Bio express
Vers Nicolas Sarkozy avant le 16 mai 2007
Vers Nicolas Sarkozy du 16 mai 2007 au 31 juillet 2008

Maître Nicolas Sàrközy de Nagy-Bocsa (1955-)

18/20 aôut 2008 : Afghanistan, 10 morts, 21 blessés : N.S. persiste à vouloir "libérer" les Afghanes ; des soldats abandonnés, et bombardés ?
15 août 2008 : Assomption diplomatique, N.S. doublé, guerre russo-géorgienne, roll back de la russie, Angela Merkel s'aligne sur les Etats-Unis
11 août 2008 : EDF et la Chine, résultat de la présence de N.S. aux J.O. ?
08 août 2008 : N.S. aux J.O. comme George W. Bush, la délégation Française huée
01 août 2008 : Le cap-nègre de Carla Bruni, épouse Sarkozy, violé par un ULM; exhibitions joggueuses : le peuple adore

Maître Nicolas Sàrközy de Nagy-Bocsa (1955-), avocat d'affaires (1981), conseiller municipal (1977), maire de Neuilly (1983), conseiller général (1986), président du conseil général des Hauts-de-Seine (2004), conseiller régional (1983), député (1988), ministre (1993), président de l'UMP (2004), président de la République française (mai 2007), divorcé de Marie-Dominique Culioli (octobre 1996)(épousée le 23 septembre 1982), re-divorcé de Cécilia (Cécile) Ciganer (Chougarov) Albeniz (octobre 2007)(épousée le 23 octobre 1996 après un concubinage notoire depuis 1989), en concubinage notoire (décembre 2007) avec l'ancienne top-model italienne, riche mondaine totalement "libérée", chanteuse-compositeure, Carla Bruni Tedeschi (demie-soeur de Valeria Bruni Tedeschi), Première Dame de France le 2 février 2008, symbole des nouvelles françaises ... selon la patronne des patrons français Laurence Parisot.

Auteur, notamment, de : Georges Mandel, Le Moine de la Politique - Editions Grasset, Paris, 1994 (extraits)
et, pour la présidentielle 2007, son remarquable autoportrait "Témoignage", XO Editions, Paris, 17 juillet 2006

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Interpellé pour avoir survolé la résidence de vacances des Sarkozy

L'homme, un pilote d'ULM, a enfreint l'arrêté ministériel interdisant le survol du Cap Nègre, où séjournent actuellement le Président et son épouse. Aucune photo de la villa n'a été retrouvée dans son appareil photo.
AFP LIBERATION.FR : vendredi 1 août 2008

Un pilote d'ULM de 36 ans a été interpellé jeudi soir sur l'aérodrome de Fayence (Var) pour avoir survolé le domaine du Cap Nègre, où séjournent le président de la République Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni dans la villa de famille de cette dernière.

L'homme, chauffeur de bus à Nice, accompagné par un ami originaire de Marseille, a expliqué aux gendarmes que c'était son «premier grand vol» et qu'il avait «commis une erreur». Aucune photo de la villa de la famille Bruni-Tedeschi n'a été retrouvée par les gendarmes sur la carte mémoire de l'appareil photo numérique des deux hommes.

L'alerte a été donnée à 19h30 par la tour de contrôle de la base aéronavale de Hyères, qui a repéré l'ULM dans la zone interdite de survol par un arrêté du ministère de la Défense.
Contacté par la tour de contrôle, le pilote a immédiatement fait demi-tour et a rejoint l'aérodrome de Fayence d'où il avait décollé.
Titulaire de sa licence de vol depuis mars 2008, il avait souhaité rejoindre l'aérodrome du Castellet au nord de Toulon, en longeant d'est en ouest la côte varoise.

Le parquet de Draguignan a été avisé. La procédure établie par les gendarmes de Fayence a été transmise à la brigade de gendarmerie des transports aériens (BGTA) de Nice.

Depuis le 7 juillet et jusqu'au 15 septembre, le survol du cap Nègre est interdit par arrêté. Selon l'arrêté ministériel, les infractions à l'interdiction de survol sont passibles d'amendes de 15.000 à 45.OOO euros et d'un emprisonnement de six mois à un an.

Nicolas Sarkozy doit séjourner au Cap Nègre pendant trois semaines, ainsi qu'au fort de Brégançon, une des résidences officielles du chef de l'Etat éloignée de quelques kilomètres.

