Royal et Hollande en Mai 2012

19/21 mars 2015 : Pollution à Paris, crêpage de chignons socialistes, Duflot crâche son venin

31 décembre 2014 : 839 millions des contribuables pour faire plaisir aux bretons et transporteurs routiers, car c'est la crise ...
09 décembre 2014 : Ségolène fait feu contre le Préfet
15 octobre 2014 : Gratuitude le week-end sur les autoroutes privées ? pour 2017 ?
21 mai 2014 : Réduction des Régions, agitations et confusions socialistes, Ségolène veut fusionner, avec le Centre, puis avec Les Pays de Loire, puis ?...
14 mai 2014 : Enfumage royal, remarquable, alors qu'HEULIEZ-MIA est en faillite définitive et après 20 millions poitevins dépensés pour rien dans la Mia électrique, Ségolène lance une polémique "parisienne"
24 avril 2014 : La dame de fer en majesté dans ses bureaux
02 avril 2014 : Revanche "royale" pour l'ancienne première concubine, un ministère "présidentiel"
Janvier 2014 : Ségolène, la trompée, magnanime (?) avec François, Valérie et Julie

Février 2013 : Enfin un strapontin dans la banque !

Septembre 2012 : Nouvelles lamentations à l'étranger de l'ancienne concubine notoire éliminée par la nouvelle favorite
Juillet 2012 : Rattrapage (?), Ségolène va travailler pour Martine (?)
Juin 2012 : La nouvelle concubine cocufiante veut la mort politique de l'ancienne concubine cocufiée
Mai 2012 : Ségolène remercie François pour François
Avril 2012 : Rennes, 4 avril, une petite biz pour une photo et la main de la nouvelle concubine
Mars 2012 : Future Présidente de l'Assemblée Nationale ? Soutenue par un fils Thomas qui dénonce la trahison d'une partie des dirigeants socialistes lors de la présidentielle de 2007

12 octobre 2011 : Ralliement à l'ancien concubin notoire ; la nouvelle concubine la félicite chaudement
09 octobre 2011 : L'effondrement au premier tour de la primaire socialiste

22 juin 2011 : François et l'affaire Banon/DSK
08 Juin 2011 : Ségolène, ancienne concubine notoire de François et concubine notoire d'André "Mieux vaut être exemplaire dans sa vie privée"
23 mai 2011 : Tous sauf Hollande
31 mars 2011 : François Hollande candidat pour 2012

Novembre 2010 : Re-candidate pour 2012
Septembre 2009 : Un "compagnon" discret mais influent
Vers Bayrou
Vers Sarkozy
Vers les affaires
Bio express
Portrait critique ;
Une famille nombreuse ; Un frère poseur de bombe ; La cousine de Bordeaux ; Une "conseillère" trotskiste ; Un "conseiller" trotskiste ; Un "frère" porte-parole ; Un "frère" directeur de campagne trotskiste ; Un "soutien" ancien trotskiste Premier ministre ; Le soutien d'une amie de Fidel ; un conseiller discret (qui soutient un ami de Sarkozy) ;

2009 2008 2007 Maître (1994) (Marie-) Ségolène Royal

Et son ancien concubin notoire officiel François Hollande (séparation officielle annoncée par Ségolène Royal le 17 juin 2007 au soir) A cause d'une nouvelle concubine Valérie Massonneau "divorcée" Trierweiler

Et son nouveau concubin non encore officiel en villégiature à Marbella (Paris-Match, 25 fév. 2009)

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29 décembre 2010. Au Berbère Palace, 5 étoiles, de Ouarzazate, avec son concubin notoire André Hadjez
30 novembre 2010. Candidate aux primaires socialistes pour 2012 ; réactions négatives et positives
25 novembre 2010. Le pacte anti-Hollande
12 octobre 2010. Elle invite les jeunes à descendre dans la rue, très pacifiquement : un collège est entièrement brûlé au Mans
08 juin 2010. Paillé répond à sa plainte pour "injures"
05 juin 2010. Plainte contre un compagnon qui nie avec énergie
14 mars 2010. Triomphe de Royal aux régionales
10 janvier 2010. L'ancien concubin notoire se prépare pour la présidentielle de 2012 ...
25 novembre 2009. Le financier de S.R., le richissime vieux gay Pierre Bergé, veut une partie de l'argent des jeunes handicapés du Téléthon (100 millions) pour les bénéficiaires du Sidaction (7 millions)
13 novembre 2009. Elle s'invite chez Peillon, qui proteste ; elle préfère le préservatif à l'avortement légal ou illégal (plus de 200.000 morts par an), Christine Boutin proteste
12 octobre 2009. Maintenant la fille du Colonel veut gagner la guerre en Afghanistan (sur les conseils d'André ?)
06 octobre 2009. Royal toujours soutenue par le "Grand-philosophe" franco-israëlien Bernard-Henry Lévy
19 septembre 2009. Royal prend la défense de son concubin notoire non officiel
18 septembre 2009. Georges Frèche, qui ose dire que 9 non-blancs sur 11 dans une équipe de football ne sont pas représentatifs de la société française (1 non-blanc sur 10), reçoit à Montpellier Ségolène Royal, qui ose dire que la taxe carbone sarkozyste c'est de la merde
09 septembre 2009. Démocratie socialiste et bourrage d'urnes, Ségolène "choquée"
02 septembre 2009. Après La Rochelle l'anti taxe carbone
13 août 2009. Match pipeule dans le lourd
27 mai 2009. Duo d'amours à Rezé
18 avril 2009. Excuses auprès de Zapatero de la repenteuse chronique
06 avril 2009. A Dakar, Royal repentance et pardon d'une catho-concub libérée
03 avril 2009. La reprise de la Camif va créer des emplois
19 mars 2009. Grève générale des gauches : «Le gouvernement est méprisant, incompétent et obstiné»
12 mars 2009. Voici, Closer et France-Dimanche condamnés mais "complaisance certaine" pour la "victime"
03 mars 2009. Autre affaire Public/privé, l'affaire Filipetti c. Piketty
02 mars 2009. S.R. relance les medias en portant plainte contre Paris-Match pour avoir révéler l'existence de son nouveau concubin notoire, le sépharade marocain André Hadjez.
26 février 2009. A.C.-C.C. (Alliance Communautaire - Comme Cécilia), People-caviar : Ségo à Marbella, les photos de Paris-Match : volées ou pas volées ?
22 février 2009. Guadeloupe, Ségolène se ramène ...
18 février 2009. Reconciliation officielle: des "amis" entrent chez Martine
28 janvier 2009. Royal règles ses comptes
20 janvier 2009. Royal au Sacre d'Obama, l'Empereur américain métis :"Oui j'ai inspiré Obama" ... humour ...
12 janvier 2009. Rachida Dati travaille : jalousie des "copines" Pécresse et Amara, et défense de Royal, qui attaque Sarkozy ...
05 décembre 2008. Royal expulsée par une Martine Aubry cornaquée, par DSK et Fabius ?
25 novembre 2008. Martine Aubry proclamée élue démocratiquement par les Eléphants du PS, qui lui accordent un bonus de 60 points (42 + 60 = 102 voix d'avance)
24 novembre 2008. Fraude démocratique, comment faire ?
22 novembre 2008. Victoire (Des "ELEPHANTS" 42 voix sur 135 000) de Martine Aubry ; proclamée par l'infidèle ancien concubin notoire de Ségolène Royal ; proclamée in extremis gràce aux fédérations de Laurent Fabius (Seine-Maritime) et de Martine Aubry (Nord) ...
17 novembre 2008. TOUS CONTRE ROYAL
13 novembre 2008. La "Dame des 35 heures" à la tête du front anti-Royal ?
07 novembre 2008. Royal devant Delanoe
02 novembre 2008. La social-démocratie est périmée
27 septembre 2008. Le show Royal : Un show chaud pour chochots et chochottes ?
19 septembre 2008. Ségolène soutenue par les grands élus socialistes. La dame des 35 heures fait de la résistance.
18 août 2008. Royal "adore" le théocrate tibétin
30 juillet 2008. Atteinte par l'Obama-mania "parisienne" ; alliance Royal-Hollande ?
09 juillet 2008. Le Roi cambriole (comme Mitterrand ? ou comme avec ?)
08 juillet 2008 : "Le Roi s'amuse"
03 juillet 2008 : Libération d'Ingrid Betancourt, posture : agressive ?, Fillon et Raffarin également en postures
28 juin 2008 : Congrès socialiste, posture : Ségolène attaque violemment Nicolas
27 juin 2008 : Troisième cambriolage barbouseux chez Royal
01 juin 2008 : La dame des 35 heures aussi
29 mai 2008 : L'infidèle ancien concubin notoire candidat en 2012 ?
11 mai 2008 : Polémiques judiciaires
14 avril 2008 : Jean-Pierre veut sa tête
05 avril 2008 : Elle attaque le P.S. , résistance de l'infidèle ancien concubin notoire
1er avril 2008 : Royal demande du secours
27 mars 2008 : Royal est contre de nouvelles troupes françaises en Afghanistan
10 mars 2008 : La dame des 35 heures veut aussi le PS
22 février 2008 : Ségolène soutient Frêche, et réciproquement
17 février 2008 : L'ancien conseiller Julien Dray prêt pour contrôler le P.S.
16 février 2008 : Elle désapprouve N.S., comme Simone Veil
14 février 2008 : Elle approuve Nicolas Sarkozy sur la mémorisation personnalisée de la shoah par les enfants de 10 ans
29 janvier 2008 : L'infidèle ancien concubin notoire pas content

07 décembre 2007 : En 2008, Ségolène Royal entend rester au "premier rang"
22 octobre 2007 : «Je ne suis pas en hibernation»
12 octobre 2007 : Le NPS contre "la catho"
31 août 2007 : Ségolène Royal souhaite que "le PS soit admiré des Français"
28 août 2007 : L'infidèle répudié obtient 15 000 euros pour sa nouvelle concubine notoire en vacances avec lui au Maroc, ou à Saint-Jean-Cap-Ferrat
25 août 2007 : Violemment attaquée par la fabiusienne Marie-Noëlle Lienemann ; Royal reste zen
1er août 2007 : Re-volée en août pendant les vacances
11 juillet 2007 : Dominique Strauss-Kahn proposé par le Président Nicolas Sarkozy pour le FMI ; Jack Lang, futur conseiller du Président Sarkozy, démissionne de la direction du PS
25 juin 2007 : Le royaliste Jean-Marc Ayrault réélu président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale
24 juin 2007 : Julien Dray "Le tout sauf Ségolène n'a jamais cessé"
23 juin 2007 : Battue par son ancien concubin notoire officiel, et ses éléphants
17 juin 2007 : Sursaut du parti socialiste au deuxième tour des législatives ; et annonce officielle par Ségolène Royal de sa séparation avec François Hollande : "j'ai demandé à François Hollande de quitter le domicile, de vivre son histoire sentimentale de son côté, désormais étalée dans les livres et les journaux, et je lui ai souhaité d'être heureux".
10 juin 2007 : Défaite, annonçée, des gauches au 1er tour des législatives ; Royal essaie de mobiliser les banlieues ... et Bayrou
06 mai 2007 : La défaite de Ségolène (47% des exprimés, malgré les traîtres et les ralliés à Sarkozy, mitterrandiens, jospinistes ...), est une "défaite très grave", dit DSK, prêt à la remplacer ? ...
04 mai 2007 : Ségolène Royal dénonce des collusions entre Nicolas Sarkozy et ses amis propriétaires de medias
03 mai 2007 : Appels pathétiques de Jacques Delors et Lionel Jospin, notamment
02 mai 2007 : Présidentielle, débat télévisé : Ségolène domine Nicolas, les medias prononcent l'agressivité et relève les "erreurs", les sondages consécutifs donnent Nicolas vainqueur
1er Mai 2007 : La fête à Charletty pour 40.000 personnes : Royal rayonnante
28 avril 2007 : Un débat utile : convergences, divergences ....
22 avril 2007 : Résultat 1er tour Présidentielle : 9 402 797 voix (25,83% des suffrages exprimés, 21,5% des inscrits). Pour "une République du respect". Le traître Besson se rallie à Nicolas Sarkozy.
21 avril 2007 : Violation de la Loi : le camarade Patrick Menucci joue au marseillais
19 avril 2007 : Le soutien d'une amie de Fidel Castro
12 avril 2007 : Le venin d'Allègre : après Jospin il veut la mort de Ségolène. Vengeance d'un ancien ministre déchu.
11 avril 2007 : Julien Dray suspecté ..., par François Hollande ... ?
10 avril 2007 : Airbus, les millions de Noël Forgeard : un scandale selon Ségolène
07 avril 2007 : Le refus de Sarkozy de débattre ...
30 mars 2007 : Jean-Paul Huchon impose la gratuité des transports publics pour les non-travailleurs d'Ile-de-France et leurs familles (350 000 personnes), les smicards ne sont pas concernés ...
28 mars 2007 : Le soutien de Mazarine Pingeot ; les émeutes de la gare du Nord ;
27 mars 2007 : Le traître Besson crache dans la soupe Royale, et valorise son "ami" Sarkozy
23 mars 2007 : Refus de concurencer les fonds de pension anglo-saxons
18 mars 2007 : Pour la VIème République d'Arnaud Montebourg
28 février 2007 : Plus de 150 intellectuels pour Ségolène, et contre "la régression sociale"
22 février 2007 : Lionel et les éléphants "soutiennent" Ségolène, désormais
21 février 2007 : L'économiste Eric Besson, horiblement vexé, quitte le PS, et pourrait peut-être (???) rejoindre Nicolas Sarkozy avec qui il a "toujours eu des relations franches et cordiales"
11 février 2007 : Le pacte présidentiel
07 février 2007 : Finkielkraut contre Royal, Grucksmann pour Sarkozy ; BHL hésite ... ;
22 janvier 2007 : Soutien Royal aux Québécois ... les british protestent ...
19 janvier 2007 : Martine, jadis violemment hostile, se rallie, officiellement, à Ségolène, qui promet une loi "contre les violences faites aux femmes", loi existant déjà (loi du 4 avril 2006, code civil (troisième alinéa [nouveau] de l'article 220-1), qui sera donc modifiée positivement ...
17 janvier 2007 : Ségolène s'attaque "aux racailles" de droite ...
12 janvier 2007 : Agit-prop ? Trahison ? Contradictions avec le concubin notoire

06/09 janvier 2006 : Adoubée par les communistes chinois ? (Et Sarkozy par Bush le 12 septembre 2006 ...?) ; elle donne des "conseils démocratiques" aux chinois (qui ne disent rien concernant la Corse, la Nouvelle-Calédonie ..., etc ...) ; et répond aux critiques de François Bayrou ; et apprécie la justice chinoise, ce qui ne plait pas aux "libéraux" ;
12 décembre 2006 : Vengeance sectaire ? Le PS veut-il la mort (médiatique) de l'ancien ami de François Mitterrand, malgré ses excuses et un "sévère avertissement" de France 2 ...
08 décembre 2006 : Inquisition démocratique ? Faouzi Lamdaoui, secrétaire national chargé de l'égalité des chances au Parti socialiste, demande «l'"exclusion pure et simple du service public de l'audiovisuel» de cet «ami personnel» du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, Pascal Sevran (ancien "ami personnel" de François Mitterrand), pour ses propos sur la démographie africaine. Le chanteur-animateur aurait écrit et/ou dit que :"La bite des Noirs est responsable de la famine en Afrique" ...
04 décembre 2006 : Bien conseillée, et face à l'"ami d'Israël", Ségolène Royal apporte un franc soutien à Israël, tandis que Rebs amen se démène à Paris
30 novembre 2006 : Voyage au Proche-Orient, les guerres inter-sémitiques et autres : "il faut discuter avec tout le monde" ;
29 novembre 2006 : Le staff de Rebsamen
26 novembre 2006 : Standing ovation à la "Mutu"
16 novembre 2006 : La victoire par KO, de la "catho"
10 novembre 2006 : La vérité sur certains profs du "service public" (une vidéo pirate diffusée par Laurent Fabius, ou bien DSK ?)
05 novembre 2006 : Le "soutien" de Jack, et d'Edih Cresson
04 novembre 2006 : A gauche toute
26 octobre 2006 : La "catho" agressée par les "parisiens" de DSK et Fabius ; mais soutenu par Patrick Bloche ;
17 octobre 2006 : Disciple de John Rawls, une pragmatique chez des dogmes à tics
11 octobre 2006 : La Turquie doit reconnaître le génocide arménien
29 septembre 2006 : Candidate à Vitrolles
20/21 septembre 2006 : Elle demande la démission d'un premier ministre socialiste menteur : ses adversaires crient "à la bévue"
05/08 septembre 2006 : Carte scolaire obligatoire pour les défavorisés, mais dérogatoire pour les enseignants et dirigeants : attaquée par Ségolène, défendue par les "socialistes" ; le grand bourgeois Laurent Fabius défend les privilégiés ; Ségolène reste "très philosophe" : Dominique de Villepin d'accord pour aménager la carte ;
30 août 2006 : Le fils de la princesse Berbère récompensé : Arnaud promu par la petite-fille du général
20 août 2006 : Reçue royalement par Arnaud Montebourg, elle invoque François Mitterrand
19 août 2006 : Ségolène soutient les illégaux de Cachan, bien encadrés par les associations marxo-trotskistes et socialistes
18 août 2006 : Visitée, et furieuse ... contre Nicolas
10 août 2006 : People, concours de beauté : Ségolène en bikini, Nicolas torse nu ...
30 juillet 2006 : Guerre d'Israël au Liban : Ségolène intervient. Et Fabius ? Et Strauss-Kahn ?
27 juillet 2006 : Le juge encourage l'entartage politique
13 juillet 2006 : Ségolène approuve Zinédine Zidane
08 juillet 2006 : Pour la présidentielle de 2007 François Hollande, le conjoint, demande le soutien du FLN
04 juillet 2006 : Laissant le blairisme à Nicolas Ségolène fait du suédisme
1er juillet 2006 : Un mariage avec François n'est "pas d'actualité"
24 juin 2006 : Son conjoint, au nom des socialistes, et avec quelques "éléphants", soutient les 600/800 000 trans, homos, lesbiennes, et bi, de la Gay Pride parisienne
09 juin 2006 : La concubine notoire est, in fine, pour le mariage, et l'adoption, ... des homos
(Juin 2006) Violemment attaquée par la Verte Dominique Voynet ; la Belle Rouge Anne Hidalgo ; le trotskiste reconverti DSK Jean-Christophe Cambadélis et les éléphants ... ; Ségolène est censurée par le parti : l'armée ne peut intervenir pour civiliser les barbares ; c'est également le point de vue d'Alliot-Marie ;
(Mai 2006) Pour une économie performante, dans un ordre juste et une sécuritée durable ; pour une République du "respect" ; Aubry contre Royal ?, la dame des 35 heures à l'ultra gauche populiste ?;
(Avril 2006) Un frère encombrant ? ; et Lionel "exaspéré" ... ; et 143 femmes "libérées", derrière DSK, qui attaquent la mère de famille avec quatre enfants ...
(Mars 2006) Contre Villepin et pour "les échéances" ...
(Janvier 2006) Très en tête dans les sondages ; Laurent Fabius battu

(Décembre 2005) "Je me sens prête"
(Novembre 2005) Ma candidature est "possible"

(Septembre 2005) Ségolène Royal crée contre elle l'union des présidentiables du PS
Sa candidature à l'investiture socialiste pour la présidentielle sème le trouble chez les siens

Ségolène Royal n'est pas mécontente de son petit effet. Voilà près de trois semaines qu'elle vole la vedette aux hommes socialistes avec sa déclaration de candidature à la candidature pour 2007.
Elle y voit une des explications de la violence de leurs réactions. Aux journées parlementaires de Nevers, découvrant les deux doubles pages que lui consacrait Paris-Match la semaine dernière, ils n'ont pas pu retenir quelques commentaires méprisants.
«Je vais rajouter une balle dans le fusil de chasse», affirmait Henri Emmanuelli, tandis que Laurent Fabius, devant l'afflux de candidats potentiels, proposait qu'on instaure une «présidence tournante», l'adjectif étant en l'occurrence assez mal choisi.

Aujourd'hui, la compagne de François Hollande s'amuse d'autant plus de leur réaction qu'elle reçoit moult messages de soutien. Député de la Nièvre et membre de la majorité hollandaise, Gaëtan Gorce a même pris sa défense par écrit. Pour lui, ces messieurs ont fait «machos nul !» Et de dénoncer leurs «réactions déplacées», leur «vision datée de la politique». «Que notre parti puisse, au final, choisir une femme pour le représenter serait un formidable pas en avant», conclut-il.

Mme Royal, forte de ses bons sondages, s'amuse donc des réactions que suscite son succès médiatique, «alors que je n'ai pas dit, comme d'autres candidats, que je serai candidate coûte que coûte, mais seulement si j'étais la mieux placée».
Pour François Hollande, expliquent certains de ses proches, la candidature de sa compagne n'est pas une mauvaise affaire. En multipliant les prétendants dans son camp, il pourrait, le jour venu, apparaître comme le meilleur rassembleur. Dans la majorité, certains y voient aussi une manière de contester à Martine Aubry le monopole de la candidature féminine. Mais «personne n'a peur de Ségolène Royal», affirme Jean-Christophe Cambadélis, le lieutenant de DSK.

Il est vrai qu'elle n'a pas de troupes dévouées comme les autres présidentiables et que sa popularité dans le parti est moins forte qu'à l'extérieur. Mais tout de même : après sa première déclaration au Monde («Toute annonce de candidature de ma part serait prématurée», déclarait-elle le 7 septembre), des membres de la majorité s'étaient émus auprès de François Hollande du brouillage causé par ces déclarations, alors que lui-même répète que le Congrès de novembre ne doit pas servir de pré-désignation du candidat pour 2007. Le premier secrétaire leur aurait alors promis qu'elle rectifierait le tir dans une prochaine interview.

Mais les deux pages d'entretien dans Match, agrémentées d'une double page photo avec sa fille Flora, n'ont pas été interprétées comme une mise au point. Au contraire ! Elle n'est pourtant pas la seule à s'afficher en famille : la semaine précédente, Jack Lang posait avec ses petites-filles dans le même magazine. Quant à Laurent Fabius, il avait lui-même présenté ses fils au public il y a environ un an.
Myriam Lévy, lefigaro.fr, [27 septembre 2005]

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mercredi 16 novembre 2005, 10h03 Ségolène Royal: ma candidature en 2007, une "des solutions possibles"

PARIS (AFP) - La présidente PS de la région Poitou-Charentes Ségolène Royal, a indiqué mercredi que sa candidature à la présidentielle de 2007 faisait "partie des solutions possibles".

"Si je suis en position pour faire gagner la gauche, et pour rassembler au-delà de la gauche, bien sûr je crois que cela fait partie des solutions possibles", a déclaré Mme Royal sur RMC Info, interrogée sur ses intentions pour 2007.

La députée des Deux-Sèvres a réaffirmé qu'elle "n'écartait pas" l'idée d'être candidate à l'investiture socialiste. Toutefois, elle a estimé que "le moment n'était pas venu, puisque c'est en novembre 2006" que les militants socialistes désigneront leur candidat.

Dans plusieurs sondages successifs récents, Ségolène Royal, 52 ans, apparaît comme la personnalité socialiste préférée des Français pour l'élection présidentielle de 2007.
yahoo.fr, actualités, mercredi 16 novembre 2005, 10h03

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jeudi 15 décembre 2005, 18h30 Ségolène Royal "se sent prête" à être la candidate du PS en 2007

PARIS (AFP) - Ségolène Royal, présidente PS de la région Poitou-Charentes, déclare qu'elle "se sent prête" à être candidate au nom de son parti pour la présidentielle de 2007, jeudi dans Le Nouvel Observateur.

"Je me sens prête", affirme la députée des Deux-Sèvres, citée dans un article de l'hebdomadaire, qui lui consacre sa une ainsi qu'un long dossier en pages intérieures.
"Si l'élan se poursuit, ce que je crois, si les électeurs de gauche me demandent, ce que j'espère, alors je m'imposerai naturellement. Les autres n'auront pas le choix. Ce sera moi! Si ce n'est pas le cas, eh bien, je m'effacerai sans avoir le sentiment d'avoir loupé ma vie", affirme encore Ségolène Royal, âgée de 52 ans.
La compagne du numéro un du PS François Hollande indique que, si elle est choisie par le parti (décision en novembre 2006), elle s'appuiera "sur le parti et son premier secrétaire". "Pour la campagne, j'y réfléchis souvent et je n'ai aucun doute: elle sera réussie", ajoute Mme Royal.
La présidente de région avait fait connaître son intérêt personnel pour 2007 fin septembre en déclarant que "si à un certain moment, il s'avère qu'(elle est) la mieux placée, et donc sollicitée par le PS", elle se porterait candidate à l'Elysée.
Ségolène Royal arrive très largement en tête des préférences des sympathisants socialistes pour la présidentielle, avec 29% des suffrages contre 13% à ses plus proches challengers, selon le sondage le plus récent (Ifop-Journal du dimanche du 4 décembre).

Lors d'une rencontre jeudi avec la presse à Poitiers, elle a ajouté que le sondage la plaçant avec Nicolas Sarkozy en tête des personnalités que les Français souhaiteraient voir se présenter à la présidentielle de 2007 marquait une "reconnaissance" de (son) travail.
"J'ai suffisamment d'expérience politique pour savoir que la vie n'est pas faite de sondages. Je garde la tête froide. En même temps, je crois que c'est une reconnaissance du travail que je fais".
"Les électeurs attendent de leurs responsables politiques une capacité à décider, à voir clair, une honnêteté sans faille. Je fais avec passion le travail là où je suis en me disant, c'est vrai, que les idées que nous mettons en place ici sont certainement généralisables sur un territoire", a-t-elle ajouté.

Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy (UMP) arrivent à égalité en tête des personnalités que les Français souhaiteraient voir se présenter à la présidentielle, mais le ministre de l'Intérieur est largement en tête en termes d'intentions de vote, selon le baromètre TNS-Sofrès à paraître samedi dans Le Figaro Magazine.
yahoo.fr, actualités, jeudi 15 décembre 2005, 18h30

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(09 janvier 2006) La star des sondages. Ségolène Royal s'impose comme la candidate idéale du PS pour 2007

Les ténors n'ont qu'à bien se tenir. Après être devenue la personnalité politique préférée des Français, avec 49% d'opinions favorables d'après dernier baromètre TNS Sofres/ Le Figaro magazine, Ségolène Royal a confirmé ce week-end sa montée dans les sondages.

Selon une enquête CSA pour Le Parisien, 42% des Français souhaitent qu'elle soit la candidate du PS en 2007, un chiffre en hausse de six points par rapport au mois dernier.

Hollande à la traîne
Lionel Jospin suit loin derrière avec 24% (- 2), devant Jack Lang avec 20% (+ 2), Dominique Strauss-Kahn avec 17% (inchangé), François Hollande avec 12% (inchangé) et Laurent Fabius avec 9% (- 3).

Selon un autre sondage, Ifop-JDD , 53% des Français estiment que la présidente de la Région Poitou-Charentes a la stature d'un président de la République. Le pourcentage monte à 64% chez les sympathisants de gauche. Enfin, si d'après un sondage Ifop pour Profession politique, Jack Lang est perçu par les Français comme le plus fidèle héritier de l'ancien chef de l'Etat (29%), Ségolène Royal arrive en deuxième position (21%).
metro.france.com, (09/01/2006)

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samedi 25 mars 2006, 16h45 Ségolène Royal offensive contre le gouvernement, "prête" pour les échéances

SALON-DE-PROVENCE (AFP) - Très offensive contre le gouvernement, notamment sur le CPE, Ségolène Royal, candidate socialiste préférée des Français à la présidentielle, a réaffirmé samedi qu'elle serait "prête" si les échéances se présentent, lors d'une visite dans le midi.

"Si les échéances se présentent, je serai prête, sinon je soutiendrai celui qui sera en situation" de représenter les socialistes à l'élection présidentielle de 2007, a déclaré Mme Royal à Salon-de-Provence lors d'un déjeuner avec des militants et les 120 secrétaires de section de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, la quatrième de France en terme d'adhérents (6.500).
La présidente de la région Poitou-Charente a répété qu'elle refusait cependant de "brûler les étapes" alors que les socialistes doivent officiellement choisir leur candidat en novembre.

"Les sondages ne font pas une élection mais ils me donnent juste la responsabilité de travailler" sur le projet socialiste, a-t-elle martelé.

Venue rencontrer vendredi et samedi, les élus et les militants des Bouches-du-Rhône, une fédération puissante et courtisée, Mme Royal a reçu un accueil plus convaincu qu'il y a un mois et demi dans la Fédération du Pas-de-Calais dont le coeur bat pour Jack Lang.
La députée a profité de ce déplacement pour critiquer sans ménagement le gouvernement, accusé de "jouer la carte de l'affrontement pour mieux faire oublier son arrogance et son incompétence" dans le dossier du Contrat première embauche (CPE).

"On assiste au spectacle déplorable d'un gouvernement qui consulte après avoir décidé", avait-elle souligné vendredi à Vitrolles.

Mme Royal a déclaré comprendre l'attitude des étudiants et des lycéens qui ont refusé de rencontrer Dominique de Villepin samedi. "On ne peut pas faire venir les jeunes pour dire qu'il n'y a rien à discuter", a-t-elle dit appelant une nouvelle fois au retrait du CPE ou à sa "suspension si le gouvernement ne veut pas totalement perdre la face".

Confrontée à des lycéens de Salon manifestant contre le blocage de leur lycée, Mme Royal a estimé que le gouvernement ne devait pas diviser les jeunes.

Devant les militants socialistes, la députée PS a étendu ses critiques à la sécurité dont la droite et le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy "prétendent avoir le monopole". "On voit aujourd'hui le pays en désordre", a-t-elle lancé. Même ton sur "l'efficacité économique" qui "n'est pas le monopole de la droite quand on voit la situation du pays aujourd'hui".

Jospiniste de coeur, le président du conseil général des Bouches-du-Rhône Jean-Noël Guérini, un des ténors locaux du PS, a volontiers mis en avant le "souffle nouveau" donné par Mme Royal au PS mais sans s'engager à ce stade sur un soutien pour une éventuelle candidature. "Je choisirai celui ou celle qui sera en mesure de battre la droite", a-t-il répété.

D'autres n'ont pas eu la même réserve comme Patrick Menucci, leader de l'opposition socialiste à Marseille, qui a exprimé ouvertement son soutien à Mme Royal... ou le maire de Vitrolles Guy Obino, qui lui a servi l'apéritif sous les photos des présidents de la 5e République.
Yahoo.fr, actualités, samedi 25 mars 2006, 16h45

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vendredi 21 avril 2006, 18h29 Un frère de Ségolène Royal mis en examen pour escroquerie

STRASBOURG (Reuters) - Antoine Royal, chef d'entreprise dans les Vosges et frère de la présidente PS de la région Poitou-Charentes (ayant adhéré au RPR en 1993, Marianne n°471 du 29 avril 2006 p. 45), a été mis en examen vendredi pour escroquerie et abus de biens sociaux par un juge d'instruction de Saint-Dié, apprend-on de source judiciaire.
Le frère de Ségolène Royal, qui avait été convoqué jeudi à la police judiciaire de Nancy et placé en garde à vue, a été remis en liberté à l'issue de son audition par le juge Didier Gastaldi et placé sous contrôle judiciaire.

Le chef d'escroquerie fait suite à une plainte de la Caisse primaire d'assurance-maladie (CPAM) des Vosges qui avait motivé l'ouverture d'une information judiciaire en septembre 2004 par le parquet de Saint-Dié.
Cette démarche, révélée vendredi par le journal Le Parisien, a été confirmée à Reuters par la CPAM.

La caisse d'assurance-maladie reproche à Antoine Royal d'avoir perçu indûment des indemnités journalières ainsi qu'un capital décès à la mort de son épouse, en novembre 2003, alors qu'il était séparé de cette dernière. Or la séparation "de droit ou de fait" constitue une clause de non versement.
Le préjudice serait de l'ordre de 33.000 euros.

Selon une source proche de l'enquête, la présomption d'abus de biens sociaux concerne la Sefcco, une entreprise de transformation et de commercialisation de bois qui emploie 13 personnes à Granges-sur-Vologne et dont Antoine Royal est le P-DG, ainsi qu'une scierie qu'il dirigeait et qui a fait l'objet d'une liquidation judiciaire en 2004.
Yahoo.fr, actualités, vendredi 21 avril 2006, 18h29

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Paru le : 25/04/2006 PS La royalmania exaspère Jospin

CHAQUE JOUR, Lionel Jospin « déjeune ». Avec des amis, des responsables politiques du PS ou d'autres formations de gauche, des décideurs, des éditeurs...
« Avec tout le monde, sauf des journalistes », sourit l'un de ses convives. « Il ne sollicite personne, mais il a beaucoup de demandes », précise son ami Daniel Vaillant, maire du XVIIIe.

L'ancien Premier ministre, officiellement « retiré de la vie politique », s'est ainsi attablé ces derniers jours avec Dominique Strauss-Kahn, Jack Lang, Vincent Peillon ou André Vallini...
Pour se tenir informé de ce qui se passe dans le parti, entendre les analyses des uns et des autres, mesurer leur détermination, savoir ce qu'ils vont faire et, au final... ne pas rater une éventuelle opportunité de revenir dans le jeu.

Tous ont noté l'évolution sémantique de Jospin depuis 2002 : après leur avoir dit qu'il « prenait sa retraite politique », il leur a annoncé qu'il était « en retrait, pas en retraite ». Puis qu'il voulait « être utile ». Enfin qu'il laissait « tout ouvert ». A tous, depuis un mois, Jospin dit désormais qu'il est « disponible».

L'état de la gauche l'inquiète

Mais Jospin rencontre aujourd'hui le même obstacle que les autres « présidentiables » du PS : Ségolène Royal.
« Elle l'empêche de revenir, elle lui bouche le terrain. Il cherche comment faire », analyse un député qui l'a vu récemment.
« La période est un peu inconfortable pour ceux, comme moi, qui pensent que Lionel peut être une carte maîtresse. Il faut savoir attendre, et résister », confirme Vaillant. Qui veut croire que le cavalier seul de Royal dans les sondages est « un scénario médiatico-sondagier non structurant pour la suite »...

Au cours de ces déjeuners, Jospin s'inquiète de l'état de la gauche, qui, rapporte un confident, ne lui semble « pas en meilleure situation pour l'emporter qu'en 2002, à cause de ses divisions ».

Surtout, il « entretient le scepticisme sur Ségolène », rapporte, dans un doux euphémisme, un « déjeuneur ».
Car la présidente de Poitou-Charentes, aussi populaire soit-elle dans les sondages, « est à l'opposé de la façon dont il conçoit la politique ». Internet, les citoyens experts et le flou artistique sur ses idées ne sont pas réellement la tasse de thé de l'ancien militant de l'OCI.

« Il nous dit qu'il est navré qu'on en soit arrivé là, rapporte un proche.Mais qu'on ne peut s'en prendre qu'à nous-mêmes. » Et signale, au passage, qu'il est toujours là...
Nathalie Segaunes, leparisien.com, Paru le : 25/04/2006, Quotidien p. 10

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BIO express

1953, 22 septembre : naissance de Marie-Ségolène (Jacques Royal, futur général d'artillerie ; Hélène Dehaye ; huit enfants)
1968 : Lycée privé Saint-Joseph à Epinal
1972 : ses parents se séparent ; son père refuse de verser une pension alimentaire ; Ségolène le poursuit en justice et obtient, tardivement, satisfaction ; son père décède en 1982
1972-1978 : Sciences Economiques à l'Université de Nancy, Sciences Po Paris
1978-1980 : ENA (Ecole nationale d'administration), promotion Voltaire, sortie 95ème, conseillère de Tribunal administratif
1979 : concubine (pacsée en 2001) de François Hollande, (ENA, cour des Comptes), quatre enfants
1982-1988 : conseillère de Tribunal administratif en disponibilité, conseillère technique de François Mitterrand au Secrétariat général de la République (Elysée) ; en 1985 c'est l'un de ses frères, Gérard, officier à la DGSE qui "organise" le sabotage du Rainbow Warrior de Greenpeace à Auckland (Nouvelle Zélande)
1988-1992 : députée de la 2ème circonscription des Deux-Sévres (Saint-Maixent, école militaire)
1992-1993 : ministre de l'Environnement dans le gouvernement Bérégovoy
1993-1997 : réélue députée des Deux-Sèvres
1994 : avocate au barreau de Paris, cabinet de Francis Teitgen, fils de Pierre-Henri Teitgen, l'un des fondateurs du MRP (Mouvement républicain populaire, démocrate-chrétien), plusieurs fois ministre sous la IVème République, ministre de l'Information du Général De Gaulle en 1944, ministre de la Justice en 1945 ..., vice-président du Conseil en 1947, 1948, 1954
1997-2000 : ministre déléguée à l'Enseignement scolaire dans le gouvernement Jospin
2000-2002 : ministre déléguée à la Famille dans le gouvernement Jospin
2002 : réélue députée des Deux-Sèvres
2004 : présidente de la région Poitou-Charentes
2005/2006 : candidate à la candidature socialiste pour la présidentielle de 2007 (contre les "éléphants" du PS, Laurent Fabius, Jack Lang, Dominique Strauss-Kahn, Lionel Jospin étant "disponible", et son concubin pacsé François Hollande étant premier secrétaire du parti)

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PARTI SOCIALISTE "143 rebelles" face à Ségolène Royal

Un groupe de femmes du PS dénonce la "pipolisation" dont bénéficie la candidate à l'investiture.

Un groupe de femmes du Parti socialiste, regroupées au sein d'une association baptisée "les 143 rebelles", a fait part mardi 25 avril de leur "ras-le-bol" vis-à-vis de la "pipolisation" dont bénéficie Ségolène Royal.

Le PS doit être "le lieu où s'incarnera la réalisation des principes républicains de liberté et d'égalité", estime la déclaration fondatrice de l'association, signée par Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris (et pour la candidature de Dominique Strauss-Khan), Michèle Sabban, vice-présidente de la région Ile-de-France, et Annick Lepetit, secrétaire nationale et député de Paris.

Le "respect des règles"

Les "143 rebelles" entendent "faire bouger en profondeur le parti" et "rénover les pratiques", notamment concernant la parité. Mais pour l'instant, ce qui semble le plus les préoccuper, c'est de s'assurer du "respect des règles" concernant la désignation du candidat socialiste à l'élection présidentielle.

En effet, l'association s'inquiète de la focalisation des médias sur Ségolène Royal et craint que les sondages ne remplacent le vote des militant.
Les "rebelles" s'insurgent notamment sur la prise de position du porte-parole du parti, Julien Dray, en faveur de la compagne de François Hollande.

Elles rappellent que Vincent Peillon avait démissionné de son poste de porte-parole en janvier 2003, avant le congrès de Dijon, quand il a voulu "participer pleinement au débat" avec le courant qu'il venait de co-créer.
NOUVELOBS.COM | 27.04.06 | 08:01

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8 mars 1983 : Journée de la femme

Le président François Mitterrand, avec Jacques Attali (à l'extrême-droite), et sa conseillère Ségolène Royal (à l'extrême-gauche), reçoit une remarquable femme "libérée" (bisexuelle), Simone de Beauvoir (à sa droite).

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(Mai 2006) Les Echos. Ségolène Royal : le pays attend « le bon deal » [ Yahoo.fr, actualités, 19/05/06 - 19H08 ]

Plus de performance économique mais plus de justice sociale : c'est l'accord gagnant-gagnant entre les entreprises et la collectivité que prône Ségolène Royal. Pour « Les Echos », la « candidate probable » à l'investiture socialiste pour 2007 parle sans tabou de la flexibilité, des 35 heures, du coût du travail. Sa conviction : le vieil antagonisme capital/travail peut être dépassé.

Depuis 2002, les crises s'enchaînent : le 21 avril, le « non » au référendum, la crise des banlieues, le CPE, l'affaire Clear- stream. Ont-elles un point commun ?

Elles expriment toutes une forme de révolte, le sentiment que les politiques n'assument plus leurs responsabilités, qu'ils sont impuissants à donner des perspectives. C'est extrêmement dangereux. Quand il n'y a plus ce désir d'avenir, la machine à dépression économique s'installe.

Comment rétablir la confiance ?

En commençant par faire confiance à l'intelligence collective des citoyens et des territoires ! Et en ne leur infligeant pas le spectacle d'une fin de règne qui démoralise, abaisse l'image de la France et porte préjudice à son économie. L'optimisme individuel des Français s'accompagne d'un fort pessimisme collectif : ils doutent des capacités et du talent de leur pays.

Ces crises ne traduisent-elles pas la difficulté à accepter un monde qui change de plus en plus vite ?

Accepter n'est pas subir. Chaque révolution industrielle a fini, non sans luttes, par déboucher sur sa contrepartie sociale. Celle du charbon et de la machine à vapeur a apporté les premières lois sociales et la reconnaissance des syndicats. Celle de l'électricité et de l'automobile a conduit à un système global de protection sociale et à une amélioration du pouvoir d'achat des salariés. Nous vivons aujourd'hui la troisième, celle des technologies de l'information et de la communication sur fond de mondialisation accélérée : le vieux compromis fordien est mort mais aucun « bon deal », aucune « nouvelle donne », ne l'a encore remplacé. D'où ce déséquilibre ravageur entre le capital et le travail.
Tant que nous n'aurons pas réussi à mettre en place les nouvelles sécurités adaptées aux mutations de notre monde, la peur et la méfiance l'emporteront. Le discours sur le CPE a été d'autant plus mal ressenti qu'il a été porté par ceux qui ne connaissent pas la précarité. Il faut arrêter de donner des leçons qu'on ne s'applique pas à soi-même ou dont on ne voudrait pas pour ses enfants. Sinon le gouffre entre gouvernants et gouvernés se creuse.

Pour préparer un « bon deal », il faut s'entendre sur le diagnostic. La gauche a du mal avec le libéralisme... Et vous ?

Si le libéralisme est ce que Maurice Allais, prix Nobel d'économie, a appelé en termes crus la « chienlit laisser-fairiste », je n'en veux pas.
Il peut y avoir dans la libre concurrence des facteurs de progrès si elle est corrigée énergiquement dans ses effets pervers et régulée pour être mise au service du progrès. C'est la mission de la gauche.

Quelles formes doivent prendre les nouvelles sécurités dont vous parlez ?

Elles doivent conjuguer deux formes d'efficacité : économique et sociale. Les entreprises ont d'autant plus besoin d'agilité et de réactivité qu'elles sont directement exposées à la compétition internationale. Les salariés, eux, ont besoin que la transition d'un emploi à un autre soit correctement sécurisée sur le plan financier, avec des formations adaptées et un accompagnement personnalisé.
Pourquoi les salariés scandinaves vivent-ils sans drame leur mobilité professionnelle ? Parce qu'ils ont confiance dans l'efficacité de leur service public de l'emploi. Plutôt que l'obsession de démanteler le droit du travail, voilà le type de nouvelle donne dont nous pourrions nous inspirer.

La discussion peut-elle porter sur le contrat de travail ?

A une condition : le CDI doit rester la base, car une société qui se précarise dans ses principes fondamentaux va à la dérive. Le CDI, c'est le droit - fondamental pour tout être humain - à la sécurité d'un salaire et à la dignité d'un métier. Il doit être la colonne vertébrale, et c'est par le dialogue social qu'il faut définir ce qui doit être assoupli, en tenant compte de manière équilibrée des besoins des entreprises, en particulier de celles qui innovent et prennent des risques, et de la dignité des salariés, qui ne sont pas une variable d'ajustement jetable.

Faut-il encourager ces entreprises par des mesures fiscales ?

La première mesure à prendre de manière massive, c'est un statut fiscal très incitatif pour les investissements dans la recherche et l'innovation. Et dans l'environnement, pour toutes les éco-industries.

Quand Peugeot a récemment annoncé la fermeture d'une usine de 2.300 salariés en Grande-Bretagne, Tony Blair n'a absolument rien dit...

Cette absence de réaction fait peur. La parole politique doit être utilisée : elle peut être dissuasive et préventive. Les entreprises ont une responsabilité à l'égard des territoires.

L'Etat doit-il défendre une entreprise lorsqu'elle est menacée ?

Oui. Les Etats-Unis ne s'en privent d'ailleurs pas. Mais il faut être honnête et ne pas interdire ce que nos entreprises s'autorisent à l'étranger. Une OPA peut être positive à condition de correspondre à une synergie et à un projet industriel cohérent.

Que pensez-vous du « patriotisme économique » ?

C'est le détournement d'un mot qui signifie aimer et servir son pays. Pour le gouvernement, qui ne s'alarme guère de la présence massive de fonds anglo-saxons au capital des entreprises françaises, c'est un gadget langagier qui couvre la privatisation de Gaz de France et tourne le dos à la constitution nécessaire de champions européens.

Faut-il s'opposer aux délocalisations ?

Il ne faut jamais s'y résigner.

Approuvez-vous l'attitude du député UDF Jean Lassalle qui a fait une grève de la faim pour empêcher une délocalisation à moins de 100 kilomètres de sa commune ?

Non. C'est un dévoiement de l'action parlementaire et le plus baroque, ce sont les ministres qui y cèdent, même si je ne mets pas en cause la sincérité de Jean Lassalle.

Comment lutter contre la sinistrose ?

Il faut réconcilier les Français avec l'entreprise, en finir avec l'archaïsme des relations sociales. Les entreprises qui défraient la chronique sont celles dont les patrons se comportent de façon scandaleuse. Et puis il y a une confusion malheureuse entre la financiarisation de l'économie et l'entreprise.
Quand on parle aux Français des fonds de pension, des masses d'argent volatiles qui se déplacent à la recherche du profit maximum de façon totalement déconnectée de la vraie valeur de l'entreprise, c'est l'image de toutes les entreprises qui en souffre.

Vous pensez que les responsables d'entreprise sont trop payés ?

Il y a des excès, des dérives. Les Français sont choqués quand ils apprennent le montant des stock-options, des indemnités de départ et des retraites chapeaux de certains dirigeants. Ils découvrent qu'à une certaine altitude, l'échec paye, alors qu'ils peuvent, eux, perdre leur emploi sans avoir commis une faute.

Les 35 heures sont-elles pour quelque chose dans la dépréciation du travail ?

Ceux qui disent cela se trompent de diagnostic. Ce n'est pas un peu de temps libre en plus qui détourne du travail, mais plutôt un malaise au travail qui conduit à s'investir ailleurs. Voyez la démotivation des cadres. Elle est liée à l'instabilité, à la pression. La politique de la droite a été profondément destructrice de la valeur travail car elle a érigé en norme la précarité pour le plus grand nombre.

Faut-il assouplir encore les 35 heures pour redonner du pouvoir d'achat ?

Des assouplissements ont déjà été apportés. Peut-être faut-il aller au-delà pour que ceux qui veulent travailler plus puissent le faire, mais je trouve scandaleux les chantages à l'emploi auxquels des entreprises se livrent pour remettre en cause des accords de RTT. Le vrai sujet serait de pouvoir moduler le temps de travail selon les étapes de la vie. Je ne crois pas aux réponses rigides une fois pour toutes mais aux évolutions négociées.

Ce « deal », qui doit le passer ?

Les partenaires sociaux, avec l'aide de l'Etat, garant de l'intérêt général. Cela suppose une plus grande représentativité des organisations syndicales et patronales. Il faudra créer en France un syndicalisme de masse, pourquoi pas par une adhésion obligatoire au syndicat de son choix. Mais on pourrait aussi, selon les sujets, élargir le nombre des interlocuteurs.

Vous voulez passer par-dessus les corps intermédiaires ?

Non, car ils sont indispensables. Mais il faut pouvoir associer les citoyens aux grands choix qui les concernent. Je le fais en Poitou-Charentes lors de forums participatifs sur les grands problèmes de la région.

Les syndicats ne sont pas très chauds.

Ils se méfient du consensus à tout prix, c'est-à-dire souvent à bas prix. Moi aussi. Si je souhaite qu'un syndicalisme de masse se développe, c'est précisément pour rééquilibrer un rapport de forces aujourd'hui très défavorable aux salariés. Mais à une partie de l'antagonisme traditionnel entre le capital et le travail, je crois qu'il est possible de substituer un nouvel équilibre dynamique alliant la performance économique et la justice sociale. Je suis sûre qu'il existe un patronat éclairé prêt à accepter ça.

Laurence Parisot fait-elle partie de ce patronat éclairé ?

Je ne crois pas que le Medef ou la CGPME aient cette réputation ! Je vois beaucoup de chefs d'entreprise qui ne s'y reconnaissent pas. Ils ne font pas d'idéologie, ils se battent et ont compris que des salariés heureux sont productifs.

Y a-t-il un problème de coût du travail ?

Oui, mais pas à cause des salaires, à cause des charges. Il faudrait transférer les cotisations maladie et famille sur la fiscalité. Car la couverture de ces risques relève de la solidarité nationale.

Faut-il augmenter le SMIC ?

Je ne veux pas tomber dans la facilité du « demain, on rase gratis », mais la France des « mille euristes » a beaucoup de mal à joindre les deux bouts. Et avec la hausse des charges il y a de plus en plus de travailleurs pauvres et de familles surendettées. Donc oui, il faut le faire.

Vous avez dit récemment : « Personne ne doit être payé à ne rien faire. »

C'est une façon de rappeler que le travail est le facteur premier d'intégration sociale et qu'en être privé, c'est aussi perdre un sentiment fondamental d'appartenance et, parfois, jusqu'à l'estime de soi. Ceux qui se situent en bas de l'échelle des salaires ont souvent le sentiment qu'il n'est pas juste que d'autres touchent autant avec des revenus d'assistance ; cela nourrit le rejet de l'autre et la hantise du déclassement.
Il ne faut pas ignorer cette question par angélisme. Il est exclu de revoir nos solidarités à la baisse ou de se résigner au nombre croissant de travailleurs pauvres, mais il faut dire clairement qu'en contrepartie de toute ressource, il y a un travail ou une formation utile, ce qui est d'ailleurs prévu dans les textes.

Dans votre région, vous conditionnez l'attribution d'aides publiques à divers critères comme la qualité de l'emploi. Cette logique est-elle transposable au niveau national ?

Lorsque je gère les impôts payés par les citoyens, j'ai le souci de ne pas gaspiller. Donc c'est une logique du gagnant pour l'entreprise-gagnant pour la région. Je constate qu'après une période d'étonnement les entreprises jouent le jeu. Au niveau national, c'est parfaitement transposable, cela fait partie de la bonne gouvernance.

D'autres économies sont-elles possibles, compte tenu du poids de la dette ?

Oui. La gauche doit se donner pour objectif de réduire les déficits. Une politique favorable à la croissance l'y aidera, mais l'Etat doit réduire son train de vie, ses gaspillages et ses doublons en misant notamment sur une vraie décentralisation.
Un Etat fort qui organise la redistribution est parfaitement compatible avec une décentralisation qui va jusqu'au bout.

Le « royalisme », pour le moment, c'est davantage une méthode que des propositions précises.

Le « royalisme », franchement, ce n'est pas un slogan que je revendique. Je préfère parler de « ségolisme ».

Mais chaque chose en son temps. Nous sommes en train de finaliser le projet des socialistes et je ne vois pas pourquoi je devrais aujourd'hui brandir mon propre catalogue. La méthode, c'est essentiel. Voyez le contre-exemple du CPE. Je crois à la nécessité d'un diagnostic partagé avec les Français : cela mérite du temps avant de décider et de passer à l'acte. Il faut ensuite évaluer lucidement, corriger au besoin, admettre qu'une décision politique interagit avec le corps social et que des ajustements sont nécessaires. La rigidité, c'est le meilleur moyen de ne rien changer.

Vos valeurs : travail, famille, patrie...

(Rires). L'association de ces trois mots est choquante et de sinistre mémoire ! Mais revaloriser le travail, défendre les familles dans leur diversité, nucléaire, recomposée, monoparentale, homoparentale, et savoir ce qui nous fait tenir debout dans une même nation, oui, c'est important. Plus la justice et les solidarités, tout se tient.

L'« ordre juste » que vous défendez n'est-il pas un thème de droite ?

Absolument pas. La droite, c'est l'autoritarisme, l'injustice et le désordre qui en résulte. Je défends, moi, un ordre qui procède de la justice et une autorité fondée sur des valeurs partageables. Les règles respectées sont les règles respectables : celles qui s'imposent à tous et pas seulement aux uns pendant que les autres s'en affranchissent.

Ordre juste, sécurité durable, Nicolas Sarkozy utilise les mêmes termes.

Pas vraiment ! Dans les cités où le désespoir et la colère s'accumulent, dans le monde du travail où règne la peur d'être débarqué du jour au lendemain, dans l'ensemble de la société où le « descenseur » social semble inexorablement en marche, à la tête de l'Etat : partout, la droite sème l'injustice et crée le désordre.
Les Echos, [ 19/05/06 - 19H08 ] , PROPOS RECUEILLIS PAR FRANÇOISE FRESSOZ ET ELSA FREYSSENET

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(27 mai 2006) Ségolène Royal prône la République du "respect"

La favorite PS des sondages défend "le respect" comme "fondement du lien social".

