04 juillet 2013 : Coup d'Etat démocratique, Nicolas Sarkozy "démissionne" du Conseil constitutionnel, son compte de la campagne présidentielle 2012 ayant été courageusement annulé par le dit Conseil (contrairement au compte également nul de Jacques Chirac en 1995).

11 décembre 2012 : Sarko chez les wahabites, avec le bel Attias et sa charmante épouse, pour promouvoir le sport (islamique ?)
27 novembre 2012 : NS dans la guerre picrocholine Copé/Fillon, pour un référendum qui devrait être négatif, et donc confirmer Copé à la tête de l'UMP et l'élimination présidentielle de FC.
08 août 2012 : NS reproche à FH de ne pas faire la guerre en Syrie

________

Un homme politique aussi "remarquable" que Giscard

Henri Guaino, l'inspirateur (bio, mai 2012)
Vers Nicolas Sarkozy avant le 16 mai 2007
Vers Nicolas Sarkozy du 16 mai 2007 au 31 juillet 2008
Vers Nicolas Sarkozy du 1er août 2008 au 1er juillet 2011

Maître Nicolas Sàrközy de Nagy-Bocsa (1955-), divorcé Culioli, divorcé Ciganer-Albéniz, époux Bruni-Tedeschi, chanoine honoraire "très ouvert"

8 mai 2012. NS et FH à l'Arc de Triomphe ; Cécilia se manifeste opportunément ...
6 mai 2012. Battu "honorablement" NS souhaite "bonne chance" au vainqueur pathétique
4 mai 2012. Les sondages incitent les électeurs des gauches de se rendre aux urnes puisque la fourchette est rétrécie et que Sarkozy pourrait peut-être gagner ... malgré le ralliement de Bayrou à Hollande
2 mai 2012. Vigoureuse prestation à la télévision. Les medias "parisiens" continuent de soutenir François Hollande
1er mai 2012. Excellent discours au Trocadéro (avec la plume d'Henri Guaino) ; lourd dérapage d'Axel Kahn
28 avril 2012. La vengeance de Galouzeau et la re-tentative de DSK et Juju qui fait l'âne (?)
25 avril 2012. La Justice de Bobigny provoque la police : réponse de NS et des autres
22 avril 2012. Résultat 1er tour, 27,18% des exprimés. Les sondages annoncent toujours sa défaite au 2ème tour ; la parvenue parachutée fustige ; marche arrière sur "le vrai travail"

Avril 2012 : 1er avril, 115 milliards d'économies ; vendredi 13, mauvais sondages et encore un milliard pour les Corses = "incroyable" ; enfin juste pour les Harkis ; cérémonie militaire nationale pour le communiste Raymond Samuel dit Aubrac, la famille Hollandaise interdit à NS toute parole ; "Qui a trahi trahira", l'abbé Hirsch du RSA vote Hollande ; Fadela Amara vote Hollande, pour remercier son très généreux mentor ? Jalousie de Rama Yade vice-Borloo ... ; Begag "trahit" Bayrou ... etc ...

Mars 2012 : NS à l'aise chez ses ennemis de la gauche caviar canalisée (25.000 euros mensuels pour la nullissime Ariane Massenet ...) ; pendu par l'affairiste Bernard Tapie son obligé ; et remarquablement "aidé" par la "radicale Rama"

Février 2012, campagne présidentielle ouverte, des conseillers com. suicidaires ? : Un Commandant de navire (Costa Concordia ?) au bord de la mer en Grèce (faillite étatique) et, en plus, Carlita qui parle ... (fabuleux, non ?)

Vers Nicolas Sarkozy avant le 16 mai 2007
Vers Nicolas Sarkozy du 16 mai 2007 au 31 juillet 2008
Vers Nicolas Sarkozy du 1er août 2008 au 1er juillet 2011

Maître Nicolas Sàrközy de Nagy-Bocsa (1955-), divorcé Culioli, divorcé Ciganer-Albéniz, époux Bruni-Tedeschi, chanoine honoraire "très ouvert"

04 avril 2012 : Hommage national au conseiller d'Etat directeur de Sciences-Po Paris, Richard Descoings, ancien conseiller gauche caviar de Jack Lang, "très ouvert", notamment à la mondialité libérale, décédé nu dans l'hôtel de luxe Michelangelo, situé sur la 51e rue, en plein cœur de Manhattan, à New York.
22 mars 2012 : Le colonel-préfet Prouteau, fondateur du GIGN des gendarmes, et protecteur de Anne Pingeot, critique le Raid des policiers
19 mars 2012 : Catastrophe à Toulouse ; François Hollande sur le terrain et à la synagogue avec NS ; SOS racisme met indirectement en cause le FN ; les victimes enterrées en Israël
17 mars 2012 : NS à l'aise chez ses ennemis de la gauche caviar canalisée (25.000 euros mensuels pour la nullissime Ariane Massenet ...)
10 mars 2012 : L'islamique libérée Mame Ramatoulaye Yade épouse Zimet, dite Rama Yade, dit non à son généreux mentor
08 mars 2012 : "Petit Louis", le fils de Cécilia(Ciganer-Albéniz, divorcée Martin, divorcée Sarkozy, épouse Attias), "fait le con" à l'Elysée
01 mars 2012 : NS à Bayonne, l'Eta, avec ses idiots utiles, se venge bêtement
15 février 2012 : Déclaration officielle, commandant du bâteau "France Forte" (pas "Costa Concordia" !) ; Morin séduit renonce (+ 0% ?) ; ainsi que le chasseur Nihous
13 février 2012 : Haro des gauches, et de François Bayrou, sur les valeurs traditionnelles , qui séduisent Christine Boutin qui s'allie (+ 0 % ?)
09 février 2012 : Des projets de référendums qui "hérissent" les élites "parisiennes"
08 février 2012 : NS et FH au Crif , les candidats préférés, et les exclus (Marine Le Pen et Eva Joly)
05 février 2012 : Sans Le Pen, égalite entre Sarkozy et Hollande, dans un sondage pour le JDD
31 janvier 2012 : Suite aux commentaires négatifs des medias progression Hollandaise dans un sondage Ifop-Fiducial
29 janvier 2012 : Courageux ou suicidaire ? Une TVA "sociale", pour octobre 2012 ?
27 janvier 2012 : Afghanistan, retrait militaire anticipé pour fin 2013
25 janvier 2012 : Hollande versus Sarkozy 60 versus 40
20 janvier 2012 : Encore 4 morts, pour imposer la liberté démocratique aux afghans ?
16 janvier 2012 : Le fils de Pal et petit-fils de Mallah décoré de la Toison d'Or par le Roi d'Espagne
14 janvier 2012 : La France des SDF, des gays, et des pandas très dispendieux, frappée par la Banque
12 janvier 2012 : Aubry et Sarkozy en connivences à Lille pour condamner Accoyer, le Président de l'Assemblée Nationale, qui a osé dire ses craintes pour l'après présidentielle ...

29 décembre 2011 : Encore deux morts pour sauver les afghanes
23 décembre 2011 : Le Premier ministre islamiste turc Recep Tayyip Erdogan accuse la France de génocide en Algérie
19 décembre 2011 : DSK fait sa politique anti-sarkozy en Chine
09 décembre 2011 : Le Royaume-Uni soutient les banques anglo-saxonnes, qui spéculent contre l'euro
05 décembre 2011 : La Chine nous loue 2 pandas pour un million de dollars par an : C'EST LA CRISE
1er décembre 2011 : Toulon, La France s'appuie sur l'Allemagne pour ne pas tomber
1er novembre 2011 : Le petit-fils du salonicien étant bien entubé par Papandréou François Fillon intervient
27 octobre 2011 : L'Allemagne domine l'Europe et l'Europe est dominée par "les marchés" (et la Chine ?) ...
23 octobre 2011 : La Libye "libérée" sera islamiste, merci Sarkozy
20 octobre 2011 : Sondage politique, Hollande vainqueur à 64 % (???)
17 octobre 2011 : Moody's menace la France
25 septembre 2011 : C'est la crise, 320 millions seulement pour les vendeurs de cigarettes ...
22 septembre 2011 : Ami d'Israël l'"américain" donne des leçons au métis, dit black, Obama
15 septembre 2011 : Libye, la revanche de 1956, N.S. demande l'Union et le pardon, ainsi que la livraison à "la justice" des khadafistes réfugiés au Niger (???), le medef va organiser la reconstruction des cibles de l'Otan ...
07 septembre 2011 : Un 75ème mort en Afghanistan. Les talibans refuseraient-ils toujours la merveilleuse american way of life ?
31 août 2011 : N.S. prévient l'Iran qu'une attaque préventive pourrait l'empêcher d'avoir l'arme nucléaire comme Israël
25 août 2011 : Mini-réforme anti-crise, protestation outragée des gauches, et des medias qui semblent parier sur la victoire du PS à la présidentielle de 2012
16 août 2011 : N.S. bien entubé par l'ancienne communiste reconvertie ?
14 août 2011 : Encore un mort ; Laurent Fabius s'agite
12 août 2011 : En réponse à Margie Sudre Nicolas Sarkozy le dit aux "soldats de la mer" "Grâce à vous, des milliers de victimes innocentes qui auraient été massacrées par un dictateur fou ont été évitées" ; et un 73ème mort
10 août 2011 : Margie Sudre, ancienne ministre gaulliste, s’est rendue à Tripoli : "Cessons de nous mêler de cette guerre qui ne nous concerne pas".
08 août 2011 : C'est la crise et encore deux morts pour "libérer" les afghanes (???)
05 août 2011 : N.S. soutient l'oligarque
02 août 2011 : C'est la crise, seulement, officiellement, trois millions d'euros pour une "rénovation" de l'Elysée ...
21 juillet 2011 : Gros bizous Sarko-Merkel pour les "malheureux" grecs
19 juillet 2011 : Très émouvante cérémonie aux Invalides
14 juillet 2011 : Nicolas Sarkozy Chef des Armées ; un mort de plus ; ingérence d'Eva Joly qui demande la suppression du défilé militaire pour un défilé citoyen (comme en Norvège ?)
12/13 juillet 2011 : Visite expresse et surprise en Afghanistan pour annoncer le retrait partiel de l'armée française ; réponse des islamistes : cinq soldats assassinés
13 juillet 2011 : L'UMP et le PS toujours d'accord avec BHL pour libérer le pétrole de Cyrénaïque

----------------------

Libye : le parlement prolonge l’engagement français
Classé dans Actualités, Monde, planetecampus.com Par Delphine Proust le 13 juillet 2011 à 10:52

Le parlement français a dit oui à la poursuite de la guerre en Libye hier soir, alors que le conflit s’éternise plus que prévu.

A 482 voix contre 27, le parlement français a voté en faveur du prolongement des opérations militaires en Libye. Depuis le 19 mars, les milliers de bombardements n’ont toujours pas réussi à déloger Kadhafi, bien qu’il soit affaibli. Plusieurs de ses proches sont morts et il devient de plus en plus difficile pour le colonel de commander ses troupes de Tripoli. « Non seulement il n’y a pas enlisement en Libye, mais il y a progrès« , a assuré Alain Juppé, le ministre des affaires étrangères. François Fillon également défend cette idée : « partout les Libyens libres gagnent du terrain« .

Bien que les parlementaires de l’UMP et du PS soient d’accord – pour une fois – un tel vote était nécessaire à cause du coût des opérations. Avec les 4.400 soldats engagés, dont 800 en métropole, 40 avions de combat, 8 navires et 18 hélicoptères d’attaque (chiffres rapportés par le Parisien), la France débourse d’énormes sommes d’argent pour aider le peuple libyen à se libérer. France Soir souligne que le surcoût de l’opération pour les caisses publiques est estimé à 160 millions d’euros par l’amiral Edouard Guillaud, le chef d’Etat-major des armées.

Les partisans de Nicolas Sarkozy doivent soutenir la prolongation de l’engagement français car la guerre en Libye est une occasion de redorer le blason de sa politique internationale. L’abandon des interventions militaires serait un échec de plus pour le Président de la République. Attention toute fois à la durée du conflit qui pourrait devenir trop impopulaire à la longue. Pour les français qui ont encore du mal à se relever de la crise financière, les opérations en Libye ne sont pas toujours acceptées car comme dit le proverbe, il faut balayer devant chez soi avant de balayer devant chez les autres.

-------

France / Afghanistan - Article publié le : mardi 12 juillet 2011 - Dernière modification le : mardi 12 juillet 2011 Visite surprise de Nicolas Sarkozy en Afghanistan RFI Avec notre correspondante à Kaboul, Marie Forestier

Le président français Nicolas Sarkozy a effectué ce mardi 12 juillet 2011 une visite surprise en Afghanistan, la troisième dans le pays depuis son élection. « Il faut savoir finir une guerre » a lancé le chef de l'Etat devant les soldats français, affirmant qu'un quart des militaires français en Afghanistan, soit un millier d'hommes, auront quitté le pays d'ici la fin de 2012.

A la fin de sa visite, Nicolas Sarkozy s’est entretenu avec le président Karzaï. Et à l’issue de cet entretien, le président français a annoncé que le district de Surobi sera transféré aux forces afghanes à l’automne prochain.

Plus tôt, lors de sa visite sur la base militaire de Tora, en Surobi, à l’est de Kaboul, Nicolas Sarkozy avait précisé qu’il n’y aurait plus de soldats français en 2014.

Toutefois, il n’y aura peut-être plus de troupes combattantes, mais des forces vont rester en appui des soldats afghans, pour les accompagner dans le processus de transition et en appui pour la formation.

Nicolas Sarkozy veut passer d’un partenariat militaire à un partenariat économique avec l’Afghanistan. Voilà le message que le président français voulait faire passer lors de sa visite de cinq heures à Kaboul. Il a annoncé une coopération entre les deux pays dans l’agriculture, les transports, les mines et l’eau.

Nicolas Sarkozy a rencontré son homologue afghan alors que celui-ci venait d’apprendre la mort de son frère, homme d’affaires controversé, soupçonné d’être impliqué dans le trafic de drogue, qui a été tué ce matin à Kandahar par son garde du corps. Un assassinat ensuite revendiqué par les talibans.

--------

Cinq soldats français tués en Afghanistan Par lefigaro.fr 13/07/2011 | Mise à jour : 14:41

Les militaires ont été victimes d'un attentat suicide dans la province de Kapisa, au nord-est de Kaboul. Un civil afghan a été tué. Quatre autres soldats français et trois civils sont grièvement blessés.

Au lendemain de la visite éclair de Nicolas Sarkozy en Afghanistan, cinq soldats français ont trouvé la mort dans la province de Kapisa. Les militaires, qui protégeaient une assemblée de notables à Joybar, à 35 kilomètres au nord-est de Kaboul, ont été surpris par une attaque suicide. Ces morts portent à 69 le nombre de soldats français tués en Afghanistan depuis 2001. C'est l'attaque la plus meurtrière contre l'armée française depuis l'embuscade d'Uzbin qui avait fait 10 morts en 2008.

«Un terroriste a déclenché sa bombe à proximité des soldats», a précisé l'Élysée dans un communiqué. Un civil afghan a également été tué dans cet attentat. Quatre autres militaires français et trois civils sont eux grièvement blessés. Un responsable de la police locale a indiqué qu'il s'agissait d'un attentat suicide. Les insurgés talibans ont revendiqué l'attentat dans un SMS envoyé à l'Agence France-Presse.

«Un lâche assassinat»

Le président de la République a fait état de «sa grande tristesse» et dénoncé un lâche assassinat. Il «présente aux familles et à leurs proches ses plus sincères condoléances et s'associe à leur douleur. Il souhaite aux blessés un prompt rétablissement.» Il exprime enfin «la détermination de la France à continuer d'oeuvrer au sein de la Force Internationale d'Assistance à la Sécurité pour rétablir paix et stabilité dans ce pays et contribuer à son développement.»

Le président a toutefois confirmé mardi le retrait d'un quart des forces françaises, soit 1000 hommes, d'ici fin 2012. Il a rappelé que l'objectif était un retrait complet des forces internationales d'ici 2014.

--------

Un 14 juillet sous le signe de la sécurité

Au lendemain de la mort de cinq soldats français en Afghanistan, le président Sarkozy a décidé de tenir un conseil de sécurité, juste après le défilé du 14 juillet.

Ce 14 juillet ne ressemblera finalement à aucun autre. 222 ans après la prise de la Bastille, les militaires défilent sur les Champs Élysées. Mais juste après le défilé, le président Nicolas Sarkozy tiendra un conseil de sécurité au palais présidentiel.

Un conseil forcément imposé par l'actualité et la mort, mercredi, de cinq soldats français en Afghanistan. Le chef de l'État doit en profiter pour adapter les conditions de sécurité des soldats français en Afghanistan.

Deux jours après sa visite surprise en Afghanistan, Nicolas Sarkozy entend « organiser les nouvelles conditions de sécurité du travail de nos soldats dans la période de transition qui s'ouvre entre aujourd'hui et le départ des forces françaises d'Afghanistan », a-t-il déclaré tout en assurant que le calendrier de retrait des troupes françaises des collines afghanes ne bougerait pas.

« Je réunirai à midi aujourd'hui un conseil de sécurité avec le Premier ministre, le ministre de la Défense, le chef d'état-major des armées pour que nous organisions les nouvelles conditions de sécurité de travail de nos soldats dans la période de transition qui s'ouvre entre aujourd'hui et le départ des forces françaises d'Afghanistan, a ajouté le président de la République. (…) Il y a donc un nouveau contexte et, face à ce nouveau contexte, il faut de nouvelles mesures de sécurité. »

Mardi, lors de sa visite surprise auprès des troupes françaises déployées en Afghanistan, le chef de l'État avait évoqué le retrait des forces tricolores, fixé pour 2013. « Il faut savoir terminer une guerre », avait assuré Nicolas Sarkozy.

---------

15/07 | 07:00 | Yves Bourdillon lesechos.fr Le 14 Juillet endeuillé par les pertes françaises en Afghanistan

Les cérémonies du 14 Juillet ont été empreintes hier d'une gravité particulière sur les ChampsElysée. Alors que le traditionnel défilé militaire commencé sous le soleil finissait sous la pluie, un nouveau soldat français trouvait la mort en Afghanistan, après le décès la veille de cinq militaires lors d'un attentat suicide.

Le commando marine tué hier, lors d'un accrochage dans la vallée d'Alasay, est le 70 e mort français (et le neuvième en un mois) lors d'opérations militaires dans ce pays depuis le début de l'intervention occidentale après les attentats du 11 septembre 2001. Plus de la moitié des soldats français perdus en opération depuis trente ans l'ont été en Afghanistan.

« J'ai voulu que cette journée soit dédiée à ceux de nos soldats qui sont morts en opération », a affirmé le président Nicolas Sarkozy, qui a annoncé, à l'issue d'un conseil de sécurité auquel ont participé François Fillon, Alain Juppé, Gérard Longuet et le patron des armées, l'amiral Edouard Guillaud, un renforcement de la sécurité des militaires français en Afghanistan. L'attentat de mercredi, au lendemain d'une visite éclair et non annoncée au préalable du chef de l'Etat à Kaboul, a provoqué les pertes les plus importantes de l'armée française dans le pays depuis l'été 2008 (dix morts).

La dégradation de la situation sécuritaire se confirme ainsi en Afghanistan, au moment où les troupes américaines et de l'Otan, qui portent à bout de bras le faible gouvernement de Kaboul, s'apprêtent à retirer progressivement leurs troupes de combat jusqu'à fin 2014.

Les civils, premières victimes

Le conflit afghan est aussi de plus en plus meurtrier, a annoncé hier l'ONU, avec près de 1.500 civils tués au premier semestre de cette année, en hausse de 15 % sur la période correspondante de 2010, qui était déjà l'année la plus meurtrière pour les civils, de loin les premières victimes de cette décennie de conflit. Cette spirale de violences est symbolisée par un nouvel attentat dans la ville de Kandahar, qui a fait 3 morts hier.

Les talibans essaient de démontrer par ces attaques que les troupes afghanes sont incapables d'assurer la sécurité, alors que les forces internationales doivent commencer d'ici quelques jours à leur transférer la responsabilité de la sécurité du pays, un processus progressif censé s'achever à la fin 2014.

Sur les Champs-Elysées, le défilé militaire de la fête nationale, que la France est une des dernières nations occidentales à maintenir, a été l'occasion de rendre un hommage particulier aux unités stationnées outre-mer, en tête de cortège, ainsi qu'aux troupes de retour d'opérations extérieures, en Afghanistan ou en Côte d'Ivoire. La traditionnelle garden-party, supprimée symboliquement l'an dernier pour raison budgétaire, n'a pour sa part pas été rétablie.

Après le défilé, Nicolas Sarkozy a écarté l'idée d'un retrait accéléré des troupes, comme le réclame la gauche depuis quelques jours. « Je comprends l'émotion et je partage cette tristesse devant des jeunes soldats qui sont morts », a concédé le président français, mais « nous avons aussi des valeurs à défendre ». Il a refusé toute accélération du calendrier, qui prévoit le retour d'ici fin 2012 d'un quart du contingent français, soit un millier d'hommes, et le retrait du reste « jusqu'en 2013 ». YVES BOURDILLON, Les Echos

-------

Hommage national aux Invalides aux sept soldats morts en Afghanistan mardi 19.07.2011, 14:33 - La Voix du Nord

Sous une pluie battante, le président Sarkozy est arrivé aux Invalides à 11h00, précédé par les familles des sept soldats qu’il a reçues à l’Elysée. PHOTO AFP. | ARMÉE | Un hommage national a été rendu mardi aux Invalides, à Paris, aux sept soldats français tués la semaine dernière en Afghanistan en présence de Nicolas Sarkozy, François Fillon, et d'une bonne partie de la classe politique unie pour l'occasion.

Sous une pluie battante, le président Sarkozy est arrivé aux Invalides à 11h00, précédé par les familles des sept soldats qu'il a reçues à l'Elysée. Lundi soir, en compagnie du Premier ministre, il avait assisté à l'aéroport d'Orly à l'arrivée des corps et s'était déjà longuement entretenu avec les proches, dans la plus stricte intimité.

En l'église Saint-Louis des Invalides, les cercueils des sept soldats recouverts du drapeau tricolore avaient été alignés sous le dôme, portés par des camarades d'unité. Quelques dizaines de personnes, pompiers ou badauds munis de drapeaux rassemblés sur le pont Alexandre III, les ont salués à leur passage.

« Vous n'êtes pas morts pour rien »

Après la cérémonie religieuse et avant de décorer les soldats tués, le chef de l'Etat leur a rendu hommage dans un discours, citant chacun des sept noms avec leur grade. « Vous n'êtes pas morts pour rien. Car vous vous êtes sacrifiés pour une grande cause. Vous avez défendu les plus belles valeurs de notre pays », a déclaré Nicolas Sarkozy. Lors de la cérémonie, à laquelle assistaient une bonne partie du gouvernement, les présidents des deux assemblées, mais aussi François Bayrou (MoDem) et les socialistes Harlem Désir, François Hollande, Bertrand Delanoë, Mgr Luc Raval, évêque aux armées, a rappelé qu'« être militaire, c'est appartenir à la Nation, exister et agir pour elle, vivre et mourir pour elle ».

« Alors que certains s'interrogent sur l'opportunité d'aller mourir pour les Afghans, voire, nous l'avons entendu, mourir pour rien, nous répondons inlassablement, c'est pour la France que nous mourons », a-t-il ajouté. Les sept militaires honorés ont été tués la semaine dernière, en l'espace de quatre jours, portant à 70 le nombre total des tués depuis le début de l'engagement militaire français en Afghanistan, fin 2001.

Cinq d'entre eux ont été victimes, le 13 juillet, d'un attentat suicide dans la vallée de Tagab en Kapisa (nord-est de Kaboul), le plus grave revers infligé à la France en Afghanistan depuis la mort de dix soldats dans une embuscade tendue par les talibans, à Uzbin, en août 2008. La mort des sept militaires la semaine du 14 juillet a relancé en France la controverse sur la présence française en Afghanistan et le calendrier de leur retrait.

Retrait des troupes avant 2014

Lors d'un déplacement éclair le 12 juillet, Nicolas Sarkozy avait annoncé que les unités combattantes tricolores auraient toutes quitté le territoire afghan en 2014. Il avait promis le départ d'un quart des 4.000 hommes, actuellement déployés, d'ici la fin 2012, conformément au mouvement annoncé par le président Barack Obama pour les troupes américaines. Il a également promis de renforcer la sécurité du contingent pendant cette période de transition. Les principaux responsables de la gauche ont, eux, souhaité un retrait accéléré des troupes françaises.

Mais côté socialiste on voulait mardi mettre entre parenthèses la controverse, au nom de la nécessaire « unité » du pays au côté des familles. « Ces enfants sont morts pour une mission accomplie au nom de la France (...) Ce n'est pas le moment d'évoquer les différends qu'on peut avoir sur la pertinence de cette guerre », a déclaré à France 2 M. Delanoë. Harlem Désir, au nom du PS, dont il est premier secrétaire par intérim, a tenu à s'incliner « devant le courage et l'abnégation de ces hommes qui ont payé de leur vie le service de la patrie », selon un communiqué. Absente de Paris, la candidate à la primaire socialiste Martine Aubry devait déposer une gerbe au monument aux morts de Nîmes, à la mi-journée.

--------

Paris et Berlin s'entendent avant le sommet sur l'euro Par Mathilde Golla lefigaro.fr 21/07/2011 | Mise à jour : 12:54

Angela Merkel a reçu Nicolas Sarkozy à Berlin à la veille d'un sommet des chefs d'Etats européens.

Alors que débutera à 13 heures, un sommet crucial pour la zone euro sur le second plan d'aide à la Grèce , Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont trouvé cette nuit à une «position commune». Sans en dévoiler les détails.

Un premier soulagement est perceptible, ce jeudi matin dans la zone euro, à quelques heures de la réunion des chefs d'Etat européens, à 13 heures, qui doit permettre de jeter les bases du sauvetage de la Grèce. En effet, au terme d'une rencontre marathon de plus de sept heures qui s'est achevée dans la nuit à Berlin, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel se sont mis d'accord sur une «position commune».

Le patron de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet a rejoint le président français et la chancelière allemande, tard dans la soirée, il s'est joint aux discussions.

Pas de taxe sur les banques dans le plan européen

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel n'ont pas présenté le détail du compromis. Ils préfèrent réserver la primeur du contenu de cet accord aux dix-sept pays de l'Union monétaire qui doivent se réunir à Bruxelles. Le consensus franco-allemand servira de base aux négociations entre les pays de l'eurozone.

Reste que l'accord franco-allemand arraché dans la nuit est «un préalable indispensable » à un compromis européen à Bruxelles, a souligné ce matin sur France 2 Valérie Pécresse, ministre du Budget et porte-parole du gouvernement français. «Nous devons absolument trouver une solution pour arrêter la spéculation internationale et stabiliser la zone euro», avait de son côté déclaré dans la soirée le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, à Madrid. Avant d'ajouter: «Si cette zone euro éclatait, ce serait une catastrophe».

Faute de solution sur la Grèce «les conséquences se feront sentir partout en Europe, et au-delà», avait indiqué hier le président de l'exécutif européen, José Manuel Barroso, qualifiant la situation actuelle de «très grave».

«Emprunts de 30 ans»

Le plan en discussion reposerait en partie sur une contribution du secteur privé de 32 milliards d'euros sur trois ans. Il allègerait la dette d'Athènes et permettrait d'allonger la durée des emprunts (jusqu'à trente ans), tout en restant soutenable pour l'économie grecque. Selon les grandes lignes de ce projet, les créanciers privés participeraient activement au sauvetage de la Grèce, mais chacune de ces banques resterait libre de choisir les modalités de sa contribution parmi trois possibilités.

D'ailleurs, le quotidien allemand Bild rapporte que plusieurs dirigeants de grandes banques européennes seront associés aux discussions. Josef Ackermann, l'influent patron de la première banque allemande Deutsche Bank, fera notamment partie des participants au sommet, souligne le journal.

Diversification et hausse des moyens du Fonds de stabilité

En outre, le montant alloué au Fonds européen de stabilité financière, actuellement de 440 milliards d'euros, devrait être relevé. Les Européens pourraient également élargir ses missions . Ce dernier prêterait à Athènes de quoi racheter sa propre dette sur le marché, pour un prix généralement évoqué de 60% de leur valeur faciale.

Une telle option présenterait l'avantage de diminuer le poids de la dette du pays pour lui permette de retrouver la croissance et, à terme, la solvabilité. Le fonds pourrait aussi réduire les taux d'intérêt et allonger les échéances de ses prêts à la Grèce, souplesses dont l'Irlande et le Portugal pourraient ensuite bénéficier.

Le suspens durera encore quelques heures, l'accord entre les pays de l'eurozone étant attendu dans la soirée. Mais déjà, après la réunion franco-allemande, l'euro se redrese légèrement à 1,4254 dollars.2 août 2011 | 04h00

-------

2 août 2011 | 04h00 charentelibre.fr Elysée: travaux avant fin de bail

Pour son dernier rendez-vous avant la trêve estivale, le gouvernement s'est réuni hier non pas à l'Elysée, mais à l'Hôtel de Marigny, tout proche.

Car des travaux de rénovation sont en cours dans le palais présidentiel, résidence officielle de tous les présidents de la République depuis 1874.

Si le détail n'en a pas été rendu public, on sait que le bâtiment, construit au 18e siècle est constamment adapté aux besoins de ses nouveaux occupants. Le prochain bail démarre en 2012...

-------

Timochenko : la France préoccupée AFP Publié le 05/08/2011 à 21:35 lefigaro.fr

La France est "vivement préoccupée" par l’arrestation de l'ancien premier ministre et opposante ukrainienne Ioulia Timochenko, placée aujourd'hui en détention provisoire par un tribunal de Kiev où elle est jugée pour abus de pouvoir.

"Nous nous interrogeons sur les motivations du procès qui lui est fait. En particulier, le respect des droits de la défense ne nous parait pas assuré", a déclaré Christine Fages, porte-parole adjointe du ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. "Comme nous l’avons constamment souligné, le respect de l’état de droit est un élément clé de la construction du partenariat entre la France, l’Union européenne et l’Ukraine", a-t-elle ajouté.

Ioulia Timochenko est accusée d'avoir outrepassé ses pouvoirs de premier ministre en 2009 en autorisant, sans l'approbation du gouvernement, la signature de contrats sur l'importation de gaz russe à un prix trop élevé et donc très désavantageux pour Kiev.

Le président du tribunal a donné aujourd'hui satisfaction au parquet qui avait réclamé l'incarcération de Timochenko en raison de violations répétées aux injonctions du tribunal. L'opposante a dénoncé sans relâche des poursuites politiques au cours du procès qui s'est ouvert le 24 juin, et qui a été critiqué dès le début par les Etats-Unis et l'Union européenne

-------

Publié le 08/08/2011 08:03 | La Dépêche du Midi Afghanistan. Deux soldats français tués

Le triste décompte des soldats français morts en Afghanistan a encore augmenté. Hier, deux de nos militaires ont été tués, et cinq autres blessés, lors d'un accrochage avec des insurgés. Légionnaires du 2e Régiment étranger de parachutistes de Calvi en Corse, les soldats effectuaient une opération de contrôle dans la zone de Kapisa, dans l'est du pays, lorsque les insurgés les ont attaqués.

Nicolas Sarkozy a présenté « aux familles et à leurs proches ses plus sincères condoléances ». Outre les deux Français, deux autres militaires de l'Otan, dont les nationalités n'ont pas été précisées, ont également été tués dans le sud du pays. Ces décès surviennent alors que samedi, l'Otan a connu sa journée la plus noire depuis le début du conflit avec la mort de 30 soldats américains, 7 militaires afghans et un civil dans un accident d'hélicoptère. Suite à ces événements, le chef de l'État français a tenu à réaffirmer « la détermination de la France à continuer d'œuvrer au sein de la Force internationale d'assistance à la sécurité pour rétablir paix et stabilité dans ce pays ».

La France, arrivée en Afghanistan lors des opérations menées pour renverser le régime taliban après les attentats du 11 septembre 2001, a annoncé en juin dernier un retrait progressif de ses 4 000 soldats présents sur le territoire, dans le sillage des États-Unis qui feront partir le tiers de leurs troupes d'ici l'été 2012. L'année prochaine, le gouvernement français prévoit de retirer un quart de ses effectifs. Harlem Désir, premier secrétaire du PS par intérim, a répété, quant à lui, la volonté des socialistes de retirer rapidement « nos soldats, sans attendre la fin de l'année 2014 ».

Le décès des deux soldats survenu hier porte à 72 le nombre de Français morts en Afghanistan depuis le début du conflit. Lors de la seule semaine du 14 juillet, sept soldats français, dont quatre de Midi-Pyrénées, avaient trouvé la mort dans un attentat suicide. Un hommage, présidé par Nicolas Sarkozy, avait été rendu aux Invalides.

--------

Les marchés financiers plongent sous le coup de la note abaissée des USA Publié le 08-08-11 à 18:10 Modifié à 18:18 lenouvelobs.com

LONDRES (AP) — Les marchés financiers ont de nouveau chuté lundi sous l'effet de la dégradation de la note du crédit des Etats-Unis en fin de semaine dernière, qui a pesé plus lourd que le soulagement apporté par le rachat d'obligations italiennes et espagnoles par la Banque centrale européenne (BCE).

Par contrecoup, le cours de l'or, considéré comme une valeur refuge, a atteint un niveau record de 1.718,20 dollars l'once lundi à New York.

Les principaux décideurs de la politique financière mondiale se sont déclarés prêts à agir pour réduire les incertitudes sur les marchés mais cela n'a pas suffi à rassurer les investisseurs, sous le choc de la décision de Standard & Poor's d'abaisser vendredi soir la note de la dette souveraine américaine d'un cran, de AAA à AA+.

Les économistes ignorent encore quel sera l'impact exact de cette dégradation mais elle pourrait notamment entraîner une hausse des taux d'intérêts sur le crédit hypothécaire, ce qui nuirait au marché immobilier américain, déjà en mauvais état. Pour l'heure, les deux autres grandes agences de notation financière, Moody's et Fitch, restent sur AAA, la meilleure note.

Le président Barack Obama, qui n'a pas encore commenté la décision de Standard & Poor's, devait s'exprimer sur l'état de l'économie américaine lundi à 19h (17H GMT) depuis la Maison Blanche.

La décision risquée de la Banque centrale européenne (BCE) de racheter des obligations italiennes et espagnoles a seulement momentanément réduit la pression à la vente en Europe.

A Wall Street, le Dow Jones des valeurs industriels perdait 284 points à la mi-journée, et le Standard & Poor's 500 reculait de 2,9% à 1.165 points.

Partout se manifestait le même refus du risque, les investisseurs se détournant de l'euro tandis que le dollar et le franc suisse restaient forts.

La dégradation de la note de S&P ne semble en revanche pas avoir eu un impact trop important sur les bons du Trésor américains, dont le rendement à dix ans baissait même.

En Europe, les regards sont fixés sur l'Italie et l'Espagne, respectivement troisième et quatrième économies de la zone euro, dont les marchés craignent un défaut de paiement.

Les courtiers estiment que la BCE a racheté pour environ 2 milliards d'euros d'obligations de ces deux pays, ce qui a fait baisser le rendement des bons à dix ans de 0,75 point de pourcentage pour l'Italie, à 5,25%, et de 0,91 point pour l'Espagne, à 5,14%.

Les ministres des Finances et gouverneurs des banques centrales des pays du G-20 se sont engagés lundi à "prendre toutes les initiatives nécessaires de manière coordonnée pour soutenir la stabilité financière et promouvoir une croissance économique plus forte".

De nombreux analystes estiment toutefois que les efforts internationaux risquent d'être insuffisants pour calmer les marchés, qui redoutent notamment une nouvelle récession mondiale et la dégradation des notes du crédit d'autres pays de la zone euro.

-------

10.08.2011 nouvelobs.com Libye - Bravo Margie Sudre !

L’ancienne eurodéputée Margie Sudre, ancienne ministre, s’est rendue à Tripoli.

Elle a constaté de visu, ce que nous disons et dénonçons depuis des mois. Et dire que ça fait polémique. Du n’importe quoi. Allez dons à Tripoli constater par vous-même les massacres de l’OTAN ! Une vraie femme d’honneur.

Elle a déclarée: « Nous avons rencontré des familles de civils bombardés par la coalition et constaté que les dépôts de nourriture avaient été touchés ». L’ancienne considère que « la communauté internationale a outrepassé le mandat de l’ONU« . Ajoutant: « il ne s’agit plus de défendre les populations civiles mais de les attaquer. Cessons de nous mêler de cette guerre qui ne nous concerne pas ».

Elle était accompagnée de l’ex-député européen Michel Scarbonchi. Les deux s’élèvent contre l’intervention de la France en Libye. Pour elle encore : « Nous avons été contactés par une ONG libyenne pour mieux nous rendre compte de la situation dans le pays. (…) Nous sommes arrivés en avion à Djerba, en Tunisie, puis nous avons roulé quatre heures en direction de Tripoli. Là, nous avons rencontré des familles de civils bombardés par la coalition et constaté que des dépôts de nourriture avaient été touchés. Kadhafi était au courant de notre présence, mais nous ne l’avons pas vu, certainement pour des raisons de sécurité ».

Et là, que nous disent les va-t-en-guerre ? Que le voyage a été financé par la fille Kadhafi, Aïssa. Et alors ? Au lieu de saluer un voyage humanitaire, nous préférons soutenir une guerre dite humanitaire ? Les journalistes français sont devenus fous.

---------

Vendredi 12 Août 2011 - 18:11 Zinfos 974 Ludovic Grondin Sarkozy répond à Margie Sudre : La France continuera à agir en Libye

"La France ira au bout de sa mission" en Libye, a promis aujourd'hui Nicolas Sarkozy en visite sur le porte-avions, Charles de Gaulle. Une explication de texte à l'adresse des hommes politiques français invités récemment en Libye dont faisait partie l'ex-secrétaire d'Etat à la francophonie, Margie Sudre.

Le voyage de Margie Sudre en libye la semaine dernière, suivi d'une prise de position pour le moins radicale - demandant au chef de l'Etat de retirer les forces françaises des opérations militaires en Libye - n'a pas plu à Nicolas Sarkozy. Le Président de la République ne s'est pas fait prier pour recadrer les interventions des élus français de retour de Libye.

La France va "maintenir son effort contre le régime du colonel Mouammar Kadhafi, grâce au repositionnement de son armée de l'air en Sicile et en Crète", a annoncé ce matin le chef de l'Etat en visite sur le Charles de Gaulle.

"Notre effort militaire va demeurer constant", a-t-il assuré. "Notre volonté ne faiblira pas. Nous n'en avons pas le choix et nous n'en avons pas le droit. Nous sommes engagés dans la défense du peuple libyen", a-t-il rappelé. Un peuple qui a "droit à la liberté après 41 ans de dictature".

"Une guerre qui ne nous concerne pas"

Margie Sudre, tout comme trois anciens députés européens, le radical de gauche Michel Scarbonchi et l’ancien maire de Montélimar (Drôme) et le président du Parti radical valoisien, Thierry Cornillet, s'est rendue la semaine dernière en Libye, invitée par une ONG libyenne sponsoriée par la fille du dictateur Mouammar Kadhafi.

Alors que la France intervient dans ce pays depuis le mois de mars avec un mandat de l'ONU, Margie Sudre avait douté de la pertinence de l'intervention française. "Je considère que la communauté internationale a outrepassé le mandat de l’ONU. Il ne s’agit plus de défendre les populations civiles mais de les attaquer. Cessons de nous mêler d’une guerre qui ne nous concerne pas", avait déclaré l'ancienne secrétaire d'Etat à la francophonie.

--------

Sarkozy sur le Charles-de-Gaulle auprès des "soldats de la mer" de retour de Libye Modifié le 12-08-11 à 18:26 nouvelobs.com

Nicolas Sarkozy a accueilli vendredi le porte-avions Charles de Gaulle, de retour de mission au large de la Libye, et rendu hommage à "l'extraordinaire endurance" de ses "soldats de la mer" engagés dans un conflit contre "un dictateur fou", le colonel Kadhafi.

Parti pour le golfe de Syrte le 20 mars, au lendemain de l'annonce par Paris d'une action militaire contre la Libye de Kadhafi, qui promettait "des rivières de sang" pour mater la rebellion dans son pays, le porte-avions nucléaire est rentré vendredi après-midi à son port d'attache de Toulon (Var).

Il devrait rester "plusieurs semaines" à quai pour entretien, selon les autorités militaires, qui ne précisent pas s'il repartira.

Quelques heures avant l'accostage, le chef de l'Etat s'est fait héliporter sur le navire de guerre, à quelques dizaines de nautiques des côtes varoises. Le ministre de la défense Gérard Longuet, le maire (UMP) de Toulon Hubert Falco et le chef d'Etat-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud, l'accompagnaient.

Devant les quelque 2.000 marins du bâtiment, dont environ 200 femmes, M. Sarkozy a longuement salué le travail accompli par ces "soldats de la mer", comme il les a appelés.

"Au cours de ces cinq mois, vous avez démontré votre extraordinaire endurance", leur a-t-il lancé, évoquant leur "savoir-faire" et leur "ténacité hors du commun", qui leur a permis de "maintenir au meilleur niveau de disponibilité opérationnelle ce navire fantastique, avec ses deux chaufferies nucléaires et sa vingtaine d'aéronefs de combats".

Les dix Rafale, six Super-étendards et deux avions radars (Hawkeye) du Charles de Gaulle ont mené plus d'un millier de sorties (770 attaques au sol et 356 de reconnaissance) au-dessus de la Libye.

"Grâce à vous, des milliers de victimes innocentes qui auraient été massacrées par un dictateur fou ont été évitées", a assuré M. Sarkozy.

"Votre action a été déterminante, elle a rassuré, elle a protégé le peuple libyen. Il n'y a qu'à voir l'image de la France auprès de peuple libyen et des autres capitales arabes également", a-t-il ajouté.