Ces vacances seront entrecoupées d'un bref séjour à Pékin, où Sarkozy doit assister, le 8 août, en tant que président français et président du Conseil européen, à l'ouverture des jeux Olympiques.

Le chef de l'Etat présidera le premier conseil des ministres de la rentrée, le jeudi 21 août.

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jogging lavandou président Au cap Nègre, Nicolas Sarkozy passe de discrètes, mais « bonnes vacances »
varmatin.com Paru le mercredi 30 juillet 2008 0 commentaire(s)

Autour du cap Nègre, les touristes (comme Gérard et Christiane, en haut à d., venus de Normandie) ont attendu toute la journée une apparition du Président, retranché dans l'inaccessible demeure des Bruni-Tedeschi.

L'office départemental du Tourisme peut déjà se rassurer : le président de la République et son épouse passent de « bonnes vacances » dans le Var. « On se baigne, on court, on lit, on se repose », a brièvement détaillé, hier, le premier vacancier de France, après une séance de jogging sur la piste cyclable du cap Nègre, au Lavandou, où il séjournera trois semaines.

Seule entorse - si l'on peut dire - aux désormais rituelles enjambées présidentielles : ce n'est qu'en tout début de soirée, après avoir dégoûté la moitié des photographes en « planque » depuis le matin, que le chef de l'Etat a « offert » son unique apparition publique.
Flanqué de quatre gardes du corps, sans ses lunettes Ray-Ban, mais avec son tee-shirt fétiche « NYPD » (New York Police Department, NDLR), Nicolas Sarkozy est sorti de l'infranchissable domaine du cap Nègre, où se trouve l'inaccessible demeure de sa belle-famille.

« Borloo ? Je ne savais même pas qu'il était là »

S'excusant d'être en sueur alors qu'il avait pourtant demandé aux journalistes d'attendre la fin de sa course, le Président a offert aux quelques touristes présents une photo de vacances peu banale, puis répondu, brièvement, aux questions.

Quand part-il à Pékin pour assister à la cérémonie des Jeux Olympiques ? « Je pars le 7, je reviens le 9. » Son épouse l'accompagnera-t-elle ? « Non », confirme le Président. Compte-t-il se rendre au fort de Brégançon, résidence « officielle » de la présidence, distante de quelques kilomètres par la mer ? « Pour le travail », a-t-il éludé, évoquant en quelques mots essoufflés « les négociations à l'OMC » (Organisation mondiale du commerce, NDLR).

Prévoit-il quelques entrevues avec ses ministres, dont plusieurs séjourneront dans le Var (lire ci-contre), à commencer par Jean-Louis Borloo, attendu aujourd'hui à Hyères. « Ah ? Je ne savais même pas que Borloo était là », s'étonne, ou fait mine de s'étonner, le chef de l'Etat, avant de retrouver sa résidence estivale.

Un an après ses grandes vacances américaines qui avaient fait couler beaucoup d'encre, le Président et jeune marié présente, cette année, le profil du touriste français lambda, tout heureux de sa nouvelle « tranquillité », décontracté mais studieux. La géographie des lieux - une résidence à flanc de falaise dans un domaine ultra-protégé - lui permet aussi d'afficher une certaine discrétion, tout en contrôlant ses apparitions.

La fin du style « bling-bling » ? Le petit lieu-dit voisin de Cavalière s'en réjouit : « En mai dernier, c'était le grand cirque. Des gendarmes partout. Il ne manquait que les tireurs d'élite », se souvient la marchande de journaux. Le voisinage avec Nicolas Sarkozy est aujourd'hui moins ostensible.

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08 août 2008 lemonde.fr 8h00 JO : le perdant-perdant de Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy assistera finalement à la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques. A trop avoir voulu ménager la chèvre et le chou, le président français enregistre un revers de taille. Au poker diplomatique il faut avoir des atouts dans sa manche ou des nerfs solides. Nicolas Sarkozy n’a ni l’un ni l’autre. La France se voit remise à sa place. Une puissance moyenne tolérée dans la cour des grands mais dont les fanfaronnades et coups de menton de son président n’impressionnent personne.

Pékin express.
Une dizaine d’heures au mieux sur place pour 36 heures de voyage. Nicolas Sarkozy a cédé aux sirènes prochinoises, aux craintes des milieux financiers et économiques français très inquiets de se voir mis au ban d’un marché très prometteur mais aussi, d’une poignée de politiques, à l’image de Jean-Pierre Raffarin, défenseurs de l’amitié sino-française.