La présidente de Poitou-Charentes Ségolène Royal a souhaité samedi 27 mai que le projet socialiste pour la prochaine présidentielle s'attache à construire la "République du respect" qui "donne à chacun les moyens de vivre une vie digne".
La favorite des sondages pour la désignation du candidat PS à l'Elysée en 2007 est intervenue devant un millier de personnes, réunies à Lorgues (Var) pour la Fête de la Rose de la Fédération varoise du PS.

"Selon que vous serez…"

Evoquant l'amnistie présidentielle dont a bénéficié l'ancien ministre Guy Drut, la présidente de la région Poitou-Charentes a justement estimé qu'il s'agissait d'"un manque de respect des Français". "Cette affaire me rappelle la fable de La Fontaine 'les animaux malades de la peste': selon que vous serez puissant ou misérable la justice de cour vous fera blanc ou noir", a ajouté Ségolène Royal, demandant que "les règles s'appliquent à tous, les grands comme les petits".

"L'amnistie n'a pas été faite pour des convenances personnelles ou politiques, l'amnistie a été faite pour des situations de détresse (...) cette façon de faire sape les fondements de l'autorité de l'Etat", a-t-elle jugé, avant de se livrer à un discours de stratégie politique pour "celui ou celle qui portera les couleurs du Parti Socialiste aux prochaines élections présidentielles".

"Le respect est une question politique"

Le projet socialiste, qui sera présenté aux militants socialistes le 6 juin, doit s'attacher à construire "la France du respect", a-t-elle insisté expliquant que "le respect, dans les cités, au travail, le respect des différences, est le fondement du lien social".
"Le respect était une question de morale, il est aujourd'hui une question politique", a-t-elle ajouté.
Stigmatisant la "droite qui a tous les pouvoirs et qui a tout raté, même les complots contre elle-même", Ségolène Royal a décrit la "colère qui monte contre une société de précarité, et de peur pour l'avenir".
Ségolène Royal a également plaidé pour le rassemblement de tous les socialistes en s'appuyant sur une phrase de l'ancien président socialiste François Mitterrand, qui au lendemain de l'échec de la gauche aux législatives de 1993, avait émis le voeu que les "socialistes se relèvent, qu'ils se rassemblent pour reconstituer un noyau cohérent, vigoureux, sans querelle".
NOUVELOBS.COM | 28.05.06 | 16:18

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(28 mai 2006) Martine Aubry pour un Smic à 1.500 euros

Martine Aubry, la maire PS de Lille se prononce pour un Smic à 1.500 euros et n'exclut pas d'être candidate à l'investiture au PS.

D ans un entretien publié dans Le Parisien dimanche 28 mai, Martine Aubry, la maire socialiste de Lille et ancienne ministre des Affaires sociales de Lionel Jospin estime que le Smic à 1.500 euros, une mesure déjà évoquée par Laurent Fabius en septembre dernier, est "le moins que l'on puisse faire "pour relancer la croissance" pour "aider les Français qui n'arrivent plus à joindre les deux bouts".

Interrogée sur son éventuelle candidature à l'investiture socialiste pour les présidentielles, Martine Aubry a indiqué qu'elle ne "l'exclut pas".

Contre la flexibilité à outrance

La maire de Lille préconise par ailleurs la suppression du CNE (contrat nouvelle embauche, réservé aux entreprises de moins de 20 salariés), qu'elle qualifie de "clone du CPE" (contrat première embauche, retiré par le gouvernement le 10 avril sous la pression de la rue).

En réponse à une question, Martine Aubry estime que le mot flexibilité doit être banni du vocabulaire socialiste "parce que la flexibilité est devenue le faux nez du libéralisme pour jusrifier tous les reculs sociaux", mais elle juge la souplesse "nécessaire pour les entreprises comme pour les Français qui son prêts - surtout pour les plus jeunes - à changer plusieurs fois d'emplois dans leur vie."

Il faut arrêter de "faire peur aux Français"

Invitée à réagir à la loi sur l'immigration du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, Martine Aubry explique qu'il fait arrêter de "faire peur aux Français". "Cessons de parler des immigrés comme des stocks ou des flux de marchandises" déclare-t-elle, reprochant au ministre de l'Intérieur de vouloir "faire le tri selon des critères d'origine et pas seulement selon nos besoins économiques" et "rendre la vie impossible à tous les étrangers présents sur notre territoire".
(Avec AP et Reuters) NOUVELOBS.COM | 28.05.06 | 11:43

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vendredi 2 juin 2006, 10h54 Sécurité: Dominique Voynet dénonce les "slogans caricaturaux" de Ségolène Royal

PARIS (AP) - Dominique Voynet, candidate à l'investiture des Verts pour la présidentielle, a dénoncé vendredi les "slogans caricaturaux" avancés par Ségolène Royal dans son discours sur la sécurité.
"On a le droit de parler de répression, de sécurité, mais on n'a pas le droit de balancer des slogans caricaturaux", a lancé Dominique Voynet sur Canal+.
"La gauche sait que les questions essentielles pour son électorat et pour la société française, se sont les questions sociales", a affirmé l'ancienne ministre de l'Environnement, qui a demandé de la "cohérence" sur les questions sociales.

Quant à la sécurité, "il faut se garder de tout amateurisme, de tout aventurisme sur ces questions", a-t-elle dit, avant de dénoncer les "solutions caricaturales" avancées par Ségolène Royal, "qui ne tiennent pas compte de la réalité concrète des quartiers". La candidate socialiste "s'empresse de se positionner sur le terrain sur lequel cherchent à l'attirer les démagogues de tout poil et les populistes de la droite et notamment le ministre de l'Intérieur. Je pense que c'est une grossière erreur."

Un peu plus tôt, la porte-parole des Verts Cécile Duflot avait elle aussi critiqué les prises de position de Ségolène Royal. "Ce n'est pas en mettant des militaires à l'école qu'on va résoudre les problèmes de la société", a-t-elle dit sur LCI. AP
Yahoo.fr, actualités, vendredi 2 juin 2006, 10h54

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vendredi 2 juin 2006, 8h59 Jean-Pierre Elkabbach : Interview de Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris

Anne Hidalgo s'oppose aux propos de fermeté tenus par Ségolène Royal dans le cadre de la lutte contre la délinquance.

Pour elle, la méthode musclée n'est pas la bonne et Ségolène Royal n'a pas mesuré la portée de ses propositions. Anne Hidalgo demande aussi à François Hollande, premier secrétaire du PS, de siffler la fin de la récréation. Elle appelle les socialistes à jouer collectif.
Yahoo.fr, actualités, vendredi 2 juin 2006, 8h59

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(02 juin 2006)Au PS, concert de barrissements
Les éléphants ont dépêché leurs fidèles pour railler les propos de Royal.

Haro sur Royal ou bravo Ségolène ?

Pour ce qui apparaît comme sa véritable entrée en précampagne présidentielle, la socialiste préférée des Français pour 2007 a frappé fort. Au risque de désarçonner, voire de choquer ses concurrents pour l'investiture du PS, comme Laurent Fabius, Jack Lang ou Dominique Strauss-Kahn, elle s'est attaquée à l'un des sujets que les socialistes manient avec des pincettes : la sécurité.

En déclinant une série de propositions musclées sur le sujet dans un discours prononcé mardi soir à Bondy (Seine-Saint-Denis), la députée des Deux-Sèvres, fidèle à sa méthode, rebaptisée «ségolisme» par ses soins, s'est attachée à démontrer la justesse de son concept d'«ordre juste».

Pré carré.

Mais certains socialistes n'ont pas compris qu'elle mette si franchement les pieds dans le pré carré de la droite, plus particulièrement dans celui de Nicolas Sarkozy.
Dominique Strauss-Kahn a porté le fer hier soir : «On ne gagne rien à vouloir dépasser son adversaire sur son propre terrain : on a un Sarkozy dans le pays, ce n'est pas la peine d'en avoir deux», a-t-il fulminé sur Canal +.
Peu après, c'est Laurent Fabius qui pestait sur BFM-TV : «Si on prend les mêmes recettes que M. Sarkozy on ne va pas arriver à de meilleurs résultats.» Est-ce de crainte d'être accusés des pires maux, toujours est-il que les présidentiables du PS, hostiles à sa sortie, se sont bien gardés, dans un premier temps, de la contester publiquement, préférant laisser leurs éléphanteaux barrir à leur place.
«Dérive droitière sans précédent dans le PS», a tonné Jean-Luc Mélenchon, proche de Laurent Fabius. Selon lui, «il n'y a aucune chance que les socialistes se rassemblent sur une telle ligne réactionnaire».
De la même manière, Jean-Christophe Cambadélis, proche de Dominique Strauss-Kahn, a reproché à la présidente de Poitou-Charentes de «nous [avoir] fait un petit dérapage [...] La militarisation de la sécurité, ce n'est pas l'ordre juste mais juste l'ordre». Plus grave, selon lui, à force de «courir après Nicolas Sarkozy, on ne le combat pas, on le légitime». Un aphorisme que ne renierait pas Jean-Marie Le Pen, qui professe souvent que les électeurs «préfèrent toujours l'original à la copie».

A Bondy, la présidente de la région Poitou-Charentes avait pourtant pris soin de dénoncer «la faillite du ministre de l'Intérieur». Mais tenter de prendre Nicolas Sarkozy sur un terrain qu'il a préempté depuis la présidentielle de 2002 peut s'avérer aventureux et acrobatique. Battu sur ce terrain il y a quatre ans, Lionel Jospin a payé pour le savoir.

Manifestement, Ségolène Royal fait le pari de récupérer les classes populaires, éparpillées entre la droite, l'extrême droite et la droite extrême, à travers le thème de la sécurité (l'ancien candidat à l'Elysée préférait le terme de «sûreté», inscrit dans la Déclaration des droits de l'homme de 1789). Sans tabou sur ce sujet, Manuel Valls, député-maire d'Evry (Essonne) et pourtant jospinien, lui a d'ailleurs apporté son soutien, expliquant que «rien ne [le] choque» dans les propos de la députée, «c'est-à-dire de faire une priorité de la sécurité, l'autorité, la règle».
«Je pense qu'elle a tenu un discours clair qui est celui qui est attendu dans les quartiers populaires», a ajouté ce spécialiste des questions de sécurité.

Blanc-seing hollandais.

Candidat à l'investiture socialiste pour la présidentielle, Jack Lang a d'abord opiné aux propos de sa concurrente : «Plus de fermeté, c'est normal.» Pour s'en démarquer quelques heures plus tard, faisant part de sa «perplexité» face aux propositions de Ségolène Royal.
Quant à François Hollande, premier secrétaire du PS, loin de désavouer sa compagne, il a expliqué : «Si on veut s'adresser aux catégories populaires, il faut parler aux gens qui vivent ces difficultés, c'est-à-dire la précarité et l'insécurité.» Une sorte de blanc-seing à la stratégie «royaliste» de contournement du PS : jouer l'opinion contre un appareil qui est loin de lui être acquis.
par Pascal VIROT, Libération, QUOTIDIEN : vendredi 02 juin 2006

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mercredi 7 juin 2006, 8h05 Le Parti Socialiste s'accorde sur son projet pour 2007

PARIS (Reuters) - Le Parti socialiste s'est doté dans la nuit de mardi à mercredi d'un projet pour 2007 qui ne reprend pas l'idée d'un encadrement militaire des jeunes délinquants proposée par Ségolène Royal et qui engagera, selon François Hollande, le candidat du PS à l'Elysée, quel qu'il soit.

Adopté après une dizaine d'heures de débat, ce document intègre en revanche le rétablissement d'une mise sous tutelle judiciaire des allocations familiales pour lutter contre la délinquance et prône l'augmentation du smic à 1.500 euros d'ici 2012, une des revendications portées par Laurent Fabius, lui aussi candidat à l'investiture.

Ce projet, a déclaré François Hollande à la presse, "engagera tous les candidats à la candidature et bien sûr notre futur candidat ou notre future candidate lorsqu'il aura été désigné par nos militants".
"Ce n'est pas un projet sur lequel on pourra prendre sa liberté, où on pourra prendre ses distances, c'est le projet de tous les socialistes", a ajouté le premier secrétaire du PS.
"Aujourd'hui, nous n'essayons pas de donner avantage à tel ou tel d'entre nous, nous faisons en sorte de nous rassembler sur les meilleures propositions", a-t-il insisté.

Après les prises de position fracassantes de Ségolène Royal sur les 35 heures et la lutte contre la délinquance, ses partisans semblaient soulagés que le concile n'ait pas tourné au procès contre leur championne.

"J'ai le droit de faire des propositions et de les mettre au débat", a souligné la présidente de Poitou-Charentes au moment de s'éclipser du siège du PS, vers 22h30.

"NOUS AVONS ÉCARTÉ LA SOLUTION MILITAIRE"

La favorite des sondages dans la course à l'investiture socialiste a annoncé elle-même que "le mot militaire" ne figurerait pas dans le texte, ajoutant toutefois que "toutes les solutions qui ont fait leurs preuves entrent dans les alternatives à la prison".
"Il faut faire en sorte que la rééducation, l'insertion obéissent à des logiques d'éducation, et l'armée n'y a pas sa place, nous avons écarté la solution militaire", a confirmé dans la nuit François Hollande.

Ce texte de 35 pages intitulé "Réussir ensemble le changement" a été adopté à la quasi-unanimité des membres du Bureau national vers 01h30 (23h30 GMT) après pratiquement dix heures de discussions au siège du PS.

D'après un participant, trois responsables se sont abstenus au moment du vote, dont Arnaud Montebourg.
Le projet va être à présent soumis à la ratification des militants du PS avant la fin du mois.

Sa rédaction semble cependant assez souple pour que les différents présidentiables en fassent le socle d'un futur "programme" une fois désigné par les militants. "Un programme, c'est un projet et une personnalité", rappelait avec malice un fabiusien lors d'une interruption des travaux.
"On a eu une clarification fondamentale à nos yeux sur le statut exact du projet et le fait qu'il engageait tous les candidats", a insisté Benoît Hamon, l'un des trois piliers du Nouveau parti socialiste.

Le texte permet des "avancées" dans les domaines social et institutionnel, s'est félicité pour sa part Laurent Fabius. "C'est un texte qui va permettre d'avancer, qui met l'accent sur le dynamisme économique, sur le social, sur l'éducation, sur le logement", a-t-il énuméré.
Yahoo.fr, actualités, mercredi 7 juin 2006, 8h05

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mardi 6 juin 2006, 20h04 Mme Alliot-Marie rabroue Mme Royal, rappelle ses efforts pour l'insertion

PARIS (AFP) - Le ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, a fustigé mardi l'idée de Mme Royal d'utiliser l'armée pour prendre en charge de jeunes délinquants, tout en rappelant que son ministère participait déjà aux efforts d'insertion des jeunes en difficulté.

"J'entends qu'on voudrait utiliser l'armée comme un centre de redressement pour les jeunes dès la première incartade", a déclaré Mme Alliot-Marie, lors de la séance des questions au gouvernement.
"Cela n'est pas sérieux. Les militaires ne sont pas des agents pénitentiaires. Les militaires sont là pour assurer notre sécurité", a-t-elle ajouté en réponse à une question de Nadine Morano (UMP).
"L'armée n'est pas un substitut à la prison, c'est une école de la vie, de la générosité, de la réussite par le mérite", a-t-elle conclu, sous les applaudissements de la majorité, d'où ont également fusé les cris "Allo François, bobo" ou "Ségolène au secours".

En revanche Mme Alliot-Marie a décrit à la tribune les grandes caractéristiques du dispositif "deuxième chance" mis en place par son ministère avec celui de l'Emploi, pour offrir une formation d'au moins 6 mois à des jeunes sans diplôme.
Dans ces centres, dont le premier a été ouvert le 30 septembre 2005 à Montry (Seine-et-Marne), "d'anciens militaires ayant quitté récemment l'institution mettent leur savoir-faire d'encadrement des jeunes aux côtés des compétences d'enseignants pour aider les jeunes qui veulent s'en sortir", a expliqué Mme Alliot-Marie.
Dans ces centres fonctionnant sous le régime de l'internat, "on apprend (aux jeunes) le respect des règles, le respect des autres, le respect de soi, et on leur apprend à prendre des initiatives", a-t-elle ajouté.
"Les résultats obtenus sont à la hauteur" des objectifs, a affirmé Mme Alliot-Marie, selon laquelle 500 jeunes sortiront à l'automne du dispositif avec "des acquis concrets et des perspectives d'emplois".
"Alors que plus de 30% d'entre eux étaient analphabètes, 93% de ceux qui vont sortir vont obtenir leur certificat de formation générale", a-t-elle déclaré.
"60% d'entre eux ont perspective réelles d'emploi dans la restauration l'hotellerie, la mécanique, le transport, ou le bâtiment", a encore ajouté Mme Alliot-Marie, en précisant que l'objectif de 10.000 jeunes concernés à la fin de l'année "était en passe d'être acquis".

Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a quant à lui salué au Sénat la prise de position de Ségolène Royal sur les 35 heures, estimant que "Mme Royal ferait un candidat de droite acceptable".

M. Sarkozy, qui présentait aux sénateurs son projet de loi sur l'immigration, a fustigé la politique de la gauche en la matière, prenant soin d'épargner Mme Royal, Jack Lang et le maire communiste de Calais Jacky Hénin.

"Mme Royal peut nous rejoindre. Bienvenue au club ! Surtout qu'elle vient sur nos idées", a-t-il lancé sous les rires et les applaudissements des sénateurs UMP.
Yahoo.fr, actualités, mardi 6 juin 2006, 20h04

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Royal la puritaine emmène les homos à l'autel
La députée PS s'est dit favorable au mariage et à l'adoption pour les gays.

C'est dit. Pour la première fois, Ségolène Royal s'est engagée, à une heure de grande écoute, vendredi matin, sur l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples homosexuels. Elle n'a pas parlé à la première personne. Elle a été pleine de précautions. Mais ça y est. «Ce qui est inscrit dans le programme du Parti socialiste sera réalisé, mais il faut tenir compte de la sensibilité des uns et des autres», a-t-elle déclaré sur France Inter.

«C'est la première fois qu'elle est aussi claire, se félicite Alain Piriou, porte-parole de l'inter-LGBT (lesbienne, gaie, bi et trans). Ses précautions ne me semblent pas choquantes, mais j'espère que ce n'est pas un prétexte pour que la réforme n'aboutisse pas.»

Noël Mamère est peut-être le plus content. En 2004, il avait célébré l'union civile de deux hommes dans sa mairie de Bègles, un mariage que Royal avait qualifié «un peu paillettes». «Il faut lui dire que l'opinion est apte», a-t-il confié à Libération. Un sondage BVA, publié dans le Figaro du 9 juin, le confirme : 60 % des Français sont pour l'ouverture du mariage aux homos. Et 48 % se prononcent en faveur de l'adoption, 50 % étant contre.

La candidate socialiste à l'investiture a fait du chemin depuis deux ans. Elle ne parle plus de «confusion des repères» ni de «provocation injustifiée des convictions familiales et religieuses». Son souci est de tenir compte des réticences, explique une proche. Certes, l'homoparentalité entre dans les moeurs, mais «c'est moins facile à l'usine».

Après ses sorties sécuritaires, Royal met un coup de barre à gauche. Elle est annoncée à la gay pride de Lyon du 17 juin. Et a négocié une interview exclusive avec Têtu, le magazine des gays et des lesbiennes, qui paraîtra trois jours avant la gay pride parisienne, le 24 juin. Cette fois-ci, elle pourrait dire «je». Ségolène Royal ira-t-elle plus loin que le programme du PS, en proposant l'ouverture de la procréation médicalement assistée aux lesbiennes ? Cela ferait encore un beau coup.
Libération, 9/10 juin 2006, p. 10, par Charlotte ROTMAN

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NOUVELOBS.COM | 25.06.06 | 07:49 La Marche des Fiertés remporte un vif succès

Le cortège revendiquant l'homoparentalité pour 2007 a rassemblé samedi à Paris 800.000 personnes selon les organisateurs, et 600.000 selon la police.

Le maire de Paris Bertrand Delanoë et le Premier secrétaire du PS François Hollande samedi à Paris (Sipa)

La Marche des fiertés homosexuelles signe un nouveau succès: l'ancienne Gay Pride a rassemblé samedi 24 juin dans les rues de Paris, entre Montparnasse et Bastille, quelque 800.000 personnes selon les organisateurs, et 600.000 selon la préfecture de police, qui dénombrait 400.000 participants dans le cortège et 200.000 spectateurs.

Sous le mot d'ordre "Pour l'Egalité en 2007", avec les revendications du mariage et de l'adoption pour les couples homosexuels, la "marche" organisée par l'Inter-LGBT (Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans) a aussi fait le plein de politiques.

Ils étaient nombreux à figurer dans le carré de tête, du premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande aux candidats à l'investiture Verte pour la présidentielle Dominique Voynet et Yves Cochet.
Le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë, le secrétaire national de Verts Yann Wehrling, l'ancien ministre socialiste Jack Lang, le président du parti Aujourd'hui autrement, Jean-Luc Roméro, ou le socialiste Patrick Bloche ont aussi participé au cortège.

Les applaudissements ont fusé pour Bruno Julliard, le président de l'UNEF, ceux de la LDH (Ligue des Droits de l'Homme) Jean-Pierre Dubois, du MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples) Mouloud Aounit, mais aussi pour la chanteuse Marianne James ou le critique Henri Chapier.

Applaudissements encore lors du petit pas danse exécuté par François Hollande sur le char PS-Mouvement des jeunes socialistes, en compagnie du présidentiable socialiste Dominique Strauss-Kahn et sa compagne Anne Sinclair.

Très représentés également, les personnels des grandes entreprises publiques ou privées, avec Person'Ailes (Air France), Homobus (RATP), Gare (SNCF), Energay (EDF-GDF), et Flag! de la police nationale. Tous répondaient en écho aux revendications de l'Observatoire l'autre cercle, mouvement qui lutte contre les discriminations au travail.

La diversité, une fois encore était de mise: asiatiques et leurs amis du Long Yang Club, le groupe juif gay et lesbien Beit Haverim, les "libano-friendly" de Helem ou les catholiques de David & Jonathan.
Maniant l'humour, la Coordination lesbienne en France avait juché une tondeuse à gazon sur un 4X4, avec une pancarte se voulant didactique: "Ceci n'est pas une lesbienne", pouvait-on y lire.

Mais la fête se teintait aussi de gravité, comme le rappelait le char d"'Ensemble contre la peine de mort", fustigeant le silence de la France devant les exécutions et oppressions dont sont victimes les homosexuels dans des pays comme l'Arabie Saoudite, le Pakistan, ou l'Iran.

A 16h01 précises, un silence de trois minutes a été observé en mémoire des victimes du Sida, une gageure dont sont fiers les organisateurs, tant il est techniquement difficile de coordonner un cortège de plusieurs kilomètres.

Les premiers chars arrivés place de la Bastille étaient accueillis par le dance-floor géant de FG DJ Radio, qui avait réuni depuis 15h la crème de la crème en matière de musique électronique.

A 19h, ils étaient des milliers à danser comme un seul homme, juchés sur la colonne de Juillet ou sur les abri-bus, sur les "mixes" de David Guetta ou Antoine Clamaran, alors que déjà s'échangeaient les "flyers" pour accéder aux multiples soirées prévues tard dans la capitale.
La Préfecture de police avait demandé que la musique cesse dès 21h et que le cortège se disperse à 22h. (AP)
NOUVELOBS.COM | 25.06.06 | 07:49

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Un mariage avec François Hollande n'est "pas d'actualité", met au point Ségolène Royal

PARIS (AP) -- Pas de mariage Royal cet été: épouser François Hollande "n'est pas d'actualité", a clarifié samedi Ségolène Royal alors que plusieurs organes de presse lui prêtaient l'intention de dire "oui" à son compagnon depuis vingt-cinq ans. Si elle déclare comprendre la "curiosité", la présidentiable PS préférée des Français entend "protéger" sa vie privée et familiale.

Tout est parti de l'invitation lancée au débotté il y a quelques jours par le président de la Polynésie française Oscar Temaru, qui a proposé au couple vedette du PS de les marier à Tahiti. Vendredi, plusieurs organes de presse annonçaient un mariage pour l'été prochain dans le cadre d'une cérémonie strictement civile.

"On a reçu cette invitation. C'est très gentil, très romantique, mais ça n'est d'actualité. Surtout ça concerne essentiellement la famille, notre famille", a déclaré Ségolène Royal samedi, à son arrivée à la convention du PS sur son projet à la Mutualité à Paris. "Ca ne vous regarde pas, voilà. C'est privé, c'est familial et pour l'instant ça n'est pas d'actualité", a-t-elle ajouté peu après.

C'était une "boutade" d'Oscar Temaru, a confirmé François Hollande. "Il n'y a pas de réalité, pas d'actualité", a-t-il confié peu après à quelques journalistes. Dans son entourage, on confirme que la question d'un mariage estival n'est pas à l'ordre du jour.

Sous les feux de l'actualité, la "Madone des sondages" entend bien protéger sa vie privée et familiale, à commencer par les quatre enfants qu'elle a eus avec François Hollande. "C'est difficile quand même de distinguer la vie privée et la vie politique et pourtant il faut le faire", a-t-elle insisté. "Dans la phase qui s'ouvre, qui est déjà un petit peu ouverte, c'est une préoccupation de tous les instants de protéger ma vie privée".

"Je comprends très bien que ce soit intéressant, que ce soit intriguant, c'est une situation qui n'est pas banale", a-t-elle glissé. "Mais en même temps je crois qu'il faut tenir bon sur la pudeur personnelle, la protection de ses enfants, de leur vie et la protection de la famille". AP
Yahoo.fr, actualités, AP | 01.07.06 | 16:36

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VISBY (Suède) (AFP) - Ségolène Royal vante le "modèle suédois" et recadre son image

Ségolène Royal la socialiste championne des sondages, a vanté mardi le "modèle suédois", à l'issue d'une visite de deux jours dans ce pays qui lui a permis de recadrer son image, alors que ses rivaux se plaisent à lui coller l'étiquette de "blairiste".

"Le modèle suédois est un modèle pour la France et pour de nombreux pays d'Europe. Nous aimerions réaliser ce qui est fait ici", a déclaré la présidente de Poitou-Charentes.

Elle a évoqué en particulier la synergie progrès social-compétitivité. "Les Suédois ont refusé de sacrifier le social à l'efficacité économique. Au contraire, ils ont fait du social la pierre angulaire de l'efficacité économique", a-t-elle ajouté après un entretien avec le Premier ministre suédois Göran Persson.

Mme Royal s'était entretenue lundi avec les dirigeants et responsables syndicaux du géant des télécoms Ericsson, près de Stockholm, qui sont cités en exemple pour la qualité de leurs relations sociales et de la concertation au sein de l'entreprise.

Mardi, elle a participé à un séminaire économique du Parti social-démocrate suédois, à Visby, dans l'île de Gotland.

"La deuxième chose que nous pouvons imiter, c'est le choix de l'excellence environnementale. Je souhaite que la France, comme la Suède, prépare dès maintenant l'après-pétrole, par les transports propres, par la protection des paysages", a-t-elle ajouté.

Il ne s'agit pas d'appliquer en France, les yeux fermés, les solutions trouvées en Suède, car les deux pays sont différents, a cependant expliqué la députée socialiste des Deux-Sèvres.

La Suède, qui combine un faible taux de chômage (environ 6 %), plus de 80 % d'adhésion syndicale, et un système performant de protection sociale, ne compte en effet que neuf millions d'habitants.

Au-delà de la découverte éclair d'un système social envié, Mme Royal a mis à profit cette visite pour recentrer son image de présidentiable potentielle.

Elle a montré aux médias qu'elle est prête à s'inspirer de ce "modèle suédois" qui reste une référence obligée pour tous les socialistes. Elle en a profité aussi pour dire son agacement à propos du procès en "blairisme" dont elle s'estime victime.

"J'entends bien le procès qu'on veut me faire sur le blairisme (...) je le dénonce", a-t-elle dit lundi, alors que plusieurs responsables socialistes lui reprochent d'avoir loué dans la presse britannique certains aspects de la politique de Tony Blair, qu'ils jugent trop libéral.

"Je ne suis pas proche de tel ou tel modèle. Il faut s'informer, et inventer le modèle social français", a-t-elle ajouté.

Sur cette terre socialiste et nordique, Ségolène Royal a enfin récolté des hommages propres à conforter une stature de candidate à l'Elysée.

"Très capable, très intelligente", "pleine de courage et de compassion", "très ambitieuse pour l'avenir de la France": en français ou en anglais, le président du Parti socialiste européen (PSE) et ancien Premier ministre danois Poul Nyrup Rasmussen ne tarissait pas d'éloges.

Quant au Premier ministre suédois, il s'est dit "convaincu" que Mme Royal ferait une bonne présidente de la République, même si "c'est aux Français de décider".
lacroix.com, 04/07/2006 16:04

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08 juillet 2006. Le Soir d'Algérie. Entretien réalisé par Khadidja Baba-Ahmed
François Hollande : "La colonisation appelle la plus ferme condamnation"

En visite aujourd’hui et demain en Algérie, sur invitation du FLN, François Hollande, le premier secrétaire du Parti socialiste, a bien voulu répondre aux questions du Soir d’Algérie.
Il explique à nos lecteurs le sens qu’il donne à cette visite et pourquoi précisément maintenant ; le type de relations qu’il compte entretenir avec l’Algérie, si le PS arrivait au pouvoir en 2007, le devenir du traité d’amitié algérofrançais, mis aujourd’hui sous le coude, et enfin comment le PS compte faire pour que les institutions françaises puissent être réellement représentatives de la France et avoir sa couleur et sa composante sociologique caractérisée par des origines et des cultures diverses.

Le Soir d’Algérie : Depuis de très longues années, l’Algérie a très peu fait partie des programmes de visite de la plus haute hiérarchie du PS. A quoi cela est-il dû ?

François Hollande : Depuis 30 ans, d’éminents dirigeants du Parti socialiste sont venus en Algérie. François Mitterrand, le premier, en 1976, pour rencontrer le président Boumediene.
Le président Chadli a reçu Lionel Jospin en 1987 et Pierre Mauroy en 1991.
Louis Mermaz, en juin 1992, est venu saluer le président Boudiaf avec un message de soutien du Parti socialiste français.
Et lorsque nous avons été au gouvernement de la France durant les années 1997/2002, les visites des ministres socialistes en Algérie ont été régulières. Mais je tenais à faire, comme premier secrétaire du Parti socialiste, le déplacement à la veille des échéances décisives de 2007 pour souligner la priorité que je porte au resserrement des liens entre nos deux pays.

Votre séjour en Algérie, Monsieur Hollande, précisément en ces jours de célébration de la fête de l’Indépendance, se veut-il un symbole ou alors la date de votre arrivée à Alger est un hasard du calendrier ?

J’ai voulu que ce moment corresponde à une volonté commune et puisse être utile. Le Parti socialiste peut demain avoir la responsabilité de la France. Il est donc significatif qu’il veuille rencontrer d’ores et déjà les principaux responsables des pouvoirs publics algériens, ainsi que les différents partis politiques algériens. Et j’y vois plusieurs raisons essentielles.
La France compte plus de trois millions de citoyens directement liés à l’Algérie par leurs racines familiales. Rien de ce qui se passe dans nos deux pays ne peut donc nous laisser indifférents. En outre, l’Algérie avec la France doivent jouer un rôle moteur dans le développement d’un partenariat euro-méditerranéen. Il n’y a donc dans ma visite, en ce mois de juillet où nos deux pays commémorent leurs fêtes nationales, aucun signe du hasard, mais un véritable choix politique.

Quelle est votre position sur ce qui fait débat aujourd’hui, pour ne pas dire plus, qui crée plus que des tensions dans les relations algéro- françaises, en l’occurrence la non-reconnaissance des dégâts causés par le colonialisme français.

Notre position est claire. La colonisation appelle la plus ferme condamnation : puisque c’est l’occupation par la force d’un pays par un autre et l’exploitation de ses ressources.
L’entreprise coloniale s’est faite au service d’une minorité de privilégiés.
Quant à la guerre d’Algérie, elle a été comme toute guerre, une tragédie. Et nous devons établir ce devoir de vérité, au nom même des victimes de cette histoire commune.
Cette reconnaissance des faits n’est pas, pour la France d’aujourd’hui, un exercice de mortification, mais au contraire une exigence de clarté pour apaiser les plaies du présent, mais surtout préparer l’avenir.

Pensez-vous que l’Algérie a raison, comme elle l’a encore fait par la voix de son président et par celle de plusieurs associations d’anciens moudjahidine, de trouver scandaleux qu’une telle loi ait été votée (même si l’article concerné a été abrogé), sachant qu’aujourd’hui en France, le retour des nostalgiques de l’Algérie française se manifeste avec force dans le paysage politique français ?

La loi de février 2005, votée par la majorité de droite, et notamment son article 4, n’a pas choqué que les Algériens. Elle a blessé nos compatriotes d’Outre-Mer et a suscité, chez nous, une vive émotion. Et pas seulement à gauche. Au point que Jacques Chirac a été conduit à retiré l’article, si controversé, qui «reconnaissait le caractère positif de la colonisation ».
Vous avez raison de souligner l’influence de l’extrême droite en France et la pression qu’elle exerce sur certains groupes. Mais, le peuple français, dans ses profondeurs, s’y refuse. Et c’est pourquoi il faut éviter tout amalgame et toute simplification. Et rappeler fortement ce qui est la réalité de l’histoire.

Dans votre livre le Devoir de Vérité, vous abordez résolument les questions liées à la colonisation, en Algérie notamment.
Vous prenez courageusement position pour que la France présente ses excuses pour son passé colonial et ses conséquences; dans quel cadre et à quelles conditions envisagez- vous de concrétiser et d'officialiser cette prise de position ?

J’ai voulu, au nom du Parti socialiste, condamner ce qui avait été de notre propre responsabilité, et notamment les décisions du gouvernement de Guy Mollet, il y a 50 ans, sur les pouvoirs spéciaux en Algérie. Le Parti socialiste est, certes, l’héritier lointain de la SFIO, mais il est aussi et surtout celui de tous les militants et dirigeants, anonymes ou reconnus, qui ont refusé la guerre coloniale et ont défendu le choix de l’indépendance algérienne.

Aujourd’hui, le retour sur notre histoire, dans le respect de nos deux peuples, est nécessaire si l’on veut préparer l’avenir. C’est en étant au clair sur le passé, et notamment sur la condamnation de l’entreprise coloniale, que l’on pourra associer la France et l’Algérie dans un véritable traité d’amitié. Sa préparation doit mobiliser nos deux sociétés, car sa portée dépassera largement le cadre de la relation d’Etat à Etat. Prenons le temps du débat et de l’échange.

Même si officiellement la campagne électorale en vue des présidentielles de 2007 n’est pas encore lancée, dans les faits, cette campagne est largement engagée. A droite, et comme pour faire oublier les mauvais résultats économiques et sociaux de leurs mandats, les axes de campagne des candidats déclarés ou candidats potentiels prennent pour thème central les aspects sécuritaires.
La gauche n’est pas en reste elle aussi, dans la mesure où un des ses candidats potentiels, en l’occurrence l’ancien Premier ministre, Lionel Jospin, vient de placer lui aussi ce thème comme devant être central de la campagne. Cela se justifie-t-il et n’est-ce pas la misère sociale, le chômage, les promesses non tenues et non pas les immigrés des banlieues qui font le lit de l’insécurité ?

L’insécurité n’est acceptable nulle part, et la violence jamais n’est excusable, surtout quand elle frappe nos concitoyens les plus fragiles et les plus modestes La gauche doit montrer que ses réponses sont à la fois plus efficaces et plus humaines, que celles mises en œuvre par la droite. Elle doit affirmer sa fermeté vis-à-vis de la délinquance, mais en même temps mettre en œuvre une politique globale de prévention, tout en luttant contre les causes sociales de la violence (les ghettos, la pauvreté, le chômage).
La flambée de violence dans les banlieues en 2005 comme l’augmentation des agressions sur les personnes confirment la gravité de la situation. La violence se développera si des solutions ne sont pas apportées sur le terrain de l’emploi, de la formation, de l’éducation et de la lutte contre toutes les discriminations. C’est l’un des principaux défis que nous aurons à relever si la gauche revient aux responsabilités en 2007.
Il ne s’agit pas là d’un problème de populations étrangères, mais d’un problème global qui concerne toute la nation. Il importe de ne pas stigmatiser ces quartiers car ils souffrent d’un abandon des politiques publiques depuis trop d’années. En outre, les populations qui y vivent portent en elles des potentialités importantes. Beaucoup d’élus de terrain peuvent témoigner des trésors d’intelligence, de combativité, de talents que l’on y trouve. Raison de plus, s’il en fallait, pour nous engager dans une politique d’envergure envers nos banlieues.

A propos justement de banlieue, votre parti est le premier à officialiser la désignation de ses candidats pour 2007, candidats qui seront enfin plus représentatifs de la société française ; en particulier vous avez investi Faouzi Lamdaoui à Argenteuil, là où M. Sarkozy a prononcé l’ignoble qualificatif de «racaille» des banlieues, quartier d'où sont ensuite parties les émeutes de novembre 2005. Quelle portée donnez-vous à cette désignation ? Quel message souhaitez-vous envoyer aux Français en général, ceux issus de l’immigration. Doit-on aussi y voir un message adressé plus spécifiquement aux Algériens eux-mêmes ?

J’ai pris l’engagement de favoriser au sein du Parti socialiste la représentation de la diversité de la société française. Cette volonté s’est traduite au moment des élections régionales et européennes et nous avons poursuivi cet effort à l’occasion des désignations aux législatives.
Dans plus de 20 circonscriptions, le Parti socialiste sera représenté par des candidats issus de l’immigration. C’est un message fort que je veux faire passer. Nous sommes tous citoyens français quelles que soient nos origines et l’Assemblée nationale comme les collectivités locales et territoriales, comme les partis, doivent être à l’image de la France. De toutes les couleurs et de toutes les origines.
Chacun doit pouvoir se sentir pleinement représenté dans la République. C’est un droit, mais il comporte aussi des devoirs. Je compte sur cette nouvelle génération pour promouvoir les valeurs de fraternité, de liberté, d’égalité et de laïcité.

Vous venez accompagné, entre autres, de députés ou responsables du PS d’origine algérienne. Qu’apportent ces responsables au PS et que fait le parti pour que la représentation de la communauté issue de l’immigration soit plus fortement représentée dans les institutions ?

Nous comptons déjà dans nos rangs de nombreux élus dans les conseils municipaux, dans les conseils généraux et dans les conseils régionaux d’origine maghrébine. Ces élus ont été désignés par les militants socialistes, puis choisis par la majorité des électeurs. Ils ont donc une parfaite légitimité démocratique.
Bariza Khiari est sénatrice, Kader Arif est député européen et exerce depuis longtemps des responsabilités éminentes au sein du Parti socialiste et Faouzi Lamdaoui avec d’autres de ses camarades originaires du Maghreb ont été désignés comme candidats aux prochaines élections législatives.
On regarde toujours les sportifs, bien sûr — et comment ne pas penser en ce moment au plus illustre d’entre eux, Zinédine Zidane — et les chanteurs ou les artistes; mais, on devrait aussi regarder les enseignants (de l’instituteur à l’universitaire), les fonctionnaires, les médecins, les journalistes, les ingénieurs, les chefs d’entreprise, les cadres de l’administration territoriale…
Bref, tous les secteurs de la vie économique, sociale, culturelle où les Français de toute origine font chaque fois la preuve de leurs compétences. Et pourtant, on peine, malheureusement, à refléter fidèlement la composition sociale dans la réalité politique : les ouvriers, les femmes, les citoyens représentant la diversité ont toujours été sous-représentés et le Parti socialiste a le devoir d’inverser ce mouvement.
Nous n’arrêterons pas nos efforts, car il y va de la vitalité de notre démocratie et de notre cohésion sociale. La France est belle de tous ses talents.

A propos toujours d’immigration, jamais la France n’a connu, comme actuellement sous la droite, autant de structures qui ont officiellement pour charge soit une meilleure intégration, soit la lutte contre l’exclusion, contre le racisme et l’accès à l’emploi sans discrimination… Mais les Français d’origine étrangère ou les immigrés ne sont plus dupes, ils apprennent chaque jour qu’en France l’intégration, la lutte contre les discriminations, etc. sont en régression. Que propose le Parti socialiste dans son programme, pour avancer dans ce domaine et faire en sorte que les institutions françaises soient à l’image de la composante sociologique de la France ?

La France aujourd’hui souffre de trop d’inégalités. Mais son modèle républicain est lui aussi en difficulté. Il peine à répondre à l’aspiration légitime de la réussite pour tous. Dans ce contexte de chômage de masse, s’ajoutent pour certains de nos concitoyens des discriminations qui sont inacceptables. C’est pourquoi dans le projet socialiste nous mettons l’accent sur deux piliers essentiels du pacte républicain.
L’éducation d’abord, car sans formation qualifiante, de nombreux jeunes ne peuvent plus se projeter dans l’avenir. Il s’agit aussi de lutter contre les discriminations, en sortant les banlieues de la logique de ghettos dans laquelle elles sont enfermées, et en permettant à chaque citoyen d’accéder à un emploi, un logement et une promotion professionnelle en fonction de ses seules qualités et sans subir de discriminations liées à ses origines ou à son lieu de résidence.

Le projet de traité d’amitié entre l’Algérie et la France est aujourd’hui dans les oubliettes. Qu’est-ce qui, selon vous, l’a fait capoter ? Dans le cas de victoire du PS aux prochaines présidentielles, que ferait votre parti de ce projet de traité et plus généralement comment envisageriez- vous les relations avec l’Algérie ?

Cette idée d’un partenariat exceptionnel entre la France et l’Algérie a été évoquée pour la première fois lors de la visite du président Bouteflika à Paris en juin 2000. Le gouvernement de Lionel Jospin comme le président Chirac y ont aussitôt consenti et leur travail sur le texte s’est largement avancé du côté algérien comme du côté français.
Ce qui y manque, c’est la volonté politique et la confiance durable. Aujourd’hui, à mon grand regret, et alors que la coopération franco-algérienne a rarement aussi bien fonctionné, des problèmes importants liés à l’Histoire et à la mémoire viennent jeter une ombre sur ce projet et freinent un processus prometteur.
Si le peuple français nous rappelle en 2007 aux responsabilités, je peux vous assurer que nous reprendrons, de manière sereine et claire, cette démarche visant à établir durablement notre amitié garante d’une relation sincère et forte entre nos deux peuples.
lesoird'algerie.com, K. B.-A., samedi 8 juillet 2006

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AP | 13.07.06 | 14:24 Zidane défend "farouchement les valeurs auxquelles il croit profondément", selon Ségolène royal

NANTES (AP) -- Ségolène Royal a rendu hommage jeudi à Zinédine Zidane en saluant "sa capacité à défendre farouchement les valeurs auxquelles il croit profondément et en particulier le respect dû à sa mère et le respect dû à sa soeur".

Au lendemain de l'intervention télévisée de Zidane qui s'est expliqué sur le coup de tête donné au défenseur italien Marco Materazzi en finale de la Coupe du monde, qui aurait insulté la mère et la soeur du joueur, Mme Royal a dit avoir "trouvé un homme d'une grande intensité et d'une grande densité".

"Il a fait preuve d'un souci éducatif avec un mot de regret à l'égard du spectacle de la violence donné aux plus jeunes. Il s'est excusé pour cette partie là", a poursuivi la présidente de la région Poitou-Charentes et "il a aussi appelé à réformer les règles du sport international car les coups psychologiques sont parfois plus difficiles que les coups physiques". AP
Yahoo.fr, actualités, AP | 13.07.06 | 14:24

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27.07.06 | 18:05 Cent cinquante euros avec sursis pour l'entarteur de Ségolène Royal

BORDEAUX (AP) -- Jonathan Joly, cet étudiant de 22 ans qui avait entarté Ségolène Royal le 16 juin, a été condamné jeudi par le tribunal correctionnel de La Rochelle (Charente-Maritime) à 150 euros d'amende avec sursis, a-t-on appris auprès de son avocat, Me Yves Duson. La condamnation ne sera pas portée à son casier judiciaire.
Le procureur Philippe Darphin avait requis 105 heures de travaux d'intérêt général et 60 jours-amende.

"Les juges ont pris cette décision bienveillante parce qu'ils ont compris qu'il n'avait pas l'intention de blesser, et qu'il s'agit d'un primo-délinquant. D'une certaine façon, il a atteint son but puisque Ségolène Royal lui propose de travailler auprès d'élus.
D'inaccessible, elle est devenue accessible", a commenté l'avocat en précisant que le jeune homme est déjà salarié à temps partiel de la municipalité de La Rochelle et qu'il travaille dans une association durant l'été.

Le 16 juin, Jonathan Joly avait jeté un fraisier au visage de la présidente de la région Poitou-Charentes, touchant également le maire de La Rochelle, Maxime Bono. Tous deux avaient porté plainte contre le jeune homme.

Ségolène Royal avait précisé mercredi dans un communiqué que sa plainte avait "une visée éducative", mais qu'elle ne se portait pas partie civile. Elle se disait aussi prête à retirer sa plainte si "la personne s'engage à ne plus agresser qui que ce soit et à s'excuser à l'audience". Et de souhaiter "que ce jeune adulte prenne conscience de la gravité de ses actes répétés et de la nécessité de s'intégrer positivement dans la vie en cessant toute forme de violence".

Par ailleurs, a-t-elle ajouté, la région Poitou-Charentes "lui propose un emploi rémunéré pour qu'il se rende compte du travail important que réalisent les élus et les services publics". Selon Me Duson, Jonathan Joly "n'a rien contre cette proposition". AP
lenouvelobs.com,

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dimanche 30 juillet 2006, 22h57 Liban: Ségolène Royal appelle à des pressions sur les Etats-Unis

PARIS (AFP) - Ségolène Royal a appelé dimanche les Nations unies et l'Europe à faire "pression pour que les Etats-Unis changent d'attitude" sur la question du Proche-Orient, jugeant après le bombardement de Cana (Liban sud) par Israël que "la situation est très grave".

"Aujourd'hui, il y a un risque d'escalade. Il y a des populations qui ont soif de paix durable des deux côtés. Il est temps que la communauté internationale fasse pression pour l'arrêt des hostilités militaires", a déclaré sur LCI la championne des sondages chez les socialistes pour la présidentielle.

Pour Mme Royal, "la France aujourd'hui a une juste position, équilibrée, mais il faut aller plus loin, c'est à dire qu'au Conseil de sécurité, les Nations unies et l'Europe fassent pression pour que les Etats-Unis changent d'attitude".

"Il faut que les Etats-Unis cessent de s'opposer au dialogue avec l'ensemble de ceux qu'ils considèrent comme des adversaires", a-t-elle ajouté.
Yahoo.fr, actualités, dimanche 30 juillet 2006, 22h57

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Le vendredi 11 août 2006 Ségolène Royal en bikini, une première dans la presse française
Ségolène Royal est la candidate favorite de la gauche pour la présidentielle française de 2007.

Des photos volées de Ségolène Royal montrant la favorite des sondages à gauche pour la présidentielle de 2007 en bikini ont été publiées cette semaine dans la presse française, une première dans un pays où le phénomène «people» gagne peu à peu la classe politique.

L'hebdomadaire VSD a publié sur la même page de Une des photos de son rival de droite, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, torse nu en plein footing avec ses gardes du corps sur une plage d'Arcachon. En titrant juste sous les photos: «Duel au soleil».
Dans VSD comme dans Closer, l'autre magazine «people» à avoir édité la série de Ségolène Royal, montrée en famille sur une plage de la Côte d'Azur, le ton reste élogieux: «Et dire qu'elle a 53 ans!» et qu'elle a eu quatre enfants, s'enthousiasme Closer, pendant que VSD parle de sa «silhouette de sirène»".

D'habitude, les photos de «people» en maillot de bain qui s'étalent dans la presse concernent des personnalités du show-biz. On avait cependant déjà vu l'été dernier des photos (posées) du Premier ministre Dominique de Villepin sortant des flots sur une plage de la côte atlantique.

Spécialiste de communication politique, le chercheur Dominique Wolton, s'inquiète de ce qu'il considère comme une «dérive» de la presse française. Interrogé par l'AFP, il s'insurge que les médias français se fassent «complices de cette pipolisation des politiques» même s'ils sont encore «"loin de la presse de caniveau» britannique.
«Que Ségolène Royal soit en maillot de bain, ce n'est pas une déclaration politique», fait valoir Dominique Wolton.

Pendant longtemps, étaler la vie privée des personnalités politiques et de leurs proches relevait quasiment du tabou en France. Liaisons extra-conjugales, enfants «illégitimes»: ces sujets, s'ils étaient parfois connus, n'étaient pas abordés. De nombreux journalistes politiques connaissaient ainsi l'existence de la fille cachée de l'ex-président socialiste François Mitterrand, Mazarine, mais l'ont longtemps tue.
Aujourd'hui, «il y a un intérêt décuplé de la part du grand public» pour les politiques, plaide le rédacteur en chef délégué de VSD, Marc Dolisi.

Le marché de la presse people a explosé ces dernières années en France, avec une demi-douzaine de titres tirant chacun à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires, malgré la menace de sanctions judiciaires élevées pour atteinte à la vie privée.
«Ségolène Royal comme Nicolas Sarkozy n'ont pas hésité à user de leurs vies privées dans des mises en scène. Ils sont eux-mêmes sortis du cadre», assure Marc Dolisi.
De fait, les deux aspirants à la présidence du pays misent tous deux sur une campagne médiatique très centrée sur leur personnalité.

Dès 1992, alors qu'elle était ministre de l'Environnement, Ségolène Royal avait posé pour la presse après avoir accouché, s'affichant avec sa dernière née en Une du quotidien populaire France-Soir.

Plus récemment, les médias ont couvert de près les déboires de Nicolas Sarkozy et de son épouse Cécilia, dont il a été un temps séparé, un sujet qu'il évoque d'ailleurs ouvertement dans son livre, Témoignage, devenu un best-seller de l'été.

Ségolène Royal a fait savoir qu'elle ne porterait pas plainte. Selon son entourage, elle n'a pas apprécié les clichés d'elle à la plage, reproduits ensuite dans d'autres journaux, mais «ne veut pas donner à ce fait plus d'importance qu'il n'en a».

Les médias anglo-saxons ont consacré plusieurs articles à ces photos de Ségolène Royal, y voyant un épisode significatif de la bataille présidentielle qui s'annonce avec Nicolas Sarkozy.
cyberpresse.ca, Le vendredi 11 août 2006, Audrey Kauffman

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(18 août 2006) Royal, cambriolée et fâchée... contre Sarko
La candidate à l'investiture socialiste souhaitait garder l'information «confidentielle». Elle reproche au ministère de l'Intérieur de l'avoir divulgué au «Figaro».
Le ministère dément.

C’est un retour de vacances un peu mouvementé pour Ségolène Royal et François Hollande. Selon le Figaro de ce matin, leur appartement de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) a été «visité par des cambrioleurs», «des bijoux pourraient avoir été dérobés» et Ségolène Royal «a fait savoir aux autorités de police qu’elle déposerait plainte». Le journal écrit que «le cabinet du ministre de l’Intérieur suit de près ce dossier considéré comme sensible eu égard à la personnalité des victimes».

Réagissant à cet article, Ségolène Royal a confirmé qu’elle avait en effet constaté une «intrusion» dans son appartement jeudi soir, à son retour de vacances. Mais elle précise qu’«il ne s’agit pas d’un cambriolage, mais d’une intrusion et de la fouille intégrale de [son] domicile où rien n’a été volé. Tout a été retourné, les placards ont été vidés». La candidate à l’investiture socialiste pour la présidentielle a «fait vérifier la sécurisation de ses lignes téléphoniques», laissant entendre qu’il pourrait s’agir d’autre chose que d’un simple forfait crapuleux. Surtout, Royal a reproché au ministère de l’Intérieur d’avoir diffusé cette information qu’elle voulait garder «confidentielle».

L’Intérieur était forcément au courant de cette affaire: tous les incidents touchant des personnalités remontent au cabinet de Sarkozy. Mais le ministère a immédiatement affirmé qu’«aucune information à caractère confidentiel concernant une éventuelle intrusion» du domicile de Royal «a été divulguée par ses services ou le cabinet du ministre d’Etat».

