Christian Poncelet

(Juin 2007) Plainte contre X
(Janvier 2006) Nouvelle affaire ?
(Octobre 2005) Il paie sa secrétaire, pour éviter une sanction pénale
(Mars 2005) EMPLOI FICTIF. Le président du Sénat mis en cause par son assistante
Christian Poncelet, le président UMP du Sénat, est attaqué devant les prud'hommes par sa plus fidèle assistante.
Celle-ci révèle au cours du procès qu'elle a été rémunérée pendant vingt-huit ans par les PTT et France Télécom.

LE PRÉSIDENT du Sénat, Christian Poncelet, a eu à ses côtés, pendant vingt-huit ans, un emploi fictif.
Marie-Josèphe Aucouturier, une de ses plus proches collaboratrices, a été payée de 1972 à mai 2000 par les PTT et France Télécom. « Au début de ma carrière de député, les PTT ont mis à ma disposition une collaboratrice, a admis hier, depuis les Vosges, le président du Sénat, mais je ne savais pas que cela avait duré si longtemps...

Je croyais qu'elle était employée par le Sénat », ajoute-t-il confus.
Pourtant, en juin 2000, sous la pression de France Télécom désireux de régulariser une situation illégale, Christian Poncelet a bel et bien signé avec Marie-Josèphe Aucouturier un contrat d'assistante parlementaire...
Un contrat qu'il dénonce aujourd'hui en licenciant sa collaboratrice. Résultat, celle-ci l'attaque personnellement aux prud'hommes et réclame d'importants dommages et intérêts correspondant à ces trente-cinq ans passés à ses côtés.

« Elle était la chef de son secrétariat, elle le tutoyait et gérait toutes ses affaires personnelles »

Les faits remontent au printemps 1972, lorsque Christian Poncelet, ancien contrôleur des télécommunications et syndicaliste des PTT, est devenu député des Vosges.
Marie-Josèphe Aucouturier, employée des PTT depuis 1963, est « affectée » à ses côtés. Alors âgée de 28 ans, la jeune femme prend en charge l'ensemble de son secrétariat et son domaine « réservé ».
Elle le suit dans un premier cabinet ministériel sous Messmer puis sous le gouvernement Chirac de 1974. « Marie-Jo a été pendant trente ans la plus proche collaboratrice de Christian Poncelet, raconte un éminent membre du Sénat. Elle était la chef de son secrétariat, elle le tutoyait et gérait toutes ses affaires personnelles. »

Elu au Sénat en 1997, Christian Poncelet est accompagné de « Marie-Jo » qui partage à l'époque le bureau du sénateur des Vosges. Elle est pourtant toujours payée par les PTT.
Elu président du Sénat en 1998, Christian Poncelet continue de l'employer à ses côtés. Elle est toujours payée par France Télécom, qui a pris le relais de la Poste... « A partir de 1997, les affaires d'emplois fictifs du RPR ont rendu la chose délicate », raconte un élu RPR.
Michel Bon, à l'époque président du géant français des Télécom, tente alors à plusieurs reprises, très discrètement, de régulariser la situation. Quatre courriers de France Télécom sont adressés au président du Sénat, en date du 7 janvier 1998, du 1er mars 1998, du 11 mars 1998 et du 17 septembre 1999. Ils restent sans réponse.

Le 3 janvier 2000, Jacques Burillon, le no 2 de France Télécom, aujourd'hui à la retraite, écrit alors à la « postière » du Sénat : « Les conditions financières dans lesquelles s'effectue votre mise à disposition au Sénat doivent être définies dans le cadre d'une convention », écrit-il.
« Des courriers ont été adressés à la présidence du Sénat... mais aucune suite n'ayant été donnée... votre rémunération sera suspendue », conclut Jacques Burillon. En clair, France Télécom, devant la sourde oreille du président du Sénat, décide de mettre fin à cet emploi fictif.