"Aux cotés de nos alliés, la France ira jusqu'au bout de sa mission. Notre volonté ne faiblira pas", a également affirmé M. Sarkozy. "Pour être efficace, cette présence exige de s'inscrire dans la durée", a-t-il martelé, assurant que "dans les prochaine semaines, notre effort militaire va demeurer constant".

"Evidemment, la cause de la démocratie pourrait connaître bien des fronts, nous le savons tous", a-t-il dit, en allusion à la situation en Syrie. En Libye, "sans l'accord des Nations unies, nous ne serions pas intervenues", a-t-il tenu à réaffirmer.

Selon le président Sarkozy, "notre force est respectable parce qu'elle est légitime. C'est la différence entre la force d'une démocratie et les forces barbares".

Ces paroles ont été bien accueillies par les marins, dont beaucoup ont confié leur "fierté" après les avoir entendues, notamment Jonathan Decoux, jeune fusilier marin de 24 ans, ou Clark, 28 ans, un pilote de Rafale dont c'était "le baptême de feu" et qui ne peut révéler que son "nom de guerre".

"Pour nous, c'est une vraie reconnaissance", a résumé Mélanie Olschewski, 26 ans, qui a choisi de devenir commissaire de la marine après des études de sciences politiques.

Le président Sarkozy est reparti au bout de deux heures, après son discours et un déjeuner en compagnie des représentants de l'équipage, avec des cadeaux: un polo siglé "Harmattan", le nom de l'"opération française en libye, et deux layettes... une rose et une bleue, pour le bébé à qui Carla Bruni-Sarkozy doit donner naissance cet automne.

--------

Le 73ème soldat tué en Afghanistan est d’origine comorienne Publié : vendredi 12 août 2011 à 18:15 - Modifié : 12/08/2011 à 18:42 linfo.re

Le soldat qui est tombé hier en Afghanistan se nomme Facrou Housseini Ali. Ce militaire d’origine comorienne appartenait au 19ème régiment du génie de Besançon. Il a été tué lors de l’explosion d’un engin explosif, en Afghanistan, près de Tagab.

L’armée française continue d’enregistrer des pertes humaines en Afghanistan. Trois nouveaux soldats sont tombés en moins d’une semaine, alors que le contingent entre dans sa dixième année de présence dans le pays.

La semaine noire du 14 juillet, au cours de laquelle sept soldats ont trouvé la mort, dont cinq dans un attentat suicide, est encore dans les esprits. Dimanche dernier, deux légionnaires ont été tués lors d’un affrontement avec les talibans.

Après le naufrage d’un boutre au large de la Grande Comore, le pays pleure un autre de ses enfants. Il s’agit d’un caporal chef du 19è Régiment du génie de Besançon, Facrou Housseini Ali, 32 ans, qui a été tué par un engin explosif, qui a fait quatre blessés.

Son décès porte à 73 le nombre de militaires français morts en Afghanistan depuis fin 2001. L’année 2011 est la plus meurtrière avec 21 tués. Avec l’annonce par le président Sarkozy du retrait d’ici fin 2012 d’un quart des 4.000 soldats français, et la pression de l’opposition qui réclame un retrait accéléré, chaque nouveau mort suscite pourtant des interrogations.

Une cérémonie en l’honneur des deux légionnaires tués dimanche était prévue dans leur régiment de Calvi (Haute-Corse) ce vendredi à 18 heures (heure de la Réunion).

--------

Un soldat français tué dimanche en Afghanistan par un tir d'insurgé (AFP) – 14 août 2011 12.00

PARIS — Un soldat français a été tué dimanche en Afghanistan par un tir d'insurgé, au cours d'une mission d'appui à l'armée nationale afghane, en Kapisa (nord-est), a indiqué l'Elysée dans un communiqué.

Ce nouveau décès porte à 74 le nombre de soldats français morts en Afghanistan depuis fin 2001. Onze d'entre eux ont été tués au cours du seul dernier mois, marqué notamment par la semaine noire du 14 juillet durant laquelle sept soldats français ont trouvé la mort.

"C'est avec une très grande tristesse que le président de la République a appris la mort ce matin d'un lieutenant du 152ème Régiment d'Infanterie de Colmar, en Afghanistan. Au cours d'une mission d'appui à l'armée nationale afghane, en Kapisa, un tir d'insurgé l'a mortellement touché", indique la présidence dans son communiqué. Le chef de l'Etat "présente à sa famille et à ses proches ses plus sincères condoléances et s'associe à leur douleur".

"Ces opérations récentes bien que meurtrières n'entament pas la résolution de la France" et "traduisent l'intensité de combats désespérés des insurgés", affirme également l'Elysée.

Né en 1974 à Rennes, le lieutenant Camille Levrel, 36 ans, avait notamment servi au Kosovo (2001), une première fois en Afghanistan en 2002 et au Tchad (2004). Il était à nouveau en Afghanistan depuis le 31 mai.

Selon l'état-major à Paris, une centaine de militaires afghans conduisaient dimanche matin une opération de fouilles dans le sud de la Kapisa, à une dizaine de km au sud de Tagab, "dans une zone où les insurgés harcèlent les forces de sécurité afghanes et la population".

Plusieurs sections de militaires français étaient engagées "en appui" de l'Armée nationale afghane (ANA), quand l'un des soldats français "a été touché et tué par le tir isolé d'un insurgé", a précisé à l'AFP le porte-parole adjoint de l'état-major, le commandant Bertrand Bonneau.

Ce type d'opération "entre dans le cadre de la préparation du transfert aux Afghans de la sécurisation de la zone", a-t-il souligné.

Selon le porte-parole du contingent français en Afghanistan, le lieutenant-colonel Eric de Lapresle, le lieutenant Levrel a été tué vers 08H30 (locales) près du village d'Omarkhel.

Dans son communiqué, le chef de l'Etat exprime "la détermination de la France à continuer d'oeuvrer au sein de la Force Internationale d'Assistance à la Sécurité pour rétablir paix et stabilité dans ce pays et contribuer à son développement".

Le Premier ministre François Fillon et le ministre de la Défense Gérard Longuet, ont également présenté leurs condoléances à la famille du soldat tué, dans des communiqués distincts. M. Fillon réaffirme notamment "que la France est déterminée à tenir ses engagements et à poursuivre ses actions au profit du peuple afghan et aux côtés de ses alliés".

A l'instar des Etats-Unis, la France, comme l'a annoncé le président Nicolas Sarkozy, doit retirer d'ici la fin 2012 le quart de ses troupes engagées en Afghanistan, soit environ 4.000 personnes actuellement.

--------

Sarkozy et Merkel proposent leur remède pour sauver l'euro TF1news Par Olivier Levard le 16 août 2011 à 18:22

En direct - Les deux dirigeants souhaitent un véritable gouvernement de la zone euro et proposent notamment ce mardi une taxe sur les transactions financières ou un "impôt sur les sociétés commun".

Ils étaient attendus sur des mesures concrètes, ils en auront trouvé. Suffiront-elles à rassurer sur l'avenir de la zone euro ? Sous pression, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont fait mardi une liste de propositions qu'ils souhaitent faire adopter par leur partenaires européens à l'issue d'un sommet à Paris. Au coeur de la tempête qui ébranle les places financières, ils proposent une plus grande intégration budgétaire afin d'éviter une désintégration de la monnaie unique. Voici leurs principales propositions :

Une taxe sur les transactions

La France et l'Allemagne vont proposer au mois de septembre que l'Union européenne instaure une taxe sur les transactions financières, a déclaré le président français à l'issue de ce sommet bilatéral sur la gouvernance de la zone euro. "Les ministres des Finances allemand et français déposeront sur la table des instances européennes une proposition commune, dès le mois de septembre prochain, de taxe sur les transactions financières", a déclaré Nicolas Sarkozy.

Un gouvernement de l'euro

La France et l'Allemagne vont proposer à leurs partenaires européens la création d'un "véritable gouvernement de la zone euro", a annoncé Nicolas Sarkozy. Les deux dirigeants ont proposé que ce nouveau gouvernement économique, qui sera nommé pour deux ans et demi, soit dirigé par l'actuel président de l'Union européenne Herman Van Rompuy. Cette proposition sera formulée dans une lettre qui lui sera adressée dès mercredi matin.

Règle d'or pour tout le monde

France et l'Allemagne vont proposer que les 17 pays membres de la zone euro adoptent la "règle d'or" sur l'équilibre budgétaire avant l'été 2012, a annoncé Nicolas Sarkozy. Le Premier ministre François Fillon prendra les "contacts nécessaires" avec les différentes forces politiques françaises pour voir si un consensus est possible pour faire adopter cette "règle d'or", a-t-il précisé.

Pas d'euro-obligations pour le moment

Les euro-obligations ou "eurobonds" ne sont pas la meilleure solution pour résoudre la crise de la dette souveraine , a déclaré mardi Angela Merkel. Elle a donc rejeté la possiblité dans l'immédiat pour l'Union européenne d'émettre directement des emprunts. Elle a estimé en outre que les Etats de la zone euro devraient modifier leurs politiques budgétaires si Bruxelles le jugeait nécessaire. "Les eurobonds un jour, peut-être, mais à la fin d'un processus d'intégration, pas au début du processus d'intégration", a dit, pour sa part, le président français.

Confiance !

Par auilleurs, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont dit mardi être confiants dans la croissance de la zone euro, alors que la hausse du PIB de leurs deux pays a pratiquement calé au deuxième trimestre.

Un accueil plutôt favorable

L'euro est remonté nettement face au dollar mardi, effaçant ses pertes de la journée, lors de la conférence de presse du président français et de la chancelière allemande.

--------

plan d'austérité français - latribune.fr Frank Paul Weber 25/08/2011 | 18:44 - L'austérité Fillon ? "Bien mais peut mieux faire" juge l'étranger

Lors d'une conférence de presse à Matignon, François Fillon a annoncé 12 milliards d'euros d'économies et de recettes supplémentaires pour 2011 et 2012. Parmi les mesures annoncées, une contribution "exceptionnelle" de 3% sur les plus hauts revenus (revenu fiscal de 500.000 euros et plus), qui sera en vigueur jusqu'à ce que le déficit soit ramené à 3% du produit intérieur brut.

A l'étranger, les économistes accueillent favorablement la révision à un niveau "réaliste" des prévisions de croissance. Mais insuffisant pour éviter à la France de perdre son triple A. Florilège. Le plan d'économies annoncé par François Fillon ? "Bien mais peut mieux faire" commentent en substance les économistes à l'étranger.

Sous le titre "la France en rajoute - mais pas assez", l'économiste de la Commerzbank, Jutta Kayser-Tilosen, estime que les mesures annoncées mercredi soir par le Premier ministre français "devraient permettre d'abaisser un peu plus nettement le niveau de déficit. Mais les mesures ne vont pas suffire pour atteindre l'objectif de déficit de 4,5 % du PIB en 2012 car la croissance prévue pour ce faire de 1,75 % est selon nous trop optimiste (nous prévoyons 1,5 %)".

Et pour 2013 et un déficit de 3 % du PIB visé par Paris, "la France doit procéder à d'autres coupes budgétaires" rappelle l'économiste allemande.

Elle note toutefois en conclusion "qu'à travers des réformes ciblées le pays a le plus amélioré, parmi tous les pays industrialisé, ces cinq dernières années sa position comme site d'investissement, sur la base de l'index de la Banque Mondiale (Doing Business)".

Pour François Cabau, économiste chez Barclays Capital à Londres, "la première impression est positive". Il apprécie notamment que Paris ait révisé à la baisse ses prévisions de croissance "de façon plus réaliste" (1,75 % en 2011 et 2012 contre 2 et 2,25 % prévus précédemment).

Il juge aussi que Paris peut mieux faire : "avec plus de 500 niches fiscales estimées par le gouvernement comme coûtant un manque à gagner d'environ 75 milliards d'euros par an et 45 milliards par ailleurs sur le versant social, il est clair pour nous que la France a une marge de manœuvre pour remplir ses objectifs budgétaires".

"Nous considérons que c'est seulement une question de volonté politique", tiraillée entre la nécessité de "rassurer les marchés financiers que le plan d'assainissement budgétaire est réaliste" et "ne pas serrer trop la ceinture à quelques mois de la prochaine élection présidentielle"...

Jennifer McKeown, économiste à Capital Economics à Londres, est, elle, beaucoup plus pessimiste.

"Les dernières mesures d'austérité françaises pourraient fournir quelques assurances aux marchés mais il est improbable qu'elles éviteront à la France de perdre sa note AAA au bout du compte" écrit l'analyste. Elle aussi considère une projection de croissance de 1,75 % pour 2012 comme "trop optimiste" : nous nous attendons à seulement 0,5 % en 2012". Elle regrette aussi l'absence de détails sur comment Paris entend réduire à 3% son déficit en 2013.

"L'un dans l'autre, associé à une opposition publique probable à ces mesures annoncées, la note de la France reste sur un terrain mouvant. Et peut-être que le plus grand risque pour les finances publiques françaises provient -il du dehors : les dettes italienne et espagnole représentant 130 % du PIB français, l'Hexagone peut difficilement se permettre de renflouer l'un ou l'autre"...conclut l'économiste londonienne.
Pas de quoi se reposer sur ses lauriers à Matignon.

---------

Politiques et syndicats critiquent le plan d’austérité de François Fillon Le 25 août 2011 par Barbara Leblanc usinenouvelle.com

Le gouvernement veut économiser jusqu’à 11 milliards d’euros en 2012 liens sponsorisés Face au plan d'économies de 11 milliards d'euros en 2012, les réactions se multiplient.

Au Parti socialiste, la candidate à la primaire Martine Aubry déplore que le gouvernement réduise les déficits mais en augmentant les risques d’une récession. "On peut faire de la relance à condition de la financer", précise-t-elle. Pour son opposant à la primaire, François Hollande, ces mesures sont davantage du bricolage que de la cohérence. "Le plus grave, c'est qu'il n'y pas de cap, pas de stratégie" de la part du gouvernement, estime-t-il.

Benoît Hamon, porte-parole du parti, dénonce le cynisme des mesures annoncées. Selon lui, "le vrai bilan de ce gouvernement, c'est 0 % de croissance et 4 millions de chômeurs. Et parmi les mesures qu'il propose, la taxe sur les hauts revenus est emblématique de son cynisme puisqu'elle ne rapportera à l'Etat que 200 millions d'euros en 2012, quand le chèque fait aux plus riches" avec la réforme de l'impôt sur la fortune "est de 1,8 milliard d'euros".

Le président du Modem, François Bayrou, qualifie ce programme d’austérité de "plan de rustines qui n’est pas à la hauteur de la gravité de la situation de la dette".

Pour Jean-Louis Borloo, président du Parti radical, les mesures d’économies ne sont "pas à la hauteur des enjeux soulevés par la crise financière de cet été". Selon lui, elles "ne permettront pas le nécessaire rééquilibrage entre taxation du travail et taxation du capital". Il note tout de même qu’un "certain nombre de mesures semble aller dans le bon sens". Il ajoute que le nouveau coup de rabot de 10% sur une série de niches fiscales dans le budget 2012 mérite d’être détaillé.

La candidate d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à la présidentielle, Eva Joly, considère pour sa part que ces mesures sont avant tout cosmétiques et confirment la défaite de l’idéologie du candidat Sarkozy. " explique-t-elle.

Du côté du Medef, on regrette "la répartition déséquilibrée des efforts entre l’Etat, les collectivités locales et la Sécurité sociale d’une part et les ménages et les entreprises d’autre part". Par ailleurs, il déplore certaines mesures défavorables à la compétitivité. Par exemple, "l’augmentation du forfait social risque de pénaliser le partage de la valeur ajoutée dans l’entreprise et d’aboutir à confondre intéressement et participation avec le salaire".

Pour la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME), ce qui est critiquable c’est avant tout l’augmentation du coût du travail. Elle "regrette l’intégration des heures supplémentaires dans le calcul annuel des allégements généraux de charges qui se traduira par une augmentation du coût du travail pour les entreprises concernées".

Quant à la CFDT, on juge le "plan déséquilibré". Pour Marcel Grignard, numéro deux du syndicat, "les efforts demandés aux salariés sont assez conséquents" tandis que ceux "demandés aux entreprises et aux très hauts revenus sont beaucoup plus faibles".

---------

Nucléaire: Sarkozy prévient l'Iran AFP Mis à jour le 31/08/2011 à 17:54 | publié le 31/08/2011 à 17:54 lefigaro.fr

Le président français Nicolas Sarkozy a averti aujourd'hui l'Iran de la possibilité d'"une attaque préventive" contre ses sites nucléaires, s'il maintenait ses ambitions dans ce domaine, tout en estimant qu'une telle opération provoquerait "une crise majeure".

"Ses ambitions militaires, nucléaires et balistiques constituent une menace croissante qui pourrait conduire à une attaque préventive contre les sites iraniens, qui provoquerait une crise majeure dont la France ne veut à aucun prix", a-t-il déclaré au cours de la conférence annuelle des ambassadeurs de France.

Renforcement des sanctions

Le président n'a pas cité les pays qui pourraient être tentés par une telle opération militaire visant les sites nucléaires iraniens. Nicolas Sarkozy s'est également prononcé pour un nouveau renforcement des sanctions contre Téhéran. "L'Iran refuse de négocier sérieusement. L'Iran se livre à de nouvelles provocations. Face à ce défi, la communauté internationale doit apporter une réponse crédible. Elle le peut si elle fait preuve d'unité, de fermeté et que les sanctions sont plus dures encore. Nous aurions tort d'en sous-estimer les effets qui sont chaque jour plus perceptibles", a-t-il affirmé.

L'Iran a développé un ambitieux programme nucléaire qui, selon les Occidentaux, a des visées militaires. Téhéran réplique qu'il s'agit d'un programme dont le but est exclusivement civil.

-------

Afghanistan.75e soldat français tué letelegramme.com 8 septembre 2011

Un lieutenant du 17e Régiment du génie parachutiste de Montauban, âgé de 36 ans, a été tué, hier, en Kapisa (nord-est de l'Afghanistan). Un affrontement avec les insurgés s'est déclaré lors d'une «opération de fouille», dans une «zone à partir de laquelle les insurgés tirent quelquefois des roquettes sur les bases opérationnelles avancées françaises et afghanes qui sont dans la région», a expliqué le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l'état-major.

Plusieurs militaires ont été blessés, dont trois sérieusement. Selon le colonel, «une quinzaine d'insurgés ont été neutralisés dont cinq tués».
Par ailleurs, une journaliste de TF1, Patricia Allemonière, a été légèrement blessée. Le décès du lieutenant parachutiste porte à 75 le nombre de soldats français tués en Afghanistan depuis 2001.

--------

Libye : accueilli en héros, Sarkozy prône l'"unité" du pays Par F.A., le 15 septembre 2011 à 18h31 , mis à jour le 15 septembre 2011 à 19h34 lcitf1.fr

Accueilli par une foule en liesse, il a salué la soif de liberté des jeunes libyens.

Initiateur de l'intervention de l'Otan contre le colonel Kadhafi, le chef de l'Etat est arrivé ce jeudi à Tripoli avant de se rendre à Benghazi. Nicolas Sarkozy a retrouvé sur place le Premier ministre britannique, David Cameron. Au menu : bains de foule et congratulations.

La visite a été brève, mais elle marquera probablement les esprits de la nouvelle Libye. Moins d'un mois après la chute de Mouammar Kadhafi, Nicolas Sarkozy et David Cameron, les deux fers de lance de l'intervention militaire, ont été les premiers leaders étrangers à se rendre ce jeudi dans le pays. Et c'est peu dire qu'ils ont été accueillis en héros. "Mercie Sarkousi" et "Thank you Daevie" (avec les fautes dans le texte) pouvait-on lire sur les pancartes déployées à Tripoli, la capitale, puis à Benghazi, le fief de la rébellion. Arrivés séparément en milieu de matinée à Tripoli, Nicolas Sarkozy et David Cameron ont tout d'abord visité un hôpital où sont soignées des victimes de la guerre civile. Ils ont ensuite rencontré Moustapha Abdeljalil, le président du Conseil national de transition (CNT) avant de tenir une conférence de presse. Dans l'après-midi, ils se sont rendus à Benghazi pour le moment le plus fort de leur court voyage. Plusieurs milliers de personnes les attendaient sur la Place de la Liberté dans une ambiance digne d'un match de football. Après de courtes interventions, ils ont pu tester leur popularité en prenant un long bain de foule.

Accents gaulliens

Lors de ces deux différentes interventions, Nicolas Sarkozy a appelé à l'"unité". A Tripoli, il a ainsi demandé aux Libyens d'éviter toute "vengeance" ou "règlements de comptes". A Benghazi, prenant des accents gaulliens, il a assuré croire dans une "Libye unie, pas dans une Libye divisée". Il a également affirmé que la France soutiendrait le désir des peuples arabes à se battre pour leur liberté, citant la Syrie en premier lieu. Se félicitant également d'arriver dans un pays "libre", David Cameron a promis d'aider à la traque de Mouammar Kadhafi, toujours introuvable.

Face à la polémique surgie ces derniers jours sur un partage secret des richesses en hydrocarbures de la Libye avec les pays qui ont aidé l'insurrection (donc la France et le Royaume-Uni), Nicolas Sarkozy a fermement répliqué. "Je voudrais dire à l'ensemble des opinions publiques arabes qui nous écoutent qu'il n'y a eu aucun accord, qu'il n'y a eu aucun dessous de table quant aux richesses de la Libye, que nous-mêmes nous ne demandons aucune préférence et aucun passe-droit", a-t-il lancé, qualifiant de "faux" les documents publiés par Libération le 1er septembre.

-------

Paris demande au Niger de livrer les proches de Kadhafi publié le 15/09/2011 à 19:47, mis à jour à 19:47 lexpresse.fr

La France va demander la coopération du Niger concernant les proches de Mouammar Kadhafi ayant trouvé refuge dans ce pays, a déclaré jeudi Nicolas Sarkozy lors d'une visite éclair en Libye.

"Le président du CNT (Conseil national de transition libyen) nous a demandé d'intervenir (auprès du Niger)", a dit le président français lors d'une conférence de presse à Tripoli. "Cela sera fait demain (vendredi)."

La demande de Nicolas Sarkozy "sera examinée selon les conventions de la loi internationale", a répondu Massaoudou Hassoumi, directeur de cabinet de la présidence nigérienne.

Joint par Reuters, il a souligné que Niamey avait déjà pris contact directement avec le CNT, dont une délégation est attendue depuis plusieurs jours au Niger.

Plusieurs proches de Mouammar Kadhafi, dont l'un de ses fils, Saadi Kadhafi, se sont réfugiés au Niger voisin.

Massaoudou Hassoumi a souligné que jusqu'a présent aucun des 32 proches de l'ancien régime accueillis au Niger n'était poursuivi pour crimes.

Mohamed Bazoum, ministre des Affaires étrangères du Niger, s'est étonné que le CNT fasse appel au président français sur cette question.

"Le CNT n'a pas besoin de demander cela au président Sarkozy, nous sommes beaucoup plus proches de la Libye que de la France parce que la Libye est notre voisin", a-t-il dit dans un entretien téléphonique à Reuters.

Concernant Saadi Kadhafi, il a assuré qu'il n'y avait pas de demande, "ni du CNT, ni de la part du gouvernement français".

"Saadi Kadhafi est sous le coup de sanctions, il est interdit de voyager, ses avoirs sont gelés par l'Onu, donc il ne peut pas voyager sans que nous nous concertions avec l'Onu", a-t-il expliqué.

Le ministre a précisé que ses services étudiaient la possibilité d'accorder aux proches de l'ancien régime libyen le statut de réfugié politique.

"En attendant, ils sont interdit de faire la politique, d'être activistes et de prendre part au conflit qui se déroule dans leur pays", a-t-il dit. Emmanuel Jarry, avec Mark John à Niamey et John Irish à Paris, édité par Gérard Bon

-------

mefe.com 06.09.11 - Libye : les entreprises françaises veulent participer à la reconstruction

Près de 400 entreprises françaises, ainsi que les dirigeants des directions géographiques du Ministère des Affaires Etrangères et de la Direction Générale du Trésor se sont réunis mardi 6 septembre au MEDEF pour une rencontre sur la situation en Libye en septembre 2011 et les projets du Conseil National de Transition.

Autour de Monsieur François Gouyette, Ambassadeur et chef de la Cellule Libye au Ministère des Affaires Etrangères, Jacques de Lajugie, Ministre conseiller pour les affaires économiques, Chef du service économique régional pour le Moyen-Orient et Représentant des donateurs de l’OCDE auprès du Comité Directeur du Mécanisme Financier Temporaire pour la Libye (TFM), ou d’Antoine SIVAN (par liaison téléphonique de Benghazi), envoyé spécial de la France auprès du Conseil National de Transition, les entreprises ont pu échanger sur les conséquences de la crise, l’avenir politique du pays ou la future reconstruction.

Des groupes de travail seront prochainement mis en place pour appuyer les entreprises dans leur stratégie de retour en Libye avant de prévoir l’organisation de délégation.

-------

Palestine : coup de patte français, sérénité américaine Par Laure Mandeville Mis à jour le 22/09/2011 à 08:33 | publié le 22/09/2011 à 07:28

Malgré des désaccords sur la méthode, Obama et Sarkozy sont prêts à avancer ensemble sur la Palestine.

Le moins que l'on puisse dire est que le président Nicolas Sarkozy n'a pas mâché ses mots mercredi, pour dénoncer la «méthode» employée depuis 20 longues années sous la supervision de Washington pour tenter de résoudre le conflit israélo-palestinien. «Il faut arrêter de croire qu'un seul pays fusse-t-il le plus grand, ou qu'un petit groupe de pays peuvent résoudre un problème d'une telle complexité», a-t-il lancé sans ambages, une formule qui ressemblait fort à une pierre posée dans le jardin de l'Amérique.
Face à une Assemblée générale qui a applaudi son discours avec beaucoup plus de force que celui du président Obama, le dirigeant français a aussi souligné les dangers qu'un veto américain au Conseil de sécurité pourrait avoir sur la rue palestinienne et arabe, si le président Mahmoud Abbas rentrait à Ramallah avec cette seule réponse à sa demande de reconnaissance dans ses bagages. C'est la crainte d'un embrasement qui a d'ailleurs poussé Nicolas Sarkozy à proposer d'offrir «une solution intermédiaire», c'est à dire un statut d'Etat observateur pour la Palestine.

Mais ce qui frappait mercredi, c'est que les Américains n'ont nullement semblé s'offusquer de ce coup diplomatique français, ou s'ils en ont pris quelque ombrage, ils se sont bien gardés d'en faire état publiquement. Dans ses remarques à la presse après sa rencontre avec Sarkozy, Obama a au contraire vanté le leadership français pendant la crise libyenne et la bonne coopération entre les deux pays, tandis que Sarkozy faisait assaut de compliments envers son hôte, vantant son courage et son absence d'arrogance.

Un discours «robuste»

Lors du briefing organisé mercredi soir par la Maison Blanche à l'hôtel Waldorf Astoria, le conseiller d'Obama pour les communications stratégiques Ben Rhodes a de son côté loué les «idées constructives» de Nicolas Sarkozy, soulignant que le président Obama et son homologue français partageaient «le même sens de l'urgence» sur la nécessité d'une reprise de la négociation et entendaient coopérer étroitement dans les jours à venir, pour tenter de sortir de l'impasse. «Le président Sarkozy est un leader qui donne son avis très franchement, cela indique son désir d'être un catalyseur», a dit Rhodes, parlant d'un discours «robuste».
Mais le conseiller d'Obama n'a nullement semblé estimer que le désir des Français d'élargir le groupe de pays associés à la résolution du conflit bafouait leur propre méthode, rappelant au contraire que les Etats-Unis n'avaient cessé d'agir en ce sens, notamment à travers le Quartette. Rompant avec le scepticisme traditionnel des Américains pour les grandes conférences internationales sur le Moyen Orient, il a même été jusqu'à préciser que l'administration accueillerait positivement la conférence des pays donateurs que la France a proposé d'organiser à l'automne dans le cadre de son initiative.
Rhodes a toutefois réïtéré clairement l'opposition du président Obama à un processus de reconnaissance unilatérale à l'ONU, seul point réel sur lequel la divergence avec la France est forte.

Ce ton consensuel était inhabituel pour une Amérique qui a parfois du mal à partager le leadership. Mais depuis le succès de l'affaire libyenne et de la Côte d'Ivoire, la Maison Blanche, toute entière absorbée par ses problèmes intérieurs et son credo de «reconstruction de la nation américaine» semble penser qu'un partage des tâches sur les dossiers n'est pas la plus mauvaise des solutions.
Ben Rhodes a d'ailleurs souligné à plusieurs reprises que la position française n'avait pas été une vraie surprise car ces idées n'avaient cessé d'être discutées entre alliés ces derniers mois, au cours de consultations étroites permanentes. Une manière, peut-être, de diluer l'initiative Sarkozy.

Selon des sources proches de l'Elysée, malgré la « nuance tactique» l'opposant à la France sur la question de l'ONU, le président Obama n'est finalement peut-être pas si mécontent de voir les Européens prendre l'initiative. En tentant de faire «bouger les lignes», le plan Sarkozy offre en effet un possible ballon d'oxygène permettant d'espérer utiliser le temps bureaucratique qui séparera le dépôt de la requête d'Abbas au Conseil de sécurité du moment où elle sera examinée, pour relancer des négociations directes.
Il permet aussi à l'Amérique de s'en tenir de son côté à sa menace de veto. Un geste crucial pour Obama, alors qu'il s'efforce de convaincre son électorat en plein doute, qu'il reste l'ami indéfectible d'Israël. Alors qu'il est tout entier fixé sur les enjeux électoraux de 2012, le président américain ne paraît pas trop inquiet de laisser son «ami Nicolas» prendre la lumière

-------

L'Etat vient en aide aux buralistes via le contrat d'avenir Créé le 25/09/2011 à 10h30 RTL.fr

L’État et les buralistes ont signé un contrat d'avenir pour un montant de 320 millions d'euros.

Une enveloppe indispensable pour les buralistes, qui pointent du doigt un marché parallèle en pleine expansion. Le gouvernement a d'ailleurs décidé de renforcer la lutte contre la contrebande, mais aussi d'augmenter une nouvelle fois le tarif du tabac dans le cadre de son plan anti-déficit. Celui-ci a annoncé deux hausses de 6% du prix des cigarettes, le 3 octobre prochain puis en 2012, qui doivent fournir à la Sécurité sociale des recettes supplémentaires.

-------

Moody's menace la note Aaa de la France, Bruxelles rassureLEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 18.10.11 | 06h34 • Mis à jour le 18.10.11 | 18h50 lemonde.fr

L'agence d'évaluation financière Moody's Investors Service a donné, lundi 17 octobre, un premier coup de canif à la sacro-sainte note Aaa de la France. "Au cours des trois prochains mois, Moody's va surveiller et évaluer cette perspective stable [de la note du pays], au regard des progrès effectués par le gouvernement pour mettre en œuvre" les mesures annoncées de réduction du déficit budgétaire, souligne l'agence de notation dans un communiqué.

La France bénéficie actuellement de la meilleure note possible de la part de Moody's (soit Aaa), comme de la part de ses grandes concurrentes Standard & Poor's et Fitch Ratings. Cette note élevée lui permet d'emprunter sur les marchés dans des conditions très favorables pour financer ses déficits budgétaires.

--------

Dépêches Aujourd'hui à 6h52 lexpress.fr Présidentielle: Hollande à 39%, Sarkozy à 23, Le Pen à 19 au 1er tour, selon un sondage

PARIS (AFP) - François Hollande recueille 39% des intentions de vote au 1er tour de la présidentielle 2012, distançant de 16 points Nicolas Sarkozy (23)%, lui-même talonné par Marine Le Pen (19%), selon un sondage BVA pour Orange, la presse régionale et RTL à paraître jeudi.

Au second tour, le candidat du PS l'emporterait avec 64% des voix contre 36% au président sortant.

Avec 39% au 1er tour, François Hollande progresse de huit points depuis juillet, alors que Nicolas Sarkozy stagne au niveau de 23% sur cette période.

Nicolas Sarkozy, constate BVA, "ne profite absolument pas" du "resserrement de l'offre politique à droite", Jean-Louis Borloo ayant renoncé entretemps et aucun de ses concurrents possibles à droite n'ayant été testé dans cette enquête. Ceux-ci totalisaient 14% des intentions de vote en juillet dernier.

La présidente du Front national Marine Le Pen progresse de trois points, alors que, commente BVA, "l'on parle moins d'elle qu'au printemps dernier". Elle "se rapproche dangereusement" de Nicolas Sarkozy, ajoute l'institut.

Malgré la défection de Jean-Louis Borloo, François Bayrou progresse à peine (7%, +1). François Hollande "capte l'essentiel du potentiel de voix disponible au centre droit", en conclut BVA.

Jean-Luc Mélenchon obtiendrait 6% des voix (+ 2), Eva Joly 4% (- 1), Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) 2%, Philippe Poutou autour de 0%.

Au 1er tour, le total des voix de gauche atteint 51%, et celui des voix de droite (FN compris) à 42%, sans compter le MoDem à 7%. "Le rapport gauche-droite se trouve totalement bouleversé", l'enquête de juillet ayant attribué 53% à la droite, contre 41% à la gauche et 6% au MoDem.

Au second tour, relève l'institut, François Hollande enregistrerait "d'exceptionnels reports de voix de la gauche et de très bons reports de François Bayrou", à raison des deux tiers des électeurs du candidat centriste votant au second tour, mais aussi de 45% de ceux de Marine Le Pen.

Sondage réalisé par téléphone les 17 et 18 octobre auprès de 753 personnes inscrites sur les listes électorales, tirées d'un échantillon de 950 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

---------

Angela seul maître à bord 24 octobre 2011 Presseurop

La presse européenne est unanime : lors du sommet de Bruxelles du 23 octobre, c’est la chancelière allemande qui a dicté ses conditions à ses partenaires — France comprise — pour sortir l’euro et les pays les plus endettés de la crise.

"Nicolas Sarkozy cède à Angela Merkel pour permettre une réponse à la crise de l’euro" : ainsi Público, à Lisbonne, synthétise le résultat du sommet européen du 23 octobre. Le président français a cédé à l'"Intransigeance allemande", et les discussions se sont limitées aux points de friction :
Hier, le débat a atteint le point où on se demandait s’il fallait demander l’aide de la Chine…L’atmosphère était également marquée par la détermination d’Angela Merkel de ne pas dévier de sa propre stratégie. Elle ne l’a pas fait pour l’essentiel, et sa stratégie n’a pas changé : imposer l’austérité et la discipline aux pays endettés est le seul chemin pour sortir de la crise. Qu’il s’agisse du Portugal, de la Grèce, de l’Italie ou de l’Espagne, voire de la France. Ce qu’il y a de nouveau, c’est que de plus en plus de voix s’élèvent pour protester contre cette attitude. Les pays de l’UE revoient leur croissance à la baisse et la menace d’une récession se fait plus forte. Mais Berlin reste absolument indifférente

En Grèce, Eleftherotypia considère que le Premier ministre Georges Papandréou et son ministre des Finances Evangelos Vénizélos faisaient "figure de simples figurants à Bruxelles", où "les européens ont organisé [la] guillotine volontaire de la Grèce". Son confrère To Ethnos dénonce quant à lui à la Une "le chantage de Merkel" :
La chancelière fait tout pour imposer son régime de rigueur et ne se rend pas compte des conséquences. Et pour les Grecs, cela signifie une austérité de très longue durée.

Autre "mauvais payeur" mis en cause, l’Italie. L'analyste Marta Dassù reconnaît dans La Stampa que le seul pays qui a le poids et les instruments pour conduire l’Europe hors de la crise de l’euro, c’est encore l’Allemagne, qui, sur ces thèmes "est pieds et poings liés à son propre Parlement" :
L’union monétaire pourra franchir la crise actuelle uniquement si les pays qui la mènent aujourd’hui — à commencer par l’Allemagne — augmentent leur taux de solidarité […] et uniquement si les pays endettés augmentent leur taux de crédibilité — les réformes — et leur discipline budgétaire. De ce point de vue, le double sommet de ces jours-ci marque un progrès potentiel, du moins sur le papier. Si le plan allemand fonctionne, une Europe à plusieurs niveaux naîtra, avec un noyau dur fondé sur l’euro et sur des institutions en partie séparées de celles de l'Europe à Vingt-sept.

En Espagne, El Periódico affirme à la Une que "L’euro se rend à Merkel". Pour le quotidien catalan, la chancelière "a imposé ses vues" lors du sommet de dimanche :
Angela Merkel et la BCE se sont opposés catégoriquement à la possibilité d’un financement illimité de la BCE [pour les pays en difficulté] car, à leur sens, il constituerait une violation des traités de l’UE, qui interdisent à la BCE de financer la dette publique des Etats membres.
Nicolas Sarkozy, malgré le soutien de l’Espagne et d’une majorité des pays de la zone euro, s’est vu contraint de céder face au bloc formé par l’Allemagne, les Pays-Bas, la Finlande et la BCE.

Côté allemand, pour la Süddeutsche Zeitung, l’Europe regarde pour la première fois depuis le début de la crise dans le miroir de la vérité. Et ce qu’elle voit n’est pas encourageant, c’est même un "abîme", écrit le quotidien de Munich:

Malgré les milliards qui sont débloqués sur le papier, il ne faut pas oublier que peu importe la quantité d’argent qu’on mobilise, cela ne sauvera pas l’euro. On ne fait qu’acheter du temps pour résoudre les problèmes de fond. Il faut stopper l’éloignement économique des 17 Etats membres ; pour cela, il faut une gestion solide. Comme le temps presse, le sommet de ce mercredi [26 octobre] doit introduire les véritables changements, comme la création d’un Commissaire au budget puissant et indépendant que de nombreux pays revendiquent. Berlin, qui réclame de changer les traités pour commencer, fait courir le risque que la dérive de l’euro ne se transforme en chute.

Die Welt défend quant à lui le point de vue du gouvernement allemand :
Si les uns veulent imprimer de l’argent au lieu de rendre leurs économies pérennes, les autres devront payer la note. La confiance des citoyens et des marché ne reviendra que quand tous les membres de l’euro suivront les règles de la stabilité – ou quitteront le club.

En France, Libération estime que la crise de l'euro a révélé l’asymétrie du couple franco-allemand, à l’avantage de Berlin :
Dans ce vieux couple franco-allemand, l’un domine désormais clairement l’autre. Cela ne date pas tout à fait d’hier : l’euro avait été conçu dès l’origine à partir du Deutsche Mark et d’une culture singulière de la monnaie, marquée par le drame de l’hyperinflation des années 1930 et la faillite de la politique. Mais cette domination avait été tempérée par la force et le culot de cette aventure collective de la monnaie unique.
Avec la violence de la crise financière, le masque est tombé. Vu d’outre-Rhin, la place, la parole et l’influence de la France ont été dégradées. Les solutions défendues par l’Elysée pour tenter de résoudre la crise de l’euro — aussi pertinentes soient-elles — n’en ont que plus de mal à s’imposer. N’en déplaise à l’activisme résolu du président français qui colle à la chancelière en toutes occasions, notre crédibilité financière en a pris un sérieux coup.

--------

Crise de la dette: la zone euro arrache un accord, les marchés soulagés liberation.fr 27 octobre 2011 10.07

Nicolas Sarkozy, la chancelière allemande Angela Merkel, la directrice générale du FMI Christine Lagarde et le chef de file des ministres des Finances de la zone euro Jean-Claude Juncker ont dû intervenir personnellement dans la nuit pour trouver un compromis avec les banques, alors que les discussions étaient enlisées.

BRUXELLES (AFP) - La zone euro est parvenue dans la douleur à boucler jeudi matin un plan anticrise censé assurer sa survie, qui passe par une forte réduction de la dette de la Grèce et la mobilisation de 1.000 milliards d'euros pour empêcher la contagion.

Les marchés boursiers européens ont salué cet accord en s'envolant lors des premiers échanges, dopés par le bond des valeurs bancaires. La Bourse de Tokyo a clôturé en hausse de 2,04%.

"Je crois que le résultat sera accueilli avec soulagement par le monde entier qui attendait des réponses fortes de la zone euro", a déclaré le président français Nicolas Sarkozy au terme de près de dix heures de tractations lors d'un sommet sous haute tension à Bruxelles. Sans cela, il y aurait eu "une possible catastrophe", a-t-il estimé. "Je pense que nous avons pu être à la hauteur des attentes et que nous avons fait ce qu'il fallait faire" pour l'euro, a renchéri la chancelière allemande Angela Merkel.

Dans le détail, les dirigeants européens ont réussi à lever in extremis un blocage portant sur un point central de leur système de défense face à la crise qui déstabilise la monnaie commune depuis deux ans: l'effacement d'une partie de la dette grecque détenue par les banques créancières du pays.

L'accord conclu porte sur un renoncement de 50% de leurs créances, soit cent milliards d'euros sur un total d'endettement public du pays de 350 milliards d'euros.

Athènes recevra en outre de nouveaux prêts de l'Europe et du FMI de 100 milliards d'euros également d'ici à fin 2014, dans le cadre d'un programme qui remplace celui de 109 milliards d'euros décidé en juillet. "Une nouvelle ère s'ouvre pour la Grèce", a déclaré le Premier ministre grec Georges Papandréou.

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et Christine Lagarde, la directrice générale du FMI, ont dû intervenir personnellement dans la nuit pour trouver un compromis avec les banques, alors que les discussions étaient enlisées. Les négociations ont été "très dures", aux dires de M. Papandréou.

Le 21 juillet, un premier accord avait été trouvé avec les banques en vue de réduire de 21% la dette grecque qu'elles détiennent.

Mais cela ne suffit plus et le pays est aujourd'hui étranglé. D'où les efforts depuis plusieurs semaines pour aller beaucoup plus loin.

L'Allemagne a exercé une pression intense, exigeant un effort le plus important possible, supérieur à 50%, et menaçant les banques de passer par la manière forte si nécessaire, à savoir une restructuration imposée de la dette grecque.

La France et la Banque centrale européenne s'y sont opposées par crainte d'un effet domino dans toute l'Europe.