La présidente de Poitou-Charentes n’a «pas porté plainte», mais dit avoir «fait un signalement au commissariat (de Boulogne) en demandant que l’incident reste confidentiel». Le parquet de Nanterre a désigné hier la police judiciaire des Hauts-de-Seine pour mener une enquête préliminaire. Selon l’AFP, citant une source judiciaire, «rien ne permet de penser que le ou les intrus avaient une idée particulière en liaison avec les occupants» du lieu. Il(s) serai(en)t «entré(s) en fracturant une fenêtre de l’arrière de l’appartement situé en rez-de-chaussée».
Par Guillemette ECHALIER, LIBERATION.FR : Vendredi 18 août 2006 - 14:12

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samedi 19 aout 2006, 20h07 L'évacuation du squat de Cachan est "inacceptable", pour Ségolène Royal

DIJON (AP) - Ségolène Royal a estimé samedi que l'évacuation du squat de Cachan cette semaine s'était faite "au mépris de la dignité humaine". La candidate à l'investiture socialiste pour la présidentielle a reproché au gouvernement de ne pas assumer "ses responsabilités en matière de relogement".
"Organiser des mises en scène d'évacuation avec des caméras, au mépris de la dignité humaine, je pense que c'est inacceptable et que ça ne fait pas grandir la France", a fustigé Ségolène Royal lors d'une conférence de presse à Dijon, après avoir rencontré le président du conseil régional de Bourgogne François Patriat.
"Ça fait deux ans que le problème se pose, deux ans que le gouvernement n'assume pas ses responsabilités en matière de relogement", a dénoncé l'ancienne ministre déléguée à la Famille.
"Traiter de cette façon-là des personnes, des hommes et des femmes, qui ont droit au respect des principes humains, je pense que c'est inadmissible", a ajouté Ségolène Royal.

Jeudi matin, les CRS ont évacué 508 résidents (367 adultes et 141 enfants) de l'ancienne résidence universitaire de Cachan (Val-de-Marne), considérée comme le plus grand squat de France. La préfecture a expliqué que le bâtiment présentait des risques d'incendie.

Elle a proposé des hébergements temporaires aux familles expulsées, dont beaucoup sont d'origine africaine. Plus de 200 personnes ont accepté d'aller dormir à l'hôtel.
Mais les autres ont préféré camper ensemble devant le squat pour exiger un relogement durable et la régularisation de ceux qui sont sans-papiers. Vendredi soir, la police a délogé les campeurs, qui ont pu passer la nuit suivante dans un gymnase de Cachan. AP
Yahoo.fr, actualités, samedi 19 aout 2006, 20h07

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Dimanche 20 août 2006 - 20:16 Ségolène Royal invoque Mitterrand pour rassembler

FRANGY-EN-BRESSE (Saône-et-Loire) - A huit mois de l'élection présidentielle, Ségolène Royal a donné le coup d'envoi de la rentrée politique en lançant un appel au rassemblement tous ceux qui "veulent que ça change".

Devant plus de 2.000 personnes rassemblées à Frangy-en-Bresse, la présidente de Poitou-Charentes s'est attachée à passer du costume de "présidentiable" à celui de future présidente.

Les désordres économiques et le déficit démocratique "sont le produit de la brutalité de la droite, de son inertie, de la confiscation du pouvoir contre lesquels nous nous apprêtons à mener une bataille décisive", a-t-elle dit. "Oui, il faut battre la droite pour redresser le pays".

"Si je suis en situation", "ce que je vous propose", a scandé Ségolène Royal tout au long de son discours de rentrée d'une cinquantaine de minutes récapitulant ses idées égrénées au printemps - "République du respect", "ordre juste", "intelligence des territoires" et "désir d'avenir".

Après ses propositions sur la sécurité ou les 35h qui ont pu surprendre une partie de l'électorat socialiste au début de l'année, elle a défendu une ligne plus clairement à gauche, fustigeant une droite "qui n'a plus de boussole", organise une "société du précariat" et "détruit la valeur travail".

Au coeur de la Bourgogne, elle s'est posée en héritière de François Mitterrand, qui prônait l'unité des socialistes, élément clé pour rassembler d'abord la gauche, puis le pays.

"Les socialistes semblent toujours rechigner à faire bloc mais finissent par serrer les rangs", a-t-elle assuré à l'orée de la campagne interne pour l'investiture présidentielle du PS, face, pour le moment, à trois candidats déclarés.

Les candidatures officielles doivent être déposées avant le 3 octobre, dans la perspective d'un vote des militants mi-novembre.

Avant la traditionnelle université d'été du PS, à La Rochelle, la semaine prochaine, Ségolène Royal a enjoint les socialistes de "prendre avec philosophie les débats qui (les) animent".

"LA BATAILLE SERA RUDE MAIS EXALTANTE"

"Au fond, ce qui nous rassemble est bien plus fort que ce qui nous sépare", a-t-elle insisté en plein fief d'Arnaud Montebourg, ancien partisan du "non" à la Constitution européenne alors qu'elle militait pour le "oui".

"J'entends dire, ça et là, qu'il faudrait pour diriger la France une expérience que très peu possèdent ici bas", a-t-elle poursuivi, répondant indirectement à ses concurrents socialistes qui la jugent pas assez armée pour la fonction présidentielle.

"Je sais surtout que ce qui compte, c'est la capacité à mobiliser l'expérience collective de toutes les volontés et de tous les talents d'un pays qui puise sa richesse dans sa diversité", a-t-elle insisté.

Face à la droite, "la bataille sera rude mais exaltante. Je lance ici à Frangy un appel au rassemblement de toutes celles et toux ceux qui veulent que ça change et que la France se redresse. Avec vous, j'ai confiance", a-t-elle lancé aux invités de la Fête de la rose réunis dans un stade de football sous un ciel orageux.

En pleine polémique sur les enfants d'immigrés sans papiers, Ségolène Royal est sortie de son discours - pour la première fois distribué aux journalistes - pour fustiger le concept d'immigration choisie prôné par Nicolas Sarkozy.

Après avoir "pillé les matières premières" des pays en voie de développement, le ministre de l'Intérieur organise aujourd'hui à ses yeux "le pillage de la matière grise".

"L'utopie réalisable" du XXIe siècle, "c'est que les pays pauvres, notamment l'Afrique, sortent de la misère grâce au co-développement. C'est là que se situe la vraie réponse au problème des migrations", a-t-elle estimé.

Apanage essentiel de tout candidat présidentiel, elle a consacré une partie de son discours à la politique étrangère "trop longtemps confisquée par quelques experts" en France.

Dans un monde "instable et dangereux, il faudra être "réalistes mais créatifs pour faire preuve de sang-froid et préférer le pouvoir de convaincre à l'étalage de l'arrogance" du président américain George Bush, a-t-elle dit. "La France n'a pas le droit de jouer un rôle effacé".
Yahoo.fr, actualités, REUTERS : Dimanche 20 août 2006 - 20:16 par Laure Bretton

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Jeudi 15 Juin 2006 Sophie Bouchet-Petersen ( bio express), du trotskisme à Ségolène Royal

Tête chercheuse politique, rabatteuse d'intellectuels, trotskiste convertie à la réforme, féministe à la gouaille peu commune, irrésistiblement sympathique. Voici Sophie Bouchet-Petersen, la conseillère spéciale de Ségolène Royal.
Plus spéciale que conseillère, étant entendu, dit-elle, que "les conseillers autoproclamés c'est une race haïssable". Elle préfère se présenter comme celle qui "donne des billes à une vraie patronne".
Et précise : "Ce que je kiffe dans ma vie, c'est que les choses auxquelles je crois avancent." Au service des autres, toujours. Et de Mme Royal en particulier, qui lui interdit de dire des "gros mots".

Dans l'ombre de la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes, Mme Bouchet-Petersen, 57 ans, s'investit sans retenue pour imposer la candidate à l'investiture du PS, "seule chance pour la gauche de battre Sarko".
Elle engloutit, comme à son habitude, des kilos de livres pour comprendre la société française, noircit des notes pour les discours, met son expérience en pratique. Le budget participatif des lycées, mis en place dans le laboratoire poitevin de Mme Royal, c'est son oeuvre, rapportée d'un voyage en 2001 à Porto Alegre, royaume altermondialiste.
"J'ai toujours marché sur deux pattes, j'aime le terrain et j'aime le pouvoir qui permet de transformer les choses. Au début, je pensais être tiraillée par une contradiction, aujourd'hui je me dis qu'avec "Ségo", je recolle les morceaux."

Il faut assembler le puzzle. Et quel puzzle ! Au départ, une petite fille passionnée de latin et de grec, bien née dans une famille catholique et gaulliste. Le père, mi-pied noir, mi-danois, est chef de grande entreprise ; la mère, italo-provençale, autorise Sartre et Camus alors que le reste de la famille subit l'influence de l'OAS.

De ses parents, Sophie Petersen extrait des "valeurs" : "le courage, la grandeur de la France, une certaine forme de modernité". Il ne manque personne pour lui rappeler ses origines bourgeoises, pas même Ségolène Royal, qui lui envoie, un jour de discussion du budget régional, un cuisant : "Tu ne sais pas ce que c'est d'être à 2 ou 3 francs près !"

A 16 ans et demi, en 1966, Sophie Petersen traverse le 16e arrondissement pour s'inscrire à la fac de Nanterre et longe des bidonvilles avec le sentiment qu'"on ne (lui) a pas tout dit". Elle découvre l'extrême gauche.
"Fallait alors vraiment avoir la vue basse pour ne pas tomber dans ce bouillonnement." Mais rejette les maos et les lambertos de l'OCI - dont fit partie Lionel Jospin. Trente minutes d'AG coincée sur un banc d'amphi entre deux de ses leaders, dont le futur producteur Jacques Kirsner, alias Charles Berg, l'ont convaincue "de leur machisme et de leur dogmatisme".
"Ces gars-là m'ont parlé de leurs mensurations sexuelles. Je l'ai vécu comme une violence sur le dos d'une petite oie." Il lui en reste quelque chose : "Je me marre aujourd'hui quand j'observe au PS des réflexes lambertistes récurrents. Ce sont des cultures dogmatiques d'appareil et de manipulation d'appareil."

Ce sera donc, entraînée par Daniel Bensaïd, la Jeunesse communiste révolutionnaire (JCR), ancêtre de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), pour son "ouverture au monde, son rapport à l'histoire et en même temps sa modernité". Mme Bouchet-Petersen s'engage à fond sous le pseudonyme de Sarah, se lie d'amitié avec la future sociologue Nicole Lapierre et entre à Rouge, la publication de la LCR, comme claviste.

Membre de la cellule Renault-Billancourt, elle passe cinq ans à distribuer le quotidien trotskiste, à l'aube, aux portes de l'usine. Elle entre au comité central de l'organisation, dont Alain Krivine est le porte-parole, et qu'elle quittera en 1978, après y avoir passé onze ans. Durant cette période, elle se marie avec Dominique Bouchet, le maquettiste du journal, alors que sa génération envoie promener le rituel bourgeois.
"C'était la seule façon de l'imposer à ma famille", justifie-t-elle. Le couple vit en communauté avec Denis Pingaud, journaliste à Rouge, et sa compagne dans une maison de Vincennes. Les enfants naissent. Des jumeaux, Jonathan et Rebecca, pour les Bouchet-Petersen.

Puis tous s'éloignent de la LCR d'un même mouvement, sur la pointe des pieds. Aujourd'hui directeur de stratégie chez Euro-RSCG, M. Pingaud conseille Laurent Fabius. "Pour les ex de la LCR, la dégénérescence s'arrête au PS", éclate de rire son amie, qui a pris sa carte en 1993.
"Personne ne peut la détester, s'amuse M. Pingaud. C'est une fille entière, qui possède une très forte intelligence de la société. Nous avons eu des débats sur le voile. Elle était contre la loi, sans angélisme. C'est la première qui m'a aidé à penser au voile comme revendication d'identité."
Mme Bouchet-Petersen a pourtant toujours été féministe. A partir de 1974, elle est de toutes les manifs. Elle envahit L'Express pour protester contre sa couverture sur le film Histoire d'O et barbouille de rouge à lèvres le bureau de Jean-Jacques Servan-Schreiber, un fouet à la main. "Jubilatoire !"

C'est dans l'armée des conseillers de François Mitterrand qu'elle rencontre "Ségo" en 1983. Recrutée pour s'occuper des PME en difficulté, elle fait partie du comité de restructuration industrielle piloté par Alain Boublil, futur directeur du cabinet de Pierre Bérégovoy et qui sera condamné dans l'affaire Pechiney.
"Je n'ai pas eu à m'en plaindre. Je n'ai aucune raison de cracher dans la soupe", dit-elle. En 1988, elle devient conseillère culturelle du président - "un grand bonhomme".

Juste avant 1993, elle est recasée au Conseil d'Etat. Elle n'y reste pas deux ans, se lance dans une nouvelle aventure, l'association Droit de cité, chargée d'animer des réseaux de quartier. Cinq ans à sillonner les banlieues dans un bus, des nuits passées dans les dortoirs de LEP ou les hôtels Formule 1.
Son couple n'y survit pas. Les résultats de l'association sont mitigés. Et c'est fauchée qu'elle atterrit en 1999 au cabinet de Mme Royal, alors ministre de l'enseignement scolaire, puis ministre déléguée à la famille et à l'enfance. Elle combat "les ancêtres du déclinisme et les apôtres du tout-fout-le-camp" pour fonder "une politique de gauche de la famille". Se dit "fière" des luttes contre le bizutage et de l'institution de la journée de préparation à la défense "pour les filles aussi".

Entre les deux femmes, "pas de désaccord", même si elles appréhendent "les problèmes par des rampes différentes". Puis elle s'en va encore voir ailleurs, au ministère de l'outre-mer. Axel Urgin, directeur du cabinet de Christian Paul, qui ne l'avait pas choisie, se souvient de l'avoir très mal accueillie.
"Un soir, je lui balance : "Jospin va à la Réunion, je veux un discours demain à huit heures"." A l'heure dite, il trouve "Sophie étendue les bras en croix sur la moquette". Le discours est prêt. "C'était tout simplement brillantissime, tellement que les technos de Matignon l'ont transformé en jargon."

Ce talent, elle l'emploie depuis deux ans à conseiller Mme Royal, d'abord au conseil régional Poitou-Charentes, puis dans son équipe de campagne, où elle a participé au lancement de son site Internet Désirs d'avenir. "Je suis faite pour servir."
Isabelle Mandraud, lemonde.com, Article paru dans l'édition du 11.05.06

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Bio Express

1949 Naissance à Marseille
1967 S'engage à l'extrême gauche
1983 Conseillère de François Mitterrand
1992 Nommée au Conseil d'Etat (tour politique)
1993 Adhère au PS
1999 Rejoint Ségolène Royal au ministère de l'enseignement scolaire.
2005 Conseillère spéciale de Mme Royal à la région Poitou-Charentes

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30.08.06 | 17:09 Campagne 2007 : Royal lance son état-major

Arnaud Montebourg tiendra le rôle de porte-parole de cet état-major mis en place en vue de la présidentielle.

La probable candidate à l'investiture socialiste Ségolène Royal a annoncé mercredi 30 août la formation d'un état-major de campagne en vue de l'élection présidentielle de 2007, avec notamment comme porte-parole Arnaud Montebourg. "Le débat monte, donc on s'organise", a ainsi déclaré la députée PS.

Ségolène Royal a également précisé qu'il y aurait deux autres porte-parole, le député Jean-Louis Bianco, ancien ministre et ancien secrétaire général de l'Elysée, et le député européen Gilles Savary.

Cette "organisation", a-t-elle ajouté, comprendra "un conseil politique" d'une cinquantaine d'élus, environ 220 "personnes ressources" (syndicalistes, entrepreneurs, acteurs divers de la société civile) rassemblées en groupes de travail, et l'équipe d'animation (environ 40 personnes) de son site internet "désirs d'avenir".

La favorite socialiste des sondages a refusé d'annoncer officiellement ce mercredi sa candidature à l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2007, ajoutant: "Je respecte les dates".
Les candidatures pour la "primaire" socialistes seront ouvertes entre le 28 septembre et le 3 octobre.
Les militants socialistes sont appelés à voter le 16 novembre, et éventuellement le 23 s'il y a un deuxième tour.

Face au critiques, l'accent est mis sur le débat

La favorite socialiste des sondages n'a néanmoins toujours pas annoncer officiellement ce mercredi sa candidature à l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2007, déclarant: "Je respecte les dates". Le "conseil politique" sera animé par le député de la Nièvre Gaëtan Gorce, Christophe Caresche, député et adjoint au maire de Paris, et Eugène Caselli, premier secrétaire de la fédération des Bouches-du-Rhône.

Face aux critiques qui lui ont été adressées pendant l'Université d'été du PS à La Rochelle de fuir le débat avec les militants, Ségolène Royal a annoncé également qu'elle organiserait désormais les réunions publiques de la manière suivante: "un temps de discours et un temps de débat" avec l'assistance.
Elle inaugurera cette nouvelle formule dès dimanche à Florac (Lozère) et se rendra prochainement dans la Vienne, le Finistère, l'Ariège et le Lot.
NOUVELOBS.COM | 30.08.06 | 17:09

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mardi 5 septembre 2006, 20h53 Carte scolaire: salve de critiques contre Ségolène Royal

PARIS (AFP) - La mise en cause dimanche par Ségolène Royal de la carte scolaire a provoqué une salve de critiques au Bureau national du Parti socialiste réuni mardi soir, a-t-on appris auprès de participants.

Le premier secrétaire François Hollande, selon le porte-parole Julien Dray, est intervenu d'emblée pour rappeler que "dans le projet socialiste, il n'est pas question et il ne peut être question de supprimer la carte scolaire", qui oblige les familles à scolariser leurs enfants dans un établissement proche de leur domicile.

Mais, selon M. Hollande, "il y a un problème de contournement, que personne ne peut nier, de mouvement vers l'école privée", et c'est pourquoi "le projet socialiste dit que la carte scolaire doit permettre une mixité efficace et réelle".

A Montpellier, Ségolène Royal avait proposé de "desserrer la contrainte de la carte scolaire", estimant même que "l'idéal" serait de la supprimer car, en dépit de ce dispositif, "il n'y a plus de mixité sociale".

Un proche de Dominique Strauss-Kahn a vu dans la prise de position de M. Hollande "une condamnation implicite de la position de Ségolène Royal".

Contrairement à l'habitude, l'intervention du numéro un socialiste n'a pas clos le débat, qui s'est déroulé dans une ambiance "très tendue", selon un témoin, "pathétique" selon un autre.

La secrétaire nationale à l'éducation Claude Roiron (courant Fabius) a remis la discussion sur le tapis après avoir fait le point de la rentrée scolaire, tout comme Yves Durand (proche de Martine Aubry), ex-secrétaire national pour ce secteur.

La mise en cause de la carte scolaire crée "la confusion" avec la droite, a expliqué Mme Roiron, en faisant comprendre qu'elle n'intervenait pas au nom de M. Fabius ("je suis simplement socialiste", a-t-elle dit).

Proche de Ségolène Royal, Delphine Batho a tenté d'argumenter que l'école connaissait déjà "une ghettoïsation sans précédent", qu'il fallait "ouvrir ce débat" et ne pas "jeter l'anathème". Elle a été interrompue par François Lamy, proche de Mme Aubry.

M. Hollande a repris la parole, pour affirmer, selon un jospiniste, que "certains, et mêmes certaines, doivent savoir qu'ils ne portent pas la position du parti". Une allusion évidente à Mme Royal.

Lionel Jospin s'était déclaré, la veille, "surpris" par les propos de la candidate officieuse à l'investiture pour 2007.

A Marie-Noëlle Lienemann, préoccupée que la position du premier secrétaire soit connue à l'extérieur du parti, il a répliqué, selon la même source, que "s'il doit y avoir des comptes à demander, il s'ouvre une phase où les militants pourront s'exprimer". Il faisait référence à la campagne interne pour la désignation du candidat socialiste.
Yahoo.fr, actualités, mardi 5 septembre 2006, 20h53

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06.09.06 | 22:06 Laurent Fabius est "radicalement opposé" à la suppression de la carte scolaire évoquée par Ségolène Royal

PARIS (AP) -- "Je suis radicalement en opposition avec cette mesure", a déclaré mercredi le candidat à l'investiture socialiste Laurent Fabius, en réponse à la proposition de Ségolène Royal de réformer, voire de supprimer la carte scolaire.

"Dire qu'on veut casser l'objectif de mixité sociale et d'égalité républicaine, ça je ne suis pas d'accord", a expliqué Laurent Fabius sur France 2, estimant qu'une telle mesure serait "en contradiction totale" avec le projet socialiste.

"Je ne dis pas que la carte scolaire soit parfaite, et il existe aujourd'hui des manières d'améliorer les choses", a-t-il concédé, mais "les problèmes qui se posent ici ou là, il faut les prendre un par un", a-t-il préconisé, proposant d'octroyer "plus de moyens" aux établissements en difficulté.

Laurent Fabius a énuméré les points de désaccord qui l'opposent à Ségolène Royal, citant "les questions de laïcité", "la perspective européenne" (l'ancien Premier ministre avait voté Non au référendum sur le traité constitutionnel européen), l'augmentation du SMIC et, dernièrement donc, la carte scolaire. Mais "il y a énormément de points sur lesquels nous sommes d'accord les uns et les autres", a-t-il nuancé.

"Le rassemblement est indispensable, mais sur la base d'un débat (...), on ne peut pas dire avant de commencer à débattre 'les sondages l'ont désignée"', a-t-il ajouté. De son côté, le sénateur de l'Essonne Jean-Luc Mélenchon, soutien déclaré de Laurent Fabius dans la course à l'investiture socialiste, s'est montré plus virulent, estimant que la suppression de la carte scolaire "serait une catastrophe".

"La question de la carte scolaire est historiquement à gauche une question extrêmement délimitante par rapport à la droite", a-t-il indiqué sur Public Sénat, rappelant que "la première proposition de suppression, qui a été faite dans les années 80, c'était par le Front National".

Gilles Savary, l'un des porte-parole de Ségolène Royal, a pour sa part volé au secours de la députée des Deux-Sèvres et affirmé que la carte scolaire "ne peut pas être un tabou".
"La façon dont ça a été traité par le Bureau national hier soir (NDLR: mardi soir) procède du procès en hérésie qui est fait contre Ségolène Royal", a-t-il dit sur France info.
"Il est quand même incroyable que toutes les fois où elle ouvre un débat qui est un débat concret qui intéresse les Français, on considère que ce débat est inopportun ou hérétique, alors même qu'on lui reproche le 'vide sidéral' de sa pensée", s'est agacé Gilles Savary qui a dit regretter "qu'un certain nombre de socialistes se prêtent à la stratégie de M. Sarkozy à l'égard de Ségolène Royal". AP
lenouvelobs.com, AP | 06.09.06 | 22:06

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07.09.06 | 10:36 Critiquée, Ségolène Royal "reste très philosophe"

PARIS -- Très critiquée par nombre de ses camarades socialistes pour avoir suggéré d'assouplir la carte scolaire, Ségolène Royal a assuré jeudi matin qu'elle restait "très philosophe". "Etre socialiste, c'est ouvrir l'éventail des choix à tout le monde", a estimé sur France-2 la candidate à l'investiture du PS pour la présidentielle, défendant une nouvelle fois sa proposition de desserrer les contraintes de la sectorisation.

Le député de Seine-Maritime Laurent Fabius a jugé mercredi qu'il valait mieux casser les ghettos, plutôt que de casser la carte scolaire. "Casser les ghettos, combien de temps cela va mettre?" a demandé Ségolène Royal. "C'est aujourd'hui que les familles sont exigeantes par rapport à l'égalité scolaire", a-t-elle noté. "La politique, c'est regarder les choses telles qu'elles sont".

Observant que certaines familles, mieux informées ou privilégiées, contournent la carte scolaire pour inscrire leur enfant dans l'école de leur choix, Ségolène Royal a lancé à ses camarades socialistes: "C'est ça, être socialiste, c'est d'ouvrir l'éventail des choix à tout le monde dès lors que c'est bien pour certains".

Accusée de reprendre les idées de Nicolas Sarkozy, l'ancienne ministre déléguée à l'Enseignement scolaire a assuré avoir une position tout à fait différente. "Le ministre de l'Intérieur dit: il faut libérer totalement la carte scolaire pour mettre les écoles en compétition et que le plus débrouillard et que le meilleur gagne. Moi, je dis que si l'on considère que la liberté de choix entre deux ou trois écoles est bonne pour certains, pour certaines familles, alors c'est qu'elle bonne pour tout le monde". Et de marteler "c'est ça, l'égalité républicaine".

Lasse des critiques, la candidate à l'investiture socialiste a affirmé que "ce n'est pas grave". "Les Français me font confiance, ils expriment un espoir qui est posé en moi, beaucoup de socialistes aussi", a-t-elle dit. "J'observe les choses, je reste très philosophe".

"Ce qui m'intéresse", a-t-elle poursuivi, "c'est de regarder la réalité en face, c'est d'avoir une liberté de parole". "C'est écouter pour agir juste", a ajouté la présidente de la région Poitou-Charentes.

"Certains voudraient faire croire que je suis en marge du Parti socialiste. On voit bien la manoeuvre, puisqu'il doit y avoir un vote des militants au sein du Parti socialiste, certains voudraient instiller le doute que je ne respecte pas les militants", a pointé du doigt Ségolène Royal. "Au contraire, je pense que les militants socialistes (...) ont envie aussi que les socialistes regardent la réalité, les choses telles qu'elles sont". A ses yeux, il ne faut "pas continuer à mouliner des formules qui laissent croire que l'on a tout résolu".

"L'élection présidentielle, ça sera le choix entre ceux qui voient la France telle qu'elle est, avec les problèmes et les solutions concrètes et efficaces", a ajouté Ségolène Royal en refusant de répondre de front aux critiques de ses adversaires potentiels. AP
lenouvelobs.com, 07.09.06 | 10:36

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vendredi 8 septembre 2006, 16h21 Villepin annonce une "concertation" pour "aménager" la carte scolaire

THIONVILLE (AFP) - Dominique de Villepin a annoncé vendredi une prochaine "concertation" avec les enseignants, parents et élus locaux pour "aménager" la carte scolaire, qui connaît des "problèmes évidents" mais ne doit toutefois pas, selon lui, être "totalement supprimée".

Lancé par les présidentiables Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, le débat sur une remise en cause de la carte scolaire, qui détermine en fonction de leur domicile dans quel établissement écoliers ou collégiens doivent s'inscrire, ne cesse de rebondir ces derniers jours dans la classe politique.

Venu visiter à Thionville (Moselle) un collège et un lycée professionnel, le Premier ministre a indiqué que le ministre de l'Education, Gilles de Robien, présent à ses côtés, lancerait "dans les prochaines semaines" une concertation sur le sujet avec les acteurs concernés: chefs d'établissement, enseignants, parents et élus locaux.
"Je suis pour une carte scolaire aménagée, respectueuse des principes qui fondent notre idéal républicain. Cet aménagement est possible. Il ne peut se faire qu'en concertation étroite avec tous les acteurs du système éducatif", a-t-il déclaré.

Mais le chef du gouvernement a souligné que "la suppression totale" de cette carte, prônée en février par le président de l'UMP Nicolas Sarkozy, ne lui "paraît pas la bonne solution" car elle "conduirait inévitablement tous les parents à vouloir inscrire leurs enfants dans les mêmes établissements".

Répondant au numéro deux du gouvernement qui s'était prononcé pour un "libre choix" de l'école, M. de Villepin a estimé que la carte scolaire était un gage de "mixité sociale" et que sa suppression provoquerait "plus d'injustice" et "un formidable dérèglement de l'organisation scolaire".

"Méfions-nous des approches trop générales ou trop idéologiques", a-t-il lancé dans une pique à M. Sarkozy avant d'ajouter, ironique: "si demain, il y a un remède miracle, une idée géniale qui permet de faire mieux que la carte scolaire, eh bien nous l'étudierons".
"Nous avions fait le même constat sur les zones d'éducation prioritaire (ZEP). Je sais qu'il pouvait paraître tentant de dire +on supprime les ZEP+. Mais nous l'avons vu, les ZEP ont apporté beaucoup à notre pays", a-t-il ajouté dans une autre allusion au président de l'UMP, qui avait suggéré de "déposer le bilan des ZEP".
Pour autant, M. de Villepin juge le débat sur la carte "légitime" et a reconnu des "problèmes évidents" dans son fonctionnement: "contournement" par certains parents et "rigidités" qui "interdisent aux meilleurs élèves des établissements difficiles d'étudier ailleurs que dans leur quartier".

Dans une première réaction, le secrétaire général de la FSU (majoritaire chez les enseignants) Gérard Aschieri, s'est dit "exaspéré qu'on traite des questions importantes pour l'avenir de l'école à partir de préoccupations liées au jeu politicien".
La présidente de la Fédération des Parents d'élèves de l'enseignement public (PEEP), Brigitte Kerkhove, a elle estimé que la question "ne sera pas résolue par effet d'annonce préélectorale", tout en se montrant favorable à une concertation.

Le débat sur la carte scolaire a été relancé dimanche par les propos de la socialiste Ségolène Royal -qui a estimé que sa suppression "serait l'idéal", suggérant à tout le moins d'en "desserrer la contrainte"- qui ont provoqué de vifs remous à gauche.
Face à l'avalanche de critiques, l'entourage de Mme Royal a affirmé que celle-ci voulait simplement "adapter" la carte "aux défis de notre époque".
Yahoo.fr, actualités, vendredi 8 septembre 2006, 16h21

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21.09.06 | 11:21 Démission de Gyurcsány : la bévue de Ségolène Royal

Gêne au PS, après que Ségolène Royal a demandé au Premier ministre socialiste hongrois de démissionner.

"Ségolène Royal dérape !", affirme Libération dans son édition du jeudi 21 septembre. La candidate à l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2007 aurait provoqué "l'embarras" au PS en demandant la démission du Premier ministre socialiste hongrois. La présidente de la région Poitou-Charentes a estimé que Ferenc Gyurcsány devait démissionner en vertu du "respect, dans nos pays démocratiques (…) de la parole de l'Etat".

"Rectifier le tir"

Le quotidien révèle que, rapidement, devant le bureau national du PS, le secrétaire national chargé de l'international, Pierre Moscovici, a dû "rectifier le tir". "Tout en dénonçant 'le cynisme incroyable' que révèle la gaffe du Premier ministre hongrois, il a invité ses camarades à 'mesurer' leurs réactions et 'les conséquences' d'une éventuelle démission, rappelant le caractère 'ultranationaliste' des manifestations en cours à Budapest", explique Libération. Le quotidien cite un autre dirigeant socialiste resté anonyme qui, "plus cruel", a ironisé : "Pour elle, quand des jeunes sont dans la rue, c'est forcément bien".
NOUVELOBS.COM | 21.09.06 | 11:21

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20.09.2006 La cousine de Ségolène au FN

Alain Colombier peut être fier de son coup : interviewé ce matin sur l'antenne de France Bleu Gironde, le candidat du FN qui brigue la mairie de Bordeaux aux prochaines municipales (8 et 15 octobre) a lâché un scoop : en 3° position sur sa liste, se trouve la cousine de Ségolène Royal, Anne-Christine Royal.

Savourant son effet, l'élu du Front national en a fait trois tonnes : "elle a 41 ans, une mère de famille exemplaire, 10 enfants, jeune et jolie..." (attention, y'a de la concurrence dans l'air !!)
Comme dirait Jean-Pierre Gauffre dans sa chronique, "l'ambiance doit être bonne dans les réunions de famille"...!
http://bordeaux.blog.20minutes.fr/archive/2006/09/20/la-cousine-de-segolene-au-fn.html

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29.09.06 | 18:26 RAINBOW WARRIOR Un frère de Ségolène Royal aurait "posé la bombe"

Rainbow Warrior. Le frère cadet de Ségolène Royal, Antoine Royal, a avoué dans le Parisien que leur frère Gérard avait affirmé avoir "posé la bombe" sur le navire de Greenpeace coulé par des agents secrets français en 1985.

Le Rainbow Warrior après l'attentat (Sipa)

Le frère cadet de Ségolène Royal, Antoine Royal, a rapporté vendredi 29 septembre dans le Parisien qu'un de leurs frères, Gérard, lui avait affirmé avoir "posé la bombe" sur le Rainbow Warrior, navire de l'organisation écologiste Greenpeace coulé par des agents secrets français en 1985.

"A l'époque, (Gérard) était lieutenant et agent traitant pour la DGSE en Asie. Il a été appelé en 1985 pour se rendre en Nouvelle-Zélande, en baie d'Auckland, pour le sabotage du Rainbow Warrior", raconte Antoine Royal dans cet entretien.
"Plus tard, il m'a dit que c'était lui qui avait posé la bombe sur le navire de Greenpeace. Il avait pris une embarcation avec une deuxième personne pour s'approcher du bateau", poursuit-il.

"Il a pu échapper aux autorités néo-zélandaises, contrairement au faux couple Turenge qui a été interpellé. Ma soeur a appris qu'il était présent lors de l'opération à l'occasion d'un article récent dans la presse", conclut-il.
Dans la nuit du 9 au 10 juillet 1985, le Rainbow Warrior, saboté par des agents secrets français, coulait dans le port néo-zélandais d'Auckland, entraînant la mort d'un photographe qui était à bord du bâtiment.

Campagne contre les essais nucléaires

Cette affaire a été l'un des plus gros scandales politico-diplomatiques de la première présidence de François Mitterrand.
Le navire avait été coulé par deux mines alors qu'il allait entamer une campagne de protestation contre les essais nucléaires français sur l'atoll de Mururoa (Polynésie). Deux agents de la DGSE, les "faux époux Turenge" (le commandant Alain Mafart et le capitaine Dominique Prieur), avaient été interpellés peu après par la police néo-zélandaise.
L'opération contre le Rainbow Warrior avait été menée par trois équipes: la première (époux Turenge) avait coordonné la logistique, la deuxième (Ouvéa) convoyé les mines et la troisième les avait posées.
NOUVELOBS.COM | 29.09.06 | 18:26

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29.09.06 | 20:55 Ségolène Royal, candidate, les larmes aux yeux

VITROLLES (AP) -- C'est les larmes aux yeux que Ségolène Royal a quitté, à grand regret, la scène de la petite salle des fêtes de Vitrolles (Bouches-du-Rhône), où elle venait tout juste d'annoncer sa candidature à l'investiture du PS pour la présidentielle de 2007.

Après 40 minutes d'un discours-programme, la "gazelle" a eu bien du mal à partir de la scène, restant de longues minutes derrière son pupitre, silencieuse, à regarder le public, visiblement émue, les yeux brillants et embués de larmes, souriante et visage pénétré.

"Le chemin sera long jusqu'à la victoire même si, somme toute, six mois c'est assez vite passé, mais c'est un beau jour aujourd'hui pour partir vers cette victoire parce que nous sommes portés par une cause plus grande que nous", avait-elle conclu quelques minutes auparavant.

"Il faut d'abord aimer la France afin que les Français se retrouvent heureux en elle, avec un vrai désir d'avenir. C'est à cela que je vous invite, tous ensemble, volonté et courage. En avant!" AP
Yahoo.fr, actualités

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Mercredi 11 octobre 2006 - 18:04 Ségolène Royal lève un coin de voile sur sa vision de l'Europe

PARIS (Reuters) - Démocratie participative, ordre juste, politique par la preuve : Ségolène Royal a expliqué mercredi qu'elle administrerait à l'Europe les mêmes remèdes qu'à la France si elle accédait à l'Elysée au printemps prochain.

La conférence de presse de la présidentiable socialiste consacrée aux questions européennes a donné lieu à l'exposé d'une série de grands principes et de mesures parfois défendues par la France depuis des années.
La présidente de la région Poitou-Charentes s'est à nouveau prononcée contre l'adoption d'un "mini-traité" institutionnel européen, une solution défendue par Nicolas Sarkozy, candidat probable de l'UMP à la présidentielle.
Après le rejet de la Constitution européenne par les Français et les Néerlandais en 2005, "je pense que cette idée ne passe pas auprès de nos concitoyens et que cela ne règle rien", a estimé la favorite des sondages.
Il faut que les Français "quel que soit leur vote du 29 mai 2005 retrouvent cette envie d'Europe", a-t-elle dit sous le regard de ses porte-parole, Gilles Savary, député européen ayant défendu le "oui", et Arnaud Montebourg, partisan du "non".
"Réconciliation et préparation de l'avenir" doivent conduire les socialistes français afin de ne "pas laisser l'idée européenne aux libéraux".
"Je mesure à quel point la présidence française (de l'UE en 2008) est attendue", a souligné la candidate à la candidature présidentielle se projetant au-delà du vote des militants socialistes, mi-novembre. "J'ai la responsabilité sans tarder de travailler avec l'équipe qui m'entoure à bien préparer cette échéance".

"IL VA FALLOIR"

Interrogée à plusieurs reprises sur sa position personnelle sur l'entrée éventuelle de la Turquie au sein de l'Union européenne, Ségolène Royal s'est réfugiée derrière le référendum désormais prévu par la Constitution française.
"Cette question sera débattue. La parole sera donnée au peuple français (...) Mon opinion est celle du peuple français", a-t-elle fait valoir.

Elle a également rejoint la position de Jacques Chirac sur la reconnaissance du génocide arménien par la Turquie comme préalable à l'adhésion d'Ankara.

Pendant plus d'une heure, elle a défendu "l'Europe par la preuve", avançant plusieurs propositions afin de "rebâtir cet ordre équilibré entre économie, social et environnement".
La dirigeante socialiste est notamment partisane d'une "fiscalité européenne très incitative à taux zéro ou presque zéro en faveur des énergies renouvelables" et veut supprimer la possibilité pour une entreprise de déroger à la semaine de 48 heures de travail - une position sur laquelle tous les Etats européens sont d'accord, sauf la Grande-Bretagne.

Au plan économique et budgétaire, elle réclame un "débat sur la réforme du Pacte de stabilité" et veut rendre à l'Eurogroupe "sa capacité de pilotage".
C'est à lui que doit incomber la définition "d'objectifs politiques qui sont le bien-être des populations" face aux "dogmes économiques" dictés par la Banque centrale européenne.
"Les gouvernements n'ont pas à être assujettis à des économistes théoriques qui ne sont responsables devant personne", a-t-elle martelé.

Soucieuse de présenter ce "premier rapport d'étape" après une mini-tournée européenne, de Rome à Madrid en passant par Bruxelles au mois de septembre, Ségolène Royal a ponctué son discours de "il va falloir", soulignant que le rendez-vous de mercredi n'avait pas vocation à "traiter tous les sujets" européens ou internationaux.

A une journaliste proche-orientale qui lui demandait comment "construire un Islam de France", elle a répondu qu'elle répondrait à la question "plus tard".
Yahoo.fr, actualités, REUTERS : Mercredi 11 octobre 2006 - 18:04

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mardi 17 octobre 2006 Ségolène Royal : « Ma démarche, c’est de regarder les réalités en face »

Les deux autres candidats pointent leurs divergences avec vous. Qu’est-ce qui vous différencie d’eux, de votre point de vue ?

Ségolène Royal.
Dans le débat démocratique pour la désignation du candidat ou de la candidate socialiste, je ne recherche pas les divergences, car ce débat doit servir la gauche. Et puis le projet socialiste, qui trace les axes de notre politique pour la France est notre bien commun, nous l’avons débattu et adopté ensemble. Ma démarche, c’est de regarder en face les réalités dans lesquelles se débattent nos concitoyens.

Être de gauche, c’est répondre aux problèmes des gens qui souffrent. Où sont les principales souffrances aujourd’hui ? C’est la précarité que la politique de la droite a installée partout, les fins de mois difficiles, l’école qui n’a plus les moyens de tenir, pour tous les élèves, la promesse républicaine de réussite, la pénurie de logements, la dégradation de l’environnement et du cadre de vie, et les phénomènes de violence dont nos concitoyens les plus démunis sont les principales victimes. Ce sont ces difficultés quotidiennes que je dénonce, et auxquelles je veux porter remède.

Votre approche est très sociétale. Sur la carte scolaire, ou l’encadrement militaire des primo-délinquants qui ont fait couler beaucoup d’encre en raison d’une certaine porosité, disent certains, avec les thèmes de Nicolas Sarkozy. « Tout se tient », dîtes-vous. L’emploi, le pouvoir d’achat, le logement, ne sont-ils pas des préoccupations centrales ?

Ségolène Royal.
Bien sûr, je viens de vous le dire. Et tout se tient en effet, car une famille frappée par le chômage ou une famille dont le pouvoir d’achat se dégrade parce que les salaires ne suivent plus, une famille mal logée, c’est une famille fragilisée, avec souvent des conséquences pour la réussite scolaire des enfants.
Il est insupportable que de si nombreuses familles n’aient plus les moyens de transmettre à leurs enfants la confiance dans l’avenir. Il est là le combat pour toute la gauche.

Sur la carte scolaire, il faut dire la vérité : elle aboutit aujourd’hui, trop souvent, à des réserves pour les riches et à des ghettos pour les pauvres. C’est une hypocrisie qui est dénoncée, par exemple, par Fadela Amara, du mouvement Ni putes ni soumises.

Et là où Nicolas Sarkozy veut supprimer la carte scolaire et mettre en concurrence les établissements, c’est-à-dire introduire le libéralisme à l’école, j’ai dit qu’il faudrait l’assouplir, en donnant le choix entre deux ou trois établissements. Et surtout, nous devrons réaliser l’excellence scolaire partout, y compris dans les établissements aujourd’hui à la peine.

Quant à la sécurité, ce n’est pas un problème de droite ou un problème de gauche. C’est une préoccupation des Français, en particulier des couches populaires. Mais pour y faire face, il existe une réponse de droite et une réponse de gauche. La réponse de droite consiste à supprimer la police de proximité, à tenter de dresser les Français contre les jeunes ou les immigrés, à multiplier les opérations-spectacle menées devant les caméras, comme aux Mureaux.

Et il y a une réponse de gauche : nous devons être lucides et fermes contre toutes les délinquances et contre toutes les causes - qui conduisent aux comportements délinquants (chômage, précarité, pauvreté, ghettos urbains).

Les partis politiques doivent-ils se réformer ?

Ségolène Royal.
Il n’y a pas de démocratie sociale vivante sans des syndicats forts et respectés. Il n’y a pas non plus de démocratie politique vivante sans partis politiques vivants. Je connais nos militants et je sais le coeur qu’ils mettent dans leur engagement.

Si les partis politiques doivent se réformer, c’est pour mettre les militants à la première place et pour s’ouvrir davantage aux préoccupations et aux attentes des Françaises et des Français. Le Parti socialiste vient de le faire, en s’ouvrant aux nouveaux adhérents qui sont venus nombreux nous rejoindre. C’est le signe d’une soif de politique de nos concitoyens. À nous de ne pas les décevoir.

Pendant la campagne référendaire, vous indiquiez que les couches populaires seraient les premières victimes du rejet du TCE. Quel serait le rôle d’un président de gauche en 2008, au moment où la présidence française de l’UE aura à renégocier le traité ?

Ségolène Royal.
Je suis plus que jamais pour une France forte qui retrouve sa place dans une Europe politique. Le rejet du traité a été clair et net. Ce traité est donc caduc. Mais l’Europe est bloquée, nous le voyons tous. Les peuples ont découvert qu’une partie de - construction européenne s’était faite en dehors d’eux, qu’on les avait peu ou mal associés. Ils ont aussi perçu qu’il n’y avait pas ou plus de consensus sur le modèle européen, sur l’Europe que l’on veut, l’Europe dont on rêve. Je veux débloquer l’Europe et sortir la France de l’isolement.

Oui, il faut relancer l’Europe à travers la politique, mais la politique ne se réduit pas aux institutions. Les institutions doivent être au service des objectifs politiques, pas l’inverse. Il faut d’abord réaliser l’Europe par la preuve et redonner aux citoyens une envie d’Europe. Je propose d’abord une refondation des objectifs européens, pour construire une Europe qui protège les salariés des délocalisations et du dumping social, une Europe de l’environnement, une Europe qui prépare notre futur commun par un investissement massif dans la recherche.

Dépasser l’antagonisme capital-travail (le Parisien du 23 février), réconcilier les Français et l’entreprise : vos thèmes sont ceux d’une vieille chimère centriste. Quelle est votre conception du rassemblement de la gauche ?

Ségolène Royal.
Mais croyez-vous que les salariés aient envie d’être brouillés avec leur entreprise ? Croyez-vous qu’ils n’aspirent pas à se sentir bien dans leur travail, sécurisés dans leur emploi, bien rémunérés, avec des conditions de travail dignes ? Pourquoi se battent-ils lors- que leur entreprise est menacée ? Ce n’est pas l’entreprise qui est en cause, c’est le rapport entre les salariés et le patronat.

C’est pourquoi il est indispensable de mettre tout en oeuvre pour que les syndicats soient puissants. Aujourd’hui, le déséquilibre est en défaveur des salariés, et la droite a beau jeu de mépriser la démocratie sociale.

Le rassemblement de la gauche suppose un respect mutuel, une clarté sur les objectifs, et un accord sur les priorités. Il suppose aussi une volonté partagée et une dynamique de rassemblement. Sans le rassemblement de la gauche, rien n’est possible.
Entretien réalisé par D. B., Les Archives de l'Humanité, Mise à jour mardi 17 octobre 2006

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27.10.06 | 09:23 Malmenée au Zénith, Ségolène Royal met en garde les militants

PARIS (AP) -- Alors que se tenait jeudi soir au Zénith de Paris, le quatrième "débat" de la campagne socialiste, c'est dans une véritable arène que s'est retrouvée Ségolène Royal, sifflée par ses détracteurs.

Vendredi matin, la candidate a jugé sur France-Info que "certains supporters de candidats n'ont pas respecté les autres" réclamant plus de calme, elle veut "rapidement tourner la page de cette façon de faire".

Il y a quelques semaines, la candidate à l'investiture socialiste en déplacement à la Réunion avait mis en garde contre ces débats qui, selon elle, pénalisent l'image des candidats. "J'entends ces petites phrases où l'on me met en cause. Je n'y réponds pas", avait elle souligné se réservant le droit de boycotter les débats.

"C'est vrai que j'avais fait cette mise en garde, parce qu'il y a toujours un risque dans une confrontation entre candidats au sein d'une même organisation politique", a expliqué Ségolène Royal. "Hier soir, les choses ont été effectivement un peu désagréables, au sens où certains supporters de candidats n'ont pas respecté tous les autres et je pense qu'il faut tourner la page de cette façon de faire", a-t-elle jugé.

La candidate socialiste a appelé au "respect mutuel" tout en soulignant qu'elle est "la seule depuis le début de ce processus qui ne critique jamais les autres et qui ne déforme jamais leurs propos, parce que mon objectif c'est de construire une République du respect".

"J'espère que l'épisode d'hier soir, restera isolé", a-t-elle insisté. "J'ai toujours plaisir à être dans les salles de militants et c'est d'abord ce plaisir-là que j'ai retenue (...) Il faut que chacun calme ses troupes, les miennes ont respecté les autres".

"Je ne veux pas à la fois minimiser ce qui s'est passé, mais en même temps ne pas lui donner trop d'éclairage parce que ce qui est très important c'est que demain je puisse rassembler tous les socialistes parce que nous serons tous unis pour combattre la droite", a conclu Ségolène Royal. AP
Yahoo.fr, actualités, AP | 27.10.06 | 09:23

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27.10.06 | 13:27 Bloche soutient Ségolène Royal

Patrick Bloche , premier secrétaire de la fédération de Paris, la plus importante du parti socialiste annonce qu'il votera pour Ségolène Royal.

Patrick Bloche, premier secrétaire de la fédération de Paris du Parti socialiste, annonce, vendredi 27 novembre, qu'il votera pour Ségolène Royal le 16 novembre, date du vote des militants pour leur candidat à la présidentielle.

"Tout au long de ces dernières semaines, de débat en débat, je dirai que Ségolène Royal s'est imposée à moi comme une évidence politique", explique-t-il dans un entretien publié par le quotidien Le Monde daté de samedi.

"Dans mon esprit, compte tenu de la diversité de la fédération, ce n'est pas une consigne. Mais à partir du moment où je fais ce choix, je serai amené à intervenir", ajoute-t-il.

Les militants socialistes voteront le 16 novembre pour choisir qui de Laurent Fabius, Ségolène Royal ou Dominique Strauss-Kahn sera le candidat du PS à la présidentielle. Un éventuel second tour est prévu le 23 novembre.

Avec 19.000 adhérents, la fédération de Paris est la plus importante du parti socialiste.
NOUVELOBS.COM | 27.10.06 | 13:27

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10 juillet. Enfance (Philippe Alexandre, Les éléphants malades de la peste, Albin Michel, Paris, 2006)

Chamagne, à une vingtaine de minutes d'Épinal, est à peine un village. Tout juste quelques maisons au carrefour de deux routes où personne ne s'arrête jamais. Trois bâtiments seulement valent le détour: une minuscule maison en pierre vosgienne, où il faut baisser la tête pour passer d'une pièce à l'autre et où le chaudron, dans la cheminée, semble attendre la soupe aux choux. C'est là qu'est née, en 1600, la gloire locale, Claude Gellée, dit le Lorrain, qui s'en alla vers vingt ans à Rome pour apprendre la gravure et y oublia son austère Lorraine. Selon une légende, il aurait inventé par mégarde la pâte feuilletée. Selon des historiens plus sérieux, il aura été le précurseur des impressionnistes.

En face, l'église, incroyablement grande pour une si humble paroisse, attire le regard par sa toiture en forme de bulbe comme il y en a tant en Autriche.

La troisième pointe de ce triangle nullement magique est constituée par une grosse maison à deux étages, couverte de lierre, et qui semble à moitié abandonnée: c'est là que Ségolène et ses sept frères et sœurs ont vécu leur rude enfance lorsque leur père a quitté l'armée en 1963, à quarante-cinq ans, l'amertume au cœur après tant de guerres perdues et de campagnes inutiles.

Un seul est revenu au pays, après avoir bourlingué jusqu'en Guyane, Antoine, de seize mois le cadet de Ségolène. Sa mésaventure politicojudiciaire ne semble pas l'avoir marqué. Il dit: «Un jour, je me vengerai.» C'est la tête brûlée de la tribu mais il revient volontiers à Chamagne. Les autres seraient plutôt enclins à éviter l'endroit où ils ont subi cette éducation de légionnaire, pour les cinq garçons, et de sœur tourière pour les filles. Ils ne se sont retrouvés qu'une fois ici tous les huit, il y a vingt-cinq ans, pour les obsèques du père qui repose sous une belle dalle de marbre gris, aux côtés de son propre père. Un général à qui Antoine attribue tous les malheurs de la famille. «Après l'enterrement, nous avons bien déjeuné et bu, tous heureux de nous retrouver ensemble. Mais il n'y a pas eu de lendemain. »

C'est peut-être Antoine, le numéro 5, qui a sonné un beau jour la révolte contre cette tyrannie héritée de plusieurs générations de militaires. Le grand-père habitait à cinquante mètres de sa descendance, une petite maison enfouie sous les fleurs. L'histoire de cet aïeul, qui finit général et gouvernait son colonel de fils comme un galopin, aurait enchanté Maupassant s'il avait été vosgien. Une romance où la terre, la pierre et l'or qui dort dans les armoires à linge suscitent les seules passions.

Ce grand-père, prénommé Florian, était le fils d'un métayer dont la ferme, dans une clairière, au bout du village, n'est plus qu'un tas de gravats. « Ah ! je l'aurais bien rachetée », soupire Antoine.) Repéré, il est adopté par un officier de Nancy sans descendance qui - simple homonymie - s'appelle Royal. Avec ce double parrainage de l'école publique et de la discipline militaire, il entre à Polytechnique, en sort en 1912, échappe à la boucherie de la Grande Guerre et, quelques mois après l'armistice, avec ses galons et ses décorations, il décroche le gros lot: la fille d'un riche propriétaire terrien de la région. Installés à Chamagne, ils auront huit enfants, les garçons destinés à l'armée. Jacques, le père de Ségolène, est l'aîné. À dix-neuf ans, il n'a que son baccalauréat en poche quand la guerre éclate. Il s'engage. Et l'histoire recommence: quand il rentre de la guerre d'Indochine, il épouse la 1 seconde fille d'un riche ingénieur et rentier de 1 Nancy, Henri Dehaye, qui a, selon le mot d'aujourd'hui, investi dans la terre et l'immobilier, sur la Côte d'Azur et dans le Calvados.

Mariage arrangé et malheureux, mais heureux placement. Ségolène encore étudiante s'est battue longtemps devant les tribunaux pour que sa mère puisse récupérer l'héritage paternel. La vieille dame y vit toujours, à plus de quatre-vingts ans, dans un manoir entouré de six ou sept hectares de bonne terre normande. Elle élève des animaux, réalisant le rêve de sa vie, protège sa solitude avec un fusil de chasse dont elle ne s'est jamais servie, et reçoit à l'occasion ses enfants, surtout Ségolène, mais sans François Hollande. Et chaque enfant séparément, de peur des disputes...

La présidente de Poitou-Charentes ne peut pas retourner dans ce coin des Vosges. Elle n'a pas encore, passé la cinquantaine, exorcisé son enfance d'un autre siècle, dans la maison de Chamagne baignée de chants grégoriens et d'hymnes patriotiques. Une chambre pour les cinq garçons, une pour les filles, les garçons élevés à la cravache, rossés et tondus au moindre écart. Le reste, le sexe féminin, traité en quantité négligeable. Et cinquante mètres plus bas, le petit général (l,59 m sous la toise militaire) qui surveille, intervient, commande et traite sa belle-fille de folle à lier ou, pire, de gauchiste parce qu'elle n'élève pas ses enfants à la cravache.

