Bio express
Vers Nicolas Sarkozy avant le 16 mai 2007
Vers Nicolas Sarkozy du 16 mai 2007 au 31 juillet 2008

Maître Nicolas Sàrközy de Nagy-Bocsa (1955-)

05 janvier 2009. N.S. au Proche-Orient, tandis que l'armée de l'Etat Hébreu poursuit son combat contre le Hamas dans le ghetto de Gaza (500 morts palestiniens, 1 mort israélien)
31 décembre 2008. Annus Horibilis, pour 2009 ; 1147 voitures incendiées (+ 30 %)
27 décembre 2008. Plage laborieuse à Itacare pour les Sarkozy
25 décembre 2008. Noël : Le Service Public honore le Grand Comédien Bernard Tapie (Oscar sur France 2) ; le "Peuple Souverain" apprécie, moyennement
23 décembre 2008. "Je ne suis plus une croqueuse d'hommes". Carla Bruni-Sarkozy, Marie-Claire Brésil
21 sécembre 2008. "Vivement Dimanche", France-Télévion, Service Public, Michel Drucker rend un vibrant hommage à la famille Tapie
19 décembre 2008. Les Sarkozy devraient passer Noël à Buzios (Le Saint-Tropez de l'Argentine) avec le père biologique de Carla
18 décembre 2008 : Petits épargnants, cacophonie de Jouyet à propos du scandale financier Madoff (Mad-Off ?)
16 décembre 2008 : Violemment agressé par le Vert franco-allemand Daniel Cohn-Bendit N.S. le "mouche gentiment".
13 décembre 2008 : N.S. impose à l'Europe le Bornelle à Greloo ; une présidence globalement positive
10 décembre 2008 : Droits de l'Homme, 60 ans, Rama Yade refuse le placard doré européen, Bernard Kouchner s'abandonne ... , et Mame Ramatoulaye s'accroche
8 décembre 2008 : Devedjian remercié c'est bien Brice Hortefeux qui surveillera Xavier Bertrand
06 décembre 2008 : N.S. soutient le Tibet ; la Chine ne soutient toujours pas la Corse
05 décembre 2008 : Rachida Dati piégée par N.S.?
28 novembre 2008 : Carla Bruni-Sarkozy s'engage, comme la famille Bruni-Tedeschi, dans la lutte contre le Sida
27 novembre 2008 : Contre Christine Boutin, qui veut sauver les SDF de la mort, les associations pro-SDF exigent qu'on les laisse tranquillement mourir de froid en paix, ce qu'ils font ; Fillon obtempère et N.S. modère et tempère
24 novembre 2008 : L'Allemagne refuse de payer
21 novembre 2008 : Corse, affaire Clavier. Victoire médiatique des nationalistes corses
19 novembre 2008 : 534 magistrats socialistes et réactionnaires exigent des excuses de Rachida Dati, qui leur dit .....
16 novembre 2008 : Le G20, les américains s'en moquent
14 novembre 2008 : Le Président de l'Union Européenne accable George W. Bush
13 novembre 2008 : Un fou libéré assassine un étudiant : Nicolas Sarkozy veut une réforme du droit de la psychiatrie
10 novembre 2008 : Séduite par Barack elle attaque Berluscon
06 novembre 2008 : N.S. converse avec B.H.O (Barack Hussein Obama)
27 octobre 2008 : N.S. soutient celle qui fait sa politique, Rachida Dati
23 octobre 2008 : N.S. attaque en Justice les poupées vaudou à son effigie ; débouté en référé "pour droit à l'humour (29 octobre 2008) il fait appel
23 octobre 2008 : Corporatisme judiciaire réactionnaire : les magistrats, avocats et agents pénitentiaires, socialistes et sociaux démocrates, attaquent violemment une ministre de la Justice fermement réformatrice
21 octobre 2008 : Les "pirateurs" du compte bancaire de N.S. arrêtés
16 octobre 2008 : Lèse-Majesté ? Etat de Droit ? N.S. attaque en justice l'ancien patron des R.G., qui a osé enquêter sur lui comme sur tout le monde ...
12 octobre 2008 : Les Bruni-Tedeshi sauvent la terroriste italienne Marina Petrella
11/12 octobre 2008 : Nicolas et Angela à Colombey chez le Grand Charles : l'Allemagne "impose" le point de vue de l'Angleterre sur la crise financière occidentale au G12
09 octobre 2008 : France-Russie, l'entente renouvelée
07 octobre 2008 : N.S. voudrait mobiliser l'Union Européenne
06 octobre 2008 : La Belgique prend le contrôle de BNP-Paribas
04 octobre 2008 : Crise financière, G4 : "Tous ensemble", "Tous ensemble", mais séparément ...
03 octobre 2008 : Crise financière américaine, N.S. voudrait mettre l'Europe à l'abri ; les Allemands refusent de payer pour les nuls
25 septembre 2008 : N.S. veut moraliser le capitalisme mondial
23 septembre 2008 : Nicolas Sarkozy, très honoré par la Communauté juive américaine, fustige les mauvais capitalistes
22 septembre 2008 : N.S. renforce l'intervention française en Afghanistan, afin de corriger les insuffisances passées (10 morts mal assistés, rapport Otan), et d'apporter le bonheur capitaliste aux Afghans ...
21 septembre 2008 : Merkel squeezeé, Fillon et Poutine collaborent positivement
20 septembre 2008 : Victoire des VIP. Ils ne seront pas fichés, officiellement.
19 septembre 2008 : Fillon, sur ordre de N.S., "recadre" MAM de POM, Borloo le frère écoloo et NKM l'oursophile ; EDVIGE, recul du gouvernement : les VIP plus ou moins satisfaits, les avocats et les juges CORSES sont contre le fichier Edvige ... qui n'aurait pas sa place "dans une démocratie" ...
17 septembre 2008 : Carla, «Tentatrice au maximum», séduit les medias britanniques francophobes
16 septembre 2008 : Piraterie maritime, le Chef des Armées est "fier de l'Armée Française"
13/14 septembre 2008 : Le Pape Benoît XVI séduit les catholiques Français, mais "fustige" les catholiques divorcés et le matérialisme vulgaire (bling-bling ou gling-gling ?).
10 septembre 2008 : Le chanoine d’honneur de la basilique Saint-Jean de Latran (Rome), le baptisé catholique N.S., et sa troisième épouse, Carla Bruni, accueilleront tous les deux officiellement le Pape
09 septembre 2008 : Reconnaissance "de facto" de l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhasie ? ; égalité républicaine : défense des libertés des VIP (politiques, patrons, syndicalistes, avocats, magistrats ...) contre le fichier Edvige de lutte contre la délinquance
05 septembre 2008 : Les Talibans Afghans islamiques (dont Paris-Match fait la propagande) égorgent et lapident les soldats français, comme en Algérie jadis, selon la mère d'un soldat témoin ; offense au Chef de l'Etat pour un "Casse-toi pov'con".
04 septembre 2008 : Qui est le père de l'enfant de Rachida Dati ?
03 septembre 2008 : N.S. sur le chemin de Damas
02 septembre 2008 : N.S. fait parler de son ami Clavier, et des nationalistes Corses
27 août 2008 : N.S. persiste à vouloir imposer ses valeurs de civilisation
25 août 2008 : Maillé (Tours), mémoire historique, 2ème guerre modiale, l'oubli est "une faute morale" (et le génocide vendéen ?)
24 août 2008 : J.O. Beijing, "un formidable succès pour la France et l'Europe" (Union Européenne 280 médailles - France 40 - ancienne Urss 171, Usa 110, Chine 100)
22 août 2008 : Au nom des Droits de L'Homme démocratique Carla Bruni-Sarkozy, Bernard Kouchner et Rama Yade, rendent visite à sa Sainteté Théocratique le Dala Lama au temple bouddhiste de Lérab Ling (Larzac) construit illégalement sur "autorisation spéciale" ¨(fait du Prince) du président, et juriste, d'une République laïque qui proclame, officiellement, l'Etat de Droit ...
18/20/21 aôut 2008 : Afghanistan, 10 morts, 21 blessés : N.S. persiste à vouloir "libérer" les Afghanes ; des soldats abandonnés, et bombardés ? ; hommage militaire et religieux de la France dite "laïque"
15 août 2008 : Assomption diplomatique, N.S. doublé, guerre russo-géorgienne, roll back de la russie, Angela Merkel s'aligne sur les Etats-Unis
11 août 2008 : EDF et la Chine, résultat de la présence de N.S. aux J.O. ?
08 août 2008 : N.S. aux J.O. comme George W. Bush, la délégation Française huée
01 août 2008 : Le cap-nègre de Carla Bruni, épouse Sarkozy, violé par un ULM; exhibitions joggueuses : le peuple adore

Maître Nicolas Sàrközy de Nagy-Bocsa (1955-), avocat fiscaliste et d'affaires (1981), conseiller municipal (1977), maire de Neuilly (1983), conseiller général (1986), président du conseil général des Hauts-de-Seine (2004), conseiller régional (1983), député (1988), ministre (1993), président de l'UMP (2004), président de la République française (mai 2007), divorcé de Marie-Dominique Culioli (octobre 1996)(épousée le 23 septembre 1982), re-divorcé de Cécilia (Cécile) Ciganer (Chougarov) Albeniz (octobre 2007)(épousée le 23 octobre 1996 après un concubinage notoire depuis 1989), en concubinage notoire (décembre 2007) avec l'ancienne top-model italienne, riche mondaine totalement "libérée", chanteuse-compositeure, Carla Bruni Tedeschi (demie-soeur de Valeria Bruni Tedeschi), Première Dame de France le 2 février 2008, symbole des nouvelles françaises ... selon la patronne des patrons français Laurence Parisot.

Auteur, notamment, de : Georges Mandel, Le Moine de la Politique - Editions Grasset, Paris, 1994 (extraits)
et, pour la présidentielle 2007, son remarquable autoportrait "Témoignage", XO Editions, Paris, 17 juillet 2006

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Interpellé pour avoir survolé la résidence de vacances des Sarkozy

L'homme, un pilote d'ULM, a enfreint l'arrêté ministériel interdisant le survol du Cap Nègre, où séjournent actuellement le Président et son épouse. Aucune photo de la villa n'a été retrouvée dans son appareil photo.
AFP LIBERATION.FR : vendredi 1 août 2008

Un pilote d'ULM de 36 ans a été interpellé jeudi soir sur l'aérodrome de Fayence (Var) pour avoir survolé le domaine du Cap Nègre, où séjournent le président de la République Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni dans la villa de famille de cette dernière.

L'homme, chauffeur de bus à Nice, accompagné par un ami originaire de Marseille, a expliqué aux gendarmes que c'était son «premier grand vol» et qu'il avait «commis une erreur». Aucune photo de la villa de la famille Bruni-Tedeschi n'a été retrouvée par les gendarmes sur la carte mémoire de l'appareil photo numérique des deux hommes.

L'alerte a été donnée à 19h30 par la tour de contrôle de la base aéronavale de Hyères, qui a repéré l'ULM dans la zone interdite de survol par un arrêté du ministère de la Défense.
Contacté par la tour de contrôle, le pilote a immédiatement fait demi-tour et a rejoint l'aérodrome de Fayence d'où il avait décollé.
Titulaire de sa licence de vol depuis mars 2008, il avait souhaité rejoindre l'aérodrome du Castellet au nord de Toulon, en longeant d'est en ouest la côte varoise.

Le parquet de Draguignan a été avisé. La procédure établie par les gendarmes de Fayence a été transmise à la brigade de gendarmerie des transports aériens (BGTA) de Nice.

Depuis le 7 juillet et jusqu'au 15 septembre, le survol du cap Nègre est interdit par arrêté. Selon l'arrêté ministériel, les infractions à l'interdiction de survol sont passibles d'amendes de 15.000 à 45.OOO euros et d'un emprisonnement de six mois à un an.

Nicolas Sarkozy doit séjourner au Cap Nègre pendant trois semaines, ainsi qu'au fort de Brégançon, une des résidences officielles du chef de l'Etat éloignée de quelques kilomètres.

Ces vacances seront entrecoupées d'un bref séjour à Pékin, où Sarkozy doit assister, le 8 août, en tant que président français et président du Conseil européen, à l'ouverture des jeux Olympiques.

Le chef de l'Etat présidera le premier conseil des ministres de la rentrée, le jeudi 21 août.

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jogging lavandou président Au cap Nègre, Nicolas Sarkozy passe de discrètes, mais « bonnes vacances »
varmatin.com Paru le mercredi 30 juillet 2008 0 commentaire(s)

Autour du cap Nègre, les touristes (comme Gérard et Christiane, en haut à d., venus de Normandie) ont attendu toute la journée une apparition du Président, retranché dans l'inaccessible demeure des Bruni-Tedeschi.

L'office départemental du Tourisme peut déjà se rassurer : le président de la République et son épouse passent de « bonnes vacances » dans le Var. « On se baigne, on court, on lit, on se repose », a brièvement détaillé, hier, le premier vacancier de France, après une séance de jogging sur la piste cyclable du cap Nègre, au Lavandou, où il séjournera trois semaines.

Seule entorse - si l'on peut dire - aux désormais rituelles enjambées présidentielles : ce n'est qu'en tout début de soirée, après avoir dégoûté la moitié des photographes en « planque » depuis le matin, que le chef de l'Etat a « offert » son unique apparition publique.
Flanqué de quatre gardes du corps, sans ses lunettes Ray-Ban, mais avec son tee-shirt fétiche « NYPD » (New York Police Department, NDLR), Nicolas Sarkozy est sorti de l'infranchissable domaine du cap Nègre, où se trouve l'inaccessible demeure de sa belle-famille.

« Borloo ? Je ne savais même pas qu'il était là »

S'excusant d'être en sueur alors qu'il avait pourtant demandé aux journalistes d'attendre la fin de sa course, le Président a offert aux quelques touristes présents une photo de vacances peu banale, puis répondu, brièvement, aux questions.

Quand part-il à Pékin pour assister à la cérémonie des Jeux Olympiques ? « Je pars le 7, je reviens le 9. » Son épouse l'accompagnera-t-elle ? « Non », confirme le Président. Compte-t-il se rendre au fort de Brégançon, résidence « officielle » de la présidence, distante de quelques kilomètres par la mer ? « Pour le travail », a-t-il éludé, évoquant en quelques mots essoufflés « les négociations à l'OMC » (Organisation mondiale du commerce, NDLR).

Prévoit-il quelques entrevues avec ses ministres, dont plusieurs séjourneront dans le Var (lire ci-contre), à commencer par Jean-Louis Borloo, attendu aujourd'hui à Hyères. « Ah ? Je ne savais même pas que Borloo était là », s'étonne, ou fait mine de s'étonner, le chef de l'Etat, avant de retrouver sa résidence estivale.

Un an après ses grandes vacances américaines qui avaient fait couler beaucoup d'encre, le Président et jeune marié présente, cette année, le profil du touriste français lambda, tout heureux de sa nouvelle « tranquillité », décontracté mais studieux. La géographie des lieux - une résidence à flanc de falaise dans un domaine ultra-protégé - lui permet aussi d'afficher une certaine discrétion, tout en contrôlant ses apparitions.