L’ancien Premier ministre a défendu jeudi la décision du président de la République de ne pas recevoir le Dalaï Lama, estimant qu’en agissant ainsi « Nicolas Sarkozy s’affirme comme un homme d’Etat qui pense à long terme ». « Nicolas Sarkozy va rencontrer le président Hu Jintao, il va rencontrer le Premier ministre Wen Jiabao. En tête à tête, il dira ce que sont les valeurs de la France et les perspectives que nous attendons du gouvernement chinois en matière de droits de l’Homme ».
Sans crainte du ridicule, le vice-président de l’UMP a poursuivi en affirmant que « Nicolas Sarkozy est dans la tradition du général de Gaulle et de Jacques Chirac car il est dans la lignée des grands présidents de la République française qui ont tous respecté cette vieille civilisation chinoise ».
« Je suis pour l’ouverture, pour le commerce, pour le tourisme » a déclaré sous forme d’aveux le Sénateur de la Vienne candidat déclaré pour la présidence de la Chambre Haute.

C’est toute la question de la symbolique politique qui est posée. Comme le relève avec pertinence Daniel Cohn-Bendit, l’important est de savoir comment nous nous positionnons par rapport à ce qui se passe en Chine.

L’Eurodéputé a rappelé qu’il ne demandait pas le boycottage des Jeux mais, de la cérémonie d’ouverture : « la cérémonie d’ouverture, c’est le pouvoir chinois qui se met en scène. La cérémonie d’ouverture, c’est un acte politique ». Très critique à l’égard du Chef de l’Etat Français, Daniel Cohn-Bendit qui s’est vu refuser un visa pour venir en Chine a déclaré sur France Inter que « si on avait adopté la stratégie de Sarkozy, il n’y aurait rien eu ».

Quand on lui rétorque le principal argument de la diplomatie française, à savoir que Nicolas Sarkozy aura l’occasion de s’entretenir en tête à tête avec le président chinois Hu Jintao et son premier ministre, occasion d’évoquer les questions qui fâchent, l’ancien leader de mai 68 rétorque que « ça ne sert à rien » de tenir de propos de salon, que ce genre de débat doit être public.

Et ce ne sont pas les premières déclarations sur place du Président Français arrivé sur place qui vont éteindre la polémique. Dans une argumentation creuse et élimée, Nicolas Sarkozy visiblement fatigué par son voyage, s’est borné à rappeler que « l’olympisme n’a de sens que si tous les pays du monde peuvent participer », qu’on ne boycotte pas un quart de l’humanité et que les Jeux sont « l’occasion d’accompagner la Chine vers l’ouverture, le progrès … ».

La valse-hésitation française est caricaturale. Sensible au mouvement de protestation qui avait entouré le passage de la flamme olympique à Paris le président de la République proclamait haut et fort le 10 juillet au parlement de Strasbourg : « Ce n’est pas à la Chine de fixer mon agenda et mes rendez-vous ».
Cette affirmation faisait suite à la demande de l’ambassadeur de Chine de ne pas rencontrer le dalaï-lama, présent en France du 11 au 23 août.

Mercredi soir pourtant, il passait un coup de téléphone à Daniel Cohn-Bendit avec lequel il avait croisé le fer au parlement européen pour lui indiquer que son renoncement à rencontrer le chef spirituel Tibétain était en fait «une stratégie négociée» afin de «ne pas provoquer les Chinois pendant les Jeux olympiques» et qu’en attendant, c’est son épouse, Carla Bruni-Sarkozy ,qui s’entretiendra avec le dignitaire bouddhiste.

Le positionnement français est à apprécier à l’aune de l’attitude adoptée par les autres capitales. Or les autres chefs d’Etat ou de gouvernement Merkel, Brown ou Bush ont fait le choix inverse de rencontrer l’exilé tibétain. Et de le faire savoir.

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Contrat EDF- CGNPC : un «lien» avec le voyage de Sarkozy en Chine 11.08.2008, 10h10 leparisien.fr

L'ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, a estimé lundi sur RMC qu'il existe «un lien» entre la présence de Nicolas Sarkozy à la cérémonie des JO de Pékin et la finalisation du contrat pour la construction par EDF de deux centrales nucléaires EPR en Chine.