Quittant l'armée, le père de Ségolène a été embauché par son beau-frère pour vendre du matériel en Allemagne. Il parle couramment allemand. Les enfants aussi: « Quand il était en voyage, c'està-dire souvent, nous nous amusions à la maison, avec ma mère qui nous apprenait des chansons. Mais, raconte Antoine, dès qu'il rentrait, changement de musique. À douze ans, je devais aller dans la forêt avec mes petits frères, porter une tronçonneuse aussi lourde que moi et couper le bois pour chauffer la maison. Un jour, je suis allé à l'école avec sur la joue la trace violette des cinq doigts de mon père. Seulement, quand il a voulu m'envoyer aux enfants de troupe, comme mon grand frère Gérard, je lui ai tenu tête. Il a dû sentir que j'étais prêt à me battre. Un jour, plus tard, j'ai pris mon grand-père par le revers de sa veste, je l'ai collé contre un mur et je lui ai dit: "Arrête de foutre la merde à la maison, sinon..." j'avais déjà une tête de plus que lui. »

Une fois les huit enfants placés dans des pensions, la mère peut vivre à sa guise, s'occuper de ses animaux, les promener dans le village au bout d'une corde. Version d'Antoine: «Le général, mon grandpère, a convaincu son fils que sa femme était en train de devenir folle, qu'elle ne remplissait plus ses devoirs de mère, qu'il fallait la menacer d'une séparation pour la ramener dans le droit chemin. Quand elle a reçu le papier d'huissier, ma mère n'a fait ni une ni deux: elle a pris son vélo et s'en est allée sans rien emporter. » Selon Ségolène, sa mère a simplement ouvert les yeux et décidé de partir. Antoine: «C'est vrai, Ségolène et moi, nous lui disions de prendre sa liberté. Mon père était devenu encore plus insupportable. Il avait un cancer. Il se savait condamné. Il portait un cilice, sans doute depuis longtemps. Je l'ai appris plus tard. Lorsque sa femme l'a quitté, il aurait aimé se retirer dans un monastère. Il est mort à soixante ans après avoir énormément souffert. »

Le deuxième fils du colonel (seuls les garçons entraient en ligne de compte) n'a, bizarrement, aucune espèce de ressentiment contre ce père fouettard, mais de la compassion. Quand il est revenu dans les Vosges après ses séjours en Guyane, il a retrouvé ce drôle de géniteur qui vivait seul dans sa grande maison de Chamagne, à attendre la délivrance : «Je l'emmenais à la chasse, raconte Antoine. Façon de parler, nous passions une bretelle de fusil sur l'épaule mais nous n'avons jamais visé ni frôlé le moindre animal. Il a eu une sale fin de vie, seul, malade, obsédé par la rage de s'être battu pour rien, rongé d'amertume. Mais si cette éducation paraît aujourd'hui relever d'un autre âge et peut-être d'un autre pays, elle nous a donné des repères, des valeurs qui nous ont permis de traverser tous les accidents de la vie la tête haute. »

Le fils aîné, numéro 3 de la lignée, Gérard, a été nageur de combat et officier dans les services d'action et de renseignement. Il a joué un rôle actif dans l'affaire du Rainbow WarnDT, épisode le plus noir du règne mitterrandien. À l'époque, Ségolène était « basée» sous les combles de l'Élysée où elle rédigeait des rapports sur la croissance et l'emploi. Il semble qu'elle ait appris beaucoup plus tard la participation de son frère à cette équipée de Pieds nickelés - qui a tout de même coûté une vie et vu la dignité de la France sombrer dans les eaux du port d'Auckland. Le James Bond à la française a quitté l'armée et monté une agence d'études et d'analyses, c'est-à-dire qu'il reste dans le renseignement. Les trois plus jeunes garçons vivent, l'un à Saint-Étienne, l'autre à Paris. Le dernier, dans la région présidée par Ségolène, a hérité de la sauvagerie maternelle.

Les deux filles sont l'une enseignante, l'autre directrice d'hôtel. Il doit y avoir une meute de cousins, de neveux et d'oncles aux quatre coins de la France, mais personne ne s'en soucie, pas plus Ségolène que son frère. « Ce que je sais, dit Antoine, c'est qu'une seule famille Royal n'est pas d'extrême droite: la nôtre. » Lui-même a pris il y a quelques années une carte du RPR, mais la vie politique s'est résumée pour lui à cette adhésion sans lendemain, qui, assure-t-il, ne lui a laissé aucun souvenir. Que Ségolène se soit engagée à gauche lui paraît « compréhensible et naturel ». Une réaction légitime contre ce père au crâne rasé, qui portait monocle, avait quitté l'armée avec cinq galons pour tout paquetage - et huit enfants «à dresser ». «Et qui, précise Antoine, une fois rendu à la vie civile, est tombé luimême sous la coupe de son père. » La présidente de Poitou-Charentes étant l'épilogue emblématique de cette histoire dépourvue de sentiments, de joie, peut-être même d'amour.

Antoine Royal jette un dernier regard à la maison de son enfance conçue comme un quartier général, en conformité avec la hiérarchie: au rez-de-chaussée, le salon ou salle à manger, la cuisine, au premier étage, la chambre des parents, au second, deux dortoirs, un pour les garçons, l'autre pour les filles. On dirait que, derrière les volets clos à la peinture écaillée, la vie s'est arrêtée depuis une éternité.

Le frère de Ségolène rêve quelques secondes et dit: «Depuis mon plus jeune âge, croyez-moi ou non, j'ai une espèce de double vue. Je vois, je vois exactement tout ce qui va m'arriver plus tard, à moi ou à ceux que j'aime, le bon et le mauvais. Eh bien, là, dans cette maison, encore enfant, j'ai vu que Ségolène serait présidente de la République...
- Vous voulez dire: président. À l'époque, il n'y avait pas de femme à la tête de la République.
- Non: je vous dis présidente. C'était peut-être absurde mais je m'en souviens fort bien, comme si c'était hier. Et je lui répétais: "Toi, un jour, tu seras présidente de la République." » Parfois, les enfants ont de ces mots qui forgent un destin.
Les éléphants malades de la peste, pp. 166-173

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samedi 4 novembre 2006, 18h01 Ségolène Royal revendique "l'héritage" de Léon Blum

NARBONNE (AFP) - Ségolène Royal a salué samedi à Narbonne (Aude) "l'héritage" de Léon Blum, député de la ville dans les années 30, celui de "l'ancrage démocratique du socialisme français" mais aussi "l'homme qui sut porter un regard neuf sur son époque".

Déposant une gerbe de fleurs devant une stèle du dirigeant du Front populaire, la présidentiable socialiste a fait un parallèle entre l'itinéraire de Léon Blum et le sien.

Mme Royal l'a présenté comme "l'éclaireur, le visionnaire et l'homme d'action dont l'héritage nous inspire et nous oblige". "Telle est notre lignée, nous en avons la fierté", s'est-elle exclamée.

"Comme il est proche de nous et comme il est moderne, celui qui sut porter sur son temps un regard neuf, conduisant la gauche au pouvoir", a-t-elle ajouté.

Au congrès de Tours (1920), a poursuivi Ségolène Royal, "alors que l'existence du parti est en jeu, Blum ne cède rien, défend l'ancrage démocratique du socialisme français, il conserve à l'égard de ses contradicteurs un ton fraternel, respectueux de leurs convictions et appelle à s'abstenir des mots qui blessent".

"Je vous le dis, cette leçon vaut pour les débats actuels au sein du Parti socialiste", a lancé la candidate, qui ne cesse de reprocher à ses concurrents Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius de porter contre elle des "attaques".

Pour la présidente du Poitou-Charentes, qui s'est targuée d'"incarner la rénovation", le dirigeant du Front populaire "a exhorté les socialistes à faire l'effort de comprendre leur époque et ses transformations pour faire vivre un socialisme en phase avec son temps, sans jamais céder au conformisme de la pensée et à la paresse de la répétition des formules".
Yahoo.fr, actualités, samedi 4 novembre 2006, 18h01

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Lundi 06 novembre 2006, 08h55 Présidentielle : Jack Lang soutient Ségolène Royal pour l'investiture PS

L'ancien ministre de la culture Jack Lang a annoncé dimanche soir son soutien à Ségolène Royal, candidate à l'investiture socialiste pour la présidentielle, considérant qu'elle est celle "'qui a le plus de chance de vaincre la droite".

En réaction, Laurent Fabius, candidat à l'investiture socialiste pour la présidentielle, a estimé lundi que le soutien de Jack Lang à Ségolène Royal n'aura "aucune" influence sur le vote des militants.

Ce ralliement "n'est pas du tout une surprise", a affirmé Laurent Fabius sur France 2 en observant que Jack Lang "a toujours été très sensible aux sondages".

"Une volonté et une seule m'anime, battre la droite, (Nicolas) Sarkozy, (Jean-Marie) Le Pen, redonner l'espoir au pays", a déclaré Jack Lang à TF1.

M. Lang, qui avait renoncé il y a un mois à être lui-même candidat à l'investiture, a précisé que c'était cette même volonté qui l'avait conduit à renoncer "dans un esprit de discipline collective".

"Sans rassemblement des socialistes, il n'y a pas de victoire", a ajouté ce mitterrandiste historique.

"Notre devoir", a-t-il ajouté, "est de soutenir celui ou celle qui a le plus de chance de vaincre la droite" et "dans l'état actuel des choses, Ségolène est celle qui est en mesure de conduire la bataille".

Pour lui, elle est en effet "la seule en mesure de l'emporter dès le premier tour dans le scrutin interne" des socialistes, une victoire qui serait "très importante pour la victoire devant le peuple", puisqu'elle lui donnerait "l'autorité morale, l'élan, la force".

Il a indiqué par ailleurs partager avec elle "les mêmes valeurs", même si "sur certains sujets les approches ne sont pas les mêmes".

Enfin, "la possibilité est offerte de faire accéder à la présidence de la République une femme", ce qui serait selon lui "un événement historique d'importance", "une source de rayonnement pour notre pays à l'extérieur".

Il a fait valoir son intention de travailler avec elle "au sein d'une équipe combative", réunie autour d'elle "le 17 au matin".

Les militants socialistes devront choisir le 16 novembre -et le 23 novembre en cas de second tour- entre les trois candidats en lice: Laurent Fabius, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn.
linternaute, actualités, Lundi 06 novembre 2006, 08h55

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[05/11/2006 - 21:29] Les appels au "vote utile" se multiplient au PS

PARIS (Reuters) - Les appels à la mobilisation se sont multipliés ce week-end au sein du Parti socialiste, avant la dernière ligne droite de la campagne interne pour l'investiture à la candidature présidentielle.

Depuis le meeting houleux du Zénith et le coup de frein - relatif - de Ségolène Royal dans les sondages, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn croient à l'hypothèse d'un deuxième tour de scrutin mi-novembre.

La présidente de Poitou-Charentes a enregistré dimanche deux nouveaux ralliements de renom: Edith Cresson, seule femme chef de gouvernement de la Ve République, et Jack Lang, ancien candidat à la candidature avant de jeter l'éponge, début octobre.

Animé par la volonté de "battre la droite", l'ancien ministre de la Culture a expliqué que Ségolène Royal était également la seule à ses yeux capable de l'emporter dès le premier tour du scrutin interne, le 16 novembre, ce qui "lui donnera l'autorité morale, l'élan et la force".

Invitée sur Radio J un peu plus tôt, Ségolène Royal a également battu le rappel. "Je fais campagne pour que les choses soient claires dès le premier tour, parce que cela donne une force supplémentaire pour l'après, pour la principale bataille contre la droite", a-t-elle expliqué.

Fidèle à sa campagne de "respect", elle a répété qu'elle ne voulait pas attaquer ses rivaux pour ne pas insulter l'avenir.

"Comme j'aurai à mener la bataille principale, je dois m'imposer une rigueur morale dans mon comportement", a fait valoir la candidate de "l'ordre juste".

LA BATAILLE DE LA DEUXIEME PLACE

La semaine de la Toussaint a vu Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn arpenter les fédérations socialistes et les plateaux de télévision avec un même message: revendiquer la place de challenger de Ségolène Royal lors du premier tour, le 16 novembre.

Selon des "pointages" au sein du Parti socialiste, relayés par la presse, Ségolène Royal l'emporterait dans une fourchette de 52 à 56%, Laurent Fabius arrivant deuxième devant Dominique Strauss-Kahn.

Des scores que les fabiusiens font reposer sur le "socle" du congrès du Mans, où le programme de l'ancien Premier ministre avait recueilli près de 21% des voix, et l'apport d'une grande partie des voix du Nouveau Parti socialiste (NPS).

A Clamart jeudi, Laurent Fabius s'est dit convaincu d'être "deuxième au premier tour" et - "j'espère" - premier au deuxième.

Les proches de Dominique Strauss-Kahn placent en revanche leur champion en deuxième position, l'élu de Sarcelles incarnant à leurs yeux le meilleur "point d'équilibre" entre les deux autres candidats.

Au terme d'une semaine-marathon - du Pas-de-Calais à Strasbourg en passant par Nantes - Dominique Strauss-Kahn a estimé samedi que voter pour lui dès le premier tour, c'est envoyer "un bon signal à la gauche", a-t-il déclaré samedi face aux socialistes alsaciens.

Les trois prétendants ont rendez-vous mardi pour leur troisième débat télévisé, consacré à l'international et à l'Europe, deux domaines où Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn sont persuadés de faire la différence, avant un ultime meeting commun face aux militants, jeudi à Toulouse.
lenouvelobservateur.com,

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vendredi 10 novembre 2006, 17h41 Education: une vidéo pirate de Ségolène Royal diffusée sur Internet jette un pavé dans la mare

PARIS (AP) - Une vidéo pirate dans laquelle Ségolène Royal propose que les professeurs de collège restent 35 heures dans l'établissement, au-delà de leurs seules heures de cours, risque fort de lui mettre à dos les enseignants. Leurs syndicats se voulaient toutefois prudents vendredi, de peur d'être instrumentalisés par ce que les royalistes qualifient de "malveillance".

Dans cette vidéo anonyme qui aurait été enregistrée à Angers en janvier 2006, la candidate à l'investiture socialiste à la présidentielle propose "que les enseignants restent 35 heures au collège. Et dans ce paquet global, il y a des cours, mais ils ne quittent pas le collège quand ils ont fini leurs cours".

Car "on est quand même dans un système absurde où aujourd'hui en France, on a maintenant des entreprises cotées en bourse de soutien scolaire" et "ceux qui font cours dans ces entreprises, ce sont les profs du secteur public!", souligne-t-elle.

"Comment se fait-il que des enseignants du secteur public aient le temps d'aller faire du soutien individualisé payant et ils n'ont pas le temps de faire du soutien individualisé gratuit dans les établissements solaires?" Mme Royal propose donc de faire "un pas, y compris pourquoi pas avec les nouvelles générations d'enseignants, si les autres nous disent: ben non, droits acquis, 17h de cours et puis on s'en va!"

Cette proposition, "je ne vais pas encore la crier sur les toits parce que je veux pas prendre des coups des organisations syndicales enseignantes", précise-t-elle toutefois en préambule.

Son rival Laurent Fabius n'a pas tardé à s'emparer de cette vidéo: "je ne sais pas dans quelles conditions cette vidéo a été prise" et "c'est toujours un peu désagréable d'utiliser des choses faites à l'insu de quelqu'un", mais "un candidat doit tenir le même langage quelque soient les circonstances", a-t-il souligné vendredi sur TV5. "C'est quand même le b.a.ba".

Par ailleurs, "je ne pense pas que ce soit une bonne idée de dire: finalement, les enseignants ils ne travaillent pas". "Il y a des réformes à faire dans l'Education nationale, mais cela doit se faire avec les enseignants et non pas en les prenant comme bouc-émissaires", a-t-il lâché.

"Ce sont des propos faciles, et qui pourraient laisser croire qu'en dehors de leurs 18 heures de cours, les enseignants font plein d'autres choses et vaquent à leurs occupations alors qu'ils ont tout un travail de corrections, de préparation des cours", a réagi vendredi Patrick Gonthier, secrétaire général de l'UNSA-Education.

Toutefois, "ces propos ont été tenus en il y a quelques mois et sortent de façon opportune à un moment d'un calendrier électoral qui n'est pas anodin", a-t-il noté.

Même prudence du côté de Bernard Boisseau, secrétaire général du SNES, premier syndicat des enseignants des collèges et lycées: "il y a des dizaines de milliers d'enseignants qui ont été destinataires de cette vidéo", a-t-il affirmé. "On voit bien qu'il s'agit d'une étape dans la campagne interne au PS" et "on n'a pas l'intention de se laisser instrumentaliser par un candidat quel qu'il soit".

Pour le reste, "lorsqu'on dit qu'ils vont travailler dans des instituts privés en plus de leur mission, c'est injurieux et ça doit représenter 0,02% des enseignants", a déploré M. Boisseau. "La semaine d'un enseignant c'est quarante heures et quelques en comptant tout" et "on ne peut pas demander ça en plus aux enseignants".

"Ce sont des méthodes un peu curieuses", a réagi Arnaud Montebourg, porte-parole de Ségolène Royal, sur Europe-1 au sujet de cette vidéo pirate. La candidate socialiste "pose le problème de la marchandisation des produits éducatifs et de l'éducation" et de "la façon dont se développent les soutiens privés".

Un autre porte-parole de Ségolène Royal, Gilles Savary, joint par l'AP, ne souhaitait vendredi faire "aucun commentaire" sur le fond, affirmant n'avoir pas visionné cette vidéo. "Cela fait partie des malveillances" de cette fin de campagne, a-t-il déploré. Mais "la marque de Ségolène Royal, c'est qu'il n'y ait aucun sujet d'action public tabou". "Elle ne brosse pas dans le sens du poil ce qui est considéré comme la clientèle électorale (du PS, NDLR), tout simplement parce qu'elle les respecte", a-t-il affirmé. AP
Yahoo.fr, actualités, vendredi 10 novembre 2006, 17h41

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12 novembre 2006 "J'ai été trahi par un proche de DSK" Serge Bardy, secrétaire fédéral du PS de Maine-et-Loire

DÉNONÇANT la trahison d'un des membres de sa fédération, Serge Bardy ne décolère pas.

Pourquoi le débat autour de ségolène Royal a-t-il été filmé et par qui ?

Serge Bardy.
Cette réunion s'est tenue au siège de la fédération en présence de nombreux militants, des élus et des proviseurs de collège. Nous avons évoqué les projets d'éducation en toute liberté. Ces discussions ont été sincères et productives. Comme d'habitude, lorsqu'une personnalité de la politique est là, nous filmons les débats. II n'y avait pas de caméras cachées. Nous ne pouvions pas imaginer que les images seraient utilisées de manière caricaturale pour une manipulation.

Qui a trahi ?

Un élu angevin, proche de Dominique Strauss-Kahn

Quand on vous a demandé la cassette voici quinze jours, vous auriez pu vous méfier, non ?

Mais je n'ai jamais donné le CD ! Cette personne savait que j'aurais eu des soupçons! Depuis le 21 janvier dernier, plus personne ne parlait de ce document Mais, il y a quinze jours, cet homme en question a demandé, sans se cacher, une copie au producteur du film. Il est passé par un militant, en qui je garde toute ma confiance. Je suis consterné et outré par ces méthodes d'un. autre siècle.

Le sénateur Daniel Raoul, proche de DSK, se trouvait avec Ségolène Royal lors de cette réunion. Estimez-vous qu'il soit à l'origine de la fuite?

Je ne citerai pas le nom de celui qui a déshonoré le Parti socialiste. Je n'ai pas envie de marquer un but contre mon camp. Nous sommes à Angers dans une terre de droite. Ici, nous sommes loin de Paris! Je suis le secrétaire fédéral du Maine-et-Loire et j'ai le sens des responsabilités. Je veux continuer à travailler pour l'unité et le développement de notre fédération, qui a vu le nombre de ses militants tripler en dix mois.

A qui avez-vous donné le nom?

Ce matin, j'ai communiqué le nom de cette personne à François Hollande. A lui et à d'autres!
PROPOS RECUEILLIS PAR K.N., Le Parisien Dimanche, 12 novembre 2006, p. 3

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vendredi 17 novembre 2006, 7h08 Victoire par KO pour Ségolène Royal au PS

PARIS (Reuters) - Au terme d'une campagne primaire inédite en France, Ségolène Royal a été propulsée jeudi candidate du Parti socialiste pour la présidentielle de 2007. Selon les résultats officiels auxquels ne manquent que les scores des fédérations de Guyane, Martinique et Guadeloupe, la présidente de Poitou-Charentes obtient 60,62% des voix des militants socialistes, a annoncé Stéphane Le Foll, directeur de cabinet du premier secrétaire du PS, peu avant 2h du matin.

La bataille pour la deuxième place a duré une partie de la soirée entre partisans de Dominique Strauss-Kahn et de Laurent Fabius.

DSK, qui se présentait comme le candidat de la "social-démocratie", termine finalement second, avec 20,83% des suffrages. Il n'avait jamais compté ses troupes au sein du Parti socialiste.

Laurent Fabius, héraut d'une "gauche décomplexée", recueille 18,54% des voix des 178.000 militants - sur un total de 219.000 - qui se sont exprimés entre 16h et 22h dans 102 fédérations PS.

Pour l'ancien Premier ministre, la défaite est cruelle. Alors qu'il comptait sur le soutien d'une partie du Nouveau parti socialiste (NPS) d'Henri Emmanuelli et Benoît Hamon, son score est finalement en deçà du résultat qu'il avait obtenu lors du congrès du Mans, en novembre dernier (21,17%).

"NOUS ALLONS TOUS ENSEMBLE GRAVIR CETTE MONTAGNE"

De son fief picto-charentais, Ségolène Royal a appelé ses compétiteurs au rassemblement après six semaines de campagne intense et ponctuée d'attaques de plus en plus directes dans la dernière ligne droite.
"Nous allons tous ensemble gravir cette montagne jusqu'en mai 2007", a assuré la député des Deux-Sèvres, qui a obtenu 81,35% des voix dans son département.

La compagne de François Hollande réalise son deuxième meilleur score (81,01%) en Corrèze, dont le premier secrétaire du PS est député.

"Je veux simplement vous dire le bonheur que je ressens. Je suis très heureuse, je ressens l'honneur qui m'est fait. C'est le peuple qui s'est mis en mouvement, ce sont les militants qui se sont mis en mouvement et je veux leur dire, ils ne seront pas déçus", a ajouté la toute nouvelle candidate présidentielle, qui sera officiellement investie lors d'un congrès à Paris le 26 novembre.

Elle doit tenir une conférence de presse vendredi à la mi-journée dans la salle des fêtes de la petite ville de Melle. Elle a d'ores et déjà annoncé que le siège du PS rue de Solférino serait son QG de campagne. En 2002, Lionel Jospin avait opté pour un autre choix.

Dominique Strauss-Kahn doit s'exprimer vendredi à 15h, a-t-on appris auprès de son équipe de campagne, qui n'a pas précisé le lieu.

Malgré la défaite, son bras droit, Jean-Christophe Cambadélis, s'est félicité du score du député du Val d'Oise. "Il nous a manqué un peu de temps pour pouvoir finir de l'emporter", a-t-il déploré devant les caméras.

"On a fait un sacré bond. Les pointeurs de Solférino ici nous mettaient à 15%, nous en sommes à 25%. Nous avons pris dix points en l'espace de cinq jours", avait souligné le député parisien en milieu de soirée.

Laurent Fabius, revenu jeudi soir de Seine-Maritime vers Paris, reste "invisible" pour l'instant et n'a pas décidé quand il s'exprimerait, a expliqué un de ses proches.

"NOUS ALLONS NOUS DONNER LA MAIN"

Les premiers commentaires fabiusiens, amers, sont venus de son directeur de campagne, Claude Bartolone.

"Je pourrais épiloguer sur les sondages qui ont certainement joué un rôle (...) ou sur les adhérents les plus récents", arrivés au PS au printemps à la faveur d'une campagne d'adhésion sur internet, a déclaré le député de Seine-Saint-Denis.

"La seule question, c'est comment on se rassemble pour battre la droite en 2007", a-t-il cependant insisté.

"Nous allons nous donner la main", lui a indirectement assuré Arnaud Montebourg à son arrivée rue de Solférino au milieu de la nuit.

Pour le porte-parole de Ségolène Royal, "les militants ont voulu tourner la page d'une certaine forme de passé du Parti socialiste, de certaines querelles".

Après avoir rassemblé les socialistes, la candidate Royal va "rassembler toutes les gauches et là, le travail ne fait que commencer", a ajouté le député de Saône-et-Loire.

Plusieurs centaines de journalistes avaient été accrédités pour suivre de l'intérieur la soirée électorale, rythmée par les apparitions des partisans de Ségolène Royal, tout sourire dès 23h.

Patrick Mennucci, une des chevilles ouvrières de la campagne ségoléniste, oreillette de téléphone portable à l'oreille, distribuait les scores dans la cour pendant que Jean-Louis Bianco répondait aux questions de journalistes venus des Etats-Unis ou d'Asie.
Yahoo.fr, actualités, vendredi 17 novembre 2006

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26 novembre 2006. Standing ovation pour Ségolène Royal au congrès du PS

PARIS (Reuters) - Socialistes et radicaux de gauche ont offert dimanche une standing ovation de cinq minutes à Ségolène Royal lors de leur congrès d'investiture présidentielle commun, à La Mutualité.

Dix jours après son élection triomphale par les militants socialistes, la présidente de Poitou-Charentes s'apprête à devenir officiellement la première femme politique française ayant une vraie chance d'entrer à l'Elysée.

Arrivée vers 10h45, la candidate présidentielle s'est installée au premier rang, non loin de ses deux anciens rivaux pour l'investiture, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius, à qui elle a fait la bise sous les cris de "Ségolène présidente!" scandés par la salle.

La cérémonie avait été ouverte par Pierre Mauroy et Barbara Romagnan, secrétaire nationale du PS chargée de la rénovation.

"C'est le point de départ d'une formidable campagne qui doit faire de Ségolène la présidente de la République française", a déclaré l'ancien Premier ministre de François Mitterrand.

Devant un fond de scène tendu de rose vif portant les sigles du PS et du PRG, la candidate doit prononcer son discours d'investiture peu avant midi sur une petite estrade s'avançant dans la salle.

"C'est une belle journée pour les socialistes, c'est une belle journée pour la gauche mais ce qui compte c'est de faire du 6 mai prochain une belle journée pour la France", a déclaré François Hollande.

Le premier secrétaire du PS est arrivé en compagnie du président du PRG, Jean-Michel Baylet. Les discours des deux hommes doivent clore la matinée.

"Si on veut gagner, il faut qu'on soit tous rassemblés", a déclaré Laurent Fabius à son arrivée vers 10h00. "Je suis venu pour écouter et pour rassembler", a renchéri Dominique Strauss-Kahn, extrêmement souriant devant les caméras.

Fera-t-il la campagne de Ségolène Royal? "Evidemment!", a-t-il lancé. Comment? "On verra".

Porte-parole de la campagne interne de Ségolène Royal, Arnaud Montebourg a estimé que le PS faisait dimanche un "premier pas vers une révolution douce".
Yahoo.fr, actualités, dimanche 26 novembre 2006, 11h06

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jeudi 30 novembre 2006, 14h59 Pour Ségolène Royal, il faut discuter "avec tout le monde" au Proche-Orient (Avec le leader druze anti-syrien Walid Joumblatt, le 30 novembre 2006 à Beyrouth )

BEYROUTH (AP) - La candidate socialiste Ségolène Royal entend imprimer un "accent différent" au Proche-Orient, notamment au Liban où elle vient d'arriver et où elle estime qu'il faut "discuter avec tout le monde", y compris avec des membres du Hezbollah pro-syrien, a indiqué jeudi son directeur de campagne Jean-Louis Bianco.

Alors qu'on lui demandait si Ségolène Royal considère qu'il faut discuter avec toutes les parties au Liban, M. Bianco a répondu à la presse, dans l'avion qui emmenait la candidate de Paris à Beyrouth: "on parle avec tout le monde", "on essaie de comprendre la position des uns et des autres et de leur passer des messages". "Si on ne parle pas, on n'y arrivera pas", a-t-il fait valoir.

Une position qui vaut selon lui "pour toutes les composantes politiques libanaises et pour toutes les forces et les pays de la région, y compris pour la Syrie et l'Iran".

La candidate à l'Elysée devait ainsi être reçue vendredi après-midi par la commission des Affaires étrangères de la chambre des députés du libanais, où siègent toutes les composantes politiques du pays, y compris des membres du mouvement chiite Hezbollah pro-syrien. Elle ne devrait en revanche rencontrer aucune personnalité pro-Damas, et notamment pas le président Emile Lahoud.

Dans un climat extrêmement tendu au Liban sur fond de manifestations des mouvements pro-syriens, ce programme pourrait cependant être fortement mis à mal. Le Hezbollah, le mouvement Amal et le leader chrétien Michel Aoun ont annoncé pour vendredi une mobilisation d'ampleur dans le centre de Beyrouth.

Selon son directeur de campagne Jean-Louis Bianco, Ségolène Royal "affirmera, si elle est élue, un style différent" dans le domaine diplomatique. "Il y a un accent différent. C'est essentiellement, s'agissant du Liban, on discute avec tout le monde, on exclut personne qui peut être utile", a-t-il dit. "On ne fait pas la paix en ne parlant qu'avec ses amis", a-t-il justifié, soulignant que "la diplomatie, ce n'est pas un tribunal".

Selon M. Bianco, ancien secrétaire général de l'Elysée sous François Mitterrand, la "politique arabe" de la France "peut être discutée d'un point de vue technique et stratégique". Pour autant, "il y a évidemment une continuité" entre l'action que la candidate entend mener et la politique étrangère actuelle de la France dans la région. AP
Yahoo.fr, actualités, jeudi 30 novembre 2006, 14h59

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29.11.06 | 06:59 Le staff de campagne de Ségolène Royal

Voici la liste complète des 15 personnes qui "piloteront" la campagne présidentielle de Ségolène Royal, annoncée mardi aux agences de presse par la candidate socialiste:

- Directeurs de campagne: François Rebsamen, maire de Dijon et numéro deux du PS ; Jean-Louis Bianco, ancien secrétaire général de l'Elysée

- Directeurs adjoints de campagne: Patrick Mennucci, vice-président du conseil général des Bouches-du-Rhône ; Danielle Bousquet, députée des Côtes-d'Armor et vice-présidente de la délégation de l'Assemblée nationale aux droits des femmes ; Yvon Collin, délégué général du PRG et sénateur du Tarn-et-Garonne

- Chef de l'équipe des porte-parole: Julien Dray

- Conseiller spécial: Jack Lang

- Chargés de mission: Bruno Le Roux, secrétaire national du PS aux élections ; Aurélie Filippetti, écrivain et ancienne militante Verte ; Ouarda Karaï, membre du pôle élections du PS

- Mandataire financier: Dominique Bertinotti, maire du 4e arrondissement de Paris

- Directeur de cabinet: Christophe Chantepy, président de l'association "Désirs d'avenir"

- Chef de cabinet: Camille Putois, qui était jusqu'à mardi chef du bureau des élections du ministère de l'Intérieur

- Chargées de l'animation des comités "Désirs d'avenir": Yvette Roudy, ancienne ministre des Droits de la femme ; Safia Otokoré, secrétaire nationale adjointe du PS aux sports.
NOUVELOBS.COM | 29.11.06 | 06:59

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lundi 4 décembre 2006, 22h48 Ségolène Royal apporte un franc soutien à Israël

JERUSALEM (AFP) - La candidate socialiste à la présidentielle française, Ségolène Royal, a apporté lundi à Jérusalem un franc soutien à Israël, en affirmant la nécessité de priver l'Iran du nucléaire militaire et en excluant tout contact avec le Hamas, une organisation "terroriste".

Mme Royal a conclu une visite de deux jours en Israël et dans les territoires par un entretien avec le Premier ministre Ehud Olmert qui vaut reconnaissance de son statut de chef d'Etat en puissance malgré les critiques qui ont émaillé sa tournée au Proche-Orient. M. Olmert s'est déclaré "content" de cette entrevue.

Durant son séjour de 48 heures en Israël, celle qui pourrait être la première présidente de la République française aura rencontré les principaux responsables israéliens: les ministres des Affaires étrangères Tzipi Livni et de la Défense Amir Peretz, outre M. Olmert.

La candidate française a tenu, lors d'une conférence de presse, à "saluer les efforts de paix du gouvernement israélien", quinze jours après l'appel d'Ehud Olmert pour relancer, sous conditions, les négociations avec le chef de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Sur le dossier du nucléaire iranien, elle est allée au-delà de la position de l'Etat hébreu qui réclame des sanctions pour empêcher l'Iran de se doter du nucléaire militaire. Elle a nié à Téhéran le droit d'exploiter l'énergie nucléaire civile, faute de quoi, selon elle, l'Iran posséderait à terme le nucléaire militaire et l'arme atomique.

"Vous avez devant vous la seule responsable politique qui s'est clairement exprimée contre l'accès de l'Iran au nucléaire civil. Là se trouve le plus grand danger pour Israël et toute cette partie du monde (...)", s'est exclamée Mme Royal. Selon elle, Ehud Olmert l'a "remerciée pour cette prise de position".

La responsable française a d'autre part clarifié sa position sur d'éventuels contacts avec le mouvement islamiste Hamas, dont est largement issu le gouvernement palestinien depuis sa victoire aux législatives de janvier 2006.

"En l'état actuel des choses, où le Hamas est sur la liste des organisations terroristes, il n'est pas question de parler aux dirigeants du Hamas", a affirmé Mme Royal.

Elle a néanmoins estimé qu'"il peut y avoir d'éventuels contacts dans le cadre des discussions menées par le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pour former un gouvernement d'union" dans les territoires.

Encore faudrait-il, a-t-elle ajouté, que le Hamas accepte les conditions fixées internationalement: reconnaissance de l'existence de l'Etat d'Israël et de tous les accords israélo-palestiniens conclus antérieurement, renonciation à la violence.

La candidate s'était refusée vendredi à écarter a priori des contacts avec "des élus démocratiquement désignés" comme ceux du Hamas.

Ségolène Royal a aussi justifié les survols des positions de la Force intérimaire des Nations unies au Liban par des appareils israéliens. "Je sais que ces survols sont liés à la défense de la sécurité d'Israël", a-t-elle dit, après s'être étonnée de la fréquence de ces survols, lors d'une visite au sud-Liban vendredi.

La dirigeante française n'a pas non plus critiqué le mur de séparation entre Israël et la Cisjordanie édifié par les Israéliens. "Quand c'est nécessaire, c'est sans doute justifié, encore faut-il que les choses se fassent dans une bonne entente", a-t-elle affirmé.

Dans la matinée, la candidate à la succession de Jacques Chirac à l'Elysée avait visité longuement le mémorial et le musée de Yad Vashem, dédiés aux victimes de l'Holocauste.
Par Thierry MASURE , Yahoo.fr, actualités, lundi 4 décembre 2006, 22h48

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Paru le : 02/12/2006 A Paris, Rebsamen s'active pour Ségolène

QUELQUES JOURS avant la désignation de Ségolène Royal par les militants, François Rebsamen, numéro deux du PS, maire de Dijon, avait déjà revêtu le costume de directeur de campagne. Et préparait calmement la suite : après le 16 novembre, les socialistes feraient voyager leur candidate « à l'international » pendant que les choses s'organiseraient à Paris.

Quinze jours plus tard, nous y sommes : Royal se donne une stature présidentielle au Proche-Orient, tandis que Rebsamen, resté en France, s'active en cuisine.
Certes, il n'avait pas prévu de devoir partager la fonction avec Jean-Louis Bianco, ex-secrétaire général de l'Elysée sous Mitterrand. « Mais Jean-Louis et moi, on n'est pas en compétition pour se faire valoir auprès de la candidate », jure-t-il.

Surtout, « Rebs », comme on l'appelle au PS, a un savoir-faire que bien peu pourraient revendiquer autour de Royal.
« Le poste de directeur de campagne ne destine pas à se mettre en valeur, affirme cependant l'intéressé. On n'agit pas pour soi. C'est un rôle important, mais assez obscur. » Qui convient donc à cet homme secret, amateur de polars et de pêche à la mouche.

OEil de velours, belle voix rayée par le tabac, sourire enjôleur, François Rebsamen, 55 ans, est d'abord un séducteur. D'ailleurs, l'homme ne compte (presque) que des amis au PS. A commencer par François Hollande, qui est « un ami maintenant », souligne Rebs.

«Ce n'est pas un flambeur »

Un ami auquel il a dû ouvrir les yeux, dès février 2006 : « J'étais parti trois jours à Prague, se souvient-il. J'ai appelé François et je lui ai dit : Ta compagne peut devenir présidente de la République. » A l'époque, Hollande croit encore pouvoir porter les couleurs des socialistes en 2007. Rebsamen, premier des « hollandais », aurait voulu y croire lui aussi.

Mais son « flair » lui indique que le « phénomène Royal » emportera tout sur son passage. « Deux événements m'avaient mis en alerte sur la popularité de Ségolène, se souvient-il : le 10 mai 2005, je l'avais invitée à Dijon, parmi d'autres responsables socialistes, pour défendre le oui au référendum. Elle avait été la plus applaudie. En octobre 2005, avant le congrès, elle est revenue, cette fois avec son Power-Point, elle a été très scolaire, très pédago. Là encore, elle a été longuement applaudie. »

Pour autant, le numéro deux du parti restera loyal à Hollande jusqu'au bout, attendant le feu vert de son ami pour se mettre à la disposition de Royal. « En juin, Ségolène le harcelait pour qu'il lui accorde un rendez-vous, se rappelle un élu. Rebs a plusieurs fois refusé poliment, jusqu'à ce que Hollande donne son accord. »

Craint et respecté dans le parti, celui qui fut longtemps l'homme des fédés connaît parfaitement la machine socialiste. Doté d'un solide sens de l'organisation, acquis, dit-il, lors de son passage dans la maison Fabius, il a aussi, affirme un élu, « une vraie intelligence des situations », et un sens aigu de la diplomatie.
« C'est très difficile de se fâcher avec lui », atteste un élu bourguignon. « Il avance pas à pas, ce n'est pas un flambeur de la politique, observe Gaëtan Gorce, député de la Nièvre. Et puis, il est fiable. »
« Pendant les campagnes cantonales et régionales de 2004, qu'il a dirigées, on a surtout vu son art pour récupérer le travail des autres », tempère, sous le sceau de l'anonymat, un autre député.

Repéré, enrôlé et initié par Pierre Joxe au début des années 1980, franc-maçon « non pratiquant », l'homme de réseaux Rebsamen rêverait, dit-on, du poste de ministre de l'Intérieur.
Une ambition qu'il ne confirme pas, ce genre d'aveu pouvant coûter cher sous le règne de « Ségolène ». « Ce que je souhaite le plus, c'est être réélu à la mairie de Dijon, jure-t-il donc. Je ne lâcherai sûrement pas ma fonction municipale pour un autre poste. » A suivre.
Libération, 2 décembre 2006, p. 4, Nathalie Segaunes

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vendredi 8 décembre 2006, 20h24 Appels à l'exclusion de Pascal Sevran de France-Télévision

PARIS (AP) - Le MRAP et le Parti socialiste ont appelé vendredi à l'exclusion du présentateur Pascal Sevran de France-Télévision après les propos qu'il a tenus récemment sur les Africains dans "Var matin".

Interrogé sur le sujet vendredi sur RTL, le ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres a dénoncé les propos "scandaleux, inadmissibles, racistes" de Pascal Sevran: "ils me semblent passibles de la loi", a-t-il ajouté.

Lui même n'a "ni le pouvoir, ni la volonté" d'interdire Pascal Sevran de télévision publique: "ce n'est pas moi qui ait la charge du contenu de l'information des radios et télévisions (...) A charge pour ceux qui ont la direction et la responsabilité des entreprises dans lesquelles il travaille de s'exprimer également".

Dans un communiqué, le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) s'est indigné vendredi que Pascal Sevran ait déclaré dans "Var matin" mercredi: "l'Afrique crève de tous les enfants qui y naissent sans que leurs parents aient les moyens de les nourrir. Je ne suis pas le seul à le dire. Il faudrait stériliser la moitié de la planète".

Le MRAP dénonce des "propos révulsants" qui "révèlent l'analphabétisme qui caractérise Pascal Sevran en matière de connaissance des causes réelles de la pauvreté en Afrique". Il "véhicule les stéréotypes et clichés racistes les plus éculés à l'endroit des populations noires".

"Devant ces propos graves qui déshonorent le service public, le MRAP attend de France-Télévision la réaction qui s'impose, à savoir l'exclusion de Pascal Sevran de l'espace audiovisuel public".

Faouzi Lamdaoui, secrétaire national chargé de l'égalité des chances au Parti socialiste, a également jugé Pascal Sevran "indigne de la mémoire de -l'ancien président- François Mitterrand dont il revendique l'amitié et l'héritage".

Ses propos "sont une déclaration politique d'un homme politique prônant l'eugénisme, le racisme et la xénophobie", a-t-il déclaré à l'AP, en dénonçant le "silence assourdissant" du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, "dont Pascal Sevran est un ami personnel et l'un des soutiens les plus actifs".

M. Lamdaoui a donc demandé "son exclusion pure et simple du service public de l'audiovisuel": "je demande (au PDG de France-Télévision) Patrick de Carolis de prendre les mesures qui s'imposent". AP

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lundi 11 décembre 2006, 16h48 France 2 adresse un "sévère avertissement" à Pascal Sevran

PARIS (AFP) - France 2 a adressé lundi un "sévère avertissement" à son animateur Pascal Sevran pour ses propos sur la sexualité des Noirs, prévenant que toute récidive remettrait en cause sa collaboration avec la chaîne, indique-t-elle dans un communiqué.

Jugeant ses propos "très graves" mais prenant "acte" des "excuses" présentées par l'animateur dans Le Parisien, le directeur général de France 2, Philippe Baudillon, adresse à Pascal Sevran une "très ferme mise en garde, qui a valeur de sévère avertissement", selon un courrier à l'intéressé rendu public par la chaîne.

"Je vous invite solennellement pour l'avenir à vous abstenir de toute prise de position contraire à l'éthique du service public, faute de quoi nous nous verrions dans l'obligation de remettre en cause le principe de votre collaboration sur France 2", avertit M. Baudillon.
Yahoo.fr, actualités, lundi 11 décembre 2006, 16h48

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samedi 6 janvier 2007, 10h57 Ségolène Royal entame sa visite en Chine

PEKIN (AFP) - La candidate socialiste à l'élection présidentielle française, Ségolène Royal, a entamé samedi une visite en Chine de quatre jours destinée à conforter sa stature internationale à moins de quatre mois du scrutin.

Mme Royal, à la tête d'une délégation du Parti socialiste, est arrivée samedi à l'aéroport de Pékin peu avant 09H00 (01H00 GMT).

Elle s'est ensuite rendue sur la Grande Muraille, près de Pékin.

Comme on lui rappelait que la visite sur place de François Mitterrand en février 1981 avait précédé son élection à la présidence de la République, la candidate socialiste s'est montrée prudente. "C'est un signe positif. On verra. Je ne sais pas si l'histoire se répète mais c'est un beau symbole. Cette grande muraille, c'est le symbole du temps, de l'effort sur la longue distance".

"Comme le disent les Chinois, qui n'est pas venu sur la grande muraille n'est pas un brave. Qui va sur la grande muraille conquiert la bravitude", s'est-elle exclamé, utilisant ce néologisme au lieu du mot bravoure.

Mondialement connu, l'ouvrage, dont la construction a commencé il y a plus de 2.000 ans, est long de plus de 7.000 km.

Selon Mme Royal, "il est important de s'extraire de la pression, de sortir des polémiques nationales pour se rendre compte des enjeux internationaux et à quel point la France est attendue et respectée" à l'étranger.

L'ancienne ministre a dit se rendre à l'étranger avec "toujours un esprit de respect et d'humilité, et en même temps avec la fermeté d'une parole de vérité que je veux porter: la volonté pour la France de ne pas laisser détruire des emplois, de faire attention aux délocalisations, de se protéger et en même temps de conquérir".

Par ailleurs, Ségolène Royal a indiqué aux journalistes qu'elle rencontrerait lundi le vice-président Zeng Qinghong et le ministre du Commerce Bo Xilai.

Mme Royal, ancienne ministre de l'Environnement, a également indiqué qu'elle aurait un entretien lundi avec le responsable de l'Administration d'Etat pour la protection de l'environnement, Zhou Shengxian, qui a rang de ministre.

Avant son départ, Mme Royal avait indiqué qu'elle souhaitait aborder avec ses interlocuteurs les sujets économiques et commerciaux, alors que la Chine est régulièrement accusée en France d'être à l'origine de la disparition de milliers d'emplois en France en raison de ses exportations et des délocalisations, ainsi que les problèmes d'environnement qui touchent le géant asiatique, souvent présenté comme l'"usine du monde" depuis plus de 20 ans.

Rien n'avait été dévoilé jusqu'à présent de ses entretiens politiques, alors que, selon des sources diplomatiques à Pékin, elle avait demandé à voir le président Hu Jintao, également numéro un du Parti communiste chinois, parti unique au pouvoir depuis 1949.
Yahoo.fr, actualités, samedi 6 janvier 2007, 10h57

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mardi 9 janvier 2007, 5h54 Ségolène Royal appelle à la libération des journalistes et avocats détenus en Chine

PEKIN (AP) - Au quatrième et dernier jour de sa visite en Chine, Ségolène Royal a appelé mardi à la libération des journalistes et avocats détenus dans le pays et s'est prononcée pour un renforcement des liens commerciaux entre Paris et Pékin.

"J'ai fait une démarche pour demander la libération de journalistes et d'avocats incarcérés en remettant une lettre à l'association des journalistes et à l'association des avocats, dans une démarche opérationnelle et utile, qui va au-delà des formules", a déclaré la candidate socialiste à l'élection présidentielle lors d'une conférence de presse.

Ségolène Royal a également appelé à un renforcement des liens commerciaux entre la France et la Chine, invitant Pékin à ouvrir ses marchés aux entreprises étrangères.

"La Chine est en quelque sorte aussi notre nouvelle frontière", a-t-elle estimé. "Il faut surmonter les craintes, maîtriser la mondialisation, imposer des règles communes et défendre une nouvelle forme de développement".

Selon la candidate socialiste, "il faut sortir de cette logique qui consiste à refuser radicalement les transferts des technologies".

"Ce qu'il faut c'est mieux protéger les savoir-faire français et les brevets français, qui sont aujourd'hui encore insuffisamment protégés, lutter contre la contrefaçon mais accepter des financements croisés, qui permettent des co-financements franco-chinois, notamment dans les centres de recherche", a-t-elle affirmé. "Pour qu'il y ait une logique de gagnant-gagnant".

Face aux récents échecs commerciaux de la France en Chine, notamment la perte par Areva de la course à la construction de quatre réacteurs nucléaires, la présidente de la région Poitou-Charentes a par ailleurs appelé les entreprises françaises à faire "leur propre évaluation".

"C'est trop facile, lorsque la France perd un marché, d'aller trouver des justifications qui ne relèvent pas de la performance et de la compétence des entreprises elles-mêmes ou de leur stratégie", a-t-elle souligné avant de préciser: "ça c'est vraiment une posture bien franco-française que de penser que quand on perd un marché c'est toujours de la faute des autres".

Pour la candidate socialiste, "on ne peut pas non plus faire porter toujours la responsabilité sur les Chinois des choix qui sont faits". Et de déplorer que "quand ce sont des choix français, les choix sont bons, et quand ce sont d'autres entreprises les choix seraient mauvais".

"J'attends aussi des entreprises françaises qu'elles fassent leur propre évaluation pour que ça ne se reproduise pas", a encore lancé Ségolène Royal. "S'il y avait un état d'esprit européen entre les différentes entreprises pour faire des accords, pour être plus fort collectivement face aux entreprises américaines, je pense que l'on n'aurait peut-être pas perdu un certain nombre de marchés. Et il serait souhaitable que les pouvoirs publics soutiennent ce type de démarche".

Ségolène Royal achevait mardi une visite de quatre jours en Chine lors de laquelle elle a notamment rencontré le vice-président Zeng Qinghong au Grand palais du peuple à Pékin. Elle a, à cette occasion, prôné un "développement harmonieux" de l'Empire du Milieu dans un "monde multipolaire" où seraient défendus les "droits humains". AP
Yahoo.fr, actualités, mardi 9 janvier 2007, 5h54

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mardi 9 janvier 2007, 9h15 Ségolène Royal répond aux "critiques politiciennes de bas niveau" de François Bayrou

PEKIN (AP) - Avant de quitter la Chine, la candidate socialiste Ségolène Royal a tenu à répondre aux critiques contre son voyage en fustigeant "les critiques politiciennes d'un aussi bas niveau" formulées par François Bayrou.

"Nous sommes dans une échéance politique importante, tout est bon pour faire de la polémique", a regretté Ségolène Royal. "En ce qui me concerne, en tant que responsable politique, je m'abstiens toujours de critiquer un autre responsable politique, même s'il est d'un autre bord, lorsqu'il est en visite dans un pays étranger".

"Je m'étonne que ce soit un responsable politique qui prétend affranchir ou supprimer les différences entre la droite et la gauche et faire émerger un Etat impartial, je veux parler de M. Bayrou, qui se permette en même temps des critiques politiciennes d'un aussi bas niveau", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse.

"Je lui rappellerai que l'Etat impartial commence lorsqu'on est en déplacement dans un grand Etat ami, et un candidat ou une candidate à l'élection présidentielle porte, quel que soit le parti auquel il appartient, une image et une réputation de la France", a souligné Ségolène Royal.

La candidate socialiste "demande à ce responsable politique de s'appliquer à lui-même ses propres principes, ou alors, c'est qu'on est bien politicien quand il croit que cela peut être utile, et que finalement les mots qu'il avance ne sont que des mots creux et cela vaut pour ses déclarations futures". "Chacun sera à quoi s'en tenir".

Le candidat UDF à l'élection présidentielle avait dénoncé dimanche "l'attitude soumise" de Ségolène Royal en Chine, estimant que sa rivale socialiste avait évoqué la question des droits de l'Homme de manière à ne pas "troubler" les Chinois. "L'organisateur de ce voyage, c'est le Parti communiste chinois". AP
Yahoo.fr, actualités, mardi 9 janvier 2007, 9h15

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L'éloge de la justice chinoise par Royal fait des vagues
MYRIAM LÉVY AVEC ANNE- CHARLOTTE DE LANGHE (À PARIS ET JEAN-JACQUES MÉVEL À PÉKIN). Le Figaro, Publié le 11 janvier 2007 Actualisé le 11 janvier 2007 : 07h34 Naegelen/Reuters

TOUT AU LONG de son voyage en Chine, Ségolène Royal a affiché sa volonté de « ne pas (se) poser en donneuse de leçons ».
C'est au nom de cette attitude de « recherche de dynamiques positives » que, lors de sa conférence de presse finale, mardi, elle a donné acte à la justice chinoise de sa rapidité. « J'ai rencontré un avocat qui me disait que les tribunaux chinois sont plus rapides qu'en France. Vous voyez : avant de donner des leçons aux autres pays, regardons toujours les éléments de comparaison », a-t-elle déclaré.
Un satisfecit surprenant dans un pays régulièrement dénoncé notamment pour ses violations des droits de la défense.

C'est un avocat d'affaires français qui avait glissé cette réflexion à Royal lors d'un dîner organisé par la chambre de commerce française à Pékin. « Je le trouve très optimiste », tempérait hier l'avocat Jean-Pierre Mignard, membre de la délégation de Royal, et ancien défenseur des manifestants de la place Tiananmen, qui reconnaît que « rapidité ne veut pas dire qualité ».

Pour Patrick Devedjian, député UMP mais aussi avocat, « il ne faut pas confondre rapide et expéditif ». Et au moment où la France s'apprête à modifier sa Constitution pour y inscrire l'interdiction définitive de la peine capitale, Devedjian insiste : « Si elle a pensé à la peine de mort, c'est affreux. Si elle n'y a pas pensé, c'est pire. »

Une balle dans la nuque

Le président du Conseil national des barreaux, Paul-Albert Iweins, note que « toute personne connaissant un minimum la justice chinoise sait qu'elle est terrible ».
« N'oublions pas que, dans ce pays, des centaines voire des milliers de personnes sont condamnées à mort chaque année et que ce sont les familles qui paient la balle ! », renchérit Bruno Thouzellier, président de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire).

Maître Olivier Lefébure, collaborateur du cabinet Adamas pendant cinq ans à Pékin, se demande si Royal n'a justement pas trouvé là « l'un des seuls points forts » du système judiciaire chinois car « entre l'introduction d'une instance et la décision, la loi impose en effet un délai de six mois maximum ».

Si la justice doit être rapide, la Chine est en effet un modèle du genre. Mais en dépit d'une avancée considérable du droit écrit depuis une génération, l'absence de transparence et de débat demeure flagrante. Dans les faits, inculpation vaut condamnation et le parti unique contrôle la procédure de bout en bout, « derrière le rideau », comme disent les Chinois. La confusion entre le politique et le judiciaire est telle que rien n'empêche un juge ou un procureur d'être en même temps chef de la police locale et secrétaire du Parti.