En échange de l'effort demandé au secteur bancaire, un accord a été trouvé pour recapitaliser les établissements qui en auraient besoin. Concrètement, les besoins ont été chiffrés à 106 milliards d'euros par l'Autorité bancaire européenne (EBA). Toutefois, les marchés estiment qu'ils sont nettement supérieurs. Le FMI a lui-même parlé de 200 milliards d'euros.

Au-delà, les pays de la zone euro ont décidé de démultiplier la puissance de feu de leur Fonds de secours financier pour les pays en difficulté en la portant à 1.000 milliards d'euros dans un premier temps.

Cette enveloppe doit permettre d'éviter que la crise de la dette ne gagne l'Italie et l'Espagne.

Actuellement, le Fonds de secours (FESF) est doté d'une capacité de prêts théorique de 440 milliards d'euros, enveloppe jugée insuffisante face à l'ampleur des turbulences.

Les pays de la zone euro ont opté pour un mécanisme permettant de mobiliser davantage de fonds, sans que les Etats ne dépensent plus: un "effet de levier".

En l'occurrence, cela consistera à offrir un système d'assurance-crédit aux investisseurs pour les inciter à acheter de la dette publique d'Etats fragiles en garantissant une partie de la dette.

A ce dispositif serait ajouté un autre mécanisme, un fonds spécial adossé au FMI et accueillant les contributions de pays émergents comme la Chine et la Russie. Le sujet est politiquement très sensible et ce dernier volet est impossible en l'état à chiffrer.

La Chine et la Russie ont fait état de leur intérêt et le chef de l'Etat français, Nicolas Sarkozy, a prévu de s'entretenir de ce sujet avec le président chinois Hu Jintao jeudi.

Le Japon a également promis jeudi son aide car "une Europe stable est dans l'intérêt de notre pays", selon son ministre des Finances, Jun Azumi. Il n'est pas certain néanmoins que le montant de 1.000 milliards d'euros suffise à rassurer durablement les marchés financiers. Ils attendaient à l'origine le double.

Dernier volet du système anticrise: la zone euro compte sur la poursuite du soutien de la BCE, qui actuellement maintient à flot l'Italie et l'Espagne en rachetant leur dette publique sur les marchés pour éviter que les taux d'emprunt obligataires ne s'envolent.

L'Italien Mario Draghi, qui doit succéder début novembre à Jean-Claude Trichet, a signifié mercredi qu'il poursuivrait sur la même voie en maintenant les mesures "non conventionnelles" de l'institut monétaire face à la crise.

M. Sarkozy s'est "réjoui" de ces déclarations qui montrent que la BCE est "derrière" les décisions qui ont été prises. Le rôle de la BCE dans les mécanismes de lutte contre la crise de la dette a été au centre d'un bras de fer franco-allemand ces dernières semaines, Berlin refusant que l'institut participe directement au FESF.

--------

Référendum grec : François Fillon regrette un geste "unilatéral" LEMONDE.FR avec AFP | 02.11.11 | 16h42 • Mis à jour le 02.11.11 | 16h56

François Fillon a affirmé mercredi 2 novembre que la France regrettait l'annonce "prise de façon unilatérale" par le premier ministre grec, Georges Papandréou, d'organiser un référendum, estimant qu'Athènes devait dire "vite et sans ambiguïté s'ils choisissent" de rester dans la zone euro.

"Bien sûr, (...) en démocratie, se tourner vers le peuple est toujours légitime, mais nous regrettons, et je veux le dire solennellement (...), cette annonce prise de façon unilatérale sur un problème qui engage tous les partenaires de la Grèce", a déclaré M. Fillon à l'Assemblée nationale.

Estimant, comme Nicolas Sarkozy la veille, que la décision grecque avait "surpris toute l'Europe", le premier ministre a estimé qu'il ne s'agissait "pas de reprocher au premier ministre grec de vouloir organiser un référendum" mais "d'avoir négocié pendant des heures et des heures pour aboutir à un accord signé à l'unanimité [au sommet de Bruxelles des 26 et 27 octobre] sans jamais indiquer à ses partenaires de l'UE la possibilité d'organiser ce référendum". Selon le porte-parole du gouvernement grec, M. Papandréou avait pourtant informé ses partenaires européens de ses intentions, sans préciser toutefois la date de son annonce.

UNE RÉPONSE RAPIDE "ET SANS AMBIGUÏTÉ"

"C'est une décision qui peut être très lourde de conséquence, pour la Grèce d'abord et pour l'Europe elle-même", a relevé François Fillon, qui répondait aux questions des présidents de groupe de l'Assemblée.

En conséquence, "les Grecs doivent dire vite et sans ambiguïté s'ils choisissent ou non de conserver leur place dans la zone euro", a-t-il fait valoir. "Les Grecs doivent comprendre que l'Europe ne peut pas rester de longues semaines suspendue à la réponse qu'ils donneront au référendum."

Il faut "rappeler aux peuples européens, et singulièrement au peuple grec, qu'on ne peut pas être dans l'Europe pour bénéficier de sa solidarité et à côté de l'Europe pour échapper à sa discipline à laquelle chaque nation doit consentir", a encore prévenu M. Fillon, suscitant des applaudissements dans l'hémicycle.

"QUE LES TERMES SOIENT CLAIRS"

"Je souhaite qu'un discours de vérité soit tenu, il n'y a pas de décision simple et immédiate aux problèmes de la Grèce, il y a un chemin du redressement qui sera nécessairement long et qui exigera des sacrifices importants mais dans lequel les Etats européens sont prêts à jouer leur rôle", a-t-il jugé.

Enfin, d'après le premier ministre, "si référendum il doit y avoir, il faut que les termes de ce référendum soient clairs : entre la solidarité européenne, qui est offerte en contrepartie d'efforts, et le choix de la faillite nationale, il faut choisir".

--------

À Toulon, Nicolas Sarkozy a tenté de rassurer Berlin et les électeurs français Par Julien PEYRON le 01/12/2011 - 22:07 France24.com

Alors que les tractations se poursuivent entre Paris et Berlin pour sauver la zone euro, Nicolas Sarkozy a prononcé, ce jeudi à Toulon, un discours mêlant thèmes de campagne et projets de réformes européennes.
Le discours était attendu, le cadre solennel et emblématique – le zénith de Toulon où trois ans plus tôt Nicolas Sarkozy avait pointé les "dérives" du système financier mondial. À cinq mois de l’élection présidentielle, et au plus fort de la crise des dettes souveraines en Europe, le président français a de nouveau fait halte dans le premier port militaire français pour dresser un scénario de sortie de crise pour la France et la zone euro. Un cadre parfait pour celui qui veut tenir le rôle de capitaine à la barre en pleine tempête financière.

Destinées à justifier sa politique vis-à-vis de l’Allemagne, les déclarations du chef de l’État ont toutefois principalement porté sur les problèmes nationaux, prenant, la plupart du temps, des airs de meeting de campagne. L’opposition a d’ailleurs répété ces derniers jours qu’elle n’y voyait qu’une tentative, par le désormais "président-candidat", pour redresser le cap dans les enquêtes d’opinion.

Bien qu’aucune annonce fracassante n’ait été faite, Nicolas Sarkozy a promis aux Français un discours de "vérité", mot qui est revenu à de nombreuses reprises. "Un nouveau modèle de croissance" est nécessaire pour faire face à la crise, a-t-il indiqué. D’un air grave, il a annoncé l’ouverture d’"un cycle de désendettement qui ramènera le balancier de l’économie vers le travail et la production". Ainsi, il convoquera en janvier prochain un sommet pour l’emploi avec tous les partenaires sociaux, afin de "répondre à la crise par le travail".

Il a en effet beaucoup été question de travail dans les propos du président français. Reprenant presque mot pour mot un slogan de sa campagne de 2007, il a invité les concitoyens à "travailler plus longtemps", à "travailler davantage et pas moins". Il en a profité pour vanter son bilan, notamment la réforme des retraites qui ne pouvait "plus être reportée", la réforme du financement de notre modèle social étant devenu, selon lui, "une urgence absolue".

La question du financement des retraites a été l’une des nombreuses flèches décochées en direction de l’opposition, le projet électoral du Parti socialiste prévoyant de réinstaurer la retraite à 60 ans sous certaines conditions.

Une réunion Sarkoy–Merkel lundi à Paris

Concernant l’Europe, les mesures portant sur la refonte de la zone euro, qui étaient attendues pour le prochain sommet européen du 9 décembre, pourraient finalement intervenir dès lundi 5 décembre. Nicolas Sarkozy a en effet annoncé qu'il recevrait lundi à Paris la chancelière Angela Merkel pour que les deux chefs d’État fassent ensemble "des propositions franco-allemandes pour garantir l'avenir de l'Europe".

Outre ceci, pas d’annonce primordiale, mais des pistes de réflexion visant à faire avancer les discussions avec l’Allemagne, sans pour autant heurter l’opinion publique française.

Entre Paris et Berlin, les négociations battent toujours leur plein pour établir un projet commun qui ferait à la fois la part belle à l’orthodoxie budgétaire, chère à l’Allemagne, et donnerait davantage de prérogatives à la Banque centrale européenne (BCE), comme le souhaite Paris.

Sur ces négociations, le président français est resté flou ce jeudi à Toulon. C’est du moins l’avis d’Antoine Vauchez, du centre européen de sociologie et de sciences politiques de la Sorbonne, qui, contacté par FRANCE 24, assure que ces zones d’ombres sont une manière de "garder une marge de manœuvres dans les tractations". "Il s’agissait de donner des gages à l’Allemagne, notamment concernant l’indépendance de la Banque centrale européenne et une éventuelle révision des traités" analyse-t-il, ajoutant que ce discours a "peut-être été donné trop tôt".

L’un des principaux points d’achoppement entre les deux pays porte sur la volonté de l’Allemagne de confier à la Cour de justice européenne le pouvoir de sanctionner le non-respect du pacte de stabilité par les États membres. "Sur cette position, difficile à accepter pour Paris car entraînant une perte de souveraineté, Nicolas Sarkozy est également resté ambigu" estime Antoine Vauchez.

Entre se montrer rassurant envers l’Allemagne - "L'Europe a besoin de plus de solidarité mais plus de solidarité exige plus de discipline" - , tout en affichant son intention de protéger la souveraineté française - "la refondation de l'Europe, ce n'est pas la marche vers plus de supranationalité"-, la marge de manœuvre est décidément étroite pour Nicolas Sarkozy.

Couchés sur le papier par la plume d’Henri Guaino – à qui on doit les grands discours du candidat puis du président, les mots de Nicolas Sarkozy ont dû être attentivement écoutés à Berlin, où Angela Merkel s’apprête à se plier au même exercice vendredi au Bundestag. Néanmoins, la tâche s’annonce moins aisée pour la chancelière allemande, dont l’auditoire, composé des députés allemands, devrait se montrer moins enthousiaste qu’un zénith rempli de militants de la majorité présidentielle. L’enjeu, lui, sera le même : convaincre les élus et l’opinion publique de la justesse du futur plan de sortie de crise franco-allemand.
URL Source: http://www.france24.com/fr/20111201-toulon-nicolas-sarkozy-rassurer-berlin-electeurs-francais-zone-euro-crise

-------

La France loue deux pandas à la Chine Publié le 05/12/2011 | 09:23, mis à jour le 05/12/2011 | 10:24 francetv.fr

Après cinq ans de négociations au sommet (notedt, c'est nous qui soulignons la connerie), la France doit bientôt accueillir un couple de pandas chinois.
Les deux plantigrades ne sont ni prêtés ni donnés mais loués par Paris à Pékin pour dix ans, et pour environ 1 million de dollars (750 000 euros) par an (c'est nous qui soulignons l'incroyable).

Le couple sera visible au zoo de Beauval, près de Chambord (Loir-et-Cher). Deux Chinois, un soigneur et un vétérinaire, vont accompagner les animaux en France et rester en permanence avec eux pendant leur long séjour.
Pour avoir le privilège d'accueilir les pandas, le zoo a été contraint de mettre en place de nouveaux équipements. Selon l'ambassade française, "il a dû recréer un biotope, de très grands enclos extérieurs, avec des arbres, des chutes, avec beaucoup de végétation, un brouillard artificiel pour rafraîchir leur habitat en été".

Pour l'instant, le calendrier de leur arrivée n'a pas encore été détaillé. FTVi / Alain de Chalvron et Sylvain Giaume - France 2

----------

Le Premier ministre britannique Cameron reprend le chemin de l'affrontement avec l'UE Publié le 09.12.2011, 09h01 leparisien.fr

Le Premier ministre britannique David Cameron, aiguillonné par son parti eurosceptique, a mis fin sèchement à une période de trêve avec l'Union européenne en bloquant un projet de changement de traité, au risque de s'isoler complètement sur le continent.

A Bruxelles, de nombreux fonctionnaires européens s'étonnent que ce premier vrai "clash" soit arrivé si tard après son arrivée au 10 Downing Street en mai 2010.

Elu sur un programme clairement eurosceptique appelant à réexaminer les relations entre Londres et Bruxelles, les chefs des "Tories" s'est ensuite distingué par une surprenante retenue avec l'Union européenne.

Il y a été contraint par les nécessités de la Realpolitik dans la mesure où il lui faut composer avec ses alliés libéraux-démocrates au sein de la coalition gouvernementale, traditionnellement europhiles et emmenés par un vice-Premier ministre, Nick Clegg, qui fut député européen.

Les pressions de l'aile droite de son parti, qui réclame le rapatriement de certains pouvoirs transférés à Bruxelles, l'ont contraint à durcir le ton.

L'occasion lui en a été fournie par la volonté de l'Allemagne, soutenue bon gré mal gré par la France, de changer le traité de l'Union européenne pour y ancrer une discipline budgétaire renforcée pour les seuls pays de la zone euro.

L'exercice est toujours périlleux et, de l'Irlande à la République tchèque ou la Pologne, les exemples d'accidents de parcours en matière de changements de traités fourmillent. Toute modification de ce type requiert l'unanimité des 27 pays du bloc.

Bien que non concerné par la reconstruction de l'architecture de la zone euro, puisque son pays refuse toute idée d'adhésion, David Cameron a saisi la perche qui lui était tendue pour monnayer le feu vert du Royaume-Uni à l'exercice.

"Pour accepter une réforme des traités à 27, (le Premier britannique) David Cameron a demandé, ce que nous avons considéré tous comme inacceptable, un protocole dans le traité permettant d'exonérer le Royaume-Uni d'un certain nombre de réglementations sur les services financiers", a déploré le président français Nicolas Sarkozy.

Alliés encore tout récemment en Libye, MM. Sarkozy et Cameron sont adversaires en Europe. Le précédent sommet de l'UE fin octobre avait déjà été l'objet d'une franche explication entre les deux hommes, le premier s'agaçant en plein réunion que le second donne des leçons à la zone euro sur la conduite à tenir.

A Bruxelles cette fois, M. Cameron a demandé concrètement à pouvoir disposer d'un droit de veto pour permettre à la City de Londres d'échapper à la supervisions des autorités paneuropéennes. Cela n'a pu être toléré "puisque nous considérons tout au contraire qu'une partie des ennuis du monde vient de la dérégulation du service financier", a poursuivi le chef de l'Etat français.

M. Cameron a parlé lui d'"une décision difficile mais bonne". "Si vous ne pouvez pas obtenir des garde-fous à l'intérieur du traité, il vaut mieux rester en dehors", a-t-il estimé.

La Grande-Bretagne se retrouve néanmoins en compagnie de la seule Hongrie dans ce cas. Sur les dix pays membres de l'UE mais pas de l'euro, six ont décidé de rejoindre l'Union monétaire dans un traité séparé. La République tchèque et la Suède réservent leur position.

En privé, des responsables britanniques s'inquiètent de voir la zone euro s'émanciper toujours plus des autres pays de l'Union européenne, qui du coup perdent en influence sur les grands choix collectifs.

Le chef de la diplomatie suédoise, Carl Bildt, s'est dit "préoccupé que la Grande-Bretagne commence à dériver de l'Europe de manière aussi grave". "Pour aller où? vers une alliance forte avec la Hongrie....", a-t-il ironisé sur twitter.

--------

lepoint.fr Publié le 19/12/2011 à 16:28 La visite de Strauss-Kahn en Chine fait des vagues en France

PARIS (Reuters) - La visite de Dominique Strauss-Kahn en Chine a fait quelques vagues lundi en France, où le Parti socialiste a assuré qu'il n'était pas en mission pour François Hollande tandis que Marine Le Pen fustigeait l'"arrogance" de l'ancien chef du FMI.

L'ex-favori du PS pour l'élection présidentielle avant sa chute dans une affaire de moeurs est intervenu lundi à Pékin lors d'un forum économique à l'invitation du groupe NetEase, spécialiste de l'internet en Chine.

Ce retour à la vie publique ne saurait annoncer un regain d'activité de Dominique Strauss-Kahn dans la vie politique française, en particulier auprès du candidat PS pour la présidentielle François Hollande, prévient le Parti socialiste.

"Non, il n'est pas émissaire de François Hollande auprès des autorités chinoises. Si François Hollande veut engager des discussions avec les autorités chinoises, il le fera lui-même", a déclaré Benoît Hamon, le porte-parole du PS.

Dominique Strauss-Kahn "n'est plus un acteur de la vie politique nationale", a-t-il ajouté lors de point de presse hebdomadaire.

L'ancien directeur général du Fonds monétaire international a été accusé il y a sept mois de tentative de viol par une femme de chambre d'un hôtel de New York. Il a ensuite bénéficié d'un abandon des poursuites de la part de la justice américaine.

Interrogée sur son voyage en Chine, la présidente du Front national Marine Le Pen a dénoncé l'"arrogance" de l'ancien patron du FMI.

"A chaque fois qu'on voit Dominique Strauss-Kahn quelque part, on voit qu'un Français de haut niveau, qui a failli être candidat à l'élection présidentielle, soutenu par tous les partis de gauche quand même, continue avec arrogance à se promener alors même qu'il est une marque d'humiliation pour tous les Français", a-t-elle déclaré à la presse lors d'une visite sur le marché de Noël de l'avenue des Champs-Elysées, à Paris. Elizabeth Pineau, avec Chine Labbé, édité par Patrick Vignal

--------

La Turquie accuse la France de génocide en Algérie

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan s'en est pris avec virulence à la France vendredi 23 décembre, l'accusant de «génocide» en Algérie, au lendemain de l'adoption par les députés français d'un texte de loi pénalisant la négation du génocide arménien, que la Turquie a toujours nié.

Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a accusé vendredi 23 décembre le président français Nicolas Sarkozy de jouer sur « la haine du musulman et du Turc » pour des gains électoraux et la France d’avoir commis un génocide en Algérie.

Il réagissait au vote en France d’un texte de loi réprimant la négation du génocide arménien. « Ce vote qui a eu lieu en France, une France où vivent environ cinq millions de musulmans, a clairement montré à quel point le racisme, la discrimination et l’islamophobie ont atteint des dimensions dangereuses en France et en Europe, » a-t-il asséné.

Le premier ministre turc, du parti AKP (islamistes modérés), a appelé la France à assumer son propre passé. « On estime que 15 % de la population algérienne a été massacrée par les Français à partir de 1945. Il s’agit d’un génocide, » a-t-il déclaré, faisant référence aux violences commises lors du processus d’indépendance de l’Algérie, entre 1945 et 1962. « Si le président français M. Sarkozy ne sait pas qu’il y a eu un génocide, il peut demander à son père Pal Sarkozy (…) qui a été légionnaire en Algérie dans les années 1940, » a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy a réagi en demandant à la Turquie le respect des « convictions » de chacun. « Je respecte les convictions de nos amis turcs, c’est un grand pays, une grande civilisation, ils doivent respecter les nôtres » , a déclaré le président Français à Prague, où il est arrivé pour assister aux obsèques de l’ancien président tchèque Vaclav Havel. « La France ne donne de leçons à personne, mais la France n'entend pas en recevoir » , a-t-il conclu.

La diplomatie française tente de calmer le jeu

Alain Juppé, ministre français des affaires étrangères s'est efforcé, de son côté, de calmer le jeu, face à la virulence des réactions des Turcs, heurtés dans leur fierté nationale. « Je pense que cette initiative n'était pas opportune, mais le Parlement a voté. (...) Essayons maintenant de reprendre des relations apaisées. Ce sera difficile, j'en ai conscience, mais le temps fera son oeuvre, a-t-il réagi. Il y a beaucoup de raisons de maintenir entre la France et la Turquie des relations de confiance et même d'amitié, j'ose le mot (...) donc j'appelle à nouveau au sang-froid et à la retenue. »

Suite au vote de la proposition de loi, jeudi 22 décembre, à l'Assemblée nationale, la Turquie a rappelé son ambassadeur en France « pour consultations » et a annoncé le gel de la coopération politique et militaire entre les deux pays, pourtant alliés au sein de l'Otan. A Istanbul, une centaine d'islamistes ont manifesté sans incidents, aux cris d'« A bas la France ! » , devant le consulat de France.

Les sanctions contre la France ne portent par sur les échanges commerciaux ou l'activité des entreprises françaises en Turquie , mais Recep Tayyip Erdogan a prévenu qu'il pourrait y avoir plusieurs trains de mesures contre la France. La-Croix.com avec AFP

--------

Afghanistan : deux légionnaires français tués le 29 décembre 2011 à 11h58 , mis à jour le 29 décembre 2011 à 21h04 tf1news

Les deux hommes ont été tués par un soldat de l'armée afghane, peut-être un taliban infiltré. Ces décès portent à 78 le nombre de soldats français qui ont péri dans le pays depuis 2001, dont 26 en 2011.

Si l'année 2011 a été moins meurtrière que 2010 pour l'ensemble de la coalition militaire présente en Afghanistan, elle l'aura en revanche été beaucoup plus pour l'armée française.

Jeudi, deux légionnaires, sous-officiers du 2e régiment étranger de génie de Saint-Christol (Vaucluse), ont en effet été tués à Tagab, dans la vallée de la Kapisa. L'un d'entre eux est l'adjudant-chef Mohammed El Gharrafi, 39 ans. L'identité de la seconde victime, un sergent, n'a pas été précisée. Cela porte à 26 le nombre de soldats français tués cette année (contre 16 en 2010). Au total, 78 ont perdu la vie dans le pays depuis le début de l'intervention en 2001 (plus de 2.800 pour la coalition).

Les circonstances du décès des deux légionnaires sont encore troubles : selon l'Elysée, ils ont été tués par "le tir délibéré d'un soldat afghan de l'Armée nationale afghane" (Ana). Mais les talibans, qui ont revendiqué l'attaque, affirme qu'un de leurs hommes avait en fait revêtu l'uniforme de l'Ana. L'assaillant a été tué dans la foulée par les autres militaires français.

"Détermination" de Sarkozy

Nicolas Sarkozy a présenté ses condoléances aux familles des victimes. Il "exprime, à nouveau, la détermination de la France à continuer d'oeuvrer au sein de la Force Internationale d'Assistance à la Sécurité pour rétablir paix et stabilité dans ce pays et contribuer à son développement."

Dans un communiqué séparé, François Fillon a "salué solennellement le courage, le dévouement et le professionnalisme sans faille de nos militaires agissant aux côtés de leurs camarades afghans". Le ministre de la Défense Gérard Longuet a réaffirmé pour sa part "les liens de confiance qui existent entre les soldats français et afghans et la volonté de la France de participer au développement de l'Armée nationale afghane"."Cet incident isolé ne remet en aucun cas en cause le processus de transition initié visant à confier les responsabilités de sécurité à l'Armée nationale afghane", écrit-il.

Un mode opératoire en expansion

Si c'est la première fois que des Français sont victimes de soldats de l'armée afghane, plusieurs incidents similaires ont eu lieu ces deux dernières années. Même si les motivations des meurtriers n'ont pas toujours été établies, elles laissent craindre une infiltration croissante des forces afghanes par les rebelles.

Une perspective inquiétante puisque les forces afghanes sont censées prendre le relais de celles de l'Otan et sécuriser elles-mêmes le pays à la fin 2014. Pour tenir l'objectif de 2014, l'Otan a, ces dernières années, recruté et formé à marche forcée des dizaines de milliers de soldats et policiers locaux. Avec le risque d'infiltration par les talibans Plusieurs récentes opérations de la rébellion ont ainsi été menées par des assaillants revêtus d'uniformes de la police ou de l'armée afghane, ou grâce à la complicité de membres des forces de sécurité. le 29 décembre 2011 à 11:58

---------

Présidentielle. Sarkozy et Aubry promettent d’éviter les dérapages Politique jeudi 12 janvier 2012
Au passage, le chef de l’Etat a désavoué Bernard Accoyer. AFP ouest-france.fr

Nicolas Sarkozy et Martine Aubry se sont mutuellement promis ce jeudi, en marge d’un déplacement du chef de l’Etat à Lille, d’éviter les dérapages dans une campagne de plus en plus virulente à moins de trois mois de l’élection présidentielle.

Le président de la République, venu dans la ville de la première secrétaire du Parti socialiste présenter ses vœux aux fonctionnaires, a dit en présence de Martine Aubry et d’autres élus de gauche vouloir partager ceux-ci « avec tous les élus, que nous partagions ou non les mêmes convictions ».

Lors d’un aparté saisi par une équipe de télévision à l’issue du discours du chef de l’Etat, Martine Aubry l’a interpellé pour lui demander de calmer ses troupes.

Le président désavoue Accoyer

« Ce que vous avez dit, vos derniers mots, faites-le partager à M. Accoyer. Et si on pouvait arriver à monter le niveau de ce débat, la République et la France y gagneraient », a-t-elle dit. Réponse de Nicolas Sarkozy : « Faites-le partager à François Hollande quand il parle de moi. Mais je partage votre avis, d’ailleurs, sur Accoyer », a ajouté le président de la République, désavouant au passage le président de l’Assemblée nationale.

--------

(Perte du triple A par la Banque.) Fillon suggère à Hollande de soumettre son programme à S&P LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 15.01.12 | 08h17 • Mis à jour le 15.01.12 | 09h27

"Un peu de solidarité française face à cette situation m’aurait semblé bienvenue", estime François Fillon, dans le "JDD".

Au lendemain de la perte par la France de sa notation triple A, François Hollande et François Fillon se sont affrontés samedi à distance sur la responsabilité du gouvernement et de Nicolas Sarkozy, jusqu'à présent silencieux, dans cette dégradation.
A François Hollande, qui juge que "c'est une politique qui a été dégradée, pas la France", François Fillon rétorque qu'il a "particulièrement tort" d'affirmer cela, épinglant à son tour le refus du PS de voter la "règle d'or" budgétaire ou son opposition à la réforme des retraites.
M. Hollande "pourrait soumettre son programme électoral à Standard & Poor's", ironise le premier ministre dans un entretien au Journal du Dimanche. "Il serait intéressant de savoir ce qu'une agence de notation pense d'un programme dans lequel il n'y a que des augmentations de dépenses et des hausses d'impôts (...)".

"Dans ce qu'il préconise, rien n'est en phase avec la situation de l'économie européenne. Cela devrait le conduire à plus de modestie dans les conseils qu'il donne au gouvernement", ajoute le locataire de Matignon. "D'une manière générale, j'ai trouvé que l'appétit avec lequel certains candidats à la présidentielle se sont jetés sur la décision de Standard & Poor's, avant même son annonce officielle, pour critiquer le gouvernement, ne dénote pas un grand sens des responsabilités.
Au contraire, un peu de solidarité française face à cette situation m'aurait semblé bienvenue", estime-t-il. Devant la presse samedi, il avait estimé que "François Hollande a particulièrement tort de prétendre que c'est notre politique qui est sanctionnée" avec la perte du triple A.

Le premier ministre indique que le gouvernement ajustera ses perspectives économiques dans les prochaines semaines à la lumière des chiffres de la croissance "réalisée" en France et confirme que des décisions "structurelles" pour abaisser le coût du travail seront prises après le sommet social convoqué le 18 janvier par Nicolas Sarkozy.
Le gouvernement envisage notamment une hausse du taux général de la TVA, actuellement fixé à 19,6 %, en contrepartie d'une réduction des charges salariales et patronales dans le cadre d'une réflexion sur la réforme du financement de la protection sociale. "Il n'y a pas de raison objective de modifier la perspective de croissance [actuellement calée à 1% pour 2012]. Quand nous connaîtrons les chiffres de la croissance sur l'ensemble de l'année 2011, nous procéderons à des ajustements si nécessaire", dit le premier ministre.

Invité du journal de France 2 vendredi soir, le ministre de l'économie François Baroin a exclu d'engager un troisième plan de rigueur pour parachever les mesures du annoncées en novembre et en août derniers.
François Fillon juge pour sa part que la France doit se rapprocher "le plus possible" des performances économiques de l'Allemagne, mais écarte l'hypothèse de nouvelles décisions au niveau européen, estimant qu'il faut d'abord appliquer dans leur intégralité les annonces du sommet du 9 décembre. Celles-ci prévoient notamment d'accélérer la mise en place du mécanisme européen de stabilité (MES) à juillet 2012.

Pour sa part, le candidat centriste François Bayrou a renvoyé dos à dos l'UMP et le PS, leur attribuant "une coresponsabilité" dans la situation.

--------

Louise Andrieu slate.fr Publié le 31/08/2011 Mis à jour le 31/08/2011 à 10h08 Accueil des SDF: Pourquoi la France est-elle la plus mauvaise en Europe?

Cet été, Xavier Emmanuelli a démissionné de la présidence du Samu social de Paris. Des grèves et manifestations se sont succédées à la suite de réductions budgétaires de 25% infligées à l’institution.
Les SDF sont bien souvent les oubliés de l’été alors même qu’ils sont paradoxalement victimes de plus de décès lors de cette saison qu’en hiver et que plus de 2.000 centres d’hébergements ferment leurs portes à l’arrivée des beaux jours.

Un rapport [PDF] de la FEANTSA (Fédération Européenne des Associations Nationales travaillant avec les Sans Abri) a publié, en 2009, des chiffres désignant la France comme la «plus mauvaise élève» de l’Europe quant à l’accueil des SDF: notre pays compte ainsi 52 SDF pour 100.000 habitants, tandis que l’Angleterre n’en compte que 19 pour 100.000 et la Finlande 9 pour 100.000.

La misère: un «no man’s land» hétérogèneCes chiffres sont issus de recensements nationaux. Or, chaque pays a sa propre définition [PDF], plus ou moins élaborée, du «sans-abrisme» et sa propre méthode de recensement. Non seulement les données chiffrées ne reflètent pas forcément la réalité, mais en outre elles ne sont pas comparables.

En France, qu’englobe-t-on sous l’acronyme «SDF», qui renvoie pour la plupart d’entre nous au clochard de quartier? SDF est synonyme de sans-abri, soit environ 30.000 personnes en France. A distinguer des mal-logés, 3 millions de personnes (sur)vivant dans des mobiles-homes, caravanes, tentes ou autres squats… Les exclus du logement ne forment pas une population homogène qui par définition est à la marge.

Etre exclu du logement signifie être exclu des statistiques officielles. Cela complique la tâche de recensement et explique pourquoi les chiffres sont aléatoires. Il est difficile d’obtenir un recensement exhaustif d’une population nomade, souvent invisible et pour laquelle les outils statistiques ne sont pas au point. En France, un comptage est effectué tous les 10 ans par une enquête de l’INSEE. Ce rencensement fait «régulièrement l'objet de controverses, où des considérations d'ordre méthodologiques et éthiques se mêlent» précise la Direction Générale de la Cohésion Sociale (DGCS), mais il établit une définition des personnes sans-domiciles, précisée dans l’enquête de 2001 [PDF]: «Une personne est dite sans-domicile si elle dort dans un lieu non prévu pour l’habitation ou si elle est prise en charge par un organisme fournissant un hébergement gratuit ou à faible participation.»

Quel que soit le pays, la définition du sans-abrisme est étroitement liée à son histoire, son contexte politique et sa structure de politiques sociales. En France par exemple, l’exclusion du logement a été placée priorité nationale en 2007 et il existe une définition institutionnalisée du sans-abri, même si elle ne couvre pas forcément toutes les réalités.
Certains pays de l'Europe du sud ou de l'est possèdent une définition beaucoup plus restrictive que celle énoncée par l'INSEE en France, «ne prenant en compte que les personnes qui dorment dans l'espace public ou dans des centres d'urgence» explique la DGCS. Le Danemark n’a quant à lui jamais eu, ou en tout cas dans une bien moindre mesure, à faire face à ces problèmes et ne possède pas de définition claire, explique Xavier Vandromme, administrateur d'Emmaüs Europe et membre de la FEANTSA.

La FEANTSA a élaboré en 2007 une typologie européenne visant à définir l’exclusion, afin d’harmoniser le recensement des personnes concernées. Mais cette typologie n’est pas reconnue par les Etats et, malgré les efforts de l’Union Européenne, une meilleure connaissance de la misère sociale est nécessaire pour prétendre à un «palmarès européen» du sans-abrisme et uniformiser les recherches sur les meilleurs moyens d’y remédier.
Comme l’a souligné Laurent Chambaud, alors directeur de l’Inspection Générale des Affaires sociales, lors d’une audition au Sénat en avril 2008: «Toute politique de lutte contre la pauvreté et l'exclusion est à conduire sur la base d'un minimum de données objectives sur l'état de la situation des publics sans domicile fixe et de leurs besoins.»

Le paradoxe c'est que si la France est l’un des pays d’Europe à avoir l’une des définitions du sans-abrisme les mieux établies, et si le gouvernement de Nicolas Sarkozy a élaboré une stratégie de prise en charge des personnes sans-abri ou mal logées [PDF], dont les objectifs sont censés être atteints en 2012, elle est la plus mauvaise dans le traitement social des sans-abri. La France est «dans une situation désastreuse par rapport aux autres pays d’Europe» explique Xavier Vandromme. Les objectifs inscrits dans l’agenda politique sont «incohérents» ajoute Julien Damon, professeur à Sciences Po Paris spécialiste des questions sociales et urbaines.

Le maitre mot: décentralisation La première cause de ce désastre invoquée par les spécialistes est le manque de décentralisation des politiques sociales, et plus précisément de l’aide aux sans-abri. «La France est une Nation très centralisée! La seule qui le soit à ce point en Europe. (…) Lorsqu'il y a des problèmes avec la population sans-abri à Marseille, la décision se prend à Paris, ce qui ne se fait pas dans les autres pays européens» analyse Xavier Vandromme.
Lors de son intervention au Sénat, Laurent Chambaud avait expliqué «qu’une politique ne peut être la même à Paris, dans une agglomération moyenne et dans des petites communes» et que «la situation des personnes sans-abri varie selon les lieux où elles se trouvent.»

Dans certains pays du sud (Italie, Espagne), la non-séparation constitutionnelle l'Etat, les régions et l'Eglise semble rendre plus facile une gestion locale des personnes exclues du logement. En Espagne, où il y a 26 SDF pour 100.000 habitants, l’Etat donne de l’argent aux Eglises et aux villes, qui peuvent agir sur des petits territoires. En France, «rien ne relève vraiment de la responsabilité des villes», déplore Xavier Vandromme.

Dans la stratégie française pour les sans-abri et les mal-logés, le mot «décentralisation» ne figure pas une seule fois. Dans la présentation de sa nouvelle stratégie, le gouvernement reconnait tout de même l’incapacité française à gérer les «flux d’entrées et de sortie» du monde de l’exclusion et souligne qu’il faudrait permettre «une gestion locale» et une «individualisation des mesures».

Adapter les mesures à la réalité du terrainPour mieux s'adapter à la réalité du terrain, Benoist Apparu, secrétaire d’Etat au Logement, a lancé en juin 2010 le plan «logement d’abord», visant à donner la priorité au relogement «normal» des sans-abri sans passer par des structures d’accueil.

L'idée semble intéressante, mais il n’existe pas suffisamment de logements disponibles. Les solutions existantes sont en grande majorité les Centres d’Hébergement d’Urgence (CHU) et les Centres d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS). Ces structures d’accueil, qui sont par définition des solutions provisoires et de substitution, ne proposent pas d'options suffisamment individualisées.

Les pensions de famille, aussi appelées «maisons relais», sont un exemple de CHRS qui devrait être étendu. Dans le 13e arrondissement de Paris, la pension de famille de la Villa de l’Aube, créée par l’association «La Mie de Pain», accueille entre 40 et 60 personnes, seules ou en couple sans enfant, et leur propose un accompagnement social de «type global», selon Clara Bailly, la responsable du centre.

Les résidents de la Villa doivent être bénéficiaires des minimas sociaux et payent un loyer, qui varie en fonction de leur investissement dans la vie communautaire. Jean-Marc, un résident, est responsable du potager, situé au sommet de l’immeuble. Il s’occupe de faire pousser tomates-cerises, basilic, salades et légumes variés, qui sont cuisinés par Evelyne, chargée de coordonner l’atelier cuisine, lorsque sont organisées des festivités, ouvertes à tous et qui favorisent les rencontres avec des non-résidents.

Ces centres sont considérés comme un modèle de réinsertion mais sont peu nombreux et coûteux. Sans compter qu’«adapter les mesures aux réalités du terrain» cela veut aussi dire créer des structures pour les familles, et prendre en charge les personnes atteintes de pathologies mentales, qui sont très nombreuses dans ces populations. Or, il n’existe pas de structures spécifiquement adaptées pour prendre en charge ce type de sans-abri.

Dans les pays du Nord, où il y a beaucoup moins de sans-abri, l’accueil de ces personnes se fait à travers une gestion locale très personnalisée. Au Royaume-Uni par exemple, on trouve beaucoup de services d’aide aux sans-abri qui placent ces derniers dans des logements ordinaires [PDF] et utilisent ensuite des services d’aide à domicile pour les assister dans leur réinsertion. Au Danemark, des systèmes innovants ont été mis en place pour ces populations. Les sans-abri de Copenhague ont par exemple été invités à faire visiter la ville aux touristes pendant l’été 2010. Une mesure expérimentale qui fut un succès et qui se poursuit aujourd'hui.

Plus de moyens nécessaires Xavier Vandromme souligne les «efforts» et la «bonne volonté» de la stratégie française pour 2012, notamment parce qu’il s’agit pour la première fois d’une mission interministérielle, qui insiste sur la transparence dans les relations entre l’Etat et les associations.

Mais pour mettre en œuvre les réformes et pour que les sans-abri puissent accéder soit à des hébergements d’urgence, soit à des CHRS, des financements sont nécessaires. Ils sont actuellement jugés insuffisants par de nombreux travailleurs sociaux, dont ceux du 115, qui se sont mobilisés contre le gouvernement cet été.

Les places manquent, tant dans la gestion d’urgence que dans celle sur le plus long terme. Les travailleurs du 115 se sont exprimés dans un texte adressé à Nicolas Sarkozy, le 2 août: «Il est grand temps d’entendre la voix du terrain et des associations. Nous ne pouvons plus continuer à “bricoler” et “faire avec".» Louise Andrieu

-------

Les Français favorables au mariage gay 63 % des Français souhaitent que le mariage entre personnes de même sexe devienne un droit, selon un sondage BVA/« le Parisien ». Un thème qui s’invite dans la campagne présidentielle. FLORENCE DEGUEN | Publié le 14.01.2012, 15h26 leparisien.fr

Inexorablement depuis dix ans, la courbe a grimpé : 48%, 57%, 60%… et ce qui était impensable au siècle dernier finit par sonner comme une évidence : les Français sont largement favorables au mariage homosexuel. Selon un sondage BVA pour « le Parisien » - « Aujourd’hui en France » que nous publions en exclusivité, 63% des personnes interrogées assurent être d’accord pour qu’on accorde aux couples de même sexe « le droit de se marier »…

Et surtout pour la première fois, alors que la rumeur attribue à Nicolas Sarkozy l’intention de légiférer en ce sens s’il était réélu, même les électeurs conservateurs ont basculé dans le camp des pour. Certes, cela se joue à un cheveu (seuls 51% des sympathisants de droite y sont favorables), mais c’est bien le signe d’une mutation incontestable de l’opinion. Les sympathisants de gauche sont pour à 74%.
« L’évolution a vraiment été très rapide et très forte. Pour une question de société aussi profonde, c’est exceptionnel! » assure Eric Bonnet, directeur d’études BVA Opinion.

Sans grande surprise, seuls les plus de 65 ans restent hostiles à une évolution de la loi. Et la région parisienne, pourtant réputée bobo et militante, est finalement un peu moins ouverte sur la question que la province. Ce sont surtout les jeunes (77%) et les femmes (67%) qui trouvent la loi actuelle injuste en France, alors que sept pays d’Europe, dont les très catholiques Portugal et Espagne, ont autorisé le mariage gay.

Il faut dire que notre Pacs (pacte civil de solidarité), instauré en 1999 sous Lionel Jospin, a donné aux couples homos la possibilité de s’aimer et se protéger officiellement sans leur offrir l’option dont beaucoup rêvent : pouvoir adopter ensemble des enfants dont ils soient légalement les deux parents. Toujours selon notre sondage, les Français sont pourtant majoritairement favorables à cette revendication, à 56%.

« Mais la bascule de l’opinion est plus récente, précise Eric Bonnet, et l’hostilité reste majoritaire à droite, où 54% des gens sont contre. » Il n’empêche, rien ne semble à même d’enrayer cette progression continue d’opinions favorables en faveur d’une égalité de droits pour les couples hétérosexuels ou homosexuels. D’autant que ces derniers n’ont pas attendu les campagnes électorales pour contourner la loi, composer avec elle et vivre une vie conjugale et familiale normale, puisqu’on estime à 350000 le nombre d’enfants qui grandissent déjà dans un foyer composé d’au moins un parent homosexuel.

