(Juin/Juillet 2008) Rupture et transparence : L'"album" de la Première Dame de France : temps, sexe et drogue ? ; exhibition sur le toit de l'Elysée
(Juin 2008) L'Express (Christophe Barbier) attaque Rachida Dati, l'ancienne "protégée" de Cécilia
(Mai 2008) Anniversaire, Paris-Match : le sacre de Carla
(Mars 2008) Cécilia dément formellement ; plainte abandonnée ; re-re-mariage avec Richard Attias, à la synagogue ?, en robe Versace blanche-ivoire ; tandis que
Nicolas et Carla dans un palais de Marrakech
(Février 2008) L'erreur du SMS du NouvelObs, accusé d'antisémitisme : excuses ;
(Février 2008) Carla Bruni : l'interview de l'ami Christophe Barbier : amour toujours "Epouse jusqu'à la mort"
(Janvier 2008) Closer condamné à 30.000 euros
(Décembre 2007) Carla : Un clône ? (un clan J.G.?)
(Octobre 2007) Le divorce et la première page de Paris-Match, puis de Elle ..., etc ...
(14 juillet 2007) Le cri du coeur : "Au fond Cécilia, c'est mon seul souci"
Maître Nicolas Sàrközy de Nagy-Bocsa (1955-), avocat d'affaires (1981), conseiller municipal (1977), maire de Neuilly (1983), conseiller général (1986), président du conseil général des Hauts-de-Seine (2004), conseiller régional (1983), député (1988), ministre (1993), président de l'UMP (2004), président de la République française (mai 2007), divorcé de Marie-Dominique Culioli (octobre 1996)(épousée le 23 septembre 1982), re-divorcé de Cécilia (Cécile) Ciganer (Chougarov) Albéniz (octobre 2007)(épousée le 23 octobre 1996 après un concubinage notoire depuis 1989), en concubinage notoire (décembre 2007) avec l'ancienne top-model italienne, riche mondaine totalement "libérée", chanteuse-compositeure, Carla Bruni Tedeschi (demie-soeur de Valeria Bruni Tedeschi), Première Dame de France le 2 février 2008, symbole des nouvelles françaises ... selon la patronne des patrons français Laurence Parisot
Auteur, notamment, de : Georges Mandel, Le Moine de la Politique - Editions Grasset, Paris, 1994 (extraits)
et, pour la présidentielle 2007, son remarquable autoportrait "Témoignage", XO Editions, Paris, 17 juillet 2006
31 juillet 2008. France, informations, service public : la propagande anti-chinoise continue (France 3, 19h 45/50
30 juillet 2008. S.S. déficit : les mutualisés payeront pour les irresponsables (démagogie politicienne ?)
29 juillet 2008. FMT, échec du mondialisme ultra-libéral
28 juillet 2008. Dernier Conseil des Ministres 2007/2008: Carla Bruni offre son disque au gouvernement
25 juillet 2008. Obama c'est mon copain
21 juillet 2008. Réforme "américaine" de la constitution du Général Charles de Gaulle : après d'âpres "négociations", et gràce notamment à Jack Lang, victoire de l'"américain" Nicolas Sarkozy (majorité requise 538 voix, adoptée par 539 voix)
14 juillet 2008. Belle réussite pour N.S. : le service dit "public" continue d'attaquer la Syrie (France 2, 20h00); Olmert attaqué en Israel
12 juillet 2008. Union pour la méditerranée, N.S. reçoit La Syrie et le Liban, qui vont renouer leurs relations diplomatiques : immédiatement certains medias français, y compris du service dit "public" (Catherine Matauch France 3 19h40) attaquent la Syrie, comme ils ont attaqué la Lybie lors de la visite en France, en décembre 2007, de Khadafi ...
04/08 juillet 2008. Betancourt, rupture, transparence, et pathos médiatisé à l'aéroport militaire de Villacoublay puis à l'Elysée, notamment : merveilleux accueil par N.S. et C.B. d'une Ingrid Betancourt libérée, et en pleine forme après plus de 6 ans dans la jungle colombienne ... ; 56% des Français pensent que N.S. a joué un rôle important dans sa libération; Villepin aussi : remarquable chrétienne ... ou bien comédienne ?
03 juillet 2008. Officiel/Colombie/Farc (L'opération armée serait une mascarade, selon la radio Suisse Romande, rançon de 20 millions de dollards ?) : le Président Uribe fait libérer par ses services spéciaux (avec ceux d'Israël ?) la franco-colombienne Ingrid Betancourt, félicitations de N.S. ; N.S. veut un deuxième EPR : protestations de Peace Verte (financée par les pétroliers ?)
02 juillet 2008. Armées, drame de Carcassonne, démission du général Cruche, confusions ; France-Télévision : le chiraquien Patrick de Carolis, sur le point d'être remercié, qualifie le jugement de N.S. sur le service public de "stupide"
01 juillet 2008. Président du Conseil de l'Union Européenne : coup de Jarnac du Président polonais ultra-catho-nationaliste
22/23 juin 2008. Nicolas Sarkozy, de retour en Israel, pour trois jours, reçu royalement : pour un Etat palestinien
21 juin 2008. M'Hamed Bellouti contre Jean Sarkozy : l'expertise favorable au fils du Président est contestée
19 juin 2008. Football, catastrophe nationale, la France (les "bleus", blacks/Beurs ?) éliminée au premier tout de l'Euro-2008 (avec les Russes, et les Turcs...) : l'entraîneur-fonctionnaire Domenech refuse de démissionner, et demande Estelle Denis en mariage ...
17 juin 2008. Transparence militaire : la défense non-nucléaire intégrée à l'Otan pour lutter contre le terrorisme anti-occidental, forte réduction des effectifs, investissements lourds dans le renseignement
16 juin 2008. Transparence familiale : Jean Sarkozy va épouser Jessica Sebaoun, la riche héritière du groupe Darty, et est élu président du groupe de la majorité présidentielle du conseil général des Hauts-de-Seine, le département le plus riche de France
14 juin 2008 . L'"américain" reçoit son "adoubeur", et fustige l'Iran, qui voudrait être
une puissance nucléaire comme Israël
13 juin 2008 (vendredi). Poisse ? L'Irlande dit non au Traité dit "simplifié" de Merkel/Sarkozy
11 juin 2008. Rachida Dati présente sa réforme pénitentiaire ; des magistrats dits "de droite" contestent ; mal traité par les medias français arabophobes Mouammar Kadahafi dit merde à N.S.
10 juin 2008. Rupture et transparence : Total (12 milliards de bénéfices) accorde généreusement 102 millions aux pauvres pour leur chauffage au fioul, après 1h30 de négociations avec la top-ministre Christine Lagarde
09 juin 2008. Rumeurs : N.S. ferait remplacer PPDA (celui qui jadis le qualifia de "petit garçon") par Laurence Ferrari
07 juin 2008. Union nationale pour le Liban ; et sado-masochisme
06 juin 2008. Accueil exceptionnel de N.S. au pays de son grand-père maternel sépharade : "nouvelle alliance"
02 juin 2008. Hommage occidental global pour le grand couturier gayin Yves Saint-Laurent. Témoignage de son concubin gayang le mitterrandiste Pierre Bergé.
30 mai/08 juin 2008. Hystérie "collective", médiatique, "républicaine", politicienne, et islamophobe ? Courageusement Rachida Dati approuve une décision de justice qui tient compte des différences culturelles ; violentes protestations des femmes "libérées", des jacobins et notamment du parti communiste (Marie-George Buffet), du Front national (Marine Le Pen), de Ségolène Royal ... et de Martine Aubry; mais, sous la pression politicienne de N.S. Rachida Dati demande un appel ...; l'hystérie gagne le Parlement européen ... ; la jeune musulmane victime de l'hystérie "collective" proteste ; la magistrate de Lille menacée
28 mai 2008. Admonestation d'un commissaire européen portugais : vive réaction de N.S., qui ouvre le marché du travail français aux pays de l'Est
27 mai 2008. N.S. montre Rungis à C.B.
21 mai 2008. Les pêcheurs attaquent Matignon et vandalisent Leclerc : N.S. leur accorde 150 millions d'euros ; N.S. s'intéresse au RER A de l'Ile-de-France
20 mai 2008. Lèse-majesté, non-serrage de main : N.S. imité par le maire socialiste de Montgeron (Essonne)
19 mai 2008. Chine, séisme dans le Sichuan : le soutien de la France ; Devedjan démenti officiellement , Bertrand encensé
15 mai 2008. Chine. Jeux Olympiques. Séisme du Sichuan : Carrefour essaie d'effacer l'oeuvre de Ménard
10 mai 2008. N.S. l'annonce, la traite négrière sera enseignée dans le primaire dès septembre 2008 (déjà au programme depuis 2002 ...; complément d'informations historiques)
08 mai 2008. 1945, Victoire soviéto-franco-anglo-saxonne : Sarkozy rend hommage aux hommes du commando Kieffer qui le 6 juin 1944, fut l'un des premiers à débarquer avec les forces anglo-américaines
07 mai 2008. Birmanie : 100 000 morts ; France : Marseille toujours en grève
06 mai 2008. Ruptures. 1 an déjà. L'Homme pressé : des chiffres ; des livres à gogos, 76 (et pour) ; "président du web" (5 millions de connexions pour le "pauv'con" du Salon de l'Agriculture)
02 mai 2008. Le 1er minitre F.F. à Washington : invité d'honneur au dîner de gala du Comité des Américains Juifs (American Jewish Committee, AJC)
1er Mai 2008. N.S. "admire", et aime plus qu'on ne croit ..., Angela, l'ancienne communiste reconvertie, maîtresse de l'Europe centrale, notamment ; Fête du Travail : les Français, qui le peuvent, se reposent ; les syndicats corporatistes toujours aussi faibles et divisés
29/30 avril 2008. A Tunis avec Daniela Lumbroso, Serge Moati et Frederic Mitterrand, contrats et compliments : les Hommistes de diversion "très inquiets" et véhéments , réponse de Jouyet ; Education nationale, réforme du primaire avec cours d’instruction civique et morale, les profs des gauches protestent ; Union pour la Méditerannée (UPM): Guaino prépare, les eurocratistes protestent
24 avril 2008. Malgré les agressions du journaliste ... Yves Calvi il fait "bonne figure"
11 avril 2008. Réformes, famille nombreuse traditionnelle (3 enfants et plus ...), impuissance publique ? : marche arrière cacophonique ? ... ; puis famille libérale (monoparentale, décomposée, recomposée, homosexuelle)
10 avril 2008. Education nationale : les profs des gauches, leurs lycéens et idiots utiles, manifestent pacifiquement, et les jeunes des banlieues cassent
09 avril 2008. NKM insulte Jean-Louis Borloo et Jean-François Copé, puis s'excuse pour rester "ministre"
07 avril 2008. Ménard et ses "trotskistes" (?) "enflamment" les "maoïstes" (?); selon les Chinois, les droits de l'Homme occidentaux : défense individualiste des homos, des drogués et des assassins (?)
04 avril 2008. Rupture ? : 166 mesures pour 7 milliards d'économies ; Rachida fait la fête, malgré un budget mal en point
03/05 avril 2008. Rupture : fin du gaullisme, retour à l'OTAN militaire programmé ; ingérence occidentale en Chine : les conditions de N.S. (et la Chine pour le Peuple Corse ?) ... Rama Yade dément
1er avril 2008. Assemblée Nationale : débat pour la guerre d'Afghanistan : motion de censure déposée
31 mars 2008. Les zozos de l'Arche graciés ; les contribuables vont payer pour eux, qui veulent être "blanchis" ... car "innocents"
29 mars 2008. Rupture : une beurette maire du VIIème arrondissement de Paris
27 mars 2008. Israël : ils ont droit au retour ; la riche héritière a de la compassion pour les mères pauvres étrangères
26/27 mars 2008. Rupture. "Nouvelle fraternité franco-britannique", "l'Entente amicale", N.S. préfère les "rossbeefs" aux "verts-de-gris" ; l'"américain", ami d'Israël et des Britishs, annonce, à Londres, qu'il renforce les troupes françaises en Afghanistan
21/22/23 mars 2008. Rupture : Les 40 ans de "mai 68" ; Mariage people-mondial : Cécilia Ciganer-Albeniz, divorcée Martin, divorcée Sarkozy, ancienne Première Dame de France (5 mois), épouse son ancien amant adultérin puis concubin notoire, le riche publicitaire sepharade marocain Richard Attias.
19 mars 2008. Remaniement (Fillon 3) : Le socialiste Jean-Marie Bockel aux Anciens Combattants, victime d'Omar Bongo ou d'Eric Besson ? Le Président Nicolas Sarkozy retire sa plainte dans l'affaire du supposé SMS, annonce la Première Dame de France, l'italienne Carla Bruni, qui dans Le Monde donne des leçons de déontologie journalistique
16 mars 2008. Municipales et cantonales : défaites, sauf à Pau ou Bayrou est battu
15 mars 2008. David Martinon, le "boy" de Cécilia, remercié, il serait new-yorké ... un onctueux fromage
10 mars 2008. L'ami d'Israël déroule le tapis rouge, et, devant 200 people, demande l'arrêt de la colonisation ...
09 mars 2008. Jean Sarkozy, conseiller général de Neuilly, n'a pas "l'ambition d'investir le champ de la politique nationale"
04 mars 2008. Municipales : crime antisémite et homophobe ; N.S. était en négociation avec le farc tué
29 février 2008. Jean Sarkozy "Je trace ma route" ; scandale au Medef de Laurence Parisot
28 février 2008. Le président de la "rupture" avec la "Françafrique" ?
27 février 2008. Première visite officielle : La Première Dame de France à Djamena
26 février 2008. Acharnement Sarkophobe ? Selon Le Parisien les "excuses" (?) auraient été rajoutées après relecture de l'entretien à l'Elysée avec les lecteurs ... Et le "con" qui dit au Président de la République :"Touche-moi pas" puis "Tu me salis" s'excuse-t-il ? ... ; Contre Sarkozy la France laïque (Ligue de l'Enseignement, Francs-Maçons, Libre Pensée, ...) attaque ;
25 février 2008. Le «casse-toi, pauvre con» fait fureur sur le web ; Royal recommande de "garder sa sérénité et son sang-froid" ; Cour de cassation vs Conseil constitutionnel ? : NON ; Rachida Dati s'explique ; Clearstream : une instruction bouclée mais très contestée ; mansuétude à Bobigny pour les deux imbéciles de l'affaire "Petit Louis" (vol,menaces de mort) ; Le peuple souverain contre la non-rétroactivité des lois ?
23 février 2008. Rupture juridique ? La Cour de cassation contre le Conseil constitutionnel ? Le principe fondamental de la non rétroactivité en cause ? ; Salon de l'Agriculture : N.S. traite de "pauvre con" un super con, protestations des faux-culs ? Sondage : 19 points entre N.S. et F.F.
22 février 2008. affaire Sarkozy contre Routier-NouvelObs : Cécilia sera entendue
16 février 2008. L'appel du 14 février anti-sarkozy de Marianne ; les 17 signataires
15 février 2008. La shoah individualisée aux enfants de 10 ans (une idée d'Arno Klarsfeld) : Simone Jacob-Veil est vigoureusement contre, Ségolène Royal change d'avis ; (27 février 2008) l'"idée" est abandonnée, et
Simone Veil sur Nicolas
13 février 2008. Premier président de la République à participer au dîner annuel du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), Nicolas Sarkozy veut imposer individuellement la mémoire de la shoah à tous les enfants de CM2 ; mauvais sondages : le Premier ministre bat le Président ; sur la shoah approbation, notamment, de maître Serge Klarsfeld, du Grand Maître du Grand Orient de France, et de Ségolène Royal, inquiétude de certains enseignants et historiens, mauvais sondage sur la personnalisation de la shoah aux enfants de CM2
10 février 2008. Coup municipal à Neuilly : "Jean" Sarkozy élimine le porte parole de l'Elysée, anciennement "protégé" de Cécilia ...
08 février 2008. Municipales : N.S. arrose encore les "zones sensibles" (5 millions d'immigrés et descendants) ; les arrosés voudraient encore plus ; Rama Yade dénonce les charognards
07 février 2008. Procès pénal contre le Nouvel Observateur à propos d'un prétendu SMS à Cécilia ; un cas juridique ?
06 février 2008. Municipales : Les taxis foutent la m.... : le gouvernement capitule ... (rupture ?)
02 février 2008. Ruptures et transparence : Mariage discret à l'Elysée d'un grand sentimental ; avec Carla en robe (griffée Hermès) virginale ; fille adultérine, riche, mannequin, chanteuse et première dame ; une mère heureuse ; l'amie "Prada" de Cécilia témoin de Nicolas ... , félicité par Bernadette Chodron de Courcel. Attaque de l'ancien concubin notoire
31 janvier 2008. Obama encourage le Président
30 janvier 2008. Pipolisation : N.S. et C.B. attaque Ryanair, la riche italienne demande 500.000 euros ; elle en obtient 60.000 qui seront reversés aux Restos du coeur, selon son avocat
24 janvier 2008. Le Président Sarkozy accepte 313 des 316 propositions "décisions" de réforme libérale de la commission internationale de son vieil ami socialiste Attali
23 janvier 2008. Les conseils libéraux de la commission Jacques Attali, ancien conseiller spécial du président socialiste François Mitterrand, et vieil ami de Nicolas Sarkozy : notamment faciliter l'immigration, supprimer les départements, créer une TVA sociale, livrer à la concurrence les notaires, pharmaciens, vétérinaires, taxis ... ; Carla totalement libérée
22 janvier 2008. Effondrement financier mondial : des milliards pour les banlieues sensibles ; Sondages : Nicolas Sarkozy battu par François Fillon : N.S. à Sartrouville, Bordeaux et Pau
21 janvier 2008. Pas mariée Carla en Inde ? Harcélements téléphoniques
16 janvier 2008. Une base militaire à Abu Dhabi
13 janvier 2008. Corse : assemblée de Corse occupée, attentats criminels revendiqués (Poutine de donne toujours pas de "conseils" aux "autorités" françaises ...) ; Banlieues : Boutin contre Amara, le plan Amara repoussé à février pour être renforcé (un milliard d'euros)
09/10/11 janvier 2008. Rupture et transparence : opéré secrétement en octobre 2007 ; Cécilia contre Nicolas ; déboutée ;
08 janvier 2008. Pour une politique de civilisation, avec Simone Veil
06 janvier 2008. Un mariage pour février ?
05 janvier 2008. Instrumentalisé, mais bon ...
04/06 janvier 2008. Bis repetita, toujours près d'Israël : après Charm el-Cheikh chez le cheik d'Abu Dhabi, Aqaba chez le roi de jordanie, avec la concubine et son enfant. Visite de Petra par la "nouvelle famille" re-composée.
03 janvier 2008. Bis repetita, après Cécilia c'est Fadela qui ne vote pas Sarkozy
31 décembre 2007. ""Je vous dois la vérité"." Le Président, re-divorcée, et en concubinage notoire, veut "civiliser" la France. Relativement calme : 372 voitures brûlées seulement ... OFFICIELLEMENT
27 décembre 2007. 8 ans ferme et 6,3 millions d'euros de dommages et intérêts pour les zozos de l'Arche
25/30 décembre 2007. Vacances en Egypte, vers Louxor sur Falcon Bolloré, et près d'Israël chez le cheik d'Abu Dhabi, avec sa concubine notoire
23 décembre 2007. Droits de l'Homme à Kaboul ... Avec Rama Yade et ... André Glucksmann ; le Président Karzaï ne parle pas de la Corse ...
20 décembre 2007. Un chanoine d'honneur de la basilique Saint-Jean-de-Latran re-divorcé, décontracté et avec la mère de la grande chasseresse ; le directeur de cabinet de Christine Boutin, le préfet Jean-Paul Bolufer, ancien directeur adjoint de cabinet de Jacques Chirac maire de Paris, s'explique et veut une enquête, mais démissionne après la demande du Haut-commissaire aux solidarités actives, Martin Hirsch (jurisprudence Gaymard ?)
17/18 décembre 2007. Médiatisation France-People. Après un terroriste reconverti en acheteur international (11,8 milliards d'euros de promesses en Espagne, 10 en France ...), Muammar Kadhafi, une femme très bien "libérée", la top-model reconvertie en chanteuse Carla Bruni-Tedeschi
17 décembre 2007. Omar Dati condamné à 8 mois ferme
14/16 décembre 2007. France, droits de l'Homme, SDF : Christine Boutin en maraude ; la manipulation des gauches
12 décembre 2007. Bernard Kouchner dit que les propos du colonel Kadhafi sur les droits de l'Homme en Europe sont "assez pitoyables", mais que la France fait un "pari" sur l'évolution positive du régime libyen.
11 décembre 2007. La France, en fort dédicit commercial avec la Libye (sixième exportateur avec 6,8% du total; Italie, 1ère avec 38%), espère 10 milliards de contrats
10 décembre 2007. Dérangée, la franco-sénégalaise Rama (Ramatoulaye, Rahmatoullah) Yade crache dans la soupe sarkoziste ... et est approuvée par le socialiste Bernard Kouchner
08 décembre 2007. "Très heureux" de recevoir le "guide" libyen Mouammar Kadhafi à Paris, installé sous sa tente
06 décembre 2007. Exhibition de Rachida Dati dans Paris-Match
05 décembre 2007. L'Algérie veut toujours des excuses pour avoir été colonisée par la France ; Morano contre Amara
28/29 novembre 2007. Le ministre algérien des Anciens combattants Mohammed Cherif Abbas accuse Nicolas Sarkozy d'être soumis au "lobby juif". Protestations des Affaires Etrangères, du Crif, de la LDH, du Mrap et de la Licra : le Président Bouteflika intervient.
27/29 novembre 2007. N.S. donne des leçons à la Chine ... : violences barbares dans la banlieue française : marche silencieuse à la mémoire des deux adolescents décédés qui seront inhumés au Maroc et au Sénégal
22/29 novembre 2007. Quelques milliers d'anarcho-marxo-trotskistes, et leurs gogos, manifestent contre l'autonomie (minimale) des Universités ... ??? On les "rassure" ... et on vendra 3% d'EDF pour donner aux Universités 5 milliards ...
21 novembre 2007. Sabotages ... et négociations
20 novembre 2007. "On ne cèdera pas et on ne reculera pas"
14 novembre 2007. Le conseiller spécial de Fadela Amara condamné définitivement
13 novembre 2007. Au Parlement de Strasbourg : Pour une Europe européenne ?
09 novembre 2007. Pathétique. France : Maître Nicolas Sarkozy sur la tombe du Général Charles De Gaulle
08 novembre 2007. Pathétique. France : le fuel augmente, une minorité de marins pêcheurs bretons manifestent dans la rue et bloquent des raffineries, "bruyamment", et illégalement ... ; Nicolas Sarkozy se rend sur place et leur donne satisfaction ; le ministre Barnier s'exécute ; "les" marins pêcheurs bretons vote à mains levées l'arrêt des manifestations ; une minorité d'agriculteurs demande des mesures semblables ... ; une minorité de transporteurs ... ; Bruxelles intervient pour redire que le droit français est subordonné au droit européen, et que donc les promesses de Nicolas Sarkozy ... : Etat de Droit ou Etat soeur ?
une minorité d'étudiants marxo-trotskistes vote à mains levées le blocage des Universités contre la loi qui leur accorde une certaine autonomie sinon une autonomie certaine ... ; la ministre leur donne 11 millions ... (?) : Etat de Droit ou toujours Etat soeur ?
06/07 novembre 2007. Pathétique : USA : Voyage officielle de Nicolas Sarkozy : Après l'adoubement l' allégeance ? Selon "l'Américain", fils et petit-fils d'immigrés, la main sur le coeur, la France toute entière "aime l'Amérique"
04/06 novembre 2007. Cécilio ramène les hôtesses espagnoles, et journalistes français (affaire Arche de zozoé), et promet de ramener tout le monde "quoiqu'ils aient fait" ...
03 novembre 2007. La catho-sociale Christine Boutin attaquée par les marxo-trotskistes
31 octobre 2007. Conseil des ministres en Corse, le pays de sa première épouse, Marie-Dominique Culioli, et de ses "formateurs" (Achille Peretti, Charles Pasqua ...) ; des langoustes illégales ?
30 octobre 2007. Rupture et transparence : de 101 000 euros bruts à 240 000 bruts et trois fois plus pour l'Elysée
26 octobre 2007. Populisme ? Affairisme ? N.S. refuse d'augmenter de 2 euros par foyer la redevance de la télévision publique ...
25 octobre 2007. Avec la caution de l'américain Al Gore (gauche caviar américaine), et de José Manuel Baroso (Union Européenne), Nicolas Sarkozy engage la participation des contribuables et consommateurs français à sauver la planète, pour les générations futures, chinoises, indiennes, africaines ... ; toutes les gauches approuvent, y compris, partiellement, José Bové (?) ... (Maître Sarkozy et Frère Borloo endorment les rouges, roses, verts, et bleus pâles ...)
23 octobre 2007. Au Maroc avec Rachida Dati et le "traître" Besson, notamment, le président Sarkozy, petit-fils du docteur Aaron "Beniko" Mallah, sépharade de Salonique, célèbre les communautés et rejette l'arrogance du passé
22 octobre 2007. OUVERTURES :
1) Aux sportifs d'affaires. L'avocat d'affaires, président de la République, nomme secrétaire d'Etat aux sports un homme d'affaires,
Bernard Laporte, malgré son échec au mondial de rugby et une enquête fiscale mettant en cause son intégrité ...
2) Aux communistes. Lecture obligatoire, et
très contestée, dans l'Education nationale de la lettre d'un fusillé par les allemands,
Guy Môquet, un jeune propagandiste communiste, fils d'un député communiste arrêté par les autorités de la IIIème République (gouvernement d'
Edouard Daladier, radical-socialiste), le 10 octobre 1939, sous l'accusation de sabotage, les communistes défendant l'alliance entre Staline et Hitler (Pacte germano-soviétique de 1939) ; Henri Guaino : "
C'est incompréhensible"
20 octobre 2007. Super-people : Cécilia joue à Diana dans Elle
19 octobre 2007. Confidences à l'Est Républicain de l'ancienne Première Dame de France (5 mois), Cécilia Ciganer-Albeniz, divorcée Martin, divorcée Sarkozy, qui en 2005 tombe amoureuse et part, et qui revient pour la présidentielle, mais qui, malgré ses principes éducatifs, ne peut assumer plus longtemps ...
18 octobre 2007. Jeudi noir : Divorce et Cécilia s'exhibe dans Paris-Match ; le témoignage de Madame Balkany
15 octobre 2007. Divorce prononcé discrétement par un juge de Nanterre
12 octobre 2007. Rupture. Cécilia devrait annoncer la séparation ; Abus de confiance chez Christine Boutin ; le président toujours avocat ?
10 octobre 2007. Russie. Droits de l'Homme. Ingérence occidentale. La résistance de Poutine
09/10 octobre 2007. Immigration, ADN : "Ni pute ni soumise" c'est "dégueulasse" : couverte par l'Elysée malgré les protestations UMP, et avec les compréhensions socialistes, et le soutien de la ministre catho-sociale du logement Christine Boutin
07 octobre 2007. Cécilia Ciganer (père, né Chouganov)-Albéniz (mère, Teresita Albeniz dite Diana), divorcée Martin, 2ème épouse Sarkozy (rumeur "parisienne" de divorce), ne prend pas la défense de son amie Rachida Dati, ministre de la Justice, violemment contestée par les syndicats de magistrats hostiles aux réformes du Président de la République, et à son autorité, notamment
04 octobre 2007. Sofia. Infirmières bulgares déçues : où est Cécilia ?
03 octobre 2007. Des groupes sociaux influents hostiles à l'ADN. La France culturaliste.
26 septembre 2007. Communiqués officiels pour le mime Marcel Marceau, inhumé religieusement au père Lachaise (Bio-Nécro)
24 septembre 2007. A l'ONU : promotion du nucléaire "civil"
23 septembre 2007. La droite conseillée par la gauche
20 septembre 2007. Cécilia Sarkozy, divorcée Martin, aux obsèques de Jacques Martin avec ses deux filles, et 5.500 personnes. Pas de communiqué de l'Elysée.
Philippe Bilger, avocat général à la Cour d'Appel de Paris (dit le "gros bafouilleur"), attaque violemment l'autorité de sa ministre Rachida Dati
19 septembre 2007. Hervé Morin critique à nouveau le prix du Rafale
18 septembre 2007. Les réformes fondamentales enfin lançées
07 septembre 2007. Conseil des ministres à Strasbourg (Sous Giscard, 1974 Lyon, 1975 Evry, 1976 Lille)
05 septembre 2007. Deux nouveaux départs chez Dati
04 septembre 2007. Libye. Infirmières bulgares. Cécilia Ciganer-Albeniz, divorcée Martin, 2ème épouse du Président de la République Française, Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa, préfère rendre compte à un journaliste plutôt qu'aux élus de la République ... ; Jean Sarkozy devant le tribunal correctionnel pour délit de fuite ...
29 août 2007. Michel Rocard, récent re-re-re-marié, et ressuscité, rejoint, lui-aussi, Nicolas ... tandis que Claude Allègre, toujours "profondément de gauche", poursuit son oeuvre de biz-déconstruction du parti socialiste ...
27 août 2007. Politique étrangère nouvelle. Poutine brutal ..., Turquie oui ?, Les Bush rient
24 août 2007. Pour un droit des victimes à avoir un procès ; les professionnels syndiqués sont contre ...
21 août 2007. 12 mois ferme pour Jamal Dati
20 août 2007. Affaire Evrard : Nicolas Sarkozy pour des hôpitaux fermés, un suivi médical obligatoire, une éventuelle castration chimique : critiques des trotskistes, communistes et socialistes , notamment
18 août 2007. Vacances payées du Président de la République Française par des familles de milliardaires (Tiffany-France, Prada-France)
11 août 2007. Invitée avec Nicolas par toute la Grande famille Bush whaspiste pour "faire découvrir" la bonne bouffe américaine (hamburger, hotdog) aux frenchies rerecomposés : Cécilia se fait porter "souffrante" ...
03 août 2007. "L'Américain" (adoubé par les Bush le 12 septembre 2006), sa famille rerecomposée et des amis, en vacances chez les milliardaires américains, voisin de Gordon Brown et proche de George W. Bush, dans une grosse maison à 30 000 dollars la semaine
27 juillet 2007. Il félicite notre ami Omar Bongo
26 juillet 2007. Dakar, un discours qui fache ..., écrit par Henri Guaino, et dit par Nicolas Sarkozy
25 juillet 2007. Les infirmières innocentes étant rachetées et libérées Nicolas Sarkozy
rencontre officiellement le colonel Kadhafi et conclut avec lui un accord de coopération atomique, dans le domaine civil ... ; une critique nationale souverainiste (Christian Lambert, ancien ambassadeur de France)
22/24 juillet 2007. Cécilia, accompagné de Claude Géant, et accompagnant Benita Ferrero-Waldner, la commissaire européenne aux Relations extérieures, de nouveau en Lybie ; sans mandat pour négocier dit le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi ; rachat conclu : les infirmières rapatriées dans un avion de la République Française, avec Cécilia, et Benita Ferrero-Waldner (24 juillet 2007).
23 juillet 2007. Réforme de l'Université : les enseignants trotskistes, communistes et socialistes, assistés de leurs alliés habituels, sont contre
20 juillet 2007. Le Président Sarkozy au mémorial de la Shoah à Paris : "Nous ne pouvons pas et nous ne devons pas oublier"
18 juillet 2007. Jack Lang, vice-président du comité de réflexion sur les institutions ; avec l'ancien jospiniste Olivier Schrameck
14 juillet 2007. Le 14 juillet façon Nicolas Sarkozy ; un défilé européen ; Pas de gràce collective
13 juillet 2007. Le Président soutient Rachida Dati, dont deux frères sont accusés de trafic de drogue
12 juillet 2007. Cécilia se fait envoyer, avec Claude Guéant ("Vice-président implicite"), chez le colonel Khadafi pour le rachat des infirmières bulgares condamnées à mort (un million de dollars par enfant mort du sida) ; une femme d'influence ... ; Bruxelles "agaçé"
10 juillet 2007. Algérie : Non à la repentance
08 juillet 2007. Présidence du FMI : Sarkozy présente
la candidature de Dominique Strauss-Kahn ; acceptée par l'Union européenne malgré la Pologne ;
07 juillet 2007. Démission d'un vieux haut fonctionnaire chez la jeune Rachida Dati ; des imposés par le Château
04 juillet 2007. La carte bleue de Cécilia
28 juin 2007. Ingérence médiatique ?
25 juin 2007. Rice in love de l'Américain ... ?
23 juin 2007. "Succès" du traité simplifié de l'Union Européenne
21 juin 2007. Le Président de la République reçoit les responsables politiques, y compris Jean-Marie Le Pen. Le Crif regrette.
20 juin 2007. Laurence Parisot (Medef) défend la TVA sociale
18/19 juin 2007. Gouvernement Fillon 2, sans Alain Juppé : Me Jean-Louis Borloo promu par sanction, surprenante ni pute ni soumise, l'Alsace choquée ...
17 juin 2007. Législatives, 2ème tour : 343 députés sur 577. Une majorité présidentielle réduite, donc contrôlable ...
14 juin 2007. Marche arrière sur la TVA à 24,60%, le "traître" Besson désavoué ?
13 juin 2007. Conseil des ministres : TVA à 24,60% à l'étude ; miniprojet de loi sur la délinquance multirécidiviste
10 juin 2007. Législatives, 1er tour : Cécilia a voté ; comme prévus résultats très satisfaisants : UMP 39,54 ; Majorité présidentielle 2,37 ; MPF (Villiers) 1,20 (500 députés sarkozistes possibles)
06 juin 2007. G8 en Allemagne "avec" Cécilia ... officiellement
31 mai 2007. Décès de Jean-Claude Brialy : hommage à "une sentinelle de la nuit, de la fête et de la poésie"
29 mai 2007 : Le discours du Havre (extraits)
27 mai 2007. People : la famille à Saint-Trop
25 mai 2007. Sarko l'Africain (?) reçoit Omar Bongo ; TF1 sous contrôle ? : critique d'Eva Joly ;
24 mai 2007. Législatives, pronostic : 450 députés UMP
22 mai 2007. People : l'une des filles de Jacques Martin légèrement blessée
18 mai 2007. Objectif des législatives : 400 députés au moins : Gouvernement Fillon 1 : les "soupiers" et/ou les "traîtres" récompensés (provisoirement ?) ; des réformes sans regarder à la dépense
16 mai 2007. Installation officielle, avec
sa famille rerecomposée. Première allocution officielle. Critique socialiste ; Avec le socialiste national Max Gallo pour un hommage au jeune communiste Guy Moquet (fils du député communiste Prosper Moquet, arrêté par la police pour actions anti-nationales le 10 octobre 1939, le pacte germano-soviétique étant du 23 août 1939) - contestation
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Georges MANDEL Patriote conservateur anti-nazi 1885 - 1944 par Charles REICH (http://judaisme.sdv.fr/perso/gmandel.htm)
Georges Mandel, français, conservateur sur le plan politique, juif d'origine alsacienne non pratiquant, anti-munichois, antifranquiste et finalement résistant fusillé par la milice en 1944 réunit les ingrédients en apparence les plus contradictoires d'une personnalité que l'on peut qualifier de complexe.
Né à Chatou en 1885,son père était un modeste tailleur s'appelant Rothschild. Cette famille, juive qui ne célébrait que les grandes fêtes juives, avait fui l'Alsace annexée en 1871. Ses grands-parents sont enterrés au cimetière de Marmoutier (voir sur le site : P.Katz Histoire de la communauté juive de Marmoutier).
A peine adolescent, durant l'affaire Dreyfus, il baigne dans "une atmosphère dreyfusarde" et se sent impliqué dans son lycée par les divisions et les affrontements caractéristiques de cette époque. Tout au long de sa carrière politique cette période marquée par ces luttes intenses imprimera ses marques profondes sur Mandel.
Très jeune, il devient journaliste et à l'âge de 21 ans il entre à L'Aurore, le journal de Clemenceau avec lequel il aura des relations très étroites parsemées de nombreux situations conflictuelles avec "le Tigre" qui n'apprécie pas toujours ses initiatives ou ses coups politiques qui parfois se terminent mal.
En 1906,Clemenceau devient président du Conseil et avec un sens aigu de la "manoeuvre", Georges Mandel parvient à entrer en deux temps dans son gouvernement.
En 1917 Clemenceau redevient président du Conseil à un moment particulièrement difficile pour les armées françaises, Georges Mandel contribue au choix de la plupart des ministres de son cabinet.
En 1919, il est élu député de la Gironde avec la vague "Bleu horizon" qui balaie tout le territoire et en parallèle se présente aux élections cantonales pour acquérir ainsi une assise électorale locale.
A partir des années trente, Mandel dénonce le péril allemand. Le 9 novembre 1933, il fait un discours à la Chambre qui est publié sous forme de brochure sous le titre : l'Allemagne réarme. Que faire?
Comme l'écrit Nicolas Sarkozy dans Le moine de la politique : "La question allemande avait toujours été au centre des préoccupations de Georges Mandel". Une longue route avec Clemenceau l'avait placé définitivement du coté des partisans des méthodes énergiques avec l'Allemagne.
Lui qui avait réprimé avec force les syndicats et contribué à contrôler la presse avec Clemenceau
le voilà qui devient le "Cassandre" minoritaire de la droite qui selon Nicolas Sarkozy "était ainsi un des rares Français qui connaissent Mein Kampf dans le texte".
Ministre des Postes en 1934, il dirige le ministère et les services avec une poigne de fer, n'hésitant pas à révoquer des directeurs incompétents ou des fonctionnaires de base peu efficaces.
En 1935, Hitler ayant rétabli le service militaire obligatoire, il obtient la condamnation de l'Allemagne par la S.D.N.
En juin 1935, Laval succède à Flandin, Mandel s'oppose à Laval sur le dossier éthiopien. En effet, celui-ci accepte le transfert des deux tiers de ce pays à Mussolini.
Le 7 mars 1936 la rive gauche du Rhin est réoccupée par l'Allemagne nazie, le gouvernement Sarraut affaibli par le manque d'enthousiasme des militaires et de l'Angleterre à l'idée de réagir fermement contre Hitler n'émet qu'une faible protestation auprès de la S.D.N.. Georges Mandel ne démissionne pas du Gouvernement.
Après la chute du Front Populaire, Mandel devient ministre des Colonies dans le gouvernement Daladier ; il se prononce pour une alliance avec l'Union soviétique contre l'Allemagne nazie.
En 1938, il s'oppose aux "Accords de Munich" soutenu par Paul Reynaud et quelques autres membres du Gouvernement. Ces accords sont ratifiés par la Chambre par 535 contre 75.
Mandel dans une premier temps veut remettre sa démission du Gouvernement puis se ravisant, estime plus courageux de rester.
Daladier est renversé le 19 mars 1940, Paul Reynaud lui succède et Mandel accède au ministère de l'Intérieur. Pétain fait son entrée au Gouvernement comme vice-président du Conseil ; Mandel est favorable à l'arrivée de Pétain dans ce Gouvernement dirigé par Reynaud. Il croit qu'il en résultera un signal positif signifiant que la France se battra jusqu'au bout… et se trompe lourdement.
Il fait procéder à l'arrestation de défaitistes et de saboteurs mais n'arrive pas à endiguer le courant défaitiste qui commence à se manifester ouvertement et se renforce dans le gouvernement.
Durant la débâcle de mai/juin 1940, il songe "au réduit breton" pour pouvoir poursuivre la lutte puis à l'Empire colonial.
Finalement après l'échec de ces tentatives, il se résigne après la démission de Reynaud et l'arrivée au pouvoir de Pétain de prendre le "Massilia" avec 25 autres parlementaires pour rejoindre l'Afrique du Nord pour poursuivre, pense-t-il la résistance.
Cet épisode peu glorieux est connu : Mandel est arrêté, comme d'autres compagnons d'infortune célèbres sur les ordres du nouveau Gouvernement puis transféré par Vichy en France métropolitaine. Il est condamné à la prison à vie en même temps que Paul Reynaud quelques temps plus tard.
En novembre 1942, Mandel est transféré, de même que Paul Reynaud quelques mois plus tard, dans un camp de la Gestapo en Allemagne.
Quelques mois plus tard, il est déporté au camp de Buchenwald.
Début juillet 1944, les Allemands le livrent à la Milice en le rapatriant en France. Le collaborateur Henriot vient d'être exécuté par la Résistance et la Milice souhaite exercer sa vengeance sur Mandel et l'abat, le 7 juillet, dans la forêt de Fontainebleau.
Profondément conservateur sur le plan politique et économique, Mandel se révèle un nationaliste intransigeant profondément marqué par la première guerre mondiale et les luttes menées par Clemenceau.
Son origine juive alsacienne constitue certainement un deuxième élément de sa motivation anti- défaitiste.
Tout au long de sa carrière politique, il a souvent été en désaccord avec son propre camp et parfois haï par les éléments les plus réactionnaires de la droite.
Georges Mandel est ainsi un homme politique peu facile à classer sur l'échiquier politique.
S'il avait survécu à la deuxième guerre mondiale qu'aurait-il pensé du sionisme et de la création de l'Etat d'Israël, lui qui se sentait si profondément français et patriote ?
A . S . I . J . A ., (http://judaisme.sdv.fr/perso/gmandel.htm), Charles REICH
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17 juillet 2006. Sarkozy fait son autoportrait et bat la grosse caisse
Le cinquième livre du ministre, «Témoignage», est sorti bruyamment. Le patron de l'UMP tente d'apparaître comme un homme de dialogue.
Et voilà le nouveau Sarkozy ! Ecrit dans le plus grand secret, Témoignage (1), le cinquième livre du patron de l'UMP, est sorti hier dans un vacarme médiatique que seul ce dernier est capable d'organiser : 20 heures de TF1, Europe 1, bonnes feuilles au Point et fuites distillées ici ou là pour faire monter la sauce.
Le tout quelques heures après la traditionnelle intervention présidentielle du 14 Juillet, à laquelle il semble presque répondre.
Les 300 pages de l'ouvrage, promis à un grand succès populaire si on se réfère au tirage initial (130 000 exemplaires), ne contiennent pourtant aucune révélation. A quelques mois de l'échéance de 2007, il n'est pas temps pour Nicolas Sarkozy de faire un livre-programme.
Son souci est d'essayer de donner une cohérence à une activité bouillonnante et à des dizaines de discours et de déclarations parfois contradictoires. En sept chapitres, eux-mêmes divisés en sous-chapitres, il livre sa conception du pouvoir et résume ses vues en matière d'institutions, d'économie, de justice, etc.
S'il ne se gêne pas pour tailler un costard à Dominique de Villepin en qualifiant notamment le CPE d' «échec inéluctable», il s'attache surtout à se montrer en homme de dialogue, pragmatique, capable de rassembler le plus grand nombre de Français pour 2007.
Tout au long de ces pages, il revendique sa franchise et se défend de toute démagogie : «Etre populaire n'est pas être populiste.»
Outre celle de s'adresser directement aux Français à la veille d'échéances électorales majeures, ce livre a une autre vertu pour le ministre de l'Intérieur : il lui permet de refermer officiellement une page tourmentée de sa vie privée, celle de sa séparation il y a plus d'un an avec son épouse Cécilia.
C'est à la demande de cette dernière, qui s'est réinstallée place Beauvau et réoccupe ses fonctions auprès de lui, qu'il s'exprime à ce sujet, explique-t-il. Tout en jurant qu'on ne le prendra plus à exhiber sa vie privée, il ne peut s'empêcher de transformer cette «épreuve», qui l'a «bouleversé», en moyen d'adoucir son image : «Peut-être cela m'a-t-il obligé à sortir de moi cette part d'humanité qui sans doute me faisait défaut.»
Nicolas Sarkozy veut montrer qu'il est comme tous les Français. «Ce que nous avons vécu dans ma famille, des millions de gens l'ont vécu. Leurs souffrances, leurs doutes, leurs espérances, sont les mêmes que les nôtres.»
A présent, tout est réglé, martèle le presque candidat qui confie : «Cécilia est ma femme. Elle est une partie de moi. Quelles que soient les épreuves que notre couple a traversées, pas une journée ne s'est déroulée sans que nous nous soyons parlé.»
Et pour que les choses soient bien claires : «Aujourd'hui, Cécilia et moi nous sommes retrouvés pour de bon, pour de vrai et sans doute pour toujours.» Tout est en ordre pour 2007.
(1)Témoignage, XO Editions, 16,90 euros.
Libération, 18 juillet 2006, p. 11, Par Vanessa SCHNEIDER, QUOTIDIEN : Mardi 18 juillet 2006 - 06:00
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Le mercredi 16 mai 2007. La première allocution présidentielle de Sarkozy
Voici les principaux points de la première allocution de Nicolas Sarkozy en tant que président français, prononcée après son investiture mercredi.
EXIGENCES: «Je pense avec gravité au mandat que le peuple français m'a confié et à cette exigence si forte qu'il porte en lui et que je n'ai pas le droit de décevoir.
Exigence de rassembler les Français parce que la France n'est forte que lorsqu'elle est unie et qu'aujourd'hui elle a besoin d'être forte pour relever les défis auxquels elle est confrontée.
Exigence de respecter la parole donnée et de tenir les engagements parce que jamais la confiance n'a été aussi ébranlée, aussi fragile.
Exigence morale parce que jamais la crise des valeurs n'a été aussi profonde, parce que jamais le besoin de retrouver des repères n'a été aussi fort.
Exigence de réhabiliter les valeurs du travail, de l'effort, du mérite, du respect, parce que ces valeurs sont le fondement de la dignité de la personne humaine et la condition du progrès social.
Exigence de tolérance et d'ouverture parce que jamais l'intolérance, le racisme, l'antisémitisme et le sectarisme n'ont été aussi destructeurs (...)
Exigence de changement parce que jamais l'immobilisme n'a été aussi dangereux pour la France que dans ce monde en pleine mutation où chacun s'efforce de changer plus vite que les autres, où tout retard sera fatal et deviendrait vite irrattrapable.
Exigence de sécurité et de protection parce qu'il n'a jamais été aussi nécessaire de lutter contre la peur de l'avenir (...)
Exigence d'ordre et d'autorité parce nous avons trop cédé au désordre et à la violence, qui sont d'abord préjudiciables aux plus vulnérables et aux plus humbles.
Exigence de résultat parce que les Français en ont assez que dans leur vie quotidienne rien ne s'améliore jamais (...)
Exigence de justice parce que depuis bien longtemps autant de Français n'ont pas éprouvé un sentiment aussi fort d'injustice, ni le sentiment que les sacrifices n'étaient pas équitablement répartis, ni que les droits n'étaient pas égaux pour tous.
Exigence de rompre avec les comportements du passé, les habitudes de pensée et le conformisme intellectuel qui a fait tant de mal à notre démocratie (...)»
DIPLOMATIE: «Je vais me battre pour une Europe qui protège, parce que le sens de l'idéal européen, c'est protéger les citoyens de l'Europe. Je me battrai pour l'union de la Méditerranée. (...) Je me battrai pour l'avenir de l'Afrique, parce que le destin de l'Afrique et de l'Europe, incontestablement, sont liés.
Je ferai de la défense des droits de l'homme et de la lutte contre le réchauffement climatique les priorités de l'action diplomatique de la France dans le monde». (...)
OUVERTURE: «Au service de la France il n'y a pas de camp. Il n'y a que les bonnes volontés de ceux qui aiment leur pays (...)
À tous ceux qui veulent servir la France, je dis du fond de mon coeur que je suis prêt à travailler avec eux. (...)
Pour moi, le 6 mai (second tour de la présidentielle) il n'y a eu qu'une seule victoire, celle de la France qui ne veut pas mourir, qui veut l'ordre mais qui veut aussi le mouvement, qui veut le progrès mais qui veut la fraternité, qui veut l'efficacité mais qui veut la justice, qui veut l'identité mais qui veut l'ouverture (...)»
cyberpresse.ca, 16 mai 2007
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mercredi 16 mai 2007, 15h15 Nicolas Sarkozy devient président de la République
PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy est devenu le sixième président de la Ve République française, s'engageant à "ne pas décevoir" ses concitoyens et à privilégier "bonnes volontés" et "compétences" au-delà de son camp.
Elu le 6 mai avec 53,06% des voix, le nouveau chef de l'Etat, 52 ans, a été intronisé à l'Elysée lors d'une cérémonie solennelle après la passation de pouvoirs avec son prédécesseur Jacques Chirac, au pouvoir durant douze ans.
"Je pense avec gravité au mandat que le peuple français m'a confié et à cette exigence si forte qu'il porte en lui et que je n'ai pas le droit de décevoir", a-t-il dit lors de son discours d'investiture, après avoir été proclamé président de la République par le président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré.
"Exigence de rassembler les Français (...), exigence de respecter la parole donnée - respecter la parole donnée - et de tenir les engagements parce que jamais la confiance n'a été aussi ébranlée, aussi fragile", a-t-il ajouté, avec émotion et gravité, devant quelque 500 personnes dans la salle des Fêtes de l'Elysée.
"Je veux dire ma conviction qu'au service de la France, il n'y a pas de camp. Il n'y a que les bonnes volontés de ceux qui aiment leur pays. Il n'y a que les compétences, les idées et les convictions de ceux qui sont animés par la passion de l'intérêt général", a-t-il souligné, alors que la composition de son gouvernement est toujours en cours.
Après avoir embrassé son épouse Cécilia sur les lèvres et salué les personnalités présentes, dont le Premier ministre démissionnaire Dominique de Villepin et les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat, Patrick Ollier et Christian Poncelet, Nicolas Sarkozy s'est rendu dans le parc de l'Elysée pour les honneurs militaires.
Il a passé en revue un détachement interarmées au son de la Marseillaise, rituel qui a marqué la fin de la cérémonie d'installation.
Après un déjeuner privé en compagnie de sa famille et de proches - une vingtaine de personnes au total -, le nouveau chef de l'Etat a quitté l'Elysée par la grille du Coq, dans les jardins du palais, à 14h00 (12h00 GMT) pour remonter les Champs-Elysées à bord d'une voiture décapotable.
Escorté par des motards et la Garde républicaine, il a remonté l'avenue des Champs-Elysées en saluant une foule clairsemée, lançant des "Merci!".
Il a ensuite déposé une gerbe sur la tombe du Soldat inconnu, sous l'Arc de Triomphe, avant de s'offrir un nouveau et bref bain de foule auprès de badauds venus l'acclamer derrière des barrières de sécurité.
APPLAUDISSEMENTS POUR CHIRAC
Nicolas Sarkozy a par la suite déposé une gerbe au pied de la statue de Georges Clémenceau au Rond-Point des Champs-Elysées, en présence de descendants de la famille du "Tigre". Il s'est rendu à pied près de celle du général De Gaulle, toute proche, pour y déposer là aussi des fleurs, en présence notamment de l'amiral Philippe de Gaulle. Il a alors sacrifié à un deuxième bain de foule.
Il était attendu à la cascade du Bois de Boulogne, où furent fusillés le 16 août 1944 une trentaine de jeunes gens, âgés pour la plupart de 18 à 32 ans.
Il prononcera une allocution à la mémoire de ces étudiants martyrs et écoutera le chant des Partisans en présence de plusieurs personnalités parmi lesquelles l'ancien Premier ministre Pierre Messmer et l'ex-ministre Simone Veil.
Le nouveau président prendra ensuite le chemin de l'aéroport, direction Berlin pour une rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel

, son baptême du feu diplomatique.
Nicolas Sarkozy était arrivé à 10h58 (08h58 GMT) à l'Elysée pour la passation de pouvoirs, applaudi et salué par plusieurs dizaines de personnes massées derrière des barrières de sécurité en face du palais présidentiel.
Son épouse Cécilia l'avait précédé à 10h50 avec ses deux filles (notedt, et de Jacques Martin, son premier époux divorcé) Judith et Jeanne-Marie, ses deux beaux-fils Pierre et Jean (notedt, enfants de la première épouse divorcée de Nicolas Sarkozy) et leur fils Louis, dix ans.
Vêtu d'un costume sombre, d'une chemise blanche et d'une cravate sombre, Nicolas Sarkozy avait foulé le tapis rouge, l'air grave, dans la cour d'honneur sous une bruine légère, au rythme de la fanfare de la Garde républicaine. Jacques Chirac, souriant, avait descendu le perron d'honneur pour l'accueillir, lui serrant la main devant les photographes.
Les deux hommes ont eu un tête-à-tête dans le bureau présidentiel, entretien au cours duquel Jacques Chirac a transmis à son successeur des informations confidentielles relatives à la dissuasion nucléaire.
Nicolas Sarkozy a ensuite raccompagné Jacques Chirac jusqu'à sa voiture dans la cour d'honneur. Le chef de l'Etat sortant a été applaudi par ses collaborateurs et le personnel du palais, imités par le nouveau président.
Jacques Chirac, souriant et ému, s'est rendu dans sa nouvelle résidence provisoire, un grand appartement au 3, quai Voltaire, prêté par la famille de l'ancien Premier ministre libanais assassiné Rafic Hariri.
mercredi 16 mai 2007, 15h15, Yahoo.fr, actualités
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Le PS fustige les «exigences» de Sarkozy
Après l’entrée en fonction du nouveau président de la République, le parti socialiste a affirmé ne croire à aucune des exigences - changement, justice, morale, résultats - affichées par Nicolas Sarkozy.
Par Liberation.fr
LIBERATION.FR : mercredi 16 mai 2007
Le Parti socialiste ne croit à aucune des exigences - changement, justice, morale, résultats - affichées par Nicolas Sarkozy parce qu'elles "sonnent faux", a déclaré mercredi Benoît Hamon lors d'un point de presse organisé après l'entrée en fonction du nouveau président de la République.
Le chef de l'Etat semble poser "sa présidence sur un champ de ruines, tant il insiste sur cette exigence de résultats comme si hier, le ministre de l'Intérieur n'avait pu obtenir aucun résultat", a estimé le député européen au nom du PS.
Avec un gouvernement annoncé dans lequel pourraient siéger Alain Juppé ou Michèle Alliot-Marie, "on est mal" parti pour le changement, a-t-il poursuivi. Nicolas Sarkozy parle d'exigence morale mais il compte dans son entourage plusieurs personnalités condamnées par la justice, comme Patrick Balkany, son ami de trente ans, Alain Carignon ou, depuis cette campagne présidentielle, Bernard Tapie, a souligné Benoît Hamon. "Avec une équipe de cadors pareils, on est en droit de se poser des questions sérieuses", a-t-il ironisé.
De plus, "les premiers pas" de la présidence Sarkozy ont été marqués par "son goût de l'argent, ses amitiés tapageuses et un entourage qui appartient à la France du fric". "On voit mal en quoi cette nouvelle présidence pourra être marquée sous le sceau des sacrifices équitablement répartis" et donc de l'exigence de justice sociale, a jugé le responsable socialiste.
Au total, les "exigences" affichées par Nicolas Sarkozy dans son discours d'entrée en fonction "sonnent faux pour nous tous et nous craignons qu'elles sonnent faux très tôt pour les Français". "Elles sont en décalage avec ce qu'est le projet véritable de Nicolas Sarkozy, peut-être relativement habilement emballé aujourd'hui, mais qui reste un projet très marqué à droite" au service des "plus puissants de ce pays", a-t-il encore déclaré.
Par Liberation.fr, LIBERATION.FR : mercredi 16 mai 2007
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17 mai 2007.
Sarkozy: la dernière lettre de Guy Môquet sera lue aux lycéens chaque année
Guy Moquet
Nicolas Sarkozy a annoncé mercredi que sa "première décision" de président serait de faire lire dans tous les lycées du pays, en début d'année scolaire, la lettre écrite par le jeune résistant communiste à ses parents avant son exécution en 1941
"Je n'ai jamais pu lire ou écouter la lettre de Guy Môquet sans en être profondément bouleversé", a déclaré le président Sarkozy après la lecture de cette lettre au cours d'une cérémonie au Monument de la Cascade du Bois de Boulogne.
Les caméras de télévision ont surpris le nouveau chef d'Etat essuyant une larme à l'issue de cette lecture par une lycéenne.
Sofia Ibrahimi, élève de 2n de à Montgeron (Essonne) et lauréate du Concours national de la Résistance et de la Déportation, a lu cet ultime courrier envoyé aux siens par le communiste Guy Môquet, fusillé en octobre 1941 à l'âge de 17 ans.
La figure de Guy Môquet avait été évoquée
à maintes reprises par M. Sarkozy pendant sa campagne.
"Ma première décision de président de la République sera de demander au futur ministre de l'Education nationale que cette lettre soit lue en début d'année à tous les lycéens de France", a-t-il dit.
"Si j'ai tenu à faire ici ma première commémoration en tant que président", a-t-il ensuite expliqué, "c'est parce que je crois qu'il est essentiel d'expliquer à nos enfants ce qu'est un jeune Français, à travers le sacrifice de quelques-uns, l'anonyme grandeur d'un homme qui se donne à cause plus grande que lui".
"Que les enfants mesurent l'horreur de la guerre et à quelles extrémités barbares elle peut conduire", a-t-il ajouté.
Le chef de l'Etat a enfin évoqué le "miracle" de la réconciliation franco-allemande. "C'est la raison pour laquelle", a-t-il conclu, "je partirai dans quelques instants en Allemagne pour rencontrer la chancelière" Angela Merkel.
La cérémonie a débuté par une minute de silence, suivie de l'interprétation de la Marseillaise par le choeur de l'armée française. Elle s'est achevée avec le Chant des partisans.
L'écrivain Max Gallo y a lu une évocation de l'épisode historique commémoré.
Dans la nuit du 16 au 17 août 1944, trente-cinq jeunes gens, garçons et filles engagés dans la Résistance, avaient été massacrés par l'armée allemande près de la cascade du Bois de Boulogne après avoir été trahis par un gestapiste français.
Dans l'assistance figuraient Patrick Ollier et Christian Poncelet, respectivement présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat, ainsi que des adolescents représentant les lycées Saint-Dominique de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), la ville dont le nouveau président a longtemps été le maire, Notre-Dame de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), Louis-le-Grand de Paris et Paul-Lapie de Courbevoie (Hauts-de-Seine).
20Minutes.fr avec AFP, éditions du 16/05/2007 - 16h05 , dernière mise à jour : 17/05/2007 - 19h34
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Il est imprudent d'instrumentaliser politiquement l'histoire et de n'en livrer qu'une vision émotionnelle.
Pourquoi je ne lirai pas la lettre de Guy Môquet à mes élèves à la rentrée
Par Pierre SCHILLI, Libération, Rebonds,
QUOTIDIEN : mardi 22 mai 2007
Par Pierre Schill professeur d'histoire-géographie à Montpellier.
Nicolas Sarkozy vient d'indiquer que sa «première décision» de président sera de faire lire chaque début d'année dans tous les lycées la dernière lettre du jeune résistant communiste Guy Môquet, fusillé à 17 ans en 1941.
Professeur d'histoire-géographie a priori concerné par cette initiative, je voudrais expliquer pourquoi, sans vouloir remettre en cause l'autorité du nouveau président de la République, je ne lirai pas cette lettre dans un tel cadre.
La première raison tient à l'instrumentalisation politique de l'histoire par Nicolas Sarkozy. L'historien Gérard Noiriel, un des animateurs du Comité de vigilance face aux usages publics de l'histoire (CVUH), avait, parmi les premiers, montré les ressorts de l'usage de l'histoire dans le discours public du candidat de l'UMP : son récit mémoriel a pour fonction de transcender les appartenances partisanes, avec notamment pour objectif de «fabriquer un consensus occultant les rapports de pouvoir et les luttes sociales» (http://cvuh.free.fr/).
