Sarko ou le complexe de Zorro par Claude Allègre et Dominique De Montvalon, Plon, Paris, janvier 2012
Février 2012. Présidentielle, Claude Allègre est toujours sarkoziste

Mai 2009. Toujours candidat pour être Ministre de Sarkozy, après Jospin

Août 2008. Enfin Commissaire du Président

Août 2007. Pour Nicolas Sarkozy, qu'il admire beaucoup
Août 2007. Contre François Hollande, le "magouilleur"
Mai 2007. Contre François Hollande

Octobre 2006. Contre Ségolène Royal

Claude Allegre (1937-)

Scientifique, dit "de haut niveau", bien qu'éventuellement contesté (par exemple par le célèbre vulcanologue, il est vrai également secrétaire d'Etat socialiste dans le gouvernement Fabius de 1984 à 1986, Haroun Tazieff (1914-1918), lors de l'éruption de la Soufrière à la Guadeloupe en 1976 qui vit le déplacement forcée, et inutile, de 75 000 personnes)
et ancien ministre socialiste de l'Education nationale, "Education nationale" alors qualifiée de "mammouh", dans le gouvernement de son "ami de toujours", l'ancien trotskiste Lionel Jospin.
Un ministre évidemment contesté, notamment par les enseignants du "mammouh".

Convaincu d'être génial c'est avec une grande douleur qu'il doit abandonner en mars 2000 son ministère.
Il publie alors un ouvrage qui a un certain succès Toute vérité est bonne à dire, Robert Laffont, Paris 2000, suivi d'un deuxième ouvrage confirmatif Les audaces de la vérité, Robert Laffont, Paris 2001, ouvrages dans lesquels, horriblement choqué d'avoir été sacrifié par son "ami de toujours", Lionel, il crache "allègrement" dans la soupe socialiste de ce dernier, et cela à la veille encore de la présidentielle de 2002 ... avec le résultat que l'on sait : Lionel Jospin est battu en suffrages par Jean-Marie Le Pen ....

Mais en 2006 il soutient une éventuelle candidature présidentielle du même Jospin, pour faire obstacle à Ségolène Royal, qui fut sa ministre déléguée, une femme "difficile". Et ne cesse de dire urbi et orbi le mal qu'il pense d'elle (portrait : 12 avril 2007), tout en publiant des ouvrages, qui se vendent très bien ...

En mai 2007, Ségolène Royal obtenant, malgré toutes les trahisons, 47% des suffrages exprimés, il propose ses services au nouveau président de la République, Nicolas Sarkozy ... qui aurait souhaité le nommer dans le Gouvernement Fillon 1 ...

En août 2007, pour le lancement très médiatisé d'un nouvel ouvrage, qui devrait avoir autant de succès que les précédents, il attaque François Hollande, dit "le magouilleur", et vante les mérites d'un nouvel "ami", le maire de Paris, Bertrand Delanoë.
Mais "il admire Sarkozy" ... à suivre.

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Septembre 2002 : Encore une critique socialiste : Fabrice Nicolino, Le crétinisme scientifique

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Pour un homme de gauche, l'État est à la fois le représentant et le garant de l'intérêt général, il doit guider, accompagner mais aussi influer sur l'évolution de la société pour que celle-ci se fasse de manière harmonieuse. Pour cela, il doit veiller à ce que les inégalités entre les citoyens ne soient pas trop importantes. L'insécurité croissante, qui doit être combattue directement, montre aussi que les inégalités deviennent insupportables à certains. C'est à ce titre que l'État doit jouer un rôle essentiel dans la garantie de l'égalité des chances, donc de l'éducation et de la formation, donc de la Sécurité sociale et de la santé, et qu'il doit y intervenir directement au niveau de la gestion. Garant de la justice, l'État est là pour élaborer les règles de vie en société (les lois) et pour les faire respecter, d'où son rôle fondamental dans la justiœ et la police. Mais dans le domaine économique, il doit accepter une réduction drastique de son rôle direct. Il ne peut être, désormais, qu'un facteur parmi beaucoup d'autres, avec comme leviers essentiels la dépense publique et la fiscalité. Pour le reste, monnaie, défense, affaires étrangères, commerce, recherche scientifique, demain son rôle ne sera pas aboli, mais il s'exprimera à l'échelle européenne. L'État français devra être en mesure de peser à ce niveau, conscient de la nécessité constante de compromis ou d'accords avec les autres partenaires de l'Europe.
Les audaces de la vérité, p. 108