La fin du style « bling-bling » ? Le petit lieu-dit voisin de Cavalière s'en réjouit : « En mai dernier, c'était le grand cirque. Des gendarmes partout. Il ne manquait que les tireurs d'élite », se souvient la marchande de journaux. Le voisinage avec Nicolas Sarkozy est aujourd'hui moins ostensible.

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08 août 2008 lemonde.fr 8h00 JO : le perdant-perdant de Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy assistera finalement à la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques. A trop avoir voulu ménager la chèvre et le chou, le président français enregistre un revers de taille. Au poker diplomatique il faut avoir des atouts dans sa manche ou des nerfs solides. Nicolas Sarkozy n’a ni l’un ni l’autre. La France se voit remise à sa place. Une puissance moyenne tolérée dans la cour des grands mais dont les fanfaronnades et coups de menton de son président n’impressionnent personne.

Pékin express.
Une dizaine d’heures au mieux sur place pour 36 heures de voyage. Nicolas Sarkozy a cédé aux sirènes prochinoises, aux craintes des milieux financiers et économiques français très inquiets de se voir mis au ban d’un marché très prometteur mais aussi, d’une poignée de politiques, à l’image de Jean-Pierre Raffarin, défenseurs de l’amitié sino-française.

L’ancien Premier ministre a défendu jeudi la décision du président de la République de ne pas recevoir le Dalaï Lama, estimant qu’en agissant ainsi « Nicolas Sarkozy s’affirme comme un homme d’Etat qui pense à long terme ». « Nicolas Sarkozy va rencontrer le président Hu Jintao, il va rencontrer le Premier ministre Wen Jiabao. En tête à tête, il dira ce que sont les valeurs de la France et les perspectives que nous attendons du gouvernement chinois en matière de droits de l’Homme ».
Sans crainte du ridicule, le vice-président de l’UMP a poursuivi en affirmant que « Nicolas Sarkozy est dans la tradition du général de Gaulle et de Jacques Chirac car il est dans la lignée des grands présidents de la République française qui ont tous respecté cette vieille civilisation chinoise ».
« Je suis pour l’ouverture, pour le commerce, pour le tourisme » a déclaré sous forme d’aveux le Sénateur de la Vienne candidat déclaré pour la présidence de la Chambre Haute.

C’est toute la question de la symbolique politique qui est posée. Comme le relève avec pertinence Daniel Cohn-Bendit, l’important est de savoir comment nous nous positionnons par rapport à ce qui se passe en Chine.

L’Eurodéputé a rappelé qu’il ne demandait pas le boycottage des Jeux mais, de la cérémonie d’ouverture : « la cérémonie d’ouverture, c’est le pouvoir chinois qui se met en scène. La cérémonie d’ouverture, c’est un acte politique ». Très critique à l’égard du Chef de l’Etat Français, Daniel Cohn-Bendit qui s’est vu refuser un visa pour venir en Chine a déclaré sur France Inter que « si on avait adopté la stratégie de Sarkozy, il n’y aurait rien eu ».

Quand on lui rétorque le principal argument de la diplomatie française, à savoir que Nicolas Sarkozy aura l’occasion de s’entretenir en tête à tête avec le président chinois Hu Jintao et son premier ministre, occasion d’évoquer les questions qui fâchent, l’ancien leader de mai 68 rétorque que « ça ne sert à rien » de tenir de propos de salon, que ce genre de débat doit être public.

Et ce ne sont pas les premières déclarations sur place du Président Français arrivé sur place qui vont éteindre la polémique. Dans une argumentation creuse et élimée, Nicolas Sarkozy visiblement fatigué par son voyage, s’est borné à rappeler que « l’olympisme n’a de sens que si tous les pays du monde peuvent participer », qu’on ne boycotte pas un quart de l’humanité et que les Jeux sont « l’occasion d’accompagner la Chine vers l’ouverture, le progrès … ».

La valse-hésitation française est caricaturale. Sensible au mouvement de protestation qui avait entouré le passage de la flamme olympique à Paris le président de la République proclamait haut et fort le 10 juillet au parlement de Strasbourg : « Ce n’est pas à la Chine de fixer mon agenda et mes rendez-vous ».
Cette affirmation faisait suite à la demande de l’ambassadeur de Chine de ne pas rencontrer le dalaï-lama, présent en France du 11 au 23 août.

Mercredi soir pourtant, il passait un coup de téléphone à Daniel Cohn-Bendit avec lequel il avait croisé le fer au parlement européen pour lui indiquer que son renoncement à rencontrer le chef spirituel Tibétain était en fait «une stratégie négociée» afin de «ne pas provoquer les Chinois pendant les Jeux olympiques» et qu’en attendant, c’est son épouse, Carla Bruni-Sarkozy ,qui s’entretiendra avec le dignitaire bouddhiste.

Le positionnement français est à apprécier à l’aune de l’attitude adoptée par les autres capitales. Or les autres chefs d’Etat ou de gouvernement Merkel, Brown ou Bush ont fait le choix inverse de rencontrer l’exilé tibétain. Et de le faire savoir.

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Contrat EDF- CGNPC : un «lien» avec le voyage de Sarkozy en Chine 11.08.2008, 10h10 leparisien.fr

L'ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, a estimé lundi sur RMC qu'il existe «un lien» entre la présence de Nicolas Sarkozy à la cérémonie des JO de Pékin et la finalisation du contrat pour la construction par EDF de deux centrales nucléaires EPR en Chine.

«Je pense qu'il y a un lien entre la présence de Nicolas Sarkozy, ses discussions avec le président chinois et le contrat très important que vient de signer EDF avec le géant de l'électricité en Chine», a affirmé M. Raffarin depuis Pékin où il fait office de «grand témoin de la francophonie».

«C'est une grande victoire d'EDF. Le mérite en revient d'abord à EDF mais je crois qu'il n'est pas indépendant de l'action politique de Nicolas Sarkozy», a-t-il ajouté.

EDF et l'électricien chinois China Guangdong Nuclear Power Holding Company (CGNPC) avaient signé un accord-cadre en novembre. Les accords finaux, paraphés dimanche à Pékin, prévoient la création d'une société commune pour construire et exploiter deux centrales nucléaires de technologie EPR dans le sud de la Chine.

Ces deux réacteurs EPR ont été vendus en novembre à la Chine par Areva pour 8 milliards d'euros, combustible compris.

La construction est prévue à l'automne 2009, pour une mise en service de la première unité fin 2013 et la seconde en 2015

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GEORGIE Tbilissi a signé le cessez-le-feu, Rice demande le départ "immédiat" des Russes NOUVELOBS.COM | 15.08.2008 | 18:50

La secrétaire d'Etat américaine estime nécessaire à terme l'envoi d'une "force internationale de maintien de la paix impartiale".
Dimitri Medvedev assure que les forces russes sont "garantes" de la sécurité dans le Caucase.
Situation toujours aussi confuse sur le terrain.

Le président géorgien Mikheïl Saakachvili a annoncé vendredi 15 août qu'il avait signé "l'accord de cessez-le-feu" avec "l'occupant russe" mais a assuré qu'il ne cèderait pas le moindre "kilomètre carré" de son territoire. "Il n'y a qu'une souveraineté en Géorgie, en Abkhazie, en Ossétie du Sud (..) Seul le gouvernement (géorgien) peut tolérer la présence de forces sur son territoire", a-t-il ajouté, accusant la Russie de toujours occuper vendredi une "partie significative" de son pays. Sur le terrain, la situation est toujours aussi confuse.

Force internationale

Après l'annonce par Tbilissi de la signature de l'accord de cessez-le-feu, la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a, de son côté, déclaré que les forces russes présentes en Géorgie devaient "partir immédiatement". Dimitri Medvedev "n'a pas honoré" sa promesse de cesser toute opération militaire en Géorgie, a déclaré Condoleezza Rice.

"Après la signature de cet accord, toutes les forces russes et les troupes paramilitaires et irrégulières qui sont entrées avec elles (en Géorgie) doivent partir immédiatement", a-t-elle dit à l'issue d'entretiens avec le président géorgien Mikheïl Saakachvili. Elle a précisé que l'accord est "un accord de cessez-le-feu", et n'engage pas la Géorgie sur l'avenir de ses territoires. Par ailleurs, la secrétaire d'Etat a jugé nécessaire à terme l'envoi d'une "force internationale de maintien de la paix impartiale".

Le président américain Georges W. Bush a, lui, déclaré qu'une relation "conflictuelle" avec la Russie n'est pas dans l'intérêt des Etats-Unis, tout en exhortant à nouveau Moscou à "honorer son engagement" en retirant ses troupes de Géorgie.

La chancelière allemande Angela Merkel a défendu l'intégrité territoriale de la Géorgie et son droit à entrer dans l'Otan, tandis que le président Dmitri Medvedev a rejeté implicitement le recours à une force internationale, à l'issue d'entretiens à Sotchi.

Réponse disproportionnée

"Le point de départ dans le règlement de la crise doit être naturellement l'intégrité territoriale de la Géorgie", a déclaré Angela Merkel.

"Il existe un gouvernement élu en Géorgie, avec lequel on doit parler et négocier", a-t-elle ajouté, en jugeant "disproportionnée" la réaction russe à l'offensive militaire géorgienne en Ossétie du Sud.

Elle a par ailleurs souligné que "tout peuple qui veut sortir d'un Etat (...) n'est pas à même de devenir un Etat indépendant", rappelant à son collègue russe que la Russie avait "elle-même connaissance de ce problème" avec la Tchétchénie.

Le principe d'une adhésion de la Géorgie et de l'Ukraine à l'Otan "reste en vigueur", a par ailleurs déclaré Angela Merkel.

Les forces russes "garantes" du Caucase

Le président russe, répétant que la Géorgie avait commis une "agression" et provoqué une "catastrophe humanitaire" dont lui incombait "l'entière responsabilité", a jugé "peu probable" que les Abkhazes et les Ossètes du sud puissent continuer à "vivre dans un même Etat avec les Géorgiens".

"La sécurité est restaurée, mais les forces de paix russes en restent garantes dans le Caucase", a insisté le chef de l'Etat russe.

"Bien entendu, nous ne sommes pas opposés à quelque force de paix internationale, mais la question ne dépend pas uniquement de notre position (...) le problème réside dans le fait que les Ossètes du Sud et les Abkhazes eux-mêmes ne font confiance à personne sauf aux forces de paix russes", a-t-il dit.

"Nous remplissons notre mandat de maintien de la paix et nous continuerons à le remplir. Mais si quelqu'un continue à attaquer nos citoyens, alors nous répondrons comme nous l'avons déjà fait", a-t-il dit.

La Russie ne "veut pas de détérioration des relations" avec les Occidentaux à la suite de la crise en Géorgie, a encore déclaré le président russe.

Il faut "minimiser les conséquences" dans les relations internationales de ce conflit, a-t-il ajouté.

"La guerre froide est finie"

"Nous espérons que les responsables russes reconnaîtront qu'un avenir de coopération et de paix seront bénéfiques à toutes les parties. La guerre froide est finie. Les jours des Etats satellites et des sphères d'influence sont derrière nous", a déclaré le président américain, lors d'une allocution consacrée au conflit en Géorgie.

"La brutalité et l'intimidation ne sont pas une manière acceptable de mener la politique étrangère au XXIe siècle. Seule la Russie peut décider si elle veut retrouver la voie des Nations responsables ou si elle veut poursuivre une politique qui ne promet que confrontation et isolation", a poursuivi Georges W. Bush devant la Maison Blanche.

Moscou doit "honorer son engagement de retirer ses forces d'invasion de tout le territoire géorgien", a-t-il répété. "La souveraineté et l'intégrité territoriale de Géorgie doivent être respectées", a-t-il réaffirmé.

"Les Etats-Unis et nos alliés se tiennent au côté du peuple de Géorgie et de leur gouvernement démocratiquement élu", a-t-il ajouté.

Le président américain a fait cette allocution peu avant de partir en vacances dans son ranch de Crawford au Texas (sud).

"Gesticulations"

Par ailleurs, Moscou considère comme des "gesticulations" l'annulation par les Etats-Unis et d'autres pays de leur participation à des manoeuvres navales conjointes et considère qu'il ne serait "pas justifié" de sortir du partenariat Russie-Otan. Un haut responsable militaire russe a de plus souligné le risque d'aggravation des relations avec les Etats-unis après la signature de l'accord américano-polonais.

Autre illustration de tension : les forces russes ont affirmé vendredi avoir saisi un "vaste arsenal" d'armes de fabrication occidentale, dont des centaines de fusils d'assaut américains M-16, dans la ville géorgienne de Senaki (ouest).

Un haut responsable militaire russe a également prévenu qu'en acceptant le déploiement d'éléments du bouclier antimissile américain, la Pologne devenait une cible "prioritaire" pour d'éventuelles frappes contre ce système. Moscou a par ailleurs accusé l'Estonie d'avoir envoyé plusieurs douzaines de ses soldats en Géorgie pour aider ses alliés géorgiens, information immédiatement démentie par Tallinn.

Indépendance

Le Haut commissaire de l'ONU pour les réfugiés (HCR) Antonio Gutieres a annoncé qu'il effectuera une visite de "trois à quatre jours" en Géorgie puis à Moscou à partir de mardi prochain. Ceci alors que le HCR vient de revoir à la hausse à 118.000 le nombre de réfugiés dans le conflit qui oppose depuis le 7 août la Russie à la Géorgie.

Par ailleurs le président Dmitri Medvedev a fait savoir que la Russie n'était pas opposée à une force de paix internationale en Géorgie, mais les Abkhazes et les Ossètes ne font confiance qu'aux Russes, tout en jugeant "peu probable" vendredi que les Ossètes du Sud et les Abkhazes puissent continuer à "vivre dans un même Etat avec les Géorgiens". Ceci alors que George W. Bush a assuré aux dirigeants d'Ukraine et de Lituanie qu'il restait entièrement attaché à "une Géorgie souveraine et libre et à son intégrité territoriale".

Dmitri Medvedev a souligné sa volonté de maintenir de bon rapports avec les occidentaux tout en avertissant que la Russie répondrait de la même façon qu'en Ossétie du sud si ces citoyens étaient à nouveau attaqués.

Visite de Condoleezza Rice

La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, dont le pays a durci le ton envers la Russie, est de son côté arrivée, vendredi, en Géorgie pour y présenter des "clarifications" sur le plan de paix approuvé par Moscou et Tbilissi, qui accuse l'armée russe de poursuivre son avancée.

Elle a annoncé espérer signer "très bientôt" l'accord avec Varsovie sur le déploiement d'éléments du bouclier antimissile américain en Pologne.

Le président américain a ajouté que le Secrétaire à la Défense Robert Gates le tenait informé de la distribution de l'aide humanitaire envoyée par les Etats-Unis aux victimes du conflit entre forces russes et forces géorgiennes.

Robert Gates a exclu jeudi le recours à une intervention militaire américaine dans le conflit russo-géorgien mais a averti que les relations américano-russes risquaient d'être affectées à long terme si Moscou ne changeait pas d'attitude.

Le conflit russo-géorgien a commencé le 8 août par une tentative de Tbilissi de reprendre le contrôle sur l'Ossétie du Sud. La Russie a riposté en introduisant ses troupes en Géorgie.

Le plan de paix en six points, approuvé mais non encore signé par le président russe Dmitri Medvedev et Mikheïl Saakachvili le 12 août, prévoit que "les forces militaires russes devront se retirer sur les lignes antérieures au déclenchement des hostilités".