« Cela a normalisé l’image du couple homosexuel », estime François de Singly, sociologue à l’université de Paris-Descartes pour qui le mouvement est irréversible. « Ceux qui criaient au loup ont involontairement favorisé cette bascule. Au fond, les Français pensent que deux parents valent mieux qu’un, que ça ne se passe pas si mal, que les gros scandales de maltraitance sur des enfants n’ont jamais impliqué de parents homosexuels… C’est une longue histoire, mais la question de l’homoparentalité deviendra à son tour incontournable. Ce sera celle du coup d’après, quand toutes les formes possibles de mariages existeront. » Le Parisien

--------

Le tapis rouge pour deux pandas géants le 15 janvier 2012 à 07h59 , mis à jour le 15 janvier 2012 à 08h04 leparisien.fr

Huan Huan et Yuan Zi, les deux pandas géants prêtés par la Chine doivent arrivent dimanche en France. Ils sont prêtés pour dix ans au zoo de Beauval. Ils seront accueillis avec faste.

Ils seront accueillis avec faste. Boeing spécialement affrété, officiels sur le tarmac de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, convoi escorté par des motards, enclos cinq étoiles: Yuan Zi ("rondouillard" en chinois) et Huan Huan ("joyeuse") seront accueillis avec la pompe habituellement réservée aux chefs d'Etat ou aux stars du cinéma.

Un traitement "VIP" à la mesure du geste diplomatique fort que représente pour Pékin le prêt de pandas à un pays étranger, fruit d'années de tractations au plus haut niveau de l'Etat, explique Rodolphe Delord, directeur du Zoo Parc de Beauval, près de Saint-Aignan. "Vous n'imaginez pas ce que représentent les pandas pour le gouvernement et pour le peuple chinois", a expliqué celui qui devait voyager avec les pandas. "On leur réserve un tel accueil parce que c'est le trésor national chinois. Quand la Chine accepte de prêter des pandas à un pays, c'est une immense preuve de confiance et d'amitié." .....

-------

La France loue deux pandas à la Chine Publié le 05/12/2011 | 09:23, mis à jour le 05/12/2011 | 10:24 francetvinfo

Après cinq ans de négociations au sommet, la France doit bientôt accueillir un couple de pandas chinois. Les deux plantigrades ne sont ni prêtés ni donnés mais loués par Paris à Pékin pour dix ans, et pour environ 1 million de dollars (750 000 euros) par an (notedt, c'est nous qui soulignons).

Le couple sera visible au zoo de Beauval, près de Chambord (Loir-et-Cher). Deux Chinois, un soigneur et un vétérinaire, vont accompagner les animaux en France et rester en permanence avec eux pendant leur long séjour. Pour avoir le privilège d'accueilir les pandas, le zoo a été contraint de mettre en place de nouveaux équipements.
Selon l'ambassade française, "il a dû recréer un biotope, de très grands enclos extérieurs, avec des arbres, des chutes, avec beaucoup de végétation, un brouillard artificiel pour rafraîchir leur habitat en été".

-------

Sarkozy, chevalier de la Toison d'Or Par Europe1.fr avec agences Publié le 16 janvier 2012 à 17h28 Mis à jour le 16 janvier 2012 à 17h29

Le président a été honoré lundi par le roi d'Espagne pour son rôle dans la lutte contre l'ETA.

C'est la plus haute distinction espagnole. Le président Nicolas Sarkozy a été décoré lundi par le roi d'Espagne Juan Carlos de l'insigne de l'ordre de la Toison d'Or pour le remercier de sa lutte "ferme et efficace" contre le groupe séparatiste basque ETA.

Juan Carlos en a profité pour souligner que la France et l'Espagne étaient aujourd'hui "des sociétés soeurs qui luttent pour le progrès d'une Europe unie, prospère et solidaire qui affrontent la crise avec résolution", en pleine tourmente financière de la zone euro.

Lors d'une cérémonie au Palais Royal à Madrid, Juan Carlos a salué en Nicolas Sarkozy un homme "qui s'est distingué par son impulsion volontaire dans les relations entre la France et l'Espagne, et pour son rôle actif et remarqué pour affronter les grands défis européens et internationaux". "Dans votre relation avec l'Espagne, vous avez contribué de façon constante, réelle et généreuse à la lutte contre le terrorisme, avec comme point de mire les victimes et comme objectif votre solidarité", a-t-il insisté.

"Vous avez favorisé de manière ferme et efficace la meilleure collaboration politique, judiciaire et policière entre nos deux pays pour en finir avec la violence terroriste", a ajouté le roi à l'adresse du président français.

Une coopération de longue date

La coopération franco-espagnole dans la lutte contre le terrorisme s'est intensifiée en 2002 avec l'arrivée de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur. En mai 2007, dès son élection à la présidence de la République, il avait immédiatement confirmé le soutien de la France à l'Espagne en matière de lutte contre le terrorisme. L'organisation séparatiste basque ETA a annoncé le 20 octobre la fin plus de 40 ans de lutte armée.

A la fin du discours, le roi a épinglé l'insigne de la Toison d'Or sur le costume bleu marine de Nicolas Sarkozy. La Toison d'Or, collier en or composé de maillons doubles, auquel est accrochée la figurine d'un mouton, était elle exposée dans un écrin.

Sarkozy succède à Doumergue

L'ordre de la Toison d'Or a été créé en 1430 par le Duc de Bourgogne Philippe III Le Bon à l'occasion de son mariage avec Isabel de Portugal. Le dernier haut dirigeant étranger à recevoir cette décoration fut le roi Abdallah d'Arabie Saoudite en 2007. La reine Elizabeth d'Angleterre et l'ancien chef de la diplomatie européenne Javier Solana ont eux aussi été épinglés.

Le dernier Français à recevoir cette distinction fut le président Gaston Doumergue en 1926, selon La Croix. Nicolas Sarkozy est donc le premier président de la Vème République à être adoubé.

--------

AFGHANISTAN. 4 soldats français tués dans la vallée de la Kapisa Créé le 20-01-2012 à 10h14 - Mis à jour à 11h34 Par Le Nouvel Observateur avec AFP

Un homme portant un uniforme afghan a ouvert le feu sur des Français dans la province de Kapisa.

Quatre soldats de la force internationale de l'Otan ont été tués par un militaire afghan dans l'est de l'Afghanistan, a-t-on appris vendredi 20 janvier auprès de l'Isaf.

"Le tireur présumé a été appréhendé", a indiqué la force internationale dans un communiqué, sans autre détail.

Une source sécuritaire afghane a de son côté précisé qu'il s'agissait de soldats français.

"Un homme portant un uniforme afghan a ouvert le feu sur des Français, quatre ont été tués et 16 blessés, ce matin vers 8h (locale, 3h30 GMT) dans le district de Tagab, dans la province de Kapisa", dont l'armée française a la charge, a indiqué cette source qui a requis l'anonymat.

Le périmètre de la base française de Tagab a depuis lors été circonscrit par l'armée française, et interdite d'accès aux forces de l'ordre afghanes, a indiqué une autre source sécuritaire.

Suspension des opérations de formation de l'armée afghane

Le président Nicolas Sarkozy a confirmé la mort de ces 4 soldats, tués par un militaire afghan, et annoncé la suspension de toutes les opérations de formation et d'aide au combat de l'armée dans ce pays, en posant la question d'un retour anticipé des troupes françaises.

82 morts

Le mois de janvier a été particulièrement meurtrier pour la force internationale. Trois militaires ont été victimes d'une explosion jeudi 5 janvier. Le lendemain, un soldat a péri lors d'une attaque d'insurgés, tandis que quatre hommes sont décédés quelques heures plus tard dans l'explosion d'un nouvel engin.

Le 29 décembre, deux légionnaires français avaient également été abattus délibérément par un soldat de l'Armée nationale afghane (ANA) dont ils assuraient la formation dans la province de Kapisa, au nord-est de Kaboul, région très infiltrée par la rébellion des talibans où se trouve la vallée de Tagab.
Les quatre soldats décédés vendredi portent à 82 le nombre de militaires français tombés en Afghanistan depuis le début du conflit en 2001.

-------

toulouse7.com jan 26, 2012 Sondages : Hollande à la hausse distance Sarkozy

Nicolas Sarkozy n’est pas encore, officiellement, en campagne. François Hollande désigné candidat du parti socialiste et du PRG à l’automne, en est déjà à présenter son programme intitulé « 60 engagements pour la France ». A l’offensive depuis son fameux discours du Bourget, François Hollande caracole en tête dans les sondages d’opinion.

Dernier en date celui réalisé en début de semaine par le CSA pour BFMTV, 20 Minutes et RMC. Dans cette enquête d’opinion, François Hollande progresse pour recueillir désormais 31% des intentions au premier tour. Nicolas Sarkozy est lui en baisse pour s’établir à 25%. Dans la perspective d’un second tour Hollande-Sarkozy, le candidat de gauche l’emporterait largement 60-40.

Les intentions de votes évoluent pour les autres candidats. Et à 90 jours de l’élection tout reste possible. Marine Le Pen est en baisse à 17% désormais talonnée par Bayrou 15%. Jean Luc Mélenchon est lui aussi en hausse avec 9% des intentions de vote. Eva Joly, Dominique de Villepin, Nicolas Dupont Aignan et Hervé Morin restent sous le seuil des 5%.

Deux points à noter dans ce sondage. L’intérêt des français pour la campagne présidentielle s’accentue. Et la campagne de François Hollande est jugée « bonne » par 60% des sondés.

---------

Sarkozy avance d'un an le retrait des soldats français d'Afghanistan (AFP) – 27 janvier 2012 11.20

PARIS — Nicolas Sarkozy a annoncé vendredi au président Hamid Karzaï une accélération d'un an du calendrier de retrait des troupes combattantes de l'armée française d'Afghanistan, avancé à fin 2013, une semaine après la mort de quatre militaires français tués par un soldat afghan.

Au terme d'un entretien avec son homologue afghan, le chef de l'Etat a justifié ce changement inattendu par la décision de transférer à l'armée afghane, à partir du mois de mars prochain, la responsabilité de la sécurité dans la province de la Kapisa, au nord-est de la capitale, Kaboul.

"La poursuite de la transition et ce transfert graduel des responsabilités de combat permettront de planifier le retour de la totalité de nos forces combattantes dès la fin de l'année 2013", a déclaré M. Sarkozy à la presse, soit une année avant le terme de la fin 2014 fixé par la coalition.

Ce mouvement a été décidé "en accord avec le président Karzaï et en accord avec nos alliés", a ajouté le président, précisant qu'il s'en entretiendrait samedi au téléphone avec le président américain Barack Obama.

Interrogé, l'Elysée a confirmé qu'il s'agissait bien d'une accélération du retrait des troupes françaises.

A Washington, le département d'Etat a indiqué vendredi que la décision de finaliser le retrait des troupes françaises combattantes un an plus tôt que prévu s'est faite "en consultation" avec les Etats-Unis.

Cette décision, a souligné Victoria Nuland, porte-parole de la diplomatie américaine, "aurait pu être bien plus abrupte", mais elle est le fruit d'un "effort fourni en coordination et en consultation" avec les Etats-Unis.

Nicolas Sarkozy a précisé que la France allait "demander à l'Otan une réflexion sur une totale prise en charge des missions de combat de l'Otan par l'armée afghane au cours de l'année 2013". L'échéance fixée jusque-là par la coalition pour la fin de ce transfert était l'année 2014.

Tel que redéfini par Nicolas Sarkozy, le nouveau calendrier de retrait des quelque 3.600 soldats français toujours déployés sur le sol afghan prévoit le départ d'un millier d'entre eux dès l'année 2012, contre 600 auparavant.

A partir de 2013, ce contingent sera pour l'essentiel chargé d'une mission d'instruction de l'armée afghane.

Au-delà de 2013, dans le cadre du "traité d'amitié et de coopération" signé vendredi à l'Elysée par les deux présidents, un effectif "résiduel" que M. Sarkozy a évalué à "quelques petites centaines" de soldats, poursuivra des actions de formation militaire.

En rupture avec la ligne qu'il avait fixée, le chef de l'Etat avait clairement posé la question de l'accélération du retrait français d'Afghanistan la semaine dernière, juste après avoir appris la mort de quatre soldats, tués par une recrue afghane dont ils assuraient la formation.

"Si les conditions de sécurité ne sont clairement établies, alors se posera la question d'un retour anticipé de l'armée française", avait-il lancé devant les ambassadeurs étrangers, sans cacher sa frustration.

Ce revirement a causé l'inquiétude des alliés de la France, notamment des Américains, et de certains officiers français, qui ont mis en garde à mots couverts contre les risques d'un retrait précipité pour les soldats français. L'opposition de gauche avait dénoncé les motivations "électorales" du président.

Pour rassurer, l'exécutif avait alors entamé un virage à 180 degrés. Mardi, le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, avait appelé au "sang froid" et souligné la différence entre "un retrait ordonné et une retraite précipitée". Mercredi, Nicolas Sarkozy avait assuré, devant les cercueils des soldats tués, qu'il ne se laisserait "pas impressionner".

A moins de trois mois de la présidentielle, le chef de l'Etat a finalement décidé d'anticiper le retrait militaire de la France. Son calendrier se rapproche désormais de celui de son rival socialiste dans la course à l'Elysée François Hollande, qui souhaite que le retrait français soit achevé dès la fin 2012 au motif que "notre mission est terminée".

Comme pour anticiper d'éventuelles critiques, Nicolas Sarkozy a longuement justifié sa décision. "C'est parce que nos soldats ont fait un travail remarquable que nous pouvons passer le relais à nos amis afghans, nous n'avons pas attendu la tragédie de ces jours derniers pour décider cela", a-t-il assuré, "nous faisons confiance au président Karzaï".

---------

Le président, presque candidat, "ne se dérobera pas" LEMONDE.FR | 29.01.12 | 23h47 • Mis à jour le 30.01.12 | 09h11

Le rendez-vous était plus qu'attendu. A la peine dans les sondages, en butte aux doutes de sa propre majorité sur sa capacité à être réélu, Nicolas Sarkozy avait misé beaucoup sur une intervention présidentielle, à moins de cent jours du premier tour.
Toute la semaine, les conseillers de l'Elysée parlaient d'annonces "très importantes", de nature à changer la donne. Au sortir de cette heure d'interview présidentielle, le chef de l'Etat s'est contenté d'annonces pour la plupart prévues, tout en restant dans une partition régalienne qui le laissait parfois quelque peu hésitant face aux questions les plus politiques.

"J'ai un rendez vous avec les Français, je ne me déroberai pas." Refusant de se déclarer candidat, Nicolas Sarkozy a toutefois souligné que la date de sa déclaration "approche", comme celle du dépôt officiel des candidatures. "Je me fais une idée de mon devoir. Il y a un calendrier, c'est pas l'agitation qui va me faire changer", a-t-il promis. Se disant "très déterminé", il a rendu hommage au peuple français, "libre, frondeur, souverain, qui ne se laisse imposer sa décision par personne".

----------

Publié le 31/01/2012 à 08:06 - Modifié le 31/01/2012 à 08:07 lepoint.fr Sarkozy ne profite pas de son intervention télé

François Hollande gagne trois points dans les intentions de vote du premier tour de la présidentielle par rapport au 14 janvier, s'affichant à 31%, devant Nicolas Sarkozy à 24,5% (+0,5) et Marine Le Pen à 19% (-1), selon un sondage Ifop-Fiducial.

Cette enquête a été réalisée pour Europe 1, Paris Match et Public Sénat entre dimanche 21H30 et lundi, soit dans la foulée de l'intervention télévisée du président de la République consacrée à la présentation de nouvelles mesures choc pour combattre le chômage et restaurer la compétitivité des entreprises.

Si le premier tour de la présidentielle avait lieu dimanche prochain, le candidat du PS François Hollande recueillerait 31% des voix, six points et demi devant le président sortant, pas encore officiellement candidat, et douze points devant la candidate du FN, qui retombe sous les 20%.

Viennent ensuite François Bayrou (MoDem), qui perd un point par rapport à une précédente étude du 14 janvier, à 11,5%, puis Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) et Eva Joly (Europe Ecologie-Les Verts), tous deux inchangés à respectivement 7,5% et 3% des intentions de vote.

Dominique de Villepin (1%, -1 point), puis, avec le même 0,5%, Nathalie Arthaud, Jean-Pierre Chevènement, Corinne Lepage et Nicolas Dupont-Aignan arrivent en queue de classement. Aucun chiffre n'est donné pour Philippe Poutou, Frédéric Nihous et Christine Boutin (score inférieur à 0,5%).

Au second tour, François Hollande (58%, +1 point) l'emporterait largement sur Nicolas Sarkozy (42%, -1), souligne encore l'étude.

Enquête réalisée du 29 janvier à 21H30 au 30 janvier, par téléphone et par questionnaire auto-administré en ligne (système Cawi), auprès d'un échantillon de 1.387 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d'un échantillon de 1.655 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice consultable à la commission des sondages.

---------

Le Point.fr - Publié le 05/02/2012 à 10:44 - Modifié le 05/02/2012 à 10:57 Un sondage publié dans "Le Journal du dimanche" envisage l'hypothèse où la candidate du FN n'aurait pas ses 500 signatures.

L'absence de Marine Le Pen bouleverserait la donne au premier tour de la présidentielle.

François Hollande et Nicolas Sarkozy feraient jeu égal avec chacun 33 % des intentions de vote au cas où Marine Le Pen ne serait pas présente faute d'avoir les parrainages pour se présenter, selon un sondage Ifop pour Le Journal du dimanche à paraître le 5 février. Cette enquête propose aux personnes interrogées une "offre électorale resserrée" qui retient, explique l'institut, "les seuls candidats avérés et potentiels ayant exprimé leur confiance quant à l'obtention des 500 parrainages nécessaires pour se présenter ou pour lesquels cette formalité administrative ne devrait en toute logique pas poser de problème particulier". Ce sondage exclut la présidente du Front national qui est créditée dans les différents sondages d'environ 20 % des intentions de vote, ainsi qu'Hervé Morin (Nouveau centre), Christine Boutin (PDC), Dominique de Villepin (RS), Corinne Lepage (Cap21) et Frédéric Nihous (CPNT) qui sont crédités de 1 % ou moins.

Nicolas Sarkozy recueillerait ainsi 33 % des intentions de vote si le premier tour avait lieu dimanche prochain, comme François Hollande. Dans le sondage Ifop en continu pour Paris-Match du 3 février, le chef de l'État était crédité de 24,5 % des intentions de vote et son rival socialiste de 29,5 %. François Bayrou (MoDem) arriverait, lui, en troisième position avec 17 % (12,5 %, le 3 février). Loin derrière, Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) avec 9 % (8 %) prendrait la quatrième place. Eva Joly (EELV) avec 3 % (2,5 %) ferait jeu égal avec Nicolas Dupont-Aignan (DLR, 1 %). Nathalie Arthaud (LO) recueillerait 1 % (0,5 %) des intentions de vote, comme Philippe Poutou (NPA, 0,5 %).

Cette enquête a été réalisée du 31 janvier au 3 février, par questionnaire auto-administré en ligne (Cawi) auprès d'un échantillon de 922 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d'un échantillon de 984 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas). La marge d'erreur pour un échantillon de 900 personnes va de 1,4 à 3,3 selon les pourcentages obtenus.

-----------------

Sarkozy et Hollande au menu du dîner du Crif Tf1news.fr le 07 février 2012 à 19h01 , mis à jour le 08 février 2012 à 10h37

Invité d'honneur ce mercredi soir à Paris au dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France, le rendez-vous annuel de la communauté juive, Nicolas Sarkozy croisera le candidat PS à la présidentielle, François Hollande, également convive.

Comme chaque année, dans le pavillon d'Armenonville, au bois de Boulogne, ministres, élus de droite et de gauche, ambassadeurs, dignitaires religieux et autres personnalités du monde artistique se presseront ce soir au dîner annuel du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France). Election présidentielle oblige, ce rendez-vous politico-mondain prend cette année une tournure très politique, puisque Nicolas Sarkozy, invité d'honneur, et qui y assiste pour la troisième fois, croisera François Hollande.

La famille de Lee Zeitouni, jeune Israélienne tuée par des Français à Tel Aviv lors d'un accident de la circulation, est en France et compte interpeller Nicolas Sarkozy à l'occasion du dîner du Crif. Elle veut lui demander d'intervenir pour que justice soit rendue.

Outre les deux rivaux à la présidentielle, le Premier ministre, François Fillon, est également annoncé parmi le millier de convives où figureront par ailleurs Monseigneur Jean Vingt-Trois, l'archevêque de Paris, Gilles Bernheïm, le grand rabbin de France, et Mohammed Moussaoui, le président du Conseil français du culte musulman (CFCM). A noter également la venue des ambassadeurs du Maroc, d'Egypte, de Jordanie ou de Turquie. Autre invité de marque, le prix Nobel de chimie 2011, l'Isréalien Dan Shechtman, découvreur des quasi-cristaux.

Comme chaque année, le président du Crif, Richard Prasquier, qui présentera les principales lignes de son discours lors d'un point presse sur place à 18h30, prendra la parole, puis ce sera au tour du chef de l'Etat. Dans son discours, Richard Prasquier abordera "les thèmes préoccupants que sont l'apparition du populisme en Europe, la montée des nationalismes, de la xénophobie et la persistance d'un antisémitisme important". "Le nombre d'actes antisémites a baissé mais ils sont plus violents, tant en paroles que physiquement", a-t-il souligné, alors que 389 actes antisémites ont été relevés en 2011 en France contre 466 l'année précédente.

Au menu : la crise, les printemps arabes...

Le président du Crif évoquera "la place citoyenne" des juifs dans la société française (dont le nombre est estimé entre 5 et 600.000) et leur "attachement à la France". Le responsable communautaire prendra soin de répéter qu'il n'y a "pas de vote juif" en France. "Je ne donnerai aucune consigne de vote. S'il y a une sensibilité juive, elle doit s'écarter des extrêmes", a ajouté Richard Prasquier.

Autre incursion dans le débat politique: le président du Crif devrait déplorer la présence de Marine Le Pen vendredi dernier à un bal de l'extrême droite estudiantine en Autriche, au moment où la candidate du Front national à la présidentielle, pas encore assurée de participer à l'élection pour cause de signatures insuffisantes, dénonce "le système" et "le rêve", caressé par certains, de la voir absente le 22 avril prochain.

La crise en Europe, les "Printemps arabes", le Proche-Orient seront également largement évoqués. Le président du Crif rendra hommage à "l'énergie" du chef de l'Etat sur la scène européenne et à sa "lucidité" au sujet de l'Iran, dont il exige, avec la chancelière allemande, Angela Merkel, et le Premier ministre britannique, David Cameron, l'arrêt "immédiat" du programme nucléaire.

-------

Par Jonathan Bouchet-Petersen (avec AFP) 08 février 2012 à 23h09 (Mis à jour 9 février à 1h23) Sarkozy et Hollande: rencontre cordiale au dîner du Crif

L'image était attendue. Nicolas Sarkozy et François Hollande, qui ne s'étaient plus croisés en public depuis un déplacement du chef de l'Etat en Corrèze, en avril, ont l'un et l'autre participé mercredi soir au dîner du Crif. Lors de ce rendez-vous de la communauté juive, qui rassemble chaque année des centaines de personnalités politiques, religieuses et artistiques, l'actuel président de la République et le candidat socialiste à sa succession se sont serré la main et ont posé ensemble tout sourire devant les caméras.

Alors que Nicolas Sarkozy venait de rejoindre sa table après avoir prononcé son discours, François Hollande a quitté la sienne pour aller saluer celui qu'il espère bien déloger de l'Elysée en mai 2012. Les deux hommes se sont parlé quelques instants, dans la plus grande cordialité. L'actuel champion des sondages a ensuite salué Simone Veil, ancienne ministre et présidente de la fondation pour la mémoire de la Shoah, assise à la même table.

Hollande: «Un comble de faire des excuses»

Arrivé avant Nicolas Sarkozy, le candidat PS à la présidentielle a réagi à la demande adressée par le gouvernement à l'opposition de condamner les propos tenus à l'Assemblée par Serge Letchimy: le député apparenté PS de Martinique a établi, mardi, un lien entre les déclarations de Claude Guéant affirmant que «toutes les civilisations ne se valent pas» et le contexte qui a conduit à l'émergence du nazisme. Ce serait «quand même un comble de faire des excuses à celui qui a déclenché une polémique qui n'aurait jamais dû être», a estimé Hollande avant d'affirmer «qu'on a mieux à faire à la veille d'une échéance importante que de parler de civilisations, de leur hiérarchie».

Invité d'honneur du dîner pour la troisième fois depuis le début du quinquennat, le chef de l'Etat est arrivé au pavillon d'Armenonville au Bois de Boulogne accompagné de Noam et Aviva Shalit, parents de l'ex-otage franco-israélien Gilad Shalit, retenu captif pendant plus de 5 ans à Gaza par le Hamas et libéré le 18 octobre dernier, contre un millier de prisonniers palestinines. Il s'est aussitôt isolé pour un entretien privé avec Richard Prasquier, le président du Crif, avant de prononcer un discours.

Sarkozy: «Israël est un miracle»

Le Président a affirmé à la tribune que «la présence de Gilad sur notre territoire (était) une grande émotion pour tous les Français». «Gilad a été persécuté, maltraité, torturé. On a enlevé à ses parents un enfant de 20 ans, on leur a rendu un héros. Honte à ceux qui ont fait cela. Rien ne peut justifier ce comportement barbare», a-t-il ajouté. Puis, dans ce discours d'une petite demi-heure prononcée sans notes, le président a parlé de l'antisémitisme, d'Israël, des Palestiniens, de l'Iran et des «printemps arabes».

Souhaitant qu'Israéliens et Palestiniens puissent faire de même, Nicolas Sarkozy a pris l'exemple de la France et de l'Allemagne qui se sont beaucoup fait la guerre et qui «ont su construire des compromis pour faire la paix». Il a ensuite acté l'échec du quartette (ONU, UE, Russie, USA) et appelé à un changement de méthode pour amener Israël, un pays qu'il a qualifié à plusieurs reprises de «miracle», et les Palestiniens à la table des négociations.

Une méthode aux contours flous mais qui nécessite de «se faire confiance». «Qui doit commencer, faire le premier pas ? Celui qui tend la main est-il un naïf ou quelqu'un de fort ?», a-t-il interrogé pour inviter les protagonistes à se parler. «Un Etat palestinien démocratique, viable et moderne est la seule garantie de sécurité de l'Etat d'Israël», a-t-il enfin réaffirmé.

L'antisémitisme, «une affaire nationale»

Comme à chacun des discours qu'il a prononcés à la tribune du Crif depuis 2007, ou presque, Nicolas Sarkozy a de nouveau plaidé en faveur d'un durcissement des sanctions envers l'Iran dont les dirigeants proclament vouloir détruire Israël. «L'acquisition de l'arme atomique par l'Iran est inacceptable», a-t-il assuré tout en mettant en garde Israël contre une possible attaque préventive contre Téhéran: «La solution n'est pas un conflit militaire. Il faut éviter un drame qui ferait souffrir une population qui n'y est pour rien», a martelé le président français.

Répondant à Richard Prasquier qui avait parlé dans son discours introductif d'un «antisémitisme incrusté» en France, le président de la République a répondu que «chaque fois qu'un Juif est injurié, ce n'est pas l'affaire des Juifs mais de 65 millions de Français. Ce n'est pas une affaire communautaire, mais une affaire nationale».

«Bouc émissaire»

Le président du Crif s'est «inquiété» mercredi soir de la crise en Europe, estimant que «les crises ne se limitent pas à l'économie» mais favorisent les «nationalismes»et «réactivent la xénophobie». «Voici revenus les nationalismes autarciques que l'on croyait hors d'âge», s'est exclamé Prasquier. «Ils proposent des explications simplistes et réactivent la xénophobie, a-t-il dénoncé. Le rempart européen ne doit pas se fissurer».

«Certains (pays) ont mis une sourdine à leur antisémitisme, d'autres non. Mais c'est toujours la rhétorique inacceptable du bouc émissaire», a poursuivi le président du Crif avant d'affirmer que «le Front National fait partie de cette nébuleuse». «Nous ne voterons pas pour le Front National», a logiquement précisé Richard Prasquier, notant que «le 27 janvier, jour de la commémoration internationale de la Shoah, c'est avec la droite européenne la plus extrême, celle des fraternités pangermaniques racistes, que Marine Le Pen est allée danser à Vienne».

Les Verts et la «détestation d'Israël»

Le président du Crif ne votera pas plus pour la candidate d'Europe Ecologie-Les Verts, Eva Joly, puisqu'il considère que les écologistes ont eux aussi franchi la «ligne jaune». Quand le Front national «distille un discours de préférence ethnique», Prasquier affirme que les Verts «diabolisent Israël et appellent à son boycott». En novembre dernier, lors de la Convention nationale du Crif, son président avait déjà dénoncé «la détestation» qu'ont les Verts d'Israël, mais aussi «le déferlement anti-israélien d'une partie du monde de l'information» et son «influence au sein du parti écologiste».

Tout en soulignant qu'en 2011 «le nombre d'actes antisémites a diminué de 16% en France (...), les atteintes aux personnes, les plus graves, sont restées stables. Beaucoup de ces actes se font sous le couvert de l'antisionisme. L'antisionisme obsessionnel, c'est de l'antisémitisme». «Les militants anti-israéliens qui se distinguent dans ces activités illégales ne manquent jamais de faire valoir leur engagement universaliste en faveur des opprimés. En réalité, ils supportent souvent assez bien les massacres en Syrie, mais ils souffrent beaucoup devant des pamplemousses israéliens».

Un autre danger pour le président du Crif vient des islamistes. «Les nazis traitaient les Juifs de vermines, de rats ou de bactéries. Il y a aujourd'hui d'autres nazis, qui viennent d'un islam dévoyé et qui traitent les Juifs de fils de singes et de porcs».

-------------------

Nicolas Sarkozy veut consulter les Français par référendum Par Carl Meeus Publié le 09/02/2012 à 16:00 lefigaro.fr

Nicolas Sarkozy envisage de «s'adresser directement aux Français pour qu'ils donnent leur opinion».

Dans une interview au Figaro Magazine, le chef de l'État envisage des référendums sur les réformes qu'il propose: celle du système d'indemnisation-chômage et celle du droit des étrangers.

Dans un entretien au Figaro Magazine , le chef de l'État pose les bases de sa future campagne. S'appuyant sur un triptyque de valeurs, travail, responsabilité, autorité, Nicolas Sarkozy annonce qu'il envisage de «s'adresser directement aux Français pour qu'ils donnent leur opinion», notamment sur le système d'indemnisation du chômage et la façon dont on doit considérer le travail et l'assistanat.

«Je crois que la meilleure façon de surmonter des blocages dans notre société, c'est de s'adresser directement au peuple français». «Il faut engager un changement profond de notre organisation, une forme de révolution. Je propose de créer un nouveau système dans lequel l'indemnisation ne sera pas une allocation que l'on touche passivement, mais la rémunération que le service public de l'emploi versera à chaque demandeur d'emploi en contrepartie de la formation qu'il devra suivre. Passé un délai de quelques mois, toute personne au chômage sans perspective sérieuse de reprise d'emploi devra choisir une formation qualifiante.
A l'issue de cette formation, qui sera obligatoire, le chômeur sera tenu d'accepter la première offre d'emploi correspondant au métier pour lequel il aura été nouvellement formé».

Réformer le droit des étrangers

S'il exclut le recours au referendum sur l'éducation, préférant une grande réforme qui conduise notamment à «augmenter fortement la présence des adultes dans l'école», il est prêt à en débattre sur le thème de l'immigration. «Je ne suis pas favorable à la régularisation des étrangers en situation irrégulière qui créerait immédiatement un appel d'air» explique Nicolas Sarkozy qui veut que désormais, «s'agissant du droit des étrangers», ce soit la juridiction administrative qui soit «seule compétente en matière d'immigration».

Dans ce domaine, le président propose «que, désormais, les titres de séjour obtenus par le mariage avec un Français soient soumis aux mêmes conditions de logement et de ressources» afin de lutter contre les fraudes.
De même, Nicolas Sarkozy veut «réformer les prestations accordées aux demandeurs de droit d'asile. Elles seront limitées quand le demandeur ne coopérera pas avec l'administration, quand il déposera sa demande plus de trois mois après son entrée sur le territoire, ou quand il refusera une offre d'hébergement».

Nicolas Sarkozy répète qu'il n'est «pas favorable» au mariage homosexuel.

«En ces temps troublés où notre société a besoin de repères, je ne crois pas qu'il faille brouiller l'image de cette institution sociale essentielle qu'est le mariage». De la même façon, le chef de l'État ne souhaite pas de changement de législation sur l'euthanasie: «La loi Leonetti est parfaitement équilibrée, elle fixe un principe, celui du respect de la vie».

---------

Référendum : Sarkozy fédère contre lui Par Alcyone Wemaëre avec agences Publié le 9 février 2012 à 19h42 Mis à jour le 10 février 2012 à 07h15 europe1.fr
"Le prochain référendum c'est l'élection présidentielle", a réagi François Hollande jeudi à Orléans.

REACTIONS - PS et MoDem dénoncent la stigmatisation des chômeurs.

Organiser un référendum sur une réforme de l'indemnisation des chômeurs, Nicolas Sarkozy y pense. Et la déclaration du chef de l'Etat en ce sens dans le Figaro Magazine n'a pas laissé de marbre la classe politique jeudi.

"Une dérive de plus en plus inquiétante"

Dénonçant "une idée pernicieuse qui montre à quel point le pouvoir est aujourd'hui dans le désarroi", François Bayrou a été particulièrement virulent contre le Président de la République. Concédant "des problèmes sur un certain nombre de chômeurs", le président du MoDem a insisté : "cela ne se traite pas sur le mode du référendum". Pour le leader centriste, le chef de l'Etat se perd aujourd'hui "dans la quête éperdue d'un électorat dont il croit que l'extrémisme est la clef". "C'est une dérive de plus en plus inquiétante", a déploré le candidat centriste à la présidentielle.

"Le prochain référendum c'est la présidentielle"

"Le prochain référendum c'est l'élection présidentielle", a réagi, de son côté, le candidat PS à l'Elysée, François Hollande. "Veut-on continuer la politique menée depuis cinq ans ou veut-on en changer?", a encore lancé le candidat PS.

"On est vraiment dans la stigmatisation des chômeurs", avait fustigé plus tôt Benoît Hamon, le porte-parole du PS en qualifiant Nicolas Sarkozy de "champion quand il s’agit de brandir le glaive face aux plus vulnérables".

Eva Joly voit dans cette annonce le signe que le chef de l'Etat a "choisi d’engager sa campagne en allant braconner sur les terres de la droite extrême".

Une "piteuse manœuvre électoraliste"

Qu'en dit le Front national justement ? Son numéro 2, Louis Aliot, dénonce une récupération des idées de Marine Le Pen. "Dès le début de sa campagne, Marine Le Pen a parlé d'une République référendaire qui permettrait au peuple de se saisir ou de se prononcer sur les grands sujets de société ainsi que sur son avenir", écrit le frontiste dans un communiqué. Louis Aliot voit dans cette annonce une "piteuse manœuvre électoraliste", un "coup d'esbroufe" de Nicolas Sarkozy pour séduire les voix du FN.

Comment les principaux visés ont-ils accueilli le ballon sonde du "candidat" Nicolas Sarkozy ? Le communiqué du Mouvement national des chômeurs et précaires, dont le slogan est "un chômeur est un électeur" a fustigé "une manœuvre politique scandaleuse, qui repose sur un mensonge".

--------

13/02 | 07:00 | Elsa Freyssenet les Echos Bayrou engage le combat « valeurs contre valeurs »

En présentant samedi son programme social, le président du Modem a lancé un appel aux centristes de l'UMP heurtés par la ligne de Nicolas Sarkozy.

« Le moment est venu de dire : c'est assez ! ça suffit ! stop ! »
Samedi à la Maison de la chimie à Paris, François Bayrou a réendossé son costume de chef de guerre contre Nicolas Sarkozy. Alors que le candidat centriste avait prévu de présenter son programme social, la volonté du chef de l'Etat d'organiser des référendums sur les droits des chômeurs et des immigrés l'a convaincu d'engager un combat « valeurs contre valeurs ».

« Nous sommes depuis deux mille ans la civilisation qui refuse de faire de l'étranger et du chômeur les coupables de nos maux. La civilisation qui refuse de faire du faible le responsable des mauvais choix du fort. [...] Ce ne sont pas les chômeurs qui sont responsables du chômage mais les gouvernants », a lancé François Bayrou sous les applaudissements. Reprochant à Nicolas Sarkozy « une campagne de division des Français » dans le seul but de faire des électeurs du FN son « grand grenier à voix », il lui a dénié toute qualité d'homme d'Etat : « Aucun des présidents de la République précédents [...] n'aurait accepté une telle perspective. »

Le candidat du Modem, qui a retrouvé le ton et les mots de son livre de 2009 « Abus de pouvoir », espère bien que la droitisation du chef de l'Etat et de l'UMP lui ouvre un espace auprès des électeurs de centre droit. Espérant également des ralliements d'élus ex-UDF ou gaullistes sociaux, il en a appelé à leur conscience. « J'affirme qu'aucun des hommes ou des femmes du centre [...], même s'ils sont passés à l'UMP, ne peut accepter cela. [...] Il y a des choses qu'on n'a pas le droit de laisser faire ou de laisser dire », a-t-il souligné s'adressant également aux « libéraux » et aux « républicains » en général.

Autour de lui, son équipe avait le sourire . « Je ne m'attendais pas à ce que Sarkozy entre en campagne en criant haro sur les immigrés, les homos et les chômeurs, je pensais qu'il serait plus fin », expliquait le porte-parole du Modem, Yann Wehrling.
Il n'a pas échappé à l'équipe Bayrou qu'Alain Madelin et Jean-Louis Borloo ont condamné les propos du chef de l'Etat. Mais son attention va surtout aux « réserves » exprimées par Pierre Méhaignerie, « un vrai démocrate-chrétien dont les amis ne comprennent plus ce qu'il fait à l'UMP », souligne Eric Azières, le « monsieur Elections » du Modem.

« Continuer tout droit »

En attendant d'éventuels ralliements, François Bayrou pense avoir une opportunité de rebondir après une période de tassement dans les sondages. Affronter Nicolas Sarkozy sur les « valeurs » lui permet, pour le moment, de ne pas droitiser son programme. Ainsi plusieurs des propositions formulées samedi sont-elles assez proches de celles de la gauche : l'élargissement du numerus clausus aux concours de médecine en échange d'affectations « temporaires » dans les déserts médicaux, la création d'une « mutuelle universelle qui améliore les remboursements et les prises en charge », ou encore l'obligation de porter à 25 % la proportion de logements sociaux dans les « zones de tension ».

François Bayrou a aussi proposé la création d'un « contrat de travail unique » à durée indéterminée avec une indemnisation, fixée à l'avance, « à hauteur de ce qu'accordent les prud'hommes », en cas de rupture. Il s'est à nouveau prononcé en faveur de la retraite à points. Il envisage une cotisation dépendance, mais ne promet pas la création d'une cinquième branche de la Sécurité sociale, « équilibre des comptes » oblige. « On ne fait pas de coupe claire dans la solidarité, soulignait le vice-président du Modem, Robert Rochefort. On montre que l'on peut être rigoureux avec les finances publiques tout en ayant un programme social. Cela prouve bien qu'on est centriste. »

« La bonne ligne politique, c'est de continuer tout droit », ajoutait l'ex-député européen Bernard Lehideux. Le Modem veut continuer à s'adresser aux électeurs de centre gauche. « Si Mélenchon progresse, Hollande devra border sa gauche et il libérera lui aussi de l'espace au centre », espère un proche du candidat centriste. ELSA FREYSSENET, Les Echos

--------

Hollande réplique sur les valeurs Par FF avec agences Publié le 12 février 2012 à 10h57 Mis à jour le 12 février 2012 à 15h09 europe1.fr

Le candidat PS a profité d'un déplacement consacré au sport pour répondre à Sarkozy.

Le candidat PS à la présidentielle, François Hollande, a réagi samedi à la proposition de Nicolas Sarkozy d'organiser un référendum sur les obligations des chômeurs."Il n'est jamais utile pour un président sortant qui est en échec de s'en prendre aux plus fragiles", a déclaré le candidat socialiste devant la presse au début d'une visite sur le thème du sport à Créteil, considérant que "ce n'est pas ceux qui sont les victimes qui doivent aujourd'hui être les responsables".

Pour le député de Corrèze, "s'il y a eu échec, c'est parce qu'au sommet de l'Etat, il n'y a pas eu la volonté, il n'y a pas eu la capacité, il n'y a pas eu la réussite". Alors qu'on l'interrogeait sur un virage très à droite du président de la République avec ses propositions déclinées dans le Figaro Magazine, François Hollande a rétorqué: "Moi, je vais vers les Français, aujourd'hui je suis avec le mouvement sportif".

"Ne jamais se retourner, surtout quand on est en tête"

A quelques heures d'une rencontre avec l'ancien athlète Stéphane Caristan, François Hollande a souligné qu'"il y a une grande règle dans le sport: ne jamais se retourner, surtout quand on est en tête, et ne jamais regarder ce que font les autres". "Donc c'est suivre son chemin, être dans son couloir, tenir bon sur sa ligne et ne pas se laisser détourner ou dévier", a ajouté le candidat PS à l'Elysée, filant la métaphore.

Aux journalistes qui lui faisaient remarquer qu'il avait davantage axé sa campagne sur l'économie et le social alors que le président sortant en passe de se déclarer comme candidat faisait des propositions sur les valeurs, François Hollande a glissé: "pour faire une bonne économie, il faut avoir de bonnes valeurs et de bonnes valeurs, ce ne sont pas forcément celles de la Bourse".

-------

Eva Joly, le discours de la méthode Coué Publié le dimanche 12 février 2012 à 06h00 SÉBASTIEN LEROY > sebastien.leroy@nordeclair.fr

Eva Joly a exposé son programme et ses valeurs devant une foule attentive mais guère fervente. Sa parole était attendue. Et quelque 1 400 personnes sont venues l'entendre. Ce n'est pas seulement son projet qu'Eva Joly présentait hier à Roubaix. C'était aussi un test de forme, pour enfin tenter de briser la glace. Pas simple.