2
Dans le socialisme, il y a deux choses : l'idée et les modalités.
L'idée socialiste, c'est l'équilibre de la société. Cet équilibre ne peut exister que si les inégalités de situation, de fortune et d'espoir ne sont pas trop fortes. Il suppose aussi que l'individu, ses droits, sa liberté n'empêchent pas que la collectivité soit organisée en vue de l'intérêt général. L'action d'un individu ne doit pas contrecarrer l'intérêt général. A l'inverse, l'organisation collective, l'État ou la commune ne peuvent, même au nom de l'intérêt général, porter atteinte aux droits de l'homme.
La mise en pratique de ces principes se fait en fonction de l'environnement historique, social, humain, et selon l'expérience acquise. On a pu croire un moment que la planification et la réglementation étaient seules à même d'assurer l'égalité des chances. On sait aujourd'hui que ces idées constituaient des mirages. Remercions Mikhaïl Gorbatchev pour l'avoir reconnu et avoir libéré quatre cents millions d'hommes et de femmes sans que le sang soit versé !
Mais le triomphe de l'économie de marché n'altère pas les principes du socialisme. Il en renouvelle seulement les modalités. Ce renouvellement ne peut consister à reculer sans cesse, à se convertir au libéralisme au nom du principe de réalité. Je pense l'avoir montré en matière de politique économique : oui à l'investissement public ; non à la baisse générale d'impôt ! Ma position sur l'évolution du système de santé et de retraite est un autre exemple. Il faut évoluer vers un système mixte et adopter l'idée de fonds de pension. Mais je ne crois pas qu'il faille le faire sous une forme libérale et confier ces fonctions essentielles aux assurances privées. Ma volonté de réformer et de moderniser les services publics pour les rendre plus solides renvoie à la même vision.
Ibidem, p. 330-331

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Septembre 2002 : Le crétinisme scientifique

On pourrait et il serait fort agréable de se foutre purement et simplement de Caude Allègre. Mais l'homme est socialiste, scientifique, et les médias lui déroulent constamment sous les pieds un tapis rouge. On l'entendait l'autre matin, sur France Inter, ridiculiser ceux qui tentent d'alerter le monde sur la crise écologique. Et peu avant dans sa chronique hebdomadaire de l'Express, l'ancien ministre y allait plus fort encore, si c'est possible. En résumé, notait-il, "la situation écologique du globe ne cesse de s'améliorer ".
Nous vous parlions, au début de l'été (2002), d'un livre de désinformation écrit par le Danois Bjorn Lomborg, The Skeptical Environmentalist. Eh bien Allègre le reprend à son compte, intégralement! Il va même plus loin, en suggérant de se débarrasser purement et simplement du protocole de Kyoto, dont l'application coûterait selon lui bien trop cher. Quant au dérèglement climatique, dont Allègre niait l'existence dans une chronique de 1995 (dans le Point à l'époque), attribuant toute l'affaire à une mystérieuse conspiration, il est bien obligé d'aujourd'hui reconnaître ses effets. " Le climat change, sans doute, concède le grand esprit, mais comment et à qu'elle vitesse ?"
Pourquoi un homme dont la réputation scientifique n'est nullement usurpée en arrive-t-il à de tels propos? La question dépasse le cadre de ces lignes, et n'est bien entendu pas nouvelle. Sans en avoir apparemment conscience, Allègre nous rejoue, mais en farce cette fois, l'épisode atroce de ces chercheurs indiscutables versant dans les pires inepties staliniennes.
Il ne faut pas prendre la chose à la légère. Le désastre de Johannesburg, où rien n'aura été obtenu, est en bonne part dû à un sabotage organisé par les lobbies industriels, maîtres à l'OMC comme au Sommet de la Terre. Ces réseaux ne se contentent pas de commander à la politique américaine: omniprésents à Bruxelles, dans les couloirs de la Commission européenne, ils dirigent en fait le Nord, au moins le Nord. Et ils ont parfaitement compris qu'il fallait réagir, par tous les moyens disponibles.
Ce que ces gens préparent, c'est la réédition à une échelle incomparable de ce qu'a réussi pendant des décennies le lobby du tabac: gagner du temps, grâce à des auteurs complaisants, à des études tronquées ou truquées, grâce à la publicité et à la propagande.
Évidemment, Allègre n'est pas acheté. Évidemment, il est sincère. Appartenant à cette race d'hommes qui se croient originaux et rebelles quand ils ne sont qu'arrogants et balourds, il ne manquera pas d'être utilisé.
A l'insu de son plein gré ou presque.
Politis, par Fabrice Nicolino, 12 septembre 2002, p. 25.