C'est bien le sens de ses nombreuses références aux figures tutélaires de la gauche, qui ne sauraient valoir blanc-seing pour une captation d'héritage durable : le nom de Guy Môquet figurait dans le récent panthéon du candidat Sarkozy, et son engagement résistant, indissociable de son engagement communiste, n'a rien à gagner à devenir le prétexte à une lecture édifiante aux lycéens de France. Pour s'en convaincre, il suffit de se rappeler les suites de l'escapade maltaise du nouveau président : Vincent Bolloré a justifié le financement de cette croisière en faisant un parallèle indigne avec une visite de Léon Blum dans sa famille en 1947. Et voilà comment le nom de l'ancien président du Conseil du Front populaire, lui aussi maintes fois évoqué durant la campagne électorale, pouvait être utilisé au nom de la défense de petits intérêts politiques. Il me semble donc imprudent d'exposer au même risque d'instrumentalisation la mémoire de Guy Môquet.
La seconde raison, tout aussi importante me semble-t-il, est liée à des considérations pédagogiques. Vouloir faire lire en début d'année cette lettre risque de limiter cet exercice à une séquence émotionnelle à laquelle la lettre se prête particulièrement bien. Je ne sais pas s'il s'agit là de la motivation profonde de cette initiative ; est-il permis de rappeler au nouveau président que l'enseignement de l'histoire ne s'accommode pas de ce seul registre mais a toujours besoin de sens, c'est-à-dire en l'occurrence d'une remise en perspective dans un contexte élargi. Or il existe déjà pour ce faire un cadre qui concerne quasiment tous les lycéens des filières générales, technologiques ou professionnelles, celui des programmes officiels d'histoire et de l'étude de la Seconde Guerre mondiale.
Laissons donc aux enseignants d'histoire-géographie leur autonomie pédagogique dans leur façon d'aborder l'enseignement de la Résistance : nombreux sont ceux qui s'appuient déjà sur ces dernières lettres de fusillés dont un recueil récent offre un large choix et permet une utilisation approfondie seule à même de dépasser le registre émotionnel, avec des lettres complémentaires à celle de Guy Môquet dans lesquelles certains de ces «héros» reviennent sur les raisons de leur «entrée en résistance» (Guy Krivopissko, La vie à en mourir. Lettres de fusillés (1941-1944), Paris, Tallandier, 2003). Seul le cadre de cet enseignement structuré permettra d'aborder l'histoire dans sa complexité et de ne pas en rester à sa caricature voire à son déni, la reconstruction d'un passé «sans histoire» défendue par Nicolas Sarkozy.
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vendredi 18 mai 2007, 11h19 Sarkozy forme un gouvernement d'ouverture de 15 ministres et quatre secrétaires d'Etat
PARIS (AP) - Nicolas Sarkozy a constitué vendredi sur proposition du Premier ministre François Fillon un gouvernement resserré de 15 ministres et quatre secrétaires d'Etat, qui compte trois personnalités de gauche dont le socialiste Bernard Kouchner et le "transfuge" Eric Besson.
Avec huit hommes et sept femmes, la parité promise par le nouveau président est presque respectée au niveau des ministres mais pas au niveau des secrétaires d'Etat.
Ce premier gouvernement de l'ère Sarkozy présente comme promis une architecture ministérielle renouvelée. Numéro deux du gouvernement avec le titre de ministre d'Etat, Alain Juppé sera chargé du grand ministère du Développement durable contrôlant l'Ecologie, les Transports et l'Energie promis par le nouveau président.
Ami de 30 ans de Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux prend la tête du très controversé ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale. Il sera chargé également de l'Intégration et du Codéveloppement.
Les services de Bercy sont éclatés entre plusieurs ministères.
Jean-Louis Borloo, qui se serait bien vu à Matignon, se console avec un grand ministère de l'Economie, des Finances et de l'Emploi. Le trésorier de l'UMP Eric Woerth gérera le Budget et les Comptes publics, ainsi que la Fonction publique.
Autre prétendante déçue pour le poste de Premier ministre, l'ex-ministre de la Défense
Michèle Alliot-Marie prend la tête du ministère de l'Intérieur, auquel est ajouté l'Outre-mer.
La liste des ministres annoncées à 9h40 par le sécrétaire général de l'Elysée Claude Guéant comporte peu de surprises par rapport aux noms qui circulaient depuis le début de la semaine.
Symbole de l'ouverture voulue par le nouveau président, le socialiste
Bernard Kouchner prend la direction du ministère des Affaires étrangères et européennes. Il aura comme adjoint une autre personnalité classée à gauche, l'ex-directeur de cabinet de Lionel Jospin Jean-Pierre Jouyet.
Lui aussi proche de la gauche, le président d'Emmaüs Martin Hirsch a accepté un poste de Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté. Sans être membre du gouvernement, il participera au conseil des ministres pour les affaires relevant de ses attributions.
L'ancien secrétaire national du PS
Eric Besson, rallié à Nicolas Sarkozy entre les deux tours, est récompensé par un secrétariat d'Etat à la Prospective et de l'Evaluation des politiques publiques.
Hervé Morin, ministre de la Défense, incarne à lui seul l'ouverture de la nouvelle équipe aux UDF.
Ce gouvernement expérimenté ne compte que sept personnalités n'ayant jamais siégé dans un gouvernement. Parmi les nouveaux, on relève les noms de la porte-parole du candidat Sarkozy Rachida Dati (Justice), de celle de l'UMP Valérie Pécresse (Enseignement supérieur), de l'égérie anti-PACS Christine Boutin (Logement), et de l'ancienne "plume" de Jacques Chirac, Christine Albanel (Culture).
Le gouvernement Fillon va se mettre tout de suite au travail. Le premier Conseil des ministres se tiendra vendredi à 16h30, a précisé M. Guéant. AP
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Fillon veut engager des réformes sans regarder à la dépense
alice.fr, actualités, [18/05/2007 - 21:42]
par Sophie Louet
PARIS (Reuters) - François Fillon s'est engagé à mettre en oeuvre des réformes structurelles pour relancer la croissance française, sans limiter d'emblée les marges de manoeuvre financières d'un gouvernement "libre".
"J'ai le sentiment aujourd'hui (...) d'être en mesure de mettre en oeuvre un changement radical de la vie politique française", a déclaré le Premier ministre sur TF1, sa première intervention télévisée depuis sa nomination jeudi.
"L'idée, c'est que nous voulons relancer la croissance. Pour relancer la croissance, il faut faire des réformes structurelles que nous allons engager", a-t-il assuré, rappelant l'adhésion de plus de 53% des Français au projet politique de Nicolas Sarkozy, "qui n'était pas facile".
"Pour les faire, il ne faut pas hésiter à amorcer les choses", a-t-il dit, laissant entendre que le gouvernement ne jouerait pas l'austérité dans cette première phase du quinquennat.
"C'est sur cinq ans que nous allons réduire le déficit du budget de l'Etat, c'est sur cinq ans que nous allons réduire la dette. Il faut savoir parfois investir un peu pour ensuite faire des économies importantes. C'est ce qu'on avait fait sur la réforme des retraites, on le fera ici pour relancer l'économie de notre pays", a-t-il expliqué.
François Fillon a estimé que la répartition des pouvoirs de l'exécutif dans ce nouveau quinquennat et l'ouverture à gauche et au centre de son gouvernement seraient gages d'efficacité et de confiance. Il ne s'estime pas dans l'ombre de Nicolas Sarkozy mais au contraire en osmose.
"On a un président de la République qui a une légitimité exceptionnelle. Le rôle du chef du gouvernement et le rôle des ministres, c'est de mettre en oeuvre scrupuleusement le projet politique de Nicolas Sarkozy", a-t-il réaffirmé.
"On va avoir là une équipe complètement soudée, avec un président de la République engagé dans la mise en oeuvre des réformes. Pour le chef du gouvernement que je suis, pour les ministres, c'est une sécurité, c'est une force, c'est un soutien exceptionnel", a-t-il souligné.
"On sera beaucoup plus efficace. Les Français auront beaucoup plus confiance que dans un système qui pouvait donner l'impression parfois qu'il y avait deux voix, deux conceptions, deux façons de voir les choses à la tête de l'Etat", a-t-il poursuivi dans une critique implicite du quinquennat de Jacques Chirac.
FILLON CANDIDAT AUX LEGISLATIVES
François Fillon a défendu la composition de son gouvernement, qui comporte trois personnalités marquées à gauche (Eric Besson, Bernard Kouchner, Jean-Pierre Jouyet) et le centriste Hervé Morin, face aux critiques "lamentables" des socialistes dont il a fustigé le "sectarisme".
"Ce sera un gouvernement libre : chacun pourra s'exprimer, chacun pourra débattre au sein du conseil des ministres", a-t-il dit, précisant que les "transfuges" "conservent leurs convictions".
"On essaiera de prendre en compte les expériences, les avis, la différence de points de vue des hommes et des femmes qui constituent le gouvernement, mais en mettant cette diversité au service d'un projet politique", a-t-il dit.
Au nombre des priorités à mettre en oeuvre : les peines planchers pour les multirécidivistes, l'abaissement de la majorité pénale à 16 ans, la détaxation des heures supplémentaires, la suppression des droits de succession "pour 95% des Français" et la déduction des intérêts d'emprunts de l'impôt sur le revenu pour favoriser l'accession au logement.
S'agissant des quatre conférences sociales prévues en septembre par Nicolas Sarkozy, François Fillon a précisé qu'il s'impliquerait comme le chef de l'Etat dans ce projet, mais qu'il serait piloté par Xavier Bertrand, ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité.
Evincé du gouvernement en 2005 lors de l'arrivée de Dominique de Villepin à Matignon - une décision qui l'avait meurtri -, François Fillon a assuré ne pas ressentir aujourd'hui de "sentiment de revanche".
Il a toutefois décoché deux piques à son prédécesseur, défendant la nécessité de l'onction du suffrage universel pour un Premier ministre alors que Dominique de Villepin n'a jamais connu le baptême des urnes.
François Fillon sera candidat dans la cinquième circonscription de la Sarthe, dont il fut député de 1981 à 2002.
Quant aux conférences de presse mensuelles du Premier ministre, nouveauté instituée par Dominique de Villepin, il a précisé ne pas "aimer beaucoup ces rendez-vous automatiques, parce que je pense qu'il faut faire des conférences de presse quand on a des choses à dire".
"Compte tenu de la feuille de route que Nicolas Sarkozy nous a fixée aujourd'hui au conseil des ministres, je pense qu'il faudra plus qu'une conférence de presse mensuelle", a-t-il lancé.
alice.fr, actualités, [18/05/2007 - 21:42], par Sophie Louet
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Une belle-fille de M. Sarkozy légèrement blessée dans un accident de la route
[22/05/2007 - 15:54]
Une belle-fille du président de la République Nicolas Sarkozy a été très légèrement blessée mardi dans un accident de la circulation survenu à proximité de l'avenue des Champs Elysées, a-t-on appris de source policière.
On ignorait dans l'immédiat de laquelle des deux filles de Cécilia Sarkozy, Jeanne-Marie ou Judith, il s'agissait (notedt, Jeanne-Marie).
Selon la même source policière, la jeune femme a été blessée au cuir chevelu et s'est plainte d'avoir mal aux cervicales après avoir été renversée par un scooter. Selon une autre source proche de l'enquête, elle a été transportée à l'hôpital par les pompiers qui lui ont mis une minerve.
Sa mère, Cécilia Sarkozy, était présente sur les lieux de l'accident, a-t-on ajouté de source policière.
Selon un journaliste de l'AFP sur place, un scooter de livraison renversé était visible sur les lieux quelques minutes après l'accident.
Yahoo.fr, actualités, [22/05/2007 - 15:54]
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ETRANGER
Sarkozy l'Africain ?
RTL 25/05/2007 08h32
Le nouveau président recevra vendredi après midi le président du Gabon, Omar Bongo.
De tous les présidents africains issus de la "françafrique", il ne reste plus que lui. Omar Bongo est le "doyen" comme le surnommait Jacques Chirac dans les conférences internationales.
Problème : Nicolas Sarkozy avait promis la "rupture" dans les relations France-Afrique. Les associations des droits de l'homme s'indignent de l'accueil fait au dictateur gabonais.
Pour l'Élysée, recevoir Omar Bongo est une évidence, "parce qu'il était à Paris", que c'est un "ami fidèle de la France" et un "homme d'expérience". C'est vrai, Omar Bongo dirige le Gabon depuis 40 ans d'une main de fer.
Pendant la campagne, Nicolas Sarkozy avait promis de "refonder la politique africaine de la France, tourner la page des complaisances et des secrets". "Ca commence très mal", s'indigne Jean Merkaert de CCFD, l'une des principales associations françaises de développement.
"Omar Bongo c'est un dictateur. Un rapport du Sénat américain a montré que 8% du budget allait directement dans sa cagnotte personnelle. Une cagnotte qui sert un certain nombre de partis politiques français", explique Jean Merkaert avant de conclure : "Le fait que Nicolas Sarkozy reçoive le symbole des ces liaisons mafieuses entre la France et l'Afrique c'est en contradiction absolue avec le discours qu'il a tenu le soir de son élection où il a dit "je veux être le défenseur des droits humains, des opprimés..." Il leur fait un bras d'honneur en recevant Omar Bongo".
"La "
Françafrique" reprend ses vieilles habitudes à l'Elysée" s'insurge Survie, une autre association.
Tout de même. Pour qu'Omar Bongo ne soit pas le premier chef d'Etat africain reçu, Nicolas Sarkozy a vu jeudi la présidente du Libéria, unanimement citée en exemple. L'entretien a duré 15 minutes, montre en main.
RTL 25/05/2007 08h32
Rémi Sulmont,
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Un conseiller de Sarkozy placé à TF1
Laurent Solly a occupé les fonctions de chef de cabinet de Nicolas Sarkozy.
Comme l’affirmait nouvelobs. com la semaine passée, Laurent Solly, ancien directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy, va faire son entrée à TF1.
Le groupe Bouygues a confirmé le 22 mai dans un communiqué que ce dernier intégrerait, « en temps voulu », la direction générale de TF1. Bouygues précise que « Laurent Solly arrive à la holding du groupe à compter du 23 mai » et qu’il « effectuera un parcours d’intégration » au sein du groupe.
« En temps voulu », précise Bouygues, en accord avec Martin Bouygues (président du groupe) et Nonce Paolini (futur directeur général de TF1), « il rejoindra TF1 où il deviendra directeur à la direction générale ». « Ses missions seront définies à ce moment-là », ajoute le communiqué.
Selon une source proche du dossier, Laurent Solly deviendra fin juin directeur général adjoint de la chaîne.
Âgé de 36 ans, ce diplômé de l’ENA était chef de cabinet de Nicolas Sarkozy jusqu’à son départ du ministère de l’Intérieur en mars. Il s’est ensuite installé au QG de la rue d’Enghien où il a été directeur adjoint de la campagne.
Il devrait prendre ses fonctions de directeur général adjoint de TF1 « au cours de la deuxième quinzaine du mois de juin », sans doute au début de l’été.
Pour le Parti communiste français (PCF), cette nomination donne la mesure du « fort relent berlusconien » de la présidence du nouveau chef de l’État.
Il s’agit d’une « présidence totalement décomplexée au fort relent berlusconien » qui « se fixe comme objectif, facilité par la concentration des groupes de communication, d’anesthésier l’opinion publique en contrôlant les grands moyens d’information », estime le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, dans un communiqué.
« La toile du président de la République ne se tisse plus dans l’ombre, son réseau notamment au sein de grands moyens d’information se construit désormais au grand jour », souligne Olivier Dartigolles qui évoque « l’arrivée de certains journalistes à l’Élysée ou à Matignon ».
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Intervention de M. Nicolas SARKOZY Président de la République
Le Havre -mardi 29 mai 2007
C'est à vous tous. Françaises. Français, que je m'adresse ce soir.
C'est la première fois depuis que vous m'avez élu Président de la République. J'ai voulu vous parler directement. J'ai voulu le faire ici, au milieu du peuple français, au Havre, cette ville qui connaît le prix de l'effort et du travail. Cette ville qui s'est relevée,
qui s'est reconstruite, par le courage et par l'énergie de ses habitants. Cette ville qui a connu et surmonté toutes les épreuves et qui, avec son maire, mon ami Antoine Rufenacht, a retrouvé sa prospérité, son dynamisme.
Pour ce premier discours, je voulais être parmi les travailleurs, les ouvriers, les marins, je voulais partager avec eux les sentiments et les espoirs qui sont ceux de tous les Français.
Françaises. Français, je voudrais vous dire l'émotion qui a été la mienne d'avoir été choisi pour représenter le plus beau pays du monde et pour parler en son nom à tous les hommes, moi le fils d'un Hongrois et le petit-fils d'un Grec de Salonique, le Français au sang mêlé qui aime la France plus que tout au monde et auquel la France a tout donné.
Au moment de mon investiture, je n'ai pas éprouvé cette joie qu'on éprouve habituellement quand on a le sentiment de réaliser le rêve d'une vie. A cet instant si solennel j'ai d'abord ressenti de la gravité devant l'immensité de la tâche à accomplir. J'ai mesuré la responsabilité si lourde qui m'incombe désormais.
Je n'ai pas vécu cette élection comme une victoire personnelle ni comme la victoire d'un parti ou d'un camp mais comme la victoire de la France qui reprenait confiance en elle-même, qui se remettait à croire à son destin. qui se disait que tout n'était pas fini, comme la victoire d'un peuple qui se lève pour dire que désormais il ne laissera plus personne penser à sa place, choisir à sa place, décider à sa place.
Mais ce fut aussi une victoire de la démocratie. Car avec un taux de participation de presque 85% c'est toute la France qui a voté. Elle l'a fait sans ambiguïté. Elle a choisi le changement. Elle a choisi la rupture avec les comportements, les modes de pensée, les idées du passé. Ce vote du peuple français tout entier, cette participation exceptionnelle expriment une attente et une exigence elles aussi exceptionnelles et que je n'ai pas le droit de décevoir. Ce changement, cette rupture que le peuple a souhaités, que le peuple a voulus. je les accomplirai. Parce que c'est le mandat que j'ai reçu. Parce que la France en a besoin. Parce qu'elle a déjà trop attendu. Parce que dans un monde qui change, l'immobilisme est suicidaire. Parce que dans l'économie de l'innovation et de la connaissance, le conservatisme ne peut avoir d'autre issue que le déclin.
Ce que j'ai dit je le ferai parce que je vous le dois, parce que je le dois à la France.
Je n'ai rien oublié de ces longs mois de campagne où tous les jours je suis allé à votre rencontre pour vous écouter et pour vous parler. Je vous ai dit ce que je souhaitais pour notre pays. Je n'ai pas oublié.
Je vous ai dit que je ne vous trahirais pas, que je ne vous mentirais pas, que je ne vous tromperais pas. Je n'ai pas oublié.
J'ai voulu tout vous dire avant l'élection pour pouvoir tout faire après. Et je ferai tout.
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Je l'ai dit: je serai un Président qui gouverne. Les Français élisent le Président de la République pour qu'il agisse et pour qu' il décide. C'est la haute idée que je me fais de la fonction présidentielle.
Je serai un Président qui gouverne. Je le serai avec le souci de préserver l'autorité de la fonction présidentielle.
Je le serai avec le souci de rester au-dessus des partis et de conserver ce rôle de rassembleur qui est l'essence même de la fonction présidentielle.
Mais je le serai.
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jeudi 31 mai 2007, 10h48
Décès de Brialy: les réactions
PARIS (AP) - Voici quelques réactions jeudi au décès de Jean-Claude Brialy, disparu mercredi soir à l'âge de 74 ans:
- Pour Jeanne Moreau, "Jean-Claude est comme un jeune frère pour moi et je regrette qu'il soit parti avant moi". La comédienne a ajouté sur RTL: "Ca me paraît insupportable de parler de lui et de ne pas parler avec lui". Sur l'image qu'elle gardera de lui, Jeanne Moreau évoque "le jeune homme quand il est venu dans ma loge, il y a bien des années, son sourire, sa générosité, son élégance".
- Line Renaud dit avoir perdu "un frère", une partie d'elle-même. "Je ne peux pas imaginer qu'on ne va plus voir Jean-Claude, cet amoureux de la vie. C'était un tel battant". Pour la chanteuse et comédienne, "c'était un homme aux talents multiples. Il a touché à tout: le cinéma, le théâtre, écrivain, chroniqueur, auteur, réalisteur, directeur de théâtre". Elle a ajouté sur RTL qu'elle souhaitait que le théâtre des Bouffes-Parisiens, qu'il dirigeait soit rebaptisé "'Bouffes-Parisiens/Jean-Claude Brialy' pour que son nom reste toujours attaché à ce théâtre qu'il aimait tant".
- Pierre Arditi évoque "un homme fin, délicat, c'était un vrai ami et puis c'était un acteur magnifique". "Jean-Claude, c'est une image très particulière et très personnelle dans mon existence et fait partie des gens qui ont fait qu'à un moment donné je me suis dit que j'aurais envie d'être acteur dans mon existence", a confié l'acteur sur France-Info.
- Claude Lelouch: "Moi, quand je voulais savoir quelque chose sur ce métier, j'appelais Jean-Claude. Il connaissait tout, l'humeur, la santé des gens, il s'intéressait à tout le monde, c'était une bête de curiosité. Il avait une fascination pour ce monde qui lui a tout donné et qui en même temps est un monde d'une cruauté terrible". "A chaque fois qu'il arrivait sur un plateau, il faisait cadeau à 100% de ses cicatrices, de son savoir-faire, de tout", a raconté le réalisateur sur RTL en se disant "très triste".
- Robert Hossein s'est dit "tout à fait bouleversé parce que nous nous sommes rencontrés et connus lorsque nous n'avions même pas 20 ans. Je faisais mon service militaire en Allemagne occupée à Baden Baden et son père était le commandant". "C'était un être un peu exceptionnel humainement", s'est souvenu le metteur en scène sur RTL. "On a dîné chez François Pinault il y a même pas trois semaines (...) Je le trouvais évidemment un peu souffrant (...) J'ai été très très bouleversé par sa dignité. Il ne s'est plaint de rien".
- Philippe Labro se rappelle que ce qui l'a "le plus frappé chez lui (...), c'est son incroyable présence amicale, c'est-à-dire sa générosité. Toujours là quand ça va pas, aussi bien pour ceux de son métier que pour des inconnus. C'est un homme d'une très grande générosité, un très grand coeur. C'est surtout ça que je retiens de lui en dehors de son immense talent". "Il a tout fait. Brialy, c'est un homme spectacle. Mais le souvenir que ses copains, ses amis, ses intimes, à mon avis, évoquerons de lui en permanence, c'est l'amitié", a poursuivi l'écrivain et journaliste sur RTL.
- Le président Nicolas Sarkozy a salué dans un communiqué "ce grand comédien, ce grand acteur, mais aussi cet entrepreneur, réalisateur, directeur de salle et de festival", mais "aussi un humaniste gourmand et un mémorialiste inépuisable, une sentinelle de la nuit, de la fête et de la poésie. Depuis 'Eléna et les hommes' de Jean Renoir et 'Le Beau Serge' de Claude Chabrol, il aura incarné la Nouvelle Vague et habité un demi-siècle de cinéma, imprégnant près de 200 films de sa générosité, son humour, sa finesse et sa légèreté. Il aura conjugué sans cesse, de Rohmer à Broca, de Luis Buñuel à Claude Zidi, le cinéma d'auteur et le cinéma populaire".
- Le Premier ministre François Fillon rend hommage dans un communiqué à "une incarnation de la Nouvelle Vague qui avait su évoluer avec son temps, déployant toute la palette de ses talents dans le cinéma populaire autant que dans les films d'auteur. Sa courtoisie, son humour, son talent de conteur en avaient fait un des artistes préférés des Français, comme l'a montré le succès de son livre de souvenirs, chronique savoureuse d'une vie éclectique et passionnée".
- Michel Drucker évoque "un surdoué, doué pour tout. Pour le cinéma, pour le théâtre, pour la radio (...) Doué pour l'amitié. Il a connu tout le monde, il a tourné avec les plus grands. Il a été un des héros de la Nouvelle Vague (...) homme de théâtre, patron de théâtre". "Tout ce qu'il touchait, il le rendait beau, intelligent et brillant", a confié l'animateur sur Europe-1. "Faire une émission avec Jean-Claude Brialy, c'était un feu d'artifice, c'était un bon mot à chaque phrase, un souvenir cocasse amusant". AP
Yahoo.fr, jeudi 31 mai 2007, 10h48
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[07/06/2007 - 12:47]
PEOPLE : toute l'actualité people en images
AFP/POOL - Toshifumi Kitamura
Cécilia au bras de Nicolas Sarkozy à Heiligendamm
Cécilia Sarkozy a fait mercredi à Heiligendamm sa première sortie internationale en tant que "première dame", au bras de son époux, le nouveau président français Nicolas Sarkozy, mais devait écourter son séjour au bord de la Baltique pour fêter l'anniversaire de sa fille cadette.
C'est main dans la main avec M. Sarkozy que Cécilia, en tailleur pantalon blanc, a descendu la passerelle de l'Airbus présidentiel en arrivant à l'aéroport de Rostock, près d'Heiligendamm (nord-est de l'Allemagne).
Un peu plus tard, c'est en robe décolletée noire qu'elle est apparue devant les photographes et cameramen au château Hohen-Luckow, où se tenait le dîner des huit chefs d'Etat et de gouvernement et de leurs conjoints.
Comme tous les conjoints, elle a un programme particulier. Elle devait notamment participer jeudi à une conférence débat sur le thème de l'évolution démographique avant de prendre part à un déjeuner offert par le mari de la chancelière Angela Merkel, Joachim Sauer.
Mais, "la première dame" devait écourter sa présence à Heiligendamm, sans participer au déjeuner des dames. "Elle rentrera plus tôt à Paris et ne fera pas tout le programme parce qu'elle a des engagements familiaux", a expliqué le porte-parole de la présidence David Martinon. "Il se trouve que ce sont les 20 ans de sa fille vendredi", a-t-il ajouté.
Dans une interview publiée mercredi par Le Figaro, M. Sarkozy déclare parler "beaucoup" avec elle de son rôle à la présidence. Elle avait confié en 2005 qu'elle "ne se voyait pas en First lady. Cela me rase", avait-elle avoué. "Elle aura l'occasion d'exposer sa vision de son rôle d'ici peu, lorsque les choses seront définitivement calées", a ajouté le président au Figaro.
alice.fr, [07/06/2007 - 12:47]
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"Cherchez la femme: le mystère de l’état du mariage de Sarkozy s’approfondit avec l’absence de sa femme", The Independent (08/06)
Cecilia Sarkozy a disparu prématurément du programme des femmes au sommet G8 hier, semant un vent de spéculation dans les discussions en Allemagne.
Des tentatives initiales de découvrir pourquoi l’épouse de Nicolas Sarkozy avait disparu ont engendré une réaction surprenante des officiels allemands accueillant le sommet d’Heiligendamm. "Nous n'avons aucune idée. Les questions sur ce sujet devraient être adressés à la délégation française," était la réponse laconique.
Quelle que soit la vérité, les officiels français étaient à la peine pour fournir une explication convaincante qui exclut la possibilité d'une autre crise matrimoniale dans le ménage Sarkozy. "Son départ prématuré était prévu depuis des mois- elle a l'anniversaire de sa fille à organiser," était la réponse.
Ils n’ont pas mentionné si Mme. Sarkozy était soulagée de manquer l'événement des femmes d'hier, auquel un homme bien seul a participé : le professeur de chimie, Joachim Sauer, mari du Chancelier Angela Merkel.
Professor Sauer, 58 ans, n’a pas vraiment les faveurs des medias…"
The Independent (08/06)
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dimanche 10 juin 2007, 19h08 Les Sarkozy ont voté à Neuilly
NEUILLY-SUR-SEINE, Hauts-de-Seine (Reuters) - Le président Nicolas Sarkozy a voté en fin d'après-midi pour le premier tour des élections législatives dans sa ville de Neuilly-sur-Seine, aux portes de Paris.
Il est arrivé peu avant 18h45 à l'école maternelle Edith Gorce Franklin, sur l'île de la Jatte, avec son épouse Cécilia et une des deux filles d'un premier mariage de celle-ci, Jeanne-Marie (notedt Martin). Tous les trois ont accompli leur devoir électoral dans le même bureau de vote.
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L'UMP rassemble à elle seule 39,54% des voix
NOUVELOBS.COM | 11.06.2007 | 10:57
Selon les résultats nationaux définitifs du ministère de l'Intérieur, l'UMP devance le PS (24,73%) et le Mouvement démocrate-UDF (7,61%). Le Front national et le PCF font jeu égal avec 4,29% des voix, les Verts 3,25%.
La droite, qui a largement dominé dimanche le premier tour des législatives, marqué par une abstention record, est en passe d'obtenir une majorité écrasante à l'Assemblée nationale.
Selon les résultats nationaux définitifs communiqués lundi 11 juin par le ministère de l'Intérieur, l'UMP est arrivé nettement en tête du premier tour des élections législatives avec 39,54% des voix. Le Parti socialiste rassemble 24,73% des voix, devant le Mouvement démocrate-UDF, 7,61%. Le Front national passe sous la barre des 5%, avec 4,29% des voix, exactement le même score que le Parti communiste. Les Verts ont 3,25%.
Extrême-gauche : 887.887 3,41%
Communistes: 1.115.719 4,29%
Socialistes: 6.436.156 24,73%
Radicaux de gauche: 343.580 1,32%
Divers gauche: 513.457 1,97%
Verts: 845.884 3,25%
Ecologistes: 208.465 0,80%
Régionalistes: 131.585 0,51%
CPNT: 213.448 0,82%
Divers: 267.987 1,03%
UDF-MoDem: 1.981.121 7,61%
Majorité présidentielle: 616.443 2,37%
UMP: 10.289.028 39,54%
MPF 312.587 1,20%
Divers droite: 641.600 2,47%
Front national: 1.116.005 4,29%
Extrême-droite: 102.100 0,39%
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Nicolas Sarkozy tente de déminer le débat sur la TVA sociale
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 15.06.07 | 08h43 • Mis à jour le 15.06.07 | 08h43
N icolas Sarkozy est monté en première ligne, jeudi 14 juin, dans le débat sur la TVA sociale, tentant d'éteindre la polémique sur un sujet miné pour la droite, à trois jours du second tour des élections législatives. Alors que la gauche tire à boulets rouges contre le projet, jugé "antisocial", le président de la République a cherché à rassurer les Français, affirmant dans un communiqué qu'il n'accepterait "aucune augmentation de la TVA dans sa forme actuelle qui aurait pour effet de réduire le pouvoir d'achat".
La prudence s'impose d'autant plus pour le chef de l'Etat qu'un sondage CSA paru vendredi dans Le Parisien/Aujourd'hui en France affirme que 60 % des Français sont opposés à la mesure. Même chez les sympathisants de droite, la TVA sociale ne fait pas l'unanimité, selon ce sondage. 32 % des sondés proches de la droite se disent contre le projet, alors que la proportion d'opposants atteint 85 % chez les sympathisants de gauche.
Dans son communiqué, M. Sarkozy rappelle que François Fillon a demandé à Jean-Louis Borloo et Eric Besson "la mise à l'étude d'un mécanisme de TVA sociale" et affirme qu'"aucune décision ne sera prise dans l'attente de la consultation des partenaires sociaux". Il précise que "les conclusions seront tirées à la fin de l'été".
NOUVEAU MOT D'ORDRE DU PS
Peu après la déclaration élyséenne, François Fillon a enfoncé le clou, déclarant au Figaro que le gouvernement ne mettra en œuvre la "TVA sociale" que "si nous avons la certitude qu'elle n'entraînera pas une hausse des prix".
Jean-Marc Ayrault, président sortant du groupe PS à l'Assemblée nationale, a pris acte jeudi du "recul" de Nicolas Sarkozy, tout en réaffirmant les "inquiétudes" que lui inspire ce projet. "M. Sarkozy plie, mais ne rompt pas", a affirmé M. Ayrault dans un communiqué, jugeant que la mise au point du chef de l'Etat "montre que l'existence d'une opposition forte est le meilleur moyen de tempérer les excès et les injustices du pouvoir".
Depuis son revers au premier tour des législatives, dimanche, la gauche s'est emparée de ce dossier sensible, alertant sans relâche contre une baisse du pouvoir d'achat. "Votez socialiste contre la TVA à 24,6 %" est devenu le nouveau mot d'ordre du PS, qui a distribué à ses candidats un bandeau d'affiche électorale et un argumentaire en ce sens. Ciblant également l'absence de coup de pouce au smic, le parti a fustigé jeudi "une potion amère pour le pouvoir d'achat".
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 15.06.07 | 08h43 • Mis à jour le 15.06.07 | 08h43
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19 juin 2007.
Composition du gouvernement Fillon II
Voici la composition du gouvernement Fillon II annoncée par le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant.
Jean-Louis Borloo, (notedt, sanctionné pour le loupé de la TVA "sociale", avec le "traître" socialiste Eric Besson) remplace Alain Juppé (notedt, battu à la législative de Bordeaux) à l'Ecologie.
Christine Lagarde est Ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi (notedt, en remplacement de Me Borloo).
Michel Barnier Ministre de l'Agriculture et de la Pêche (notedt, en remplacement de Me Lagarde).
Parmi les nouveaux secrétaires d'Etat, Laurent Wauquiez devient porte-parole du gouvernement, le centristes Valérie Létard et
André Santini (soupier très tôt rallié) sont chargés de la solidarité et de la fonction publique, Nathalie Kosciuscko-Morizet de l'écologie, Christian Estrosi de l'Outre-Mer, le libéral Hervé Novelli des entreprises et du commerce extérieur, Luc Chatel de la consommation et du tourisme, Rama Yade des affaires étrangères et des droits de l'Homme et Alain Marleix des anciens combattants.
Le socialiste
Jean-Marie Bockel est chargé de la coopération et de la francophonie.
Côté société civile, Fadela Amara, présidente de Ni putes ni soumises est Secrétaire d'Etat chargée de la politique de la ville.
Et surprise, Bernard Laporte, entraîneur du XV de France, sera nommé Secrétaire d'Etat chargé de la Jeunesse et des Sports… après la Coupe du monde de rugby.
(notedt, Brice Hortefeux, l'ami du Président de la République, est en cinquième position protocolaire).
(notedt, le
soupier centriste Morin est seulement en 11ème position protocolaire).
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Me Jean-Louis Borloo : Ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durable.
Mme Michèle Alliot-Marie : Ministre de l'Intérieur, de l'Outre-Mer et des Collectivités territoriales.
M. Bernard Kouchner : Ministre des Affaires étrangères et européennes.
Me Christine Lagarde : Ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi.
M. Brice Hortefeux : Ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Codéveloppement.
Mme Rachida Dati : Garde des Sceaux, ministre de la Justice.
M. Michel Barnier : Ministre de l'Agriculture et de la Pêche.
M. Xavier Bertrand : Ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité.
M. Xavier Darcos Ministre de l'Education nationale.
Mme Valérie Pécresse Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.
M. Hervé Morin. Ministre de la Défense.
Mme Roselyne Bachelot : ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports.
Mme Christine Boutin : Ministre du Logement et de la Ville.
Mme Chritine Albanel : Ministre de la Culture et de la Communication.
M. Eric Woerth : Ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique.
M. Roger Karoutchi. : Secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre chargé des Relations avec le Parlement.
M. Jean-Pierre Jouyet : Secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes chargé des Affaires européennes.
M. Laurent Wauquiez : Secrétaire d'Etat auprès du premier ministre, porte-parole du gouvernement.
M. Eric Besson : Secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre chargé de la Prospective et de l'Evaluation des politiques publiques.
Mme Valérie Létard : Secrétaire d'Etat auprès du Ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité, chargé de la solidarité.
M. Dominique Bussereau : Secrétaire d'Etat auprès du ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durable, chargé des Transports.
Mme Nathalie Kosciuscko-Morizet : Secrétaire d'Etat auprès du ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durable, chargée de l'écologie.
M. Christian Estrosi : Secrétaire d'Etat auprès de la Ministre de l'Intérieur, de l'Outre-Mer et des Collectivités territoriales, chargé de l'Outre-Mer.
M. André Santini : Secrétaire d'Etat auprès du Ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, chargé de la fonction publique.
M. Jean-Marie Bockel: Secrétaire d'Etat auprès du Ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé de la coopération et de la francophonie.
M. Hervé Novelli : Secrétaire d'Etat auprès de la Ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi, chargé des entreprises et du commerce extérieur.
Mme. Fadela Amara : Secrétaire d'Etat auprès de la Ministre du Logement et de la Ville, chargée de la politique de la ville.
M. Alain Marleix : Secrétaire d'Etat auprès du Ministre de la Défense, chargé des anciens combattants.
Mme Rama Yade : Secrétaire d'Etat auprès du Ministre des Affaires étrangères et Européennes, chargée des affaires étrangères et des droits de l'Homme.
M. Luc Chatel : Secrétaire d'Etat auprès de la Ministre de l'Economie des Finances et de l'Emploi, chargé de la consommation et du tourisme.
M. Martin Hirsch : Haut commissaire aux Solidarités actives contre la Pauvreté.
M. Bernard Laporte sera nommé Secrétaire d'Etat chargé de la Jeunesse et des Sports auprès de la Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, à la fin d'octobre, après la Coupe du monde de rugby.
Marianne,
Mardi 19 Juin 2007,
F.V.
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mardi 19 juin 2007, 19h22 Fadela Amara affirme qu'elle ne servira pas "d'alibi" et poursuivra son combat pour les cités
PARIS (AP) - La nouvelle secrétaire d'Etat chargée de la politique de la Ville Fadela Amara a réaffirmé mardi qu'elle ne servirait pas "d'alibi" dans le gouvernement Fillon, soulignant qu'elle allait ainsi pouvoir poursuivre son combat.
"Quand on me connaît, on sait que je ne peux pas servir d'alibi à qui que ce soit", a-t-elle lancé lors d'une conférence de presse aux côtés de sa ministre de tutelle Christine Boutin. "Peut-être que c'est lié à mon caractère de cochon, et je mesure mes mots".
"Je suis une femme de gauche et je l'assume complètement", a-t-elle rappelé. "C'est très compliqué, c'est très difficile, mais à travers le mouvement 'Ni putes ni soumises', on a quand même fait un peu la démonstration que nous étions un petit peu indépendants", a poursuivi la nouvelle secrétaire d'Etat.
Selon la fondatrice du mouvement, "quand on s'occupe des gens qui sont particulièrement humiliés, il n'y a pas d'états d'âme à avoir". "Je ne rentrerai pas dans les polémiques des uns et des autres. Très franchement, je n'en ai rien à foutre de ce qui va se raconter", a-t-elle poursuivi. "Ce qui m'intéresse en réalité, c'est vraiment de continuer le combat que je mène depuis l'âge de 14 ans, (...) d'améliorer les conditions de vie des gens dans les cités".
Quant à Christine Boutin, elle s'est dit persuadée que leur "attelage" fonctionnera. "Il y a très, très, très longtemps, les hommes, quand ils ont commencé à faire frotter deux pierres l'une à côté de l'autre, cela faisait du bruit, ce n'était pas très agréable, et puis tout d'un coup, il y a le feu qui est sorti. Eh bien, c'est la même chose qui sortira de notre attelage", a souligné la ministre du logement et de la ville. AP
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mardi 19 juin 2007, 19h28
Avec Bockel au gouvernement, droite et gauche alsaciennes hurlent à la trahison
Yahoo.fr, actualités,
Par Thérèse JAUFFRET
STRASBOURG (AFP) - La droite comme la gauche alsaciennes hurlent à la trahison après l'entrée du sénateur-maire (PS) de Mulhouse Jean-Marie Bockel au gouvernement, tandis que les ambitions municipales des uns et des autres s'aiguisent à l'horizon 2008.
"J'ai un sentiment bizarre, celui qu'on éprouve quand on est cocu", a déclaré Jean Ueberschlag, député-maire UMP de Saint-Louis (Haut-Rhin) en se demandant comment allaient réagir les électeurs de sa circonscription "qui ont voté à 70% pour Nicolas Sarkozy".
C'est également l'avis du député UMP du Haut-Rhin Jean-Luc Reitzer qui estime que les électeurs alsaciens de l'UMP trouveront la nomination de M. Bockel "difficile à encaisser". "Je ne peux pas faire comprendre à mon électorat ce qui se passe. Mes électeurs n'ont pas voté Bockel" et "ils sont choqués", a-t-il ajouté.
La députée mulhousienne UMP Arlette Grosskost juge aussi que la nomination de M. Bockel est une "trahison" et, très en colère, a annoncé son retrait du groupe UMP à l'Assemblée nationale.
"Je sors du groupe UMP et je resterai dans le groupe des apparentés-UMP tant que M. Bockel sera dans le gouvernement", a-t-elle déclaré.
Mme Grosskost, qui avait battu M. Bockel aux législatives de 2002, ne cache pas son ambition de conquérir la mairie de Mulhouse l'an prochain. "Il va sans dire que ni moi, ni mon suppléant ne serons assez opportunistes pour rentrer dans une liste d'ouverture dirigée par M. Bockel", a-t-elle dit.
Alors que les instances nationales et fédérales du PS n'hésitent pas à affirmer que M. Bockel s'est mis "lui-même en dehors du parti", la situation est confuse au sein de la majorité municipale qui ne devrait toutefois pas être ébranlée par un séisme politique.
Seul l'adjoint au maire Pierre Freyburger (PS), adversaire malheureux d'Arlette Grosskost (UMP) aux législatives, a exprimé clairement son désaccord avec la décision de Jean-Marie Bockel d'intégrer le gouvernement Fillon.
"Personnellement, j'y suis défavorable", a déclaré l'adjoint à l'AFP, en indiquant qu'il se réservait d'exposer ses motifs et sa position lors d'une conférence de presse, vendredi matin.
M. Freyburger estime cependant que peu de conseillers municipaux se rangeront à son opinion, au sein de la majorité municipale.
"La plupart des membres de la majorité municipale sont derrière Jean-Marie Bockel, il n'y a plus de gauche à Mulhouse", confirme Djamila Sonzogni (Verts), qui avait été exclue du groupe de cette majorité avec Cléo Schweitzer pour avoir refusé de voter le budget en février dernier.
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20/06/2007 19:26
PARIS, 20 juin 2007 (AFP) - Le Crif "regrette" la rencontre Sarkozy-Le Pen
Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) "regrette" la visite de Jean-Marie Le Pen à l'Elysée, dans un communiqué diffusé mercredi.
"Tout en comprenant le souci de dialogue avec l'ensemble des partis représentés au Parlement européen à la veille du sommet européen de Bruxelles, le CRIF regrette que le président Nicolas Sarkozy ait reçu à l'Elysée le mercredi 20 juin Jean-Marie Le Pen, qui s'est trop souvent illustré par des propos allant à l'encontre des valeurs de la République", écrit le Crif.
la-Croix.com, 20/06/2007 19:26
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La Tribune.fr - 20/06/07 à 10:59
Politique économique
Laurence Parisot défend la TVA sociale
Malgré son impact aux législatives, la TVA sociale n'est pas enterrée.
Défendu hier par l'OCDE, le projet est étudié de près par le Medef.
Si la proposition de TVA sociale a atténué la victoire de la droite au second tour des législatives, le projet est loin d'être enterré. Le Premier ministre François Fillon n'y compte pas et la présidente du Medef Laurence Parisot balaie d'un revers l'enjeu politique pour en faire une question économique.
"Nous avons un coût du travail beaucoup plus élevé que dans la plupart des pays européens : il pénalise la compétitivité", indique la présidente du Medef, dans un entretien accordé au Parisien ce mercredi matin. La décision sur l'éventuelle instauration d'une "TVA sociale" sera prise "à la fin du mois de juillet", avait d'ailleurs indiqué lundi dernier le ministre du Budget et des Comptes publics, Eric Woerth.
Dans son rapport annuel sur les Perspectives de l'emploi publié hier, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a également souligné la nécessité d'asseoir le financement de la protection sociale sur des bases plus larges par exemple l'impôt sur le revenu et/ou la TVA. "Les cotisations sociales reposent en grande partie sur les salaires, ce qui constitue un prélèvement fiscal sur le travail qui limite les créations d'emplois", relève l'OCDE.
Reste à savoir quel pourcentage des recettes de cette TVA sociale serait affecté au financement de la sécurité sociale. En Allemagne, seul un point sur trois de hausse y a été consacré. Sur ce sujet, rien n'est encore arrêté. "Au Medef, nous faisons des simulations pour évaluer si ce mécanisme aurait un impact favorable sur l'économie", indique Laurence Parisot.
Elle juge par ailleurs "primordial" d'en finir avec les 35 heures, "qui ont coûté très cher à la France" et préconise une remise à plat sur les contrats de travail et sur le Smic. 'En trois ans, le Smic a augmenté de 17%. (...) s'il augmente au delà de l'inflation et des gains de productivité, il coûte plus cher que ce que l'entreprise peut supporter", ajoute-t-elle.
La Tribune.fr - 20/06/07 à 10:59
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4 juillet 2007.
Carte bleue de Cécilia Sarkozy : l'Elysée s'explique
Après le questionnement d'un député PS sur des paiements faits par l'épouse du chef de l'Etat, l'entourage de Nicolas Sarkozy veut mettre fin à la polémique.
- alice.fr, le 04/07/2007 - 12h14
Il a fait du budget de l'Elysée une de ses spécialités.
Le député PS René Dosière a saisi mardi François Fillon de l'utilisation par Cécilia Sarkozy d'une carte de paiement dont les sommes dépensées sont directement débitées sur le compte du Trésor public ouvert à la présidence de la République, s'appuyant sur une affirmation du Canard Enchaîné de la semaine dernière.
Le parlementaire soulignait qu'il s'agit d'une première "dans l'histoire de la République française". Pour lui, "les sommes en cause n'étant soumises à aucun contrôle extérieur, ni de la Cour des comptes, ni du Parlement, de telles pratiques ne peuvent que susciter l'inquiétude de tous ceux que préoccupe la bonne gestion des fonds publics".
Pour régler le problème, René Dosière est partisan de donner un statut spécifique au conjoint du chef de l'Etat.
Un moyen plus moderne ?
Mercredi matin, François Fillon a affirmé sur RMC qu'il s'agissait de "débats mesquins" et que l'Elysée aurait l'occasion de s'exprimer.
La réponse n'a pas tardé. Elle est venue de la directrice de cabinet du chef de l'Etat.
Dans le Monde daté de jeudi, Emmanuelle Mignon s'est expliqué :
"C'est moi qui avais proposé cette carte à Cécilia Sarkozy. J'estimais que c'était un moyen plus simple, plus rapide, plus moderne de répondre à ses frais professionnels classiques, tels les cadeaux protocolaires aux épouses des chefs d'Etat étrangers, les gerbes de fleurs ou les frais de représentation".
Et d'affirmer que "compte tenu de la polémique", l'épouse du chef de l'Etat a rendu cette carte bancaire.
alice.fr, le 04/07/2007 - 12h14
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Presse
Sarkozy ou l'ingérence décomplexée
Il n'a jamais hésité à intervenir dans les rédactions. Depuis qu'il est président, c'est pis.
Par Raphaël GARRIGOS, Isabelle ROBERTS, Libération,
QUOTIDIEN : jeudi 28 juin 2007, p. 3
Il y a Sarkozy et les médias avant, et Sarkozy et les médias après.
Avant le 6 mai, c'était déjà quelque chose. Depuis, c'est n'importe quoi. Une constante, Sarkozy a des amis parmi les grands patrons de presse : Bernard Arnault, Martin Bouygues, Vincent Bolloré, Arnaud Lagardère.
Du coup, dans les médias, Sarkozy qui a, dans sa jeunesse, rêvé d'être journaliste se sent à la maison. Tellement qu'entre les deux tours, sur TF1, il se déchausse sous le bureau du 20 heures, à l'aise, décontracté du doigt de pied.
L'avant-6 mai
Bien avant son élection, Sarkozy avait largement entamé ses relations incestueuses avec les médias.
La gamme de ses pressions est vaste. Parfois, il est douceâtre et se contente de remercier les directeurs de l'info de TF1 et France 2 pour avoir été soft dans leur traitement des émeutes en banlieue en novembre 2005.
Parfois il est colère, comme quand, invité de France Europe Express il y a quelques mois, il se retrouve dépourvu de loge et menace de virer toute la direction de France 3.
Mais son air préféré, c'est la menace : en juin 2005, quand Canal + envisage de se délester de Karl Zéro , il n'hésite pas à prendre son téléphone pour défendre son interviewer favori (Laurent Fabius fera de même).
En août 2006, invité sur TF1, Sarkozy en profite pour passer un savon mémorable au rédacteur en chef qui a laissé passer un sujet qu'il juge trop complaisant sur les sans-papiers de Cachan.
Ah, et puis tiens, pendant la campagne présidentielle, Sarkozy se fend d'un coup de fil à Edouard de Rothschild, actionnaire principal de Libération, pour lui dire tout le bien qu'il pense du journal.
Parfois, Sarkozy se fait patron de presse : c'est lui qui annonce avant tout le monde la nomination de Harry Roselmack au poste de joker du 20 heures de TF1 en mars 2006. C'est lui aussi que consulte Jean-Pierre Elkabbach, patron d'Europe 1 (Lagardère), pour le guider dans le choix d'un nouveau journaliste politique en février 2006. Et il y a, bien sûr, l'affaire Genestar, viré de Paris Match par Arnaud Lagardère (qui se dit comme le «frère» de Sarkozy) pour avoir fait, à l'été 2005, sa une sur Cécilia Sarkozy et son amoureux de l'époque. Mais ça, c'était avant le 6 mai. Depuis, les relations Sarkozy-médias sont devenues plus poreuses encore. Plus décomplexées aussi.
Lagardère et «le Journal du dimanche»
Quelques jours que Sarkozy est président, et bing ! La première affaire éclate. Le 12 mai, au JDD (Lagardère), un court article est trappé. Il révélait que Cécilia Sarkozy n'a pas voté au second tour. De l'aveu même des journalistes, ce papier n'est pas l'affaire du siècle, mais il le devient à partir du moment où il est censuré.
D'abord, il y a la conférence de rédaction du samedi : quand le sujet est annoncé, le directeur de la rédaction, Jacques Espérandieu, fait la tronche et insiste pour que Cécilia Sarkozy soit appelée afin de donner sa version. Plusieurs coups de fil sont passés dont un à Cécilia Sarkozy et l'autre à Franck Louvrier, dircom de Sarkozy.
Aucun des deux ne répond, mais c'est Arnaud Lagardère en personne qui appelle Espérandieu et le somme de trapper l'article. Furieux, les journalistes du JDD interpellent Lagardère : «Vous êtes intervenu samedi auprès de la direction de la rédaction pour que cet article ne soit pas publié», et dénoncent « une censure inacceptable». Ils sont rejoints par les SDJ des principaux médias du groupe.
Bolloré défend la police française
Non content d'avoir offert au tout nouveau président quelques jours de repos sur son yacht en baie de Malte, l'homme d'affaires Vincent Bolloré veille à l'honneur de la police française. Début juin, un article de Matin Plus, le gratuit qu'il édite en collaboration avec le Monde et Courrier international, est censuré, hop, passé à la trappe.
Il s'agit d'un papier de Courrier international, qui l'a, comme d'habitude, repris d'un journal étranger, en l'occurrence, hongrois : on y apprend comment un groupe de musiciens roms a été victime de policiers français zélés qui les ont retenus des heures à Roissy. Bolloré a trouvé l'article «extrêmement désagréable». La censure ayant été rapidement ébruitée, le papier sera finalement publié sur pression de Courrier, accompagné d'une explication de l'hebdo jugeant l'article «pertinent» et d'un mot de Bolloré l'estimant «outrancier».
TF1, point chute pour les fidèles
Le 17 mai, fais ce qu'il te plaît.
Ce jour-là, trois nominations sont annoncées. Il y a d'abord celles, croquignolettes de deux journalistes, à Matignon et à l'Elysée. Myriam Lévy du Figaro a suivi toute la campagne de Ségolène Royal, et se retrouve conseillère en communication de François Fillon à Matignon.
Catherine Pégard, du Point, a, elle, couvert la campagne de Nicolas Sarkozy, et se retrouve conseillère du nouveau président...
Mais il y a mieux, l'Elysée place carrément l'ex-directeur de campagne adjoint de Sarkozy, Laurent Solly, à TF1. Caser les amis dans les chaînes publiques, on avait déjà vu, mais là il s'agit d'un cas d'ingérence inédite dans une chaîne privée.
Le nouveau patron de TF1, Nonce Paolini, qui prend les manettes cette semaine-là, tente de regimber. Du coup, pour enfoncer le clou, c'est directement l'Elysée qui annonce la nomination de Solly ! A qui ont été confiées la semaine dernière de mystérieuses «missions opérationnelles et fonctionnelles, notamment la mise en place d'une direction des achats du groupe». Mais qui achète qui ?
Par Raphaël GARRIGOS, Isabelle ROBERTS, Libération,
QUOTIDIEN : jeudi 28 juin 2007, p. 3
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Le directeur de cabinet
de Rachida Dati démissionne
NOUVELOBS.COM | 07.07.2007 | 09:12
Michel Dobkine, directeur de cabinet de la ministre de la Justice, (notedt, auteur de "Crimes et humanité: le procès de Nuremberg", Editions Romillat, Paris, 2004) invoque des "raisons personnelles", mais selon l'Est républicain, il en avait "assez de (se) faire insulter toute la journée".
Le directeur de cabinet de la ministre de la Justice Rachida Dati, Michel Dobkine, a démissionné vendredi, a-t-on appris samedi 7 juillet de source judiciaire.
Après 20 ans au service de l'administration centrale du ministère de la Justice, Michel Dobkine, magistrat de formation, a remis sa démission à la Garde des Sceaux "vendredi en fin d'après-midi".
Rapports difficiles ?
Michel Dobkine a déclaré que sa démission était liée à un événement privé. Pourtant, la presse a fait état d'une dégradation de ses rapports avec la Garde des Sceaux.
Selon l'Est républicain de samedi, il avait déclaré à ses collaborateurs vendredi soir en avoir "assez de (se) faire insulter toute la journée".
Mais l'ancien directeur de l'Ecole nationale de la magistrature, âgé de 51 ans, assure au contraire que "tout fonctionnait très bien" avec Rachida Dati.
Vie de famille
Le magistrat devait se remarier prochainement. Sa fonction auprès de la ministre s'était montrée difficilement compatible avec une vie de famille normale, ce qui "a généré des tensions", a-t-on affirmé au ministère.
Le porte-parole du ministère de la Justice, Guillaume Didier, a pour sa part évoqué une démission pour des raisons "strictement personnelles" et a indiqué qu'un nouveau directeur de cabinet "va être nommé très rapidement".
Deuxième démission
L'Est républicain rappelle que la démission du patron du cabinet intervient trois semaines après le départ du chef de cabinet, Olivier Ubeda, un ancien directeur des relations publiques de l'UMP. Deux mois seulement après la formation du gouvernement, ces deux démissions sont un fait rarissime, alors que le Parlement entame l'examen du projet de loi sur la récidive.
NOUVELOBS.COM | 07.07.2007 | 09:12
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Le directeur de cabinet de Rachida Dati a démissionné
Yahoo.fr, actualités, 7 juillet 2007
Reuters - PARIS (Reuters) - Michel Dobkine, directeur de cabinet de la ministre de la Justice Rachida Dati, a démissionné vendredi soir, après un passage d'une brièveté record dans ses fonctions, à peine plus d'un mois, confirme la chancellerie.
Michel Dobkine, âgé de 51 ans, un magistrat qui dirigeait l'Ecole nationale de la magistrature avait été nommé fin mai directeur de cabinet de la Garde des Sceaux.
Il n'avait pas été choisi par Rachida Dati, le Canard enchaîné ayant même rapporté en juin qu'elle en avait fait la connaissance lors de sa première visite dans les services de son ministère.
Le cabinet du Garde des sceaux a évoqué samedi des raisons personnelles pour expliquer cette démission, comme l'intéressé. Plusieurs médias parlent de divergences entre la ministre et son bras droit. Un dirigeant de l'UMP interrogé dimanche en marge du conseil national du parti a évoqué la personnalité de Michel Dobkine, jugée autoritaire.
"Je vous confirme que Michel Dobkine a démissionné pour des raisons personnelles, et strictement personnelles. Son successeur sera nommé très prochainement", a déclaré le porte-parole du ministère, Guillaume Didier.
L'ancien directeur de cabinet a expliqué sur RTL qu'il ne pouvait être aussi disponible qu'il le souhaitait pour remplir sa tâche, en raison des impératifs de sa vie personnelle.
Il a expliqué qu'il allait se marier début août et que cela n'était pas compatible avec l'intense activité du ministère pendant cette période.
"Il y a un problème de disponibilité. J'ai pensé que je pouvais mener de front une vie personnelle à laquelle je suis très attaché et une vie publique qui nécessite d'être là à 100.000%", a-t-il dit.
"Rachida Dati veut aller très vite, très fort. C'est quelqu'un avec qui j'ai travaillé quelques semaines, ça s'est très très bien passé, il n'y a pas eu de souci", a-t-il ajouté.
"Dans les semaines qui viennent, il faudra une disponibilité considérable, et j'ai jugé que cela n'était pas possible", a conclu Michel Dobkine.
"Il avait une personnalité plutôt forte. Je trouve normal qu'un fonctionnaire cède devant un politique", a dit à Reuters un dirigeant de l'UMP en marge du conseil national.
Selon la radio France-Info, des problèmes d'entente entre la ministre et son directeur de cabinet sont à l'origine de sa démission.
Selon le Républicain Lorrain, les rapports entre Michel Dobkine et la Garde des sceaux se sont dégradés ces dernières semaines. "J'en ai assez de me faire insulter toute la journée", aurait dit Michel Dobkine à ses collaborateurs en annonçant son départ, selon le quotidien. Ce dernier a fermement démenti avoir tenu de tels propos.
LE DOSSIER DES GRÂCES
Dans un communiqué, Michel Dobkine précise qu'il "a apprécié de travailler au côtés de Mme Rachida Dati, partageant avec elle son dynamisme et son esprit d'innovation, qualités indispensables à la réussite de sa mission de Garde des Sceaux".
Rachida Dati a fait adopter jeudi en première lecture au Sénat la première réforme du nouveau gouvernement, qui instaure des peines minimales pour les récidivistes et supprime l'excuse de minorité pour les jeunes de 16-18 ans dans certains cas.
Courant juin, Michel Dobkine avait annoncé en marge d'une rencontre à plusieurs journalistes qu'un décret de grâces collectives était en préparation pour le 14-Juillet.
Cette annonce pourrait ne pas être suivie d'effet, car le président Nicolas Sarkozy, qui doit s'exprimer sur le sujet la semaine prochaine, a toujours déclaré qu'il supprimerait les grâces.
Le monde de la magistrature est très inquiet de la situation actuelle des prisons, où plus de 63.000 personnes sont sous écrou pour 50.000 places, ce qui est proche d'un record historique.
Le porte-parole du ministère a par ailleurs démenti la démission, le mois dernier, d'Olivier Ubeda, qui était aux côtés de la ministre de la Justice lors de la campagne pour l'élection présidentielle et qui avait fait office de chef de cabinet.
"Olivier Ubeda n'a jamais fait partie officiellement du cabinet. Il a accepté d'assurer la transition pendant la constitution du cabinet et a repris ensuite ses fonctions de directeur-adjoint de la communication à l'UMP", a précisé Guillaume Didier. Le chef de cabinet de Rachida Dati est Michel Marquer.
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08 juillet 2007.
OUVERTURE
Présidence du FMI : Sarkozy présente
la candidature de Strauss-Kahn
NOUVELOBS.COM | 08.07.2007 | 16:33
Le socialiste "m'a paru être le plus apte à ce poste", affirme le président, qui a "déjà présenté la candidature" de DSK à plusieurs chefs de gouvernements. Il propose aussi à Jack Lang de "participer" à une commission sur les institutions. Bertrand Delanoë y voit "une opération de communication".