«Je pense qu'il y a un lien entre la présence de Nicolas Sarkozy, ses discussions avec le président chinois et le contrat très important que vient de signer EDF avec le géant de l'électricité en Chine», a affirmé M. Raffarin depuis Pékin où il fait office de «grand témoin de la francophonie».

«C'est une grande victoire d'EDF. Le mérite en revient d'abord à EDF mais je crois qu'il n'est pas indépendant de l'action politique de Nicolas Sarkozy», a-t-il ajouté.

EDF et l'électricien chinois China Guangdong Nuclear Power Holding Company (CGNPC) avaient signé un accord-cadre en novembre. Les accords finaux, paraphés dimanche à Pékin, prévoient la création d'une société commune pour construire et exploiter deux centrales nucléaires de technologie EPR dans le sud de la Chine.

Ces deux réacteurs EPR ont été vendus en novembre à la Chine par Areva pour 8 milliards d'euros, combustible compris.

La construction est prévue à l'automne 2009, pour une mise en service de la première unité fin 2013 et la seconde en 2015

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GEORGIE Tbilissi a signé le cessez-le-feu, Rice demande le départ "immédiat" des Russes NOUVELOBS.COM | 15.08.2008 | 18:50

La secrétaire d'Etat américaine estime nécessaire à terme l'envoi d'une "force internationale de maintien de la paix impartiale".
Dimitri Medvedev assure que les forces russes sont "garantes" de la sécurité dans le Caucase.
Situation toujours aussi confuse sur le terrain.

Le président géorgien Mikheïl Saakachvili a annoncé vendredi 15 août qu'il avait signé "l'accord de cessez-le-feu" avec "l'occupant russe" mais a assuré qu'il ne cèderait pas le moindre "kilomètre carré" de son territoire. "Il n'y a qu'une souveraineté en Géorgie, en Abkhazie, en Ossétie du Sud (..) Seul le gouvernement (géorgien) peut tolérer la présence de forces sur son territoire", a-t-il ajouté, accusant la Russie de toujours occuper vendredi une "partie significative" de son pays. Sur le terrain, la situation est toujours aussi confuse.

Force internationale

Après l'annonce par Tbilissi de la signature de l'accord de cessez-le-feu, la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a, de son côté, déclaré que les forces russes présentes en Géorgie devaient "partir immédiatement". Dimitri Medvedev "n'a pas honoré" sa promesse de cesser toute opération militaire en Géorgie, a déclaré Condoleezza Rice.

"Après la signature de cet accord, toutes les forces russes et les troupes paramilitaires et irrégulières qui sont entrées avec elles (en Géorgie) doivent partir immédiatement", a-t-elle dit à l'issue d'entretiens avec le président géorgien Mikheïl Saakachvili. Elle a précisé que l'accord est "un accord de cessez-le-feu", et n'engage pas la Géorgie sur l'avenir de ses territoires. Par ailleurs, la secrétaire d'Etat a jugé nécessaire à terme l'envoi d'une "force internationale de maintien de la paix impartiale".

Le président américain Georges W. Bush a, lui, déclaré qu'une relation "conflictuelle" avec la Russie n'est pas dans l'intérêt des Etats-Unis, tout en exhortant à nouveau Moscou à "honorer son engagement" en retirant ses troupes de Géorgie.

La chancelière allemande Angela Merkel a défendu l'intégrité territoriale de la Géorgie et son droit à entrer dans l'Otan, tandis que le président Dmitri Medvedev a rejeté implicitement le recours à une force internationale, à l'issue d'entretiens à Sotchi.

Réponse disproportionnée

"Le point de départ dans le règlement de la crise doit être naturellement l'intégrité territoriale de la Géorgie", a déclaré Angela Merkel.

"Il existe un gouvernement élu en Géorgie, avec lequel on doit parler et négocier", a-t-elle ajouté, en jugeant "disproportionnée" la réaction russe à l'offensive militaire géorgienne en Ossétie du Sud.

Elle a par ailleurs souligné que "tout peuple qui veut sortir d'un Etat (...) n'est pas à même de devenir un Etat indépendant", rappelant à son collègue russe que la Russie avait "elle-même connaissance de ce problème" avec la Tchétchénie.

Le principe d'une adhésion de la Géorgie et de l'Ukraine à l'Otan "reste en vigueur", a par ailleurs déclaré Angela Merkel.