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30.09.06 | 07:44 Gilles Savary dénonce des "bouffées de haine".
L'ancien ministre Allègre avait affirmé qu'elle n'était "capable ni de gagner, ni de présider".

L e porte-parole de Ségolène Royal, Gilles Savary, a dénoncé, vendredi 29 septembre, dans un communiqué les "bouffées de haine publique de Claude Allègre" contre la candidate socialiste à la candidature.
Elles "sont minables et dégradantes pour lui", lâche-t-il, en lui conseillant "de délivrer ses oracles empoisonnés à l'intérieur du Parti socialiste, à moins qu'il n'ait décidé de faire le jeu de la défaite de son propre camp".
"Dans ce cas, Claude Allègre ajouterait à l'offense à Ségolène Royal, une offense aux militants de son propre parti politique", conclut vertement Gilles Savary.
Une position partagée par Pierre Schapira, adjoint PS de Bertrand Delanoë, proche de Lionel Jospin, qui a qualifié vendredi de "déplacée" la déclaration de Claude Allègre.

"Capable ni de gagner, ni de présider"

Ségolène Royal "appartient à la troisième gauche, celle qu'on situe mal sur l'échiquier politique", affirme notamment l'ancien ministre (jospiniste) de l'Education Claude Allègre dans l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur paru jeudi 21 septembre.

Claude Allègre, ancien ministre de l'Education nationale proche de Lionel Jospin, a, par ailleurs affirmé vendredi 29 septembre sur France Info qu'il pensait que Ségolène Royal n'était "capable ni de gagner, ni d'être président de la République".
Concernant la décision de Lionel Jospin de ne pas briguer l'investiture socialiste pour la présidentielle, Claude Allègre a souligné qu'on était allé cherché l'ex-Premier ministre "à commencer par le premier secrétaire du PS (François Hollande) en son temps". "Il l'a encouragé il y a un an et demi à être présent dans cette opération", a-t-il dit.

Sondages "manipulés"

"Des tas de personnes" ont "encouragé" Lionel Jospin, a poursuivi Claude Allègre citant Daniel Vaillant, Bertrand Delanoë, Martine Aubry et lui-même. Il a regretté que Dominique Strauss-Kahn "ait décidé de se maintenir" alors qu'"on aurait pu penser qu'il se rallie" à une candidature Jospin.
L'ancien ministre de l'Education a indiqué qu'il ne se rangerait pas derrière Ségolène Royal, favorite des sondages, dans la primaire socialiste. "Je ne pense pas qu'elle soit capable ni de gagner, ni d'être président de la République", a-t-il jugé.
Il a exprimé la crainte de voir les sondages, dont certains sont "manipulés", décider des candidats.
NOUVELOBS.COM | 30.09.06 | 07:44

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samedi 12 mai 2007, 21h23 Le socialiste Claude Allègre se dit "prêt à aider Nicolas Sarkozy"

PARIS (AFP) - L'ancien ministre de l'Education de Lionel Jospin, Claude Allègre (PS), se dit "prêt à aider Nicolas Sarkozy", dans un entretien à paraître dimanche dans Le Parisien-Aujourd'hui en France.

M. Allègre qui a été reçu à plusieurs reprises par le nouveau président de la République précise qu'il est "prêt à accepter une mission limitée dans le temps pour aider l'université française à s'adapter au XXIe siècle et pour faire en sorte que la recherche redevienne une des priorités nationales".

L'ancien ministre y met toutefois une condition: que "des moyens financiers importants" soient débloqués pour réformer l'université et la recherche, comme, selon lui, Nicolas Sarkozy le lui a "laissé entendre".

Il indique qu'il n'a pas voulu devenir ministre car "il est temps qu'une nouvelle génération soit aux commandes".

