Bernard Tapie
Juillet 2008 : Affaire Addidas : heureuse "justice politique" après la mise sur la touche d'un judiciaire défavorable ? : le remarquable homme d'affaires "de gauche", et remarquable comédien, et vieil ami du ministre d'Etat "de droite" Jean-Louis Borloo, obtient, enfin, 285 millions d'euros (réellement 400 millions ?) du défunt Lyonnais (c'est-à-dire de l'Etat, des contribuables); le parti socialiste demande une nouvelle décision de justice
Janvier 2008 : Le fanatique d'Obama attend sa mission
Novembre 2007 : Problèmes de logement ?
Avril 2007 : A près mon ami Borloo je soutiens Nicolas ; et j'accable la Ségo ... ;
Février 2007 : Bernard soutiendra bientôt (???) Nicolas ; en attendant il attaque Ségolène
Octobre 2006 : Débouté, hélas, pour l'excellent homme d'"affaires", et remarquable comédien, affaire à suivre
; IL LUI demande de surseoir ;
Septembre 2006 : Sur scène avec Adriana Karembeu
Juin 2006 : "Bug" informatique à la cour de cassation : report à octobre 2006
Février 2006 : Bernard Tapie attaque le livre-confession d'Eydelie
Janvier 2006 : Le remarquable homme d'"affaires", et comédien, réclame entre 300 et 400 millions d'euros de "dédommagement", pour "préjudice subi" par les époux Tapie ; et retour de l'affaire VA-OM de 1993
Décembre 2005 : Indulgence judiciaire pour le "commissaire" Valence, condamné symboliquement pour fraude fiscale (sept millions d'euros, seulement)
Octobre 2005 : Les radicaux de gauche se réjouissent du retour de l'homme d''affaires", et riche "comédien" ; contre lequel le procureur demande 2 ans, pour fraude fiscale ...
Septembre 2005 : Le bien-heureux, bien-reconverti, bien "indemnisé" ? ...
Erreur, c'est 145 millions ; l'escroc escroqué ?
Juin 2005 : Le comédien et homme d'affaires, ancien ministre du président François Mitterrand, réclame 990 millions d'euros au Crédit Lyonnais
Avril 2005 : Tapie attaque l'Etat français
Mars 2004 : Nouvelles anciennes "affaires"
Janvier 2004 : "Un beau salaud" au Théâtre de Paris
Juillet 2003 : Tapie marchande
Avril 2003 : Tapie remarquable comédien commissaire de police ...
et entendu par la justice usaméricaine
Mars 2003 : Toujours la justice ...
Septembre 2002 : Tapie, le retour toujours ...
Avril 2001 : Bernard Tapie, le retour.
Tapie revient à l'OM en sauveur. Les supporters le réclamaient depuis longtemps, voilà qui est fait : Bernard Tapie sera l'associé de Robert Louis-Dreyfus à la tête du club de foot marseillais.
Sa condamnation dans l'affaire des comptes de l'OM est oubliée. Par Michel HENRY pour Liberation.fr, Le 3 avril 2001.
Les Marseillais ont eu deux bonnes nouvelles, mardi 3 avril (2001): d'abord, les éboueurs, en grève, ont recommencé à ramasser les ordures, et, ensuite, Bernard Tapie revient à l'OM. Aucun lien entre les deux. Robert Louis-Dreyfus, actionnaire principal du club, installe ainsi à ses côtés, en tant qu'«associé» et nouveau partenaire au capital, un repris de justice. Tapie a en effet été condamné en appel, le 4 juin 1998, dans l'affaire des comptes de l'OM, à trois ans de prison avec sursis et 300.000 francs d'amende. Cela dit, par un joli tour de passe-passe, Tapie n'a pas été condamné, à l'inverse de ses coprévenus, à payer solidairement les 88 millions de francs de dommages et intérêts au club : l'administrateur de l'OM a bizarrement oublié de se déclarer créancier de Tapie dans les délais impartis par la loi. Tapie ne doit donc rien à l'OM et revient sourire aux lèvres.
Le sourire est aussi sur les visages des supporters, qui réclamaient le retour de Tapie depuis belle lurette, vu que le garçon a apporté de bien belles choses à l'OM (quatre titres consécutifs de champion de France, une coupe d'Europe des clubs champions en 1993) jusqu'à sa chute consécutive à l'affaire du match truqué OM-Valenciennes. Son successeur et désormais grand copain, Robert Louis-Dreyfus, fait bien pâle figure à côté. Il faut dire qu'il n'y connaît rien au foot, et qu'il a accumulé les bourdes tout en injectant, à ses dires, plus de 800 millions de francs dans le club. L'OM est actuellement quatorzième au championnat. Tapie le sauveur devrait arriver lundi.
Le communiqué de Bernard Tapie
«J'accepte avec beaucoup d'émotion. Je suis conscient de l'attente de tous ceux qui aiment l'OM et j'essaierai de m'en montrer digne.
Je ferai le nécessaire afin d'être disponible, dès lundi prochain, et je suis certain que toutes les énergies convergeront vers un seul objectif : que l'OM retrouve son rang au plus vite.»
Le communiqué de Robert Louis-Dreyfus, le président de l'OM
«L'OM, depuis deux saisons, connaît des déconvenues qui mettent le club dans une situation indigne de son rang et que mes très importants efforts financiers personnels n'ont pas réussi à infléchir.
Malgré ces difficultés, ma volonté de voir grandir l'OM et de pérenniser le club parmi les grands d'Europe est toujours aussi affirmée. C'est d'ailleurs dans ce contexte que j'avais annoncé mon désir d'ouvrir le capital à de nouveaux partenaires. Le premier que j'ai choisi est Bernard Tapie. Nous nous connaissons bien et nous apprécions suffisamment pour relever ensemble ce défi.
Bernard, compte tenu de ses engagements en cours, ne sera présent au Club que lundi prochain. Outre sa qualité d'associé, il prendra en charge toute la partie sportive du Club. Quant à moi, qui reste actionnaire majoritaire, je continuerai à assumer les responsabilités de stratégie générale et de gestion.
L'OM doit désormais rentrer dans une nouvelle dynamique. Pour cela ma motivation reste intacte.
Les Marseillais auront une équipe à la hauteur de leurs espérances. C'est ce à quoi je me suis engagé depuis le premier jour.»
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Un Bernard Tapie polémique revient sur TF1
L'émission s'intitule "A tort ou à raison", mais elle pourrait tout aussi bien s'appeler "Seul contre tous". Bernard Tapie a animé, lundi 9 septembre, la première de sa nouvelle émission sur TF1. Pour son retour sur la Une, seize ans après l'émission "Ambition", l'ancien ministre de la ville et ancien président de l'Olympique de Marseille a frappé fort. Le thème choisi, "vrai et pas racoleur" dixit l'intéressé : "faut-il réglementer ou interdire la prostitution ?".
Pendant le générique de début, un sous-titre "Accord parental souhaitable" vient s'incruster sur l'écran. Debout face à ses invités assis en demi-cercle, dans un décor sombre et moderne qui n'est pas sans rappeler celui du "Maillon faible" (autre émission de TF1), le maître de cérémonie entre immédiatement dans le vif du sujet. "Je suis pour l'interdiction", affirme sans ambages l'animateur qui, un peu plus tôt dans la soirée déclarait dans le journal télévisé de Patrick Poivre d'Arvor, "je suis partie, pas juge. J'affirmerai mon point de vue, et les autres aussi."
Face à lui, sur le plateau, une demi-douzaine d'invités. Parmi eux, l'écrivain Philippe Sollers, l'ancienne porte-parole des prostituées lyonnaises dans les années 1970, Ulla, la présidente d'une association de parents d'élèves, un universitaire "auteur d'un livre sur le pacs, la gauche et les homosexuels". Relégué dans le public, un responsable de la Brigade de répression du proxénétisme peine à faire entendre sa voix.
Le choix des invités n'a pas été évident. Selon Stéphane Tapie, fils de l'animateur et coproducteur de l'émission avec Glem (la société de Gérard Louvin), la sélection des invités a été tardive. "On ne s'est décidé que dans la nuit de samedi à dimanche, indique-t-il. Mais ce n'est pas faute d'avoir des participants, bien au contraire, on devait faire un choix judicieux entre plusieurs personnalités susceptibles d'apporter un plus au débat."
PRENDRE POSITION
Bernard Tapie a à cœur de montrer qu'il a bien préparé le dossier. Il évoque "l'interdiction totale de la prostitution en Suède", les "éro-centers en Allemagne" , et tente d'étayer son propos par des statistiques. Rapidement, le débat se résume à un duel entre l'une des invitées, Claire Carthonnet, érigée nouvelle porte-voix de la cause des "travailleuses du sexe", et Bernard Tapie. L'animateur ne supporte guère la contradiction. Un peu crispé au début, il donne de la voix et du geste pour convaincre.
Régulièrement, une jeune femme intervient depuis la régie pour "donner la tendance" des votes des téléspectateurs. L'émission est en direct – un choix de Bernard Tapie, qui souhaitait travailler sans filet –, et les téléspectateurs sont invités à prendre position, par téléphone (0,56 euro l'appel).
Pour les aider à "se faire une idée", une poignée de reportages vient s'intercaler dans le débat. Des riverains disent leur ras-le-bol face aux "nuisances" provoquées par la prostitution de rue ; des prostituées témoignent de leur misère, la famille d'une jeune Bulgare venue en France à 19 ans et assassinée en 1999 rapporte les tristes conditions dans laquelle elle vivait ; des élus, Françoise de Panafieu, députée UMP de Paris, ouvertement en faveur de la réouverture des Maisons closes, ou Bernard Kouchner, ancien ministre délégué à la santé du gouvernement Jospin, soulignent l'urgence de réagir "devant le fléau du sida".
Lors de la présentation de la nouvelle grille de TF1, le 28 août au château de "Star Academy", Bernard Tapie était apparu sur l'air de "J'aurais voulu être un artiste" – chanson de Starmania qu'il avait interprété à la télévision en 1985 –, affirmant que "l'objectif [de son émission] n'est pas de faire consensus mais de livrer suffisamment d'arguments". Il avait ajouté : "Tous les sujets sont des sujets qui fâchent". A son tour, Etienne Mougeotte, vice-PDG de l'antenne de la Une (ancien président de l'Unef socialiste dans sa belle jeunesse, notedt), avait présenté Bernard Tapie comme un "agitateur d'idées".