Au simple comptable, le premier meeting d'Eva Joly restera une réussite. « Quand je vois cette salle, je me dis que certains doivent ajuster leurs radars », lance-t-elle au pupitre, sans notes, pour un discours au cours duquel elle aura fait largement feu sur Nicolas Sarkozy, « mal placé pour nous parler des valeurs », et décliné ses principales propositions (lire ci-dessous). Hier à Roubaix, il était important pour EELV de faire la démonstration du nombre, pour tordre le coup aux doutes.

En coulisse, on rappelle d'ailleurs, un brin grinçant qu'en 2007, la candidate Dominique Voynet n'avait pu compter que sur 500 personnes dans la même salle. « Au final, elle avait fait 1,5 %. Si on multiplie par trois comme avec le public de cette après-midi, on est presque aux 5 % », glisse un élu écolo de la région, optimiste.

« Les miracles, ça existe »

« De toute façon, il faut s'automotiver envers et contre tout », souligne Marine Tondelier, la jeune candidate écolo aux législatives à Hénin-Beaumont. Elle avait voté Hulot l'an dernier. Alors, « oui, on ne va pas dire que la campagne est du feu de Dieu. Mais en Finlande il y a quelques semaines, personne n'avait prédit qu'un écolo serait au 2e tour. Les miracles, ça existe en politique et on se raccrochera à ça jusqu'au 22 avril ».

Aller jusqu'au bout. Tel était en tout cas le mot d'ordre hier. « Le 22 avril, votez avec votre coeur, votez juste », requiert Eva Joly. Un peu plus tôt, Cécile Duflot, en verve, avait, elle, remis les pendules à l'heure : « Nous sommes dans un moment particulier où l'on doit à la fois faire campagne mais aussi indiquer aux pisse-froid et aux "casse-couilles" que nous n'allons pas arrêter ».

Les écolos de la région prennent, eux aussi, la défense de leur candidate. « C'est le syndrome de la présidentielle, de la personnalisation, qui ne nous convient pas. On s'y est toujours pris des gamelles », rappelle Marie-Chrsitine Blandin. Avant de faire remarquer que « faire la démonstration, sans petites phrases, que la mouise dans laquelle se trouvent les gens ne se résoudra pas par les mêmes solutions productivistes portées par le PS et la droite, mais par une conversion écologique, c'est pas très sexy. Ce n'est pas pour autant qu'il ne faut pas le faire ! ».

Pour Marine Tondelier, « c'est surtout l'attitude dégueulasse des autres partis qui rejettent tout ce qui ne leur ressemble pas » qui sape la candidature Joly. « Le problème, estime Sandrine Rousseau, vice-présidente du conseil régional, c'est que l'écologie ne se résume pas aux slogans faciles des autres, "les immigrés dehors" , "produire français"... Le problème c'est que jusque-là on ne l'a entendue que sur des petits bouts de phrases ». Même analyse du côté du Lillois Éric Quiquet. « La campagne commence aujourd'hui à Roubaix. Pour Hollande, il y a eu un avant et un après Le Bourget. En plus, notre électorat se rend bien compte maintenant qu'il n'y a plus de risque que le PS ne soit pas au 2d tour et va vouloir donner du contenu à l'alternance ».

Au moment où Eva Joly prend la parole, on perçoit pourtant que rien ne sera simple. Autant les Voynet, Mamère et Duflot ont joué de leur talent d'orateurs pour encourager et faire applaudir leur candidate. Autant de contraste quand Eva Joly a pris la parole. Le ton est plus conférencier que tribunicien, malgré une introduction en ch'ti soufflée par Jean-François Caron, histoire de moquer les moqueurs d'accents. Mais dans la salle, la ferveur n'est pas vraiment là.

Pendant une conférence, on écoute plus qu'on exulte. Et jamais l'ex-magistrate ne s'est vraiment livrée, jamais elle n'a pu sortir de la retenue devenue sa marque, appréciée ou décriée. Si bien qu'en fin de discours, personne ne s'est attardé sous les coursives de la Salle Watremez, aussi vite vide qu'elle avait été vite pleine.

« On n'est pas dans la com' »

Olivier, de Marcq-en-Baroeul, « ni militant ni sympathisant », avoue avoir « tendance à s'endormir. Rien à faire, elle n'emporte pas les foules. Je pense qu'il y a eu une erreur de casting. Quand on n'est pas un convaincu de l'écologie, c'est difficile... ». De son côté, Claire-Marie, d'Hellemmes, trouve « triste de considérer qu'en France, si on n'a pas une image travaillée par les communicants, ça ne passe pas. Au moins, elle dit ce qu'elle pense, avec naturel. Elle dénote, c'est clair, mais elle est "cash", honnête ». Chantal-Odile, militante de l'Avesnois va plus loin : « Ce n'est pas Le Bourget, on n'est pas dans la com'. Mais ce qu'elle propose est intelligent. À tout prendre, je préfère un discours de fond peu médiatique qu'un discours médiatique creux ». Restent désormais deux mois à Eva Joly pour tenter de conquérir la moindre parcelle sur le terrain des idées, afin les faire exister. Faute de quoi, EELV ne pèsera pas grand-chose dans le rapport de forces qui sortira des urnes si celles-ci devaient sourire à la gauche. Certains de l'autre côté de l'échiquier politique n'attendent que ça pour liquider l'accord qui lie les écolos aux socialistes.

-------

Christine Boutin retire sa candidature lefigaro.fr Par Béatrice Houchard Mis à jour le 14/02/2012 à 17:55 | publié le 13/02/2012 à 23:12

La présidente du Parti chrétien-démocrate a choisi de «s'allier» avec Nicolas Sarkozy dont elle partage les valeurs, tout en souhaitant qu'il n'oublie pas la solidarité.

Christine Boutin a finalement jeté l'éponge, ce qui pourtant ne lui ressemble guère. Elle a annoncé lundi soir sur TF1 qu'elle renonçait à être candidate à l'élection présidentielle: «J'ai décidé, avec mon Parti chrétien-démocrate, de faire une alliance avec le président de la République, candidat sans doute cette semaine. Je veux être avec lui pour faire gagner la France.»
Il s'agit d'une «alliance» et pas d'un «ralliement», a-t-elle précisé un peu plus tard au Figaro.

Il y a trois semaines, Christine Boutin a été reçue par Nicolas Sarkozy à l'heure du petit déjeuner. Elle lui a fait part de ses convictions et revendications sur les valeurs et lui a annoncé que le PCD entendait avoir cent candidats aux élections législatives de juin. Elle assure en revanche n'avoir demandé aucun poste au gouvernement (elle a été ministre du Logement de mai 2007 à juin 2009) si le président est réélu.
En lisant l'interview accordée par Nicolas Sarkozy au Figaro Magazine , Christine Boutin a applaudi le refus du mariage homosexuel et de l'euthanasie, ainsi que le discours sur l'école et la volonté présidentielle de «lever le tabou sur l'immigration». Elle s'est retrouvée dans le triptyque de valeurs: «autorité, travail, liberté». Mais elle entend bien profiter de la campagne, à laquelle elle souhaite participer «dans le premier ou le deuxième cercle» pour imposer un quatrième thème: la solidarité.
«Sarkozy, explique- t-elle, est en train de recentrer la droite sur ses valeurs. C'est bien, mais il ne doit pas oublier la solidarité.» Elle espère notamment que son idée de «revenu de base» pourra être étudiée lors du prochain quinquennat.

Qu'est-ce qui l'a finalement décidée à renoncer si tôt? Elle avait 300 parrainages d'élus et, après son voyage sur les routes de Compostelle, constatait que «ça commençait à rentrer». Alors? Alors, dit-elle, «compte tenu de la situation du monde, je ne devais pas affaiblir Nicolas Sarkozy mais faire gagner la France, d'autant que François Hollande défend tout le contraire de ce à quoi je crois».

Lundi soir, Christine Boutin a affirmé «continuer le combat» avec notamment ses 100 candidats aux législatives afin de «commencer à irriguer le territoire politique». Enfin, elle a révélé au Figaro quelle était la «bombe atomique» dont elle avait menacé Nicolas Sarkozy le 19 décembre si elle n'avait pas eu ses parrainages: elle aurait fait la grève de la faim. Ce ne sera pas utile. Par Béatrice Houchard

--------

Carla Bruni entre en campagne Par MLC Publié le 17 février 2012 à 12h37 Mis à jour le 17 février 2012 à 12h37 europe1.fr

L'épouse du chef de l'Etat multiplie les interviews et se dit "à 100%" aux côtés de son mari.

Elle s'était faite très discrète depuis la naissance de leur fille Giulia fin octobre. Mais avec l'annonce de la candidature de son mari, Carla Bruni-Sarkozy sort de sa réserve. La première dame a accordé plusieurs interviews et s'apprête à se lancer dans la campagne aux côtés du président-candidat.

"J’accompagnerai mon mari quand il aura besoin de moi"

"Je suis contente que ce soit parti, contente qu'il se soit déclaré", a-t-elle confié au Parisien jeudi. Carla Bruni-Sarkozy assure aussi à 20 Minutes qu'elle s'investira dans la campagne. "Pas de façon professionnelle mais humaine. J’accompagnerai mon mari quand il aura besoin de moi", explique-t-elle.

La première dame a en effet prévu d'accompagner son mari lors des "moments symboliques", et notamment à certains meetings. Elle sera ainsi à ses côtés à Marseille, dimanche, et à Villepinte le 11 mars. "Quand je vois ce qu'il se passe en Grèce, franchement, j'ai un peu peur. Lui, il a une expérience importante. C'est le plus à même de garder le cap pour notre pays", estime l'ancien mannequin.

"Ses idées sont fabuleuses"

Carla Bruni-Sarkozy reconnaît toutefois ne pas être une spécialiste en politique. "Je ne m’y connais pas tellement mais franchement, je trouve qu’il a tout bien fait, ou presque pendant cinq ans", estime-t-elle, dans les colonnes du Parisien, sur le bilan du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Quant à ses propositions de campagne, comme l'organisation de référendums, la chanteuse juge dans 20 Minutes que "généralement, (...) ses idées sont fabuleuses". "Je le soutiens à 100%", conclut-elle.

-------

AFP Nihous renonce à la présidentielle et rallie Sarkozy Par LEXPRESS.fr, publié le 22/02/2012 à 20:52, mis à jour le 23/02/2012 à 15:16

Le candidat Frédéric Nihous de Chasse, pêche, nature, tradition (CPNT) a annoncé ce mercredi soir sur TF1 qu'il abandonnait la course à l'Elysée. Il rallie Nicolas Sarkozy.

Frédéric Nihous, candidat Chasse, pêche, nature, traditions (CPNT), a annoncé ce mercredi soir sur TF1 qu'il renonçait à se présenter à l'élection présidentielle. L'ex-candidat a annoncé qu'il soutenait Nicolas Sarkozy, avec lequel il a des "convergences fortes".

"Il faut être lucide, réaliste: je suis dans l'impossibilité de réunir les 500 parrainages", a-t-il déclaré. Frédéric Nihous rallie le président-candidat au nom de la défense des "traditions" et de la "ruralité". Et déplore d'être "tenu à l'écart des médias et des sondages" depuis le début de sa campagne.

Il a assuré ne pas avoir négocié d'arrangement électoral avec Nicolas Sarkozy. "La lutte des places, je la laisse aux Verts", a-t-il déclaré.

"Partenariat gagnant-gagnant" avec Sarkozy

Après son retrait, quelques jours après celui de Christine Boutin et celui de Hervé Morin, il reste désormais 11 candidats en course pour l'élection présidentielle d'avril et mai prochains.

Dans un communiqué envoyé après son annonce sur TF1, Frédéric Nihous a précisé que "le blocage des banques qui privilégient les candidats placés haut dans les sondages" l'avait aussi conduit à renoncer.

Il a justifié son "partenariat gagnant-gagnant" avec Nicolas Sarkozy par la reconnaissance, par le président-candidat, de "la place et des droits des chasseurs".

Nicolas Sarkozy s'était livré le 17 janvier à une charge en règle contre les règles environnementales trop "tatillonnes" envers la chasse, qu'il a promis de lever, et contre certaines limitations imposées par la justice, lors de ses voeux au monde rural en Ariège.

----------

liberation.fr 01 mars 2012 à 16h46 (Mis à jour à 18:14)

Plusieurs dizaines d'opposants ont accueilli le président candidat au cri de «Sarko dégage», dès sa sortie de voiture. Nicolas Sarkozy, qui a dû se réfugier dans un bar, dénonce «la violence d'une minorité».

Nicolas Sarkozy a été pris à partie et insulté jeudi après-midi par plusieurs centaines d’opposants dans le centre-ville de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), entraînant un imposant déploiement de CRS dans le centre-ville.

Certains des manifestants hostiles au chef de l’Etat ont lancé des oeufs en direction d’un bar où se trouvait le président-candidat et des tracts en faveur de la collectivité territoriale du pays basque.

Des militants PS, dont certains brandissaient le programme de François Hollande, étaient aussi présents, sans participer à ces débordements, selon une journaliste de l’AFP sur place.

Au milieu d’une foule de partisans criant «Nicolas! Nicolas!» et de nombreux opposants criant «Nicolas kampora!» («Nicolas dégage!», en langue basque), le chef de l’Etat s’était auparavant très difficilement frayé un passage dans les rues étroites du petit Bayonne jusqu’au bar du Palais, rue d’Espagne, sous une pluie de petits bulletins de vote de Batera, un collectif réclamant une collectivité territoriale pour le Pays basque.

M. Sarkozy est entré dans ce bar vers 16H00, une étape prévue dans sa visite, où l’attendaient plusieurs habitants pour une discussion à bâtons rompus, comme le candidat les multiplie depuis son entrée en campagne. Des oeufs ont alors été jetés sur la vitrine. Une foule compacte s’est formée devant le bar et des CRS ont été appelés en renfort pour empêcher tout débordement.

M. Sarkozy est sorti du bar peu après 17H00, selon une journaliste de l’AFP. Il devait ensuite quitter Bayonne pour se rendre au Conseil européen de Bruxelles.

Il avait auparavant dénoncé auprès de journalistes «la violence d’une minorité et leur comportement inadmissible» et regretté que «des militants socialistes s’allient avec des indépendantistes basques».

Le président-candidat, attendu dans la soirée à Bruxelles pour un sommet européen, a aussi évoqué des «comportements de voyous».

«Ici, nous sommes en France, sur le territoire de la République française, et le président de la République ira partout sur le territoire», a-t-il ajouté. «Et si ça ne plaît pas à une minorité de voyous, ils devront s’y faire», a-t-il mis en garde.

Sa porte-parole, Nathalie Kosciusko-Morizet, a de son côté accusé le PS d’avoir organisé des «manifestations de rue» contre le président-candidat.

--------

Quand Louis Sarkozy lance des billes sur une policière depuis l'Elysée A.R. | Publié le 10.03.2012, 12h02 | Mise à jour : 13h05 leparisien.fr

Un garnement facétieux se cacherait derrière les murs de l'Elysée, selon les informations de RTL. Jeudi après-midi, en faction rue du Faubourg-Saint-Honoré, en face du palais présidentiel, une policière a été la cible de tirs de billes et d'un jet de tomates.

Une petite bille jaune roule d'abord au pied de l'agente. Elle est rapidement suivie par une tomate.

La gardienne de la paix n'a pas le temps de repérer l'origine des projectiles : une seconde bille la touche à la joue. Elle traverse la rue. Aborde les gendarmes en faction devant les portes de l'Elysée, qui lui indiquent un coupable potentiel : Louis Sarkozy, le fils cadet du président, qui reçoit à ce moment-là un ami.

La gardienne de la police rédige alors un rapport administratif. N'étant pas blessée, elle n'a pas souhaité porter plainte. La nouvelle déclenche cependant un véritable branle-bas de combat dans sa hiérarchie. Le directeur du cabinet du préfet rencontre la policière et ses collègues, les enjoint à la plus grande réserve.

Soucieux de ne pas déclencher une polémique en pleine période électorale, le président lui-même reçoit vendredi matin la policière pour lui présenter des excuses. «Le geste malheureux d'un enfant», plaide l'avocat de formation et ancien ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy.

L'affaire devrait cependant en rester là. Pour apaiser les esprits, la policière s'est vue offerte par l'administration la possibilité d'être mutée à un autre poste. LeParisien.fr

---------

Publié le 10/03/2012 13:12 - Modifié le 10/03/2012 à 14:04 | avec Agence ladepeche.fr Rama Yade dit non à Sarkozy et la "droitisation" de sa politique

Alors que Jean-Louis Borloo vient de se rallier à Nicolas Sarkozy en vue de la prochaine Présidentielle, Rama Yade a décidé de jouer les dissidentes et de ne pas signer la motion de soutien au candidat UMP.

Au côté des jeunes du Parti Radical, l’ex-ministre a précisé qu’elle n’était pas dans l’obligation de choisir une autre personnalité dans cette campagne dans la mesure où Borloo a jeté l’éponge.
Pire pour l’actuel chef de l’État, elle sous-entend une entreprise de séduction et de récupération de voix : « En 2007, Nicolas Sarkozy dictait le tempo, imposait les débats. Aujourd'hui, nous avons le sentiment, nous, les républicains, d'avoir le pistolet du FN sur la tempe ».

Système de "droitisation"

Rama Yade a également dénoncé la « droitisation » de la politique de Nicolas Sarkozy et décliné l’invitation de se rendre à son grand meeting à Villepinte demain : « On nous explique que certaines civilisations sont inférieures à d'autres, et, en même temps, on nous dit que le FN est un parti nationaliste et socialiste. Où tombera le curseur ? Vous comprendrez que j'ai besoin de savoir cela précisément avant de m'engager ».

De son côté, Jean-Louis Borloo n’assistera pas non plus au meeting du président-candidat en dépit de son soutien annoncé à Sarkozy. Sur Europe 1, l’ancien ministre a déclaré : « Ne faisons pas de ce meeting de Nicolas Sarkozy l’absolu ou l’alpha et l’omega. Si nous n’y sommes pas, ça ne voudra pas dire qu’il n’y a pas un soutien au président. Si nous y sommes, ça ne voudra pas dire qu’on a perdu notre personnalité. »

--------

25 000 euros par mois pour Ariane Massenet au Grand Journal Chroniqueur sur une grande chaîne, ça rapporte Voici.fr Publié le Lundi 12 Mars 2012 à 11:53 par A.R.

On trouve beaucoup d’enquêtes sur les salaires de la télévision notamment ceux des présentateurs vedettes qui atteignent des sommets. Mais qu’en est-il des seconds couteaux de la télé ? Combien gagne un chroniqueur sur une grosse chaîne ? Un comédien de fiction ? Télé-Loisirs a enquêté.

En décembre dernier, nous vous révélions les salaires de certains nantis de la télévision. Ainsi, Nicolas Hulot émargeait à 396 000 euros par an pour quatre émissions, Laurent Ournac pointe quant à lui à 90 000 euros par épisode de Camping Paradis et Jean Marc Morandini gagne 18 000 euros par mois.

Cette semaine, nos confrères de Télé-Loisirs lèvent le voile sur les salaires des seconds rôles de la télévision : les chroniqueurs, les co-animateurs de prime time, les comédiens de Plus Belle la Vie entre autres.

Parmi les mieux lotis, Ariane Massenet.

La co-présentatrice du Grand Journal recevrait « au moins 25 000 euros par mois », révèle un chroniqueur bien informé à nos confrères de Télé-Loisirs. Oui, c’est bien trop (rayez la mention inutile) payé pour demander à la porte-parole de Nicolas Sarkozy si elle préfère le coca light ou le coca zéro, on vous l’accorde.

Un peu plus bas, on trouve Fabien Lecoeuvre, le binôme de Patrick Sébastien dans Les années bonheur. Ce dernier touche, toujours d’après Télé-Loisirs, 10 000 euros par émission, soit 80 000 euros par saison pour ses bons et loyaux services rendus au service public le samedi soir. Être le wikipédia des années 60-80, ça rapporte.

Pour se glisser dans la peau d’un loueur de ski à Megève dans 50mn Inside, Christophe Beaugrand touche 6 000 euros brut mensuels. Pour Natacha Polony, c’est 1 400 euros par émission pour On est pas couché et Jean Pierre Coffe, 1 500 euros par émission pour Vivement Dimanche prochain.

Les salaires des comédiens de Plus Belle la Vie oscillent entre 500 et 1000 euros par jour avec un minimum de dix jours de travail mensuels garantis. Olivier Galzi, présentateur sur iTélé, gagne un peu moins. Une source en interne confirme à nos confrères qu’il empocherait un peu plus de 4500 euros par mois. Et c’est peut-être celui qui travaille le plus…

--------

Sarkozy à l’aise au « Petit Journal »
Détendu et blagueur, le président-candidat UMP s’est bien sorti de son face-à-face avec Yann Barthès. Frédéric Gerschel | Publié le 17.03.2012, 07h00 leparisien.fr http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/sarkozy-a-l-aise-au-petit-journal-17-03-2012-1909937.php

C’est sans aucun doute l’émission de télé qui a le plus désacralisé Nicolas Sarkozy durant son quinquennat. Relevant ses tics de langage, ses petites manies, ses fautes de français, ses phrases toutes faites qu’il sert à volonté à tous ses auditoires.... Le Parisien

---------

EN DIRECT. Tuerie de Toulouse : la même arme utilisée contre les paras Publié le 19.03.2012, 08h38 | Mise à jour : 16h15 leparisien.fr

Un homme a ouvert le feu lundi matin devant le collège-lycée juif Ozar Hatorah à Toulouse, tuant un professeur âgé de 30 ans, ses enfants de 6 et 3 ans et une fillette de 10 ans.

L'homme, arrivé sur les lieux à scooter ou à moto, «a ouvert le feu sur toutes les personnes qui se trouvaient devant l'établissement», a déclaré le procureur de Toulouse, Michel Valet. Il précise aussi que des «enfants ont été poursuivis à l'intérieur de l'école». Le tueur a d'abord utilisé une arme, sans doute du 9 mm, à l'extérieur du collège avant que son arme s'enraye. Il est alors entré à l'intérieur de l'établissement, où il a eu recours à une autre arme de calibre 11.43, le même calibre que pour les meurtres des parachutistes.

Un adolescent de 17 ans a aussi été grièvement blessé au cours de cette fusillade, la première visant des juifs depuis celle de la rue des Rosiers, à Paris en 1982. Alors que la communauté juive est en état de choc, un périmètre de sécurité a été mis en place autour de tous les établissements scolaires juifs de Toulouse. La sécurité a été également renforcée aux alentours de tous les lieux confessionnels en France. Nicolas Sarkozy est arrivé en fin de matinée sur place et a décrété que deux minutes de silence seront respectées dans toutes les écoles de France mardi matin. Claude Guéant et François Hollande sont également attendus sur place.

Suivez les évènements minute par minute :

16h09. François Hollande écourte son émission sur Canal + ce soir. Alors que les programmes de plusieurs chaînes ont été bousculés par la tragédie intervenue à Toulouse le candidat socialiste devrait écourter son intervention dans l'émission spéciale de Canal+ consacrée à la présidentielle «Face à Canal», ce soir. Il devrait en assurer seulement la première partie jusqu'à 19h50. François Hollande a fait savoir qu'il souhaitait quitter Canal+ à 20 heures précises. Le président de la République et candidat UMP, Nicolas Sarkozy demeure en revanche l'invité du 19/20 de la chaîne publique France 3.

16 heures. La même arme pour la série des trois meurtres. Selon Europe 1, l'une des armes utilisées lundi par le tireur est bien la même que celle qui a servi jeudi à Montauban et dimanche à Toulouse. Les analyses balistiques pratiquées sur les douilles retrouvées sur les lieux de la fusillade lundi correspondent.

15h51. Deux lettres de menaces envoyées à deux synagogues. Deux synagogues du VIIIe et XIXe arrondissements de Paris ont reçu, respectivement lundi matin et ce week-end, un courrier où il est mentionné: «Vous êtes le peuple de Satan, l'enfer vous attend». L'enquête a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la PJ parisienne.

15h47. Une marche silencieuse à Paris ce soir. L'Union des étudiants juifs de France (UEJF) organise une marche silencieuse lundi à 20h30 à Paris, entre la place de la République et la place de la Bastille, «pour rendre hommage aux victimes de l'attentat antisémite de Toulouse». Un peu avant, vers 19 heures, une veillée de prières dans le IIIe arrondissement de Paris se tiendra en présence de François Fillon.

15h45. Sur place, Hollande appelle à une «réponse ferme». Le candidat socialiste à la présidentielle appelle à «une réponse commune et ferme de toute la République», après s'être rendu sur les lieux du drame.

15h40. «Un meurtre odieux de Juifs». Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu condamne «le meurtre odieux de Juifs, dont des petits enfants». Il précise que s'il est trop tôt pour connaître les circonstances de cet acte meurtrier, «nous ne pouvons pas écarter la possibilité qu'il a été motivé par un antisémitisme violent et sanglant», estime-t-il.

15h36. Les obsèques militaires des deux parachutistes du 17e RGP tués jeudi par un tireur en deux-roues auront lieu mercredi à 16H45 dans la caserne du régiment à Montauban (Tarn-et-Garonne), a-t-on appris lundi de source proche de l'organisation de la cérémonie. Le président Nicolas Sarkozy pourrait participer à cette cérémonie.

15h30. Le FN exprime sa compassion et sa solidarité. Dans un communiqué, Marine Le Pen, qui a demandé à France 2 le report de l'émission-débat initialement programmée ce soir sur la chaîne publique, explique que «suspendre le temps politique aujourd'hui est un signe de compassion et de solidarité».

15h25. Les enquêteurs sur une piste. Selon le Point, les autorités civiles et militaires seraient sur une piste pour retrouver le tireur de Toulouse. L'affaire remonterait à 2008. Le 17e régiment de génie parachutiste de Montauban renvoie cette année-là, trois militaires identifiés comme proches de mouvements «néonazis». Un ancien militaire, Jamel Benserhir dénonce à l'époque à sa hiérarchie leurs agissements. Ils s'étaient fait prendre en photo devant un drapeau à croix gammée, faisant le salut nazi. Ce cliché avait été publié dans la Dépêche du midi et dans les colonnes du Canard Enchaîné. Le portrait type de ces trois militaires correspondrait d'ailleurs aux signalements dont disposent les enquêteurs de Toulouse. Musclé, tatoué et vêtu de noir.

15h20. Le CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) a décidé de ne pas décompter les temps de parole et les temps d’antenne des candidats à l’élection présidentielle et de leurs soutiens, lorsqu’ils se rapportent aux événements de Toulouse. Cette mesure s’applique pour les lundi 19 et mardi 20 mars.

15h19. Les Etats-Unis condamnent «l'horrible attentat» de Toulouse.

15h14. Le Vatican «profondément indigné». Le Vatican exprime sa «profonde indignation, son effarement, et sa condamnation la plus résolue». «L'attentat de Toulouse contre un enseignant et trois enfants juifs est un acte horrible et ignoble, qui s'ajoute à d'autres récents de violence absurde qui ont blessé la France», déclare le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi.

15 heures. France 2 a décidé d'annuler une émission «Spéciale présidentielle» prévue lundi soir à 22h15 avec comme invitée principale Marine Le Pen, comme demandé par la candidate du FN à la suite de la tuerie devant une école juive de Toulouse.

14h55. François Hollande vient d'arriver sur les lieux. Hollande, accueilli à l'aéroport de Toulouse-Blagnac par le maire PS Pierre Cohen, et le président PRG du Conseil général du Tarn-et-Garonne Jean-Michel Baylet, indique qu'il «s'exprimera après être allé sur place». Le candidat socialiste à la présidentielle est accompagné de Yossi Gal, ambassadeur d'Israël en France et de plusieurs personnalités socialistes : Pierre Moscovici, Manuel Valls et Elisabeth Guigou, ainsi que du député européen Kader Arif.

14h54. Une marche à 20h30 à Paris en hommage aux victimes (UEJF).

14h52. Guéant «submergé d'émotion» devant un «acte antisémite». «Comme tous mes compatriotes, je suis submergé par l'émotion après cet évènement très grave, c'est un acte antisémite qui a été porté contre des enfants juifs», a-t-il dit au cours d'une visite à l'école frappée par le drame.

14h49. Netanyahu condamne un «meurtre méprisable de Juifs».

14h36. François Fillon annule son déplacement du jour dans le Rhône.

14h30. Un office religieux à 17 heures en hommage aux victimes. Un office religieux est prévu lundi à 17 heures dans une synagogue du centre de Toulouse, en hommage aux victimes, indique le Crif en région Midi-Pyrénées.

14h20. Une chasse à l'homme exceptionnelle. Selon une source policière, l'ensemble des services de la DCPJ sont mobilisés, soit des milliers d'hommes et de femmes à Paris et en province. La Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) a également été saisie. Un membre du cabinet du ministre de l'Intérieur évoque une «gigantesque chasse à l'homme» avec notamment des profileurs et des spécialistes d'Internet. Toutes les directions de police et de gendarmerie, des CRS à la sécurité publique, sont sur le pont.

14h15. La traque du tueur est la «priorité des priorités» et «l'objectif numéro un» des forces de l'ordre avec «obligation de résultats très rapides», selon des sources policières. La qualification «terroriste» de ces actes a été retenue en raison de l'impact de ces tueries, qui créent «un climat d'intimidation et de terreur», précise-t-on, de source judiciaire.

13h55. «Nous sommes tous scolarisés dans cette école, nous sommes tous parachutistes à Montauban, la communauté nationale doit être soudée face à ce crime», déclare Mgr Bernard Podvin, porte-parole de la conférence des évêques de France, sur France Info.

13h50. «Je voudrais exprimer ma très grande émotion et ma condamnation face à ce qui s'est passé à Toulouse», déclare à la presse le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, en marge de la visite d'un hôpital à Bordeaux.

13h42. «Je suis profondément choqué par cette attaque meurtrière», exprime le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, dans un communiqué, assurant les parents, amis et proches des victimes «de cette horrible tragédie de sa compassion et de ses condoléances». «J"espère que les auteurs seront rapidement retrouvés et jugés», a-t-il ajouté.

13h30. Le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, vient d'arriver sur place et est actuellement dans l'établissement.

13h28. Le maire PS de Toulouse, Pierre Cohen, suspend toutes les festivités prévues dans les jours qui viennent, notamment le carnaval de la ville qui devait se dérouler mercredi. «Tous les évènements festifs sont annulés car Toulouse et sa région sont traumatisés», a-t-il dit sur les lieux du drame. En signe de solidarité avec les familles et les proches des victimes, les drapeaux du Capitole sont mis en berne. «Je pense que le traumatisme peut être aussi fort que la tragédie AZF», a-t-il encore dit en faisant référence à la plus grande catastrophe industrielle en France depuis 1945, l'explosion de l'usine AZF avait fait 31 morts et des milliers de blessés à Toulouse le 21 septembre 2001.

13h 25. Dans un communiqué, Jean-Louis Borloo, président du Parti radical estime que face à cet «acte de barbarie atroce» et «peu importe les hypothèses, c'est la République qui est aujourd'hui mortellement touchée et en deuil. L'union nationale des républicains est indispensable et sera la plus forte».

13h18. La minute de silence se déroulera mardi à 11 heures. Elle sera observée dans tous les établissements scolaire de France.

13h15. François Fillon exprime sa «profonde tristesse» et sa «vive indignation». Il a confirmé la mise en oeuvre de moyens exceptionnels pour l'enquête et la sécurisation des écoles et lieux de cultes. «A Montauban, comme à Toulouse par deux fois, c'est la communauté nationale dans son ensemble et la République qui sont atteintes», souligne François Fillon, en référence aux assassinats de parachutistes dans ces deux villes au cours des derniers jours.

13h06. Marine Le Pen demande à France 2 d'annuler le débat auquel elle devait participer ce lundi soir 12h51. C'est «l'ensemble de nos concitoyens qui sont visés» par cette fusillade, estime Alain Jakubowicz, le président de la Licra, Alain Jakubowicz. «A cette heure où l'on ne sait pas quel est véritablement le mobile de ce drame (...) c'est vrai que l'on pourrait légitimement considérer que c'est un acte antisémite, mais ce que je veux dire en tant que président de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme, c'est que c'est l'ensemble de nos concitoyens qui sont visés», a-t-il déclaré à l'AFP .

12h35. «Interpellé» par la similitude entre les trois tueries commises ces derniers jours dans le Sud-Ouest, Nicolas Sarkozy promet que «tout sera mis en oeuvre pour la retrouvée».

12h30. Vigilance renforcée en Belgique. La ministre belge de l'Intérieur a demandé lundi aux services de police d'exercer une «vigilance particulière» des intérêts juifs en Belgique, «en particulier des lieux d'enseignement juifs».

12h28. La fusillade est une «tragédie nationale» selon Nicolas Sarkozy, qui décrète deux minutes de silence dans les écoles demain mardi.

12h25. L'adulte tué lundi dans la fusillade était un Franco-Israélien originaire de Jérusalem, a indiqué un proche de la victime. «Jonathan Sandler a été tué dans la fusillade de Toulouse. Il était parti en septembre dernier pour une mission de deux ans pour enseigner les matières juives à Toulouse», a confirmé cette source.

12h46. Nicolas Sarkozy indique que le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, «restera à Toulouse le temps qu'il faudra».

12h15. La Commission européenne condamne un «crime odieux». «Au nom de la Commission européenne, je veux fermement condamner ce crime odieux» indique José Manuel Barroso, tout en présentant ses «plus sincères condoléances» aux victimes.

Midi. Le Congrès juif européen demande de «tout faire» pour arrêter l'auteur.

11h52. Nicolas Sarkozy est sur place. Le président est arrivé au collège-lycée Ozar Gatorah.

11h47. Le parquet antiterroriste saisi de trois enquêtes, dont celle de ce lundi. Le parquet antiterroriste de Paris a ouvert trois enquêtes pour assassinat lundi après les fusillades perpétrées à Toulouse contre une école juive et contre des militaires à Toulouse et Montauban. «Le parquet de Paris s'est saisi au titre de sa compétence antiterroriste des trois enquêtes diligentées pour des faits qualifiés d'assassinat et tentatives d'assassinat en lien avec une entreprise terroriste», déclare François Molins dans ce communiqué.

11h45. Le maire PS de Toulouse, Pierre Cohen est «horrifié» par ce drame, «comme l'ensemble du conseil municipal». Le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, s'est dit de son côté s'est dit «bouleversé et horrifié par les actes criminels abominables perpétrés dans l'enceinte de l'établissement scolaire». Pour Danièle Hoffman-Rispal, députée PS de Paris et vice-présidente du groupe d'amitié France-Israël à l'Assemblée nationale, «quelles que soient ses motivations, l'auteur de ce crime odieux ne pourra justifier, ni faire oublier qu'il est le meurtrier d'enfants».

11h40. L'ambassadeur d'Israël en France, Yossi Gal, se rend à Toulouse ce lundi afin de rencontrer les autorités locales et témoigner de sa solidarité aux familles des victimes.

11h50. «La campagne est suspendue» pour «honorer la mémoire» des victimes de Toulouse, déclare Benoît Hamon (PS).

11h38. La «vive émotion» de Jean-Luc Mélenchon. «Je veux dire ma plus vive émotion après les meurtres horribles commis ce matin à Toulouse. Les pensées de tous les Français se tournent vers les parents, les familles, les enfants déchirés par l'horrible nouvelle. Tous les Français se savent personnellement atteints dans cette circonstance» écrit-il dans un communiqué.

11 heures. Une minute de silence au Conseil de Paris. «Notre émotion est immense, la France est blessée à travers ces drames et je souhaite que le Conseil de Paris exprime son émotion et son respect pour les victimes et sa solidarité vis à vis de toutes les familles touchées, par une minute de silence» vient de déclarer Bertrand Delanoë au début du Conseil de Paris. Les élus de l'hémicycle se sont alors levés et ont observé cette minute de silence, avant que le chef de file de l'opposition UMP Jean-François Lamour déclare «s'associer» à cet hommage. «Ce sont des actes inqualifiables, des attentats ignobles et nos pensées vont vers les famille des victimes et leur communauté, ces actes ne doivent pas rester impunis», a déclaré Jean-François Lamour.

11h25. L'Intérieur renforce la surveillance autour de tous les lieux confessionnels en France. «Des consignes ont été données aux préfets, aux services de police et de gendarmerie de renforcer la surveillance autour de tous les lieux confessionnels en France et particulièrement aux abords des écoles israélites» précise le porte-parole de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet. Ces mesures visent «tous les lieux confessionnels, comme par exemple les écoles coraniques, mais que compte tenu des événements (à Toulouse), cela concernait particulièrement les écoles israélites».

11h22. «Cet acte de barbarie et d'assassinat aura une réponse juive», souligne la Conférence européenne des rabbins (CER). «S'il y a des gens qui veulent effrayer la communauté juive, notre réponse est que nous ne nous laisserons pas intimider», ajoute la CER en promettant de «construire plus d'écoles, des synagogues et d'autres institutions juives».

11h17. Martine Aubry qualifie d'«abominable» la fusillade. «Je fais part de mon effroi face à l'abominable tuerie de Toulouse qui bouleverse la France entière», affirme-t-elle dans un communiqué.

11h02. «Marine Le Pen condamne la fusillade criminelle qui a frappé une école privée juive à Toulouse ce matin» et demande «aux pouvoirs publics de tout mettre en oeuvre pour empêcher un nouveau drame».

10h49. «Epouvantable» pour la commissaire européenne. «Une fusillade devant une école juive de Toulouse tue au moins trois personnes. Epouvantable!», a écrit Cecilia Malmström, commissaire européenne chargée des Affaires intérieures, sur son compte twitter, avant que le bilan ne soit relevé à quatre morts par le procureur de la république de Toulouse.

10h45. Le tireur était en deux-roues et a «tiré sur tour ce qu'il y avait en face de lui, enfants et adultes, et des enfants ont été poursuivis à l'intérieur de l'école», explique le procureur.

10h42. Les politiques réagissent. Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, est révulsé par ce «crime monstrueux». Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche, est «épouvanté par la fusillade».

10h41. Un périmètre de sécurité a été établi autour de toutes les écoles juives de Toulouse.

10h40. François Hollande se rend immédiatement à Toulouse, par «solidarité» avec la communauté juive. Dans un communiqué, le député déclare avoir appris «avec horreur la tuerie qui a fait plusieurs victimes à l'école juive Ozar Hatora de Toulouse». «J'ai décidé, ajoute-t-il, de me rendre immédiatement à Toulouse pour m'incliner devant les victimes et pour manifester toute mon émotion et toute ma solidarité à leurs familles et à la communauté juive de France».

10h37. Le procureur parle d'«éléments sérieux» sur un lien entre la tuerie de ce matin et les meurtres de paras à Toulouse et Montauban.

10h36. Le bilan officiel s'alourdit : quatre personnes sont mortes, dont trois enfants.

10h35. Nicolas Sarkozy établit aussi un lien avec les meurtres de paras. Le président constate des «similitudes» avec les meurtres de paras mais «trop tôt» pour établir un «lien véritable».

10h29. Le tueur est entré dans le bâtiment. selon des sources policières, l'homme a utilisé une arme, sans doute du 9 mm, à l'extérieur du collège et cette arme s'est enrayée. Il a alors laissé son scooter sur place et est entré dans le collège où il a utilisé la seconde arme, de calibre 11,43 cette fois.

10h25. Trois morts confirmés. Trois personnes ont été tuées et deux autres gravement blessées lors de la fusillade, a indique le procureur de la République Michel Valet.

10h20. Guéant parle d'«attentat horrible», évoque Montauban, et s'apprête à venir sur Toulouse. «On ne peut manquer de remarquer qu'il y a des similitudes entre les agressions dont ont fait l'objet nos militaires à Toulouse et à Montauban et cet attentat horrrible contre des enfants ce matin», a commenté le ministre qui, en marge d'un déplacement à Mulhouse, a indiqué qu'il se rendrait sur place «par les moyens les plus rapides».

10h08. Deux armes utilisées, dont une de calibre 11.43. La police confirme les informations recueillies plus tôt par Europe 1, indiquant que le tueur de Toulouse était muni de 2 armes, dont une de même calibre que pour les parachutistes.

10h05. Parallèle avec les militaires tués? L'auteur des coups de feu s'est enfui en scooter, ont indiqué des témoins, suggérant un lien éventuel avec l'auteur de deux fusillades contre des militaires à Toulouse et Montauban (sud-ouest) la semaine dernière qui ont fait trois morts et un blessé. D'autant que le calibre des armes serait le même. Claude Guéant confirme des «similitudes» entre la tuerie et les agressions de paras. Sur iTélé, Pierre-Henry Brandet, porte-parole du Quai d'Orsay, constate lui aussi une similarité entre les «modes opératoires» mais ne veut tirer aucune conclusion.

9h45. Nicolas Sarkozy se rendra à Toulouse avec le président du Crif, Richard Prasquier.

9h42. Le grand rabbin de France, «horrifié», part à Toulouse. «Je suis horrifié par ce qui est arrivé ce matin à Toulouse devant l'école juive» déclare Gilles Bernheim, ajoutant être «meurtri dans mon corps et dans mon âme». «Je suis terriblement bouleversé et je pars immédiatement à Toulouse», ajoute-t-il.

9h40. Quatre morts dont trois enfants, selon iTélé. Le bilan s'alourdit selon la chaîne d'info en continu. Le rabbin, deux garçons et une fillette seraient décédés dans l'attaque.

9h35. Cécile Duflot «très émue». La secrétaire nationale d'Europe Ecologie - Les Verts, Cécile Duflot réagit sur Twitter ets'est dite, sur le site Twitter, «très émue à l'annonce de la fusillade».

9h32. «Israël se fie aux autorités françaises pour faire toute la lumière». «Nous sommes horrifiés par cette attaque et nous faisons confiance aux autorités françaises pour faire toute la lumière dans ce drame et traduire les responsables de ces meurtres en justice», affirme le porte-parole des Affaires étrangères en Israël, Yigal Palmor.

9h25. La fille du directeur de l'école est grièvement blessée, selon un des parents d'élève, Charles Ben Semoun.

