc de bien vouloir accepter ma démission."

Nicolas Sarkozy devait faire à 20h00, à la télévision et à la radio, une déclaration qualifiée de "très importante" par l'Elysée sur la situation internationale et ses conséquences pour la France.

Selon un haut responsable du parti présidentiel, l'UMP, il a par ailleurs reçu dans l'après-midi à l'Elysée le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, ce qui accrédite le scénario selon lequel ce proche du chef de l'Etat quitterait le gouvernement pour occuper d'autres fonctions à l'Elysée.

Alain Juppé, qui a déjà été ministre des Affaires étrangères et jouit d'un préjugé favorable parmi les diplomates français, aura eu à coeur d'exiger d'avoir les coudées franches.

GUÉANT À L'INTÉRIEUR ?

Cela devrait se traduire par le départ de la présidence de la République du secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant, qui a joué un rôle important dans la définition et la conduite de la politique étrangère française depuis 2007.

Selon ce scénario, Claude Guéant remplacerait au ministère de l'Intérieur Brice Hortefeux.

Son adjoint, Xavier Musca, principal conseiller économique de Nicolas Sarkozy, semble le mieux placé pour le remplacer au secrétariat général de l'Elysée.

Si c'est le cas, il pourrait faire ses premières armes à ce poste en présentant le nouveau gouvernement.

Le président du groupe UMP au Sénat Gérard Longuet pourrait quant à lui remplacer Alain Juppé à la Défense.

Le conjoint de Michèle Alliot-Marie, Patrick Ollier, ancien président d'un groupe d'amitié France-Libye, resterait en revanche secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement.

Nicolas Sarkozy pourrait enfin être tenté de profiter de ce remaniement pour faire entrer trois centristes à des postes de secrétaire d'Etat - un mouvement qui était initialement envisagé pour le lendemain des élections cantonales de mars.

"Remettre ça dans un mois donnerait un sentiment d'instabilité avec des relents de IVe République", fait valoir un ministre sous couvert de l'anonymat.

L'intervention radiotélévisée du chef de l'Etat durera de huit à 10 minutes et sera enregistrée dans la bibliothèque du palais présidentiel un peu avant sa diffusion, précise-t-on de source proche du président de la République.

Elle portera sur la situation internationale "tellurique" actuelle, et sur ses conséquences pour la France, précise une source proche du président.

"MESSAGE CLAIR"

"Il n'est pas anodin que le chef de l'Etat intervienne maintenant, alors que la situation en Tunisie, en Egypte et en Libye a des conséquences sur la politique extérieure et intérieure de la France", souligne un conseiller.

"Il est important que le président de la République puisse donner une feuille de route et des perspectives d'évolution de la France dans un monde qui bouge énormément", ajoute-t-il. "Notre pays, qui est la cinquième puissance mondiale, doit avoir un message clair pour le monde et rassurant pour les Français."

Nicolas Sarkozy entend ainsi répondre aux préoccupations des Français vis-à-vis de l'évolution du monde, de son impact sur leur quotidien et des menaces que cela implique, notamment en matière de sécurité et d'immigration, explique ce conseiller.

Cela va bien au-delà des questions de personnes, fait-on valoir à l'Elysée, sans nier que celles-ci font partie du "contexte" dans lequel la France se débat aujourd'hui.

Au-delà de la perte de crédibilité de Michèle Alliot-Marie du fait de ses relations avec la Tunisie du président déchu Zine ben Ali, le "printemps arabe" a révélé le profond malaise qui couvait depuis longtemps dans la diplomatie française.

Un groupe de diplomates en activité ou à la retraite a ainsi dénoncé la semaine passée dans une tribune au vitriol la façon dont Nicolas Sarkozy pilote la politique étrangère française.

François Fillon, invité lundi matin par RTL, expliquera les décisions annoncées dimanche soir par le chef de l'Etat, a dit à Reuters l'entourage du Premier ministre. Edité par Yves Clarisse

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« Michèle est un bouc émissaire » Patrick Ollier ministre des Relations avec le Parlement Propos recueillis par Frédéric Gerschel | Publié le 25.02.2011, 07h00 leparisien.fr

Le voyage en Tunisie « était un voyage privé, aucun argent public n’a été dépensé », se défend Patrick Ollier.

Considéré comme le « Monsieur Libye » de la classe politique française, Patrick Ollier, ministre chargé des Relations avec le Parlement, s’explique sur ses liens avec Mouammar Kadhafi.
Il soutient également sa compagne Michèle-Alliot Marie, sur la sellette après le feuilleton de leur vacances en Tunisie.