M. Allègre affirme que le président élu "l'impressionne", qu'il "a du charisme et, en plus, il est très sympathique".

Il réitère ses attaques contre le programme de Ségolène Royal qui "n'était pas socialiste, mais de centre-droit avec quelques adjuvants archaïques". "En revanche", dit-il, "chacun restant ce qu'il est, j'approuve totalement la politique d'ouverture du président de la République car, de toute ma vie, jamais je n'ai considéré la politique comme une guerre civile".

Interrogé samedi sur l'attitude du PS à l'égard de ceux de ses membres qui rejoindraient M. Sarkozy, le premier secrétaire François Hollande a affirmé: "Comment voulez-vous que des membres d'un parti qui a contesté tous les choix de Nicolas Sarkozy depuis 2002 et dans cette campagne présidentielle, qui serviraient celui qui a été leur adversaire, puissent rester membres du parti socialiste ?".
Yahoo.fr, actualités, samedi 12 mai 2007, 21h23

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Allègre: «Le PS a fait de l'incompétence le gage de la démocratie» REUTERS
Claude Allègre, fidèle de Jospin (notedt, ???), critique François Hollande et Ségolène Royal. Par Alain AUFFRAY, Libération, QUOTIDIEN : samedi 26 mai 2007, p. 9

A plusieurs reprises, Claude Allègre, fidèle de Lionel Jospin, a été contacté à par Nicolas Sarkozy qui aurait souhaité le nommer dans le gouvernement Fillon. L'ancien ministre de l'Education nationale explique les raisons de son refus.

Que vous a proposé Nicolas Sarkozy ?

Il m'a proposé d'être ministre.
Le projet de réformer la recherche et l'enseignement supérieur français en y mettant des moyens importants, sur lesquels il s'est engagé, est pour moi fondamental pour l'avenir de notre pays. Ce projet doit dépasser les clivages politiques. Pourtant j'ai décliné l'offre. C'était une décision difficile. Il y a d'abord des réserves personnelles : je me suis beaucoup réinvesti dans des recherches que j'ai besoin de concrétiser. Mais il y a, sur le fond, une autre réserve : mes convictions de gauche étant intactes, je pouvais difficilement m'engager à être solidaire de l'ensemble de la politique gouvernementale. Cette politique, je ne la vois pas encore clairement. Même si Sarkozy a donné des garanties démocratiques.

Lesquelles ?

Renforcer les droits de l'opposition parlementaire, lui confier la présidence de la commission des finances, l'associer aux nominations qui relèvent aujourd'hui du seul président, limiter à deux les mandats du Président. En s'engageant sur tous ces points, il démontrait au moins qu'il ne commençait pas une carrière de dictateur.

Où était, alors, le problème ?

Etre membre d'un gouvernement, c'est être solidaire. Or j'ai des interrogations sérieuses sur divers projets. Je n'ai pas envie de laisser démolir le code du travail même si, c'est clair, il faut le modifier largement. L'instauration de peines incompressibles me pose aussi problème, même si je comprends qu'on soit choqué par le laxisme de certains juges.
Je n'exprime pas une hostilité de principe, je demande à voir... Il y a aussi de très bonnes choses dans le programme de Sarkozy : les heures supplémentaires exonérées de charges. Et ce grand ministère confié à Juppé. C'est un projet formidable que j'avais essayé de vendre à Jospin. Avec du courage et de l'imagination, il y a là un vivier d'un million d'emplois nouveaux ! Le ministère des Comptes de la nation, c'est aussi une bonne idée.

Sarkozy aurait aussi voulu vous confier une mission de conseil et de préparation de la réforme de l'Université. Pourquoi avoir refusé ?

Pour réformer l'Université et la Recherche je lui ai dit qu'il fallait au préalable s'engager à augmenter les salaires des enseignants et élever de 10 % par an le budget. Il était prêt à signer, à l'écrire dans la lettre de mission. Je lui ai aussi expliqué que pour être efficace, il fallait un secrétariat d'Etat rattaché à François Fillon, qui connaît parfaitement ces questions. Il est capable d'arbitrer en trois minutes. Et la mission ne pouvait exister qu'en contrepoint d'une structure légère. Pour des raisons de quotas et d'équilibre politique, Sarkozy a décidé de créer un ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Dans ces conditions, il m'était difficile d'accepter une simple mission, même placée auprès de lui, car les interférences et conflits possibles étaient trop probables.

Les législatives s'annoncent calamiteuses pour le PS, cela vous réjouit-il ?