Les derniers chiffres publiés par la Cour suprême confirment une mécanique implacable, qui s'achève parfois par une balle dans la nuque ou par une injection létale. Sur 593 000 dossiers criminels jugés dans les onze premiers mois de 2006, seuls 1 464 ont abouti à un verdict d'innocence (0,25 %).

Les avocats chinois n'ont aucun monopole de représentation et peuvent être eux-mêmes inculpés s'ils sont « trop agressifs ». Les juges, appointés par le parti unique, risquent d'être punis si la sentence déplaît. C'est au parquet qu'il revient de verrouiller le système : il lance les poursuites mais contrôle aussi la décision des tribunaux. Quant aux appels, ils sont rarissimes.
Le Figaro,Publié le 11 janvier 2007 Actualisé le 11 janvier 2007 : 07h34

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Royal recadre Hollande sur la question des impôts
Le Figaro, NICOLAS BAROTTE. Publié le 13 janvier 2007 Actualisé le 13 janvier 2007 : 23h10

« Il n'y aura pas de fiscalité nouvelle qui décourage le travail ou l'effort », a affirmé hier Ségolène Royal, en réponse aux propos tenus mercredi par François Hollande.

LE CHEF, ce n'est plus lui.

Comme les autres, le premier secrétaire du PS François Hollande va devoir apprendre à se ranger derrière Sé­go­lène Royal, point barre.

Hier, comme déjà en décembre, la candidate à la présidentielle a effectué une mise au point sur la question de la fiscalité : mercredi, Hollande avait relancé la polémique - qu'il avait ouverte le mois dernier - sur les hausses d'impôts sur le revenu auxquelles la gauche pourrait procéder si elle revenait au pouvoir (nos éditions d'hier).

« Tous les responsables politiques ont la légitimité pour faire des propositions, donner leur point de vue », a expliqué Ségolène Royal, hier en marge de ses voeux au conseil régional de Poitou-Charentes, semblant mettre son compagnon sur le même plan que les autres.
« Il est premier secrétaire, il a tout son rôle, mais je veux rassembler les compétences au sein du PS et au-delà », a-t-elle complété.

La candidate, qui sait aussi faire de la politique à l'ancienne, n'entend pas mener sa campagne en promettant d'augmenter les impôts. « Il n'y aura pas de fiscalité nouvelle qui décourage le travail ou l'effort », a-t-elle affirmé, recadrant les propos de Hollande, sans le désavouer­ formellement.

« Il faudra rééquilibrer la fiscalité, l'alléger sur le travail et peut-être la renforcer sur le capital si l'on veut résorber les déficits. Mais cela se fera sans augmentation des prélèvements obligatoires. »

Alors, au bout du compte, les socialistes souhaitent-ils toujours revenir sur les baisses d'impôts sur le revenu accordées « aux plus riches », comme le prévoit le projet du PS ? Oui, mais il ne faut pas le dire comme cela, répond-on.

Sans entrer dans le détail des chiffres, l'équipe de la candidate partage l'analyse du premier secrétaire. « Il a voulu adopter une position courageuse », dit-on. Ils regrettent surtout sa façon de faire.

Le directeur de campagne François Rebsamen lui en a fait hier le « reproche amical » : « Celui de mettre la fiscalité d'abord, alors qu'il faut mettre bien évidemment nos propositions d'abord. » Il a aussi récusé l'idée d'un « double langage » ou d'une « duplicité » entre Royal et Hollande.

À entendre ces critiques, un partisan de Hollande s'agace et rappelle la « répartition implicite des rôles » entre les deux : à lui d'« être à l'attaque contre la droite » et de « réagir » à l'actualité. Comprendre : impossible d'attendre sans rien dire.

Ce qui gêne Royal, c'est la polémique ouverte et exploitée par l'UMP. Le ministre délégué au Budget Jean-François Copé a accusé hier la gauche de s'en prendre aux « classes moyennes » en voulant augmenter les impôts de ceux qui gagnent plus de 4 000 euros net (en 2003, le salaire moyen des Français était cependant d'environ 1 900 euros net selon l'Insee).

L'interrogation demeure aussi sur le nombre de contribuables qui seraient concernés. Jean-François Copé a visé très haut, citant le chiffre de 1,2 million de foyers fiscaux ! Hier, dans l'entourage de Hollande, on parlait de « 200 000 foyers fiscaux » et non plus de « 200 000 personnes ».

« Il veut se rendre incontournable »

« Il faut éviter les formules qui nous exposent », résume le porte-parole de Royal, Gilles Savary. « Il faut se coordonner autour de la parole de Ségolène Royal. » Problème : la candidate n'a pas dit grand-chose.

Jeudi, elle a confié une mission à trois parlementaires sur la fiscalité et la dépense publique. « Cela permet à Ségolène Royal de ne pas avoir à répondre » sur le sujet, décrypte un membre de la direction. Mais ce qui ne manque pas de sel, c'est qu'elle ait fait appel à l'ancien ministre de l'Économie Dominique Strauss-Kahn, rival de Hollande, pour reprendre la copie du premier secrétaire.

Ses déclarations, qui perturbent la campagne de Ségolène Royal, sont mal comprises au PS. « Il veut se rendre incontour­nable », pense l'un. Hollande viserait le ministère des Fi­nances si Royal est élue. D'autres le jugent « isolé » : « Il n'a jamais été aussi malmené », estime un autre. Un dernier ironise : « Pour lui, c'est 3615 J'existe ! »
lefigaro.com, Publié le 13 janvier 2007 Actualisé le 13 janvier 2007

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[17/01/2007 - 10:12] Ségolène Royal dénonce une "campagne de racailles"

PARIS (Reuters) - Ségolène Royal dénonce "la campagne de racailles" lancée selon elle par la droite sur sa situation fiscale, et a prôné transparence et respect des règles de moralité publique en la matière.

"La campagne qui a été lancée par l'UMP (...) est une campagne malhonnête. Comment disent-ils déjà? Une campagne de racailles. Et ça, je ne le laisserai pas faire", a déclaré la candidate socialiste à la présidentielle au micro de RTL.

"Je ne veux pas me laisser accuser et traiter de fraudeuse fiscale. Je trouve cela scandaleux", a-t-elle ajouté.

Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée nationale, a dénoncé de son côté un "coup tordu (...) très révélateur des méthodes de l'adversaire".

"Si notamment les amis de M. Sarkozy comptent là-dessus pour gagner c'est que vraiment ils n'ont pas tellement confiance en eux", a déclaré le député-maire de Nantes sur LCI.

Pour couper court aux rumeurs circulant sur son patrimoine, Ségolène Royal a rendu public mardi l'état de ses actifs, confirmant qu'elle et son compagnon François Hollande étaient assujettis à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF).

Tout candidat à la présidentielle doit transmettre sous pli scellé la liste de son patrimoine au Conseil constitutionnel. Elle n'est publiée qu'en cas d'accession à l'Elysée.

Le premier secrétaire du Parti socialiste a de son côté porté plainte pour diffamation contre le député UMP Jacques Godfrain, le journal Le Midi libre et les sites internet ayant relayé des informations selon lesquelles le couple tentait d'échapper à l'ISF en constituant une société civile immobilière

(SCI).

François Hollande et Ségolène Royal possèdent ensemble un appartement de 120 m² à Boulogne-Billancourt, aux portes de Paris, et une maison dans les Alpes-Maritimes. Ségolène Royal est également propriétaire d'un "bureau-logement à Melle, dans sa circonscription des Deux-Sèvres.

"JE SUIS AISÉE"

Sur RTL, Ségolène Royal a donné des précisions sur cette SCI "familiale, sans revenu et sans capital". "Cela n'a rien à voir avec une SCI commerciale", a-t-elle fait valoir, démentant toute volonté de dissimulation.

La création de cette société civile a été retenue "parce que nous sommes quatre co-propriétaires. Il y a les grands-parents, deux autres personnes et moi (...) et les banques ont demandé, pour avoir une garantie de l'emprunt, que nous soyons constitués en co-propriété".

"Je suis aisée et je pense normal de payer l'impôt sur la fortune", a ajouté Ségolène Royal, pour qui s'aquitter de l'ISF et représenter la gauche à la présidentielle n'est pas incompatible.

"Je pense également qu'au bout de trente années de vie professionnelle, avoir constitué un patrimoine en ne partant de rien - j'ai commencé ma vie en n'ayant rien - c'est le fruit de mon travail (...) Moi qui ai été élevée à la dure, vous le savez, dans une enfance que vous connaissez, j'ai appris ce qu'était l'honnêteté et la vérité de la parole", a-t-elle dit.

Face aux "insinuations" et aux "méthodes d'intimidation, la candidate socialiste n'a "pas l'intention ni de (se) laisser faire par ces méthodes d'intimidation ni de les imiter".

"Je considère que la politique doit être propre", a insisté la présidente de la région Poitou-Charentes, qui ambitionne de faire émerger en France une "République du respect".
Yahoo.fr, actualités, [17/01/2007 - 10:12]

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20.01.2007 | 08:51 Ségolène Royal reçoit le soutien de Martine Aubry

La maire de Lille, qui recevait la candidate socialiste, ne l'avait pas soutenu lors des primaires. En meeting à Roubaix, Royal a promis une loi "contre les violences faites aux femmes".

La maire de Lille, Martine Aubry, a appelé vendredi 19 janvier les socialistes à être "tous derrière" leur candidate à l'élection présidentielle Ségolène Royal, tandis que celle-ci saluait "une élue de terrain" qui a eu "le souci de (...) la mixité sociale".
"Il n'y aucun doute, il n'y a qu'une candidate du Parti socialiste. On est tous derrière elle", a affirmé Mme Aubry à la presse devant le siège de la Fédération socialiste du Nord, après l'avoir reçue dans son bureau de l'Hôtel de Ville pendant une demi-heure.
"Je suis très heureuse d'accueillir Ségolène qui, après la tempête, nous a ramené le ciel bleu, je le vois à travers les nuages. Je pense que c'est bon signe", a-t-elle poursuivi, assurant que les deux femmes étaient "ravies de (se) retrouver toutes les deux".

"Elue de terrain"

"Le logement est une de ses préoccupations, comme celle des Français, pour garder les classes populaires (dans l'électorat de la gauche, ndlr) mais aussi leur donner les mêmes conditions que les autres de logement et de qualité de vie", a souligné Mme Aubry.
Celle-ci n'avait apporté son soutien à aucun des trois candidats à la primaire PS mais avait indiqué qu'à titre personnel elle ne voterait pas pour Ségolène Royal.

Mme Royal a salué "une élue de terrain" et un maire "qui a eu le souci dans sa ville de garder la mixité sociale, et d'assurer le rayonnement de la ville de Lille, non seulement dans le territoire national mais aussi international".
"Dans cette démarche participative qui est la mienne, j'ai beaucoup à apprendre des élus de terrain", a expliqué la candidate.

Première loi

La candidate socialiste Ségolène Royal, qui présidait ensuite à Roubaix (Nord) un débat participatif, a réaffirmé qu'elle ferait rapidement voter, si elle était élue, une loi "contre les violences faites aux femmes"

"Je voudrais redire ici que les violences faites aux femmes sont inacceptables", a déclaré Ségolène Royal. "C'est la première loi que je ferai voter" en cas d'élection, un texte réprimant ces violences, a-t-elle expliqué après un échange avec Maryline, une femme qui a évoqué à visage découvert ses problèmes conjugaux.

Au cours de ce débat sur le thème du logement, Ségolène Royal a par ailleurs proposé d'aller au-delà de sa proposition initiale de construire 120.000 logements sociaux par an et de réquisitionner si nécessaire les terrains dans des communes ne respectant pas le taux de 20% de HLM.

Les différents débats, a-t-elle expliqué, lui ont fait prendre conscience que "nous ne sommes pas à la hauteur du problème" de logements en France. Elle n'a pas fourni de chiffres et précisions supplémentaires.

Un millier de personnes

Ségolène Royal avait choisi la ville de Roubaix, où furent lancées de grandes innovations en matière de logement dont les habitations à bon marché (HBM), comme ville symbole de sa politique de "rupture" avec le gouvernement.

Plus d'un millier de personnes, dont de nombreux militants, se sont rassemblés dans une salle municipale de Roubaix pour soutenir la candidate qui veut faire du logement "une grande cause nationale" avec une dizaine de propositions établie autour de la notion de "sécurité logement".

La candidate PS a déclaré que les collectivités locales qui s'engageront à faire du logement social paieront les terrains de l'Etat à moitié prix. Elle prévoit enfin la "remise sur le marché" des logements vacants pour cause de spéculation.

Logements

La question de l'emploi a été évoquée comme prioritaire à celle du logement par des personnes du public qui se sont exprimées avec beaucoup de spontanéité. "Pour avoir un logement, il faut d'abord avoir un emploi stable. C'est logique", a résumé Karim, un jeune Roubaisien.

"Quand on n'a pas de travail, on n'a pas de logement", a surenchéri Maryline, qui a déclaré suivre Ségolène Royal dans tous ses meetings. Ce fut l'intervention la plus applaudie d'un débat qui a fait alterner au micro grands témoins, élus socialistes ou membres d'associations de quartier. Des pistes ont été tracées.

"Il faut produire beaucoup de logements mais surtout permettre à la population la plus défavorisée d'y accéder", a notamment expliqué Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation Abbé Pierre. "Il faut des terrains pour construire du logement social ", a réclamé Michel Delebarre, maire PS de Dunkerque et président de l'Union sociale pour le logement.

Ségolène Royal, accueillie à Lille par Pierre Mauroy, président de la communauté urbaine, et Martine Aubry, la maire de Lille, avait passé l'après-midi autour de questions sur l'habitat social dans deux quartiers lillois. (avec AP)
NOUVELOBS.COM | 20.01.2007 | 08:51

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mardi 23 janvier 2007, 8h12 Des propos de Ségolène Royal sur le Québec provoquent des remous au Canada

MONTREAL (AFP) - Des propos attribués à la candidate socialiste à la présidentielle française Ségolène Royal sur la souveraineté du Québec ont suscité des remous au Canada, provoquant même une rebuffade inhabituelle du Premier ministre canadien Stephen Harper.

"L'expérience enseigne qu'il est tout à fait inapproprié pour un leader étranger de se mêler des affaires démocratiques d'un autre pays", a déclaré lundi soir dans un communiqué M. Harper, quelques heures après la rencontre à Paris entre Mme Royal et André Boisclair, chef du Parti québécois.

Selon la presse québécoise, la candidate socialiste à la présidence française s'est déclarée favorable à la souveraineté du Québec à l'issue d'une rencontre avec le chef de la formation indépendantiste.

Elle a déclaré que sa position "reflétait des valeurs communes, soit la liberté et la souveraineté du Québec", selon ses propos rapportés par notamment par Radio-Canada. Sa déclaration a fait les titres des téléjournaux au Québec.

Le Parti québécois prévoit d'organiser un nouveau référendum sur l'indépendance de la province francophone s'il revient au pouvoir lors d'élections prévues d'ici 2008. Le Québec a tenu deux referendums sur sa souveraineté en 1980 et 1995, ne rejetant que d'un cheveu la séparation d'avec le Canada la seconde fois.

Evoquant les célébrations du 400e anniversaire de la création de la ville de Québec, M. Harper a souligné que les Canadiens se réjouissaient de commémorer cet anniversaire en compagnie du prochain président de la France.

"En retour, a-t-il toutefois ajouté, nous nous attendons à ce que le prochain président comprenne l'histoire que nous partageons et le respect qu'un tel partenariat important exige à l'égard du Canada et de la population canadienne".

Les propos de Mme Royal ont aussi été dénoncés par le nouveau chef du parti libéral fédéral Stéphane Dion, ardent défenseur du fédéralisme canadien. "On ne s'ingère pas dans les affaires d'un pays ami, on ne souhaite pas le démantèlement d'un pays ami", a-t-il dit.

Quant au Premier ministre du Québec, Jean Charest, il a dit ne pas avoir pris connaissance des propos de Mme Royal, relevant que ce sont les Québécois qui décidéront eux-mêmes de leur avenir. Il a également noté qu'à sa connaissance Mme Royal n'était jamais venue au Québec

Depuis le célèbre "Vive le Québec libre" du général de Gaulle en 1967, la France entretient des relations étroites avec le Québec, tout en évitant de se prononcer sur l'épineuse question de son éventuelle indépendance.

Sa politique vis-à-vis de la province francophone est marquée par la formule "ni ingérence, ni indifférence", façon de marquer son attachement au Québec tout en ménageant Ottawa.

M. Boisclair a rencontré lundi à Paris plusieurs responsables français dont le Premier ministre Dominique de Villepin et il devait aussi s'entretenir avec le candidat de la droite Nicolas Sarkozy. Il s'est dit convaincu que "la France resterait aux côtés du Québec, quels que soient les choix faits par les Québécois".

A la fin de l'an dernier, la Chambre des Communes canadiennes avait reconnu, à l'initiative de M. Harper, que les Québécois forment une nation, mais "au sein d'un Canada uni".
Yahoo.fr, actualités, Par Philippe SAUVAGNARGUES, mardi 23 janvier 2007, 8h12

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Au jour le jour JEAN-PIERRE GATTONI , Le Matin, 30 janvier 2007

Ah, les intellectuels! Ce sont de drôles de types..., n'est-ce pas Léo Ferré? Si vous voulez être malpolis mais honnêtes, qualifiez-les de girouettes.

En lisant Libération d'hier, j'en ai eu la confirmation: les ex-intellectuels dits de gauche (tout le monde vieillit!) se retrouvent d'un seul bloc... à droite, car ils soutiennent ouvertement Nicolas Sarkozy. J'énumère: André Glucksmann, Pascal Bruckner, Marc Weitzmann et Max Gallo. Et il paraît que la liste n'est pas close...

Personnellement, ça ne me gêne pas que l'on soutienne un candidat très intelligent et très bien préparé. Mais est-ce que le peuple français est vraiment sensible à la position de ses grands intellos?

Le plus célèbre et le plus bruyant d'entre eux, Bernard-Henri Lévy n'a pas encore choisi son camp: il a de la sympathie pour Ségolène Royal, mais il attend, dit-il, de connaître son programme. Vraiment? BHL, du haut de son immense savoir, ne sait-il pas déjà tout?...
lematin.ch, JEAN-PIERRE GATTONI 30 janvier 2007

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Alain Finkielkraut, sans soutenir officiellement Sarkozy, explique pourquoi il s'en sent proche. «L'incompétence manifeste de Royal» Par Eric AESCHIMANN, Libération, QUOTIDIEN : jeudi 8 février 2007

Après le soutien apporté par André Glucksmann à Nicolas Sarkozy, l'essayiste Alain Finkielkraut entre à son tour dans la campagne présidentielle. S'il critique certains points du programme du candidat de l'UMP, il prend sa défense avec véhémence. Au point de dénoncer les «lapsus fascistes» du Parti socialiste.

Avez-vous l'intention d'annoncer votre soutien à Nicolas Sarkozy ?

Sans doute a-t-on déduit de mon prétendu conservatisme que j'étais sarkozyste. Mais le journalisme devrait résister à la déduction : toutes les nouvelles qui ont circulé à ce sujet sont fausses. Je n'ai reçu de proposition ni du Figaro pour une interview ni de l'entourage de Sarkozy pour une participation à son meeting du 11 février. Nicolas Sarkozy m'a invité à déjeuner en septembre 2005 en compagnie de son directeur de cabinet Claude Guéant, mais je ne l'ai pas revu depuis. J'enseigne à l'Ecole polytechnique, j'anime une émission hebdomadaire sur France Culture : j'ai des convictions, mais un ralliement, c'est une casquette, et le moins que je doive à mes élèves et à mes invités, c'est de les accueillir tête nue.

Vous sentez-vous proche du candidat de l'UMP ?

Il y a, en tout cas, une proximité de situation. Ma famille, comme celle de Sarkozy, n'est pas française de souche. Aussi ai-je été blessé comme s'il s'était agi de moi-même par la phrase d'un document du Parti socialiste définissant Nicolas Sarkozy comme un «néoconservateur américain avec un passeport français» (la phrase est du député PS Eric Besson, Libération du 9 janvier, ndlr). Imaginez un instant que le candidat de la droite se soit appelé Royal, celui de la gauche Sarkozy, et que les porte-parole du premier aient traité le second de «stalinien avec un passeport français» ­ voire d'Américain car il y a une droite souverainiste et une gauche atlantiste. On aurait défilé de Nation à République et certains auraient même arboré l'étoile jaune. Or, il ne s'est presque rien passé, et pourtant cette dénaturalisation est impardonnable.

Votre identification à Nicolas Sarkozy va-t-elle jusqu'à son programme ?

Non. Nous sommes aujourd'hui les témoins, les protagonistes et les victimes d'une avalanche de désastres : la catastrophe écologique, le désastre de l'école, le désastre de la lecture, le désastre de la civilité, le désastre de la langue. Ces désastres sont dissimulés par le voile de la bien-pensance. Il arrive à Sarkozy de déchirer ce voile, mais quand il veut en finir avec le repos dominical, il accompagne le désastre (même s'il a raison de préférer le travail à l'assistanat). Bientôt, il ne restera plus rien, dans notre civilisation, de la différence entre loisir et shopping. Or, cette différence, c'est la civilisation même. Et le désastre de la mondialisation nous condamne à la croissance pour la croissance.

C'est en général la gauche qui parle ainsi de la mondialisation. Et en tout cas pas le président de l'UMP...

Celui-ci a au moins le mérite d'envisager un certain protectionnisme à l'échelle européenne. Et je n'oublie pas que la gauche range au nombre de ses prouesses l'installation d'Eurodisney à Marne-la-Vallée. Quant à l'altermondialisation, elle a pour seul ennemi l'Amérique. Aussi Ségolène Royal, à Pékin, peut-elle faire, sans dommage de ce côté-là, l'éloge de l'économie et de la justice chinoises. Or, c'est la Chine hypercapitaliste et totalement indifférente à la question des droits de l'homme qui mène la danse infernale de la mondialisation en imposant les délocalisations par ses salaires extrêmement bas et en soutenant au nom de ses intérêts économiques le régime du Soudan comme celui du Zimbabwe.

Entre les altermondialistes et Ségolène Royal, ne faites-vous pas une confusion hâtive ?

La gauche de gouvernement est intimidée par l'extrême gauche comme elle l'était autrefois par le Parti communiste. Et puis elle ne sait réagir à l'incompétence manifeste de sa candidate qu'en exagérant, qu'en hyperbolisant l'opposition droite-gauche. Mais la réalité, c'est qu'aujourd'hui, la droite et le centre sont fiers de leurs candidats, tandis que la gauche est mal à l'aise avec sa candidate, et elle fuit cette gêne dans la haine. Je vous rappelle ce lapsus fasciste qui qualifie Nicolas Sarkozy «néoconservateur américain à passeport français».

C'est un lapsus fasciste ?

La gauche officielle est tellement convaincue d'incarner le parti du Bien face au parti de Pétain qu'elle profère des monstruosités en toute bonne conscience.

En somme, comme André Glucksmann, vos sympathies vous portent tout de même plus vers le candidat de l'UMP ?

Mon tempérament (ou ma lucidité) me porte à l'inquiétude. Mon inquiétude m'empêche de croire que demain tout reviendra possible. Mais, face à la haine que suscite son soutien à Nicolas Sarkozy, je me sens solidaire de Glucksmann. Ce ralliement qui n'est pas le mien n'est ni criminel ni déshonorant. Il y a dans ce pays indéfectiblement robespierriste la tentation toujours renouvelée de réduire les problèmes politiques à des affrontements binaires, et ceux qui pensent autrement à des scélérats bons pour la guillotine. C'est insupportable.
Par Eric AESCHIMANN, Libération, QUOTIDIEN : jeudi 8 février 2007

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Ségolène Royal propose cent mesures pour une France "plus juste" LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 11.02.07 | 14h59 • Mis à jour le 11.02.07 | 16h09

Au terme d'une "phase d'écoute" de trois mois, Ségolène Royal a proposé, dimanche 11 février, "cent propositions" aux Français pour rendre la France "plus juste" et "plus forte". Dans un document intitulé "Le pacte présidentiel" publié sur Internet, la candidate socialiste reprend de nombreux objectifs du projet du PS pour 2007 auxquels elle ajoute des "remontées" des débats participatifs et certaines de ses propositions plus personnelles qui avaient provoqué des remous pendant la campagne interne pour l'investiture.

Voici les principales propositions avancées :

SALAIRES ET RETRAITES

-Hausse du smic : "Le smic sera porté à 1 500 euros, le plus tôt possible dans la législature".

-Salaires : "afin de tirer vers le haut tous les salaires, une conférence nationale sur les salaires, les revenus et la croissance réunissant les partenaires sociaux sera organisée dès 2007".

-Retraites : "Les petites retraites" seront "augmentées de 5 %", et le minimum vieillesse sera versé mensuellement, "le paiement des retraites de la Sécurité sociale sera rétabli au premier jour de chaque mois".

35 HEURES

-Le texte propose d'ouvrir des négociations sur les 35 heures "pour déterminer comment on peut consolider cet acquis et réduire ses négatifs pour les ouvriers et les employés".

ÉDUCATION

-Carte scolaire : pour assurer "la réussite éducative", l'ancienne ministre déléguée à l'enseignement scolaire se prononce pour une révision de la carte scolaire afin de "supprimer les ghettos scolaires, assurer la mixité sociale et constituer des réseaux d'éducation prioritaire".

-Jeunes : la candidate propose une allocation d'autonomie pour les jeunes "sous conditions de ressources".

-Autres propositions : soutien scolaire gratuit pour tous les élèves assuré par des "répétiteurs", limitation à 17 du nombre d'élèves par classe en CP et en CE1 dans les ZEP.

DÉLINQUANCE DES MINEURS

-Centres éducatifs renforcés : pour "extraire les mineurs de la délinquance", Ségolène Royal prône le développement de "centres éducatifs renforcés si besoin avec encadrement militaire ainsi que la suppression des peines de prison pour les mineurs", "en dehors des cas d'atteintes graves aux personnes".

INSTITUTIONS

-Démocratie participative : le pacte propose d'"introduire la démocratie participative dans toutes les collectivités publiques (jurys citoyens, budgets participatifs, etc.)" . "Des citoyens ayant recueilli un million de signatures pourront demander au Parlement l'examen d'une proposition de loi", indique le texte du pacte.

-Modernisation : la candidate propose d'instaurer le non cumul des mandats pour les parlementaires, de renforcer le pouvoir de contrôle du Parlement, de supprimer le 49/3.

LOGEMENT

- Sécurité logement tout au long de la vie : le "pacte présidentiel" prévoit une "sécurité logement tout au long de la vie", avec une limitation du coût du logement pour les ménages modestes à 25% des revenus. Cette limitation, prévue par le projet socialiste, se fera par une hausse des allocations logement.

-Autres mesures : le texte propose aussi la construction de 120 000 logements sociaux par an, la création d'un "service public de la caution", une extension des prêts à taux zéro.
lemonde.fr, LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 11.02.07 | 14h59 • Mis à jour le 11.02.07 | 16h09

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mercredi 21 février 2007, 8h51 Eric Besson quitte le PS

PARIS (AP) - Le socialiste Eric Besson , démissionnaire de son poste de secrétaire national à l'Economie la semaine dernière, "a décidé de quitter le PS" après que ses suggestions sur "la campagne mal orientée" de la candidate Ségolène Royal n'aient pas été prises en compte.

"Je rends la carte, j'adresse aujourd'hui ma lettre de démission à François Hollande, et je demande au président de l'Assemblée nationale de vouloir désormais jusqu'à la fin de la législature m'inscrire parmi les non-inscrits", a-t-il déclaré sur Europe-1.

Le député de la Drôme, qui "ne se représentera pas aux élections législatives", a expliqué que son départ du PS "n'est pas un coup de tête". "En 2002, j'ai assisté aux préparatifs de notre défaite" aux côtés de Lionel Jospin".

"Depuis trois mois je vois que la campagne est mal orientée, mal organisée, elle se déroule mal: je le dis à François Hollande mon interlocuteur privilégié, aux deux codirecteurs de campagne, je travaille, je donne des notes, je dis nous allons dans la mauvaise direction: je constate que les choses ne se sont pas faites", a-t-il déploré.

Interrogée sur France-Info depuis Rennes où elle avait tenu un meeting la veille, Ségolène Royal n'a pas voulu faire de commentaire. AP
Yahoo.fr, actualités, mercredi 21 février 2007, 8h51

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Eric Besson dénonce la "machine à produire des rumeurs" LEMONDE.FR | 19.02.07 | 17h39 • Mis à jour le 19.02.07 | 17h57

La tension monte entre Eric Besson et le PS. Selon Le Parisien, l'ex-secrétaire national du PS chargé de l'économie, qui vient de démissionner à cause d'un désaccord sur le chiffrage du programme socialiste, a envoyé une lettre personnelle à Nicolas Sarkozy. Il y écrit avoir beaucoup évolué, beaucoup changé, ces dernières semaines et qu'il tient à lui en "donner acte".

"La machine à produire rumeurs et contre-vérités tourne à plein", écrit Eric Besson dans un communiqué de presse. "Leur liste est désormais longue et j'y répondrai lors de ma conférence de presse cette semaine", précise le député qui a promis de s'expliquer sur les raisons de son départ mercredi 21 février.

"PAS DUPE"

M. Besson reconnaît qu'il a effectivement envoyé une lettre au ministre de l'intérieur, avec qui il a "toujours eu des relations franches et cordiales qui n'empêchaient pas une confrontation politique souvent de qualité, parfois 'musclée'". La raison de ce courrier ? "A la suite de la publication d'un rapport que j'ai coordonné, ayant appris qu'il avait pu être blessé par une formule que j'avais utilisée, je lui ai adressé une lettre personnelle d'explication". M. Besson a dirigé la rédaction d'un long document à charge intitulé "L'inquiétante rupture tranquille de M. Sarkozy".

"Je ne suis pas dupe des raisons pour lesquelles cette information paraît aujourd'hui de façon tronquée", écrit M. Besson avant de préciser que cela "n'entamera en rien sa détermination à s'exprimer clairement très prochainement..." La suite du règlement de comptes, mercredi.
Constance Baudry, LEMONDE.FR | 19.02.07 | 17h39 • Mis à jour le 19.02.07 | 17h57

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vendredi 23 février 2007, 9h00 Jospin rejoint l'équipe de campagne de Ségolène Royal

PARIS (AFP) - Ségolène Royal a battu jeudi le rappel des troupes socialistes en rassemblant autour d'elle tous les "éléphants" du parti, de Dominique Strauss-Kahn à Laurent Fabius - et plus surprenant encore Lionel Jospin - pour relancer une campagne marquée par des difficultés.

A deux mois de l'élection présidentielle, la candidate socialiste a annoncé la nomination d'une "l'équipe du pacte présidentiel", dont font partie ses deux anciens rivaux dans la primaire socialiste, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn, mais également l'ancien Premier ministre Lionel Jospin, qui se cantonnait jusque-là dans un soutien réservé à la candidate.

Cette "équipe du pacte présidentiel" comporte treize personnes: il s'agit, outre les trois premiers nommés, de Pierre Mauroy, Henri Emmanuelli, Bertrand Delanoë, Martine Aubry, Bernard Kouchner, Gérard Collomb (maire de Lyon), Yvette Roudy (ancien ministre), les présidents des groupes parlementaires Jean-Marc Ayrault et Jean-Pierre Bel, et le premier secrétaire du PS François Hollande, a précisé Mme Royal, en donnant la liste dans cet ordre.

"Tout le monde est rassemblé dans cette phase décisive de la campagne", a ajouté la députée des Deux Sèvres. Ce "groupe des 13" est chargé d'"animer et de tenir des réunions de campagne à travers le pays", a indiqué Mme Royal en précisant que ses membres pourront se réunir "à leur convenance". Cette annonce survient alors que les 28 sondages réalisés depuis le 15 janvier, au lendemain du congrès de l'UMP ayant investi Nicolas Sarkozy, tablent sur une victoire du ministre de l'Intérieur contre Mme Royal.

Mais après être allé jusqu'à 10 points (55% contre 45%), l'écart entre le ministre et la députée PS s'est amenuisé, revenant à deux points dans le dernier sondage CSA (51-49) ou à quatre dans le dernier BVA (52-48). Mme Royal, dont la campagne a été marquée par une série de couacs et de fausses notes - polémique à propos du Hezbollah libanais, propos sur le nucléaire iranien ou la justice en Chine, et la démission récente du secrétaire national à l'économie du PS Eric Besson- est parvenue ces derniers jours à refaire une partie du chemin perdu dans les sondages, notamment grâce à sa prestation réussie sur TF1. Lundi à la télévision, elle a réussi a faire apparaître "une ligne de cohérence", estime ainsi Jean-Daniel Lévy, de l'institut CSA.

La présence de Lionel Jospin dans ce pack créé autour de Ségolène Royal constitue la principale surprise. L'ancien Premier ministre avait sévèrement combattu la candidature de la députée des Deux-Sèvres lors de la primaire interne au PS, avaient de lui manifester son soutien. En revanche, la présence dans cette équipe de Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn était attendue. Tout comme celle du chef du PS, par ailleurs le compagnon de Mme Royal, François Hollande.

Lionel Jospin, qui était absent de Villepinte lorsque Mme Royal avait présenté les 100 propositions de son "pacte présidentiel", le 11 février, avait cependant indiqué trois jours plus tôt qu'il interviendrait "dans la campagne de façon positive, à sa façon", "de temps en temps", un soutien du bout des lèvres qui n'augurait pas de son entrée dans cette équipe rapprochée. Le groupe des 13 ainsi constitué est finalement la solution qu'a retenue Mme Royal, plutôt que la formation d'un "conseil stratégique", qu'avaient laissé prévoir ses proches mercredi. "Ce rôle appartient au Bureau national" du PS, a-t-elle expliqué.

En réaction, le premier secrétaire du PS François Hollande a exprimé "sa gratitude" à l'égard de Lionel Jospin jeudi soir à Gerzat (Puy-de-Dôme), pour son ralliement à l'équipe de campagne de Ségolène Royal. "Lionel Jospin peut apporter son expérience, sa force, le souvenir des campagnes qu'il a menées et notamment montrer ce qu'il ne faut plus refaire: la dispersion et la perte des repères", a déclaré M. Hollande en marge d'un "couscous républicain" avec des militants auvergnats.

"Oui, Lionel Jospin a accepté de venir dans cette bataille avec nous", a ensuite lancé le Premier secrétaire aux 600 militants auvergnats, qui ont chaleureusement applaudi cette annonce. "Nous allons monter que nous sommes une force capable de nous unir pour la conquête du pouvoir", a-t-il poursuivi. "Ségolène Royal est consciente de la nécessité d'emmener toute sa famille politique", a-t-il ajouté, tout en soutenant qu'elle allait "préserver sa liberté, sa singularité, son indépendance d'esprit".

Selon lui "le pack du pacte" est nécessaire parce que les socialistes "entrent dans une nouvelle phase de la campagne, celle de la conviction". "La campagne va être rude, âpre, nous avons besoin de la mobilisation de toutes les forces, de toutes les générations, de tous les talents autour de Ségolène", a encore dit M. Hollande.
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"Avant qu’il ne soit trop tard" NOUVELOBS.COM | 28.02.2007 | 12:51

Le Nouvel Observateur publie, dans son numéro daté jeudi 1er mars, un texte signé par plus de 150 intellectuels qui appellent à voter pour Ségolène Royal, "contre une droite d’arrogance", pour "une gauche d’espérance".

Le texte de l'appel

"Le 22 avril, il sera trop tard. Trop tard pour déplorer notre dispersion. Trop tard pour regretter notre inaction. Trop tard pour s’apercevoir que l’élection présidentielle s’est faite sans nous, malgré nous.

Nous refusons cette défaite trop souvent annoncée. Nous n’admettons pas que l’on vote à notre place. Nous n’acceptons pas que des sondages fabriquent une élection. Et nous ne tomberons pas dans le piège tendu par cette droite qui domine ou influence la plupart de nos grands médias. Car tout est fait, dans cette campagne, pour démobiliser la gauche et désespérer ses électeurs. Rien n’est épargné à Ségolène Royal. Ses déclarations comme ses silences, son entourage comme son compagnon, sa simplicité comme sa franchise, sa féminité comme sa fermeté : tout est prétexte en face à caricature et à moquerie. Tout est bon pour alimenter le mépris social et le dédain sexiste.

Qu’elle prenne le temps d’écouter les Français, et on la soupçonne de n’avoir rien à dire. Qu’elle annonce longuement son pacte présidentiel, et la question du chiffrage vient opportunément occulter le détail de ses engagements. Qu’elle-même ou son entourage soient victimes de procédés de basse police, et on préfère retenir l’air de la calomnie plutôt que de s’alarmer pour la démocratie. Qu’elle assume son identité de socialiste, et on lui reproche de se plier à un appareil. Qu’elle revendique sa part de liberté, et on l’accuse de se méfier de sa famille. Qu’elle réussisse un meeting électoral ou une émission télévisée, et on lui oppose immédiatement des enquêtes d’opinion aussi fluctuantes qu’incertaines.

Nous ne nous laisserons pas intimider. Dès le premier tour, nous voterons pour Ségolène Royal et nous appelons à faire de même, à le faire savoir et à faire campagne. Car nous voulons que, cette fois, la gauche gagne. Nous parions sur cette gauche plus exigeante avec elle-même et plus à l’écoute des siens, qui a appris de ses échecs, de ses illusions et de ses divisions, une gauche ambitieuse et audacieuse. Et nous savons que ce n’est pas n’importe quelle droite qui risque de l’emporter.

Jamais candidat de droite n’aura à ce point symbolisé la régression sociale. Nicolas Sarkozy est, tout à la fois, le candidat du pouvoir financier, du pouvoir personnel et du désordre mondial. Soutenu par la nouvelle aristocratie financière, il incarne la soumission de la politique à l’argent. Favorable à un renforcement des pouvoirs présidentiels, il incarne la tentation du césarisme contre l’approfondissement de la démocratie. Engagé aux côtés de l’actuelle administration américaine, il incarne le risque des aventures impériales, du choc des cultures et de l’affrontement des peuples. C’est le candidat de la peur. Des peurs qu’il exploite – celles de l’avenir, du monde, de l’étranger, des jeunes – mais aussi des peurs qu’il inspire en convoquant l’imaginaire de l’homme fort, du chef vindicatif et exalté, épris du pouvoir et de lui-même.

Contre ce danger, Ségolène Royal est la candidate de l’espérance. Elle l’a fait naître en défendant une démocratie participative où les citoyens sont reconnus experts de leurs problèmes. Une espérance à la fois sociale et écologique, éthique et démocratique, française et européenne, ne sacrifiant pas les conditions de vie et de travail à la modernisation économique. L’espérance d’une république nouvelle, rompant avec un présidentialisme étouffant pour un parlementarisme vivant. L’espérance d’une démocratie qui ne se réduirait plus à un pouvoir personnel, avec ses courtisaneries, ses impunités et ses privilèges. L’espérance d’une France enfin réconciliée avec son peuple, ses quartiers, ses travailleurs et sa jeunesse dans sa diversité.

Mais l’indifférence peut tuer l’espérance. Depuis 2002, nous sommes prévenus, et nous n’avons plus d’excuse. Nous savons que cette élection sera ce que nous en ferons. Il n’est plus temps de se faire plaisir, en perdant de vue l’enjeu décisif. Nous affirmons qu’il n’est de soutien entier que critique, de loyauté que lucide, de solidarité qu’indépendante, et nous resterons fidèles à cet engagement. Nous disons aussi que le second tour se joue dès le premier tour.

Cette élection n’est pas ordinaire et elle engage, à travers le sort de la France, un peu de l’avenir du monde. C’est pourquoi, contre une droite d’arrogance, nous appelons à choisir, dès le 22 avril, une gauche d’espérance, en votant Ségolène Royal."

La liste des signataires

Marc Abélès, anthropologue. Laure Adler, journaliste. Elisabeth Alles, anthropologue. Paul Allies, politiste. Mathieu Arnoux, historien. Pierre Arnoux, mathématicien. Jacques Audiard, réalisateur. Jean-Pierre Azéma, historien. Muriel Badet, historienne de l’art. Sébastien Balibar, physicien. Nicolas Bancel, historien. François Barat, cinéaste. Michel Barak, historien. Dominique Barella, magistrat. Christian Baudelot, sociologue. Anna Bellavitis, historienne. Yehezkel Ben-Ari, biologiste. Samuel Benchetrit, écrivain. Michel Bénichou, avocat. Carmen Bernand, anthropologue. Arno Bertina, écrivaine. Dominique Besnehard, producteur. Philippe Besson, écrivain. Didier Bezace, metteur en scène. Sylvie Blocher, artiste. Bernard Bobe, chimiste. Mikkel Borch-Jacobsen, philosophe. Daniel Bougnoux, philosophe. Seloua Luste Boulbina, philosophe. Jean-Claude Bourbault, comédien. William Bourdon, avocat. Jean-Pierre Brigaudiot, plasticien. Geneviève Brisac, écrivaine-éditrice. Michel Broué, mathématicien. André Burguière, historien. Marilyne Canto, cinéaste. Pierre Cartier, mathématicien. Claude Chambard, écrivain. Marc Chaperon, mathématicien. Noëlle Châtelet, écrivaine. Monique Chemillier-Gendreau, juriste. Patrice Chéreau, metteur en scène. Jean-Claude Chevallier, linguiste. Hélène Cixous, écrivain. Olivier Cohen, éditeur. Annie Cohen, écrivaine. Catherine Corsini, réalisatrice. Marie Coulais , éditrice de musique. Marlène Coullomb, universitaire. Pierre-Louis Curien, mathématicien-informaticien. Paule Darmon, écrivaine. Robert Delpire, éditeur. Erwan Diantelli, anthropologue. François Dubet, sociologue. Jean-Michel Ducomte, avocat. Alain Ehrenberg, sociologue. Bernard Faivre d’Arcier. Betty Felenbok, biologiste. Marc Ferro, historien. Cynthia Fleury, philosophe. Alain Forest, historien. Antoinette Fouque, psychanalyste. Anne-Marie Garat, écrivaine. Françoise Gaspard, sociologue. Jean-Pierre Gattegno, écrivain. Marie-France Giret, pianiste. Maurice Godelier, anthropologue. Anouk Grinberg, comédienne. Martial Guédron, historien de l’art. Jean Guiloineau, écrivain-traducteur. Gérard Haller, écrivain. Karen Hansen, artiste. Alain Hélissen, écrivain-chroniqueur. Françoise Héritier, anthropologue. Denis Herlin, musicologue. Serge Jakobowicz. Jean Jamin, anthropologue. Catherine Jeandel, géochimiste. Louis Joinet, magistrat. Pierre Joliot, biologiste. Geneviève Joutard, historienne. Philippe Joutard, historien. Jean Kehayan, journaliste. Jacques Julliard, historien. Christiane Klapisch-Zuber, historienne. Julia Kristeva, universitaire-psychanalyste. Jean Labib, producteur. Guy Lacour, universitaire.Nicole Lapierre, sociologue. Françoise Lavocat, littérature comparée. Armelle Le Bras-Chopard, politologue. Michèle Leduc, physicienne. Jean-Paul Lévy, avocat. Jean-Marc Lévy-Leblond, physicien. Daniel Lindenberg, historien. Dyssia Loubatière, assistante à la mise en scène. Michèle Manceaux, écrivain-journaliste. Frédéric Martel, sociologue. François Marthouret, comédien. Mireille Martin, mathématicienne. Dominique Méda, philosophe. Khaled Melhaa, journaliste-producteur. Eric Michaud, historien de l'art. Yves Michaud, philosophe. Jean-Pierre Mignard, avocat. Philippe Minard, historien. Ariane Mnouchkine, metteur en scène. Sarah Moon, photographe. Jean-Paul Moreigne, psychiatre-psychanalyste. Janine Mossuz-Lavau, politologue. El Mouhoub Mouhoud, économiste. Bernard Murat, directeur de théâtre. Roland Nadaus, écrivain. Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue. Pap Ndiaye, historien. Monique Nemer, écrivaine-éditrice. Alain Omont, astrophysicien. Alfredo Pena Vega, sociologue. Michel Piccoli, comédien.. Martyne Perrot, sociologue. Michelle Perrot, historienne. Thomas Piketty, économiste. Etienne Pion, président d’un mouvement laïque .Evelyne Pisier, juriste. Emmanuel Poisson, historien. Christophe Prochasson, historien. Pierre Raterron, artiste-auteur. Elisabeth Roudinesco, historienne-psychanalyste. Roland Rappaport, avocat. Yannick Ripa, historienne. Joël Roman, philosophe-éditeur. Jean-Paul Scarpitta , metteur en scène. Leïla Sebbar , écrivain. Claude Servan-Schreiber, écrivaine. Fabienne Servan-Schreiber, productrice. Emmanuelle Sibeud, historienne. Philippe Sollers, écrivain. Maria Stavrinaki, historienne. Benjamin Stora, historien. Martine Storti, écrivaine. Irène Théry, sociologue. Pierre Tambourin, biologiste. Philippe Torreton, comédien. Pierre Tournier, historien. Jacques Treiner, physicien. Lucette Valensi, historienne. Agnès Verlet, écrivaine. Daniel Vigne, metteur en scène. Jean Viard, sociologue-éditeur. Fabienne Vonier, productrice-distributrice. Emmanuel Wallon, sociologue. Catherine Weinzaepflen, écrivain.
NOUVELOBS.COM | 28.02.2007 | 12:51

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Royal passe la VIe. La candidate fait acte d'autorité en tranchant le débat socialiste sur la «nouvelle République». Une manière d'affirmer sa stratégie d'émancipation.
Reuters, Par David REVAULT D'ALLONNES, Libération, QUOTIDIEN : lundi 19 mars 2007

Ségolène Royal dégaine l'arme de rénovation massive.
La candidate socialiste, qui se cantonnait jusqu'ici à l'expression de «nouvelle République», conformément au projet du PS, a pour la première fois, hier, usé du vocable de «VIe République». «Elle est prête», a-t-elle lancé à quelque 4 000 parlementaires et élus locaux socialistes, réunis porte de Versailles. Le pas est d'importance et concrétise la volonté de la candidate de prendre sa «liberté» vis-à-vis d'un parti qui, au Mans, lors de son dernier congrès, avait écarté la VIe République.

Son principal promoteur, Arnaud Montebourg, aujourd'hui porte-parole de la candidate, avait même à l'époque refusé pour cette raison d'intégrer la synthèse autour de François Hollande. Foin des décisions de congrès, Ségolène Royal a hier décliné les «quatre piliers» de cette «VIe» façon Royal : «une démocratie parlementaire revivifiée», «une démocratie sociale», «une démocratie participative» et «une démocratie territoriale», qui préfigure une «nouvelle étape» de la décentralisation.

Transgression.

«Ça fait quelques semaines qu'on se bagarre en interne sur cette question», avance un proche. Pour la candidate, qui consultait encore ces derniers jours son entourage, cette transgression présente un triple intérêt. D'abord, ravir une fois pour toutes à François Bayrou l'argument du changement : «Tous ceux qui veulent voter Bayrou veulent changer le système. Il fallait que la gauche soit au rendez-vous de la transformation», explique un Montebourg aux anges. Ensuite, faire acte d'autorité face au dogme socialiste : «Elle fait le congrès et l'aggiornamento du PS en même temps que la campagne», glisse un proche.
Le paradoxe doit être relevé : c'est au moment où elle rendait hommage aux personnels socialistes de la démocratie représentative, «piliers de la République», qu'elle prend, plus que jamais, le parti de s'émanciper. Même si elle a pris soin de préciser : «Je sais ce que je vous dois. Je sais ce que je dois à mon parti. [...] Je suis des vôtres.»

Cette annonce institutionnelle vise enfin à installer un peu plus la candidate dans le tailleur élyséen : «Ces questions institutionnelles sont l'arme du Président», explique un proche. Alors qu'elle a achevé son meeting hier au son, inédit au PS, de la Marseillaise, Royal répète ces jours-ci que tout dépend d'elle. Et se montre soucieuse, dans la «dernière ligne droite», d'établir «au-dessus des partis un lien direct entre une personne et le peuple français». L'absolutisme royaliste ne souffrirait-il ni barons ni intermédiaires ?

Samedi matin, à Charleville-Mézières, Ségolène Royal a en tout cas arpenté les rues, bu un café sur la place du village. Sans journalistes. A la fin des meetings, elle serre désormais des mains depuis l'estrade, en rock star, descend pour un tour de salle, distribue plus volontiers poignées de main et bises aux gamins. Ces «réunions places publiques», sur de petites estrades, se multiplient : six cette semaine à Marseille, Nice et Lyon, une dizaine la prochaine au cours d'un marathon entre Centre, Auvergne, Poitou-Charentes et Rhône-Alpes. Et tant pis si la formule fleure davantage la IIIe République que la VIe : «Elle se met en face à face avec le pays, explique un conseiller. Elle intériorise la fonction présidentielle.» Au point d'évacuer, ces jours-ci, des questions jugées trop techniques : «Je suis candidate à l'élection présidentielle, je ne vais pas statuer sur telle ou telle circulaire...»

Cette nouvelle posture s'observe jusque dans ses tenues, plus strictes, et son allure. «Elle n'est plus mécaniquement souriante, dit un proche. Elle dégage une espèce de gravité.» Tient-elle au constat réitéré de la «crise politique», qui, à l'évidence, requiert une femme providentielle ? «Avec moi, les gamins seront tenus, les problèmes des banlieues seront réglés, l'économie repartira, le dialogue social sera rétabli», expliquait-elle la semaine dernière, convaincue de sa capacité à transformer le réel.

Pour le reste, «c'est toujours autant le bordel», râle un conseiller, «on décide trop vite, et on ne réfléchit pas assez au sens qu'on doit donner». Y compris avec sa proposition de VIe République ?
Libération, lundi 19 mars 2007

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vendredi 23 mars 2007, 13h50 Retraites: Ségolène Royal souhaite une remise à plat de la loi Fillon

La candidate socialiste Ségolène Royal a annoncé vendredi qu'elle souhaitait une remise à plat d'"une partie" de la loi Fillon sur les retraites, sans abrogation, et prôné "un fonds de pension collectif" pour les financer.

"Je remettrai à plat la loi Fillon sur les retraites (...) une partie" de cette réforme mais "non pas une abrogation telle quelle", a-t-elle déclaré sur France-Info. "La façon moderne de gouverner, ce n'est pas forcément faire table rase du passé uniquement pour se faire plaisir".

Dans un entretien au "Journal des Finances" de samedi, la candidate socialiste propose de s'appuyer sur le "fonds de réserve des retraites est une sorte de fonds de pension collectif et c'est la manière dont (elle) envisage le financement des retraites". Elle compte "remettre à niveau" ce fonds" créé sous le gouvernement Jospin qui "compte aujourd'hui 31 milliards à son actif"

Mais Mme Royal "exclut que l'avenir de notre système de retraites passe par l'instauration de fonds de pension privés".

Ségolène Royal précise que que seul le Fonds de réserve des retraites créé en 1999 était le seul fonds qui permettrait de sécuriser à moyen et long terme notre système de retraite par répartition. Elle n'envisage en aucune manière la création d'un autre fonds. Dans la même réponse, elle a exclu expressément la création de fonds de pension privé.

"Il faut gouverner de façon intelligente et d'abord faire confiance au dialogue social", a plaidé Ségolène Royal sur France-Info. "Dès mon élection, les partenaires sociaux seront réunis".

C'est à eux qu'"il appartiendra de mettre à plat le dossier des retraites", a assuré la prétendante socialiste à l'Elysée qui a "déjà reçu les représentants des organisations patronales et syndicales". "Les représentants des organisations syndicales sont dans des dynamiques de construction et de vision d'avenir sur la France".

"Elles sont prêtes à discuter avec les entreprises pour voir quelle est la meilleure façon de respecter les salariés et mobiliser la compétitivité des entreprises", a-t-elle ajouté.

La présidente de la région Poitou-Charentes a estimé qu'"on va se rapprocher du modèle du nord de l'Europe (où) les salaires sont les plus élevés et les entreprises très compétitives".

"C'est la réconciliation que je veux créer en France: nouer des liens de confiance à la place des stratégies de méfiance", a conclu la candidate socialiste. AP
Yahoo.fr, actualités, vendredi 23 mars 2007, 13h50

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Pour Eric Besson, Nicolas Sarkozy est "plus préparé et plus qualifié que Ségolène Royal" LEMONDE.FR | 27.03.07 | 09h50 • Mis à jour le 27.03.07 | 10h26

Après avoir démissionné de l'équipe de campagne de Ségolène Royal, du Parti socialiste, et publié un ouvrage à charge contre la candidate socialiste – qu'il aurait écrit en neuf jours –, Eric Besson, l'ancien secrétaire national à l'économie du PS, fait un pas de plus.

Dans un entretien au Figaro, mardi 27 mars, il estime que Nicolas Sarkozy est "plus préparé et plus qualifié que Ségolène Royal pour présider la France". Pour M. Besson, le candidat UMP "a levé toute ambiguïté sur des points à [ses] yeux cruciaux (l'intervention américaine en Irak, le communautarisme, etc.)".