Adepte de la formule rapide et du contre-pieds, l'homme rebondit sans cesse : "80 % à 90 % de la prostitution est le fait de gens qui sont sans papiers, de nationalité étrangère", affirme-t-il, aussitôt contredit par un policier qui précise que "sur Paris, la majorité des prostituées sont en situation régulière". Et M. Tapie de s'en sortir par une pirouette : "Elles sont en position régulière, donc la police est désarmée."
José Barroso et Olivia Delaittre, ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 11.09.02, LE MONDE | 10.09.02 | 12h58
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(20 mars 2003) Affaire du Lyonnais Bernard Tapie rattrapé par la justice
BERNARD TAPIE, rattrapé par le dernier dossier pénal le concernant, va devoir répondre devant le tribunal correctionnel de Paris de banqueroute dans un dossier ouvert en marge de l'affaire du Crédit lyonnais.
La juge d'instruction du pôle financier du palais de justice de Paris Françoise Desset a ordonné, le 20 mars, le renvoi devant le tribunal de M. Tapie, 60 ans, pour « banqueroute par augmentation frauduleuse de passif ».
Ce dossier ouvert en 1995, en marge de l'affaire du Crédit lyonnais et instruit en grande partie par la juge Eva Joly, porte sur la faillite de deux sociétés en nom collectif : Groupe Bernard Tapie (GBT) et Financière immobilière Bernard Tapie (FIBT).
Elie Fellous, son ex-bras droit et ancien gérant de FIBT et de GBT, est lui aussi poursuivi pour banqueroute. « Ça fait huit ans que j'attends ce moment. On va pouvoir tout mettre sur la table et on va enfin voir qui a volé qui », a déclaré hier Bernard Tapie.
Le Parisien, samedi 29 mars 2003, p. 16
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(17 avril 2003) La Une croit à Bernard Tapie
Bernard Tapie incarne le commissaire Valence , « un flic des beaux quartiers, insomniaque, solitaire et humaniste ». IL ROULE en bagnole de fortune, enjambe les balcons pour voler au secours de sa voisine, adore les échecs et ne dort jamais. Voici le commissaire Valence, ou plutôt le commissaire Tapie, à qui TF 1 confie le rôle-titre d'une nouvelle série policière, après l'avoir transformé en animateur de talk-show pendant huit mois dans « A tort ou à raison ». Le plus célèbre caméléon de la vie publique française - chanteur, homme d'affaires, ministre, animateur... - refait l'acteur et se réincarne sans complexes en flic de choc. « Nous avions envie de le voir en héros récurrent » La Une avait déjà tenté l'expérience il y a deux ans en faisant de Bernard Tapie un médecin militaire dans « Cazas », un téléfilm unitaire qui ne restera pas dans les annales mais qui avait cartonné en audience. « Nous avions envie de le voir en héros récurrent », explique Takis Candilis, le patron de la fiction de la chaîne, qui avait dans ses tiroirs un projet de série tout indiqué. « Un flic des beaux quartiers, insomniaque, solitaire et humaniste », résume le producteur Marc Chayette (Adelaïde Productions). Le scénario était prêt. « Nanar » a très vite donné son accord. « Son arrivée n'a rien changé à l'histoire ou au personnage, assure l'un des scénaristes, auteur de plusieurs épisodes de Julie Lescaut. Il nous a fait quelques remarques, mais je n'ai pas du tout tenu compte de l'homme public pour écrire les dialogues. J'imagine toutefois que son parcours lui a permis de mieux comprendre le fonctionnement d'un polar... » « Il en impose. Je me suis régalé à jouer avec lui » De l'avis de tous, Bernard Tapie s'est senti comme un poisson dans l'eau sur le tournage. « Il a été hyperpro, toujours disponible, il s'est parfaitement bien intégré à l'équipe, raconte Marc Chayette. C'est un véritable acteur. Je l'avais d'ailleurs trouvé très bon dans Hommes, femmes, mode d'emploi de Claude Lelouch. » Sentiment partagé par son partenaire Christian Charmetant, qui interprète son beau-frère : « Il en impose. Je me suis régalé à jouer avec lui. » Les ennuis judiciaires de l'ex-patron de l'OM - il a passé six mois en prison, en 1997 - n'ont visiblement pas provoqué d'états d'âme du côté de la Une, ni du producteur. « J'ai peu suivi ses histoires passées, et je n'en ai jamais parlé avec lui », affirme Marc Chayette. L'intéressé, lui, semble s'amuser de l'ironie de la situation (voir interview ci-contre). On saura bien vite si les téléspectateurs jugent Tapie crédible dans ce rôle. TF 1 lui fait déjà confiance, puisque le tournage du deuxième épisode est prévu pour le mois de juin.-----
WASHINGTON, 16 avril 2003 (AFP) - Executive Life: Bernard Tapie va comparaître devant la justice américaine
Bernard Tapie, l'ancien ministre français et actuel animateur de télévision, va comparaître la semaine prochaine devant un jury de mise en accusation de Los Angeles dans le cadre de l'affaire du rachat litigieux d'Executive Life par le Crédit Lyonnais en 1991, a indiqué mercredi un avocat proche du dossier. M. Tapie sera surtout interrogé, le 23 avril, sur le rôle d'Artemis, la holding de François Pinault, repreneur de la compagnie d'assurance-vie californienne Executive Life au Crédit Lyonnais en 1992, ainsi que sur City Star, une société écran du Lyonnais dont le siège est dans les Caraïbes, a précisé cet avocat sous le couvert de l'anonymat. City Star avait été utilisée pour effectuer le portage "illégal" des actions d'Executive Life en 1991 ainsi que pour racheter, aussi "illégalement", les action d'Adidas, qui appartenait alors à M. Tapie, et qu'il a dû céder quand il est entré au gouvernement français, a dit l'avocat. Le Crédit Lyonnais était l'agent de M. Tapie pour vendre les actions Adidas que la banque rachetait ensuite secrètement par le biais de City Star, des transactions illégales pour lesquelles le Lyonnais avait été traduit en justice par M. Tapie, a rappelé l'avocat californien. Le Crédit Lyonnais et sa structure de défaisance, le Consortium de réalisation (CDR), sont soupçonnés d'avoir organisé par portage illégal la reprise d'Executive Life à une époque où la loi américaine n'autorisait pas une banque à détenir plus de 25% du capital d'une compagnie d'assurances. Artemis fait également l'objet des poursuites du procureur fédéral de Californie, Jeffrey Isaacs. François Pinault avait témoigné à la fin février pendant six heures devant le jury de mise en accusation à Los Angeles. La Commission des assurances californienne, le principal plaignant dans cette affaire, réclame jusqu'à 3,5 milliards de dollars de dommage au Crédit Lyonnais et à Artemis. Par ailleurs l'Etat français et le Crédit Lyonnais ont repris des discussions ces dernières semaines avec la Justice et la Réserve fédérale (Fed) américaines pour tenter de négocier un nouvel accord arrêtant les poursuites, avaient indiqué des avocats proches du dossier. Ces démarches visent à conclure au plus vite un règlement à l'amiable avec le département fédéral de la Justice avant que le jury de mise en accusation de Los Angeles formé en novembre dernier n'aboutisse à une possible inculpation de la banque française, avait-on expliqué de mêmes sources. La Fed, principale instance de réglementation du secteur bancaire, pourrait décider de suspendre la licence d'exploitation de la banque française aux Etats-Unis si elle était reconnue coupable de malversation. En 1991, l'Etat français contrôlait le capital du Crédit Lyonnais. La banque a été ensuite privatisée.-------
(Juillet 2003) Le marchandage de Tapie se poursuit
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Tapie fait le pitre
BERNARD TAPIE change encore de costume. De retour sur scène à partir de ce soir au Théâtre de Paris, où il avait connu son premier succès il y a cinq ans avec « Vol au-dessus d'un nid de coucou », il aborde cette fois un rôle de pure comédie à la mesure de son image de séducteur-baratineur.
« Lorsque je lui ai apporté cette pièce, je savais que Bernard serait excellent dans le comique », confie son producteur Philippe Hersen. A 61 ans, l'ancien ministre et homme d'affaires dit prendre un réel plaisir avec ce rôle. Plébiscité sur TF 1 en commissaire Valence (9,2 millions de téléspectateurs le 8 janvier (2004) dernier), dont il tournera quatre autres épisodes cette année, Bernard Tapie parie sur un nouveau succès.
Alors cette fois, Bernard Tapie va nous faire rire au théâtre ?
Vous incarnez un séducteur pris dans ses propres contradictions. Ce « beau salaud », c'est un peu vous ?
Après flic à la télévision et fou révolté dans « Vol au-dessus d'un nid de coucou », vous voici dans un rôle comique. Vous pensez être crédible comme comédien ?
Etes-vous angoissé à l'approche de la première ?
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(Mars 2004) Nouveau marathon judiciaire pour Tapie
BERNARD TAPIE était chez le coiffeur hier après-midi (09 mars 2004) et fait ce matin son grand retour devant le tribunal correctionnel.
Pour Bernard Tapie et ses avocats, la date clé est fixée au 18 novembre. Ce jour-là, le tribunal de commerce doit rendre une décision dans l'affaire Adidas, une troisième affaire qui oppose Tapie à sa banque. L'ancien élu estime que, lors de la revente d'Adidas, le Crédit lyonnais a réalisé dans son dos et en secret une plus-value de l'ordre de 6 milliards de francs.
Un trou dans l'enquête
Pour l'heure, dans le procès qui démarre ce matin, les avocats du fisc réclament à l'ancien ministre de la Ville 15 millions de francs correspondant à des redressements sur le « Phocéa ». Ce superbe voilier est aujourd'hui entre les mains d'une milliardaire libanaise. « Elle a installé des robinets en or et, au lieu de peser 300 t, il en pèse le double. C'était un bateau de course, c'est devenu un traîne-couillons », se désole son ancien propriétaire.