Le président de la République Nicolas Sarkozy plaide pour que Dominique Strauss-Kahn soit le candidat de la France pour prendre la tête du Fonds monétaire international (FMI) car il lui a "paru être le plus apte à ce poste".
"Je veux que Dominique Strauss-Kahn soit le candidat de la France à la direction générale du FMI parce qu'il m'a paru être le plus apte à ce poste", déclare-t-il dans un entretien à paraître dans le Journal du Dimanche, dont des extraits ont été publiés samedi 7 juillet sur le site de l'hebdomadaire.
"Une expérience incontestable"
"J'ai déjà présenté sa candidature" au chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, au président du Conseil italien Romano Prodi, au Premier ministre britannique Gordon Brown et au président américain George W. Bush, poursuit le chef de l'Etat.
"Je sais que c'est un poste très convoité. Pour l'obtenir, il faut avoir une forte crédibilité, une expérience incontestable, être polyglotte, Dominique Strauss-Kahn a ces qualités", juge le président de la République. "Lui et moi avons la même vision du fonctionnement du FMI. Et je devrais priver la France de sa candidature parce qu'il est socialiste?"
"Rassembler"
Et Nicolas Sarkozy d'ajouter: "comment serais-je le président de tous les Français si je raisonnais comme ça? Je n'ai pas demandé à Dominique Strauss-Kahn de ne plus être socialiste. Le président de la République doit rassembler".
En outre, Nicolas Sarkozy a affirmé dans Le Journal du Dimanche qu'il avait demandé au socialiste Jack Lang de "participer" à la commission chargée de faire des propositions pour moderniser les institutions. Cette commission sera installée "dans les quinze jours", a-t-il indiqué, afin que "la réforme constitutionnelle soit prête avant la fin de l'année, au plus tard début janvier".
Commission présidée par Balladur
"J'ai demandé à Edouard Balladur, ancien Premier ministre, de présider cette commission. J'ai également demandé à Jack Lang, agrégé de droit public, d'y participer. Au nom de quoi devrais-je me priver de sa réflexion? Sous le seul prétexte que cela déplaît à M. Ayrault?", le président du groupe socialiste à l'Assemblée, a demandé le président.
"J'ai aussi demandé à Pierre Mazeaud, ancien président du Conseil constitutionnel, ainsi qu'à Jean-Louis Bourlanges, à Guy Carcassonne, à Olivier Schrameck d'y participer. Guy Carcassonne a été le conseiller de Michel Rocard, Olivier Schrameck a été le directeur de cabinet de M. Jospin, et alors ?", a-t-il poursuivi.
"Tout diriger, la majorité et l'opposition"
Un peu plus tôt, samedi, le maire de Paris Bertrand Delanoë, a mis en garde contre une "opération de communication" de la part de Nicolas Sarkozy. "Si un Français peut diriger (le FMI), tant mieux et si c'est Dominique, je sais qu'il en a tout à fait les compétences", a déclaré Bertrand Delanoë sur Europe-1, depuis Londres, où il participait à une cérémonie en mémoire des victimes des attentats de 2005.
"Ce qui me fait un peu sourire c'est que j'ai l'impression que le président de la République ne voit des compétences que chez les socialistes, c'est un hommage qu'il nous rend", a-t-il ironisé.
Bertrand Delanoë voit dans cette affaire une "arrière-pensée" de Nicolas Sarkozy qui "aimerait tout diriger, la majorité et l'opposition". Tout cela "sera confronté au réel" notamment "à la politique fiscale et économique" du gouvernement, poursuit le maire. (avec AP)
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10 juillet 2007.
Sarkozy : oui au travail de mémoire, non au "repentir"
Yahoo.fr, actualités - le 10/07/2007 - 11h17
Il s'en explique dans deux journaux algériens, alors qu'il doit déjeuner avec Bouteflika. Leur conférence de presse est à suivre à 15h45 heures sur LCI.
Nicolas Sarkozy reconnaît "qu'il y a eu beaucoup d'ombres, de souffrances" lors de la présence française en Algérie, "mais il n'y a pas eu que cela".
Alors que l'Algérie demande à la France de reconnaître les "crimes" commis durant la colonisation, Nicolas Sarkozy affirme que les jeunes générations "sont tournées vers l'avenir, plutôt que vers le passé. Elles n'attendent pas de leurs dirigeants qu'ils se mortifient". Il s'en explique dans une interview publiée mardi matin dans deux quotidiens algériens : El Wata et El Khabar.
Pour Nicolas Sarkozy, il ne faut pas faire des questions de mémoire "un préalable". Il reconnaît "qu'il y a eu beaucoup d'ombres, de souffrances et d'injustices au cours des 132 années que la France a passées en Algérie, mais il n'y a pas eu que cela". Dénonçant donc la tentation de la repentance, il affirme : "Je suis pour une reconnaissance des faits, pas pour le repentir qui est une notion religieuse et n'a pas sa place dans les relations d'Etat à Etat".
La nécessité d'un traité d'amitié
"Le travail de mémoire doit donc continuer, mais dans la dignité et l'objectivité, à l'abri des polémiques et des tentatives d'instrumentalisation politique. Ce cheminement doit aussi se faire des deux côtés", insiste-t-il. Il affirme d'autre part qu'"on peut faire l'amitié sans un traité d'amitié", un projet enterré à la suite de la polémique sur le "rôle positif" de la colonisation.
"Ce qui importe surtout c'est de donner au partenariat un contenu concret" : il cite notamment la formation des cadres, les échanges économiques, l'énergie, la circulation ou la coopération en matière militaire. Sur ce dernier point, le président français déclare souhaiter voir aboutir "un plus grand nombre" de projets de fournitures d'équipements naval, aérien et terrestre et se dit "prêt à aller plus loin" dans la coopération militaire pour accompagner l'effort de professionnalisation et de modernisation des forces algériennes.
Yahoo.fr, actualités - le 10/07/2007 - 11h17
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Nicolas sarkozy refuse toute grâce collective pour le 14-Juillet
Yahoo.fr, actualités, 07.07.07 | 18h10
PARIS (Reuters) - "Il n'y aura pas de grâce collective" à l'occasion de la fête nationale du 14 juillet, annonce le président Nicolas Sarkozy dans une interview publiée par le Journal du Dimanche.
"C'est ma conception de la République. Je ne ferai pas d'amnistie collective et je n'accorderai pas de grâce collective", dit le chef de l'Etat, qui renonce ainsi à ce qui était devenu une tradition avec son prédécesseur Jacques Chirac.
"J'avais dit pendant la campagne présidentielle qu'il n'y aurait pas d'amnistie. J'ai tenu ma promesse", explique-t-il. "L'élection présidentielle ne donne pas le droit 'd'effacer les ardoises'. Quelle logique y aurait-il à ne pas amnistier les contraventions et à grâcier les délinquants ?"
"Ou faut-il admettre que la justification de la grâce présidentielle soit de vider les prisons qui sont surpeuplées ?" poursuit Nicolas Sarkozy. "Depuis quand le droit de grâce sert-il à gérer les prisons ?"
Il précise que le décret d'amnistie qui lui a été proposé concernait 3.000 détenus de prisons.
"Que les juges d'application des peines appliquent les textes et alors on respectera l'indépendance de la justice", ajoute le chef de l'Etat. "La justice réclame à cor et à cri son indépendance et la première chose qu'on me demande c'est de gracier 3.000 personnes. Eh bien, non !"
Il dit en revanche reconnaître "l'utilité, pour des raisons humanitaires ou exceptionnelles, d'une grâce individuelle prononcée de façon transparente".
"Un individu saute dans la Seine, sauve trois enfants en train de se noyer, il se trouve qu'il a un casier judiciaire. La grâce individuelle peut alors jouer", dit-il. "Mais la grâce collective pour réguler les prisons, je ne l'accepte pas."
Nicolas Sarkozy refuse de préciser s'il y aura des grâces individuelles cette année. "Comment le dire à l'avance ? Chaque cas est un cas de conscience", fait-il valoir. "Ce que je rejette, c'est la décision collective et automatique (...). Je ne prétends pas que ce que je fais est bien, que c'est juste, que c'est la vérité. J'essaie de trouver une cohérence."
Yahoo.fr, actualités, 07.07.07 | 18h10
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Claude Guéant "raisonnablement optimiste" sur le sort des infirmières bulgares après la visite de Cécilia Sarkozy à Tripoli
Yahoo.fr, actualités,
AP - Vendredi 13 juillet, 09h43PARIS
- Le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant a estimé que l'on pouvait être "raisonnablement optimiste" sur le sort des cinq infirmières bulgares condamnées à mort en Libye après la visite effectuée par Cécilia Sarkozy à Tripoli jeudi.
"Il y a un élément objectif d'abord, les familles que nous avons rencontrées Cécilia Sarkozy et moi-même hier à Benghazi, les familles des enfants qui ont été contaminés par le sida semblent, c'est ce qu'elles nous ont dit, prêtes à accorder leur pardon", a-t-il expliqué vendredi sur Europe-1, précisant qu'il s'agissait d'un "élément très important pour la décision que prendra lundi prochain la haute cour de justice, qui peut commuer la peine de mort en une peine plus légère."
Claude Guéant a par ailleurs ajouté qu'un élément "subjectif" le portait également à l'optimisme: "Il nous a semblé que les arguments qui ont été développés auprès du colonel Khadafi finissaient par porter".
Les deux émissaires français ont usés de divers arguments pour tenter de convaincre le colonel libyen, notamment que "ça faciliterait la coopération de la Libye avec l'ensemble des pays qui ont envie de coopérer avec elle, et avec lesquels elle a envie de coopérer, a indiqué Claude Guéant. La Libye a de grands projets, notamment pour réactiver l'Union africaine. La Libye a sa place dans l'Union de la Méditerranée que Nicolas Sarkozy veut promouvoir."
"Ce n'est pas encore acquis", a toutefois nuancé le secrétaire général de l'Elysée. "Il (le colonel Khadafi NDLR) n'a pas été catégorique, définitif dans la conclusion de la réunion mais je le répète, on peut légitimement espérer". AP
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AP - Vendredi 13 juillet, 09h43PARIS
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Cécilia Sarkozy pourrait jouer pour l'Elysée un rôle d'émissaire
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AFP - Vendredi 13 juillet, 16h22PARIS (AFP) -
L'Elysée laissait entrevoir vendredi que Cécilia Sarkozy pourrait jouer à l'avenir un rôle d'émissaire informel, au lendemain de la visite surprise en Libye de l'épouse du président qui l'a placée de façon spectaculaire sur le devant de la scène.
Presque deux mois après l'entrée de son époux à l'Elysée, Cécilia Sarkozy, jusqu'à présent fort discrète, est intervenue de façon inattendue dans ce dossier complexe qui mobilise les chancelleries occidentales.
Accompagnée du secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant, elle a rendu visite à Tripoli aux infirmières avant de se rendre à Benghazi (1.000 km à l'est de Tripoli) pour rencontrer les familles des enfants contaminés par le virus du sida.
Mme Sarkozy a également rencontré le numéro un libyen, le colonel Mouammar Kadhafi.
Si l'épouse du président, à qui la Constitution n'accorde aucun rôle ni statut, n'a fait aucune déclaration, M. Guéant s'est déclaré "raisonnablement optimiste" à leur retour, affirmant qu'en cas d'issue favorable Mme Sarkozy "aura joué un rôle déterminant".
"Bien entendu" le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner était au courant de ce déplacement, a insisté M. Guéant, qui est intervenu dans plusieurs médias pour mettre en avant le rôle de Mme Sarkozy, esquissant pour elle un rôle d'émissaire de son mari.
"De tous temps le président de la République a eu des émissaires personnels. Qui peut mieux que l'épouse du président de la République le représenter? Avec qui a-t-il une proximité plus grande?", a-t-il ainsi déclaré à France 3.
A l'avenir, Cécilia Sarkozy "sera utile là où elle pense qu'elle peut être utile. En l'espèce, sans parler de statut, je ne crois pas qu'il faille avoir des corsets pour enserrer les situations".
"Le chef de l'Etat est le premier responsable de la politique étrangère de la France et le ministère des Affaires étrangères travaille au service du chef de l'Etat et par conséquent des personnes qui sont investies de missions par le chef de l'Etat", s'est contenté de déclarer le Quai d'Orsay.
Très discrète depuis l'élection de son époux à l'Elysée le 6 mai, la "première dame" de France avait jusqu'à maintenant surtout fait parler d'elle dans la presse par ses tenues au sommet du G8 d'Heiligendamm, en Allemagne, ou par l'utilisation d'une carte bancaire sur un compte du Trésor public, qu'elle a rendue après que l'affaire eut été révélée.
Créditée d'une grande influence auprès de Nicolas Sarkozy, dont elle avait été chef de cabinet quand il était président de l'UMP, elle s'était toutefois tenue très en retrait tout au long de la campagne présidentielle.
M. Sarkozy s'est dit "très fier" de la manière "dont elle a représenté la France au G8>", lors d'une interview à TF1 le 20 juin (notedt, départ impromptu pour fêter un anniversaire).
Quant à son rôle à l'Elysée, "on en parle beaucoup tous les deux, elle regarde, elle réfléchit. Elle veut prendre son temps, protéger sa famille".
Cette brune longiligne, mère de trois enfants, arrière-petite-fille du compositeur espagnol Isaac Albeniz, connue pour son indépendance, avait confié avant l'élection ne pas se voir "en first lady". "Cela me rase", avait-elle lancé.
Comme toutes les épouses de président, elle dispose d'un bureau à l'Elysée mais aussi d'une équipe de conseillers mis ponctuellement à son service, selon la présidence.
D'après les sondages, les Français souhaitent lui voir jouer un rôle humanitaire mais pas politique.
Deux Français sur trois (62%) attendent en priorité qu'"elle s'implique dans des actions humanitaires ou caritatives", selon un sondage IFOP paru dans l'hebdomadaire Elle. Ils ne sont que 15% à attendre qu'"elle conseille politiquement son mari".
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AFP - Vendredi 13 juillet, 16h22PARIS (AFP)
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UNION EUROPENNE
La visite de Cécilia Sarkozy
aux infirmières bulgares agace Bruxelles
NOUVELOBS.COM | 13.07.2007 | 20:00
L'UE n'avait pas été informée à l'avance de la visite, jeudi, en Libye, de l'épouse du président français, qui a rencontré les cinq infirmières bulgares condamnées. Des diplomates ne cachent pas leur agacement.
L'Union européenne (UE) n'avait pas été informée à l'avance de la visite, jeudi, en Libye, de l'épouse de Nicolas Sarkozy, qui a rencontré les cinq infirmières bulgares condamnées, apprend-on vendredi 13 juillet de source européenne à Bruxelles. Ces infirmières ont été accusées d'avoir inoculé à des centaines d'enfants le virus du sida.
Parlant sous couvert de l'anonymat, des responsables européens n'ont pas caché leur agacement face à ce que certains considèrent comme une tentative du vibrionnant président français de tirer la couverture à lui, à la dernière minute, dans l'éventualité d'un règlement de cette crise à laquelle l'UE travaille depuis des années.
Travail de la commissaire européenne
"Nous avons seulement appris cette visite de Cécilia Sarkozy en recevant un appel téléphonique de Libye disant qu'elle était sur place", a-t-on précisé de source européenne. Cette source rappelle également que la Grande-Bretagne avait été, elle, largement associée aux longues discussions sur ce dossier.
La commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, s'est rendue deux fois en Libye pour rencontrer les infirmières bulgares et le médecin palestinien condamnés, offrir à Tripoli une aide dans le domaine médical et s'entretenir avec le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.
Isolement de Sarkozy
Ce n'est pas la première fois que le nouveau président français, élu il y a deux mois, fait cavalier seul sans informer ses partenaires européens de ses initiatives diplomatiques.
Le mois dernier, il a ainsi proposé unilatéralement lors du sommet du G8 en Allemagne un délai de six mois avant de se prononcer sur le statut futur de la province sécessionniste serbe du Kosovo, un dossier actuellement en pleine négociation à l'Onu.
NOUVELOBS.COM | 13.07.2007 | 20:00
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20 minutes, Samedi 14 Juillet 2007 - Mise à jour : 13h39
Le 14 juillet façon Nicolas Sarkozy
Son mot d’ordre: innover, à tout prix. Alors que depuis 1981 et l’arrivée de François Mitterrand au pouvoir, les cérémonies du 14 juillet se déroulaient toujours selon le même schéma, Nicolas Sarkozy a chamboulé l’ordre établi. Fidèle à sa volonté d’afficher la rupture.
Deux mois après son entrée en fonction, c’est sous les couleurs européennes que le Président a descendu les Champs-Elysées. Tous les pays de l’Union européenne avaient répondu à l’invitation du chef de l’Etat. Même la toute petite armée maltaise, représentée par 4 policiers.
Entorse au protocole
Arrivé à 10h à l’Arc de Triomphe, Sarkozy, debout dans son command-car, le chef d'état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin, à ses côtés, a entamé la descente des Champs-Elysées, saluant de la main militaires et spectateurs.
Première entorse au protocole, le chef de l'Etat a fait arrêter son véhicule et pour se lancer en direction de la foule.
«Il y a vraiment beaucoup de monde», a-t-il lancé, tout sourire, serrant des mains avant d’embrasser une fillette dans les bras de son père. «Je ne peux pas rester longtemps», s’est-il excusé en se dirigeant vers le trottoir d'en face pour le même bref exercice. Remonté dans son véhicule, il a repris la descente des Champs-Elysées. Direction la Concorde, où l’attendaient sur l’estrade les ministres européens.
«Plus belle avenue du monde»
Le 16 mai, jour de son entrée en fonctions, il avait déjà pris un mini-bain de foule similaire sur «la plus belle avenue du monde».
Rupture encore.
Alors que ses prédécesseurs ne s’exprimaient que rarement, mais sacrifiaient toujours à la traditionnelle interview du 14 juillet, Nicolas Sarkozy qui prend la parole presque tous les jours a refusé, pour le 14 juillet de répondre aux questions des journalistes. A la place, il a préféré déjeuner avec le gouvernement et ses invités européens, avant de se fondre dans la foule de la garden-party.
L'heure est à l'innovation
Là- encore, l’heure est à l’innovation. Il devait brièvement s'exprimer de façon informelle, devant des invités dont le nombre a été réduit à quelque 5.000 personnes, dont plusieurs centaines de «héros» et «victimes» anonymes, que le Président a choisi d’honorer.
Enfin, ultime innovation pour la soirée. Nicolas Sarkozy a décidé d’offrir une «grande fête populaire» au Champ de Mars, à Paris, avec des chanteurs européens et, en tête d'affiche, Michel Polnareff. Le tout s'achèvera, sans rupture cette fois, par un très traditionnel feu d'artifice.
Patrick Kovarik AFP ¦ Nicolas Sarkozy a présidé samedi à ses premières cérémonies du 14 juillet, qui marquent une nouvelle fois la "rupture" que veut personnifier le nouveau chef de l'Etat, deux mois après son entrée en fonctions.
C.L. Avec AFP, 20 minutes, Samedi 14 Juillet 2007 - Mise à jour : 13h39
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FETE NATIONALE
Un 14 Juillet placé
sous le signe de l'Europe
NOUVELOBS.COM | 14.07.2007 | 13:17
Nicolas Sarkozy, qui souhaite marquer sa "rupture" à l'occasion de la célébration du 14 juillet, a fait arrêter son véhicule pour saluer des badauds, avant de retrouver le gouvernement et certains de ses homologues européens. Il rompt également avec la tradition de l'interview télévisée et de la grâce présidentielle.
Le défilé militaire du 14-Juillet, le premier de l'ère Sarkozy, s'est déroulé samedi 14 juillet sous le signe de l'Europe, avec la présence inédite de détachements des 27 pays membres de l'Union européenne, y compris des Etats neutres comme le Danemark et l'Irlande.
Nicolas Sarkozy a assisté au défilé sur les Champs-Elysées, à Paris, après avoir passé en revue les troupes sur un command-car, escorté par les cavaliers de la Garde républicaine.
Fait sans précédent, le chef de l'Etat, qui avait promis des "surprises", est descendu du véhicule à la hauteur du rond-point des Champs-Elysées pour aller saluer des badauds massés derrière les barrières de sécurité et embrasser des enfants.
"Il fait beau, les armées sont magnifiques, nos partenaires européens sont là!", a-t-il dit à un journaliste.
Défilé clos par l'Hymne à la joie
Nicolas Sarkozy a ensuite rejoint l'ensemble du gouvernement sur la tribune d'honneur érigée sur la place de la Concorde, ainsi que ses invités : le Premier ministre portugais José Socrates, dont le pays préside actuellement l'UE, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, le président du Parlement européen Hans-Gert Pöttering, le Haut représentant de l'UE pour la politique étrangère, Javier Solana.
L'émir du Qatar, dont le fils défilait en tant qu'élève de Saint-Cyr, était également présent. L'épouse de Nicolas Sarkozy et leurs enfants assistaient également au défilé.
Le ministre de la Défense, Hervé Morin, était attendu dans la journée au Liban où il rendra visite aux forces françaises déployées dans le cadre de la Finul.
Le Choeur des armées françaises et les Petits chanteurs à la Croix de bois, qui avaient appris pour l'occasion à marcher au pas, ont entonné avant le défilé la Marseillaise et le Chant des Partisans. Ils l'ont clos par l'Hymne à la joie.
Déjeuner à l'hôtel Marigny
Après un préambule aérien, orchestré notamment par la patrouille de France, les détachements européens ont foulé le pavé parisien, aux côtés des 4.224 militaires français, par ordre alphabétique pour ménager les susceptibilités diplomatiques. Les troupes étrangères s'étaient pliées à la cadence française.
Un déjeuner était prévu à l'hôtel de Marigny pour les membres du gouvernement français et les invités, parmi lesquels de nombreux ministres de la Défense et chefs d'états-majors étrangers.
Soucieux d'imprimer sa marque depuis son accession à l'Elysée, Nicolas Sarkozy met fin à la tradition de l'interview télévisée du 14-Juillet, instituée par François Mitterrand.
"La célébration de notre fête nationale prend cette année un tour particulier car elle correspond avec l'entreprise de rénovation nationale portée par le gouvernement d'ouverture que j'ai l'honneur de diriger", avait déclaré vendredi le Premier ministre François Fillon à Rome.
2000 invités à la garden-party de l'Elysée
Pour la garden-party de l'Elysée, les quotas d'invitations ont été réduits par rapport aux années précédentes "par mesure de sécurité et de confort".
Cette année, priorité est donnée à des Français méritants ayant "à un moment de leur vie traversé une épreuve" ou qui se sont caractérisés par leur effort, leur travail ou leur bravoure. Deux mille personnes ont ainsi été conviées.
Les invités pourront découvrir dans les jardins de l'Elysée une oeuvre réalisée par le plasticien Sébastien Lecca et une quarantaine de jeunes handicapés mentaux, "ArcEnCielage" : des arbres habillés de tissus de couleurs où auront été inscrits des prénoms de tous horizons.
Dans la soirée, un "concert de la fraternité", gratuit, est prévu au Champ-de-Mars, avec notamment en première partie la chanteuse italienne Laura Pausini et le DJ français Bob Sinclar.
Michel Polnareff, qui a fait son grand retour sur scène ce printemps après 34 ans d'exil californien, sera la tête d'affiche du concert. Nicolas Sarkozy et François Fillon y assisteront.
Le traditionnel feu d'artifice offert par la mairie de Paris clora la journée.
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Nicolas Sarkozy réitère son soutien à Rachida Dati
Le Monde 13.07.07 | 21h04
PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy s'est rendu vendredi soir à la garden party organisée à l'occasion du 14 juillet par la ministre de la Justice, Rachida Dati, confrontée depuis le début de la semaine à une série de déboires.
Le président de la République a apporté son soutien à cette fille d'un maçon marocain admiratrice du chef de l'Etat, louée par les médias pour son parcours hors normes et figure emblématique du gouvernement.
"Nous allons engager la France dans une réforme extrêmement importante. J'ai voulu la réforme, un certain nombre de textes que Rachida Dati a fait passer d'excellente façon", a-t-il déclaré.
"Rachida Dati a une obligation de réussite, parce que sa présence est un message adressé à tous les enfants de France. Par son mérite, par son effort, par son engagement, ça devient possible", a-t-il ajouté.
Le ministre de la Défense, Hervé Morin, a estimé pour sa part que les attaques contre la ministre de la Justice étaient "à la limite de la médiocrité absolue."
"Mélanger la famille avec la fonction d'une soeur qui est garde des Sceaux (...) honnêtement, je trouve ça d'une médiocrité absolue", a-t-il dit sur BFM TV.
Censée lancer dans la semaine deux projets de réforme du monde pénitentiaire, Rachida Dati a dû faire face à une série de démissions au sein de son cabinet, où son caractère autoritaire susciterait les critiques, et aux ennuis judiciaires d'un de ses frères, jugé en appel pour trafic de drogue.
Comme il l'avait fait mardi à Tunis, Nicolas Sarkozy avait de nouveau affiché son soutien à sa protégée jeudi soir à Epinal.
"Elle faut qu'elle réussisse, car c'est un message à la France diverse, à la France multiple: le signe que chacun à sa chance", a-t-il déclaré.
Dans le Nouvel Observateur, Cécilia Sarkozy a également apporté son soutien à Rachida Dati : "C'est plus qu'une amie, c'est ma soeur. Je ne la lâcherai jamais. Je connais tout d'elle, elle est de la race des seigneurs."
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Deux frères de Rachida Dati accusés de trafic de cannabis
LEMONDE.FR avec AFP | 13.07.07 | 21h09 • Mis à jour le 13.07.07 | 21h09
Deux frères cadets de Rachida Dati, ministre de la justice, font l'objet d'une procédure judiciaire pour trafic de cannabis, ont indiqué vendredi 13 juillet différents médias : Jamal Dati comparaîtra mardi 17 juillet devant la cour d'appel de Nancy, après avoir été condamné en première instance pour trafic de stupéfiants, a révélé le quotidien Aujourd'hui en France-Le Parisien. Quant à Omar Dati, il est placé sous contrôle judiciaire depuis juin 2005, après avoir été interpellé dans le cadre d'une enquête portant sur un trafic de haschisch dans la région châlonnaise, a indiqué à l'AFP une source judiciaire.
En février, en pleine campagne présidentielle, Jamal Dati, âgé de 35 ans, avait été condamné à six mois d'emprisonnement avec sursis par le tribunal correctionnel de Verdun (Meuse). Le ministère public avait fait appel, a précisé vendredi le substitut général de la cour d'appel de Nancy. Le frère de la garde des sceaux comparaîtra avec trois autres prévenus condamnés en première instance dans cette affaire. Jamal Dati avait déjà été condamné en 2001 à trois ans d'emprisonnement, dont 18 mois ferme, pour un trafic d'héroïne dans la région de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire).
"UN JUSTICIABLE COMME LES AUTRES"
Dans l'entourage de Rachida Dati, on temporise :"L'affaire est ancienne, puisqu'elle est jugée en appel. C'est donc un dossier que la ministre connaît mais qui ne fait pas l'objet d'une attention particulière à la Chancellerie." La même source souligne :"D'ailleurs, la ministre ne connaît pas le contenu de cette affaire, ni en première instance, ni en appel (...). De toute façon, son frère est un justiciable comme les autres", ajoutait-on, précisant que Jamal Dati est "un frère dont elle [la ministre] n'est pas particulièrement proche et avec lequel elle n'a aucun contact". Selon Le Parisien, en 2006, M. Dati, placé sur écoute par un juge d'instruction, avait tenté de joindre sa sœur au ministère de l'intérieur, où elle travaillait pour Nicolas Sarkozy.
D'après un magistrat anonyme cité par le journal, "si l'on appliquait à la lettre le projet Sarkozy-Dati sur les multirécidivistes, Jamal Dati devrait être condamné lourdement". La garde des sceaux a présenté le 5 juillet au Sénat un projet de loi instaurant des peines plancher pour les récidivistes.
Omar Dati a lui été placé sous contrôle judiciaire pour un trafic de drogue de "moyenne importance", en 2004-2005, évalué à plusieurs "centaines de grammes" de résine de cannabis, révèle l'AFP. Une information judiciaire avait été ouverte courant 2005 par le parquet de Chalon-sur-Saône pour des faits d'"acquisition, détention, transport, usage et offre ou cession" de stupéfiants. L'ordonnance de renvoi de l'affaire remonte à février dernier mais la date de l'audience devant le tribunal correctionnel de Chalon-sur-Saône n'a pas encore été fixée, selon la jource judiciaire citée par l'AFP.
Mardi, le départ de trois membres du cabinet Rachida Dati, suivant celui de son directeur de cabinet la semaine dernière, avait suscité des commentaires anonymes sur le caractère "autoritaire" de la ministre. SOS-Racisme s'est porté à son secours vendredi en estimant que "Rachida Dati paie, dès son arrivée, le prix fort d'être la première personne issue de l'immigration maghrébine à accéder à une telle responsabilité gouvernementale". La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) a renchéri dans un communiqué. Selon son président Patrick Gaubert, elle "est victime, du fait de la consonance de son patronyme, d'une campagne injuste".
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LIBYE
Infirmières bulgares : 1 million
de dollars par famille ?
NOUVELOBS.COM | 14.07.2007 | 12:00
Le compromis financier ouvrant la voie à un allégement de la peine des six soignants condamnés à mort s'élèverait à 400 millions de dollars pour les 400 familles d'enfants libyens contaminés par le sida.
Les familles des 400 enfants libyens contaminés par le sida vont toucher quelque 400 millions de dollars afin de permettre un accord sur le sort des cinq infirmières bulgares et du médecin palestinien condamnés à morts, affirme samedi 14 juillet Le Figaro, selon lequel la Bulgarie contribuerait au versement de ces indemnités.
"Le compromis financier négocié par la fondation Kadhafi porterait, selon nos informations, sur un montant d'environ un million de dollars par famille de victimes, soit un total de 400 millions de dollars", écrit le quotidien, sans citer ses sources.
Indemnisation "sous forme de remises de dettes"
Le journal cite également Seif al-Islam Kadhafi, le fils du colonel Moammar Kadhafi, selon lequel "les indemnités sont financées par des contributions internationales sous forme de remises de dettes".
"Les pays concernés sont la Bulgarie, la Slovaquie ainsi que la Croatie et la République tchèque", précise Seif al-Islam Kadhafi, qui dirige la fondation Kadhafi, qui a supervisé les négociations.
Cet accord, annoncé mardi, ouvre la voie à un allégement de la peine des six soignants condamnés à mort. Leur condamnation pourrait être commuée lundi en peine de prison par le Conseil juridique suprême de Libye, dirigé par le ministre de la Justice.
Condamnés à la peine capitale
La Bulgarie a toujours dit qu'elle ne verserait aucune indemnité directement aux familles, ce qui signifierait une reconnaissance de la culpabilité des soignants. Les infirmières et le médecin ont été condamnés à la peine capitale pour avoir inoculé le virus du sida à 400 enfants libyens alors qu'ils travaillaient à l'hôpital de Benghazi.
Ils nient les faits et des experts attribuent les transmissions aux règles d'hygiène défaillances qui régnaient dans l'établissement. AP
NOUVELOBS.COM | 14.07.2007 | 12:00
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Jack Lang, vice-président du comité sur les institutions
Yahoo.fr, actualités, 18.07.07 | 13h35
PARIS (Reuters) - L'ancien ministre socialiste Jack Lang sera l'un des deux vice-présidents du comité de réflexion sur la modernisation des institutions mis en place ce mercredi après-midi par le président Nicolas Sarkozy.
Selon le décret présenté en conseil des ministres et instituant ce comité présidé par l'ancien Premier ministre RPR Edouard Balladur, l'ex-président du Conseil constitutionnel Pierre Mazeaud, gaulliste et "chiraquien", sera également vice-président.
Ce comité est composé au total de 13 membres - responsables politiques, juristes, intellectuels, etc -, comme le révélait mardi le quotidien Le Monde.
Outre Jack Lang, plusieurs personnalités réputées de gauche en font partie : Olivier Schrameck, ancien directeur de cabinet du Premier ministre socialiste Lionel Jospin, le spécialiste de la Constitution Guy Carcassonne, qui fut conseiller d'un autre chef de gouvernement socialiste, Michel Rocard, et l'ex-député européen socialiste Olivier Duhamel.
Ce comité ne compte qu'une femme dans ses rangs : Anne Levade, professeur de droit public. A 37 ans, elle est de loin la benjamine du groupe dont la moyenne d'âge est de 59 ans.
Parmi les autres membres figure le philosophe Luc Ferry, pourfendeur de l'héritage de la révolte étudiante de mai 1968 et ancien ministre de l'Education nationale du gouvernement de l'UMP Jean-Pierre Raffarin.
On y trouve également Denys de Béchillon, professeur de droit à Pau, le député européen centriste rallié à Nicolas Sarkozy Jean-Louis Bourlanges et l'économiste Jean-Claude Casanova, président de la Fondation nationale des sciences politiques et ancien conseiller du Premier ministre centriste Raymond Barre (1976-1981).
SEMINAIRE GOUVERNEMENTAL EN NOVEMBRE
Complètent cette liste Dominique Chagnollaud, directeur du Centre d'études constitutionnelles et politiques de l'université de Paris II et ancien conseiller de la ministre centriste Simone Veil (1993-1995), et le professeur de droit public Bertrand Mathieu, réputé conservateur.
Le comité devra remettre son rapport et ses propositions sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République "avant le 1er novembre 2007", précise un communiqué gouvernemental diffusé à l'issue du conseil des ministres.
Parallèlement, le président de la République a entamé mardi des consultations avec les dirigeants de partis politiques.
"Il va leur écrire afin de recueillir leurs réactions", a précisé le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez lors du compte rendu du conseil des ministres.
Nicolas Sarkozy souhaite "qu'on puisse avoir des décisions définitives à la fin de l'année ou au début de l'année 2008", a précisé le porte-parole, selon qui le gouvernement débattra de ce dossier en novembre, "vraisemblablement" lors d'un séminaire animé par le Premier ministre François Fillon.
Dans un entretien publié par Le Parisien, Jack Lang, en délicatesse avec le Parti socialiste dont il a quitté les instances dirigeantes, se prononce pour la suppression du poste de Premier ministre.
"L'existence d'un Premier ministre ne se justifie que dans les régimes purement parlementaires. Dans notre système, elle entretient la confusion", déclare l'ancien ministre, qui estime que le président de la République devrait alors être responsable devant l'Assemblée nationale.
Yahoo.fr, actualités, 18.07.07 | 13h35
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Nicolas Sarkozy au mémorial de la Shoah à Paris
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Reuters - Vendredi 20 juillet, 18h57 PARIS
"Nous ne pouvons pas et nous ne devons pas oublier", a déclaré Nicolas Sarkozy au mémorial de la Shoah, où il s'est rendu à l'occasion de l'anniversaire de la rafle du Vel d'Hiv.
"A l'heure où l'on célèbre le 65e anniversaire de la rafle du Vel d'Hiv', j'ai voulu venir au mémorial de la Shoah, que je ne connaissais pas", a déclaré le président de la République à la presse au terme d'une visite du site inauguré en 2005 par Jacques Chirac dans le quartier du Marais, à Paris.
"C'est une façon de dire que nous ne pouvons pas et que nous devons pas oublier", a ajouté Nicolas Sarkozy, reprenant les mots qu'il avait écrits quelques minutes plus tôt sur le livre d'or du mémorial.
La rafle du Vélodrome d'Hiver, les 16 et 17 juillet 1942, est la plus grande rafle de juifs réalisée en France pendant la Seconde Guerre mondiale. Environ 13.000 juifs d'Ile-de-France avaient été arrêtés par la police française. La plupart sont morts dans les camps nazis.
Nicolas Sarkozy a dit s'inscrire dans la lignée des propos de son prédécesseur à l'Elysée, qui avait reconnu en 1995 dans un discours au Vel d'Hiv la responsabilité de l'Etat français dans la déportation des juifs durant la Seconde Guerre mondiale (notedt. discours constitutionnellement fondamental ).
"Jacques Chirac a dit ce qu'il fallait dire et je pense qu'il n'y a rien à retrancher et rien à rajouter au très bon discours qu'il avait fait à l'époque", a estimé le chef de l'Etat.
Jacques Fredj, directeur du mémorial de la Shoah, a qualifié la visite du nouveau président de la République de "geste fort".
"La présence de Nicolas Sarkozy montre le chemin que nous avons fait depuis la déclaration de Jacques Chirac", a-t-il dit à la presse. "Notre pays a fait un bond en avant énorme en matière d'enseignement de l'histoire de la Shoah".
Nicolas Sarkozy a visité le musée en compagnie de quelques dizaines de personnes dont Jacques Fredj, l'ancienne ministre Simone Veil, présidente de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, et de l'historien "chasseur de nazis" Serge Klarsfeld.
Le chef de l'Etat et Simone Veil ont déposé une gerbe de fleurs tricolore sur la pierre de marbre noir en forme d'étoile de David de la crypte du mémorial, au centre de laquelle brûle une flamme à la mémoire des juifs persécutés.
Ils sont ensuite passés devant le Mur des noms où sont inscrits les noms de 76.000 juifs de France, dont 11.000 enfants, morts en déportation.
Le Premier ministre, François Fillon, doit participer dimanche à une cérémonie au monument des martyrs juifs du Vel d'Hiv.
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Reuters - Vendredi 20 juillet, 18h57PARIS
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Cécilia Sarkozy et Benita Ferrero-Waldner en Libye
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Reuters - 23 juillet 2007 7h45 PARIS/BRUXELLES (Reuters)
La commissaire européenne aux Relations extérieures et Cécilia Sarkozy sont en Libye pour tenter de faire libérer les cinq infirmières bulgares et le médecin palestinien condamnés pour avoir inoculé le VIH à des enfants libyens, ont annoncé dimanche la Commission européenne et l'Elysée.
L'exécutif européen a indiqué que Benita Ferrero-Waldner et l'épouse de Nicolas Sarkozy se trouvaient en Libye depuis le 22 juillet "dans le cadre des efforts pour la libération des infirmières bulgares et du médecin palestinien".
Le porte-parole de la présidence de la République, David Martinon, a confirmé dans la nuit ce voyage, ajoutant que le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, en était aussi.
"Le président (Nicolas) Sarkozy a eu le président (de la Commission européenne Jose Manuel) Barroso au téléphone à plusieurs reprises cette nuit afin d'évoquer les calendriers d'un accord pour obtenir la libération des cinq infirmières bulgares et du médecin palestinien et leur rapatriement immédiat", précise-t-il dans un communiqué.
Le Haut conseil judiciaire libyen a commué la semaine dernière en prison à vie la condamnation à mort des cinq infirmières et du médecin, jugés coupables d'avoir inoculé le sida à 460 enfants à l'hôpital de Benghazi.
Cette décision doit leur permettre d'être rapatriés en vertu d'un accord de 1984 sur les échanges de prisonniers.
"TOUS LES EFFORTS SONT LES BIENVENUS" - UN AVOCAT
La Bulgarie et l'UE affirment que les infirmières sont innocentes mais elles ont fourni une assistance médicale à long terme aux victimes et une aide à l'hôpital de Benghazi.
Benita Ferrero-Waldner s'est fortement impliquée dans les négociations avec Tripoli au nom de l'UE et Cécilia Sarkozy a rendu visite ce mois-ci aux six condamnés et au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.
"La Commission européenne espère que cette situation, qui est si douloureuse et qui dure depuis si longtemps, puisse être résolue dans une esprit humanitaire", peut-on lire dans son communiqué.
"Ce sont des discussions utiles et nous (en) espérons beaucoup", a déclaré Emmanuel Altit, l'un des trois avocats français défendant les infirmières bulgares.
"Les infirmières nous ont demandé d'être attentifs à tous les efforts qui sont faits. Tous les efforts sont les bienvenus et nous accueillons tout ce qui contribue à une solution avec intérêt", a-t-il ajouté. "Nous espérons que cela va pouvoir accélérer une solution."
Certains responsables européens ont exprimé en privé leur agacement concernant le rôle joué par le président français dans ce dossier en vue d'un dénouement heureux dont, selon eux, il semble vouloir revendiquer le mérite alors que Bruxelles négocie patiemment, depuis trois ans, avec la Libye.
Nicolas Sarkozy doit se rendre en Libye mardi.
Les familles des victimes ont reçu des indemnités s'élevant à plusieurs centaines de millions de dollars la semaine dernière, des sommes tirées d'un fonds mis en place par la Fondation Kadhafi.
Une fois qu'ils seront en Bulgarie, les six condamnés pourraient être graciés par le chef de l'Etat.
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Infirmières bulgares: Cécilia Sarkozy "pas mandatée pour négocier", selon Karoutchi
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AFP - Lundi 23 juillet, 13h42PARIS (AFP)
- Cécilia Sarkozy n'est "pas mandatée pour négocier" dans l'affaire des infirmières bulgares détenues en Libye, mais souhaite participer à une action "humanitaire et sociale", a indiqué lundi sur i-Télé le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi.
"Ce n'est pas un rôle diplomatique au sens classique, elle ne va pas aller négocier avec la Russie sur le bouclier ou sur les missiles", a-t-il dit.
La femme du chef de l'Etat "veut participer à une action humaine, humanitaire, sociale. Il y a des infirmières bulgares enfermées depuis longtemps, il y a des enfants concernés. Elle a un rôle presque humanitaire et social", a-t-il poursuivi.
"Elle n'est pas mandatée pour négocier. Elle a un rôle d'intermédiaire. Elle a été très frappée par cette affaire des infirmières bulgares, depuis longtemps. Elle en parle depuis bien avant les élections presidentielles", a indiqué le secrétaire d'Etat, qui a partagé un bureau avec Cécilia Sarkozy pendant la campagne.
"Elle s'est sentie très impliquée à la fois du sort de ces 500 enfants, du sort de ces infirmières et quand Nicolas Sarkozy lui a dit +Tu peux peut-être avoir un rôle d'intermédiaire, elle a dit banco+", a indiqué M. Karoutchi, estimant "très bien qu'une femme, femme du chef de l'Etat, aille en Libye dire: +Franchement, ca ne peut pas durer+".
Cécilia Sarkozy est arrivée dimanche en Libye, accompagnée de Benita Ferrero-Waldner, commissaire européenne chargée des relations extérieures, et du secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant.
Mme Sarkozy et M. Guéant s'étaient déjà rendus en Libye le 12 juillet pour rendre visite aux infirmières et au médecin bulgares condamnés à mort en Libye et aux familles des enfants contaminés par le virus du sida.
Yahoo.fr, actualités,
AFP - Lundi 23 juillet, 13h42PARIS (AFP)
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24 juillet 2007.
Arrivée à Sofia des infirmières et du médecin bulgares, libérés par la Libye
Yahoo.fr, actualités, Par Vessela SERGUEVA AFP - 12.30SOFIA (AFP) -
Les cinq infirmières et le médecin bulgares qui ont passé huit années en prison en Libye, où ils avaient été accusés d'avoir inoculé le virus du sida à des centaines d'enfants, sont arrivés mardi à Sofia après leur libération intervenue quelques heures plus tôt.
Les six praticiens, transportés à bord d'un avion du gouvernement français, étaient notamment accompagnés de l'épouse du président français Nicolas Sarkozy, Cécilia, et de la commissaire européenne aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner.
L'annonce du retour en Bulgarie des infirmières et du médecin avait été faite simultanément à Sofia et à Paris mardi matin à l'aube.
Sur le tarmac de l'aéroport, les six Bulgares libérés sont tombés dans les bras de leurs proches.
Egalement présent, tout comme le président Guéorgui Parvanov et le Premier ministre Sergueï Stanichev, le ministre des Affaires étrangères Ivaïlo Kalfine a peu après annoncé que le chef d'Etat bulgare avait gracié les cinq infirmières et le médecin pour qu'ils puissent revenir libres sur le sol bulgare.
"Cette décision (la libération) ouvrira la voie à une relation nouvelle et renforcée entre l'UE et la Libye et renforcera nos liens avec la région Méditerranéenne et l'ensemble de l'Afrique", a déclaré à son arrivée Benita Ferrero-Waldner.
De son côté, le président de la Commission européenne Jose Manuel Barroso a annoncé mardi s'être engagé auprès du numéro un libyen Mouammar Kadhafi à travailler à une normalisation des relations entre l'UE et la Libye.
Quant au président français Nicolas Sarkozy, il a annoncé mardi qu'il effectuerait mercredi un "déplacement politique" en Libye pour aider ce pays "à réintégrer le concert des nations".
Il a de plus assuré que "ni l'Europe ni la France" n'avaient "versé la moindre contribution financière à la Libye" pour obtenir la libération des Bulgares.
Peu auparavant, dans un communiqué rendu public à Bruxelles, Nicolas Sarkozy et José Manuel Barroso avaient salué "ce geste d'humanité de la Libye et de son plus haut dirigeant" et s'étaient engagés à "tout faire pour aider les enfants atteints du sida". Ils avaient également "exprimé leur profonde gratitude à l'émir et à l'Etat du Qatar dont la médiation a aidé à parvenir à ce dénouement heureux".
D'intenses efforts diplomatiques de l'Union européenne et de la France avaient à cet égard précédé la libération de Kristiana Valtcheva, Nassia Nenova, Valentina Siropoulo, Valia Tcherveniachka et Snejana Dimitrova, ainsi que du docteur Achraf Joumaa Hajouj, médecin d'origine palestinienne récemment naturalisé bulgare.
Cette libération "a conclu un processus entamé pendant la présidence britannique de l'Union européenne, impliquant un travail intensif de nombreuses personnes, en particulier la commissaire Ferrero-Waldner et Madame Sarkozy. Je suis satisfait que le Royaume-Uni ait joué un rôle dans ce dénouement heureux", a, parallèlement, réagi le ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband.
"L'affaire a été réglée. Nous avons reçu des garanties pour la normalisation des relations avec les pays européens et pour un accord de partenariat avec l'Union européenne", s'est, pour sa part, félicité un responsable gouvernemental libyen qui a requis l'anonymat.
Tripoli a en outre obtenu des garanties pour le traitement des enfants et pour la réhabilitation de l'hôpital de Benghazi (nord) où des enfants libyens ont été contaminés par le virus du sida.
Le chef de l'Etat bulgare s'est félicité du "rôle actif de nos partenaires européens" et notamment de MM. Sarkozy, Barroso et de Mme Benita Ferrero-Waldner. Il a également remercié Cécilia Sarkozy "pour son engagement personnel".
Les cinq infirmières étaient arrivées en Libye dans les années 1990, après la fin du communisme, espérant mieux y gagner leur vie qu'en Bulgarie. Quant au médecin Achraf Joumaa Hajouj, il effectuait un stage dans l'hôpital libyen au moment de son arrestation.
Les six praticiens avaient été accusés d'avoir délibérément inoculé le virus du sida à 438 enfants libyens à l'hôpital de Benghazi, dont 56 sont morts entre-temps. Mais des chercheurs de renommée internationale avaient réfuté ces accusations, affirmant que l'épidémie de sida dans l'hôpital était due aux mauvaises conditions d'hygiène dans l'établissement bien avant l'arrivée des praticiens.
La justice libyenne avait condamné à mort ces six personnes, une peine deux fois confirmée et finalement commuée en prison à vie le 17 juillet dernier après que les familles des victimes eurent renoncé à la peine capitale.
Yahoo.fr, actualités, Par Vessela SERGUEVA AFP - 12.30SOFIA (AFP)
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25 organisations réclament l'abandon du projet de loi sur les universités
Par Karine PERRET AFP - Lundi 23 juillet, 18h43PARIS (AFP) -
Vingt-cinq organisations de l'enseignement supérieur et de la recherche, mais aussi la Ligue des droits de l'homme et des parents d'élèves ont réclamé lundi d'une même voix l'abandon du projet de loi sur l'université dont l'examen a débuté le même jour à l'Assemblée.
Démarche "inédite en cette période de l'année", le Snesup-FSU (principal syndicat de l'Enseignement supérieur), les syndicats de l'Unsa-Education, la Ligue des droits de l'homme (LDH), le Syndicat de la magistrature, la FCPE (parents d'élèves), Sauvons la recherche, Attac, l'Union nationale lycéenne (UNL), le Réseau université sans frontières, pour ne citer que ces organisations, ont tenu lundi pour une conférence de presse commune.
Enonçant pour objectif de "mettre en échec" le projet de loi, le Snesup-FSU, initiateur de cette démarche, a évoqué des "actions à la rentrée", sans exclure "la grève", selon Jean Fabbri, son secrétaire général.
Les organisations d'étudiants étaient absentes: interrogé par l'AFP, le président de l'Unef, Bruno Julliard, a indiqué préférer tabler sur une modification du texte pour le "rendre acceptable", plutôt que de demander son retrait.
"Je pense que les étudiants nous rejoindront", a néanmoins estimé M. Fabbri, leur lançant, avec "un espoir raisonnable" de succès, "un appel" à se joindre à la mobilisation.
Le projet de loi, voté par les sénateurs le 12 juillet, prévoit que dans un délai de cinq ans, toutes les universités accèderont à l'autonomie dans les domaines budgétaire et de gestion de leurs ressources humaines.
Or l'autonomie "ouvre la porte à leur développement inégalitaire favorisé par la course aux financements et par le désengagement de l'Etat", estiment dans un texte commun les organisations, qui redoutent l'introduction de "mécanismes concurrentiels entre universités et entre individus".
"Les diplômes n'auront pas la même valeur selon qu'on les aura obtenus dans un Pôle de recherche et d'enseignement supérieur (Pres) prestigieux ou dans un établissement de seconde zone", a fait valoir Marie Ganozzi, du Snasub-FSU (personnels non enseignants).
Autre sujet d'inquiétude, pour les signataires, la possibilité offerte au président d'université de recruter des contractuels: selon eux, cela "casserait le statut" de la fonction publique et introduirait davantage de "précarité".
"Nous sommes dans une logique globale de démantèlement du service public", a ainsi affirmé Danièle Lochak, vice-présidente de la LDH.
Celle-ci a par ailleurs dénoncé, "même si ce n'est pas dans le texte" en discussion à l'Assemblée, "les lois Sarkozy" sur l'immigration, qui aboutiront, selon elle, au "tri, sous (couvert du) label +compétences et talents+, des étudiants étrangers" désireux de venir étudier en France.
La FCPE craint enfin que le texte n'engendre "une augmentation des frais de scolarité".
"Des motions demandant le retrait du projet de loi" ont été adoptées par différentes instances, dans quelque "40 universités" (sur 85), a assuré le président de l'Université de Paris VIII, Pascal Binczak, présent à la conférence de presse, à titre individuel.
La Conférence des présidents d'université (CPU) n'est en effet pas signataire du texte commun, ayant émis "un avis très positif sur le contenu de la loi", a précisé à l'AFP Jean-Pierre Finance, son premier responsable, en rappelant que la CPU était demandeuse du texte.
En outre, trois pétitions émanant essentiellement des personnels - surtout les enseignants-chercheurs - contre le projet circulent, qui ont recueilli quelques milliers de signatures.
Par Karine PERRET AFP - Lundi 23 juillet, 18h43PARIS (AFP)
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La France et la Libye concluent un accord sur le nucléaire civil
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 26.07.07 | 08h50 • Mis à jour le 26.07.07 | 15h14
A l'issue de sa rencontre avec le colonel Kadhafi à Tripoli, mercredi 25 juillet, Nicolas Sarkozy a assuré qu'il n'y avait "aucun lien" entre le"mémorandum d'entente sur la coopération dans le domaine des applications pacifiques de l'énergie nucléaire" signé par les deux pays et la libération des infirmières bulgares, survenue mardi, soulignant uniquement le fait "que si elles n'avaient pas été relâchées, je ne serais pas venu".
M. Sarkozy a déclaré que la décision prise par Tripoli, en 2003, "d'abandonner toute ambition d'avoir l'arme nucléaire" avait facilité la signature de ce texte, qui fixe comme objectif précis l'installation d'un réacteur nucléaire en Libye, destiné à la production d'eau potable par le dessalement d'eau de mer. Un accord en bonne et due forme pourrait être signé "dans plusieurs mois, voire plusieurs années", a cependant précisé M. Sarkozy.
"AREVA A BESOIN D'URANIUM"
Le président français a signalé qu'"un deuxième projet" était actuellement en cours,"la recherche avec les Libyens pour savoir s'il y a des ressources en uranium en Libye". "On en a trouvé au Niger. Le contexte géologique est le même. Areva a besoin d'uranium", a-t-il ajouté, estimant les stocks d'uranium libyens actuels à plus de 1 600 tonnes. Considérer que le monde arabe "n'est pas assez raisonnable pour utiliser le nucléaire civil" risque d'entraîner à terme "une guerre des civilisations", a estimé, de façon plus générale, le président français.
Selon Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, des ingénieurs d'Areva ont déjà procédé à "un premier repérage (...) il y a trois semaines ou un mois pour étudier exactement la faisabilité de l'opération". "Pour les centrales nucléaires, il n'y a pas cinquante constructeurs en France, il n'y en a qu'un seul, Areva", a ajouté M. Guéant. Un porte-parole du groupe nucléaire français a confirmé qu'il avait bien été sollicité. Hamidi Al Baghdadi, premier ministre libyen, a jugé que la construction de la centrale devrait prendre "au moins cinq ou six ans".
Lors de ses entretiens avec le numéro un libyen, le président français a de nouveau défendu son projet d'Union de la Méditerranée, disant que le colonel Kadhafi se montrait "très intéressé". Selon Nicolas Sarkozy et son chef de la diplomatie, Bernard Kouchner, M. Kadhafi a également apporté son soutien aux propositions de la France pour stabiliser le régime du président tchadien Idriss Déby et sécuriser l'est du Tchad face aux incursions en provenance de la province soudanaise du Darfour. "J'essaie de rassurer une partie du monde arabe", a affirmé M. Sarkozy, estimant que les autres pays jugeraient la France à la façon dont elle traiterait Tripoli après la fin de l'affaire des infirmières. M. Sarkozy devait se rendre, jeudi, au Sénégal et vendredi au Gabon.
"NOUS NE DEVONS PAS RÉCOMPENSER LA LIBYE"
Outre ce mémorandum, M. Kouchner a signé avec son homologue libyen un accord-cadre de partenariat et un accord de coopération en matière de défense et d'industrie de défense, selon David Martinon, porte-parole de la présidence de la République. De son côté, le secrétaire d'Etat à la coopération, Jean-Marie Bockel, a signé avec son homologue libyen un accord de coopération dans le domaine de la recherche scientifique, un autre dans celui de l'enseignement supérieur et un programme triennal de mise en œuvre de la coopération culturelle, scientifique et technique.
La fin de l'épisode des infirmières bulgares et l'annonce de cette série d'accords franco-libyens ont incité plusieurs pays occidentaux à renouer des liens diplomatiques avec Tripoli. Un porte-parole du gouvernement britannique a annoncé que Kim Howells, secrétaire d'Etat aux affaires étrangères, se rendrait, mercredi, à Tripoli afin de "faire progresser la relation bilatérale". La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, a pour sa part indiqué qu'elle envisageait de se rendre bientôt en Libye.
Pourtant, des voix s'élèvent pour affirmer que l'Europe ne devait pas compromettre ses exigences en matière de droits de l'homme, soulignant que les maltraitances de prisonniers ou de l'absence d'une presse indépendante existent toujours à Tripoli. "La normalisation doit être un processus long, au cours duquel la Libye devra d'abord remplir plusieurs critères, notamment à propos des droits de l'homme", a ainsi déclaré le ministre des affaires étrangères belge, Karel De Gucht.
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 26.07.07 | 08h50 • Mis à jour le 26.07.07 | 15h14
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Au Gabon, Nicolas Sarkozy salue en Omar Bongo "le doyen des chefs d'Etat africains'"
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 28.07.07 | 10h56
Nicolas Sarkozy a quitté vendredi soir 27 juillet le Gabon, saluant ce pays comme un "ami fidèle" et un "partenaire privilégié de la France" , dont il avait fait l'ultime - et brève - étape de sa première mini-tournée en Afrique, après la Libye et le Sénégal.
Le chef de l'Etat français a rendu hommage au "rôle du président Omar Bongo", au pouvoir depuis 40 ans, rappelant qu'il est le "doyen des chefs d'Etat africains"."S'agissant du Gabon, je ne pense pas que ce soit le pays qui ait le plus à rougir du point de vue de la démocratie interne", a-t-il poursuivi. Interrogé sur l'enquête préliminaire ouverte par la justice française à la suite d'une plainte visant M. Bongo et son homologue congolais Denis Sassou Nguesso, accusés d'avoir acquis à Paris des biens immobiliers avec de l'argent public détourné, le président français a estimé qu'elle ne devait pas avoir d'impact sur les relations bilatérales."Si, chaque fois qu'il y avait des enquêtes judiciaires il fallait arrêter les relations, on ne les aurait pas arrêtées uniquement du côté africain, si vous voyez ce que je veux dire", a-t-il ajouté, en allusion aux affaires de justice qui visent les deux têtes de l'éexcutif sortant, Jacques Chirac et Dominique de Villepin.
LA FORÊT GABONAISE, "RESSOURCE EXTRAORDINAIRE"
Dans un entretien au quotidien gouvernemental gabonais L'Union, Nicolas Sarkozy a qualifié d'"anachronique" le concept de "pré carré" pour décrire la zone d'influence particulière de la France sur ses ex-colonies d'Afrique, dont le Gabon est l'un des symboles. Il a rappelé son projet, lancé la veille à Dakar, d'"Eurafrique", censé tourner la page de la "Françafrique" tant décriée. "On ne peut pas tout mettre sur le dos de la colonisation (...). La corruption, les dictateurs, les génocides, c'est pas la colonisation", a-t-il aussi répété, avant de justifier une nouvelle fois sa politique d'immigration restrictive.
Alors qu'il avait reçu jeudi l'opposition sénégalaise, le président français a affirmé n'avoir pas reçu de demande de la part de l'opposition gabonaise, ce qu'ont contesté ses deux principales formations, regrettant de n'avoir pu le rencontrer.
M. Sarkozy s'est enfin saisi du thème officiel de cette visite pour se poser en défenseur de la forêt gabonaise, située au coeur du bassin du Congo, deuxième massif forestier au monde après l'Amazonie. En visite dans la forêt de la Mondah, près de Libreville, il a salué cette "ressource extraordinaire" , notamment pour la lutte contre le réchauffement climatique. Il a annoncé qu'il allait transformer une petite partie de la dette du Gabon à l'égard de la France en aide à la préservation et l'exploitation de la forêt. Les 50 millions d'euros concernés représentent la différence entre la "décote" de 15 % accordée par le Club de Paris sur la dette gabonaise et les 20 % que la France a décidé pour sa part d'octroyer. Cette visite au pas de charge s'est achevée par un dîner officiel en compagnie de M. Bongo.
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 28.07.07 | 10h56
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Nicolas Sarkozy passe
ses vacances aux Etats-Unis
NOUVELOBS.COM | 03.08.2007 | 11:51
Wolfeboro, une station estivale très huppée blottie au bord d'un magnifique lac du nord-est des Etats-Unis, attendait jeudi l'arrivée imminente du président français Nicolas Sarkozy qui doit y passer des vacances.
Selon le Boston Globe, les Sarkozy auraient loué, pour leurs vacances, une maison de 1200 m2 dans cette petite ville américaine, non loin du fief des Kennedy et d'une maison de campagne de la famille Bush.
A en croire le Boston Globe de jeudi 2 août, Nicolas Sarkozy est attendu prochainement en villégiature dans le New Hampshire, un Etat très chic du Nord-Est des Etats-Unis.
Le journal précise que le chef de l'Etat français a jeté son dévolu sur la petite ville de Wolfeboro, sur les bords du lac Winnipesaukee, réputé pour ses hors-bords et ses scooters des mers.
Le Globe cite David Owen, un responsable de cette municipalité, selon lequel des membres du "Secret Service", chargé de la sécurité rapprochée des présidents américains et de leurs hôtes de marque étrangers, sont déjà venus discuter des problèmes de sécurité.
