Le cri de la Gargouille, Albin Michel, Paris, 2002 (extrait)
Les Cent-Jours ou l'esprit de sacrifice, Perrin, Paris, 2001 et 2002
Le soleil noir de la puissance, 1796-1807 (De Bonaparte à Napoléon), Perrin, Paris, 08/2007
Hôtel de l'insomnie, Plon, Paris, février 2008
Maître Dominique Galouzeau de Villepin
02 avril 2008 : Un avenir politique possible
21 mars 2008 : Le tombeur du CPE récompensé par le maire de Paris
20 mars 2008 : 1,2 million pour Napoléon
01 mars 2008 : Acharnement judiciaire contre l'ancien Premier Ministre
24 février 2008 : CLEARSTREAM
Dominique de Villepin "veut un procès" ; Une instruction bouclée mais très contestée
15 février 2008 : Dominique Galouzeau de Villepin signe l'Appel républicain de Marianne
10 février 2008 : Leçons de gouvernance au Président de la République
04 février 2008 : Contre l'exhibitionnisme présidentiel
09 janvier 2008 : Maître Galouzeau de Villepin, avocat international
12 octobre 2007 : Affaire Clearstream, l'Etat a été irréprochable ... (Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin)
04 septembre 2007 : Confusion juridique et résistance sereine
27 août 2007 : Nécessité d'une opposition interne à droite ; pas de Cour de Justice
27 juillet 2007 : Mise en examen (vae victis ?);
05 juillet 2007 : Suite de l'affaire Clearstream : perquisition chez Dominique de Villepin, qui se défend de toute manipulation
17 mai 2007 : Le"salut" multilingue de Madame Galouzeau de Villepin
26 avril 2007 : La mort acceptée, officiellement
11 mars 2007 : The End ? Ralliement officiel à Sarkozy
22 décembre 2006 : Après Clearstream ?
12 novembre 2006 : Devant le Congres Juif Mondial : La France "se tient résolument aux côtés d'Israël"
19 octobre 2006 : Vengeance ? Michel Barnier met en cause Dominique Galouzeau de Villepin
13 septembre 2006 : PAS de service civil OBLIGATOIRE
12 juillet 2006 : Record historique, depuis 1968. Excellentes réussites au bac ... après les manifestations anti-Villepin ...
08 juillet 2006 : La France aurait pu battre l'Italie au Mondial de football 2006 ... mais Zinédine Zidane, un Homme d'Honneur, est expulsé sur un coup de tête (car lui-même, sa soeur, sa mère (?) sont gravement insultées par l'italien Marco Materazzi) ... et le remplaçant Trezeguet (fasciné par le gardien ?) loupe son coup de pied ... : l'équipe des racistes, tricheurs, et corrompus, est donc "championne du monde", CQFD ??? Zidane, qui ne joue plus, est suspendu pour trois matches ... ???, davantage "condamné" que l'insulteur ..., CQFD ???
05 juillet 2006 : Après les longues manifestations "des gauches" contre le CPE, des professeurs et élèves du secondaire, un bac "très bien réussi" ... "Ces bons résultats sont dus au savoir" selon le ministre Gilles de Robien ... (futur Premier ministre ?)
02 juillet 2006 : Les gauches, associations et partis, manifestent pour la régularisation des "sans-papiers" ; François Hollande "fier" et Arno Klarsfeld "apaisant" ...
14 juin 2006 : Education nationale : 8 500 postes de fonctionnaires non renouvelés sur 1.170.000 dont 32 000 professeurs sans élèves : les syndicats protestent vigoureusement ...
10 juin 2006 : On maintien la rigueur malgré la présidentielle
24 mai 2006 : l'ennemi n°1 : François Chérèque, un "ami" de François Bayrou ? ; et la Cour de cassation ... pour le lynchage médiatique ?
19 mai 2006 : Le corbeau de l'affaire Clearstream relance le lynchage médiatique
06 mai 2006 : Après le gouvernement de la rue, le lynchage médiatique : Jacques Chirac résiste ...
1er mai 2006 : La fête est finie. Les syndicats de nouveau séparés : les archaïques d'un côté, les réformistes de l'autre
28/29 avril 2006 : Théorie des dominos. CQFD : après le CPE, le CNE, et l'affaire Clearstream ... ; 30 avril 2006, le général Rondot dément
10 avril 2006 : France, démocratie, Etat de droit, gouvernement de la rue, victoire insurrectionnelle de la démocratie populaire sur la démocratie représentative : le CPE est "remplacé" ; les syndicats et les partis des gauches, ainsi que l'UDF de François Bayrou, se félicitent de leur victoire ; les étudiants et lycéens marxo-trotskistes et leurs idiots utiles "continuent le combat" ... contre notamment le CNE ... ; Dominique de Villepin courageux ; certains médias l'accablent ; 13 avril 2006 : des marxo-trotskistes violent l'Université et la démocratie représentative à Rennes II ; 20 avril 2006 : plus de deux millions d'euros de dégradations dans les Universités, incapables de faire maintenir l'ordre républicain, qui devront "payer" les réparations ... , formellement, donc réellement les cons-tribuables ...; 24 avril : retour des casseurs à La Sorbonne, la police intervient ; 25 avril 2006 : les camarades étudiants avec les camarades de la CGT pour "continuer le combat" ;
PREMIER AVRIL 2006 : Les syndicats socialistes maintiennent leur opposition à la loi républicaine validée par le Conseil constitutionnel (coup de force insurrectionnel ?) ; réunis chez les communistes, les partis marxistes, trotskistes, socialistes et radicaux maintiennent également leur opposition à la loi républicaine régulièrement adoptée (coup de force insurrectionnel ?) ; les étudiants marxistes pour la révolution (coup de force insurrectionnel ?) ; 4 avril : bis repetita avec le vrai chiffre pour Paris ; 7 avril : 500 agitateurs, pour la France entière, et quelques milliers d'idiots utiles s'exaspèrent et exaspèrent, par exemple à Paris ; 9 avril : le coup de pied de l'âne ? Giscard demande l'abrogation ...
31 mars 2006 : France, Etat de droit, Etat soeur : Le Conseil constitutionnel ayant validé la loi créant le CPE les gauches marxistes, trotskistes, socialistes et radicales, demandent solennellement son retrait ... le Président Chirac annonce la promulgation, mais demande à ce qu'une loi modificative soit votée concernant la durée et les motifs d'un non emploi ; les gauches maintiennent l'appel à la rue ; qui intervient ainsi que les casseurs (essentiellement bl.... et b.... , censure démocratique) ...
28 mars 2006 : Contre le CPE : 1.000.000 de manifestants selon la police, 3.000.000 de manifestants selon la CGT communiste ; des casseurs matraqués par la CGT ; des milliers de casseurs à Paris ; 787 arrestations dans toute la France (488 à Paris), 500 policiers blessés depuis le début des "évènements", la police espère une justice plus sévère ... ;
24 mars 2006 : Les syndicats socialistes maintiennent leur ultimatum contre la loi votée par les représentants du Peuple Souverain
18 mars 2006 : Contre le CPE : 500 000 manifestants selon la police, 1.500.000 manifestants (essentiellement fonctionnaires, enseignants, étudiants, lycéens, idiots utiles), selon les étudiants et syndicats de gauche, comme annoncé par eux préventivement .
Les voyous casseurs récidivent.
La rue lance un ultimatum aux élus du Peuple Souverain
16 mars 2006 : Encadrées par les socialistes (léninistes et trotskistes) et sociaux-démocrates, les manifestations étudiantes et lycéennes se terminent, à Paris, Rennes, Toulouse, Montpellier ... par du vandalisme de voyous : plus de 90 policiers blessés, plusieurs centaines d'arrestations .... la rue réclame, une nouvelle fois, le retrait d'un texte de loi voté par la représentation nationale ...
07 mars 2006 : Selon Reuters des dizaines de milliers de manifestants, étudiants et fonctionnaires essentiellement, contre le CPE (contrat de première embauche) ; un million selon la CGT et 400.000 selon la police ... de Nicolas Sarkozy, qui aurait fait demander le retrait du CPE ... ?
25 février 2006 : Menacé d'une OPA de l'Italien ENEL le groupe Suez va fusionner avec GDF ; les syndicats socialistes protestent ...
22 février 2006 : Grippe aviaire, Dominique de Villepin mange du poulet
16 février 2006 : Emploi des jeunes : les étudiants socialistes protestent toujours
14 février 2006 : Accord Franco-Russe
25 décembre 2005 : Lutte contre les faux chômeurs : les gauches protestent
01 décembre 2005 : Dominique Galouzeau de Villepin voudrait que les parents des enfants pratiquants l'absentéisme scolaire soient "responsabilisés", et entend justifier l'apprentissage à 14 ans ; protestation des gauches syndicales et associatives ...
29 novembre 2005 : Le premier ministre voudrait ne pouvoir accueillir en France que de "bons" étrangers ... les gauches associatives, SOS-racisme, protestent.
20 novembre 2005 : Un contre-Sarkosy à propos des émeutes urbaines d'octobre/novembre 2005
Octobre 2005 : Corse : Israël, les trotskystes et/ou nationalistes, sabotent
Encore des centaines de millions pour les Corses
Qui remercient à la roquette
Septembre 2005 : Problèmes d'Etat de droit avec Arthur.
31 mai 2005 : Villepin est nommé Premier ministre ; Sarkosy est son "lieutenant"
Avril 2005 : Dominique Galouzeau de Villepin se défend de vouloir la place du Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin ; (mai 2005) convoitée par Nicolas Sarkosy ?
Avril 2001 : Dominique de Villepin dirige le groupe qui élabore la
défense du chef de l'Etat face
aux juges *
Ceux-là commencent à bien se connaître. Depuis cinq ans, maintenant, ils se retrouvent dans le bureau du secrétaire général de l'Elysée, le plus souvent pour évoquer la progression des instructions judiciaires en cours sur le RPR ou la mairie de Paris, les effets de la confession enregistrée de Jean-Claude Méry ou la convocation comme témoin envoyée par le juge Halphen.
C'est un petit groupe soudé, dominé par la figure passionnée de Dominique de Villepin, le secrétaire général de l'Elysée. Il y a là, la plupart du temps, le directeur du cabinet du président, Bertrand Landrieu, préfet hors cadre, connaisseur des rouages visibles et moins visibles de l'Etat ; le conseiller aux affaires judiciaires de l'Elysée, Jean-Claude Antonetti, qui suit au jour le jour la progression des instructions ; Francis Szpiner, avocat d'Alain Juppé notamment. Parfois, au gré des dossiers, on consulte à l'extérieur Thierry Herzog, avocat des Tiberi et de Jacques Oudin, ancien trésorier du RPR ; Pierre Haïk, avocat de l'ancien ministre et ancien directeur du cabinet de Jacques Chirac à la mairie de Paris, Michel Roussin ; ou, un temps, Patrick Devedjian, qui fut le conseil de M. Chirac pendant de nombreuses années. Lorsque le "tapage médiatico-judiciaire" - comme il est coutume de qualifier, à l'Elysée, les affaires touchant le chef de l'Etat - devient trop fort, Claude Chirac, qui dirige la communication présidentielle, et Agathe Samson, chef du service de presse, se joignent au groupe. Jacques Chirac, lui, ne vient qu'en dernier ressort. "Cela l'agace de devoir passer de Poutine au juge Halphen", assure un conseiller.
C'est ce petit groupe-là qui a géré, le 28 mars, en pleine nuit, les effets de la publication dans Le Parisien de la convocation envoyée par Eric Halphen, pour venir témoigner le 4 avril dans l'affaire des HLM. C'est lui qui a rédigé le communiqué de refus que le président, réveillé à 5 heures du matin, n'a plus eu qu'à avaliser avant qu'il ne soit transmis à l'AFP (Le Monde du 29 mars). Lors de la publication, dans Le Monde des 22 et 23 septembre 2000, du témoignage enregistré par Jean-Claude Méry, ce sont les mêmes qui ont organisé la défense du président, alors en voyage à Angoulême. Ce sont eux qui sont témoins des colères de M. Chirac contre les juges, contre la presse, contre d'anciens collaborateurs de la mairie de Paris trop bavards.
Le président passe par bien des hauts et des bas, depuis cinq ans que les affaires empoisonnent sa présidence. Fureur, désinvolture, exaspération devant le "complot politique", certitude que "les Français sont lassés des affaires", il aura connu tous les états d'esprit. Avec une seule conviction, maintes fois répétées à ses interlocuteurs : "On va chercher à m'abattre là-dessus. La campagne présidentielle sera terrible."
LES EXEMPLES TAPIE ET STRAUSS-KAHN
Dans les meilleurs moments, le président balaie d'un revers de main toutes les instructions judiciaires en cours. Sûr de sa popularité, il croit les Français réticents à toute atteinte à la fonction présidentielle. "Cela joue dans le désarroi de l'opinion, bien sûr, a-t-il expliqué à ses conseillers, mais, au fond, cela a beaucoup moins d'importance que ne le voudraient certains journaux." Les résultats des municipales ont d'ailleurs été analysés aussi dans ce sens, à l'Elysée. "La droite a perdu Paris, mais Tiberi n'a pas fait un si mauvais résultat. Balkany a obtenu un score de maréchal", remarquent les conseillers du président, qui soulignent aussitôt que les situations judiciaires du maire du 5e arrondissement ou du maire de Levallois n'ont, "bien sûr, rien à voir" avec celle du chef de l'Etat. En début de semaine, on citait encore, à l'Elysée, le retour de Bernard Tapie à la tête de l'Olympique de Marseille et l'élection de Dominique Strauss-Kahn à l'Assemblée nationale "malgré trois mises en examen, tout de même". En septembre, à Angoulême, le jour de la publication de la confession de Jean-Claude Méry, le président grinçait devant le sénateur Jean-Pierre Raffarin (DL), qui l'accompagnait : "Je me battrai." Six mois plus tard, il est toujours dans le combat.
Cela n'empêche pas l'inquiétude de l'emporter parfois sur le champ de bataille. D'abord, sans doute, parce que l'Elysée s'est aperçu, ces dernières années, qu'il ne pouvait plus maîtriser d'où viendrait les coups. A l'époque du gouvernement Juppé, le ministre de l'intérieur, Jean-Louis Debré, le ministre de la justice, Jacques Toubon, se tenaient très étroitement au courant de toutes les instructions touchant le RPR ou la Mairie de Paris. L'arrivée de la gauche au pouvoir a considérablement réduit les moyens d'information du président sur les affaires en cours. "Vous ne vous rendez pas compte à quel point nous sommes isolés", lâche ainsi un conseiller. Et l'organisation, au jour le jour, de la défense présidentielle accroît les risques de dérapage. Certes, à chaque nouvelle révélation, l'Elysée s'attache à souligner : "Ce n'est pas Panama, tout de même !" Mais, au fur et à mesure que l'échéance présidentielle approche, chacun craint que cet éternel ressac des affaires ne finisse par saper le chef de l'Etat dans son autorité.
* Raphaëlle Bacqué, Le Monde, 5 avril 2001, p. 6.