Les forces russes "garantes" du Caucase

Le président russe, répétant que la Géorgie avait commis une "agression" et provoqué une "catastrophe humanitaire" dont lui incombait "l'entière responsabilité", a jugé "peu probable" que les Abkhazes et les Ossètes du sud puissent continuer à "vivre dans un même Etat avec les Géorgiens".

"La sécurité est restaurée, mais les forces de paix russes en restent garantes dans le Caucase", a insisté le chef de l'Etat russe.

"Bien entendu, nous ne sommes pas opposés à quelque force de paix internationale, mais la question ne dépend pas uniquement de notre position (...) le problème réside dans le fait que les Ossètes du Sud et les Abkhazes eux-mêmes ne font confiance à personne sauf aux forces de paix russes", a-t-il dit.

"Nous remplissons notre mandat de maintien de la paix et nous continuerons à le remplir. Mais si quelqu'un continue à attaquer nos citoyens, alors nous répondrons comme nous l'avons déjà fait", a-t-il dit.

La Russie ne "veut pas de détérioration des relations" avec les Occidentaux à la suite de la crise en Géorgie, a encore déclaré le président russe.

Il faut "minimiser les conséquences" dans les relations internationales de ce conflit, a-t-il ajouté.

"La guerre froide est finie"

"Nous espérons que les responsables russes reconnaîtront qu'un avenir de coopération et de paix seront bénéfiques à toutes les parties. La guerre froide est finie. Les jours des Etats satellites et des sphères d'influence sont derrière nous", a déclaré le président américain, lors d'une allocution consacrée au conflit en Géorgie.

"La brutalité et l'intimidation ne sont pas une manière acceptable de mener la politique étrangère au XXIe siècle. Seule la Russie peut décider si elle veut retrouver la voie des Nations responsables ou si elle veut poursuivre une politique qui ne promet que confrontation et isolation", a poursuivi Georges W. Bush devant la Maison Blanche.

Moscou doit "honorer son engagement de retirer ses forces d'invasion de tout le territoire géorgien", a-t-il répété. "La souveraineté et l'intégrité territoriale de Géorgie doivent être respectées", a-t-il réaffirmé.

"Les Etats-Unis et nos alliés se tiennent au côté du peuple de Géorgie et de leur gouvernement démocratiquement élu", a-t-il ajouté.

Le président américain a fait cette allocution peu avant de partir en vacances dans son ranch de Crawford au Texas (sud).

"Gesticulations"

Par ailleurs, Moscou considère comme des "gesticulations" l'annulation par les Etats-Unis et d'autres pays de leur participation à des manoeuvres navales conjointes et considère qu'il ne serait "pas justifié" de sortir du partenariat Russie-Otan. Un haut responsable militaire russe a de plus souligné le risque d'aggravation des relations avec les Etats-unis après la signature de l'accord américano-polonais.

Autre illustration de tension : les forces russes ont affirmé vendredi avoir saisi un "vaste arsenal" d'armes de fabrication occidentale, dont des centaines de fusils d'assaut américains M-16, dans la ville géorgienne de Senaki (ouest).

Un haut responsable militaire russe a également prévenu qu'en acceptant le déploiement d'éléments du bouclier antimissile américain, la Pologne devenait une cible "prioritaire" pour d'éventuelles frappes contre ce système. Moscou a par ailleurs accusé l'Estonie d'avoir envoyé plusieurs douzaines de ses soldats en Géorgie pour aider ses alliés géorgiens, information immédiatement démentie par Tallinn.

Indépendance

Le Haut commissaire de l'ONU pour les réfugiés (HCR) Antonio Gutieres a annoncé qu'il effectuera une visite de "trois à quatre jours" en Géorgie puis à Moscou à partir de mardi prochain. Ceci alors que le HCR vient de revoir à la hausse à 118.000 le nombre de réfugiés dans le conflit qui oppose depuis le 7 août la Russie à la Géorgie.

Par ailleurs le président Dmitri Medvedev a fait savoir que la Russie n'était pas opposée à une force de paix internationale en Géorgie, mais les Abkhazes et les Ossètes ne font confiance qu'aux Russes, tout en jugeant "peu probable" vendredi que les Ossètes du Sud et les Abkhazes puissent continuer à "vivre dans un même Etat avec les Géorgiens". Ceci alors que George W. Bush a assuré aux dirigeants d'Ukraine et de Lituanie qu'il restait entièrement attaché à "une Géorgie souveraine et libre et à son intégrité territoriale".