"Wolfeboro, un lieu de villégiature très prisé d'innombrables Bostoniens, bruit aujourd'hui d'excitation à l'idée du séjour du président français", écrit le journal, qui précise que ce dernier est attendu début août pour un séjour de deux semaines.
Dans cette bourgade ayant conservé tout le charme des petites villes du New Hampshire datant du début XXeme siècle, les sentiments anti-français remontant au début de la guerre en Irak en 2003 ne se sont guère manifestés.
Station chère au clan Kennedy
A en croire la gérante de la librairie Country Bookseller, Karen Baker, citée par le Boston Globe, "personne ici ne s'est risqué à rebaptiser les "'french fries' en 'frites de la liberté'".
Wolfeboro est située dans une région boisée à environ 160 km au nord de Boston, sur la river sud du lac Winnipesaukee.
Nicolas Sarkozy ne sera pas le seul dignitaire étranger à prendre ses vacances en Nouvelle-Angleterre.
Le nouveau Premier ministre britannique, Gordon Brown, aime passer ses vacances à Cap Code, la très huppée station balnéaire de la côte du Massachusetts chère au clan Kennedy.
En juin, le président George W. Bush avait reçu son homologue russe Vladimir Poutine à Kennebunkport, une station balnéaire réputée du Maine où sa famille possède une résidence.
Officiellement, le lieu et la date de départ en vacances du chef de l'Etat français restent un mystère (avec AP)
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Wolfeboro, lieu de villégiature présidentiel
Selon le Boston Globe, les Sarkozy auraient loué, pour leurs vacances, une maison de 1200 m2 dans cette petite ville américaine, non loin du fief des Kennedy et d'une maison de campagne de la famille Bush.
Par Mélanie Gouby avec Reuters
LIBERATION.FR : vendredi 3 août 2007
A en croire le Boston Globe, Nicolas Sarkozy est attendu prochainement en villégiature dans le New Hampshire, un Etat très chic du Nord-Est des Etats-Unis, fréquenté par la bonne société américaine.
L'Elysée n'a pas confirmé l'information, mais le journal est affirmatif, qui précise que le chef de l’Etat français a jeté son dévolu sur la petite ville de Wolfeboro, située dans une région boisée à environ 160 km au nord de Boston, sur la rive sud du lac Winnipesaukee.
Le site officiel de Wolfeboro lui souhaite déjà la «bienvenue» jeudi, lui proposant même une série d'adresses des meilleurs restaurants de la ville.
Le président de la République aurait loué une maison de près de 1 200 m² appartenant à Mike Appe, un ancien responsable de Microsoft. Interrogé par le journal, ce dernier s'est refusé à tout commentaire, tout en souriant d'un air entendu, selon le quotidien.
Selon Le Parisien la propriété serait louée pour un total de 30 000 dollars par semaine soit environs 21 900€. Très luxueuse, elle comporterait, toujours selon le même journal, huit chambres, un spa, une pièce réservé au cinéma et une plage privée.
Le Globe cite David Owen, un responsable de cette municipalité, selon lequel des membres du Secret Service, chargé de la sécurité rapprochée des présidents américains et de leurs hôtes de marque étrangers, sont déjà venus discuter des problèmes de sécurité.
Dans cette bourgade ayant conservé tout le charme des petites villes du New Hampshire datant du début XXeme siècle, les sentiments anti-français remontant au début de la guerre en Irak en 2003 ne se sont guère manifestés.
A en croire la gérante de la librairie Country Bookseller, Karen Baker, citée par le Boston Globe, «personne ici ne s’est risqué à rebaptiser les french fries en frites de la liberté», comme l'avaient fait à l'époque certains restaurants américains.
Nicolas Sarkozy ne sera pas le seul dignitaire étranger à prendre ses vacances en Nouvelle-Angleterre.
Le nouveau Premier ministre britannique, Gordon Brown, aime passer ses vacances à Cap Code, la très huppée station balnéaire de la côte du Massachusetts chère au clan Kennedy.
Wolfeboro a aussi été le lieu de villégiature du prince Rainier et de la princesse Grace de Monaco, et plus récemment de l'actrice Drew Barrymore ainsi que de Mitt Romney, candidat à la nomination républicaine pour la prochaine présidentielle.
Le président George W. Bush possède lui une résidence familliale dans la station balnéaire de Kennebunkport, situé à environs 50 kilomètre de Wolfeboro. Il y avait reçu son homologue russe Vladimir Poutine.
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11 août 2007.
Rencontre Bush-Sarkozy : avec George père, sans Cécilia
lundi 13 août 2007 12h35, Europe 1
Sur la photo prise samedi dans le Maine lors de la rencontre informelle entre le président américain et son homologue français, deux détails ont attiré l'oeil des observateurs : la présence de George Bush père, qui a quitté le pouvoir depuis 14 ans et l'absence de Cécilia Sarkozy, qui avait officiellement une angine blanche, mais qui se promenait dès le lendemain dans les rues de Wolfeboro.
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«Au fond Cécilia, c’est mon seul souci»
Elle préoccupe le Président et brouille les pistes. En se faisant porter pâle chez les Bush, la première dame s’écarte encore du protocole, intrigue. Tout en donnant une tournure très people aux premiers mois du quinquennat.
Par Laure Equy, Libération,
QUOTIDIEN : mardi 14 août 2007
«Elle est là où on ne l’attend pas, elle n’est pas là où on l’attend», fait-on remarquer à l’Elysée. A la résidence familiale des Bush, à Kennebunkport, où les Sarkozy étaient invités samedi pour un pique-nique informel, hamburgers et bras de chemise, Cécilia n’a pas accompagné son époux. Une «angine blanche», selon Nicolas Sarkozy - «Le pire c’est que c’est moi qui la lui ai passée», s’est-il justifié comme pour écarter tout procès en maladie diplomatique -, un coup de fil à Laura Bush pour s’excuser de sa défection de dernière minute et hop, Cécilia s’éclipse… pour réapparaître dimanche, subitement rétablie, flânant avec deux amies dans les rues de Wolfeboro.
Lapin.
En cent jours, elle a brouillé les pistes, intrigué le monde politique et les médias qui glosent sur le «mystère Cécilia». Et a tenté de trouver son style dans un rôle qui «la rase», avait-elle prévenu en 2005 : une First Lady en pointillés, marquant par son coup d’éclat en Libye autant que par ses absences retentissantes.
Car Cécilia Sarkozy n’en était pas, ce week-end, à son premier lapin.
Le 6 mai, jour du second tour de la présidentielle, elle ne va pas voter à Neuilly-sur-Seine avec Nicolas Sarkozy et ne pose pas plus sur la photo salle Gaveau à 20 heures, pour l’annonce des résultats. Rebelle ?
La première «fugueuse» de France est chez elle, ailleurs. Après avoir boudé les urnes, elle joue les retardataires et finit, le soir, par pointer sa mine déphasée et son air grave au Fouquet’s où l’attendent Sarkozy et leurs convives.
Dans un élan d’enthousiasme, il lance ce soir-là : «Vous avez aimé Jackie Kennedy, vous adorerez Cécilia Sarkozy.»
Discrétion soudaine de celle qui semble goûter du bout des lèvres son nouveau rôle de première dame. Contraste pour une femme qui n’a pas hésité, entre 2002 et 2005, à faire étalage de sa vie privée.
Cécilia Sarkozy s’était en fait tenue en retrait - du moins officiellement - pendant la campagne, réservant sa seule apparition officielle au congrès de la porte de Versailles, le 14 janvier, lorsque son candidat de mari a été investi pour la course à l’Elysée. Mais elle occupe un bureau du QG de campagne, rue d’Enghien, et s’affaire en coulisses.
Respectée et crainte pour ses amitiés sélectives, elle gère l’image de Sarkozy et organise les festivités de sa victoire dont le raout jet-set au Fouquet’s. Secrète pour le grand public, elle s’impose dans l’entourage du chef de l’Etat : elle apprécie et «squatte» volontiers la Lanterne, la résidence versaillaise habituellement réservée au Premier ministre.
Après le 6 mai, c’est l’escapade à Malte, avec leur fils Louis et quelques proches - dont Rachida Dati -, sur le yacht prêté par l’ami milliardaire Vincent Bolloré. Pendant que monsieur exhibe ses petites foulées et son tee-shirt NYPD, madame reste discrète. Tout juste quelques clichés volés.
Le 16 mai, pour l’investiture officielle de Nicolas Sarkozy, fini la femme de l’ombre. Sur le tapis rouge, à l’entrée de l’Elysée, elle se montre en épouse élégante et en parfaite mère de famille recomposée, entourée de Louis et de quatre grands blondinets : ses deux filles, Judith et Jeanne-Marie, nées de son mariage avec l’ex-animateur télé Jacques Martin, et les fils de Nicolas Sarkozy, Pierre et Jean. En robe de satin beige du couturier Prada, elle et sa tribu s’arrêtent devant les photographes qui les mitraillent, façon montée des marches de Cannes. Signe des temps, on lit dans le magazine Elle: «Avec Cécilia, un vent de glamour souffle sur l’Elysée.»
Mais, une fois n’est pas coutume, le 7 juin, au sommet du G8, en Allemagne, Cécilia abrège les mondanités.
Pas franchement enthousiaste à l’idée de faire tapisserie aux côtés des autres femmes de chefs d’Etat, elle sèche le «programme des conjoints» pour assister à l’anniversaire de sa fille.
«Emissaire personnel».
Un bref incident autour de sa carte bancaire, directement débitée sur des fonds publics, fait reparler de Cécilia début juillet.
La carte est rendue dans la foulée des révélations du Canard enchaîné, et l’affaire est réglée sans que la première dame ne juge nécessaire de s’expliquer personnellement.
Loin de lui tenir rigueur de ses quelques dépenses sur le compte du Trésor ou de son peu de goût pour les rendez-vous diplomatiques, Nicolas Sarkozy poursuit ses roucoulades en public. Après le pincement de joue le soir de l’élection présidentielle, puis le baiser lors de la passation de pouvoirs, une confidence glissée à la garden-party du 14 juillet : «Au fond Cécilia, c’est mon seul souci.»
Et ce compliment : «Je voudrais dire qu’elle est belle.»
Le soir, «elle» lui refait le coup du lapin en plantant là le grand concert populaire qu’il a voulu.
Le dénouement de l’affaire des infirmières bulgares offre à Cécilia un rôle inédit dans une négociation internationale de premier plan. Et au chef de l’Etat, une nouvelle occasion de jeter des fleurs à celle qui «a fait un travail tout à fait remarquable», «avec beaucoup de courage, beaucoup de sincérité, beaucoup d’humanité».
Deux visites surprises en Libye, chaperonnée par Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée, puis le rapatriement des soignants à Sofia dans un avion de la République française, et la voilà «émissaire personnel» du Président, quitte à susciter les protestations sur son absence de statut officiel.
Sur ce point comme sur son rôle dans les discussions avec Tripoli, l’intéressée ne dit mot.
Alors que lui opte pour l’omniprésence, elle dose ombre et lumière. Mais visiblement, Cécilia Sarkozy ne se voit pas en femme de… et refuse de jouer les faire-valoir.
Il a affirmé en avril : «Si je suis élu, ma femme jouera un rôle.» Elle préfère se taire et ménage pour l’heure les effets d’annonce. Elle précisera «en septembre» les contours du rôle qu’elle compte jouer.
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Deux riches familles ont payé les vacances des Sarkozy
Les Cromback et les Agostinelli ont loué la luxueuse maison de Wolfeboro où les Sarkozy ont passé deux semaines, révèle le Monde, qui estime le coût de cette location à 44.000 euros.
LIBERATION.FR : samedi 18 août 2007
Deux riches familles ont payé la location de la luxueuse propriété de Wolfeboro, aux Etats-Unis, où Nicolas Sarkozy, sa femme, leurs enfants et des amis ont passé leurs vacances.
C’est le président lui-même qui a appelé le journal Le Monde pour donner cette information, sur laquelle le journal enquêtait.
«Il a expliqué que la villa où il a séjourné "a été louée par nos amis, les Cromback et les Agostinelli qui nous ont invités à y séjourner avec nos enfants"», écrit le quotidien.
Les locations dans cette cité huppée s’élèvent habituellement à plusieurs dizaines de milliers d’euros pour le temps passé par les Sarkozy, deux semaines. Selon le Monde, la location de la maison de Wolfeboro, appartenant à Mike Appe, ancien dirigeant de Microsoft, s'élèverait à 44.000 euros pour 15 jours.
Le couple présidentiel devait rentrer ce samedi à Paris.
Agnès Cromback est présidente du bijoutier Tiffany-France. Roberto Agostinelli est un ancien banquier d’affaires ayant travaillé un temps pour la banque Lazard, proche de l’ancien RPR. Mathilde Agostinelli, son épouse, est responsable de communication de Prada-France et aussi la belle-soeur de Pierre-Jérôme Hénin, porte-parole adjoint de l’Elysée, écrit Le Monde.
Cécilia Sarkozy portait une robe Prada lors de la cérémonie d’investiture de son mari à l’Elysée, ce qui a été très commenté dans la presse ’people’et largement illustré.
«Il n’y a pas de mystère, je n’ai rien à cacher. Mais je trouve infernal d’avoir eu sans cesse en face du ponton de la maison des bateaux couverts de photographes», a dit le président français au Monde, en réponse aux accusations selon lesquelles il souhaiterait garder le secret sur ses vacances.
Un début de polémique s’est fait jour en France au début des vacances présidentielles. Le porte-parole de l’Elysée avait alors refusé de répondre au questions sur l’identité des personnes ayant invité les Sarkozy, estimant que la question relevait du domaine de la vie privée.
La polémique a été brièvement relancée quand la presse a rapporté une altercation le 5 août entre Nicolas Sarkozy et des photographes sur le bateau de ces derniers. Le locataire de l’Elysée y est monté et a un temps retiré manu militari leurs appareils aux photographes avant de les leur rendre.
Les photos prises malgré tout durant le séjour des Sarkozy ont montré que Rachida Dati, ministre de la Justice et amie proche de Cécilia, était aussi invitée sur le lieu de vacances présidentiel.
L’opposition socialiste estime que le chef de l’Etat français ne devrait pas se faire financer ses vacances par les représentants d’intérêts privés, qui pourraient à ses yeux y trouver un moyen d’améliorer leurs affaires.
La polémique avait déjà commencé dès les jours ayant suivi l’élection victorieuse de mai, lorsque Nicolas Sarkozy et sa femme ont passé quelques jours sur le yacht du milliardaire français Vincent Bolloré, aux frais de ce dernier, qui avait payé tant le déplacement en avion privé que le séjour.
Nicolas Sarkozy a expliqué en substance à l’époque que Vincent Bolloré n’avait pas d’affaires avec l’Etat français - ce qui a été ensuite contesté par plusieurs médias - et qu’il ne voyait pas en quoi le fait de répondre à son invitation obérait son indépendance.
La présidence de la République française dispose de plusieurs résidences entretenues et surveillées constamment sur fonds publics, notamment le fort de Brégançon, dans le Var.
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Douze mois de prison ferme pour le frère de Rachida Dati
Par Joris FIORITI Yahoo.fr, actualités, AFP -21 août 2007 16h 40
- La cour d'appel de Nancy a condamné mardi Jamal Dati, le frère de la garde des Sceaux Rachida Dati, à douze mois de prison ferme pour trafic de stupéfiants, aggravant la peine avec sursis prononcée en première instance.
Poursuivi avec trois autres prévenus pour "acquisition, détention, cession, transport, usage et importation de stupéfiants", M. Dati avait écopé en février au tribunal correctionnel de Verdun (Meuse) de six mois d'emprisonnement avec sursis, mais le ministère public avait fait appel de la condamnation.
"Je ne m'explique absolument pas la disproportion flagrante entre la décision rendue en première instance, à l'époque où M. Dati n'était le frère de personne, et l'arrêt rendu" mardi, a regretté son avocat Me Frédéric Berna.
Inconnu du grand public, Jamal Dati était soudainement devenu la cible des médias le 17 juillet, jour de son procès en appel, quand au même moment sa soeur Rachida Dati présentait devant l'Assemblée nationale son projet de loi de lutte contre la récidive, depuis lors adopté.
En 2001, M. Dati avait en effet déjà été condamné à trois ans d'emprisonnement, dont 18 mois ferme, pour un trafic d'héroïne dans la région de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire). Il avait en outre écopé en 1999 d'une amende de 1.000 F (153 euros) pour usage illicite de stupéfiants.
L'alourdissement de sa condamnation n'a toutefois rien à voir avec la nouvelle loi, a souligné Me Barna, car celle-ci "n'est pas rétroactive" et le juge d'instruction de Verdun "n'a pas poursuivi (M. Dati) pour des faits de récidive".
L'arrêt rendu par la cour d'appel de Nancy va "remettre en question (...) les efforts incroyables qu'il avait entrepris pour s'en sortir", a affirmé son défenseur qui a déploré que "la cour n'ait pas pris en compte ses efforts de réinsertion".
"C'est un toxicomane qui a eu des problèmes quand il était adolescent et qui a beaucoup souffert de la mort de sa mère", selon Me Berna.
"J'étais dépendant, mais pas trafiquant", avait raconté Jamal Dati, 34 ans, au quotidien régional L'Est républicain. "Je ne me suis enrichi de rien. Au contraire, je me suis endetté pour pouvoir me fournir", avait-il ajouté.
A 34 ans, M. Dati est désormais père d'un petit garçon de deux mois. Il s'est reconverti depuis deux ans comme tuyauteur dans une entreprise de travaux publics de la Meuse dont l'employeur le soutient, a insisté son avocat.
"On n'entendra plus jamais parler de moi" après ce procès, avait assuré le prévenu.
Un autre frère de la ministre, Omar Dati, 35 ans, est placé sous contrôle judiciaire depuis juin 2005 pour un trafic de cannabis, également en Saône-et-Loire. La date de son éventuelle comparution devant le tribunal correctionnel de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) n'a pas encore été fixée.
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France-Libye : le scandale des infirmières bulgares
Lambert Christian - jeudi 23 août 2007, Les 4 Vérités Hebdo n° 603 vendredi 24 août, p. 3
Les relations entre la France et la Libye du colonel Kadhafi, telles qu’elles ont été révélées par les négociations relatives à la libération des infirmières bulgares, appellent un certain nombre d’observations.
1) Les critiques formulées par la gauche sur la démarche à Tripoli de l’épouse du Président Sarkozy sont malvenues.
On se souvient, à ce sujet, de l’amitié militante pour Fidel Castro, dictateur stalinien, que nourrissait l’épouse d’un président socialiste à tel point que lors de la visite officielle à Paris du dictateur communiste en 1995, l’épouse en question a tenu à ce que son cher Fidel soit invité à son domicile privé parisien rue de Bièvres à Paris.
C’était sans doute au nom de la liberté et des droits de l’homme !
Je rappelle pour mémoire, à ce sujet, que le camarade Staline a fait disparaître, pendant son règne, quelque 50 millions de personnes, hommes, femmes, enfants, Russes, Ukrainiens, Allemands.
Il était néanmoins l’objet de l’admiration de l’intelligentsia française, sauf quelques exceptions, et d’une bonne partie du peuple de France.
Ce que je veux dire, c’est que les derniers dinosaures socialistes n’ont sur ce point rien à dire.
2) Ayant pris connaissance du dossier des infirmières bulgares et du médecin d’origine palestinienne qui les accompagnait, j’ai relevé qu’ils avaient subi des tortures identiques à celles qu’infligeaient aux résistants les agents de la Gestapo pendant l’occupation allemande, résultant comme chacun sait, de l’écrasante et honteuse défaite des armées françaises en 1940 : tortures à l’électricité, suspension en hauteur par les bras, flagellation, viols, agressions sexuelles de toute nature, utilisation de chiens, sans parler des tourments et des angoisses éprouvées pendant 9 ans.
Alors que l’on recherche encore les auteurs allemands des atrocités que je viens d’évoquer dont certains auraient plus de 100 ans, on se jette au cou du guide de la « Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire socialiste » notre cher Mouammar qui, de surcroît, au nom de l’islam, a fait exploser un Boeing de la Panam au-dessus de Lockerbie (Écosse) et un DC10 de l’UTA en 1989 (170 morts dont 54 Français).
Alors pourquoi cette contradiction ?
Parce que la justice internationale est souvent
la justice des vainqueurs qui, généralement, ont commis autant de crimes que les vaincus, mais ils sont vainqueurs donc innocents et, de plus, ils écrivent l’Histoire à leur avantage.
Kadhafi est, en quelque sorte le vainqueur en cette affaire parce qu’il possède de grandes quantités d’hydrocarbures et de dollars.
Ainsi, lui offre-t-on de la façon la plus diplomatique, la plus souriante et la plus insistante, d’acheter nos armes qui, éventuellement, seront utilisées contre nos propres intérêts, mais elles sont payées et les commissions arrangent tout : dans de tels marchés, droits de l’homme et dignité, on s’en moque.
On notera également avec intérêt que le fils de notre ami Mouammar, du nom de Seif el-Islam touché tout à coup par la grâce de la vérité, vient de déclarer publiquement que l’accusation contre les Bulgares d’avoir inoculé volontairement le virus du Sida à des enfants Libyens, était sans fondement, le virus du Sida ayant été importé et répandu en Libye entre 1990 et 1994 par des immigrés « sub-sahariens » venant d’Afrique occidentale, qu’il s’agissait là purement et simplement d’un chantage politique et financier.
Soyons simples. Tout ceci s’inscrit dans la grande tradition barbaresque d’enlèvements des chrétiens réduits en esclavage et pour quelques-uns libérés contre rançon, une industrie rentable qui se pratique en Méditerranée depuis le XVIIe siècle et qui connaît un regain d’actualité.
3) Enfin, puisqu’il s’agit de l’Afrique, je terminerai ce propos en soulignant que Nicolas Sarkozy aurait pu se dispenser, lors de son voyage au Sénégal et au Gabon, de condamner la colonisation française « ses fautes et ses crimes » (sic). Alors que ce fut sans doute la seule grande œuvre politique et humanitaire de la IIIe République.
Imagine-t-on le Général de Gaulle accusant solennellement à l’étranger l’œuvre des administrateurs, médecins, professeurs, ingénieurs, missionnaires français, qui réussirent à faire sortir l’Afrique des ténèbres avant qu’elle n’y retombe dès que la colonisation eut pris fin.
Il faudrait, une fois pour toutes, mettre fin à cette repentance qui relève d’une contre-vérité systématique et d’un masochisme qui, à ce point, est un élément constitutif de la décadence.
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Le chef de l'Etat demande à Rachida Dati de "réfléchir" à la possibilité de faire passer devant un tribunal un auteur de crime, même si celui-ci est déclaré irresponsable pénalement. "Le procès, cela permet de faire le deuil", dit-il.
nouvelobs.com, 24 août 2007, 16.18
Nicolas Sarkozy a demandé à la ministre de la Justice Rachida Dati de "réfléchir" à la possibilité de traduire devant un tribunal un auteur de crime, même s'il est déclaré irresponsable pénalement, a-t-il indiqué à la presse vendredi 24 août à Bayonne.
Le chef de l'Etat s'exprimait devant la presse après avoir rencontré, à Bayonne, les familles des deux aides-soignantes qui avaient été assassinées en 2004 à l'hôpital psychiatrique de Pau.
Un non-lieu "psychiatrique" a été requis par le procureur de la République de Pau pour Romain Dupuy, auteur présumé de ce double meurtre.
"Le procès, cela permet de faire le deuil", a-t-il dit, en précisant avoir téléphoné à Rachida Dati "pour lui demander de réfléchir et travailler tout de suite à cette question".
Droit au procès
"S'il faut faire évoluer la loi, je suis prêt à la faire évoluer. L'irresponsabilité, ce n'est pas un sujet pour un ministre de l'Intérieur ou un président de la République, ce n'est pas à nous de la prononcer", a-t-il nuancé.
"En revanche, en tant que chef de l'Etat, je dois veiller à ce que les victimes aient le droit à un procès où le criminel, où les experts, où chacun devra exprimer sa conviction", a fait valoir le chef de l'Etat.
"Je ne suis pas sûr que le mot non-lieu soit parfaitement compréhensible pour un mari dont on a égorgé la femme ou par une soeur dont on a décapité le frère", a-t-il ajouté.
Il a évoqué l'idée de "faire évoluer la loi pour que, y compris quand il y a irresponsabilité, le procès puisse avoir lieu".
M. Sarkozy effectuait vendredi un déplacement dans les Pyrénées-Atlantiques sur le thème de la lutte contre le terrorisme en compagnie de la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie.
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«Il n’y a pas de sens à juger celui qui ne comprend pas»
Sarkozy veut changer la loi et faire comparaître les criminels atteints de troubles psychiques. Polémique.
Par Fabrice TASSEL
QUOTIDIEN : lundi 27 août 2007
Et si la compassion était désormais la colonne vertébrale de la politique pénale française ?
C’est le sentiment de nombreux magistrats et avocats après la dernière suggestion faite vendredi par Nicolas Sarkozy : juger les auteurs de crime même s’ils sont déclarés pénalement irresponsables.
A ce jour l’article 122-1 du code pénal stipule que «n’est pas pénalement responsable la personne qui était atteinte, au moment des faits, d’un trouble psychique ou neuro-psychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes». La justice rend alors un non-lieu, et est relayée par la psychiatrie.
«Cirque».
Le chef de l’Etat a fait cette annonce après avoir rencontré les familles des deux aides soignantes assassinées en 2004 à l’hôpital psychiatrique de Pau. La semaine dernière, un non-lieu «psychiatrique» a été requis à l’encontre de son auteur.
Mais les familles des victimes ont expliqué au Président qu’elles souhaitaient un débat judiciaire.
Ce scénario ressemble comme deux gouttes d’eau à celui de la semaine dernière : rencontre avec le père d’Enis, l’enfant violé par Francis Evrard, et annonce de lois dans la foulée.
Samedi, la garde des Sceaux Rachida Dati a donc confirmé qu’une «réflexion allait être immédiatement menée», même si elle semblait hésitante sur les modalités pratiques, ne précisant pas si ces «séances publiques» seraient de «vrais» procès ou si elles seraient informelles.
Mais Rachida Dati l’a assuré : il s’agirait d’offrir aux victimes «la possibilité de faire leur deuil et de reconnaître leur préjudice».
Ce constat fait bondir nombre de praticiens du droit pénal. «C’est de la victimologie, du Mireille Dumas de la justice, ironise Me Françoise Cotta, avocate rompue aux affaires pénales. Il n’y a simplement pas de sens à juger quelqu’un qui ne peut pas comprendre.»
Christophe Regnard, le secrétaire national de l’Union syndicale de la magistrature (USM, majoritaire), s’agace également : «C’est du cirque, une dynamique de la réforme par l’émotion.» Ce magistrat estime «impossible de faire comparaître un irresponsable aux assises : il pourra dire tout et n’importe quoi, ça peut être dramatique pour les victimes».
Cet ancien juge d’instruction rappelle aussi que les cas d’irresponsabilité pénale sont de moins en moins nombreux - moins de 1 % des dossiers -, car les psychiatres ont évolué. Souvent ils relèvent «une extrême altération de la responsabilité» du criminel, mais le considèrent responsable. «Et puis, relève aussi Christophe Regnard, dans ces dossiers les victimes ont déjà des moyens, la contre-expertise psychiatrique est de droit par exemple. La loi Perben oblige le juge à motiver son non-lieu dit psychiatrique. Et souvent le magistrat reçoit en personne les parties civiles pour leur expliquer sa décision.»
«Exhibition».
Cet accompagnement du deuil qui serait dévolu à la justice fait d’ailleurs réagir ces professionnels de l’institution judiciaire. «La justice n’est pas faite pour les victimes, tient à souligner Jean de Maillard, juge des libertés et de la détention à Orléans. C’est de juger des faits et d’en trouver le ou les auteurs.»
Ce magistrat voit dans la méthode de Nicolas Sarkozy une approche «cathartique» de la justice : «L’objet pénal serait de conjurer le sort : à travers le procès d’un fou la société retrouverait une forme d’innocence perturbée. C’est de la magie. De la même façon il fait une utilisation magique de la science et de la médecine en faisant croire qu’elles peuvent garantir qu’un délinquant sexuel est soigné, mais qu’avant il doit rester enfermé. Mais c’est très fort, Nicolas Sarkozy nous renvoie collectivement à notre propre image : nous voulons que nos peurs soient conjurées, et il le promet.»
Une idée aussi développée par Dominique Barella, l’ancien président de l’USM, aujourd’hui proche de Ségolène Royal : «Ce type d’annonce est le reflet d’une société extrêmement individualiste. Car penser avant tout à la victime, c’est prendre un registre individuel, c’est ne pas penser à la société en termes collectifs.»
Hier, le syndicat des psychiatres d’hôpitaux a estimé que la proposition de Nicolas Sarkozy bafoue «les valeurs fondamentales de notre société. Dans une exaltation émotionnelle et compassionnelle, une telle exhibition finalement morbide et traumatisante bafouerait et les droits de l’individu et les valeurs fondamentales de notre société et de notre justice».
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Sarkozy lance les chantiers de sa politique étrangère
Par Arnaud Vaulerin avec AFP et Reuters
LIBERATION.FR : lundi 27 août 2007
Rentrée diplomatique tous azimuts. Nicolas Sarkozy s’est adressé lundi aux 180 chefs de mission diplomatique lors de l’ouverture de la 15e conférence des ambassadeurs à Paris.
En lisant attentivement les notes de son discours programme, le chef de l’Etat a brossé les grandes lignes de sa politique étrangère qu’il entend développer dans les cinq ans à venir. Et a rendu un hommage appuyé à son ministre des affaires étrangères - après le faux pas de Kouchner qui avait demandé la démission du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki- et à l’«équipe remarquable» qui l’entoure. Tour d’horizon des chantiers ouverts.
La France et le monde: «perte de contrôle» des Français
Un sentiment d’abord. Le président de la République Nicolas Sarkozy a ouvert lundi son discours devant la conférence des ambassadeurs en évoquant le «sentiment général» et «justifié» de «perte de contrôle» des Français, dans «un monde à la fois global et émietté».
Les Français «constatent aujourd’hui qu’à la différence des années qui ont suivi la seconde guerre mondiale, les dirigeants de ces vingt dernières années n’ont pas réussi à créer un nouvel ordre planétaire, ni même à adapter efficacement le précédent», a-t-il ajouté. «Si l’on excepte les rares moments d’unité de la première guerre du Golfe ou du 11 septembre 2001, c’est un sentiment, général et pour ma part justifié.»
Union européenne: «Une priorité absolue»
Sarkozy a déclaré lundi que la construction de l’Europe resterait «une priorité absolue». «La France ne s’opposera pas à ce que de nouveaux chapitres de la négociation entre l’Union et la Turquie soient ouverts dans les mois, à condition que ces chapitres soient compatibles avec les deux visions possibles de l’avenir de leurs relations: soit l’adhésion, soit une association aussi étroite que possible sans aller jusqu’à l’adhésion.»
A cet effet, Nicolas Sarkozy a souhaité la création «d’ici la fin de l’année» d’un «comité de dix à douze sages de très haut niveau» par les membres de l’Union européenne, pour réfléchir à l’avenir de l’Europe. Et répondre à «une question qui pour être simple, n’est pas moins essentielle: “Quelle Europe en 2020-2030 et pour quelles missions?”.» Le chef de l’Etat préconise que les «sages remettent leurs conclusions et leurs propositions avant les élections européennes de juin 2009». Il a annoncé que «la France prendra des initiatives très fortes pour un renforcement de l’Europe de la Défense».
Etats-Unis: «Alliés ne veut pas dire alignés»
«Je suis de ceux qui pensent que l’amitié entre les Etats-Unis et la France est aussi importante aujourd’hui qu’elle l’a été au cours des deux siècles passés», a déclaré le chef de l’Etat qui a passé ses vacances d’été aux Etats-Unis, où il a rencontré le président George Bush. Il a ajouté qu’«alliés ne veut pas dire alignés et je me sens parfaitement libre d’exprimer nos accords comme nos désaccords, sans complaisance ni tabou».
Irak: définir un «horizon clair pour le retrait des troupes étrangères»
«La France était, grâce à Jacques Chirac, est et demeure hostile à cette guerre», a précisé Sarkozy. Il faut que «soit défini horizon clair pour le retrait des troupes étrangères».
Iran:«un Iran doté de l’arme nucléaire est inacceptable»
La France soutient une politique offrant une «ouverture» à l’Iran si ce pays respecte ses obligations dans le domaine nucléaire. Car, selon Sarkozy, «un Iran doté de l’arme nucléaire est inacceptable». Il faut éviter d’être face à l’«alternative catastrophique» qui serait la «bombe iranienne ou le bombardement de l’Iran».
«La Corée du Nord et la Libye montrent qu’il existe un chemin», a déclaré le président la République, avant d’ajouter que «l’Iran a beaucoup à gagner dans une négociation sérieuse».
Liban: la Syrie doit «favoriser une sortie de crise»
«Le dialogue qui y a repris doit se poursuivre pour aboutir à une sortie de crise […] Tous les acteurs régionaux, dont la Syrie, doivent agir pour favoriser une telle solution. Si Damas s’engageait dans cette voie, alors les conditions d’un dialogue franco-syrien seraient réunies.»
Israël-Palestine: la France ne se résignera pas à la création d'un «Hamastan»
Sarkozy a affirmé que la France ne se résignerait pas à la création d’un «Hamastan» dans la bande Gaza. «Dans l’immédiat, nos efforts, ceux du Quartet et des pays arabes modérés, doivent aller à la reconstruction de l’Autorité palestinienne, sous l’autorité de son président», a affirmé le chef de l’Etat. Qui a ajouté: «J’ai la réputation d’être un ami d’Israël, c’est vrai. Je ne transigerai jamais sur la sécurité d’Israël.»
Kosovo: «triple appel»
Le président de la République Nicolas Sarkozy a lancé lundi un «triple appel» aux Serbes et Kosovars, Russes et Américains, et Européens, pour trouver une solution pour l’avenir du Kosovo car c’est dans l’«Union que se situe l’avenir à long terme de l’espace balkanique», a-t-il dit. «Nous soutenons le principe d’une indépendance supervisée par la communauté internationale, garante des droits des minorités et accompagnée par l’Union européenne.»
Russie: «une grande puissance doit ignorer la brutalité»
Le chef de l’Etat a eu des mots très fermes à l’égard du régime de Poutine, déclarant que la Russie jouait avec «une certaine brutalité de ses atouts. Quand on est une grande puissance, on doit ignorer la brutalité», a-t-il ajouté.
Institutions internationales: le G8 doit devenir le G13
«Il faut que le G8 (qui regroupe les pays les plus industrialisés au monde, ndlr) devienne G13.» «Le dialogue conduit, lors des récents sommets, avec les plus hauts dirigeants de la Chine, de l’Inde, du Brésil, du Mexique et de l’Afrique du Sud, devrait être institutionnalisé et durer une journée pleine», a déclaré le président de la République.
ONU: plus de membres au Conseil de sécurité
Sarkozy milite pour que le Conseil de sécurité des Nations unies s’ouvre à d’autres membres et permette une «juste représentation de l’Afrique». Il a également déclaré avoir «pris l’initiative d’une réunion du Conseil de sécurité» des Nations unies le 25 septembre à New York, au niveau des chefs d’Etat ou de gouvernement, en faveur «de la paix et de la sécurité en Afrique».
Projet de la Méditerranée: lancer des «solidarités concrètes»
En établissant un parallèle avec Jean Monnet et la construction de l’Europe, Nicolas Sarkozy entend lancer en partenariat avec les Etats du pourtour méditerranéen des «solidarités concrètes» autour de «projets ambitieux» dans le domaine de «l’environnement, du dialogue des cultures, de la croissance économique et de la sécurité».
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Mercredi 29 Août 2007
Rocard revient... avec Sarkozy
Par William MONTJEAN
leJDD.fr
Deux mois après avoir échappé de peu à la mort en Inde où il avait été victime d'un accident cérébral, Michel Rocard revient dans l'actualité comme un nouveau symbole de l'ouverture souhaitée par Nicolas Sarkozy.
L'ancien Premier ministre devrait en effet participer au comité chargé d'organiser la concertation sur la revalorisation du métier d'enseignant.
Du mieux pour Rocard
Il revient de loin et n'a pas l'intention de s'arrêter là.
Michel Rocard, qui a frôlé la mort à la fin du mois de juin dernier, s'est vite rétabli et a repris ses activités politiques avec une gourmandise nouvelle.
En juillet dernier, il reconnaissait, face à un échec prévisible de Ségolène Royal, avoir proposé à la candidate socialiste de la remplacer pour affronter Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle.
Aujourd'hui, désolé par la "déshérence à gauche" qu'il dénonçait il y a quelques jours dans Le Parisien, estimant que "le PS français n'est plus pour un paquet d'années en situation de gouverner", il accepte selon Le Monde une mission du chef de l'Etat, au sein du comité chargé d'organiser la concertation sur la revalorisation du métier d'enseignant, et s'inscrit de fait dans la stratégie d'ouverture menée par celui-ci.
Après Bernard Kouchner, Martin Hirsch, Eric Besson, Jean-Pierre Jouyet, Jean-Marie Bockel, Fadela Amara, Jack Lang, Hubert Védrine ou encore Jacques Attali...
Michel Rocard n'est pas la moindre des prises à gauche du président de la République. Nicolas Sarkozy avait prévenu qu'il poursuivrait l'ouverture. Il tient parole en s'attachant les services de l'ancien Premier ministre socialiste, considéré comme une conscience d'une partie de la gauche française.
L'intéressé, lui, s'est défendu d'avoir été débauché et parle d'une tradition républicaine pour expliquer sa participation à ce comité qu'en aucun cas il ne dirigera.
Quoi qu'il en soit, à quelques jours de l'ouverture de son université à La Rochelle, voilà de quoi désorienter un peu plus un Parti socialiste mis à mal par la stratégie sarkozyste. D'autant qu'en plaçant ce comité sous la "haute autorité" de Michel Rocard, le chef de l'Etat fait coup double car il donne également des gages à un monde enseignant pour le moins inquiet après l'annonce de la suppression de plus de 11 000 postes à la rentrée 2008.
La mission de ce comité consistera ainsi à rédiger un "livre vert" qui fera la synthèse des points de convergence et de divergence qui agitent le monde enseignant que le gouvernement souhaite voir se réformer comme l'ensemble de la fonction publique. Xavier Darcos, le ministre de l'Education, devrait fixer les grandes lignes de la feuille de route de ce comité à l'occasion de sa conférence de presse de rentrée ce mercredi. l'actu en images les inédits leJDD
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Cécilia Sarkozy s'explique sur la libération des infirmières bulgares
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 04.09.07 | 08h10 • Mis à jour le 04.09.07 | 12h58
Pressée par la gauche de témoigner devant la future commission d'enquête sur les conditions de la libération des infirmières bulgares par la Libye, Cécilia Sarkozy confirme qu'elle s'y refuse – je crois que ce n'est pas ma place" –, mais entend "faire la lumière" sur son rôle dans cette affaire, dans un entretien au quotidien régional L'Est républicain, publié mardi 4 septembre.
Alors qu'une polémique s'est fait jour sur les contreparties accordées par la France au régime libyen, notamment sur le nucléaire, l'épouse du président de la République explique qu'"à [son] niveau", seules des"contreparties d'ordre médical" ont été proposées. "J'ai offert à l'hôpital de Benghazi des médecins chargés de former leurs homologues palestiniens, des équipements, des traitements contre le sida et des visas rapides pour que ces cas urgents puissent venir se faire traiter en France", précise-t-elle, ajoutant qu'elle "[suit] l'évolution de tous les enfants contaminés".
"PAS DE RÔLE PARTICULIER"
Mme Sarkozy explique la réussite de son intervention par le fait qu'elle est arrivée sur place "en tant que femme, en tant que mère, sans forcément [s']attarder sur la complexité des relations internationales, mais avec la ferme intention de sauver des vies", et en se concentrant "sur la libération des infirmières et sur ces enfants qui vivent un enfer depuis huit ans". Les discussions avec le colonel Khadafi ont eu lieu "en anglais et en tête-à-tête, sans interprète". "Je pense qu'il a compris qu'avec moi, il pouvait faire un geste humain susceptible d'améliorer son image", explique-t-elle, ajoutant avoir négocié avec d'autres dirigeants libyens.
Cécilia Sarkozy, qui n'exclut pas de retourner en Libye prochainement "si cela est nécessaire", dit "ne pas avoir de rôle particulier" dans la République, alors que ses deux voyages dans ce pays, en tant qu'"émissaire personnelle" du chef de l'Etat selon l'Elysée, avaient fait débat.
"Chacun a le devoir de s'engager quand il le juge nécessaire. Là, je l'ai fait avec mon cœur et ma détermination", lance-t-elle, avant de prévenir : "On ne m'empêchera jamais d'essayer d'aider ou de soulager la misère du monde, dans quelque pays que ce soit."
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Societe 04/09/2007 - 11:18
Jean Sarkozy cité devant la justice
Selon Le Monde, l'un des fils de Nicolas Sarkozy, Jean, est cité devant la 10e chambre du tribunal correctionnel de Paris, le 11 septembre prochain.
Les faits remontent au 14 octobre 2005, place de la Concorde, à Paris.
Avec son scooter, le jeune homme aurait heurté la voiture de M'hamed Bellouti.
Selon le quotidien du soir, Jean Sarkozy ne se serait pas arrêté et aurait eu "un geste offensant" envers le conducteur.
Quatre délits lui sont reprochés : délit de fuite, défaut de maîtrise de son véhicule, non-respect des distances de sécurité et dégradation légère de la voiture.
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Deux nouveaux départs du cabinet de Dati
La nouvelle équipe de la garde des Sceaux sera présentée «d’ici peu».
Par O.M., Libération,
QUOTIDIEN : mercredi 5 septembre 2007, p. 13
Encore du mouvement au sein des troupes de la médiatique ministre de la justice Rachida Dati. Celle qui déclarait lundi soir sur Canal + «bousculer quelques corporatismes» enregistre deux nouveaux départs au sein de son cabinet.
Selon le site Internet du magazine le Point, Jacques Carrère, conseiller technique pour l’organisation judiciaire et la magistrature, a donné sa démission, alors que Valérie Bonnard, conseillère technique pour le dialogue social et les affaires budgétaires, aurait été «congédiée dans des conditions houleuses» .
Ce qui porte à sept le nombre de défections depuis l’arrivée à la chancellerie de Rachida Dati.
Le premier à quitter le navire a été le directeur de cabinet Michel Dobkine, remplacé en juillet par Patrick Gérard.
D’après le porte-parole de la ministre, Guillaume Didier, la suite de la valse des postes n’est que la «conséquence habituelle et logique» de ce premier changement. «Dès son arrivée, Patrick Gérard a annoncé qu’il procéderait à une réorganisation du cabinet» , explique-t-il, tout en précisant qu’une «présentation générale de la composition du nouveau cabinet» aurait lieu «d’ici peu».
«Une équipe, c’est une alchimie. Il est naturel qu’un nouveau directeur de cabinet procède à une recomposition. En général cela n’intéresse pas les journalistes. Le cas est sans doute différent parce qu’il s’agit d’une ministre particulièrement observée par les médias.»
Particulièrement observée, mais aussi, selon des reproches de plus en plus affirmés au sein de la magistrature, particulièrement autoritaire.
En se présentant lundi soir sur Canal + comme la «chef des procureurs» pour justifier la convocation à la chancellerie d’un magistrat du parquet de Nancy qui aurait critiqué sa loi contre la récidive, la ministre a suscité de nouveaux courroux.
«Chef des procureurs, cela n’existe dans aucun texte légal , explique Laurent Bedouet, secrétaire général de l’Union syndical de la magistrature (USM).
De même que la convocation de notre collègue à la chancellerie dans des conditions inouïes est totalement illégale.
Beaucoup de collègues sont inquiets : ils ne comprennent pas que la garde des Sceaux puisse ainsi s’affranchir de la loi.»
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Escapade alsacienne pour Nicolas Sarkozy et le gouvernement
lemonde.com, 06.09.07 | 07h17
PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy entame ce jeudi un déplacement de deux jours en Alsace, où il tiendra vendredi le premier conseil des ministres décentralisé depuis 31 ans.
Le chef de l'Etat respecte ainsi la promesse faite le 2 juillet à des élus UMP alsaciens ulcérés de la nomination, au nom de l'ouverture, du maire socialiste de Mulhouse Jean-Marie Bockel au poste de secrétaire d'Etat à la Coopération.
Ce choix avait été mal compris dans une région qui s'estime souvent mal aimée par Paris et qui avait voté à 65,5% pour le candidat de l'UMP, puis envoyé 15 députés de la majorité présidentielle sur 16 à l'Assemblée nationale.
Cette fois, les instances de l'UMP ont déminé le terrain : un accord est intervenu récemment, sous l'égide du secrétaire général délégué de l'UMP Patrick Devedjian, entre Jean-Marie Bockel et Arlette Grosskost, députée apparentée UMP qui souhaitait conquérir la mairie de Mulhouse.
L'an prochain, Jean-Marie Bockel conduira lors des municipales une "liste d'ouverture" avec, en seconde position, le suppléant d'Arlette Grosskost comme futur premier adjoint.
Le PS a pour sa part dissous mercredi sa section de Mulhouse, qui était divisée entre les pro et anti-Bockel.
Nicolas Sarkozy avait également justifié la tenue d'un conseil des ministres à Strasbourg par le statut de "capitale européenne" de la métropole alsacienne.
C'est cependant par Mulhouse (Haut-Rhin) qu'il entamera jeudi, en début d'après-midi, ce déplacement sur le thème de l'université, de la recherche et de l'innovation industrielle.
Il y inaugurera la "Fonderie", un centre universitaire et de recherche installé dans une ancienne usine métallurgique, qui accueille plus de 1.800 étudiants en droit et en économie. Il y animera une table ronde sur l'autonomie des universités, la vie étudiante et les conditions de vie des enseignants-chercheurs.
Il ira ensuite à Colmar (Haut-Rhin) dans une usine du groupe allemand Liebherr, qui fabrique des grues et des pelleteuses.
Le centre de recherche et développement de cette usine de plus de 1.700 salariés doit être étendu pour accueillir 450 personnes. "La stratégie de Liebherr prend tout son sens dans le contexte actuel d'un euro fort", souligne le porte-parole de l'Elysée David Martinon. "Le groupe livrant principalement des clients hors zone euro dans des marchés en développement, la recherche est vitale pour cette entreprise dont les concurrents japonais et américains vendent en yen et en dollar."
En fin d'après-midi, Nicolas Sarkozy ira à Strasbourg visiter l'Institut de recherche contre les cancers de l'appareil digestif (Ircad), qui forme des chirurgiens venus du monde entier aux technologies de pointe de la médecine.
"SORTIR DE PARIS"
Il animera avec le Pr Jacques Marescaux, directeur du centre, et le Pr Jean-Marie Lehn, prix Nobel de chimie 1987, une table ronde sur l'avenir de la recherche en sciences de la vie.
Puis, il tiendra à la préfecture du Bas-Rhin avec les ministres de la Justice et de l'Intérieur, Rachida Dati et Michèle Alliot-Marie, et les autorités locales une réunion sur la sécurité, les trafics et la violence urbaine.
Vendredi matin, Nicolas Sarkozy aura une réunion de travail avec les principaux élus de la région Alsace, avant de présider le conseil des ministres dans les salons de la préfecture.
Le conseil des ministres ne s'était plus tenu en province depuis Valéry Giscard d'Estaing, qui ne s'était livré à cet exercice que trois fois : le 11 septembre 1974 à Lyon, le 26 février 1975 à Evry (Essonne) et le 1er décembre 1976 à Lille.
"L'esprit c'est de sortir de Paris et de montrer qu'en France il n'y a pas que la capitale et que la vie économique, la vie politique, la vie administrative se déploient ailleurs qu'à Paris", explique David Martinon.
Nicolas Sarkozy a annoncé lors de son récent déplacement en Corse qu'il tiendrait un conseil des ministres décentralisé dans l'île, sans doute en octobre.
Les ministres arriveront vendredi à Strasbourg en TGV, a précisé David Martinon. Le chef de l'Etat aura pour sa part passé la nuit de jeudi à vendredi à Strasbourg, où il aura eu une soirée "privée" au Strissel.
Il a préféré cette "Winstub" du centre-ville à "Chez Yvonne", adresse de prédilection de son prédécesseur Jacques Chirac mais les deux établissements ont le même propriétaire.
Selon le porte-parole de l'Elysée, ce déplacement sera l'occasion pour certains ministres de se rendre sur le terrain.
C'est le cas du ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, qui ira vendredi au Conseil régional et visitera une entreprise et l'Association pour la surveillance et l'étude de la pollution atmosphérique en Alsace. Le ministre de l'Agriculture Michel Barnier ira dans le Bas-Rhin, Rachida Dati à la Cour d'appel de Colmar, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot et la secrétaire d'Etat à la Ville Fadela Amara dans une association.
Le Premier ministre François Fillon, la ministre de l'Economie Christine Lagarde et le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur Hervé Novelli inaugureront la foire de Strasbourg, tandis que la ministre de la Culture Christine Albanel inaugurera une bibliothèque.
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LExpansion.com
18/09/2007
35 heures, retraites... : Sarkozy détaille sa stratégie sociale
Nicolas Sarkozy a tenu à affirmer qu'il ne comptait pas « passer en force » dans le domaine social. Mais il maintient ses objectifs de réformes: notamment « l'assouplissement des 35 heures » et l'harmonisation des régimes de retraite.
C'est peu dire que le discours était attendu par les syndicats. S'exprimant au Sénat à l'occasion du 40ème anniversaire de l'Association des journalistes d'information sociale (Ajis), le président de la République a exposé sa "stratégie sociale". Avec une contrainte : tenter de décrisper un climat de rentrée tendu par l'annonce brutale par le premier ministre de la réforme des régimes spéciaux. Et ce d'autant que les syndicats avaient prévenu : « les autres sujets de mécontentements de manquent pas ». Sans attendre, le chef de l'Etat avait d'ailleurs passé le week-end à recevoir les leaders des principales confédérations.
Mardi, Nicolas Sarkozy s'est efforcé de montrer qu'il comptait satisfaire leur exigence de dialogue sans pour autant renoncer à ses réformes. « Le dialogue social ne doit plus être un alibi à l'inaction. L'urgence de l'action ne doit en aucun cas justifier l'absence de dialogue social », a-t-il fait valoir. Le chef de l'Etat s'est appuyé sur le constat d'un modèle social qui selon lui en France, échoue sur tous les tableaux. Il a donc appelé à « un nouveau contrat social ».
Bon nombre des réformes qu'il préconise, notamment celle du marché du travail, sont justement soumises à la négociation des partenaires sociaux. Nicolas Sarkozy leur a réaffirmé sa « confiance », mais il a prévenu: faute d'accord, « l'Etat prendra ses responsabilités ». Il a d'ailleurs rappelé ses propres idées sur la question, précisant qu'il était partisan de « modes de ruptures négociées » des contrats de travail et de procédures simplifiées devant les Prud’hommes. Tous les grands chantiers sociaux font ainsi l'objet d'un balisage présidentiel serré.
35 heures
Sa religion est faite depuis longtemps, Nicolas Sarkozy prône un assouplissement des 35 heures. Pour cela, il souhaite accorder « une place plus importante aux négociations d’entreprises et de branches dans la détermination du temps de travail ». De même qu’il veut « permettre aux salariés de choisir du revenu plutôt que du temps libre ». En autorisant la conversion des journées stockées sur les comptes épargne-temps en argent.
Retraites
Sur ce sujet, Nicolas Sarkozy a donné sa « priorité à la question des régimes spéciaux ». « Je demande au gouvernement de les réformer sans tarder », a-t-il assuré. Au nom de « l’équité ». L’objectif est l’harmonisation avec le régime de la fonction publique. Toutefois, « chaque statut gardera des éléments spécifiques forts », a-t-il garanti. Quant à la méthode, le chef de l’Etat a confié au ministre du travail Xavier Bertrand la responsabilité de discussions urgentes, prévues dès cette semaine, avec toutes les parties, confédérations, fédérations et entreprises. Après quoi le ministre du travail donnera les principes communs de l’harmonisation. Ils resteront à décliner par « la négociation entreprise par entreprise ». La contrepartie de la réforme des retraites, qui doit être menée à bien à la fin du premier semestre 2008, sera « la revalorisation des petites pensions et des pensions de révision ».
Emploi des séniors
Le chef de l’Etat espère mettre un terme « au gâchis insensé » de la mise à l’écart des quinqua. Il veut « taxer plus lourdement les préretraites », promet de supprimer progressivement les dispenses de recherche d’emploi et demande au gouvernement « la suppression de la mise à la retraite d’office à 65 ans ».
Pouvoir d'achat
Nicolas Sarkozy veut confier la fixation du Smic à une commission indépendante. Et il demande aux entreprises de faire un effort sur les salaires. Pour les y inciter, le chef de l’Etat promet même de conditionner les allègements de cotisations sociales à l’ouverture de négociations salariales. Enfin, il espère que la réforme complète de la loi Galland conduise les grandes surfaces à répercuter sur les prix leurs marges arrières.
Assurance chômage
Nicolas Sarkozy a demandé à sa ministre de l’économie Christine Lagarde de lui faire dans les 15 jours des propositions sur « les processus de fusion de l’ANPE et de l’Unedic ». Le chef de l’Etat promet « une indemnisation plus juste et plus efficace » et parfois aussi « plus généreuse » en visant de nouveaux publics, les jeunes et les précaires. Les indemnisations seront toutefois « de plus courte durée ». Surtout, « elles s’interrompront quand le bénéficiaire refusera deux offres valables d’emploi ».
Le contrat social que Nicolas Sarkozy appelle de ses vœux vise « un juste équilibre entre la responsabilité et la solidarité ». Le chef de l’Etat a renouvelé ses attaques contre les fraudeurs qui, assure-t-il, perdront temporairement leurs droits aux prestations. Quant aux entreprises, en cas de travail au noir par exemple, elles subiront des peines planchers forfaitaires.
Assurance-maladie
En matière de santé, la liberté d’installation des médecins « doit prendre en compte cette exigence de responsabilité », a-t-il estimé. Tout comme la liberté de prescription de soins et de médicaments. Selon le chef de l’Etat, « l’assurance maladie n’a pas vocation a tout prendre en charge, sans rien contrôler et sans rien réguler ».
Dépendance vieillesse
Nicolas Sarkozy a promis de « relever le défi de la dépendance vieillesse ». « Il s’agit de développer l’assurance individuelle contre le risque de dépendance », a-t-il indiqué. Le chef de l’Etat a proposé que « les produits d’épargne longue » soient « fiscalement avantagés ».
Représentativité syndicale
Enfin, le chef de l’Etat a mentionné le chantier de la réforme de la représentativité syndicale. « Je veux que soient examinés les critères de la représentativité et la question du financement » des syndicats, a-t-il indiqué. Afin que les accords signés « aient plus de légitimité.
Hugo Lattard
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Plus de cinq mille personnes aux obsèques de Jacques Martin
Par Carole Bianchi 20 septembre 2007 AP - 19h30 LYON -
Les obsèques de Jacques Martin se sont déroulées jeudi à Lyon dans une ambiance à la fois familiale pour ses huit enfants et publique avec 5.500 personnes venues prier devant la cathédrale Saint-Jean pour l'animateur de télévision décédé vendredi à l'âge de 74 ans.
Sous un soleil éclatant, la première dame de France Cécilia Sarkozy, troisième épouse de Jacques Martin, est arrivée peu avant 14h30, accompagnée de Judith et Jeanne-Marie, les deux filles qu'elle a eues avec lui. Suivaient les six autres enfants du défunt, issus de trois mariages différents, l'actrice Danièle Evenou, avec qui il avait vécu maritalement, et sa dernière femme, Céline.
A l'intérieur de la cathédrale de 1.500 places, seulement 400 personnes ont finalement été accueillies. La volonté de la famille était de garder une certaine intimité lors de la cérémonie funèbre. Une grande partie de l'équipe du "Petit Rapporteur", émission satirique diffusée le dimanche sur TF1 au début de sa carrière, était là: Pierre Bonte, Stéphane Collaro ou encore Piem.
Les chanteurs Enrico Macias et Frédéric François sont également venus, tout comme l'humoriste Laurent Gerra, le président de France Télévisions Patrick de Carolis et le chef étoilé Paul Bocuse chez qui Jacques Martin, fin gourmet, avait ses habitudes.
La ministre de la Culture, Christine Albanel, installée au premier rang, représentait l'Etat. La Garde des Sceaux, Rachida Dati, était là elle aussi. "Il s'agit d'un événement privé, je n'ai pas d'information ni de commentaire à faire", a indiqué à Paris le porte-parole du ministère de la Justice, Guillaume Didier.
Aucune personnalité n'a souhaité s'exprimer à l'occasion de ces obsèques que le défunt, natif de Lyon, ne voulait surtout pas "triste".
Emus, les enfants de celui qui a longtemps présenté "Dimanche Martin" sur France-2 se sont tenus la main lorsque le cercueil de leur père est entré dans la cathédrale.
Dehors, seules des grandes enceintes ont permis aux milliers de fans et de badauds d'écouter la messe où les choeurs étaient animés par les petits chanteurs à la Croix de bois que Jacques Martin connaissait bien et la Maîtrise de la Primatiale. Des textes des Evangiles ont par ailleurs été lus par les enfants de Jacques Martin.
"Nous présentons au Seigneur la vie de son enfant, Jacques. Nous lui demandons qu'il mène à son accomplissement tout ce qui a été grand, fort et beau dans sa vie, toute sa générosité, toute la gaieté qu'il a su apporter à ceux qui souvent seuls trouvaient bien long un dimanche après-midi", a déclaré le chanoine Michel Cacaud, recteur de la primatiale Saint-Jean, au cours de l'homélie.
Des livrets de la messe, imprimés avec une photo de Jacques Martin souriant, ont été distribués à la foule, venue pour le remercier de les avoir fait rêver à la télévision.
"Il était une grande pointure dans tout ce qu'il accomplissait, le chant, la comédie, la présentation. Je regardais ses émissions parce que c'était lui et personne d'autre", a déclaré Marine Cohendet, 71 ans, debout dans les premiers rangs.
Le cortège funèbre, où les plus proches étaient présents, devait ensuite se diriger vers le cimetière de la Guillotière, où se trouve le caveau de ses parents.
Jacques Martin avait été victime d'un accident cérébral au printemps 1998 (notedt : après le non renouvellement par le service public de son contrat à propos de son émission "Dimanche Martin") qui l'avait laissé à moitié paralysé. AP
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Rachida Dati, "pas choisie pour sa compétence"
S.P. (lefigaro.fr), avec AFP. Publié le 20 septembre 2007 Actualisé le 20 septembre 2007 : 19h32
Politique Réputé de droite, Philippe Bilger, avocat général à la cour d'appel de Paris, estime que la ministre de la Justice occupe son poste parce qu’elle est « un symbole et le chouchou du couple présidentiel ».
Une attaque en règle.
Interrogé par des internautes dans un forum jeudi sur le site du Nouvel Observateur, Philippe Bilger, avocat général à la cour d'appel de Paris, a ciblé le manque d’expérience de Rachida Dati.
Selon lui, la ministre de la justice « n'a pas été choisie par le président pour sa compétence » mais parce qu'elle « est une femme, un symbole et le chouchou du couple présidentiel ».
Bilger a ensuite expliqué avoir voulu dire « que la garde des Sceaux n'a pas été choisie prioritairement pour sa compétence, parce qu'il y avait d'autres critères plus dominants dans la tête de Nicolas Sarkozy », notamment celui de « porter en permanence la voix du président dans le milieu judiciaire ». « Je me suis contenté de reprendre ce que j'ai déjà écrit sur mon blog », a-t-il encore ajouté.