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(Avril 2005) Villepin s'explique
Le ministre de l'Intérieur a tenté lundi soir d'expliquer ses propos de la veille sur une inflexion gouvernementale après le référendum. Il parle d'une exigence démocratique et se défend d'en faire "une affaire d'homme". Nicolas Sarkozy estime que le ministre a perdu son "sang-froid"
Le ministre de l'Intérieur Dominique de Villepin a assuré lundi soir (18 avril 2005) que ses propos de dimanche préconisant une inflexion politique après le référendum du 29 mai, ne devaient pas être interprétés comme une "affaire d'homme, mais d'exigence démocratique" face aux problèmes des Français. "Il est indispensable de ne pas mélanger les genres. Et pour ne pas mélanger les genres il faut répondre aux questions qui se posent", a déclaré M. de Villepin lors d'un débat sur l'Europe organisé par le journal Le Monde au Théâtre du Rond-Point à Paris. Pour le ministre de l'Intérieur, "la démocratie ce n'est certainement pas de faire l'impasse sur les questions (...) notamment celui du chômage, ce fléau pour notre pays". Un gouvernement doit savoir "tirer les leçons pour faire mieux demain" et "cela implique de ressentir les questions, les doutes, les angoisses pour mieux y répondre", a-t-il dit.
"Tempête dans un verre d'eau"
Dominique de Villepin avait évoqué dimanche sur Europe 1 une inflexion gouvernementale après le 29 mai, quel que soit le résultat du référendum, en précisant qu'il s'était entretenu le jour même avec le chef de l'Etat. "Il faudra mener une politique beaucoup plus volontaire, plus audacieuse, plus solidaire" pour "mieux prendre en compte les aspirations et les frustrations" des Français, avait-il dit. Selon une source proche du gouvernement, les propos de M. de Villepin ont donné lieu à "une dispute violente" avec le Premier ministre, lors d'une réunion lundi matin à Matignon. Lundi en fin de journée, l'Elysée a réagi en qualifiant ces remous de "tempête dans un verre d'eau".
"Tout cela est ni élégant ni efficace"
Parmi les réactions que suscitent les propos du ministre de l'Intérieur, celle de Nicolas Sarkozy était particulièrement attendue. Le président de l'UMP estime que son successeur au ministère de l'Intérieur a perdu son "sang-froid". "Ce qu'a dit Dominique de Villepin est particulièrement injuste envers Jean-Pierre Raffarin. Tout cela est ni élégant ni efficace" estime Nicolas Sarkozy
qui porte peu de crédibilité à l'information selon laquelle Dominique de Villepin aurait agi sur ordre de l'Elysée : "Je ne pense pas que Chirac lui ait demandé cela". "Ce serait curieux (de la part du président de la République) de dire aujourd'hui le contraire de ce qu'il a dit jeudi soir", lors de son débat télévisé avec des jeunes quand il a fait la différence entre politique intérieure
et campagne référendaire, a estimé Nicolas Sarkozy.
tf1.fr, Vendredi 22 avril - Mise à jour : 11h38
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Jacques Chirac appelle Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy
PARIS (Reuters) - Deux jours après le "non" des Français au référendum sur la Constitution européenne, Jacques Chirac a nommé mardi à Matignon son fidèle lieutenant Dominique de Villepin et annoncé l'entrée au gouvernement de Nicolas Sarkozy comme ministre d'Etat.
Dans une allocution radiotélévisée, le chef de l'Etat a appelé au rassemblement "autour de l'intérêt national". Il a décrété la "mobilisation nationale" pour l'emploi, priorité du nouveau gouvernement face à la "demande d'écoute, d'action et de résultats" qui s'est manifestée lors du scrutin de dimanche.
A 22 mois de la fin de son quinquennat, Jacques Chirac a instauré une cohabitation inédite pour illustrer sa volonté d'union de la majorité.
Il a placé sous l'autorité du gaulliste Dominique de Villepin le libéral Nicolas Sarkozy, qui va retrouver le ministère de l'Intérieur et pourra cumuler portefeuille ministériel et présidence de l'UMP, ce qui lui avait été interdit en juillet par le chef de l'Etat. * Nicolas Sarkozy s'est rendu dans la soirée à Matignon pour un entretien avec Dominique de Villepin. Il est resté trois quarts d'heure.
Les deux rivaux "générationnels" se sont affrontés à plusieurs reprises ces derniers mois, que ce soit sur le modèle social français, la discrimination positive ou l'introduction de quotas d'immigrés.
Dans son allocution, Jacques Chirac a souligné qu'à ses yeux Dominique de Villepin avait "l'autorité, la compétence et l'expérience nécessaires" pour mener la bataille pour l'emploi.
"Dans un esprit de rassemblement, j'ai demandé à Nicolas Sarkozy de rejoindre le gouvernement comme ministre d'Etat, ce qu'il a accepté", a souligné le chef de l'Etat.
Tentant déjà la synthèse, Jacques Chirac a souligné que le modèle social français n'était pas un modèle "de type anglo-saxon" mais "pas non plus un modèle synonyme d'immobilisme".
Il a souligné que, "quand il s'agit de la croissance, du chômage et de la précarité", il ne faut écarter aucune solution "par préjugé".
La journée de mardi a commencé avec la démission de Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre de Jacques Chirac depuis sa réélection à l'Elysée en 2002.
Dans une allocution prononcée à son retour à Matignon, ultime hommage du chef de l'Etat à la loyauté de son lieutenant, l'ex-Premier ministre a assuré que la baisse du chômage, qui dépasse les 10%, allait "caractériser la fin du quinquennat".
GOUVERNEMENT AVANT LA FIN DE LA SEMAINE
La passation de pouvoirs entre Jean-Pierre Raffarin et Dominique de Villepin s'est déroulée en milieu d'après-midi dans la cour de Matignon, en présence de tous les collaborateurs de l'ex-Premier ministre.
"En vérité, ici et maintenant, le fil de la loyauté n'est pas rompu", a dit l'ex-Premier ministre aux côtés de son successeur, qui a salué pour sa part "le dévouement exemplaire" et "l'action courageuse et déterminée" de Jean-Pierre Raffarin.
Dominique de Villepin, qui s'est entretenu durant près de trois quarts d'heure avec son prédécesseur, s'est aussitôt "plongé dans ses dossiers", selon son entourage, avec pour priorité la formation d'un gouvernement au service d'une France "rassemblée". * La composition de la nouvelle équipe gouvernementale devrait être connue d'ici la fin de la semaine. "D'ici vendredi, c'est impératif", a dit Dominique de Villepin en quittant Matignon dans la soirée.
Un conseil des ministres suivra dans la foulée, a-t-on indiqué dans l'entourage du Premier ministre.
Il devrait prononcer son discours de politique générale à l'Assemblée nationale la semaine prochaine, sans doute mardi.
Mardi midi, le nouveau Premier ministre a déjeuné avec les députés de la majorité. Il sera mercredi matin au Sénat pour une rencontre avec les élus de la majorité.
Dans l'attente de la composition du gouvernement, les rumeurs ont commencé à circuler dans les rédactions.
Dominique de Villepin s'était déjà dit partisan d'un gouvernement resserré.
De sources gouvernementales, on souligne que son équipe ne devrait comprendre qu'une vingtaine de ministres et aucun secrétaire d'Etat, contre une quarantaine de membres sous Jean-Pierre Raffarin.
Nicolas Sarkozy aurait obtenu l'entrée de plusieurs de ses proches, parmi lesquels Brice Hortefeux ou Valérie Pécresse.
Thierry Breton resterait à l'Economie et Jean-Louis Borloo à l'Emploi, avec pour mission de mener à bien l'application du plan de cohésion sociale, dont les effets sur l'emploi sont attendus d'ici la fin de l'année.
Le centriste Gilles de Robien obtiendrait le portefeuille de la Justice. Il risque de demeurer le seul ministre UDF, François Bayrou ayant annoncé que sa formation ne participerait pas au gouvernement, la nomination de Dominique de Villepin ne répondant pas à la situation "de la France déchirée" par la victoire du "non" dimanche.
La gauche a elle aussi critiqué la formation du nouveau gouvernement. Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée, a parlé d'une "ultime tentative pour sauver un pouvoir à l'agonie".
yahoo.fr, actualités, mardi 31 mai 2005, 22h05
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La bande à Villepin junior joue des poings
A Paris, le fils du Premier ministre est impliqué dans une bagarre de rue.
La belle et la bête.
Après Marie de Villepin, 19 ans, qui affiche sa plastique dans Elle, c'est au tour d'Arthur, la vingtaine, qui fait le coup de poing.
C'était samedi soir (17 septembre 2005), boulevard Emile-Augier, dans le XVIe arrondissement, un quartier pas vraiment mal famé de la capitale.
Un habitant raconte à Libération avoir vu soudain débouler «quatre voitures de police avec gyrophare et une autre banalisée». Au pied de l'immeuble, une bagarre oppose deux groupes de jeunes, dont certains visiblement éméchés.
«On ne pouvait rien faire parce que les policiers assuraient que l'un d'eux, Villepin junior, avait "encore mieux qu'une carte d'immunité"», a rapporté un garçon de 14 ans mêlé à l'échauffourée.
Un des gars de la bande à Villepin aurait même donné de l'argent à un des castagnés «pour ne pas que ça se sache». Raté.
La version policière varie quelque peu.
Arthur de Villepin faisait bien la fête avec des potes. Ils ont invectivé (ou le sont par) d'autres jeunes qui passent en scooter. On se jauge, on se charrie, on se provoque. Et pif, paf, poum !
Débarque la maréchaussée. Prenant les devants, Arthur tend son portable au brigadier. Au bout du fil, le Premier ministre. Comme par miracle, tout s'arrange... Mais le pandore se fend d'un «rapport d'intervention».
Une heure et demie plus tard, la place Beauvau est avertie. Le lendemain, selon le Canard enchaîné daté d'aujourd'hui, «des émissaires» viennent récupérer la prose du brigadier. Une célérité due à la bienveillance du rival de Villepin, Sarkozy ?
Hier soir, le ministère de l'Intérieur se faisait discret sur la disparition dudit «rapport». Sarkozy peut tout de même rappeler aux Villepin père et fils qu'il a pondu une loi pour interdire l'occupation des halls d'immeuble.
Par Didier HASSOUX et Dominique SIMONNOT, mercredi 21 septembre 2005 (Liberation - 06:00)
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SNCM: petit geste de l'Etat, "le compte n'y est pas" pour les syndicats
Le gouvernement a fait mercredi un petit pas en direction des 2.400 salariés de la Société nationale Corse-Méditerranée (SNCM), en leur proposant une part de 9% dans le capital, un geste jugé insuffisant par les syndicats.
"Nous, on dit que l'Etat doit rester majoritaire" dans le capital de la compagnie maritime publique, a déclaré le secrétaire général des marins CGT de Marseille, Jean-Paul Israël, à l'issue d'une réunion de cinq heures à Marseille.
"Le compte n'y est pas, l'Etat doit revoir sa copie", a lancé M. Israël en sortant de la préfecture, que le secrétaire national des marins du Syndicat des travailleurs corses (STC), Alain Mosconi, a quittée sans faire de déclaration.
Lors d'un point de presse expéditif, le ministre de l'Economie, Thierry Breton, a détaillé le nouveau montage financier pour la SNCM, un "tour de table définitif" proposé "après concertation avec les partenaires".
Selon le ministre, "Butler Capital Partners (BCP) et Connex (Veolia) acceptent de réduire chacun d'entre eux leur participation de 2%, de façon à ce que les personnels puissent bénéficier des 4% ainsi disponibles et passer leur participation de 5% à 9%".
La répartition du capital serait la suivante: 38% pour BCP, 28% pour Veolia-Connex, 25% pour l'Etat et 9% pour les salariés.
La nouvelle société serait dirigée par un directoire présidé par un membre de Connex, ainsi que par un conseil de surveillance de 14 membres: 4 représentants de BCP, 3 de Connex, 3 du gouvernement, 2 des salariés et 2 des actionnaires salariés.
M. Breton a une nouvelle fois souligné que l'entreprise, paralysée par seize jours de grève, "s'enfonçait" un peu plus chaque jour et n'était "plus très loin du dépôt de bilan".
Aussi a-t-il appelé les salariés à "reprendre le travail dans les meilleurs délais", un "impératif pour la survie de l'entreprise".
M. Breton, accompagné à Marseille par le ministre des Transports, Dominique Perben, a demandé à ce "qu'un comité d'entreprise exceptionnel soit réuni dans les meilleurs délais pour poursuivre le dialogue".
"Rien n'est réglé mais la porte n'est pas fermée", a réagi M. Israël, exigeant toujours, comme les autres syndicats, que l'Etat garde la majorité du capital.
Interrogé sur la nouvelle répartition des sièges au conseil de surveillance proposée par le gouvernement, qui mettrait à égalité les partenaires privés et une éventuelle alliance Etat-salariés, le port-parole de la CGT-marins a ironisé: "On ne nous fera pas croire que l'Etat se rangera du côté des salariés".
"Il n'y a pas de volonté politique de sauver la compagnie. On va continuer à se battre", a renchéri Bernard Marty, secrétaire CGT du Comité d'entreprise de la SNCM.
Les modalités de la poursuite du dialogue restent floues, puisque Jean-Paul Israël a rejeté la demande de réunion d'un CE extraordinaire. "Le débat ne reviendra pas en interne avant qu'il ne soit réglé politiquement", a-t-il assuré.
Maurice Perrin, secrétaire général CFE-CGC de la SNCM, s'est voulu optimiste. "Il reste beaucoup de temps entre aujourd'hui et lundi", date d'un conseil d'administration qui pourrait se conclure par un dépôt de bilan de la société contrôlée actuellement à 100% par l'Etat, a-t-il souligné.
"Un dépôt de bilan au CA?, s'est interrogé M. Israël. Politiquement, je crois que ça leur pose un sérieux problème!".
voila.fr, actualités, 2005-10-05 23:49:35
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(Octobre 2005) Attentat à la roquette contre la préfecture de Bastia
BASTIA - Après celle d'Ajaccio, le 29 septembre dernier, la préfecture de Bastia a été la cible d'un attentat à la roquette dans la nuit de jeudi à vendredi, apprend-on auprès de la police.
Une forte déflagration a été entendue à 3h30 dans le centre-ville. Un cratère de 20 centimètres a été découvert rue de l'Annonciade, à l'arrière du bâtiment.
L'engin ne semble pas avoir explosé à l'intérieur, de sorte que les dégâts sont très légers.
On ignore pour l'instant le modus operandi des auteurs de cet attentat, qui est intervenu quelques heures après la visite éclair à Ajaccio du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy et la décision des marins de la SNCM de reprendre le travail à l'issue de trois semaines de grève.
Le ministre de l'Intérieur était venu apporter son soutien au préfet de région Pierre-René Lemas, qui a fait l'objet de menaces du FLNC-UC et travaillait dans son bureau, à une dizaine de mètres du point d'impact, lors de l'attentat du 29 septembre dernier.
vendredi 14 octobre 2005 (Reuters - 08:31)
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(Corse, SNCM) Les détails du plan [14 octobre 2005]
Le plan concocté par Bercy et le ministère des Transports prévoit deux volets.
D'abord, l'État va recapitaliser l'entreprise en y injectant 113 millions d'euros pour apurer les pertes. A court terme, l'État devrait aussi apporter une nouvelle avance de trésorerie car après trois semaines de conflit, l'entreprise est exsangue.
Deuxième étape : une fois, les compteurs remis à zéro, les repreneurs, Butler Capital Partner (BCP) et Connex vont apporter dans l'entreprise 35 millions d'euros.