Regrettez-vous d’avoir soutenu le régime du colonel Khadafi?

PATRICK OLLIER. Quel homme aujourd’hui ne déplore pas la tragédie que vit le peuple libyen? Je n’ai pas soutenu ce régime.

J’ai entretenu des relations officielles avec un Etat, dans le cadre de mes activités parlementaires et des relations amicales avec le peuple libyen. J’étais le président du Groupe d’études à vocation internationale (Gevi) de France-Libye et non de France-Kadhafi!

Je ne suis tout de même pas le seul à avoir été en Libye. Des dizaines de ministres français et étrangers ont aussi fait le déplacement à Tripoli ces dernières années.
Il s’agissait de favoriser la compétitivité des entreprises françaises face à leurs concurrentes italiennes, allemandes et anglo-saxonnes. Il faut replacer les choses dans leur contexte.

Mais vous êtes considéré comme l’homme politique français qui connaît le mieux le pays et ses dirigeants…

C’est beaucoup me prêter. Je me suis rendu huit fois sur place depuis 2003 et j’ai rencontré le colonel Kadhafi trois fois, mais c’était à un moment où les relations avec l’Occident se normalisaient.

Dans mes déplacements, j’ai contribué à la recherche d’une solution pour indemniser les victimes de l’attentat de l’avion d’UTA et aussi à la libération des infirmières bulgares.

Je ne pensais pas alors que Kadhafi se transformerait en ce dictateur furieux qui tue son peuple. Je suis horrifié par ce qui se passe, je demande l’arrêt immédiat des massacres. Il faut faire cesser cette folie!

Fallait-il dérouler le tapis rouge à Kadhafi comme la France l’a fait en 2007, lors de sa visite à Paris?

Le roi d’Espagne l’a reçu le lendemain, l’Italie quelques jours avant. C’est facile de refaire l’histoire. Après la libération des infirmières, Nicolas Sarkozy avait invité Kadhafi, c’était normal et logique.

A ce moment-là, il voulait reprendre toute sa place dans le concert des nations, notre responsabilité dans le contexte international était de favoriser cet effort de normalisation, notamment pour aider à la lutte contre le terrorisme dans le Sahara ou pour aider à juguler l’immigration clandestine africaine vers l’Europe.

Avez-vous servi d’intermédiaire dans la vente d’armes à la Libye?

Vous plaisantez, j’espère? Non, non et trois fois non. L’industrie de l’armement, ce n’est pas la commission des Affaires économiques de l’Assemblée (NDLR : que Patrick Ollier présidait) qui s’en occupe. A aucun titre ni à aucun moment je n’ai eu le rôle que certains me prêtent.

Oui, je me réjouis quand la France emporte des marchés liés à la défense, à l’aéronautique, au nucléaire civil, car cela génère des emplois pour notre pays. Mais je n’ai jamais été chargé d’en négocier les contrats.

Depuis vos vacances en Tunisie, votre compagne Michèle Alliot-Marie est sur la sellette. On évoque de plus en plus son départ du gouvernement…

Ce n’est pas à moi de répondre à cette question. Toutes les attaques contre elle s’inscrivent clairement dans une polémique politicienne visant à la déstabiliser. C’est un acharnement indigne, d’autant plus que ce séjour était dans un contexte strictement privé.

Michèle Alliot-Marie accomplit une mission délicate étant donné le contexte international actuel. Elle vient de rentrer du Brésil, où elle a rencontré la présidente, et sera aujourd’hui au Koweït, qui, je le rappelle, se trouve au Moyen-Orient. Elle exerce ses fonctions dans toute sa plénitude.

Est-ce vous qui lui avez fait rencontrer l’homme d’affaires Aziz Miled?

Cela fait des années que nous allons en vacances en Tunisie, nous y avons des amis, dont Aziz Miled. Lequel connaît également Elisabeth Guigou et son mari, il est d’ailleurs membre de l’Internationale socialiste, ce que je viens de découvrir! C’était un voyage privé, aucun argent public n’a été dépensé. Et les événements en Tunisie n’avaient pas encore pris une tournure dramatique. Sinon, nous serions bien entendu repartis immédiatement.