Tapie a donc rendez-vous dans une semaine avec ces mêmes juges pour banqueroute. Soupçonné d'avoir fait perdre à ses créanciers 1 milliard de francs, il entend démontrer qu'au contraire il a fait gagner six fois la mise au Crédit lyonnais. « Pour Tapie, c'est le match de sa vie qui commence », confie un proche. S'il gagne, il sera de nouveau riche. Très riche. Et le Crédit lyonnais aura une nouvelle ardoise.
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La médiation entre Bernard Tapie et l'Etat français aurait échoué
La médiation entre Bernard Tapie et l'Etat français pour un accord amiable dans l'affaire de la cession par le Crédit lyonnais du groupe Adidas au début des années 1990 a échoué. "Le médiateur Jean-François Burgelin, ancien procureur général près la Cour de cassation, a constaté lundi soir qu'aucun accord n'avait été trouvé. Il doit en informer aujourd'hui la cour d'appel de Paris", a indiqué une source proche du dossier.
"BERNARD TAPIE RÉCLAMAIT BEAUCOUP PLUS"
"Les termes de la médiation proposaient que le CDR abandonne les 100 millions d'euros de créances dues par Bernard Tapie, mais pas sa dette fiscale de 40 millions. Or l'ancien homme d'affaires, en situation de faillite personnelle, réclamait beaucoup plus", indique une autre source proche du dossier.
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(Juin 2005) Procès Adidas : Bernard Tapie absent
La cour d'appel de Paris a commencé mercredi 8 juin matin l'examen du conflit opposant Bernard Tapie à l'Etat sur les conditions de cession par le Crédit Lyonnais du groupe Adidas à Robert-Louis Dreyfus.
Bernard Tapie était absent mercredi matin: interrogé sur France Inter, il a indiqué qu'il avait de la fièvre et ne pourrait assister à cette audience devant la 3e cour d'appel de Paris. Les débats de la matinée doivent être consacrés à des questions de procédure avant que ne soit examiné le fond du dossier mercredi après-midi.
Dette fiscale
L'ancien homme d'affaires devenu ministre en 1992 estime avoir été illégalement privé d'une plus-value importante réalisée lors de la cession du groupe Adidas à Robert-Louis Dreyfus en 1993-1994 et en demande réparation à hauteur de 990 millions d'euros. Publicité
Lors d'une récente médiation dans ce dossier, dont l'échec a été constaté en avril, le CDR, donc l'Etat, proposait de son côté d'abandonner "les 100 millions d'euros de créances dues par Bernard Tapie, mais pas sa dette fiscale de 40 millions d'euros", selon une source proche du dossier.
En première instance, en novembre 1996, le tribunal de commerce de Paris avait donné raison à Bernard Tapie sur le fond en condamnant le Crédit Lyonnais à verser une provision de 600 millions de francs (90 millions d'euros).
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(Septembre 2005) Tapie, à l’aise dans ses baskets
Le 30 septembre (2005), l’ex-propriétaire d’Adidas, en faillite personnelle, saura si ses dettes
sont effacées. En attendant, s’appuyant sur un réseau de fidèles, il mène grand train.
Ce lundi 19 septembre (2005), sur le plateau d’On refait le match, la très tonique émission-débat
sur le football diffusée sur RTL et LCI, Bernard Tapie tient la dragée haute aux journalistes
professionnels du ballon rond réunis autour d’Eugène Saccomano.
En faillite personnelle depuis plus de onze ans, Bernard Tapie attend avec impatience le 30
septembre, date du jugement de la cour d’appel sur le dossier Adidas qui l’oppose à son ancienne
banque, le Crédit lyonnais.
Fins de mois confortables
Berline de luxe, week-end dans une superbe propriété en Seine-et-Marne, vacances en Corse ou
séjour sur l’Adriatique à l’invitation d’anciens intermédiaires du ballon rond qui lui doivent
beaucoup…
En dépit des différentes décisions de justice, les époux Tapie demeurent toujours dans l’hôtel
particulier de la rue des Saints-Pères. Comme tous les chefs d’entreprise en banqueroute
personnelle, Tapie ne peut en être expulsé tant que l’immeuble, estimé à 30 millions d’euros
aujourd’hui, n’est pas vendu.
250 000 euros d’arriérés
Pour se détendre le week-end, Bernard Tapie dispose d’une somptueuse propriété (quatre bâtiments,
tennis, piscine, sur 4 hectares) louée par Demain-L’événement à Themeparks Properties, filiale d’un
fonds de pension britannique.
Themeparks n’est en fait qu’une coquille domiciliée à la même adresse
que des sociétés contrôlées par André Guelfi – une amitié carcérale de Tapie – condamné dans
l’affaire Elf.
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Une reconversion très éclectique
1996 - L’ex-homme d’affaires décroche son premier rôle dans Hommes, Femmes mode d’emploi, de Claude Lelouch.
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Tapie: le CDR condamné à verser 135 millions d'euros
PARIS (AP) -- La cour d'appel de Paris a condamné vendredi (30 septembre 2005) le Consortium de réalisation (CDR) et
le Crédit Lyonnais à verser 135 millions d'euros aux liquidateurs judiciaires de
Bernard Tapie Finances (BTF) dans le cadre du litige portant sur la vente d'Adidas par
la banque à Robert-Louis Dreyfus en 1994.
C'est une filiale du Crédit Lyonnais, banque publique, qui avait été mandatée en 1992 par
Bernard Tapie, alors ministre, afin de trouver un acquéreur pour la société d'articles de
sports, qu'il n'avait achetée qu'en 1990. Elle sera cédée début 1993 pour 2,085 milliards de FF
(300 millions d'euros) à un groupement d'entreprises.
Fin 1994, Adidas sera revendu pour 4,65 milliards de FF (670 millions d'euros) à l'homme
d'affaires Robert Louis-Dreyfus qui l'introduira en bourse fin 1995 à hauteur de plus de 11
milliards de FF.
L'ancien homme d'affaires et ex-patron de l'OM, reconverti dans le théâtre et le cinéma,
estimait son préjudice à près de 990 millions d'euros. AP
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Le triomphe de l'escroc escroqué
Bernard Tapie fait voeu d'abstinence médiatique. Triomphe modeste. Enfin, pas pour longtemps, d'ici à un entretien à paraître lundi dans le Figaro. Le naturel revenant au galop, il lâche quand même : «Je pense à tous ceux qui, depuis une dizaine d'années, assument dans les dîners en ville que je ne suis pas un escroc.» Il pense aussi à lui, car le combat n'était pas gagné : entre un grenouilleur des faillites, voyou plus ou moins assumé, et une banque bien sous tous rapports, fondée par des catholiques et contrôlée par l'Etat. La pente était rude, il l'a remontée avec constance. Il en fallait pour faire triompher, au final, l'idée de l'escroc escroqué.
Bonne foi.
Billard.
L'ancien homme d'affaires n'oublie pas qu'il fut un politique. Dans l'arrêt de la cour d'appel, un attendu le rend particulièrement joyeux : il est dit que le Lyonnais ne lui rétrocédera qu'un tiers de sa plus-value sur Adidas. Ce milliard (de francs) rendu signifie donc que la banque en conserve deux. Et donc, CQFD, que Tapie aura quand même enrichi le contribuable électeur. Estomaqué par tant d'aplomb, le CDR en est réduit à pester contre son maintien dans son hôtel particulier, en vente depuis dix ans, dont les factures d'électricité, elles, seraient payées par le contribuable.
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Bernard Tapie va demander plus d'indemnités après une "erreur de calcul"
Selon l'hebdomadaire le Canard enchaîné paru mercredi 5 octobre, la troisième chambre de la cour d'appel de Paris s'est trompée dans le calcul du préjudice du groupe Bernard Tapie dans la cession du groupe Adidas à Robert Louis-Dreyfus en 1993-1994. "Je découvre en lisant la dépêche qu'il y a pu avoir une erreur [dans l'arrêt de la cour d'appel], je vais vérifier avec mes conseils, nous allons nous consulter et je prendrai une décision après", a indiqué mardi soir par téléphone M. Tapie.
L'ancien patron d'Adidas envisage donc de demander une révision à la hausse des 135 millions d'euros d'indemnités qu'il a obtenus dans le dossier Adidas.
En début de soirée mardi, l'un de ses avocats, Me Maurice Lantourne, avait confirmé l'information de l'hebdomadaire satirique évaluant à 145 millions d'euros le montant des dommages-intérêts dus à Bernard Tapie sans cette erreur de calcul, et envisagé de déposer "dans quelques jours" une "requête en rectification d'erreur matérielle".
145,61 MILLIONS D'EUROS DE DOMMAGES-INTÉRÊTS
"La perte de chance de réaliser le gain dont a été privé le groupe Tapie est constituée par la différence entre le prix de vente des 78 % du capital d'Adidas en décembre 1994 (3,498 milliards) et le prix perçu en janvier 1993 (2,085 milliard), soit 1,313 milliard de francs, dont le tiers (438 millions) serait revenu au groupe Tapie, les deux tiers (875 millions) au Crédit lyonnais", écrit la cour à la page 19 de son arrêt.
Or l'opération consistant à soustraire 2,085 milliards de 3,498 milliards de francs aboutit à un résultat de 1,413 milliard de francs, et non 1,313 milliard, comme l'a indiqué par erreur la cour. Sur les 100 millions de francs "oubliés" par la cour, un tiers revient à Bernard Tapie, soit 33,3 millions de francs (5,08 millions d'euros).
Si l'on suit le mode de calcul de la cour pour réévaluer ce montant (en fonction de l'évolution du coût de la vie et du cours de l'action Adidas), on aboutit à une somme de 10,61 millions d'euros. Le montant des dommages-intérêts de Bernard Tapie serait ainsi de 145,61 millions d'euros.
Vendredi 30 septembre, la cour a condamné l'Etat, par le biais du consortium de réalisation (CDR), organisme public chargé d'assumer la gestion passée du Crédit lyonnais, à indemniser M. Tapie, estimant qu'il avait été floué dans la vente du groupe Adidas en 1993-1994.