Au terme de ces deux opérations, l'État conservera 25% du capital, BCP conservera 38% du capital et Connex, 28%. Une augmentation de capital permettra aux salariés d'acquérir au total 9% du capital de l'entreprise à des conditions privilégiées.
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Les Villepin ou la tentation du papier glacé
Portrait d'une famille de la haute.
Tout à l'élaboration de son image de modeste serviteur de l'Etat, le Premier ministre est débordé dans sa retenue par une épouse mondaine et des enfants jets-setteurs, mannequins et avides de lumière.
Costumes sombres dans les bureaux, paillettes et fashion dans les étages. Verbe contenu devant les micros et fiestas au fond du jardin. Depuis l'arrivée de la famille Villepin, l'hôtel Matignon vit une petite révolution. Quand le père travaille son image de modeste serviteur de l'Etat, remise smokings et saillies poétiques comme autant d'accessoires inadaptés à sa «bataille pour l'emploi», le reste de sa maisonnée envahit bruyamment les couloirs de Matignon et les pages people des magazines.
Il y a trois semaines, Marie, l'aînée de 19 ans, posait dans Elle sur six pages. Des photos prises par le photographe des stars, Gilles Bensimon, et déjà parues dans le Elle américain. Visiblement mal à l'aise pour gérer cette intrusion glamour dans la construction de l'image du Premier ministre, l'entourage de ce dernier invoque alors une embrouille médiatique. La jeune fille n'aurait jamais donné son accord pour une publication en France des clichés...
Quelques jours plus tard, son petit frère Arthur, 17 ans, a également défrayé la chronique. Pris dans une bagarre sur un trottoir du XVIe arrondissement, le blouson doré a dégainé un peu vite son identité lorsque les forces de l'ordre sont arrivées. Signe de malaise, Matignon contredit là encore la version des témoins en expliquant que, le garçon étant mineur, c'est le policier qui a pris l'initiative de téléphoner au Premier ministre pour lui demander s'il voulait porter plainte à la place de son fils.
Outre le chef du gouvernement, il y a donc chez les Villepin une modeuse jet-setteuse, un ado beau gosse et turbulent, et une épouse un tantinet mondaine. Seule Victoire, 15 ans, la cadette des trois enfants, ne fait pas parler d'elle. Sa politesse et sa discrétion sont appréciées dans les couloirs de la rue de Varenne, où l'on fusille bien volontiers cette «famille royale» arrivée sous les lambris de Matignon en juin dernier.
Les Galouzeau de Villepin appartiennent à la bonne société parisienne. Grand appartement avenue Niel, dans le XVIIe arrondissement, écoles privées pour les enfants, fréquentation des rallyes les plus chic. Comme il se doit, l'aînée, Marie, a fait son entrée dans le monde en 2001 au bal des débutantes, soirée en robe longue pour filles de bonnes familles, à particule de préférence.
Dominique et Marie-Laure se sont connus dans un bus parisien en 1981. Elle avait alors 19 ans, lui 28. Depuis, elle élève leurs enfants, et a suivi son époux dans les résidences de France à Washington et New Delhi, consacrant son temps libre à la reliure et à la dorure. Ses amis la décrivent comme «très cultivée, éprise de littérature et de peinture».
Elle organise des dîners avec des amis écrivains et philosophes, comme Jorge Semprun, Christine Orban ou Luc Ferry. Surtout pas de politiques, jugés «assommants» par son mari. «Elle sait tenir son rang», résume un de ses proches. A leur retour en France en 1992, le couple renoue rapidement avec les occupations de leur milieu : vernissages, cocktails, avant-premières. Les mondanités s'accélèrent lorsque Dominique devient ministre en 2002.
En janvier dernier, le couple pose avec Maryvonne Pinault (la femme de l'homme d'affaires François Pinault, patron du groupe PPR) à une soirée en faveur de la recherche contre le cancer. En février, ils sont photographiés dans une boîte de nuit pour la soirée de lancement de Cell-Box, l'entreprise de batteries de téléphone portable que leur fille Marie a montée avec un copain.
Bernadette Chirac appelait Villepin «le monsieur assis dans le fauteuil Louis XV»
Depuis qu'il est à Matignon, Dominique de Villepin ne sort quasiment plus. A en croire son entourage, il serait devenu un véritable moine. Du travail, du travail, rien que du travail et s'il monte dîner en famille une petite heure le soir c'est pour redescendre dans son bureau à 22 heures et se remettre à ses dossiers avec son directeur de cabinet, Pierre Mongin, et son conseiller, Bruno Le Maire.
Son épouse, en revanche, figure toujours en bonne place dans l'avant-dernière page de Paris Match, intitulée «la Vie parisienne». En juillet dernier, on la voit ainsi poser avec le mondain Henry-Jean Servat à une représentation de la Traviata au Sénat. Elle emmène ses enfants au Prix de l'Arc de triomphe, où elle retrouve son amie Betty Lagardère, ou au Racing, le très select club de sport du bois de Boulogne où un chauffeur de Matignon la conduit tous les jours pour lui permettre de faire ses longueurs de piscine.
Le personnel la voit ainsi passer, assise à l'arrière de sa voiture, les mains plongées dans les poils d'un splendide chat angora.
C'est donc tout naturellement que les deux aînés suivent les traces de leur mère. Mi-étudiante (en économie à Dauphine), mi-mannequin, mi-business woman, apprentie comédienne (un petit rôle dans la Bûche de Danièle Thomson), assurément jet-set, Marie, grande liane blonde de 1,80 m, s'affichait déjà il y a deux ans dans Paris Match vêtue d'une tenue Ungaro, un ami de sa mère.
L'année dernière, elle portait la robe de mariée du défilé Franck Sorbier. Quand elle est à Paris, elle sort au Baron, boîte hype du moment, où on la décrit plutôt comme «une gentille fille».
Elève en classe de terminale, Arthur a, lui aussi, tâté le mannequinat. Choisi par une marque de prêt-à-porter italienne, il a fait ses débuts l'année dernière sur un podium à Milan. Et a posé pour le magazine Optimum. «C'est juste pour s'amuser, ça les fait marrer de faire ça», assure un ami. «Il n'y a aucune visée familiale de mise en scène sur le plan esthétique, ajoute le même. La stratégie du papier glacé serait de toute façon une erreur.»
Le Premier ministre, qui a si bien ciselé, pour le compte de Jacques Chirac, la caricature d'Edouard Balladur en aristo juché sur sa chaise à porteurs, sait combien il serait facile, en campagne présidentielle, de stigmatiser ces Galouzeau au port altier attirés par les lumières du monde.
Dominique de Villepin lui-même, que Bernadette Chirac appelait «le monsieur assis dans le fauteuil Louis XV», doit gommer cet aspect de sa personnalité s'il veut être candidat à la présidentielle de 2007. En voyage à Rabat au Maroc il y a quinze jours, soucieux de jouer la carte de la sobriété, il a ainsi refusé de dire dans quel quartier (résidentiel) il a vécu ni quelle école (chic) il a fréquentée de crainte d'alimenter les chroniques sur son origine sociale favorisée.
«J'ai servi l'Etat pendant toute ma vie dans la discrétion la plus totale et surtout dans le bonheur de cette discrétion», a-t-il fait mine de s'emporter auprès de l'écrivain Daniel Rondeau (1) après la parution des photos de mode de sa fille. «Je suis entré dans la lumière sans l'avoir choisi», ajoutait-il jeudi dernier lors de l'émission télévisée A vous de juger sur France 2. Et de préciser, alors qu'on lui montrait des images de son footing avec son fils sur la plage de La Baule début septembre, bronzage impeccable et muscles dessinés : «Je ne me suis jamais prêté à la politique people, je n'ai jamais parlé à la presse people.»
Tout à l'élaboration de sa nouvelle image, le Premier ministre oublie un peu vite qu'il a comme tous les hommes politiques de premier plan posé avec sa femme pour des photos intimes dans Paris Match parues quelques jours après sa nomination. Le sujet est sensible à Matignon où l'on se contente d'un : «La famille, c'est privé.» Les proches du Premier ministre sont briefés depuis quelques années déjà : le prévenir dès qu'un journaliste les interroge et rester le plus langue de bois possible.
Dans les couloirs de Matignon, en revanche, les langues se délient. Marie et son frère Arthur, fils adoré du Premier ministre qui l'a nommé ainsi en hommage à son poète préféré, Rimbaud, y sont considérés comme des «enfants trop gâtés». Boissons (Coca Light le plus souvent) commandées au milieu de la nuit, appels aux agents en service pour changer les draps des lits pour les amis, les jeunes Villepin et leurs camarades de jeu semblent avoir tendance à se croire dans la suite d'un palace plutôt que dans une résidence gouvernementale.
Il faut dire que le 57, rue de Varenne n'a pas tellement l'habitude des ados. Fleur Raffarin avait préféré l'anonymat de Londres pour poursuivre tranquillement ses études plutôt que d'avoir à porter le statut de «fille de Premier ministre». Lionel Jospin avait gardé son appartement de la rue du Regard où son fils habitait et Alain Juppé avait seulement sa petite dernière à ses côtés.
Les chauffeurs sont priés de ne plus lire le journal dans la cour
Après la discrète Anne-Marie Raffarin, le style Marie-Laure, la mère, a également surpris. Habituée au luxe des ambassades et au service cinq étoiles, elle prend son rôle de maîtresse de maison très au sérieux à Matignon. Trop, selon certains.
Le premier acte de la femme du chef de gouvernement a été de se débarrasser au plus vite du mobilier choisi par le couple des picto-charentais Raffarin : «Ça ne plaira pas à mon mari.» A propos de deux fauteuils installés dans un vestibule, elle lâche cette phrase : «Vous n'avez qu'à les mettre chez moi.» Le possessif a heurté quelques oreilles.
Après s'être occupée des travaux pour améliorer le confort du logis, comme cela se fait à chaque changement de Premier ministre, Marie-Laure s'est mis en tête de s'occuper des dépendances. «De quoi avez-vous besoin ?» lance-t-elle un jour aux journalistes présents dans la salle de presse. Après son passage, des ouvriers viendront pour lessiver les murs. Elle a ensuite décidé de s'occuper de la courette, encombrée de morceaux de bois et qui «ne ressemblait plus à rien». Il est désormais interdit de jeter des mégots de cigarettes sur le gravillon. Les chauffeurs sont également priés de ne plus lire le journal dans la cour. Et surtout pas les magazines dans les pages desquels les aventures de la petite famille sont de plus en plus souvent relatées.
(1) Le Monde du 4 octobre.
Par Vanessa SCHNEIDER, vendredi 14 octobre 2005 (Liberation - 06:00)
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dimanche 20 novembre 2005, 10h15 Villepin et Sarkozy analysent différemment les émeutes urbaines
PARIS (Reuters) - Divisés au début des violences urbaines puis unis pour les faire cesser, Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy tirent de la crise des banlieues des enseignements différents, nouvelle illustration de l'opposition entre les deux rivaux potentiels de la présidentielle de 2007.
"A droite toute" semble être le mot d'ordre du ministre de l'Intérieur, cible de toutes les critiques au coeur de la crise mais qui a raflé la mise dans l'opinion publique, avec une progression remarquée dans un sondage Ipsos pour Le Point.
Nicolas Sarkozy, qui a vu sa popularité grandir à droite mais aussi à l'extrême droite et même à gauche, estime que les trois semaines d'"émeutes urbaines" valident sa théorie de la "rupture" en 2007.
Devant les nouveaux adhérents du parti, samedi à Paris, le président de l'UMP a donné sa vision des événements.
"La première cause du chômage, de la désespérance, de la violence dans les banlieues, ce n'est pas la crise économique, ce ne sont pas les discriminations, ce n'est pas l'échec de l'école. La première cause du désespoir dans les quartiers, c'est le trafic de drogue, la loi des bandes, la dictature de la peur et la démission de la République", a-t-il affirmé.
Le ministre de l'Intérieur, qui a proclamé que "la République est de retour" dans les quartiers difficiles, a attribué l'embrasement de ces trois dernières semaines à l'action de "démantèlement des bandes" menée depuis peu par les forces de l'ordre.
Il a une nouvelle fois employé les mots "Karcher" ou "racaille", estimant même que, "compte tenu d'un certain nombre d'individus", le vocable "racaille" était "sans doute un peu faible".
Nicolas Sarkozy a revendiqué le droit de parler de sujets comme le regroupement familial ou la mise sous tutelle des allocations familiales, confirmant la radicalisation de son discours.
Pour le président de l'UMP, "les problèmes d'intégration ont validé cette analyse: notre système est à bout de souffle".
PAS DE "CAUSE UNIQUE"
"Nous devons changer notre pays profondément, rompre avec un système politique, social, économique, qui, depuis trente ans, a produit surtout du chômage, de la dette et de l'immobilisme. C'est pour cela que je demande la rupture", a-t-il insisté dans une critique englobant les années où Jacques Chirac était à l'Elysée.
"Devant ce modèle français, que je ne cherche pas à abattre puisqu'il s'est effondré tout seul, il y a ceux qui proposent des rustines et ceux qui proposent la rupture", a souligné Nicolas Sarkozy, semblant viser la gauche mais aussi son rival désigné, Dominique de Villepin.
Le Premier ministre, qui a lui aussi enregistré un net gain dans les sondages, agit sur un tout autre terrain que le ministre de l'Intérieur.
Peu connu des Français lorsqu'il a été nommé à Matignon, Dominique de Villepin s'est employé à asseoir dans l'opinion l'image d'un gaulliste social-libéral.
Si à chaque crise, il n'a pas hésité à recourir à une extrême fermeté - envoi du GIGN sur un ferry détourné par des grévistes de la SNCM, déclenchement de l'état d'urgence dans les banlieues - le chef du gouvernement a aussi promis la croissance sociale aux syndicats et la justice aux habitants des quartiers.
Vendredi, lors d'un déplacement à Strasbourg, Dominique de Villepin a mis en garde la droite contre la tentation des extrêmes, alors que plusieurs responsables UMP ont expliqué les violences urbaines par la polygamie et le regroupement familial.
"Il faut éviter certains amalgames (...) Une majorité des populations de ces quartiers ne veut pas être stigmatisée (...) Les habitants ne veulent pas que leur quartier soit frappé du sceau de l'infamie", a-t-il affirmé, mettant en garde contre la recherche d'une "cause unique" à la colère des banlieues.
"Je crois au rassemblement, pas à la suspicion, à la recherche de responsables", a insisté le chef du gouvernement, tenant la ligne fixée par Jacques Chirac.
Et Dominique de Villepin de livrer des événements une analyse radicalement différente de celle que fera le lendemain Nicolas Sarkozy. Pour le Premier ministre, le malaise des quartiers sensibles est dû à "la crise des valeurs", au chômage, à un "urbanisme inhumain" et au recul des services publics.