Haut magistrat « de droite »
Aux internautes, il a enfin confié être « de droite » mais avoir « découvert sur le tard que profondément Nicolas Sarkozy n'aimait pas la magistrature et qu'il a promu une femme dont l'ambition n'est pas de complaire à l'institution dont elle a la charge mais, peut-être, de favoriser les seuls desseins judiciaires du président ».
Il dit ne pas connaître « personnellement » la garde des Sceaux et « espère qu'elle est autre chose que l'ombre suiveuse de Nicolas Sarkozy ».
Après la polémique sur la récente convocation à la Chancellerie du vice-procureur de Nancy pour des propos contestés sur les peines plancher, Philippe Bilger considère que « Rachida Dati exerce, c'est clair, l'autorité politique sur le parquet, mais cela ne veut pas dire que littéralement, dans les pratiques quotidiennes, elle soit le chef des procureurs ».
Et il lance un avertissement ferme : « Je ne tolèrerai pas qu'en amont, elle vienne se pencher sur mon épaule pour me dire ce que je dois requérir ».
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18 septembre 1984 : Les Martin reçoivent les Sarkozy
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La Tribune.fr - 19/09/07 à 12:48 -
avions de combat
Hervé Morin critique à nouveau le prix du Rafale
Le ministre de la Défense critique le coût du développement du Rafale comme d'autres programmes d'armement. Il estime qu'il faut "réfléchir au choix de l'hypertechnologie" qui renchérit les coûts des programmes.
Alors que la France essaye de vendre des avions de combat Rafale de Dassault au Maroc et à la Suisse, le ministre de la Défense, Hervé Morin, a renouvelé ce mercredi ses critiques sur le coût du développement de cet appareil. Rappelant sur Canal + ses propos tenus une semaine plus tôt devant l'Université d'été de la Défense à Toulouse, le ministre a souhaité qu'une "procédure permette de réfléchir au choix de l'hypertechnologie" dans le cadre d'un "processus politique de décision sur les programmes d'armement".
"Certains industriels et experts nous expliquent que le dernier saut technologique -les 5% de l'ultime technologie- coûtait parfois 20 à 25% du coût d'un programme", a-t-il fait valoir. "L'hypertechnologie est en plus un frein à l'exportation pour un certain nombre de pays parce qu'ils n'ont pas besoin d'équipements pour le combat de haute intensité", a développé le ministre la Défense. "J'ai expliqué ça en prenant l'exemple du Rafale", a-t-il poursuivi. Mais, selon lui, ce raisonnement vaudrait aussi pour "d'autres programmes" d'armement.
Le Rafale n'a jusqu'ici été commandé que par l'armée française (294 unités prévues) et n'a recueilli aucune vente à l'exportation depuis sa mise sur le marché au milieu des années 1990. Singapour et la Corée du Sud lui ont préféré le F-15 de Boeing, et les Pays-Bas le Joint Strike Fighter (JSF) en cours de développement par un autre américain, Lockheed Martin.
Construit par Dassault Aviation avec le concours du motoriste Snecma (groupe Safran) et de l'électronicien Thales, le Rafale pourrait prochainement recueillir une commande d'une quinzaine d'appareils du Maroc, selon des sources concordantes. La France est également en discussion avec la Suisse et la Libye, et le Rafale est en lice en Inde dans le cadre d'un appel d'offres concernant 126 avions de combat.
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Sarkozy promeut le nucléaire civil à l'ONU
ONU: Nicolas Sarkozy défend le nucléaire civil "pour tous les pays"
AP - Lundi 24 septembre, 17h23NATIONS UNIES - Le président Nicolas Sarkozy a répété lundi que la France était "prête à aider tout pays qui veut se doter de l'énergie nucléaire civile", avançant, en allusion à l'Iran, que "c'est d'ailleurs la meilleure réponse à ceux qui veulent, en violation des traités, se doter de l'arme nucléaire".
"La France est prête à aider tout pays qui veut se doter de l'énergie nucléaire civile: il n'y a pas une énergie de l'avenir pour les pays occidentaux et des pays d'Orient qui n'auraient pas le droit d'y avoir accès", a-t-il plaidé lors du sommet de l'ONU sur le changement climatique. "C'est la meilleure réponse à ceux qui voudraient une violation des traités et se doter de l'arme nucléaire".
Evoquant "une croissance propre" et les nouveaux carburants, le président français a souligné que "le nucléaire n'est pas un gros mot, la France a fait le choix du nucléaire, nous ne voulons l'imposer à personne, mais nous disons que dans un univers où dans un siècle il n'y aura plus de gaz, dans 40 50 ans il n'y aura plus de pétrole".
"Il faut en parler du nucléaire comme toute autre énergie renouvelable", a jugé Nicolas Sarkozy, estimant qu'il n'y a "pas à choisir entre la sauvegarde de la planète et celle de la croissance".
Le président français s'exprimait au nom de l'Union européenne sur la question du financement de la riposte au changement climatique. AP
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Le parisien, Paru le : 23/09/2007
ENQUETE .
Les conseillers de gauche passent à droite
« L'ouverture » prônée par Sarkozy a aussi séduit les seconds couteaux.
De nombreux conseillers issus de la gauche ont rallié les cabinets ministériels du gouvernement Fillon.
ALINE SYLLA avait d'abord tracté pour Jospin à Sciences-po, avant de virer pro-Ségo... En juin, cette jeune énarque, jusque-là en poste au Louvre, a expliqué à ses troupes qu'elle allait désormais organiser la résistance « de l'intérieur », en devenant la Madame Culture et Communication de François Fillon à Matignon.
« J'aurais préféré qu'elle dise clairement : je pars faire carrière chez l'ennemi », résume crûment une ancienne proche, atterrée par « l'hémorragie » qui frappe la gauche.
De fait, dans la foulée des membres du gouvernement, Kouchner, Hirsch, Besson et autres Jouyet, une autre lame de fond, moins médiatisée, a pris de l'ampleur : quadras expérimentés ou jeunes pousses prometteuses de la gauche, ils sont plusieurs dizaines à avoir rejoint l'un des cabinets ministériels du gouvernement Fillon.
Ambition ? Simple souci d'être utile, de ne pas perdre cinq, voire dix ans dans l'opposition ? Quels que soient leurs motifs, les ralliés sont légion. Bien sûr, ils se pressent d'abord auprès des ministres eux-mêmes issus de la gauche. Ainsi, sur les dix conseillers de Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat à la Coopération, neuf sont issus de la gauche.
Parmi eux, l'ancien député chevènementiste Michel Suchod ou Joseph Zimet, ex-strauss-kahnien chargé de mission auprès de Christian Sautter, à la mairie de Paris, et époux de Rama Yade.
Ex de chez Martine Aubry, Emmanuelle Wagon est devenue directrice de cabinet de Martin Hirsch, haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté.
Attachée de presse de Hirsch, Morgan Poulizac vient, elle, de la République des idées, le club de Pierre Rosanvallon, boîte à outils de Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle.
Vincent Champain, qui avait suivi Martine Aubry à Lille, a rallié Eric Besson, secrétaire d'Etat à la Prospective, qui a connu quelques difficultés pour boucler son équipe.
Compagnon de Fadela Amara et conseiller spécial au secrétariat chargé de la Politique de la ville, Mohamed Abdi est lui aussi un ancien du PS, cofondateur de l'association Ni putes ni soumises.
D'autres ont rejoint des ministres qui n'avaient jusque-là jamais eu d'accointances particulières avec la gauche.
Pilier des staffs de Dominique Strauss-Kahn, Stéphane Richard est devenu la cheville ouvrière de Christine Lagarde à Bercy. C'est la gauche qui lui avait mis le pied à l'étrier avant qu'il ne mène une carrière fort lucrative dans le privé.
Considéré comme un grand préfet de gauche, Christian Frémont avait rejoint Alain Juppé à l'Environnement.Il y est resté à l'arrivée de Jean-Louis Borloo.
La palme du revirement revient sans doute à Thierry Coudert, l'actuel directeur de cabinet de Brice Hortefeux à l'immigration : en 1991, il occupait quasiment la même fonction dans le cabinet du ministre PS, Kofi Yamgnane !
Conseiller technique du même Hortefeux, Jean-Marc Forge a adhéré, lui, au PS à 19 ans avant de rejoindre le club des « sarkozystes de gauche ».
Chargé des affaires intérieures à Matignon, Stéphane Bouillon est un ancien de l'équipe Jospin. Il a sympathisé avec François Fillon lorsqu'il était préfet de la Sarthe.
Avec la nomination de Bernard Kouchner, le Quai d'Orsay est devenu un vivier de conseillers de gauche.
Le ministre des Affaires étrangères espérait y attirer Jean-Maurice Ripert, ancien conseiller diplomatique de Lionel Jospin. Les diplomates étiquetés à droite ayant tiqué, l'Elysée a suggéré Philippe Étienne, plus consensuel.
Quant au directeur de cabinet adjoint de Kouchner, Serge Telle, ce spécialiste des opérations humanitaires était au cabinet de Jospin à Matignon.
Au total, cette forte présence de transfuges de gauche au sein d'un Quai d'Orsay qui demeure plutôt conservateur provoque certains grognements.
Tous les conseillers ne succombent pas aux sirènes sarkozystes. Cet été, un pro de la fonction publique, qui avait soutenu Ségolène Royal, a rejoint François Fillon. Avant de reculer quelques semaines plus tard... A ce jour, il est l'un des rares à avoir fait marche arrière.
Odile Plichon, Frederic Gerschel, Eric Hacquemand et Henri Vernet
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Dernier hommage au mime Marcel Marceau, en silence et en musique
Yahoo.fr, actualités, La Presse Canadienne, 26 septembre 2007
PARIS - Quelque 300 personnes, majoritairement des anonymes, ont rendu mercredi au cimetière parisien du Père-Lachaise un ultime hommage au mime Marceau, disparu samedi à l'âge de 84 ans, lors d'une cérémonie placée sous le signe du recueillement et en musique.
Une rose ou un oeillet à la main, simples badauds ou véritables fans de l'artiste disparu, ils étaient nombreux dès 14 h à se presser sur les hauteurs du cimetière alors que, curieusement, peu de personnalités figuraient au premier rang, près de la famille. Parmi elles, l'écrivain Gonzague Saint-Bris ou les comédiens André Gaillard et Bernard Haller, alors que la ministre de la Culture, Christine Albanel, était représentée par une inspectrice générale de la Direction de la musique, du théâtre, de la danse et du spectacle.
"A notre cher maestro, le spectacle continue", "A notre père tant aimé", ou "Le reste est silence", pouvait-on lire sur les nombreuses gerbes de fleurs déposées autour du cercueil, recouvert du drapeau tricolore sur lequel reposait, épinglées sur un coussin lie-de-vin, les distinctions qu'avaient remises la République au mime disparu, à savoir la rosette d'Officier de la Légion d'honneur et l'insigne de commandeur dans l'Ordre national du mérite.
Egalement posé sur le cercueil, son célèbre chapeau mou couleur paille, sur lequel était piquée une fleur de tulle rouge.
Après que furent égrenées les notes du 21e concerto pour piano de Mozart, René Samuel Sirat, ancien grand rabbin de France et grand rabbin du Consistoire central de France, a lu à l'assistance trois psaumes, en hébreu, puis en français, entrecoupés de nombreux hommages à l'artiste. Il a rappelé comment, fuyant son Alsace natale devant l'invasion nazie avec ses parents avant de devenir lui-même résistant, Marcel Marceau avait plusieurs fois échappé à la mort grâce à "son silence, son impassibilité", deux vertus cardinales qui "marqueraient à jamais son existence".
Le grand rabbin a aussi souligné les liens qu'avait établis l'artiste - après l'Holocauste dans lequel périt son père - avec le mouvement sioniste. Le mime estimait que "les persécutions dont avait été victime le peuple juif ne trouveraient de salut que le jour où il posséderait sa terre", d'où de fréquents voyages en Israël.
Une judéité cependant vécue dans la plus grande discrétion, a relaté le rabbin, notant la symbolique forte du décès de Marcel Marceau, disparu le jour de Yom Kippour, "jour de retour vers soi, du retour vers Dieu" et "jour le plus important du calendrier religieux" juif.
Après le kaddisch, la prière des morts, un violoncelliste a interprété la "Sarabande de la 5e suite" de Jean-Sébastien Bach, alors qu'une pluie fine et glaciale se mettait à tomber.
La mise en terre a permis à chacun de jeter une fleur sur le cercueil, ou, selon le rite juif, de déposer un petit caillou sur la margelle de la tombe, accompagnant ainsi, dans une sobre émotion, l'une des figures artistiques les plus marquantes du XXe siècle juqu'à sa dernière demeure, chemin du Bassin, dans la 21e division du cimetière parisien.
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(Bio-Nécro)
Marcel Marceau
Yahoo.fr, actualités, Radio-Canada.ca , Jeudi 27 septembre 2007 7:29
Le temps des adieux
La foule massée autour du cercueil de Marcel Marceau (1923-2007), au cimetière du Père-Lachaise, à Paris
Marcel Marceau repose désormais en paix au milieu d'autres artistes passés à l'histoire, les Marcel Proust, Édith Piaf et Jim Morrison, au cimetière du Père-Lachaise, à Paris.
Une rose ou un oeillet à la main, près de 300 personnes, des admirateurs pour la plupart, ont rendu mercredi un ultime hommage au mime de renommée internationale. Il est mort le 22 septembre dernier à l'âge de 84 ans.
Sobre, la cérémonie a été placée sous le signe du recueillement. Près de son cercueil, enveloppé du drapeau tricolore français, veillait son célèbre chapeau mou couleur paille, sur lequel était piquée une fleur de tulle rouge.
Grand rabbin du Consistoire central de France, René Samuel Sirat a rappelé comment Marcel Marceau, né Marcel Mangel, avait plus d'une fois échappé à la mort.
Enfant, il a fui son Alsace natale devant l'invasion nazie. Au cours de cette même Deuxième Guerre mondiale, son père est mort à Auschwitz.
Figure majeure du 20e siècle
Né le 22 mars 1923 à Strasbourg, Marcel Marceau débute dans le théâtre parlé avant de trouver sa voie chez le mime Étienne Decroux.
Au fil des oeuvres montées par sa compagnie, il impose sa silhouette mince et son visage capable d'exprimer toutes les émotions, du joyeux au triste.
Influencé par la commedia dell'arte, il fait renaître l'art de la pantomime à partir de 1945. Deux ans plus tard, il crée le personnage de Bip, un Pierrot portant le haut-de-forme.
Dans les années 50 et 60, la Compagnie Marcel Marceau devient la seule troupe de mime au monde. En 1978, pour assurer la relève, Marcel Marceau fonde l'École internationale de mimodrame de Paris.
En plus du mime, cette figure artistique majeure du 20e siècle a exercé, en 60 ans, les métiers de comédien, de metteur en scène, de peintre et d'auteur. Il était très populaire aux États-Unis, au Japon et en Chine.
Il a aussi tâté du cinéma, en adaptant ses propres mimodrames, mais également en jouant dans les films Barbarella (1968) de Roger Vadim et Silent movie (1976) de Mel Brooks.
En 2002, Marcel Marceau est nommé ambassadeur de bonne volonté de l'ONU pour le troisième âge. Trois ans plus tard, à 80 ans, il se produit à Cuba, en Colombie, au Chili et au Brésil, dans le cadre d'une tournée internationale.
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DECES
Mort du Mime Marceau : les réactions
NOUVELOBS.COM | 23.09.2007 | 16:53
Voici les principales réactions après l'annonce de la mort de Marcel Marceau, le Mime Marceau, dimanche 23 septembre :
- Boris Hybner, mime tchèque : "Un grand maître nous a quittés. Le monde a perdu le plus grand des Pierrots du vingtième siècle".
"La technique de Marcel Marceau, que nous appelons 'pantomime blanche', fait partie inséparable de notre programme d'enseignement".
"Il a beaucoup aimé Prague. Nous lui avons décerné une médaille d'honneur, pour lui exprimer notre gratitude et notre reconnaissance". (Déclaration, dimanche 23 septembre)
- Nicolas Sarkozy, Président de la République : Il souhaite rendre "un hommage dicté par l'émotion, l'admiration et le respect" au mime Marcel Marceau.
Avec lui, "la France perd un de ses ambassadeurs les plus éminents".
"Animé par un engagement profond au service de son art, Marcel Marceau a porté au plus haut les arts de la scène. Il a offert à cette discipline toute d'exigence et de perfection, une reconnaissance sans précédent faisant de Bip un personnage connu et aimé de tous les Français". (Communiqué, dimanche 23 septembre)
- Christine Albanel, ministre de la Culture : "Pour toute la grande famille du théâtre, il restera le disciple de Charles Dullin, le complice de Jean-Louis Barrault dans 'Les Enfants du paradis' et le fondateur d'une compagnie seule au monde à perpétuer et renouveler l'art du mouvement et du geste".
Marcel Marceau était un "artiste dont le nom se confond avec la discipline exigeante du mime, qu'il a incarnée avec poésie et tendresse sur les scènes du monde entier pendant plus d'un demi-siècle".
"Nombreux sont les artistes de toutes disciplines qui ont puisé un peu de leur art dans son oeuvre".
Elle a présenté à sa famille et à ses proches ses "plus sincères condoléances". (Communiqué, dimanche 23 septembre)
- François Fillon, Premier ministre : Il salue "en lui l'artiste, le maître, le résistant".
"Le mime Marceau incarnera pour toujours le personnage de Bip, clown mélancolique et poétique qui était son double depuis 60 ans".
"Ces 'histoires sans paroles' ont conféré à Marcel Marceau un don rare : celui de pouvoir communiquer avec chacun, au-delà de la barrière du langage et des représentations. C'est ainsi qu'il était devenu l'un des artistes français les plus connus dans le monde".
"Il manquera à ses élèves et au monde du spectacle".
Il a exprimé "à sa famille toutes ses condoléances". (Communiqué, dimanche 23 septembre)
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Bulgarie: Nicolas Sarkozy décoré de l'ordre de Stara Planina "pour ses mérites exceptionnels"
source : Associated Press le 04/10/2007 18:28 auteur : --par Veselin Tochkov
Plus de deux mois après la libération en juillet des cinq infirmières bulgares détenues en Libye, le président français Nicolas Sarkozy a été décoré jeudi à Sofia par son homologue Georgi Parvanov de l'ordre de Stara Planina, la plus haute distinction nationale, "pour ses mérites exceptionnels" dans la résolution de l'affaire.
Son épouse Cécilia, qui s'était grandement mobilisée dans les semaines précédant le dénouement du dossier, n'était cependant pas présente à ses côtés pour cette visite officielle, "blessée" selon lui par "les polémiques qui ont suivi" dans l'Hexagone.
En décernant cette décoration au président français, "nous exprimons notre très grande reconnaissance pour son apport à cette étape finale des efforts pour sauver les infirmières bulgares injustement condamnées en Libye", a souligné M. Parvanov, saluant "la force et la détermination dont ont fait preuve M. Sarkozy et son épouse".
La Première dame de France s'est en effet rendue par deux fois cette année en Libye pour négocier la libération des soignants détenus depuis plus de huit ans. Accusés d'avoir sciemment infecté quelque 400 enfants avec le virus du SIDA, ils avaient été condamnés à mort avant que leur peine ne soit commuée en prison à vie.
Au côté notamment de la commissaire européenne aux Relations extérieures Benita Ferrero Waldner, Cécilia Sarkozy les a raccompagnés le 24 juillet à bord d'un avion français à destination de Sofia après leur libération.
"C'était une grande manifestation de solidarité européenne de la France envers la Bulgarie et je veux bien insister là-dessus parce que je veux écarter tout soupçon qu'il aurait pu exister d'autres motifs à cette intervention", a déclaré le président Parvanov, dont les propos étaient traduits en français par une interprète.
Les éventuelles contreparties faites au colonel Moammar Kadhafi continuent de susciter la polémique en France où, à la demande de l'opposition, une commission parlementaire va prochainement enquêter sur les conditions de la libération des soignants.
Remerciant son hôte pour ce "très grand honneur", le président français est revenu sur le rôle joué par Paris dans cette affaire. "J'avais dit durant la campagne électorale française que les infirmières bulgares emprisonnées dans des conditions inadmissibles" n'étaient "pas simplement bulgares, elles étaient européennes, elles étaient françaises", a-t-il avancé. "Dans mon esprit, l'Europe signifie que chaque pays membre de la communauté, de l'Union, peut compter sur la solidarité des autres."
M. Sarkozy, qui a opposé une fin de non-recevoir à la gauche française réclamant que sa femme soit entendue par la commission d'enquête, a précisé, en réponse à une question sur l'absence de son épouse jeudi à Sofia, qu'elle avait été "blessée par les polémiques qui ont suivi, en France, pas en Bulgarie".
Son intervention a été "en tout point remarquable et d'une certaine façon décisive", avec l'aide de Benita Ferrero-Waldner et du président de la Commission européenne José Manuel Barroso, a-t-il dit. Aujourd'hui, "elle a choisi d'être la plus discrète possible, c'est un choix qui est éminemment respectable".
Nicolas Sarkozy, qui a rencontré en fin d'après-midi à l'ambassade de France les cinq infirmières et le médecin palestinien devenu bulgare, s'est aussi entretenu avec le Premier ministre Sergueï Stanichev, notamment de projets commerciaux.
Les deux hommes sont convenus de "négocier avant la fin de l'année un accord-cadre" qui devrait permettre de s'entendre sur la livraison de quatre corvettes à Sofia. Le contrat de 750 millions d'euros, approuvé par le ministère bulgare de la Défense en 2005, avait été gelé en raison de contraintes financières.
"Nous avons de grands projets pour implanter la technologie française nucléaire en Bulgarie", a ajouté M. Sarkozy, faisant état de futures coopérations militaires entre Paris et Sofia. AP
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TEST ADN
"Ils veulent briser un tabou" par Philippe Val,
directeur de la rédaction
de Charlie Hebdo
NOUVELOBS.COM | 03.10.2007 | 19:10
Quelles raisons ont poussé Charlie Hebdo et SOS Racisme à lancer cette pétition ?
- Avec Dominique Sopo, le président de SOS Racisme, nous nous sommes simplement demandé ce que nous pouvions faire pour barrer la route à cet amendement qui, et politiquement et symboliquement, est inacceptable. Puisque la pétition est un droit reconnu par la République, nous avons pétitionné. Puis, nous avons fait appel à des gens susceptibles de se sentir concernés.
Le fait que l'opposition à l'amendement Mariani soit très large -de Dominique de Villepin à Bernard Thibault...- n'est-ce pas la preuve du mélange des genres entre politique et génétique que vous dénoncez ?
- Non. Ce qu'il faut dénoncer tout d'abord, c'est l'utilisation politique de la génétique. On ne peut pas décider du sort d'un être humain par un test génétique, on ne peut pas trier ainsi les individus.
Dans une République, il y a un pacte avec des principes fondamentaux sur lesquels il faut s'entendre absolument. C'est ce qui se passe aujourd'hui. On peut être réactionnaire et conservateur ou, à l'inverse, progressiste et socialiste, et être d'accord pour s'opposer à cet amendement qui remet en cause les fondements du pacte républicain.
Ne craignez-vous pas que les tests ADN ne soient l'arbre qui cache une forêt de mesures en matière d'immigration ? Avez-vous le sentiment que Nicolas Sarkozy puisse revenir sur sa décision ?
- Disons que c'est une manière de commencer. Depuis que Nicolas Sarkozy a été élu, il n'a personne en face de lui. Il faut lui montrer que tout ne peut pas passer sans aucune opposition et avec un relais de sa communication.
Cette pétition lui rappelle qu'il peut y avoir débat sur ses projets.
Ensuite, nous serons vent debout contre tous les projets de statistiques ethniques, de quotas géographiques... Le président aura vraiment une partie de la société française contre lui.
L'amendement Mariani a au moins le mérite de mettre à jour le fait que sa majorité est d'ores et déjà cassée en deux, quatre mois seulement après son élection.
Néanmoins, je crois que Nicolas Sarkozy et le gouvernement tiennent absolument à faire passer cet amendement. Même s'ils doivent lui couper un bout d'aile, même jusqu'à le rendre inutilisable. Mais ils veulent que l'utilisation des tests ADN entre dans la loi, ils veulent briser un tabou. Sarkozy a d'ailleurs montré pendant la campagne présidentielle qu'il était obsédé par la génétique avec ses propos sur les pédophiles et les suicidaires. Pour eux, cela apparaît comme une question d'avenir et cela fait partie d'un projet. C'est justement pour ça qu'il faut se battre que pour que l'amendement soit repoussé dans sa totalité.
Propos recueillis par François Sionneau
(le mercredi 3 octobre 2007)
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Cécilia Sarkozy ne participera pas à "Vivement dimanche" sur Rachida Dati
AP - Vendredi 5 octobre, 13h44PARIS -
Cécilia Sarkozy ne témoignera pas dimanche dans l'émission "Vivement dimanche" sur France-2 consacrée à son amie Rachida Dati, a fait savoir vendredi le porte-parole de l'Elysée David Martinon. Nicolas Sarkozy apportera, lui, son témoignage sur la garde des Sceaux dans l'émission de Michel Drucker, a précisé M. Martinon. L'interview, enregistrée, a été réalisée il y a quelques jours.
La décision a été prise par le couple Sarkozy. "Ils ont estimé que, dès lors qu'il y avait déjà le témoignage long du chef de l'Etat, c'était superflu d'ajouter le témoignage de Mme Sarkozy", a expliqué le porte-parole de l'Elysée.
France-2 a donné la même explication. "Michel Drucker a interviewé Nicolas Sarkozy. Cette interview dure une dizaine de minutes. Cela aurait fait doublon si on avait eu les deux", a expliqué à l'AP une porte-parole de la chaîne.
Cécilia Sarkozy devait initialement s'exprimer pendant quelques minutes sur son amie Rachida Dati. Les deux femmes sont très proches depuis que Mme Dati est entrée dans le cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur en 2002. Mme Sarkozy a même présenté la garde des Sceaux comme sa "soeur" dans une confidence au "Nouvel Observateur" du 12 juillet.
Interrogé sur les rumeurs de séparation du couple Sarkozy, David Martinon s'est refusé à tout commentaire. "Vous n'attendez quand même pas de moi que je commente ce genre de rumeur? Je ne commente pas tout ce qui se passe dans les rédactions, heureusement, et certainement pas ça", a dit le porte-parole de l'Elysée.
Les rumeurs récurrentes sur les relations entre Nicolas et Cécilia Sarkozy sont reparties de plus belle suite à l'absence de l'épouse du chef de l'Etat jeudi à Sofia, où elle avait été invitée à recevoir la plus haute décoration du pays pour son rôle dans la libération en juillet des infirmières bulgares détenues en Libye. Nicolas Sarkozy a reçu seul la "Stara Planina".
L'Elysée a justifié cette absence par le souhait de Mme Sarkozy de ne pas "raviver de nouvelles polémiques" en France sur son rôle dans les négociations avec Tripoli et sur les éventuelles contreparties données au colonel Moammar Kadhafi pour cette libération. AP
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Le procureur général d'Agen tient tête à Rachida Dati
Reuters - Vendredi 5 octobre, 12h21PARIS (Reuters) -
Le procureur général d'Agen, Bernard Blais, soutenu par les syndicats du corps judiciaire et par tous ses collègues de la cour d'appel, refuse de solliciter sa mutation comme avocat général à la Cour de cassation, comme le ministère de la Justice le lui demande.
Il a écrit le 2 octobre au ministère pour exprimer ce refus, a-t-on appris vendredi de source syndicale dans la magistrature.
"D'ores et déjà, je tiens à vous indiquer que je refuse de présenter une telle demande", dit le magistrat. Il propose dans sa lettre de partir en retraite en juillet prochain.
La ministre de la Justice, Rachida Dati, avait donné jusqu'à vendredi au magistrat pour fournir sa réponse. Son porte-parole, Guillaume Didier, a cependant expliqué à Reuters que le ministère attendrait désormais jusqu'à lundi pour réagir.
Le dossier suscite de vives protestations des magistrats, qui estiment la démarche irrégulière au regard du statut de la magistrature. Le premier président de la cour d'appel d'Agen, René Salomon, a dit à la presse qu'il avait saisi le Conseil supérieur de la magistrature (CSM).
A Paris, l'Union syndicale des magistrats (majoritaire) et le Syndicat de la magistrature (gauche) ont, dans un communiqué commun, dénoncé "une véritable tentative de caporalisation des magistrats du parquet, inédite dans un Etat de droit".
Dans une lettre adressée jeudi au syndicat FO-Magistrats, Rachida Dati souligne que les procureurs sont nommés en conseil des ministres, comme des préfets. "Il s'agit donc d'emplois supérieurs à la discrétion du gouvernement", dit-elle.
La ministre assure qu'elle prend cette mesure concernant Agen en raison de l'ancienneté du magistrat à un poste qu'il occupe depuis treize ans.
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Amara "apporte de l'oxygène" au gouvernement, estime Wauquiez
Yahoo.fr, actualités,
Reuters - 10 octobre 2007 10h50 (Reuters) -
Le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez, estime que Fadela Amara, qui "n'a pas les codes de la langue de bois", apporte de l'oxygène au gouvernement.
La secrétaire d'Etat à la Politique de la ville, issue de la gauche, a vivement dénoncé le projet du gouvernement de procéder à des tests ADN pour le regroupement familial, jugeant "dégueulasse" qu'on "instrumentalise" ainsi l'immigration.
Fadela Amara "n'a pas les codes de la langue de bois". Elle a "contribué à secouer un peu les choses. Tant mieux, ça fait du bien, ça apporte de l'oxygène", a dit Laurent Wauquiez sur RTL.
Le porte-parole du gouvernement a dénoncé la "guerre des mots" menée selon lui par l'opposition sur ce sujet.
"Dans l'arène politique du côté de l'opposition, on a remplacé la guerre des boutons par la guerre des mots. De grâce, un peu de sérénité", a-t-il lancé à l'adresse de la gauche.
Le gouvernement d'"ouverture" de François Fillon marque à ses yeux sa différence avec "l'ancien schéma de fonctionnement" qui faisait qu'un ministre devait démissionner au premier désaccord "avec la moindre chose, la moindre ligne dans un projet gouvernemental".
"Notre approche, c'est qu'un gouvernement se nourrit aussi des débats internes. On ne cherche pas à faire un schéma de mascarade dans lequel on demande à tout le monde d'être exactement sur la même ligne", a-t-il expliqué.
Peu avant, sur France 2, Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat à la Coopération venu du Parti socialiste, a estimé que Fadela Amara devait rester au gouvernement.
"Elle a exercé sa liberté de parole mais elle respecte la solidarité gouvernementale, donc de mon modeste point de vue, elle doit rester", a-t-il dit.
"MUSIQUES PARTICULIÈRES"
L'ancien ministre Jacques Toubon a estimé que Fadela Amara, une "sacrée bonne femme", avait lancé un débat utile.
"On est dans un gouvernement qui débat sur une question qui mérite d'être débattue. Les mots posent des problèmes, toujours, mais je crois que nous allons dans la bonne direction", a déclaré sur Europe 1 le président de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration qui ouvrait ses portes mercredi.
Sur France Inter, le socialiste Jack Lang a estimé que la "jeune ministre" Fadela Amara, qui "parle avec son coeur, ses tripes", avait dit "avec des mots qui peuvent choquer ce que beaucoup pensent".
"Cette histoire d'ADN est inacceptable et je souhaite pour la République, pour la France, pour nous tous, que cet amendement soit retiré", a estimé le député du Pas-de-Calais.
Jack Lang a refusé de "dramatiser" les propos de Fadela Amara. "On peut admettre dans un gouvernement qu'il puisse y avoir des musiques, des voix particulières", a-t-il dit. "Il ne faudrait pas, évidemment, que ça se produise tous les jours avec des bruits trop forts, trop puissants et trop insupportables".
L'ancien ministre plaide pour la création d'une "charte nationale de l'immigration" qui serait élaborée par "l'ensemble des partis républicains".
"Le sujet c'est la question de fond", a renchéri sur RMC Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. "Il faut que ce test ADN soit supprimé parce qu'il est contraire à nos principes et soulève bien des interrogations, y compris dans la majorité".
Le député de Loire-Atlantique a aussi répondu aux propos de Fadela Amara accusant la gauche de n'avoir pas agi pour les banlieues quand elle était au pouvoir. Jean-Marc Ayrault a reconnu que son camp n'avait "pas fait assez" mais il s'est demandé à quoi servait le ministère de Fadela Amara.
"Si j'ai l'occasion de croiser Fadela Amara, je lui dirai 'à quoi servez-vous ? Qu'est-ce que vous allez nous proposer' ?", a-t-il dit, estimant inutile une nouvelle loi sur les banlieues.
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Jack Lang: Fadela Amara a dit "ce que beaucoup pensent"
Yahoo.fr, actualités,
AP - Mercredi 10 octobre, 09h51PARIS -
Fadela Amara a dit "ce que beaucoup pensent", a déclaré mercredi le député PS du Pas-de-Calais Jack Lang, en allusion aux déclarations de la secrétaire d'Etat à la Politique de la ville qui a jugé "dégueulasse" d'"instrumentaliser" la question de l'immigration.
Fadela Amara "parle avec son coeur et ses tripes", a dit Jack Lang sur France Inter. "Ce n'est pas ma langue à moi mais c'est sa langue à elle, elle dit avec des mots qui peuvent choquer ce que beaucoup pensent".
"Cette histoire d'ADN est inacceptable, je souhaite pour la République, pour la France, pour nous tous, que cet amendement soit retiré", a plaidé Jack Lang, en référence à l'amendement Mariani visant à introduire dans le projet de loi sur l'Immigration le recours à des tests ADN pour les candidats au regroupement familial.
Interrogé sur la polémique provoquée les propos de Fadela Amara au sujet de la politique d'ouverture du président de la République, Jack lang a jugé qu'"on peut admettre des musiques, des voix particulières" dans un gouvernement.
Mais en tant que vice-président du comité de révision de la constitution, désireux notamment de renforcer les pouvoirs du Parlement "face à un exécutif fort", M. Lang a adressé un "petit reproche" à la "jeune ministre". "Elle est membre du gouvernement, elle doit respecter les droits du Parlement", a-t-il observé. "Même si on n'est pas d'accord avec tel ou tel parlementaire, on doit respecter les droits du Parlement et c'est le droit d'un parlementaire de faire un amendement", a-t-il estimé. AP
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La liberté de ton d'Amara irrite les élus de la majorité
Le Figaro, CLAIRE BOMMELAER. Publié le 10 octobre 2007Actualisé le 10 octobre 2007 : 08h23
« Ce n'est pas bien d'injurier les députés de la majorité », a lancé Patrick Devedjian (notedt, furieusement vexé de ne pas être ministre) à l'adresse de Fadela Amara.
JUSQU'OÙ peut aller la liberté de parole d'un ministre d'ouverture ?
En accusant implicitement le gouvernement « d'instrumentaliser l'immigration », et en qualifiant cela de « dégueulasse », Fadela Amara a créé, hier, un tollé parmi les députés de la majorité.
D'autant qu'elle a ajouté, un peu bravache : « Je suis une femme libre, ne l'oubliez jamais. Très franchement, le jour où cela sera trop insupportable, le jour où cela sera trop dur, je partirai. »
Dans les couloirs de l'Assemblée nationale, après les questions au gouvernement - auxquelles le secrétaire d'État chargé de la politique de la Ville n'a pas assisté -, les députés se répandaient en critiques, certains estimant même qu'elle devait démissionner.
« Ce n'est pas bien d'injurier les députés de la majorité », a lancé le secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian.
« Les ministres d'ouverture doivent respecter le Parlement comme les autres », grinçait de son côté Bernard Deflesselle, second vice-président du groupe UMP.
« À liberté de parole, devoir de politesse », s'indignait Nadine Morano, député de Meurthe-et-Moselle, tandis que Patrick Ollier dénonçait « un excès de langage pas acceptable dans le contexte de la majorité ».
Hors micro, plusieurs députés avaient donc tranché : les ministres d'ouverture « commencent à pousser le bouchon trop loin ».
« Si on juge que certains membres du gouvernement ont un comportement dégueulasse, une seule conclusion : on en part », a conseillé François Goulard.
Kouchner : « Pas toujours facile de trouver l'équilibre »
Les six ministres et secrétaires d'État issus de la gauche font plus ou moins de vagues.
Jean-Pierre Jouyet, Eric Besson ou Jean-Marie Bockel jouent la solidarité gouvernementale.
Le secrétaire d'État à la Coopération a déclaré ne « pas être sur la même ligne » qu'Amara, trouvant que le projet de loi sur l'immigration était « un très bon test, utile », les trois autres usent et abusent de leur liberté de parole.
Martin Hirsh a critiqué l'instauration de franchises médicales, puis l'amendement sur les tests ADN.
Quant à Bernard Kouchner, il a affirmé que la politique d'immigration du gouvernement « ne lui plaisait pas ». « Il n'est pas toujours facile de trouver l'équilibre entre une nécessaire solidarité gouvernementale et l'expression de ses convictions », a-t-il concédé dans la Croix.
Alors que 62 % de Français, selon un sondage le Parisien-CSA publié hier, souhaitent que Nicolas Sarkozy poursuive l'ouverture à gauche, l'entourage de Fillon tentait d'expliquer que la diatribe d'Amara aurait visé l'opposition « qui ne s'est pas privée d'instrumentaliser la question de l'immigration pour lutter contre la loi Hortefeux ».
« Il y a un débat démocratique, c'est normal. Heureusement que cela existe. Il faut éviter les polémiques stériles », a déclaré Fadela Amara hier en fin de journée à Ermont (Val-d'Oise). Avant de répondre aux élus socialistes qui l'invitent à démissionner : « je n'ai pas de leçon à recevoir des députés de gauche qui nous ont laissés vivre dans des endroits dégueulasses quand ils étaient aux affaires. »
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DROITS DE L'HOMME
Russie : Sarkozy "ne souhaite
donner de leçons à personne"
NOUVELOBS.COM | 10.10.2007 | 15:03
En visite à Moscou, le président français déclare que "la France ne souhaite donner de leçons à personne" sur les droits de l'homme.
Le président de la République, Nicolas Sarkozy, qui effectue sa première visite officielle en Russie, a tenu, mercredi 10 octobre une conférence de presse commune avec son homologue Vladimir Poutine.
Le chef de l'Etat a, notamment, indiqué qu'il allait se rendre dans les locaux de l'organisation non-gouvernementale Memorial, qui a dénoncé les crimes de guerre en Tchétchénie.
La Tchétchénie et les droits de l'homme
Le président russe Vladimir Poutine "en a été informé", a précisé son homologue français, interrogé sur le sujet. Valdimir Poutine lui a répondu, selon lui, qu'il "n'avait pas l'habitude d'indiquer à son invité quels sont les rendez-vous qu'il pouvait avoir ou pas". Le président russe a confirmé qu'il ne voyait "rien de mal" dans cette rencontre.
Sur la question des droits de l'Homme, "la France ne souhaite donner de leçons à personne", a affirmé Nicolas Sarkozy. "Je reconnais et je comprends la spécificité russe" et "j'ai fait valoir sur un certain nombre de questions mes convictions avec franchise (...) M. Poutine m'a répondu avec franchise", a-t-il expliqué.
L'Iran
Le président russe Vladimir Poutine a déclaré "ne pas avoir d'informations" montrant que l'Iran est sur le point de "produire des armes nucléaires" mais s'est dit prêt à "continuer à coopérer" avec la communauté internationale sur ce dossier.
"Nous n'avons pas d'informations selon lesquelles l'Iran aspire à produire des armes nucléaires. Nous n'avons pas de telles données objectives", a déclaré Vladimir Poutine.
"Mais nous partageons les préoccupations de nos partenaires" qui voudraient "que les plans de l'Iran soient plus transparents", a-t-il ajouté, assurant que "l'Iran fait des pas vers la communauté internationale".
De son côté, Nicolas Sarkozy a salué "la volonté de coopérer" de la Russie sur le dossier iranien. "A quelques jours de son déplacement à Téhéran, dire qu'il coopère, qu'il veut continuer à coopérer, c'est quelque chose d'important", a dit le chef de l'Etat français.
"Après, il peut y avoir une divergence d'analyse", selon Nicolas Sarkozy. "Ce qui est très important, c'est la volonté de coopérer". "C'est une affaire qui concerne la planète", a-t-il insisté.
Le Kosovo
Sur la question du Kosovo, Nicolas Sarkozy a jugé "très important que l'Europe reste unie" sur le dossier du Kosovo, qui est "d'abord une affaire européenne", et a souhaité "une solution qui n'humilie personne".
"Sur le Kosovo, il est très important que l'Europe reste unie et que la discussion reste ouverte avec nos amis russes sur cette question, qui est d'abord une affaire européenne, sur laquelle nous cherchons absolument à trouver une solution qui n'humilie personne", a déclaré le président français.
Contrairement à la France, la Russie, alliée traditionnelle de la Serbie, refuse d'entendre parler d'indépendance totale de la province et agite la menace d'un veto à l'ONU.
Les capitaux russes
Nicolas Sarkozy a, également, déclaré qu'il n'y aurait "pas de protectionnisme du côté de la France" sur l'entrée de capitaux russes dans les entreprises françaises et exprimé la "disponibilité des investisseurs français pour entrer" dans le capital de Gazprom.
"Il n'y aura pas de protectionnisme du côté de la France. Nous souhaitons simplement la réciprocité", a-t-il dit.
"Nos amis russes sont au capital d'EADS. J'ai dit la disponibilité des investisseurs français, pour entrer au capital de grandes entreprises russes, Gazprom par exemple", le géant gazier, a-t-il ajouté.
Nicolas Sarkozy a plaidé pour la "transparence et la réciprocité". "Il est tout à fait normal que nos amis russes souhaitent entrer au capital d'un certain nombre d'entreprises françaises. La réciproque est vraie aussi", a-t-il dit.
Le chef de l'Etat français a indiqué que les conseillers "de haut niveau" des deux présidents allaient se rencontrer "pour poser franchement toutes les questions économiques qu'il y a entre nous".
Sarkozy devant des étudiants
Plus tôt dans la journée, Nicolas Sarkozy avait défendu, devant des étudiants, "les mérites de la démocratie" et, évoquant l'indépendance de la justice, leur a souhaité de "connaître cela un jour".
"Dans mon pays, chaque pouvoir doit rendre des comptes, personne n'est au-dessus des lois. C'est tellement mieux de vivre dans une démocratie", a-t-il déclaré lors d'une rencontre avec des étudiants de l'université technologique Bauman à Moscou.
"Grands vous l'êtes redevenus, soyez des facteurs de paix, soyez exemplaires (...) Construisez une société russe démocratique et le monde vous en sera reconnaissant", a-t-il précisé, faisant allusion à la puissance retrouvée de la Russie sur la scène internationale.
"Mon devoir c'est de l'accepter"
Interrogé sur l'arrestation en janvier du milliardaire russe Mikhaïl Prokhorov dans la station de sports d'hiver de Courchevel (France) pour une affaire de prostitution, le chef de l'Etat français a regretté la "médiatisation de l'affaire".
Mais "dans une démocratie, il vaut toujours mieux préférer les excès de la médiatisation à l'insuffisance de la liberté de la presse (…) Sur l'action des juges, je peux ne pas toujours être d'accord mais mon devoir c'est de l'accepter", a-t-il ajouté.
"Un pays où la justice n'est pas indépendante, ce n'est pas un pays libre", a expliqué le président français. "Je sais que cela peut surprendre, mais vous connaîtrez cela un jour, c'est ce que je vous souhaite", a-t-il poursuivi en évoquant l'indépendance de la justice.
Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois exposé sa vision de la Russie dans le monde, l'appelant à assumer ses responsabilités de grande puissance pour contribuer au règlement des grands dossiers internationaux.
"La Russie a raison, sa place est au côté des grands du monde (…) Vous en avez tous les droits, vous devez également en exercer tous les devoirs. Mettez votre force au service de la paix dans le monde, pas au service de la division", a-t-il conclu.
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NICOLAS VS CECILIA
L'Est républicain annonce
la séparation des Sarkozy
NOUVELOBS.COM | 12.10.2007 | 18:17
Selon le quotidien, Cécilia "devrait s'expliquer dans les prochains jours sur cette rupture spectaculaire".
Le quotidien L'Est Républicain a affirmé, vendredi 12 octobre, sur son site que l'Elysée "devrait annoncer dans la journée la séparation et le divorce de Nicolas et Cécilia Sarkozy", citant des sources proches de l'Elysée. En fin de journée vendredi, aucun annonce officielle n'avait cependant été faite.
Le quotidien affirme que la femme du chef de l'Etat a réalisé des photos pour un magazine spécialement à cet effet. Joint par l'Associated Press, le porte-parole présidentiel David Martinon n'a souhaité faire "aucun commentaire sur ce genre de rumeur". "C'est grotesque et ridicule", a-t-il dit.
"On ne peut pas faire de commentaire sur toutes les rumeurs comme ça", a déclaré Carina Alfonso-Martin, la porte-parole de l'épouse du chef de l'Etat.
Selon le quotidien, Cécilia Sarkozy "devrait s'expliquer dans les prochains jours sur cette rupture spectaculaire. Les choses devraient aller assez vite, car une procédure de divorce devrait rapidement être introduite auprès du tribunal de Nanterre, juridiction des Hauts-de-Seine, compétente en la matière".
Rumeurs
Depuis plusieurs semaines les rumeurs vont bon train sur une séparation du couple présidentiel.
Déjà jeudi, le quotidien suisse la Tribune de Genève affirmait que l'information devait être prochainement officialisée.
"La presse hexagonale est prête à officialiser la séparation du couple présidentiel", écrivait en effet Alain Jourdan dans son article, intitulé "La France traque Cécilia jusqu'à Genève" et revenant sur les rumeurs ayant circulé en fin de semaine dernière.
De nombreux médias s'étaient en effet interrogés sur les absences très remarquées de la femme du président lors de la visite de son mari en Bulgarie ainsi que lors de l'émission "Vivement Dimanche" consacrée à Rachida Dati.
Les pages sont prêtes
Selon le journaliste suisse, "les rédactions sont dans les starting-blocks. Les journalistes français attendent un communiqué de l'Elysée ou une déclaration de Cecilia Sarkozy pour faire leurs gros titres". "Les pages sont déjà" prêtes, aurait même affirmé le rédacteur en chef d'un "grand magazine".
La Tribune de Genève donne par ailleurs les résultats de son enquête sur les absences de la première dame de France. Selon le quotidien, Cécilia Sarkozy était à l'hôtel la Réserve, à Genève, il y a trois semaines, en pleine polémique sur les infirmières bulgares.
Elle y aurait séjourné deux nuits, mais "il n'est pas exclu qu'elle y soit retourné depuis ou qu'elle ait prévu d'y séjourner à nouveau"."Ces derniers jours, en tout cas", poursuit l'article, "elle n'était pas sur les bords du lac Léman", mais à Londres.
Le quotidien donne ces informations en estimant que "les ennuis du couple du président français ne sont plus du domaine de la sphère privée". "Pourtant, la presse française ne sait toujours pas comment les aborder", poursuit le journaliste pour qui il ne s'agit pas seulement d'une question d'éthique".
Selon lui, "les patrons de presse sont tous amis avec le président. Tant que l'info n'est pas officielle, elle n'existe pas". Et "beaucoup" de journaux attendraient "une permission élyséenne pour pouvoir" écrire que le couple s'est séparé.
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Abus de confiance. Une conseillère de Christine Boutin mise en examen
Le Parisien, 12 octobre 2007, p. 13
CHRISTINE BOUTIN, la ministre du Logement et de la Ville, l'avait mandatée pour mener des concertations avec les maires de France apres le scandale du Malodor, ce produit repulsif tester sur la commune d'Argenteuil pour éloigner les SDF. Danielle Hueges, 64 ans, fondatrice de Coeur des haltes, association d'aide aux sansabri, ne conservera peut-etre pas son poste de chargée de mission au sein de ce ministère.
Selon nos informations, cette figure emblèmatique de la lutte contre l'exclusion a été mise en examen mercredi soir par une juge parisienne pour « vol, abus de confiance, escroquerie ».
Des poursuites qui sont assorties d'un contôle judiciaire. Danielle Hueges avait ete placee prealablement en garde à vue par les policiers parisiens de la sous-direction des affaires economiques et financieres dans le cadre d'une information judiciaire.
Elle a passe quatorze ans de sa vie en detention
L'enquete s'est nourrie d'un rapport de l'Igas (Inspection generale des affaires sociales) tres critique envers la gestion de Coeur des haltes entre 1999 et 2003.
Ce document mettait en avant l'opacité de la comptabilite de I'association et l'irmportance des salaires que se reversait Danielle Hueges.
En l' espace de cinq ans, ses revenus seraient ainsi passes de 2 000 à 5 000 € par mois. Les enqueteurs de la financiere semblent egalement persuades qu'un systeme de fausses factures avait ete mis en place avec le cabinet comptable normalement charge du suivi financier de l'association ...
Plusieurs dizaines
de milliers d'euros seraient en jeux. Le responsable de ce cabinet d'expertise qui avait egalement ete membre de Coeur des haltes, a lui aussi ete mis en examen
Le parcours de Danielle Hueges, injoignable hier, ressemble a un roman dont elle a ecrit le recit dans un livre : « A quoi sert de maudire la nuit ». Fugueuse lors de son adolescence, recueillie ensuite par une prostituee, la jeune femme frequente
des voyous du grand banditisme.
Elle commet alors de nombreuses escroqueries. Elle paie ses mauvaises amities par quatorze annees de detention
Des sa sortie de prison, elle fait la connaissance de la responsable de la fondation Creur de femmes. Elle se rapproche des plus pauvres et cree son association, Creur des haltes, convaincue que chacun peut avoir une seconde chance.
Accompagnee d'autres benevoles, elle part en maraude a la rencontre des plus demunis. Elle rejoint ensuite Xavier Emmanuelli comme chargee de mission au secretariat d'Etat a l'Action humanitaire d'urgence jusqu'a ce detachement au ministere du logement Son passe semble aujourd'hui l'avoir rattrapee.
STEPHANE ALBOUY ET FRANCOIS VIGNOLLE, Le parisien, 12 octobre 2007, p. 13
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Polémique. Sarkozy, le président toujours avocat
Le Parisien, 6 octobre 2007, p. 5, Raphaël Domenach
CONTESTE par la gauche
mais aussi au sein de son propre camp pour avoir rejoint, a temps partiel un grand cabinet d'avocats d'affaires, le president du groupe UMP, Jean-Fmncois Cope, n'a pas hesiter a se revendiquer d'un exemple prestigieux pour justifier ce cumul : celui du president de la Republique.
La comparaison n'a guere plu a l'E1ysee.
Mais il est vrai que le chef de l'Etat, avocat depuis vingt-six ans, detient encore 34 % d'un cabinet d'avocats parisien
Un cabinet qu'il a cree en 1987 avec deux amis,Arnaud Claude et Michel Leibovici (aujourd'hui decede), et dont le chiffre d'affaires se situe entre 1,5 et 2 millions d'euros par an
Apres Raymond Poincare, Vincent Auriol ou Ftancois Mittermnd, Nicolas Sarkozy est le neuvieme président inscrit au barreau de Paris.
Mais le fait qu'il soit encore actionnaire d'un cabinet, et donc en tire des profits, fait jaser ...
Menaces de mort
et petits cercueil
Depuis son entree a l'Elysee, l'organisation de sa societe a donc du evoluer. Un président de la Republique qui apparaît comme simple avocat sur la plaque de cuivre d'un immeuble, ça fait desordre au quotidien ...
« Nous avons vu passer un grand nombre d'hurluberlus », assure Me Arnaud Claude depuis son bureau du 52 boulevard Malesherbes (Paris, VIIIe). Menaces de mort, reception de petits cercueils par la Poste, etc. A deux reprises, des dizaines de sans-papiers avec femmes et enfants ont meme tente d'envahir Ie cabinet « Pour y remedier, nous avons change de nom, explique Arnaud Claude. Societe d'avocats Arnaud Claude-Nicolas Sarkozy, c'etait trop lound a porter. Aujourd'hui, nous nous appelons
Arnaud Claude et associes. »
Ce changement n'est pour l'instant effectif ni sur le site Intemet, ni sur la plaque de l'immeuble, ni sur la porte du cabinet... « Nicolas Sarkozy n'exerce evidemment pas le metier d'avocat, poursuit Arnaud Claude.
II ne m'appelle plus tous les deux jours pour s'enquerir de la sante du cabinet,et nous avons mis en place une location de ses actions a mon profit par acte notarie. Il ne touche donc plus de dividendes de la societe. »
Des dividendes qui auraient rapporté 17 000 euros à Sarkozy en 2005 selon ses dires.
Mais combien lui rapporte la location de ses parts ?
"No comment", répond Me Claude.
Ces propos choquent Arnaud Montebourg, député PS de Saône-et-Loire, également avocat. "M. Sarkozy aurait dû céder son cabinet, comme je l'ai fait quand je suis devenu député, estime-t-il. Il est interdit de gagner de l'argent gràce à un cabinet privé quand on a une fonction publique. Le president et le batonnier de Paris sont coupables d'une infraction deontologique. Leur complaisance est coupable. »
Une interpretation que refute Yves Repiquet le batonnier de Paris : « Le Conseil de l'ordre des avocats s'est prononce a ce sujet en juin et il n'y a aucun souci deontologique. »
Meme si le cabinet du president de la Republique a des clients du calibre de Toyota ou de la mairie de Levallois ...
RAPHAEL DOMENACH
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Nicolas et Cécilia Sarkozy "ont divorcé par consentement mutuel"
AFP - 18 octobre 2007 16h00PARIS (AFP) -
Nicolas et Cécilia Sarkozy "ont divorcé par consentement mutuel", a annoncé jeudi l'Elysée dans un communiqué, environ deux heures après la diffusion d'un premier communiqué évoquant une "séparation par consentement mutuel".
Deux heures plus tôt, un communiqué de l'Elysée évoquaient une "séparation par consentement mutuel", une situation totalement inédite pour un président français, mettant ainsi fin à plusieurs mois de rumeurs et de spéculations.
Par ce communiqué lapidaire de 15 mots,le couple présidentiel a officialisé ce qui faisait presque quotidiennement la une des médias.
Encore jeudi matin, " l'affaire Cécilia " éclipsait dans plusieurs journaux dont Libération la grève nationale sur les régimes spéciaux de retraite.
" Cécilia et Nicolas Sarkozy annoncent leur séparation par consentement mutuel. Ils ne feront aucun commentaire", déclare le communiqué rendu public à 13H20 par l'Elysée.
Le mot de divorce n'apparaissait pas dans ce premier communiqué, alors que des constitutionnalistes avaient débattu tout au long de la semaine sur la possibilité pour le chef de l'Etat de divorcer, en raison de son statut qui le protège de tout acte en justice.
Juste après cette annonce, le président a quitté la France pour un sommet européen à Lisbonne.
Premier divorcé élu à l'Elysée, Nicolas Sarkozy , 52 ans, est donc également le premier chef d'Etat français à se séparer officiellement de son épouse pendant son mandat.
Pressé depuis plusieurs semaines par les médias de clarifier sa situation de couple, M. Sarkozy a mis fin à une incertitude qui pesait sur ses activités présidentielles. Les journalistes le questionnaient sans relâche sur sa vie privée, et avaient lundi encore interrogé son porte-parole sur la présence ou non de Cécilia à une visite d'Etat au Maroc, la semaine prochaine.
Traditionnellement, la Première dame accompagne le chef de l'Etat dans ces visites.
Mariés depuis 1996 - leur anniversaire de mariage tombe le 23 octobre -, le couple a un fils, Louis, agé de 10 ans. Il offrait l'image d'une famille recomposée, avec les deux filles Judith et Jeanne-Marie nées d'une première union de Cécilia avec l'animateur Jacques Martin, et Pierre et Jean, issus du premier mariage de Nicolas Sarkozy.
Cécilia n'était plus apparue en public depuis le 20 septembre, jour des obsèques de Jacques Martin.
Elle est cette semaine à la une des principaux hebdomadaires, avec deux photos posées dans Paris Match, prises dans un grand hôtel parisien par l'auteur de la photo officielle du président.
Nicolas Sarkozy, et son épouse, 49 ans, s'étaient déjà séparés en 2005, avant de se retrouver un an plus tard.
Après avoir été très présente à ses côtés dans la vie politique - elle fut notamment sa chef de cabinet à l'UMP - Cécilia Sarkozy s'était mise en retrait, n'apparaissant quasiment pas en public pendant la campagne présidentielle. Mais on lui prêtait une influence importante dans l'ombre.
Le président, qui n'a jamais fait mystère de l'importance de son épouse à ses yeux et qui multipliait publiquement hommages et attentions, avait affirmé pendant la campagne et depuis son élection que son épouse "aurait un rôle", encore à définir, auprès de lui à la présidence.
Le couple ne s'était toutefois pas installé à l'Elysée et Mme Sarkozy n'avait fait que très peu d'apparitions officielles.
Elle était en revanche intervenue de façon aussi spectaculaire qu'inattendue dans le dossier des soignants bulgares détenus en Libye, faisant deux fois le voyage de Tripoli comme "émissaire personnel" de son époux et raccompagnant les infirmières à Sofia dans un avion officiel français.
Ses absences répétées alimentaient les rumeurs. Cet été, en vacances aux Etats-Unis, elle avait renoncé au dernier moment à un déjeuner chez le président George Bush, officiellement pour cause "d'angine blanche", avant d'être photographiée le lendemain faisant du shopping.
En 2005, avant leur première séparation, elle avait lancé dans le magazine Télé Star: "Je ne me vois pas en first lady. Cela me rase. Je ne suis pas politiquement correcte".
Depuis la présidentielle, la rivale socialiste de M. Sarkozy, Ségolène Royal et son compagnon François Hollande, numéro 1 du PS, ont également annoncé leur séparation.
Un des premiers à réagir à l'annonce de l'Elysée, le député socialiste Arnaud Montebourg a lancé: "La France se moque comme d'une guigne des peines de coeur de ses dirigeants politiques."
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Jeudi noir 18 octobre 2007 : Divorce et Cécilia s'exhibe
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Le choix de cécilia
Madame Balkany, amie de Nicolas et Cécilia.
«J'ai emmené Nicolas là où il fallait qu'il aille»
Sophie des Deserts, Le Nouvel Observateur, Nº2241 SEMAINE DU JEUDI 18 Octobre 2007
Elle était revenue pour la campagne présidentielle.
Mais dès le 6 mai elle était déjà ailleurs. Pendant cinq mois, la «first lady» aura essayé d'entrer dans son rôle. En vain. Sophie des Déserts revient sur le destin de celle qui ne voulait ni ne pouvait être la «femme de...»
La rumeur enflait depuis les premiers jours d'octobre. Chacun se mettait dans la tête des communicants de l'Elysée, imaginait le bon timing, avant ou - en cas de victoire - après la demi-finale de rugby, pour faire passer la pilule aux Français, peut-être jeudi 18, le jour des grèves, ou alors le week-end, après les fiançailles de Jeanne-Marie, la seconde fille de Cécilia, avant le voyage officiel au Maroc...
Ambiance électrique dans les rédactions, supputations, discussions sans fin jusqu'à l'écoeurement : à force de se mettre en scène depuis des années, les Sarkozy n'ont plus droit à l'intimité, un divorce bouleverserait, dit-on, la donne politique. Qui saurait, qui cracherait en premier l'information : David Martinon, le président lui- même, à moins que ce ne soit elle ?
Indomptable et incontrôlable Cécilia. Une fois de plus, tout Paris la cherchait. On parlait d'une interview vérité accompagnée d'une série de photos inédites. On recensait ses dernières apparitions, à Londres, sur les bords du lac Léman, puis vendredi chez Versace, chez Dior avenue Montaigne... Aux dernières nouvelles, d'après un texto reçu au cours du week-end par sa nouvelle grande amie Isabelle Balkany, tout allait bien pour Cécilia. Le temps passait, les journalistes s'épuisaient.