Par ailleurs, Me Lantourne a confirmé l'intention de son client d'engager une action en dommages-intérêts pour sa mise en liquidation abusive. "Nous sommes en train de préparer une demande d'indemnisation des conséquences de la mise en liquidation de Bernard Tapie Finance (BTF) pendant onze ans", a-t-il indiqué. "Nous sommes en train de chiffrer le montant global que nous allons demander, qui comprendra le préjudice patrimonial et personnel de Bernard Tapie ainsi que les frais de procédure", a-t-il ajouté.
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Jean-Michel Baylet (PRG) souhaite la bienvenue à Bernard Tapie
PARIS (AFP) - Jean-Michel Baylet, président du PRG, s'est réjoui lundi (03 octobre 2005) de voir Bernard Tapie "rétabli dans sa dignité", soulignant que l'ex-ministre est le "bienvenu" chez les Radicaux de gauche.
Interrogé après les déclarations de Bernard Tapie au Figaro annonçant son retour "dans le débat politique", M. Baylet a marqué sa satisfaction "de voir son innocence reconnue". "Cela en dit long sur le fonctionnement de la justice. Il aura fallu des années de combat et son énergie incroyable pour que la vérité éclate au grand jour".
"Après tant de souffrances et de calomnies, je me réjouis de voir un homme rétabli dans sa dignité et j'ai lu avec plaisir ses déclarations sur la politique", a ajouté M. Baylet.
"Il a toujours été des nôtres, même dans les moments les plus difficiles, le lien ne s'est jamais rompu", selon lui.
Bernard Tapie a déclaré, dans une interview lundi au Figaro, s'intéresser toujours au Parti radical de gauche (PRG), qu'il n'exclut pas de réintégrer, "mais pas pour le diriger".
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(21 octobre 2005) Tapie: le parquet requiert deux ans d'emprisonnement dont un avec sursis
PARIS (AP) - Le procureur de la République de Paris a requis jeudi au moins deux ans d'emprisonnement dont un avec sursis contre Bernard Tapie poursuivi devant le tribunal correctionnel pour fraude fiscale.
Le 30 septembre, la cour d'appel de Paris a accordé à l'ancien patron de l'Olympique de Marseille 135 millions d'euros de dommages et intérêts, estimant qu'il avait été lésé lors de la revente en 1993 d'Adidas à Robert-Louis Dreyfus par le Crédit Lyonnais.
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jeudi 8 décembre 2005, 15h27
Condamnation ferme mais symbolique pour Bernard Tapie
PARIS (Reuters) - Bernard Tapie a été condamné pour "fraude fiscale" à une peine de trois ans de prison, dont huit mois fermes, qui restera symbolique.
Bernard Tapie, 62 ans, ne retournera donc pas en détention, a dit son avocat, Maurice Lantourne. "Le tribunal a considéré que la peine avait déjà été purgée et qu'il n'y avait pas lieu d'exécuter la sanction", a-t-il dit à la presse.
Dans ce dossier, le fisc lui reprochait d'avoir omis de payer l'équivalent de plus de sept millions d'euros au titre de ses revenus de 1992 et 1993.
Le tribunal a retenu l'essentiel des griefs en estimant qu'il avait imputé frauduleusement sur ses sociétés la charge de biens personnels, comme sa résidence parisienne et son yacht, le "Phocéa", ainsi que les salaires d'employés de maison.
En juin 1997, Bernard Tapie avait déjà été condamné pour fraude fiscale pour les mêmes faits à 18 mois, dont six fermes, mais au titre des années fiscales 1989, 1990 et 1991.
Seule cette dernière peine a été exécutée par l'ancien ministre, emprisonné en 1997.
Bernard Tapie en a quasiment fini avec la justice pénale. Il doit encore comparaître le 19 octobre 2006 devant le tribunal correctionnel de Paris pour la "banqueroute" de ses anciens groupes BTF (Bernard Tapie Finances) et FIBT (Financière et immobilière Bernard Tapie), au début des années 1990.
La cour d'appel de Paris a reconnu le 30 septembre dernier qu'il avait été floué par le Crédit Lyonnais lors de la revente d'Adidas en 1993 et a condamné l'Etat à lui verser une somme record de 135 millions d'euros de dommages et intérêts.
Depuis son passage en prison, Bernard Tapie a entamé une carrière d'acteur de télévision et de théâtre et d'animateur de radio et est revenu brièvement à l'OM en 2002.
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AFP le 14/01/2006 11h10
Tapie/Adidas: Tapie va réclamer 300 à 400 M EUR de dédommagements (presse)
Bernard Tapie va réclamer à la justice 300 à 400 millions d'euros de dommages et intérêts après que l'Etat a autorisé le Consortium de réalisation (CDR), chargé de gérer les dettes du Crédit Lyonnais, à se pourvoir en cassation dans l'affaire Adidas, selon Le Parisien samedi (14 janvier 2006).
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(Janvier 2006) Eydelie fait rebondir l'affaire VA-OM
Quel sens donner aux révélations de Jean-Jacques Eydelie, publiées dans l'Equipe Magazine samedi ? L'ancien milieu de terrain marseillais, âgé de 40 ans, revient abondamment sur l'affaire de corruption du match Valenciennes-Marseille en mai 1993, dans laquelle il fut un intermédiaire actif. Lors de l'enquête qui suivit les révélations du Valenciennois Jacques Glasmann, Eydelie avait fait figure de «dur», prenant tout sur lui, sans jamais rejeter la responsabilité des faits sur d'autres. Et en particulier sur Bernard Tapie, alors président de l'OM. Cela lui valut une condamnation à un an de prison avec sursis et une amende. La peine la plus lourde, après celles qui frappèrent les dirigeants de l'OM: deux ans de prison (dont huit mois ferme) pour Tapie ; deux ans avec sursis pour Jean-Pierre Bernès, le directeur général.
Promotion.
Dans l'hebdomadaire, Eydelie raconte qu'avant la finale de la Coupe d'Europe 1993, que l'OM remporta (1-0) face au Milan AC, les joueurs furent alignés «pour recevoir une piqûre dans le cul». Seul l'attaquant allemand Rudi Völler l'aurait refusée: «Il a engueulé tout le monde. Et là, j'ai pensé : "Lui au moins c'est un mec." [...]Le dopage, je l'ai vu dans tous les clubs où je suis passé, sauf à Bastia.» Vu son CV, ces pratiques auraient donc été en vigueur à Angoulême, Nantes, Laval et Tours.
Hier, Tapie a annoncé son intention de porter plainte, contre Eydelie et l'hebdomadaire. Dans les colonnes de l'Equipe, les démentis ont fusé. Völler (directeur sportif du Bayer Leverkusen) dit ne pas se souvenir de la séance de piqûres. Jean-Claude Suaudeau, ex-entraîneur de Nantes, est lui aussi frappé d'amnésie. Jean-Pierre Escalettes, président de la Fédération française de football (FFF), à l'époque responsable du foot amateur et grand pourfendeur des méthodes Tapie, botte en touche : «C'est une déstabilisation de notre football dont j'ignore à qui elle peut profiter. Tout cela est assez désespérant quand on essaie de donner une image propre...»
Court.
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08/02/2006 Bernard Tapie attaque le livre-confession d'Eydelie
LE BRAS DE FER se tend entre les deux hommes. Jean-Jacques Eydelie,
l'ancien joueur de l'OM, publie la semaine prochaine un livre-choc sur ses années marseillaises.
Dopage, affaire VA - OM, pressions... le livre promet des révélations. Par avance, Bernard Tapie,
rencontré hier matin, démine le terrain. Sa défense ? L'attaque.
Le tribunal des référés ne
vous a pas autorisé à obtenir le manuscrit du livre
de Jean-Jacques Eydelie avant
sa parution.
Est-ce que vous allez faire appel ?
Bernard Tapie.
« Le jeu n'en valait pas la chandelle »
Jean-Jacques
Eydelie fait référence à des « piqûres » de joueurs de l'OM...
Il n'est pas le premier. Eydelie
fait simplement allusion à une technique qu'on a utilisée en précurseur, la mésothérapie. C'est
l'opposé du dopage. Il s'agit de micropiqûres, d'un millimètre et demi de longueur, qui injectent
des produits de type oligo-éléments ou d'homéopathie. Cette technique consiste à stimuler les
points d'acupuncture. Tous les joueurs savent ce dont il s'agissait, sauf Eydelie et un autre
(NDLR : Cascarino)
qui continuent de parler de piqûres dopantes. Et puis il faut aller jusqu'au
bout : si les joueurs de l'OM étaient dopés, tous ceux de l'équipe de France qui sont passés
par l'OM l'étaient aussi ! Deschamps, Desailly, Amoros, Di Meco, Papin...
Le jour de la finale
de la Coupe d'Europe, il y aurait donc eu une simple séance
de mésothérapie...
Il peut y avoir
eu une séance sur quelques joueurs, mais cela n'a rien à voir avec du dopage. J'ai été le premier
à mettre cela en place, tout comme les régimes alimentaires. Les joueurs râlaient au début...
Papin se faisait monter en douce des sandwichs dans sa chambre. Tout cela était aussi banal
que les séances de massage ! Ce régime a été mis au point au centre Merano
(Italie).
Toutes
les stars y vont aujourd'hui. Thierry Breton s'y trouvait il y a quinze jours. Berlusconi y
va ! Si ça aussi c'est du dopage...
Il n'y aurait jamais eu
de dopage dans le football français...
Le
dopage dans le foot, cela ne peut se faire autrement qu'en dehors des périodes de matchs et
à titre individuel. Pendant la saison, cela se révélerait contre-productif. Le joueur qui se
dope, il ne peut pas jouer puisque les contrôles sont instantanés ! Les derniers cas en France
l'ont été aux amphétamines. Après, il y a eu un peu de cortisone, jusqu'en 1985-1986. Puis dès
que les contrôles sont intervenus, il n'y a plus eu de dopage avec ces produits. A l'OM, nous
avons été le club le plus surveillé de France. En 1991, en plein mois d'août, on a eu une perquisition
et ils ont fouillé la pharmacie. Franchement, le jeu n'en valait pas la chandelle. Les bénéfices
que peut tirer un footballeur du dopage ont toujours été absolument nuls par rapport aux inconvénients.