Bien sûr que non ! Sarkozy lui-même a besoin d'une véritable opposition. Sinon, il finira par avoir des problèmes avec les extrémistes de sa majorité. Pour limiter la casse, il faut que le PS arrête avec l'opposition frontale pratiquée par François Hollande. Cela conduit à la catastrophe. Il faut que le PS ait le courage de dire : «Nous serons l'opposition, mais chaque fois que des projets seront bons pour la France, nous les voterons.»

Hollande a donc tout faux ?

Hollande a été un ami. Mais là, je suis vraiment fâché contre lui. Il nous a pris pour des imbéciles.
Il a accumulé les combines, pensant qu'il finirait par être désigné candidat. Il croyait que Royal allait s'arrêter. Elle n'a pas le talent nécessaire, mais une niaque pas possible. Mitterrand puis Jospin avaient su, avec les groupes d'experts, attirer des talents. Hollande, lui, a préféré s'entourer de magouilleurs incompétents.
On reste confondus d'apprendre que le PS n'a rien demandé pour élaborer son programme à des gens comme Martin Hirsch, Jacques Attali, Hubert Védrine, Bernard Kouchner, Denis Olivennes et tant d'autres, tous membres du PS. Le parti a fait de l'incompétence le gage de la démocratie, Ségolène disant même : «Nous n'avons pas besoin d'experts !» Sarkozy a, lui, récupéré les compétences, en ayant le courage d'affronter ses partisans. Que Jean-Pierre Jouyet, le meilleur ami de Hollande soit passé chez Sarkozy, c'est symbolique.

Si les socialistes sont si nuls, pourquoi voter PS ?

Ce ne sont pas les socialistes qui sont nuls, c'est la direction du PS. Avant le congrès du Mans, nous avons eu le plus faible secrétariat national de notre histoire. Mais il y a des députés, des maires qui font du très bon travail, qui défendent un idéal, des gens formidables. C'est cela le PS, pas les apparatchiks parisiens !

Que va-t-il selon vous se passer ?

Ségolène Royal risque de prendre le leadership de la gauche.
Elle va tenter de refaire une sorte de FGDS (1). La seule personnalité qui puisse lui résister aujourd'hui, c'est Bertrand Delanoë entouré de quelques jeunes comme Benoît Hamon, Stéphane Le Foll, Annick Lepetit, Clotilde Valter ou Harlem Désir. Il pourrait rénover le PS. Il a des convictions authentiquement socialistes mais aussi la compétence et le talent. Car la rénovation du PS, ce ne sont pas les vieux qui la feront. C'est aux jeunes de prendre la main.

Restez-vous au PS ?

Je paie toujours mes cotisations. J'attends de voir ce qui va se passer. Si Bertrand Delanoë se lance...
(1) Leader de la Fédération de la gauche démocrate et socialiste, François Mitterrand s'était porté candidat à la présidentielle de 1965, et rapproché du PCF.

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Claude Allègre qualifie François Hollande de "magouilleur" lemonde.com, 30.08.07 | 09h28

PARIS (Reuters) - L'ancien ministre socialiste de l'Education Claude Allègre considère que le premier secrétaire du PS François Hollande, qu'il qualifie de "magouilleur", est le principal responsable des défaites électorales et du désarroi dans son parti.

Pour lui, le premier secrétaire a joué un jeu funeste en laissant se multiplier les candidatures à l'Elysée au PS dans l'espoir qu'on vienne finalement le chercher pour être le champion du parti.

"Il est le responsable principal de toute cette pagaille. Il a joué au plus fin avec tout le monde et il a perdu (...) Il pensait que plus le marigot était rempli de crocodiles, plus il avait de chances. Il a foutu un bordel noir", dit-il dans un entretien à Libération, après la sortie de son livre intitulé "La défaite en chantant".

Sur RTL, il a utilisé le terme de "magouilleur" et comparé François Hollande à Guy Mollet, dirigeant socialiste des années 50 champion des luttes d'appareil et honni à gauche pour avoir le premier envoyé des appelés du contingent en Algérie.

"Il a mis ce parti par terre, donc je pense qu'il a une responsabilité énorme", a-t-il dit. Le parti a eu le tort de se priver des experts et de ne pas suffisamment travailler sur les dossiers, juge-t-il.