Mais il a suscité des critiques, notamment parce qu'il ne mentionnait pas le respect de l'intégrité territoriale de la Géorgie.

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A Kaboul, Nicolas Sarkozy face aux soldats en deuil LE MONDE | 20.08.08 | 14h10

KABOUL ENVOYÉ SPÉCIAL
Ils ont tué notre petit frère adoré".
Ce sont les paroles du chant entonné par les soldats du Régiment de marche du Tchad à l'approche de la place d'armes du quartier général des forces françaises à Kaboul.
Elles résonnent alors que le président français, Nicolas Sarkozy, s'apprête à rendre hommage aux soldats morts au combat.

C'est ici, mercredi matin 20 août, sous un soleil pesant, que M. Sarkozy réaffirme son choix d'envoyer des renforts militaires français en Afghanistan. "C'est moi qui décide, je me sens responsable, martèle le président français. Toute l'Europe est ici. C'est la paix dans le monde qui se joue ici, et donc la guerre contre le terrorisme et la pauvreté, mais aussi la lutte pour les droits de l'homme, de la femme (...). Si c'était à refaire, je le referais."

Les visages des soldats français confrontés à leur premier drame afghan, qui constituera peut-être un tournant dans l'histoire de l'engagement militaire de la France dans ce pays, sont fermés.

Quelques minutes plus tôt, Nicolas Sarkozy a pu mesurer le choc ressenti par les soldats français lors du recueillement devant les cercueils des victimes.
Entouré des ministres des affaires étrangères, Bernard Kouchner, et de la défense, Hervé Morin, le président a pénétré dans la petite chapelle en bois.

Sur l'une de ses façades figure une adresse, Place de la Boétie. L'intérieur simple et dépouillé offre au regard deux rangées de cinq cercueils couverts d'un drapeau aux couleurs de la France, sur lesquels repose la photographie de chacune des victimes. Leur visage rappelle leur jeunesse. Ils ont 20, 21 et 22 ans. Le petit bénitier en forme de coquillage finit d'habiller la pièce exiguë. Monseigneur Legall, évêque aux armées, rend hommage à la mémoire des morts.

Face à la sortie de la chapelle, les survivants non blessés de l'embuscade attendent que les autorités de l'Etat ressortent et les saluent. Ceux-là, la tête couverte du béret rouge du Régiment de parachutistes de l'infanterie de marine (RPIMA), ont les yeux rougis et semblent, à ce moment, peu goûter les contraintes de la visite officielle.
Pourtant, lorsque MM. Sarkozy et Kouchner se présentent face à eux, les visages sont figés par l'émotion. Les lèvres tremblent.

Le caporal Verger ne parvient pas à retenir ses larmes.
Ses meilleurs amis ont disparu sous ses yeux. Difficile de relater, même à un président, la force des liens tissés entre ses soldats qui ont vécu et combattu ensemble depuis un an et trois mois.
Son voisin, le soldat Tepu, lâche que ces soldats étaient "peut-être des gens simples mais ils sont morts en héros".

Puis le chef de l'Etat s'est rendu à l'hôpital français pour saluer les dix blessés et les cinq valides de la section du 8e RPIMA tombés dans l'embuscade. Il a multiplié les mots de réconfort et rappelé que "la France est derrière ses soldats".

Les regards noirs et fermés semblaient en dire long sur la frustration de ces hommes qui évoqueront, plus tard, lorsque les officiels seront partis, le sentiment d'avoir été "lâchés" sur le terrain.

Mais la visite éclair du président de la République n'avait pas pour seul objectif d'exprimer, par sa voix, l'empathie de la nation. Il s'est efforcé, lors de son allocution sur la place d'armes et face aux médias, de justifier sa décision de répondre à la demande de l'OTAN d'accroître le nombre des troupes françaises en Afghanistan.

Et le briefing à huis clos du général Stollsteiner, le commandant français pour la région de Kaboul, qui a dressé, selon un participant à la réunion, un tableau très sombre de la situation en Afghanistan, n'a pas détourné M. Sarkozy de sa position.

Le président français a conclu sa visite éclair en rendant visite à son homologue afghan, Hamid Karzaï, auquel il a réaffirmé la volonté de la France de rester aux côtés de l'Etat afghan dans sa lutte contre ceux qui ont juré sa perte.
Jacques Follorou Article paru dans l'édition du 21.08.08.

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Des soldats français blessés en Afghanistan évoquent des erreurs
Reuters - 20 août 2008 15.00 Des soldats blessés lors de l'embuscade de Saroubi, en Afghanistan, dénoncent dans Le Monde des erreurs de commandement mais leur hiérarchie sur le terrain invite à prendre du recul avant de tirer une telle conclusion.

Le quotidien, dans son édition datée du 21 août, cite plusieurs soldats rencontrés mercredi matin à Kaboul sous couvert de l'anonymat.

"Il est vraiment facile de juger de très loin dans son fauteuil. Il faut prendre le déroulement de toute l'opération dans le détail, à tête reposée", répond le lieutenant-colonel Bruno Louisfert, adjoint à la communication du général Michel Stollsteiner, commandant de la région de Kaboul.

"Là, on saura exactement quelles améliorations on peut apporter", ajoute-t-il en réponse aux questions des journalistes.

Mardi, le général Jean-Louis Georgelin, chef d'état-major des armées, avait estimé lors d'une conférence de presse à Paris "qu'il n'y avait pas eu d'erreurs des soldats sur le terrain."

Une embuscade tendue par les taliban lundi dans la région de Satori à un convoi à fait dix morts et 21 blessés dans les rangs français.

Selon des témoignages recueillis par Le Monde, le nombre des victimes s'expliquerait par "la lenteur de la réaction du commandement et de sérieux problèmes de coordination."

L'unité de reconnaissance chargée d'approcher le col à pied "est restée sous le feu ennemi pendant près de quatre heures sans renfort", raconte un soldat. "Nous n'avions plus de munitions pour nous défendre avec d'autres autres armes que nos Famas", ajoute-t-il.

Le quotidien ajoute que les frappes aériennes de l'Otan visant à permettre aux soldats de s'extraire du guet-apens ont parfois raté leur cible et "touché des soldats français."

En outre, les communications radio auraient été coupées avec les unités du Régiment de marche du Tchad en appui au sein du convoi.

Pour le Monde, contrairement à la version officielle, les victimes ne sont pas toutes mortes lors des premiers tirs ennemis mais "au fil des affrontements."

"Pour l'instant, ce ne sont que des spéculations. Il faut raison garder, garder la tête froide et prendre du recul", répond le lieutenant-colonel Bruno Louisfert.

Selon lui, les soldats cités par le quotidien n'ont peut-être pas une vision globale des événements.

"Les gens arrivent, c'est extrêmement violent, extrêmement difficile, extrêmement fatigant. Ils ont une vision très parcellaire des choses et parfois contradictoire", dit-il.
Elizabeth Pineau avec Gérard Bon à Paris

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L'hommage aux soldats tués en Afghanistan
Créé le 20/08/08 - europe1.fr Dernière mise à jour le 21/08/08 à 18h19

La cérémonie nationale d'hommage aux dix soldats français tués en Afghanistan a eu lieu jeudi en fin de matinée aux Invalides à Paris, en présence notamment de Nicolas Sarkozy, François Fillon et de plusieurs ministres et parlementaires.

Le président de la République a parlé de "jour de deuil pour la nation française". Après l'éloge funèbre, il a déposé sur chaque cercueil des décorations à titre posthume. Une cérémonie suivie notamment en Afghanistan par les soldats toujours sur place.

L'émotion étreint chaque Français", a dit Nicolas Sarkozy lors de l'hommage national aux dix soldats tués en Afghanistan. Toute la classe politique française avait fait le déplacement aux Invalides jeudi en fin de matinée, notamment le Premier ministre François Fillon, la quasi-totalité du gouvernement, l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing ou encore des responsables de gauche comme François Hollande et Bertrand Delanoë. Tous réunis autour des cercueils des dix soldats et de leurs familles.

"Aujourd'hui, c'est un jour de deuil pour la nation française", a dit le chef de l'Etat lors de la cérémonie militaire qui a eu lieu après un office religieux œcuménique (notedt, c'est nous qui soulignons).
Après l'éloge funèbre, Nicolas Sarkozy a déposé sur chaque cercueil, recouvert d’un drapeau tricolore, la croix de chevalier légion d'honneur à titre posthume et annoncé que la Croix militaire leur avait été décernée.
Il devait ensuite s’entretenir avec les familles des victimes à huis-clos. "Je veux qu'elles sachent tout, elles y ont le droit", a simplement précisé le chef de l'Etat.

Dans son discours, le président de la République a aussi réaffirmé que les soldats français étaient "engagés en Afghanistan dans un combat contre la barbarie, l'obscurantisme et le terrorisme".
Lors du Conseil des ministres quelques heures plus tôt, Nicolas Sarkozy a rappelé sa détermination à maintenir des troupes françaises en Afghanistan pour y défendre "la liberté du monde".

En Afghanistan, les soldats du 8e RPIMa toujours sur place ont suivi avec émotion, en direct depuis une base avancée située dans l'est de l'Afghanistan, l'hommage national rendu à Paris. Toutes les activités non essentielles ont cessé et les soldats qui étaient d'astreinte nocturne se sont réveillés le temps de la retransmission.
Un peu plus à l'est encore, la délégation française aux jeux Olympiques de Pékin s'est associée à cet national en annulant les traditionnelles festivités organisées pour les médaillés français.

Les 21 blessés dans l’embuscade tendue par les talibans ont eux été rapatriés mercredi en deux groupes. Les premiers, les plus touchés, sont arrivés mercredi en fin de matinée à Orly, à bord d’un Boeing C135 médicalisé. Ces soldats étaient attendus par le secrétaire d'Etat à la Défense, Jean-Marie Bockel, et par le chef d'état-major de l'armée de terre, Elrick Irastorza. "Ces militaires ont été blessés par balles ou par des éclats, deux d'entre eux ont été blessés dans un accident de blindé, ils souffrent de blessures de moyenne gravité, ils allaient bien, mais ils ont besoin de suivi", a précisé la médecin-chef Anne Robert, chef du Sirpa Santé.

Dix soldats ont perdu la vie en Afghanistan : le sergent-chef Sébastien Devez,le caporal-chef Damien Buil, le caporal Nicolas Grégoire, le 1ère classe Kevin Chassaing, le 1ère classe Damien Gaillet, le 1ère classe Alexis Taani, le soldat Julien Le Pahun, le soldat Anthony Rivière, le caporal-chef Rodolphe Penon et le 1ère classe Melan Baouma.

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PAR JACQUES MOLÉNAT Marianne 16/22 août 2008 p. 40 LarzaC. Les passe-droits du temple Bouddhiste

La rencontre de Carla Bruni et du dalaï-lama est l'un des événements people du mois d'août. Elle doit se dérouler dans le temple bouddhiste de Lérab Ling édifié sur les contreforts du Larzac, à deux pas de la maison en bois de José Bové.

Ce vaste lieu d'étude et de retraite, que signale un bouddha géant de? m de haut, a bien failli ne jamais voir le jour. Quand le mouvement Rigpa, un réseau de centres d'étude du bouddhisme tibétain, présenta le projet à Daniel Constantin, alors préfet de l'Hérault, le représentant de l'Etat eut un haut-le-cœur.
La commune de Roqueredonde n'avait jamais voté de plan d'urbanisme. Pis, 1'« unité touristique nouvelle », telle qu'elle était programmée, parachutait en pleine campagne un édifice exotique, « artificiel », dit le code de l'urbanisme, enfreignant plusieurs dispositions de la loi « montagne », en particulier l'obligation de construire en continuité avec le bâti existant.

Constantin refusa donc le permis de construire. Un niet de courte durée. Matthieu Ricard, proche collaborateur du dalaï-lama (et fils de feu Jean-François Revel, 1924-2006, notedt), a su convaincre l'Elysée de lever cet obstacle imprévu.

Francis Idrac, le successeur de Constantin, donna donc, sur ordre, le feu vert officiel, malgré la colère d'une poignée de contestataires qui s'égosillèrent en vain à protester contre cette construction « illégale ».

Jean-Marie Barascut, maire des Rives, une commune voisine, n'eut pas à s'en plaindre. Menuisier de profession, il fut chargé de fabriquer le grand lit que retrouvera Sa Sainteté dans l'appartement dont elle a l'usage exclusif au troisième étage du temple.

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Carla Bruni-Sarkozy rencontre le dalaï-lama LEMONDE.FR avec AFP | 22.08.08 | 13h03 • Mis à jour le 22.08.08 | 14h16

C'est sous une pluie battante que la rencontre entre le dalaï-lama et Carla Bruni-Sarkozy a eu lieu à l'occasion de l'inauguration du temple bouddhiste de Lérab Ling à Roqueredonde, dans l'Hérault. L'épouse du chef de l'Etat était accompagnée du ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, et de la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, Rama Yade.

Près de deux mille personnes, dont les quatre cents retraitants du temple, assistaient à la cérémonie, ainsi que des personnalités comme les actrices françaises Juliette Binoche et Line Renaud et l'ex-mannequin Inès de la Fressange.

Lors de la cérémonie, le chef spirituel du Tibet, vêtu de l'habit et d'une coiffe traditionnels, a passé autour du cou de la première dame de France l'écharpe blanche portée en signe de bienvenue au Tibet, la "kata". Puis, ils ont défait le nœud d'un ruban sur la porte centrale du temple de Lérab Ling, en signe d'inauguration officielle du lieu.
Le dalaï-lama s'est ensuite prosterné devant la statue de Bouddha à l'intérieur de l'édifice, avant de saluer dans l'assistance Bernard Kouchner, qui lui a remis un présent.

ENTRETIEN À HUIS CLOS

A la fin de la cérémonie, Carla Bruni-Sarkozy devait s'entretenir à huis clos avec le dalaï-lama, avant d'être rejointe par Bernard Kouchner. Il s'agira de la première et seule rencontre entre le chef spirituel et des membres du gouvernement français, à l'avant-dernier jour de sa visite en France, qui a commencé le 12 août. Cet entretien aura sûrement une tonalité politique alors que le dalaï-lama a dénoncé jeudi la poursuite de la répression chinoise au Tibet, dans un entretien au Monde. La Chine avait demandé mercredi à la France de manier "avec prudence" la question du Tibet.

Cette rencontre entre le dalaï-lama et Carla Bruni-Sarkozy était prévue de longue date, alors que celle avec Bernard Kouchner a été longtemps incertaine. Quant au chef de l'Etat, l'Elysée avait annoncé le 6 août que Nicolas Sarkozy ne recevrait pas le dignitaire tibétain au cours de sa tournée en France, un moment jugé peu opportun en plein Jeux olympiques de Pékin.

L'envoi de Carla Bruni-Sarkozy à la rencontre du dalaï-lama a suscité de nombreuses critiques. Pour le Parti socialiste, il s'agit d'une "confusion des genres". C'est une "mascarade", renchérit Reporters sans frontières. "C'est insupportable. Mme Sarkozy n'a rien à faire dans cette histoire-là !", a commenté Robert Ménard, son secrétaire général, lors d'une conférence de presse.