"UN BOUCLIER" ET "UN GLAIVE"

L'ancien responsable socialiste ajoute avoir "apprécié [le] discours d'investiture du 14 janvier" de Nicolas Sarkozy. Mais il précise : "Quant à le rejoindre, il sait et j'ai dit publiquement ce qu'il en est : j'ai décidé de retourner à présent vers le monde de l'entreprise."

L'auteur de Qui connaît Mme Royal ? poursuit néanmoins également ses attaques contre la candidate socialiste : "Elle a fait de sa féminité un bouclier pour ne pas avoir à répondre aux questions qui la dérangent et un glaive pour culpabiliser ses adversaires."
LEMONDE.FR | 27.03.07 | 09h50 • Mis à jour le 27.03.07 | 10h26

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mercredi 28 mars 2007, 7h25 Mazarine Pingeot soutient Ségolène Royal

PARIS (AP) - "Oui, je soutiens Ségolène Royal", déclare Mazarine Pingeot, fille (notedt, adultérine) de François Mitterrand, dans un entretien publié ce mercredi dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France".

"C'est d'abord l'évidence puisqu'elle est la candidate de mon parti", explique la fille de l'ancien président. "Je l'ai aussi choisie pour son indépendance d'esprit, la force de son caractère, sa persévérance et son égalité d'humeur, l'indifférence au qu'en-dira-t-on, aux attaques, et son courage enfin".

Mazarine Pingeot estime que "le procès en incompétence" intenté à la candidate socialiste "a un fond machiste". "Il serait bien qu'une femme puisse enfin accéder à la fonction présidentielle", observe-t-elle.

Quant à Nicolas Sarkozy, elle confie que "son manque de maîtrise, son côté chien fou et ses tentations d'extrémisme (l)'inquiètent", et juge "absurde" la tentation de voter François Bayou pour certains socialistes. "Le risque d'un 21 avril bis existe toujours", souligne-t-elle. AP
Yahoo.fr, actualités, mercredi 28 mars 2007, 7h25

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mercredi 28 mars 2007, 22h28 Ségolène Royal hausse le ton sur la sécurité

TOURS (Indres-et-Loire) (Reuters) - Ségolène Royal a répliqué à Nicolas Sarkozy qui l'a accusée de "prendre le parti des émeutiers" après les incidents survenus mardi à la gare du Nord, critiquant le bilan de l'ex-ministre de l'Intérieur et affirmant qu'elle est la mieux placée pour établir un "ordre juste".

La candidate présidentielle du PS a également dénoncé le "populisme" du candidat de l'UMP et les "mauvais exemples venus d'en haut" devant environ 3.500 personnes réunies au Palais des sports de Tours.

"La question que l'on se pose lorsque l'on voit ce que ce contrôle a provoqué, c'est qu'il y a quelque chose qui ne fonctionne pas bien. Comme s'il y avait une rupture de confiance entre un grand service public, la police nationale, et les citoyens", a-t-elle déclaré mercredi soir.

"Un certain nombre de choses ont été mal faites ces dernières années pour qu'il y ait à ce point une méfiance réciproque", a-t-elle ajouté, promettant de rétablir "un ordre juste où les représentants du service public, de la police, de la gendarmerie, de la justice sont respectés par les citoyens".

"Je ne veux plus en France de zones de non droit où les policiers ont peur d'aller (...). Je ne veux plus de zone de non droit où des jeunes qui n'ont rien à se reprocher ont peur des policiers et des contrôles d'identité", a-t-elle expliqué.

Selon la candidate socialiste, "c'est ce juste équilibre qui correspond à l'ordre juste" et "pour faire cela, il vaut mieux une responsable politique qui aime le service public, qui défend l'Etat, qu'un candidat qui nous explique tous les matins qu'il y a trop de fonctionnaires".

"Je ne tolère pas que l'on puisse au nom de je ne sais quel populisme dresser les fonctionnaires contre ceux qui ne le sont pas", a-t-elle déclaré.

Ségolène Royal a élargi sa critique aux responsables politiques de droite jugeant qu'"il y a eu tellement de mauvais exemples venus d'en haut".

"Quand on voit la façon dont le pouvoir qui se termine place ses amis dans tous les postes de responsabilité, cette image de l'Etat qui n'est plus impartial, là aussi c'est un mauvais exemple", a-t-elle ajouté, estimant que "l'éducation se fait par l'exemple".

Elle a ainsi répété qu'en cas de victoire à l'élection présidentielle, le train de vie de l'Etat serait réduit et que les ministres ne seraient plus "logés, blanchis" avec toute leur famille aux frais des ministères.

PAS DE "POLITIQUE POLITICIENNE"

La candidate socialiste avait auparavant expliqué à la presse qu'elle ne souhaitait pas "exploiter" les incidents qui ont éclaté mardi à la gare du Nord dans un "esprit de politique politicienne".

"Dans le 'Pacte présidentiel' que je propose aux Français, il y a d'abord et avant tout le rétablissement du lien de confiance entre les uns et les autres. Et l'idée de sortir des logiques d'affrontement pour aller vers des logiques de rassemblement", a-t-elle expliqué lors d'une rencontre informelle après un meeting dans la Halle aux grains de Blois (Loir-et-Cher).

"Je ne veux pas exploiter dans un esprit de politique politicienne ces graves incidents parce que je ne m'en réjouis pas pour la France", a-t-elle souligné.

"L'ordre juste que je souhaite pour la France implique que tout usager des transports publics accepte le contrôle de son titre de transport et respecte les règlements", avait-elle expliqué.

Invitée de Canal+ à la mi-journée, elle avait estimé que les heurts de la veille étaient la preuve que la politique de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur avait échoué "sur toute la ligne".

"En cinq ans d'un gouvernement d'une droite qui avait fait de la sécurité son thème de campagne, on voit que c'est l'échec sur toute la ligne", a-t-elle jugé.

"Le seul et unique responsable" de la situation, c'est l'ancien ministre de l'Intérieur, a renchéri Jack Lang, conseiller spécial de la candidate dans un communiqué. "Sous son règne, les délinquants ont prospéré. M. Sarkozy a été en permanence un fauteur de troubles et de violence".

"Jamais la société française n'a été aussi violente. Jamais les rapports entre le service public de la police nationale et la population n'avaient été aussi dégradés", ont expliqué de leur côté Julien Dray, porte-parole du PS et Delphine Batho, chargée des questions de sécurité, dans un communiqué.

"Les socialistes n'ont donc pas de leçons à recevoir. Il faut avoir le courage de regarder la réalité en face. C'est ce que fait Ségolène Royal qui préconise une fermeté et une précocité nouvelles pour prendre à bras-le-corps la montée de la violence dans la société française", ont-ils ajouté.
Yahoo.fr, actualités, mercredi 28 mars 2007, 7h25

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Les transports en commun gratuits pour les RMistes en Ile-de-France LE MONDE | 30.03.07 | 17h37 • Mis à jour le 30.03.07 | 17h42

Quand on prend les transports, on paie son billet", a déclaré Ségolène Royal, mercredi 28 mars, au lendemain des incidents, gare du Nord, à Paris, consécutifs au contrôle d'un voyageur fraudeur. En présentant, jeudi 29 mars, la décision de rendre gratuits, à partir de samedi 31 mars, pour les RMIstes, tous les transports en commun d'Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, président (PS) de la région, a fait écho aux propos de la candidate socialiste. "On ne peut se contenter de dire qu'il faut être un bon citoyen. Il faut, a-t-il confié, aussi tenir compte des situations sociales des individus."

M. Huchon estime, sans "disculper" le fraudeur interpellé ni "excuser", dit-il, les violences, que, "dans un contexte de tensions, la gratuité pour les RMistes doit permettre de calmer les esprits et de faire baisser la fraude". La RATP estime à 80 millions d'euros, chaque année, le manque à gagner du fait de la fraude, soit le prix de 30 rames de métro neuves. "Ceux qui fraudent sont d'abord ceux qui sont dans la mouise, poursuit M. Huchon. La gratuité, ce n'est pas de l'assistanat. C'est la volonté de lever les obstacles à la mobilité des plus précaires." Votée en juin, la mesure concerne les 110 000 RMistes franciliens. Elle est étendue à leurs enfants et leur conjoint. Soit, au total, 350 000 personnes.

Animatrice à l'association d'insertion Aurore dans le 13e arrondissement de Paris, Zina Copetti salue cette décision : "Quand on perçoit à peine plus de 387 euros par mois au titre du RMI, on n'a guère d'autre alternative que de frauder. Devoir payer en moyenne 30 euros par semaine pour se déplacer, c'est impossible", dit-elle.

Didier Rieux, 47 ans, RMiste depuis trois ans, fait partie de ces fraudeurs "malgré (eux)" : "A chaque contrôle, en plus de l'amende, c'est l'estime de soi qui en prend un coup, face au regard des autres", confie-t-il. "Je regrette de n'être jamais tombé sur un contrôleur qui accepte de fermer les yeux, raconte-t-il. Je me suis toujours vu coller une amende. Du coup, quand un agent de la RATP se fait agresser, on n'a pas spontanément envie de lui porter secours."

Les autres titulaires de minimas sociaux continueront à bénéficier d'une prise en charge à 75 % de leur titre de transport, en vigueur depuis octobre 2006. Le coût global de ces exonérations est estimé à 87 millions d'euros, par an. Payés par la région.
Béatrice Jérôme, LE MONDE | 30.03.07 | 17h37 • Mis à jour le 30.03.07 | 17h42

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Elysée 2007 Débat sur internet : Royal regrette le refus de Sarkozy NOUVELOBS.COM | 07.04.2007 | 08:00

La candidate PS estime qu'un débat sur internet serait "tout à fait possible". "Moi je suis tout à fait disposée pour ce débat", dit-elle. Du côté de l'UMP, on estime que l'idée arrive trop tard.

Ségolène Royal a regretté, vendredi 6 avril, le refus de Nicolas Sarkozy de débattre avec ses principaux adversaires à la présidentielle sur Internet, jugeant que cette confrontation serait "tout à fait possible". "Je regrette qu'il n'y ait pas de débat avant le premier tour, parce que je pense que ce débat serait très nécessaire pour débusquer un certain nombre de contradictions et de contrevérités, donc je souhaite que ce débat ait lieu sur Internet", a-t-elle plaidé lors d'une rencontre avec la presse à Montauban (Tarn-et-Garonne), étape de son déplacement dans le Sud-Ouest.

"Les Français le veulent"

François Bayrou avait proposé mardi qu'un débat à quatre -Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, Jean-Marie Le Pen et lui- se tienne sur Internet pour contourner la règle d'égalité des temps de parole imposée par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA). Ce à quoi Nicolas Sarkozy a répondu que ce débat n'était plus possible compte tenu de cette règle.

"C'est tout à fait possible", lui a répondu Ségolène Royal. "Moi je suis tout à fait disposée pour ce débat", a ajouté la candidate socialiste. "Les Français, d'abord, le veulent", a-t-elle jugé.

"Le Parti socialiste réaffirme solennellement son souhait que soit organisé un débat entre les candidat avant le premier tour", a pour sa part déclaré dans un communiqué le porte-parole du PS, Julien Dray.

"Ce débat, on a eu des semaines pour le faire"

Dans l'entourage de Nicolas Sarkozy, on s'étonne que l'idée d'un tel débat survienne aussi tard. "Ce débat, on a eu des semaines pour le faire", affirmait-on vendredi au QG de campagne du candidat UMP, joint par nouvelobs.com. "C'est aujourd'hui que la loi sur les temps de parole ne le permet plus qu'on voudrait l'organiser et la contourner en utilisant internet". "Techniquement, l'organisation de ce débat n'est pas faisable, notamment en cas de trop nombreuses connexions", a-t-on ajouté. "Et si le débat a lieu dans le cadre de la télévision par ADSL, nous tombons alors sous le coup des règles du CSA".

L'équipe de campagne de Nicolas Sarkozy estime par ailleurs que la faisabilité du débat se heurte à des considérations "politiques". "C'est aux Français de décider qui seront les candidats en tête au premier tour", indique-t-on en soulignant que si débat il y a, il ne faut pas que cela se fasse à quatre uniquement.

"On ne pourra pas échapper au débat"

A l'UDF, on se dit persuadé que le débat aura lieu malgré la fin de non-recevoir opposée par Nicolas Sarkozy : "De toute façon, on ne pourra pas échapper au débat", indiquait-on au QG de campagne, joint par nouvelobs.com vendredi. "La proposition de François Bayrou fait tâche d'huile. Les pétitions se multiplient. La position de Nicolas Sarkozy évoluera." Si le candidat UMP ne revient pas sur sa position, l'éventualité d'un débat à trois, sans l'ancien ministre de l'Intérieur, est peu probable.

Mardi, Nicolas Sarkozy a exclu d'affronter ses adversaires avant le premier tour. "Nous sommes à quinze jours du premier tour, je crois qu'il faut laisser les Français choisir les deux candidats pour le deuxième tour, et à ce moment-là il y aura des débats", a-t-il déclaré.

Appel d'internautes

Jeudi, des médias en ligne et des blogueurs ont lancé un appel pour la tenue du débat. Les premiers signataires en sont des "médias citoyens" (Agoravox, la télélibre), des sites en ligne de journaux (20 minutes, Dauphiné Libéré, Marianne2007.info), des bloggeurs (Thierry Crouzet, Chistophe Carignano, Mémoire Vive, Nicolas Voisin) et l'association Les Humains Associés.

"A ce jour, les différentes difficultés techniques et organisationnelles ont été levées", affirment les signataires. "Plusieurs opérateurs nous ont confirmé leur disponibilité pour assurer la diffusion en direct sur internet", ajoutent-ils, en appelant les candidats à participer au débat. (avec AFP, AP et Reuters)
NOUVELOBS.COM | 07.04.2007 | 08:00

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mercredi 11 avril 2007, 9h50 Ségolène Royal juge scandaleuse l'indemnité de Noël Forgeard

PARIS (Reuters) - Ségolène Royal a qualifié de scandale et de provocation la somme reçue par Noël Forgeard à son départ du groupe EADS dont la filiale Airbus prévoit de supprimer 10.000 emplois sur quatre ans en Europe.

L'ancien coprésident exécutif a perçu plus de 6 millions d'euros en quittant le groupe d'aéronautique, de défense et d'espace en juillet 2006, selon des documents publiés mardi sur le site internet de la société.

"C'est un scandale, c'est une provocation, surtout dans cette entreprise où l'Etat est actionnaire, l'Etat aurait très bien pu s'opposer à cette façon de faire", a déclaré la candidate présidentielle du Parti socialiste sur France 2.

"Il faut mettre fin à ce système ultralibéral qui fait que ce sont toujours les salariés dans la politique que la droite a menée qui payent les difficultés des entreprises et les erreurs surtout du patronat", a-t-elle ajouté.

Si elle est élue présidente de la République, l'Etat rendra publique la rémunération des hauts dirigeants des entreprises dont il est actionnaire, il mettra en place de "vraies politiques industrielles" et il "ne tolèrera pas que des dirigeants qui ont échoué partent avec la caisse tandis que des salariés qui ne sont pour rien sur les difficultés de l'entreprise payent les pots cassés", a-t-elle promis.

Ségolène Royal a demandé aux dirigeants d'Airbus "de retirer ce plan pour que nous mettions à plat les stratégies industrielles et la façon dont sont justifiées les suppressions d'emplois".

"Est-ce que ce sont des licenciements boursiers ou des licenciements justifiés par des stratégies industrielles ?", s'est-elle interrogée, estimant que "cette information tendrait à prouver que c'est la première hypothèse qui est finalement la bonne".

Après avoir rencontré des salariés d'Airbus, Ségolène Royal avait demandé fin février la suspension du plan Power 8 de restructuration de l'avionneur européen.

Elle s'est félicitée de l'initiative de huit présidents de régions socialistes qui ont proposé d'entrer au capital du groupe EADS. Depuis que ce "rapport de force presque moral" a été établi, Lagardère a décidé de rester au capital et le plan Power 8 "a été revu", a-t-elle affirmé.
Yahoo.fr, actualités, mercredi 11 avril 2007, 9h50

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Hollande très remonté contre Dray
Libération, Par David REVAULT D'ALLONNES QUOTIDIEN : mercredi 11 avril 2007

«Dégage ! Dégage !» François Hollande s'en est vertement pris à Julien Dray, conseiller spécial de Ségolène Royal, hier à la sortie du conseil politique de campagne.

Un «accrochage très vif», selon un témoin, sur un ton «inhabituel entre nous», rapporte un autre.

Entre les deux dirigeants socialistes, la tension était depuis plusieurs mois palpable.

Elle se serait manifestée hier, à propos d'un déplacement initialement «non prévu à l'agenda», dimanche prochain à Arras (Pas-de-Calais), Dray considérant qu'il valait mieux alléger l'agenda de la candidate, Hollande au contraire qu'il fallait effectuer ce déplacement dans une des plus puissantes fédérations du parti. Hier soir, l'entourage de la candidate indiquait vouloir continuer à travailler à l'organisation de ce déplacement.

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Claude Allègre, 70 ans. Géophysicien, l'ex-ministre de l'Education de Jospin redevenu membre lambda du PS ne digère pas la candidature de Ségolène. Au point d'appeler à voter contre. L'allergique à Royal

Par Eric AESCHIMANN, Libération, QUOTIDIEN : jeudi 12 avril 2007

C'est un homme qui vous sort des phrases comme : «Je n'ai pas de sympathie pour le CO2.» Ou : «Dans la rue, les gens me voient comme un esprit libre.» Qui dégaine la réponse imparable : «J'ai écrit un livre là-dessus.» Qui vous renvoie à votre microcosme : «Je vais aller aux Etats-Unis faire la campagne d'Hillary.»

Et qui, à trois reprises, proteste de sa bonne foi : «Je peux me tromper.» Pas besoin d'être un as du divan pour soupçonner que quelqu'un qui dit cela pense exactement le contraire : qu'il ne saurait se tromper. A propos du réchauffement de la planète aussi bien que du refroidissement politique de Ségolène. «Je fais campagne contre elle», c'est une autre phrase, répétée urbi et orbi . Car, lorsqu'il croit à quelque chose, il le répète à la terre entière. Normal, pour un géophysicien.

Claude Allègre ne fait pas ses 70 ans. Sourcils broussailleux, visage gonflé, regard luisant : quand il argumente, on dirait un ogre qui va passer à table. Mais c'est un tigre de papier, qui rugit ses commentaires tonitruants dans les tribunes que la presse lui offre généreusement.
Depuis que Lionel Jospin l'a débarqué du ministère de l'Education nationale, en 1997, il s'est transsubstantié : l'esprit scientifique est devenu esprit médiatique, rejoignant cette nouvelle espèce d'êtres humains dont la consistance se réduit à une succession de prises de position ­ à propos de tout et de rien, l'important étant de garder le micro et d'être en photo.
Résultat : interviews provocs, chroniques hebdos (à l'Express jusqu'au départ de Denis Jeambar, maintenant au Point ) et best-sellers à gogo (régulièrement au-dessus des 100 000 exemplaires).

Pour une fois, on espérait l'attraper hors période de promotion. Cet assaut en solitaire contre la candidate socialiste, n'était-ce pas l'occasion de saisir à l'oeuvre ses pulsions contradictoires ­ attrait du pouvoir, goût de l'audience, esprit de contradiction ? Raté : deux livres en 2005, trois en 2006 et déjà deux en 2007.
Ce polygraphe-là a toujours quelque chose à vendre. «J'ai écrit vingt-cinq livres, je commence à savoir faire. Le dernier, j'ai mis deux mois.» Dans ses ouvrages, il parle de science, d'éducation, de politique, d'écologie, de géophysique et de Galilée, l'homme qui avait raison contre le pape.

Dans les journaux, il crâne : «Non, je ne voterai pas Ségolène Royal», c'était le 13 mars sur RTL. De quoi se dire que, tiens, l'heure du règlement de comptes a sonné, toute la question étant de savoir avec qui.

La version officielle, c'est la lutte contre l'obscurantisme, rien de moins. «Je m'oppose à Ségolène parce que, pour moi, la gauche, c'est le progrès technique qui permet le progrès social.» Son dernier livre est une charge, violente mais non dénuée d'intérêt, contre le catastrophisme de Nicolas Hulot.
Sur les trois grands sujets qui l'obsèdent, il a des informations sur les noirs desseins de Ségolène. Le nucléaire ? «Elle est antinucléaire, elle veut en sortir en quinze ans.» En réalité, la candidate a évoqué l'objectif de 20 % d'énergie renouvelable.
Les OGM ? «Elle a dit qu'elle allait les interdire, alors qu'il n'y a aucun risque.» Le programme de la candidate dit : «Arrêter les cultures en plein champ», ce qui n'est pas très éloigné.
Les cellules souches ? «Elle a dit qu'elle maintiendrait l'interdiction de Chirac. ça, c'est l'Eglise catholique qui est derrière.»

C'est le syndrome Galilée : il a été contre le désamiantage de Jussieu (il pense qu'il suffit de plâtrer), contre l'hystérie autour de la vache folle et même contre les vols habités quand tout le monde en rêvait. «L'opinion moyenne dans un domaine scientifique, ce n'est pas ce qui va me convaincre. Toute ma vie scientifique, j'ai eu des succès en faisant ce que ne faisaient pas les autres.»
Depuis, il se fie à son imagination, lance cinquante idées par jour, sur tout et sur rien, ne s'interdit aucun domaine, de la réforme de l'orthographe à la fiscalité, cherche, invente, corrige, avec la conviction qu'il n'y a pas de problèmes qui n'a sa solution. Au risque des approximations, voire des erreurs manifestes.
Mais il préfère s'intéresser à celles de Ségolène Royal : «Sur beaucoup de sujets, elle a des points de vue traditionnels. Moi, je crois aux jugements rationnels.» Lui croit à la science, dénonce les peurs et l'écologie de la «repentance, comme le dit Bruckner». «La frugalité et le retour à l'âge spartiate, non, non, non.»

Mais il ne suffit pas d'avoir raison contre tout le monde, encore faut-il que quelqu'un vous croie et vous fasse accéder à l'existence : un prince. Ennemi de l'opinion et du consensus, Allègre est un fou de politique ­ le monde du compromis. C'est lui qui a décidé au milieu des années 80 de renouer avec son vieux copain de fac, Lionel Jospin. Conseiller, ministre, il adore dire qu'il a fait la campagne de Jospin en 1995, qu'il a formé le gouvernement de 1997, qu'il a soufflé le nom de François Hollande pour la direction du PS, etc.
Tout n'est pas faux, même si, là aussi, il pense savoir mieux que les autres. Mais, en politique, la règle du jeu est différente : seule l'élection vaut raison et l'on ne pèse rien sans elle. Allègre ne l'ignore pas, qui a tenté en vain d'entrer au conseil national du PS, puis de devenir sénateur à Paris.

Avec Daniel Vaillant, il s'est démené auprès de François Hollande pour préparer le retour du candidat défait. «Jospin aurait été désigné les doigts dans le nez s'il s'était déclaré en novembre 2005, quand son livre se vendait très bien.» Mais Jospin a tergiversé, renoncé, et Allègre a perdu son assurance-vie dans le parti. «Ce qu'il ne pardonne pas au Parti socialiste au moment du choix de Ségolène, c'est de s'être agenouillé devant l'opinion», estimait Alain Etchegoyen, qui fut son conseiller personnel au ministère de l'Education (1).

Circonstance aggravante, ce brusque retour à l'anonymat du simple adhérent socialiste, il le doit à celle-là même qui fut son insupportable ministre déléguée à l'Ecole, avec un ego aussi gros que le sien, le même mélange de solitude et d'avidité médiatique, mais d'une façon tellement différente : elle joue l'air du temps, lui, le passage en force ; il fouette, elle flatte ; elle calcule, il s'emporte ; il est méridional, elle est glaciale. Depuis qu'elle a été désignée par les militants du PS, il se désespère : «La soutenir, je peux pas, je peux pas.» Une phobie.

Dans ses livres, dans ses interviews, Claude Allègre parle énormément, mais presque jamais de lui. Sa mère était institutrice, son père, agrégé de physique-chimie. Gamin rétif à l'école en général et à l'orthographe en particulier, il lui en est resté des phrases qui butent, s'embrouillent, courent après sa pensée, puis il finit par secouer la tête : «Enfin bref, j'veux dire...»
«Son français est catastrophique, c'est une tradition chez les physiciens français», notait Alain Etchegoyen. Tour à tour généreux et brutal, séducteur et bagarreur, Claude Allègre donne le sentiment de danser d'un pied sur l'autre. D'ailleurs, le lendemain de la rencontre, il rappelle pour ajuster, préciser, équilibrer. Puis demande au débotté : «Dites, ces incidents à la gare du Nord, ça sent à plein nez le traquenard monté par Sarkozy, non ?»

Et c'est ainsi que le grand scientifique, qui débusque superstitions et fausses frayeurs, se laisse emporter à son tour par la frayeur du complot. Preuve qu'il aime autant que les autres se raconter des histoires. A cela près que, dans les siennes, Ségolène joue le rôle de la sorcière.
(1) Philosophe et ancien commissaire au Plan, Alain Etchegoyen est mort mardi ( Libération d'hier).
Par Eric AESCHIMANN, Libération, QUOTIDIEN : jeudi 12 avril 2007

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Claude Allègre en 5 dates 31 mars 1937 Naît à Paris. 1976-1986 Directeur de l'Institut de physique du globe de Paris. 1986 Prix Crafoord pour la géologie. 1988-1992 Conseiller spécial auprès de Lionel Jospin. 4 juin 1997- 27 mars 2000 Ministre de l'Education, de la Recherche et de la Technologie du gouvernement Jospin.
Par Eric AESCHIMANN, Libération, QUOTIDIEN : jeudi 12 avril 2007

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Danielle Mitterrand aux côtés des frères Castro cubatrip.com 03/12/2006 08:00

Danielle Mitterrand, la veuve de François Mitterrand et la présidente de la fondation France Libertés, s'est rendue à Cuba pour assister aux cérémonies en faveur de Fidel Castro.

Grande admiratrice du dictateur cubain, Danielle Mitterrand n'a jamais marchandé son amitié à Fidel Castro, avec qui elle entretient de bons rapports depuis longtemps. Sa présence à Cuba constitue aussi un marque de reconnaissance pour son frère Raul Castro, qui assume le pouvoir depuis l'hospitalisation de Fidel Castro.

La France, a été un des tout premiers pays à rompre l'isolement diplomatique cubain en 1995 grâce à Danielle Mitterrand. Certes il ne s'agissait pas d'une visite officielle mais d'une rencontre privée avec François Mitterrand : Fidel Castro était de passage en France, invité par l'UNESCO. Mais les faits sont là et les caméras de télévision ont abondamment diffusé les images de Danielle Mitterrand embrassant Fidel comme un vieil ami.

La présidente d'une association qui a pour nom "France liberté" peut-elle continuer à soutenir une dictature communiste qui emprisonne journalistes et opposants pour 15 à 20 ans ?

L'association de soutien aux prisonniers politiques cubains "Collectif Solidarité Cuba Libre" estime cette attitude indigne. Dans un communiqué diffusé à la presse elle fait valoir que "Qu’une organisation qu’elle quelle soit aide le régime cubain nous choque. La collaboration avec un régime totalitaire est inacceptable surtout lorsqu’elle se fait sous couvert d’une aide humanitaire utilisée à des fins de propagande. Mais lorsque cette organisation se réclame de la lutte pour les droits de l’homme et qu’en plus elle s’appelle France Liberté, la collaboration devient outrageuse, inacceptable."

Parmi les personnalités qui soutiennent Fidel Castro, et se rendent fréquemment à Cuba on compte aussi Gérard Depardieu, Ry Cooder, Manu Chao, Bernard Cassen, et Ignacio Ramonet.
cubatrip.com, 03/12/2006 08:00

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Ségolène Royal sur les pas de Jaurès et Mitterrand à Toulouse nouvelobs.com, source : Reuters le 19/04/2007 18:37
C`est dans un Parc des expositions de Toulouse archi-comble que Ségolène Royal participe à son ultime meeting électoral avant le premier tour. par Nicolas Fichot

TOULOUSE, 19 avril (Reuters) - C'est dans un Parc des expositions de Toulouse archi-comble que Ségolène Royal participe à son ultime meeting électoral avant le premier tour.
Plus de 15.000 personnes ont rejoint les trois halls du Parc pour ce rassemblement, traditionnellement organisé en terre toulousaine depuis que Jean Jaurès luttait, comme député, aux côtés de mineurs du département voisin du Tarn.

François Mitterrand avait pour chacune de ses victoires respecté cette tradition et Lionel Jospin, s'il n'avait connu son échec surprise du 21 avril 2002, n'aurait pas non plus dérogé à la règle.

C'est peut être d'ailleurs en raison du "syndrome du 21 avril" que l'entourage de Ségolène Royal avait choisi au dernier moment d'annuler une réservation du Stadium pour l'entre-deux tours, préférant respecter cette tradition, mais en l'avançant de quinze jours.

Sous un soleil printanier, les sympathisants s'étaient massés plus de deux heures avant les premiers discours devant les grilles du hall.

"On n'a jamais vu ça", a déclaré à Reuters un vigile de ce Parc. "Ici, on fait des meetings pour la droite et la gauche, mais tant de bus, tant de gens plus de deux heures avant, franchement, c'est du jamais vu".

Autre signe évident de cet engouement, le carré VIP situé près de l'estrade des orateurs avait été pris d'assaut par les personnalités souvent près d'une heure avant la prise de parole de la candidate socialiste,prévue à 20h00.

Avaient ainsi pris place pèle mêle Jean-Louis Bianco, Henri Emmanuelli, Elisabeth Guigou, Jean-PierreChevènement, Jean Glavany, Christine Taubira mais aussi François Hollande, Danielle Mitterrand et son fils Gilbert ou Laurent Fabius.

Invité vedette de ce meeting placé sous le signe de l'Europe, José Luis Zapatero faisait partie des invités,tandis que derrière lui avaient aussi trouvé place Arnaud Montebourg, Michel Sapin, Harlem Désir et François Rebsamen notamment.

"BON AUGURE"

Terre de rugby oblige, trois prestigieux représentants de l'ovalie étaient présents aussi : l'ancien entraîneurdu XV de France, Jean-Claude Skrela, mais aussi deux joueurs tricolores, Christian Califano et Jean-Baptiste Elissalde.

"Ma présence ici ce soir est logique et naturelle. En plus, tout cela me rappelle les meetings avec François Mitterrand. Cela fait chaud au coeur et c'est de bon augure", a expliqué Jean Glavany.

"Quoi qu'il arrive désormais, c'est un grand soir pour notre parti mais aussi pour les femmes car c'est déjà un grand évènement que Ségolène soit en position d'être élue. Et en si bonne position", a dit de son côté Elisabeth Guigou.

En expert rugbystique, Jean-Claude Skrela y allait de son briefing d'avant-match : "Si j'étais le patron de cette équipe, à laquelle j'adhère complètement, je dirais aux joueurs, dans les vestiaires comme maintenant,que le mental va beaucoup compter pour le premier match. Pour le second, la finale, je leur dirais que cela vase jouer sur des détails, sur des mots, sur des petites fautes".
nouvelobs.com, source : Reuters le 19/04/2007 18:37

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samedi 21 avril 2007, 16h38 Patrick Menucci, proche de Royal, surpris distribuant des tracts

PARIS (Reuters) - Patrick Menucci, directeur adjoint de la campagne présidentielle de Ségolène Royal, a fait l'objet d'une procédure judiciaire pour avoir distribué des tracts samedi à Marseille alors que la campagne électorale est officiellement close, a-t-on appris de sources policières.

"Un constat d'infraction (à la loi électorale) a été fait par la police sur place et transmis au parquet", a-t-on précisé.

Le responsable socialiste se trouvait dans le quartier Castellane, dans le centre de Marseille, en compagnie d'une quinzaine de militants.

La loi stipule que la campagne présidentielle "prend fin le vendredi précédant le scrutin, à minuit". Dans l'intervalle allant jusqu'à la publication des résultats, un candidat ou un militant ne peuvent pas faire campagne en distribuant des tracts ou en prenant la parole en public.

"Si c'est le cas, il faut faire constater les faits", a expliqué un membre de la Commission nationale de contrôle de la campagne en vue de l'élection présidentielle (CNCCEP).

Dans un communiqué, l'UMP des Bouches-du-Rhône dénonce le "triste exemple" donné par un représentant du Parti socialiste et "proche collaborateur de Ségolène Royal".

Martine Vassal, secrétaire générale adjointe de l'UMP-13, juge déplorable qu'un candidat aux élections législatives ne soit "même pas capable de respecter les lois de la République".

Les responsables locaux de l'UMP ont organisé à Marseille samedi matin une "vague bleue" dans le cadre de l'opération "72h pour gagner". Une balade à vélo a eu lieu. Les participants portaient des t-shirts bleus, couleur du parti de Nicolas Sarkozy.

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lundi 23 avril 2007, 8h24 Royal appelle à faire "triompher la République du respect"

PARIS (AFP) - Ségolène Royal (PS) a lancé dimanche soir un appel à "toutes celles et ceux qui veulent faire triompher la République du respect", en se déclarant prête à porter "le combat du changement pour que la France se relève".

Elle a assuré aux électeurs dont le candidat n'est pas au deuxième tour, notamment les centristes de François Bayrou, qu'elle sera "la présidente garante d'un Etat impartial", "otage d'aucun clan, d'aucun groupe de pression, d'aucune puissance financière".

"Je vous propose de choisir une démocratie où on respire librement (...) et un Etat sans gaspillage, une justice indépendante, des médias pluralistes et des libertés publiques garanties", a-t-elle énuméré.

La candidate du PS a également lancé un appel à "toutes celles et ceux qui pensent qu'il est non seulement possible mais urgent de quitter un système qui ne marche plus".

Il s'agit "de mettre la priorité sur l'éducation, de consolider les familles, épauler les plus fragiles, nos anciens et les personnes en situation de handicap", a-t-elle ajouté.

"J'entends instaurer des règles justes dans la mondialisation, maintenir en France nos centres de décision et les tissus industriels, refuser la régression sociale", a-t-elle également déclaré.

"Nous ferons de l'emploi notre combat principal et nous le gagnerons avec des entreprises performantes grâce à une démocratie sociale rénovée", a ajouté la candidate socialiste.

Elle veut "une république refondée et non garrottée, un Etat ayant une autorité juste et ferme, des services publics performants, des citoyens conscients de leurs devoirs".

Enfin, "si vous me confiez la charge de présidente de la République, j'aurai à coeur de défendre les intérêts de la France. Les Français seront appelés à se prononcer par référendum sur le nouveau traité européen, celui-ci ne se fera pas à leur insu".
"Notre victoire est possible car l'audace et la générosité sont là", a-t-elle conclu.
Yahoo.fr, actualités, lundi 23 avril 2007, 8h24

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L'ancien secrétaire national du PS démissionnaire de ce parti, Eric Besson, a quant à lui annoncé dans un communiqué son ralliement au candidat UMP Nicolas Sarkozy.

Le député de la Drôme et ancien responsable des questions économiques au PS explique que "des deux candidats en lice" pour le second tour de l'élection présidentielle, la socialiste Ségolène Royal et M. Sarkozy, "il me paraît le mieux préparé, le plus qualifié et le plus cohérent".
Yahoo.fr, actualités, lundi 23 avril 2007, 8h13

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Bayrou ne soutient pas Royal, mais... NOUVELOBS.COM | 28.04.2007 | 14:20

Le président de l'UDF et la candidate socialiste ont débattu en direct sur RMC, BFM et BFM-TV. Bayrou a déclaré qu'il attendrait le débat entre Sarkozy et Royal pour arrêter son vote. Il est cependant tombé d'accord avec Royal pour sortir de "l'affrontement bloc contre bloc". Des points de convergence sont apparus sur les institutions et l'Europe, des divergences sur les questions économiques.

François Bayrou et Ségolène Royal ont sans surprise affiché samedi 28 avril, lors de leur débat télévisé sur BFM TV, des divergences sur le terrain économique, notamment sur la BCE ou le rôle de l'Etat, mais ils ont largement convergé sur la réforme des institutions, la relance de l'Europe, la sécurité ou encore l'éducation.

A charge pour le président de l'UDF de résumer: "Si on voulait schématiser ce débat, on a des accords, on a des convergences du point de vue institutionnel, de l'évolution de la démocratie française; je suis en désaccord avec l'orientation économique".

"Je constate avec satisfaction que nous venons d'acter déjà des convergences sur la réforme des institutions, sur l'Etat impartial" et "sur l'Europe", a renchéri la candidate socialiste.

Il y a des "divergences ou des visions nuancées sur un certain nombre de points, et un certain nombre de points communs" sur "l'Etat impartial", la "rénovation de la vie politique", les "quartiers, les banlieues, la sécurité, l'éducation", a-t-elle ajouté. "Sur un certain nombre de questions, nous ferons un bout de chemin ensemble, sur d'autres nous continuerons à discuter".

Désaccords sur le rôle de l'Etat

C'est sur le terrain économique que sont apparus les principaux points de désaccord. "Vous en revenez trop souvent, à mon sens, à l'idée que l'Etat peut faire les choses à la place de la société. C'est fini!", a regretté François Bayrou, jugeant le projet de la candidate socialiste "régressif de ce point de vue". "Le pacte présidentiel n'est pas un pacte étatique, bien au contraire et c'est ça sa grande modernité", a-t-elle répliqué, se défendant de tout "dogme". "Je comprends bien que, politiquement, ce soit toujours agréable de repousser la gauche vers l'étatisme" mais "je ne sais pas si vous avez bien lu ce projet", a-t-elle lancé.

"On est en désaccord sur ce point", a conclu François Bayrou. "Non non non, nous ne sommes pas en désaccord", a réfuté Ségolène Royal.

Royal "reviendra sur la loi Fillon" si elle est élue

Concernant la Banque centrale européenne, François Bayrou a notamment regretté un "accord entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, qui tous les deux ont pourfendu ensemble la BCE. Je pense qu'ils se trompent". Il a également jugé "pas sérieuse" l'idée d'un salaire minimum européen. "C'est un objectif indispensable", a rétorqué Ségolène Royal.

Sur les retraites, François Bayrou s'est dit sceptique sur l'engagement du PS de revenir sur la loi votée en 2003. "Nous reviendrons sur la loi Fillon", a certifié Ségolène Royal. Sur les 35 heures, il s'est dit hostile à leur "généralisation" sans vraiment savoir "à quelle Ségolène Royal" il parlait après les prises de position flottantes de la candidate socialiste sur ce sujet.

"Il n'y a nulle contradiction dans ce que j'ai dit", a répondu Ségolène Royal. La "seconde loi sur les 35 heures (a) été mal faite" mais "je maintiens que c'est un progrès humain considérable".

Lors de ce débat plutôt détendu et "noble" selon Ségolène Royal, les deux anciens adversaires sont toutefois tombés largement d'accord sur la réforme des institutions -tous deux plaidant pour une "rénovation" et une suppression du 49-3-, sur la nécessité d'un "Etat impartial", la relance des institutions européennes par un nouveau référendum ou encore sur l'éducation et la sécurité.
NOUVELOBS.COM | 28.04.2007 | 14:20

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Au stade Charléty, "pour eux, c'est elle" 01.05.07 | 17h56 lemonde.fr Par Laure Bretton et Jean-Baptiste Vey

PARIS (Reuters) - Des ballons bleus, blancs et rouges s'échappent d'un camion recouvert de portraits de Ségolène Royal, des randonneurs d'un style à part marchent drapeaux rouges à la main place d'Italie, des roses attendent le client sur un stand de sandwiches.

Des milliers de personnes ont parcouru les rues d'un Paris déserté pour cause de Fête du travail pour rejoindre le stade Charléty, dans le XIIIe arrondissement, théâtre d'un "concert de la fraternité" en soutien à Ségolène Royal.

En fin d'après-midi, plus de 30.000 sympathisants et amateurs de musique ont déjà pris place dans l'enceinte où la candidate socialiste devait s'exprimer en début de soirée sur une scène en plein air rehaussée d'un grand drapeau tricolore.

Des milliers d'autres se pressent derrière les grilles blanches, arrivant par vagues de la gare RER "Cité universitaire", où les trains marquent des arrêts de cinq minutes pour déverser leur flot de passagers.

Beaucoup portent sur le torse un autocollant en forme de panneau de signalisation routière "Stop Sarko". Quelques partisans de l'UDF, tout de orange vêtus, ont fait le déplacement, noyés dans le rouge du Mouvement des jeunes socialistes et le violet de la Ségosphère.

Il flotte comme "un air de 68", lance à la foule le comédien Yvan Le Bolloch, l'un des organisateurs de l'événement qui joue les M. Loyal et demande aux spectateurs de se "décaler de la droite vers la gauche, ça ne devrait pas être trop difficile" pour laisser entrer les derniers arrivés.

Le 27 mai 1968, en plein "printemps" estudiantin et ouvrier, de 30.000 à 50.000 personnes avaient participé à un grand meeting de gauche dans le stade Charléty.

Michel Rocard, l'un des artisans du rassemblement il y a 39 ans, a fait une brève apparition en tribune de presse. "Il y a 58 ans que je suis socialiste et ça continue. Je suis là au meeting de mon parti et de ma candidate", confie l'ancien Premier ministre aux journalistes.

"TOUT EST JOUABLE"

Le tenant de la "deuxième gauche" s'est dit satisfait de l'ouverture au centre tentée par Ségolène Royal, un rapprochement qu'il avait prôné avant le premier tour.

"Elle veut battre, elle veut vaincre, elle est intelligente. C'était ce qu'il fallait faire", ajoute-t-il.

Le meeting parisien de Ségolène Royal devait initialement se dérouler au Palais omnisports de Bercy, où François Bayrou et Nicolas Sarkozy ont tenu leur grande réunion parisienne.

Au dernier moment, "elle a dit 'il faut faire l'événement', et on a tout changé", dit un membre de l'équipe, qui a retenu les affiches partant à l'impression avec la mention Bercy.

A cinq jours du deuxième tour face à Nicolas Sarkozy, des dizaines d'artistes ont répondu présents. Leny Escudero, Michel Delpech, Grand Corps Malade, les Têtes raides, Bénabar, Renaud et Yannick Noah devaient se succéder sur la scène jusqu'à 20h30.

Et au milieu, "une jeune artiste qui s'appelle Ségolène Royal avec son dernier 'single' Désirs d'avenir", plaisante Yvan Le Bolloch pendant que les spectateurs lancent une ola.

"Si je suis là aujourd'hui c'est parce que comme vous, aux provocations je préfère le respect", explique le rappeur Kery James, qui est venu en représentant de "la deuxième France".

"Il reste une chance, tout est jouable", explique Mohamed Mechmache, président du collectif AC Le Feu. Son association appelle à voter pour la candidate de gauche car "elle reste la seule à avoir soutenu le contrat social et citoyen donc qui a pris en considération ce que le peuple a revendiqué".

Pour le comédien et metteur en scène Didier Bezace, "il faut continuer à se battre". "Ce rassemblement est le témoignage d'une foule de gens qui croient aux valeurs que Ségolène Royal veut mettre dans son projet politique", souligne-t-il.

Dans la salle de presse, Geneviève de Fontenay, ancienne partisane d'Arlette Laguiller, explique les raisons de sa présence. "Elle est plus belle que Sarkozy, il n'y a pas de problème de ce côté-là", dit la fondatrice du concours Miss France.
01.05.07 | 17h56 lemonde.fr

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vendredi 4 mai 2007, 11h04 Sarkozy reste favori dans les sondages après le débat télévisé Par Eric BASSI

PARIS (AFP) - Nicolas Sarkozy (UMP) reste favori pour l'emporter dimanche contre Ségolène Royal (PS), au lendemain d'un débat qui n'a pas bouleversé le rapport de forces politique, selon les sondeurs.

"Nicolas Sarkozy reste nettement favori, son avance est très significative", selon François Miquet-Marty (LH2). "J'ai vraiment le sentiment que M. Sarkozy est plus que jamais favori de cette élection", affirme Jean-François Doridot (Ipsos). "Le rapport de forces reste très favorable à M. Sarkozy", estime Frédéric Dabi (IFOP).

Nicolas Sarkozy recueillerait 54,5% (+2,5 points) des voix et Ségolène Royal 45,5% (-2,5), selon un sondage TNS-Sofres pour RTL, LCI et Le Figaro rendu public vendredi.

Par ailleurs, le candidat de l'UMP l'emporterait sur la candidate socialiste avec 54% (+0,5) des voix contre 46% (-0,5), d'après la 55e vague de l'enquête Ipsos/Dell publiée vendredi.

Selon un autre sondage CSA-Cisco pour Le Parisien/I-TELE réalisé après le débat Sarkozy/Royal et publié jeudi soir, Nicolas Sarkozy l'emporterait sur Ségolène Royal au second tour de l'élection présidentielle avec 53% (+1) des voix contre 47% (-1) pour la candidate socialiste.

Au premier tour, le candidat UMP a obtenu 31,18% et Mme Royal 25,87%.

Clef du second tour, l'évolution du report de l'électorat Bayrou (18,57%), qui devenait plus favorable à Mme Royal, s'est largement inversée depuis lundi selon Ipsos.

L'électorat Bayrou est revenu sur des reports 1/3, 1/3, 1/3. Mercredi soir, 34% disaient avoir l'intention de voter Royal, 34% Sarkozy, 32% n'exprimant pas d'intention de vote ou voulant s'abstenir.

Selon M. Doridot, interrogé avant l'annonce par le président de l'UDF jeudi qu'il ne votera pas Sarkozy, "cela montre une augmentation de l'indécision, ce qui est normal pour une enquête réalisée juste avant le débat". Mais surtout, cela révèle, selon lui, "un niveau de reports de voix très équilibré entre Royal et Sarkozy, qui interdit presque à Mme Royal de prétendre à la victoire, si ça reste en l'état".

M. Dabi relève "la nouvelle donne" que constitue la consigne "claire" de vote de M. Le Pen, mais rappelle qu'"on n'est pas propriétaire de ses voix" (10,44%) et que dans le passé, les consignes du président du FN n'ont pas été parfaitement suivies.

Selon M. Miquet-Marty, "le débat de mercredi soir peut inciter des électeurs frontistes à se mobiliser et à voter Sarkozy", ce dernier ayant "bien calé les différences sur l'insécurité, l'immigration et la valeur travail".

57% des électeurs Le Pen se reporteraient sur M. Sarkozy, selon Ipsos (60% selon BVA), 8% sur Mme Royal, l'abstention et les non exprimés représentant 35%. Ils choisissent à 72% (+11) M. Sarkozy, 16% (-5) Mme Royal et 12% (-6) s'abstiennent, selon CSA.

Les sondeurs partagent une même analyse du débat. "Il contribue à mobiliser les deux camps, un jeu quasiment à somme nulle", selon M. Miquet-Marty, car "de nature à remobiliser les sympathisants UMP, une partie de l'électorat frontiste, une partie de l'électorat de la gauche de la gauche, des contestataires Bayrou qui peuvent avoir envie de voter Royal".

"Ca va conforter les deux camps, notamment Royal, car un certain nombre de gens vont voter pour elle avec un peu plus d'entrain", renchérit M. Doridot. "De là à transférer des votes de Sarkozy à Royal, j'ai du mal, avant enquête, à y croire, vu le contenu du débat".

Selon un sondage Opinionway - contesté par l'équipe Royal - 53% ont jugé le candidat UMP "plus convaincant", contre 31% pour la candidate PS.
vendredi 4 mai 2007, 11h04, Yahoo.fr, actualités

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jeudi 3 mai 2007, 19h14 Delors, Mauroy et Aubry appuient l'ouverture au centre de Royal

LILLE (AP) - Venus soutenir Ségolène Royal pour son dernier grand meeting à Lille jeudi soir, Jacques Delors, Pierre Mauroy et Martine Aubry ont apporté leur soutien à sa main tendue à l'UDF, niant toutes "combinaisons d'appareil".

"L'ouverture politique n'est pas une ouverture politicienne", a défendu Jacques Delors, ancien président de la Commission européenne et ancien ministre de l'Economie de François Mitterrand, devant plusieurs milliers de personnes réunies au Grand Palais de Lille (Nord). "Ce ne sont pas des combinaisons d'appareil, elle veut grâce à ça avoir une démocratie apaisée" .

Le père de Martine Aubry a dit sentir "aujourd'hui une atmosphère qui correspond presque à la même que celle qu'il y avait l'autre jour à Charléty, un parfum de fraternité. Et vous nous apportez un parfum de victoire!"

Même son de cloche pour l'ancien Premier ministre socialiste Pierre Mauroy. "Le maître mot pour gagner est toujours le même, le rassemblement et ensuite la volonté de l'emporter", a-t-il appuyé. Ségolène Royal "est digne d'exercer les plus hautes fonctions de la République", a-t-il assuré. "Dans un exercice difficile, elle a imposé ses idées", a-t-il jugé au lendemain du débat télévisé avec Nicolas Sarkozy, représentant d'une "droite autoritaire, démagogique et inquiétante".

Martine Aubry a pour sa part invoqué François Mitterrand pour justifier l'ouverture au centre. Et la maire PS de Lille de citer une phrase prononcée par l'ancien président à Lille en 1988 "à quelques jours de la victoire": "Je sais la nécessité de réunir, dans les combats qui nous attendent, le plus d'hommes et de femmes qui acceptent de se comprendre, de parler ensemble jusqu'à constituer une foule qui vienne délivrer les souffrants, les exclus, les abandonnés".

"A ceux qui ne sont pas de gauche et qui hésitent encore, à ceux qui partagent avec nous les valeurs d'humanisme, de justice, de respect, je leur dis: la France que nous aimons, ce n'est pas celle de Nicolas Sarkozy, mais nous n'allons pas la quitter, nous allons la changer avec Ségolène!", s'est écriée l'ancienne ministre de l'Emploi.

"Ne nous y trompons pas. Nicolas Sarkozy n'a qu'un seul projet: récidiver! Récidiver les erreurs! Récidiver les régressions sociales! Récidiver les atteintes aux droits fondamentaux et aux acquis", a-t-elle accusé.

Dominique Strauss-Kahn était assis au premier rang, mais n'est pas intervenu à la tribune. Annoncée, l'ancienne candidate des Verts Dominique Voynet n'est finalement pas venue au meeting. AP

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Lionel Jospin lance un appel aux électeurs centristes NOUVELOBS.COM | 04.05.2007 | 11:44

Lionel Jospin invite François Bayrou, et tous ceux qui ont voté pour le candidat UDF à barrer la route à Nicolas Sarkozy.

L'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin a appelé jeudi François Bayrou et tous ceux qui ont voté pour le candidat UDF à barrer la route à Nicolas Sarkozy, lors d'une réunion publique à Pessac, dans l'agglomération bordelaise.

L'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin a lancé un appel aux électeurs du centre, jeudi 3 mai, lors d'une réunion publique à Pessac, dans l'agglomération bordelaise.

Se refusant à évoquer "toutes les spéculations sur le centre, les rapports entre la gauche et le centre, la question de la fidélité des socialistes à leurs alliances à gauche", il a voulu faire "une suggestion" à François Bayrou et à ceux qui ont voté pour lui.

"Compte tenu des dénonciations que vous avez formulées sur les méthodes de Sarkozy, des craintes légitimes de sa conception du pouvoir, je ne lui faciliterais pas l'accès au pouvoir, parce que vous pourriez le regretter, parce que, surtout, ce serait néfaste pour la France", a-t-il lancé.

Il a soutenu Ségolène Royal qui a "eu raison de déclarer vouloir rassembler tous les 'Républicains de progrès', pas seulement contre Nicolas Sarkozy mais pour un changement politique et une action nouvelle".

"La présidence Sarkozy : plus brutale et injuste que l'actuelle"

Selon lui, François Bayrou "ne peut être identifié à Raymond Barre en 1988 ou à Edouard Balladur en 1995", qui s'étaient ralliés clairement au candidat de la droite au deuxième tour.

Commentant le débat entre les deux candidats, Lionel Jospin a estimé que "notre championne a très bien joué la partie, elle a été à la hauteur de l'enjeu et a constamment voulu montrer ce qui distingue notre projet de celui de la droite".

Il a exprimé "une réelle inquiétude" à l'égard de Nicolas Sarkozy, dénonçant "la violence de certains de ses propos, sa propension à la démagogie et au clientélisme, et cette impression qu'il donne d'être en permanence en 'surrégime'", jugeant qu'il faut à un chef d'Etat "plus de stabilité et de sérénité".

Lionel Jospin a ensuite énuméré ce que serait selon lui une "présidence Sarkozy": une politique économique et sociale "encore plus brutale et injuste que l'actuelle, une concentration sans précédent du pouvoir entre les mains d'un seul homme, (...) un interventionnisme constant dans les médias, une indifférence à l'égard de l'Europe et une trop grande docilité à l'égard des Etats-Unis".
NOUVELOBS.COM | 04.05.2007 | 11:44

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Royal dénonce les liens entre Sarkozy, Bouygues et Lagardère NOUVELOBS.COM | 04.05.2007 | 14:40

La candidate socialiste reproche à son rival UMP d'entretenir "des relais extrêmement puissants dans les médias avec le groupe Bouygues", propriétaire de TF1 et LCI, ainsi qu'avec "le groupe Lagardère", premier éditeur de magazines.