Pour un élu UMP, interrogé samedi à Paris, "Sarkozy parle aux tripes et Villepin à la raison". "En campagne électorale, c'est plutôt le premier qui gagne mais les Français vont tellement mal que, si on sait trouver les mots, la raison peut l'emporter", ajoutait-il.
yahoo.fr, actualités, dimanche 20 novembre 2005, 10h15
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mardi 29 novembre 2005, 12h22 Immigration: les principales mesures adoptées
PARIS (AP) - Les principales mesures adoptées mardi par le gouvernement lors du troisième comité interministériel de contrôle de l'immigration (CICI):
REGROUPEMENT FAMILIAL
- Dominique de Villepin s'est prononcé pour l'allongement de un à deux ans de la durée du séjour en France à l'issue duquel un étranger peut faire une demande de regroupement familial
- le Premier ministre veut "vérifier le respect de la loi qui interdit la polygamie" en France
- Nicolas Sarkozy remettra des conclusions en février sur ces deux points
MARIAGES CELEBRES A L'ETRANGER
- vérification préalable par le consul de France dans le pays concerné de la légalité du mariage en France; possibilité pour le procureur de la République de s'opposer à la célébration du mariage si l'audition des conjoints par le consul a révélé des éléments de doute. Si le mariage est célébré malgré l'opposition de la justice, il ne sera pas transcrit en France; s'il est célébré sans respecter les conditions légales, le consul devra procéder à une nouvelle audition des conjoints et le procureur pourra s'opposer à la transcription du mariage
- possibilité pour l'administration de rejeter à titre provisoire un acte d'état-civil étranger considéré comme faux; la charge de la preuve sera inversée
- extension à huit mois du délai fixé à l'administration française pour transcrire les mariages célébrés à l'étranger
- allongement de deux à quatre ans du délai requis pour l'acquisition de la nationalité française pour un conjoint étranger d'un Français. Ce délai sera porté de trois à cinq ans pour les conjoints n'ayant pas résidé ensemble en France
- ces mesures feront l'objet d'un projet de loi présenté au Parlement "dans les mois qui viennent" par le garde des Sceaux Pascal Clément
ETUDIANTS ETRANGERS
- création dans les consulats français de "centres pour les études en France". Ces centres gérés par le Quai d'Orsay en partenariat avec le ministère de l'Education, les grandes écoles et les universités seront chargés de contrôler les projets d'études en France
- les visas des étudiants seront délivrés en fonction des avis de ces centres
- les étudiants passés par ces centres se verront immédiatement attribuer un titre de séjour à leur arrivée en France
- les étudiants de niveau mastère pourront obtenir à l'issue de leurs études un titre de séjour de six mois pour rechercher un travail en France
ASILE
- réduction à six mois du délai maximal pour l'examen des dossiers de demande d'asile, en incluant la procédure de recours
- ouverture en janvier 2006 d'une antenne de l'OFPRA en Guadeloupe
INTEGRATION
- les contrats d'accueil et d'intégration proposés depuis 2002 aux immigrés en situation régulière seront généralisés puis rendus obligatoires
- "contrôle plus strict" de la maîtrise de la langue française pour la délivrance de cartes de résident ou l'acquisition de la nationalité. AP
yahoo.fr, actualités, mardi 29 novembre 2005, 12h22
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mardi 29 novembre 2005, 19h04 Immigration: les associations dénoncent un "durcissement des conditions de vie" des étrangers en France
PARIS (AP) - Le renforcement du contrôle de l'immigration annoncé mardi par le Premier ministre a indigné les associations de défense des droits des étrangers, SOS-Racisme dénonçant des mesures qui vont encore "durcir les conditions d'entrée et de vie des étrangers en France".
"Tout cela s'inscrit dans une politique, qui existe maintenant depuis quelques années dans notre pays et qui consiste à durcir les conditions d'entrée et de vie des étrangers en France", a estimé sur Europe-1 Assane Fall, secrétaire général de SOS-Racisme. "C'est un processus qui nous inquiète".
Pour Jérôme Martinez, responsable de l'association Cimade en Ile-de-France, ces mesures destinées à limiter le nombre de fraudes "vont, au contraire de l'objectif, précariser l'ensemble des migrants qui ont vocation à s'installer en France".
"On ne règle pas l'immigration irrégulière en s'attaquant aux familles", a-t-il dit sur France-Inter. Il a rappelé que les étrangers qui demandent un regroupement familial n'ont déjà souvent que "des titres de séjour très précaires" et qu'ils doivent remplir "des conditions de ressources ou de logement extrêmement dures".
Pour lui, le dispositif présenté par Dominique de Villepin "vise simplement à refuser l'accueil de nouveaux migrants plutôt que de faciliter l'intégration".
Interrogé sur l'augmentation des mariages entre Français et étrangers célébrés à l'étranger, Assane Fall a lui expliqué qu'il est devenu "plus facile de se marier à l'étranger qu'en France puisque, maintenant, on fait porter une suspicion extrêmement forte sur les mariages entre des Français et des étrangers".
Depuis que les mariages entre Français et étrangers sont soumis à des contrôles renforcés, "les gens rencontrent de plus en plus de difficultés administratives ou de refus pour se marier", a-t-il expliqué, dénonçant des dispositions qui "visent surtout à durcir et à empêcher des mariages qui sont des mariages de bonne foi".
Dans un communiqué, SOS-Racisme souligne que "ces mesures, qui surviennent deux semaines après la vague de violences dans les banlieues, portent des relents de sanctions qui ont du mal à cacher la tentative toujours plus fréquente du gouvernement de stigmatiser les populations immigrées, et leur faire porter le blâme de l'insécurité et des violences".
"SOS-Racisme s'élève énergiquement contre ces mesures injustes et pointe une fois de plus du doigt la dérive xénophobe des autorités", conclut l'association.
Le secrétaire national du PS chargé des questions de société Malek Boutih a déploré sur RTL "une sorte de jeu de surenchère entre Nicolas Sarkozy et le Premier ministre depuis les événements de banlieue". "C'est à qui se montrera le plus dur face à l'opinion".
Or "les problèmes d'immigration n'ont rien à voir avec le mariage, les étudiants étrangers et le regroupement familial", a analysé l'ancien président de SOS-Racisme. C'est la "politique d'immigration" qui "n'est pas organisée".
"Que l'opinion publique veuille un peu d'ordre, mettre fin à la violence et une politique d'immigration organisée, c'est une chose", a-t-il ajouté. Mais "je ne crois pas que ces mesures soient payantes". AP
yahoo.fr, actualités, mardi 29 novembre 2005, 19h04
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Jeudi 1 Décembre 2005
BANLIEUES
Absentéisme scolaire :
les parents menacés
Le Premier ministre a présenté son plan pour l'égalité des chances, qui prévoit notamment de suspendre les allocations familiales aux parents d'élèves absents.
Dominique de Villepin s'est efforcé jeudi 1er décembre d'apporter une réponse globale à la crise des banlieues, annonçant ou confirmant une série de mesures dans les domaines de l'éducation et de l'emploi et répliquant au passage aux vives attaques de Nicolas Sarkozy contre les ZEP.
"L'urgence aujourd'hui, c'est de faire de l'égalité des chances une réalité pour tous, avec deux leviers: l'emploi et l'éducation", a déclaré le Premier ministre en soulignant que "notre pays sort d'une épreuve grave".
Décrétant l'égalité des chances grande cause nationale pour 2006, il a consacré, six mois après son arrivée à Matignon, la majeure partie de sa conférence de presse mensuelle à l'éducation-formation, avec comme ligne directrice "l'accompagnement personnalisé". Face aux vives critiques des syndicats et de l'opposition contre l'apprentissage-junior, ouvert aux jeunes en difficulté scolaire dès 14 ans, Dominique de Villepin a maintenu le cap: cette mesure sera mise en place "dès la rentrée 2006".
Facultatif et réversible
Il a toutefois pris soin d'insister sur son caractère facultatif et réversible: les jeunes pourront reprendre un cursus normal s'ils le souhaitent. Il n'y aura pas de "remise en cause de l'obligation de scolarité jusqu'à 16 ans" et le contrat de travail ne débutera qu'à 15 ans, après une année de découverte des entreprises.
Refusant de s'aventurer sur le terrain politiquement sensible de la suppression des allocations familiales aux parents d'enfants qui manquent l'école, le Premier ministre a toutefois annoncé, en cas d'absentéisme, l'obligation de signer un "contrat de responsabilité parental".
Suspension des allocations familiales
Si les parents se refusent à signer ce contrat, assorti d'une aide éducative, ou ne le respectent pas, il se verront infliger une amende, une suspension ou une mise sous tutelle des allocations familiales, placées, sur décision du président du Conseil général, sur un compte bloqué.
Fait étrange, cette disposition, qui existait depuis 1966, a été supprimée en mars 2003 par le ministre délégué à la Famille de l'époque Christian Jacob. Celui-ci estimait en effet que ce dispositif s'était révélé "inefficace, brutal, mal adapté parce qu'il s'adresse aux familles qui perçoivent les allocations familiales, or il y a 1.300.000 familles qui n'ont qu'un enfant et ne perçoivent pas les allocations". Une amende pouvant aller jusqu'à 750 euros avait été mise en place pour remplacer la suspension des allocations familiales.
Dominique de Villepin a également annoncé "une concentration des moyens" sur les établissements scolaires situés en zones d'éducation prioritaire (ZEP) les plus difficiles et "une remise à plat" de la carte des ZEP.
Tout en reconnaissant un "résultat contrasté" pour ces ZEP, il n'a pas manqué de mettre en avant "des réussites et des efforts incontestables", en réponse au réquisitoire de son ministre de l'Intérieur, qui a demandé mercredi de "déposer le bilan des ZEP".
Sans s'attaquer frontalement à son rival UMP, il ne s'est pas privé de souligner qu'il "tourne plusieurs fois sa langue dans sa bouche" avant de parler et prend toujours soin de tenir "des propos pour faire avancer notre pays". Une façon d'inviter Nicolas Sarkozy à faire de même.
Projet de loi
Pour lutter contre les discriminations dont sont victimes certains jeunes d'origine étrangère, Dominique de Villepin a décidé d'expérimenter le CV anonyme, de légaliser des vérifications à l'improviste ("testing"), et de permettre à la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) de prononcer des amendes allant jusqu'à 25.000 euros.
Il a en outre annoncé la reconduction de la prime de Noël versée notamment aux RMistes.
L'ensemble des mesures nécessitant un support législatif, comme la réforme de l'apprentissage, feront l'objet d'un projet de loi unique, dit d'égalité des chances, présenté en Conseil des ministres début 2006 pour une adoption par le Parlement au cours du premier trimestre 2006, selon Matignon.
nouvelobs.com, Archives / Jeudi 1 Décembre 2005
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La FCPE, la principale organisation de parents d'élèves: "La vacuité de la pensée gouvernementale en matière d'éducation est dramatique", a déclaré le président de la FCPE, Georges Dupon-Lahitte.
"Le Premier ministre n'a rien dit de neuf, il s'est contenté d'annoncer comme nouveau des mesures déjà mises en oeuvre. Il semble bien que sa seule et unique préoccupation soit de répondre à la surenchère de l'autre candidat à la présidentielle".
Georges Dupon-Lahitte a, par ailleurs, dénoncé "la stigmatisation réitérée de la population immigrée". Quand le Premier ministre parle d'absentéisme, il parle dans la foulée d'aider les familles à l'apprentissage du français, c'est significatif, on assimile absentéisme et immigration, c'est désolant". Quant à la politique des Zep, il s'est contenté de souligner que "si c'est à budget constant, cela ne résoudra rien".
La FSU, a dénoncé la "dureté derrière les apparences" des propos du Premier ministre. "Sur l'apprentissage, les ZEP ou l'absentéisme, on a pu voir une confirmation d'une politique répressive et discriminatoire au-delà d'inflexions du discours", a déclaré le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri.
"Sur l'apprentissage, le Premier ministre a confirmé toute la nocivité du dispositif. La réversibilité dont il parle est un leurre. Il s'agit bien d'une éviction des jeunes en grande difficulté". "Sur les ZEP aussi, tout est apparence. Contrairement à Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin semble confirmer l'existence des ZEP mais on sait bien qu'une concentration des moyens ne peut se faire qu'au détriment du plus grand nombre".
A propos de l'absentéisme, Gérard Aschieri s'est félicité qu'on veuille aider les parents tout en dénonçant "le retour de la menace de suspension, voire de suppression des allocations familiales". "Celles-ci ne sont pas des bourses au mérite. Elles constituent un droit". "D'ailleurs, il est significatif que ce gouvernement parle toujours de responsabilités individuelles pour mieux occulter les causes sociales et s'en désinteresser".
Le SNUipp-FSU, principal syndicat des enseignants du primaire, déplore le "vide sidéral" des propos du Premier ministre Dominique de Villepin sur l'école.
"C'est stupéfiant ou alors c'est un choix délibéré de ne rien dire sur une période capitale, sur le moment où tout l'avenir des jeunes se construit", a déclaré Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp.
"Le Premier ministre n'a cité le primaire que pour dénoncer la méthode globale d'apprentissage de la lecture qui est abandonnée partout depuis longtemps et pour annoncer une évaluation des capacités en lecture en CE1, évaluation qui n'aura rien de nouveau puisqu'elle est déjà engagée depuis cette année", a-t-il ajouté. Gilles Moindrot a par ailleurs émis des doutes sur "l'efficacité d'une simple multiplication d'évaluations". "Ce serait ironique si ce n'était pas si triste", a-t-il conclu. (déclaration à la presse, jeudi 1er décembre)
L'Unsa-Education, deuxième organisation d'enseignants, dénonce "flou, improvisation et habillage" dans les propos du Premier ministre. "Le Premier ministre découvre aujourd'hui l'éducation mais il semble que son propos soit plus politique qu'éducatif, destiné à une reprise en main dans son propre camp, entre l'inexistence de son ministre de l'Education nationale et l'interventionnisme du ministre de l'Intérieur à tout propos et même sur tout ce qui relève des compétences du président et du Premier ministre", a déclaré Patrick Gonthier, secrétaire général de l'Unsa-Education.
"Dans ces conditions, il s'est borné à faire du flou, de l'improvisation et de l'habillage, l'habillage portant sur l'apprentissage à 14 ans qui, quoi qu'il dise, reste une exclusion", a-t-il ajouté. (déclaration à la presse, jeudi 1er décembre)
Le Sgen-CFDT, Syndicat général de l'éducation nationale, ironise sur les propos du Premier ministre sur le système éducatif, déclarant qu'il ne propose que "des rustines".
"Quel aveu d'échec ! Le Premier ministre en arrive à proposer des rustines pour colmater les difficultés que rencontrent l'Ecole et les jeunes", a-t-il déclaré.
Le Sgen a par ailleurs rappelé son "opposition totale à l'apprentissage junior".
Sur l'absentéisme et les sanctions éventuelles aux familles, il a dénoncé "la volonté de culpabiliser les parents d'enfants en grande difficulté en oubliant que ces parents sont eux mêmes bien souvent en grande difficulté". (communiqué, jeudi 1er décembre)
nouvelobs.com, Archives / Jeudi 1 Décembre 2005
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mardi 27 décembre 2005, 8h01 Le PS accuse le gouvernement de "lutter contre les chômeurs"
PARIS (AFP) - Le Parti socialiste a estimé que le décret sur le contrôle des revenus des chômeurs "confirme que, pour le gouvernement, la lutte contre le chômage est d'abord une lutte contre les chômeurs".
"Autoriser les autorités à croiser les informations qu'elles détiennent avec les documents de l'administration fiscale revient à encourager un véritable harcèlement des demandeurs d'emploi, qui aura pour seul effet d'hypothèquer le contrat de confiance nécessaire à leur réinsertion", a souligné lundi dans un communiqué Alain Vidalies, secrétaire PS aux entreprises.
"Cette nouvelle décision, prise en catimini, en pleines vacances de Noël, et sans la moindre concertation", traduit "l'incapacité du gouvernement à redonner confiance aux Français", estime le PS.