Avec le recul, on peut dire que nous étions au mauvais endroit, au mauvais moment. Mais c’est depuis la chute de Ben Ali que tout le monde est tombé sur la ministre des Affaires étrangères. C’est un bouc émissaire. On s’acharne sur elle, tout est bon pour lui tirer dessus. Mais encore une fois, elle n’a rien à se reprocher. Le Parisien.

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Patrick Ollier, président du Grand Paris : "Nous voulons aller très vite" Bertrand Gréco - Le Journal du Dimanche 24 janvier 2016 http://www.lejdd.fr/JDD-Paris/Patrick-Ollier-president-du-Grand-Paris-Nous-voulons-aller-tres-vite-769699

INTERVIEW - Elu vendredi à la tête de la Métropole du Grand Paris, Patrick Ollier annonce ses priorités au JDD.

Après des semaines de négociations éreintantes et de compromis arrachés in extremis, Patrick Ollier a finalement décroché son graal. Vendredi, le député-maire LR de Rueil-Malmaison (92) a été élu par ses pairs à la tête de la Métropole du Grand Paris (MGP). Ému et transporté, il a accordé au JDD sa première interview de patron du Grand Paris. À 71 ans, l'éphémère président de l'Assemblée nationale (2007), ex-ministre de Nicolas Sarkozy (Relations avec le Parlement) et compagnon de Michèle Alliot-Marie, a su rassembler sur son nom toutes les forces politiques, de droite, de gauche et du centre. Il était le seul candidat vendredi.

Celui que tout le monde décrit comme un "homme de consensus" a obtenu 192 voix - 12 bulletins blancs, 3 nuls, 0 voix contre - des 209 conseillers métropolitains, réunis place d'Iéna (16e), dans l'hémicycle du Conseil économique, social et environnemental (Cese). Dans son sillage, 20 vice-présidents ont également été élus : la maire PS de Paris, Anne Hidalgo (1re vice-présidente) ; suivie par Gilles Carrez, député-maire LR du Perreux (94) ; André Santini, député-maire UDI d'Issy-les-Moulineaux (92) ; Patrick Braouezec, président FG de Plaine Commune (93)… La MGP regroupe Paris et 130 communes alentour : toutes celles de la petite couronne (92, 93, 94), ainsi que six communes volontaires du 91 et une du 95 (Argenteuil).

Avez-vous le sentiment d'être entré dans l'Histoire vendredi en devenant le premier président de la Métropole du Grand Paris (MGP)?

Une page d'Histoire a été écrite le 22 janvier, c'est évident. Mais n'allez pas dire que je me prends pour un personnage historique… Recueillir le vote de la quasi-totalité des conseillers métropolitains, c'est exceptionnel. Voir les clivages politiques s'effacer devant l'intelligence collective, c'est très émouvant.

«Nos voisins ont créé le Grand Londres ou le Grand Berlin. Et nous serions le seul pays européen à ne pas avoir l'intelligence de nous rassembler?»

On dit souvent que la MGP est une coquille vide, une strate supplémentaire dans le millefeuille territorial, éloignée des préoccupations des habitants… Ce sont des bêtises trop souvent répétées par les ennemis de la Métropole. La vérité, c'est que la MGP est une intercommunalité au service de 7 millions d'habitants. Elle associe 131 maires [et d'autres conseillers municipaux pour les communes les plus peuplées, dont 62 conseillers de Paris], tous élus au suffrage universel dans leur commune, et donc légitimes. Ces maires vont travailler ensemble pour faire avancer les dossiers en matière de développement économique, d'habitat, d'environnement et d'aménagement du territoire. Cela aura un impact positif sur la vie des citoyens, sans augmenter les contraintes fiscales et administratives. Nos voisins ont créé le Grand Londres (7,7 millions d'habitants) ou le Grand Berlin (6 millions). Et nous serions le seul pays européen à ne pas avoir l'intelligence de nous rassembler?

"Les 100 premiers jours seront occupés à construire la gouvernance"

Comment voyez-vous concrètement vos 100 premiers jours à la tête de cette nouvelle institution? Quelles mesures comptez-vous prendre immédiatement?

Il est trop tôt pour parler de mesures concrètes. Les 100 premiers jours seront occupés à construire la gouvernance. Il va falloir trouver des locaux, constituer des équipes, se mettre d'accord sur une méthode de travail, sur les missions confiées aux vice-présidents… Nous allons surtout définir ce qu'est l'intérêt métropolitain et répartir les compétences entre la MGP et les douze territoires [Établissements publics territoriaux] qui la composent. Les résultats ne seront visibles pour la population qu'à partir de 2017.