En juin 2000, un accord est finalement trouvé.
Marie-Josèphe Aucouturier accepte de « prendre sa retraite anticipée » de France Télécom et Christian Poncelet signe avec elle un contrat d'assistante parlementaire prenant pour la première fois en charge son salaire.
Chargée auprès du 2e personnage de l'Etat des affaires réservées, sa fidèle collaboratrice poursuit son travail de toujours... Mais à l'automne dernier, changement de programme. Christian Poncelet décide de la licencier.
« Place aux jeunes », nous confie le président du Sénat. Un entretien de licenciement houleux a lieu dans le bureau feutré de la présidence du Sénat en octobre. Marie-Josèphe Aucouturier s'y rend avec un conseiller des salariés.
Aujourd'hui âgée de 61 ans, s'estimant injustement remerciée après trente-cinq ans de carrière commune, la fidèle collaboratrice a pris une avocate et a déclenché une procédure aux prud'hommes. Lors d'une première audience, début janvier, la défense du président du Sénat a proposé une « transaction ».
Les deux parties se retrouveront aux prud'hommes fin mars. Sollicitées hier, ni Marie-Josèphe Aucouturier ni son avocate, maître Karine Higounet, n'ont souhaité faire le moindre commentaire.

Après vingt-huit années de collaboration, Christian Poncelet a signé, en juin 2000, un contrat d'assistante parlementaire avec Marie-Josèphe Aucouturier.
De 1972 à mai 2000, celle-ci était payée par les PTT et France Télécom . (LP/AURELIE AUDUREAU.)
Laurent Valdiguié, Le Parisien, mardi 15 mars 2005, p. 12

-------

Poncelet paie enfin sa secrétaire

Le tribunal des prud'hommes a entériné mercredi (15 boctobre 2005) l'arrangement amiable intervenu entre Christian Poncelet, président du Sénat, et son ancienne secrétaire, Marie-Joseph Aucouturier, licenciée sans ménagement en décembre 2004.

Furieuse d'être traitée comme une vieille chaussette après trente-deux ans de bons et loyaux services, elle avait saisi les tribunaux en menaçant de révéler comment son salaire avait longtemps été pris en charge par France Telecom alors qu'elle était au service exclusif de Poncelet.

Face à la menace du scandale, ce dernier lui a versé 150 000 euros, contre promesse express de la boucler.
R.L., liberation.fr, 23 octobre 2005, p? 17

------

Paru le : 11/01/2006 Affaires Soupçons d'emploi fictif au Sénat

LA HAUTE ASSEMBLÉE a rémunéré, selon nos informations, pendant près de quinze ans une assistante parlementaire pour Christian Poncelet, l'actuel président du Sénat, sans que cet emploi laisse le moindre souvenir à ses collaborateurs.

Jacqueline C..., aujourd'hui à la retraite, admet ne s'être rendue « qu'à quelques reprises au Sénat » pendant ces quinze ans, mais se défend d'avoir occupé un emploi fictif.
« J'étais chargée de faire des enveloppes, nous explique-t-elle, embarrassée. Je recevais par la poste des listes de personnes et des enveloppes vierges, il fallait que je recopie les noms et que j'envoie le tout. J'ai toujours travaillé chez moi, en dehors de mes horaires de travail.»

Pendant toutes ces années, Jacqueline C..., en plus de ce travail d'assistante du président du Sénat, était vendeuse aux Galeries Lafayette, rayon chaussures.
« Au début, j'étais à mi-temps, ensuite à plein temps aux Galeries... Après j'ai eu des problèmes de santé et je suis allée m'installer en province », ajoute-t-elle.

Christian Poncelet, de son côté, se souvient « des enveloppes de voeux » dont s'occupait cette assistante parlementaire et admet qu'il lui avait demandé de « travailler chez elle », mais assure avoir « ignoré qu'elle travaillait aux Galeries Lafayette ».