De son côté, le Parti communiste français (PCF) a accusé le gouvernement d'"instituer une véritable chasse aux chômeurs".
Au nom du contrôle, c’est une véritable présomption de culpabilité et un climat de méfiance qui est en train d’être instauré", accuse le PCF lundi dans un communiqué, à la suite du décret paru samedi au Journal officiel permettant aux agents du ministère du Travail d'avoir accès à leurs fichiers du fisc.
Le PCF "condamne cette nouvelle dérive du gouvernement, qui consiste à stigmatiser les plus pauvres, à montrer du doigt des hommes et des femmes qui ont perdu leur emploi", alors qu'ils ont besoin d'un "accompagnement" et "d’un climat de confiance qui leur permette de retrouver un emploi stable et correctement rémunéré dans les meilleurs délais".
"Il est frappant de voir la différence de traitement avec les grandes fortunes: aucun durcissement du contrôle des personnes soumises à l’Impôt de solidarité sur la fortune n’est prévu, afin de prévenir les fraudes fiscales", souligne le PCF.
yahoo.fr, actualités, mardi 27 décembre 2005, 8h01
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L’étoffe du héros par Serge Raffy , Challenges.fr | 09.02.2006
Dominique de Villepin a le culte de ses ancêtres « morts pour la France ». Un patriotisme nourri par sa jeunesse un peu rebelle passée à l’étranger. Portrait.
Les gens qui ne l’aiment pas l’appellent Galouzeau « de » Villepin, en appuyant sur la particule. Ils croient l’agacer, le marquer au fer rouge de ses origines. Selon la rumeur, elles seraient aristocratiques. On imagine la caricature : Villepin perruqué, saupoudré, dansant le menuet aux bras d’une marquise. Un sang-bleu à Matignon. Un courtisan chez les gaullistes. Un ci-devant infiltré au cœur de la République. Villepin vilipendé.
L’image est amusante. Mais totalement fausse. Car l’homme, surprise, est un « bouseux ». Ses racines sont paysannes. Il vient d’une terre lourde et boueuse, aux confins de la Bourgogne et du Jura. Ses lointains ancêtres besognaient pour des seigneurs, dès le xiiie siècle. Une longue histoire qui raconte la lente ascension de modestes fermiers qui, au fil des siècles, deviendront des hommes d’épée ou de loi. Sous Louis XIV, ils sont capitaines généraux des Fermes du Roi.
C’est à cette époque, juste avant la Révolution de 1789, que les Galouzeau décrochent la particule. Une formalité administrative. Sans doute une récompense pour service rendu. Mais, dans le paysage, aucun château, aucun manoir, aucun fief. Pas de quoi exhiber des armoiries étincelantes. Les Villepin ne sont donc même pas des hobereaux. Aucun n’a entendu le bruit sec de la guillotine, car ils sont républicains. Déception. Ce Galouzeau est donc fréquentable. Mais qui est-il vraiment ?
Petite escapade en linguistique. L’histoire d’un nom raconte toujours quelque chose. Galouzeau, en ancien français, signifie le « Coq », ou l’oiseau-coq, l’emblème des Gaulois. Détail sans importance ? Voire. Ceux qui interrogent le locataire de Matignon sur ses ascendants sont stupéfaits par sa passion dès qu’on évoque ses aïeux. L’homme semble porter son arbre généalogique comme un talisman. Normal : tous ses ancêtres sont des héros de roman.
Son père d’abord, Xavier de Villepin, a été résistant dès l’âge de 16 ans, dans le maquis limousin.
Son grand-père, industriel de Pont-à-Mousson, a participé à la libération de la Lorraine, en 1918, où sa famille s’était installée quelques décennies plus tôt.
Un autre parent occupe le panthéon familial : un grand-oncle mort au combat, à Alep, en Syrie, en 1932, et dont les proches récupérèrent quelques gouttes de son sang, déposées dans une boule de myrrhe rouge, pour que l’esprit de bravoure soit transmis aux générations à venir.
Etoffe des héros ? Le Premier ministre est actuellement le dépositaire du sang du cavalier d’Alep.
Si vous insistez un peu, il vous racontera aussi l’histoire trépidante de deux autres de ses ancêtres, chirurgiens de Napoléon, qui participèrent à la campagne de Russie. Comment ne pas imaginer les deux hommes, amputant les grognards, sur des brancards de fortune, dans des campements figés par le froid polaire ?
« Pour comprendre Villepin, raconte un de ses plus proches collaborateurs, il faut faire une balade chez ses ascendants, dont beaucoup ont fait Saint-Cyr. Il n’a pas écrit les Cent Jours sur Napoléon par hasard. Les épreuves, les coups du sort, son attachement à la patrie, que certains jugent ringard, sont inscrits dans son patrimoine génétique. Il vient du cœur de l’histoire de France. Il est incroyablement construit. C’est ce qui inquiète et étonne chez ceux qui n’ont pas les clés du personnage. »
Mai 1968. Caracas, capitale du Venezuela. La famille Villepin, regroupée autour du poste de radio, un énorme Grundig, écoute religieusement les informations venues de Paris.
Le père, gaulliste historique, attaché au Général, est aux cent coups. Son héros, le rebelle de l’appel du 18-Juin, le condamné à mort par contumace, est en danger. Il écoute, meurtri, désemparé, effaré aussi par ce que les étudiants font subir à son grand homme.
A son côté, son fils, Dominique, tend l’oreille. Il a 14 ans et suit l’affaire comme un feuilleton, une telenovela sud-américaine. Il se passionne pour ce pays mythique qu’il ne connaît encore que par la passion que lui transmet son père. Chaque soir, tout près du poste de TSF, il entend papito dire : « Chut, je capte la France… »
Le jeune adolescent, né au Maroc, vit dans la patrie de Simon Bolivar depuis l’âge de 7 ans, parle couramment l’espagnol, avec l’accent sud-américain. Pour lui, la France est un pays magique, un territoire rêvé.
Les Villepin sont des patriotes expatriés. Ils cultivent quotidiennement, à des milliers de kilomètres de Paris, le culte des ancêtres « morts pour la patrie ». Chez les bons pères, au collège Francia, Dominique n’est pas un modèle. Il traîne dans les rues, joue au football sur les terrains vagues, un peu rudement, commence à courir les filles, passe des après-midi dans une mini-jungle sur les hauteurs de Caracas, où sommeillent quelques alligators. Il écoute de la salsa, du mérengué. Il est plus latino que les enfants de son quartier d’Altamira, zone résidentielle située tout près d’un bidonville où il se rend souvent.
Quand les pavés volent rue Gay-Lussac, par solidarité avec les étudiants parisiens, il se met en grève, seul. Un geste donquichotesque qui agace ses parents. Il ne comprend pas tout ce qui se passe de l’autre côté de l’Atlantique, mais l’épopée de Cohn-Bendit et ses amis l’excite. Il sent le piment de la révolte. Il se fait alors rabrouer par les professeurs. Ses notes sont moyennes, pour ne pas dire médiocres. Normal : son tempérament le pousse à vivre dehors, et, parfois, à faire le coup de poing au coin de la rue. Ses parents s’inquiètent et décident de l’éloigner de ce climat trop caliente.
Ils l’envoient à Toulouse, au collège jésuite du Caousou, pour le « cadrer » et calmer ses ardeurs. Là, le petit Latino découvre la rigueur et l’ordre de la Compagnie de Jésus. Dur, dur. « Pour quelqu’un qui venait d’un pays tropical, débarquer dans un dortoir de 125 lits et se retrouver dans un système quasi disciplinaire fut, au début, un enfer », se souvient Dominique de Villepin.
Mais, peu à peu, l’esprit de famille reprend le dessus. Le rebelle serre les dents. Il pense à la boule de myrrhe rouge… Ne jamais flancher. Le jeune Galouzeau s’adapte aux frimas et aux règles drastiques des jésuites, grâce au… football. En quelques semaines, il est capitaine de l’équipe du lycée, au poste de demi-centre. Il est déjà aux commandes. Sa haute stature l’aide. Il est « bon de la tête ». Il joue au tennis aussi, s’entraîne sur les courts du Stade Toulousain, où il croise l’actuel patron de la Fédération française de tennis, Christian Bîmes.
Pour les études, changement radical. Oubliées les distractions vénézuéliennes. Il se montre bûcheur et brillant. A tel point que les bons pères lui accordent le droit de passer son baccalauréat littéraire en candidat libre dès la classe de première. Il obtient une chambre particulière pour étudier davantage. Fin du syndrome de l’alligator. Il est vraiment entré en France.
L’année suivante, il part à New York rejoindre sa famille qui a quitté Caracas, et passe avec succès un second « bachot », cette fois section C. Il vit sur Park Avenue, tout près du musée Guggenheim, qu’il visite régulièrement. C’est de cette époque que naît sa passion pour l’art contemporain. Le lycée français, lui, est situé tout près de Harlem. Dominique de Villepin se laisse pousser les cheveux, écoute Santana, José Feliciano, et a un faible pour la culture hippie et la poésie de Kerouac. Il a envie de « tracer sa route ». Il a surtout la nostalgie du Venezuela.
A New York, il côtoie la communauté latino, en particulier portoricaine. Durant son année new-yorkaise, il se jette à corps perdu dans la littérature, dévore les auteurs américains, avec un faible pour Faulkner et son univers tragique et violent. Il aime la littérature du Sud, baroque et charnelle. Il plonge aussi dans la poésie, dévore René Char, le poète résistant, Rimbaud, l’exilé d’Aden, Saint John Perse, le diplomate à la rime nomade. « Il n’est pas un intellectuel ni un cérébral, mais tout le contraire, souligne un membre de son cabinet à Matignon. Il a besoin de mettre de la chair dans les idées. C’est un homme d’action et de décision. »
A 18 ans, son père le pousse à préparer HEC. Il s’exécute, par respect paternel. Mais, au bout de quelques mois d’études, il arrête. Il n’a pas l’âme d’un businessman. Ce n’est pas son chemin. Il s’inscrit en lettres à Nanterre et passe Sciences-Po. Il court les cinémas, connaît sa nouvelle vague sur le bout des doigts. Godard, Chabrol, Truffaut, Jean-Daniel Pollet. Aucun film ne lui échappe. « J’adorais aussi voir des films coréens sous-titrés en anglais dans des salles d’art et d’essai », sourit-il.
Contrairement à d’autres, l’Ena, la machine à former des hommes gris, qu’il fréquente avec François Hollande et Ségolène Royal, ne l’amollit pas. Il a l’allure d’un mousquetaire du Roi, fringant, jovial et insaisissable. Là, il est enfin au cœur de la machine France. Il continue de fréquenter les Sud-Américains de Paris, dont la famille Betancourt, le sculpteur Fernando Botero, l’écrivain Gabriel Garcia Marquez. « C’est sans doute son plus grand atout, confie un de ses proches. Son éloignement de jeunesse lui a donné un regard sur la France plus aigu, plus enthousiaste aussi.
Il ne voit pas le pays à travers la loupe d’un parti politique. Certains sont persuadés que c’est sa faiblesse. Et si, au contraire, c’était sa force ? Rappelez-vous le 2 septembre 2005. » Comment ne pas se souvenir ? Le week-end de tous les dangers. Où l’histoire peut basculer. Jacques Chirac, hospitalisé au Val-de-Grâce. Nicolas Sarkozy, au congrès de La Baule, prêt à célébrer son triomphe à la tête de l’UMP. Le temps suspendu pendant quelques heures à l’avis du corps médical. Le scénario tragique imaginé dans les arrière-salles. Dramaturgie maximale. Tension extrême. Sarkozy, le chef de parti, lunettes noires, chemise blanche, le visage des mauvais jours, attend son rendez-vous.
Et, sur la plage, un baigneur venu de nulle part, sorti du chapeau de l’histoire. Un type au look de Gregory Peck, éclairé par un soleil matinal, qui se croit encore au Venezuela, plongeant dans les rouleaux.
Il surgit des vagues comme un homme neuf. C’est ce que les médias médusés ont perçu. C’est sans doute ce jour-là que les Français ont vu en lui un présidentiable.
par Serge Raffy , Challenges.fr | 09.02.2006
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(2006) Bio express En neuf dates
1953 Naissance à Rabat.
1978 Ena.
1984 Directeur du service de l’information de l’ambassade de France aux Etats-Unis.
1985 Mariage avec Marie-Laure Le Guay.
1993 Directeur de cabinet d’Alain Juppé aux Affaires étrangères.
1995 Secrétaire général de l’Elysée.
2002 Ministre des Affaires étrangères.
2004 Ministre de l’Intérieur.
2005 Premier ministre.
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( Février 2006) A Moscou, Villepin joue l'union diplomatique franco-russe
MOSCOU - Au dernier jour de sa visite en Russie, Dominique de Villepin a tenu à souligner avec Vladimir Poutine les convergences de vues entre Paris et Moscou sur le dossier nucléaire iranien et sur la nouvelle donne palestinienne.
Dans la matinée de mardi, le Premier ministre français avait présidé avec son homologue russe Mikhaïl Fradkov le 11e séminaire intergouvernemental, qui a été l'occasion d'un engagement en faveur d'une intensification de la coopération entre les deux pays dans les secteurs économique, technologique ou encore énergétique.
"La France et la Fédération de Russie appellent l'Iran à se conformer pleinement à la résolution de février du Conseil des gouverneurs et aux demandes de l'AIEA, y compris la pleine suspension de toutes les activités liées à l'enrichissement et au recyclage", peut-on lire dans une déclaration conjointe franco-russe adoptée mardi.
Dans ce document, Paris et Moscou affirment le soutien de la communauté internationale à la proposition russe de retraiter et d'enrichir en Russie le combustible nucléaire iranien, afin de lever les doutes quant à la nature du programme nucléaire de Téhéran.
Face à la sensibilité de cette question, Dominique de Villepin a fait l'éloge d'une diplomatie de l'action en jugeant capital d'éviter deux écueils.
"Le premier, c'est celui de l'engrenage qui ne serait pas maîtrisé, c'est l'escalade. Nous en avons vu sur d'autres terrains les conséquences", a-t-il déclaré à la radio "L'écho de Moscou". "L'autre risque, c'est de ne rien faire".
"Entre ces deux options, il y a un chemin qui est celui de la volonté, de l'exigence. C'est bien celui qu'il nous faut tracer avec la Russie, avec la communauté internationale".
LE HAMAS FACE A UN "CHOIX HISTORIQUE"
Quelques heures plus tôt, dans le faste du bureau de représentation du Kremlin, entre les statues de Pierre le Grand et de Catherine II, Vladimir Poutine avait dit à Dominique de Villepin qu'il maintenait un "contact permanent" avec Jacques Chirac sur les crises iranienne et israélo-palestinienne.
Le président russe n'est cependant pas revenu publiquement sur l'invitation qu'il avait adressée de Madrid aux dirigeants du Hamas, formation qui a remporté le mois dernier les élections palestiniennes mais qui est toujours rangée sur la liste européenne des organisations terroristes.
Sans jamais prononcer ce qualificatif sur les ondes moscovites, Dominique de Villepin a pour sa part jugé qu'un "choix historique" s'offrait au Hamas. Il a appelé la formation islamiste à renoncer à la violence, à reconnaître l'Etat d'Israël et les récents traités israélo-palestiniens, en particulier les accords d'Oslo.