9h19. Claude Guéant, ministre de l'Intérieur, se rendra à Toulouse en «fin de matinée». A Toulouse, la rue du collège Ozar Hatorah est entièrement bouclée et de nombreux policiers sont déployés.

9h15. La surveillance des écoles juives renforcées. Le ministère de l'Intérieur a demandé aux «préfectures de toute la France, particulièrement dans le Sud-Ouest, de renforcer la surveillance et la vigilance autour des lieux d'enseignement israélites», annonce son porte-parole, Pierre-Henry Brandet.

8h55. Trois morts. Des témoins annoncent un bilan d'au moins trois morts, dont deux enfants. Selon un témoin, le tireur a ouvert le feu sur des gens attendant à un point de ramassage scolaire.

8h52. Un point de ramassage scolaire visé. Patrick Rouimi, un des responsables des parents d'élèves du collège-lycée Ozar Hatorah, dit à un journaliste de l'AFP qu'un homme avait ouvert le feu sur des gens qui attendaient à un point de ramassage scolaire informel pour une école juive.

8h50. Le tireur aurait fui en scooter, selon des sources policières.

8h41. La police confirme une fusillade mortelle. La fusillade a eu lieu devant un collège-lycée juif, il y a au moins un mort et plusieurs victimes.

8h15. Un homme ouvre le feu sur un établissement scolaire confessionnel à Toulouse, à proximité d'une synagogue.

-------

Hollande pour "une réponse ferme" après la tuerie de Toulouse lundi 19 mars 2012 17h22

TOULOUSE (Reuters) - "Nous n'oublierons rien", a déclaré lundi François Hollande à Toulouse, où il a rendu hommage aux victimes de la fusillade du collège-lycée juif Ozar Hatorah en appelant à "une réponse commune et ferme de toute la République".

Le candidat socialiste à l'élection présidentielle, qui a décidé de suspendre sa campagne après la tuerie qui a coûté la vie à trois enfants et un adulte, a succédé à Nicolas Sarkozy sur les lieux.

"Je devais être là", a souligné François Hollande, alors que la candidate du Front national, Marine Le Pen, a estimé que les prétendants à l'Elysée n'avaient pas leur place dans l'école juive visée tôt lundi matin par un tireur isolé.

"Ce n'est pas une école, des juifs, une ville, qui ont été touchés, c'est la France tout entière, et c'est donc la République dans ce qu'elle a de plus grand, de plus fort, son unité, qui doit répondre face à cette barbarie", a-t-il déclaré à la presse.

"L'assassin devra être retrouvé, le plus tôt sera le mieux, car c'est un danger majeur", a poursuivi le candidat socialiste, qui avait déjà condamné le crime dans un communiqué.

"Il faut tout faire pour que les actes antisémites et le racisme amènent une réponse commune et ferme de toute la République", a insisté François Hollande, avant d'ajouter :

"Nous n'oublierons rien, rien de ces enfants tombés dans des conditions atroces, rien de ce directeur d'école qui a vu sa fille assassinée lâchement. Nous n'oublierons rien pour que la République à chaque fois soit plus grande et plus forte".

François Hollande, qui avait annulé ses rendez-vous de l'après-midi, a toutefois maintenu, dans une version écourtée, sa participation à l'émission "Le Grand journal" de Canal+ en fin de journée.

La première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, a fait savoir qu'elle se rendrait lundi soir à une cérémonie à la mémoire des victimes à la synagogue Nazareth, dans le IIIe arrondissement de Paris. Elle sera accompagnée d'Harlem Désir, numéro deux du PS, et du sénateur de Paris David Assouline.
Elizabeth Pineau, Jean-Baptiste Vey et Sophie Louet à Paris, Guillaume Serries à Toulouse, édité par Yves Clarisse

--------

Fusillade de Toulouse : Sarkozy et Hollande dans une synagogue lundi soir à Paris Le Monde.fr avec AFP | 19.03.2012 à 18h32 • Mis à jour le 19.03.2012 à 18h32

Le président-candidat Nicolas Sarkozy se rendra lundi à 19 h 30 à la synagogue Nazareth à Paris pour assister à une lecture de psaumes à la mémoire des victimes juives de la fusillade de Toulouse, à laquelle assistera également le candidat PS à la présidentielle, François Hollande.

Quatre personnes ont été tuées lundi matin devant une école confessionnelle de Toulouse.

M. Sarkozy, ainsi que le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer, le premier ministre François Fillon et d'autres membres du gouvernement, se rendront à cette "lecture de soutien pour accompagner les âmes", a indiqué un porte-parole du Consistoire central.

"MOMENT DE RECUEILLEMENT ET DE CONCORDE"

Manuel Valls, directeur de la communication du candidat socialiste, a annoncé sur son compte Twitter que M. Hollande assisterait également à cette cérémonie, "pour un moment de recueillement et de concorde pour les victimes de Toulouse".

---------

Associated Press le 19/03/2012 à 19:38 Fusillade dans une école juive de Toulouse : les victimes seront enterrées en Israël

Les ministère israélien des Affaires étrangères a annoncé lundi soir que les corps des quatre victimes de la fusillade survenue dans la matinée dans une école juive de Toulouse seront emmenés dans l'Etat hébreu pour y être enterrés.

Le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Yigal Palmor, a précisé que son pays honorait ainsi une requête des familles des personnes tuées et que les corps seraient acheminés par avion en Israël dès que possible.

Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a évoqué également à Jérusalem la fusillade de Toulouse, dénonçant des "meurtres méprisables".

M. Nétanyahou a fait un lien entre cette fusillade meurtrière et la visite d'un parlementaire du Hamas, Ismaïl Achkar, au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU à Genève, en Suisse. "Je n'ai pas entendu pour l'instant de condamnations de l'ONU sur ces meurtres méprisables. Mais ce que j'entends, c'est que le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU reçoit un haut responsable du Hamas qui représente une organisation qui tue sans distinction des hommes, des femmes et des enfants innocents", a affirmé M. Nétanyahou.

"Un de leurs principaux objectifs, c'est de tuer des juifs. Alors quand le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU reçoit un membre d'un groupe qui essaye quotidiennement et sans distinction de tuer des enfants le jour où des enfants sont tués dans une école en France, j'ai une chose à dire au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU: vous n'avez rien à voir avec les droits de l'Homme, vous devriez avoir honte", a-t-il ajouté.

De son côté, le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Yigal Palmor, a déclaré à l'Associated Press que l'Etat hébreu faisait confiance aux "autorités françaises pour faire toute la lumière sur ce crime et pour faire traduire ses auteurs devant la justice".

Danny Yatom, ancien chef du Mossad, a affirmé pour sa part que la fusillade de Toulouse entrait dans le cadre d'une "vague de terreur" dirigée contre les juifs et les Israéliens sur la planète.

Il a précisé sur Radio Israël qu'il croyait que l'Iran ou le Hezbollah étaient probablement derrière cette attaque, mais il n'a pas donné de précisions. D'après lui, les agresseurs préfèrent viser des civils juifs parce qu'ils sont plus faciles à frapper que des Israéliens. AP

--------

Fusillade à Toulouse : la piste raciste ?

Déclaration de Dominique SOPO, Président de SOS Racisme : http://www.sos-racisme.org/content/fusillade-toulouse-la-piste-raciste

« C’est avec une grande stupéfaction et un sentiment d’horreur que j’ai appris l’assassinat de plusieurs personnes, dont des enfants, devant une Ecole juive de Toulouse ce matin. Nos pensées doivent en ce moment aller vers les victimes, leurs familles, leurs proches et la communauté scolaire qui vient de subir un choc terrible.

S’il est à ce stade bien tôt pour tirer des conclusions hâtives, il est évident que l’assassinat qui a été perpétré ce jour peut trouver sa source dans un antisémitisme qui serait, chez l’assassin, arrivé à sa forme la plus barbare et en même temps la plus lâche.

Au-delà, comment ne pas penser aux similitudes qui existent entre cette tuerie et les assassinats de plusieurs militaires la semaine dernière dans le Sud-Ouest ? Abattus selon un modus operandi similaire, ils avaient pour points communs d’être d’origine maghrébine et antillaise.

Les autorités ne peuvent ignorer cette réalité : il se pourrait qu’en 2012, dans notre pays, une personne commette des crimes racistes de sang froid. Si tel était le cas, il faudrait, alors que le 21 mars qui approche est celui de la journée internationale contre le racisme, s’interroger sur l’affaissement dans notre pays de la parole politique, intellectuelle et médiatique envers les discours racistes et en faveur des discours de vivre ensemble.

Car, à force d’agiter les logiques de bouc émissaire, de faire l’autruche face aux manquements à l’égalité, de ne combattre qu’avec la plus grande discrétion les partis d’extrême droite, quelle société prépare t’on sinon une société faite de sang ? »

--------

Le fondateur du GIGN critique l'assaut du Raid leparisien.fr Publié le 23.03.2012, 07h19 | Mise à jour : 08h32

«Comment se fait-il que la meilleure unité de la police ne réussisse pas à arrêter un homme tout seul ?» C'est la question que pose ce vendredi Christian Prouteau, fondateur du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), dans Ouest France. Etonné que l'opération du Raid, unité concurrente du GIGN, se termine par la mort du forcéné Mohamed Merah, Prouteau estime qu'elle a été «menée sans schéma tactique précis», et s'étonne notamment de l'absence d'utilisation de gaz lacrymogène.

«On aurait pu lui tendre une souricière»

«Il fallait le bourrer de gaz lacrymogène», assure-t-il. «Il n'aurait pas tenu cinq minutes. Au lieu de ça, ils ont balancé des grenades à tour de bras. Résultat : ça a mis le forcené dans un état psychologique qui l'a incité à continuer sa guerre.» «En fait, je pense que cette opération a été menée sans schéma tactique précis. C'est bien là le problème», assène Christian Prouteau.

Celui qui a également été le créateur en 1983 du Groupe de sécurité de la présidence de la République (aujourd'hui dissous après avoir été en fonction sous François Mitterrand et Jacques Chirac), estime qu'un autre type d'intervention était possible.«On aurait pu lui tendre une souricière», explique-t-il. «Attendre qu'il sorte et le coincer». «Cela peut paraître présomptueux», ajoute-t-il, «mais, en soixante-quatre opérations menées par le GIGN sous mon commandement, il n'y a pas eu un mort.»

Le patron du Raid défend les siens

Dans une interview au Monde.fr, le patron du Raid Amaury de Hauteclocque défend de son côté ses troupes, décrivant un Mohamed Merah à la «détermination sans faille». C'est la première fois de ma vie que je vois quelqu'un, alors que nous lançons un assaut, venir mener l'assaut contre nous», raconte-t-il. Mohamed Merah attendait les hommes du Raid, «en posture de combattant».

Plusieurs questions ont surgi au cours des deux derniers jours autour de l'intervention du Raid, qui s'est soldée jeudi en fin de matinée par la mort à Toulouse de Mohamed Merah, 23 ans, auteur de sept meurtres, après un siège de 32 heures et une fusillade nourrie. La solution du gaz lacrymogène fait notamment débat, certains estimant que l'individu aurait pu mourir asphyxié, et donc en dehors du cadre de la légitime défense.

---------

La valse-hésitation de Rama Yade Par Jean-Baptiste Garat Mis à jour le 30/03/2012 à 19:23 | publié le 30/03/2012 à 18:54 lefigaro.fr

L'ancienne secrétaire d'État devrait apporter son soutien à Nicolas Sarkozy.

Il y a deux mois, Rama Yade posait ses conditions en terme d'éducation pour le quinquennat à venir. Déçue que la candidature de Jean-Louis Borloo n'ait pas été menée à son terme, elle expliquait «avoir des points communs» avec François Bayrou. Il y a un mois, elle saluait cependant les «propositions justes» de Nicolas Sarkozy sur l'éducation. Il y a deux semaines encore, l'ancienne secrétaire d'État expliquait qu'elle ne voterait pas la motion de soutien du Parti radical en faveur du président sortant et qu'elle ne se rendrait pas au meeting de Villepinte ; «Je n'ai pas été invitée», assurait-elle au Monde. Et vendredi, RTL annonçait que Rama Yade officialiserait son ralliement au candidat de l'UMP samedi. Nouveau rebond dans le parcours de cette figure symbolique du quinquennat?

Quoi qu'il en soit, l'équipe de campagne de Nicolas Sarkozy assurait vendredi que la venue de Rama Yade n'était «pas prévue» lors du meeting avec les jeunes de l'UMP, porte de Versailles, à Paris. Et pour cause : la radicale est inscrite au programme d'un forum organisé par Libération qui se déroule toute la journée à Rennes et à l'occasion duquel elle doit à nouveau intervenir sur les questions d'éducation.

Bras de fer

Depuis plusieurs semaines, Rama Yade travaillait également sur une tribune qu'elle souhaitait voir publier avant le premier tour. Dans celle-ci, elle exprimait son soutien à Nicolas Sarkozy en posant certaines conditions. L'ancienne secrétaire d'État avait espéré cosigner ce texte avec Jean-Louis Borloo et lui avait soumis pour approbation. Mais le patron des Radicaux en a décidé autrement et a officialisé, seul, son ralliement avant d'accueillir le président candidat à Valenciennes la semaine dernière.

Ces dernières semaines, Rama Yade s'est surtout illustrée par son bras de fer avec les instances locales de l'UMP dans les Hauts-de-Seine: le Parti radical l'a investie dans la circonscription du député sortant Manuel Aeschlimann. Radiée des listes électorales de Colombes, où son adresse était celle d'un local servant de permanence électorale, elle s'est vue notifier son inscription dans le XVIIIe arrondissement, à Paris, par le tribunal d'instance la semaine dernière. Toujours décidée à se présenter dans les Hauts-de-Seine, Rama Yade n'ignore pas que Nicolas Sarkozy a gardé un œil sur son son ancien département.

----------

Sarkozy confirme 115 milliards d'euros d'économies Par F.C avec Stéphane Grand europe1.fr Publié le 2 avril 2012 à 09h16Mis à jour le 2 avril 2012 à 09h27

Il prévoit un effort de 75 milliards sur les dépenses et 40 milliards sur les recettes.

Nicolas Sarkozy demandera bien 115 milliards d'euros d'économies aux Français. Le président-candidat a confirmé ce chiffrage dans une interview publiée lundi dans trois journaux régionaux, l'Est Républicain, le Républicain Lorrain et Vosges Matin.

Interrogé par les trois journaux sur le fait de savoir si oui ou non "il en restera au chiffrage déjà annoncé de 115 milliards" d'efforts demandés aux Français, Nicolas Sarkozy répond : "Oui. Depuis le début de la campagne, je ne cesse d'apporter des idées". Sous-entendu, François Hollande, lui, ne propose rien.

Son programme chiffré présenté en fin de semaine

Dans cet entretien, le président rappelle qu'il s'est engagé à ramener les déficits publics français de plus de 5% en 2011 à 0% en 2016. Pour y arriver, Nicolas Sarkozy prévoit un effort de 75 milliards d'euros sur les dépenses et 40 milliards d'euros sur les recettes fiscales.

Sachant que 32 milliards d'euros ont déjà été votés, il reste 8 milliards d'euros de recettes fiscales à financer, via deux promesses électorales du candidat Sarkozy, l'impôt forfaitaire sur les grandes sociétés et la taxe sur les exilés fiscaux.

A 20 jours du premier tour, Nicolas Sarkozy entend accélérer la dynamique de sa campagne, par la présentation de son programme chiffré, prévu en fin de semaine. Le candidat veut jouer sur sa crédibilité de président, face à un François Hollande présenté sans idées fortes. "Que reste-t-il des 60 propositions de François Hollande ? " fait remarquer un proche de Nicolas Sarkozy. "Pas grand chose si ce n'est la taxation à 75 % des supers riches qui n'est d'ailleurs pas inscrite dans le projet socialiste, ironise-t-on dans l'entourage du chef de l'Etat.

---------

Le monde politique rend hommage à Richard Descoings Par lefigaro.fr Mis à jour le 04/04/2012 à 12:43 | publié le 04/04/2012 à 07:44

RÉACTIONS - Dès cette nuit, les hommages à Richard Descoings ont salué le parcours de celui qui, en 16 ans, a profondément transformé Sciences Po.

À l'annonce du décès brutal, à New York, du directeur de l'Institut d'études politiques de Paris, Richard Descoings, le président Nicolas Sarkozy a rendu hommage à un «à la carrière exceptionnelle d'un grand serviteur de l'État, qui aura consacré toute sa vie à la cause qu'il s'était choisie et dont rien ne l'avait détourné: l'éducation».

«Pionnier de l'ouverture à l'international et de la recherche des nouveaux financements, travailleur infatigable et passionné, il n'a eu de cesse d'inventer en permanence, dans un monde plus volontiers soucieux de ne pas bousculer les habitudes», ajoute le communiqué de l'Élysée. Et le président de citer la mise en place des «“conventions ZEP”, ce dispositif qui permet à des élèves méritants de lycées défavorisés d'accéder à Sciences Po» comme un «tournant historique dans la prise de conscience en France de ce scandale que constitue la reproduction sociale des élites».

La France perd «un esprit visionnaire qui, par son audace, son énergie et sa capacité à briser les tabous, a révolutionné notre enseignement supérieur et notre conception de l'éducation», a estimé le ministre de l'Éducation nationale, Luc Chatel. Le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé a fait part de sa «très vive émotion». «La France a perdu (...) un infatigable acteur du rayonnement universitaire de notre pays dans le monde», écrit le ministre. «Je le connaissais très bien, je suis absolument bouleversé», a déclaré Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP, qui a salué «un grand Français».

--------

Richard Descoings : une mort encore inexpliquée Créé le 04-04-2012 à 12h13 - Mis à jour à 12h36 nouvelobs.com

Le corps sans vie de Richard Descoings, 53 ans, a été découvert mardi 3 avril aux alentours de 13 heures (19 heures à Paris) dans une chambre de l'hôtel de luxe Michelangelo, situé sur la 51e rue, en plein cœur de Manhattan, à New York.

Le directeur de Sciences Po Paris était attendu mardi matin à l'université de Columbia pour participer à une conférence organisée par les Nations unies réunissant plusieurs présidents d'université. Selon une source policière citée par le "New York Times", des collègues de Richard Descoings ont appelé l'hôtel, inquiets de ne pas le voir se présenter.

- Pas de cambriolage ni de lutte

Richard Descoings était nu sur son lit quand les secours sont arrivés dans la chambre 723, située au 7e étage de l'hôtel. Il ne portait pas de "signe évident de traumatisme", selon le chef adjoint de la police de New York (NYPD) Paul Browne. Dans un premier temps, une source policière a qualifié les circonstances du décès de "suspectes" et certains ont cru à un possible cambriolage, car des objets personnels avaient disparu et la chambre était en désordre. Avant que le chef adjoint de la police Paul Browne ne précise que ce désordre était dû au passage des secours. "Le personnel médical l'a déplacé, et a déplacé des choses, pour essayer de la ranimer", a-t-il ensuite déclaré, précisant que "le désordre n'était pas dû à une lutte."

Par ailleurs, certains objets personnels du directeur de Sciences Po Paris, d'abord considérés comme manquants, ont été rapidement retrouvés. Parmi ces objets, selon "NBC News", un Iphone et un ordinateur portable, découverts sur un palier du 3e étage de l'hôtel. Richard Descoings a-t-il lui-même jeté ces objets par la fenêtre de sa chambre, quatre étages au-dessus ?

- Pas de "preuve d'acte criminel"

"Nous attendons les conclusions du médecin légiste et les résultats des analyses toxicologiques", a également déclaré Paul Browne. Selon le "New York Times", aucune trace d'effraction n'a été constatée au niveau de la chambre, mais des éléments indiquent que de l'alcool a été consommé. Si ces éléments sont à prendre avec prudence, le tabloïd américain"New York Post" cite quant à lui une source judiciaire selon laquelle des bouteilles d'alcool vides et des antidépresseurs auraient également été découverts dans la chambre.

- Seul dans la chambre ?

Le "New York Times" mentionne aussi que, selon une source judiciaire, certains éléments pouvaient laisser penser qu'une autre personne au moins ait pu se trouver dans la chambre aux côtés de Richard Descoings avant sa mort. Tard dans la nuit lundi, une famille occupant une chambre voisine de celle de Richard Descoings aurait entendu les voix de plusieurs personnes provenant de la direction de la chambre 723, rapporte aussi le quotidien américain. Ce client aurait aussi précisé avoir entendu, mardi matin entre 8h et 9h, au moins deux personnes discutant dans le couloir après être sortis de la chambre 723.

Toutefois, comme l'a indiqué Paul Browne, aucune "preuve d'acte criminel" n'a été découverte. Toujours selon la même source judiciaire citée par le "New York Times", les enquêteurs n'excluent pas la piste d'un suicide.

- Autopsie en cours

Pour la police new-yorkaise, le décès de Richard Descoings reste pour l'heure inexpliqué et ses circonstances sont peu communes, rapporte la même source judiciaire citée par le quotidien américain. La police de New York a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes du décès.

Selon les premiers éléments de cette enquête et le chef adjoint de la police Paul Browne, Richard Descoings était encore vivant mardi aux alentours de 10h30. Alors que le directeur de Sciences Po Paris aurait dû quitter l'hôtel à 9 heures pour se rendre à la conférence, il aurait été vu à cette heure-là, selon Paul Browne qui a ajouté "il dormait". Est-ce un membre du personnel de l'hôtel qui l'a vu à cette heure-là ?

Le corps de Richard Descoings a été transféré mardi soir vers 23 heures en direction de l'institut médico-légal de New York où une autopsie devait être réalisée.

---------

La rémunération du patron de Sciences-Po fait polémique Par Fabrice Amedeo, Caroline Beyer Mis à jour le 31/01/2012 à 12:58 | publié le 31/01/2012 à 12:48 lefigaro.fr

Richard Descoings a annoncé gagner 27.000 euros brut par mois. Un salaire très au-dessus de celui des patrons d'universités et même des directeurs de grandes écoles de commerce.

Il a dépoussiéré Sciences-Po et en a fait une grande école à l'anglo-saxonne. Du coup, il a adopté la rémunération de ses homologues anglo-saxons. Richard Descoings, le directeur de Sciences-Po, a annoncé mardi dans les colonnes de Libération gagner 27.000 euros brut par mois, soit 23 à 24.000 euros net. Cette rémunération est assortie d'une part variable. Le patron de Sciences-Po a refusé de détailler le montant des primes individuelles mais il est aujourd'hui connu que les 11 membres du comité exécutif de l'école se sont répartis 295.000 euros de primes en 2011.

La révélation de ces rémunérations fin 2011 avait lancé la polémique sur les émoluments des dirigeants de l'école de la rue Saint Guillaume à Paris. Richard Descoings a en effet mis en place un système démocratique de frais de scolarité qui s'est accompagné d'une explosion des frais de scolarité pour les familles les plus aisées. Pour l'année 2012-2013, les frais de scolarité seront ainsi de 0 à 9.800 euros pour le collège universitaire et de 0 à 13.500 euros pour les étudiants en Master.

«Je crée de l'emploi, du pouvoir d'achat»

Cette rémunération est proche de celle d'un dirigeant d'université américaine. Elle est très au-dessus de celle d'un patron d'université qui gagne entre 4.500 et 6.000 euros nets par mois. Selon nos informations, elle serait également très au-dessus de celle d'un dirigeant de grande école de commerce en France, y compris des «trois parisiennes»: HEC, Essec et ESCP qui caracolent en tête des classements des meilleures écoles de l'Hexagone. Contacté par Le Figaro, Pascal Morand, le directeur général de l'ESCP Europe (École supérieure de sommerce de Paris), n'a pas souhaité révéler sa rémunération mais laisse entendre qu'elle est largement inférieure à 20.000 euros par mois.

«Je peux vous assurer que nous ne sommes pas dans ces ordres de grandeur mais je ne veux pas porter de jugement, a-t-il confié. Nous sommes face à une problématique classique de la mondialisation avec l'alignement sur les standards internationaux qui se télescope avec une tradition du service public en France».

Directeur de Grenoble école de management (GEM), qui figure dans le top 10 des business schools tricolores, Thierry Grange n'a aucun complexe à évoquer son salaire, «moins de la moitié de celui du directeur de Sciences Po. Je me réjouis pour lui. Je constate simplement que Sciences Po, qui a été présentée comme le nec plus ultra des écoles de commerce, largement financée par l'argent public devait générer la performance. Elle n'a pas encore fait tomber Harvard». Il oppose à cela le modèle des business schools «performantes, mais arrivées au bout de leur modèle financier». A Grenoble, certains professeurs sont mieux rémunérés que le directeur. Environ 160 000 euros brut annuels pour une professeurs à «tarif international». «Dans les business schools parisiennes, les profs de finances peuvent être payés 180 000 euros. Logique, car elles sont en concurrence avec les banques d'affaires», ajoute-t-il.

Suppression de l'épreuve de culture générale

Cette nouvelle polémique ne semble pas déstabiliser le patron de Sciences-Po qui est un habitué des coups d'éclat. «Quelle entité publique ou privée a créé comme moi 170 emplois nets depuis 2007?», s'est-il défendu dans les colonnes de Libération. Je crée de l'emploi, du pouvoir d'achat, je prends des risques (…) Si la question est:'vous trouvez-vous trop payé?', la réponse est non». De son côté, la direction de Sciences-Po justifie ces montants en évoquant la profonde mutation de l'école depuis dix ans. Elle rappelle également que les fonds de Sciences-Po sont en partie privés et que l'école a subi une baisse de la dotation de l'État de 70 % à 56 % en dix ans.

Fin 2011, Richard Descoings avait déjà bousculé en annonçant la suppression de l'épreuve de culture générale au concours d'entrée. Dès 2013, l'examen d'entrée en première année comportera une sélection sur dossier, davantage d'oraux et la suppression de l'épreuve de culture générale, afin de «diversifier son recrutement».
Une réforme sensée diminuer le caractère socialement discriminant du concours.

--------

Carla Bruni-Sarkozy : "A côté de Mme Pompidou, je suis Lady Gaga !" Créé le 04-04-2012 à 18h19 - Mis à jour le 05-04-2012 à 09h42 nouvelobs.com Par Sophie Des Deserts

Dans une interview au "Nouvel Observateur", la première dame dit vouloir rester loin de la politique. Mais elle dégaine, l'air de rien, sur la presse, la gauche caviar, DSK… Extraits.

"Nous sommes des Français modestes", avez-vous dit. Comprenez-vous que cela puisse choquer ?

- Je ne parlais pas de notre train de vie. J'ai conscience d'avoir une vie pleine de privilèges. Je regardais mon mari à l'écran et j'ai sans doute dit qu'il était modeste dans son attitude, au sens du contraire de l'arrogance, de la crânerie.
Je ne crois pas que cela ait choqué quiconque, à part peut-être le petit milieu médiatique. Cela fait cinq ans qu'on me dit : "C'est violent la politique" ; ce sont les réactions médiatiques qui le sont. […]

Première dame, est-ce si pesant ?

- Pas vraiment. Je suis, depuis l'âge de 20 ans, bien séparée de mon image publique. Cela m'a d'ailleurs considérablement aidée d'avoir été mannequin puis chanteuse. Si je n'avais pas eu l'expérience de l'exposition médiatique, cela aurait été plus dur.
La notoriété ne me pèse pas, et puis je me déguise au sens propre comme figuré. Avec une perruque, personne ne me reconnaît dans le métro. Récemment, on a encore fouillé mon sac au Musée de la Marine.

Hier, vous étiez au concert de Jagger et U2, aujourd'hui, entre Copé et Fillon en meeting UMP. Quelle métamorphose...

- J'admire beaucoup Jean-François Copé et François Fillon. Oui, ma vie a changé, cela ne m'empêche pas d'aller au concert de Dylan. D'ailleurs Dylan, qui ne voit jamais personne après ses représentations, a voulu rencontrer Nicolas, ce qui m'a permis d'y aller aussi !
Ce ne sont donc ni Jagger ni Bono qui m'ont présenté Dylan, mais mon homme ! Idem pour Leonard Cohen.

Vous parlez encore de votre mari. Alors Carla la rebelle, devenue femme de, dévouée aux bonnes œuvres, comme Mme Pompidou.

- J'aimais beaucoup Mme Pompidou et je ne vois pas ce qu'il y a de ridicule à se dévouer aux bonnes œuvres.
A part cela, à côté de Mme Pompidou, avec mon expérience des médias, je suis Lady Gaga !
Arrêtez avec les étiquettes. J'ai mis du temps à apprivoiser cette fonction et je l'incarne du mieux que je peux sans faire de politique […] Souvent, quand Nicolas me dit : "Je vais annoncer cela, qu'est-ce que tu en penses ?", je suis incapable de donner un avis. Je le plains, il est tombé sur l'animal le plus apolitique qui soit !

Vous jouez admirablement la ravissante idiote.

- Je ne joue rien, mais je connais mes limites ce qui n'est pas précisément le signe de l'idiotie. Certains sujets comme l'économie m'échappent, je ne vais pas faire semblant. […]

--------

Minorites.org 08/04/2012 à 12h46 Tribune : Descoings, homo pour les puissants, hétéro pour les autres Patrick Thévenin

J’ai lu pour la première fois le nom de Richard Descoings il y a quelques mois dans une interview de ce dernier dans Libération.

Le directeur de Science-Po, celui dont on raconte qu’il a donné une dimension internationale à l’institution, qu’il l’a ouverte aux minorités, qu’il a su lui donner un twist de modernité quitte à s’attirer les foudres de l’intelligentsia en supprimant l’épreuve de culture générale, répondait plutôt sèchement, et avec la morgue qu’ont les gens, qui comme lui se sentent supérieurs aux autres, à la polémique concernant ses émoluments :

« Quel exemple je ne montre pas ? Le fait que je sois payé comme je le suis est-il une atteinte aux valeurs ? Si je ne faisais rien, si je me battais pour rien, si je n’avais aucun résultat, on pourrait dire que ce n’est pas moral.

Comme mes amis conseillers d’Etat, j’aurais pu partir dans un cabinet comme partenaire, et on ne serait pas en train de discuter 25 000 euros. J’ai choisi de rester, sachant que je serai beaucoup moins payé. »

Qu’importe si le bilan de Descoings à la tête de Science-Po est plutôt positif et si ses anciens élèves la larme à l’œil tiennent mordicus à lui rendre hommage.

Ce qui m’intrigue dans cette sombre histoire, ce qui me met la puce à l’oreille et ce qui me choque est tout autre : l’annonce du cadavre de Descoings retrouvé nu dans une chambre d’hôtel de New York, avec de l’alcool et des médicaments à proximité, un certain désordre, des témoins qui disent avoir entendu des bribes de conversation, des « garçons » qui lui auraient rendu visite, un ordinateur portable et un téléphone jetés quelques étages plus bas…

N’importe quel gay, à l’annonce de ces quelques indices, sait très bien de quoi il en retourne. Même si on peut se tromper, évidemment.

--------

liberation.fr 13 avril 2012 à 0h48 Hollande devant Sarkozy dans quatre sondages

Ces études donnent François Hollande largement vainqueur au second tour. Le résultat est en revanche très serré au premier.

François Hollande progresse dans quatre sondages d'intentions de vote publiés jeudi, alors que Nicolas Sarkozy connaît un recul, les deux candidats se tenant roue dans roue à dix jours du premier tour de l'élection présidentielle, un peu sous les 30%.

Ces quatre études donnent le candidat socialiste largement vainqueur au second tour si celui-ci avait lieu dimanche, par 54% (institut OpinionWay), 55% (LH2), 56% (BVA) ou même 57% (CSA), soit une progression de un à deux points par rapport à fin mars ou début avril.

Une troisième place serrée

Parallèlement, la bataille s'annonce serrée pour la troisième place entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. L'institut CSA voit le candidat du Front de gauche progresser à 17% d'intentions de vote (+2) mais les trois autres enquêtes le font reculer à 13% des suffrages. La présidente du Front national est créditée de 14 à 16%.

François Bayrou est, lui, systématiquement relegué à la 5e place de la course au premier tour, entre 10 et 11%.

Donné légèrement derrière Nicolas Sarkozy dans la plupart des sondages récents, François Hollande interrompt une tendance à la baisse constatée pendant tout le mois de mars, pour repartir de l'avant.

Le candidat du PS gagne 1 point dans deux sondages, 0,5 dans le troisième et en perd 2 dans le dernier. Mais dans le même temps, le président sortant et candidat de l'UMP reflue de 0,5 point dans deux d'entre eux, d'un point dans le troisième, et dégringole même de 4 points dans le 4e (CSA).

Marges d'erreur

Compte tenu des marges d'erreur, l'avance de trois points de François Hollande dans le sondage BVA (30% contre 27%) est insuffisante «pour garantir avec une absolue certitude sa prééminence aujourd'hui, et encore moins pour spéculer sur son avance au soir du 22 avril», selon Gaël Sliman, directeur de BVA Opinion.

Quant à Nicolas Sarkozy, il «voit sa dynamique s'essouffler», estime Adelaïde Zulfikarpasic, de LH2. «Le partage du temps de parole, l'impact très limité de la présentation de son programme de candidat, et aussi l'effet Mélenchon qui attire la curiosité loin du candidat soutenu par l'UMP, tout cela nuit à la campagne de Nicolas Sarkozy», renchérit Jérôme Sainte-Marie (CSA).

Comme CSA, BVA et LH2 attribuent le redressement de François Hollande à l'annonce des mesures qu'il prendrait pendant la première année de son quinquennat s'il était élu, ce que M. Zulfikarpasic appelle «les retombées concrètes sur la vie quotidienne des Français».

Progression de Hollande à gauche

Les instituts notent que François Hollande progresse sur sa gauche, gagnant des soutiens chez ceux qui étaient passés chez Jean-Luc Mélenchon.

En progrès constant depuis le début de l'année, et surtout depuis mars, le leader du Front de gauche voit sa marche en avant stoppée selon trois des quatre enquêtes. Et ce alors même que la semaine passée a été marquée par son meeting en plein air place du Capitole et que sa campagne est toujours jugée la meilleure de tous les candidats, selon plusieurs études.

La baisse de Nicolas Sarkozy profite à Marine Le Pen, qui avait fait les frais au mois de mars de la lente hausse du président candidat. Entre ces deux candidats toutefois, les mouvements sont moins forts et moins nets.

Progression de l'extrême droite

La candidate de l'extrême droite progresse nettement selon BVA et CSA (+2) mais faiblement chez LH2 (+0,5), tandis qu'elle est stable pour OpinionWay. Elle «semble retrouver une certaine dynamique», commente prudemment M. Sliman.

Mais avec 1 à 3 points de plus (correspondant aux marges d'erreur des sondages) que M. Mélenchon, Mme Le Pen reste sous la menace de son adversaire irréductible. «Ce match symbolique promet donc d'être très serré», ajoute BVA.

Par ailleurs, le rapport de force droite-gauche reste extrêmement favorable à celle-ci (entre 44% et 46% contre moins de 30% à la droite parlementaire).

Cette équation explique la domination de François Hollande dans les sondages d'intention de vote pour le second tour. D'autant, selon M. Sliman, que les reports de voix du FN sur Nicolas Sarkozy (un sur deux) sont stables. (AFP)

-------

13/04 | 19:26 2012 http://www.lesechos.fr/economie-politique/politique/actu/reuters-00437916-2012-sarkozy-promet-e900-mlns-d-investissements-aux-corses-312535.php-Sarkozy promet E900 mlns d'investissements aux Corses lesechos.fr

Approvisionner la Corse en gaz naturel Sarkozy qualifie les indépendantistes d'usurpateurs Il n'exclut pas de nouvelles discussions statutaires

Nicolas Sarkozy a promis vendredi aux Corses près d'un milliard d'euros d'investissements sur les cinq prochaines années, dont 500 millions pour l'approvisionnement de leur île en énergie.
Le président, candidat à un second mandat, a toutefois averti lors d'un meeting électoral à Ajaccio que ce soutien devait aller de pair avec la lutte contre une violence jugée endémique.
"Je ne viens pas ici faire le touriste", a-t-il lancé - une pique contre les autres candidats à l'élection présidentielle qui l'ont précédé dont le socialiste François Hollande.

Nicolas Sarkozy a promis, s'il est réélu, la signature dès 2012 d'une nouvelle tranche de 400 millions d'euros du Plan exceptionnel d'investissements (PEI), à engager sur le prochain quinquennat.
Le PEI, qui a dix ans, est destiné à aider la Corse à surmonter ses handicaps - relief montagneux, insularité, déficit en équipements et services collectifs... Il est financé à 70% par l'Etat et à 30% par des maîtres d'ouvrages locaux.
Afin que les nouveaux emplois bénéficient d'abord aux entreprises et salariés corses, 10% de la dernière tranche, soit 40 millions d'euros, financeront un "programme exceptionnel de formation", a précisé Nicolas Sarkozy.

Il a également promis de sécuriser l'approvisionnement de la Corse en énergie, en particulier en gaz naturel, à partir de 2018, pour faire tourner les deux centrales thermiques de l'île.
Le gouvernement soutient le raccordement de la Corse au futur gazoduc franco-algérien. Mais celui-ci dépend de la bonne volonté de partenaires italiens et algériens qui "tardent à concrétiser leurs engagements", a dit Nicolas Sarkozy.
"J'ai donc décidé de lancer un autre projet pour alimenter la Corse en gaz naturel liquéfié à partir d'une barge qui sera installée au large de sa côte Est", a-t-il ajouté.

IDENTITÉ MAIS PAS INDÉPENDANCE

Le président a cependant souligné que le développement économique de cette île de près de 300.000 habitants avec le soutien de l'Etat n'allait pas sans lutte efficace contre la violence. Il a, à ce propos, de nouveau renvoyé dos-à-dos criminels de droit commun et poseurs de bombes indépendantistes, "si peu convaincus de la force de leurs idées qu'ils voudraient les imposer par les armes, par les attentats et par les cagoules".
"Quand on met une cagoule on est un lâche", a dit le chef de l'Etat, qui a assuré qu'il n'y aurait "pas de pardon, pas de pitié" pour les auteurs de violences quels qu'ils soient.
Il a été particulièrement sévère pour les indépendantistes armés qui n'ont, selon lui "rien à voir avec l'identité de la Corse", sont "étrangers à la société qu'ils prétendent incarner" et sont des "usurpateurs" sans courage ni culture.
Nicolas Sarkozy a réaffirmé après une réunion sur la sécurité en Corse qu'il entendait lutter contre l'omniprésence des armes dans l'île (voir ).

Le président s'est dit favorable à l'enseignement de la langue et de l'histoire corse dans les écoles de l'île. Il a promis la création d'une agrégation de corse. "Il y a une identité corse qui sera reconnue par la République française, à l'intérieur de la République française, qui n'a pas à avoir peur de l'identité de la Corse", a-t-il dit. "Je ne veux pas laisser ce patrimoine à des gens dont le projet est de s'abriter derrière pour plaider pour une indépendance dont personne ne veut sur l'île", a-t-il ajouté.

Le chef de l'Etat a redit qu'il s'opposerait au remplacement du français par le corse dans les textes officiels et aux guichets des services publics. Il n'a en revanche pas exclu de revenir sur la question sensible du statut de l'île, à condition que l'initiative vienne des élus corses eux-mêmes.
"Je propose que l'on examine d'abord ensemble ce qui peut être entrepris dans le cadre constitutionnel actuel", a-t-il dit. "Si les élus corses me démontraient que le développement de la Corse était entravé pour des raisons constitutionnelles, alors nous en discuterions. Je ne veux pas fermer la porte. Je ne veux pas l'ouvrir non plus (...) Cette question est ouverte. Je ne prendrai pas l'initiative."

--------

Harkis : Sarkozy reconnait la responsabilité de la France BFMTV.com 14 avril 2012 - Thierry Arnaud
Nicolas Sarkozy a officiellement reconnu samedi à Perpignan la "responsabilité historique" de la France dans "l'abandon" des harkis après la fin de la guerre d'Algérie en 1962.

"La France se devait de protéger les harkis de l'histoire, elle ne l'a pas fait. La France porte cette responsabilité devant l'histoire, c'est cette responsabilité que je suis venu reconnaître ici à Perpignan", a déclaré Sarkozy lors d'une discours à la préfecture des Pyrénées-Orientales.

"La France doit, comme elle l'a toujours fait, regarder son Histoire en face et assumer les erreurs qu'elle a pu commettre. En l'occurrence, rien ne peut expliquer, rien ne peut excuser l'abandon de ceux qui avaient fait le choix de la France", a insisté le chef de l'Etat.
La reconnaissance de la responsabilité de l'Etat français dans l'abandon des harkis est la principale revendication des anciens supplétifs de l'armée française en Algérie et de leurs descendants, une communauté de quelque 500.000 personnes.

Au lendemain des accords d'Evian du 18 mars 1962 consacrant le retrait français d'Algérie, 55.000 à 75.000 harkis, selon les historiens, ont été abandonnés en Algérie et victimes de sanglantes représailles.
Quelque 60.000 harkis ont été admis sur le territoire français, logés dans des camps de fortune du sud du pays.

--------

Paris : les honneurs militaires ont été rendus à Raymond Aubrac Publié le 16.04.2012, 07h07 | Mise à jour : 11h29 leparisien.fr

Nicolas Sarkozy et François Hollande ont assisté ce lundi matin, dans la cour d'honneur des Invalides à Paris (VIIe), à la cérémonie d'honneurs militaires rendus à Raymond Aubrac, décédé mardi à l'âge de 97 ans.

EN DIRECT. La journée de campagne minute par minute Deux autres candidats à la présidentielle, le centriste François Bayrou (Modem) et l'écologiste Eva Joly (EELV), étaient également présents.

S'il présidait la cérémonie, le chef de l'Etat n'y a pas pris la parole, selon le souhait de la famille du défunt. «On est en période électorale donc ça n'est pas convenable de se récupérer sur un cercueil avec un discours politique, parce que mon père ne le souhaitait pas, parce que c'est un résistant, donc ce sont des résistants qui parlent», avait précisé Elisabeth Helfer-Aubrac, une des trois enfants du grand résistant, interrogée lundi matin sur France Inter.