Arnaud Lagardère

Ségolène Royal a critiqué, vendredi 4 mai, au micro de RTL, certains médias dont la couverture de la campagne présidentielle serait influencée par les liens de leurs dirigeants avec Nicolas Sarkozy.

La candidate socialiste a cité la chaîne d'information LCI, filiale de TF1 (groupe Bouygues) et le groupe Lagardère.

"Je ne suis liée à aucune puissance financière, à aucun système médiatique qui aujourd'hui fonctionne comme de véritables tracts", a affirmé Ségolène Royal au micro de RTL.

"Je regardais hier les informations sur LCI. Le résumé qui était fait du débat que nous avons eu ensemble, à croire cette chaîne, c'est moi qui avait tout faux et Nicolas Sarkozy qui avait tout juste", a-t-elle déclaré, précisant que plusieurs erreurs du candidat de l'UMP lors du débat de mercredi soir n'avaient pas été évoquées.

"Il a des relais extrêmement puissants dans les médias avec le groupe Bouygues, Bouygues qui est le parrain de son fils, le groupe Lagardère...", a encore expliqué la candidate socialiste.

Le candidat centriste François Bayrou avait de la même manière dénoncé avant le premier tour les relations entre le président de l'UMP et les principaux groupes de médias français.

Martin Bouygues, parrain du fils de Sarkozy

TF1, détenue à 42,9% par Bouygues, est la première chaîne de télévision française avec une part d'audience de 31,6% en 2006. Le groupe Lagardère est le premier éditeur de magazines au monde avec notamment Paris Match et Elle. Il contrôle également la radio Europe 1.

Martin Bouygues, P-DG du groupe de communication et de BTP du même nom, a été l'un des témoins de mariage de Nicolas et Cécilia Sarkozy. Il est le parrain de leur fils Louis.

Arnaud Lagardère, président du groupe Lagardère, est un ami proche de Nicolas Sarkozy. Selon Le Monde daté du 17 novembre 2006, lors d'un séminaire des cadres du groupe Hachette à Deauville en avril 2005, il avait présenté ainsi l'homme politique : "Je ne vous présente pas un ami, je vous présente un frère".

L'autre témoin de mariage de Nicolas Sarkozy était Bernard Arnault, président du numéro un mondial du luxe LVMH et propriétaire du quotidien économique La Tribune.

"Ce n'est pas insultant pour les journalistes, c'est la réalité, le candidat est lié à des enjeux financiers", a déclaré Ségolène Royal.

"Je crois qu'à un certain moment il faut dire les choses telles qu'elles sont et on sait parfaitement qu'il y a des liens très étroits entre les groupes financiers, les groupes médiatiques et le candidat de l'UMP qui est aussi le candidat du Medef. Toutes les entreprises du CAC 40 ont soutenu le candidat de l'UMP", a-t-elle ajouté.

Au journaliste qui lui faisait valoir que les capitaux possédant les groupes de médias ne perturbent pas le travail journalistique, elle a répondu : "Si, ça affecte le travail, vous le savez très bien". (Reuters)
NOUVELOBS.COM | 04.05.2007 | 14:40

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dimanche 6 mai 2007, 20h24 "Très grave défaite", selon DSK, "disponible" pour la suite

PARIS (Reuters) - Dominique Strauss-Kahn s'est déclaré "disponible" pour lancer la "rénovation social-démocrate" de la gauche française après la "très grave défaite" de Ségolène Royal. "Je pense que Ségolène Royal a mené un combat courageux mais je pense aussi à ces millions de Françaises et de Français qui dès le premier tour n'ont pas porté leurs suffrages sur la gauche parce qu'il n'ont pas vu dans la gauche la possibilité de porter leur espoir de changement", a déclaré l'ancien ministre de l'Economie sur France 2.

"Jamais la gauche n'a été aussi faible et pourquoi la gauche était aussi faible? Parce que la gauche française n'a toujours pas fait sa rénovation", a-t-il poursuivi. "Les Français ne veulent plus de solutions qui ont vingt ans".

"La rénovation social-démocrate que j'ai initiée ne l'a pas encore emporté dans le camp socialiste. Il faut maintenant mettre en oeuvre ce renouveau, c'est la condition de l'espoir et moi je suis disponible pour cela", a conclu "DSK", qui avait été battu par Ségolène Royal lors de la bataille pour l'investiture socialiste.
dimanche 6 mai 2007, 20h24, Yahoo.fr, actualités

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L'UMP rassemble à elle seule 39,54% des voix
NOUVELOBS.COM | 11.06.2007 | 10:57

Selon les résultats nationaux définitifs du ministère de l'Intérieur, l'UMP devance le PS (24,73%) et le Mouvement démocrate-UDF (7,61%). Le Front national et le PCF font jeu égal avec 4,29% des voix, les Verts 3,25%.

La droite, qui a largement dominé dimanche le premier tour des législatives, marqué par une abstention record, est en passe d'obtenir une majorité écrasante à l'Assemblée nationale.

Selon les résultats nationaux définitifs communiqués lundi 11 juin par le ministère de l'Intérieur, l'UMP est arrivé nettement en tête du premier tour des élections législatives avec 39,54% des voix. Le Parti socialiste rassemble 24,73% des voix, devant le Mouvement démocrate-UDF, 7,61%. Le Front national passe sous la barre des 5%, avec 4,29% des voix, exactement le même score que le Parti communiste. Les Verts ont 3,25%.

Extrême-gauche : 887.887 3,41%
Communistes: 1.115.719 4,29%
Socialistes: 6.436.156 24,73%
Radicaux de gauche: 343.580 1,32%
Divers gauche: 513.457 1,97%
Verts: 845.884 3,25%
Ecologistes: 208.465 0,80%
Régionalistes: 131.585 0,51%
CPNT: 213.448 0,82%
Divers: 267.987 1,03%
UDF-MoDem: 1.981.121 7,61%
Majorité présidentielle: 616.443 2,37%
UMP: 10.289.028 39,54%
MPF 312.587 1,20%
Divers droite: 641.600 2,47%
Front national: 1.116.005 4,29%
Extrême-droite: 102.100 0,39%

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lundi 11 juin 2007, 9h44 Législatives: Ségolène Royal va contacter François Bayrou en vue du second tour

PARIS (AP) - Ségolène Royal a annoncé lundi qu'elle va prendre contact avec François Bayrou en vue du second tour des législatives, jugeant "évident que les électeurs du MoDem doivent rejoindre les candidats du PS".

"Je le souhaite non pas pour des raisons électoralistes" mais pour lutter contre "une majorité écrasante" à l'Assemblée nationale, a déclaré sur RTL l'ancienne candidate à la présidentielle.

"A partir du moment où l'enjeu de ces élections législatives c'est d'empêcher la concentration excessive des pouvoirs, dans l'ensemble des institutions, entre les mains du même parti, (...) il est évident que les électeurs du MoDem doivent rejoindre les candidats du PS", a-t-elle ajouté. "Il est nécessaire dans une démocratie d'avoir une respiration, dans une République des contre-pouvoirs".

La présidente de la région Poitou-Charentes, qui "va" prendre contact avec le fondateur du MoDem, a souligné la convergence "sur un certain nombre de valeurs qui ont animé François Bayrou", comme l'Etat impartial, et "la propriété de la lutte contre la dette dont on n'entend plus du tout parler car cela ne fait pas plaisir".

Critiquant "les leaders de la droite bien arrogants" dimanche soir, Ségolène Royal a noté qu'"ils parlaient de modestie dans les mots mais dans les comportements étaient très arrogants". "Ce qu'a dit Rachida Dati sur les banlieues me semble tout à fait déplacé" sur la gauche qui avait instrumentalisé les banlieues.

"Les jeunes des banlieue ont le droit de voter en toute conscience. Prétendre, parce qu'ils ont voté massivement pour moi (à la présidentielle NDLR), ils ont été manipulés, ce sont des propos déplacés et même méprisants", a-t-elle ajouté. "Ils n'ont pas leur place dans un débat démocratique".

Quant à la reconstruction de la gauche, Ségolène Royal a de nouveau plaidé pour "un travail prospectif sans auto-flagellation excessive" afin de "tirer les leçons de ce qui s'est passé, ce qui relève de notre responsabilité et du rapport de force au profit de la droite".

Revenant sur les propos de Manuel Valls sur un parti paralysé par une vie d'un couple, la compagne de François Hollande "trouve ces propos parfaitement déplacés". "François Hollande a son autonomie politique en tant que Premier secrétaire du PS et j'ai mon autonomie politique". AP

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Royal quitte Hollande et brigue son poste
NOUVELOBS.COM | 17.06.2007 | 22:34

Ségolène Royal indique qu'elle et son compagnon François Hollande se sont séparés, à une date qu'elle a refusé de préciser, dans un livre intitulé "Les coulisses d'une défaite", à paraître mercredi, dans lequel elle annonce également qu'elle sera candidate au poste de Premier secrétaire du parti.

Royal (Sipa) Dans cet ouvrage (éditions de L'Archipel), écrit par deux journalistes du service politique de l'AFP, Christine Courcol et Thierry Masure, la candidate malheureuse du PS à l'élection présidentielle demande qu'on ne présente plus François Hollande, Premier secrétaire du PS, comme son "compagnon". Car, dit-elle, "ce n'est plus le cas".

Elle ajoute: "j'ai demandé à François Hollande de quitter le domicile, de vivre son histoire sentimentale de son côté, désormais étalée dans les livres et les journaux, et je lui ai souhaité d'être heureux".

Ségolène Royal précise encore: "on est en bons termes, on se parle, il y a du respect mutuel".
La présidente de la région Poitou-Charentes et le député-maire de Tulle, qui s'étaient connus en 1978 quand ils étaient étudiants à l'ENA, ont eu quatre enfants.

Désaccords

Des désaccords politiques qui s'étaient exprimés pendant la campagne présidentielle -sur la fiscalité ou les relations avec le centre de François Bayrou, notamment- avaient alimenté les rumeurs et les interrogations sur leur vie personnelle.

Un ouvrage paru quelques jours après le 2e tour de l'élection présidentielle -"
La femme fatale", écrit par deux journalistes du Monde- faisait état de fortes tensions dans le couple et prêtait à François Hollande, sans l'affirmer ouvertement, une liaison. (AFP)
NOUVELOBS.COM | 17.06.2007 | 22:34

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François Hollande impose son calendrier à Ségolène Royal NOUVELOBS.COM | 23.06.2007 | 18:44

Le conseil national du Parti socialiste a massivement approuvé le calendrier proposé par le premier secrétaire: le congrès aura lieu après les municipales de mars 2008. C'est un nouveau revers pour l'ex-candidate à la présidentielle.

François Hollande reprend les commandes: réunis samedi 23 juin à Paris, dans une ambiance parfois houleuse, pour tirer les leçons de leur défaite électorale, les socialistes ont largement adopté le calendrier de refondation proposé par le Premier secrétaire, lors d'un vote aux allures de nouveau revers pour Ségolène Royal qui, absente, a essuyé un féroce tir de barrage.

L'ex-candidate à la présidentielle avait décidé de sécher le conseil national du PS dans un grand hôtel parisien, évoquant des obligations en Poitou-Charentes. Elle réclamait un congrès anticipé à l'automne, pour désigner notamment le candidat du PS pour l'Elysée en 2012, et un vote des militants sur le calendrier de la refondation. Minoritaire au "CN", elle n'a pas obtenu gain de cause.

Pas de vote des militants

Le conseil national a en effet massivement approuvé le calendrier proposé par François Hollande pour mener la refondation: un congrès après les municipales de mars 2008 pour choisir la ligne politique et un nouveau patron, puis un congrès en 2010 pour désigner le candidat pour 2012. Autre vexation pour l'ex-candidate, cet échéancier ne sera pas soumis au vote des militants.

Lors du vote, un seul membre du "CN" s'est abstenu, et trois ont voté contre, dont Manuel Valls et Gaëtan Gorce, qui ont réclamé en vain la tête de François Hollande. Hormis le N°2 du PS François Rebsamen, qui a voté pour, les "ségolénistes" Arnaud Montebourg, Julien Dray ou Vincent Peillon n'ont pas pris part au vote.
Quant à Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn, dont les troupes ont adopté le calendrier, ils n'ont pas pris la parole à la tribune -fait rare- et sont partis avant le vote.

Nouveau désaveu pour Royal

Pour Ségolène Royal, qui ambitionne de prendre la tête du parti, c'est une nouvelle déconvenue. Elle avait déjà été désavouée le 12 juin par le bureau national du PS, après son coup de téléphone à François Bayrou. Surtout, son absence a permis aux socialistes d'instruire son procès et de dénoncer son dernier pavé dans la mare. Mercredi, elle avait avoué que le Smic à 1.500 euros et la généralisation des 35 heures n'étaient pas "crédibles", avant d'annoncer vendredi sa "probable" candidature en 2012.

Premier reproche: son absence. "Aujourd'hui une personne nous manque", a grincé le député européen Benoît Hamon. "J'ai toujours su qu'elle avait des absences", a raillé un fabiusien. François Hollande l'a mollement défendue, en soulignant dans un lapsus que le PS est "un parti libre où chacun vient selon son propre agenda, son propre calendrier".

"Contrer une tentative de putsch !"

Deuxième salve de critiques, l'ambition affichée par Ségolène Royal de s'emparer du PS. "Nous sommes là pour contrer une tentative de putsch!", s'est écrié le sénateur Jean-Luc Mélenchon à son arrivée. "Le PS est une grande organisation qui ne sera pas prise d'assaut", a averti Pierre Mauroy, qui avait pourtant soutenu sa campagne. "Certains se projettent déjà en 2012, mais les Français ne vivent pas en 2012. Ils vivent en 2007", a grondé Laurent Fabius.

Le sénateur fabiusien Henri Weber a ensuite fustigé le "rétropédalage" de l'ancienne candidate sur le Smic à 1.500 euros et listé ses "erreurs" de campagne, dont sa proposition de nommer des ministres UDF, qui "a probablement fait perdre des voix à gauche sans en gagner à droite".
Le strauss-kahnien Alain Bergounioux s'est agacé qu'elle cherche à faire porter le chapeau de sa défaite aux "éléphants". "Il n'y a pas le méchant parti face à la bonne candidate", a-t-il pointé.

"Jeu de dupes"

Surtout, François Hollande a opposé une sèche fin de non-recevoir à sa demande de congrès anticipé et de vote militant sur le calendrier. "Les militants seront consultés et pourront délibérer à l'occasion du congrès" de 2008, a-t-il tempêté.

Les "ségolénistes" s'efforçaient de minimiser cette gifle. "Vu l'image qu'a donné le conseil national, je ne suis pas sûr que les absents ont toujours tort", a balayé Jean-Louis Bianco. Le sénateur David Assouline qualifiait le vote de "jeu de dupes".

Sous couvert d'anonymat, un autre "ségoléniste" accusait Laurent Fabius et DSK de soutenir François Hollande uniquement pour retarder le congrès, dans l'espoir que la popularité de Ségolène Royal s'effondre. "Ils ont eu ce qu'ils voulaient, le retard du calendrier", lâchait-il, jurant que l'ex-candidate n'a pas dit son dernier mot. Elle devait intervenir dimanche sur Canal+ et TF1. (AP)
NOUVELOBS.COM | 23.06.2007 | 18:44

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lundi 25 juin 2007, 19h58 Yahoo.fr actualités Jean-Marc Ayrault va créer un "cabinet fantôme" à l'Assemblée

PARIS (Reuters) - Réélu président du groupe socialiste de l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault a annoncé la nomination de quinze vice-présidents qui formeront un "cabinet fantôme" ou "shadow cabinet".

Dans le document distribué lundi à tous les députés socialistes, le député-maire de Nantes (Loire-Atlantique), précise que les 15 vice-présidents, qui devraient être nommés mardi, "auront la responsabilité de suivre un département ministériel et d'assurer l'expression du groupe".

"Ils seront donc au nombre de 15 - (NDLR il y a 15 ministres) - et comprendront les responsables des commissaires socialistes", ajoute-t-il.

"Ils seront en charge de coordonner et de suivre le travail du groupe pour tous les projets ou propositions de loi de leurs compétences, inscrits à l'ordre du jour de l'Assemblée", souligne le document.

"Ils participeront également aux travaux de la commission prospective quand des dossiers touchent à leur domaine de compétence", est-il dit. Un porte-parole auprès du président sera chargé de l'expression collective du groupe.

Dans son document, Jean-Marc Ayrault annonce également la mise en place au sein du groupe d'une commission de prospective dont le responsable sera proposé par le président du groupe.

Elle sera composée de 12 membres "représentatifs de la diversité du groupe" et aura diverses missions dont "l'expertise des grands dossiers qui viendront à l'ordre du jour de l'Assemblé dans un délai de six mois à un an".

Enfin, Jean-Marc Ayrault annonce que son groupe organisera chaque semestre un forum débat "sur un sujet de société et sur une grande question européenne ou internationale".
lundi 25 juin 2007, 19h58 Yahoo.fr actualités

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dimanche 24 juin 2007, 13h28 Dray: "Le tout sauf Ségolène n'a jamais cessé"

PARIS (AFP) - Julien Dray, porte-parole du PS et proche de Ségolène Royal, a estimé dimanche que le "tout sauf Ségolène" au parti socialiste n'avait "jamais cessé".

"Il y a tellement des gens qui voudraient la mettre à la retraite, tellement de gens qui voudraient la pousser à l'extérieur, qui n'ont jamais digéré sa désignation", a déclaré M. Dray lors du "Forum" de Radio J, en dénonçant au passage les livres publiés cette semaine par Jean-Christophe Cambadélis et Claude Bartolone, y voyant un signe du "rejet de la candidature de Ségolène Royal" à la présidentielle.

Pour lui, le "tout sauf Ségolène" n'a "jamais cessé" et "c'est "un des problèmes, mais ce n'est pas le seul". "Le +tout sauf Ségolène+, c'est le tout sauf Ségolène d'un certain nombre de responsables (du PS). Les militants, eux, ont fait une campagne du feu de dieu".

Il a fait valoir qu'un "fossé" se créait "entre une sorte de petit état major et la réalité militante du terrain", en appelant à "en finir avec ce système d'écuries" au sein du parti.

M. Dray a en outre souhaité que le congrès du PS se déroule "l'été 2008" et non l'automne 2008 comme l'a préconisé samedi le conseil national du PS.

Revenant sur les difficultés du PS, il a fait valoir qu'"un des problèmes" étaient que "les dirigeants socialistes s'émancipent des votes des militants, c'est-à-dire que les mêmes, qui revendiquent le vote des militants en permanence et n'ont que cela à la bouche, lorsque les militants votent à chaque étape, s'émancipent de ces votes et s'autorisent à (les) remettre en cause par un biais ou un autre".

"Ce fut le cas au moment du référendum et à nouveau durant la campagne présidentielle", a-t-il dit.

Pour expliquer l'échec à la présidentielle, Julien Dray a jugé aussi qu'il y avait "un problème d'identité, de réflexion sur l'état de la société, de la valeur des solutions que nous avons proposées".

Il a précisé que le "séminaire" des proches de Ségolène Royal au cours duquel doivent être analysées les raisons de l'échec à la présidentielle et la rénovation du parti se déroulerait "en juillet".

Auparavant, Julien Dray n'a "pas exclu" un rejet par le Parlement français du projet de traité européen, qu'il a dénoncé comme "un compromis boiteux" et "sans ambition", qui ne satisfait, selon lui, ni les partisans du oui ni les partisans du non.

"C'est un mini-accord sans ambition, un accord a minima, un accord qui rend encore plus complexe le fonctionnement de l'Europe", a déclaré M. Dray invité du "Forum" de Radio J.

L'accord, conclu dans la nuit de vendredi à samedi à Bruxelles, sous l'impulsion du président Nicolas Sarkozy, pourrait nécessiter une révision de la Constitution. La majorité présidentielle ne dispose pas actuellement de la majorité des 3/5eme requise pour ratifier une réforme constitutionnelle par la voie du Congrès.

Selon M. Dray, "tout ce qui était l'élan de la construction européenne qui était voulu au départ dans le grand traité constitutionnel rejeté par la France et les Pays-Bas est abandonné".

"L'Europe continue sa dérive libérale. A un moment où à un autre il y aura forcément de nouveaux chocs avec les peuples qui ne supportent plus cette dérive libérale", a-t-il dit.

"Est-ce qu'on peut accepter ce compromis boiteux? Je ne le crois pas", a poursuivi le porte-parole du PS.

Interrogé sur le risque du rejet de ce traité simplifié par le Parlement français, M. Dray a répondu: "ce n'est pas à exclure mais je ne peux pas pour l'instant anticiper sur les discussions qui auront lieu à l'intérieur du parti socialiste et de ses instances".

"On va en discuter et lorsque la question viendra nous délibérerons collectivement. Mais mon sentiment c'est que ceux qui ont voté non comme ceux qui ont voté oui ne peuvent pas se retrouver dans le compromis qui nous est proposé aujourd'hui et qui n'est que la simple continuation de la dérive libérale de l'Europe", a ajouté M. Dray.
dimanche 24 juin 2007, 13h28, Yahoo.fr, actualités

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Yahoo.fr, actualités, 11 juillet 2007 13.00h Jack Lang claque la porte de la direction du PS

AP - PARIS - Jack Lang claque la porte de la direction du PS. Menacé de suspension s'il acceptait de participer à la commission sur la réforme des institutions voulue par Nicolas Sarkozy, l'ancien ministre a pris les devants en démissionnant mercredi du secrétariat national et a "suspendu" sa participation au bureau national du parti.

Dans un courrier adressé au Premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande, M. Lang annonce qu'il quitte le secrétariat national du PS et qu'il suspend sa participation aux travaux du "BN". "Aujourd'hui, je ne me reconnais plus à travers les méthodes de direction qui sont les tiennes. En conséquence, je te présente ma démission de secrétaire national et je suspends ma participation au travaux du bureau national", écrit l'ancien ministre de la Culture.

"Militant socialiste je suis, militant socialiste je reste, fidèle à mon idéal de toujours", ajoute-t-il. "Je continuerai à combattre vigoureusement la politique économique et sociale de la droite".

Dans ce courrier, Jack Lang ne précise pas à ce stade s'il compte intégrer la commission voulue par Nicolas Sarkozy pour réfléchir à la future réforme institutionnelle. Mais il laisse la porte ouverte: "Citoyen libre, je servirai mon pays selon les règles de conduite que seule ma conscience me dictera et fort de la confiance populaire qui m'est accordée", écrit-il. Il devrait donner sa réponse après le discours du chef de l'Etat sur les institutions jeudi à Epinal (Vosges).

Jack Lang, qui passe pourtant pour un légitimiste au PS, répond ainsi brutalement à la décision du bureau national du parti, adoptée mardi soir à l'unanimité, de suspendre des instances nationales tout socialiste qui intégrerait une commission créée par la droite. Cette résolution visait clairement Jack Lang, sans le nommer.

"C'est dommage. C'est un épisode un peu triste", a réagi d'André Vallini, porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. Jack Lang a "anticipé sans doute sa participation à la commission créée par Nicolas Sarkozy", a-t-il avancé sur LCI, avant de s'interroger: "Pourquoi le président Sarkozy passe autant de temps à faire de la politique politicienne et à essayer de déstabiliser le Parti socialiste? Il a quand même mieux à faire, il a les affaires du pays à gérer!".

Déjà, l'ancien ministre de la Culture avait vivement réagi la semaine dernière aux propos tenus par le président du groupe socialiste à l'Assemblée Jean-Marc Ayrault, qui l'avait prévenu qu'il ne serait plus membre à part entière du groupe socialiste s'il acceptait une mission des mains du chef de l'Etat. Dans son courrier, Jack Lang ne précise pas s'il reste dans le groupe.

Déstabilisé par l'"ouverture" pratiquée par M. Sarkozy, qui a déjà intégré plusieurs socialistes, dont Bernard Kouchner et Eric Besson, à son gouvernement, confié des missions à d'autres et appuyé Dominique Strauss-Kahn pour la direction du Fonds monétaire international (FMI), le PS espérait, avec la résolution adoptée mardi soir, arrêter l'hémorragie.

"Toute personnalité du PS qui choisira de participer à une commission quelle qu'elle soit le fera à titre personnel" et "sera suspendue des instances du PS auquel (elle) appartient", dont le bureau national et les deux groupes parlementaires, a annoncé Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande, au terme de la réunion hebdomadaire du "BN". Il a précisé qu'il s'agirait de suspensions à titre temporaire.

"J'ai demandé aux socialistes d'être groupés, rassemblés, unis" et "de jouer collectif", a martelé le Premier secrétaire François Hollande en marge de la réunion. "C'est une clarté que nous devons apporter au débat public. On voit bien que derrière ces constitutions de commissions, de missions, Nicolas Sarkozy essaie de jouer, d'instrumentaliser".

Concernant la commission sur les institutions, François Hollande a aussi tenté de riposter en demandant au président de créer une commission pluraliste issue du Parlement, afin que le PS puisse choisir ses membres. Et de lancer un avertissement à l'Elysée: il faut recueillir la majorité des trois cinquièmes du Parlement réuni en congrès à Versailles pour faire adopter une réforme constitutionnelle, a-t-il rappelé. Or, la majorité UMP et Nouveau centre n'atteint pas ce seuil à elle seule. AP
Yahoo.fr, actualités, 11 juillet 2007 13.00h

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Par S.M. (à Lille), P.T., Libération, QUOTIDIEN : mercredi 1 août 2007

Vol par la fenêtre chez Ségolène Royal

Ségolène Royal a été victime d’un vol «sans effraction» à son domicile à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) dans la nuit de vendredi à samedi.

Selon le parquet de Nanterre, le voleur serait entré par une fenêtre ouverte en rez-de-jardin et aurait mis la main sur un ordinateur portable, ainsi que sur 110 euros.

L’un des fils de l’ex- candidate à la présidentielle, qui se trouvait au sous-sol, a découvert la disparition des objets vers minuit et déposé plainte le lendemain.

Ségolène Royal ayant déjà subi, selon ses mots, «une intrusion et la fouille intégrale» de son domicile pendant ses vacances aoûtiennes l’an passé, le procureur de Nanterre a saisi la police judiciaire, qui avait enquêté sur ce précédent même si les enquêteurs «pensent qu’il n’y a aucun rapport» : «Quelqu’un a profité de l’aubaine pour pénétrer dans les lieux et voler ce qui lui tombait sous la main sans prendre le temps de fouiller.»

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Ségolène Royal a eu "faux sur toute la ligne", estime Marie-Noëlle Lienemann
AP - Samedi 25 août, 22h03PARIS

- "Que ce soit sur la stratégie, la méthode et les thèmes choisis, (Ségolène Royal) a eu faux sur toute la ligne" au cours de la campagne présidentielle, affirme la députée européenne socialiste Marie-Noëlle Lienemann dans un entretien au "Journal du dimanche".

Cette proche de Laurent Fabius accuse l'ancienne candidate socialiste d'avoir joué "totalement perso" et de n'avoir "tiré aucune leçon de la campagne". "Ce qu'elle appelle son autocritique se borne à dénoncer ceux du parti qui ne l'auraient pas soutenue et l'impréparation dont elle aurait été victime", dénonce Mme Lienemann.

Pour la députée européenne, qui se prépare à sortir un livre intitulé "Au revoir Royal", "il faut tourner la page". Selon elle, le soutien dont bénéficiait Mme Royal auprès des militants s'effrite et "les Gaëtan Gorce, Manuel Valls, Vincent Peillon, Arnaud Montebourg prennent déjà, plus ou moins, leurs distances". AP

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Ségolène Royal veut prendre son temps lemonde.com, 25.08.07 | 20h00, par Laure Bretton

MELLE, Deux-Sèvres (Reuters) - Trois mois après son échec à la présidentielle, Ségolène Royal a livré ses propres clés de la rénovation socialiste, défendant un aggiornamento idéologique et une transformation des outils du parti.

A Melle, dans son fief du Poitou-Charentes, l'ancienne candidate à l'Elysée a dressé samedi le bilan des 100 premiers jours de Nicolas Sarkozy au pouvoir - "vieilles méthodes", débauche d'annonces et au final "immobilisme" - mais elle a consacré la majeure partie de son discours de rentrée d'une heure et demie à la "mutation" du PS.

Organisée par la fédération socialiste des Deux-Sèvres, la "Fête de la rose" de samedi devance d'une semaine l'université d'été du PS, qui marque traditionnellement la rentrée des socialistes.

Bronzée à son retour de vacances aux Antilles, se présentant comme une "femme neuve" et "tranquille", la présidente de Poitou-Charentes dément toute velléité de court-circuiter le calendrier officiel du parti, affirmant au contraire ne pas avoir voulu "préempter" le rendez-vous de La Rochelle.

"Si je ne fais pas de discours à La Rochelle, on dit: 'ça y est, elle n'est plus qu'une présidente de région. Si j'en fais un, on dira que c'est une OPA", se défend-elle devant les journalistes après son allocution.

Au coeur de la circonscription qu'elle a abandonnée lors des dernières législatives, Ségolène Royal a versé au pot commun de la rénovation socialiste les premières "leçons précieuses" fournies, selon elle, par la campagne.

Sur le fond, celle qui rechignait à prononcer le mot "défaite" avant l'été a esquissé un timide mea-culpa. "Moi-même, je l'admets, j'ai parfois improvisé", a-t-elle dit au millier de partisans venus l'écouter sous un soleil écrasant.

"BREBIS EGAREES"

Mais si elle a perdu au soir du 6 mai, c'est surtout parce que le PS a manqué de temps et de discipline, qui "n'est pas un mot que les socialistes aiment beaucoup".

"Nous devons surmonter ce qui nous a divisé", a-t-elle réclamé, prônant une réforme des statuts du PS pour favoriser "de vrais débats participatifs" et non une "prolifération de motions qui donnent souvent lieu à des règlements de compte".

"Ce qui ne peut plus durer au PS, (ce sont) les champs clos d'affrontements obscurs (...) une violence verbale incompatible avec l'idéal socialiste (...) cela doit appartenir au passé", a-t-elle intimé.

"Je ne suis en compétition avec personne", a-t-elle cependant assuré à l'orée d'une année chargée pour le PS, qui doit s'organiser pour les municipales et préparer son prochain congrès, prévu dans la foulée.

En privé, l'ex-candidate assure qu'elle n'est "pas dans la nostalgie" de la présidentielle mais qu'elle veut se laisser du temps pour poursuivre cette réflexion.

Une flopée d'ouvrages critiquant sa campagne sont annoncés en librairie et elle a elle-même promis de publier son autocritique dans le courant de l'automne.

En juin, elle avait affirmé qu'elle présenterait une motion - les programmes des courants internes - lors du congrès de 2008 et qu'elle pourrait briguer le poste de premier secrétaire que son ex-compagnon, François Hollande, laissera vacant l'an prochain.

Ce n'était pas de la précipitation, argumente-t-elle deux mois plus tard. Elle agit par souci de "rassurer" et de "dire en clair (qu'elle) ne (s)e retirait pas de la vie politique".

Aujourd'hui, elle "ne sait pas" exactement ce qu'elle va faire au PS mais elle refuse d'être "rigidifiée sur le timing".

"Je n'hésite pas, je prends mon temps (...) Je verrai le moment venu", affirme-t-elle, reprenant quasiment mot pour mot sa rhétorique d'avant la primaire socialiste. "Si je peux être utile à mon parti...", répète-t-elle sous une tente dressée dans le parc de la Garenne.

A la tribune, Ségolène Royal a tracé les grandes lignes idéologiques de son "socialisme du XXIe siècle": économie de marché assumée, équilibre des droits et des devoirs individuels et construction d'un "grand parti moderne" en "ouvrant les portes et les fenêtres".

Elle a lancé un appel à toutes les forces de gauche, Verts, PCF, radicaux, mais également - "je ne vois pas pourquoi je ne le dirais pas" - aux centristes.

Son ouverture s'adresse même aux socialistes ayant accepté de rentrer dans le gouvernement Fillon. "Je ne suis pas à la messe mais si les brebis égarées veulent revenir travailler avec nous, pourquoi pas. Chacun a le droit de se tromper".

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France, politique, souveraineté nationale, intérêt public, people public, hypocrisie, morale "financière". Ancien concubin notoire répudié ("J'ai demandé à François Hollande de quitter le domicile") pour infidélité notoire : Maroc, août 2007, Closer, n° 115, pp. 4-7. Condamnation par la Justice française ...

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France Info, NANTERRE (AFP) 28 Août 2007 16h32

Closer devra verser 15.000 euros à la jeune femme (note. environ 40 ans, Valérie M. épouse T.) figurant avec Hollande

Le tribunal de grande instance (TGI) de Nanterre a condamné mardi la société Mondadori magazines France, éditant le magazine Closer, à verser 15.000 euros de dommages et intérêts à la jeune femme figurant sur des photos avec le premier secrétaire du PS François Hollande.

En revanche, M. Hollande n'a pas obtenu l'interdiction de la diffusion de Closer qu'il demandait, pour atteinte à sa vie privée. Le premier secrétaire du PS n'avait pas demandé de dommages et intérêts.

La présidente du tribunal Francine Levon-Guérin a condamné la société Mondadori à payer la somme de 15.000 euros à la jeune femme accompagnant François Hollande sur les photos diffusées par le magazine vendredi et à publier à ses frais un texte de la condamnation dans le prochain numéro du magazine.

Le responsable socialiste a pris acte de cette condamnation, qui vient, selon lui, rappeler les règles de "protection de la vie personnelle".

"Je voulais que les règles, qui valent pour tout citoyen et pour tout média, de protection de la vie personnelle s'appliquent", a déclaré M. Hollande.

"C'est une décision ordinaire pour assurer la protection de la vie privée", a-t-il ajouté.

Stéphane Haitaian, éditeur du magazine Closer, s'est dit "satisfait de la décision de non retrait" du magazine, mais il "s'étonne" cependant des poursuites engagées contre Closer par François Hollande et du montant des dommages et intérêts à verser à la jeune femme figurant sur la photo, compte tenu du "caractère non dégradant" de l'information communiquée.

Le magazine Closer, qui devra faire état de sa condamnation judiciaire en couverture, sera "particulièrement attentif à ce qui sera diffusé les mois prochains dans les autres médias sur la vie privée des politiques", a ajouté M. Haitaian interrogé par l'AFP.

L'hebdomadaire "people" avait avancé sa parution à vendredi, soit trois jours plus tôt, en raison de photos "exclusives" montrant M. Hollande en compagnie d'une femme, une journaliste d'un hebdomadaire (note. remarquée, jeune, par François Mitterrand, attachée à la promo du parti socialiste pour P aris-Match depuis longtemps), présentée comme sa nouvelle compagne, après sa séparation d'avec Ségolène Royal.

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Ségolène Royal : "Je veux que le PS soit admiré des Français"
NOUVELOBS.COM | 31.08.2007 | 17:16

"Je suis là pour que mon parti change et redevienne attractif", déclare l'ancienne candidate à la présidentielle, peu avant l'ouverture de l'université d'été du parti à La Rochelle.

L'ancienne candidate à la présidentielle, Ségolène Royal, a souhaité que "le PS soit admiré des Français", dans une déclaration à des journalistes avant l'ouverture de l'université d'été de son parti, à La Rochelle, vendredi 31 août.

Elle a affirmé qu'elle allait s'investir pleinement dans "la réflexion collective" des socialistes. "Je suis là pour que mon parti change et redevienne attractif (...), je veux que l'imagination revienne (...), je veux que le Parti socialiste soit admiré des Français", a déclaré aux journalistes la présidente de la région Poitou-Charentes, sur le bateau "France 1", amarré sur les quais, qui abrite le musée maritime de la ville.

"Une ambiance nouvelle"

S'exprimant quelques minutes avant l'ouverture des débats, Ségolène Royal a décelé "une ambiance nouvelle" à La Rochelle en dépit des "inquiétudes" exprimées ici ou là sur le PS. "Quelque chose se passe à l'université d'été", a-t-elle soutenu.

La socialiste a insisté sur la "soif très profonde" des militants de "se remettre au travail", qualifiant de "contre-mouvement de ce qui est en train de se produire ici" la sortie de nombreux ouvrages de socialistes, critiques sur sa campagne et le PS.

"La responsabilité des dirigeants est d'être bien conscients de cette aspiration des militants", a-t-elle ajouté.

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Marianne2007.info, Jeudi 30 Août 2007 - 12:28, AB Après Closer, le magazine Choc publie des photos câlines de François Hollande et sa nouvelle compagne
Après que Closer a publié la semaine dernière les photos volées de François Hollande avec sa nouvelle compagne, Choc passe à la vitesse supérieur et publie des photos du premier secrétaire en plein « massage aquatique » avec la jeune femme.

« On n'a jamais vu un homme politique se laisser aller à autant de naturel », peut-on lire en exergue des photos volées de François Hollande avec sa nouvelle compagne à Saint-Jean-Cap-Ferrat, publiées ce jeudi 30 août par le magazine Choc. La réalité est surtout que personne, jusqu'alors, n'avait osé exhiber à ce point l'intimité d'un responsable politique. Sur les clichés, on peut voir le premier secrétaire du Parti socialiste « roucoulant avec sa bien-aimée dans les vagues caressantes de la Méditerranée » et lui massant les pieds !

« Il est certain que Closer a fait passer un cap à la peopolisation des politiques », explique Gérard Ponson, directeur de la publication et patron de la société éditrice SCPE (Société de conception de presse et d'édition), société détenue à 50% par le groupe Lagardère Active. Et pour cause : non seulement, Closer a osé, le premier, mettre le premier secrétaire avec son amie en couverture, mais l'amende dont le magazine doit s'acquitter pour cette « une » est loin d'être dissuasive. Selon le jugement rendu hier, celle-ci s'élève tout juste à 15 000 euros, à verser à la compagne du premier secrétaire. En publiant ces photos de François Hollande, Choc est encore moins attaquable au plan juridique puisque la jeune femme qui l'accompagne n'est vue que de dos et que son nom n'est pas révélé.

« Ce n'est pas la personne qui est avec lui qui nous intéressait, mais le côté humoristique de ces images », poursuit Gérard Ponson, qui veut croire que « comme François Hollande a beaucoup d'humour, il est capable de s'en amuser. Même si, à la veille de l'université d'été du PS, le contexte est un peu particulier...». Si l'humour est peut-être un trait reconnu de la personnalité du premier secrétaire, en revanche, on rit beaucoup moins à la direction du groupe Lagardère Active. Selon des témoignages internes au groupe, Didier Quillot, président de Lagardère Active Media (Lam), et Christian de Villeneuve, à la tête de la branche magazine du groupe, auraient été consternés en découvrant, mardi soir, la une de Choc ! Prise de court et plus qu'embarrassée, la direction du groupe peine à assumer cette exhibition publique de l'intimité de François Hollande. Pourtant, quand on possède un magazine qui s'appelle Choc, il faut s'attendre à quelques secousses...
Marianne, Jeudi 30 Août 2007 - 12:28, AB

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Le NPS fait feu sur le quartier Royal
Le Nouveau Parti socialiste se réunit aujourd’hui pour évoquer l’avenir du parti.
Par David Revault d’Allonnes, Libération, QUOTIDIEN : vendredi 12 octobre 2007, p. 9

«Comprendre le réel» : c’est sur cette ambitieuse thématique que s’ouvre, aujourd’hui à Toulouse, le rassemblement du Nouveau Parti socialiste (NPS). Quatrième courant du PS à effectuer sa rentrée politique, après les royalistes, les jospinistes et les fabiusiens, cette sensibilité du parti, qui joue résolument sur l’aile gauche, entend à son tour aligner ses troupes. Et faire feu de ses munitions idéologiques dans la bataille d’interprétation de la défaite présidentielle qui, ces jours-ci, fait rage entre socialistes.

«Confusion».

«Le parti n’a pas clarifié sa position par rapport à la campagne», estime le député européen Benoît Hamon, coleader du courant avec Henri Emmanuelli. «Sur ce sujet-là comme sur d’autres, la confusion domine. On peut dire ce que les uns et les autres, individuellement, ont tiré comme conclusion de cette séquence. Mais ce que le parti, collectivement, en pense, on ne sait pas…»

On saura en revanche très vite ce que la direction du NPS en pense, qui dans un texte consacré à l’ «analyse» de la campagne discuté ce soir, regrette, au chapitre de la «capacité personnelle des candidats à exercer la fonction», que «la crédibilité du candidat de droite [soit apparue] nettement plus forte», alors qu’ «il n’y avait pas de défiance a priori supérieure à l’égard d’un candidat de gauche». Le document constate, malgré une «volonté d’alternance indéniable qui n’a pas été incarnée par la gauche», que le PS, «loin d’avoir réussi à imposer le débat sur le terrain qui [lui] était favorable […], a accepté de mettre au cœur de la campagne les thèmes de prédilection de la droite, au risque de brouiller [son] message». Et, pour conclure, il invoque l’exemple du «travailler plus pour gagner plus», brandi par le candidat UMP, qui aurait «montré avec cruauté notre incapacité à incarner une alternative de gauche à la politique libérale et sécuritaire des néoconservateurs français. Le succès de Nicolas Sarkozy repose en grande partie sur sa capacité à occuper le vide que nous avons laissé.»

Officiellement, il ne s’agirait, à partir de ce sévère constat, que de discuter orientation. «Le problème n’est ni les lacunes de la candidate ni le complot des éléphants, poursuit Benoît Hamon. C’est un problème de ligne et de défaillance de notre projet.»

«Droitisation».

Mais, au-delà du bilan, il s’agit bien d’envisager les perspectives. «Nous ne voulons pas voir se prolonger certaines dérives, et nous refusons une forme de dépolitisation et d’attrait par rapport aux thèmes portés par l’adversaire», ajoute un autre élu NPS. En clair, empêcher Ségolène Royal de gagner du terrain idéologique et œuvrer à ce que le NPS appréhende comme «une personnalisation et une droitisation» du Parti socialiste. Notamment en vue du prochain congrès.

En toute logique politique, aucun royaliste pur et dur n’a été convié à Toulouse. «Il n’y a pas d’exclusive, mais tout de même un périmètre qui se dessine autour de gens qui ont la même conception du parti, contre la volonté de certains de transformer le PS en parti de supporteurs à l’instar du Parti démocrate américain», résume Régis Juanico, député de la Loire. Le jospiniste Harlem Désir, le fabiusien Claude Bartolone et Bruno Le Roux, proche de François Hollande, en revanche, devraient en être. Une ouverture dictée par les différentes hypothèses de construction majoritaire, donc. Mais également par la situation de ce courant créé en 2003 au congrès de Dijon par Hamon, ainsi qu’Arnaud Montebourg et Vincent Peillon, qui depuis l’ont quitté. Avant de devenir tous deux porte-parole de campagne de Royal… «Le NPS n’est pas réduit à peau de chagrin, mais on n’a pas la taille critique pour peser sur l’orientation du parti», estime un membre du NPS, qui pèserait selon ses estimations «entre 10 et 15 %» des voix.

«Reconquête».

D’alliance, il sera également question en externe, avec la nécessité, selon le NPS, de trancher la question ouverte par l’appel de Royal au débat avec François Bayrou, lancé lors de la présidentielle. Entre la traditionnelle stratégie d’union côté gauche ou un rapprochement avec l’UDF. «Entre une posture sérieuse qui offre des chances de reconquête et un scénario de salon, que la logique politique récuse, nous devons tourner le dos à une spirale de la défaite que ne ferait qu’accélérer l’alliance avec le Modem», résume Hamon. D’où la présence, dimanche, du porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, du député Vert Noël Mamère et du patron du PRG Jean-Michel Baylet. L’intitulé du débat : «Soigne ta gauche». Pour mettre Royal K.O.

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Royal: «Je ne suis pas en hibernation»
Dans une interview à «Libération», l’ex-candidate se dit déterminéeà mener la bataille de la rénovation du PS et à prendre la tête de l’opposition.
Recueilli à Rome par éric Jozsef et David Revault d’Allonnes, Libération, QUOTIDIEN : lundi 22 octobre 2007, pp.2-3

Très silencieuse ces dernières semaines, Ségolène Royal confirme à Libération que sa détermination reste intacte pour mener la rénovation du PS. Depuis Rome où elle a rencontré Walter Veltroni, le nouveau leader du Parti démocrate italien, elle ajoute qu’elle jouera son rôle de première opposante à la politique de Nicolas Sarkozy.

Où en êtes-vous de votre réflexion? Serez-vous candidate au premier secrétariat?

Je n’ai pas pris ma décision. Cela viendra le moment venu. A partir du moment où je ne quitte pas la politique, on ne peut pas faire de la politique sans parti. J’observe ce qui se passe, mais je ne veux pas me placer dans des logiques de conflits internes.

Cette indécision n’a-t-elle pas désorienté vos proches?

C’est vrai que c’est un peu déstabilisant pour mon entourage, qui se demande pourquoi je ne repars pas sabre au clair. Certains se sont inquiétés, ont demandé des consignes. Je leur explique que la politique est faite d’étapes. Et qu’il ne faut pas que je me laisse happer par le système. Le jour où je leur dirai: «On y va», nous irons vraiment.

Combien de temps durera votre réflexion?

Rassurez-vous, je ne suis pas en hibernation. Je travaille avec d’autres, j’accepte les invitations à l’international et je me bats pour ma région. C’est essentiel. Et je mettrai ce travail au service du collectif.

Comment allez-vous désormais participer à la vie du parti?

J’ai rassemblé 17 millions de voix, après avoir été désignée par 60% des adhérents du parti. J’ai des responsabilités à l’égard de tous et toutes. Je ne peux donc pas me laisser attirer dans je ne sais quel piège de tactique interne. Rassembler, expliquer, fédérer, voilà le seul rôle que je me donne. Et mettre au service de la gauche et des Français le potentiel de l’élection présidentielle.

La rentrée politique a été marquée par une profusion de livres très sévères à votre égard. Vous ont-ils affecté?

Oui. Ça laisse toujours des traces, on est toujours touché. D’ailleurs, c’est bien l’objectif. Mais c’est passé. L’important est que les gens se disent et me disent que je me suis bien battue.

Irez-vous au conseil national de samedi?

Je serai probablement en Argentine pour l’élection de Cristina Kirchner, puis au Chili. Sinon, j’y serais allée.

Vous venez de rencontrer Walter Veltroni. L’exemple de la primaire italienne est-il envisageable en France?

Tous les dirigeants italiens ont accepté l’émergence parmi eux d’un leader, avec trois millions et demi d’électeurs qui ont payé un euro pour participer. Au PS, les militants à 20 euros ont été parfois contestés. Mais la réflexion doit se poursuivre. Je sais que ce n’est pas facile, car nous héritons d’un système sécurisant pour les courants, avec ce que cela signifie de contrôle des fédérations et de positions verrouillées. Mais au PS, nous avons tous compris, certes à des degrés divers, que ce système devait changer. L’exemple italien doit nous faire réfléchir.

Comment faire évoluer le PS?

Il faut rendre la parole aux militants. Mais aussi faire voter des gens qui ne sont pas adhérents du parti, comme en Italie. La préoccupation de l’organisation ne doit pas être l’organisation elle-même.

Cela ne semble pas être la tendance actuelle au sein du PS…

Il existe toujours dans le parti cette ligne élitiste sur la crainte d’une transformation en «parti de supporters». Mais qu’est-ce que ça veut dire? Cette conception condescendante me choque. Pourquoi considérer les gens comme des écervelés, qui choisissent à la tête du client? Peut-être qu’ils adhèrent aussi à des idées…

La fusion à l’italienne entre socialistes et centristes vous inspire-t-elle?

Ce qui se passe en Italie montre bien que des recompositions sont nécessaires. L’alliance, contre la droite, entre un parti issu du parti communiste et un parti du centre, d’inspiration chrétienne, est très intéressante. Il y aura forcément, en France aussi, des recompositions entre centre et PS. Et ce ne sera pas en laissant de côté les militants venus de l’extrême gauche ou du PC.

Avez-vous poursuivi vos contacts avec François Bayrou?

Non. Je ne suis pas encore dans cette phase. Je la poursuivrai quand j’aurai achevé la précédente, celle de la réflexion et de la reconstruction. Mais nous sommes à un tournant. L’électorat a évolué, avec de nouvelles générations qui n’ont pas connu l’histoire du PS et du PC, et qui ont d’autres comportements électoraux. Et parmi les centristes, il y a des démocrates qui peuvent se reconnaître dans un projet politique qui ne sacrifierait pas pour autant l’identité de la gauche. On m’a critiquée pour ma démarche d’entre les deux tours, mais soyons réalistes: dans de nombreuses villes, aux municipales, cette convergence devra s’opérer.

Est-il réaliste d’envisager un tel rapprochement en France?

On doit se poser la question d’un rassemblement du camp de la gauche et de tous ceux qui ont une conception exigeante de la démocratie, destiné à passer la barre des 30% au premier tour d’une élection nationale et qui aurait vocation à être leader au niveau de la gauche européenne – laquelle, reconnaissons-le, tangue un peu. Depuis Tony Blair, même si certains aspects de son leadership étaient discutables, la gauche n’a plus de leader capable d’entraîner les mouvements progressistes en Europe.

Quelle est votre position sur le mini-traité?

A partir du moment où le peuple a refusé le précédent, il serait logique de le consulter à nouveau. Mais je crois que ce traité, même imparfait, peut remettre l’Europe en marche. J’aurais préféré un texte avec moins de dérogations. Mais mieux vaut un compromis que rien. L’intégration de la Charte européenne des droits fondamentaux est une avancée très importante. C’est pourquoi nous devons faire bloc avec les socialistes portugais, espagnols, allemands et les autres, et adopter ce texte le plus vite possible pour passer à l’étape suivante : la préparation du traité social. La question de la procédure d’adoption, référendaire ou parlementaire, n’est plus une question de principe. Nous n’avons pas de temps à perdre à nous diviser.

Pourquoi vous êtes-vous montrée si discrète, ces derniers temps, sur la politique gouvernementale?

Ce n’est pas exact. Mais je n’ai pas l’intention de commenter le moindre fait et geste du Président. Il faudrait pour cela passer toute la journée devant la télévision, ou presque ! A ce propos, le CSA, qui refuse de comptabiliser le temps de parole de Nicolas Sarkozy, manifeste une piètre conception de la démocratie. Mais rassurez-vous, l’opposition est bien là.

Comment définissez-vous aujourd’hui votre rôle d’opposante?

Je dois utiliser ma voix avec circonspection, quand je la sens utile au débat démocratique. Mais cela ne sert à rien de mener une opposition frontale, à tout propos.

Quel regard portez-vous sur la pratique sarkozyste du pouvoir?

Ce qui me frappe, c’est le contraste entre le discours, le changement de style et, au fond, un grand archaïsme dans la façon de procéder. Le pouvoir actuel est très proche des puissances d’argent, du Medef. On ne parle ni d’éducation, ni d’innovation, ni de PME, ni de modernisation économique. Sur les mesures fiscales, on a un pays endetté qui se prive de marges de manœuvres au profit des plus privilégiés, suivant en cela les réflexes les plus éculés de la droite traditionaliste et rentière.

Que dit selon vous le mouvement social de la semaine dernière?

Nicolas Sarkozy, pendant la campagne, avait expliqué que tout était prêt… Or, on est dans l’improvisation totale. On aurait pu penser qu’on allait échapper à l’affrontement social, à la grève des transports. Mais à l’arrivée, on a un pouvoir qui ressemble piteusement à tout ce qu’il y a de plus archaïque. Les oppositions sociales se cristallisent, même si elles sont partiellement occultées par une opération d’ouverture médiatiquement réussie. Mais conduire un pays moderne à la grève est la marque d’un pays mal gouverné.

Quel regard portez-vous sur le divorce de Cécilia et Nicolas Sarkozy?

Les grands événements de ces derniers jours, c’est malheureusement la journée de la misère et les mouvements d’inquiétude justifiée sur le front social.

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En 2008, Ségolène Royal entend rester au "premier rang"
Reuters - Vendredi 7 décembre, 08h03PARIS (Reuters) -

Ségolène Royal a assuré jeudi qu'elle restait "au premier rang" de la vie politique sans dévoiler ses intentions vis-à-vis du Parti socialiste.

"Rien ne m'est dû (...) Je n'ai que des devoirs (...) vis-à-vis non seulement des 17 millions d'électeurs mais vis-à-vis tout simplement de la vie démocratique du pays", a déclaré sur France 2 l'ancienne candidate à l'Elysée, deux jours après la sortie de son livre-bilan sur la campagne, "Ma plus belle histoire, c'est vous".

"Mon devoir me commande (...) d'être au premier rang avec d'autres, attelée à ce travail de reconstruction du Parti socialiste et de la gauche", a-t-elle ajouté, sept mois après sa défaite face à Nicolas Sarkozy.

A ceux qui avaient voté pour elle, à tous les militants du Parti socialiste, elle a enjoint de ne pas "baisser les bras".

"Restez là! Ceux qui sont partis, revenez! Le Parti socialiste va se remettre en mouvement. Les militants seront de toutes façons, à un moment ou à un autre, consultés et moi, j'ai confiance", a-t-elle assuré, un peu plus d'un an après sa désignation par plus de 60% des militants socialistes lors d'une primaire qui l'opposait à Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius.