"Ce que je souhaite, c'est que, dans le cadre de ces rencontres, le Hamas puisse prendre conscience de ses responsabilités et de l'opportunité qui lui est donnée d'avancer dans la voie d'une reconnaissance des résolutions des Nations unies", a dit le Premier ministre.
"Il y a une chance à saisir pour le Proche-Orient", a-t-il dit.
Se voulant unis dans leur réponse diplomatique aux grandes crises régionales, la France et la Russie ont en outre cherché à donner une image de complémentarité dans plusieurs autres domaines.
Illustrant cette volonté, plusieurs accords ont été annoncés à l'issue du séminaire gouvernemental sur la coopération dans le domaine de la destruction des armes chimiques, sur la protection des droits de propriété intellectuelle dans le cadre de la coopération militaire et technique, ou encore sur la formation des cadres d'entreprise.
Libération, mardi 14 février 2006 (Reuters - 17:53), par Jacques Clément
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(Février 2006) CPE: lycéens et étudiants tentent de maintenir la pression
PARIS (AP) -- Les lycéens et les étudiants tentent de maintenir la pression sur le gouvernement malgré les vacances scolaires.
Plusieurs milliers d'entre eux ont à nouveau manifesté mardi dans une dizaine de villes de France pour exiger le retrait du contrat première embauche (CPE).
Par ailleurs, la CGC, dernier syndicat encore en retrait sur ce dossier, a décidé à son tour d'appeler aux manifestations prévues le 7 mars dans toute la France, aux côté de la CGT, de la CFDT, de la CFTC, de FO, de l'UNSA, de la FSU et d'une quinzaine d'organisations de jeunesse dont les principaux syndicats lycéens et étudiants.
Mardi, la manifestation la plus importante a été observée à Rennes, où les étudiants sont fortement mobilisés depuis le début du mouvement. Ils étaient 6.000 dans les rues selon la police, 15.000 selon les organisateurs.
Le mouvement national contre le CPE se poursuit d'ailleurs de manière plus dure dans la capitale bretonne où les deux universités de Rennes I et Rennes II sont bloquées par des grèves. Mardi matin, des blocages ont également paralysé plusieurs lycées rennais.
A Grenoble, 1.200 personnes selon la police, 3.000 selon les organisateurs, ont également défilé pour exiger le retrait du CPE. Plusieurs centaines de manifestants ont aussi arpenté les rues de Tours, Vannes, Aix-en-Provence, Quimper, Brest ou encore Lille.
Une autre journée de mobilisation est prévue jeudi (23 février 2006) dans le cadre d'une "semaine d'action" entamée depuis lundi à l'appel du collectif "jeunes" qui regroupe une quinzaine de mouvements de jeunesse dont les principaux syndicats lycéens et étudiants.
Le 7 février dernier, entre 220.000 et 400.000 manifestants selon les sources avaient défilé à travers toute la France contre le CPE à l'appel des organisations de jeunesse, mais également de la quasi-totalité des syndicats de salariés. AP
Nouvel Observateur - 16 févr. 16 h 04
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(22 février 2006) Dans l'Ain, Villepin a mangé du poulet Le Premier ministre n'a cependant annoncé aucune nouvelle mesure d'aide chiffrée en direction des producteurs de volailles inquiets.
Dominique de Villepin est venu sous haute escorte médiatique mercredi après-midi dans la Dombes (Ain) pour «rassurer» les éleveurs de la filière avicole face à la crise de la grippe aviaire. Et leur assurer «toute la solidarité nationale».
Après avoir visité en tenue de sécurité une exploitation où les volailles sont confinées, le Premier ministre s'est fendue d'une dégustation quelques cuisses de poulets sous l'œil des caméras.
Il n'a cependant annoncé aucune nouvelle mesure d'aide chiffrée en direction des producteurs de volailles. «Onze millions d'euros ont d'ores et déjà été débloqués (…) et nous serons amenés à prendre des mesures complémentaires à l'issue d'un travail de concertation avec les éleveurs», a-t-il simplement déclaré.
Même degré de précision concernant la possibilité de vacciner les volailles de Bresse, mesure réclamée par certains producteurs. «Nous expertisons ces demandes», a indiqué le Premier ministre. Quelques minutes auparavant, l'un des responsable de filière avicole de l'Ain avait fermement interpellé Dominique de Villepin pour réclamer des aides «concrètes», «avec indemnisation des pertes». «Face à la psychose actuelle, le gouvernement doit assumer sa part de responsabilité». «Message reçu», a répondu le Premier ministre.
• Selon plusieurs membres des services vétérinaires de l'Ain et des agents de l'Office nationale de la chasse, six cygnes morts ont été trouvés dimanche dans un étang de Villars-les-Dombes. Les résultats des tests pratiqués sur les oiseaux sont attendus en fin de semaine mais il existe une forte probabilité qu'ils aient été victimes du H5N1.
par Alice Géraud (dans la Dombes), LIBERATION.FR : mercredi 22 février 2006 - 19:04
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(25 février 2006) Dominique de Villepin a annoncé un projet de fusion entre Gaz de France et Suez
Compte tenu de l'importance stratégique de l'énergie, la fusion entre Gaz de France et Suez semble aujourd'hui la voie la plus appropriée", a déclaré samedi le premier ministre lors d'une brève allocution à Matignon. Il a déclaré que le gouvernement était favorable à ce projet et que le Parlement serait saisi pour procéder aux modifications législatives nécessaires. Les instances représentatives du personnels seront préalablement consultées, a-t-il précisé.
RENCONTRE FRANCO-ITALIENNE ANNULÉE
Cette annonce de fusion intervient alors que le groupe d'électricité italien Enel avait manifesté jeudi sa volonté de lancer une OPA sur le français Suez, qui contrôle le groupe d'électricité belge Electrabel. Sans faire référence à la menace du groupe italien sur un groupe privé français, le chef du gouvernement a indiqué que la fusion était motivée par "l'importance stratégique de l'énergie" pour la France. Récemment, le premier ministre italien, Silvio Berlusconi, avait demandé au président Jacques Chirac de rester neutre dans ce dossier. Après l'annonce du gouvernement français, le ministre de l'industrie italien, Claudio Scajola, a annoncé qu'il annulait une réunion bilatérale prévue lundi 27 février à Paris avec son homologue français, selon un communiqué officiel à Rome.
"PREMIER ACTEUR MONDIAL DU GAZ NATUREL LIQUÉFIÉ"
"Avec cette fusion, a-t-il ajouté, nous avons l'ambition de créer un des tous premiers groupes mondiaux de l'énergie, en particulier dans le secteur du gaz : cette entreprise serait en effet le premier acteur mondial du gaz naturel liquéfié". Cette fusion donnerait à la France "un deuxième grand acteur énergétique à côté d'EDF et renforcerait la vocation industrielle mondiale de notre pays", a-t-il ajouté.
"Il appartient naturellement aux deux entreprises de finaliser les discussions sur les modalités de ce projet et de les soumettre à la décision de leurs organes sociaux", a précisé le premier ministre. L'Etat détient actuellement près de 80 % du capital de GDF qu'il a mis en Bourse l'année dernière et la loi lui interdit actuellement de descendre en dessous de 70 %. Le Parlement devra ainsi réviser ce texte pour permettre à l'Etat de passer sous ce seuil dans le nouveau groupe.
L'idée d'une fusion entre Suez et Gaz de France était évoquée depuis plusieurs années. Les deux groupes ont noué quelques partenariats, notamment pour construire des centrales électriques dans le sud de la France.
Avec Reuters, AFP, LEMONDE.FR | 25.02.06 | 16h53 • Mis à jour le 26.02.06 | 08h10
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(25 février 2006) CGT et CFDT hostiles au rapprochement de Suez et GDF
PARIS - La CGT et la CFDT ont exprimé samedi leur hostilité au projet de rapprochement entre Suez et GDF, dans lequel les deux syndicats voient une "privatisation déguisée" de Gaz de France.
"Une fusion des deux entreprises ne peut aboutir qu'à diluer la propriété publique", a déclaré la CGT, qui se demande si la menace d'une OPA de l'italien Enel sur Suez n'a été utilisée que pour justifier ce projet de rapprochement.
Le syndicat ajoute qu'une fusion Suez-GDF "consacrerait la mise en concurrence de deux grandes entreprises nationales de l'électricité et du gaz", en l'occurrence EDF et GDF, pour estimer que "c'est un beau gâchis qui se prépare".
La CGT a encore demandé l'ouverture "dès lundi" d'un débat sur les enjeux économiques et financiers de l'avenir du secteur énergétique.
"La CFDT dénonce une privatisation déguisée de GDF", a indiqué de son côté Jacques Mouton, responsable du syndicat chez GDF. "Le gouvernement avait promis que l'Etat ne descendrait pas sous les 70% (du capital de GDF). On s'aperçoit que le gouvernement nous a menti", a-t-il ajouté.
yahoo.fr, actualités, samedi 25 février 2006 (Reuters - 20:14)
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mardi 7 mars 2006, 17h29 Des dizaines de milliers de manifestants contre le CPE
PARIS (Reuters) - Des dizaines de milliers de manifestants ont défilé à travers la France pour exiger le retrait du contrat première embauche (CPE) défendu avec vigueur par le Premier ministre, Dominique de Villepin.
Les syndicats anti-CPE, qui ont prédit un "printemps chaud" en cas d'obstination du gouvernement, espéraient rassembler au moins 500.000 manifestants dans les rues, objectif supérieur à la précédente mobilisation nationale du 7 février.
Plus de 160 manifestations étaient prévues à Paris et en province. Certaines se sont déroulées dans la matinée et d'autres se formaient en début d'après-midi autour d'un unique mot d'ordre: "Retrait du CPE".
Ce nouveau contrat de travail réservé aux moins de 26 ans est assorti d'une période d'essai de deux ans durant laquelle l'employeur peut licencier le salarié sans justifier du motif.
A Paris, la manifestation a débuté avec retard place de la République. Un cortège imposant était emmené par des centaines de jeunes ayant pris place devant les dirigeants syndicaux.
A Marseille, plus de 100.000 personnes, selon les organisateurs, environ 12.000, d'après la police, ont défilé entre le Vieux-Port et la place Castellane.
Plusieurs milliers de lycéens ont symboliquement pris place en tête de cortège, qui s'est étiré sur 2,5 km derrière une banderole qualifiant le CPE de "contrat pour esclaves".
Les étudiants ont suivi avec une banderole marquée "CPE = chômage, précarité, exclusion". Les salariés du secteur public ont ensuite fourni le gros des forces.
A Toulon, près de 10.000 personnes, selon les organisateurs, 4.000, d'après la police, ont également manifesté.
A Rennes, entre 11.000 manifestants, selon la police, 20.000, selon les organisateurs, ont arpenté les rues de la cité bretonne sous une pluie battante.
A l'issue du défilé, plusieurs centaines d'entre eux ont envahi les voies de la gare SNCF, paralysant brièvement le trafic. Ils ont été délogés par les forces de l'ordre qui ont fait usage de gaz lacrymogène.
"EJECTABLES ET CORVEABLES A MERCI"
A Toulouse, plus de 20.000 personnes, selon la police, près de 50.000, selon les organisateurs, ont défilé.
En tête du cortège, une cinquantaine de collégiens brandissaient dans la bonne humeur une banderole blanche sur laquelle était écrit en grosses lettres noires: "Qui sème la misère récolte la colère".
D'autres banderoles fustigeaient le CEP avec des slogans comme "CEP = jeunes éjectables et corvéables à merci".
D'autres manifestations en région Midi-Pyrénées et Languedoc-Rousillon ont rassemblé à Albi (Tarn) 3.200 personnes, selon la police, et plus de 5.000, selon les organisateurs, et à Perpignan plus de 2.000 personnes, selon la police, et près de 3.000, selon les organisateurs.
A Bordeaux, environ 16.000 personnes, selon la police, 50.000, selon les organisateurs, ont défilé derrière une banderole "la jeunesse contre le contrat première embauche".
Là aussi, lycéens et étudiants avaient pris place en tête de cortège, scandant "à bas, à bas, à bas le CPE !", "Villepin t'es foutu, la jeunesse est dans la rue".
De nombreux salariés de la fonction publique, dont beaucoup d'enseignants, étaient présents dans la manifestation.
En Normandie, ce sont plus de 20.000 personnes qui ont participé à une vingtaine de manifestations, selon la police, dont environ 5.000 qui ont défilé à Rouen sous une pluie glaciale.
Dans l'Est, environ 3.500 personnes, dont une moitié de lycéens, ont défilé à Strasbourg contre le CPE, soit deux fois plus que la première manifestation organisée le 7 février.
Une banderole intersyndicale demandant le "retrait du CPE" ouvrait la marche.
"CPE = Contrat première emmerde", proclamait une autre banderole portée par de jeunes manifestants.
Les manifestants étaient 1.500 à Mulhouse, 3.000 à Metz et environ 4.500 à Nancy.
Yahoo.fr, actualités,
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mardi 7 mars 2006, 19h08 Plus d'un million de manifestants contre le CPE, selon la CGT
PARIS (Reuters) - Les manifestations pour le retrait du contrat première embauche (CPE) ont réuni plus d'un million de personnes en France, revendique la CGT en faisant état d'un décompte provisoire.
La direction de la police nationale a pour sa part recensé 396.000 manifestants dans 20 cortèges répartis dans toute la France.
A Paris, la préfecture de police a fait état de 46.000 manifestants. La CGT en a affiché 200.000, dont 50.000 jeunes.
Le 7 février, lors de la première journée de manifestations contre le CPE, les organisateurs avaient comptabilisé 400.000 manifestants dans toute la France. La police en avait dénombré 180.000.
Yahoo.fr, actualités, mardi 7 mars 2006, 19h08
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(9 mars 2006) Hervé de Charette demande la suspension du CPE
Même la droite commence à douter du CPE
Dans la foulée d'Hervé de Charette, un proche de Sarkozy, des interrogations s'expriment • Jusqu'au sein du gouvernement, à l'image de Jean-Louis Borloo • Tout cela alors que le CPE a été adopté jeudi (9 mars 2006) par le Parlement.
La droite serait-elle en train de vaciller ? Certes, le Parlement a définitivement adopté jeudi matin le contrat première embauche (CPE) contenu dans le projet de loi sur l'égalité des chances. Mais la majorité commence à être assaillie de doutes. Le premier à demander, mercredi, «la suspension» du CPE a été le député (UMP) du Maine-et-Loire, Hervé de Charette, proche du ministre de l'Intérieur. Ce qui lui a valu une sèche mise au point du président du groupe UMP au Sénat, Josselin de Rohan qui croit voir la main des sarkozystes dans une tentative de déstabilisation du Premier ministre.
Jeudi, Rohan a adressé une lettre à Sarkozy, pour exprimer son «indignation» face aux déclarations de Charette. Il lui a demandé «de désavouer les propos de ce parlementaire qui, même isolé, porte atteinte à la majorité et à son combat pour l'égalité des chances». Pour tenter de calmer les choses, François Fillon, conseiller politique de Nicolas Sarkozy à l'UMP, a assuré que son parti «doit se montrer solidaire du gouvernement».