Selon les souhaits de Raymond Aubrac, ce sont deux personnalités liées à la Résistance intérieure et à la France Libre qui ont prononcé les éloges funèbres : Jacques Vistel, président de la Fondation de la Résistance, et Jean-Louis Crémieux-Brilhac, ex-chef de service de la diffusion clandestine vers la France au commissariat national de l'Intérieur à Londres. «Lucie et Raymond Aubrac sont devenus une référence pour tous ceux qui se réclament de l'héritage de la Résistance», a souligné ce dernier.

Deux résistants pour prononcer les éloges funèbres

"C'est un monument de notre histoire contemporaine qui disparaît et ça ne fait que renforcer le devoir de mémoire», a estimé Nicolas Sarkozy à l'issue de l'hommage. François Hollande a salué «toute une vie dédiée à des engagements» citant la Résistance et les luttes pour l'indépendance du Maroc et du Vietnam soutenues par Raymond Aubrac. L'ambassadeur du Vietnam en France, Duong Chi Dung, était d'ailleurs venu rendre hommage au résistant.

La cérémonie était publique, la fille du disparu ayant demandé aux personnes voulant rendre un dernier hommage à son père de se présenter avant 9 heures devant les grilles des Invalides. Lors de la cérémonie d'hommage au même endroit, le 21 mars 2007, à Lucie Aubrac, l'épouse de Raymond décédée à l'âge de 94 ans, de nombreuses personnes n'avaient pu pénétrer dans la cour d'honneur.

Des détachements des trois armées et de la Garde républicaine avaient été disposés dans la cour d'honneur des Invalides. Un détachement Nedex (neutralisation, enlèvement, destruction des explosifs) rappelle que Raymond Aubrac avait été chargé par le général De Gaulle, début 1945, de la responsabilité du déminage du littoral. Les trois enfants de Raymond Aubrac, ses petits-enfants et ses arrière-petits-enfants étaient également présents dans la cour d'honneur des Invalides.

Aubry présente, Mélenchon excusé

Le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Gérard Longuet, le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, et celui de la Justice, Michel Mercier, représentaient le gouvernement. Parmi les personnalités politiques présentes figuraient Martine Aubry (maire PS de Lille), Bertrand Delanoë (maire PS de Paris), Pierre Moscovici (directeur de campagne de M. Hollande), Jean-Marc Ayrault (chef de file des députés socialistes), Eva Joly (candidate candidate Europe Ecologie-Les Verts à l'Elysée), Cécile Duflot (secrétaire nationale d'EELV), Jean-Vincent Placé (président du comité de campagne d'Eva Joly) et Pierre Laurent (secrétaire national du PCF).

Jean-Luc Mélenchon (candidat du front de Gauche), «doublement désolé», avait fait savoir dimanche qu'il ne pourrait être présent, en raison des obsèques à la même heure d'«un de ses compagnons de combat à qui le liait une profonde affection».

Raymond Aubrac, que l'ensemble de la classe politique a salué à l'annonce de sa mort, sera incinéré dans la soirée de lundi «dans l'intimité familiale». Ses cendres rejoindront ensuite celles de Lucie Aubrac dans le caveau familial du cimetière de Salornay-sur-Guye (Saône-et-Loire). Membre influent de Libération Sud, mouvement de résistance fondé par Emmanuel d'Astier de la Vigerie, il était le dernier survivant des chefs de la Résistance réunis et arrêtés en juin 1943 à Caluire, près de Lyon, avec le chef du Conseil national de la Résistance (CNR), Jean Moulin. LeParisien.fr

-------

Lundi 16 avril à 11h27 liberation.fr Martin Hirsch votera Hollande

Le père du Revenu de solidarité active nie toutefois «tout reniement» de son parcours au sein du gouvernement Fillon.

Martin Hirsch, ancien haut-commissaire aux Solidarités actives (2007-2010), qui fut un symbole de l'ouverture à gauche de Nicolas Sarkozy, a «l'intention de voter pour François Hollande» à la présidentielle, dit-il dans une interview au Monde daté de mardi.

«J'ai l'intention de voter pour François Hollande, qui a bien voulu me demander régulièrement mon avis depuis un an sur les questions de jeunesse, de pauvreté, de lutte contre les conflits d'intérêts, de régulation des hauts revenus et sur une croissance accélérée du service civique, autant de sujets clés à mes yeux», affirme Martin Hirsch, actuel président de l'Agence du service civique.

Interrogé sur le risque de se voir reprocher un «opportunisme politique», il affirme : «Je n'attends strictement aucune récompense de mon choix. Ni aucune sanction, j'espère. Je pense que ma liberté est respectée aussi bien par François Hollande qu'elle l'a été par Nicolas Sarkozy, qui m'a laissé libre, tant au gouvernement que depuis que j'ai choisi de le quitter.»

«J'aspire seulement à ce que soient poursuivis les chantiers sur lesquels je travaille depuis longtemps, et que je puisse continuer à m'y engager pleinement, avec la même indépendance d'esprit», ajoute le créateur du Revenu de solidarité active (RSA).

Pour Martin Hirsch, «ce qui serait opportun, c'est d'achever un RSA encore incomplet, en l'améliorant».

Les parlementaires socialistes s'étaient abstenus lors du vote de cette réforme en novembre 2008. Ils contestaient notamment ses modalités de financement.

Niant tout «reniement», Martin Hirsch assure que sa participation au gouvernement Fillon ne s'inscrivait «pas dans une quelconque recomposition politique mais dans une ouverture, à l'époque, à des idées, dit-il, que j'avais élaborées avec de nombreux acteurs sociaux, au-delà de tout clivage». (AFP)

--------

Fadela Amara, ex-secrétaire d'Etat de Sarkozy, va voter Hollande publié le 17/04/2012 à 20:14, mis à jour à 20:34 lexpress.fr

PARIS - Fadela Amara, ex-secrétaire d'Etat à la Politique de la ville de Nicolas Sarkozy entre 2007 et 2010, une des figures de l'ouverture à gauche, a annoncé qu'elle allait voter pour François Hollande, dans une interview à Libération mise en ligne mardi sur son site.

"Je vais voter pour François Hollande", déclare la fondatrice de l'association Ni Putes ni Soumises dans une vidéo sur Liberation.fr, estimant que le candidat socialiste à l'Elysée, qu'elle considère comme "un ami", est "le plus intelligent à gauche".

Mme Amara, dont le ralliement à Nicolas Sarkozy avait surpris en 2007 alors qu'elle avait été "23 ans au Parti socialiste", ne tarit pas d'éloges pour François Hollande qui "a beaucoup d'humour" et qui est "un humaniste" ce qui la "touche profondément".

"Dans ses meetings ou réunions, dans sa manière de toucher les gens, on retrouve quelque chose qui est de l'ordre d'une humanité portée, affichée et assumée", estime-t-elle.

"Compte tenu de la crise et des difficultés que nous traversons, on a besoin justement à la tête de notre pays d'un homme capable de cette humanité, non seulement de l'incarner mais aussi de la transmettre et de transmettre cette dynamique au service de notre pays", a-t-elle conclu.

Fadela Amara vient allonger la liste de ralliés au candidat socialiste: après le soutien à M. Hollande affiché lundi par l'ancien Haut-commissaire du gouvernement Fillon, Martin Hirsch, Corinne Lepage, ancienne ministre d'Alain Juppé en 1995, a à son tour franchi le pas mardi. L'ancien ministre de Dominique de Villepin, Azouz Begag, pourrait faire de même.

---------

Présidentielle. Rama Yade (notedt, Mame Ramatoulaye Yade) trouve «dégueulasses» les ralliements d'Amara et Hirsch à Hollande Mis à jour le 18.04.12 à 23h13 20minutes.fr

Rama Yade juge très sévèrement les récents ralliements d'anciens secrétaires d'Etat de François Fillon à François Hollande, apprend-on ce mercredi sur le site du Parisien.
«Ce qu'ils font est dégueulasse! Cette façon de faire de la politique va dégoûter les Français», affirme l'élue de Colombes (Hauts-de-Seine), qui a quitté l'UMP pour rejoindre Jean-Louis Borloo l'an dernier.

L'ex-secrétaire d'Etat aux Sports ne mâche pas ses mots à propos de Fadela Amara et Martin Hirsch, qui ont annoncé leur soutien au candidat socialiste: «Quels opportunistes: c'est maintenant qu'ils se rappellent qu'ils ont été socialistes?»

«Moi aussi j'aurais pu rompre»

Interrogée sur son propre départ de l'UMP après son éviction du gouvernement en 2011, Rama Yade a expliqué qu'à travers le Parti radical, elle appartient «à la majorité. (...) Moi aussi j'aurais pu rompre, mais je suis restée fidèle à ma famille politique. Il y a plus de courage à se battre pour ses idées au sein de sa famille politique que de prendre ses jambes à son cou à quelques jours du 1er tour.»

-------

Sondage 2ème tour présidentielle : Hollande (54,5 %), Sarkozy (45,5 %) au second tour http://www.francesoir.fr/actualite/politique/sondage-2eme-tour-presidentielle-hollande-545-sarkozy-455-au-second-tour-214273.html#

Selon un sondage de second tour François Hollande l'emporterait largement sur son concurrent Nicolas Sarkozy.

François Hollande l'emporterait avec 54,5 % des voix contre 45,5 % à son challenger Nicolas Sarkozy, selon un sondage Ifop-Ficucial réalisé dimanche juste après la fermeture des bureaux de vote. 83 % de ceux qui ont voté pour Jean-Luc Mélenchon au premier tour se reporteraient sur le candidat socialiste, selon cette étude commandée par Europe 1, Paris Match et Public Sénat.

Eclatement du Modem

Près d'un électeur de Marine Le Pen sur deux (48 %) voterait Nicolas Sarkozy au 2e tour, 31 % voteraient François Hollande, 21 % s'abstiendraient, voteraient blanc ou nul. Les électeurs de François Bayrou se répartiraient grosso modo en trois tiers : ils voteraient à 38% pour Nicolas Sarkozy, 32 % pour François Hollande, 30 % s'abstiendraient, voteraient blanc ou nul.

Méthode du sondage

La marge d'erreur de ce sondage est située entre 1,4 et 3,1 point. Sondage réalisé par téléphone, de 20 heures 05 à 21 heure 30 dimanche, auprès d'un échantillon de 1.004 personnes représentatif de la population française, inscrites sur les listes électorales. Méthode des quotas.

--------

liberation.fr 25 avril 2012 à 13h05 Dati s'oppose à un accord UMP-FN aux législatives

L'ex-garde des Sceaux estime que ses valeurs sont en opposition avec celles du Front national, en particulier concernant l'immigration.

L’ancienne ministre Rachida Dati a affirmé mercredi qu’il ne pouvait clairement «pas y avoir d’accord» entre son parti, l’UMP, et le Front national dans l’optique des législatives, dénonçant «les valeurs portées par le FN», comme «l’immigration zéro».

Comme on lui faisait remarquer, sur RMC/BFM TV, que selon un sondage OpinionWay 64% des électeurs de Nicolas Sarkozy étaient favorables à un accord UMP/FN pour le scrutin de juin, Mme Dati a répondu : «Ce qui est clair, c’est qu’il ne peut pas y avoir d’accord avec le Front national comme parti, et pas d’accord sur l’idéologie qu’incarne le FN».

«Mes valeurs et mes convictions, elles ne se font pas en contreparties (...) en échance de circonscription. Ca n’est pas ma conception de la politique», a souligné la maire du VIIe arrondissement, citant comme contre-exemple l’accord conclu entre le PS et Europe Ecologie-Les Verts.

Mais l’ex-garde des Sceaux a aussi fait valoir que les «valeurs portées par le FN» n'étaient «ni (ses) idées ni (ses) convictions».

«Echec de la politique d'intégration»

Mettant en exergue la volonté du parti d’extrême droite de fermer «les frontières», Rachida Dati a estimé que l’immigration était «un atout et une richesse, et pour la France et pour l’Europe». «Moi je crois aux mélanges, à la diversité, à l’enrichissement des cultures des civilisations justement par des apports extérieurs. Je ne vais pas aller dire "on ferme les frontières et immigration zéro". Ca serait isoler la France», a-t-elle poursuivi.

Rachida Dati a toutefois ajouté que dans la période de crise actuelle on ne pouvait pas, «c’est vrai, (...) accueillir plus d’immigrés», défendant la volonté de Nicolas Sarkozy de réduire l’immigration légale.

Sur la question du droit de vote des étrangers non communautaires aux élections locales - mesure que mettra en oeuvre le socialiste François Hollande s’il est élu -, l’ex-ministre a reconnu y avoir été favorable «il y a 20 ans», tout comme M. Sarkozy lorsqu’elle en avait parlé avec lui «en 2005».

«En 2005, quand lui y était favorable, je n’y étais pas favorable. Pourquoi? Parce qu’on a eu un véritable échec de la politique d’intégration. (...) Aujourd’hui je préfère qu’on puisse faire un parcours vers la citoyenneté», a-t-elle argumenté. (AFP)

-------

Policiers en colère : Sarkozy pour «une présomption de légitime défense» Publié le 26.04.2012, 10h58 | Mise à jour : 16h40 leparisien.fr

Plusieurs centaines de policiers ont manifesté mercredi soir de façon spontanée et spectaculaire à Bobigny et sur les Champs-Elysées à Paris contre la mise en examen pour homicide volontaire d'un de leurs collègues, qui a tué un multirécidiviste en fuite en Seine-Saint-Denis.

La version de la légitime défense invoquée par le fonctionnaire de 33 ans, placé sous contrôle judiciaire, avec notamment l'interdiction d'exercer, a été mise à mal par l'autopsie et un témoignage, révélés par le parquet, selon lesquels la victime a été tuée d'une balle dans le dos. Cette mise en examen suscite de nombreuses réactions, jusque dans la classe politique.

Claude Guéant a dit «comprendre l'émotion des policiers», ajoutant qu'il appartient «à la justice de faire la lumière sur ce qui s'est passé». Jeudi, à son arrivée à Luxembourg, pour une réunion avec ses homologues de l'UE, il a soutenu la version de la légitime défense. «Nous ne pouvons pas accepter qu'un policier soit d'abord blessé avant d'être en mesure juridiquement de riposter». «Le fonctionnaire en cause a été mis en examen pour homicide volontaire. J'espère que le parquet fera appel de cette qualification et l'administration apportera tout son soutien juridique au policier mis en examen», a-t-il précisé. «Ce soir là, une patrouille a été en situation d'interpeller un malfaiteur recherché pour vol à main armée déjà condamné à onze reprises, a-t-il raconté. Ce malfaiteur à pointé son arme sur un policier qui a riposté. L'arme était approvisionnée de six cartouches, on l'a su après, et la question est de savoir si les conditions de la légitime défense étaient réunies».

Bruno Beschizza, secrétaire national de l'UMP, s'en est pris à «certains juges», leur reprochant d'«oublier» la présomption d'innocence «quand ils ont face à eux certains policiers». Il a également affirmé «son soutien aux policiers de la Seine-Saint-Denis ayant manifesté mercredi soir».

Christophe Régnard, président de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), déplore la nouvelle polémique police/justice. «Je ne comprends pas cette polémique, ou plutôt je ne la comprends que trop. C'est un grand classique», regrette le magistrat, qui défend la décision du juge d'instruction. «Dans une instruction judiciaire, on prend une qualification pénale qui paraît la plus proche de ce qui doit être retenu», explique-t-il. «J'espère que personne cette fois ne va utiliser cette affaire pour mettre en cause le travail des juges et opposer une nouvelle fois police et justice», ajoute le magistrat.

Matthieu Bonduelle, président du Syndicat de la Magistrature (SM, gauche), a jugé la réaction des policiers «désastreuse, car elle donne à penser qu'ils revendiquent l'impunité, alors qu'ils portent par ailleurs des revendications légitimes pour améliorer leurs conditions de travail». «Les policiers sont bien placés pour savoir qu'une mise en examen ne vaut pas condamnation», a-t-il souligné, appelant à «respecter le processus judiciaire». «Manifester comme ils l'ont fait est une pression de fait sur le travail de la justice. Le ministre de la Justice, Michel Mercier, devrait peut-être le rappeler», a avancé Matthieu Bonduelle. Il qualifie de «scandaleuse» la réaction de Bruno Beschizza qui, selon lui, «essaie de tirer parti électoralement» de la situation. «C'est de la récupération politicienne de bas étage, qui se fait en affaiblissant une nouvelle fois l'autorité judiciaire, en mélangeant les rôles et en prenant le risque de salir un peu plus l'image de la police dans son ensemble», a-t-il estimé.

François Hollande candidat PS à l'élection présidentielle, a réagi jeudi matin sur France Info à la colère des policiers. «Je sais qu'ils font un travail très difficile, notamment dans un certain nombre de quartiers dans nos villes, notamment en Seine-Saint-Denis, travail qui peut les conduire à se mettre eux-mêmes en danger lorsqu'ils poursuivent des malfaiteurs qui sont prêts à tout. Je veux leur dire ma compréhension par rapport à leur colère, de voir leurs moyens réduits».

«En même temps, il y a l'indépendance de la justice, elle est là, personne ne peut la mettre en cause et encore moins celui qui se présente au suffrage des Français pour être leur prochain président de la République», a-t-il observé. Notant que la présomption d'innocence demeure avec la mise en examen, il ajoute : «Ce que demandent ces policiers, qui doivent être entendus, c'est une protection administrative. C'est-à-dire que, lorsqu'il y a une mise en examen, le fonctionnaire concerné ne doit pas perdre son salaire, son traitement, et doit être défendu par l'administration».

Nicolas Sarkozy, candidat UMP à la présidentielle, en meeting de campagne au Raincy, en Seine-Saint-Denis, veut faire évoluer le droit de la légitime défense. Après avoir raconté en détails comment le policier a tiré sur le délinquant qui pointait une arme vers lui, le chef de l'Etat a affirmé soutenir « la justice dans son enquête» car le délinquant, « quel que soit son passé, est un être humain ». Mais face à cette mise en examen, il dit également sa « compréhension » devant l'émotion des « collègues de ces policiers ». « Il doit y avoir une présomption de légitime défense, car dans un Etat de droit, on ne peut pas mettre au même niveau le policier dans l'exercice de ses fonctions et le délinquant dans l'exercice de ses fonctions à lui ».

Claude Bartolone, président PS du Conseil général de Seine-Saint-Denis, plaide pour un renforcement du service public de sécurité. «Je comprends parfaitement la colère, la frustration et l'incompréhension que peuvent ressentir les policiers qui ont manifesté. Lorsque la police nationale est mise en situation de désorganisation et de sous-effectifs chronique, hélas, tout peut arriver, déclare le député socialiste. La Seine-Saint-Denis en sait quelque chose, elle à qui il manque plus de 400 policiers». Claude Bartolone poursuit : «Il faut remettre à niveau les effectifs de police et gendarmerie, mais aussi mettre en place une nouvelle doctrine d'emploi des forces de l'ordre pour que les missions de maintien de l'ordre, d'investigation et de proximité soient enfin menées».

Marine Le Pen a exprimé jeudi, dans un communiqué du Front national, sa solidarité à l'égard des policiers en colère. «Clairement, les magistrats dévoyés du tribunal de Bobigny ont appliqué l'adage de toujours du Syndicat de la magistrature», écrit l'un des vice-président du FN, Wallerand de Saint-Just, «soyez pour le criminel, contre la victime et contre le policier». Le FN soutient une «présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre concernant l'exercice de leurs fonctions sur le modèle de la gendarmerie nationale». Marine Le Pen, a salué une «victoire idéologique» de son parti après que Nicolas Sarkozy a proposé d'instaurer cette présomption de légitime défense pour les policiers.

--------

Libération 24 avril 2012 à 9h38 (Mis à jour à 02:00) Sarkozy : «Non je n'ai pas dit du "vrai travail"»

21h40. Nicolas Sarkozy a assuré n’avoir jamais parlé de «fête du vrai travail» à propos du rassemblement qu’il souhaite organiser le 1er Mai, une expression qui avait provoqué la fureur de la gauche et des syndicats. «Vous voulez faire du 1er Mai la fête du vrai travail?», l’interroge-t-on. «Non, non je n’ai pas dit du vrai travail, je veux faire du 1er Mai une fête du travail», a répondu Nicolas Sarkozy.

Lundi, le chef de l’Etat avait déclaré : «Le 1er mai, nous allons organiser la fête du travail, mais la fête du vrai travail, de ceux qui travaillent dur (...).»

------

Sarkozy annonce un rassemblement le 1er mai lefigaro.fr AFP et Reuters (avec une vidéo BFMTV) Mis à jour le 23/04/2012 à 14:27 | publié le 23/04/2012 à 11:23

Nicolas Sarkozy a annoncé aujourd'hui qu'il organiserait le 1er mai un "très grand rassemblement" autour du "vrai travail", au lendemain du premier tour de la présidentielle où il est arrivé en deuxième position derrière François Hollande

"Le 1er mai, nous allons organiser la fête du travail, mais la fête du vrai travail, de ceux qui travaillent dur, de ceux qui sont exposés, qui souffrent, et qui ne veulent plus que quand on ne travaille pas on puisse gagner plus que quand on travaille", a déclaré Nicolas Sarkozy à la presse devant son QG. "Il y aura un très grand rassemblement le 1er mai autour du travail, et on défendra nous vraiment le travail. Pas le statut, le travail", a insisté le président sortant et candidat UMP.

Selon son état-major de campagne, ce rassemblement, programmé le même jour que les traditionnelles manifestations organisées par les syndicats pour la fête du travail, aura lieu à Paris sur le Champ-de-Mars.

Depuis le début de sa campagne, Nicolas Sarkozy défend la "valeur travail" par opposition à "l'assistanat" et dénonce les "corps intermédiaires". Il s'en est pris à plusieurs reprises à la CGT et à la CFDT, qu'il a accusées de "faire de la politique" plutôt que de "défendre les intérêts des salariés".

--------

Le Trocadéro comparé à Nuremberg lefigaro.fr AFP Mis à jour le 02/05/2012 à 18:34 | publié le 02/05/2012 à 18:29

Le généticien Axel Kahn, candidat pour le PS dans la 2e circonscription de Paris face à François Fillon, a comparé aujourd'hui dans un tweet le meeting de Nicolas Sarkozy au Trocadéro aux rassemblements nazis de Nuremberg, avant de s'excuser.

Images et symboles sont mobilisés par le Nuremberg du tout petit d'hier, ceux de Résistance et du chant des partisans s'imposent à moi. — Axel Kahn (@axelkahn) May 2, 2012

Peu après, il précise dans un nouveau tweet: "Pardon à tous. J'avais promis de ne plus évoquer que l'avenir. Cependant, ce qui s'est passé hier m'a bouleversé, doit vous bouleverser".

Contacté par l'AFP, le candidat aux législatives a expliqué qu'il avait réagi aux "images et aux symboles" renvoyés par le rassemblement du candidat de l'UMP. "Avec le dicours du candidat qui s'en est pris aux 'Rouges', aux syndicats et aux étrangers, et avec cette scénographie du meeting, ce n'est pas irréaliste d'avoir cette image-là (de Nuremberg, ndlr)", a-t-il ajouté, précisant n'avoir "jamais indiqué que Nicolas Sarkozy est le nouvel Hitler".

Jean-Marie Le Pen, président d'honneur du Front national, avait aussi le 19 avril comparé un meeting UMP de la Concorde avec les rassemblements nazis de Nuremberg. Il avait aussi lié les initiales de Nicolas Sarkozy avec le national-socialisme.

-------

A propos de cette video Discours au Trocadero

Le candidat de l’UMP s’est adressé à la "France qui travaille" et propose "un nouveau modèle social".

Place du Trocadéro à Paris, Nicolas Sarkozy a réuni ses partisans mardi 1er mai pour la fête du Travail. Le président de la République s’est posé en rassembleur, mettant en avant les drapeaux tricolores contre "les drapeaux rouges" des syndicats qui défilent au même moment à Paris. Le président-candidat a vivement critiqué les 35h et la retraite à 60 ans tout en se voulant l’héritier "de ceux qui ont lutté pour les droits." Il a ensuite détaillé les mesures de son "nouveau modèle français" avec notamment la "hausse des salaires en baissant le coût du travail" par la fameuse "TVA anti-délocalisation". Il a, à ce propos, raillé "certains à gauche" qui "n’ont pas la sincérité" de soutenir cette mesure.

Extrait : "On n’a pas le droit de culpabiliser la France du travail, la France du travail n’est pas avide, cupide, malhonnête, immorale" :

------

L'essentiel du débat Sarkozy-Hollande Par Matthieu Deprieck, publié le 03/05/2012 à 01:07, mis à jour à 07:07 lexpress.fr

Vous avez manqué le débat d'entre-deux-tours entre Nicolas Sarkozy et François Hollande? Pas de panique. L'Express vous en résume le meilleur, thème par thème, de la dette à l'immigration, en passant par la moralisation de la vie politique.

L'affrontement dès les premières minutes

La présentation de chaque candidat a donné lieu à la première joute. Justice, redressement et rassemblement, François Hollande a présenté sa future présidence en déclinant ses trois motifs. Nicolas Sarkozy s'est adressé directement à lui pour remettre en cause sa capacité à rassembler. Et se défendre face aux accusations de divisions: "Il n'y a pas eu de divisions, il n'y a pas eu d'émeutes, il n'y a pas eu de violences. La France, dans ces quatre années de crise, a avancé dans un mouvement de réformes continu sans aucun blocage. Il y a ceux qui parlent de rassemblement et puis il y a ceux qui l'ont fait vivre".

Toujours sur ce sujet, le candidat UMP a moqué son adversaire: pour être président, il faut "parler à tous, y compris, ceux qui n'ont pas vos idées, (...) c'est peut-être ce qui fait notre différence". François Hollande: "Je dois avoir le sens de la réunion, de la réconciliation" des Français, a dit le socialiste, attaquant à son tour : "Moi je ne distingue pas le vrai travail du faux, les syndicalistes qui me plaisent et ceux qui ne me plaisent pas, les organisations patronales (...), je n'oppose pas les salariés du privé et du public, je n'essaie pas de savoir qui est né ici depuis combien de générations, nous sommes tous Français et nous devons nous retrouver dans le même effort".

Sur les insultes venues des deux camps "M. Sarkozy, vous aurez du mal à passer pour une victime et pour un agneau"

Nicolas Sarkozy: "Quand il y a eu un propos désagréable à l'endroit de quelqu'un qui vous est proche, je l'ai condamné. Quand on m'a comparé à Franco, à Laval, à Pétain, et pourquoi pas à Hitler, vous n'avez pas dit un mot.

François Hollande: "M. Sarkozy, vous aurez du mal à passer pour une victime et pour un agneau".

La réduction de la dette

Pour ce premier chapitre, chacun sa stratégie: attaque du bilan pour François Hollande, et illustration du réformisme malgré la crise, pour Nicolas Sarkozy. "Cette dette publique est née à la fois de vos largesses fiscales pour les plus favorisés et en même temps de cette incapacité qui a été la vôtre de maîtriser la dépense publique", a dit François Hollande.

"Vous voulez moins de riches, moi je veux moins de pauvres", a fustigé Nicolas Sarkozy, accusant son rival de "laxisme" et de "folie dépensière". "Plus de pauvres et des riches plus riches", lui a répondu François Hollande.

Le chômage

Nicolas Sarkozy a accusé son rival de fournir des chiffres "faux" sur l'augmentation du chômage en cinq ans, reproduisant la bataille de chiffres à laquelle se sont livrés pendant plusieurs mois les lieutenants des deux candidats.

"Les chiffres de M. Hollande, ils sont faux"

Pour le candidat socialiste, "le chômage a augmenté, si l'on prend l'ensemble des personnes inscrites, d'un million" pour atteindre "4 millions de personnes", ou "de 700 000" si "l'on prend les personnes qui n'ont aucune activité". "C'est beaucoup, c'est énorme. C'est un record" et "c'est un échec", a-t-il martelé en rappelant au président-candidat son objectif formulé en 2007 de ramener le taux de chômage à 5% au bout de cinq ans.

"Les chiffres de M. Hollande, ils sont faux", a rétorqué Nicolas Sarkozy. Prenant cette fois les chiffres de l'Insee correspondant à la définition du chômage au sens du Bureau international du travail (BIT), le candidat UMP a expliqué que "le chômage a augmenté de 422 000, ce qui est trop, entre 2007 et 2011, soit une augmentation de 18,7%". "Je ne me glorifie pas d'une augmentation de 18,7" mais, a-t-il ajouté, "nous avons un taux de chômage qui a augmenté deux fois moins que (la moyenne de) nos partenaires de la zone euro".

L'Europe

François Hollande a rappelé son projet de renégocier le nouveau traité européen, pour plus de croissance, et a reproché à son rival de n'avoir rien obtenu de l'Allemagne dans la gestion de la crise. "Je ne peux mettre cela que sur l'incompétence, pas sur la mauvaise foi", s'est défendu Nicolas Sarkozy, qui l'a accusé de découvrir "le fil à couper le beurre" en proposant la taxation des transactions financières, déjà votée par le Parlement français. "M. Hollande connaît mal l'Europe", a encore dit le président élu en 2007 à son rival qui craint "une résurgence de la crise" et une "austérité généralisée".

Droit de vote des étrangers

"S'il n'y a pas de majorité, ce sera au peuple français et seulement au peuple français de pouvoir en décider."

Ce fut l'un des moments chauds du débat et, alors qu'il s'agissait de l'arme fatale de l'UMP, c'est plutôt Nicolas Sarkozy qui s'est retrouvé en difficulté. François Hollande s'est retrouvé coincé lorsque le candidat UMP a brandi une lettre dans laquelle son adversaire affirme que les centres de rétention doivent être une "exception".

En retour, le président sortant a été accusé de lier religion et citoyenneté. Il a eu du mal à s'en défendre.

Enfin, sur le droit de vote des étrangers en lui-même, François Hollande a annoncé qu'il convoquerait, s'il le fallait un referendum: "S'il n'y a pas de majorité, ce sera au peuple français et seulement au peuple français de pouvoir en décider."

Le nucléaire

Le candidat UMP a démarré sur le sujet, soulignant que "le nucléaire, depuis de Gaulle, François Mitterrand, Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac, fait l'objet d'un consensus, c'est un atout français" qui permet d'avoir aujourd'hui une "électricité moins chère de 35%" par rapport aux Allemands.

"Une seule centrale fermera" pendant le prochain quinquennat, celle de Fessenheim qui est "la plus vieille centrale de France située sur une zone sismique", a répété François Hollande.

Il a redit son "objectif de long terme": "garder le nucléaire comme source principale de production d'électricité mais réduire sa part" jusqu'à 50% à l'horizon 2025 (contre 75% aujourd'hui) grâce au développement des énergies renouvelables.

La moralisation de la vie politique

Ce fut le coeur du débat. Répétant une quinzaine de fois "Moi, président de la République", François Hollande a défini son style de présidence, reprenant en creux les critiques qui visent Nicolas Sarkozy.

"Ca, c'est un mensonge, c'est une calomnie, vous êtes un petit calomniateur en disant cela"

Les deux hommes se sont affrontés sur les nominations, partisanes selon le candidat PS: "Vous avez nommé vos proches partout, dans tous les établissements, dans tous les ministères, dans toutes les préfectures, dans toutes les administrations."

"Ca, c'est un mensonge, c'est une calomnie, vous êtes un petit calomniateur en disant cela", lui a rétorqué Nicolas Sarkozy.

Enfin, ce chapitre fut l'occasion pour Nicolas Sarkozy d'attaquer le PS sur Dominique Strauss-Kahn. "Je ne prendrai pas de leçons d'un parti politique qui a voulu avec enthousiasme se rassembler derrière Dominique Strauss-Kahn", a lancé Nicolas Sarkozy au terme d'une passe d'armes sur la moralisation de la vie politique. "Je me doutais que vous en arriveriez là. Mais ce n'est pas moi qui ait nommé Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI", a répliqué François Hollande.

"Mais je le connaissais moins bien que vous", a fait valoir le président-candidat.

"Mais je ne le connaissais pas plus. En tout cas, vous le connaissiez suffisamment bien pour le nommer à cette haute fonction. Mais je trouve que venir sur le terrain de Dominique Strauss-Kahn n'est pas forcément aujourd'huice qui vous arrange le plus."

Le mot de la fin "Ceux qui ont voté Le Pen, je ne leur fait pas de leçon de morale"

Ce débat a été utile, il a montré des différences. Le bilan de Nicolas Sarkozy est particulièrement lourd", a lancé François Hollande dans une conclusion de trois minutes, classique.

Nicolas Sarkozy s'est, lui, posé sur le terrain électoral, s'adressant dans la même minute aux électeurs FN et MoDem: "Ceux qui ont voté Le Pen, je ne leur fait pas de leçon de morale, je veux leur parler que leur choix, qui n'est pas le mien, je le respecte, je le considère et je l'ai entendu. Ceux qui ont voté Bayrou: le coeur de sa campagne est la règle d'or, je la ferai adopter, s'il le faut, par référendum."

---------

Les médias "parisiens" votent Hollande Par exemple

---------

DISCOURS DE NICOLAS SARKOZY Place du Trocadéro, Paris – mardi 1er mai 2012

Mes chers concitoyens,

Écoutez le Général de Gaulle. C’était le 1er mai 1950 devant la foule des Français de toutes conditions réunie sur la pelouse de Bagatelle !

« A la bonne heure ! Nous sommes bien vivants ! Il n’est que de nous voir pour être sûr que notre peuple n’est aucunement disposé à terminer sa carrière. Il n’est que de nous voir pour discerner où les travailleurs mettent aujourd’hui leur espérance. La masse immense que voilà prouve aux insulteurs que rien n’est perdu pour la France. »

Avec le Général de Gaulle ils écrivaient l’Histoire.
Nous aussi !
Face aux insulteurs qui nous ont dénié le droit de parler aux Français le 1er mai comme s’ils en étaient

les propriétaires, le Général De Gaulle nous a montré la voie.
Regardez les cortèges !
Ils ont choisi de défiler avec le drapeau rouge !
Nous avons choisi de nous rassembler sous le drapeau tricolore !
Ce drapeau tricolore c’est celui de Lamartine quand il disait :

« Le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec nos libertés et nos gloires alors que le drapeau rouge n’a fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple ! »

Je n’accepterai jamais de recevoir des leçons de morale de la part de ceux qui brandissent le drapeau qui a été l’étendard de tant de tyrannies et qui a enveloppé dans ses plis parmi les plus grands crimes de l’Histoire.

Le drapeau rouge, c’est le drapeau d’un parti.

Le drapeau tricolore, c’est le drapeau de la France.

A ceux qui préfèrent leur parti à la France, nous opposerons toujours ceux qui préfèrent la France à leur parti.

Si nous sommes réunis ici en ce 1er mai, jour de la Fête du travail, c’est bien parce que nous assumons la France dans toute sa diversité, parce que nous assumons toute son histoire, toutes ses familles spirituelles, toutes ses sensibilités.

Il n’y a pas pour nous un peuple de droite et un peuple de gauche.
Il n’y a pas pour nous une histoire de droite et une histoire de gauche.
Il n’y a pas aujourd’hui, dans la rue, d’un côté les héritiers des Canuts lyonnais, des mineurs de

Germinal, des défenseurs de Dreyfus et de l’autre côté, les héritiers des maîtres de forges et des antidreyfusards.
Il n’y a pas d’un côté les héritiers de la Révolution, du Front Populaire et du Conseil National de la Résistance, et de l’autre côté les héritiers de ce qu’il y a eu de pire dans l’histoire de France.

Je n’ai pas entendu monter des cortèges où l’on brandissait des drapeaux rouges la grande voix de Jaurès défendant les mineurs de Carmaux, ni la grande voix de Léon Blum réclamant les congés payés, ni celle de Jean Moulin devant le CNR, ni celle de Zola demandant justice pour Dreyfus.

Je n’ai pas entendu plaider la grande cause des travailleurs.
J’ai entendu surtout des slogans politiques.
Mais je veux le dire à tous ceux qui nous contestent le droit de nous rassembler aujourd’hui : nous

nous considérons comme les héritiers de ceux qui ont lutté pour le droit de grève, pour la liberté syndicale et pour les congés payés.
Nous nous considérons comme les héritiers de ceux qui ont défendu Dreyfus et de ceux qui ont créé la sécurité sociale.

Je veux le dire à tous ceux qui ont défilé aujourd’hui, non pas pour le travail mais contre nous : nous nous considérons comme acteurs du progrès social autant que vous et sans doute plus que vous.
Vous avez abîmé le travail en prétendant le défendre.
Vous avez appauvri les travailleurs en prétendant les protéger.
Vous avez fait les 35 heures.
Vous avez avancé l’âge de la retraite à 60 ans sans en avoir le 1er centime.

Vous avez alourdi le coût du travail.
Je le dis aux partis de la gauche et aux syndicalistes qui se sont fourvoyés dans la politique : nous sommes tous les héritiers de ceux qui se sont battus pour nos droits, pour notre dignité et pour notre liberté. Mais ce que vous avez fait ne vous donne aucun titre à vous en arroger le monopole.

Les 35 heures ont non seulement affaibli nos entreprises mais elles ont aussi détruit des centaines de milliers d’emplois.
La retraite à 60 ans a mis notre système de répartition au bord de la faillite.

L’alourdissement du coût du travail accélère les délocalisations et pèse sur le pouvoir d’achat.

Vous voulez continuer à faire financer la protection sociale par le travail. C’est une erreur économique qui met en danger les emplois de ceux qui sont exposés à la concurrence étrangère.

Vous essayez de faire croire que nous pouvons sortir de la crise sans effort. Vous mentez aux travailleurs parce que si l’on ne s’en sort pas par le travail, c’est le pouvoir d’achat que vous remettez en danger.

Vous refusez le partage des bénéfices entre les actionnaires et les salariés comme vous avez refusé la participation au Général De Gaulle parce qu’au fond vous n’avez pas abandonné la lutte des classes qui dresse les uns contre les autres les ouvriers et les patrons.

Je veux m’adresser aux syndicats.

Je veux leur dire qu’il n’y a pas de démocratie sans liberté syndicale.

Je veux leur dire que dans une société comme la nôtre où les tensions sont si vives, où la difficulté à s’écouter et à se parler est si grande, le dialogue social est à mes yeux indispensable.

Tout le monde a quelque chose à gagner à la discussion.

Tout le monde a quelque chose à apprendre de celui qui a un point de vue différent, une expérience différente.

Tout le monde a quelque chose à gagner à l’effort pour trouver un accord.

Sans doute faut-il réfléchir à d’autres formes de négociation collective, à d’autres manières de travailler ensemble comme cela se faisait jadis quand Jean Monnet et le Général De Gaulle mettaient en avant l’ardente obligation du Plan. Je n’oublie pas quel rôle décisif ont joué les partenaires sociaux dans la reconstruction de l’après-guerre et dans les Trente Glorieuses.

Pour affronter la mondialisation, pour faire face aux bouleversements incessants du monde et aux crises gigantesques qui ébranlent les nations et les continents, pour inventer le nouveau modèle social qui permettra à la France de rééditer au XXIe siècle l’exploit des Trente Glorieuses, toutes les forces vives de la nation doivent être mobilisées.

Pour faire face, la France doit être soudée, la France doit être unie, la France doit se rassembler.

Alors, je le dis aux syndicats : posez le drapeau rouge et servez la France, servez les travailleurs qui vous font confiance. Car il n’y aura pas d’avenir pour les salariés, il n’y aura pas d’avenir pour le travail, il n’y aura pas d’avenir pour notre protection sociale si la France s’affaiblit, si la France s’appauvrit, si la France décroche.

On ne peut pas séparer le destin de chacun du destin de tous. Il n’y a pas d’un côté des destins individuels et de l’autre, le destin de la France. Les deux sont liés.

Laissez les partis ! Ceux que vous soutenez ne vous le rendront pas.
Laissez les partis ! Votre rôle n’est pas de faire de la politique.
Laissez les partis ! Votre rôle n’est pas de défendre une idéologie. Votre rôle est de défendre les salariés, de défendre le travail.

Laissez les partis ! Dans la République, ce ne sont pas les syndicats qui gouvernent. C’est le gouvernement. Ce ne sont pas les syndicats qui font la loi. C’est le Parlement.
Dans la République, c’est le peuple qui décide.

Dans la République, quand il y a blocage, on donne la parole au peuple. C’est cela la République !

Laissez le drapeau rouge et laissez les partis !

Remplissez la mission qui est la vôtre dans une démocratie !

Remplissez la mission qui est la vôtre dans la République !

En regardant le monde tel qu’il est,
En construisant l’avenir sur les réalités,
En comprenant que dans un monde qui bouge autant, il n’est pas possible de rester immobiles.

Si nous voulons que rien ne change quand tout change autour de nous, nous perdrons tout.

C’est tromper les salariés. C’est mentir aux salariés que de leur faire croire que l’on peut faire l’économie du changement. Et c’est leur faire prendre un risque énorme.

Regardez ce qui arrive aux pays qui n’ont pas fait à temps les changements nécessaires, qui n’ont pas pris à temps les décisions qui s’imposaient.
Regardez ce qui se passe en Grèce et en Espagne ! A la fin, c’est toujours le travail qui paye.
Regardez l’explosion du chômage, la baisse des salaires, la baisse des retraites !

Qui veut cela pour la France ?

Qui veut cela pour les salariés français ?

Qui veut cela pour les retraités qui ont travaillé toute leur vie ?

Je veux un nouveau modèle social où les syndicats, au lieu d’être une force de conservation, seront une force de transformation sociale, mais où la négociation collective descendra jusque dans l’entreprise, où il sera possible, avec l’accord de tous, de déroger aux règles générales quand le carnet de commandes de l’entreprise l’exigera.

Je veux un nouveau modèle français où chacun prendra ses responsabilités, où l’entreprise ne sera plus mise en difficulté simplement parce que les règles générales seront inadaptées à son cas particulier.
Je veux un nouveau modèle Français où les rapports sociaux dans l’entreprise seront différents, où le rôle des syndicats dans l’économie sera différent, où il y aura davantage de souplesse mais une souplesse négociée qui permettra d’éviter bien des faillites, bien des licenciements, bien des conflits, bien des souffrances.