Après tout, la première dame, passée maître dans l'art du mystère, les trompait sans doute une fois de plus. La presse française, jugée toujours trop frileuse par ses confrères étrangers, avançait sur la pointe des pieds. Peut-être s'agissait- il juste d'une dépression passagère, d'un énième coup de blues ? Pas cette fois... Lundi soir, Nicolas et Cécilia Sarkozy auraient signé devant le juge un accord de divorce.
Fin d'un interminable soap opéra élyséen, début d'une ère nouvelle dans l'histoire de la Ve République. Un président reste seul, une première dame à peine installée s'en va reconquérir sa liberté. Cécilia aura tenu cinq mois son rôle de «first lady». Elle avait pourtant passé toute une partie de sa vie à s'y préparer. Vingt ans aux côtés de Nicolas Sarkozy, vingt ans sans manquer un de ses déplacements, vingt ans à remplir son agenda, à organiser des dîners, à bâtir des réseaux, à surveiller ses nuits, son appétit, ses collaborateurs, l'épouse dévouée connaissait, depuis leur rencontre en 1986, les ambitions du maire de Neuilly Elle avait même fini par les partager.
Combien de fois avait- elle dit, tout sourire, aux amis proches : «Ensemble à l'Elysée, on jouera les Kennedy.» Promesse tenue, le 16 mai, jour de la passation de pouvoir. La scène est belle comme dans un film, elle, superbe en soie Prada grège, le petit Louis, ses deux fils à lui, ses deux filles à elle, tous blonds, chics, racés comme s'ils étaient de la même famille. «Il aura fallu vingt ans pour en arriver là», songe, ivre de joie, le tout nouveau président.
C'est sa femme qui, malgré les tensions vives, depuis toujours, entre elle et les garçons Sarkozy, a imaginé tout le scénario, les tenues des enfants, l'arrivée tous ensemble, sous les flashes du monde entier. Devant la France, la famille Sarko irradie. Le président exulte, Cécilia verse une larme. Et soudain, en quelques secondes, toutes les ombres de la vie du couple disparaissent. L'escapade amoureuse de madame, celle de monsieur, les va-et-vient incessants à New York, les demandes de divorce répétées de Cécilia chez Me Kiejman, ses inconstances régulières pendant la campagne, jusqu'au soir incroyable de la victoire, au Fouquet's, où celle que l'on n'attendait plus finalement réapparaît, presque malgré elle...
Les proches du candidat, ceux qui le suivent depuis des mois, ceux qui l'ont vu parfois pleurer, démuni, «devant les folies de son épouse» n'en croient pas leurs yeux. Cécilia qui, quelques semaines encore avant les élections, avait envoyé Nicolas vivre ailleurs, et même refusé au se cond tour de voter pour lui, joue devant tout le monde l'épouse parfaite. A ceux qui osent lui demander : «Pourquoi es-tu revenue ?» elle plisse ses minuscules yeux clairs et murmure : «Si seulement je savais...»
Le sens du devoir sans doute. Mlle Ciganer a été élevée comme ça, par les soeurs de Lübeck, à Paris dans le 16e, par sa mère chérie, la belle Diane, qui depuis toujours lui prédisait, aux côtés d'un homme, un destin exceptionnel. Comme elle, Cécilia est partie du foyer conjugal, puis rentrée. Sa passion new-yorkaise lui a trop coûté; les filles, qui depuis longtemps partagent tout de ses états d'âme, sont perdues; le petit Louis, tiraillé entre ses deux parents, est déstabilisé. «Entre elle et lui c'était «Kramer contre Kramer»», raconte un proche du couple. Des menaces, mais aussi des déclarations d'amour en permanence, comme toujours, comme au début quand il courtisait la femme de son ami Jacques Martin.
Nicolas ne ménage pas ses efforts : des messages, des SMS, des «je t'aime 18 fois par jour». Elle est meurtrie, mais flattée. Malgré les erreurs, les infidélités, nombreuses mais sans doute inévitables, d'une bête politique née pour séduire, Sarkozy lui montre chaque jour qu'il tient à elle. «C», comme il l'appelle dans son livre, «la part non négociable de moi-même». L'autre, la journaliste du «Figaro», qu'il a présentée à sa famille, à ses amis, à ses collaborateurs, et même pensé un temps épouser, ne la remplacera jamais. Le candidat de l'UMP le répète sans cesse à qui veut l'entendre : «J'ai besoin de Cécilia.»
Elle, depuis toujours, l'admire, en parle sans cesse comme d'un «être exceptionnel». Avant son départ pour New York, Cécilia demandait aux proches de «prendre soin de lui», durant la campagne présidentielle aussi, ses copines reçoivent des SMS «soyez auprès de lui». Madame délègue, faute de pouvoir comme avant être à ses côtés. «L'amour retrouvé», écrit Catherine Pégard - aujourd'hui conseillère à l'Elysée - dans «le Point» en juin 2006, c'est ce que le futur président veut croire et faire croire aux Français. Cécilia joue le jeu comme elle peut, par intermittence. Les mauvaises langues parlent d'un accord tacite entre eux, le temps de gagner l'élection.
Ceux qui la côtoient de près n'y croient pas. «Cette fois, elle a pris sa décision, confiait début juin un de ses proches. Elle est là pour de bon. Elle dit qu'il a son métier, sa fonction, qu'elle est prête à une dose d'abnégation.» La first lady installe ses bureaux au rez-de- chaussée de l'Elysée. Apprivoise ses nouvelles résidences - la Lanterne, le fort de Brégançon - avant, dit-on, d'y lancer de grands travaux. Son premier voyage officiel est un succès : «Au G8, au milieu de toutes les autres épouses, on ne voit qu'elle», s'enthousiasme alors un collaborateur du président. La presse féminine loue son allure, sa fine silhouette, son élégance.
En apparence, Mme Sarkozy s'épanouit à merveille dans son nouveau rôle. En réalité, rien n'a changé. De nouveau, comme depuis son départ pour New York à l'été 2005, elle doute, disparaît, réapparaît... Le G8, oui, mais seulement pour vingt-quatre heures; la garden party du 14-Juillet, d'accord, mais pas question d'assister le soir au grand concert populaire du Champ-de-Mars. «Elle ne veut pas être une 'femme de«», explique l'une de ses amies. Paradoxe infernal pour une enfant des beaux quartiers qui n'a quasiment jamais travaillé, pour une jolie fille qui, en dehors des hommes, n'a jamais vraiment existé. Mlle Ciganer depuis toujours se cherche une place.
Et voilà qu'à l'aube de la cinquantaine, propulsée au sommet de l'Etat, on lui demande de définir son rôle. «Laissez-lui le temps, répond inlassablement son attachée de presse. Mme Sarkozy s'expliquera en septembre.» Officiellement, elle refuse systématiquement toutes les demandes d'interview, par peur, sans doute, de trop en dire, d'avoir du mal à donner le change. Car, en tête à tête, la reine de l'hypercontrôle se confie sans peine. Elle parle de ses angoisses, de ses doutes, des trahisons du monde politique, de la comédie du pouvoir... On l'entend souvent dire : «Tout ça, c'est pas la vraie vie». Se plaindre : «Une tonne de faux amis apparaissent, les vrais disparaissent», alors qu'elle-même, après son retour, a fait le vide autour d'elle. Les frères, les fidèles, les anciens collaborateurs, tous ceux qui auraient pu l'accompagner dans la solitude du pouvoir ont été du jour au lendemain écartés.
Coupables d'avoir un moment pris partie pour Nicolas. «Elle a du sang espagnol, soupire, désolé, l'un de ses proches. Avec elle, pas de compromis. C'est tout noir ou tout blanc, on est pour ou contre elle.» Cécilia jure qu'elle tiendra bon, qu'elle fera son devoir, puisque c'est ce que tout le monde souhaite. En attendant, elle noie ses angoisses dans le shopping. Court dans les églises, consulte un voyant. Dort peu, se nourrit d'un rien. Se réfugie, comme une adolescente, auprès de sa bande de copines, des amitiés récentes souvent, plus jeunes qu'elle.
Agnès Cromback, 43 ans, patronne de Tiffany's & Co, Mathilde Agostinelli, 37 ans, responsable de la com de Prada, et l'incontournable Rachida Dati, la «soeur» qu'elle n'a jamais eue, cette fille modeste qui, contrairement à elle, s'est faite toute seule, au mérite, sans argent, sans homme, sans réseaux. Cécilia, depuis le début, l'a repérée, poussée, et semble soudain ne plus pouvoir se séparer d'elle, jusqu'à l'emmener, sous l'oeil ébahi de toute une église en deuil, assister à Lyon aux obsèques de son ex-mari Jacques Martin. Le couple présidentiel ne vit plus sans les copines, elles sont de toutes les sorties, de tous les week-ends, de tous les dîners... «C'est normal. On est peu à avoir tout fait pour qu'ils se remettent ensemble, raconte l'une d'entre elles. Ils nous font confiance. Sarko sait que Cécilia a besoin de nous.»
Le président accepte tous les compromis. Depuis des mois, il a appris à vivre seul, à excuser sans cesse les absences de son épouse. Il répète aux journalistes qu'il voudrait qu'on la laisse tranquille, mais dans le même temps ne cesse de la mettre en scène. «Si vous avez aimé Jackie Kennedy, vous allez aimer Cécilia Sarkozy», lançait-il, sûr de lui, le soir du Fouquet's. Quelques semaines plus tard, à la garden- party de l'Elysée, devant tout le monde, il «voudrait dire à Cécilia et à Judith qu'elles sont très belles». Compliments désespérés d'un mari qui ne sait plus que faire. Mi-juillet, il tente de la remettre en jeu en l'envoyant, avec Claude Guéant, secourir les infirmières bulgares. «Quand elle est partie, tout le dossier était quasiment bouclé, assure un collaborateur du président. On cherchait depuis des mois une opération pour donner un rôle à Cécilia.»
La mission, réussie, la rend heureuse. Enfin la première dame se sent pousser des ailes. Mais rapidement la presse la ramène sur terre, exige une commission d'enquête, questionne son rôle, sa légitimité, comme avant à Neuilly, à Beauvau, à Bercy, comme toujours... Mme Sarkozy, qui longtemps s'est plainte quand elle n'était pas sur les photos, dit ne plus supporter la lumière médiatique. Elle l'aime seulement si l'on fait d'elle une Jackie Kennedy des temps modernes. Mais si l'on s'aventure au-delà, si l'on révèle des détails sur sa vie, Cécilia se sent traquée.
Le dossier du «Nouvel Observateur» qui lui était consacré cet été la plonge dans une colère noire. Menaces de procès, intimidations par téléphone, en direct de Wolfeboro ( !), Madame ne masque plus sa grande fragilité. Quelques jours plus tard, elle sèche la visite chez les Bush, recommence les parties de cache-cache. Peu à peu le «mystère Cécilia» devient, selon le titre de «l'Express», «le Problème Cécilia»...
A l'Elysée, tout le monde en a conscience, depuis la rentrée, le président, lui-même, ne justifie plus ses absences «II est las, épuisé, comme un mari qui a tout donné, confie un membre de son équipe. Quelque part, il a renoncé, on le sent libéré.» L'épouse elle aussi est à bout de souffle. «J'ai fait mon devoir, confie-t-elle à ses fidèles. J'ai emmené Nicolas là où il fallait qu'il aille.» La «quille affective», selon l'expression célèbre de Brice Hortefeux, s'est cassée, le président est désormais seul face au peuple. Après tout, la France l'a choisi lui, pas elle. L'histoire est en marche. Cécilia a une vie à vivre, vite : le 12 novembre, elle aura 50 ans.
Sophie des Deserts, Le Nouvel Observateur
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L'Est Républicain - 19/10/2007 - Exclusivité - Interview exclusive de Cécilia Sarkozy
« Je vais vivre dans l'ombre, comme j'aime »
Le jour de l'annonce officielle du divorce des Sarkozy, Cécilia accorde à L'Est Républicain une longue interview.
Elle aborde - avec beaucoup de pudeur - tous les sujets : son histoire amoureuse en 2005, ses difficultés à concilier vie publique et vie privée, d'une famille recomposée dont tous les Français ont parlé.
Propos recueillis par Yves DERAI
- Pourquoi dire votre part de vérité aujourd'hui ?
- Je pense que je me dois d'expliquer pourquoi je ne veux plus jouer le rôle - si rôle il y a - de première dame de France ; les raisons pour lesquelles j'ai demandé de divorcer ; les raisons pour lesquelles je veux me retirer de la vie publique.
Je pense que je me dois d'expliquer les raisons de mon choix aux Français qui se posent des questions.
- Vous venez d'avancer deux éléments essentiels : votre retrait de la vie publique et votre divorce. Qu'est-ce qui est primordial pour vous ? Est-ce que l'un explique l'autre ?
- On ne peut pas dissocier les deux choses.
Il m'est arrivé un événement il y a deux ans dont la France est malheureusement au courant. Parce qu'étant une femme médiatisée de par la fonction de mon mari, tout ce qui m'arrive dans l'existence doit être expliqué.
En 2005, j'ai rencontré quelqu'un, je suis tombée amoureuse, je suis partie.
Peut-être un peu précipitamment vu le contexte encore médiatique dans lequel je vivais à l'époque.
J'ai voulu essayer de me comporter correctement et de revenir pour essayer de reconstruire quelque chose, pour essayer de revenir à des principes auxquels je suis habituée, avec lesquels j'ai été élevée. C'est la raison pour laquelle tout cela s'est passé rapidement sans que je puisse tout à fait gérer les circonstances.
Les Français ont élu un homme pas un couple
Depuis deux ans, je n'ai pas parlé. Sachez que cette vie publique ne me correspond pas, elle ne correspond pas à ce que je suis au plus profond de moi-même ; je suis quelqu'un qui aime l'ombre, la sérénité, la tranquillité.
J'avais un mari qui était un homme public, je l'ai toujours su, je l'ai accompagné pendant vingt ans. Ce combat a abouti à un endroit, quelque part où je trouve qu'il est formidable, parce que c'est un homme d'Etat, c'est un homme qui est capable de faire beaucoup pour la France et pour les Français.
Mais moi, je pense que ce n'est pas ma place. Ce n'est plus ma place. Et comme l'ont dit fort souvent les journalistes et les chroniqueurs, on a élu un homme et non pas un couple.
- Pour vous, l'accession de Nicolas Sarkozy à l'Elysée a été un peu comme la fin d'un cycle ? Avez-vous, en quelque sorte, accompli une mission ?
- Non. Là, vous mélangez vie privée et vie publique. Mais il est vrai que lorsqu'on épouse un homme politique, la vie privée et la vie publique ne font plus qu'un. C'est le début des problèmes. Je n'ai pas accompli une mission, c'était un combat commun.
Je suis une femme qui s'engage, j'en ai besoin. J'ai besoin de prouver, surtout à moi-même plus qu'aux autres, que je suis capable de faire des choses.
C'est comme un violoniste à qui vous donnez un Stradivarius
Donc, pendant vingt ans, ça a été un combat, une lutte, mais aussi des moments intéressants, passionnants, parce que la politique est passionnante, auprès de celui qui était mon mari.
Pour lui, c'est comme un violoniste à qui vous donnez un Stradivarius, il a tout à coup l'occasion d'exercer son art. En ce qui me concerne, ce n'est pas du tout la même chose : j'ai travaillé à ses côtés, mais je n'avais pas été élue et je n'avais pas envie d'être élue. C'est l'une des raisons pour lesquels ce n'était pas ma place.
- Sans entrer dans votre vie privée, pouvez-vous nous dire quelques-unes des raisons qui vous ont conduit à cette décision importante ?
- Ce qui m'arrive est arrivé à des millions de gens : un jour, vous n'avez plus votre place dans le couple. Le couple n'est plus la chose essentielle de votre vie, ça ne fonctionne plus, ça ne marche plus. Les raisons sont inexplicables, elles arrivent à beaucoup de gens. Ca nous est arrivé.
Il y a des moments dans l'existence où on va moins bien que d'autres
Comme nous avons un certain nombre de principes, nous avons essayé de reconstruire, de rebâtir, de faire passer la famille avant le reste, cette famille recomposée dont tous les Français ont parlé, de la faire passer en priorité, mais ce n'était plus possible. On a tout essayé, j'ai tout essayé. Simplement, ce n'était plus possible.
- C'est cette crise de votre couple qui explique vos absences lors de différentes cérémonies officielles, lors de voyages où l'on vous attendait ?
- La crise n'arrive pas du jour au lendemain.
Je suis rentrée à la maison il y a un an. Pendant un an, j'ai essayé de m'engager professionnellement, personnellement, mais ça n'allait pas tous les jours. Pendant le G8, j'ai préféré partir parce que ma place n'était plus là.
Si je ne suis pas allée voter, c'est que je n'étais pas bien, que ce n'était pas le moment pour moi de me montrer. Je pense que les Français peuvent comprendre qu'il y a des moments dans l'existence où on va moins bien que d'autres, ces crises peuvent arriver à tout le monde.
Donc j'ai préféré ne pas me montrer, ne pas m'exposer, me protéger. Une des perversions de ma position, c'est cette obligation de m'expliquer sur le fait que j'ai besoin de vivre tranquillement, cachée.
- En même temps, le fait qu'on ne vous voie pas là où on vous attendait a alimenté ce phénomène qu'on a appelé « l'énigme Cécilia », « le mystère Cécilia », dont les médias raffolent.
- Il n'y a aucune énigme, aucun mystère, il n'y a qu'un couple qui traverse une crise, qui a essayé de la surmonter sans y parvenir. Et il y a beaucoup de pudeur de ma part de ne pas vouloir étaler, parler dans la presse, expliquer des choses qui ne regardent en fait personne !
Il n'y a pas de carapace assez solide pour se protéger de cela
Qu'en plus, ma vie privée soit expliquée, disséquée, avec des choses aberrantes que j'ai lues, bien sûr que j'en souffre, tout le monde en souffrirait. Les gens qui vous disent le contraire ne disent pas la vérité : il n'y a pas de carapace suffisamment solide pour se protéger de cela.
- Vous espérez, par votre décision, tourner cette page ?
- Ce n'est pas que je l'espère, je vais tourner cette page et surtout, je vais essayer maintenant de vivre discrètement et dans l'ombre, comme je l'aime.
- Il n'y a peut-être pas de « mystère » ou d'« énigme Cécilia » mais il y a un paradoxe Cécilia : vous souhaitez visiblement être en retrait par rapport à la médiatisation qui est celle d'une première dame de France et - en même temps - vous avez accompli une mission extrêmement spectaculaire en Libye. Un succès puisque vous avez réussi là où d'autres avaient échoué avant vous : libérer ces infirmières bulgares et le médecin palestinien. Vous saviez que vous alliez être très exposée à votre retour...
- J'ai fait les choses sans penser aux conséquences médiatiques. A un moment donné, j'ai parlé avec Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée, il m'a dit : « Je pars en Libye ». J'ai senti que je pouvais aider, que je pouvais apporter une contribution.
J'ai senti que je pouvais apporter une contribution
- Pourquoi ?
- J'ai senti que je pouvais le faire même si la situation était bloquée depuis très longtemps. Je lui ai dit : « Je vous accompagne ! » Il était assez étonné, il en a parlé au Président qui a dit : « Allons-y, on va tenter, emmenez-la ».
Je suis partie avec lui. Dans l'avion, j'ai pris connaissance de ce dossier, j'ai essayé de comprendre et je m'en suis imbibée.
En arrivant, je me suis aperçue qu'il y avait moyen de débloquer les choses. J'y ai mis toute mon énergie.
Premier voyage, second voyage, j'ai passé cinquante heures à discuter, à parler, à négocier - avec les uns et avec les autres ; souvent avec les uns contre les autres - pour essayer d'obtenir la seule chose qui m'intéressait : sortir ces femmes et cet homme.
Je leur avais donné ma parole, il fallait que je tienne ma parole et je sentais que je pouvais y arriver. Il fallait y mettre toute sa volonté, tout son cour, toute sa rage.
J'y suis parvenue et je suis très contente. Je n'attendais rien en retour et je ne comprends pas cette polémique parce que la seule motivation qui était la mienne, c'était de sortir ces gens qui ont souffert atrocement, c'était juste les sortir de la prison.
Je n'ai à aucun moment pensé ni aux conséquences médiatiques, ni aux explications qu'on me demande de donner, ni à quoi que ce soit. Je l'ai juste fait dans un but humanitaire. C'est tout.
Il a pris la décision de ne pas me faire auditionner sans m'en parler
- Nicolas Sarkozy, lors d'une récente intervention télévisée, a laissé entendre que vous n'étiez pas opposée à être auditionnée par les parlementaires français.
- Il a pris la décision de ne pas me faire auditionner sans m'en parler parce qu'il a pensé, je suppose, que c'était bien ou mieux pour moi. Moi, je n'ai rien à cacher dans cette histoire, je n'ai rien fait de mal, j'ai été très honnête, je ne suis pas sortie des bornes : j'ai fait ce qu'il fallait faire avec l'aide de Claude Guéant et de Boris Boyon, le conseiller diplomatique, qui étaient auprès de moi et qui ont veillé à ce que tout se passe au mieux.
Maintenant, lorsqu'on me demande d'aller m'excuser d'avoir sorti ces femmes et cet homme, il y a quelque chose qui n'est pas normal.
- Est-ce que cette mission vous donne envie de poursuivre dans l'humanitaire ?
- Je crois que j'ai eu beaucoup de volonté pour le faire, de ténacité et de chance. Je ne sais pas si tout cela reviendra. Ce n'est pas seulement les infirmières bulgares, je me suis toujours engagée pour essayer de tendre une main. Je continuerai à le faire, médiatisée ou non.
- Sous quelle forme ? Vous avez envie de créer une fondation ?
- Non. Pour le moment, je n'ai aucun projet. J'ai envie de faire beaucoup de choses et je sens que j'ai la possibilité d'aider les autres. Cela a toujours été dans ma nature, j'ai toujours été tournée vers les autres.
- Une question que beaucoup de Français se posent : qu'avez-vous ressenti au moment où vous avez appris que Nicolas Sarkozy devenait président de la République, après toutes ces années de combat ?
- J'étais fière ! J'étais fière parce que c'est un travail qui prend une vie entière. C'est une abnégation, beaucoup de sacrifices pour y arriver. Cependant, je pense qu'il fait partie de cette race d'hommes qui met sa carrière et sa vie au service de l'Etat sans rien attendre en retour.
La France le mérite et il mérite la France
- C'est un homme d'Etat ?
- Je le pense. Je pense que la France le mérite et qu'il mérite la France. J'étais fière et heureuse pour lui. Vraiment pour lui.
- On a dit beaucoup de choses sur votre rôle à ses côtés. Vous étiez une conseillère, vous aviez de l'influence, vous pesiez sur les décisions stratégiques, sur des nominations ? On a même dit que certains ministres vous devaient leur place.
- Je suis très contente de pouvoir en parler. Nicolas n'a absolument pas besoin de ce genre de conseils. J'ai toujours essayé d'être un garde-fou pour lui parce que j'ai un regard très extérieur et que j'ai toujours gardé une vie un petit peu en dehors et parallèle à celle de la politique. J'ai un regard plus frais et plus extérieur aux choses. En revanche, tout ce qui est nominations, décisions, je ferme la porte du bureau. Je n'ai jamais voulu faire d'ingérence en quoi que ce soit. En revanche, je pense qu'un avis extérieur absolument pas intéressé, puisque je n'attendais rien en retour, est par définition un bon avis.
Il y a des moments où le destin s'acharne contre vous
- Pourquoi ces fantasmes alors ?
- Peut-être parce que je n'ai pas assez parlé, expliqué... Je ne sais pas.
- Vous avez perdu récemment votre premier mari, Jacques Martin. Doit-on faire un lien entre sa disparition et votre séparation actuelle ?
- Pas du tout. Mais il y a des moments où le destin s'acharne contre vous. Jacques était un homme remarquable qui m'a donné deux filles magnifiques qui sont aujourd'hui des jeunes femmes. Je suis heureuse de pouvoir lui rendre hommage et heureuse aussi que mes filles aient pu constater à quel point c'était un grand Monsieur.
En ce moment, il y a dans ma vie des bouleversements considérables. Plutôt que de me laisser dépasser, j'essaie de les gérer. Je suis une inconditionnelle du positivisme.
J'ai pris mes princeaux pour peindre une nouvelle histoire
- Qu'allez-vous faire dans les jours qui viennent ?
- Je vais me concentrer sur ma famille. Et puis je vais me projeter dans l'avenir. Je ne veux plus vivre par rapport à mon passé. Je n'aime pas vivre dans les décombres. La page se tourne, c'est très difficile et c'est normal, vu le contexte et les enjeux. Mais je ne regrette jamais mes décisions. Enfant déjà, quand je finissais un dessin, je tournais la page et j'en commençais un autre. Eh bien là, j'ai pris mes pinceaux pour peindre une nouvelle histoire.
Propos recueillis par Yves DERAI
19/10/07
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La commémoration de Guy Môquet, controversée, dans les lycées
Par Par Karine PERRET AFP - Lundi 22 octobre, 08h04PARIS (AFP) -
La "commémoration du souvenir" du jeune résistant communiste Guy Môquet, organisée lundi dans les lycées devrait revêtir des formes diverses selon les établissements, sur fond d'une controverse qui dépasse largement le cadre scolaire.
Le 16 mai, jour de sa prise de fonction, le président Nicolas Sarkozy avait demandé de faire lire en début d'année à tous les lycéens la lettre d'adieux que ce garçon de 17 ans avait écrite à sa famille de sa prison, avant d'être fusillé par l'occupant allemand le 22 octobre 1941.
La date du 22 octobre a été retenue pour la lecture du texte: celle-ci pourra se faire "en classe ou en grand groupe", par "toute personnalité dont l'engagement pourrait sensibiliser les élèves". Elle pourra être suivie de la lecture "d'autres" lettres et d'"une réflexion collective", selon une note du ministre de l'Education, Xavier Darcos, publiée au Bulletin officiel le 30 août.
Il s'agit d'honorer, selon cette note, "le sens du devoir, le dévouement et le don de soi", les valeurs de "courage et d'engagement" de ces Français "passionnément attachés à la liberté au point de sacrifier leur propre vie".
Sur le terrain, "l'organisation sera très variable selon les établissements", a affirmé à l'AFP Philippe Guittet, secrétaire général du SNPDEN-Unsa, syndicat majoritaire chez les proviseurs: simple lecture au premier cours du lundi, éclairage du contexte, témoignages d'anciens résistants, intervention de "personnalités" extérieures.
Les parlementaires ont reçu un courrier de M. Darcos les invitant à se joindre à cette initiative. Plusieurs membres du gouvernement y prendront part: M. Darcos sera dans son lycée d'origine, à Périgueux (Dordogne), Valérie Pécresse (Enseignement supérieur) à Versailles, Rachida Dati (Justice) à Villejuif (Val-de-Marne), etc.
Nicolas Sarkozy ne se rendra pas au lycée Carnot à Paris, comme un temps envisagé, a annoncé son conseiller spécial Henri Guaino, invoquant des raisons d'agenda. Des professeurs de l'établissement avaient rédigé un texte à son intention expliquant leur "refus de participer à cette commémoration".
Certains collèges seront aussi de la partie avec des initiatives locales pour les classes de 3ème.
"Dans d'autres cas, la lettre ne sera pas lue mais des élèves vont sortir sur des lieux de la Résistance. Enfin là où le courant syndical est fort, il y aura un refus de s'investir dans cette commémoration", a expliqué M. Guittet.
Le Snes-FSU (majoritaire dans le second degré), appelle en effet les profs à "refuser" de participer à cette "cérémonie", estimant qu'on ne peut "fonder l'enseignement sur le recours à l'émotion, ni obéir à une prescription du président venant perturber une progression pédagogique construite selon une logique précise, s'inscrivant dans le respect des programmes".
Plusieurs enseignants, syndiqués ou non, joints par l'AFP, ont fait savoir en assemblées générales ou dans des motions aux recteurs leur refus de lire la lettre. Des distributions de lettres d'explication aux élèves sont prévues lundi.
Le PCF, qui avait d'abord salué l'initiative de M. Sarkozy, a dénoncé la volonté du chef de l'Etat de "réviser l'histoire" en "taisant l'engagement communiste" de Guy Môquet.
Le PS a mis en garde contre une "instrumentalisation de l'histoire".
Outre la dimension politique, l'intiative est sorti du cadre strict de l'école avec un fort intérêt médiatique: lundi "La lettre", un court métrage sur les derniers instants de Guy Môquet, dont la production a été pilotée par la chaîne parlementaire sera diffusée sur France 2, France 3, TV5-Monde, LCP-Assemblée nationale et les antennes de Radio France (bande-son).
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Cécilia Sarkozy parle à coeur ouvert dans « Elle » !
Par public.fr Public.fr - Dimanche 21 octobre, 10h52
Exceptionnellement
Elle n´est pas paru, comme à l´accoutumée, le lundi, mais deux jours avant, le
samedi et pour cause ! Le magazine propose une interview de l´ex-Première
Dame de France, Cécilia Sarkozy, qui revient sur son divorce.
En dépit
de ceux qui l´accusent d´avoir joué un jeu pendant la campagne, Cécilia
déclare : « J´ai toujours agi en pensant à ma famille et non par
calcul. Nicolas et moi n'avons jamais menti. Nous avons essayé de
rebâtir ».
Plus
loin, elle renchérit : « J'ai consacré à Nicolas vingt ans de ma vie,
vingt ans qui n'ont pas toujours été faciles, loin de là. Vingt ans où je me
suis dévouée dans l'ombre pour lui ».
Concernant
l´avenir, elle envisage : « Je suis quelqu'un qui aime l'ombre, la
sérénité, la tranquillité [...] Je vais essayer maintenant de vivre
discrètement et dans l'ombre, comme je l'aime ».
Enfin,
elle affirme pour le moment ne porter personne d´autre dans son coeur.
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Nicolas Sarkozy s'oppose à la hausse de la redevance TV [ 25/10/07 - 17H17 - AFP ]
Le président Nicolas Sarkozy est opposé à l'augmentation de deux euros de la redevance TV, adoptée mercredi par la commission des Affaires culturelles de l'Assemblée nationale, a fait savoir jeudi le porte-parole de l'Elysée David Martinon.
"Le président Nicolas Sarkozy réaffirme son opposition à toute augmentation de la redevance télé", a déclaré M. Martinon à la presse.
La commission des Affaires culturelles a voté mercredi, sans l'aval du gouvernement, le passage de 116 à 118 euros du montant de la redevance audiovisuelle dans le cadre du projet de loi de finances 2008.
Le patron des députés UMP, Jean-François Copé, a lui aussi déclaré jeudi que le groupe parlementaire qu'il dirige était "tout à fait défavorable" à cette augmentation.
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Grenelle : Sarkozy repeint la France en vert
Après trois mois de préparation et deux jours de tables rondes parfois tendues, le Grenelle a accouché. Et Nicolas Sarkozy, aux côtés d’Al Gore, promet un «new deal écologique», allant jusqu'à annoncer une «révolution».
François VIGNAL
LIBERATION.FR : jeudi 25 octobre 2007
Tout sourire le président. Quand l’Américain Al Gore, chantre de la lutte écologique mondiale et récent prix Nobel de la Paix, vante le Grenelle de l’environnement, rendant un hommage appuyé au président français, «grand ami des habitants de cette planète», Nicolas Sarkozy apprécie, forcément. Chirac avait alerté sur «la maison» qui «brûle». Sarkozy se pose en pompier.
Après deux journées marathon autour de quatre tables rondes au ministère de l’Ecologie de Jean-Louis Borloo, le président français a pu annoncer des mesures – plus ou moins précises – lors de la cérémonie de clôture, à l’Elysée, devant 800 invités. Parlant de «New deal écologique» et de «révolution», Nicolas Sarkozy s’est engagé à étudier «la création d’une taxe «climat énergie» (taxe carbone ndlr) en contrepartie d’un allègement de la taxation du travail». Les discussions s’étaient pourtant crispées hier à ce sujet.
Toujours au chapitre des taxes, le président a proposé au président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, présent à l’Elysée, que dans les six mois «soit débattue au sein de la Commission européenne» «la possibilité de taxer les produits importés de pays qui ne respectent pas le Protocole de Kyoto».
Sur les pesticides, autre sujet de controverse, Nicolas Sarkozy «demande au ministre de l’Agriculture Michel Barnier de proposer avant un an un plan pour réduire de 50% l’usage des pesticides, dont la dangerosité est connue, si possible dans les dix ans qui viennent». Cette question avait été sujet de rebondissement ce matin quand la FNSEA avait souhaité revenir sur une décision arrêtée depuis une heure. Mais comme à l’accoutumé depuis le début de son mandat, Nicolas Sarkozy s’est réservé les annonces, tranchant, en dernier ressort, les différends.
Les associations et ONG ont globalement bien accueilli le discours, tout en restant vigilantes. Nicolas Hulot distribue même des fleurs à tout le monde. A Sarkozy : «Sur ce qui a été acté, on est franchement dans les 18/20». Et à lui-même : «Cet exercice aurait été impossible sans le Pacte écologique».
Cette grande messe de l’environnement a donc donné un coup de vert à l’Etat, jusque dans les détails – traiteur bio au ministère de l’Ecologie, discours imprimé en papier recyclé. Reste à dépasser la forme et les bonnes intentions. «Ce que j’ai dit ce soir, nous le ferons» a lancé Nicolas Sarkozy en conclusion. Chiche !
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France3.fr Publié le 26/10 à 11:56
Le satisfecit partiel de José Bové
La suspension de la culture commerciale des OGM saluée par José Bové à la suite du Grenelle de l'environnement
Depuis le Larzac, José Bové réagit plutôt favorablement à l'annonce de l'arrêt de la culture des OGM. c'est une première étape. Mais il ajoute que : "la mobilisation continuera tant que la France ne s'est pas engagée clairement sur la clause de saisie de la Communauté européenne".
Dès samedi les Faucheurs volontaires se réuniront à Paris pour décider s'ils entament une nouvelle grève de la faim à partir du 6 Novembre.
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Au Maroc, Nicolas Sarkozy remet à plat la stratégie française
Le monde.fr 24.10.07 | 17h18
par Emmanuel Jarry
MARRAKECH (Reuters) - Nicolas Sarkozy a mis à profit sa visite d'Etat au Maroc pour ajouter un chapitre à la remise à plat de la stratégie politique et économique française sur la scène internationale, qu'il a entreprise depuis son installation à l'Elysée.
Le président français est reparti mercredi après-midi pour Paris avec dans son escarcelle quelques contrats et engagements dans le domaine économique et commercial pour un montant total qu'il a évalué à trois milliards d'euros.
C'est le protocole d'accord signé lundi sur la construction par des groupes français du premier tronçon du futur train à grande vitesse (TGV) marocain (deux milliards d'euros, dont un pour les entreprises françaises).
C'est également toute une série de décisions annoncées dans le domaine des armements, même si rien n'a été formellement signé dans ce domaine pendant la visite de Nicolas Sarkozy.
La France vendra ainsi au Maroc une frégate polyvalente de classe FREMM (environ 500 millions d'euros), pour laquelle un document avait cependant été signé "à temps pour la visite", précise l'entourage du chef de l'Etat.
Elle sera construite à Lorient avec les frégates du même type qui seront livrées à la Marine française à partir de 2011-2012 (ce pourrait être la deuxième ou la troisième).
Le groupe Thales vendra au Maroc un système de surveillance des frontières. La France modernisera 25 hélicoptères Puma et 140 véhicules de l'avant blindés de l'armée marocaine et vendra à celle-ci quelque 600 véhicules 4X4 long rayon d'action.
Pour ces derniers marchés, si la décision politique a été prise par le roi Mohammed VI du Maroc et Nicolas Sarkozy, les négociations sont encore en cours.
Au total, ce volet militaire, y compris la frégate, représente plus d'un milliard d'euros, dit-on de même source.
La France et le Maroc ont d'autre part décidé de s'engager dans un "partenariat" dans le domaine de l'énergie nucléaire civile, qui pourrait déboucher sur la construction d'une ou deux centrales nucléaires au Maroc.
Le dossier a été pris en main directement par Nicolas Sarkozy, soucieux d'exporter la technologie nucléaire française, et par Mohammed VI. Ils ont confié la préparation d'un accord cadre à deux de leurs plus proches collaborateurs. Selon l'entourage du président français, la conclusion de cet accord cadre pourrait intervenir "dans les semaines qui viennent".
SOUTIEN MAROCAIN A L'UNION DE LA MEDITERRANEE
La France a dû en revanche prendre acte de la décision du Maroc d'acheter des F16 américains et non le Rafale français.
"Le Maroc est un pays libre et un pays indépendant qui décide librement et nous respectons sa décision", a déclaré mercredi Nicolas Sarkozy devant des chefs d'entreprises français et marocains à Marrakech. "Quand c'est une décision qui ne nous plaît pas nous devons nous interroger sur la part de responsabilité que nous avons dans cet échec et non pas la repousser exclusivement sur nos partenaires."
Le président français entend tirer toutes les leçons de ce fiasco en remettant à plat la stratégie française de négociation et de suivi des grands contrats qu'il juge "mauvaise".
Une cellule opérationnelle baptisée "war room", constituée de proches collaborateurs du chef de l'Etat et de représentants des ministères de la Défense, de l'Economie et des Affaires étrangères, est déjà en place pour prendre les décisions sur les "grandes opérations".
Dans le domaine diplomatique, Nicolas Sarkozy a engrangé le soutien, qualifié de "total" par la délégation française, de Mohammed VI à sa proposition d'Union de la Méditerranée.
Dans un toast prononcé mardi soir lors d'un dîner officiel, le souverain chérifien a qualifié l'initiative du président français de "projet visionnaire et audacieux", tout en rappelant cependant que le Maroc aspirait aussi à un "statut avancé" auprès de l'Union européenne.
Quelques heures auparavant, Nicolas Sarkozy avait lancé de Tanger un appel "pressant et solennel" à tous les pays et peuples de la Méditerranée à construire cette union et invité les chefs d'Etat et de gouvernement de ces pays à tenir un premier sommet en juin 2008 en France.
Mardi matin, dans un discours prononcé au Parlement marocain à Rabat, il avait invité les pays de la Méditerranée à prendre exemple sur le Maroc, "qui n'a pas peur de revisiter son passé".
"Il ne peut pas y avoir de statut avancé ou de partenariat pour un pays qui n'aurait pas le courage de revisiter son passé", avait-il ajouté, une allusion susceptible de viser plusieurs pays méditerranéens, dont la Turquie.
Il avait proposé dans le même discours au Maroc un "partenariat sans arrogance" - "Je sais que votre pays a changé (...) Je suis venu vous dire que ce Maroc nouveau, nous l'avons compris et nous allons l'accompagner", avait-il déclaré.
Une façon de rompre avec une forme de "paternalisme" souvent reprochée à ses prédécesseurs, dont Jacques Chirac.
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Cecilia Sarkozy revient sur ses relations avec son ex-mari dans "Elle"
LEMONDE.FR | 20.10.07 | 08h57 • Mis à jour le 20.10.07 | 12h28
"Je veux vivre ma vie sans mentir", raconte Cécilia Sarkozy, dans l'hedomadaire Elle qui a avancé exceptionnellement à samedi 20 octobre sa parution pour publier une interview et des photos exclusives de l'ex-épouse du président. Dans cet entretien, Cécilia Sarkozy "se livre sans fard et raconte ses doutes, ses déchirements, son long cheminement vers la décision, les raisons profondes de son départ", vante le magazine féminin. "Elle revient sur le poids d'une fonction à laquelle elle renonce, et sur les plus beaux moments de sa passion avec Nicolas Sarkozy."
"J'ai consacré à Nicolas vingt ans de ma vie, vingt ans qui n'ont pas toujours été faciles, loin de là. Vingt ans où je me suis dévouée dans l'ombre pour lui", confie-t-elle à Elle.
Elle poursuit :"Peut-être que je ne suis pas comme les autres mais moi, ce qui me manque par-dessus tout, c'est aller faire des courses au supermarché avec mon fils Louis".
"JE LUI SOUHAITE D'ÊTRE HEUREUX"
Lorsque la journaliste Valérie Toranian l'interroge sur d'éventuelles accusations qui vont lui être faites d'avoir menti pendant la campagne en jouant au couple uni alors que qu'il ne l'était plus, elle répond : "J'ai toujours agi en pensant à ma famille et non par calcul. Nicolas et moi n'avons jamais menti. Nous avons essayé de rebâtir, de sauver notre couple. Jusqu'au bout".
Quant à ce qu'elle souhaite à son ex-mari :"trouver la sérénité, être l'homme politique qui apportera à notre pays ce dont il a besoin" et "être heureux". Et de poursuivre : "Honnêtement, je ne lui apporte plus ce dont il a besoin pour cette sérénité et ce calme. Il a droit au bonheur, il le mérite, et moi, je ne peux pas le rendre heureux si je ne vais pas bien personnellement".
L'entretien accordé à Elle est le deuxième que l'ex-"première dame" accorde à la presse depuis l'annonce du divorce du couple présidentiel, jeudi 18 octobre, alors que, dans le communiqué annonçant la séparation, l'Elysée affirmait que Cécilia et Nicolas Sarkozy ne feraient "aucun commentaire". Vendredi, le quotidien l'Est républicain avait en effet déjà publié un premier entretien avec l'ex-épouse du président.
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«Le refus de lire la lettre de Guy Môquet est incompréhensible»
Henri Guaino, principal conseiller de Sarkozy, revient sur le message du jeune homme, la repentance et le discours de Dakar.
Recueilli par ALAIN AUFFRAYet ANTOINE GUIRAL, Libération,
QUOTIDIEN : samedi 20 octobre 2007, pp.6-7
Il reçoit dans un vaste bureau, l’une des plus belles pièces de l’Elysée, occupée jadis par Giscard d’Estaing. Henri Guaino, principal conseiller du président de la République s’explique sur le refus de la repentance, sur le discours de Dakar et sur la lettre de Guy Môquet que Nicolas Sarkozy veut faire lire lundi dans les établissements scolaires. Trois initiatives fortement contestées. Henri Guaino assume sa «sensibilité barrésienne» et maintient que la nation est redevenue un «sujet fondamental» de la politique.
Si vous étiez professeur, que leur diriez-vous, lundi, à vos élèves ?
Je lirais la lettre de Guy Môquet. Je soulignerais ce qu’il y a d’universel dans cette magnifique figure de la jeunesse. Il y a beaucoup à dire sur ce garçon qui, au seuil de la mort, écrit une lettre d’amour et de courage, sans aucune trace de haine. A partir de cette lettre, le professeur d’histoire peut expliquer qu’il s’agit d’un drame ordinaire de cette période. Guy Môquet n’est pas une grande figure de la résistance de la stature d’un Jean Moulin. Il est communiste, comme son père emprisonné. Il résiste à sa façon. Il tombe victime de la barbarie nazie. A ce moment-là, il est l’un des plus beaux visages de la France.
Pourquoi avoir remplacé «camarade» par «compagnon» dans l’intitulé de l’hommage officiel ?
Je n’ai découvert cet intitulé qu’après coup. Quelqu’un a dû penser que «camarade», ça faisait ringard. C’est aussi bête que de gommer les cigarettes sur les vieilles photos. Mais est-ce si grave ? A force de se scandaliser de tout, on finit par ne plus savoir ce qui est important.
Comprenez-vous que beaucoup de professeurs refusent de lire la lettre ?
Je ne crois pas qu’ils soient si nombreux. Ce refus de quelques-uns m’est parfaitement incompréhensible. Que le professeur veuille remettre la lettre dans le contexte historique, c’est très bien, c’est nécessaire. Qu’il y ajoute son analyse de l’histoire, tout à fait normal. Mais va-t-on refuser d’étudier un texte de Hugo inscrit au programme en disant : «Moi je n’aime pas Hugo, c’est mon droit de ne pas faire étudier ce texte ?» Le professeur a des droits et aussi des devoirs. Les enfants qu’on lui confie ne sont pas les siens.
Certains protestent qu’ils ne sont pas «professeurs de patriotisme»…
Ceux qui disent ça, qu’ont-ils exactement derrière la tête ? S’il faut comprendre qu’ils refusent de parler des grandes figures de l’histoire nationale juste parce qu’elles sont nationales, alors je n’ai pas envie de leur confier mes enfants. Mais nous parlons d’une petite minorité de gens, qui pour des motifs qui n’ont rien à voir avec l’éthique de l’enseignant, ont ouvert une mauvaise controverse. Dans ce texte, il n’y a aucune trace de nationalisme, aucune propagande. Juste l’évocation d’une tragédie humaine dans un moment tragique de notre histoire.
Pourquoi a-t-il tant touché Sarkozy, ce texte qu’il ne connaissait pas ?
C’est un texte émouvant. Pendant la campagne, on en a lu un passage dans un discours. Ce fut un moment très intense. Peu à peu, c’est devenu une figure familière de cette campagne. Il n’y avait là aucun calcul. Nos adversaires en ont fait un sujet politique en prétendant nous interdire de parler de Guy Môquet. Nous avons répondu que cette figure-là appartenait à tous les Français comme Jaurès, Blum, de Gaulle ou Jeanne d’Arc. Nous voulions casser les affiliations automatiques. Moi, je ne me reconnais pas dans les antidreyfusards du début du siècle.
Mais vous rendez hommage à Barrès, antidreyfusard et proche de Maurras…
Je n’ai jamais été maurrassien. Maurras est un grand écrivain, mais je ne partage rien de ce qu’il a pu écrire. Ma référence, c’est Péguy. Barrès a dit des choses qu’il n’aurait pas dû dire, mais il a une conception très charnelle de la nation qui parfois me touche. Dans un discours, on a évoqué un jour la Colline inspirée. C’est un grand texte qui a joué un rôle important à un moment donné de notre histoire. C’est tout.
Pourquoi cette insistance à revenir sur l’identité nationale ?
Dans un pays où elle s’impose avec évidence, la nation n’est pas un sujet politique. Lors de l’élection de 1974, les Français ne s’intéressaient pas à ce que racontaient Malraux et les gaullistes sur la nation et la résistance. Mais aujourd’hui, avec l’immigration, la mondialisation, la désintégration du travail, il y a un problème identitaire. La nation est redevenue un sujet fondamental de la politique.
Ce qui frappe, c’est la soudaineté de l’initiative. Nicolas Sarkozy découvre ce texte et décide du jour au lendemain d’en rendre la lecture obligatoire. Ne fallait-il pas un minimum d’expertise ?
De quelle expertise a-t-on besoin pour ressentir la vérité et la profondeur humaine de ce texte ? L’historien intervient pour replacer ce destin singulier dans son contexte historique et pour analyser ce contexte. A chacun son rôle. Mais ce n’est pas Sarkozy, c’est de Gaulle qui a décidé de citer Guy Môquet à l’ordre de la nation. Il y a à Paris une station de métro Guy-Môquet. La lettre y est exposée. Des milliers de gens passent devant tous les jours. Nous n’avons pas inventé cette histoire. Il se trouve qu’elle n’était plus à la mode.
La mode, à vous entendre, serait à la repentance ?
Le politiquement correct pousse à la repentance. On veut faire expier aux fils les fautes des pères. C’est absurde. Ma France à moi, elle n’était pas à Vichy. Je ne vais pas me repentir de quelque chose que je n’ai pas fait et que je réprouve. Et tous les Français n’étaient pas pétainistes. Il y a eu des mères françaises qui ont caché des enfants juifs parmi leurs propres enfants. Il y a eu autant de résistants que de miliciens. L’histoire de France n’est pas sans tâche. Il y a eu des fautes, il y a eu des crimes, mais il n’y a pas eu que cela. Il faut toujours chercher la vérité. Mais il faut résister à cette mode de la repentance qui finit par exprimer la haine de soi, qui débouche souvent sur la haine des autres.
Fallait-il vraiment rappeler à Dakar que le colonisateur a construit des ponts ?
Le discours de Dakar contient le réquisitoire le plus implacable contre la colonisation qu’ait jamais prononcé un chef d’Etat français. Nicolas Sarkozy a dit aux jeunes africains : l’héritage de la colonisation est aussi le vôtre. Il y a tous les crimes, mais il y a aussi les droits de l’homme, l’égalité hommes-femmes, l’universalisme. Vous êtes, comme disait Senghor, des «métis culturels». Assumez vos deux héritages. Sur ces deux héritages, nous pouvons bâtir un avenir commun.
A Dakar, le président de la République, citant Senghor, dit de la langue française qu’elle «éclaire la nuit» africaine. N’était-ce pas prendre le risque de blesser ses auditeurs ?
Je ne savais pas que citer Senghor, c’était faire injure aux Africains ! Que fait Senghor ? Il promeut l’identité africaine tout en disant que le français permet de parler à tous les hommes. Il écrit en français des poèmes africains pour tous les hommes. Il cherche à faire accéder la culture africaine à l’universel.
Comprenez-vous les réactions parfois violentes à ce discours ?
J’ai du mal à comprendre les caricatures et la malhonnêteté intellectuelle de ceux qui tirent une phrase d’un discours d’une heure. Quand on choisit de ne rien dire, on ne court aucun risque d’être mal compris. A Dakar, Nicolas Sarkozy a pris le risque de dire quelque chose aux Africains, avec lesquels nos liens sont particulièrement forts, parce que nous avons avec eux une histoire commune. Ce discours était très respectueux des Africains. C’était un discours sincère. Qu’est-ce que l’amitié sans la sincérité ?
On y a vu du paternalisme. Et votre description de l’homme africain, enfermé dans l’éternel recommencement, est très mal passée…
Le discours de Dakar n’exprime aucun sentiment de supériorité. Il parle aux Africains non comme à des enfants, mais comme à des frères. Au demeurant, le débat est resté limité : quelques invectives, quelques analyses critiques d’intellectuels. Et seuls deux chefs d’Etat ont réagi. M. Konaré [président de la commission de l’Union africaine, ndlr] est resté dans son registre habituel, celui de la critique contre Nicolas Sarkozy. Le président d’Afrique du Sud, M. Mbeki, a écrit au contraire tout le bien qu’il pensait de ce discours. Qu’il y ait débat, c’est légitime et c’est très bien. Ce discours vit sa vie. Quant à l’éternel recommencement, c’est un imaginaire commun à toute l’humanité à certains moments de son histoire. Les Grecs étaient incapables de concevoir l’idée moderne du progrès. L’idée de progrès, c’est celle qui s’est conceptualisée au moment des Lumières et que peu ou prou les diverses civilisations ont intégrée. Chaque civilisation a fait sa propre synthèse. L’Afrique doit faire la sienne.
Nicolas Sarkozy a-t-il tenté de vous réconcilier avec son ami BHL ?
Il y a d’un côté le problème politique : dire que la France, par la voix du Président, a tenu à Dakar un discours raciste, c’est une accusation très grave. Et puis, il y a le problème personnel : quand on dit «Guaino est un raciste», cela n’a plus rien à voir avec mes fonctions. Cela ne regarde que moi.
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Avec les Balkany, à la vie, à la mort
Elise Karlin et Pierre-Yves Lautrou, L'Express 18 octobre 2007, p. 44
Entre les deux fils d'immigrés hongrois, c'est à la vie à la mort. Une affaire qui roule depuis plus de
trente ans: dans la salle à manger privée aménagée sous son bureau de maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany a tapissé les murs de photos, dont certaines datent de la fin des années 1970 - en vacances à Saint-Tropez, chaîne en or sur torse nu ou en tenue décontractée, Nicolas Sarkozy et son ami sourient à l'objectif.
Ce n'est pas encore Cécilia qui partage la vie du futur maire de Neuilly mais, déjà, les couples sympathisent. Des enfants grandissent ensemble. Les ennuis judiciaires de Patrick Balkany n'éloignent pas les deux hommes.
Le 11 janvier 2006, c'est le député UMP des Hauts-de-Seine qui révèle à la presse le retour de Cécilia Sarkozy au domicile conjugal après une escapade de six mois. Grâce à lui, l'essentiel est dit, du pyjama blanc de leur dernier enfant à l'amant qui reste dans l'avion. « Tout est rentré dans l'ordre. Ces deux-là sont vraiment inséparables», conclut-il alors dans Le Parisien. Il tentera, en vain, de récupérer l'interview avant parution. Elle lui vaudra un mémorable savon du « patron ».
Le 6 mai, avec sa femme, Isabelle, ils sont au Fouquet's pour le dîner réservé aux happy few. Le 14 juillet, ils sont de nouveau sur les photos du couple présidentiel prises pendant la gardenparty.
Tandis que Patrick Balkany suit Nicolas Sarkozy comme son ombre, des matchs de rugby aux voyages à l'étranger, Isabelle Balkany joue les anges gardiens de Madame.
La fameuse lettre qui apparaît sous le bras du président de la République à la sortie du Conseil des ministres, le 12 septembre? Bon sang mais c'est bien sûr : c'est elle qui l'a envoyée... à Cécilia!
A l'en croire, non seulement elles se parlent tous les jours au téléphone, mais en plus elles s'écrivent.
Depuis quelques semaines, on entend régulièrement sur les ondes la voix gouailleuse d'Isabelle Balkany,
qui insulte les paparazzis et
dément les rumeurs d'un divorce.
Que ne ferait-on pas pour une amie!.
Elise Karlin et Pierre-Yves Lautrou, L'Express 18 octobre 2007, p. 44
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France : le salaire du président Sarkozy devrait bientôt plus que doubler
AFP - Mardi 30 octobre, 16h10PARIS (AFP) -
Le salaire du président français Nicolas Sarkozy va plus que doubler, en vertu d'un amendement déposé dans le cadre de l'examen au parlement des crédits des pouvoirs publics, a annoncé mardi le patron des députés UMP (droite majoritaire), Jean-François Copé.
"Le traitement du président va être aligné sur celui du Premier ministre", a indiqué M. Copé.
Pour 2008, le salaire du président de la République s'élève à 101.488 euros brut, comme en 2007, soit environ 8.500 euros mensuels. Le salaire annuel du Premier ministre atteint 240.000 euros brut, selon des estimations.
Cette modification du traitement du chef de l'Etat sera apportée par voie d'amendement gouvernemental au budget 2008, au cours de l'examen mardi après-midi par les députés des crédits dévolus aux pouvoirs publics, a-t-il précisé.
Ce texte est assuré d'être voté, l'UMP disposant d'une large majorité au parlement.
"C'est un souci de transparence mais aussi de cohérence. Etre président de la République, être chef de l'Etat, c'est une responsabilité considérable. Je trouve tout à fait normal que le président de la République ait une rémunération comparable à ce qui est celle du chef du gouvernement et des chefs d'Etat des pays européens", a-t-il ajouté.
La moitié des Français gagne moins de 1.500 euros par mois, selon les statistiques.
Le groupe d'opposition socialiste à l'Assemblée nationale a estimé qu'une hausse du traitement du président Nicolas Sarkozy n'était "pas opportune à l'heure où la plupart de nos concitoyens connaissent de grandes difficultés à boucler leurs fins de mois".
Le député apparenté socialiste René Dosière, qui s'est fait une spécialité du budget de l'Elysée, s'est déclaré lundi favorable à une éventuelle augmentation du salaire de M. Sarkozy, à condition que le chef de l'Etat paie "ses dépenses personnelles".
La lettre hebdomadaire confidentielle Profession politique affirme que "le budget de l'Elysée va tripler en 2008" avec la réintégration de 800 personnes "prêtées" par des administrations, ce qui conduira à une hausse de la dotation, +grosso modo de 32 à 100 millions d'euros+".
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Un conseil des ministres "historique" en Corse
31.10.07 | 15h48 lemonde.fr
par Elizabeth Pineau
AJACCIO (Reuters) - Le deuxième conseil des ministres décentralisé de la présidence Sarkozy s'est tenu à la préfecture d'Ajaccio, en Corse, transformée pour l'occasion en camp retranché.
"C'est un moment historique pour la Corse", a déclaré mercredi le président Nicolas Sarkozy à la presse dans le hall du bâtiment après le conseil, qui a duré presque deux heures.
"L'échec de la Corse (...) serait un échec pour la République", a ajouté le chef de l'Etat, qui s'est félicité d'avoir rencontré lors de sa visite de 24 heures "les acteurs économiques, les maires des deux villes (Bastia et Ajaccio), les présidents des deux conseils généraux, tous les élus dans leur ensemble".
Onze ministres et six secrétaires d'Etat ont assisté au conseil autour du président et du chef du gouvernement François Fillon. Manquaient à l'appel : Bernard Kouchner (Affaires étrangères), Brice Hortefeux (Immigration), Eric Woerth (Budget) et Roselyne Bachelot (Santé).
Tous sont repartis en bus après le conseil sans faire de commentaire, direction l'aéroport où les attendaient un Airbus A319 spécial.
Interrogé sur le coût financier et environnemental de ce déplacement, le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez a assuré que "le coût écologique" de cette visite serait compensé, tout en réaffirmant l'utilité pour la République de ces conseils décentralisés.
Le prochain aura lieu dans un "endroit symbolique", et peut-être dans les Dom Tom, a laissé entendre Nicolas Sarkozy.
A son arrivée à la préfecture d'Ajaccio, le président a déposé des fleurs devant une plaque à la mémoire du préfet Claude Erignac, assassiné en 1998. Le procès de son meurtrier résumé, Yvan Colonna, doit s'ouvrir le 12 novembre à Paris.
La tenue du conseil à l'approche de ce procès tient du "hasard", a précisé Laurent Wauquiez.
MANIFESTATIONS
Quelques dizaines de nationalistes corses se sont rassemblés dans des rues reculées d'Ajaccio, les abords de la préfecture étant interdits à la circulation et protégés par plusieurs centaines de CRS et de gendarmes.
Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène contre ces manifestants, dont certains brandissant le drapeau corse et criaient des slogans hostiles au chef de l'Etat.
Des syndicalistes à peine plus nombreux se sont rassemblés dans un autre endroit, où ils ont tenu eux aussi des propos virulents à l'encontre de Nicolas Sarkozy, tandis que ce dernier était reçu à la mairie.
Interrogé tôt dans la matinée sur France Inter, le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, n'a fait état d'aucun déploiement policier "exceptionnel" et jugé normal de protéger le conseil pour qu'il se tienne "dans la sérénité".
Un attentat a été commis dans la nuit contre le domicile du maire radical de gauche de Bastia, Emile Zuccarelli.
"Manifester est un droit fondamental et en l'espèce il est bafoué", a déploré Jean-Guy Talamoni, porte-parole de Corsica Nazione. L'élu, qui juge la visite présidentielle "contre-productive", avait boycotté mardi soir le discours de Nicolas Sarkozy devant la Collectivité territoriale de Corse.
A cette occasion, le chef de l'Etat a demandé que l'île soit desservie par des compagnies aériennes à bas coût, afin notamment de promouvoir le tourisme.
Une déclaration qui a provoqué une grève surprise du personnel de la compagnie régionale Corse Méditerranée (CCM). L'entreprise a annulé tous ses vols à destination de Paris, Marseille et Nice mercredi entre 07h00 et 14h00.
"Le but c'est de dire que le low cost est complémentaire avec le service public. Evidemment, il est hors de question de porter atteinte à la compagnie régionale", a assuré Laurent Wauquiez.
Malgré un programme chargé et un temps exécrable, Nicolas Sarkozy a pris en Corse quelques moments de détente.
Sous un ciel gris et pluvieux, le chef de l'Etat et François Fillon ont fait un jogging en début de matinée près de leur hôtel, à Porticcio.
(Les langoustes de "JeanJean")
Nicolas Sarkozy avait dîné mardi soir chez "JeanJean", un célèbre restaurant du vieil Ajaccio, où on lui a servi la spécialité maison : des pâtes aux langoustes, sauce armoricaine.
Les crustacés venaient de Bretagne car il est interdit de les pêcher au large de la Corse, a précisé l'entourage du président.