Mais au-delà de ces bisbilles qui traduisent une certaine gêne, le scepticisme gagne les rangs les plus hauts, jusqu'au gouvernement. Jeudi matin, Jean-Louis Borloo lui-même, censé porter le texte «égalité des chances» a exprimé son incertitude à propos du CPE : «Dans ce genre de chose le doute n'est pas une marque, forcément, d'imbécillité», a-t-il remarqué sur RTL. Il n'a pas voulu se prononcer sur la suspension du contrat première embauche, répondant de manière sibylline : «Pour l'instant on en est d'abord à expliquer et ensuite à essayer de répondre aux interrogations complémentaires».
Le benjamin de l'Assemblée nationale, Laurent Wauquiez (UMP, Haute-Loire). Au micro de France Info, il a suggéré une expérimentation du CPE, avec «une clause de rendez-vous dans six mois». Il a aussi exprimé ses «réserves», soulignant qu'à ses yeux, il n'est pas «la solution miracle». «Il y a des députés UMP qui se disent : ”Est-ce que c'est vraiment le bon choix, est-ce que c'est ça qu'il faut faire ?” Mais en même temps, il y a quand même une mobilisation et le sentiment qu'on a envie de continuer à faire des choses, à faire avancer les choses.» La foi du charbonnier ?
par Pascal VIROT, LIBERATION.FR : jeudi 09 mars 2006 - 13:46
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jeudi 16 mars 2006, 19h22 Nouveaux incidents à proximité de place de la Sorbonne
PARIS (AP) - De nouveaux incidents ont éclaté jeudi soir (16 mars 2006) à proximité de la place de la Sorbonne à Paris, après de premières échauffourées près du métro Sèvres-Babylone en fin d'après-midi, à l'issue de la manifestation contre le Contrat première embauche (CPE).
Peu après 19h, une foule évaluée à quelque 2.000 personnes s'en est prise aux forces de l'ordre massées sur la place à l'aide de divers projectiles, avant d'être repoussée à coups de grenades lacrymogènes sur le boulevard Saint-Michel, a-t-on constaté sur place.
Les manifestants se sont regroupés sur le boulevard, où la circulation a été interrompue. AP----------
vendredi 17 mars 2006, 7h58 CPE: démonstration de force des manifestants, violences à Paris
PARIS (AFP) - Des centaines de milliers de lycéens et étudiants ont mené jeudi une démonstration de force contre le gouvernement en manifestant dans la plupart des grandes villes de France contre le CPE lors de défilés parfois émaillés de heurts, comme à Paris.
Dans la capitale, la situation a dégénéré pendant plus de deux heures en début de soirée. De violents affrontements ont opposé jeunes et policiers dans le Quartier latin, au coeur de Paris, près de la prestigieuse université de La Sorbonne, symbole de la révolte étudiante de mai 1968.
Des jeunes, visage masqué, ont incendié un kiosque à journaux et jeté des projectiles sur les forces de l'ordre, qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogène, à Sèvres-Babylone. Des incidents ont ensuite éclaté place de La Sorbonne, où plusieurs centaines de jeunes ont bataillé avec des cocktails molotov et des fumigènes. Une librairie a été incendiée, une dizaine de voitures renversées ou détériorées et l'une a brûlé.
Les manifestants, qui descellaient des pavés pour en faire des projectiles, ont finalement reculé face aux canons à eau et à de grosses quantités de gaz lacrymogènes, et après 20H00 GMT, le calme était revenu.
Ces heurts sont intervenus à la fin de la manifestation parisienne, qui a réuni dans l'après-midi 33.000 jeunes selon la police, 120.000 selon les organisateurs. D'autres heurts ont eu lieu en banlieue parisienne, notamment à Vitry-sur-Seine et au Raincy.
Plusieurs défilés se sont conclus par des incidents, parfois violents, notamment à Rennes, où des policiers ont tiré des grenades lacrymogènes et où des dizaines de jeunes ont mis le feu à des poubelles et endommagé des véhicules, à Toulouse, Montpellier ou Chalon-sur-Saône.
Quelque 300 fauteurs de troubles présumés ont été interpellés, dont 180 à Paris, a déclaré dans la soirée le ministre français de l'Intérieur Nicolas Sarkozy. La préfecture de police de Paris a indiqué que 46 membres des forces de l'ordre avaient été blessés, dont onze ont été hospitalisés.
"J'espère que tous ceux qu'on a arrêtés, la justice va les punir sévèrement", a déclaré le ministre, en imputant la responsabilité des violences à des militants "de l'extrême-gauche, de l'extrême-droite", à des "hooligans" et à des "voyous".
De Rennes à Marseille, de Bordeaux à Strasbourg, les manifestants ont exigé le retrait du contrat première embauche, accusé d'imposer la précarité aux jeunes et que rejettent aussi syndicats et partis de gauche.
La participation globale aux manifestations était nettement plus importante que deux jours plus tôt, lors des précédentes manifestations d'étudiants et de lycéens.
Au total, 247.500 personnes ont défilé selon la police, 500.000 selon les organisateurs.
Plus des deux tiers des 84 universités françaises étaient toujours touchées par le mouvement, grèves et blocages des campus. Des dizaines de lycées sont désormais en proie à la contestation.
Les opposants au CPE espèrent que la mobilisation va culminer samedi après deux mois de contestation politique, sociale et estudiantine. Les jeunes seront alors rejoints par leurs aînés, tous les grands syndicats et dix partis de gauche ayant appelé à descendre dans la rue.
Le chef du Parti socialiste, François Hollande, a mis en garde le gouvernement contre le "pari risqué" d'un "pourrissement" du conflit.
Le rejet de ce contrat s'accroît massivement dans l'opinion. 68% des Français sont favorables à son retrait, soit 13% de plus que le 8 mars, selon un sondage.
Réservé aux moins de 26 ans, le CPE permet à un employeur de licencier pendant deux ans sans avoir à se justifier.
Le Premier ministre Dominique de Villepin assure que le CPE va permettre de faire baisser le chômage qui touche 23% des jeunes, un des plus forts taux en Europe.
Malgré une cote de popularité qui dégringole, il refuse de céder à la pression de la rue. "Je suis ouvert au dialogue" pour "améliorer" le CPE, mais sans revenir sur ce dispositif, a-t-il réaffirmé jeudi, voulant "expliquer" et "convaincre jusqu'au bout".
L'issue du conflit reste difficile à prédire. L'ampleur de la mobilisation de samedi sera sans doute déterminante.
"On attend tous de savoir si dans la rue, dans l'opinion, ça monte ou pas", a expliqué un ministre au quotidien Le Monde sous couvert de l'anonymat. "Villepin ne reculera pas, il va tenir jusqu'au bout. Et s'il ne tient plus, il est mort".
Yahoo.fr, actualités, vendredi 17 mars 2006, 7h58
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samedi 18 mars 2006, 19h34 Plus de 500.000 manifestants en France contre le CPE, selon la police
PARIS (AP) - Plus de 500.000 personnes ont manifesté en France samedi contre le contrat première embauche, selon la Direction générale de la police nationale.
La DGPN a fait état de la participation de 503.600 personnes aux différents défilés organisés dans l'Hexagone, dont 80.000 à Paris. AP
Yahoo.fr, actualités, samedi 18 mars 2006, 19h34
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samedi 18 mars 2006, 19h23 CPE: 1,5 million de manifestants dans toute la France, selon les syndicats
PARIS (AP) - Les manifestations organisées samedi dans toute la France contre le contrat première embauche (CPE) ont rassemblé au total 1,5 million de personnes, dont 350.000 à Paris, ont annoncé en début de soirée les organisateurs syndicaux.
Pour sa part, la préfecture de police de Paris a fourni le chiffre de 80.000 manifestants dans la capitale, mais le ministère n'avait pas encore communiqué, en début de soirée, son estimation au plan national.
Les chiffres officiels de l'intersyndicale ont été communiqués par le service de presse de la CGT, syndicat qui était chargé du comptage des manifestants au nom de tous les syndicats organisateurs.
Pour sa part, la police n'avait toujours pas fourni ses propres estimations en début de soirée, ni pour Paris ni au plan national. AP
Yahoo.fr, actualités, samedi 18 mars 2006, 19h23
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Lutte Ouvrière n°1960 du 24 février 2006 : En 1994, Balladur retirait le "smic-jeune" : La rue peut défaire les lois votées par le Parlement
Dans les académies qui ne sont pas en vacances scolaires, les étudiants surtout mais aussi les lycéens n'attendent pas la manifestation du 7 mars (2006) pour protester contre le CPE (contrat première embauche). Des assemblées générales se tiennent dans nombre d'universités, suivies de grèves dans différents endroits.
Car même si Villepin réussit à faire passer à la hussarde l'instauration du CPE, en utilisant l'article 49-3, cela ne signifie pas pour autant qu'il est trop tard pour faire reculer le gouvernement. L'exemple du "smic-jeune", que le gouvernement Balladur avait tenté d'instaurer en 1994, est un encouragement à poursuivre et amplifier les manifestations.
Début 1994, le Parlement votait un texte de loi relatif à la création d'un "contrat d'insertion professionnelle" (CIP) qui devait paraît-il permettre aux jeunes de trouver un emploi. Deux mois et demi plus tard, Balladur annonçait son retrait. Mais entre-temps la jeunesse s'était largement mobilisée, soutenue par les organisations ouvrières.
Cette mobilisation commença en fait après le vote de la loi, au moment de la publication des décrets d'application dans le Journal Officiel, le 24 février 1994. Ce contrat permettait aux entreprises d'embaucher des jeunes de moins de 26 ans en ne les payant que 80% du smic, si elles ne leur proposaient pas de formation. Pour celles qui proposaient une formation, le salaire était encore moindre, apparenté à ce que touchent les apprentis: 30% du smic si le jeune avait moins de 18 ans, 50% entre 18 et 21 ans, et 65% au-delà.
Refusant l'instauration de ce "smic-jeune" qui s'appliquait à tous les jeunes, qu'ils soient diplômés ou sans qualification, les étudiants et les lycéens sont descendus dans la rue. Des manifestations eurent lieu les 10, 12 et 17 mars, rassemblant des dizaines de milliers de personnes dans tout le pays. Le 22 mars, le gouvernement proposait de remanier ces décrets de façon moins défavorable aux jeunes diplômés, c'est-à-dire les étudiants qui étaient à la tête de la contestation. Les titulaires d'un bac + 2 auraient perçu 80% du salaire habituel de l'entreprise, et non plus 80% du smic, et en outre ils auraient dû recevoir une formation pendant 20% de leur temps de travail.
Cela n'a pas suffi à désamorcer la colère des jeunes. Une manifestation appelée pour le 25 mars rassembla encore plus de monde. Trois jours après, le 28 mars, Balladur annonça qu'il "suspendait" l'application du CIP pendant une semaine, le temps qu'il discute avec des représentants des étudiants et des lycéens. Le 30 mars, alors qu'une autre manifestation était prévue pour le lendemain, le CIP était définitivement enterré, remplacé par une aide aux patrons qui embaucheraient des jeunes de moins de 26 ans.
Un gouvernement peut proposer une loi allant au-devant des désirs des patrons, les députés complaisants peuvent la voter: en définitive, n'en déplaise à ces messieurs, c'est la rue qui peut faire la loi, quand les travailleurs et les jeunes montrent leur détermination.
M. L., Lutte Ouvrière n°1960 du 24 février 2006
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samedi 18 mars 2006, 21h37 Les anti-CPE lancent un ultimatum
PARIS (Reuters) - Les syndicats de salariés et les principales organisations d'étudiants et de lycéens donnent jusqu'à lundi à Dominique de Villepin et au président Jacques Chirac pour retirer le contrat première embauche, qu'ils menacent sinon d'une mobilisation "qui ira crescendo".
Le gouvernement et le chef de l'Etat "portent l'entière responsabilité des tensions sociales", a affirmé l'intersyndicale dans une déclaration publiée samedi soir à l'issue d'une troisième journée nationale de manifestations, dont elle a souligné la "formidable ampleur".
"En cas d'obstination, le gouvernement serait responsable de tous les débordements qu'il pourrait y avoir", a souligné Nicolas Gourc au nom de l'UNL, la principale organisation lycéenne, lors d'une conférence de presse.
Si nécessaire, l'appel à une journée de grève interprofessionnelle sera à l'ordre du jour dès lundi soir, ont précisé à Reuters les délégués de la CGT et de Force ouvrière.
Officiellement, aux termes de sa déclaration, l'intersyndicale se dit "résolue à obtenir le retrait du CPE" et annonce qu'elle se réunira lundi soir "pour décider des suites à donner à ce grand mouvement unitaire".
"C'est bien évidemment un ultimatum" au gouvernement, a déclaré René Valadon, secrétaire confédéral de Force ouvrière (trotskiste), lors d'une conférence de presse.
"Le gouvernement et le président de la République ont 48 heures pour décider. la seule chose qui nous guide, c'est le retrait du CPE et rien d'autre", a-t-il ajouté.
Le mot "ultimatum" a également été prononcé par le secrétaire général de la CFTC, Jacky Dintinger, et par Maryse Dumas, secrétaire confédérale de la CGT.
"UNE COURSE DE FOND"
La CFDT a pris ses distances sur ce point. "Ce n'est pas un ultimatum, c'est le contraire", a déclaré à Reuters son secrétaire national Rémi Jouan.
"Je trouve que c'est une chance (à saisir pour le gouvernement). Plutôt que de décider d'aller encore plus loin dès ce soir, on laisse le gouvernement respirer", a-t-il ajouté.
"Il faut qu'il prenne lui-même la mesure, il faut que les préfets lui fassent remonter les chiffres (des manifestations) pour qu'il ait vraiment le temps de comprendre ce qui s'est passé."
"Si lundi soir il (le gouvernement) n'a toujours pas réagi, on sera obligé de continuer. On est déjà dans le mouvement et on continuera ce mouvement."
Certaines organisations de l'intersyndicale auraient souhaité annoncer une nouvelle date de mobilisation nationale dès samedi soir. La fédération lycéenne FIDL avait évoqué le 23 mars, jour où plusieurs syndicats du secteur de l'énergie ont prévu une journée d'action contre la fusion Suez-GDF.
Au sein de l'intersyndicale, tous s'accordaient samedi soir à estimer que l'unité du front anti-CPE tenait bon.
La plupart des responsables syndicaux, représentants de salariés comme d'étudiants, ont insisté sur le fait qu'ils n'avaient pas eu de contact avec le gouvernement au cours des dernières heures.
"Dès lundi matin, nous pensons qu'il faut qu'il y ait des débats et des assemblées dans les entreprises, les lycées, les universités pour que la poursuite du mouvement soit dans les mains de tous", a déclaré à Reuters Maryse Dumas, secrétaire confédérale de la CGT.
"Si le gouvernement ne prend pas la mesure de ce qui est en train de se passer, on va vers un grand mouvement social", a-t-elle estimé.
"C'est la première fois depuis 2002 qu'on sent un mouvement comme ça dans l'opinion, qui ira encore crescendo. Les gens se sentent concernés à double titre, en tant que salarié et en tant que parent", a-t-elle ajouté.
"Il ne faut pas non plus d'impatience quand on conduit un grand mouvement. Il faut faire très attention à ce qu'on fait", a remarqué Maryse Dumas. "Villepin a engagé une course de vitesse et nous une course de fond."
Yahoo.fr, actualités, samedi 18 mars 2006, 21h37
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dimanche 19 mars 2006, 12h59 Heurts en marge des défilés anti-CPE à Paris et en province
PARIS (Reuters) - Les incidents qui ont marqué la fin du défilé contre le contrat première embauche samedi soir à Paris ont fait 52 blessés, annonce dimanche la préfecture de police.