Mes chers concitoyens,

Si nous avons voulu nous rassembler aujourd’hui, ce n’est pas pour manifester contre quiconque.
Si nous avons voulu nous rassembler aujourd’hui, c’est parce que pour nous, dans les choix que nous allons devoir faire pour l’avenir, la question du travail est centrale.
C’est par le travail que nous sortirons de la crise.
C’est par le travail que nous rembourserons nos dettes.
C’est par le travail que nous retrouverons le chemin de la croissance.
C’est par le travail que nous garantirons le pouvoir d’achat.
C’est par le travail et par le mérite que nous pourrons reprendre la maîtrise de notre destin individuel et collectif.

Je veux un nouveau modèle social français où le travail sera reconnu comme valeur, où l’on ne découragera pas le travail, où l’on n’empêchera pas ceux qui veulent travailler de travailler, où l’on ne partagera pas le travail parce que c’est le travail qui crée le travail, où le travail ne sera plus abîmé par les dumpings et les concurrences déloyales, où le travail sera protégé.

Si j’ai mis les frontières au centre de mon projet c’est parce que les frontières expriment ce refus du laisser-faire et du laisser-aller.
Si il n’y a plus de frontières entre l’Europe et le reste du monde,
Si tout est ouvert,
Si le rapport aux autres n’est plus maîtrisé,
Si entre chez nous et chez les autres, entre le dedans et le dehors, il n’y a plus rien,
Si le travail français avec toutes ses charges, avec toutes ses règles est mis en concurrence avec le travail de pays qui ne respectent aucune règle, qui pratiquent des dumpings monétaires, sociaux, environnementaux, où les salaires sont très bas, où il n’y a pas de sécurité sociale, pas de droit du travail, où l’on fait travailler les enfants, les prisonniers, comment le travailleur français et Européen pourront-ils résister ?

Comment demander à un ouvrier de l’industrie de travailler davantage, de faire des efforts de productivité s’il doit vivre toujours dans l’angoisse de la délocalisation parce qu’il sait que tous les efforts qu’il pourra faire ne compenseront jamais l’iniquité de la concurrence ?
Se résigner à l’effacement des frontières, c’est le premier acte par lequel une nation renonce à maîtriser son avenir.

Il faut des frontières à l’Europe.
Il faut des frontières à la France.
Non pour s’enfermer, mais pour s’affirmer dans le monde. Pour clarifier les rapports avec les autres. La frontière, c’est le droit opposé à la force.
C’est la règle opposée au désordre.
C’est la régulation au lieu du laisser-faire.
Les frontières, cela peut paraître loin des préoccupations quotidiennes de ceux qui se lèvent tôt et qui travaillent dur.

Pourtant, ce sont bien les conditions de la concurrence qui rendent la vie si dure et c’est notre capacité à nous protéger qui la rendra moins dure.
Si l’euro est trop fort,
si l’immigration n’est pas maîtrisée aux frontières de l’Europe,
si nos marchés publics sont ouverts alors que les autres ne le sont pas,
si nous ne pouvons pas en réserver une part à nos PME,
s’il n’y a pas de traçabilité des produits que nous importons,
alors la vie pour ceux qui travaillent continuera d’être difficile,
alors tous ceux qui travaillent continueront de percevoir l’avenir non comme une promesse mais comme une menace.

Je veux un nouveau modèle social français où tous les secteurs se sentiront solidaires les uns des autres, où tout le monde aura conscience que c’est en faisant front ensemble que l’on pourra relever le défi de la mondialisation, que la compétitivité de la Nation se fabriquera tout autant dans le secteur exposé à la concurrence que dans le secteur abrité et que l’on peut ni les séparer ni les opposer, même si les premiers ont davantage besoin d’être protégés que les seconds parce que lorsque l’entreprise ferme, ils perdent tout.

Je veux un nouveau modèle social français où le travail sera enrichi par la formation, par l’innovation, par l’investissement, où chaque jeune pourra choisir l’alternance comme une filière d’excellence, où chacun pourra obtenir un stage dans une entreprise où le mur qui se dresse entre l’entreprise et le jeune apprenti qui n’a pas de relations sera abattu.

Je veux un nouveau modèle français où plus aucun enfant n’entrera au collège sans savoir lire, écrire et compter, où l’école sera attentive aux fragilités de chacun, où les professeurs seront davantage présents au collège et au lycée pour que les élèves puissent s’appuyer sur eux.

Je veux un nouveau modèle français où l’État ne sera plus un État bureaucratique mais un État

entrepreneur servant d’appui à tous les entrepreneurs et à tous les créateurs. Je veux un nouveau modèle français où parce que le travail sera plus créatif, plus productif, il sera plus compétitif, plus fort face à la concurrence.

Je veux un nouveau modèle français où le coût du travail sera allégé, où tout le monde aura compris que plus le travail coûte cher, plus il a vocation à être délocalisé. Que plus le travail coûte cher, moins il supporte la concurrence.

Je veux un nouveau modèle français où le poids des normes et des règles qui pèsent si lourdement

sur le travail sera allégé parce qu’au lieu de protéger le travail, l’excès de normes finit par le détruire. Je veux un nouveau modèle français où l’on ne cherchera pas à diminuer le coût du travail en abaissant les salaires parce qu’en France, le salaire n’est pas trop haut, il est trop bas. Parce que la baisse des salaires, c’est entrer dans le cercle vicieux de la déflation et de la dépression.

Il faut augmenter les salaires et il faut diminuer le coût du travail. Voilà le défi !
Augmenter les salaires, cela se fera grâce à la suppression de la prime pour l’emploi. Diminuer le coût du travail, cela se fera en finançant une réduction des cotisations familiales par la

TVA. Ainsi les importations seront taxées et elles contribueront au financement et de la protection sociale.

Les exportations ne seront pas taxées et elles seront plus compétitives. La TVA anti délocalisation, c’est une TVA pour freiner les délocalisations, pour protéger l’emploi français.

Ils étaient nombreux à gauche avant la campagne présidentielle à approuver cette idée. Où sont-ils ? On ne les entend plus !
La gauche, celle que l’on entend, a crié à l’injustice parce qu’il s’agit de faire payer le consommateur. Mais les délocalisations, ce n’est pas injuste ?
Le chômage, ce n’est pas injuste ?

Celui qui n’a plus de travail que peut-il consommer ?

Et puis, il y a l’autre voie, celle de la participation que le Général De Gaulle a ouverte contre la gauche, contre les syndicats, contre toutes les forces du conservatisme.

Nous avons fait la prime dividende parce que le dialogue social n’avait débouché sur rien, parce que personne ne voulait bouger ni le patronat, ni les syndicats.

Je veux un nouveau modèle français où le capitalisme des entrepreneurs aura remplacé le capitalisme financier, où l’entreprise sera redevenue une communauté humaine consciente de partager une destinée commune, où chacun sera récompensé de ses efforts, où les profits seront partagés, où la participation aura suffisamment progressé pour faire oublier ce reste de lutte des classes qui empoisonne encore nos relations sociales.

Je veux un nouveau modèle français où la réussite ne sera plus regardée avec suspicion mais comme un exemple, où le talent et le mérite seront récompensés, où chacun pourra conserver assez du fruit de ses efforts pour pouvoir se constituer un patrimoine et le transmettre un jour à ses enfants, où le travail engendrera le patrimoine, où le patrimoine sera la récompense du travail.

Je veux dire à tous ceux qui ne connaissent pas la France du travail que lorsque la France du travail considère son patrimoine elle ne le regarde pas comme une valeur pécuniaire mais comme des dizaines d’années de labeur, de sueur et d’effort. Elle y voit toutes les peines, tous les sacrifices quelle y a mis. Elle le regarde avec émotion car lorsque l’on se retourne ainsi sur sa vie on est ému en pensant à ce que l’on a réussi à construire.

Je veux dire à cette France du travail qu’elle n’a pas à s’excuser pour son patrimoine, qu’elle n’a pas à s’excuser pour ses efforts, qu’elle n’a pas à s’excuser pour son mérite, et que ce qu’elle possède elle l’a gagné. Son patrimoine c’est le sien, ce n’est pas le patrimoine de l’Etat. C’est le patrimoine de la Nation, c’est le patrimoine de tout un peuple de travailleurs. On n’a pas le droit de le lui prendre, on n’a pas le droit de le lui confisquer.

Revenir sur l’exonération des droits de succession, durcir les conditions des donations, remettre en cause le quotient familial, matraquer fiscalement les classes moyennes pour payer une folie dépensière, ce serait briser pour longtemps le rêve de la France du travail.

A tous ceux qui ne connaissent pas cette France du travail je veux leur dire que c’est une France qui n’est pas avide, qui n’est pas cupide, qui n’est pas malhonnête, qui n’est pas immorale et c’est justement pour cela qu’elle ne supporte plus les mises en cause de la France. La France est un des pays les plus accueillants et les plus généreux du monde. Elle ne mérite pas qu’on la critique sans arrêt, elle ne mérite pas qu’on la stigmatise. Elle mérite qu’on la respecte.

Je veux un nouveau modèle français où chacun aura sa chance, où ceux qui auront été brisés par les accidents de la vie auront droit à un nouveau départ, où la deuxième chance sera généralisée, où les familles de bonne foi qui seront surendettées pourront bénéficier de la faillite civile comme les entreprises. Le retour de l’égalitarisme, du nivellement par le bas briserait ce rêve d’égalité des chances.

Je veux un nouveau modèle français où la spéculation et l’assistanat ne rapportent pas plus que le travail, où celui qui ne travaille pas ne vit pas mieux que celui qui travaille dur, où celui qui a travaillé et cotisé toute sa vie n’a pas moins de droits que celui qui n’a jamais travaillé et jamais cotisé, parce que c’est décourageant et parce que c’est immoral.

Je veux un nouveau modèle français où ceux qui ont travaillé toute leur vie peuvent vivre sans être à la charge de leurs enfants, où ils peuvent se soigner.

Il n’est pas juste que les aides soient trop souvent réservées à ceux qui n’ont pas travaillé et que ceux qui ont travaillé soient moins aidés.

Il n’est pas juste que le petit retraité qui vit avec le minimum vieillesse, on ne l’aide pas pour qu’il puisse se soigner.

Je veux réparer cette injustice.

C’est pour respecter ceux qui ont travaillé que j’ai préféré reculer l’âge de départ à la retraite plutôt que de diminuer les pensions.

C’est pour respecter ceux qui ont travaillé que j’ai conservé l’indexation intégrale des retraites sur les prix.

C’est pour réparer une autre injustice qui attendait d’être réparée depuis 60 ans que je me suis engagé à faire payer les retraites le 1er de chaque mois parce qu’il était profondément injuste que l’État fasse sa trésorerie sur le dos des retraités et parce que cela plongeait beaucoup de petits retraités dans des difficultés inextricables quand toutes les échéances tombaient au début du mois.

Je veux un nouveau modèle français où l’école sera une école de l’exigence qui apprendra aux enfants à tracer la frontière entre le bien et le mal, entre ce qui se fait et ce qui ne se fait pas, entre la vérité et le mensonge, entre le beau et le laid, et qui leur inculquera le goût de l’effort et le respect du travail, qui leur fera éprouver la joie de la connaissance comme la récompense du travail de la pensée. Parce que c’est sur le socle des valeurs que la famille et l’école transmettent aux enfants que se construit un modèle social.

Françaises, Français, mes chers compatriotes,

C’est ce projet que je veux construire avec vous.

Ce projet n’est rien d’autre que le rêve d’une nation Française rassemblée, fière de ses valeurs, de son identité, confortée en son idéal de mode de vie, rassurée dans sa volonté de rester différente. Oui, peuple de France, nous sommes différents et nous voulons le rester.

Nous sommes la République et pas seulement la démocratie.

Nous ne voulons à aucun prix du communautarisme parce que nous sommes républicains.

Nous sommes les héritiers d’une grande culture, les enfants de Voltaire, de Chateaubriand, de Victor Hugo, de Maupassant.

Nous ne voulons pas de l’aplatissement culturel du monde. Nous voulons garder notre langue, notre littérature, notre musique, notre cinéma.

Nous sommes les héritiers d’une grande histoire. Les héritiers de Jeanne d’Arc, de Bonaparte, du Général de Gaulle, les héritiers de la Renaissance, de la Résistance, des Trentes Glorieuses.

Nous ne voulons pas d’une petite ambition, nous voulons de grands projets, de grands rêves.

Nous sommes le peuple de France.

Nous avons reçu de nos parents et de nos grands-parents en héritage, comme un trésor, la réconciliation Franco-allemande, la paix en Europe, des territoires où se dressent partout des cathédrales et des églises, des valeurs, un art de vivre, une éducation. Cet héritage nous n’y renoncerons jamais. Nous sommes la France. C’est tout le sens de mon projet.

Ce projet je veux l’accomplir avec tous ceux qui travaillent, avec tous ceux qui ont travaillé toute leur vie et qui connaissent la valeur du travail.

Je veux rendre hommage à tous ceux qui contribuent à faire de la France un grand pays.

Je veux rendre hommage à ceux de nos compatriotes issus de l’immigration qui ont fait des efforts pour s’intégrer, qui veulent devenir des Français comme les autres, qui travaillent dur, qui transmettent à leurs enfants des valeurs élevées, qui les éduquent avec une grande exigence morale et dans l’amour de la France.

Je veux le dire aussi : c’est pour que la République puisse tenir sa promesse à leur égard qu’il faut ralentir les flux migratoires, c’est pour que le creuset français continue de fonctionner qu’il faut diminuer les entrées. Nous le devons à ceux qui sont là et qui ont fait tant d’efforts.

Nous avons traversé bien des épreuves depuis cinq ans, côtoyé bien des précipices, mais nous avons réussi à ne pas être emportés.

Après avoir été si absorbés par le présent, voici le moment de nous tourner vers l’avenir. Nous avons commencé à le préparer. Nous avons fait des réformes qui attendaient depuis si longtemps d’être accomplies.

Maintenant, cet avenir nous devons le construire.

Vous l’aurez compris, le nouveau modèle français que je vous propose n’est pas celui de la jalousie, ce n’est pas celui de l’amertume, qui conduise toujours à rabaisser celui qui s’élève.

Ce que je vous propose, ce n’est pas la fermeture, le repliement sur soi, la frilosité, ce n’est pas la haine de soi et la haine des autres.

Ce que je vous propose, ce sont des frontières qui nous protègent pour ne plus subir et pour agir.

Ce que je vous propose, c’est le contraire du laissez-faire, de l’abandon qui nous ont conduits à toutes les crises que nous avons connues depuis quatre ans.

Ce que je vous propose, c’est de refonder la République du mérite, celle de Jules Ferry et du Général De Gaulle.

En face, une gauche rattrapée par ses vieux démons. Une gauche dont une partie en appelle déjà à la rue pour faire pression sur l’autre partie sommée d’obtempérer. A quelle revendication le candidat socialiste cédera t-il ? Après avoir vendu les ouvriers du nucléaire pour un accord électoral avec les verts, que vendra t-il d’autre ?

Prendra t-il le SMIC à 1700€ ou bien l’interdiction des licenciements ?

C’est parce que tout cela est en cause que je vous appelle à un sursaut national.

Écoutons encore le Général de Gaulle :

« Travailleurs ! C’est avec vous, d’abord, que je veux bâtir la France nouvelle. Quand encore une fois, ensemble, nous aurons gagné la partie, en dépit des excitations des destructeurs et des intrigues des diviseurs, on apercevra tout à coup une nation joyeuse et rassemblée où, je vous en réponds, vous aurez votre digne place. Alors, on verra sortir, des voiles qui le cache encore, le visage radieux de la France ! »

C’était le 1er mai 1950 à Bagatelle. Je n’ai pas trouvé qui exprimait mieux ma pensée en cet instant où se joue le destin de la France.
Il reste trois jours !
Trois jours pour expliquer !
Trois jours pour convaincre !

Trois jours pour entraîner !
Trois jours pour que chacun comprenne que dimanche il ne votera pas pour un candidat mais pour lui-même, pour son avenir et pour celui de ses enfants !

Trois jours pour gagner !
Vive la République !
Vive la France !

Seul le prononcé fait foi 11/11

-----------

SONDAGES - Hollande 5 - Sarkozy 0, mais... Le Point.fr - Publié le 04/05/2012 à 09:24

Les instituts prédisent tous la victoire du socialiste, mais notent qu'une fois encore les écarts se réduisent. Jusqu'où ?

"Dommage que l'élection n'ait pas lieu dimanche en huit, je pense que Nicolas serait réélu..." Cette boutade d'un cacique de l'UMP traduit non seulement l'ambiance dans le parti présidentiel, mais aussi le reflet de la livraison du jour des sondages.

Cinq enquêtes (CSA, OpinionWay, BVA, Sofres et LH2) pronostiquent la victoire de François Hollande dans une fourchette comprise entre 52,5 et 53,5 % des voix. Mais toutes notent également une diminution de l'écart entre les deux finalistes. Or les sondés ont été interrogés jeudi 3 mai, soit le lendemain du débat entre les impétrants. Cela tendrait donc à prouver que le président sortant n'a pas été autant dominé que ce que certaines enquêtes laissaient suggérer.

Sarkozy seul contre tous

Si on établit la moyenne de ces derniers chiffres, il ressort que Hollande obtient 52,8 % des voix, contre 47,2 % pour Nicolas Sarkozy. Un écart de cinq points et demi qui semble largement suffisant à 48 heures du vote final, même si une (petite) dynamique apparaît dans le camp de la droite.

Il est à noter que les voix des électeurs de François Bayrou et de Marine Le Pen continuent à se replier lentement mais sûrement vers le leader de l'UMP, malgré les prises de position défavorables de ces battus du premier tour. Enfin, curiosité jamais vue dans la Ve république, aucun des huit candidats défaits au premier tour n'a appelé à voter pour Nicolas Sarkozy... Cette stratégie du "seul contre tous" peut-elle décider les derniers électeurs récalcitrants ?

Ce soir, à 18 heures, l'Ifop rendra public son dernier baromètre quotidien, dont une partie aura été réalisée ce matin. Ce sera la dernière photo de l'opinion avant le jour J. Le Point.fr

--------

L'inspirateur, Henri Vernet avec Natalie Schuck, Le Parisien, 4 mai 2012, p. 07

Une vraie plume ne dort jamais. Tard mercredi soir, après avoir commenté sur les chaînes d'info le duel Sarkozy-Hollande. Henri Guaino s'est mis à l'écriture nocturne du discours de Toulon, peaufiné jusqu'à l'aurore avant d' être prononcé hier apres-midi par le président-candidat. Et avant de décoller pour le dernier grand meeting de la campagne, le conseiller special de Nicolas Sarkozy a encore trouvé le temps d'aller vanter sur les plateaux TV la prestation de son champion.

Henri Guaino est un homme de l'ombre qui adore la lumière. Il a fait en sorte que nul n'ignore qu'il était l'auteur des grands discours de la campagne, Villepinte, la Concorde, Toulouse, le Trocadéro. Au point que ses détracteurs à droite, jaloux de sa proximité avec le président ou agacés par son côté « archéo-gaulliste », le surnomment avec mépris le Porte-parole ou la Plume qui parle.

Un tempérament sanguin

Au fait, comment définirle rôle de cet intello séguiniste, fils d'une femme de ménage et de père inconnu, chantre de la méritocratie républicaine, qui occupe depuis cinq ans à l'Elysée l'ancien bureau de Giscard, la chambre Murat, donnant sur les jardins du palais ? « Indéfinissable, répond avec gourmandise l'intéressé. Disons que j'apporte un regard transversal, différcnt de celui des spécialiste;, sur les grands dossiers. Cela requiert une grande culture de la politique et de lEtat, et une parfaite complémentarité arvec le président. » Union pour la Méditerrarée, grand emprunt, taxe sur les transactions financières.., le conseiller spécial lance des idées tous azimuts sans être toujours écouté et au risque de froisser ses collègues. D'un tempémment plus que sanguin, il n'a pas hésité à s'en prendre très vivement à l'ex-conseiller social Raymond Soubie. On ne compte plus ses explosions de colère sur les plateau télé contre les socialistes ou les joumalistes. Certains jurent l'avoir vu prendre par le col le très policé Jean-David Levitte, le diplomate du président « Je ne supporte pas les actes de déloyauté à mon égard », se borne à commenter Guaino.
En l'occurrence, Levitte aurait eu le tort de se défausser sur lui du fiasco du discours de Dakar en juillet 2007...

Conflit idéologique avec Patrick Buisson

Ce tempérament rugueur plaît à Sarkozy qui apprécierait son côté « un peu fêlé ». « Le président entretient un lien affectif avec lui. Guaino est le seul à pouroir débouler dam son bureau à toute heure sans prévenir », décrit un conseiller de l'Elysée. Il était un des rares aussi, à être invité à l'anniversaire des 57 ans de Sagozy en janvier dernier au domicile parisien de son épouse Carla « Nicolas Sarkozy et moi sommes de la même famille mais chacun avec sa sensibilité : en 1995, j'étais du côté de Chirac, lui de Balladur. Il a toujours voté oui à l'Europe, pas moi. C'est en cela que nous sommes complémentaires, nous tentons de tenir la France par les deux bouts, celle du oui et celle du non au reférendum de 2005.» En 2007 la formule fut gagnante. Mais en 2012, Guaino le rhéteur laïque doit compter avec le très droitier et très catholique Patrick Buisson. Depuis le début de la campagne, les deux ennemis jurés se livrent en coulisse une lutte sans merci pour imprirner la ligne idéologique de la campagne.

Pour Buisson d'abord les valeurs et les sujets régaliens comme la sécurité ou l'immigration. Pour Guaino " la politique ne doit pas baisser les bras devant la fatalité de la crise, le défi est au contraire d'y apporter des réponses". A l'automne, Sadozy les avait réunis dans son bureau pour leur demander d'enterrer la hache de guerre le temps de la campagne. Depuis, ils cohabitent cahin-caha ont trouré des points d'accord, martelés dans les meetings du candidat sur les référendums, les frontières, l'anti-Schengen ou même l'étiquetage de la viande halal. L'un met du piment identitaire, l'autre une pincée de social. « Ils ont une colonne vertébrale commune, C'est le peuple, la conviction que la présidentielle se gagne au peuple », commente Guillaume Peltier disciple de Buisson.

En fidèle grognard Henri Guaino est du dernier carré de ceux qui croient encore possible la victoirc de Sarkozy. Rêve-t-il toujours de devenir ministre, lui qui fut déçu de ne pas être nommé au remaniement de novembre 2010 ?

« Ministre à tout prix non merci. Mais si c'est Matignon je prends », glisse-t-il en forme de boutade. Se frotter au suffrage universel à l'occasion cles prochaines législatives le tenterait aussi. « On vera le 7 mai », élude-t-il. Pour une nomination à la tête d'un grand groupe, style EDF, "il est trop tard". Une certitude, cet orgueilleux ne coutinuera dans la politique qu'à condition « d'y jouer un grand rôle. Sinon,pfff... »

-----------

Biographie sommaire

11 mars 1957 : naissance à Arles
1982-1986 : diplômé d'histoire à la Sorbonne et de Sciences-po, il devient économiste au Crédit Lyonnais
1987 : il intéqre la direction du Trésor
1993 : chargé de mission auprès de Philippe Séguin à l'Assemblée nationale
1995 : il est un des inspirateurs de la « fracture sociale » de Jacques Chirac lors de la campagne Présidentielle de 1995
1995-1998 : Commissaire général au Plan
2005 : après avoir voté non à Maastricht en 1992 il vote non à la Constitution européenne
2006 : nommé à la Cour des Comptes
2007 : auteur des discours de Nicolas Sarkozy pendant la campagne de 2007, il devient son conseiller spécial à l'Elysée.

--------

Le "bonne chance" de Sarkozy Par Europe1.fr avec AFP Publié le 6 mai 2012 à 20h22Mis à jour le 6 mai 2012 à 21h33

Le président battu dimanche a indiqué qu'il portait "toute la responsabilité de cette défaite".

Devant ses supporters réunis à la salle de la Mutualité à Paris, Nicolas Sarkozy a appelé à respecter François Hollande. Le président battu a souhaité "bonne chance au milieu des épreuves" à son successeur. Il a également assurer porter "toute la responsabilité" de sa défaite.

Dans une brève allocution, presque sans notes, Nicolas Sarkozy a reconnu sa défaite. "La France a un nouveau président. C'est un choix démocratique et républicain", a-t-il dit. Le président battu, qui a appelé François Hollande, a souhaité "bonne chance au milieu des épreuves" à son successeur.

Nicolas Sarkozy a ensuite vivement remercié ses électeurs. "Je n'ai pas ménagé ma peine, je me suis engagé pleinement, totalement. Mais je n'ai pas réussi à convaincre une majorité de Français", a-t-il reconnu. "Je veux remercier les Français de l'honneur qu'ils m'ont fait de présider la France pendant cinq ans", a-t-il ajouté.

Le chef de l'Etat sortant assure porter "toute la responsabilité" de sa défaite. "Je ne suis pas un homme qui n'assume pas ses responsabilités. Je suis le président, j'étais le chef. Quand il y a une défaite, c'est le numéro 1 qui doit en assumer toutes les responsabilités", a-t-il déclaré.

Nicolas Sarkozy a laissé comprendre qu'il prendrait désormais du recul par rapport à la vie politique française. "Après 35 ans de mandats politiques, après 10 ans de responsabilités gouvernementales au plus haut niveau, après 5 ans à la tête de l'état, mon engagement dans la vie de mon pays sera désormais différent", a-t-il dit. "Je m'apprête à redevenir un Français parmi les Français".

Plus tôt dans la soirée, Nicolas Sarkozy avait annoncé à quelques tenors de l'UMP qu'il ne mènerait pas la campagne pour les législatives du mois de juin. "Il faut gagner la bataille des législatives. Elle est gagnable", leur avait-il assuré, avant de préciser : "Je ne mènerai pas cette campagne".

Au cours de cette réunion, le président avait revendiqué un "score honorable".

------

8 mai : Hollande et Sarkozy, ensemble france-soir.fr Publié : 08/05/12 - 14h03

François Hollande et Nicolas Sarkozy étaient réunis mardi matin pour les cérémonies du 8 mai, deux jours seulement après les résultats du second tour de l'élection présidentielle.
Il arrive, l'air grave, la stature présidentielle déjà ancré dans ses mouvements, dans ses pas. François Hollande salue un à un les membres du gouvernement installés au pied de l'Arc de Triomphe, lâchant parfois un sourire. Le président élu attend le président sortant pour commémorer, avec lui, la capitulation de l'Allemagne nazie il y a 67 ans et la fin, sur le sol européen, de la seconde guerre mondiale.

Nicolas Sarkozy est un peu en retard. Le cortège remonte les Champs Élysées au ralenti. La fenêtre de sa voiture est ouverte ; le président sortant salue la foule une dernière fois. Il est 11h10 lorsqu'il arrive enfin au pied de l'arc de Triomphe. Une Marseillaise plus tard, le président sortant passe en revue les troupes militaires.

Une ''bonne'' image

Et puis l'image survient : Sarkozy salue son ancien adversaire, puis les deux présidents se dirigent vers la tombe du soldat inconnu et déposent ensemble une gerbe. Les deux candidats à l'Élysée qui s'opposaient férocement il y a moins d'une semaine ont bien disparu. Ce ne sont plus deux candidats qui se tiennent, côte-à-côte, face à la flamme éternelle allumée sous l'Arc de Triomphe. Ce ne sont même plus deux hommes opposés. Ce sont deux présidents. Le protocole s'achève. Hollande et Sarkozy se dirigent vers les spectateurs. Le second s'offre même un bain de foule, saluant les badauds, serrant les mains.

L'image est « bonne », comme l'avait annoncé Pierre Moscovici dans la matinée sur RTL.

Une « bonne » image, celle d'une « démocratie apaisée » comme on le répète dans les deux camps. « Il y a les institutions, la continuité des institutions. La politique n'a rien à voir avec ça. C'est la France éternelle », commente le Premier ministre François Fillon. « Ce n'est pas une parenthèse, mais le signe qu'il y a une cause qui nous dépasse tous, qui s'appelle la France », ajoute Henri Guaino, conseiller spécial de Sarkozy.

Le temps des commémorations s'achèvera pourtant vite. Celui de l'affrontement sur fond de législative revient, déjà. Dans un mois, les Français sont de nouveau appelés aux urnes.

-------

Cécilia Attias salue la "dignité" de Sarkozy france-soir.fr Publié : 08/05/12 - 13h56 Mis à jour : 08/05/12 - 13h56
Au lendemain de la victoire de François Hollande, Cécilia Attias appelle les Français à "renouer avec le respect envers la fonction présidentielle qui a tant fait défaut".

Après la victoire de François Hollande, Cécilia Attias appelle la France à « renouer avec le respect envers la fonction présidentielle, qui a fait tant défaut, comme l'a souligné Nicolas Sarkozy, dans son discours d'une très grande dignité » dimanche soir. L'ex-épouse du président sortant prend acte sur son blog du « choix des Françaises et des Français ». Désormais, écrit-elle, « j’espère que la France va trouver le dynamisme économique qu’elle mérite et ce, malgré cette crise profonde qui touche le monde ». « J’espère que nos concitoyens retrouveront le plein emploi » et « que la France gardera sa grandeur internationale, qui nous rend si fiers ».

"Une page se tourne"

« J’espère que les priorités seront bien perçues et que l'on ne se perdra pas dans de faux débats » et « que les Français seront heureux de leur choix, assumé comme le reflet d’une démocratie assumée ». « Une page se tourne, une nouvelle s’ouvre », conclut Cécilia Attias. L'ex-épouse de Nicolas Sarkozy avait apporté un soutien discret au candidat UMP lors de son entrée officielle en campagne en février. « Good luck to Nicolas Sarkozy » ("bonne chance à Nicolas Sarkozy"), avait-elle écrit sur twitter.

Mais par la suite, son nouvel époux Richard Attias s'était élevé contre ceux qui la rendaient responsable de la désormais célèbre soirée du Fouquet's, le 6 mai 2007. « Cécilia n'a pas du tout été impliquée ni dans le Fouquet's ni dans le choix de la croisière », avait-il insisté fin mars. « Un mandat de cinq ans ne peut pas être mis complètement sur le dos d'une personne qui est restée six mois ».

--------

Un homme politique "remarquable" :

- Elu par la droite conservatrice contre une sociale-démocrate il s'empresse de faire une politique d'ouverture à gauche,
- Soumis à une deuxième épouse qui préfère la "belle vie" à la France il exaspère la France profonde sans séduire les autres,
- Adoubé par le Crif et l'Amérique de Bush il est méprisé par Obama, l'Empereur métis dit "black",
- Conseillé par le "philosophe" Bernard-Henri Lévy il fait la guerre à Kadhafi, un monocrate socialiste et laïc, au bénéfice des islamistes,
- in fine il marche et parle comme un plouc ...

--------

Sarkozy réclame une intervention en Syrie Le Monde.fr avec AFP | 08.08.2012 à 14h12 • Mis à jour le 08.08.2012 à 15h48

Nicolas Sarkozy est sorti de son silence pour demander une action rapide de la communauté internationale en Syrie, où il voit de "grandes similitudes" avec la Libye, théâtre d'une intervention militaire dont il fut le fer de lance. L'ancien président s'est entretenu mardi par téléphone avec le président du Conseil national syrien (CNS) et principal chef de l'opposition, Abdebasset Sieda, ont indiqué les deux responsables dans un communiqué conjoint diffusé à Paris.

"Ils ont constaté la complète convergence de leurs analyses sur la gravité de la crise syrienne et sur la nécessité d'une action rapide la communauté internationale pour éviter des massacres", peut-on y lire. "Ils sont convenus qu'il y a de grandes similitudes avec la crise libyenne." Nicolas Sarkozy, dont c'est la première intervention politique publique depuis sa défaite à l'élection présidentielle le 6 mai dernier, avait pris la tête de la coalition qui a entamé en mars 2011 une intervention militaire jusqu'à la chute du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.

En établissant un parallèle avec la Libye, l'ancien chef de l'Etat sous-entend qu'une intervention militaire pourrait être appropriée pour mettre fin aux combats en Syrie. Le Parisien avait rapporté fin juillet des propos critiques que Nicolas Sarkozy aurait tenus à l'égard de la politique menée par son successeur François Hollande. "On m'a critiqué sur la Libye, mais moi au moins, j'ai agi. Il faut être plus ferme contre le régime de Damas, beaucoup plus ferme", aurait-il dit selon le quotidien. L'entourage de Nicolas Sarkozy a démenti ces propos mais plusieurs ténors de l'opposition les ont repris à leur compte. ...

-------

http://lci.tf1.fr/politique/en-direct-ump-au-10e-jour-de-crise-fillon-reunit-ses-partisans-7690594.html EN DIRECT - UMP: Sarkozy intervient, Copé et Fillon favorables au référendum Mis en ligne le 27 novembre 2012 à 06h18, mis à jour le 27 novembre 2012 à 18h32

Une rencontre a eu lieu entre François Fillon et Jean-François Copé pour tenter de sortir de la crise qui menace l'UMP, à la demande de Nicolas Sarkozy. Le président contesté de l'UMP a proposé à son adversaire l'organisation d'un référendum auprès des militants. Fillon accepte sous conditions.

18h29 : Juppé favorable à un référendum et à un nouveau vote

18h28 : Fillon veut une "direction collégiale" pour organiser un référendum

17h22 : Fillon président du groupe autonome, mais "rien d'irréversible"

Un groupe de 68 députés fillonistes à l'Assemblée sera officiellement constitué mardi soir, avec François Fillon comme président, a annoncé l'un de ses proches, estimant toutefois que "rien n'est irréversible". "Les statuts seront déposés ce soir sur le bureau de l'Assemblée nationale", a affirmé Jérôme Chartier à l'issue d'une réunion de ces députés en présence de l'ex-Premier ministre. "Rien n'est irréversible. Les choses bougent très vite".

17h15 : Fillon "favorable" à un référendum

François Fillon est "favorable" à l'organisation d'un référendum interne à l'UMP pour demander aux militants s'ils veulent un nouveau vote pour élire leur président, a affirmé l'entourage de l'ancien Premier ministre mardi. M. Fillon demande toutefois "deux conditions" à Jean-François Copé, qui a proposé ce référendum: "Que ce ne soit pas une manoeuvre dilatoire" et que "les conditions d'objectivité" soient réunies.

16h28 : Copé propose à Fillon un référendum sur de nouvelles élections

Jean-François Copé a reçu son adversaire François Fillon mardi après-midi dans son bureau de l'Assemblée nationale et lui a proposé l'organisation d'un référendum auprès des militants pour savoir s'ils souhaitaient de nouvelles élections, a-t-on appris dans son entourage. Le président contesté de l'UMP a également demandé à l'ancien Premier ministre de "renoncer à la création du groupe dissident" à l'Assemblée dont François Fillon a annoncé la naissance, qui lui apparaît comme une "atteinte majeure à la cohésion du parti", précise-t-on de même source.

----------

Nicolas Sarkozy donne une conférence au Qatar en présence de... Cécilia Attias Créé le 11/12/2012 à 10h15 -- Mis à jour le 11/12/2012 à 11h28 http://www.20minutes.fr/societe/1061891-nicolas-sarkozy-donne-conference-qatar-presence-de-cecilia-attias

AFFAIRES - L'ex-chef de l’Etat était l'invité de l’émir du Qatar à Doha...

Nicolas Sarkozy a effectué sa première sortie publique depuis sa défaite à la présidentielle à Doha, pour le Doha Goals, forum mondial du sport. L’ex-président de la République est intervenu sur l’un des sujets dont il est passionné: le sport.

En une vingtaine de minutes, Nicolas Sarkozy a décrit le «sport comme moyen d'action et de réflexion pour nos sociétés» et expliqué que l'exemplarité dans le sport devrait inspirer dans les domaines diplomatique, politique, économique et sociétal.

Cécilia Attias dans la salle

«Ici, à Doha dans cette région du monde, se déroule sous nos yeux une partie absolument décisive au Qatar. Comment concilier l'identité et la modernité, l'une des questions les plus difficiles du 21e siècle? Comment concilier fidélité à l'islam, à votre culture, à votre tradition et à votre foi et en même temps l'ouverture à la modernité du 21e siècle?» s'est-il demandé devant un public cosmopolite constitué des responsables politiques, sportifs et économiques venant du monde entier. «Le sport est un élément de complémentarité entre identité nationale et modernité», a-t-il souligné.

L’ex-chef de l’Etat était l’invité personnel de l’émir du Qatar pour cet événement organisé par Richard Attias, l’actuel époux de Cécilia, l’ex-femme de Nicolas Sarkozy. Cette dernière était d’ailleurs présente dans la salle au moment de la prise de parole de l’ancien président. Le montant de sa rétribution n'a pas été dévoilée.

-------

Nicolas Sarkozy démissionne du Conseil constitutionnel Le Monde.fr avec AFP | 04.07.2013 à 16h14 • Mis à jour le 04.07.2013 à 19h29 | Par Patrick Roger

L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il démissionnait "immédiatement" du Conseil constitutionnel, dont il est membre de droit, "afin de retrouver [s]a liberté de parole", jeudi 4 juillet dans un communiqué à l'AFP.

Le Conseil avait rejeté, quelques heures plus tôt, ses comptes de campagne pour l'élection présidentielle de 2012. En conséquence, celui-ci n'a pas droit au remboursement forfaitaire prévu par le code électoral, de l'ordre de 11 millions d'euros, équivalent à 47,5 % du plafond de dépenses autorisées, et il doit restituer au Trésor public l'avance forfaitaire de 153 000 euros qui lui avait été versée.

Lire notre éclairage sur l'UMP, proche du gouffre financier

Nicolas Sarkozy avait fait appel, le 10 janvier, devant le Conseil constitutionnel, de la décision de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) qui avait rejeté son budget de campagne. Pendant plus de trois mois, les rapporteurs saisis par le Conseil constitutionnel ont dépouillé méthodiquement les quarante-six cartons contenant les justificatifs des dépenses et recettes de la campagne de l'ancien président de la République. A plusieurs reprises, les avocats de ce dernier ont été sollicités pour apporter les éclaircissements et les explications nécessaires.

Lire aussi : "Rejet des comptes : Brice Hortefeux dénonce 'une volonté d'asphyxier Sarkozy'"

Nicolas Sarkozy avait fait appel, le 10 janvier, devant le Conseil constitutionnel, de la décision de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) qui avait rejeté son budget de campagne. Pendant plus de trois mois, les rapporteurs saisis par le Conseil constitutionnel ont dépouillé méthodiquement les quarante-six cartons contenant les justificatifs des dépenses et recettes de la campagne de l'ancien président de la République. A plusieurs reprises, les avocats de ce dernier ont été sollicités pour apporter les éclaircissements et les explications nécessaires.

A la suite de ces auditions, le Conseil constitutionnel a arrêté le montant des dépenses de campagne de M. Sarkozy à 22 975 118 euros, soit 466 118 euros (2,1 %) de plus que le montant autorisé pour un candidat présent au second tour, à savoir 22 509 000 euros. Ce sont au total 1 669 930 euros de dépenses que le candidat n'avait pas – ou avait insuffisamment – fait figurer dans son compte. De même, le Conseil a reformaté le montant des recettes déclarées par le candidat et l'a établi à 23 094 932 euros.

En conséquence, le Conseil constitutionnel a jugé que c'était à bon droit que la CNCCFP avait rejeté les comptes de campagne de M. Sarkozy, et il a rejeté l'appel de ce dernier. En revanche, aucun peine d'inéligibilité n'a été prononcée à l'encontre de l'ancien président de la République, les textes n'autorisant en aucune manière le Conseil constitutionnel à se prononcer de la sorte.

Lire aussi : "Comment, en 1995, les comptes de campagne de MM. Chirac et Balladur n'ont pas été rejetés"

FILLON ET COPÉ VEULENT PAYER POUR SARKOZY

A l'UMP, on "prend acte". "Nous prenons acte de la décision du Conseil constitutionnel. Nous allons en examiner tous les considérants", écrit le président du parti, Jean-François Copé, dans un communiqué. Il a également annoncé qu'il réunira "la semaine prochaine" le bureau politique statutaire de l'UMP "afin d'examiner toutes les conséquences de cette décision".

De son côté, François Fillon, ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy, a également déclaré dans un communiqué pour le moins laconique qu'il prenait acte. "La campagne présidentielle fut une entreprise collective et c'est donc toute notre famille politique qui se doit d'assumer de manière solidaire les conséquences financières de cette décision émanant de la plus haute juridiction de notre République", écrit-il également, engageant les membre de l'UMP à payer la note pour M. Sarkozy.

Une initiative reprise un peu plus tard par Jean-François Copé, qui a annoncé le lancement d'une "grande souscription nationale". M. Copé a appelé "les militants", "sympathisants" et tous les Français à répondre à cette campagne de dons "afin de barrer la route" à ceux qui rêvent de "voir l'espace politique français monopolisé par la gauche et par les partis extrémistes". "La voix de l'UMP ne s'éteindra pas", a-t-il promis, dans une déclaration au siège de l'UMP.

LE PS AVAIT "MIS EN GARDE L'UMP"

"Il n'y a pas à se réjouir, il faut prendre acte de la décision du Conseil constitutionnel", a déclaré Harlem Désir sur LCI, ajoutant que le Parti socialiste avait "mis en garde l'UMP" pendant la campagne présidentielle de 2012. "C'est aussi un échec cinglant pour Jean-François Copé, qui était secrétaire général de l'UMP à l'époque et nous avions dit qu'il y avait une absence de respect des règles entre financement des activités de l'UMP (...) et financement du meeting de campagne de Nicolas Sarkozy", a-t-il encore dit.

De son côté, le député socialiste Thomas Thévenoud s'est félicité de la démission de Nicolas Sarkozy du Conseil constitutionnel car la présence des anciens présidents de la République dans cette instance est, selon lui, "une anomalie". Patrick Roger

---------------

Vers Première Page