Pensez-vous
que des équipes françaises se dopent aujourd'hui ?
Si vous voulez savoir quelles sont les équipes
qui sont soupçonnées de se doper, il faut regarder l'irrégularité de leurs performances. Si
vous voyez une équipe qui casse tout pendant un mois et demi et qui ne fait plus un match pendant
deux mois... Alors, là il y a gros soupçon.
Autre sujet, celui de la corruption et des matchs
« arrangés ». Eydelie dit
que c'était de notoriété publique...
L'affaire VA - OM a été jugée,
je ne veux pas revenir là-dessus. Eydelie dit aujourd'hui dans son livre qu'il ne sait pas si
« Tapie était au courant ». On est bien avancé ! Pour les autres dossiers présumés de corruption,
comme l'histoire du jus d'orange à Nantes ou l'affaire de Moscou, toutes les enquêtes ont montré
que l'OM n'était pas concerné. C'est toujours l'histoire de l'homme qui a vu l'homme qui a vu
la table bouger !
En tant que dirigeant de l'OM, vous n'avez jamais « arrangé » de match ?
Cela
n'a eu lieu qu'une fois, je vous l'avoue aujourd'hui. Pour une raison simple, le président du
club adverse était un de mes copains. J'étais assuré du titre. Lui avait besoin d'un résultat.
J'ai demandé à mes joueurs d'y aller mollo en prétextant un futur match de Coupe d'Europe. Basile
Boli m'a dit : « Président, si c'est ca, je ne joue pas... » A l'arrivée, l'OM a gagné ce match
1 à 0. Il faut arrêter avec ces histoires ! Je résume tout cela par la phrase de Goethals
(ancien
entraîneur de l'OM) :
« Vous autres les Français, vous mettez quarante ans pour gagner une Coupe
d'Europe. Et quand vous la gagnez, vous la remplissez de merde. »
« Le pape aurait été mis en cause lui aussi »
Au sujet du match VA - OM, Eydelie vide son sac...
Il dit qu'il
s'est tu jusqu'à présent soi-disant, d'après ce qu'on m'a dit, parce qu'il aurait compris «
le message de Mitterrand ». C'est faux. Il ne s'est jamais tu puisque, lors de l'instruction,
il avait déjà accusé mon épouse de lui avoir proposé de l'argent ! Ma femme avait été convoquée
et blanchie. La seule chose qu'Eydelie n'avait jamais raconté à ce jour, c'est ce contact avec
Mitterrand qui lui aurait demandé, le 3 juin à l'Elysée, « de se montrer intelligent »... Il sous-entend
que le président aurait fait pression pour qu'il se taise dans l'affaire VA - OM. Mais j'ai
vérifié les dates. L'affaire n'est pas connue ce jour-là ! Le match avait eu lieu le 23 mai.
Le 3 juin, Mitterrand, il sait à peine qui est Eydelie ! Dommage que le pape soit mort, il aurait
été mis en cause lui aussi.
Reste-t-il des zones d'ombre dans l'affaire VA - OM ?
La tentative
de corruption est démontrée, je ne reviens pas là-dessus. Mais l'histoire du fric retrouvé dans
le jardin, aujourd'hui encore, je n'y crois pas. On n'a retrouvé aucune empreinte de gens de
l'OM sur l'enveloppe. Aujourd'hui, avec la technique de l'ADN, je dis chiche au procureur de
Montgolfier de trouver une trace de quelqu'un de chez nous sur cette enveloppe, qui est supposée
avoir transité entre plusieurs mains au sein de l'OM. D'après moi, c'est évident, cette enveloppe,
on l'a mise après coup dans le jardin.
Cette affaire tombe mal
pour vous...
Si on n'a rien d'autre
à me sortir que l'affaire « VA - OM », qui a 14 ans, cela veut dire qu'aujourd'hui je suis irréprochable.
Concluons que je n'étais pas un type très bien il y a quinze ans, mais que je me suis beaucoup
amélioré.
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29.06.06 | 13h16 Un incident informatique à la Cour de cassation provoque le report de l'examen du dossier Tapie
Même les magistrats de la Cour de cassation doivent désormais en convenir : un dossier dans lequel apparaît Bernard Tapie n'est jamais tout à fait comme les autres.
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vendredi 29 septembre 2006, 16h58
Bernard Tapie sur scène avec Adriana Karembeu !
Bernard Tapie a exercé toute sorte de métiers (chanteur, businessman, ministre) mais c'est dans la peau de comédien qu'il semble se sentir le plus à l'aise...
Selon Le Parisien, Nanard foulera à nouveau les planches en septembre 2007 dans Sept ans de réflexion, d'après George Axelrod. Une pièce créée en 1955 et passée à la postérité grâce au film de Billy Wilder avec une certaine Marilyn Monroe en tête d'affiche.
Et qui succèdera à la plus mythique blonde hollywoodienne ? Adriana Karembeu! Un lourd héritage pour la sculpturale Slovaque qui n'a, pour le moment, qu'un petit rôle au cinéma à son actif (3 petites filles, de Jean-Loup Hubert).
C'est le producteur Philippe Hersen (Orange mécanique), qui a eu cette idée un peu folle de réunir le Commissaire Valence et l'ambassadrice de la Croix-Rouge dans cette comédie à découvrir au Théâtre du Gymnase. (Jordane Guignon)
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lundi 9 octobre 2006, 14h42
Revers judiciaire inattendu pour Bernard Tapie
PARIS (Reuters) - Bernard Tapie, qui attendait une éclatante victoire judiciaire dans un litige concernant la vente du groupe Adidas en 1993, a été débouté par la Cour de cassation.
Contre l'avis du parquet général, la plus haute juridiction du pays a en effet cassé un arrêt rendu le 30 septembre 2005 par la cour d'appel de Paris qui lui accordait 135 millions d'euros d'indemnisation.
Cette même cour d'appel de Paris devra rejuger l'affaire dans une autre composition, dans un délai qui n'a pas été fixé. Il pourrait être d'environ un an.
La cour d'appel avait estimé en 2005 que le Crédit lyonnais et sa filiale, la SDBO, l'avaient floué en lui cachant qu'il pouvait revendre Adidas au prix fort à l'homme d'affaires Robert-Louis Dreyfus.
La Cour de cassation annule cette décision en estimant au contraire "qu'aucune faute n'est caractérisée en l'état à l'encontre de la SDBO et du Crédit lyonnais".
C'est la Consortium de réalisation (CDR), structure chargée de gérer le passif du Crédit lyonnais après sa quasi-faillite en 1993, qui avait déposé un pourvoi en cassation et ses arguments ont été entendus.
En cas de confirmation, c'est lui qui aurait dû payer la facture. Bernard Tapie, ancien ministre de la Ville de François Mitterrand devenu à 63 ans comédien et animateur de télévision et de radio, demande 990 millions d'euros, dans cette procédure engagée il y a dix ans.
PASSIF GIGANTESQUE
Il espérait se "remettre à flot" et commencer à solder un passif bancaire et fiscal qu'il évalue à 160 millions d'euros.
Emprisonné en 1997 à la suite d'un match de football truqué entre Valenciennes et l'Olympique de Marseille, qu'il présidait, Bernard Tapie a été condamné plusieurs fois à des peines de prison avec sursis pour des malversations financières.
Il avait pris le contrôle majoritaire d'Adidas en 1990, mais son entrée au gouvernement l'avait amené à céder ses parts pour l'équivalent de 318 millions d'euros en 1993, grâce à un mandat de vente confié à la Société de banque occidentale (SBDO), filiale du Crédit lyonnais.
Or, on sait aujourd'hui que l'acheteur d'Adidas, un groupe d'entrepreneurs, était contrôlé en sous-main par le Lyonnais, grâce à un montage financier clandestin passant par des sociétés "offshore".
Le Crédit lyonnais a revendu ensuite ces parts d'Adidas en décembre 1994 à Robert-Louis Dreyfus pour l'équivalent de 708 millions d'euros.
Ce dernier a ensuite valorisé le groupe Adidas en Bourse en novembre 1995 pour 1,676 milliard d'euros (1,067 pour ses parts majoritaires). La procédure a établi que la banque et Robert-Louis Dreyfus s'étaient entendus au préalable pour l'ensemble de l'opération.
La cour d'appel de Paris avait jugé la manoeuvre illicite, estimant que le Lyonnais avait violé ses "obligations de mandataire" et "manqué à son devoir de loyauté".
La Cour de cassation juge que la cour d'appel "n'a pas caractérisé les éléments" de cette supposée faute.
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dimanche 22 octobre 2006, 10h03
Présidentielle: le PRG envisage de se ranger derrière le PS
Le débat s'est déroulé dans une ambiance souvent agressive. Les opposants à Mme Taubira l'ont accusée d'instrumentaliser le PRG pour "asseoir sa carrière politique", d'avoir pour seul projet d'"être une nuisance" pour le PS. Ses partisans ont accusé les notables du parti de se laisser bercer par "la douce musique alléchante des sièges ou des portefeuilles ministériels".
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Bernard Tapie va se rallier à Sarkozy, selon le Canard Enchaîné
[07/02/2007 - 10:04]
Plusieurs personnalités du monde de la culture et du spectacle ont déjà annoncé leur soutien au ministre de l'Intérieur : l'écrivain Max Gallo et le journaliste George-Marc Benamou, biographe de François Mitterrand, les chanteurs Johnny Hallyday, Doc Gynéco et Enrico Macias, le philosophe André Glucksmann et les animateurs Arthur et Pascal Sevran.
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mercredi 14 février 2007, 12h34
Tapie pointe ''l'inexpérience'' de Ségolène Royal
PARIS (AFP) - Bernard Tapie indique mercredi qu'il "se prononcera à la mi-mars" sur l'élection présidentielle, mais évoque l'"inexpérience personnelle" de Ségolène Royal et ironise sur les débats "participatifs" du PS.
Dans l'affaire du Lyonnais, absence de sanctions au civil mais retour prochain au pénal.