(Selon des sources non officielles le restaurant, habituellement fermé en cette saison, a été spécialement ouvert pour Maître Nicolas Sarkozy et ses invités, et pour l'occasion les langoustes auraient été pêchées illégalement par des pêcheurs corses, à l'
exemple de Maître François Mitterrand, grand amateur d'ortolans illégaux. Fait du Prince ?).
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Les associations maintiennent la pression sur Christine Boutin
Cordélia Bonalet François Vignal, Libération,
QUOTIDIEN : samedi 3 novembre 2007
Une rencontre pour rien, ou presque. C’est un peu le sentiment qui est ressorti vendredi soir, après que Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du Droit au logement (DAL), a rencontré pendant près de deux heures le chef de cabinet de la ministre du Logement, Christine Boutin. «La situation n’a pas beaucoup évolué, mais le dialogue n’est pas rompu», a assuré Jean-Baptiste Eyraud.
Comme prévu, le DAL n’a pas voulu remettre la liste des mal-logés comme le demandait la ministre. Tout juste remettra-t-il lundi «une description à grands traits» de la situation des familles, à savoir, sur les 300 concernées, 80 % qui vivent à l’hôtel, 10 % chez un tiers et 10 % étant menacées d’expulsion.
Bout de trottoir. Rue de la Banque, les familles restent déterminées, malgré une cinquième évacuation jeudi matin. Plus de traces de tentes sur le trottoir, mais toujours des femmes, des enfants, des hommes, adossés à la façade du Ministère de la crise du logement, ce bâtiment squatté par plusieurs associations d’aide au logement. «On n’a même plus le droit de s’asseoir, sinon ils nous tombent dessus», lâche Paulette, membre du DAL, en désignant d’un geste les gendarmes. Fermement évacués la veille et l’avant-veille par les forces de l’ordre, la plupart des mal-logés qui campaient depuis début octobre sur ce trottoir parisien se sont retranchés dans les locaux du Ministère de la crise du logement, entre 150 et 200 personnes selon le DAL. «Légalement, les forces de l’ordre n’ont pas le droit d’intervenir à l’intérieur de l’immeuble, donc pour les mal-logés qui campaient dans la rue, ici il y a un côté “résidence diplomatique”», explique Fanny, membre de Jeudi noir, l’association à l’origine de l’occupation de l’immeuble en décembre 2006. A la porte du bâtiment, on monte la garde. «La relève!» s’exclame Paulette. Des femmes entrent alors dans l’immeuble, d’autres en sortent.
Djidrin et Abdou Aziz, eux, ne bougent pas de leur bout de trottoir. «Quoi qu’il arrive maintenant, on restera là. Même si ça doit devenir ma tombe», lance le second en faisant le signe de tracer un carré dans le bitume autour de lui. Ce Sénégalais, en France depuis dix ans et titulaire d’une carte de séjour, porte un atèle au poignet, «souvenir de l’évacuation d’hier». A côté de lui, Djidrin, d’origine malienne, renchérit : «Ils peuvent nous évacuer à nouveau, on reviendra. C’est un peu le chat et la souris.» Laveur de carreaux le jour, commis de cuisine la nuit, il dit payer sa chambre d’hôtel 20 euros par jour et par personne, soit 3 000 euros par mois pour sa famille de cinq personnes, et ce depuis quatre ans, avec une aide de la mairie «de 500 à 1 000 euros par mois», selon sa fiche de salaire.
Cordons de CRS. Jeudi, le front des mal-logés s’est élargi à la place Stalingrad, dans le XIXe, où une centaine de personnes se sont installées à l’initiative du CAL (Comité actions logement), pour y passer la nuit, sous une banderole «Relogez tous les mal-logés». Sous la pression policière qui entourait les manifestants – deux cordons de CRS selon le CAL –, ils ont choisi de lever le camp en fin de soirée. «On est parti sous la contrainte, menacés d’expulsion par le directeur de cabinet du préfet de police. Il nous a dit appliquer les propos de Christine Boutin», explique Pascal Bidaux, membre du CAL. Mercredi, la ministre du Logement s’était dite «déterminée à ne pas tolérer que des campements s’installent dans Paris».
«Maraudes». Pourtant Christine Boutin pourrait faire face à une nouvelle action des Enfants de Don Quichotte. Fin septembre, Augustin Legrand avait annoncé de nouvelles tentes sur et autour du Pont des arts. «On va essayer de mettre des gens à l’abri cet hiver, vers la mi-novembre», assure-t-il, en dépit de «l’argent qu’il faut trouver pour acheter des tentes» et des «maraudes à lancer». L’acteur engagé, qui se réjouit «du front commun associatif» qui s’organise, compte bien ne pas relâcher la pression : «7 000 personnes dorment dehors à Paris. Ces gens sont désespérés. Sur les 27 000 places promises en janvier par Jean-Louis Borloo, alors ministre de la Cohésion sociale, il en manque 14 000. S’il faut faire un hiver 54 tous les ans, on le fera.»
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la-Croix.com
05/11/2007 00:14
PARIS (AFP) - Arche de Zoé: Sarkozy a ramené du Tchad hôtesses et journalistes libérés
L'avion du président Nicolas Sarkozy ramenant du Tchad les trois journalistes français inculpés dans l'affaire de l 'Arche de Zoé est arrivé dimanche soir, peu avant 23H30, sur l'aéroport militaire de Villacoublay (Yvelines).
Auparavant, l'avion présidentiel avait fait une brève escale à Madrid pour déposer les quatre hôtesses de l'air espagnoles également inculpées et libérées par la justice tchadienne.
Le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero et le ministre des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos ont accueilli au pied de l'avion M. Sarkozy et les quatre hôtesses de l'air à l'aéroport militaire de Torrejon, près de Madrid.
Nicolas Sarkozy et José Luis Zapatero ont remercié le président tchadien Idriss Deby Itno pour son "aide et sa compréhension", ainsi que son "attitude positive" dans l'affaire de l'Arche de Zoé.
Le président français a précisé devant la presse qu'il travaillait "depuis le début la main dans la main" avec le chef du gouvernement espagnol pour "trouver une issue satisfaisante à cette lamentable affaire".
Les trois Français et les quatre Espagnoles avaient été libérés au moment où M. Sarkozy arrivait dans la capitale tchadienne, ce qui a mécontenté de nombreux magistrats tchadiens qui ont dénoncé des "pressions politiques".
Ces sept personnes restent toutefois poursuivies pour "enlèvement de mineurs", "escroquerie" ou "complicité", comme dix autres Européens et quatre Tchadiens toujours incarcérés à N'Djamena.
Le déplacement présidentiel et ces libérations marquent un tournant dans le dossier de la tentative de transport du Tchad vers la France de 103 enfants par l'association française Arche de Zoé, interrompue le 25 octobre par les autorités tchadiennes à Abéché (est).
Le président tchadien Deby peut "compter sur ma reconnaissance et mon amitié", a déclaré Nicolas Sarkozy, accompagné de sa secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères Rama Yade, avant d'embarquer à bord d'un A-319 militaire de la République française.
Auparavant, un juge d'instruction avait ordonné "la main levée du mandat de dépôt" des journalistes et des hôtesses de l'air, autorisés à quitter le Tchad dans l'attente d'un éventuel non-lieu partiel les concernant, a déclaré à l'AFP Me Jean-Bernard Padaré, avocat des reporters français Marc Garmirian (agence Capa), Jean-Daniel Guillou (agence Synchro X) et Marie-Agnès Peleran (télévision France 3 Méditerranée).
Au cours de sa visite de deux heures, menée tambour battant, le président Sarkozy s'est inquiété du sort des autres inculpés. Il a notamment souhaité que les ressortissants français "soient jugés en France", tout en réaffirmant sa "confiance" dans la justice tchadienne.
Six bénévoles français de l'Arche de Zoé, le pilote, le copilote et un steward espagnols de l'avion qui devait transporter en France les enfants, un pilote belge et quatre responsables de l'est du Tchad sont toujours incarcérés à N'Djamena où ils doivent être entendus par le juge d'instruction.
Les inculpés encourent au Tchad entre 5 et 20 ans de travaux forcés. En France, une information judiciaire visant les activités de l'Arche de Zoé a également été ouverte le 24 octobre.
L'Arche de Zoé affirme avoir voulu sauver des "orphelins" du Darfour, région soudanaise en guerre civile limitrophe du Tchad, ce que contredisent les premiers résultats d'une enquête menée par des organisations humanitaires internationales.
Le président Deby a assuré à nouveau dimanche qu'il ne remettait pas en cause le prochain déploiement d'une force européenne, voulue par la France, dans l'est du pays limitrophe du Darfour, contrairement à l'intention qui lui en était prêtée.
Selon M. Sarkozy, l'"équipée assez lamentable" de l'Arche de Zoé "n'a rien à voir avec le déploiement de la force européenne".
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Nicolas Sarkozy s'adresse au Congrès des Etats-Unis
AFP - 7 novembre 2007 08h00 WASHINGTON (AFP) -
Le président français Nicolas Sarkozy, qui a dit mardi vouloir "reconquérir le coeur de l'Amérique", doit s'adresser mercredi au Congrès des Etats-Unis avant une réunion de travail avec son homologue américain George W. Bush qui l'a reçu à dîner mardi à la Maison Blanche.
C'est la première fois depuis 1996, qu'un président français aura le "très grand honneur" de s'adresser aux membres de la Chambre des représentants et du Sénat.
La Chambre des représentants et le Sénat avaient tenu leur première session commune en 1824 pour y entendre un discours d'un autre Français, le marquis de Lafayette. Tous les présidents français de la Ve République, le dernier étant Jacques Chirac, se sont exprimés depuis devant le Congrès.
Après son passage au Congrès, à majorité démocrate, le président français doit rejoindre le président républicain George W. Bush pour une réunion de travail "délocalisée" dans la demeure historique du premier président américain George Washington à Mount Vernon, au sud de Washington.
Ce sera l'occasion pour les deux responsables de passer en revue les grands dossiers internationaux de l'heure. En tête de ces questions figurent le nucléaire iranien, le Kosovo, le Proche-Orient, le Liban, la sécurité en Europe, la Birmanie et l'environnement, auxquels devraient s'ajouter, selon le porte-parole de l'Elysée David Martinon, la question des otages de la guérilla en Colombie.
Le président français est arrivé mardi à Washington flanqué de quatre ministres, dont celui des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, pour une première visite officielle aux Etats-Unis destinée à célébrer les retrouvailles du couple franco-américain après quatre années de brouille pour cause de guerre en Irak.
"On peut avoir des désaccords, on peut avoir des différends, mais on reste des amis car on est de la même famille", a-t-il dit mardi à son arrivée, ajoutant: "Je veux reconquérir le coeur de l'Amérique, et reconquérir le coeur de l'Amérique de façon durable"
M. Sarkozy a plaidé mardi en faveur d'un dollar pas "trop faible" et pour une réévaluation du yuan. Il s'est aussi exprimé à propos de l'Iran, jugeant "inacceptable" pour la France l'hypothèse de la détention de l'arme nucléaire dans les mains de ses dirigeants actuels mais estimant qu'"il faut rester disponible pour le dialogue".
Bien qu'il soit considéré comme un ami des Etats-Unis par les médias américains, la visite de M. Sarkozy demeure discrète. Aucune grande chaîne de télévision nationale n'a fait état de cette visite mardi soir dans ses journaux télévisés.
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Sarkozy passe mal au Tchad
THOMAS HOFNUNG, Libération,
QUOTIDIEN : mercredi 7 novembre 2007
La méthode Sarkozy, mélange de volontarisme et de culot, a ses limites. Du moins au Tchad. Interrogé hier sur le sort judiciaire réservé aux six membres français de l’Arche de Zoé, accusés de trafic d’enfants et incarcérés à N’Djamena, le Président a répondu : «J’irai chercher ceux qui restent, quoi qu’ils aient fait[…].Le rôle du président est de prendre en charge tous les Français.» La semaine dernière, le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, l’avait appelé à faire jouer l’accord de coopération judiciaire signé en 1976 entre Paris et son ancienne colonie afin d’obtenir le jugement en France de l’équipe d’Eric Breteau.
Colonialisme.
Cette détermination affichée par le chef de l’Etat a eu le don d’exaspérer les autorités de N’Djamena, déjà chauffées à blanc par une affaire perçue au Tchad comme un relent de colonialisme. Hier soir, le président Idriss Déby a déclaré que la justice se ferait «au Tchad», ajoutant qu’il n’était «pas question pour le moment» d’extrader les six Français de l’association incarcérés. Trois stewards espagnols et le pilote belge qui devait ramener en France les 103 enfants africains sont également inculpés et écroués au Tchad pour enlèvement et escroquerie.
Le matin même, dans Le Parisien, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique tchadien, Ahmat Mahamat Bachi, avait eu des mots très durs : «Les faits ont été commis au Tchad. C’est pourquoi ces bandits doivent être jugés et condamnés ici. Ils doivent aussi purger leur peine dans le pays : qu’ils goûtent à nos prisons ! Et une fois qu’ils auront purgé leur peine, nous les expulserons du pays une bonne fois pour toutes.» Selon lui, un procès en France serait «une insulte pour le peuple tchadien».
Les déclarations de Nicolas Sarkozy pourraient paradoxalement retarder un éventuel transfert de la procédure judiciaire en France. Le voyage express du Président au Tchad avait déjà passablement échauffé les esprits sur place. «On a assisté à du droit d’ingérence à l’envers, note une source proche du dossier. Paris a demandé l’inverse de ce que recommande tous les jours aux Tchadiens l’Union européenne : le respect de l’Etat de droit.» Et d’ajouter : «Sarkozy a utilisé de mauvaises méthodes pour des bonnes raisons: obtenir la libération des trois journalistes français et des hôtesses de l’air espagnoles.»
Professeur de vertu.
Avant son élection, Sarkozy avait promis la rupture dans les relations souvent incestueuses entre la France et ses anciennes colonies. Mais l’Afrique ne lui réussit pas. En juillet, son discours à Dakar sur «l’homme africain» était déjà très mal passé. Le voyage éclair de dimanche a choqué une opinion qui reproche à Paris de jouer les professeurs de vertu, tout en soutenant le régime d’Idriss Déby, honni par beaucoup. Du Niger à la Côte d’Ivoire, en passant par le Tchad, la dénonciation du prétendu «néo-colonialisme» français fait de plus en plus recette.
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Sarkozy enterre la brouille franco-américaine aux Etats-Unis
Google, actualités, afp, 7 novembre 2007, 13.00
WASHINGTON (AFP) — Le président français Nicolas Sarkozy a solennellement tourné la page de la brouille franco-américaine mercredi devant le Congrès américain, et apporté des gages concrets à son homologue américain sur le Pakistan, le dossier nucléaire iranien et l'Afghanistan.
Clou de sa première visite officielle aux Etats-Unis qu'il a entièrement vouée à la réconciliation des deux pays, le chef de l'Etat s'est adressé sous le dôme prestigieux du Capitole à la Chambre des représentants et au Sénat réunis, qui l'ont accueilli par plusieurs minutes d'ovation debout.
"La France est l'amie de l'Amérique", a déclaré M. Sarkozy en ouvrant son discours devant un hémicycle comble.
"Depuis que les Etats-Unis sont apparus sur la scène du monde, la fidélité qui lie le peuple français et le peuple américain ne s'est jamais démentie", a-t-il ajouté, enterrant la brouille entre les deux pays pour cause de guerre en Irak.
"Avec ses amis, on peut avoir des divergences, on peut avoir des désaccords, on peut avoir des disputes. Mais dans la difficulté, dans l'épreuve, on est avec ses amis, on est à leurs côtés, on les soutient, on les aide", a insisté le président français, dont le discours a été interrompu plus d'une vingtaine de fois par les applaudissements nourris des parlementaires américains.
Nicolas Sarkozy a exalté devant des élus ravis le "rêve américain", qui a permis "de prouver à tous les hommes que la liberté, la justice, les droits de l'homme, la démocratie n'étaient pas une utopie mais au contraire la politique la plus réaliste qui soit et la plus susceptible d'améliorer le sort de chacun".
"Ici, le plus illustre des citoyens comme le plus humble sait que rien n'est dû et que tout se gagne (...) la grandeur de l'Amérique, c'est d'avoir réussi à transformer son rêve en une espérance pour tous les hommes", a dit M. Sarkozy.
Le président français a également salué le sacrifice des GI's venus libérer la France et l'Europe pendant les Première et Seconde Guerres mondiales. "La France n'oubliera jamais le sacrifice de vos enfants", a-t-il assuré.
En passant ensuite en revue les grands problèmes du moment, M. Sarkozy a insisté sur les combats communs menés par la France et les Etats-Unis, notamment sur le front de la lutte contre le terrorisme en Afghanistan ou la menace nucléaire iranienne.
En Afghanistan, il a promis que la France resterait engagée militairement aux côtés des Etats-Unis "aussi longtemps qu'il le faudra". Sur le dossier nucléaire iranien, il a répété avec fermeté que la perspective de voir Téhéran doté de l'arme nucléaire était pour la France "inacceptable".
Il a à nouveau appelé à des sanctions économiques contre l'Iran au cours d'une conférence conjointe avec le président George W. Bush dans la demeure historique du premier président américain George Washington à Mount Vernon, au sud de la capitale fédérale, où les deux responsables ont passé en revue les actuels dossiers internationaux.
Revenant sur l'Afghanistan, M. Sarkozy a indiqué qu'il étudiait la possibilité d'un renforcement des effectifs militaires français qui y sont actuellement déployés. "Nous réfléchissons à la meilleure façon d'aider à l'émergence d'un Afghanistan démocratique", a-t-il expliqué.
Le président français a également jugé la situation au Pakistan "préoccupante", estimant qu'il fallait "des élections le plus rapidement possible". On "ne combat pas les extrémistes avec les méthodes des extrémistes", a-t-il dit, "c'est très important qu'un jour nous ne nous réveillions pas avec un gouvernement qui soit celui des extrémistes (...) Il faut des élections".
Il a en outre souhaité voir un "Irak uni". "Personne n'a intérêt au démantèlement de l'Irak", a-t-il déclaré en réponse à une question des journalistes.
Après sa visite à Mount Vernon, le président français devait regagner Paris dans la soirée.
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AUTONOMIE DES UNIVERSITES
Valérie Pécresse : "les blocages"
sont d'abord politiques"
NOUVELOBS.COM | 08.11.2007 | 11:45
La ministre de l'Enseignement supérieur a, par ailleurs, répété que "chaque blocage entrave la réussite de centaines d'étudiants". Environ 30 universités sont touchées par le mouvement, 10 d'entres elles sont bloquées.
La ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, a estimé jeudi sur LCI que les opérations de blocage d'universités, qui concernaient dix d'entre elles mercredi, étaient "d'abord des blocages politiques".
"Moi ce que je crains aujourd'hui, c'est que les blocages soient d'abord des blocages politiques", a-t-elle dit.
"Si l'université est la vraie raison de ces blocages, il faut m'expliquer pourquoi ces blocages ont lieu l'année où l'Etat consent un investissement inédit" pour les universités, a-t-elle poursuivi, évoquant la loi sur l'autonomie votée cet été et un budget pour l'enseignement supérieur en augmentation de "50%" dans les cinq prochaines années.
"Cette année-là où un gouvernement enfin se décide à prendre à bras le corps la question de l'échec étudiant, cette année-là, il y a un blocage disant: 'on n'a pas assez de moyens'. Il y a un décalage complet entre ces deux événements", a-t-elle estimé.
La ministre a répété que "chaque blocage entrave la réussite de centaines d'étudiants".
Interrogée sur le soutien du président de la République à son action, elle a assuré: "il sera derrière moi pour (la) défendre".
Rencontre avec les organisations étudiantes
Lancé il y a une quinzaine de jours, le mouvement étudiant contre la loi Pécresse touchait mercredi une vingtaine d'universités dont 10 étaient bloquées pour tout ou partie.
Jeudi, le collectif étudiant contre l'autonomie des universités (CECAU) a appelé seul à une journée de manifestations un peu partout en France. Mercredi soir, le président de l'Unef a appelé les étudiants à "amplifier le mouvement" et à "décider de la grève dans un maximum d'universités", à l'issue d'une rencontre avec la ministre.
Celle-ci doit rencontrer ce jeudi trois autres organisations: la Fage, l'Uni et la Confédération étudiante.
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PRIX DU GAZOLE
: les pêcheurs reprennent le travail
NOUVELOBS.COM | 08.11.2007 | 11:21
Les pêcheurs du Guilvinec, à l'origine du mouvement de protestation, ont eux aussi décidé de retourner en mer. Michel Barnier a promis une "mesure législative avant la fin de l'année", pour palier à la hausse des prix du carburant.
Environ 400 marin-pêcheurs du port de Guilvinec (Finistère), ont décidé, jeudi 8 novembre, lors d'un vote à mains levées à la majorité, de reprendre immédiatement le travail.
Certains chalutiers avaient anticipé cette reprise en chargeant leurs cales de glace et de vivres. Ils étaient ainsi prêts à reprendre la mer dès la fin de la réunion.
Le Guilvinec, premier port français pour la pêche fraîche, a déclenché vendredi dernier le mouvement de grève qui s'est étendu progressivement à d'autres ports de la Manche et de l'Atlantique.
"On a un contrat écrit passé avec le gouvernement. C'est un symbole du renouveau de la pêche française. Il faudra veiller à ce qu'il soit appliqué", a déclaré Philippe Le Moigne, porte-parole du "comité de crise", devant les pêcheurs en grève depuis vendredi.
Suppression des charges portuaires
Les pêcheurs du Guilvinec ont, par ailleurs, obtenu la suppression des charges portuaires, ce qui représente une dépense de 250.000 euros pour le département du Finistère et 250.000 pour la CCI.
Ce vote survient au lendemain d'un appel à la reprise du travail lancé par les représentants des pêcheurs après une réunion au ministère de l'Agriculture et de la Pêche. La profession a obtenu une indemnisation du surcoût du gazole au delà de 0,30 euro le litre, tandis que des mesures législatives durables sont attendues avant la fin de l'année.
Les ports du Croisic (Loire-Atlantique), en grève depuis lundi matin, et de La Turballe (Loire-Atlantique), ont suivi l'appel de leurs représentants, mercredi après-midi, lors de vote en assemblées générales.
Ce fut le cas également des pêcheurs de Saint-Gilles-Croix-de-Vie (Vendée). Les marins-pêcheurs des Sables d'Olonne (Vendée), en grève depuis lundi matin, ont quant à eux décidé, lors d'une réunion mercredi après-midi, de se donner le temps de la réflexion et de rester au port avant une assemblée générale prévue jeudi matin.
Accord conforme aux demandes
"On espère que l'on sortira la tête de l'eau. (...) Il y avait tellement de misère sur la côte, on a emmagasiné tellement de malheurs, on se sentait mal-aimés", a-t-il confié Philippe Le Moigne.
"On a obtenu la certitude que le gazole sera sur la ligne des 30 centimes d'euro par litre", a déclaré le président du Comité national des pêches, Pierre-Georges Dachicourt, à l'issue d'une réunion de deux heures à Paris avec le ministre. Celui-ci a promis qu'une "mesure législative" sera prise "avant la fin de l'année" pour l'établissement d'un "mécanisme durable" afin de compenser la hausse du prix du gazole pour les pêcheurs.
Règles européennes
Il a confirmé l'exonération des charges patronales et salariales "pendant le temps nécessaire", jusqu'à l'établissement de ce mécanisme durable.
La principale exigence des marins-pêcheurs était l'établissement d'un "mécanisme durable" pour compenser la hausse du prix du gazole, qui ne soit pas déclaré incompatible avec les règles européennes.
Les grévistes du Guilvinec ont annoncé qu'ils se prononceraient à partir d'un document écrit, après la réunion de travail entre les représentants des pêcheurs et Michel Barnier.
Donges bloqué
Mercredi matin, des pêcheurs des ports de Loire-Atlantique bloquaient les accès à la raffinerie Total de Donges, dans l'estuaire de la Loire.
Venus de La Turballe, Le Croisic, Saint-Nazaire ou encore Pornic, ils ont bloqué les trois accès du site à l'aide de pneus enflammés.
La proposition d'exonérer de charges patronales et salariales la profession n'avait, au départ, pas convaincu car selon les calculs des comptables des pêcheurs, le gain serait de 12 centimes d'euros par litre de gazole pour un fileyeur, peu consommateur de carburant, et de 4 centimes pour un gros chalutier, "et actuellement ce sont les gros consommateurs qui sont étranglés par la hausse du prix du pétrole", a relevé Daniel Le Gall, président du comité des pêches du Croisic.
Mécanisme de compensation
Jusqu'au début de l'année 2007, les pêcheurs français bénéficiaient d'un mécanisme de compensation du prix du gazole appelé fonds de prévention aux aléas de la pêche, mais il a été jugé incompatible avec les règles européennes par Bruxelles. Les marins-pêcheurs réclamaient un mécanisme de compensation à la hausse du prix du gazole "à partir de la TVA qui existe sur le prix du poisson, et surtout sur le poisson d'importation (85% des volumes consommés en France, NDLR) pour ramener le prix du gazole compatible avec un cours correct du poisson", a expliqué le porte-parole.
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Sarkozy cède face à la pression des pêcheurs
De notre envoyé spécial au Guilvinec
le-Figaro.fr, CHARLES GAUTIER. Publié le 07 novembre 2007 Actualisé le 07 novembre 2007 : 09h58
«Je ne laisserai pas tomber le monde de la pêche», a assuré, hier au Guilvinec, le président de la République.
ARRIVÉ sur le port breton du Guilvinec sous les huées de plusieurs centaines de marins en colère, Nicolas Sarkozy est reparti plus de deux heures plus tard de la criée du premier port gréviste sous les applaudissements d'une bonne partie de la foule.
À peine descendu de sa Citroën C6 présidentielle, le chef de l'État a poussé les barrières de sécurité pour répondre à ceux qui l'invectivaient.
Prix du gazole, charges, retraites rien ne lui a été épargné pendant ce bain de foule. « Je ne laisserai pas tomber le monde de la pêche, a assuré le président de la République, Je suis ici pour vous témoigner la solidarité de la nation. »
La tension était pourtant palpable, des marins lui reprochant notamment la récente augmentation de ses revenus. « Toi, si tu as quelque chose à dire, tu n'as qu'à venir ici ! », a répondu Nicolas Sarkozy à un marin qui l'insultait.
Une fois, deux fois, dix fois il a écouté doléances, récriminations, supportant les mots les plus verts, invitant même les interlocuteurs les plus belliqueux, à participer à la table ronde prévue avec le comité de crise.
Du jamais-vu. L'escale sur la route de Washington ne s'est pas résumée à une solide confrontation verbale sur un quai ensoleillé. En effet, le président n'est pas arrivé en Bretagne les mains vides.
Il a annoncé l'exonération totale des charges patronales et salariales, le temps que Michel Barnier, ministre de l'Agriculture et de la Pêche, mette en place dans les trois mois un mécanisme durable - très attendu par la profession - qui intègre le coût du gazole dans le prix du poisson vendu à l'étal. La seule exonération des charges patronales et salariales représenterait 21 millions d'euros par trimestre.
Nicolas Sarkozy a aussi évoqué la mise en oeuvre d'un plan de sauvegarde destiné à moderniser les bateaux qui ont une moyenne d'âge en France de 24 ans, à les rendre plus économes et plus sûrs plutôt que de financer leur destruction.
Les jeunes sont déterminés
Président du comité de crise, Philippe Lemoigne n'en croyait pas ses oreilles : « Nous n'en espérions pas tant, souligne le patron de pêche, Sarkozy a repris mot pour mot nos revendications, comme si il avait fait partie des grévistes. »
La première visite d'un président de la République lors d'un conflit de marins pêcheurs restera un événement pour la corporation. « J'étais estomaqué, s'exclame Michel Crochet patron du Bastenague d'Oléron. Le président a eu un vrai courage, presque physique, de venir ainsi à la rencontre des grévistes. »
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La mobilisation étudiante s'étend, Pécresse fait un geste
Par Par Karine PERRET AFP - Jeudi 8 novembre, 19h35PARIS (AFP) -
La mobilisation étudiante contre la loi Pécresse s'est encore étendue jeudi, avec de nouveaux blocages dans les universités et des manifestations, un mouvement que le gouvernement a tenté d'apaiser en annonçant une majoration des crédits dédiée au logement étudiant.
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Peut-être soucieuse de désamorcer la crise qui a pris une ampleur inattendue depuis le début de la semaine, la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, auteur de la loi sur l'autonomie votée cet été a consenti devant l'Assemblée nationale à déplacer 11 millions d'euros de son budget 2008, de la rénovation de Jussieu à celle des logements étudiants.
Evoquant "une concession claire à la mobilisation", le président de l'Unef et leader du mouvement contre le CPE, Bruno Julliard, a déclaré à l'AFP que cette rallonge budgétaire était "de bonne augure", quoique "insuffisante".
"La première leçon que je tire, c'est que les étudiants ont raison de se mobiliser. Ils doivent poursuivre et amplifier la mobilisation pour obtenir d'autres concessions", a-t-il ajouté faisant état de la participation de "10.000 étudiants" dans les assemblées générales (AG) jeudi (environ 1,4 million d'étudiants sont inscrits à l'université, ndlr).
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jeudi 8 novembre 2007, 18h38
Les aides aux pêcheurs français dans le collimateur de Bruxelles
BRUXELLES (Reuters) - Les aides annoncées par le gouvernement français en faveur des marins-pêcheurs pour atténuer l'envolée du prix du gazole sont incompatibles avec les règles de l'UE, a déclaré jeudi la Commission européenne.
Selon les engagements écrits obtenus par les représentants des marins-pêcheurs, un système d'amortissement de l'impact de la hausse des prix du carburant sera mis en place avant la fin de l'année afin de compenser le surcoût au-delà de 30 centimes d'euros le litre en moyenne annuelle, contre 52 aujourd'hui.
Le commissaire européen à la Pêche et aux Affaires maritimes, Joe Borg, s'était montré sceptique, estimant qu'il aurait été préférable d'aider financièrement les pêcheurs à se restructurer pour s'adapter au nouveau contexte économique.
Sa porte-parole, Mireille Thom, s'est montrée plus précise.
"D'après les premiers éléments, ce serait une aide au fonctionnement", a-t-elle déclaré lors d'une point de presse.
"Un compensation qui irait à toutes les entreprises et qui représenterait une aide au fonctionnement ne serait pas compatible avec les règles sur les aides d'Etat", a-t-elle dit.
Le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, a expliqué jeudi à Bruxelles que des discussions allaient avoir lieu entre les autorités françaises et la Commission européenne pour trouver un terrain d'entente.
Mireille Thom a ajouté que le premier mécanisme annoncé mardi par Nicolas Sarkozy, qui aurait permis de répercuter la hausse du prix du gazole sur les prix du poisson, aurait en revanche été compatible avec les règles de concurrence.
Toute aide d'Etat doit être notifiée à la Commission, qui peut les autoriser ou les interdire. Si les aides sont versées malgré le veto européen ou sans l'en informer, elles doivent ensuite être remboursées par les bénéficiaires.
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Sarkozy sur la tombe du général de Gaulle à Colombey-les-deux-Eglises
AFP - Vendredi 9 novembre, 13h16COLOMBEY-LES-DEUX-ÉGLISES (Haute-Marne), 9 nov 2007 (AFP) -
Nicolas Sarkozy s'est recueilli vendredi sur la tombe du général de Gaulle à Colombey-les-deux-Eglises (Haute-Marne), à l'occasion de l'anniversaire de sa mort, le 9 novembre 1970, a constaté une journaliste de l'AFP.
M. Sarkozy, accompagné d'Yves Guéna, président de la fondation De Gaulle, et de Jean de Gaulle, fils de l'amiral Philippe de Gaulle qui n'a pu effectuer le déplacement, a été accueilli par une petite foule dans le village où s'était retiré le chef de la France libre après son départ de l'Elysée.
Plusieurs élus du département de la Haute-Marne, dont François Cornut-Gentille (UMP), député de la circonscription où se trouve Colombey, étaient présents.
Après s'être recueilli sur la tombe du fondateur de la Vè République, M. Sarkozy est allé déposer une gerbe au pied de la grande croix de Lorraine qui domine le village.
"Je voulais être là pour marquer que nous voulions tous nous inscrire dans l'exemple qu'il nous a donné", a déclaré M. Sarkozy.
"Je suis venu tant de fois depuis 1974. J'étais si heureux parce que le général de Gaulle a inscrit son nom dans l'histoire de France", a-t-il ajouté.
Il a indiqué qu'il inviterait la chancelière allemande Angela Merkel à participer en novembre 2008 à l'inauguration du "mémorial Charles de Gaulle" actuellement en construction à Colombey.
Le chancelier allemand Konrad Adenauer avait été le seul chef d'Etat étranger invité par le général de Gaulle à Colombey, où il s'était rendu à deux reprises.
M. Sarkozy était venu pour la dernière fois à Colombey le 16 avril, quelques jours avant le premier tour de l'élection présidentielle.
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ESCROQUERIE.
Le conseiller spécial de Fadela Amara condamné
Geoffroy Tomasovitch. Le Parisien,
mercredi 14 novembre 2007, p. 15
Mohammed Abdi, le compagnon de route historique de la secrétaire d'Etat à la Politique de la ville, vient d'être condamné pour escroquerie à la formation professionnelle.
Il a écopé de dix-huit mois de prison, dont douze avec sursis.
C'EST l'épilogue d'un long processus judiciaire et il s'avère défavorable à Mohammed Abdi.
Ce conseiller spécial de Fadela Amara, la secrétaire d'Etat à la Politique de la ville, avait été reconnu coupable, en mai 2006, d'une escroquerie à la formation professionnelle commise de fin 1994 à juin 1997.
Selon nos informations, la Cour de cassation a rejeté l'ultime recours de Mohammed Abdi.
L'arrêt a été notifié la semaine dernière.
Conséquence : le compagnon de route historique de Fadela Amara se voit définitivement condamné à dix-huit mois de prison, dont douze avec sursis.
Reste à savoir comment il exécutera cette peine.
Il fait également l'objet d'une mise à l'épreuve pendant une durée de trois ans, avec obligation de rembourser le préjudice avec le coauteur des faits, Jean Bousige.
« Que voulez-vous ? C'est la vie. Mais j'ai la conscience hyper-tranquille. Je suis honnête, je n'ai jamais pris un sou dans cette histoire », réagit dans un soupir Mohammed Abdi, 48 ans.
Le conseiller spécial de Fadela Amara, par ailleurs secrétaire général du mouvement Ni putes ni soumises (NPNS), ajoute d'un ton insistant : « Je préfère subir les injustices que de les commettre. »
« Je me suis battu comme un chien pour que la société survive »
Cette affaire prend sa source à l'époque où Mohammed Abdi vivait en Auvergne.
En 1992, ce militant socialiste très impliqué dans le mouvement associatif est embauché à temps partiel par FBL-Services, société de gardiennage exerçant essentiellement dans la région de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme).
Directeur des ressource humaines, il s'occupe des contrats de travail.
Par souci de rentabilité, FBL-Services, en mauvaise situation financière, a recours à des contrats de qualification.
Dans ce domaine, la loi oblige l'employeur à fournir au jeune embauché une formation assurée soit à l'extérieur, soit au sein de l'entreprise à condition d'être agréée.
En contrepartie, l'employeur est exonéré de certaines charges patronales et peut obtenir le remboursement des frais de formation engagés auprès de divers organismes.
Pour former ces jeunes, FBL passe par la société Distri Conseil, puis Access Centre Auvergne, fondée en mars 1997 par Abdi.
Deux coquilles vides. Ces deux entreprises n'ont pas assuré pleinement les prestations en faveur des jeunes en contrat de qualification.
Le mécanisme de la fraude reprochée est simple.
FBL a produit de fausses attestations de formation et de fausses feuilles de présence pour se faire payer les frais de formation.
Au début de l'enquête, le PDG de FBL, Jean Bousige, a admis que la formation dispensée par Distri Conseil pouvait être qualifiée de « bidon » ou de « virtuelle ».
« Je me suis battu comme un chien pour que FBL survive. De nombreux jeunes qu'on a recrutés ont trouvé un travail permanent », déclare aujourd'hui Mohammed Abdi qui se dit la cible d'un « règlement de comptes clermontois ».
Au terme de trois procès, la cour d'appel de Lyon l'a pourtant reconnu, lui comme le PDG, coupable d'escroquerie. Selon cet arrêt, les déclarations de salariés de FBL et de jeunes permettent de « caractériser son implication de tous les instants dans ce mécanisme d'escroquerie, en parfaite connaissance de cause et sans état d'âme ».
La cour souligne « l'intérêt financier qu'Abdi a pu retirer de son emploi même partiel à FBL où il touchait 5 000 F (750 €) par mois plus des primes mensuelles de 2 500 à 3 000 F (375 € à 450 €) ».
Enfin, les magistrats notent qu'il était « particulièrement aisé d'abuser de jeunes en situation de difficultés ».
Mohammed Abdi et Jean Bousige doivent rembourser 75 000 € à l'organisme floué. « Au-delà de ce préjudice, c'est toute la collectivité des salariés et de l'entreprise qui subit ce genre de pratiques », déplore M e Bruno de Prémare, avocat de l'OPCIB, qui a remboursé les frais de formation indûment réclamés.
Fadela Amara n'a pas souhaité réagir à la condamnation de son proche collaborateur.
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Nicolas Sarkozy défend une Europe protégée et identitaire
Le Point.fr,
13/11/2007-18h34 - Catherine Piettre - Rubrique coordonnée par Valérie Peiffer -
En avant-goût de la prochaine présidence française de l'Union européenne en juillet, Nicolas Sarkozy a défendu devant le Parlement de Strasbourg son concept d' identité européenne, en demandant une politique d'immigration et une politique économique communes.
C'était Nicolas Sarkozy fidèle à lui-même, le verbe tonique et la jambe agitée. Dans un discours ponctué d'applaudissements et de huées, le président français a redéfini les grands principes de sa politique européenne.
Premier objectif, devant les parlementaires de 27 pays pas forcément acquis à sa cause : se faire l'avocat de la France, qui doit prendre, pour six mois, la présidence de l'Union européenne en juillet 2008.
" Le non français à la Constitution européenne n'était pas l'expression d'un refus de l'Europe, mais l'expression d'une plus grande exigence à son égard ", a-t-il affirmé, évoquant, en des termes quasi jaurésiens, une " angoisse (...) et une déception partagées par des millions d'hommes et de femmes qui s'étaient mis à désespérer de l'Europe " .
Utilisant abondamment le mot peuple , il l'a opposé à une machine européenne, " une machine à édicter des normes, des règlements, des directives, une machine à fabriquer des contraintes ".
Le président de la République a néanmoins fait attention à ne pas citer la Banque centrale européenne ou à ne pas remettre directement en cause l'euro fort, comme il l'avait déjà fait auparavant.
Nicolas Sarkozy, qui a proposé un " comité des sages " pour réfléchir à l'avenir du continent, a également insisté sur la notion d' identité , nationale ou européenne, plongée, selon lui, dans " une crise liée à la globalisation et à la marchandisation du monde ".
Il réclame une " préférence communautaire ", dans une logique protectionniste dont il se défend, préférant parler de " protection ".
Autre sujet qui lui tient à coeur : l'immigration, pour laquelle il souhaite une politique commune. " On ne peut pas appartenir à l'espace Schengen et régulariser ses sans-papiers sans demander l'avis des autres. "
La phrase vaut autant pour le public français que pour les voisins européens. A Strasbourg, il a d'ailleurs répété, devant des parlementaires, son opposition à l'entrée de la Turquie en Europe.
Se démarquant de Chirac, le Président a fait un appel du pied à la Grande-Bretagne pour qu'elle signe le Traité européen simplifié récemment adopté à Lisbonne - " la France a besoin de l'Angleterre " - et aux pays de l'Est, " qui avaient parfois le sentiment qu'on ne les écoutait pas assez ".
Enfin, Nicolas Sarkozy a plaidé sa cause sur le front intérieur. " J'ai engagé une politique de réformes qui n'a pas de précédent depuis 1958. Ces réformes, je les mènerai jusqu'au bout. Rien ne me détournera de mon objectif. "
Pas sûr que son message "européen" fasse fléchir les grévistes hexagonaux.
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TRANSPORTS ET FONCTIONNAIRES
Nicolas Sarkozy : "On ne cèdera pas et on ne reculera pas"
NOUVELOBS.COM | 20.11.2007 | 17:51
Reprenant la célèbre phrase de Maurice Thorez en 1936, le président affirme: "Il faut savoir terminer une grève". "Une petite minorité ne saurait imposer sa loi à la majorité", ajoute-t-il, au septième jour du mouvement dans les transports.
Au septième jour de la grève dans les transports contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, mardi 20 novembre, Nicolas Sarkozy a rompu son inhabituel silence pour déclarer qu'"on ne cèdera pas et on ne reculera pas" face aux grévistes.
Le président de la République s'est engagé à mener les "réformes" dont la France "a besoin".
"La France a besoin de réformes pour relever les défis que le monde lui impose", a lancé Nicolas Sarkozy. "On ne cèdera pas et on ne reculera pas", a-t-il insisté.
"Une petite minorité ne saurait imposer sa loi à la majorité", a-t-il déclaré.
Le chef de l'Etat s'est exprimé dans un discours, en ouverture du discours d'ouverture du congrès de l'Association des maires de France (AMF).
"Il faut savoir terminer une grève", a-t-il lancé, reprenant la phrase prononcée par le communiste Maurice Thorez en 1936.
Silence
Dans la presse, comme à la radio ou à la télévision, le silence de Nicolas Sarkozy étonnait. Lundi, le PS a jugé "un peu surprenant", le silence du président de la République, depuis le début de la grève contre la réforme des régimes spéciaux à la SNCF et à la RATP.
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la-Croix.com, 21.11.2007, 11.34
Poursuite de la grève à la SNCF et RATP, actes de "sabotage" et négociations
L'ouverture de négociations à la SNCF et la RATP, mais aussi l'annonce d'actes de "sabotage" sur des lignes de TGV, marquent mercredi matin la grève contre la réforme des régimes spéciaux, qui perturbe toujours le trafic au huitième jour de conflit
A la SNCF, la direction a annoncé mercredi 21 novembre que "plusieurs exactions (avaient) eu lieu au même moment": incendies volontaires sur les TGV Est et Atlantique et fermeture volontaire de commutateurs de signalisation sur les TGV Nord et Sud-Est. Elle a dénoncé une "action coordonnée de sabotage".
Le secrétaire d'Etat aux transports, Dominique Bussereau, a fustigé des "exactions graves et condamnables" mais n'a pas souhaité "utiliser le terme de sabotage qu'on emploie qu'en période belliqueuse".
Le leader de la CGT-cheminots, Didier Le Reste, a également condamné des "actes inqualifiables commis par des lâches". Christian Mahieux (Sud Rail) a assuré que ces actions n'étaient pas le fait de grévistes.
Ouverture d'une enquête
La ministre de l'intérieur, Michèle Alliot-Marie, a annoncé dans un communiqué avoir demandé à la police et la gendarmerie que "tout soit mis en oeuvre" pour "identifier les responsables" de ces "exactions".
La direction a précisé qu'elles avaient entraîné des "retards très importants, de l'ordre d'une à trois heures", mais l'entreprise pensait pouvoir assurer la circulation de 400 TGV sur 700, 88 Corail sur 300, des fréquences de Transiliens "meilleures" en Ile-de-France, 50% des TER, un trafic Eurostar et Thalys normal ou quasi-normal.
La grève est entrée mercredi dans sa deuxième semaine, au lendemain d'une journée de mobilisation massive des fonctionnaires pour leur pouvoir d'achat, qui a vu la participation de cheminots.
La RATP assurait que son trafic avait "démarré pratiquement partout" dans la matinée, mais les perturbations demeuraient.
Le RER B ne fonctionnait pas et le A, à peine. Un métro sur quatre maximum circulait sur la plupart des lignes. Certaines mieux desservies (1, 4 et 11), avec deux rames sur trois, étaient prises d'assaut, accueillant dans la bousculade des milliers de voyageurs utilisant d'habitude d'autres trajets.
La RATP a dans le même temps démenti des rumeurs de sabotage sur la ligne 14.
La circulation routière était chargée en région parisienne avec 258 km de bouchons vers 9h, contre une centaine en temps normal, selon l'information routière.
Première réunion de négociations à la RATP
Du côté des négociations, après le coup d'envoi vendredi de discussions tripartites (Etat-syndicats-directions) à EDF et GDF, une première réunion à trois s'est ouverte dans la matinée à la RATP, et la SNCF doit l'imiter dans l'après-midi.
La quasi-totalité des syndicats des deux entreprises, grévistes ou non, devaient y participer et insister sur le maintien du pouvoir d'achat des retraités.
Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, s'est engagé mardi à "consulter" les salariés concernés, notamment à la SNCF et à la RATP, à l'issue de négociations qui vont durer "au moins un mois".
Bernard Thibault avait suggéré cette idée de négociations tripartites dans les entreprises à la veille du conflit, proposant une ouverture au gouvernement en acceptant que la CGT y participe.
Mardi, il a implicitement mis en garde les salariés grévistes contre l'enlisement dans un mouvement minoritaire, long et politisé.
La présidente du Medef Laurence Parisot a décrit mercredi cette grève comme un "séisme" aux conséquences "extraordinairement dommageables" et au coût économique "probablement gigantesque".
Le président Nicolas Sarkozy avait déclaré mardi qu'il fallait "savoir terminer une grève", réaffirmant sa volonté de réformer les régimes spéciaux.
La réforme du gouvernement prévoit l'allongement de la durée de cotisation des salariés concernés de 37,5 à 40 années, l'instauration d'un système de décote et l'indexation des pensions sur les prix au lieu des salaires.
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Plusieurs milliers d'étudiants et lycéens manifestent à Paris
NOUVELOBS.COM | 22.11.2007 | 17:30
Ils sont entre 2.600 et 7.000 à se diriger vers le ministère de l'Enseignement supérieur. A Bordeaux, ils étaient entre 1.800 et 2.500 lycéens et étudiants, à Lyon, entre 700 à 1.500 et à Lille, entre 2.500 et 4.500.
Des étudiants mobilisés contre la loi sur l'autonomie des universités
Quelques milliers d'étudiants et lycéens, 2.600 selon la police, 7.000 selon les organisateurs, manifestaient jeudi à Paris, pour protester contre la loi Pécresse sur l'autonomie des universités, à l'appel de la coordination nationale étudiante.
Derrière une banderole réclamant "des diplômes nationaux" et "le retrait de la loi LRU" (sur l'autonomie des universités), les manifestants se sont ébranlés vers 15h30, en direction de Port-Royal, puis de la montagne Sainte-Geneviève, près du ministère de l'Enseignement supérieur de Valérie Pécresse.
Venus de lycées et d'universités de la région parisienne, ils scandaient : "Pas de financements privés, retrait de la loi Pécresse, ou alors ça va péter !".
A Bordeaux
Entre 1.800 lycéens et étudiants, selon la police, et 2.500 selon les organisateurs étaient réunis à Bordeaux.
"Loi Pécresse: étudiants en détresse", "Contre l'école des riches et des patrons, refusons la sélection" proclamaient notamment des banderoles en tête de cortège.
Des élèves de lycées, généraux ou professionnels, ont participé en bon nombre au rassemblement, pour être "solidaires avec les facs en galère".
A Lyon
A Lyon, entre 700 étudiants et lycéens, selon la police, et 1.500, selon les organisateurs, ont manifesté jeudi en fin de matinée.
"On manifeste pour l'abrogation de la loi Pécresse mais c'est aussi une riposte globale contre les projets sociaux du gouvernement sur les retraites, la santé, le contrat de travail unique", expliquait, dans le cortège, Samy Dichy, étudiant à Lyon II, représentant de la Fédération syndicale étudiante (FSE).
"On va virer Pécresse"
A Lille, environ 2.500 étudiants et lycéens selon la police, 3.500 à 4.500 selon les organisateurs, ont défilé alors qu'une vingtaine de lycées, selon les rectorats, ont été bloqués ou perturbés dans le nord de la France.
Le cortège lillois, rassemblant lycéens et étudiants, a été bloqué par la police à proximité du rectorat, où une délégation de deux lycéens et quatre étudiants a été reçue.
"Nous sommes la jeunesse, on va virer Pécresse", ont notamment scandé les manifestants, dont certains portaient des pancartes "Etudiants-Lycéens. Solidarité. No pasaran" ou "On veut pas être des Fac Food".
Onze lycées ont été bloqués, trois ont fait l'objet d'une tentative de blocage et un appel à la grève a été lancé dans sept autres établissements de l'académie de Lille au cours de la matinée, selon le rectorat.
L'université Lille II, la faculté de lettres et de sciences humaines d'Arras et le pôle droit et lettres de Reims étaient bloqués, tandis que Lille I était uniquement bloquée pour la manifestation. L'université Jules-Verne de Picardie était partiellement touchée.
A Lille III, une assemblée générale était réunie jeudi pour décider de la suite à donner au mouvement.
Blocage
Dans l'académie d'Amiens, "il y a eu un peu d'agitation dans trois lycées, mais pas de blocage", selon le rectorat. Dans la Somme, une centaine de lycéens ont manifesté jeudi matin à Friville-Escarbotin et à Montdidier, selon la police.
Dans l'académie de Reims, des lycéens ont manifesté à Vitry-le-François (Marne), Chaumont (Haute-Marne) et Romilly-sur-Seine (Aube), selon le rectorat.
Plusieurs universités du Nord-Pas-de-Calais, de Picardie et de Champagne-Ardenne étaient toujours touchées jeudi par des mouvements de blocage.
Jets d'oeufs
Des manifestations d'ampleur inégale ont rassemblé jeudi plusieurs milliers d'étudiants et de lycéens dans les principales villes de l'Ouest, notamment à Rennes, Caen et Rouen, a-t-on appris auprès des organisateurs et de la police.
A Caen, plusieurs voies du périphérique nord ont été bloquées pendant plus d'une heure par 2.600 étudiants et lycéens protestant contre la loi Pécresse, selon la police.
A Rennes, la manifestation a rassemblé 900 jeunes -dont 200 lycéens- selon la police, 1.000 selon les étudiants. En fin de manifestation, une poignée de jeunes est brièvement entrée dans le hall du quotidien Ouest-France, criant "Ouest-France collabo" et jetant des classeurs à terre. Certains cameramen ont également été pris à partie, visés par des jets d'oeufs à plusieurs reprises.
Des manifestations ont également rassemblé entre 1.000 (police) et 1.200 (organisateurs) étudiants et lycéens à Rouen, 800 à Lannion (Côtes-d'Armor) selon la police, 600 à Nantes (police), 250 au Mans ou 150 à Brest.
Dans la région Centre, une manifestation a rassemblé 300 étudiants et lycéens à Tours, où le blocage de la faculté des Tanneurs a été reconduit jusqu'à mercredi prochain. A Orléans, où ont manifesté 150 personnes, la faculté de lettres, langues et sciences humaines restera bloquée jusqu'à lundi.
A Poitiers, plusieurs centaines de lycéens ont défilé jeudi. Le blocus entamé lundi dans les 2 UFR de sciences humaines/arts et lettres/langues a été reconduit mercredi jusqu'à lundi.
A Perpignan
Plusieurs centaines d'étudiants et lycéens (250 selon la police, 600 selon les organisateurs) ont défilé dans l'après-midi pendant une heure et demi dans le centre de Perpignan.
Les étudiants, venus en cortège depuis l'université, dont le blocage a été reconduit pour une semaine à la suite d'un vote mercredi, ont retrouvé dans le centre des lycéens venus des trois principaux établissements de la ville.
Jeudi matin, le lycée Arago, emblématique lycée du centre-ville, a été bloqué par un amoncellement de tables, de chaises et d'arbres. Une centaine d'élèves avaient défilé dès le matin "pour montrer la spécificité de leur opposition à la loi" Pécresse.
En soirée un groupe d'étudiants se proposait d'organiser un "cours happening" dans l'enceinte d'un hypermarché du sud de la ville, le professeur et les élèves se plaçant dans des caddies, pour montrer que "la culture n'est pas une marchandise".
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François Fillon à Villiers-le-Bel après une nouvelle nuit d'affrontements
AFP - 27 novembre 2007 12.30 VILLIERS-LE-BEL (AFP) -
Le Premier ministre François Fillon s'est rendu mardi à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise), théâtre d'une deuxième nuit d'affrontements faisant plusieurs dizaines de blessés parmi les forces de l'ordre.
Le président de la République Nicolas Sarkozy réunira mercredi matin le Premier ministre François Fillon, Michèle Alliot-Marie (Intérieur), Rachida Dati (Justice) et Fadela Amara (Ville), après les violences dans le Val-d'Oise, a annoncé mardi le porte-parole de l'Elysée David Martinon.
Le président de la République recevra également mercredi à 9H00 à l'Elysée les familles des deux adolescents décédés dimanche , a annoncé mardi Fadela Amara, secrétaire d'Etat chargée de la politique de la Ville. Mme Amara a fait cette annonce à Villiers-le-Bel, en quittant le domicile de la famille d'un des deux adolescents décédés.
La secrétaire d'Etat a expliqué avoir reçu durant cette visite un appel du cabinet du chef de l'Etat afin qu'elle assure aux familles que Nicolas Sarkozy était "solidaire de leur chagrin et de leur émotion" et les invitait à venir mercredi "à 9H00 à l'Elysée". Fadela Amara a assuré que les familles avaient "accepté l'invitation" et qu'elles étaient "heureuses d'être reçues".
Arrivé vers 11h15 à la mairie de la commune, François Fillon a dénoncé mardi comme des "criminels" ceux qui tirent sur les policiers, soulignant, au cours d'un déplacement à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise), que "rien ne justifie la violence". "Pendant que la justice travaille, rien ne justifie les violences qui ont eu cours hier soir. Elles sont inacceptables, elles sont intolérables (...) ceux qui tirent sur les policiers sont des criminels. Ils seront poursuivis comme tels", a déclaré le Premier ministre à la sortie de la mairie de la ville.
M. Fillon, accompagné de la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, venait de rencontrer le préfet du Val-d'Oise, le maire PS Didier Vaillant et son conseil municipal. Il a annoncé un renforcement des dispositifs de sécurité et rendu hommage aux policiers et aux pompiers. La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a reçu des "recommandations" du président Nicolas Sarkozy.
La préfecture du Val-d'Oise a parlé sans autre précision de "nombreux" policiers blessés, dont trois grièvement après une deuxième nuit de violences consécutive à la mort de deux adolescents dans un accident avec une voiture de police. Quatre-vingt deux policiers ont été blessés dont quatre grièvement, au plomb de chasse, à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise) dans les affrontements qui ont opposé jeunes et forces de l'ordre dans la nuit de lundi à mardi, a-t-on appris mardi de source policière. .Plusieurs bâtiments, dont une bibliothèque, ont été incendiés.
M. Fillon avait téléphoné lundi aux parents des deux adolescents morts dimanche dans une collision avec une voiture de police, l'élément qui a déclenché les violences. Il leur avait présenté ses condoléances et les avait assurés que tout serait fait pour rechercher la vérité. Le chef du gouvernement avait également appelé le commissaire de police grièvement blessé dimanche soir, ainsi que le maire socialiste de Villiers-le-Bel, Didier Vaillant.
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Chine: Sarkozy évoque les droits de l'Homme avec Hu Jintao
yahoo.fr, actualités,
dim 25 nov, 17h42
PEKIN (AP) - Lors d'un dîner avec son homologue chinois Hu Jintao, Nicolas Sarkozy a abordé dimanche la question des droits de l'Homme, notamment l'application de la peine de mort et la liberté de la presse dans le pays, a rapporté l'Elysée.
Arrivé dimanche en Chine pour sa première visite d'Etat, le président français n'était accompagné ni du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner ni de la secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères Rama Yade. La venue de cette dernière avait été un temps envisagée.
Au cours de sa rencontre avec le président Hu Jintao, au pouvoir depuis 2003, Nicolas Sarkozy a notamment évoqué l'application en Chine de la peine de mort en se montrant "précis". "Je ne vous demande pas de l'abolir complètement, mais d'accentuer le mouvement qui s'esquisse tout doucement", lui a-t-il dit selon l'Elysée, concédant au passage que la France n'a "pas de leçon à donner" après avoir attendu 1981 et François Mitterrand pour abolir la peine capitale.
Hu Jintao lui aurait répondu de même source qu'il "souhaite faire évoluer les choses" en continuant "à alléger le nombre de cas où la peine de mort est appliquée". Selon un rapport d'Amnesty International publié en août, le nombre de condamnations à mort en Chine aurait "légèrement chuté", mais il n'existe toujours pas de statistiques officielles. La peine de mort est appliquée en Chine pour 68 crimes et délits, dont certaines infractions économiques et à la législation sur les stupéfiants.
Par ailleurs, le chef de l'Etat français a demandé à son homologue la "liberté pour les journalistes" qui travaillent en Chine. Et ce, au-delà des Jeux olympiques de Pékin de 2008, pour lesquels la Chine s'était engagée en 2001 à garantir une liberté totale aux médias. Selon l'Elysée, Nicolas Sarkozy n'aurait pas obtenu d'engagement "précis" sur ce point.
Selon Amnesty International, la répression des journalistes chinois "n'a pas cessé" à l'approche des JO, même si les journalistes étrangers en Chine bénéficient d'une "liberté d'information accrue".
Nicolas Sarkozy a également évoqué avec Hu Jintao la ratification du pacte sur les droits civils et politiques, mais n'a pas obtenu de réponse plus "satisfaisante" sur le sujet.
Enfin, les deux hommes se sont entretenus du Tibet, sujet sensible en Chine, où la visite du Dalaï Lama à Angela Merkel à Berlin le 23 septembre a été très mal perçue. A cet égard, M. Sarkozy s'est inscrit dans la "continuité" de la position française en soulignant selon l'Elysée que pour la France "le Tibet fait partie de la Chine". "Mais nous encourageons le dialogue" pour que le peuple tibétain puisse bénéficier de "davantage de liberté culturelle, religieuse" pour que "son identité soit préservée", ajoutait-on de même source. Quant à recevoir le Dalaï Lama, "on y reviendra le moment venu", a éludé l'Elysée, alors que le chef spirituel tibétain est considéré comme un séparatiste par Pékin. AP
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Alger attend Sarkozy de pied ferme
Reuters.
Diplomatie. Avant la visite d’Etat, un ministre l’accuse d’être soumis au «lobby juif».
CHRISTOPHE AYAD, Libération,
QUOTIDIEN : jeudi 29 novembre 2007, p. 9
Les dirigeants passent, la querelle reste.
La sortie antisémite du ministre algérien des Moudjahidine (Anciens Combattants), Mohamed Chérif Abbas, visant Nicolas Sarkozy, Bernard Kouchner, et le «lobby juif» en France, intervient à moins d’une semaine de la première visite d’Etat du président français à Alger.
Le ton est donné : ce n’est pas parce que Nicolas Sarkozy est un homme «neuf», désireux de «regarder vers l’avenir» plutôt que le passé, que les malentendus et reproches accumulés ces dernières années vont s’évanouir.
Ces déclarations viennent s’ajouter à une campagne contre le retour en Algérie d’Enrico Macias, qui devait faire partie de la délégation française accompagnant Nicolas Sarkozy, dont il a été un soutien pendant la campagne présidentielle.
Comme en 2000, le chanteur, né à Constantine, a fini par renoncer à ce voyage, qualifié de «provocation» par le même ministre algérien, qui l’a traité de «sioniste».
Revirement.
Même si ces propos trouvent un certain écho dans les opinions arabes – où le net réchauffement avec l’administration Bush, les déclarations agressives de Kouchner envers l’Iran et la sympathie affichée du président français envers Israël sont interprétés comme un revirement majeur –, il faut inscrire les provocations de Mohamed Chérif Abbas avant tout dans l’épineux contexte franco-algérien.
Dans l’entretien au quotidien arabophone Al-Khabar, le ministre ne manque pas de préciser sa pensée : «Il n’y aura pas de normalisation des relations avec la France sous Sarkozy.»