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JO-2008 : Sarkozy salue "un formidable succès" pour la France et l'Europe 24.08.2008 16:21 tsr.ch

Le président Nicolas Sarkozy a salué dimanche le "formidable succès" qu'ont été les jeux Olympiques de Pékin pour la France, qui a "remporté avec brio 40 médailles", et pour l'Europe qui, avec 280 médailles, "prend la tête du classement".

"Le président de la République félicite très chaleureusement l'ensemble de l'équipe de France qui a remporté avec brio 40 médailles, dont 7 d'or, 16 d'argent et 17 de bronze", a déclaré l'Elysée dans un communiqué à la clôture des JO de Pékin.

Les athlètes français dépassent "ainsi le nombre de médailles obtenues aux derniers jeux olympiques de Sydney", se félicite le chef de l'Etat.

Les "bleus" ont terminé les JO de Pékin à la 10e place au classement des nations. En 2004 à Athènes ils avaient obtenu 33 médailles (7e), dont 11 en or, et en 2000 à Sydney, 38 médailles (6e) dont 13 en or.

Soulignant un "formidable succès", M. Sarkozy estime que "ces victoires sont celles d'hommes et de femmes passionnés, déterminés, qui ont mis toute leur énergie pour atteindre les marches olympiques".

"Ils nous ont fait vibrer et nous ont procuré beaucoup de bonheur durant ces Jeux. Toute une Nation les a encouragés et soutenus durant ces semaines. Nos sportifs sont la fierté du peuple français", ajoute-t-il.

En tant que président en exercice du Conseil de l'Union européenne, M. Sarkozy salue également le "formidable succès qu'ont été les jeux olympiques de Pékin pour l'Europe".

"Avec 280 médailles, dont 87 d'or, 101 d'argent et 92 de bronze, l'Union européenne prend ainsi la tête du classement. C'est la victoire du sport et de ses valeurs essentielles et communes aux peuples de l'Union", déclare-t-il. (AFP)

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Lundi 25 août 2008, mis à jour à 14:25 Mourad Guichard, édité par Gérard Bon Reuters Nicolas Sarkozy à Maillé pour commémorer le massacre de 1944

Nicolas Sarkozy s'est rendu à Maillé pour réparer l'injustice du massacre oublié de 124 civils par des soldats allemands, le 25 août 1944, jour de la libération de Paris.

Le chef de l'Etat a estimé que la France avait commis une "faute morale" en ignorant ce massacre pendant 64 ans.

"En ignorant si longtemps le drame de Maillé, en restant indifférente à la douleur des survivants, en laissant s'effacer de sa mémoire le souvenir des victimes, la France a commis une faute morale", a-t-il dit.

"C'est cette faute qu'au nom de la Nation tout entière je suis venu reconnaître et réparer aujourd'hui", a-t-il ajouté devant une foule de plusieurs centaines de personnes.

Nicolas Sarkozy a jugé qu'à côté des massacrés d'Oradour, des pendus de Nîmes ou des déportés exterminés dans les camps, notamment, "les morts de Maillé ont leur place dans la mémoire nationale."

Dénonçant "l'inhumanité absolue" entourant ce massacre, Nicolas Sarkozy a déclaré qu'il ne fallait jamais transiger avec le fanatisme dans un rapprochement entre le massacre de Maillé et la mort de dix soldats français la semaine dernière en Afghanistan.

"Je pense au sacrifice de nos dix jeunes soldats face à ces barbares moyenâgeux, terroristes que nous combattons en Afghanistan", a-t-il dit.

Plusieurs centaines de personnes (le village de Maillé compte aujourd'hui 650 habitants) étaient venues accueillir le chef de l'Etat, dont de nombreux élus et porte-drapeaux de la région tourangelle.

"J'avais demandé à Nicolas Sarkozy de venir. Le candidat à la présidentielle s'y était engagé. Il a précisé qu'il viendrait au cours de son mandat", a dit à Reuters Bernard Eliaume, le maire du village. "ON A TOUJOURS ÉTÉ OUBLIÉS"

C'est la première fois en 64 ans qu'un président de la République en exercice assiste à cette commémoration.

"L'enquête conduite par un procureur allemand sur les conditions de ce massacre et la présidence européenne (de la France) ont donné à cette affaire une dimension fortement européenne. Cela a sans doute accéléré les choses", a expliqué le maire

"N'oublions jamais les 124 victimes. Il y a 64 ans, là ou nous nous trouvons, ce n'était que souffrance et mort ", a ajouté Bernard Eliaume.

"Avec les rescapés, nous voulons aller, non pas vers un règlement de compte, mais vers une compréhension de ce qui s'est passé. Pour l'heure, c'est une chape de plomb qui nous empêche de respirer."

"On a toujours été oubliés. On ne vit pas comme les autres", a regretté Serge Martin, président de l'association pour le souvenir de Maillé.

Cet homme de 74 ans, qui a perdu un frère et deux soeurs, dont l'une avait six mois, dans le massacre, a expliqué être souvent amené à témoigner auprès des écoliers, sans pouvoir leur expliquer les raisons de ce massacre.

Le procureur allemand Ulrich Maass qui instruit le dossier de Maillé, doit revenir dans le village courant novembre.

Si en France la prescription est de 30 années, elle n'existe pas pour les crimes de guerre. Un seul soldat allemand a été, à ce jour, condamné par contumace. Il est décédé en Allemagne en 1965.

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Sarkozy plaide pour la fermeté en Afghanistan et au Caucase
Reuters - 27 août 2008 15.00 Emmanuel Jarry et Sophie Louet

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy plaide pour la fermeté en Afghanistan et au Caucase, deux dossiers qui mobilisent le chef de l'Etat français et président en exercice du Conseil européen en cette rentrée diplomatique.

Devant les ambassadeurs de France réunis à l'Elysée pour leur XVIe conférence, il a redit que les dix soldats français tués le 18 août dans une embuscade en Afghanistan étaient "tombés au service d'une cause juste" : la lutte contre le terrorisme, pour la liberté et les droits de l'homme.

Il a réaffirmé la nécessité d'un engagement sur la durée dans ce pays, où la France a déployé 2.600 soldats aux côtés des Etats-Unis et de 25 pays de l'Union européenne - "On s'engage dans la durée ou alors ce n'est pas la peine de s'engager."

Un retrait militaire des Occidentaux serait, selon lui, immanquablement suivi d'un retour au pouvoir en Afghanistan des taliban, alliés de la nébuleuse terroriste islamiste Al Qaïda, et "sans doute" de la déstabilisation du Pakistan voisin.

A cinq jours du sommet européen extraordinaire sur la situation au Caucase, Nicolas Sarkozy a par ailleurs invité la Russie à respecter l'intégrité territoriale de la Géorgie.

Il a jugé "inacceptable" la reconnaissance unilatérale par Moscou de l'indépendance des provinces géorgiennes séparatistes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie, tout en assurant que personne ne souhaitait "revenir à la Guerre froide".

L'issue de ce conflit "déterminera pour longtemps la relation de l'Union européenne avec la Russie", a-t-il déclaré.

L'accord de cessez-le-feu conclu le 12 août entre la Russie et la Géorgie sous l'égide de la France "doit être appliqué en totalité", a insisté Nicolas Sarkozy, qui a précisé qu'il le redirait le soir même au président russe Dmitri Medvedev.

Pour le reste, Nicolas Sarkozy a surtout prononcé un long plaidoyer pour la politique qu'il mène depuis mai 2007.

Il a ainsi estimé que les "choix de rupture" qu'il avait proposés en politique étrangère avaient été "validés".

Il a de nouveau justifié le rapprochement avec les Etats-Unis dans une ère de "puissances relatives" caractérisée par l'ascension fulgurante de la Chine et de l'Inde et par le retour en force de la Russie.

"JOUER COLLECTIF"

Il a défendu le repositionnement de la France au Proche-Orient, entre affirmation de son amitié pour Israël et rapprochement avec la Syrie, où il se rend les 3 et 4 septembre.

Il a rappelé le rôle de la France dans l'élaboration d'un traité institutionnel de Lisbonne et s'est dit prêt à retourner à Dublin pour convaincre les Irlandais de s'y rallier.

Trois ans après le rejet par les Français du projet de Constitution européenne, la France est aujourd'hui "décidée à jouer collectif", a-t-il assuré.

Il a défendu sa "nouvelle politique africaine", plus ouverte aux pays non francophones, tout en reconnaissant l'existence en Afrique, notamment parmi les jeunes, d'un "vrai problème de perception" envers l'ancienne puissance coloniale.

Mis en cause pour avoir participé à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin malgré la crise du Tibet, il a, là encore, défendu la politique menée depuis un an.

S'il a déclaré respecter les militants des droits de l'homme, il leur a demandé "de comprendre qu'un chef d'Etat, qu'un ministre des Affaires étrangères est dans une situation différente, impliquant des modes d'action qui, pour être différents, n'en sont pas moins respectables, d'autant plus qu'ils sont incomparablement plus efficaces".

"Il nous faut aborder ces sujets difficiles, y compris celui des minorités, sur un mode qui conduit à des résultats tangibles et positifs et non à une confrontation stérile", a-t-il dit.

Enfin, il a proposé une réunion des principaux chefs d'Etat concernés par les négociations commerciales internationales pour sortir celles-ci de leur impasse actuelle.

"On protège la France pas simplement aux frontières de la France. On protège la France en lui faisant jouer un rôle majeur dans un cadre européen. On protège la France en la mettant sans ambiguïté dans sa famille occidentale", a résumé Nicolas Sarkozy en guise de conclusion. "On protège la France en étant à la tête d'une diplomatie qui a vocation à l'universel en parlant avec tout le monde dans le monde, sans exclure personne."

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mercredi 03 septembre 2008 OuestFrance.fr Didier EUGÈNE Le coup de sang de Sarkozy en Corse

La sanction infligée au patron de la police en Corse, après l'occupation de la villa de Christian Clavier, questionne sur le mélange privé-public du chef de l'État.

Est-ce une affaire Clavier ? Une affaire Sarkozy ? Ou une affaire Rossi ?
Dominique Rossi, 59 ans, patron des forces de sécurité en Corse, a appris, lundi soir, par un coup de téléphone du ministère de l'Intérieur, sa mutation à l'Inspection générale de la police pour avoir toléré, samedi dernier, la brève occupation de la villa de Christian Clavier, le comédien « très cher ami » de Nicolas Sarkozy, par quelques dizaines de nationalistes corses.

L'acteur était en mer quand sa villa du lotissement Punto d'Oru, à Porto-Vecchio (Corse-du-Sud), a été envahie par les militants qui voulaient dénoncer « la spoliation foncière ».
Ils sortaient d'une manifestation autorisée et ont également occupé la villa de Camille de Rocca-Serra, président de l'Assemblée de Corse et député-maire UMP de Porto-Vecchio.
Informé de l'occupation, le comédien aurait demandé à son personnel de servir des boissons.

« Disproportionné »

Tout porte à croire que cette occupation visait une publicité maximum pour les nationalistes avec des risques a minima. Le ministère de l'Intérieur reproche au contrôleur général de la police, Dominique Rossi, natif de Corse du Sud, de « n'avoir pas pris les mesures nécessaires pour protéger ce lotissement, afin d'éviter l'envahissement d'une propriété privée ». De là à évoquer une sorte de complicité passive des responsables de l'ordre avec les agitateurs nationalistes, il n'y a qu'un pas.

Les syndicats de police sont indignés. « Aucune intervention n'a été demandée », relève un responsable local. « Il n'y a pas eu de dégâts », relève celui du Syndicat des commissaires. « Disproportionné », ajoute le Syndicat indépendant. « Injuste », déplorent les collaborateurs de Dominique Rossi qui vantent son « excellent bilan » : moins d'attentats, des arrestations efficaces.
Hier soir, dans le cadre d'une enquête préliminaire ordonnée par le parquet d'Ajaccio, Christian Clavier et les gardiens de la villa étaient interrogés par la police.

C'est, bien sûr, le lien entre le chef de l'État et le comédien héros des Visiteurs qui fait polémique. L'Élysée se tait. François Bayrou dénonce « le fait du prince ». Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre confronté au problème corse, juge : « C'est digne de Pétillon », auteur de la bande dessinée L'enquête corse, qui dénonce le partage de l'immobilier entre clans corses, pour le plus grand plaisir de nombreuses personnalités.

Si l'occupation est inadmissible, comme tout laxisme avec les nationalistes, la rapidité de la sanction signe d'évidence la patte de Nicolas Sarkozy.
L'amitié conseillère de la colère présidentielle comme elle le serait du dossier audiovisuel ?
Coup de menton et de règle ?

Le chef de l'État avait été aussi brutal avec le responsable de l'armée de terre, poussé à démissionner après la démonstration meurtrière de Carcassonne. Moins grave, la décision relève cette fois de l'opportunité d'un éclat médiatique, un jour de rentrée sombre.

Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, a immédiatement remplacé Dominique Rossi par Gilles Leclair, 55 ans, actuel patron de la lutte contre la délinquance financière, qui a servi en Corse deux ans, tandis que Dominique Rossi était l'adjoint du préfet Lambert lors de l'arrestation d'Yvan Colonna.

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mercredi 3 septembre 2008, mis à jour à 16:56 Edité par Pascal Liétout lexpress.fr Nicolas Sarkozy à Damas

Le président Nicolas Sarkozy est arrivé à Damas pour une visite de deux jours, qu'il souhaite mettre à profit pour consolider le rapprochement entre la France et la Syrie et faire franchir à celle-ci un nouveau pas vers sa réintégration dans le concert international.
Il participera jeudi à un sommet à quatre organisé par le président syrien avec l'émir du Qatar, Cheikh Hamad bin Khalifa al Thani, et le Premier ministre turc, Tayyip Erdogan.

Ce voyage s'inscrit dans le prolongement de la visite de Bachar al Assad à Paris le 12 juillet et de sa présence au sommet de l'Union pour la Méditerranée.

C'est la première visite en Syrie d'un président français depuis Jacques Chirac, en octobre 2002, et une visite "avant tout politique", précise l'Elysée.

Le prédécesseur de Nicolas Sarkozy, avait décidé de geler les relations franco-syriennes en 2005 après l'attentat qui a coûté la vie à l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri et dans lequel Damas est soupçonné d'avoir trempé.

Les Etats-Unis considèrent toujours la Syrie, alliée de l'Iran et accusée de vouloir maintenir sa tutelle sur le Liban, comme un Etat terroriste, et voient avec beaucoup de réticence le rapprochement engagé par Paris ces derniers mois avec Damas.

Après une première tentative avortée, Nicolas Sarkozy a estimé que l'accord interlibanais de Doha le 21 mai, l'élection dans la foulée du nouveau président du Liban Michel Souleïmane et l'ouverture de discussions indirectes entre Israël et la Syrie par le truchement de la Turquie étaient des signes suffisants de bonne volonté pour reprendre le dialogue avec Damas.

"Nos deux pays sont en train d'ouvrir une nouvelle page de leur relation", déclare-t-il dans une interview publiée mercredi par le quotidien syrien Al Watan.

La Syrie fait "progressivement les choix que le monde attend d'elle" pour reprendre ainsi "sa place dans le concert des nations", poursuit-il. "Je suis (...) venu dire aux autorités syriennes combien il est important de poursuivre sur ce chemin."

