Le Préfet Paul Girot de Langlade
02 juillet 2010 : Condamné pour avoir dit en connaisseur "On se croirait en Afrique ici"
10 septembre 2009 : Liberté d'expression démocratique, Brice Hortefeux s'exprime lui aussi: "Je ne suis pas raciste"
09 septembre 2009 : Liberté d'expression démocratique, le Préfet est mis à la retraite d'office pour ses "coups de gueule" (cf "coups de gueule" de Georges Frêche)
27 août 2009 : "Je ne suis pas raciste" ; c'est un coup politique monté par Brice Hortefeux
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Paul Girot de Langlade, suspendu de ses fonctions pour injures racistes, accuse le ministre de l'Intérieur d'avoir orchestré une cabale pour se refaire une image. Et reconnait au passage une partie de ses propos. «Me traiter de raciste est une insulte pour moi et ma famille, je veux être réhabilité et je vais me battre pour ça». Paul Girot de Langlade, le préfet suspendu le 7 août pour avoir insulté une employée de sécurité à l'aéroport d'Orly, se défend de tout propos raciste. Et se dit désormais victime d'une affaire orchestrée par le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux. «Je suis victime d'une cabale et je tiens à la dénoncer», affirme le préfet dans un entretien publié jeudi par Le Parisien. Cette affaire, qu'il qualifie à l'origine de «banal incident», aurait été montée par l'actuel ministre de l'Intérieur, «probablement pour faire oublier son passage au ministère de l'Intégration où il a mené une politique plus sévère que dans le passé et pour se refaire à bon compte une virginité de parfait antiraciste», explique ainsi le préfet. Des plaintes «téléguidées» Pour étayer ses accusations, Paul Girot de Langlade avance que la première agente de sécurité a avoir déposé plainte a été «convoquée» au commissariat, et ne s'y est pas rendue spontanément, comme certains médias l'avaient relayé. Les deux autres plaintes d'agents, déposées les 11 et 12 août, ont également été «téléguidées», assure-t-il. «Je m'étonne aussi de la rapidité avec laquelle les témoins ont été entendus», ajoute-t-il. Revenant sur l'épisode du 31 juillet à l'aéroport d'Orly, il reconnait avoir prononcé la phrase : «avec une gestion pareille, on se croirait en Afrique». Mais d'expliquer qu'il aurait aussi pu dire «on se croirait en Asie ou en Amérique» si le contrôle s'était déroulé correctement. En effet, il dit avoir été «bousculé» au passage du contrôle de sécurité. «Les agents ont été agressifs d'entrée de jeu». Le préfet a réitéré sa défense sur Europe 1 jeudi : «Je ne vois pas ce qu'il y a de raciste dans le fait de parler de l'Afrique. Il n'y avait aucune ambiguïté», a-t-il assuré. Selon la plainte déposée du 4 août, le préfet aurait pourtant déclaré «On est où là, on se croirait en Afrique», sans mettre en cause le fonctionnement de la sécurité, puis «De toute façon il n'y a que des Noirs ici». Dans une précédente version de l'incident, le préfet avait nié tous les propos rapportés, assurant qu'il avait simplement dit au départ : «dépêchez-vous», de façon agressive. Le film de la scène «conforte ma version» Le préfet nie par ailleurs les gestes que lui prêtent aujourd'hui les trois plaignants. L'une des employées de la société Securitas affirme en effet que le préfet aurait également jeté des objets dans sa direction : «Je n'ai rien jeté vers qui que ce soit et je n'ai rien dit sur la couleur de peau des agents». «La scène a été filmée par les caméras. Ce film conforte ma version», ajoute-il, sans préciser qui se trouve actuellement en possession de ces images. «Il n'y a jamais eu le moindre coup monté. Le ministre n'a pas d'influence sur les dialogues qui peuvent se tenir dans les aéroports»», répond l'entourage du ministre de l'Intérieur. «Si l'enquête démontre qu'il n'a pas commis les faits pour lesquels il est poursuivi, il sera réintégré sans le moindre problème».--------
Publié le 09/09/2009 à 13:18 - Modifié le 09/09/2009 à 17:18 Le Point.fr
ACCUSÉ DE "PROPOS RACISTES"
Le préfet Girot de Langlade "mis à la retraite d'office"
Paul Girot de Langlade est visé par une enquête judiciaire pour "injures publiques à caractère racial", après la plainte d'une employée de sécurité de l'aéroport parisien d'Orly
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Brice Hortefeux se défend de propos racistes Par Reuters, publié le 10/09/2009 à 18:51