Claude Allègre brocarde aussi, comme il l'a fait depuis le début de la campagne présidentielle, Ségolène Royal, qui, selon lui, est dynamique mais n'a pas d'idées: "elle ne s'intéresse pas aux dossiers, uniquement à son promotion."

Il fustige par ailleurs les quadragénaires du PS, rassemblés autour d'Arnaud Montebourg et Manuel Valls, qu'il nomme dans son livre les "jeunes chacals et les jeunes hyènes". "Ils n'ont pas la moindre idée, il n'y a rien, le vide. La rénovation du PS, ce n'est pas eux", dit-il à Libération.

Pour Claude Allègre, le PS est dans la situation du parti conservateur anglais quand les travaillistes ont pris le pouvoir en 1997: "la rénovation prendra 10 ou 15 ans".

L'ancien ministre annonce qu'il ne reprendra pas sa carte du PS en janvier, après 34 ans de militantisme. Dans Libération, il dit être "séduit" par Nicolas Sarkozy et n'exclut pas de profiter de l'ouverture: "l'avenir n'est écrit nulle part".

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JDD Politique 31/08/2007 - 07:49

Allègre "admire" Sarkozy
Claude Allègre, qui fait l'actualité avec son livre coup de poing, La défaite en chantant, a reconnu vendredi matin une certaine admiration pour Nicolas Sarkozy dont il dit qu'il aurait pu être un ministre.

"J'admire son dynamisme. J'admire sa clarté de pensée et d'expression", a indiqué sur i-Télé l'ancien ministre de l'Education pour qui, depuis l'accession de Sarkozy au pouvoir, "la France est de retour
sur la scène internationale".

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laTribune.fr, The Associated Press - 31/08/07 à 17:33:56 -
PS: Bertrand Delanoë prêt à donner un "coup de main" à la "rénovation"
Bertrand Delanoë s'est dit prêt vendredi à "donner un coup de main" au PS dans le "boulot titanesque" qui l'attend pour mener sa "rénovation", éludant les questions sur les ambitions nationales qui lui sont prêtées.

"Si je peux, comme d'autres, donner un coup de main, je le ferai. Tout ça c'est un boulot titanesque et on a besoin des 300.000 socialistes pour le faire (...) Moi parmi" d'autres, a proposé le maire de Paris à son arrivée à l'Université d'été du PS qui s'est ouverte vendredi après-midi à l'espace Encan de La Rochelle (Charente-Maritime). "Je suis tout à fait disponible".

Alors que les observateurs lui prêtent des vues sur la présidentielle de 2012, Bertrand Delanoë s'est défendu d'avancer ses pions et a appelé ses camarades à travailler "collectivement". "Il faut surtout se poser les questions du socialisme du XXIe siècle", a-t-il exhorté. "Tout le reste, c'est pipeau" et "les enjeux de personnes n'ont d'intérêt que par rapport à la force des idées".

Ce proche de Lionel Jospin a notamment appelé au calme François Hollande et Ségolène Royal. "Au lendemain de l'élection présidentielle, Ségolène nous a dit qu'elle se préparait pour (...) 2012. François nous dit en ce moment qu'il se prépare lui aussi pour l'élection présidentielle de 2012. A mon avis, il va y en avoir d'autres. Il faut rester calme", a-t-il pressé. "Commençons par travailler, on s'occupera de tout ça après". AP

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Elysée Claude Allègre: « J’ai décidé d’aider mon pays » Le Parisien Propos recueillis par Dominique de Montvalon | 30.08.2008, 07h00

ANCIEN MINISTRE PS de l’Education nationale et de la Recherche, longtemps proche de Lionel Jospin, Claude Allègre devenu un familier de l’Elysée vient d’être nommé par Nicolas Sarkozy à la tête d’une mission officielle.
Son mandat : organiser, avant la fin de l’année, des Assises européennes de l’innovation. Dans la lettre de mission qu’il lui a adressé, Nicolas Sarkozy lui demande des « propositions concrètes ».

Avez-vous hésité avant d’accepter la proposition de Nicolas Sarkozy ?

Claude Allègre. Non. D’abord, parce que c’est un sujet que je connais bien : quand j’étais ministre de Lionel Jospin, j’avais déjà organisé les Assises de l’innovation et j’avais fait passer ensuite au Parlement une loi en ce sens. Ensuite, parce que ce thème est vital pour l’Europe. Enfin, parce que les conversations que j’ai eues avec Nicolas Sarkozy m’ont convaincu de son extrême détermination.