La Syrie peut "apporter une contribution irremplaçable au règlement des problèmes du Proche-Orient", ajoute-t-il. "Je suis persuadé que la paix passe dans cette région par nos deux pays."

Il devait avoir en fin d'après-midi un premier entretien avec Bachar al Assad, avec qui il devait ensuite rompre le jeûne du ramadan dans un restaurant de la vieille ville de Damas.

UN MESSAGE POUR L'IRAN

Nicolas Sarkozy, pour qui ce rapprochement est un moyen de ramener la France au centre de la scène proche-orientale, veut notamment que les dirigeants syriens relayent auprès de leurs alliés iraniens les messages des pays occidentaux exhortant l'Iran à renoncer à toute idée de se doter de l'arme nucléaire.

Il souhaite également que la Syrie progresse dans la reconnaissance de la souveraineté du Liban, avec lequel Damas a accepté cet été, pour la première fois dans l'histoire des deux pays, d'échanger des ambassades.

Selon les entourages de Nicolas Sarkozy et du ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, le chef de l'Etat français devrait aussi évoquer la crise du Caucase avec son homologue syrien.

Lors d'une rencontre avec le président russe Dmitri Medvedev le 21 août dans la station balnéaire de Sotchi, sur la Mer Noire, Bachar al Assad a apporté son soutien à la Russie dans ce conflit, alors que l'Union européenne, dont Nicolas Sarkozy assure la présidence tournante, a pris le parti de la Géorgie.

"Le président Sarkozy demandera certainement à Bachar al Assad de ne pas attiser les tensions au Caucase et de soutenir nos propositions de règlement de la crise", a déclaré à Reuters un diplomate français.

La Russie est un partenaire de longue date de la Syrie, ou sont encore présents de nombreux conseillers militaires russes. Les Syriens ont fait savoir qu'ils avaient demandé à la Russie un système de défense anti-aérien très moderne.

"Apparemment les Russes n'auraient pas donné satisfaction aux Syriens à ce stade", commente le même diplomate français. "Il ne faut pas que la Syrie s'imagine qu'on est revenu au temps de la guerre froide et fasse une mauvaise lecture de ce qui se passe au Caucase et l'erreur de parier sur un appui russe qui leur permettrait de faire n'importe quoi."

Pour l'instant, la Syrie semble décider à pratiquer une politique d'ouverture en direction de la France, de l'Union européenne, d'Israël par le biais des discussions indirectes qui reprendront dans les prochains jours à Istanbul, et des Etats-Unis, même si Damas attend l'administration américaine qui sortira des élections de novembre.

Il y a en revanche des domaines ou elle n'a pas encore donné de véritables signes d'ouverture, comme les droits de l'homme, ses relations avec l'Irak ou avec les mouvements palestiniens, admet-on de source diplomatique française.

L'organisation humanitaire américaine Human Rights Watch a demandé à Nicolas Sarkozy de faire pression sur les autorités syriennes sur la question des droits de l'homme.

"Le président s'est pleinement engagé sur cette dimension-là. Il a plaidé la cause des droits de l'Homme, il a plaidé des cas précis, il a obtenu des premiers résultats", assure l'Elysée.

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Aznar-Dati, anatomie d'une rumeur Par LEXPRESS.fr, mis à jour le 04/09/2008 à 11:56 - publié le 04/09/2008

L'ancien Premier ministre espagnol José Maria Aznar a démenti officiellement être le père de l'enfant de Rachida Dati. Par quel emballement médiatique en est-on arrivé là? Il l'a fait. L'ancien Premier ministre espagnol José Maria Aznar s'est fendu d'un communiqué mercredi 3 septembre pour démentir être... le père de l'enfant que porte la ministre française de la Justice Rachida Dati. Il n'avait pas vraiment le choix.

Publiée le 2 septembre sur un site d'information marocain, L'Observateur, l'indiscrétion faisait le choux gras de la presse et des télévisions espagnoles. Il y a quelques semaines déjà, le très sérieux El Mundo s'interrogeait ainsi: "Et si le père était un politicien espagnol retiré?"

"Cette information est totalement et complétement fausse", martèle le communiqué émis par la fondation que dirige Aznar. Marié et père de trois enfants, ce dernier indique par ailleurs avoir donné des instructions à ses avocats "pour qu'ils étudient immédiatement toutes les actions légales à mener contre ceux qui répandent de tels mensonges ou ceux qui en font écho".

"Une source proche de la ministre française nous a confirmé l'information", se contente d'expliquer Ahmed Charai, le directeur de L'Observateur. Qui dit ne pas craindre d'éventuelles poursuites judiciaires: "La justice jouera son rôle, comme nous avons rempli le nôtre."

De son côté, Rachida Dati réitère dans Le Point de cette semaine son désir de ne pas révéler l'identité du père de l'enfant qu'elle porte. "J'ai une vie privée compliquée et c'est la limite que je me pose vis-à-vis de la presse. Je ne dirai rien là-dessus", explique-t-elle.

Un droit à l'intimité que la ministre, officiellement célibataire à 42 ans, a bien du mal à faire respecter depuis le conseil des ministres du 21 août. A la vue de son ventre rebondi, des sites, comme Purepeople.com, suivis par plusieurs journaux, ont immédiatement émis l'hypothèse d'une grossesse. Depuis lors, les spéculations vont bon train sur le nom du père.

A cause de leur proximité affective et politique, le nom de Nicolas Sarkozy a, bien sûr, nourri les fantasmes de nombre d'internautes sur les forums. Mais chez certains ministres ou conseillers élyséens, on préférait colporter la rumeur, plus drôle car plus inattendue, autour de José Maria Aznar.

Un nom d'autant plus évident que le petit monde médiatique bruissait depuis plusieurs mois d'une possible liaison entre les intéressés. Tout est parti d'un premier dîner à l'invitation de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni en décembre 2007, auquel participaient également François Fillon, Julio Iglesias et Didier Barbelivien. Quelques jours plus tard, Aznar invite Dati à un tête-à-tête dans le restaurant parisien Le Divellec. Une rencontre dont L'Express s'était fait l'écho pour montrer l'intérêt que portait un ancien responsable étranger de premier plan à l'étoile montante de la Sarkozye.

Depuis, la ministre s'est rendue à plusieurs reprises en Espagne dans le cadre de ses fonctions. De quoi alimenter la machine à ragots...

Et maintenant, à qui le tour? La rumeur a repris son lit dans d'autres torrents. Les cancans désignent désormais Dominique Desseigne, patron du Fouquet's, quand d'autres privilégient la piste d'un autre frère Sarkozy, voire, comme RTL, celle de l'ex-animateur Arthur, ou encore celle d'un donneur anonyme. Bref, du grand n'importe quoi...

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Publié le 05/09/2008 à 15:38 Reuters Thierry Lévêque, édité par Gilles Trequesser
Nouveaux détails sur la mort des dix Français en Afghanistan

De nouveaux détails ont été rendus publics après la publication d'articles de presse qui ont suscité un appel à l'unité nationale du ministre de la Défense, Hervé Morin. L'état-major des armées a fait savoir qu'un des dix soldats avait été tué à l'arme blanche lors de combats au corps à corps.

"Sur les dix soldats, un seul présente des traces de blessures par balles et par arme blanche, ça a été démontré par des examens médicaux et ça croise des témoignages de soldats sur le terrain", a expliqué par ailleurs le capitaine Christophe Prazuck, porte-parole de l'état-major des armées.

"La multiplication des rumeurs nous a conduit à faire cette mise au point", a-t-il ajouté. Huit soldats ont été tués par balles ou par éclats et le dixième est mort dans un accident immédiatement après l'engagement, selon l'état-major.

Un témoignage publié dans Le Parisien et des informations dont a fait état le journal Le Monde parlaient de quatre hommes morts égorgés. Hervé Morin, interrogé sur Canal+ vendredi matin, n'a ni démenti, ni confirmé ces informations, expliquant qu'il fournirait les détails aux familles qui le demanderaient.

TÉMOIGNAGE DE LA MÈRE D'UN SOLDAT

La mère d'un soldat qui serait impliqué dans l'attaque raconte dans Le Parisien, qui ne dévoile pas son identité, que son fils lui a fait état de combats au corps à corps.

Il lui a téléphoné pour raconter l'attaque juste après les faits, avant que le commandement n'ait "briefé" les protagonistes de l'affaire, dit-elle.

"Les taliban ont égorgé certains de ses copains. D'autres ont été lapidés, ils ne méritaient pas de mourir comme des chiens", dit-elle.

De source militaire proche du ministère de la Défense, on juge ce témoignage de deuxième main erroné, en se fondant sur des détails qui en montreraient l'incohérence.

L'information concernant l'existence d'un contact physique entre les Français et leurs assaillants a alimenté les débats sur les supposés retards des renforts et l'absence ou le caractère inopérant de l'appui aérien.

Le gouvernement dément tout problème d'organisation ou faute de commandement et fait remarquer que malgré leurs équipements très complets, les forces américaines ont enregistré des victimes par centaines en Afghanistan.

Une mission de l'Assemblée nationale a recommandé l'envoi de moyens de soutien, une recommandation que le gouvernement pourrait suivre prochainement. "J'ai proposé au président de la République un certain nombre de mesures complémentaires", a déclaré Hervé Morin sur Canal+.

Il a par ailleurs condamné implicitement à nouveau la publication par l'hebdomadaire Paris Match de photos de taliban exhibant l'équipement de soldats français tués.

"J'en appelle à l'unité du pays dans la lutte contre le terrorisme, (...) dans la lutte pour les droits de l'homme", a-t-il dit. "Les taliban c'est un régime moyenâgeux, qui niait tout droit aux femmes, qui coupait les phalanges des petites filles qui avaient le malheur de se mettre du vernis à ongles (...) J'en appelle aussi à l'unité du pays pour nos soldats et notre armée", a-t-il ajouté.

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Afghanistan : les photos de Paris-Match choquent NOUVELOBS.COM | 05.09.2008 | 13:28

"C'est abject. Cela fait beaucoup de mal de voir ces assassins (...), de les voir parader avec les vêtements des enfants qu'ils ont tués", a déclaré le père d'un des soldats français tués dans une embuscade le 18 août, à propos des photos publiées par l'hebdomadaire jeudi.

Les photos publiées jeudi 4 septembre par l'hebdomadaire Paris-Match, montrant notamment un taliban vêtu de l'uniforme de soldats français, sont "abjectes", a réagi dans la soirée Joël Le Pahun, le père de l'un des dix soldats tués en Afghanistan dans une embuscade le 18 août. "C'est abject. Cela fait beaucoup de mal de voir ces assassins (...) de les voir parader avec les vêtements des enfants qu'ils ont tués", a déclaré à l'AFP Joël Le Pahun, joint par téléphone.

Après la mort de son fils Julien alors qu'il allait avoir vingt ans, il a espéré toutefois que la publication de ces images amène "un mal pour un bien, que les Français prennent conscience du risque que les talibans peuvent engendrer".

"Les talibans nous montrent leur suprématie"

"Au travers de ces photos, les talibans nous montrent leur suprématie. Ils formulent des menaces nettes et précises contre la France. Ils montrent qu'ils sont très près de nous. Il faut éradiquer ce phénomène, et pour cela il faut que la France et plus généralement l'OTAN puisse rajouter beaucoup d'hommes et de moyens, qui sont en carence aujourd'hui", a estimé Joël Le Pahun.

Paris-Match publie jeudi des photos montrant deux combattants islamistes arborant des Famas, le fusil d'assaut des forces françaises pris aux soldats tombés dans l'embuscade. L'un d'eux porte un uniforme quasi-complet : treillis, Famas, casque, masque de protection.

Interrogé sur les conditions de l'embuscade, et sur la manière dont les soldats ont été tués, à propos desquelles des informations contradictoires ont circulé, Joël Le Pahun a affirmé ne pas avoir eu de réponse claire de l'armée française : "J'espère que nous en aurons lors de notre voyage en Afghanistan", a-t-il déclaré.

Le président de la République Nicolas Sarkozy a annoncé le 26 août que les familles des militaires se rendraient dans ce pays "les 12 et 13 septembre prochains" lors d'un voyage organisé par l'armée.

Julien Le Pahun était originaire de Montévrain (Seine-et-Marne). Il s'était engagé en juin 2007 dans le 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa) à Castres (Tarn) et avait rejoint en juillet 2008 les forces de l'OTAN en Afghanistan. (avec AFP)

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JUSTICE Poursuivi pour un "Casse-toi pov'con" adressé à Sarkozy NOUVELOBS.COM | 05.09.2008 | 19:11

Un Mayennais militant proche des mouvements altermondialistes avait brandi au passage de la voiture du président français une affichette sur laquelle était écrite "Casse-toi pov'con". Il est poursuivi pour "offense au chef de l'Etat".

Un Mayennais qui avait brandi le 28 août une affichette en carton portant l'inscription "Casse-toi pov'con" devant la voiture de Nicolas Sarkozy en visite à Laval est poursuivi pour "offense au chef de l'Etat", a-t-on appris, vendredi 5 septembre, de source judiciaire.
Il doit comparaître le 23 octobre devant le tribunal correctionnel de Laval, a indiqué à l'AFP le procureur de la République, Alex Perrin. Pour ce délit, l'ancien travailleur social de 56 ans, aujourd'hui sans emploi, encourt une peine d'amende, a-t-on précisé de même source.
Dans un courrier au site internet Rue89, qui a révélé l'affaire, ce militant proche des mouvements altermondialistes explique avoir été interpellé par deux policiers en civil alors qu'il était juché sur son vélo sur le côté d'un boulevard où la voiture présidentielle s'apprêtait à passer.

Selon lui, alors qu'on lui tenait les bras pour l'immobiliser, il a réussi à brandir sa pancarte, qu'il avait sous ses vêtements, à l'approche de la limousine.

"Je ne suis pas un voyou"

"Tout cela est démesuré. Je ne suis pas un voyou, je suis un militant", a-t-il déclaré à l'AFP.

Pour sa défense, il affirme que l'inscription ne visait pas Nicolas Sarkozy. "Le message était adressé à celui qui voulait bien le prendre pour lui...", a-t-il expliqué, en ajoutant que le président "lui, s'autorise bien ce genre de discours".

Sur une vidéo largement diffusée sur internet, on pouvait voir Nicolas Sarkozy avoir un échange d'invectives, lors du salon de l'agriculture en février, avec un visiteur qui lui avait lancé "ah non touche moi pas" en refusant de lui serrer la main. Le chef de l'Etat lui avait répondu : "Casse-toi alors pauvre con". (avec AFP)

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Géorgie: Moscou souffle le chaud et le froid La Presse Canadienne 9 septembre 2008 11.30

MOSCOU — Moscou souffle le chaud et le froid dans la crise géorgienne. Moins de 24 heures après que le président français Nicolas Sarkozy a arraché la promesse de la Russie de retirer ses troupes de Géorgie, le ministre russe des Affaires étrangères a déclaré mardi que son pays allait maintenir des troupes dans les deux régions séparatistes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie.

Toutefois, a averti Sergueï Lavrov, désormais, ce ne seront pas des soldats de maintien de la paix mais des forces armées. Au cours d'une conférence de presse, il a souligné que le nombre de soldats de maintien de la paix "sera suffisant pour repousser toute tentative nouvelle d'agression". Mais, a-t-il ajouté, "ce nombre ne sera pas exorbitant".