Dmitri Medvedev a souligné sa volonté de maintenir de bon rapports avec les occidentaux tout en avertissant que la Russie répondrait de la même façon qu'en Ossétie du sud si ces citoyens étaient à nouveau attaqués.

Visite de Condoleezza Rice

La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, dont le pays a durci le ton envers la Russie, est de son côté arrivée, vendredi, en Géorgie pour y présenter des "clarifications" sur le plan de paix approuvé par Moscou et Tbilissi, qui accuse l'armée russe de poursuivre son avancée.

Elle a annoncé espérer signer "très bientôt" l'accord avec Varsovie sur le déploiement d'éléments du bouclier antimissile américain en Pologne.

Le président américain a ajouté que le Secrétaire à la Défense Robert Gates le tenait informé de la distribution de l'aide humanitaire envoyée par les Etats-Unis aux victimes du conflit entre forces russes et forces géorgiennes.

Robert Gates a exclu jeudi le recours à une intervention militaire américaine dans le conflit russo-géorgien mais a averti que les relations américano-russes risquaient d'être affectées à long terme si Moscou ne changeait pas d'attitude.

Le conflit russo-géorgien a commencé le 8 août par une tentative de Tbilissi de reprendre le contrôle sur l'Ossétie du Sud. La Russie a riposté en introduisant ses troupes en Géorgie.

Le plan de paix en six points, approuvé mais non encore signé par le président russe Dmitri Medvedev et Mikheïl Saakachvili le 12 août, prévoit que "les forces militaires russes devront se retirer sur les lignes antérieures au déclenchement des hostilités".

Mais il a suscité des critiques, notamment parce qu'il ne mentionnait pas le respect de l'intégrité territoriale de la Géorgie.

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A Kaboul, Nicolas Sarkozy face aux soldats en deuil LE MONDE | 20.08.08 | 14h10

KABOUL ENVOYÉ SPÉCIAL
Ils ont tué notre petit frère adoré".
Ce sont les paroles du chant entonné par les soldats du Régiment de marche du Tchad à l'approche de la place d'armes du quartier général des forces françaises à Kaboul.
Elles résonnent alors que le président français, Nicolas Sarkozy, s'apprête à rendre hommage aux soldats morts au combat.

C'est ici, mercredi matin 20 août, sous un soleil pesant, que M. Sarkozy réaffirme son choix d'envoyer des renforts militaires français en Afghanistan. "C'est moi qui décide, je me sens responsable, martèle le président français. Toute l'Europe est ici. C'est la paix dans le monde qui se joue ici, et donc la guerre contre le terrorisme et la pauvreté, mais aussi la lutte pour les droits de l'homme, de la femme (...). Si c'était à refaire, je le referais."

Les visages des soldats français confrontés à leur premier drame afghan, qui constituera peut-être un tournant dans l'histoire de l'engagement militaire de la France dans ce pays, sont fermés.

Quelques minutes plus tôt, Nicolas Sarkozy a pu mesurer le choc ressenti par les soldats français lors du recueillement devant les cercueils des victimes.
Entouré des ministres des affaires étrangères, Bernard Kouchner, et de la défense, Hervé Morin, le président a pénétré dans la petite chapelle en bois.

Sur l'une de ses façades figure une adresse, Place de la Boétie. L'intérieur simple et dépouillé offre au regard deux rangées de cinq cercueils couverts d'un drapeau aux couleurs de la France, sur lesquels repose la photographie de chacune des victimes. Leur visage rappelle leur jeunesse. Ils ont 20, 21 et 22 ans. Le petit bénitier en forme de coquillage finit d'habiller la pièce exiguë. Monseigneur Legall, évêque aux armées, rend hommage à la mémoire des morts.

Face à la sortie de la chapelle, les survivants non blessés de l'embuscade attendent que les autorités de l'Etat ressortent et les saluent. Ceux-là, la tête couverte du béret rouge du Régiment de parachutistes de l'infanterie de marine (RPIMA), ont les yeux rougis et semblent, à ce moment, peu goûter les contraintes de la visite officielle.
Pourtant, lorsque MM. Sarkozy et Kouchner se présentent face à eux, les visages sont figés par l'émotion. Les lèvres tremblent.