Quelques nouvelles fraîches de Bernard Tapie. Mardi, la Cour de cassation a confirmé l'absence de sanctions commerciales contre l'ex-homme d'affaires en faillite. Tapie n'est donc pas interdit de gérer et en plus il est de nouveau éligible. Il s'agit là d'un épilogue partiel de l'interminable procédure de liquidation judiciaire de ses différents holdings (GBT, FIBT, ACT...), entamée en 1994.
La procédure est toujours en cours mais le tribunal de commerce avait décidé, entretemps, de ne pas le sanctionner à titre personnel : certes, à entendre ses liquidateurs judiciaires, Tapie a un tantinet abusé en matière de «dépenses personnelles» et de «train de vie excessif» : au mieux de sa forme, le flambeur avait besoin de plus de 40 millions de francs par an d'argent de poche. Les juges consulaires ont donc décidé de l'absoudre, à titre «très exceptionnel», puisque le statut de ses holdings faisait que Tapie ne pouvait léser que lui-même. C'est ce que vient de confirmer la Cour de cassation, pour des motifs de forme.
Train de vie.
Sa décision tombe à un très étrange moment. Au pénal, Tapie vient tout juste d'être renvoyé en correctionnelle pour banqueroute (Libération du 1er avril), s'agissant de quasiment les mêmes faits. Certes, les voies civile, commerciale et pénale ne sont pas interpénétrables. Mais il est d'usage, quand la troisième est en cours, que les deux premières sursoient à statuer. Sauf que là, le tribunal de commerce n'a pas pu résister à statuer sur son cas. Il admet le «grief du train de vie excessif», mais renonce aux sanctions (la faillite personnelle et l'interdiction de gérer), au motif que son banquier préféré de l'époque, le Crédit Lyonnais, ne lui avait pas encore mis le couteau sur la gorge : sa créance n'était donc pas «exigible et a fortiori exigée». Au pénal, la juge d'instruction Françoise Desset, prenant la suite d'Eva Joly, a contourné l'obstacle en inventant pour l'occasion la notion de «passif qui aurait dû être exigé».
Devant le tribunal correctionnel, Bernard Tapie va-t-il exciper de cet arrêt de la Cour de cassation ? Trop simple. Il est en effet poursuivi pour banqueroute en compagnie de deux anciens dirigeants du Crédit Lyonnais, Michel Gallot et Pierre Despessailles. Financièrement, Tapie a plutôt intérêt à plonger pénalement avec eux, afin que les créances de la banque, jugée complice, soient ensuite annulées.
Car il y a un précédent : suite à l'affaire du bateau le Phocéa, jugée au pénal en 1997, le Lyonnais avait vu effacée au civil sa créance de 80 millions de francs sur le yacht. En outre, il avait dû payer 40 millions de dommages et intérêts. Si les mêmes causes devaient produire les mêmes effets et s'agissant désormais de la faillite de l'ensemble du groupe Tapie , la banque en serait pour un milliard... Une tuile pour le Consortium de réalisation (CDR, l'organisme public qui a hérité de tous les anciens litiges du Lyonnais, aujourd'hui privatisé). «Pile je gagne, face tu perds», se réjouit par avance Bernard Tapie.
Plus-value.
Ne manque plus que la troisième bande du billard procédural. Il s'agit du litige sur la revente d'Adidas : Tapie en a retiré une plus-value de 200 millions de francs en 1993 ; son repreneur Robert Louis-Dreyfus a encaissé un bénéfice de 2,5 milliards en 1995 après l'introduction en Bourse d'Adidas : dans cette transaction, le Lyonnais était au-delà de son rôle d'entremetteur entre les deux hommes d'affaires. La banque a encaissé près de 2 milliards de francs grâce à des structures off-shore destinées à opacifier l'actionnariat de transition. Tapie du moins ses liquidateurs judiciaires en réclame le remboursement au motif que le Lyonnais se serait enrichi clandestinement. En ce cas, les holdings de Tapie redeviendraient miraculeusement bénéficiaires...
Montage.
Jean Peyrelevade, ancien président du Lyonnais, avait un temps admis que sa banque avait fait du «portage» sur Adidas, avant de se rétracter. Divers documents confidentiels, dont Libération possède une copie, laissent plutôt penser que sa première version est la bonne. L'un d'eux, rédigé par Henri Filho, ancien directeur du Lyonnais, à destination de Citistar, une coquille off-shore que l'on retrouve dans plusieurs montages de la banque, recommande que «tous les documents préparatoires soient détruits et les originaux conservés confidentiellement». Manifestement, son instruction n'a pas entièrement été suivie d'effet.
Libération,
Par Renaud LECADRE,
samedi 12 juillet 2003, p. 13
Cinq ans après ses débuts sur les planches, l'ex-ministre revient dès ce soir au Théâtre de Paris dans « Un beau salaud », une comédie où il incarne un séducteur mythomane. Comblé par ce rôle comique, il se dit excité comme avant un match.
Dans « Un beau salaud », une pièce de Pierre Chesnot mise en scène par Jean-Luc Moreau, Tapie, qui a lui-même mis sa griffe sur le texte, incarne François, dragueur impénitent, mythomane et tchatcheur, aux prises avec les femmes de sa vie : une épouse qu'il s'apprête à quitter (Agnès Soral), une maîtresse dépressive (Natacha Amal), une ex trop maternelle (Pascale Roberts) et une future conquête (Mathilde Penin).
Bernard Tapie. J'en suis persuadé. En tout cas, tout est réuni dans cette pièce pour faire rire le public : une distribution de folie, avec quatre comédiennes superbes et séduisantes, une mécanique comique implacable et des situations auxquelles chacun pourra s'identifier un peu. Et j'éprouve un plaisir incroyable à faire le clown.
C'est moi, peut-être l'espace de trois minutes... Mais tous les hommes vont se reconnaître à un moment ou à un autre dans le comportement du type que j'interprète. Au départ, le personnage était un « coureur » classique, menteur, sans plus. Je l'ai chargé au maximum, en y mettant une bonne dose d'autodérision, pour aller dans le sens de l'image de moi que les médias véhiculent. Il est tour à tour mytho, crapuleux, dégueulasse, il s'apitoie sur son sort alors que les femmes lui font sa fête. Mais il est aussi tendre, affectueux, amoureux...
Les succès des séries télé et de ma précédente pièce m'ont conforté dans cette idée. Maintenant, je me sens plus tranquille. J'étais crédible auprès du public, je pense l'être devenu auprès des gens du métier. Je le vois aux réactions de mes partenaires durant les répétitions. Et puis, après la première diffusion du « commissaire Valence », des grands comme Delon m'ont appelé pour me féliciter.
Jamais, c'est pas dans ma nature. Les seules vraies angoisses que je connaisse, c'est devant un médecin, car il peut vous annoncer n'importe quoi, et devant un juge d'instruction, car là tout est possible, c'est la roulette russe ! Et puis, j'ai vécu des choses autrement stressantes... Je ressens au contraire une excitation, comme à chaque fois que je me suis trouvé à la veille d'une épreuve importante, qu'il s'agisse d'un grand match de foot ou d'une émission de télé en direct. Le théâtre, c'est pareil : c'est un exercice où il faut mettre tous les atouts de son côté, donner le meilleur de soi-même et faire donner le meilleur aux autres.
« Un beau salaud », à partir d'aujourd'hui pour 100 représentations, au Théâtre de Paris, 15, rue Blanche, Paris IX e . Prix des places : 12 €, 20 €, 32 € et 40 €. Locations au 01.48.74.25.37.
Bernard Tapie (avec ses partenaires, Pascale Roberts, Mathilde Penin, Natacha Amal et Agnès Soral) : « J'étais crédible auprès du public, je pense l'être devenu auprès des gens du métier ».
Le Parisien, 30 janvier 2004, Propos recueillis par Hubert Lizé
Brushing et sourire intacts, l'ancien ministre reconverti comédien amorce un nouveau marathon judiciaire.
Durant deux jours, il est poursuivi pour fraude fiscale dans l'affaire de son bateau, le « Phocéa ».
Puis à partir de la semaine prochaine, il sera jugé pour banqueroute, aux côtés de deux ex-dirigeants de son ancienne banque, le Crédit lyonnais. Deux simples « mises en bouche »...
Depuis des années, l'ancien patron de l'OM et son avocat Me Maurice Lantourne ferraillent devant les tribunaux pour que cette plus-value colossale soit reconnue et restituée. Si elle l'était, au lieu de devoir 1 milliard de francs de dettes diverses, ce qui justifie les poursuites pour banqueroute, les anciennes sociétés de Tapie auraient au contraire dégagé une petite fortune. « Cela changerait tout », résume Me Lantourne. Dans ces deux procès , la défense Tapie va donc tenter, logiquement, de repousser les échéances au 18 novembre.
Déjà jugé et condamné à dix-huit mois de prison dont six ferme pour fraude fiscale commise en 1989 et 1990, Tapie a toujours été soupçonné par le Trésor d'avoir utilisé ce bateau comme une martingale fiscale. Le fisc estime qu'il aurait dû déclarer à l'époque des sommes correspondant au « Phocéa ».
Le procès d'aujourd'hui vise les mêmes faits mais cette fois-ci pour 1992 et 1993. Les redressements réclamés sont de 8,8 millions de francs pour 1992 et de 7,5 millions de francs pour 1993. « Un saucissonnage incompréhensible », soupire l'entourage de l'ancien patron de l'OM. Sur ce terrain, la défense de l'ancien ministre semble avoir le sourire.
« Cette affaire est prescrite », affirment ses avocats. Selon eux, pendant plus de trois ans, il y aurait eu un trou dans l'enquête, ce qui suffirait à annuler tout le dossier. A l'inverse, le parquet estime qu'il n'y a aucun « trou » et qu'au lieu d'être prescrit ce dossier serait au contraire « connexe » au dossier de banqueroute. Cela signifie que l'affaire du « Phocéa » devrait être annexée au procès pour banqueroute qui doit s'ouvrir dans une semaine. « Le tribunal va décider aujourd'hui, mais c'est vraisemblablement l'option qui se dessine », confie un magistrat.
Laurent Valdiguié, Le Parisien, mercredi 10 mars 2004, p. 18
Le 12 novembre 2004, la cour d'appel avait initialement alloué un délai de trois mois aux parties pour trouver un accord, mais cette période avait été prolongée au courant du mois de février, et la date limite portée au 12 avril. Après l'échec de la démarche à l'amiable, un procès devrait s'ouvrir le 8 juin.