Quel sera le rôle des 20 vice-présidents?

Ce sera l'objet de notre première réunion lundi. Je demanderai à chacun quels sont ses centres d'intérêt. Il me semble assez logique qu'Anne Hidalgo revendique les relations internationales et les grands événements. Gilles Carrez est très compétent sur les finances. André Santini s'intéresse à l'économie…

«On ne va pas faire comme si Hidalgo n'existait pas. Mais chacun se respecte»

Ne craignez-vous pas une omniprésence de la maire de Paris, beaucoup plus visible et influente que n'importe quel autre maire?

Anne Hidalgo est la maire de la capitale de la France autour de laquelle se construit la Métropole. On ne va pas faire comme si elle n'existait pas. Mais chacun se respecte. Elle ne prendra pas la place du président. Et elle nous aidera à donner une visibilité mondiale à la métropole.

"Le budget de la MGP est de de l'ordre de 3,7 milliards d'euros"

Comment fait-on pour présider une telle institution avec un budget dérisoire de 70 millions d'euros?

Je ne sais pas d'où sort ce chiffre. Pour l'instant, le budget de la MGP est de de l'ordre de 3,7 milliards d'euros, qui seront redistribués aux douze territoires. Ce n'est pas ridicule. Concernant le fonctionnement des services de la Métropole, nous devrions tourner autour de 4 ou 5 millions pour démarrer ; c'est largement suffisant. Pour le reste, Gilles Carrez va travailler sur des projets de maquettes budgétaires. Nous voulons aller très vite. Mi- février, nous aurons le débat sur les orientations budgétaires. En mars, nous voterons le budget.

La nouvelle présidente de la région, Valérie Pécresse (LR), estime que "le Grand Paris, c'est l'Île-de-France" et réclame la "suppression" de la MGP…

Valérie vient d'arriver, elle pose ses marques. Mais je ne suis pas en compétition avec elle. La Métropole n'a pas les mêmes compétences que la région, à part un peu de développement économique. Valérie est une femme intelligente, solide ; je n'imagine pas un instant que nous puissions être en conflit.

"Quand j’ai vu le prix de vente, j’ai failli avoir un vertige"

Envisagez-vous de racheter le siège de la Région Ile-de-France, dans le 7e, que Valérie Pécresse souhaite déménager en banlieue?

L’idée est intéressante, mais ce n’est qu’une rumeur. L’avantage, c’est qu’il y a un hémicycle. Mais quand j’ai vu le prix de vente, j’ai failli avoir un vertige. Malheureusement, je ne pense pas que ce soit dans nos moyens. En attendant de trouver un lieu adapté, nous installerons provisoirement le bureau de la MGP dans les locaux de la mission de préfiguration, rue Leblanc (15e). Et nous avons réservé la location de l’hémicycle du Palais d’Iéna (16e) pour cinq séances.

Quel regard portez-vous sur le projet de Patrick Devedjian et Pierre Bédier de fusionner leurs départements, les Hauts-de-Seine et les Yvelines?

Je ne répondrai pas à cette question.

«Croyez-moi, quand la Métropole sera vraiment en marche, il sera très difficile de l'arrêter»

Le conseil métropolitain ne compte que 28% de femmes (59 sur 209 élus). Et le bureau, seulement trois femmes sur 21 membres. N’y a-t-il pas un problème de parité? Il faut le dire aux électeurs! Ce n’est pas de ma faute s’il y a peu de femmes. Moi, je fais avec les maires qu’on m’envoie.

Certains pensent que vous êtes non seulement le premier mais aussi le dernier président de la MGP…

C'est absurde. En tout cas, je ferai tout pour que cela n'arrive pas. Je suis très optimiste. Croyez-moi, quand la Métropole sera vraiment en marche, il sera très difficile de l'arrêter. J'en veux pour preuve l'enthousiasme collectif manifesté lors de la première assemblée vendredi. Tout le monde a l'air de croire que c'est normal, naturel. Mais c'est le fruit d'un travail colossal et d'une puissante volonté des maires de travailler ensemble, au-delà des différences politiques. Voilà notre force. Les 7 millions d'habitants du Grand Paris attendent de nous que nous soyons responsables et efficaces, imaginatifs et passionnés. Nous ne les décevrons pas.
Lire aussi : la tribune de Stéphane Troussel, président PS du 93, qui voit dans la MGP une "grande occasion manquée"
Bertrand Gréco - Le Journal du Dimanche dimanche 24 janvier 2016

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