PARIS - Les Verts et des responsables socialistes dénoncent comme racistes des propos prêtés au ministre français de l'Intérieur et diffusés sur le site internet du Monde dans une vidéo. Les Verts et des responsables socialistes dénoncent comme racistes des propos prêtés au ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux lors du campus d'été des Jeunes UMP, le week-end dernier à Seignosse (Landes), et diffusés sur le site internet du Monde dans une vidéo. (Reuters/Olivier Pon) Les Verts et des responsables socialistes dénoncent comme racistes des propos prêtés au ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux lors du campus d'été des Jeunes UMP, le week-end dernier à Seignosse (Landes), et diffusés sur le site internet du Monde dans une vidéo. (Reuters/Olivier Pon) Le ministre estime pour sa part qu'il s'agit d'une "vaine et ridicule tentative de polémique". Les faits se sont déroulés le 5 septembre sur le campus d'été des Jeunes UMP, à Seignosse (Landes), alors qu'on présentait à Brice Hortefeux un jeune militant d'origine maghrébine et membre d'une délégation de l'Auvergne. Dans la séquence diffusée, le ministre dit à la fin d'un échange, aux côtés de Jean-François Copé, président du groupe UMP de l'Assemblée nationale : "Il ne correspond pas du tout au prototype. Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes." Interrogé par le quotidien, le militant UMP présent sur cette vidéo défend le ministre : "Ça a été entièrement sorti du contexte (...). C'est honteux. Je suis Arabe mais il m'a tout à fait respecté (...). Je ne considère pas que c'est un dérapage". Dans son communiqué, Brice Hortefeux affirme que "pas un seul mot ne fait référence à une origine ethnique supposée" du jeune militant. "Alors qu'il prenait une photo à la demande d'un jeune militant, des commentaires du public ont porté sur les caractéristiques supposées des habitants de l'Auvergne, région d'origine de Brice Hortefeux", précise le texte. La diffusion de cette séquence intervient après la "mise à la retraite d'office" du préfet Paul Girot de Langlade par le conseil des ministres. "DUPONT-LAJOIE" Le haut fonctionnaire, soupçonné d'avoir prononcé des propos racistes, à la mi-août, lors d'un contrôle dans un aéroport parisien, a accusé Brice Hortefeux d'avoir monté une cabale contre lui pour faire oublier son passage au ministère de l'Immigration. Dans un communiqué, Faouzi Lamdaoui, membre du Conseil national du PS, condamne "avec la plus grande fermeté les propos scandaleux et discriminatoires de Brice Hortefeux." Il demande à Nicolas Sarkozy de prononcer à l'encontre du ministre "les même sanctions que pour l'ex-préfet Paul Girot de Langlade". Pour les Jeunes socialistes, cette déclaration a "le bruit et l'odeur du racisme" et le ministre doit "remettre sa démission". "Il ne s'agit rien de moins que du racisme banal, bête et méchant à la Dupont-Lajoie", renchérit la porte-parole des Verts Djamila Sonzogni dans un communiqué. "On sait dorénavant ce que M. Hortefeux a dans le ventre et ça ne sent pas bon", ajoute-t-elle. Gilbert Roger, maire socialiste de Bondy (Seine-Saint-Denis), juge les propos rapportés "révoltants et scandaleux". "Le ministre de l'Intérieur est tellement déconnecté de la réalité qu'il s'étonne même que la diversité puisse être présente au sein de son propre parti", écrit-il. "On comprend mieux la récente ouverture de l'UMP en direction de la droite extrême". Brice Hortefeux, alors ministre du Travail, avait déclaré en janvier dernier que la nationalité française de la secrétaire d'Etat chargée de la Politique de la Ville, Fadela Amara, n'était pas "forcément" évidente. La secrétaire d'Etat avait assuré qu'elle n'en voulait pas à Brice Hortefeux, la remarque étant une référence à leurs origines auvergnates communes.-------
L'ex-préfet Girot de Langlade condamné à 1 500 euros d'amende Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 02/07/2010 à 15:14
Le haut fonctionnaire avait été inculpé pour injures à caractère racial. Paul Girot de Langlade a été condamné ce vendredi à 1 500 euros d'amende pour injures racistes par le tribunal correctionnel de Créteil. "On se croirait en Afrique, ici !", avait lâché en juillet 2009 l'ancien préfet de Savoie lors d'un contrôle qui s'éternisait à l'aéroport d'Orly. Cette sortie lui a valu une mise à la retraite d'office, ainsi que la plainte de trois agents de sécurité, avec le soutien de la Licra, SOS Racisme et le Mrap. Ces propos "procèdent d'un amalgame selon lequel toutes les personnes du continent africain partagent le même défaut de l'incompétence et de la désorganisation", a expliqué le juge Philippe Michel, en rendant public le jugement. Le préfet Girot de Langlade avait récusé ces accusations tout au long du procès "Cela a été le bordel le plus complet [...] si le contrôle avait été rigoureux, j'aurais pu aussi bien dire on se croirait en Asie ou en Amérique" déclarait-il. Et d'accuser le Ministre de l'intérieur Brice Hortefeux d'avoir "orchestré" l'affaire "pour se refaire à bon compte une virginité de parfait antiraciste". Ni le préfet, ni son avocat n'était présents lors du jugement. "Jusqu'au bout il n'assume pas, il est dans le déni", affirme l'avocat des plaignants.--------