« Sarkozy est capable de faire exploser les obstacles »

Qui allez-vous réunir ?

Des spécialistes français et européens de l’innovation : des scientifiques, des techniciens, des industriels, des entrepreneurs, des banquiers. Et j’associerai de très près à toutes nos discussions les parlementaires français et européens. Après quoi, clôturant nos travaux, Sarkozy annoncera ce qui lui aura paru pertinent.

Etes-vous devenu officiellement sarkozyste ?

J’ai décidé d’aider mon pays. Je suis catastrophé par la situation économique de l’Europe. Donc, je me sens un devoir, d’autant que je suis extrêmement impressionné par le dynamisme du président. D’ailleurs, à l’échelle européenne, tous ceux qui m’ont déjà donné leur accord me disent, eux aussi, qu’avec Sarkozy, on va peut-être réussir à relancer cet « agenda de Lisbonne » qui est resté lettre morte. Car Sarkozy est capable de faire exploser un certain nombre de freins, d’obstacles ou d’oppositions qui bloquent la stratégie d’innovation nécessaire à l’Europe. Oui, c’est un président réformateur, et même le seul leader européen réformateur d’envergure.

Vos anciens camarades du PS sont réunis pendant ce temps à La Rochelle… Ils font l’apprentissage en interne pour la première fois de la démocratie.

Jusqu’ici, les chefs désignaient les chefs qui désignaient les chefs, et tout le monde approuvait. Maintenant, ils sont engagés dans un processus démocratique et ils n’y sont pas habitués.

Entre les postulants à la succession de François Hollande…

… Ma préférence va à une association Bertrand Delanoë-Martine Aubry : elle serait, pour le PS et pour la France, porteuse d’avenir. Mais je n’ai pas de pronostic…

Et pas non plus de bulletin de vote !

Non. Et je n’en aurai plus jamais. Je n’adhérerai plus à aucun parti, quel qu’il soit.

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TopNews Reuters Claude Allègre se voit au gouvernement, les ministres tempèrent REUTERS | 19.05.2009 | 16:37 Par Laure Bretton Avec Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse

PARIS (Reuters) - Ni confirmée, ni démentie, l'éventuelle entrée de l'ex-socialiste Claude Allègre au gouvernement agite la majorité, à l'approche d'un remaniement ministériel rendu nécessaire par les européennes de juin.
Alors que l'ancien ministre de l'Education de Lionel Jospin affiche ouvertement ses ambitions, les ministres du gouvernement de François Fillon restent prudents tout en saluant la politique d'ouverture à gauche menée jusqu'ici par Nicolas Sarkozy.

Claude Allègre s'est dit prêt à prendre la tête d'un "ministère du Commerce international et de l'Industrie", à l'image du Miti japonais.
"C'est le genre de chose qui m'intéresse et qui intéresse le président de la République", a-t-il déclaré au début du mois dans un entretien au Journal du Dimanche.

Selon Le Monde, Nicolas Sarkozy envisage cette hypothèse qui chamboulerait l'architecture du gouvernement et suscite des tirs de barrage de la part des ministres dont les attributions pourraient être modifiées.

En Alsace où il était en déplacement mardi pour parler de la filière bois, le chef de l'Etat a relancé les spéculations en semblant tracer les contours de ce futur grand ministère.
"L'innovation, c'est la rencontre de trois acteurs : les universités, les organismes publics de recherche et les entreprises et le rôle des pouvoirs publics, c'est de faciliter cette synergie", a fait valoir Nicolas Sarkozy.

Au sein du gouvernement, l'ouverture n'est plus contestée.

"Je suis convaincu que l'une des empreintes du sarkozysme c'est sa capacité à s'ouvrir. Cela signifie tout simplement qu'il n'y a aucune raison d'y renoncer et au contraire tous les motifs pour persévérer", a dit mardi Brice Hortefeux sur RTL.

Sans citer le nom de possibles nouvelles recrues, le ministre du Travail a invoqué Voltaire pour qui "le meilleur gouvernement est celui où il y a le moins d'hommes inutiles".