Interrogé hier, l'Agas, l'organisme qui, au Sénat, est chargé de gérer les emplois de collaborateurs de sénateurs, explique qu'un emploi d'assistante parlementaire, même à mi-temps, « n'est pas compatible avec un emploi privé à plein temps »... « L'Agas ne m'a jamais alerté de ce problème », répond Christian Poncelet, deuxième personnage de l'Etat.
Quoi qu'il en soit, au cabinet du président du Sénat, personne n'a jamais entendu parler de Jacqueline C... « J'ai travaillé pendant sept ans comme directeur de cabinet de Christian Poncelet, mais je ne connaissais pas cette dame, que je n'avais aucune raison de connaître puisqu'elle n'était pas membre du cabinet. J'ai découvert son existence fin 2004 quand il a été mis fin aux contrats des deux assistantes parlementaires de Christian Poncelet », nous confie Alain Méar.

Curieuses erreurs de procédure

En octobre 2004, à peine réélu président, Christian Poncelet a ainsi signifié à Jacqueline C... qu'il mettait fin à ses quinze ans de discrète collaboration.
« J'ai accepté à l'amiable cette séparation, je n'ai pas fait de problème », raconte Jacqueline C... Poncelet a également mis fin au contrat de Marie-Josèphe Aucouturier, sa seconde assistante, qui, elle, avait un bureau à la présidence du Sénat.
Marie-Josèphe Aucouturier n'a pas compris les raisons de ce licenciement, après trente-deux ans de travail au côté du sénateur des Vosges, dont plus de vingt-huit ans rémunérés par France Télécom. Elle a déposé un dossier devant les prud'hommes, mais l'affaire n'a jamais été jugée, le président du Sénat acceptant une « transaction amiable ».

« J'ai payé de ma poche, mais j'ai fait une erreur de procédure, j'aurais dû déposer plainte avant », livre Christian Poncelet, que l'épisode rend encore « amer ».
Du même coup, en négociant financièrement avec son assistante, le président du Sénat a évité la transmission du premier dossier au parquet de Paris.

L'affaire pourrait encore rebondir. Un député, M. Lefort, a saisi le garde des Sceaux du cas des assistantes parlementaires. Une réponse du ministère de la Justice est attendue ce mois-ci.
leparisien.com, Laurent Valdiguié, Paru le : 11/01/2006, p. 17

------

mardi 5 juin 2007, 21h18 Christian Poncelet dément toute malversation

PARIS (Reuters) - Le président UMP du Sénat, Christian Poncelet, a démenti mardi soir être impliqué dans une affaire de "trafic d'influence."

Dans un communiqué, le sénateur annonce avoir chargé son avocat, Me Paul Lombard, de porter plainte pour "dénonciation calomnieuse, diffamation et violation du secret de l'instruction."

"Christian Poncelet a pris connaissance avec une stupeur indignée des allégations mensongères proférées à son encontre", précise le texte.

Selon le Canard Enchaîné, à paraître mercredi le parquet de Paris doit ouvrir une enquête préliminaire pour "trafic d'influence" dans un dossier susceptible de viser le président du Sénat.

L'hebdomadaire satirique explique que le sénateur est soupçonné d'être intervenu en faveur de Jean-Claude Bertoldi, l'un de ses amis travaillant pour la Sogea, filiale de BTP du groupe Vinci, en vue de l'octroi de chantiers publics en France et à l'étranger.

A l'appui de ses affirmations, le Canard Enchaîné publie un extrait de l'audition de Jean-Claude Bertoldi, interrogé sur ses conversations téléphoniques avec le président du Sénat et enregistrées par les enquêteurs.

Dans cet extrait, l'homme d'affaires évoque l'influence de Christian Poncelet pour obtenir un marché, reconnaissant que ce dernier devait toucher 8.000 euros si l'affaire se concluait.

Jean-Claude Bertoldi a été mis en examen et incarcéré pour escroquerie, abus de biens sociaux et faux en écritures privées, précise l'hebdomadaire.

Interrogé par le Canard Enchaîné, Christian Poncelet explique avoir voulu "aider des entreprises françaises à s'installer à l'étranger en toute transparence." Il précise n'avoir "jamais touché un centime" ni "fait pression sur personne" dans ces dossiers.
Yahoo.fr, actualités, mardi 5 juin 2007, 21h18

------

Retour Première page