"Les troupes russes resteront sur le territoire de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie à la demande des dirigeants de leurs parlements. Elles y resteront longtemps. Leur présence sur place est nécessaire, au moins pour un avenir proche, pour empêcher tout action agressive", a-t-il souligné.

Le ministre de la Défense Anatoli Serdioukov a précisé au président Medvedev, lors d'une réunion publique, qu'environ 3.800 soldats russes seront basés en Ossétie du Sud, et le même nombre en Abkhazie, soit un total de près de 8.000 hommes.

Dans un geste de relative bonne volonté, les troupes russes se sont retirées mardi d'une position qu'elles occupaient près de l'Abkhazie. Le responsable du conseil de sécurité géorgien, Alexandre Lomaia, a rapporté que les Russes avaient quitté la ville de Ganmoukhouri. Il a précisé qu'ils avaient conservé trois ou quatre véhicules blindés, ainsi qu'une dizaine de soldats dans la localité. Il s'agit selon lui d'une des 24 positions occupées par les Russes à l'extérieur de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud.

Sergueï Lavrov a qualifié par ailleurs de succès pour Moscou l'accord négocié la veille à Moscou par Nicolas Sarkozy et son homologue russe Dimitri Medvedev. Cet accord entérine le principe d'un retrait des troupes russes de Géorgie d'ici un mois, à l'exception des provinces séparatistes, après le déploiement de 200 observateurs européens d'ici au 1er octobre, ainsi que des pourparlers internationaux sur la sécurité et la stabilité en Ossétie du Sud et en Abkhazie devant commencer le 15 octobre à Genève.

"Ce document est basé sur l'approche que la Russie défend depuis le début de la crise", a souligné le chef de la diplomatie russe.

La Russie a par ailleurs établi mardi des relations diplomatiques avec les deux régions. Des accords de coopération notamment militaire pourraient être conclus. "La Russie, l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie prendront toutes les mesures nécessaires pour écarter les menaces contre la paix", a souligné le ministre des Affaires étrangères.

Une guerre-éclair a éclaté entre la Géorgie et la Russie le 7 août quand la Géorgie a lancé une attaque pour reprendre le contrôle de l'Ossétie du Sud. Moscou y a alors envoyé des troupes qui ont rapidement dérouté les forces géorgiennes avant d'occuper une partie de la Géorgie.

Le 26 août, alors que les forces russes occupaient toujours des secteurs de la Géorgie à l'issue de cette brève guerre de cinq jours, Moscou reconnaissait l'indépendance des deux provinces sécessionnistes géorgiennes, indépendantes de facto depuis les guerres du début des années 90.

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Edvige : Nicolas Sarkozy veut clore la polémique lefigaro.fr Bruno Jeudy 10/09/2008 | Mise à jour : 07:32 | .

Le président de la République a souhaité mardi que la «concertation» sur le fichier de renseignements Edvige soit «suivie de décisions pour protéger les libertés».

Fin de partie pour le fichier Edvige, dans sa mouture actuelle. Accaparé pendant deux jours par les affaires étrangères, Nicolas Sarkozy a repris en main, mardi soir, le dossier brûlant du nouveau fichier de police permettant de recenser des hommes politiques, des syndicalistes et même des mineurs de 13 ans susceptibles, selon les termes du décret publié le 1er juillet, de porter atteinte à l'ordre public.

Après avoir «fait le point» mardi à l'Élysée avec François Fillon et Michèle Alliot-Marie, le président de la République a demandé à la ministre de l'Intérieur de retirer du fichier Edvige les rubriques qui suscitaient la polémique : le fichage des «personnalités», ainsi que les rubriques qui documentaient la sexualité ou la santé des sujets.

Nicolas Sarkozy a également demandé à Michèle Alliot-Marie de réunir des «personnalités qualifiées» pour «ouvrir rapidement une concertation» qui devra être suivie de «décisions pour protéger les libertés».

MAM est notamment chargée d'inscrire des garanties concernant les libertés dans sa future loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (lire ci-dessous).
Car le président a bien perçu le trouble dans l'opinion mais aussi la brèche dans laquelle s'engouffrent ses opposants pour le critiquer sur le terrain des libertés publiques. «Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'Edvige aurait pu être mieux expliqué», a fait savoir Nicolas Sarkozy à la ministre de l'Intérieur.
Mardi matin, le secrétaire général de l'Élysée, Claude Guéant, ne s'était d'ailleurs pas gêné pour le dire dans une interview à France Soir. Voilà qui a dû faire plaisir à la locataire de la Place Beauvau.

Depuis dimanche, Edvige divise les ministres et la majorité. Le ministre de la Défense, Hervé Morin, a publiquement pris ses distances, le week-end dernier, avec ce fichier. Un joli coup de pub pour l'université d'été de son parti, le Nouveau Centre, qui lui a valu en retour un sérieux rappel à l'ordre de la part du premier ministre. Rappel à l'ordre qui apparaît aujourd'hui décalé après la décision prise mardi soir.

Mais mardi, après Hervé Morin, c'est Rama Yade, la secrétaire aux Droits de l'homme, qui a réclamé des «précisions» et des «clarifications» sur la question des orientations sexuelles des personnes fichées. «Rama est dans son rôle. Contrairement à Morin, elle ne remet pas en cause le principe du fichier», tempérait-on à l'Élysée. Invitée du «Talk Orange-Le Figaro», Valérie Pécresse estimait mardi après-midi qu'il était «sûrement anticonstitutionnel de ficher les orientations sexuelles».

Villepin : «Mal rédigé»

Devant le tollé déclenché par la mise en place de ce fichier, la ministre de l'Intérieur avait dès mardi après-midi tenté de désamorcer la polémique en lâchant du lest. Prenant en considération une des remarques de la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés), Michèle Alliot-Marie a annoncé qu'elle était prête à limiter la durée d'inscription des mineurs dans le fichier de police.

L'opposition au nouveau fi­chier des Renseignements généraux avait grandi ces derniers jours. À gauche, le PS avait demandé son annulation, tandis que François Bayrou appelait à un «mouvement de refus républicain». Un ton en dessous, Dominique de Villepin avait tout de même jugé le décret «mal rédigé» et s'était inquiété de «conditions de fichage inacceptables». Disant «comprendre l'émotion» suscitée, Alain Juppé avait réclamé mardi un débat en commission parlementaire. Sans compter la pétition nationale lancée par une centaine d'associations qui a recueilli plus de 130 000 signatures.

Mardi soir, Delphine Batho a salué au nom du PS une «première victoire» dans laquelle elle voit «un désaveu pour François Fillon, qui pensait étouffer le débat qui s'est ouvert jusqu'au sein du gouvernement par des rappels à l'ordre». Les socialistes proposeront à l'Assemblée «que la nouvelle loi mette fin au fichage des citoyens engagés dans la vie syndicale, associative et politique».

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Sarkozy et sa femme accueilleront le pape Source : AFP 10/09/2008 | Mise à jour : 16:29 |

Le président Nicolas Sarkozy et son épouse, Carla Bruni-Sarkozy, iront accueillir vendredi le pape Benoît XVI à l'aéroport d'Orly, a annoncé aujourd'hui un communiqué de l'Elysée. Le couple présidentiel accueillera le souverain pontife au pavillon d'honneur de l'aéroport à 11H00.

Le chef de l'Etat recevra ensuite Benoît XVI à 12H20 au Palais de l'Elysée pour un entretien suivi d'une réception. A cette occasion, le président de la République et le Pape prononceront une allocution, précise le communiqué.

Benoît XVI débute vendredi en France une visite de quatre jours qui le conduira, après Paris, à Lourdes. Il s'agit de son premier voyage dans l'Hexagone depuis son élection il y a trois ans et demi. Il devrait livrer plusieurs messages, en particulier sur la laïcité, et prononcer onze discours et homélies.

Benoît XVI a adressé aujourd'hui un message aux Français, dans lequel il affirme venir "en messager de paix et de fraternité" dans ce pays dont il a salué la "généreuse tradition d'accueil et de tolérance" et la "haute culture humaine et spirituelle".

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Les mises au point du pape face aux évêques français LE MONDE | 15.09.08 | 08h13 • Mis à jour le 15.09.08 | 08h18 Lourdes envoyée spéciale Stéphanie Le Bars

S'adressant, dimanche 14 septembre, aux évêques de France réunis à Lourdes, qu'il quittera lundi pour Rome, le pape Benoît XVI a compati à leurs "nombreuses préoccupations", sans leur apporter de véritables réponses. Entre "soutien et encouragements", le pape a toutefois profité de cette rencontre pour établir quelques mises au point sur des sujets qui lui tiennent à cœur, notamment les délicates relations de l'épiscopat français avec les fidèles traditionnalistes et le rôle de la famille, "cellule primordiale de la société".

Au risque de crisper nombre de croyants et de prêtres confrontés "à la question particulièrement douloureuse des divorcés remariés", le pape Benoit XVI a rappelé que l'Eglise "maintient fermement le principe de l'indissolubilité du mariage". Visant les prêtres qui accueillent les catholiques pratiquants, soucieux de voir leur deuxième union bénie par l'Eglise, le pape s'est montré particulièrement ferme : "on ne peut admettre les initiatives qui visent à bénir des unions illégitimes".

Face à la multiplication du nombre de divorces, certains prêtres accordent une bénédiction à ces couples, sous une forme plus ou moins publique et ritualisée. Ces pratiques sont source de divisions au sein du clergé français, d'autant que l'Eglise n'autorise pas les croyants divorcés à recevoir la communion.

"A partir du moment où l'Eglise est convaincue de l'unicité du mariage, il est difficile d'ouvrir une porte à côté pour célébrer un deuxième ou un troisième mariage", a défendu le cardinal André Vingt-Trois, président de la Conférence des évêques de France. "D'une certaine manière, le pape dit aux évêques, ne comptez pas sur moi pour bouleverser l'institution sur ces questions", juge de son côté, Philippe Levillain, historien du catholicisme.

"MANIÈRE MYSTIQUE D'ABORDER LES PROBLÈMES"

Autre sujet de tensions au sein de l'Eglise, l'accueil des fidèles traditionnalistes au sein des paroisses a donné au pape l'occasion de rappeler aux évêques la nécessité de se mettre au service de "l'unité" entre catholiques. Appelés, en juillet 2007, à libéraliser la messe en latin, qui constitue l'une des revendications de la frange traditionaliste, les évêques y ont diversement répondu. Face à eux, Benoît XVI a insisté : "nul n'est de trop dans l'Eglise. Chacun sans exception doit pouvoir s'y sentir chez lui, et jamais rejeté".

"Sur ce sujet, il semble que le pape ne se rend pas compte du caractère vindicatif des groupes intégristes auxquels les évêques français sont confrontés", relève un bon connaisseur du dossier.

Attendu sur la crise des vocations, fil rouge de ses interventions durant tout le voyage et problème majeur de l'Eglise de France, le pape, sans un mot sur une possible ouverture des ordinations à de nouveaux publics ou sur le rôle accru des laïcs, a lancé aux évêques : "continuez à appeler au sacerdoce et à la vie religieuse".

"Il n'est pas venu en professeur avec des solutions dans sa poche", reconnaît un évêque. "Mais il les cherche en s'appuyant sur la raison, le cœur et la parole de Dieu; il a une manière mystique d'aborder les problèmes".

Mgr Vingt-Trois, qui avait présenté au pape une Eglise de France "bousculée par les changements sociologiques", disposant de "moins de moyens qu'autrefois" et souffrant de "difficultés à accompagner les vocations" s'est félicité du message papal : "il est venu fortifier notre foi et notre ministère", a-t-il assuré, en soulignant le caractère exceptionnel d'une telle rencontre, qui a réuni 170 évêques, dont Jacques Gailllot, ancien évêque d'Evreux qui, en 1995, avait été privé par Rome de sa charge.

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Dimanche 14 Septembre 2008 Le style Benoît XVI séduit les catholiques français Par Olivier JAY Le Journal du Dimanche

Sans complexe mais sans triomphalisme. Exigeant à l'égard de ses ouailles mais sans volonté de régenter la société. Tel est apparu Benoît XVI, le "pape intello", au cours d'une visite qui, jusqu'à ces derniers jours, ne devait pas passionner les Français.

Il a pourtant rassemblé plus de 300 000 personnes à Paris, entre la veillée à Notre-Dame, la procession nocturne vers les Invalides et la messe sur l'esplanade, sans compter les jeunes dans les rues de Paris. On en annonce déjà autant à Lourdes, entre dimanche et lundi.

A Paris, le pape Benoît XVI a rassemblé près de 300 000 personnes.

La France, se demandait-on, allait-elle aimer Benoît XVI? Un vieil homme austère a mis la jeunesse dans les rues de Paris sans sacrifier à tout ce qui fait notre univers médiatique: le culte de l'apparence et les petites phrases.
Il y a vingt-sept ans, pour le premier voyage de Jean-Paul II en France, la foule avait été (mollement) invitée au Bourget. Il était alors impensable d'organiser une messe en plein Paris. Les évêques n'auraient pas osé, les autorités l'auraient craint.
En septembre 2008, personne ne proteste vraiment de voir l'encens monter vers le tombeau de Napoléon et envelopper les canons des Invalides.

Ils sont venus nombreux et de tous âges. Sans incident, avec un service d'ordre discret. Mais pour une cérémonie différente de celles que présidait Jean-Paul II. Benoît XVI avait posé ses conditions, sur la liturgie et les prières en latin. La voix délicate exige l'attention. L'accent germanique s'accorde aux intonations d'une langue française qu'il maîtrise parfaitement.

Jean-Paul II provoquait les applaudissements, ses sermons étaient construits comme des discours. Il suscitait l'enthousiasme. On écoutait la musique autant -plus?- que les paroles. Là, il n'y a plus de musique.
Les pèlerins de Benoît XVI ont écouté un sermon exigeant, sans facilités oratoires. A 81 ans, le pape sait que ses forces sont comptées. Son regard, dense et concentré, ne manque rien de ce qui se passe autour de lui. Mais, en bon universitaire, il quête plus l'entendement, voire la dispute, que l'adhésion spontanée. Le pape sort ses lunettes. Le professeur donne sa leçon.

Les polémiques esquivées

A chaque voyage de Jean-Paul II, les médias guettaient ses injonctions et ses mises en garde: sur le matérialisme du monde moderne, l'avortement, l'euthanasie. Benoît XVI préfère une autre méthode, que certains trouveront habile.
"Semeur de charité et d'espérance", comme il se décrit, il ne reproche pas aux jeunes leurs comportements sexuels mais les invite à un dépassement personnel. Et les met en garde contre "l'idolâtrie".
Il ne reproche pas aux hommes politiques les affrontements sur la laïcité mais souligne les progrès réalisés dans la concorde nationale.

Plutôt que de polémiquer sur les origines chrétiennes de l'Europe, il prend la question de loin et montre comment le monachisme au Moyen Age a enfanté le monde moderne. L'auditoire des Bernardins, assemblée hétéroclite du "monde culturel", de l'Académie française en rang d'oignons à Catherine Millet, Didier Barbelivien ou Nicoletta, a été souvent décontenancé par cette leçon théologique.
Mais Bertrand Delanoë, sans rien concéder sur le fond, est bluffé: "Un grand esprit. Vive les débats entre foi et raison", nous confie-t-il.