"CELA NOUS DÉBARRASSERAIT"

En 2007, Patrick Devedjian avait laissé percer son amertume à l'annonce de la composition du gouvernement, où siègent les socialistes Bernard Kouchner, Eric Besson ou Jean-Marie Bockel.
L'ouverture doit aller "jusqu'aux Sarkozystes", avait dit celui qui est devenu depuis ministre chargé de la Relance.
"On a besoin de tout le monde", a-t-il assuré mardi sur LCI. "Je ne vois pas d'ailleurs le gouvernement en forme de rivalité", a ajouté Patrick Devedjian, pour qui Claude Allègre est "un homme qui a du talent".

Mais la personnalité de Claude Allègre fait débat.
Fin février, dans un entretien au Parisien, Nicolas Sarkozy voyait en l'ancien ministre socialiste un "grand scientifique" et "un homme avec qui j'aimerais un jour travailler".

La communauté scientifique s'était émue de cet hommage présidentiel à un chercheur contestant, entre autres, les thèses actuelles sur les causes du réchauffement climatique.
"Sa nomination au gouvernement ferait pour nous figure de provocation", avait alors expliqué Bertrand Monthubert, ancien président du collectif "Sauvons la recherche".

Rapprocher Economie, Finances, Commerce extérieur voire Industrie a déjà été fait par le passé, dans le gouvernement d'Edith Cresson, rappelle l'ancien ministre de l'Economie socialiste Michel Sapin pour qui "la seule nouveauté (serait) d'y accrocher la Recherche".
"Par rapport à un Miti, la France a choisi un modèle un peu différent", commente-t-on dans l'entourage de la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse.

Au Parti socialiste, l'idée de voir Claude Allègre rejoindre un gouvernement de droite ne suscite aucune émotion, contrairement au malaise provoqué, à l'été 2007, par la première vague de l'ouverture à gauche.

A 72 ans, l'auteur de "La défaite en chantant", un ouvrage au vitriol sur la campagne présidentielle de Ségolène Royal, n'est plus membre du PS depuis l'hiver 2008.

Entretenir la rumeur Allègre n'a qu'un but pour la majorité, selon Michel Sapin : "jeter le trouble" en pleine campagne pour les élections européennes. "Mais il n'y en a aucun. Au contraire, ce serait très bien, cela nous débarrasserait."

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Claude Allègre apporte son soutien à Nicolas Sarkozy Par lefigaro.fr Mis à jour le 19/02/2012 à 13:00 | publié le 18/02/2012 à 22:08

Dans un interview au Journal du Dimanche, l'ancien ministre socialiste critique François Hollande, qu'il dit «ne pas voir dans le rôle» de président.

L'ancien ministre socialiste de l'Education Claude Allègre a exprimé son soutien au candidat Nicolas Sarkozy. «On a besoin de Sarkozy car nous sommes dans une crise très profonde», déclare l'ancien ministre et proche de Lionel Jospin dans une interview au Journal du Dimanche. Le scientifique devrait intérger le comité stratégique de la campagne du préident sortant.

«Je suis partisan de Nicolas Sarkozy, à condition qu'il installe un gouvernement d'union nationale, dans lequel des gens comme François Bayrou auraient leur place, avec beaucoup d'experts», ajoute-t-il. Claude Allègre assure à ce sujet avoir obtenu «un certain nombre d'assurances» de la part de Nicolas Sarkozy, «mais ce n'est pas à moi de les annoncer».

Se défendant d'être un «cire-pompes», Claude Allègre souligne «que les parts de réussite de Nicolas Sarkozy, qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas, résident justement dans sa politique extérieure. Il a une énergie formidable». Selon lui, «tous les Allemands savent bien qu'au fond, c'est lui qui tire Angela Merkel, qui la pousse à agir».

Hollande serait «un Chirac II»

Présentant François Hollande comme un «politicien très intelligent et très sympathique», Claude Allègre estime toutefois que si le candidat socialiste était élu, «on aura Chirac II au pouvoir». «Chirac a cédé à tout, Hollande, c'est la même chose. Il fait des compromis tout le temps! Je ne le vois pas du tout dans le rôle», a-t-il ajouté. «Si Dominique Strauss-Kahn avait été candidat, je l'aurais en revanche soutenu», a assuré Claude Allègre.

Scientifique respecté mais iconoclaste, farouche adversaire de la thèse du réchauffement climatique provoqué par l'homme, Claude Allègre a vertement critiqué l'accord du PS et des Verts sur l'environnement, parlant même d'une alliance «contre-nature».

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