Malgré une popularité personnelle qu’il a pu vérifier à Alger, début 2003, Jacques Chirac a été en butte, lors des deux dernières années de présidence, aux sautes d’humeur de son homologue Abdelaziz Bouteflika. Qui n’a cessé de faire miroiter la possibilité d’un traité d’amitié pour régulièrement doucher les espoirs de Chirac.
Il n’est pas innocent que les propos antisémites et anti-Sarkozy aient été tenus par Mohamed Chérif Abbas. C’est ce dernier qui avait lu, le 6 mai 2005 à Sétif, au nom du président Bouteflika, un discours au lance-flammes sur les massacres commis en mai 1945, comparant notamment la France coloniale au nazisme et réclamant «un geste probant» qui «effacerait cette tache noire».
La loi du 23 février 2005, dont un article, proposé en catimini par des députés UMP, faisait l’éloge du «rôle positif de la colonisation», venait d’être adoptée par le Parlement français. Il a fallu un an pour l’annuler. Mais Chirac n’a jamais obtenu son traité d’amitié.
Pendant sa campagne, Nicolas Sarkozy a répété qu’il ne serait pas le président de la «repentance». Alger n’a donc rien à attendre de ce côté-là. Mais le président français, qui tient à de bonnes relations avec l’Algérie pour des raisons énergétiques et commerciales, a fait un geste apprécié, dès juillet, en entamant sa mini-tournée au Maghreb par Alger. Le geste avait tant agacé le Maroc, habituellement choyé par Chirac, que le roi Mohammed VI avait annulé son entrevue avec Sarkozy.
Rivalité.
Depuis, Paris a rattrapé sa bourde avec Rabat, lui réservant la première visite d’Etat de Sarkozy à l’étranger, le mois dernier. Le président français en a profité pour annoncer son projet d’Union méditerranéenne et, surtout, lancer un partenariat dans le nucléaire civil. Un contrat d’armement de surveillance des frontières a été signé, en même temps que Paris réaffirmait son soutien au Maroc sur le dossier du Sahara occidental.
Autant de gestes qui ont agacé à leur tour Alger, où la rivalité avec Rabat est une constante de la politique extérieure. Les provocations de Mohamed Chérif Abbas, si elles ne reflètent pas l’opinion algérienne, montrent la volonté d’une partie de ses dirigeants d’établir un rapport de force.
En France, le Quai d’Orsay s’est sobrement dit «étonné». «Tant que la France ne reconnaîtra pas les crimes commis en Algérie, nous ne pouvons envisager ni réconciliation ni normalisation totale avec elle. Nos rapports avec la France se limiteraient au niveau commercial et il serait impossible de parler d’un traité d’amitié et de paix», prévient Mohamed Chérif Abbas. «Tant mieux, on n’en demande pas plus», répondait hier un diplomate français avec humeur.
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Algérie: un ministre déclenche une polémique en parlant de Sarkozy et "du lobby juif"
Yahoo.fr, actualités,
AFP - Mercredi 28 novembre, 20h09ALGER (AFP) -
A quelques jours de la visite du président français à Alger, le ministre algérien des Moudjahidine, Mohammed-Chérif Abbas, a provoqué une vive polémique en évoquant le soutien d'un "lobby juif" et les origines de Nicolas Sarkozy, avant de nuancer ses propos.
La France s'est étonnée des déclarations du ministre algérien des Anciens combattants alors que M. Sarkozy est attendu le 3 décembre à Alger pour sa première visite d'Etat en Algérie et la deuxième dans ce pays depuis son élection en mai.
"Nous nous étonnons de ces propos, parus dans la presse, qui ne correspondent pas au climat de confiance et de coopération dans lequel nous préparons la visite d'Etat du président de la république" à Alger, a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Pascale Andréani, soulignant que les relations entre les deux pays "n'ont jamais été aussi denses".
Dans un entretien au quotidien Al Khabar publié lundi, M. Abbas attribue à l'influence d'un "lobby juif" l'accession au pouvoir du président français et évoque ses "origines".
"Vous connaissez les origines du président de la France et vous savez quelles sont les parties qui l'ont amené au pouvoir", déclare le ministre algérien au journal.
"Le ralliement de personnalités de la gauche française au gouvernement de droite de Sarkozy (... reflète) les convictions des véritables architectes de l'ascension de Sarkozy au pouvoir, le lobby juif qui domine les décideurs en France", ajoute-t-il en citant le nom du ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner.
Dans une déclaration mercredi à l'agence de presse algérienne APS, M. Abbas a affirmé "avoir appris avec beaucoup d'étonnement et de mécontentement certains propos" qui lui ont été attribués, sans démentir formellement les déclarations publiées par Al Khabar.
Le ministre, vétéran de la guerre d'indépendance (1954-62), ajoute qu'il "ne peut assumer les spéculations irresponsables d'un quelconque journal sur un chef d'Etat ami".
"Dans cet entretien il n'a jamais été dans mon intention d'enfreindre le principe (...) de ne jamais porter atteinte à l'image d'un chef d'Etat étranger", poursuit-il.
Plusieurs organisations et personnalités françaises ont fermement condamné les propos du ministre algérien, passés totalement sous silence par la presse algérienne et qui ont été ignorés par les milieux officiels.
Le Conseil représentatif des institutions juives de France (
Crif) s'est dit "écoeuré par ces propos grossièrement antisémites" qui "fomentent la haine envers les Juifs et visent à retarder toute tentative de réconciliation entre la France et l'Algérie".
La Ligue des droits de l'Homme (LDH) s'est dite "scandalisée" par ces déclarations qui "témoignent de la résurgence des préjugés antisémites les plus nauséabonds" et "doivent être immédiatement désavoués".
Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (
Mrap) a évoqué des propos "tout aussi inacceptables qu'irresponsables".
Le président de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (
Licra), Patrick Gaubert, député au Parlement européen, a affirmé qu'il n'était "pas surpris par ces déclarations à connotation antisémite" ajoutant que "l'Etat algérien et ses représentants sont coutumiers de ce genre de déclarations".
Le président de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, Axel Poniatowski (UMP), a qualifié ces propos de "purement inqualifiables". "C'est à la fois grotesque, inutilement blessant, totalement déplacé et extrêmement grossier", a estimé le député.
"D'ici la visite de M. Sarkozy en Algérie, il nous faut des explications", a-t-il ajouté.
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Bouteflika se démarque des propos de son ministre des Anciens combattants contre Sarkozy
Yahoo.fr, actualités, jeu 29 nov, 18h59
PARIS/ALGER (AP) - A quatre jours de la visite d'Etat de Nicolas Sarkozy en Algérie, le président Abdelaziz Bouteflika s'est désolidarisé jeudi de son ministre des Anciens combattants, qui a accusé le chef d'Etat français d'obéir aux orientations du "lobby juif", et a tenté de minimiser la portée de ses déclarations.
M. Bouteflika a affirmé lors d'un entretien téléphonique avec son homologue français que de "tels propos ne reflètent en rien la position de l'Algérie" et assuré que Nicolas Sarkozy serait "reçu en ami" au cours de sa visite d'Etat en Algérie, "essentielle pour les deux pays", selon David Martinon, porte-parole de l'Elysée.
Cherchant à couper court à la polémique, le président algérien a également pris ses distances avec les propos de son ministre des Anciens combattants Mohamed Chérif Abbas dans une déclaration à l'agence officielle nationale APS rendue publique jeudi après-midi.
"Constitutionnellement, la politique extérieure relève du domaine réservé du président de la République et de ses plénipotentiaires dont le ministre des Affaires étrangères en particulier", a-t-il observé. "En dehors des positions exprimées par ces autorités, toute déclaration ou spéculation n'engage que ses auteurs ou ceux qui les publient."
Et Abdelaziz Bouteflika d'enfoncer le clou: "il n'est pas de nos traditions, ni dans notre interprétation du devoir de réserve qui incombe à tout responsable de l'Etat, de porter des jugements de valeurs sur des hommes d'Etat étrangers ou de nous immiscer dans la politique intérieure des autres Etats, notamment lorsqu'il s'agit d'un pays ami avec lequel nous entretenons des relations multiples de coopération confiantes et mutuellement bénéfiques."
Dans un entretien publié lundi par le journal arabophone "El Khabar", plus gros tirage de la presse quotidienne algérienne, Mohamed Chérif Abbas accusait Nicolas Sarkozy d'obéir aux orientations du "lobby juif, qui a le monopole de l'industrie en France".
"Je ne crois pas que les relations entre l'Algérie et la France soient fondées sur le principe d'égalité", affirmait-il.
"Vous connaissez les origines du président de la France et vous savez quelles sont les parties qui l'ont amené au pouvoir."
Cette interview n'a suscité aucune réaction en Algérie et a été rapportée mercredi par "Le Figaro" à Paris. Exprimant son étonnement par le biais du Quai d'Orsay, la France a adressé à Alger une "demande de clarification" après les déclarations de son ministre des Anciens combattants, lequel a affirmé mercredi à l'APS qu'il n'avait jamais été dans son "intention (...) de porter atteinte à l'image d'un chef d'état étranger".
Issu du Rassemblement national des démocrates (RND), parti de l'alliance soutenant Abdelaziz Bouteflika, Mohamed Chérif Abbas a déclaré "avoir appris avec beaucoup d'étonnement et de mécontentement certains propos" qui lui ont été prêtés par "certains journaux à la suite de l'entretien qu'il a accordé au quotidien El Khabar".
Il faisait probablement référence aux commentaires du "Figaro", qui a parlé à son égard d'"insinuations antisémites contre Sarkozy" et pour qui le ministre "accuse à mots à peine couverts le président français d'être un agent à la solde d'Israël".
Nicolas Sarkozy doit effectuer du 3 au 5 décembre une visite officielle en Algérie, la deuxième dans ce pays depuis sa prise de fonctions, après un premier déplacement en juillet. AP sch/ham/cr/tl
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Pécresse tente de désamorcer la grève
VÉRONIQUE SOULÉ, Libération,
QUOTIDIEN : mercredi 28 novembre 2007
Alors que les étudiants défilaient hier dans toute la France aux côtés de nombreux lycéens et d’enseignants, le président de l’Unef a annoncé des «avancées importantes» à l’issue de sa rencontre avec la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse.
Il a indiqué qu’il appellerait les assemblées générales dans les universités à «les prendre en compte». Le retrait probable du principal syndicat étudiant porterait un coup sérieux à un mouvement déjà affaibli par les divisions.
Les annonces de Valérie Pécresse sont «de nature à lever bon nombre d’inquiétudes des étudiants mobilisés», a assuré Bruno Julliard. Comme elle le répète depuis le début, la ministre n’a rien cédé sur la loi d’autonomie des universités dont une partie des étudiants, emmenés par la coordination nationale, réclame l’abrogation. En revanche, elle a fait des gestes sur les conditions de vie.
Pour répondre à la crainte d’universités à plusieurs vitesses, la ministre s’est engagée à uniformiser les intitulés des diplômes et les règles pour l’obtenir. Sur les risques de sélection redoutés par les lycéens, elle va rappeler dans un texte que les bacheliers garderont le droit de s’inscrire à la fac de leur choix. Les frais d’inscription seront toujours fixés par l’Etat, a-t-elle répété, et n’augmenteront pas.
Un effort financier est fait. La création d’un nouvel échelon de bourse, qui devrait profiter aux 100 000 étudiants les plus défavorisés, sera avancée à janvier 2008 – au lieu d’octobre. Le Plan Réussite en licence, devant parer aux nombreux abandons, va être annoncé sous dix jours et des mesures appliquées dès janvier. Il faut ajouter les 11 millions d’euros supplémentaires pour le logement étudiant et les 5 millions pour les IUT.
L’Unef va devoir batailler lors des AG face aux plus radicaux qui ne sont pas prêts à céder après trois semaines de mobilisation. Le syndicat lance aussi une consultation interne sur l’opportunité d’arrêter les grèves dont les résultats seront connus demain.
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Sarkozy propose une conférence sociale pour la mi-décembre
la-Croix.com, 29/11/2007 22.32
Le président de la République a annoncé jeudi 29 novembre au soir sur France 2 et TF1 une batterie de mesures destinées à relancer le pouvoir d'achat des Français. Parmi celles-ci, la "monétisation" des RTT et l'indexation des loyers sur l'indice des prix. Elles pourraient être évoquées au cours d'une conférence avec les partenaires sociaux à la mi-décembre. La question des violences en banlieue a également été abordée
Nicolas Sarkozy intervenait sur France 2 et TF1. Il était interrogé par Arlette Chabot et Patrick Poivre d'Arvor (photo TF1/AFP).
Le président de la République Nicolas Sarkozy a tenu jeudi 29 novembre sur France 2 et TF1 un discours de fermeté vis-à-vis des "
voyous" qui s'en sont pris aux forces de l'ordre à Villiers-le-Bel.
"La République ne cédera pas un pouce de terrain", a martelé le chef de l'Etat après les affrontements qui ont suivi la mort de deux adolescents à Villiers-le-Bel (Val d'Oise).
Il a promis que la justice retrouverait "un par un" les gens qui ont tiré sur les policiers, et qu'ils seraient traduits "en cour d'assises". Récusant l'idée d'un sentiment de "haine" contre la police dans les quartiers, M. Sarkozy a soutenu que les émeutiers étaient "des voyous déstructurés, prêts à tout", "des trafiquants".
"Quand on veut expliquer l'inexplicable, c'est qu'on s'apprête à excuser l'inexcusable", a-t-il encore estimé. Pour le reste, "il y a le malaise social, il y a une immigration qui pendant des années n'a pas été maîtrisée, des ghettos qui ont été créés des personnes qui ne se sont pas intégrées", a-t-il ajouté.
"Monétiser" les RTT
S'agissant du pouvoir d'achat, Nicolas Sarkozy a répété son leitmotiv de campagne présidentielle : "la seule façon de répondre à cette question, c'est de permettre aux gens de travailler plus et de gagner plus", a-t-il déclaré, soulignant qu'il "n'y pas d'argent" dans les caisses publiques.
Nicolas Sarkozy a ainsi proposé la "monétisation des RTT", que les salariés et les fonctionnaires pourraient se faire payer après accord avec l'employeur.
Travail du dimanche facilité
Nicolas Sarkozy a aussi indiqué qu'il voulait élargir les possibilités de travailler le dimanche, à condition que les salariés soient "payés le double" et sur la base du "volontariat".
Débloquer les fonds de participation des salariés
Il a souhaité que soit "débloqués" les fonds de participation des salariés, "dans les six mois qui viennent", avec un système de "primes défiscalisées de cotisations sociales" pour les entreprises de moins de cinquante salariés où il n'y a pas de participation.
Le chef de l'Etat a souhaité que dans les entreprises de moins de cinquante salariés, où il n'y a pas de participation, les éventuelles primes aux salariés "puissent être défiscalisées de cotisations sociales".
Indexation des loyers sur l'indice des prix
Mais il s'est aussi prononcé pour une indexation des loyers sur "l'indice des prix" et non sur l'indice des prix à la construction, même si une telle évolution a déjà largement été engagée par une loi de 2005 sur le développement des services à la personne.
Il a également demandé l'ouverture de négociation pour que la garantie demandée aux locataires soit portée à un mois de loyer, et qu'un système de "mutualisation publique" permette de remplacer le système de caution du locataire.
Conférence sociale à la mi-décembre
Plus largement, le président de la République a proposé aux partenaires sociaux de tenir une conférence sur l'agenda social de 2008 à la mi-décembre. Il s'agira notamment discuter de la "sécurisation des parcours professionnels", pour "donner davantage de flexibilité aux entreprises" et "en même temps davantage de garanties aux salariés".
Vente de 3% du capital d'EDF pour financer les universités
Après le mouvement étudiant contre la loi Pécresse, il a annoncé la vente de 3% du capital d'EDF pour "un plan d'investissement" de 5 milliards dans les universités françaises, permettant l'amélioration des locaux dans l'enseignement supérieur et la création de logements dans les cités universitaires.
Algérie, l'incident est clos
Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a indiqué qu'il considérait comme "clos" l'incident créé, à quelques jours de sa visite d'Etat en Algérie,
par les déclarations d'un ministre algérien sur "le lobby juif". "J'irai en ami en Algérie", a-t-il dit.
Chirac
Enfin, le président a estimé qu'"il est toujours dommage que la justice vienne si tard", à propos de la mise en examen de son prédécesseur à l'Elysée Jacques Chirac. Comme on lui demandait si l'ancien chef de l'Etat devait siéger au Conseil constitutionnel, dont il est membre de droit, Sarkozy a répondu: "Il est présumé innocent comme n'importe quel justiciable".
Avec AFP
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linternaute actualités Jeudi 29 novembre 2007, 16h46
Villiers-le-Bel: marche silencieuse à la mémoire des deux adolescents
Emotion et recueillement: plusieurs centaines de personnes ont défilé jeudi à Villiers-Le-Bel à la mémoire des deux adolescents morts dans la cité pour exiger que la vérité soit faite sur les circonstances de leur décès, a constaté un journaliste de l'AFP.
Silencieux, le cortège composé en majorité de très jeunes gens, était conduit par les familles des victimes, précédées d'une banderole où l'on pouvait lire: "justice et vérité pour Moshin et Lakami". Devant roulait un corbillard transportant le cercueil de Moshin. Sur le capot du véhicule avait été déployé un drapeau français et des portraits des deux adolescents avaient été apposés sur le pare-brise.
"Aucun mot ne peut exprimer notre douleur", a déclaré à l'AFP Hawes, un jeune de vingt ans.
Moshin Cehhouli, 15 ans, et Lakami Samoura, 16 ans, ont péri dimanche lors d'une collision entre leur mini-moto et un véhicule de police. Leur mort a été été suivie de deux nuits de très violents affrontements entre des groupes de jeunes et la police, alors que les premières conclusions des enquêteurs, ayant écarté toute responsabilité des policiers à bord du véhicule, ont déclenché une polémique.
La procureure de Pontoise a annoncé mercredi l'ouverture d'une information judiciaire contre X pour "homicides involontaires", une décision annoncée aux familles par le président de la République Nicolas Sarkozy.
Le cortège, prévu à midi, est parti plus tôt alors que les représentants des médias étaient tenus à distance par un service d'ordre improvisé.
Il a relié la salle Jacques-Brel, rue Pierre-Sémard, au gymnase Emile Zola où a eu lieu une cérémonie de prière funéraire.
Ali Soumare, porte-parole des familles, a déclaré à la presse que celles-ci souhaitaient "observer un deuil de 40 jours". Interrogé sur leur état d'esprit, il a répondu: "c'est le deuil, elles sont tristes et solennelles, on aurait aimé ne pas avoir à enterrer des garçons de 15 ans. Les familles ont été touchées par la présence d'autant de gens".
Au sujet de l'enquête en cours, M. Soumare a souligné que "le travail de la famille s'arrête là où le travail de la justice commence. Un juge d'instruction a été nommé", a-t-il rappelé, expliquant que "maintenant les familles attendent".
Le porte-parole a indiqué en outre que le corps de Moshin, accompagné de sa famille, serait acheminé vendredi au Maroc où les obsèques sont prévues.
Vendredi, toujours, une prière funéraire sera organisée au gymnase Emile-Zola à la mémoire de Lakami dont le corps, accompagné de sa famille, sera transféré samedi au Sénégal.
Le maire PS de la ville, Didier Vaillant, a déclaré à l'issue de la cérémonie: "deux jeunes de la ville sont décédés, c'est une journée de recueillement, d'émotion avec les parent et les amis. La cérémonie s'est passée sobrement, calmement, avec beaucoup d'émotion. Ici, on a eu deux nuits plus calmes. Petit à petit, la ville retrouve son rythme normal".
Mohammed Mechmache, de l'association AC Le feu, née en 2005 à Clichy-Sous-Bois, lors des émeutes urbaines, a expliqué: "On est venu apporter notre soutien à la famille. C'est toujours les mêmes jeunes qui disparaissent, la liste est trop longue. On continue à appeler au calme pour que tout le monde reste concentré sur les circonstances de l'accident".
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Sarkozy quitte l'Algérie sans "excuses" mais sur un message d'avenir
Yahoo.fr, actualités, Par Philippe ALFROY AFP - Mercredi 5 décembre, 17h31CONSTANTINE (AFP) -
Le président français Nicolas Sarkozy a achevé mercredi à Constantine sa visite en Algérie comme il l'avait commencée, avec une condamnation ferme du colonialisme, mais sans présenter d'excuses, et en appelant l'Algérie à se "tourner vers l'avenir".
Reprenant le ton du discours qu'il avait prononcé à Alger devant un parterre de patrons à son arrivée lundi, Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois dénoncé, cette fois devant les étudiants de l'université Mentouri et son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika, le système colonial "injuste" mis en place par la France en Algérie (1830-1962).
"Beaucoup de ceux qui étaient venus s'installer en Algérie étaient de bonne foi. Ils étaient venus pour travailler et pour construire, sans l'intention d'asservir ni d'exploiter personne", a-t-ilsouligné, "mais le système colonial était injuste par nature et il ne pouvait être vécu autrement que comme une entreprise d'asservissement et d'exploitation".
Répétant le message qu'il a délivré pendant les trois jours de sa visite, le chef de l'Etat français a associé dans son hommage toutes les victimes de la guerre d'indépendance (1954-1962).
"Je n'oublie ni ceux qui sont tombés les armes à la main pour que le peuple algérien soit de nouveau un peuple libre, ni les victimes d'une répression aveugle et brutale, ni ceux qui ont été tués dans les attentats (...) ni ceux qui ont dû tout abandonner", a-t-il souligné.
Et, comme son entourage l'avait laissé entendre mardi soir, il n'a pas prononcé les excuses exigées par les Algériens pour les crimes imputés à la colonisation française, préférant les appeler à "tourner la page".
"Je ne suis pas venu nier le passé, mais je suis venu vous dire que le futur est plus important", a insisté M. Sarkozy. "Les fautes et les crimes du passé furent impardonnables. Mais c'est sur notre capacité à conjurer l'intolérance, le fanatisme et le racisme qui préparent les crimes et les guerres de demain que nos enfants nous jugeront", a-t-il ajouté.
Pour concrétiser cette "nouvelle ère", le président français a proposé, à Constantine à son homologue algérien, de "bâtir l'Union méditerranéenne sur l'amitié franco-algérienne (...) comme la France offrit jadis à l'Allemagne de construire l'Union de l'Europe sur l'amitié franco-allemande".
"L'Union de la Méditerranée, c'est un pari et un défi (...) dicté par l'idéal autant que par la raison (...) qui n'est ni plus, ni moins raisonnable que celui de l'Europe il y a soixante ans", a-t-il jugé.
Cette initiative n'a suscité jusqu'ici qu'un intérêt poli des pays concernés, notamment en Algérie ou dans l'Union européenne.
Comme gage de bonne volonté, M. Sarkozy a salué l'accord de coopération en matière de nucléaire civil signé mardi entre les deux pays, estimant qu'il constituait "la marque de confiance" de la France envers l'Algérie.
Après son discours, il s'est offert dans les rues du centre de Constantine un chaleureux bain de foule avec Abdelaziz Bouteflika, accueilli par les vivats de la foule scandant "Bouteflika, un troisième mandat!" ou "One, two, three, viva Algérie!"
Avant même la fin du voyage du président, l'Elysée l'a qualifié de succès, estimant, selon un de ses hauts responsables, "incontestable qu'une nouvelle page s'est ouverte". "Sur la mémoire, chacun a fait un pas vers l'autre, les choses se sont vraiment stabilisées", a ajouté ce responsable.
Dans la foulée du ministre de l'Intérieur Yazid Zerhouni qui saluait, mardi, un "progrès" mais "insuffisant" de la France, la presse algérienne ne partageait pas mercredi cette opinion. "Encore un effort, monsieur le président, sur le passé colonial de la France", écrivait Liberté, alors qu'El Watan titrait sans détour sur "la dérobade de Sarkozy".
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Sarkozy, «très heureux» de recevoir Kadhafi à Paris
LIBERATION.FR : samedi 8 décembre 2007
Le président français persiste et signe, malgré la polémique suscitée par la venue du dirigeant libyen en France lundi.
La scène s'est déroulée samedi à l'ouverture du 2e sommet UE-Afrique. A son arrivée dans la salle de conférence où étaient réunis des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE et d'Afrique, le président français s'est arrêté devant le colonel Kadhafi et lui a déclaré «je suis très heureux de vous recevoir à Paris», avant de lui serrer la main.
Un geste qui ne manquera pas de susciter de nouvelles réactions hostiles. Le numéro un libyen est attendu à partir de lundi à Paris pour une visite officielle de cinq jours qui suscite, depuis sa confirmation vendredi, de nombreuses critiques en France.
Le président français est accusé par l'opposition française et des ONG d'avoir "troqué" la libération des infirmières contre la signature d'accords politiques et commerciaux, notamment en matière de nucléaire civil et d'armements, et une visite du colonel Kadhafi à Paris, ce que lui-même et l'Elysée ont toujours nié.
Nicolas Sarkozy a invité Mouammar Kadhafi à Paris après sa visite en juillet à Tripoli, juste après la libération des infirmières et du médecin bulgare détenus en Libye.
La polémique sur la venue du "guide" libyen à Paris s'est renforcée après ses déclarations vendredi à Lisbonne, où il a affirmé que "les forces coloniales doivent dédommager les peuples qu'elles ont colonisés et dont elles ont spolié les richesses".
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Une tente pour le colonel Kadhafi à Paris
LIBERATION.FR avec SOURCE AFP ET REUTERS
LIBERATION.FR : vendredi 7 décembre 2007
Le colonel Kadhafi est attendu lundi à Paris pour une visite de cinq jours. Le leader libyen recevra ses invités dans une tente, installée à son intention dans le parc de l'Hôtel Marigny.
Après de longues années de purgatoire pour cause d’accusations de terrorisme, le leader libyen Mouammar Kadhafi est attendu à partir de lundi à Paris pour une visite de cinq jours qui suscite doutes et critiques.
Nicolas Sarkozy s’entretiendra deux fois avec lui et le recevra à dîner. Un traitement de faveur, même si le dirigeant libyen n’aura pas droit au décorum d’une visite d’Etat. «Cette visite marquera une étape significative dans le retour progressif de la Libye au sein de la communauté internationale, qui a été rendu possible par un certain nombre de gestes politiques très importants», a estimé vendredi le porte-parole de la présidence David Martinon.
Une tente serait installée dans les jardins de l'Hôtel Marigny, résidence officielle des hôtes de l'Etat. Kadhafi n'y dormira pas mais y recevra ses invités «conformément à la tradition du désert, qu'il respecte à la lettre». La tente est d'ordinaire climatisée mais, étant donné les dates hivernales de la visite, elle sera «plutôt chauffée» cette fois, a dit David Martinon.
Pourtant, la politesse rendue par Nicolas Sarkozy à Mouammar Kadhafi après son séjour libyen en juillet est loin de faire l’unanimité.
«On n’invite pas en visite d’Etat un grand terroriste et un preneur d’otages international comme Kadhafi», s’est offusqué vendredi le philosophe Bernard-Henri Lévy. «C’est indigne», a jugé le leader centriste François Bayrou.
Des doutes persistent sur les ressorts du rabibochage franco-libyen, alimentés par les accords de coopération, notamment en matière de défense et de nucléaire civil (notedt,
comme en Algérie), et les contrats d’armement signés par Paris dans la foulée de l’élargissement des infirmières bulgares. Devant une commission d’enquête parlementaire, le conseiller diplomatique du président Jean-David Lévitte a nié tout lien entre ces accords et la libération des soignants. Tout comme il a démenti que la visite du numéro un libyen à Paris avait été négociée.
Ces dénégations ont été contredites jeudi par l’ex-représentant à Tripoli de la Commission européenne, Marc Pierini, qui a assuré devant les mêmes députés que les discussions Paris-Tripoli sur le nucléaire et les armes avaient constitué «l’élément décisif» pour la libération des infirmières.
La liste de contrats «espérés» par la France lors du séjour parisien du colonel Kadhafi en matière de nucléaire, d’énergie ou d’armement ne devrait pas calmer ces soupçons.
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Rachida Dati, «c’est Barbie ministre»
Présence glamour dans les magazines et autoritarisme sur le terrain choquent les magistrats.
ONDINE MILLOT, Libération,
QUOTIDIEN : samedi 8 décembre 2007
Comme le dit pudiquement un magistrat, «c’est sans précédent».
Et c’est vrai qu’on imagine mal Pascal Clément, Dominique Perben ou Marylise Lebranchu prendre la pose glamour en habits haute couture dans la suite d’un grand palace.
C’est pourtant ce que fait la ministre de la Justice Rachida Dati, shootée telle un top model dans le dernier numéro de Paris Match.
«Sous le rose se cache l’impression panthère», commente le magazine à propos de la robe Dior que porte la ministre, filant ainsi une subtile métaphore d’un caractère supposé bien trempé.
«Derrière le sourire de velours, une poigne de fer», rajoute une autre légende. Dans l’interview qui suit, on apprend que Rachida Dati achète tous ses T-shirts chez Monoprix et que, depuis qu’elle est ministre de la Justice, ses proches trouvent qu’elle a beaucoup «maigri».
«C’est Barbie ministre», s’indigne un magistrat. «On a l’impression que ce qui l’intéresse dans la place Vendôme, ça n’est pas le ministère de la Justice, mais la place elle-même avec ses palaces où elle pose, ses belles vitrines, ses bijoutiers», assassine un député.
Décalage.
Pour Bruno Thouzellier, président de l’Union syndicale de la magistrature (USM), «il y a un vrai décalage entre l’image d’une femme ouverte et sensible qu’elle donne dans ces magazines, et l’image d’autoritarisme, voire même d’autisme qu’elle a donnée sur le terrain lors de ses déplacements pour la carte judiciaire. Le plus dommageable dans tout ça, poursuit le magistrat, c’est le contraste entre cet étalage de richesses, robes de grands couturiers et palaces, et la difficile réalité de ce que les personnels de justice vont vivre au quotidien avec les suppressions de tribunaux.»
Rachida Dati en fait-elle trop?
«C’est vrai que c’est une personnalité hors norme, elle bouscule les classicismes», admet-on dans son entourage. Mais pour son porte-parole, Guillaume Didier, ce qu’il faut retenir dans la couv de Paris Match, c’est le titre: «Le visage d’une France qui change». «L’année 2007 est présentée dans le magazine comme l’année de toutes les ruptures, et Rachida Dati comme l’une des figures de cette rupture. Ce qu’il faut retenir, c’est une ministre qui a passé les trois derniers mois sur le terrain à la rencontre d’avocats, de magistrats, d’élus, qui en a sans doute rencontré plus en trois mois que n’importe quel ministre de la Justice pendant toute la durée de leurs fonctions.»
Certes, Rachida Dati rencontre et communique.
«Mais elle n’écoute pas ce qu’on lui dit. Elle a refusé toute concertation sur la carte judiciaire», regrette Emmanuelle Perreux, présidente du Syndicat de la magistrature (SM). Son tour de France de la carte judiciaire, avec réception éclair des élus et professionnels de justice «pour nous lire la liste des condamnés», puis retour express vers Paris a été vécu comme «une véritable marque de mépris», dit Yannick Favennec, député UMP de Mayenne, résumant ainsi le sentiment de beaucoup.
Voyages.
Ces derniers mois, la ministre de la Justice n’a pas fait qu’aller en région. Elle a également beaucoup voyagé à l’étranger, accompagnant le président de la République au Maroc, aux Etats-Unis, en Chine et en Algérie. «Des voyages à chaque fois motivés par la nécessité de faire progresser des dossiers juridiques, et d’instaurer de nouvelles conventions en matière de justice», plaide Guillaume Didier. Il n’empêche qu’un ministre de la Justice qui accompagne de manière aussi fidèle et répétée le Président à l’étranger… C’est là encore «sans précédent». Et cela agace élus et magistrats qui préféreraient «plus d’attention pour les questions nationales, surtout en pleine réforme de la carte judiciaire», regrette Emmanuelle Perreux. «On a l’impression qu’elle accompagne le Président parce qu’elle incarne une certaine image de la société française. Pourquoi pas. Mais les gens vont finir par se rendre compte du décalage entre cette image, ce symbole, et la réalité de ce qui se passe dans notre pays.»
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Le verbe d’Amara reste en travers de la gorge de l’UMP
ALAIN AUFFRAY, Libération,
QUOTIDIEN : mercredi 5 décembre 2007
L’ouverture fait toujours grincer. Après plus de six mois d’un gouvernement dont les énarques ont été quasiment éradiqués, le style de Fadela Amara reste très controversé.
Une secrétaire d’Etat chargée de la Politique de la ville peut-elle utiliser le vocabulaire des jeunes des cités ? Peut-elle, comme vendredi dernier sur Canal +, évoquer les «boîtes aux lettres pétées», les cages d’escalier où «ça pue» pour dénoncer les conditions de vie des habitants de certains quartiers.
A en croire le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez, cette spontanéité est très appréciée au sommet de l’Etat. En sortant du Conseil des ministres décentralisé de Strasbourg, le 7 septembre, il avait rapporté mot à mot la première intervention d’Amara sur son plan banlieue : «Je vous le dis très cash : maintenant il faut agir. Il est hors de question qu’on continue à se la raconter sur la question des banlieues.»
Et Wauquiez, enthousiaste, ajoutait : «Ça a été un des moments très forts de ce Conseil des ministres, tout simplement parce que Fadela a traduit avec beaucoup de simplicité, mais avec un langage très clair, direct, ses convictions.»
Limites.
Un mois plus tard, le 9 octobre, alors que beaucoup de militants UMP s’indignaient qu’Amara ait qualifié de «dégueulasse» l’amendement prévoyant le recours aux tests ADN dans le cadre du regroupement familial, Wauquiez avait encore applaudi : «Fadela Amara n’a pas les codes de la langue de bois, tant mieux. Ça fait du bien, ça apporte de l’oxygène.» Le patron de l’UMP, Patrick Devedjian, n’était pas du tout de cet avis : pour lui, Amara avait «injurié les députés UMP».
Après les émeutes de Villiers-le-Bel, l’exaspération à droite est montée d’un cran. C’est la porte-parole de l’UMP Nadine Morano qui a dit tout haut ce que beaucoup se contentent de penser : tout en rappelant qu’elle a, elle aussi, grandit dans un quartier populaire, la députée estime qu’Amara «enferme les jeunes dans une caricature. "Faut y aller à donf" ou "J’te kiffe", c’est tout ce contre quoi je me bats. Je fais tout pour casser ces codes». En privé, la très sarkozyste Morano estime qu’on touche là aux limites du «casting à la Fogiel» de ce gouvernement. Elle n’avait pas caché sa frustration, en juin, quand les Fadela, Rama et Rachida étaient propulsées au gouvernement. Ce fut un cri du cœur : «Ce n’est pas de ma faute si je m’appelle Nadine!»
Invitée de RTL, lundi matin, Fadela Amara a mis les rieurs de son côté : «Nadine Morano, elle est sympa, mais elle énerve tout le monde, et tout le monde la fuit !» a-t-elle lâché après avoir comparé la députée à «la Castafiore». A l’UMP, beaucoup trouvent que c’est assez bien vu.
Attaques.
Sur le fond, la polémique est loin d’être close. Dans l’entourage de la secrétaire d’Etat, on revendique un vocabulaire qui permet de «toucher du doigt la violence sociale». Qu’elle vienne de la droite ou de la gauche (notamment de celle qui qualifia la fondatrice de Ni putes ni soumises de représentante de la «gauche tajine»), les attaques contre Amara «démontrent que les élites restent incapables de prendre la mesure des discriminations», assurait hier un proche. Il ne reste plus à la secrétaire d’Etat à démontrer que son plan banlieues, attendu courant janvier, en prendra lui la mesure…
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Yahoo.fr, actualités, AFP - Lundi 10 décembre, 00h19PARIS (AFP) -
La visite du colonel Kadhafi à Paris "dérange" Rama Yade
La secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme Rama Yade s'est déclarée "dérangée" que Mouammar Kadhafi arrive à Paris un jour de célébration des droits de l'homme et a souhaité que cette visite soit l'occasion d'insister sur le respect de ces droits par la Libye, dans une interview publiée dans le Parisien daté de lundi.
"Le colonel Kadhafi doit comprendre que notre pays n'est pas un paillasson, sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort", a ajouté Mme Yade.
"Ce qui me dérange, c'est qu'il arrive un jour de célébration des droits de l'homme", a expliqué la secrétaire d'Etat, en référence à la Journée internationale des droits de l'hommme. "Je serais encore plus gênée si la diplomatie française se contente de signer des contrats commerciaux, sans exiger de lui des garanties en matière de droits de l'homme. C'est un devoir: la France n'est pas qu'une balance commerciale", a-t-elle affirmé.
"Il serait indécent en tout cas que cette visite se résume à la signature de contrats ou d'un chèque en blanc", poursuit-elle.
"Peut-on accorder une confiance absolue à celui qui demande d'être traité comme n'importe quel chef d'Etat et qui, avant même d'être arrivé sur le sol français, affirme que le terrorisme est légitime pour les faibles ?", demande Mme Yade.
"Notre pays ne tire pas seulement son prestige de sa puissance économique, mais aussi des principes et des valeurs qui font que la France est un pays semblable à nul autre. Le changement, oui, l'oubli, non", affirme Rama Yade qui cependant "ne partage pas l'indignation automatique de ceux qui excluent tout dialogue avec la Libye".
"Il est normal que la France parle à tout le monde. Elle a même le devoir de parler d'abord aux pays qui ne respectent pas les droits de l'homme afin qu'ils changent", explique-t-elle.
"La France est une puissance, elle n'a pas à s'excuser de signer des contrats. C'est la secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères qui vous le dit. Mais la secrétaire des Droits de l'homme est obligée de vous dire que cela doit se faire dans la décence".
"La seule façon de sortir par le haut, puisque maintenant Kadhafi accepte de rentrer dans le jeu international normal, c'est d'aller jusqu'au bout de cette démarche, en faisant en sorte que les droits de l'homme soient respectés dans son pays", affirme-t-elle.
Est-elle est gênée d'appartenir à ce gouvernement ? Mme Yade répond que "le Kadhafi d'aujourd'hui n'est pas celui de Mitterrand ou de Chirac (qui ne l'avaient pas reçu. ndlr). Il était alors complètement en marge du système international. Aujourd'hui, il a accepté de s'y conformer, notamment en renonçant au nucléaire militaire. Dont acte", dit-elle.
Interrogée sur son absence lors de la visite du président Sarkozy en Chine, elle "regrette de ne pas y avoir été". "C'est symbolique. Pourquoi cacher la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme ? Il ne faut pas que Nicolas Sarkozy tourne le dos à la diplomatie des valeurs. Si on y met le couvercle, je risque le chômage technique !", dit-elle.
A propos de l'affaire de l'Arche de Zoé, elle a réaffirmé que "tout a été fait pour que cette opération n'ait pas lieu".
"Cela étant, je réfléchis à la création d'une mission, qui sera confiée à une personnalité, et qui aura pour rôle de faire le ménage parmi les ONG, notamment les petites, qui échappent à tout contrôle".
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A.V. avec source AFP
LIBERATION.FR : lundi 10 décembre 2007
Rama Yade: «Notre pays n’est pas un paillasson»
La secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme a vertement critiqué l'arrivée de Mouammar Kadhafi.
Son ministre de tutelle, Bernard Kouchner, estime qu'elle «a raison de parler ainsi».
Cacophonie gouvernementale. La secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme Rama Yade s’est déclarée lundi «dérangée» que Mouammar Kadhafi arrive à Paris un jour de célébration des droits de l’homme et a souhaité que cette visite soit l’occasion d’insister sur le respect de ces droits par la Libye, dans une interview au Parisien/Aujourd’hui en France.
Sur le même sujet
Kouchner : «Ne pas cesser d’être vigilant»
L’Etat de droit, un concept inexistant à Tripoli
«Le colonel Kadhafi doit comprendre que notre pays n’est pas un paillasson, sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s’essuyer les pieds du sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort.»
«Le jour de célébration des droits de l’homme»
«Ce qui me dérange, c’est qu’il arrive un jour de célébration des droits de l’homme», a expliqué la secrétaire d’Etat, en référence à la Journée internationale des droits de l’hommme. «Je serais encore plus gênée si la diplomatie française se contente de signer des contrats commerciaux, sans exiger de lui des garanties en matière de droits de l’homme. C’est un devoir: la France n’est pas qu’une balance commerciale.»
Selon Rama Yade, «il serait indécent en tout cas que cette visite se résume à la signature de contrats ou d’un chèque en blanc. Peut-on accorder une confiance absolue à celui qui demande d’être traité comme n’importe quel chef d’Etat et qui, avant même d’être arrivé sur le sol français, affirme que le terrorisme est légitime pour les faibles ?»
Toutefois, elle ajoute qu’elle «ne partage pas l’indignation automatique de ceux qui excluent tout dialogue avec la Libye». «Il est normal que la France parle à tout le monde. Elle a même le devoir de parler d’abord aux pays qui ne respectent pas les droits de l’homme afin qu’ils changent.»
«La France est une puissance, elle n’a pas à s’excuser de signer des contrats. C’est la secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères qui vous le dit. Mais la secrétaire des Droits de l’homme est obligée de vous dire que cela doit se faire dans la décence».
Interrogée par ailleurs sur RTL lundi matin, Rama Yade a précisé qu’il n’est pas prévu qu’elle rencontre le chef d’Etat libyen. «On ne m’a pas invitée. Moi ma journée sera consacrée à la célébration de la Journée des droits de l’homme (...) Je vais remettre des prix pour des avocats, notamment chinois», a-t-elle dit.
Elle a souhaité que Paris tienne au colonel Kadhafi «un discours rigoureux sur la question des droits de l’homme», qui «ne sont pas encore respectés» en Libye.
Kouchner absent par un «par un heureux hasard»
Bernard Kouchner brillera lui par son absence. S’exprimant sur France Inter, le ministre des Affaires étrangères a expliqué qu’il se trouverait lundi soir pour une réunion à Bruxelles «par un heureux hasard» et ne pourrait donc pas assister à un dîner prévu à Paris avec le dirigeant libyen. Il a précisé que Rama Yade «a raison de parler ainsi, c’est ce que je lui demande. Elle est en charge des droits de l’homme elle le fait», a-t-il ajouté.
«Vous n’interrogez pas Rama Yade, mais moi qui ai d’autres responsabilités», a aussi répondu Kouchner à qui l’on demandait si Rama Yade ne parlait pas le langage qu’il tenait lui-même il y a quelques années.
Interrogé sur sa conversion à la «realipolitik», le ministre a récusé ce «mot germanique violent». «C’est le fait que le monde évolue, qu’un homme, Kadhafi, a changé du terrorisme à la coopération contre le terrorisme (...) C’est une diplomatie de l’ouverture que nous pratiquons. Nous surveillerons. Mais qu’il soit ici est un argument supplémentaire pour lui et pour les Libyens», s’est défendu Kouchner.
«Milliers d'emplois»
Il a affirmé qu’il n’oubliait pas «ni les emprisonnés, ni les arrêtés, ni ceux qui ont disparu», rappelant le cas d’un «cher ami», l’opposant Moussa Sadr qui a disparu en Libye. «Demandez aux Français si les milliers d’emplois, que représentent ce que j’espère être les contrats qui vont venir, doivent être négligés dans un temps difficile», a-t-il aussi argumenté.
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Kadhafi à Paris: la Libye signe (notedt, promesses) des contrats pour environ 10 milliards d'euros (notedt : Maroc en octobre 2007 1,7 milliard ; Chine en novembre 2007 20 milliards ; Algérie en décembre 2,7 milliards)
Yahoo.fr, actualités, Par Nadège PULJAK et Philippe ALFROY
mar 11 déc, 9h05
PARIS (AFP) - La Libye a signé lundi des contrats sur 21 Airbus (Paris: NL0000235190 - actualité) , l'achat à terme à la France de réacteurs nucléaires, et annoncé son intention d'acquérir 14 Rafale, au premier jour de la visite du leader libyen Mouammar Kadhafi à Paris, qui déchaîne les critiques.
Les deux pays ont signé un accord de coopération nucléaire, confirmant un "mémorandum" paraphé en juillet lors de la visite du président français Nicolas Sarkozy à Tripoli, prévoyant à terme "la fourniture d'un ou plusieurs réacteurs nucléaires pour le dessalement de l'eau de mer".
Tripoli a également confirmé la commande de 21 Airbus de différents types, pour un montant catalogue de près de 3,2 milliards de dollars.
La Libye envisage aussi d'acheter "14 avions Rafale, ainsi que 35 hélicoptères, six navires, des véhicules blindés, des radars de défense anti-aérienne, et la remise à niveau des Mirage F-1" vendus jadis à la Libye, pour 4,5 milliards d'euros, a annoncé à l'AFP une source informée à l'Elysée. Ces appareils et équipements militaires figurent dans "un memorandum d'intentions" qui doit "faire l'objet d'une négociation exclusive d'ici au 1er juillet".
L'Elysée, sans donner un décompte très précis, a assuré que la totalité des contrats tournerait autour de 10 milliards d'euros, ce qui inclurait donc les ventes fermes d'Airbus et celles, encore incertaines, dans le domaine militaire. La vente du Rafale serait une première à l'étranger pour l'avion de combat de Dassault Aviations.
Le président français, tout en se félicitant d'accords bénéfiques pour "l'emploi et la croissance", s'est défendu des accusations d'avoir sacrifié la diplomatie nouvelle prenant en compte les droits de l'Homme qu'il vantait pendant la campagne électorale à la "diplomatie du carnet de chèques".
Il a ainsi assuré avoir demandé au leader libyen de "progresser sur le chemin des droits de l'Homme". "La France reçoit un chef d'Etat qui a choisi de renoncer définitivement à la possession de l'arme nucléaire (...), de rendre les stocks (d'armes de destruction massive) de renoncer définitivement au terrorisme (...), de libérer les infirmières bulgares", a martelé M. Sarkozy.
Il a accueilli son hôte en bas du perron de l'Elysée, devant un détachement de la Garde républicaine. Vêtu d'une toge ocre et coiffé d'une toque noire, fidèle à son image imprévisible, le bouillant "Guide" libyen a alors levé le poing. Le colonel Kadhafi, qui a fait dresser une tente bédouine dans les jardins de l'hôtel de Marigny, résidence des hôtes présidentiels, était arrivé d'Orly dans sa limousine blanche, entouré d'un cortège d'une centaine de véhicules.
Après leur dîner de lundi soir, un nouvel entretien entre les deux hommes est prévu mercredi.
Alors qu'une commission parlementaire enquête sur les conditions de la libération des soignants bulgares en juillet, la visite du dirigeant libyen provoque de nombreux remous, jusqu'au sein de l'exécutif. L'opposition boycottera sa venue mardi à l'Assemblée nationale, comme certains députés de la majorité.
Rama Yade, secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, a eu des mots très durs: "Notre pays n'est pas un paillasson, sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits".
Elle a ensuite atténué ses propos et le président lui a publiquement renouvelé sa confiance.
De son côté, l'opposition se gausse des divergences au gouvernement et tire à boulets rouges sur une visite "très choquante", selon Ségolène Royal (PS), "indigne de la France", pour François Bayrou (MoDem).
Cette visite marque le retour de la Libye sur la scène internationale après des années d'isolement en raison de son passé terroriste.
Tripoli avait commencé à sortir de cet isolement en 2003 après avoir renoncé à son programme d'armes de destruction massive et indemnisé les victimes des attentats de Lockerbie au-dessus de l'Ecosse (270 morts en 1988) et contre un DC-10 d'UTA au dessus du Niger (170 morts en 89).
Au lendemain de la libération des soignants bulgares, M. Sarkozy avait effectué à Tripoli une courte visite "pour aider la Libye à réintégrer le concert des nations".
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Kouchner: les propos de Kadhafi sur les droits de l'Homme "assez pitoyables"
AFP - Mercredi 12 décembre, 16h00PARIS (AFP) -
Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a jugé mercredi que les propos, la veille, du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi sur les droits de l'Homme en France et en Europe étaient "assez pitoyables".
"Lorsqu'il a parlé des droits de l'Homme ici, dans notre pays et en Europe, c'était assez pitoyable, et nous le condamnons", a déclaré Bernard Kouchner devant les députés.
Lors d'un discours mardi au siège de l'Unesco, le colonel Kadhafi avait riposté sur les critiques le concernant au sujet des droits de l'Homme en attaquant les pays européens et notamment la France: "avant de parler des droits de l'Homme, il faut vérifier que les immigrés bénéficient chez vous de ces droits", avait-il lancé.
Mouammar Kadhafi, qui effectue depuis lundi une visite officielle très controversée en France, devait être reçu dans l'après-midi par le président Nicolas Sarkozy pour un second entretien.
M. Kouchner, qui n'avait pas assisté à un dîner donné lundi soir en l'honneur de M. Kadhafi au palais de l'Elysée, a justifié mercredi cette visite en affirmant que la France faisait un "pari" sur l'évolution positive du régime libyen.
"L'évolution (de la Libye) est suffisamment importante" pour permettre cette visite, a-t-il dit, en plaidant à nouveau pour une "diplomatie de la réconciliation".
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Maraude de nuit pour Christine Boutin TF1- le 15/12/2007 - 07h38
La ministre s'est rendue cette nuit au Samu social et dans des centres d'accueil pour SDF pour se rendre compte du dispositif mis en place pour l'hiver.
"On peut toujours faire mieux et si vraiment la situation devenait trop difficile, on peut réquisitionner des équipements publics", a-t-elle fait valoir.
Le grand froid s'est installé sur la France. Huit départements ont été placés en vigilance orange et les capacités d'accueil pour les sans-abri ont été renforcées.
Pour se rendre compte du dispositif, Christine Boutin s'est rendue sur le terrain vendredi soir et jusque tard dans la nuit. Elle a dans un premier temps effectué une maraude avec le Samu social lillois, puis visité les locaux du Samu à Ivry, dans le Val-de-Marne. "Ce devait être un exercice à blanc mais avec le froid qui s'installe, ce n'est plus un exercice", a déclaré la ministre, assurant que les "objectifs en terme d'hébergement étaient atteints", a-t-elle déclaré.
Entre 19h et minuit, en cette soirée où le thermomètre affichait un petit 4°C, 113 personnes avaient déjà appelé pour signaler un SDF et une trentaine de sans logis avaient eux-mêmes décroché le combiné. "Les particuliers appellent plus en hiver d'année en année et on les incite à aller parler avec la personne pour faire déjà une première évaluation, qui nous fait gagner du temps", a expliqué Xavier Emmanuelli, président du Samu Social. "Avant les gens appelaient en disant 'y'a quelqu'un devant la BNP', mais ce ne sont pas des objets, ce sont des personnes ! Il faut aller leur parler !", a-t-il poursuivi, notant depuis un an un saut qualitatif : "les gens prennent conscience qu'ils peuvent faire quelque chose".
"Réquisitionner des équipements publics s'il le faut"
La ministre et son cortège de collaborateurs, de journalistes et d'officiels, ont ensuite gagné un centre d'accueil de la Croix Rouge installé au sein de l'hôpital Broussais (XIVe arrondissement). Accueil de jour, cette structure offre quelques lits de camp la nuit avec l'espoir de retrouver les SDF le lendemain pour entamer un suivi social. "On peut toujours faire mieux et si vraiment la situation devenait trop difficile, on peut réquisitionner des équipements publics", a-t-elle fait valoir.
Vu l'heure avancée, toutes les explications furent délivrées à voix basse pour ne pas réveiller les occupants des chambres voisines. Mme Boutin est toutefois repartie avec une chasuble de la Croix Rouge, saluant le travail "formidable" des bénévoles et des policiers de la brigade d'assistance aux personnes sans abri de la Préfecture de police (Bapsa), présent sur les lieux. La tournée a fait un arrêt dans un centre Emmaüs niché dans le 1er arrondissement entre la Banque de France et le ministère de la Culture, passage obligé des ministres ou secrétaires d'Etat qui font leur ronde hivernale. Peu avant 3h, le périple s'est achevé à la mairie de l'arrondissement où une salle d'exposition avait été convertie en hébergement d'urgence.
Une vingtaine de départements ont renforcé leurs capacités d'accueil des sans-abri et ont été placés au niveau deux du plan grand froid en raison de la chute des températures un peu partout en France. Selon le ministère, les Ardennes, la Charente, la Côte-d'Or, l'Eure, l'Eure-et-Loir, l'Indre-et-Loire, le Loiret, le Maine-et-Loire, la Manche, la Mayenne, le Nord, l'Orne, le Pas-de-Calais, la Sarthe, la Somme, la Vendée et l'Yonne étaient placés vendredi soir au niveau 2 du plan grand froid.
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Dimanche 16 Décembre 2007
Guerre éclair à Notre-Dame
Par Emmanuelle CHANTEPIE, Soazig QUEMENER et Alexandre DUYCK
Le Journal du Dimanche
Un mégaphone à la main, Augustin Legrand tangue dangereusement, posté sur le mince parapet du quai Montebello à Paris. Devant lui, un cordon de tentes Quechua long d'une centaine de mètres. Derrière, les tourbillons de la Seine. En arrière-plan, la cathédrale Notre-Dame, baignée de lumière. A la caméra, le réalisateur Mathieu Kassovitz, qui n'en perd pas une miette.
Hier matin, vers 11 heures, le décor du retour des Enfants de Don Quichotte, un an après la prise du canal Saint-Martin, est planté. Son premier acte, en tout cas, avec l'installation de plusieurs dizaines de tentes prévues pour accueillir des SDF dans le coeur historique de la capitale, alors que 39 départements étaient placés hier soir au niveau 2 du plan grand froid. Pour monter la garde autour du campement, des militants issus d'une kyrielle d'associations : Secours populaire, AC le feu, Devoir de mémoire... "Nous sommes là aujourd'hui parce que des promesses n'ont pas été tenues, expose Augustin Legrand. Cette année encore, plusieurs milliers de personnes dorment sur les trottoirs. Les SDF ne peuvent pas bloquer les ports, ni les gares, c'est pour cela qu'on installe des tentes."
Annoncé en janvier dernier par Jean-Louis Borloo, alors ministre de la Cohésion sociale, le plan d'action gouvernemental pour l'hébergement des SDF (Parsa) prévoyait de créer ou pérenniser 27 100 places stables pour les sans-abri. "Mais seules 14 000 places sont disponibles pour l'instant", dénonce encore le leader des Don Quichotte. De fait, beaucoup de places d'hébergement d'urgence ont été transformées en places stables, mais le système est bloqué, le nombre de maisons-relais permettant la transition vers le logement social n'étant pas suffisant. Christine Boutin, la ministre du Logement, a d'ailleurs reconnu "un retard" en ce qui concerne ces dernières.
"S'il y a des charges, des gens iront à l'eau !"
Sur le quai, Augustin Legrand s'adresse à présent à ses troupes : "Montez sur le muret, ils n'oseront rien faire. S'il y a des charges, des gens iront à l'eau !" Peine perdue, les CRS se rapprochent dangereusement, prennent les occupants en étau. Martin Choutet, l'un des historiques de Don Quichotte, tombe dans la Seine. Il est immédiatement récupéré par un plongeur de la police fluviale. Un quart d'heure plus tard, le quai Montebello est perdu.
La tentative infructueuse est jugée sévèrement par Christine Boutin, interrogée hier soir par le JDD. Selon elle, l'opération du canal Saint-Martin, l'année dernière, "a eu son utilité car elle a su mobiliser sur cette question importante", mais celle d'hier était entachée d'une "part d'irresponsabilité : à cet endroit, elle mettait en danger la vie d'autrui, et la police a fait ce qu'elle avait à faire". Dès vendredi, alors que la ministre signait un accord mettant fin au campement des mal-logés de la rue de la Banque, ses services avaient fait savoir que "l'Etat ne renouvellerait pas un accord de ce type si de nouveaux campements urbains étaient organisés par les associations signataires ou d'autres associations". Un avertissement directement destiné aux Don Quichotte.
Dans l'après-midi, ces derniers ont été rejoints sur le parvis de Notre-Dame par les représentants du Secours catholique, d'AC le feu et de la fondation Emmaüs. Ensemble, ils se sont insurgés contre le manque de moyens pour l'hébergement des SDF. Ils ont également exprimé leur inquiétude sur la mise en oeuvre du droit au logement opposable. Cette fameuse loi Dalo, "coquille vide" selon Legrand, votée à l'unanimité le 5 mars dernier et qui doit entrer en application le 2 janvier prochain. Elle permet aux personnes en attente d'un logement ou d'un hébergement de s'adresser à une commission de médiation dans chaque préfecture. En cas d'absence de proposition, ces demandeurs pourront, à partir de décembre 2008, saisir la justice pour que leur droit soit respecté. Pour les associations, cette loi ambitieuse ne pourra être appliquée car, si elle concerne un peu plus de 600 000 personnes, les logements disponibles aujourd'hui ne sont guère plus de 60 000. Christine Boutin demande, elle, qu'on lui "laisse du temps", mais reconnaît redouter un "petit bug" en décembre 2008.
Des élus ont soutenu hier l'action des Don Quichotte. Denis Baupin et Yves Contassot pour les Verts, Bertrand Delanoë et François Hollande pour les socialistes. "Sarkozy n'est pas au rendez-vous. Plutôt que de respecter sa promesse, il envoie les forces de police punir, chasser, expulser, comme si l'on pouvait mettre la misère au bord de la cité", a estimé le premier secrétaire du PS. A l'issue de leur journée d'action, une trentaine de militants associatifs ont passé une partie de la soirée sur le parvis de Notre-Dame, surveillés par pas moins de 17 véhicules de police et de gendarmerie. Don Quichotte a annoncé son intention de trouver, d'ici Noël, d'autres moyens d'action, "pas obligatoirement des tentes".
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Photos Sarkozy/Bruni: pas de commentaire de l'Elysée
AP - Dimanche 16 décembre, 22h44PARIS -
L'Elysée n'a pas souhaité dimanche soir faire de commentaire sur des photos de presse montrant, selon le site Internet de "L'Express", le président Nicolas Sarkozy en compagnie de la chanteuse et ancien mannequin Carla Bruni(-Tedeschi)(notedt, la soeur de la comédienne et réalisatrice
Valéria Bruni-Tedeschi), la veille à Disneyland Paris.
"Pas de commentaire", a simplement déclaré l'Elysée, interrogé par l'Associated Press.
Sur son site Internet, le magazine "L'Express" a publié dimanche soir un article dans lequel il affirme que ces clichés devraient "faire, cette semaine, la couverture de trois magazines people, 'Point de vue', 'Paris Match' et 'Closer'".
Le site "lexpress.fr" accompagne son article d'une photographie de la "une" de l'hebdomadaire "Point de vue" à paraître mercredi. Sur cette couverture du magazine people, on peut voir une vignette montrant Nicolas Sarkozy et Carla Bruni côte-à-côte, sous le titre "Carla Bruni, la dame de coeur du président", avec cette légende: "Carla Bruni et Nicolas Sarkozy en famille à Disneyland le samedi 15 décembre".
Interrogé par la chaîne LCI, Christophe Barbier, directeur de la rédaction de "L'Express", a déclaré avoir obtenu confirmation de l'information "par Carla Bruni elle-même qui est une amie". Et d'ajouter: "et visiblement le président de la République, depuis quelque temps, songeait à la rendre publique ou, en tout cas, comme le dit 'Point de vue', à ne plus se cacher".
Le site "lexpress.fr" ajoute que la promenade à Disneyland a été "immortalisée" par "une dizaine de photographes professionnels présents sur les lieux et travaillant (au flash) sans se dissimuler". Sur les clichés, selon le site de l'hebdomadaire, on peut voir "un homme, souriant et détendu, Nicolas Sarkozy, déambulant tranquillement, sous les flashs des photographes, dans les allées de Disneyland Paris, en compagnie d'une jeune et jolie femme, Carla Bruni".
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