Laïcité: la France apaisée

La gauche a massivement boudé la réception à l'Elysée comme la manifestation aux Bernardins, à l'exception notable du maire de Paris. Le pape, lui, a rendu hommage au gouvernement de Lionel Jospin qui a revu les relations entre l'Eglise et l'Etat tout en souhaitant que le gouvernement actuel les approfondisse.

De son côté, le président de la République a dû recadrer son discours du Latran. Nicolas Sarkozy veut faire accepter sa conception de la laïcité par les autres courants de pensée. Il a remisé sa comparaison entre le curé et l'instituteur. Et s'est montré nuancé sur le fanatisme. Mais la sérénité s'installe: "La laïcité positive est en train de devenir un fait, accepté par tous", constate le philosophe Jean-Luc Marion.

Ce voyage est une réussite pour les évêques français et notamment le cardinal Vingt-Trois, président de l'Episcopat et archevêque de Paris. Les divisions internes à l'Eglise ont été mises en sourdine. Les traditionalistes ont été étouffés par les concessions faites par Benoît XVI sur la messe traditionnelle. Demain soir, au terme de ce voyage, les Français auront largement dissipé "le mystère Benoît XVI".

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Lundi 15 septembre 2008 Publié le 13/09/2008 à 15:30 - Modifié le 14/09/2008 à 08:30 Le Point.fr Benoît XVI aux Invalides : "Fuyez le culte des idoles !" Par Jérôme Cordelier

Succès ? Les organisateurs de la visite parisienne de Benoît XVI n'osent pas encore lâcher le mot. Mais ils le pensent très fort. "Il y a eu une très bonne réponse par rapport à ce que nous pouvions imaginer", disent-ils, sybillins. En fournissant les - excellents - chiffres de la Préfecture de Police.
Vendredi soir, 60 000 jeunes se pressaient sur le parvis et aux abords de Notre-Dame. Ils étaient aussi nombreux à 3 heures du matin sur l'esplanade des Invalides, pour passer la nuit en attendant la grande messe célébrée par Benoît XVI, point d'orgue de sa visite à Paris.

Lorsque, à 9h30, la papamobile a traversé l'Esplanade, 260 000 fidèles se massaient sur son passage, et aux abords, agitant des petits drapeaux aux couleurs du Vatican, acclamant le pape en lançant son prénom en italien : "Benedetto".
Devant le gigantesque podium où trone l'autel - sur lequel est inscrit : "Allons à la source de la vie" - entouré de dizaines de prêtres, une cohorte de ministres sont assis aux côtés du chef du gouvernement, François Fillon, et de son épouse ainsi que des présidents des deux Assemblées.

Dans une homélie tonique, le pape lance à la foule, dans un Français impeccable : "Fuyez le culte des idoles !" La phrase est de Saint-Paul, mais pour le chef de l'Eglise "les conseils donnés par l'Apôtre restent d'actualité".
"Le monde contemporain ne s'est-il pas créé ses propres idoles ? N'a-t-il pas imité, peut-être à son insu, les païens de l'Antiquité, en détournant l'homme de sa fin véritable, du bonheur de vitre éternellement avec Dieu ?", interpelle le pape.

"C'est pas la même chose qu'un concert de Madonna!"

Un peu à l'écart de la foule, Pia et Thibault, tous deux 17 ans, habillés mode, suivent ses paroles avec attention. "A notre époque, dit Thibaud, le mot idolâtrer a perdu son sens. On l'utilise pour des personnes connues, qui passent à la télé, alors qu'il devrait être réservé à Dieu". Pourtant, il leur arrive eux aussi, évidemment, de sacrifier à "la mode people", en lisant les magazines qui leur sont dévolus par exemple. "Voir le pape, ce n'est pas la même chose que d'aller à un concert de Madonna, poursuit le jeune homme. Aucune star n'est capable de rassembler plusieurs générations comme lui. C'est un personnage au-dessus des autres".

Pia va plus loin : "A Notre-Dame, Benoît XVI a su nous parler directement, simplement , sans faire de belles phrases. C'est notre pape. Jean-Paul II, c'était celui de nos parents". Au petit jeu des comparaisons, les vieux routiers de la presse religieuse ont bien noté les différences liturgiques avec le pontificat de Jean-Paul II - les chandeliers et le crucifix placés sur l'autel, le "Notre-Père" en latin - mais ils ont été étonnés par "l'intériorité" de la célébration.
"Le pape s'adressait à une foule de 260 000 personnes, et on avait le sentiment de participer à une cérémonie intime", confie l'un."J'ai été impressionné par la justesse avec laquelle le silence a été introduit au cours de la célébration, témoigne Mgr d'Ornellas, évêque de Rennes, et coorganisateur de cette visite. Parvenir à cela, à notre époque, en pleine ville, c'est vraiment étonnant".

A la fin de la cérémonie, alors que la foule quitte les Invalides, Ernest et Solange, enveloppée dans une magnifique robe en tissu africain, partagent leurs impressions. Quand on les titille sur la discrétion de Benoît XVI par rapport à l'extraverti Jean-Paul II, ils répondent : "Mais on s'enlise dans cette comparaison. Ce n'est pas l'essentiel. Les deux personnages sont différents dans leur charisme. Ce qui compte, c'est ce qu'ils transmettent".

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Piraterie Libération des otages: Sarkozy est "fier de l'armée française" Par Romain Rosso, mis à jour le 16/09/2008 à 14:13 - publié le 16/09/2008 LExpress.fr

Après la libération des deux otages français du voilier Le Carré d'as, le président Nicolas Sarkozy a félicité les soldats français de l'opération et lancé un appel à la communauté internationale pour lutter contre la piraterie, "véritable industrie du crime".

Attention, une opération (commando) peut en cacher une autre (séduction) ! Entre Nicolas Sarkozy et les armées, ce n'est plus la crise. Aux yeux du président de la République, les soldats français ne sont plus des "amateurs".

Au contraire, le chef de l'Etat a pris soin de saluer, mardi matin à l'Elysée, le "professionnalisme" des militaires qui ont libéré, dans la nuit de lundi à mardi, les deux otages français du voilier Le Carré d'as, au large des côtes somaliennes. "On peut être fier de l'armée française", a répété Sarkozy, entouré du chef d'état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin, dont il a loué le "sang froid" et les "conseils précieux et avisés", et du Premier ministre François Fillon. Le président a même demandé à Georgelin d'organiser une réception avec les hommes du commando...

Sur le plan extérieur, cette action musclée des forces spéciales est un "avertissement" aux pirates. "La France n'accepte pas que le crime paie", a martelé le président, qui en fait une question de "principe". Les pirates réclamaient une rançon de 2 millions de dollars. "Il n'y a jamais eu de négociations", affirme une source proche du dossier.

Dès demain, un bâtiment de la Marine nationale accompagnera les bateaux européens traversant le golfe d'Aden. "Mais la France seule ne pourra avoir une action déterminante sur l'ensemble de la zone", a expliqué Nicolas Sarkozy. Il a lancé un appel à la mobilisation de la communauté internationale pour lutter contre la piraterie au large de la Somalie, qu'il a qualifiée de "véritable industrie du crime".

Dès le piratage du voilier, le 2 septembre, avec à son bord deux navigateurs français, l'état-major avait regroupé à proximité des moyens nécessaires à un assaut, une opération particulière délicate: la frégate Courbet et son hélicoptère, deux avions Atlantique 2 de reconnaissance et une trentaine de commandos marine, venus de Lorient. "Lorsque j'ai eu la certitude que les pirates cherchaient à rejoindre la zone de Eyl, où sont concentrés la quasi-totalité des navires piratés, l'option militaire s'est imposée", a expliqué le chef des armées.

Après deux jours de vent violent (force 5), qui a empêché la mise à l'eau des bateaux -des zodiacs spéciaux- des commandos, l'ordre a pu être donné hier soir, à 21 heures, tandis que Le Carré d'as se trouvait, selon une source somalienne citée par l'AFP, près de Bargal, au nord-est de la Somalie (région du Puntland).

"A la différence du Ponant, il y a cinq mois, où il fallait montrer nos muscles, nous n'avons jamais mis nos moyens à vue. La discrétion était la clef de la réussite", explique une source proche du dossier.

En liaison avec les services de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), qui ont effectué un important travail de "profilage" des pirates, l'assaut s'est fait en mer, en pleine nuit, après une manoeuvre de diversion. Selon la même source, les pirates étaient armés de lance-roquettes RPG 7 et de kalachnikov. Des coups de feu ont été échangés. Un pirate a été tué. Les six autres ont été arrêtés et seront ramenés en France pour être jugés.

"Il ne pourrait y avoir une discussion avec le gouvernement somalien que dans la mesure stricte où nous serions certains que ces pirates seront jugés, condamnés et qu'ils effectueront leur peine [en Somalie]", a prévenu le président.

Tout s'est déroulé très vite. Selon Sarkozy, dix minutes ont suffi aux militaires pour libérer le couple prisonnier, puis dix autres minutes au Carré d'as pour appareiller vers la base militaire française de Djibouti, qu'il atteindra dans six jours.

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Télé Carla «irrésistible» pour la presse anglaise Leparisien.fr avec AFP 17.09.2008, 14h29 | Mise à jour : 14h52

«Irrésistible»! La presse britannique ne tarit pas d'éloges quand elle évoque, ce mercredi, Carla Bruni-Sarkozy, au lendemain de sa prestation dans une émission de la télévision BBC où elle a chanté en direct.

Selon le Times, Jools Holland, l'animateur de l'émission, «bave» devant Carla Bruni.
«Mais qui peut lui en vouloir? Carla est irrésistible», juge sérieusement le quotidien.
«Techniquement, ce n'est pas la voix la plus forte mais comme Françoise Hardy et Jane Birkin, le ton de Bruni utilise sa vulnérabilité avec un bel effet», ajoute le Times.

«Tentatrice au maximum»

De son côté, The Independent a cru voir l'épouse du président français Nicolas Sarkozy, jouer la «tentatrice au maximum». Le journal, qui décrit la première dame de France «posant sur une chaise de bar, semblant flotter sur Tu es ma came», une des chansons de son nouvel album, regrette néanmoins une chose : que le morceau n'ait pas été accompagné de sous-titres afin, dit-il, d'en «rendre toute la frivolité gauloise».

Le journal britannique note également que Carla-Bruni-Sarkozy a «répondu à quelques questions personnelles», en confiant, par exemple, que son mari «n'était ni fan ni critique». «Mais il est impliqué dans ma musique parce que je joue toute la nuit et je le dérange au milieu de la nuit. (...) Cela ne le met pas en colère, c'est pour lui un monde très différent du sien. Il est très gentil et il écoute tous mes doutes», a-t-elle ajouté.

Enfin, The Independent rappelle que, dans un autre enregistrement qui sera diffusé dans la version intégrale de l'émission ce vendredi soir, Carla Bruni-Sarkozy a souligné sa volonté de «séparer» sa vie d'artiste et celle d'épouse du chef de l'Etat.
«J'ai le monde de mon mari...C'est comme essayer d'être avec lui... sans tout changer de ce que je sais et de ma manière de vivre. Ce n'est pas si difficile, c'est comme jouer dans un film», a-t-elle expliqué.

Carla Bruni-Sarkozy avait charmé les Britanniques lors de la visite d'Etat du couple présidentiel au Royaume-Uni en mars dernier.

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Fiuggi (Italie) Fillon recadre ses ministres Le Parisien Didier Micoine | 19.09.2008, 07h00

IL A LE SOURIRE, mais en réalité François Fillon est très agacé. Il en a assez de voir certains membres de son gouvernement alimenter une surenchère sur de nouvelles taxes vertes ou l’extension du bonus-malus au domaine écologique.
Hier, dans l’avion qui l’emmenait à Rome, le Premier ministre a fait une mise au point claire et nette : « Il n’y aura pas de taxes nouvelles et pas d’extension du bonus-malus dans le Grenelle 1 (NDLR : les lois discutées cet automne au Parlement) .

» Fillon désavoue donc Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat à l’Ecologie, qui avait annoncé une taxe pique-nique sur les couverts en plastique, mais aussi et surtout Jean-Louis Borloo qui avait parlé d’une extension du bonus-malus à une série de produits d’ici à la fin de l’année. Pas question non plus d’étendre la formule aux factures d’électricité (ce que Borloo avait déjà dû démentir hier).

« Il n’y a pas eu de décision »

« Il y a eu un peu de bagarre, des discussions, des gens qui proposent, mais il n’y a pas eu de décision », assure Fillon, qui insiste : « Dans le Grenelle 1, il n’y aura aucune extension du bonus-malus. S’il doit y en avoir une, ce sera dans le Grenelle 2, qui n’est pas programmé. »

Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy doit recevoir à l’Elysée Borloo et Kosciusko-Morizet pour leur passer un savon et mettre un terme à ces couacs. « Je crois que cela va cesser », sourit Fillon, qui a évoqué le sujet hier matin avec le président de la République.
Dans l’avion, il s’est fait un malin plaisir d’annoncer lui-même cet arbitrage. Le Premier ministre, il est vrai, n’assistera pas à l’entretien : après avoir déjeuné avec Silvio Berlusconi, il s’envole cet après-midi pour la Russie.
Quant à la future extension du système de bonus-malus, Fillon précise qu’elle ne pourra se faire qu’après évaluation de la formule appliquée à l’automobile : « L’expérience est intéressante, mais pour l’instant, c’est plutôt une subvention qu’une taxe. » Bref, le système coûte de l’argent à l’Etat et le Premier ministre prévient : « Ce que j’ai dit à Borloo, c’est que, s’il devait y avoir extension, il faudrait que bonus et malus soient structurellement équilibrés. »

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Vendredi 19 Septembre 2008 Edvige: Réactions contrastées Par Flore GALAUD leJDD.fr

Après la forte contestation de ces dernières semaines portée par une majorité de la classe politique, la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a finalement enterré hier le fichier Edvige sous sa forme actuelle. Après avoir consulté un certain nombre d'organisations, un nouveau décret est sorti de la place Beauvau. Décret qui ne fait toujours pas l'unanimité au sein des syndicats et des partis politiques.

"Une victoire pour la démocratie". C'est en ces termes que François Bayrou a accueilli hier la décision du gouvernement d'un nouveau projet de décret autour du fichier Edvige. "C'est une victoire de la démocratie et la reconnaissance officielle, après bien des dénégations, que ce décret était une aberration et un outrage pour tous ceux qui considèrent comme nécessaire de défendre les libertés publiques", a déclaré le président du Modem. Le gouvernement, sous le feu des critiques aussi bien à droite qu'à gauche depuis plusieurs semaines, a en effet décidé de modifier en profondeur le fichier de police Edvige avec un nouveau projet de décret qui sera soumis aujourd'hui pour avis à la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil).

Le président de la Cnil Alex Türk s'est félicité ce matin sur Europe 1 de la modification du fichier, estimant que l'essentiel des points posant problème avait été réglé. "On a besoin d'environ un mois pour faire le travail correctement", a-il-estimé.