L'affaire oppose le CDR, organisme public chargé d'assumer la gestion passée du Crédit lyonnais en lieu et place de la banque, aux actionnaires minoritaires de Bernard Tapie Finance (BTF). Ceux-ci estiment avoir été illégalement privés d'une plus-value importante réalisée lors de la cession du groupe Adidas à Robert Louis-Dreyfus en 1993-1994 et en demandent réparation.
La médiation entre les deux parties a été décidée par Nicolas Sarkozy, à l'époque ou celui-ci dirigeait Bercy. Deux rapports confidentiels mettant en avant le "risque financier" d'un procès et le "manque de transparence" des opérations de la banque auraient convaincu le ministre de demander une telle médiation que tous ses prédécesseurs avaient refusée.
Bernard Tapie fondait beaucoup d'espoirs dans cette médiation, qui aurait pu lui permettre de sortir de la situation de faillite personnelle dans laquelle il se trouve, et de bénéficier des éventuelles retombées financières résultant de l'accord.
Avec AFP, LEMONDE.FR | 12.04.05 | 11h48 • Mis à jour le 12.04.05 | 11h52
"Fiévreux", l'homme d'affaires ne s'est pas présenté ce matin devant la cour d'appel de Paris qui examine le conflit l'opposant à l'Etat sur les conditions de cession par le Crédit Lyonnais du groupe à Robert-Louis Dreyfus.
L'affaire oppose depuis 1996 le Consortium de réalisation (CDR), l'organisme public chargé d'assumer la gestion passée du Crédit Lyonnais, aux actionnaires minoritaires de Bernard Tapie Finances (BTF), c'est-à-dire essentiellement Bernard Tapie lui-même.
L'audience doit durer toute la journée de mercredi et la décision de la cour d'appel devrait être mise en délibéré à une date ultérieure.
NOUVELOBS.COM | 08.06.05 | 13:58
Pourtant, s’il commente avec sa
gouaille habituelle la dernière journée du championnat de France de football, le businessman
déchu, et ancien président de l’Olympique de Marseille, est préoccupé par une autre partie qui,
elle, se joue au Palais de justice de Paris.
Si la justice reconnaît que le Lyonnais l’a floué en 1993 au moment
de la cession de la marque à trois bandes, Bernard Tapie pourrait obtenir l’effacement de ses
dettes, soit 140 millions d’euros. Et même un dédommagement financier complémentaire. Il réclame
990 millions de dommages-intérêts.
Malgré sa banqueroute, Bernard Tapie continue de vivre sur un grand pied. S’appuyant
sur un réseau de fidèles, parmi lesquels figurent l’ex-industriel de la ferraille Michel Coencas,
l’écrivain André Bercoff et Patrick Le Lay, patron de TF 1, Bernard Tapie a su transformer son
bagou ravageur en fins de mois confortables.
Commissaire Valence sur TF 1, animateur sur RTL,
comédien au théâtre, la PME Tapie gagne autour de 250 000 euros par an. Salarié de la société
Demain-L’événement, une SARL gérée par son fils Laurent, Bernard Tapie doit reverser un tiers
de ses cachets aux liquidateurs, en vertu d’un accord signé en 1998. Une fois tous les impôts
déduits, il lui reste autour de 100 000 euros net par an. Sans oublier les frais de représentation
(restaurants, billets d’avion et locations de voiture) couverts – en toute légalité –
par Demain-L’événement.
« Ce n’est pas la faute de Tapie si cela traîne en longueur » ,
insiste son avocat, maître Lantourne. L’homme d’affaires a profité non seulement de l’entêtement
des avocats du CDR, longtemps opposés à la vente de gré à gré souhaitée par le liquidateur, mais
également de la vétusté des lieux. Les travaux de réhabilitation n’ont été achevés que l’an dernier.
Le loyer mensuel de 5 000 euros n’étant plus payé depuis près de quatre ans,
Demain-L’événement – donc Tapie – est sous la menace d’une expulsion depuis octobre 2004 et
d’une condamnation à régler plus de 250 000 euros d’arriérés.
Pas de quoi affoler Tapie, qui ne
compte pas s’éterniser sur les lieux s’il gagne son match retour contre le Crédit lyonnais.
Vendredi 30 septembre 2005 - 16h20 ; septembre 2005 - N° 0005 - Stratégies ; Jean-Pierre de
la Roque
1997 - Bernard Tapie est incarcéré, puis en semi-liberté, avant d’être totalement libéré quelques mois plus tard.
1999 - Il monte sur les planches pour la première fois dans la pièce Vol au-dessus d’un nid de coucou.
2000 - Il anime sur RMC l’émission Allô Bernard !
2001 - Il revient à l’Olympique de Marseille.
2002 - Il repart de l’OM.
2003 - Il tourne une série pour TF 1, Le Commissaire Valence.
2004 - Il incarne un mythomane séducteur dans Un beau salaud.
2005 - Il participe à l’émission On refait le match, diffusée sur RTL et LCI.
Les représentants de Bernard Tapie réclamaient 990 millions d'euros.
AP | 30.09.05 | 14:27
Depuis 1993, Tapie a peu à peu remonté la pente judiciaire.
Tapie a d'abord été traité d'ordure, au propre dans une publicité du Lyonnais publiée en 1993 dans la presse où il figurait dans une poubelle récurée sous la houlette de Jean Peyrelevade (président de la banque jusqu'à son rachat par le Crédit Agricole). Il a marqué un premier point en dénichant la preuve des montages off-shore de son banquier, puis en prenant Peyrelevade en flagrant délit de contradiction admettant puis réfutant tout portage sous les tropiques. Autre indice déniché par l'actuel commissaire Valance sur TF1 : une note interne d'un directeur du Lyonnais sur l'affaire Adidas ordonnant que «tous les documents préparatoires soient détruits et les originaux conservés confidentiellement». Poussant son avantage, Tapie ose traiter le Lyonnais d'escroc dans un livre. La banque le poursuit, un tribunal le relaxe au bénéfice de la bonne foi. L'appréciation convient peu à Bernard Tapie, mais c'est un premier tournant.
«Cette fois, ils l'ont dans le cul et bien profond», se félicite alors, dans un langage qui n'appartient qu'à lui, l'apprenti comte de Monte-Cristo. Variante : «Pile je gagne, face ils perdent.» Car il s'est entre-temps lancé dans une vaste partie de billard procédural. Mobilisant des petits porteurs, frappant à la porte de tous les locataires successifs de Bercy. Seul Sarkozy acceptera, l'automne dernier, d'entamer un processus amiable en pleine procédure judiciaire. Tapie refusera le résultat de la médiation, car elle ne faisait que le remettre à zéro. Il veut plus.
liberation.fr, Par Renaud LECADRE, samedi 01 octobre 2005 (Liberation - 06:00)
Avec AFP, LEMONDE.FR | 05.10.05 | 08h31, Mis à jour le 05.10.05 | 10h07
"Je constate avec plaisir que la politique est restée sa passion, qu'il a envie d'y revenir. Il est le bienvenu chez nous. A quelle place et pour quoi faire ? Il est trop tôt pour le dire", a dit le responsable radical.
Mais "le fait qu'il s'intéresse de nouveau à la politique, dans une période pré-présidentielle où la gauche est en grande difficulté, n'est pas neutre pour la gauche", a insisté M. Baylet. Pour lui, l'image de Bernard Tapie est désormais "meilleure que jamais".
"J'entends participer au débat politique. Je veux être utile comme je l'ai toujours été. Si je réintègre un parti politique, ce sera le Parti radical, mais pas pour le diriger", a expliqué M. Tapie, figure de proue de ce mouvement dans les années 1990.
Interrogé sur ses contacts politiques, il explique que depuis vendredi, date de l'arrêt de la cour d'appel, "presque toute la gauche" l'a appelé pour le féliciter, "sauf Emmanuelli, Buffet et Besancenot".
"A droite, personne ne m'a téléphoné, sauf Jean-Louis Borloo, et je suis certain que lui était sincère", a-t-il ajouté.
yahoo.fr, actualités, lundi 3 octobre 2005, 12h47
L'administration fiscale reprochait à l'homme d'affaires de ne pas s'être acquitté de 7,1 millions d'euros d'impôt sur les exercices 1992 et 1993 pour des revenus évalués à 14,6 millions d'euros sur ces deux années.
Le parquet a estimé que l'infraction reprochée à M. Tapie était caractérisée mais n'a pas requis d'amende à son encontre.
Le tribunal a fixé au 19 octobre 2006 le procès pour banqueroute de Bernard Tapie. L'arrêt de la cour d'appel pourrait toutefois modifier la donne pour l'ancien ministre qui n'a rien perdu de sa gouaille comme il l'a montré jeudi devant le tribunal en se moquant à plusieurs reprises de l'avocat du fisc.
En effet, Bernard Tapie considère que ses sociétés n'auraient pas été mises en faillite -donc qu'il ne serait pas poursuivi pour banqueroute- s'il n'avait pas été floué par le Crédit Lyonnais à l'occasion de cette vente. AP
yahoo.fr, actualites, vendredi 21 octobre 2005, 17h47
Le tribunal correctionnel de Paris a ordonné dans son jugement que la peine infligée à l'ancien ministre de la Ville soit confondue avec deux sanctions de prison ferme prononcées en 1995 pour le match truqué OM-Valenciennes et en 1997, déjà pour fraude fiscale, mais sur une autre période.
L'ancien homme d'affaires en vue des années 1980 et 1990 pourrait ne pas faire appel de cette sanction. "Il veut redevenir un citoyen normal", a dit l'avocat.
Les juges ont en revanche écarté une poursuite engagée par le fisc à propos des bénéfices qu'il aurait retirés du règlement d'un litige avec l'ex-élu RPR Georges Tranchant, à propos d'un rachat de société.
C'est avec cette peine que la dernière sanction est déclarée confondue par le tribunal et également avec celle de deux ans de prison, dont huit mois fermes, prononcée en 1995 pour "corruption" dans le dossier du match truqué OM-Valenciennes.