Le caporal Verger ne parvient pas à retenir ses larmes.
Ses meilleurs amis ont disparu sous ses yeux. Difficile de relater, même à un président, la force des liens tissés entre ses soldats qui ont vécu et combattu ensemble depuis un an et trois mois.
Son voisin, le soldat Tepu, lâche que ces soldats étaient "peut-être des gens simples mais ils sont morts en héros".

Puis le chef de l'Etat s'est rendu à l'hôpital français pour saluer les dix blessés et les cinq valides de la section du 8e RPIMA tombés dans l'embuscade. Il a multiplié les mots de réconfort et rappelé que "la France est derrière ses soldats".

Les regards noirs et fermés semblaient en dire long sur la frustration de ces hommes qui évoqueront, plus tard, lorsque les officiels seront partis, le sentiment d'avoir été "lâchés" sur le terrain.

Mais la visite éclair du président de la République n'avait pas pour seul objectif d'exprimer, par sa voix, l'empathie de la nation. Il s'est efforcé, lors de son allocution sur la place d'armes et face aux médias, de justifier sa décision de répondre à la demande de l'OTAN d'accroître le nombre des troupes françaises en Afghanistan.

Et le briefing à huis clos du général Stollsteiner, le commandant français pour la région de Kaboul, qui a dressé, selon un participant à la réunion, un tableau très sombre de la situation en Afghanistan, n'a pas détourné M. Sarkozy de sa position.

Le président français a conclu sa visite éclair en rendant visite à son homologue afghan, Hamid Karzaï, auquel il a réaffirmé la volonté de la France de rester aux côtés de l'Etat afghan dans sa lutte contre ceux qui ont juré sa perte.
Jacques Follorou Article paru dans l'édition du 21.08.08.

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Des soldats français blessés en Afghanistan évoquent des erreurs
Reuters - 20 août 2008 15.00 Des soldats blessés lors de l'embuscade de Saroubi, en Afghanistan, dénoncent dans Le Monde des erreurs de commandement mais leur hiérarchie sur le terrain invite à prendre du recul avant de tirer une telle conclusion.

Le quotidien, dans son édition datée du 21 août, cite plusieurs soldats rencontrés mercredi matin à Kaboul sous couvert de l'anonymat.

"Il est vraiment facile de juger de très loin dans son fauteuil. Il faut prendre le déroulement de toute l'opération dans le détail, à tête reposée", répond le lieutenant-colonel Bruno Louisfert, adjoint à la communication du général Michel Stollsteiner, commandant de la région de Kaboul.

"Là, on saura exactement quelles améliorations on peut apporter", ajoute-t-il en réponse aux questions des journalistes.

Mardi, le général Jean-Louis Georgelin, chef d'état-major des armées, avait estimé lors d'une conférence de presse à Paris "qu'il n'y avait pas eu d'erreurs des soldats sur le terrain."

Une embuscade tendue par les taliban lundi dans la région de Satori à un convoi à fait dix morts et 21 blessés dans les rangs français.

Selon des témoignages recueillis par Le Monde, le nombre des victimes s'expliquerait par "la lenteur de la réaction du commandement et de sérieux problèmes de coordination."

L'unité de reconnaissance chargée d'approcher le col à pied "est restée sous le feu ennemi pendant près de quatre heures sans renfort", raconte un soldat. "Nous n'avions plus de munitions pour nous défendre avec d'autres autres armes que nos Famas", ajoute-t-il.

Le quotidien ajoute que les frappes aériennes de l'Otan visant à permettre aux soldats de s'extraire du guet-apens ont parfois raté leur cible et "touché des soldats français."

En outre, les communications radio auraient été coupées avec les unités du Régiment de marche du Tchad en appui au sein du convoi.

Pour le Monde, contrairement à la version officielle, les victimes ne sont pas toutes mortes lors des premiers tirs ennemis mais "au fil des affrontements."

"Pour l'instant, ce ne sont que des spéculations. Il faut raison garder, garder la tête froide et prendre du recul", répond le lieutenant-colonel Bruno Louisfert.

Selon lui, les soldats cités par le quotidien n'ont peut-être pas une vision globale des événements.

"Les gens arrivent, c'est extrêmement violent, extrêmement difficile, extrêmement fatigant. Ils ont une vision très parcellaire des choses et parfois contradictoire", dit-il.
Elizabeth Pineau avec Gérard Bon à Paris

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