"Les modifications apportées aujourd'hui par Michèle Alliot-Marie sont satisfaisantes, explique pour sa part Christian Demuynck, sénateur UMP de Seine-Saint-Denis et maire de Neuilly-Plaisance qui s'était élevé contre la première mouture du décret. Plutôt que le passage en force, le gouvernement a préféré l'écoute et la pédagogie". La patronne du Medef Laurence Parisot s'est elle aussi réjouie de ces nouvelles modifications à l'issue de la rencontre organisée hier avec la ministre de l'Intérieur et les syndicats.

"Des zones d'ombre"

Dans un communiqué, la CGT se félicite de cette avancée et parle même de "victoire". Toutefois, tous les syndicats n'étaient pas sur la même longueur d'onde à l'issue de la réunion d'hier. "Nous souhaitons toujours que le décret soit abrogé et qu'il y ait un vrai débat parlementaire, mais ça ne semble pas être l'option retenue" a ainsi déclaré le secrétaire général de la CFTC Jacky Dintinger à sa sortie. Le collectif Non à Edvige (plus de 180 000 signatures sur le site), constitué d'associations, de syndicats et de politiques reste pour l'instant divisé sur la question de ce nouveau toilettage.

François Hollande s'est quant à lui félicité de la "marche arrière" du gouvernement hier sur TF1. "Néanmoins, je regrette qu'il n'y ait pas un débat au Parlement parce que c'étaient et ce sont encore des principes essentiels qui sont en cause", a estimé le numéro 1 du parti socialiste, tout en soulignant qu'il restait des "zones d'ombre". "Par exemple, qui va pouvoir consulter ces fichiers et est-ce que les citoyens eux-mêmes vont avoir accès aux éléments qui les concernent?"

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Justice Les avocats et les juges corses contre le fichier Edvige
Paru le mercredi 17 septembre 2008 à 01:00 Jean-baptiste Croce Corse-Matin.com

Me Pierre-Louis Maurel, bâtonnier du barreau de Bastia : «Ce fichier est un embastillement électronique scandaleux». Même édulcoré, le fichier Edvige continue à faire des remous.

À tel point que les avocats insulaires et les membres de l'Union syndicale de la magistrature sont montés au créneau pour s'opposer à ce fichier « portant délibérément atteinte aux libertés individuelles ».

En début de soirée, le conseil de l'Ordre du barreau de Bastia s'est réuni au palais de justice et a adopté une motion qui sera adressée dès aujourd'hui au ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie.

« Ce fichier n'a pas sa place dans une démocratie »

Soutenus par leurs collègues de Corse-du-Sud et le bâtonnier d'Ajaccio Me Philippe Gatti, les avocats bastiais ont dénoncé ce fichier qui présente, selon eux, « un immense danger potentiel auquel les citoyens ne doivent en aucune façon être exposés. Ils soutiennent à cet effet le recours engagé devant le Conseil d'État contre ce décret et fustigent la mise en fiche de données dites sensibles comme les origines raciales ou ethniques, ainsi que celles relatives à la santé et à la vie sexuelle des personnes qui, pour la police, pourraient troubler l'ordre public ».

Selon Me Pierre-Louis Maurel, le bâtonnier du barreau de Bastia, « il est inadmissible qu'un fichier donne à l'État la possibilité d'enquêter sur la vie privée en intégrant le résultat de ces enquêtes dans un fichier sans définition de ses limites ».

Et d'ajouter : « Ce véritable embastillement électronique est en réalité la réponse aux sentiments d'insécurité entretenus par le Gouvernement. On ne peut, au nom de la sécurité, sacrifier chaque jour un peu plus la liberté de chaque individu. Je tiens donc aujourd'hui à dire haut et fort que ce fichier n'a pas sa place dans une démocratie ».

Les juges manifestent aussi leur désapprobation

Du côté des magistrats, beaucoup de juges exerçant dans l'île sont ouvertement opposés au fichier « Edvige ».

À ce propos, Danièle Sbraggia, déléguée régionale adjointe de l'Union syndicale de la magistrature, précise que « Rien ne justifie que l'on procède à un tel fichage. Ni les impératifs de liberté, ni ceux de sécurité ne sont respectés dans ce système. Que la police ait besoin d'avoir des fichiers pour ses missions, nous le comprenons uniquement pour les personnes ayant réellement été mises en cause dans des affaires de violence ».

« Par contre, ce que nous contestons, ce sont les modalités de fichage. Il n'est pas normal que des responsables d'organisations professionnelles, des membres de la société civile ou encore des enfants et des personnalités politiques soient fichées de manière si large ».

L'USM a donc introduit un recours devant le Conseil d'État qui rendra fin décembre sa décision sur la légalité de ce fichier.

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Edvige : le nouveau texte a été transmis à la Cnil
Etienne Guffroy Europe1.fr Créé le 19/09/08 - Dernière mise à jour à 20h23

C'est fait ! Le projet de décret qui doit remplacer celui instaurant le fichier contesté Edvige a été déposé vendredi soir à la Commission nationale informatique et liberté (Cnil).
C'est ce qu'a annoncé le ministère de l'Intérieur. Selon le président de la Cnil, Alex Türk, il faudra environ un mois à la Commission pour faire ses remarques sur la nouvelle version. Puis, avant sa publication, le nouveau décret devra encore être examiné pour avis par le Conseil d'Etat, ce qui pourrait ne prendre que quelques jours si le gouvernement le demande.
Cette nouvelle version a été demandée par le Premier ministre à la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie. François Fillon souhaitait une révision de fond en comble en évacuant les points les plus sensibles.

Le nouveau décret ne prévoira plus de ficher les "informations relatives" aux personnalités qui "exercent un mandat ou jouant un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif". De même, il ne contiendra aucune donnée touchant à l'orientation sexuelle ou à la santé des personnes.
Il conserve en revanche la possibilité de ficher, dès 13 ans, les mineurs "susceptibles de porter atteinte à la sécurité publique". Mais, a-t-on précisé au ministère de l'Intérieur "l'effacement sera automatique à la majorité de l'intéressé, sauf si, entre 16 et 18 ans, le mineur fait l'objet d'un nouvel enregistrement pour des raisons de sécurité publique. Dans ce cas, son effacement du fichier interviendra à l'âge de 21 ans".

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Sarkozy réaffirme l'engagement en Afghanistan L.D. (Lefigaro.fr) 21/09/2008 | Mise à jour : 17:38 |

A la veille du débat au Parlement concernant le maintien ou non des soldats engagés en Afghanistan, le président de la République a adressé une lettre aux parlementaires de gauche pour défendre le déploiement militaire français dans ce pays.

«Je crois qu'il est particulièrement important que la représentation nationale (...) exprime à nos soldats et au peuple afghan le soutien clair qu'appelle leur courage face à la barbarie». C'est ainsi que Nicolas Sarkozy répond dans une lettre adressée aux parlementaires de gauche, aux critiques sur la présence française en Afghanistan, à la veille d'un débat parlementaire sur la question.

«Cet engagement est d'une importance cruciale pour notre pays» écrit Nicolas Sarkozy. C'est un «enjeux majeur», pour trois raisons : «lutter contre le terrorisme», «lutter pour les valeurs humanistes», «pour les hommes et les femmes qui n'aspirent qu'à reconstruire leur pays dans la paix après les années de souffrance (..) du fait des Talibans».

«Nos responsabilités vis à vis de la communauté internationale et du peuple afghan font que nous resterons aussi longtemps que nécessaire et si le gouvernement démocratique d'Afghanistan le souhaite», ajoute-t-il.

Le Parlement français devrait voter lundi en faveur du maintien des soldats engagés en Afghanistan, plus d'un mois après la mort de dix d'entre eux qui a suscité en France des interrogations sur la stratégie de l'Otan face aux talibans.

C'est la première fois que le parlement français va voter sur une opération militaire à l'extérieur depuis que le Constitution a été modifiée cette année afin de permettre ce genre de débat.

La France, qui participe à la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan et à l'opération américaine Enduring Freedom, a déployé 2.600 hommes en Afghanistan même, et quelque 700 autres dans les pays voisins et dans l'Océan indien.

Le Premier ministre François Fillon devrait défendre le principe d'une poursuite des opérations militaires, conjuguées à des actions de reconstruction de l'Afghanistan, devant députés et sénateurs qui devraient, sans suspense, approuver ce maintien.

François Fillon doit aussi préciser quels moyens supplémentaires seront mis à disposition des troupes françaises sur le terrain (drones, hélicoptères, spécialistes du renseignement...), alors qu'un rapport de l'Otan mettrait en cause le manque de moyens des soldats français.

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Fillon et Poutine pour une coopération économique Lefigaro.fr De nos envoyés spéciaux à Sotchi, Bruno Jeudy et Fabrice Nodé-Langlois 22/09/2008 | Mise à jour : 09:25 |

La crise géorgienne n'a pas entravé la signature à Sotchi d'accords commerciaux.

C'est dans un «contexte particulier», selon le mot de François Fillon, que s'est déroulé le 13e séminaire gouvernemental franco-russe samedi à Sotchi, à quelques kilomètres de la frontière géorgienne.
Six semaines après le déclenchement de la crise dans le Caucase, Vladimir Poutine et François Fillon ont mis en avant le «dialogue franc et nourri» et la «coopération active» entre la France et la Russie.
D'emblée, l'homme fort de la Russie a de nouveau insisté sur le poids de la médiation française dans la crise géorgienne. «La France a prouvé qu'elle était capable de jouer un rôle indépendant», a-t-il déclaré en omettant de citer l'Union européenne.
Il a promis que son gouvernement respectait «parfaitement» les accords signés le 8 septembre qui prévoient, entre autres, le retrait des troupes russes des zones adjacentes à l'Ossétie du Sud et à l'Abkhazie.

«La France a pris acte du retrait des cinq postes sur la ligne Senaki-Poti», s'est réjoui le premier ministre qui voit là un «signe positif» de la part des Russes.

En revanche, Vladimir Poutine considère que le retrait des Russes en Ossétie du Sud et en Abkhazie «est un sujet à part». Moscou est en train de déployer durablement 7 600 militaires dans les deux provinces sécessionnistes.

«Nous avons reconnu l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, tout comme de nombreux pays de l'UE ont reconnu le Kosovo, ce qui est inacceptable. La boîte de Pandore a été ouverte», a averti Poutine, à la fois constant et intransigeant sur ce point central.
Fillon a répété la position de la France et de l'UE en «condamnant» la reconnaissance des deux provinces et en appelant au respect des frontières de la Géorgie.

Partie de billard

Mais la crise géorgienne n'a pas, selon Vladimir Poutine, «influencé» la relation bilatérale. «C'est business as usual», comme l'a résumé un membre de la délégation française qui comptait plusieurs grands patrons venus signer des accords de coopération.

Différents dossiers ont débouché positivement, notamment dans le spatial (Arianespace), l'énergie (Total et EDF), la grande distribution (Carrefour) et l'équipement des collectivités locales (Dalkia).

Vladimir Poutine s'est réjoui que le volume des échanges entre les deux pays atteigne 1,7 milliard de dollars sur les six premiers mois de l'année. Un résultat jugé insuffisant par François Fillon qui a rappelé que la France n'est que le 9e partenaire commercial et le 7e investisseur en Russie, loin derrière les Allemands et devancé par les Italiens.

Intimidé à son arrivée par la personnalité de son homologue russe, François Fillon a intrigué son interlocuteur. Vladimir Poutine a tenu à dîner en tête à tête avec le bras droit de Nicolas Sarkozy.
Les deux hommes ont eu un long échange dans la résidence estivale du numéro deux russe avant de partager une… partie de billard.
L'anecdote a été racontée par Poutine lui-même sans jamais prononcer le nom de son invité. «Il m'a dit qu'il ne savait pas jouer. Puis, il a marqué un but et il est parti. Il faut faire attention avec les Français !» Un peu surpris, François Fillon s'est alors exclamé : «Ça s'appelle la chance, monsieur le premier ministre !»

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Publié le 22/09/2008 à 09:03 - Modifié le 22/09/2008 à 14:18 Le Point.fr Afghanistan : Hervé Morin minimise la valeur du document de l'Otan Par Ségolène de Larquier

Le "rapport de l'Otan classé secret" au sujet de l'embuscade d'Uzbeen, dans laquelle dix soldats français ont été tués et 21 blessés le 18 août dernier en Afghanistan, reprend des allégations maintes fois démenties par les militaires français. © DR

Alors que le Parlement est appelé à voter lundi en session extraordinaire sur le maintien des forces armées françaises en Afghanistan , le débat autour de l'embuscade d'Uzbeen qui a coûté la vie à dix soldats français, le 18 août dernier, a rebondi samedi avec la publication par le quotidien canadien Globe and Mail d'un document présenté comme "un rapport de l'Otan classé secret".

Interrogé sur le sujet, le ministre de la Défense Hervé Morin a réfuté l'existence d'un "rapport", confirmant ainsi les réserves émises par lepoint.fr dimanche . "Ce qui existe exactement c'est le compte rendu d'un officier du JOC (Joint Operation Center), le centre opérationnel. C'est un compte rendu parcellaire ou effectué à chaud, au lendemain ou dans les 48 heures après l'opération, à partir des éléments dont il disposait. Ce n'est absolument pas un rapport où il y a enquête et où l'on apporte des éléments contradictoires", a-t-il souligné sur RTL . En insistant sur le fait que plusieurs éléments avancés dans le document sont "faux", "comme par exemple le fait que les forces françaises manquaient de munitions", il a rappelé que "l'Otan elle-même a démenti l'existence de ce rapport". Malgré les démentis de l'Otan et des autorités françaises sur l'existence d'un tel rapport, le quotidien canadien a maintenu dimanche soir son information.

Quant au général Jean-Louis Georgelin, chef d'état-major des armées, il a précisé sur Europe 1 que le document était "un compte-rendu normal dans la vie militaire qui a été fait par le chef du détachement de l'élément des forces spéciales américaines, ce qui n'a rien d'extraordinaire". Faisant écho aux propos d'Hervé Morin, il a expliqué : "On essaie de faire passer pour un rapport secret de l'Otan spécifique de cette opération des éléments de comptes rendus à chaud qui ont été faits par des gens qui ont participé à l'action."

Les talibans "cherchent à gagner la bataille de la communication"

La découverte de ce "rapport de l'Otan classé secret" à la veille du débat parlementaire qui a lieu en France n'est pas une coïncidence, selon Hervé Morin : "Derrière tout cela se joue la faiblesse de l'opinion publique occidentale dans le cadre de l'opération que nous sommes en train de mener. Ce que (les talibans) cherchent, c'est à gagner la bataille de la communication pour qu'un certain nombre de pays flanchent. Par la démission d'un certain nombre de pays, c'est toute la communauté internationale qui est en position de faiblesse."

Un argument qu'avait déjà avancé le ministre à l'occasion de la publication d'un reportage sur le commando de talibans auteur de l'embuscade dans Paris-Match , jeudi 4 septembre . Dans ce reportage, les islamistes menaçaient de tuer "tous" les soldats français s'ils restent en Afghanistan et des photos montraient des membres du commando arborant les Famas, les fusils d'assaut des forces françaises, des soldats tués.

L'étrange version du Globe and Mail ne devrait pas avoir d'influence sur le résultat du vote des parlementaires français. Pour Hervé Morin, il n'est pas question de changer de cap et il lance un appel à "l'unité nationale" : "