Ce bilan définitif fait également état de 167 interpellations parmi les jeunes qui se sont livrés à des violences à la fin de la manifestation, notamment près de la place de la Nation.
Trente-quatre membres des forces de l'ordre et 18 manifestants, dont l'un a été victime d'un malaise cardiaque, ont été blessés.
D'autres heurts ont éclaté samedi soir à Rennes, Marseille et Lille, notamment, ont rapporté des témoins et les autorités.
A Paris, une centaine de jeunes masqués ont jeté des bouteilles sur les forces de l'ordre lors de la dispersion de la manifestation, rue de Bouvines, près de la place de la Nation. Les forces de l'ordre ont répliqué par des jets de grenades lacrymogènes.
Lors de ces affrontements, trois voitures ont été incendiées et deux dégradées. En outre, les "casseurs" ont endommagé dix commerces, six abribus, un feux tricolore et un kiosque à journaux, notamment.
CASSEURS, EXTRÊME-DROITE, EXTRÊME-GAUCHE
Un responsable du Syndicat national des officiers de police (Snop) a estimé sur Europe 1 que le service d'ordre syndical qui assistait le défilé de samedi avait évité des débordements violents comme ceux survenus jeudi.
Il a affirmé que les "casseurs" présents à la fin de la manifestation étaient à nouveau des militants d'extrême-gauche et d'extrême-droite mêlés à des jeunes de banlieue.
A Marseille, une demi-douzaine de personnes ont été interpellées et un policier blessé en marge de la manifestation, a-t-on rapporté de source policière.
Les incidents ont éclaté sur le Vieux Port après la dislocation du cortège, qui a rassemblé plus de 130.000 personnes selon les organisateurs, 7.000 d'après la police.
Plusieurs dizaines de militants d'extrême-gauche se sont opposés aux forces de l'ordre et un policier a été blessé par le jet d'une bouteille.
A Rennes, des heurts entre manifestants et forces de l'ordre ont éclaté en marge de la manifestation, qui a réuni entre 15.000 et 30.000 personnes, selon les sources.
Après avoir occupé les voies ferrées et paralysé la gare SNCF pendant près d'une heure, environ 300 à 400 manifestants se sont dirigés vers la préfecture de région. Ils ont ensuite gagné la permanence locale de l'UMP, où des heurts ont éclaté, après des jets de pierres et de canettes de bière sur les forces de l'ordre.
D'importantes forces de police ont repoussé les manifestants à l'aide de grenades lacrymogènes et de flashballs. D'autres incidents ont eu lieu à Lille.
Yahoo.fr, actualités, dimanche 19 mars 2006, 12h59
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(24 mars 2006) CPE : une rencontre, la balle au centre
Les leaders syndicaux à leur sortie de Matignon. De g. à d. Jean-Claude mailly (FO), Jean-Marc Icard (CFE-CGC), Francois Chérèque (CFDT) et Bernard Thibault (CGT).(Photo: AFP)
La rencontre entre Dominique de Villepin et les représentants des syndicats de salariés n’a permis aucune avancée. Le Premier ministre a maintenu son refus de retirer le contrat première embauche (CPE). Il a simplement accepté de recevoir, dès samedi 25 mars, les représentants des étudiants et des lycéens qui n’avaient pas été conviés à cette première entrevue. Il parait maintenant probable qu’aucune négociation concrète ne pourra avoir lieu avant la journée de grève et de manifestation du 28 mars. Les leaders syndicaux ont d’ailleurs affirmé que, pour le moment, aucun autre rendez-vous n’avait été pris avec le chef du gouvernement. Dominique de Villepin a, quant à lui, déclaré que cette rencontre constituait «une première étape» et qu’il souhaitait poursuivre les discussions «dans les prochains jours».
Ensemble : les douze organisations de l’intersyndicale anti-contrat première embauche ont affirmé être toujours aussi décidées à poursuivre la mobilisation les unes avec les autres, à l’issue de leur réunion de vendredi matin. Pas question, à les entendre, de laisser Dominique de Villepin introduire une division dans un mouvement dont l’unité a assuré jusqu’ici la réussite. Et surtout, impensable du point de vue des organisations étudiantes et lycéennes d’engager des négociations à deux vitesses : d’un côté, les aînés avec le Premier ministre et de l’autre, les jeunes avec le ministre de l’Education nationale.
Les représentants des lycéens et des étudiants ont immédiatement traduit leur courroux par des actes. Ils ont annoncé qu’ils ne se rendraient pas à l’invitation de Gilles de Robien, vendredi. Une manière de protester contre le fait que le Premier ministre, qui ne les avait pas conviés en même temps que les cinq confédérations syndicales (CGT, CFDT, CGC, CFE-CGC, FO) à venir le rencontrer à Matignon, a refusé clairement vendredi matin de donner suite à la demande exprimée par les organisations de l’intersyndicale d’être reçues toutes ensembles.
Le sens des responsabilités
Tout en réaffirmant leur solidarité avec les jeunes et en confirmant que le retrait du CPE était toujours, pour eux aussi, un préalable à l’ouverture des négociations, les syndicats de salariés ne sont néanmoins pas revenus en arrière. Ils ont honoré l’engagement pris la veille de rencontrer Dominique de Villepin qu’il faut, à les croire, interpréter comme le signe de leur bonne volonté et de leur sens des responsabilités.
Paradoxalement, le chef de l’Etat a fait de Bruxelles, où il participait à un sommet européen, des déclarations susceptibles de porter atteinte au bon déroulement de l’entrevue entre le chef du gouvernement et les syndicalistes. Jacques Chirac a estimé qu’«on n’a pas à donner d’ultimatums» et que «quand une loi a été votée… elle doit être appliquée», tout en admettant que cela «n’empêche pas le gouvernement de discuter de telle ou telle modalité». Ces propos avaient de quoi fâcher d’entrée les leaders syndicaux qui refusent de se voir proposer de simples aménagements. François Chérèque, le secrétaire général de la CFDT, a d’ailleurs réagi en qualifiant cette déclaration de «très maladroite», avant d’entrer à Matignon.
L’intervention de Jacques Chirac était en tout état de cause révélatrice du fait que la réunion proposée aux syndicats de salariés n’était qu’une prise de contact et qu’il n’était pas question de céder dans l’immédiat aux revendications des opposants au contrat première embauche. A l’issue de la rencontre avec le Premier ministre, d’ailleurs assez brève, cette hypothèse a été confirmée par l’annonce du refus de Dominique de Villepin de retirer le CPE. Les syndicalistes ont annoncé qu’ils n’avaient pas réussi «à convaincre» le Premier ministre sur ce point mais que celui-ci avait néanmoins accepté de rencontrer directement les représentants des organisations étudiantes et lycéennes dès demain, samedi 25 mars.
Rien n’a donc été débloqué.
Mais la porte ne semble pas fermée. En tout cas, Dominique de Villepin a pris soin de marquer qu’il était plein de bonnes intentions de manière à ménager la suite des contacts. Il a affirmé qu’il fallait «trouver des solutions constructives pour répondre aux inquiétudes réelles des jeunes, notamment sur le contrat première embauche» et qu’il comptait bien revoir les représentants des confédérations syndicales la semaine prochaine. Soit après la journée d’action du 28 mars. Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, a enregistré le message et en a conclu que l’ampleur de la mobilisation jouerait «un rôle déterminant».
Des risques de dérapages violents
Dominique de Villepin attend-il un nouveau message de la rue pour engager la tête haute un rétropédalage sur le CPE et envisager d’autres bases de négociations que celle des aménagements à ce nouveau contrat pour les moins de 26 ans, refusés catégoriquement par l’intersyndicale ? C’est possible. Mais c’est risqué car la situation s’est dangereusement détériorée ces derniers jours. On a assisté à une escalade de la violence lors des dernières manifestations. Le phénomène a même pris parfois un caractère incontrôlable.
A Paris, le 23 mars, plusieurs centaines de casseurs étaient présents sur l’esplanade des Invalides, où le défilé devait prendre fin. Ils se sont livrés à des actes de vandalisme et des agressions, sur les étudiants notamment.
Un jeune homme a été grièvement blessé à la tête et a dû être opéré dans la nuit.
A Marseille, à Rennes aussi, les choses ont mal tourné.
Les forces de l’ordre ont précédé à 630 interpellations de fauteurs de troubles durant cette seule journée. Et le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, qui avait déjà mis en garde contre un nouvel embrasement des banlieues à l’occasion du mouvement anti-CPE, a estimé que les manifestations étaient «en train de changer de visage».
RFI, par Valérie Gas, Article publié le 24/03/2006 Dernière mise à jour le 24/03/2006 à 17:54 TU
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mardi 28 mars 2006, 16h47 CPE: incidents en marge de la manifestation parisienne
PARIS (AP) - Des incidents ont éclaté mardi en fin d'après-midi entre plusieurs dizaines de jeunes casseurs et le service d'ordre de la CGT, place de la République à Paris, alors que le défilé contre le contrat première embauche (CPE) arrivait à son terme.
Une cinquantaine de membres du service d'ordre de la CGT, munis de matraques souples, ont chargé vers 16h30 plusieurs dizaines de jeunes qui tentaient de soulever la grille d'un magasin de lingerie, a-t-on constaté sur place. Le service d'ordre a dispersé les jeunes, bousculant et frappant également les photographes et cameramen qui prenaient des images de la scène.
Un groupe d'une centaine de jeunes, certains masqués, a ensuite chargé le service d'ordre, qui a dispersé les fauteurs de trouble à l'aide de bombes lacrymogènes.
Le calme est revenu quelques instants plus tard, alors que la place de la République se noircissait de monde, arrivant depuis la place d'Italie. mais l'ambiance restait très tendue sur place. AP
Yahoo.fr, actualités, mardi 28 mars 2006, 16h47
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La mobilisation contre le CPE atteint une ampleur inégalée
La mobilisation contre le contrat première embauche (CPE) faisait l'effet d'un raz-de-marée, mardi 28 mars. Environ 1 055 000 manifestants ont défilé dans toute la France, selon la police, plus de trois millions selon FO et la CGT. Quelques soient les chiffres, ils sont plus de deux fois supérieurs à ceux du samedi 18 mars.
"Nous sommes plus de 3 millions aujourd'hui dans les rues, c'est historique, il est impensable que le premier ministre reste arc-bouté sur sa position", avait affirmé, un peu plus tôt, le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, pour qui "il n'y a qu'une seule issue, c'est le retrait de cette réforme".
Le leader de la CGT s'exprimait en marge de la manifestation parisienne contre le CPE, partie à 14 h 30 de la place d'Italie pour rejoindre la place de la République. Les dirigeants syndicaux - Bernard Thibault (CGT), François Chérèque (CFDT), Jean-Claude Mailly (FO), Bruno Julliard (UNEF), Jacques Voisin (CFTC), Gérard Aschieri (FSU), Alain Olive (UNSA), Annick Coupé (Solidaires) - avaient pris la tête de cortège, derrière une banderole réclamant le "retrait du contrat première embauche".
Dès le départ du cortège, une centaine de casseurs ont tenté de pénétrer dans un supermarché du boulevard de l'Hôpital et brisé les vitres d'un café adjacent. D'autres heurts étaient à déplorer, vers 16 heures, à l'arrivée du cortège, place de la République. La police a estimé le nombre de manifestants dans la capitale à 92 000, la CGT à 700 000.
DES MANIFESTATIONS QUI RAPPELLENT CELLES DE MAI 2002 ET NOVEMBRE 1995
Au total, 250 manifestations ont eu lieu dans toute la France. 25 000 à 60 000 personnes ont défilé à Lille, soit plus du double que le 18 mars. Nancy a connu une mobilisation inégalée depuis les marches anti-Le Pen après le premier tour de la présidentielle de 2002, avec 23 000 à 50 000 manifestants. A Metz, 10 000 à 20 000 personnes ont participé à la plus importante manifestation depuis novembre 1995. Entre 8 500 et 15 000 personnes ont défilé à Strasbourg, une mobilisation en forte hausse par rapport à la manifestation du 18 mars, qui avait rassemblé entre 4 500 et 10 000 personnes. A Bordeaux, ils étaient 31 000 à 100 000 manifestants, et 18 000 à 50 000 à Toulouse, selon des estimations provisoires.
La mobilisation a commencé dès mardi matin. Les manifestations à Marseille (200 000 à 250 000 personnes, selon les organisateurs, contre 130 000 le 18 mars), Nantes (entre 42 000 et 60 000 personnes), Rouen (entre 18 000 et 40 000 personnes), au Mans (18 000 à 30 000 personnes) mais aussi Boulogne-sur-Mer (entre 5 000 et 7 500 personnes), Calais (1 650 à 6 000) ou encore Millau (300 à 500) ont ouvert le ban.
D'importants défilés ont également eu lieu en Bretagne : 30 000 à 50 000 personnes à Rennes, d'où est partie la contestation étudiante contre le CPE il y a plus de deux mois, 16 000 à 30 000 à Brest, ville qui a connu selon les responsables syndicaux sa manifestation "la plus importante des dix dernières années". Ont été dénombrés 12 000 à 30 000 manifestants à Saint-Brieuc, 10 000 à 25 000 à Lorient, entre 5 000 et 12 000 à Vannes.
L'ÉDUCATION NATIONALE TRÈS AFFECTÉE PAR LA GRÈVE
Des milliers d'arrêts de travail ont été déposés pour la première fois dans le privé comme dans le public, davantage qu'au plus fort du conflit des retraites en 2003, selon les syndicats. Des grèves ont commencé à perturber les chemins de fer, les transports aériens et les bus de plus de 70 villes.
La grève affecte en particulier l'éducation nationale. Selon les chiffres du ministère, elle a été suivie par 36,83 % des enseignants des lycées d'enseignement général et technologique, et 42,72 % des enseignants du premier degré, soit des chiffres nettement plus importants que pour la grève du 7 mars, mais moins que pour la grève du 20 janvier 2005 contre la loi Fillon.
Au-delà de l'éducation nationale et pour la première fois depuis le début du mouvement anti-CPE, le secteur public dans son ensemble était touché (fonction publique, ANPE, La Poste, EDF et Gaz de France) mais aussi le privé (télécoms, banques, métallurgie avec plus de 600 appels à débrayer, tabac). La plupart des quotidiens nationaux sont également absents des kiosques.
Avec AFP et Reuters, LEMONDE.FR | 27.03.06 | 21h34 • Mis à jour le 28.03.06 | 19h52
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mardi 28 mars 2006, 20h43 Paris: les incidents entre manifestants et forces de l'ordre redoublent place de la République
PARIS (AP) - Des incidents très violents se poursuivaient mardi, peu après 20h, place de la République à Paris, avec de véritables scènes d'émeute opposant plusieurs milliers de jeunes et les forces de l'ordre.
Pris sous un jet continu de bouteilles, de cailloux, de morceaux de mobilier urbain et de morceaux de bois, les forces de l'ordre ont commencé à vider la place de la république vers 20h15 en utilisant deux canons à eau et en tirant de nombreuses grenades détonantes et lacrymogènes.
Des incidents sporadiques avaient commencé à opposer les forces de l'ordre et quelques centaines de jeunes en fin d'après-midi, à l'issue de la manifestation contre le contrat première embauche (CPE)