Ses avocats ont demandé au tribunal de commerce de Paris d'annuler la mise en liquidation de ses anciennes sociétés, qui n'aurait selon eux jamais pu arriver sans l'imbroglio Adidas. S'ils sont suivis, la décision amènerait l'annulation des charges de "banqueroute".
yahoo.fr, actualités, jeudi 8 décembre 2005, 15h27
L'ex-milieu de terrain marseillais dénonce la corruption, le dopage, et les empoisonnements en vigueur, selon lui, à l'époque de Tapie.
Désir de se réhabiliter aux yeux de ses cinq enfants comme il l'affirme ? Secret devenu trop lourd à porter ? Promotion d'un livre dont la sortie est annoncée pour début mars ? Cette fois, Eydelie (que Libération n'a pu joindre) ouvre les vannes et dénonce Bernard Tapie comme responsable de toutes les perversions phocéennes. Pas seulement en matière de triche, à coups de matchs arrangés ou intoxication d'adversaires comme le CSKA Moscou.
Réduire les propos d'Eydelie à une chronique du temps jadis est un peu court. En novembre dernier, l'ancien juge Halphen, membre bénévole de la commission juridique de la Ligue professionnelle (LFP) déclarait : «Je suis persuadé que de nombreuses rencontres sont arrangées, même au plus haut niveau.»
liberation.fr, par Michel CHEMIN, QUOTIDIEN : lundi 23 janvier 2006, p. 4
Bernard Tapie a pris connaissance du livre de l'ancien joueur de l'OM.
L'ancien ministre attaque en diffamation.
Il se défend d'avoir dopé les joueurs et truqué des matchs.
Et il dément toute intervention de Mitterrand dans l'affaire VA - OM.
Non. J'ai pris connaissance, avec une grande
gourmandise, des meilleurs passages du livre qui va sortir la semaine prochaine. Je vais demander
à mes avocats de déposer de nouvelles plaintes en diffamation dès la sortie. Nous allons reprendre
à M. Eydelie ce qu'il espère gagner en publiant ce livre. Eydelie nous fait du chantage depuis
cinq ans pour nous dire « Retenez-moi ou je fais un malheur ». On n'a jamais cédé. Voilà le
résultat.
Le Parisien, 8 février 2006, p. 13, Propos recueillis par Jean-Louis Pacull et Laurent Valdiguié
LE MONDE | 29.06.06 | 13h16 • Mis à jour le 29.06.06 | 13h42, Hervé Gattegno et Nathalie Guibert, Article paru dans l'édition du 30.06.06
Après avoir joué sur scène dans Vol au-dessus d'un nid de coucou puis Un beau salaud - avec un certain succès -, il s'apprête à remettre ça.
Canalstars.com, vendredi 29 septembre 2006, 16h58
"Il appartiendra à la cour d'appel de Paris de rejuger intégralement l'affaire, en droit et en fait", dit la Cour de cassation dans un communiqué.
La suggestion du président Baylet ne compromet aucune hypothèse, car elle laisse l'opportunité de "changer de comportement, si le candidat PS ne convient pas", a argué l'ancien ministre.
"Si vous ne voulez pas exister, je ne vois pas pourquoi les autres vous feraient exister", a-t-elle lancé.
Aux opposants à sa candidature qui lui rappellent sans cesse l'échec du 21 avril 2002, elle a reproché d'exonérer "le principal responsable", le PS, "de toute évaluation critique de sa campagne".
Elle a affirmé que "80%" de son électorat n'aurait "de toute façon pas voté pour Lionel Jospin"
Ses partisans, parmi lesquels de nombreux jeunes, sont montés au créneau: "notre attachement à la République n'est pas celui de Mme Royal et de sa solution militaire", a affirmé l'un d'eux, Jean Thoret, refusant aussi les propositions "populistes de Fabius".
"On préfère que les électorats populaires viennent voter Taubira plutôt que de brûler leurs abribus", a lancé le secrétaire général adjoint du Parti, Eric Montes.
L'ancien président de SOS-racisme et adhérent de fraîche date au PRG, Fode Sylla, a fait valoir lui aussi que la candidature de Christiane Taubira attirait des gens, notamment dans les banlieues, qui "depuis des années ne font plus confiance à l'action politique".
Et il s'est étonné que M. Baylet ait signé un accord avec le PS, au demeurant incomplet, "à la veille d'un congrès".
Yahoo.fr, actualités, Par Elahe MEREL et Christine COURCOL
Bernard Tapie a été homme d'affaires, chanteur, acteur et président du club de football l'Olympique de Marseille (OM).
Yahoo.fr, actualités, [07/02/2007 - 10:04]
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mardi 10 avril 2007, 7h47 Bernard Tapie: le choix de Ségolène Royal est "une énorme connerie"
PARIS (AFP) - Bernard Tapie a estimé que le choix de Ségolène Royal comme candidate socialiste à la présidence de la République était "une énorme connerie", dans une interview au quotidien Aujourd'hui en France/le Parisien paru mardi. "Le candidat de mon choix était Dominique Strauss-Kahn. C'était le plus expérimenté, le plus compétent, le plus proche de mes idées. Les militants socialistes ont choisi Ségolène Royal", a affirmé l'ancien ministre de François Mitterrand. "A l'époque, j'ai pensé qu'ils faisaient une connerie. Mais je n'ai rien dit. J'ai attendu de voir comment la campagne allait se dérouler. Eh bien, après trois mois de débats, d'émissions télé, d'échanges d'arguments, je suis encore plus sûr aujourd'hui. Je ne dis plus: c'est une connerie. Je dis: c'est une énorme connerie". M. Tapie, qui a apporté son soutien au candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy, souligne qu'il "préfère toujours la gauche à la droite" mais que "l'avenir de la France (l)'intéresse plus que celui du PS". "Or qu'on l'aime ou pas Sarkozy est - de très loin - le plus compétent pour diriger le pays". "Ségolène Royal n'a pas l'expérience. Tout le monde le sent bien. Et en privé, la plupart des responsables socialistes ou radicaux le reconnaissent". M. Tapie estime par ailleurs que la candidature de François Bayrou (UDF) "c'est pire". "Officiellement, il nous propose ni droite ni gauche. En réalité, c'est juste faites-moi confiance. Ca ne va pas loin". A la question "auriez-vous passé un deal avec Nicolas Sarkozy?" Bernard Tapie rétorque: "rien du tout, pour moi la politique c'est fini. Je ne me présenterai plus jamais à une élection. Je n'ai donc rien à espérer, ni à craindre. Je me sens libre". A propos de la polémique sur les déclarations de Nicolas Sarkozy attribuant aux gènes la responsabilité de la pédophilie, M. Tapie estime que "dire que l'on +naît pédophile+ ou que les suicides sont dus à un facteur génétique, ce n'est pas très adroit."-------
A Neuilly, on n’expulse pas un Tapie
Logement. L’Elysée est intervenu dans le dossier d’endettement du foyer de Stéphane Tapie.
RENAUD LECADRE, Libération,
QUOTIDIEN : jeudi 15 novembre 2007
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L'INVITE DU DIMANCHE : BERNARD TAPIE
« Je suis fanatique d'Obama»
Le parisien Dimanche, 6 janvier 2008, p. 5, PROPOS RECUEILLIS PAR DOMINIQUE DE MONTVALON
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Quinze ans après, Tapie emporte 285 millions contre le Lyonnais
Le tribunal arbitral a condamné hier le Consortium de réalisation, qui gère le passif du Crédit Lyonnais, mettant fin au litige qui l'oppose depuis 13 ans à l'ancien homme d'affaires. GRÉGOIRE BISEAU Libération QUOTIDIEN : samedi 12 juillet 2008 16 réactions Et le vainqueur est… Bernard Tapie. Après quinze ans de guérilla judiciaire, trois tentatives d’accord à l’amiable et des kilomètres de décisions de justice, le combat entre Tapie et le Crédit lyonnais a, depuis vendredi soir, un vainqueur définitif : l’ex-ministre de la ville de Michel Rocard. Le Consortium de réalisation (CDR), qui gère le passif du Crédit lyonnais, a donc été condamné à verser 285 millions d’euros (dont 45 millions d’euros au titre du préjudice moral) à l’ex-homme d’affaires. Vendredi soir, le camp de Tapie avait du mal à ne pas jubiler. «On est très content», nous lâchait son avocat, Maurice Lantourne. Interdit de parole pendant encore quarante-huit heures, Tapie comptait les minutes. «Il a la langue qui a triplé de volume tellement il veut parler», rigolait un proche. Pour comprendre l’imbroglio, il faut remonter en 1992, l’année où Bernard Tapie décide de revendre pour 2,8 milliards de francs (427 millions d’euros) Adidas à Robert Louis-Dreyfus. Tapie est alors conseillé par la banque d’affaires SDBO, une filiale du Crédit lyonnais. Rien que de très classique. Iles Caïmans.------
Affaire Tapie/Adidas : Ayrault demande à Lagarde de saisir à nouveau la justice NOUVELOBS.COM | 23.07.2008 | 17:47
Le président du groupe PS demande à la ministre de l'Economie que l'autorité judiciaire soit de nouveau saisie pour statuer sur l'affaire Adidas, alors qu'un tribunal arbitral, saisi à la demande de Bercy, a condamné l'Etat à verser 285 millions d'euros à l'homme d'affaires.
Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée, a demandé mercredi 23 juillet à la ministre de l'Economie Christine Lagarde de saisir à nouveau l'autorité judiciaire, dans le contentieux opposant l'Etat à Bernard Tapie.
Il estime par ailleurs qu'"il y a urgence".
Rappelant, dans cette lettre qu'il a rendue publique, la polémique suscitée par la décision du tribunal arbitral dans l'affaire Tapie, le député-maire de Nantes écrit: "il semblerait que cette sentence puisse être utilement frappée d'appel en nullité, avec des chances réelles de succès".
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Affaire Tapie : un scandale d'Etat
«On a dessaisi la justice de la République au profit d'une justice privee»
Thierry Philippon
Le Nouvel Observateur Nº2280
SEMAINE DU JEUDI 17 Juillet 2008
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