Comme elle l'avait fait pour les législatives, pendant la campagne des municipales, Ségolène Royal ira "là où (elle sera) demandée" mais pour le reste, "n'attendez pas de moi ce soir une quelconque candidature à je ne sais quelle candidature".

Interrogée sur une éventuelle rivalité entre elle et le maire de Paris, Bertrand Delanoë pour la tête du PS, elle a répondu que "ce scénario ne correspond(ait) pas à (s)a vision des choses".

L'ex-candidate ne varie pas quant à la principale explication de l'échec socialiste à la présidentielle, le troisième consécutif: il est à mettre sur le compte d'un manque de "cohérence au sommet".

"CALCULS D'APOTHICAIRE D'AUTOCRITIQUE"

Pour l'emporter lors de la prochaine présidentielle, "la gauche doit apprendre à être disciplinée" et la discipline "c'est la reconnaissance du fait majoritaire", a-t-elle insisté.

La sortie de son livre, mardi, a provoqué des remous au sein du PS, où de nombreux dirigeants estiment qu'elle s'exempte de toute responsabilité dans l'échec. "Je ne m'épargne rien" dans l'ouvrage, a-t-elle estimé, mais "je ne vais pas rentrer dans un je ne sais quels calculs d'apothicaire d'autocritique".

Ségolène Royal n'a pas dévié non plus sur sa stratégie d'ouverture au centre entre les deux tours, au lendemain des vives critiques de François Hollande.

Le premier secrétaire du PS a reproché à son ancienne compagne d'avoir improvisé sa main tendue à François Bayrou, à qui elle révèle dans son livre avoir proposé Matignon.

Il fallait cette "prise de responsabilité" pour remporter la présidentielle. "A un moment, l'histoire s'accélère", a-t-elle fait valoir.

S'allier avec le centre, ce n'est "pas une dérive vers la droite, c'est un dépassement de la gauche et du socialisme". Du centre à l'extrême-gauche, il faut "prendre dans chaque courant de pensée ce qu'il y a de meilleur", a déclaré celle qui parlait d'une coalition "arc-en-ciel" pendant la campagne. "J'ai plus de respect pour l'extrême-gauche que l'extrême-gauche n'en a pour le Parti socialiste".

Assurant être "la même, une expérience dense en plus" et "totalement libre" des "anciens dogmes" socialistes, elle est également revenue sur l'augmentation du smic à 1.500 euros - une mesure issue du programme présidentiel du PS qu'elle avait intégrée à son "pacte présidentiel" pour ensuite expliquer, une fois la campagne terminée, qu'elle n'y croyait pas.

"Il a fallu que compose, que je garde le marqueur symbolique de la hausse des bas salaires", a-t-elle reconnu.

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Royal/Hollande : séparation privée, querelle publique
François Hollande critique la prestation télévisée de son ex-compagne, dans laquelle la candidate à l’élection présidentielle est revenue sur leur séparation.
T.R. avec afp LIBERATION.FR : mardi 29 janvier 2008 p. 11

Nicolas sarkozy nous a habitué au mélange entre vie privée et vie publique.
Ségolène Royal, dimanche, a elle aussi cédé à la tendance, revenant sur sa rupture d’avec François Hollande.
Une exposition de leur (ex)-vie de couple que n’a que peu gouté le premier secrétaire du Parti socialiste.

Sur le même sujet Guigou déplore la pipolisation de Ségolène Royal

Il a tenu à rappeler mardi «une règle simple, au-delà de la douleur de la séparation. Cette règle, c’est que nous ne pouvons pas mélanger, confondre, la vie politique et la vie personnelle.» Il a rappelé que, lui, avait «toujours répondu de la même manière à toutes les questions qui pouvaient nous être posées».

Pour Hollande, chacun a joué son rôle

Dimanche, dans l'émission «Vivement dimanche» présentée par Michel Drucker, Ségolène Royal avait évoqué leur séparation, insistant sur la souffrance d’avoir été «trompée» par son compagnon et le soulagement de se sentir «libérée».

François Hollande a justifié sa ligne de conduite pendant la campagne présidentielle où «nous avons joué chacun notre rôle et moi, comme premier secrétaire du Parti socialiste, j’ai joué plus que mon rôle». «Nous avons voulu mettre la question de l’élection présidentielle au cœur de tout, et c’est ce qu’il fallait faire dans cette période-là (…) il y avait ce moment qui dépassait tout et qui exigeait de nous, tout», a-t-il insisté.

«La politique, ce ne sont pas les “Feux de l'amour”»

La réaction de François Hollande fait suite à la déclaration d'Elisabeth Guigou qui a accusé lundi Ségolène Royal d’être allée «sur le terrain de Nicolas Sarkozy» en évoquant publiquement sa rupture. La députée PS et ancienne ministre ajoute qu'elle n'est «pas d’accord avec le fait de revenir sur un certain déballage de sa vie privée. Les Français méritent mieux. La politique, ce n’est pas “Les Feux de l’Amour”.» Revenant sur le parallèle avec la stratégie de surexposition médiatique présidentielle , Elisabeth Guigou conseille à la gauche de prendre «plutôt l’exact contrepied, y compris sur le style».

Ségolène Royal avait fait connaître sa rupture dans la foulée des législatives de juin 2007, affirmant alors qu’elle n’évoquerait plus sa vie privée. Cochon qui s'en dédie...

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Shoah: l'initiative de Nicolas Sarkozy "va dans le bon sens" pour Ségolène Royal AP - Jeudi 14 février, 19h45VAULX-EN-VELIN -

Ségolène Royal a jugé jeudi que l'initiative du président Nicolas Sarkozy de confier à partir de la rentrée prochaine à chaque enfant de CM2 la mémoire de l'un des 11.000 enfants français victimes de la Shoah "va dans le bon sens".

"Ce sont des initiatives qui sont déjà prises beaucoup dans des associations et dans de nombreuses écoles. Ça va dans le bon sens", a estimé l'ex-candidate socialiste à la présidentielle lors d'un déplacement en banlieue lyonnaise, à Vaulx-en-Velin et Villeurbanne (Rhône). "Non seulement ce n'est pas une mauvaise idée mais elle est déjà mise en application dans beaucoup de communes donc c'est bien", a-t-elle ajouté, jugeant qu'"il n'y a pas de raison de polémiquer la-dessus".

Mercredi soir, lors du dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), le président de la République a annoncé que tous les enfants de CM2 se verront confier à partir de la rentrée 2008 la mémoire de l'un des 11.000 enfants français victimes de la Shoah. Nicolas Sarkozy a expliqué que "chaque enfant de CM2 devra connaître l'existence d'un enfant mort dans la Shoah". AP

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NouVousIls.fr Dépêches de l'Education du Samedi 16 février 2008

Mémoire de la Shoah: Royal dénonce "l'étonnante légèreté" de Sarkozy

L'ex candidate socialiste à l'élection présidentielle Ségolène Royal a qualifié vendredi la décision du président Nicolas Sarkozy de "confier la mémoire" d'un enfant français victime de la Shoah à chaque élève de CM2, d'"annonce improvisée" qui traduit une "étonnante légèreté".

"Une question aussi grave ne doit pas faire l'objet d'une annonce improvisée (...) cette façon de faire traduit un manque de respect et une étonnante légèreté de la part du chef de l'Etat", a déclaré Mme Royal à l'AFP.

Elle a estimé" que "le devoir de mémoire des crimes contre l'humanité est un impératif moral qui ne tolère aucune instrumentalisation".

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Royal s'affiche avec Frêche
Eric Hacquemand samedi 23 février 2008 | Le Parisien p. 10

Hier à Montpellier, l'ex-candidate à l'Elysée a soutenu la liste de gauche menée par Hélène Mandroux, sur laquelle figure le sulfureux Georges Frêche. Ce dernier apporte son soutien à Royal dans sa conquête du parti.

ATTABLÉ à la terrasse du Café 1893, Georges Frêche savoure son plaisir. Ségolène Royal vient de rendre un vibrant hommage « au grand bâtisseur de Montpellier ». Lui « le banni », « persona non grata » au siège du PS, tient sa revanche.

Et une belle ! Un bain de foule hier après-midi, place de la Comédie, au côté de l'une des personnalités les plus populaires à gauche, devant une meute de journalistes et sous un soleil radieux : ça vaut bien toutes les réhabilitations. Venue soutenir la maire sortante Hélène Mandroux - bien partie pour gagner son duel face à l'UMP Jacques Domergue -, Ségolène Royal a par la même occasion enregistré le soutien déclaré du patron du Languedoc-Roussillon dans la course au leadership du PS.

« Tu as le bonjour d'un divers gauche »

Posé sur la table bien en évidence, « l'Assassinat raté de Georges Frêche », le livre de son ami journaliste Alain Rollat. Le 27 janvier 2007, le tout-puissant président du conseil régional, tête de liste aux élections sénatoriales d'octobre prochain, a été exclu du PS pour « incompatibilité avec les valeurs socialistes ».

Ses propos scandaleux sur « les blacks de l'équipe de France de football » (notedt : équipe non représentative de la société française dans son ensemble) avaient suscité un tollé.

Frêche n'en était pas à sa première sortie. En février 2006, déjà, il avait qualifié de « sous-hommes » les harkis (notedt parce que : collaborateurs des gaullistes "colonialistes" ?), propos qui lui ont valu une condamnation en première instance avant d'être relaxé par la cour d'appel.

Qu'importe : homme d'influence aux réseaux puissants, Frêche reste un allié incontournable sur la route qui mène au poste de premier secrétaire. Royal le sait. A l'aéroport, devant les photographes, la bise est plutôt fraîche : « Tu as le bonjour d'un divers gauche », lui glisse-t-il un brin aigri, en allusion à sa mise au ban du PS.

Durant la présidentielle, l'ex-candidate avait dû prendre ses distances avec cet allié encombrant. « Elle a vendu ma peau pour des cacahuètes », écrivit-il alors. Aujourd'hui, c'est oublié. « Nous n'avons pas besoin de nous réconcilier puisque jamais nous n'avons été fâchés », ose Royal.
D'ailleurs, elle lui dédicace son livre « Ma plus belle histoire, c'est vous » : « Pour Georges, très amicalement. » Doit-il revenir au PS ? L'ex-candidate botte en touche : « Ce n'est pas le sujet... il ne faut pas tout mélanger. »
Mais la présence de l'exclu en sixième position sur la liste Mandroux est, à ses yeux, tout à fait « justifiée » car « Georges a sorti cette ville du délabrement et Montpellier lui doit beaucoup ».

Dans la foulée, Frêche se range sous sa bannière : « Je peux lui dire qu'elle aura le soutien des cinq fédérations du PS du Languedoc-Roussillon et, au pire, de quatre... Je l'aiderai parce que c'est la meilleure. »

Bien accueillie dans le centre-ville, Royal a pu mesurer que sa cote est restée intacte dans les quartiers populaires. A la Paillade, elle lance un appel aux électeurs des cités : « Ne vous abstenez pas ! » Une nouvelle structure Cités d'avenir, fédérant 200 associations de quartier pro-Royal, est chargée d'entretenir ce capital sympathie... à condition que le ralliement de Frêche n'affaiblisse pas son discours sur « la France métissée ».

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Martine Aubry se lance aussi dans la bataille à la tête du PS

La maire de Lille, qui devrait être réélue dimanche prochain, annonce son intention de vouloir «faire entendre sa voix avec d’autres» pour présenter un projet pour le PS.
Liberation.fr (avec source AFP) LIBERATION.FR : lundi 10 mars 2008

Une de plus.

Après Ségolène Royal, Julien Dray et Pierre Moscovici – et en attendant peut-être un jour Bertrand Delanoë, bien qu’il s’en défende pour le moment – c’est au tour de la maire socialiste de Lille, Martine Aubry, de dévoiler son intérêt pour le poste de premier secrétaire du PS.

Forte de son score de 46% obtenu à Lille pour le premier tour des municipales, elle a dit hier sur France 2 vouloir «faire entendre sa voix avec d'autres» pour présenter un projet collectif pour le PS.

«Pendant cette année 2007, je ne me sentais pas très bien dans la façon dont la politique était faite dans notre pays», affirme la fille de Jacques Delors, qui ajoute qu'il «nous faut retrouver une vision, travailler plus collectif».

Concernant le score de la droite dans ce 1er tour des municipales, Martine Aubry a noté «un refus de la part des Français de ce choix du président de la République de renoncer à ses engagements», citant le pouvoir d'achat et le chômage. Et également «l'attitude du président qui les inquiète pour l'image de la France à l'extérieur».

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Ségolène Royal contre l'envoi de nouvelles troupes en Afghanistan
AFP - Jeudi 27 mars, 10h53PARIS (AFP) -

Ségolène Royal s'est prononcée jeudi contre l'envoi de nouvelles troupes françaises en Afghanistan, se disant "choquée" que Nicolas Sarkozy l'ait annoncé "devant les parlementaires britanniques" alors qu'il n'y a pas eu de débat sur ce sujet au Parlement en France.

"Ce qui m'a surpris, peut-être choquée, c'est que Nicolas Sarkozy ait parlé de l'engagement de la France en Afghanistan devant les parlementaires britanniques alors qu'il n'y a pas eu le moindre débat devant les parlementaires français", a déclaré l'ex-candidate socialiste à la présidentielle sur RTL.

"Je ne suis pas favorable au renforcement de la présence française en Afghanistan dans le contexte actuel où on ne connaît ni les risques d'enlisement ni les garanties qui sont prises pour protéger nos soldats", a-t-elle ajouté.

Le président de la République a annoncé mercredi dans un discours devant les deux chambres du Parlement britannique réunies au palais de Westminster qu'il proposerait la semaine prochaine au sommet de l'Otan à Bucarest, un renforcement de la présence militaire de la France en Afghanistan.

Invitée par ailleurs à commenter la présence très médiatique de l'épouse du chef de l'Etat Carla Bruni à Londres, Mme Royal a indiqué qu'elle n'avait pas de "commentaires à faire". "Moi je parle politique, je crois qu'il faut que la France soit bien représentée mais vous ne trouverez jamais dans ma bouche le moindre propos qui dénigre la fonction", a-t-elle dit.

"Je souhaite que le président de la République soit à la hauteur de sa fonction, ce qui n'est pas encore tout à fait le cas", a ajouté Mme Royal.

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Sur le site "Désirs d'avenir", appel de Royal à adhérer au PS
AFP - 1er avril 2008 14h15 PARIS (AFP) -

Ségolène Royal, par l'intermédiaire de son site Désirs d'avenir, a appelé à adhérer au Parti socialiste pour pouvoir voter au Congrès du parti prévu en novembre.

Expliquant que le calendrier du Congrès du PS qui "désignera sa future direction" est maintenant arrêté, le président de Désirs d'avenir, Jean-Pierre Mignard, s'adresse aux visiteurs du site et aux adhérents du mouvement: "Si vous souhaitez être acteurs de ce temps fort, vous le pouvez". Il les exhorte à "apporter (leur) pierre à la vitalité démocratique du PS".

Mais il précise, dans ce message daté du 28 mars, que "pour pouvoir se prononcer le 23 octobre sur les différents projets qui seront soumis aux militants, il faudra avoir adhéré avant le 31 mars 2008".

Selon les statuts du PS, "seuls votent les adhérents ayant au moins six mois d'ancienneté, à jour de leur cotisation".

M. Mignard appelle précisément ceux qui ont "franchi le pas" à se mettre à jour de leur cotisation.

Selon Michel Sapin, trésorier du PS, interrogé mardi par l'AFP, le PS compterait quelque 200.000 adhérents à jour de leur cotisation pour 2007.

Le premier secrétaire du PS François Hollande avait estimé le 17 février dernier que le PS comptait "à peu près 150.000 adhérents", "aujourd'hui en capacité d'avoir payé leur cotisation".

Au plus fort de la campagne d'adhésion à 20 euros durant la campagne des présidentielles, le PS avait atteint autour de 250.000 adhérents. Le triomphe de Ségolène Royal aux primaires du parti avait été attribué assez largement à ces nouveaux adhérents.

Avant la campagne des présidentielles, le PS revendiquait environ 130.000 adhérents.

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PARTI SOCIALISTE. Royal lance l'offensive
Eric Hacquemand et Rosalie Lucas samedi 05 avril 2008 | Le Parisien

C'est parti ! A sept mois du congrès de Toulouse et du choix d'un nouveau premier secrétaire pour succéder à François Hollande, la course est lancée. Et comme pour la présidentielle, c'est Royal qui déclenche les hostilités.

SEGOLENE ROYAL accélère. En lançant hier « une consultation participative », l'ex-candidate à la présidentielle fait un pas de plus dans sa volonté de succéder à François Hollande au poste de premier secrétaire du PS. Pour préparer la motion qu'elle déposera avant le prochain congrès prévu début novembre, la présidente de la région Poitou-Charentes en appelle directement à la participation des adhérents, au risque de passer pour celle qui aura déclenché les hostilités.

A partir d'un travail d'analyse effectué par ses proches, Royal liste dix questions soumises à la réflexion des militants et sympathisants et qui fleurent bon les thèmes défendus lors de la campagne présidentielle. Ils pourront s'exprimer via un site Internet créé pour l'occasion. « La démocratie participative, c'est notre marque de fabrique : notre motion sera élaborée à mille mains... » justifie David Assouline, un des 19 « coauteurs » de l'appel, où l'on retrouve les proches de Royal (François Rebsamen, Vincent Peillon...). Elle renoue ainsi avec la méthode qui avait fait sa force à l'automne 2006 pour s'imposer comme candidate PS à la présidentielle.

« Une nouvelle fois, elle joue l'opinion contre le PS »

Cette initiative intervient alors que, dans les sondages, Bertrand Delanoë, autre favori pour prendre les rênes du PS, est au coude-à-coude avec Royal. A la recherche d'un nouvel élan, celle-ci veut retrouver des soutiens qui se sont réduits : « Où sont ses troupes ? » interroge Arnaud Montebourg, l'un de ses anciens supporteurs à la présidentielle.

Les adversaires de l'ex-candidate ont choisi de minimiser l'offensive. Cette consultation est « un simple produit d'appel pour faire revenir les adhérents à 20 € qui lui ont permis d'emporter la primaire mais qui sont aujourd'hui dans la nature », explique le fabiusien Claude Bartolone. Plus sévère, le député européen Benoît Hamon juge qu'« une nouvelle fois, elle joue l'opinion contre le PS ». Autre opposant à la désignation d'un présidentiable à la tête du PS, le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis note que « Royal avance en se moquant de la concurrence ».

Il est vrai que les candidats déclarés à la succession de François Hollande se multiplient. Sans compter ceux qui laissent planer le doute sur leurs ambitions. Une telle avalanche ne fait que traduire l'absence de majorité claire au sein du PS. Sans candidat fédérateur pour le poste de premier secrétaire, les socialistes sont engagés dans une partie de go dont l'issue demeure très incertaine. « Tout est ouvert. Car contrairement au passé, le parti n'est plus compartimenté par les anciens courants », observe François Lamy, lieutenant de Martine Aubry. Le grand jeu au PS, c'est donc « tout le monde invite tout le monde à déjeuner »... « Il n'y a qu'au Flunch qu'on ne trouve pas de dirigeants socialistes en ce moment... » ironise Malek Boutih, qui conclut : « Celui qui sortira vainqueur de ce congrès sera vraiment un costaud. »

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PARTI SOCIALISTE François Hollande tente de contenir l'assaut
J.Cl. samedi 05 avril 2008, 11h40 | leparisien.fr

Il n'a pas cité Ségolène Royal mais c'est bien elle qu'il visait. Invité ce matin sur Europe 1, François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste pour encore quelques mois, a invité les socialistes à «être moins candidats à (sa) succession qu'à convaincre les Français».

Hier, son ancienne compagne a justement lancé une consultation participative par le biais de son mouvement Désirs d'avenir, en vue du congrès de novembre, renouant avec la méthode qu'elle avait déjà employée lors des primaires internes au PS pour la présidentielle.

«Ce que je dis aux socialistes, et ça vaut pour tous, c'est que c'est au mois de juin qu'il faut déposer des textes (en vue du congrès, ndlr) qu'il faut que ces textes aient une clarté, puissent permettre une vraie délibération, un vrai choix d'orientation, de stratégie et donc aussi de +leadership+,» a poursuivi le premier secrétaire.

«Jusqu'au mois de juin, occupez vous des Français. Ils attendent de vous des propositions, des réactions qui permettent d'être une opposition utile. Le reste doit être plus un travail souterrain qu'un travail public,» a-t-il ajouté.

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Raffarin veut la démission de Royal de la tête de la région Poitou-Charentes 14 avril 2008 10h30

PARIS (AFP) — L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin estime que Ségolène Royal devrait démissionner de la présidence de la région Poitou-Charente après sa condamnation en appel dans un procès intenté par deux ex-collaboratrices.

Dans des propos au quotidien le Parisien/Aujourd'hui en France publiés lundi M. Raffarin estime que "le licenciement abusif n'est pas une pratique pour qui prétend exercer de hautes fonctions".

Ségolène Royal a jugé lundi "diffamatoires" les propos de l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin (UMP) demandant sa démission de la présidence de la région Poitou-Charentes après sa condamnation en appel. Dans un communiqué, l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle "précise que les propos tenus par Jean-Pierre Raffarin ce (lundi) matin dans le Parisien sont diffamatoires".

Dans le jugement, "dont curieusement l'UMP a eu connaissance avant tout le monde, le terme de +licenciement abusif+ n'apparaît pas", précise-t-elle. Pour elle, cette "raffarinade a au moins un avantage". "On voit bien qui est à l'origine de ce guet-apens judiciaire. Ceux qui l'ont organisé n'ont pas, contrairement à ce qu'ils prétendent, obtenu tout ce qu'ils souhaitaient", juge Mme Royal.

Démissionner, "ce serait un acte de dignité", a précisé le vice-président de l'UMP lundi matin sur RMC jugeant que "pour un responsable politique la délinquance sociale c'est la faute majeure". "Je pense vraiment que Mme Royal n'a pas beaucoup de considération ni pour ses salariés, ni pour ses personnels", a poursuivi M. Raffarin, à qui Mme Royal avait ravi aux élections régionales de 2004 la présidence de la région Poitou-Charentes.

"Ce qui est souvent arrivé à Mme Royal c'est qu'elle a déçu un certain nombre de gens. C'est une vérité : elle séduit au loin, elle irrite au près", a aussi accusé l'ancien Premier ministre trouvant l'ex-candidate à la présidentielle "brutale" et "pas très courageuse". La cour d'appel de Rennes a donné raison jeudi à deux ex-attachées parlementaires de l'ancienne candidate PS à la présidentielle qui réclamaient depuis 1997 le versement de salaires non payés.

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POLEMIQUE Inscription électorale de Sarkozy: Royal dénonce un faible écho médiatique dimanche 11 mai 2008, 17h59 | AFP "L'inscription électorale hors délai de Nicolas Sarkozy" n'a pas assez fait mouche selon Royal par rapport à ses propres procès avec deux ex-collaboratrices dans une affaire de salaires impayés.

Ségolène Royal s'est étonnée dimanche que "l'infraction pénale" que constitue à ses yeux "une inscription électorale hors délai de Nicolas Sarkozy" rencontre "beaucoup moins d'écho" que ses propres procès avec deux ex-collaboratrices dans une affaire de salaires impayés.

Dans une déclaration à l'AFP, l'ex-candidate (PS) à la présidentielle entendait répondre à Jean-François Copé (UMP) qui, un peu plus tôt, avait évoqué le traitement médiatique réservé au contentieux à rebondissements entre deux ex-attachées parlementaires et Mme Royal, en ajoutant: "heureusement que ce n'est pas arrivé à quelqu'un de droite!".
"Non seulement à chaque fois on m'en reparle, mais l'histoire de Sarkozy n'est pas traitée, alors que son inscription hors délai sur les listes électorales constitue une infraction pénale", a déclaré la présidente de Poitou-Charentes.
"Il s'agit d'un faux en écriture publique et il a eu bien moins d'écho", a-t-elle accusé.
Mme Royal faisait allusion à l'article du Canard Enchaîné selon lequel le chef de l'Etat a été inscrit trois jours après la date limite du 31 décembre 2007 sur les listes électorales du VIIIe arrondissement.
La responsable PS a par ailleurs affirmé qu'elle entendait "poursuivre en diffamation toute personne qui sous-entendra ou fera croire qu'elle a été condamnée pénalement pour salaires impayés".

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Jeudi 29 Mai 2008 Hollande met le PS en questions
Par Nicolas MOSCOVICI leJDD.fr

Dans une longue tribune publiée jeudi dans Le Monde, François Hollande prend la mesure des soubresauts qui agitent actuellement le Parti socialiste.
Fustigeant "l'individualisme des comportements au sommet", le premier secrétaire du PS adresse un message d'unité à ceux qui brigueront son poste en novembre prochain.
Tout en se projetant à son tour à l'horizon 2012.

On l'aurait presque oublié, mais le chef au PS est encore François Hollande. Et d'ici le congrès de Reims, qui désignera en novembre prochain son successeur à la tête du principal parti d'opposition, l'actuel premier secrétaire compte bien user de tout son poids politique pour que le passage de témoin se passe le plus sereinement possible.

Or, à six mois de l'échéance, l'affaire semble bien mal embarquée. Depuis plusieurs semaines, les coups volent bas entre les prétendants, déclarés ou non, au leadership du parti.
Dernier épisode en date, en attendant le prochain, la volonté de Ségolène Royal de punir les socialistes qui "dénigrent" le mouvement.
Dans son viseur, le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis, qui avait comparé le PS à une "pétaudière". "Ségolène Royal a l'oukase facile! Mais le plus indiscipliné n'est pas celui que l'on croit", avait immédiatement répliqué le député de Paris.

Le spectre de 2012

Ce genre de situation, François Hollande, adepte du consensus - souvent mou selon ses détracteurs - ne l'accepte plus. Ce jeudi, il le fait savoir, par écrit.
Dans une tribune publiée dans Le Monde daté de vendredi et intitulée Dix questions pour un congrès, le chef du PS prend la mesure des "fragilités" de l'édifice socialiste, à commencer par l'"individualisme des comportements au sommet".
A l'adresse de ses possibles successeurs, il prévient: "Les socialistes ne peuvent, à l'occasion de leur congrès, en rester aux pétitions de principe ou à une bataille des mots" (le terme "libéralisme" défendu par Bertrand Delanoë a fait jaser ces derniers jours).
En bon chef, il fixe également le cap à suivre: "(Les socialistes) doivent savoir poser les légitimes décisions de personnes et de leadership au terme d'un débat et non à son commencement".
Visée ou pas, Ségolène Royal avait en tout cas attiré sur sa personne le feu nourri des critiques de ses "amis" socialistes en annonçant, à la surprise générale, sa candidature au poste de son ex-compagnon, il y a deux semaines (lire: PS: Royal, cette fois, c'est la bonne).
"L'unité est un combat, tant la propension aux querelles - parfois tactiquement entretenues - est récurrente" au PS, rappelle donc à tous celui qui préside aux destinées du parti depuis plus de dix ans.

Limpides dans son long texte, lequel, de l'immigration à l'Europe en passant par l'écologie ou la mondialisation, aborde les grands thèmes politiques du moment, les voeux de François Hollande risquent toutefois de se heurter au mur de la réalité socialiste.

En cause, l'échéance présidentielle de 2012, bien évidemment, et les appétits qu'elle suscite déjà. "(Le problème) est dans la difficulté, avivée par le quinquennat, de maîtriser le processus présidentiel", concède d'ailleurs le président du Conseil général de Corrèze, conscient que la prise du PS peut servir de tremplin aux postulants.

Toutefois, fidèle à une stratégie prudente, il "estime que c'est fin 2010 que le choix (du candidat) devra se faire." "On ne peut pas prétendre vouloir lutter contre l'individualisme qui ronge notre société et l'installer au coeur de notre formation politique", ajoute-t-il à l'adresse des plus pressés.

Ce qui ne l'empêche pas de lui-même se projeter dans cette bataille, en prônant par exemple un candidat unique pour l'ensemble de l'ex-gauche plurielle ou en renvoyant à leurs chères études l'extrême gauche et le Modem. Sans avoir l'air d'y toucher, François Hollande semble à son tour ses jalons.

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Dimanche 01 Juin 2008 PS: Aubry entre dans la course Par Marie DESNOS leJDD.fr

Ce dimanche, les reconstructeurs socialistes se sont réunis à Paris pour essayer de dessiner l'esquisse d'un "projet de gauche", en laissant de côté les querelles qui secouent le PS depuis des mois.
Officiellement, l'objectif n'était pas de choisir une alternative au duel Delanoë-Royal dans la course à la direction du parti.
Officieusement, tous les regards étaient tournés vers Martine Aubry.

Martine Aubry apparaît de plus en plus comme la ''troisième voie'' pour la direction du PS.

"Bâtir un projet de gauche" en "laissant [les] petites querelles à l'entrée". Tel était l'objectif de la réunion des reconstructeurs socialistes, ce dimanche, à l'Ecole nationale supérieure des arts et métiers, dans le 13e arrondissement de Paris.
Ce meeting "d'échanges et de débats" regroupait quelque 750 personnes, proches de Dominique Strauss-Kahn, Martine Aubry, Laurent Fabius et Arnaud Montebourg, en vue du congrès de Reims.
Prévu à la mi-novembre, celui-ci désignera le successeur de François Hollande à la tête du principal parti d'opposition.

Une entreprise tout "ce qu'il y a de plus nouveau, de plus utile aux Français qui a été fait au Parti socialiste depuis des années et des années", a commenté Laurent Fabius. "Ce sont des militants, des responsables, qui n'ont pas toujours travaillé ensemble mais là, qui ont décidé de travailler ensemble pour bâtir un projet de gauche", a-t-il ajouté. Du fond, rien que du fond, donc.

Il est vrai qu'en cette période de remous au sein du parti - au point que François Hollande a exhorté jeudi, dans Le Monde, ses camarades socialistes à mettre un terme à leur "bataille des mots" - il était temps de se concentrer sur l'élaboration d'un projet commun, et de faire fi de la "guerre des chefs", selon l'expression employée par Arnaud Montebourg.

La semaine dernière, Bertrand Delanoë et Ségolène Royal s'étaient affrontés à propos du mot "libéral", employé par le premier, et dénoncé par le seconde.

Reste qu'à quelques mois du fameux Congrès, les regards étaient inévitablement tournés vers "la troisième voie", c'est-à-dire celui - ou en l'occurrence celle - qui pourrait rassembler au-delà du duel annoncé entre Royal et Delanoë: Martine Aubry.
L'ex-numéro deux du gouvernement Jospin fait en effet de plus en plus figure de candidate idéale à la direction du Parti socialiste. Celle qui a remporté haut la main les municipales de Lille apparaît entre autre comme une femme d'Etat incarnant les dernières grandes réformes sociales de la gauche, les 35 heures en tête.

"Je serai à la hauteur"

Jusqu'ici plutôt discrète sur ses ambitions, Martine Aubry s'est montrée plus explicite, ce dimanche. Détendue et souriante, elle s'est dite "heureuse de venir à une réunion où [les militants du PS allait] laisser [leurs] petites querelles passées à l'entrée et rentrer avec ce qu'[ils ont] d'essentiel en commun, c'est à dire [leurs] valeurs".
"Je suis fière de pouvoir dire: on va retrouver une gauche enthousiaste, joyeuse, fière d'elle, fière de ses valeurs et qui a envie de les porter collectivement", a-t-elle ajouté.
Et d'appeler les socialistes à bâtir une gauche "collective, créative, solidaire et joyeuse". "Je serai à la hauteur", a-t-elle affirmé.

La fille de Jacques Delors a par ailleurs critiqué à demi-mots l'ancienne rivale de Nicolas Sarkozy à la présidentielle et le maire de Paris, s'en prenant à la démocratie participative de l'une et à "la soi-disant concurrence du marché" de l'autre.
"La politique (...) c'est aussi une vision, donner un sens, pas demander à chacun ce qu'il veut, pas se lever le matin en se demandant quelle sera la petite phrase qui plaira à tout le monde, pas suivre sur des sentiers glissants la droite lorsqu'elle veut opposer les Français", a-elle lancé.

"On n'a pas fait de politique depuis deux ans", a-t-elle encore attaqué. "Nous avons oublié nos valeurs (...) Le monde a changé, mais nous n'avons pas travaillé. Il faut nous remettre au boulot." Et de s'en prendre à ceux qui se présentent comme des socialistes "modernes" ou "réalistes".
"Nous sommes tout simplement socialistes, pas besoin d'ajouter des qualificatifs", a-t-elle déclaré. "Socialiste, ça se suffit à soi-même. Ceux qui ont honte de le dire n'ont rien à faire dans notre parti aujourd'hui." Le message est passé.

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Cambriolage « inquiétant » chez Royal 20 Minutes, éditions du 01/07/2008 - 07h31 dernière mise à jour : 01/07/2008 - 07h31

Jean-Pierre Mignard, avocat de Ségolène Royal, a jugé hier sur RTL, « inquiétant » le cambriolage - le troisième - de l'appartement de sa cliente par des visiteurs « très bien renseignés ».

Selon l'avocat, l'appartement est bouleversé : « Il n'y a quasi rien de pris », mais en revanche, il y a « une mise en scène très particulière ». Jean-Pierre Mignard explique que « les boucles d'oreille de la petite fille de Ségolène ont été mises en évidence sur un lit » et que « les minutes du procès-verbal de dépôt de plainte » du précédent cambriolage étaient « déchirées sur un meuble ».

Ce cambriolage a été commis à la veille de la présentation de la contribution de Royal en vue du congrès du PS.

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Royal aux socialistes : "Avancer droit devant"
NOUVELOBS.COM | 28.06.2008 | 18:06

La socialiste a présenté samedi sa contribution "Combattre et proposer", en vue du prochain congrès du PS à Reims. Elle s'est montrée très offensive vis-à-vis de Nicolas Sarkozy qui, selon elle, a provoqué une "déchirure" en France.

Ségolène Royal a exhorté samedi 28 juin plus d'un millier de partisans à "avancer droit devant en ne regardant que les dégâts de la droite pour les combattre", en présentant à Paris sa contribution en vue du prochain congrès du Parti socialiste.

L'ancienne candidate à la présidentielle, dont la contribution s'intitule "Combattre et proposer", a fait un discours offensif lors de cette réunion de trois heures, qu'elle a qualifiée de "premier grand rassemblement contre (la) politique" de Nicolas Sarkozy. "Avec vous, nous voulons combattre et nous voulons proposer, a-t-elle lancé à la Maison de la Chimie.

Dirigeant ses traits contre le président Nicolas Sarkozy, qui avait promis la rupture" alors que "la France connaît aujourd'hui une grave déchirure", elle a fustigé l'"étrange mélange entre Berlusconi et Doc Gyneco avec des montres à 50.000 euros! Non ce n'est pas la France!".

"Vous n'entendrez de ma bouche aucune chose désagréable"

La candidate à la succession de François Hollande s'est voulue consensuelle à l'intérieur du parti: "Vous n'entendrez de ma bouche aucune chose désagréable, polémique, aucune petite phrase. Je vois les choses, je les entends, je les subis". "J'ai beaucoup donné mais j'ai beaucoup reçu", a-t-elle ajouté.

Elle a engagé ses militants à ne pas s'attacher "à ce que font les autres au sein du PS. Je les appelle à nous rejoindre et à se rassembler. Ils seront les bienvenus le moment venu." Ségolène Royal a également appelé "les déçus du sarkozysme, tous les démocrates". "Qu'ils nous rejoignent!", a-t-elle lancé.

Elle a décliné les sept "piliers", "volontés" de sa contribution "dense et simple", en vue du congrès de Reims de novembre, notamment une "révolution fiscale", avec prélèvement à la source et fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG, suppression des niches fiscales, redéploiement du paquet fiscal.

Elle s'est aussi prononcée en faveur d'un mandat unique pour les parlementaires et a appelé à "repenser sans tabou" la sécurité sociale et à "bâtir un système de retraites transparent".

Entourée par Rebsamen, Assouline et Peillon

"Nicolas Sarkozy nous avait promis une forme de rupture, aujourd'hui la France subit une déchirure", a lancé par ailleurs l'ex-candidate à l'Elysée, devant environ 800 de ses partisans réunis à la maison de la Chimie à Paris.

"C'est la raison pour laquelle les socialistes et la gauche doivent être plus que jamais au combat et présents pour proposer, incarner, un espoir et une espérance", a-t-elle poursuivi.

Ségolène Royal était notamment entourée sur l'estrade par François Rebsamen, le numéro deux du PS, Jean-Louis Bianco, son co-directeur de campagne pendant la présidentielle, le sénateur David Assouline, ou l'eurodéputé Vincent Peillon.

Mnouchkine, Delaunay, Piketty et Bianco invités

Sont intervenus, lors d'une première partie "combattre et proposer", des personnalités diverses comme la femme de théâtre Ariane Mnouchkine, le syndicaliste CFDT d'Arcelor-Mittal Edouard Martin, la députée de Gironde, Michèle Delaunay, "tombeuse" d'Alain Juppé aux législatives, l'économiste Thomas Piketty, les députées Aurélie Filippetti et Delphine Batho. Le député Jean-Louis Bianco, son proche, a conclu cette séquence.

Intervention d'Edwy Plenel

La seconde partie, "la révolution démocratique", devait être introduite par un autre proche, l'eurodéputé Vincent Peillon. L'ancien directeur de la rédaction du Monde Edwy Plenel, fondateur du site Mediapart, devait parler de la "mainmise sur les médias" et l'ancien ministre Louis Mermaz des droits de l'homme. Le numéro deux du PS, François Rebsamen, maire de Dijon, devait livrer sa vision du "socialisme du XXIème siècle".

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Royal : "Sarkozy absolument pour rien" dans la libération de Betancourt Créé le 04/07/2008 à 09:57 - Modifié le 04/07/2008 à 09:58 Le Point.fr Par Jamila Aridj

"Je crois que les récupérations politiques seraient totalement décalées", a souligné Ségolène Royal à propos de la libération d'Ingrid Betancourt. Des propos qui visaient le président de la République Nicolas Sarkozy.

"Nicolas Sarkozy n'a été absolument pour rien" dans la libération d'Ingrid Betancourt. La phrase lâchée jeudi par Ségolène Royal devant un petit groupe de journalistes a fait l'effet d'une bombe.
"Tout le monde le sait, c'est une opération colombienne rondement menée qui a bien marché, qui prouve que les négociations avec les Farc étaient inutiles et n'avaient débouché sur rien [...]. Je crois que les récupérations politiques seraient totalement décalées", a poursuivi l'ancienne candidate à l'élection présidentielle lors d'une visite pour le 400e anniversaire de Québec, voulant ôter tout rôle au chef de l'État dans la libération de l'ex-otage franco-colombienne.

À deux reprises, le président de la République avait pourtant fait parvenir des messages aux Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie) leur demandant de libérer leurs otages et avait encouragé les pourparlers entre le président vénézuélien Hugo Chavez et la guérilla, contre l'avis de son homologue colombien Alvaro Uribe.

Fillon : "Une petite fille dans une cour de récréation"

À droite, la réplique aux déclarations acerbes de Ségolène Royal ne s'est pas fait attendre. En déplacement au Canada, le Premier ministre François Fillon est monté au créneau pour apporter son soutien entier à Nicolas Sarkozy : "Je trouve que c'est un manque de dignité totale", a-t-il lancé, ajoutant que la présidente de la région Poitou-Charentes "aurait dû écouter François Hollande qui s'est comporté plus en homme d'État". "Elle était comme une petite fille dans une cour de récréation", a-t-il raillé.

Depuis le Québec, l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, organisateur des festivités du 400e anniversaire de la ville côté français, a lui aussi répondu à Ségolène Royal. Cette dernière a, selon lui, commis une double faute. "Premièrement, on ne critique pas le président de la République française sur des terres extérieures à la France. Deuxièmement, plutôt que d'assister ce matin [NDLR, jeudi matin] à la séance officielle, Ségolène Royal a préféré faire de la politique [...]. Son absence a été remarquée et a déçu les Québécois."
"Nous devons honorer" Ingrid Betancourt et "ne pas chercher des polémiques secondaires dignes de politiciens secondaires", a-t-il ajouté. Avant de conclure en ironisant : "Ségolène Royal a dû regretter de ne pas être aujourd'hui [NDLR, jeudi] en Colombie pour pouvoir faire de l'agitation politique."

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mardi 8 juillet 2008, mis à jour à 11:31 lexpress.fr Nicolas Sarkozy, "c'est le roi s'amuse", dit Ségolène Royal

Nicolas Sarkozy a perdu le sens commun, croule sous l'argent et se comporte comme un monarque de l'Ancien régime, a déclaré Ségolène Royal en réponse aux propos du chef de l'Etat sur le faible impact des grèves actuelles.

"On se croirait revenu sous l'Ancien régime ou le roi s'amuse, le roi dilapide l'argent, le roi soigne ses amis, le roi enrichit ceux qui sont déjà riches", a déclaré mardi l'ex-candidate PS à la présidentielle sur RTL.

"Et pendant ce temps là, le peuple s'appauvrit", a-t-elle ajouté, précisant: "Pour lui l'argent n'a pas d'importance, puisqu'il croule sous l'argent. Il ne se rend pas compte que les gens sont désespérés."

Ségolène Royal a invité Nicolas Sarkozy a se méfier des "protestations muettes", soulignant qu'il était "très difficile aujourd'hui pour les salariés de perdre une journée de salaire sur des grèves."

Pour l'ex-candidate socialiste, les propos du chef de l'Etat témoignent d'une "méconnaissance de ce qui se passe aujourd'hui en France".

Nicolas Sarkozy a affirmé samedi, lors du Conseil national de l'UMP, que "désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit", se félicitant de ce que la France soit "en train de changer".

Ségolène Royal a provoqué par ailleurs un tollé la semaine dernière lors d'un voyage à Québec en affirmant que Nicolas Sarkozy n'était "absolument pour rien" dans la libération d'Ingrid Betancourt.

Même à gauche, des voix se sont élevées pour condamner la présidente de la région Poitou-Charentes.
Gérard Bon, édité par Pascal Liétout

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Royal rapproche son cambriolage de ses attaques contre Sarkozy
NOUVELOBS.COM | 09.07.2008 | 08:03

Elle a dénoncé mardi au 20-Heures de France 2 une "drôle de coïncidence" entre la mise à sac de son domicile et ses attaques contre "le clan Sarkozy". L'UMP demande si l'ex-candidate à la présidentielle n'a pas "pété un câble".

Ségolène Royal a déclaré mardi 8 juillet qu'elle voyait un possible rapport entre un cambriolage de son appartement le 27 juin dernier et ses attaques virulentes contre Nicolas Sarkozy et le gouvernement.

"J'observe que la semaine dernière, au moment où j'ai dit qu'il fallait mettre fin à la mainmise du clan Sarkozy sur la France, mon domicile a été mis à sac", a-t-elle dit lors du journal de 20-Heures de France 2.

Prié de dire si elle établissait un lien entre les deux événements, elle a répondu : "Je fais un rapport entre les deux, en effet."

"C'est une drôle de coïncidence et c'est la seconde fois, la première a eu lieu pendant la campagne présidentielle", a-t-elle ajouté.

Plainte

L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle a déposé plainte après avoir découvert, selon ses déclarations, son logement de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) "retourné" le 27 juin, jour où elle présentait sa contribution au congrès de son parti programmé en novembre. Rien n'aurait été volé, selon ses déclarations.

Le procureur de Nanterre Philippe Courroye s'est rendu sur place et une enquête de police a été ouverte.

Dans un communiqué, Chantal Brunel, porte-parole de l'UMP, estime que "certaines limites, qui sont celles de la calomnie, ne devraient être franchies par personne, encore moins par l'ex-candidate à la présidence de la République". De son côté, Frédéric Lefebvre se demande si Ségolène Royal n'a pas pété un câble.

Précédent en août 2006

Pendant la campagne présidentielle, une première plainte avait déjà été déposée en août 2006 par Ségolène Royal faisant état du cambriolage de ce même logement. Trois collaborateurs de la candidate avaient aussi porté plainte pour cambriolage ou vol dans la même période, l'assistante parlementaire de Ségolène Royal, sa conseillère Sophie Bouchet-Petersen et un militant de l'association "Désirs d'avenir". Les enquêtes n'ont rien donné.

"Je ne subirai aucune intimidation, ma parole restera libre", a dit la présidente de la région Poitou-Charentes sur France 2. Ségolène Royal va briguer la direction du PS à la fin de l'année et a déjà fait part de son intérêt pour une nouvelle candidature présidentielle en 2012.

Mainmise du pouvoir

Elle a condamné la polémique engagée à droite après sa déclaration expliquant que Nicolas Sarkozy n'était pour rien dans la libération d'Ingrid Betancourt. L'UMP Christian Estrosi avait estimé en particulier qu'elle avait "l'humanité d'un bigorneau".

Elle voit dans l'importance donnée à cette déclaration la preuve d'une "mainmise du pouvoir sur les médias". "Je n'ai fait que reprendre les propos de l'Elysée et du Quai d'Orsay et il s'en est suivi un espèce de lynchage médiatique ridicule", a-t-elle dit.

Elle a aussi condamné le projet de suppression de la publicité sur les chaînes de télévision de service public, destiné selon elle à "enrichir les amis de Nicolas Sarkozy, Bouygues, Lagardère, Bolloré qui s'apprêtent en plus à se positionner pour la privatisation d'EDF et d'Areva". (Reuters)

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Les proches de Hollande et Royal invités à "travailler ensemble" par François Rebsamen NOUVELOBS.COM | 30.07.2008 | 15:59

Soulignant "une convergence politique qui doit les obliger à travailler ensemble", le numéro 2 du PS appelle les proches de François Hollande et Ségolène Royal à élaborer "une motion commune", sans écarter "l'idée que d'autres puissent (les) rejoindre".

Le numéro 2 du PS, François Rebsamen, appelle mercredi 30 juillet les proches de François Hollande et ceux de Ségolène Royal à une "motion commune" en vue du congrès du PS à Reims. Il n'exclut pas pour autant l'idée que d'autres puissent les rejoindre.

"Je voudrais les appeler à travailler ensemble à l'élaboration d'une motion commune", a déclaré le maire de Dijon à l'AFP. François Rebsamen est en effet proche à la fois du premier secrétaire sortant et de Ségolène Royal dont il a signé la contribution et dont il avait codirigé la campagne présidentielle.

"Une convergence de positions apparaît au travers de faits précis : opposition franche à Nicolas Sarkozy, cohérence du PS, respect du vote des militants", affirme François Rebsamen. Il souligne "une convergence politique qui doit les obliger à travailler ensemble à l'élaboration d'une motion commune". Des "initiatives seront prises avant le 1er septembre", assure-t-il. Les journées d'été du PS à La Rochelle ont lieu du 29 au 31 août.

"Ecarter les raisons personnelles"

Selon François Rebsamen, il s'agit de faire "cela par étapes". Il n'écarte cependant "absolument pas l'idée que d'autres puissent (les) rejoindre".
Il déclare ainsi que les barons régionaux Jean-Noël Guerini et Gérard Collomb, signataires de la contribution "la Ligne claire", "ont leur place avec nous", "et puis aussi Bertrand Delanoë", favori pour la succession de François Hollande, qui porte sa propre contribution. L'entourage de François Hollande a eu des "contacts" avec un proche du maire de Paris, l'ancien ministre Daniel Vaillant, souligne-t-il.

François Rebsamen veut proposer aux responsables de la contribution Hollande et à ceux du texte Royal de se rencontrer pour travailler ensemble, "même sans" les principaux intéressés, ex-compagnons séparés depuis 2007.
"Je considère qu'il n'y a aucune raison - à part des raisons personnelles que je souhaite évacuer - empêchant des responsables des deux côtés de se rassembler", dit-il; avant d'insister à nouveau : "Ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous divise". (avec AFP)

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Royal promet au dalaï-lama d’aller au Tibet
Envoyée spéciale à Nantes VIRGINIE GOMEZ QUOTIDIEN : lundi 18 août 2008 Libération

Une écharpe blanche en signe de bienvenue de la part du dalaï-lama, en retour une promesse de Ségolène Royal, celle de se rendre dans son pays le plus rapidement possible.

«Dès la semaine prochaine, je vais demander aux Chinois un visa pour me rendre au Tibet et je crois que les choses pourront ainsi bouger», a déclaré l’ancienne candidate socialiste à la présidentielle, après avoir été reçue, samedi, près de Nantes, par le dignitaire bouddhiste. La présidente de la région Poitou-Charentes a ajouté, à l’attention des rares médias autorisés à assister à l’entrevue, que «la Chine retrouverait une respectabilité internationale si elle tenait sa parole […] de renouer le contact et le dialogue avec le dalaï-lama».

Des propos accueillis à l’UMP par des moqueries. Dans un communiqué, Dominique Paillé, l’un des porte-parole du parti sarkozyste, a raillé «la découverte» par Ségolène Royal du dalaï-lama. Et de s’amuser : lors de la campagne présidentielle, Ségolène Royal «avait superbement ignoré lors de son passage en Chine» le dignitaire tibétain, «préférant plutôt vanter la qualité de la justice chinoise».

Alors que la rencontre avait lieu à l’abbaye de Villeneuve, aux Sorinières en banlieue nantaise, près de 7 000 personnes, rassemblées dans la salle du Zénith, attendaient l’arrivée du chef tibétain, pour le premier jour du cycle d’enseignement qui doit se terminer mercredi.

Hormis le retard du chef spirituel, la rencontre avec Ségolène Royal est passée relativement inaperçue parmi le public. «Il y aurait sans doute des commentaires sur le calcul politique à faire, mais ce qui compte, c’est que ça puisse apporter quelque chose de positif», jugeait ainsi Nathalie, agent territorial. Pour Sophie, professeure de français, «il y a du courage dans la démarche, Ségolène Royal est un peu tête brûlée. Un homme politique sans responsabilité officielle peut faire des choses qu’un officiel ne peut pas faire».

Alain n’est pas convaincu, mais approuve. Selon lui, pour la cause du Tibet, «qu’importent les calculs politiciens, tout est bon à prendre». Y compris le fait d’être très courtisé par les responsables politiques français.

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Officiel: les barons du Parti socialiste roulent pour Ségolène Royal
Pour les nouveaux alliés, la désignation du candidat à la présidentielle doit être «le résultat d’une primaire ouverte au plus grand nombre de sympathisants socialistes.»
David Revault d’Allonnes LIBERATION.FR : vendredi 19 septembre 2008

C’est signé. L’accord entre Ségolène Royal et les représentants de «la ligne claire», regroupement de grands élus locaux du PS derrière les maires de Lyon et d’Evry, Gérard Collomb et Manuel Valls, et le patron du conseil général des Bouches du Rhône Jean-Noël Guérini, est bouclé. Constatant «la proximité et la convergence des textes» déposés dans le cadre de la préparation du congrès de Reims, et brandissant leur «volonté de faire cesser la dispersion et la confusion préjudiciables au débat démocratique», ces deux composantes du parti «ont décidé d’en prendre acte en rédigeant une motion commune».

Les nouveaux alliés, de bonne guerre, affirment se situer «face à la course folle des ambitieux qui rend inaudibles nos discours et brouille nos actions», mais aussi «face aux fortes tentations de faire du neuf avec l’ancien». Selon le texte, cette position «tranche avec les comportements de celles et ceux qui, se souciant peu des contradictions entre actes et discours, laisse leurs projets personnels prendre le pas sur l’ambition collective qui doit impérativement nous animer.»

«Rassembler d'abord la gauche», puis «les démocrates qui veulent s’unir»

Dans leur motion commune figurera en bonne place l’«émergence d’une nouvelle génération pour diriger le parti socialiste», l’«ouverture de notre parti sur la société, l’indispensable renforcement de ses capacités d’écoute, d’analyse et de diagnostic». Quant à la désignation du candidat du PS à la présidentielle, il devrait être «le résultat d’une primaire ouverte au plus grand nombre de sympathisants socialistes.» La stratégie, enfin, sera «de rassembler d’abord la gauche, puis attirer les démocrates qui veulent s’unir pour construire une alternative au sarkozysme».

Le deal ultime entre l’équipe de l’ex-candidate à la présidentielle et ce qu’il est désormais convenu d’appeler les «barons» du parti a été passé non loin de Solférino, tard dans la soirée de jeudi. Des dernières discussions qui ont mis aux prises, côté «ligne claire», Manuel Valls et le Marseillais Patrick Mennucci, ainsi qu’un proche de Gérard Collomb, et, pour l’équipe de Ségolène Royal, les parlementaires Vincent Peillon, David Assouline et Delphine Batho, ainsi que le président de Désirs d’avenir, Jean-Pierre Mignard.

«Aboutissement logique d’une démarche convergente»

«C’est l’aboutissement logique d’une démarche convergente, commente David Assouline. C’est une famille qui se regroupe. Les représentants de la ligne claire avaient fait le choix de Ségolène Royal pendant les primaires, mais il y avait une divergence sur le préalable des personnes, qui a été levé par Ségolène Royal».

Après l'alliance entre Bertrand Delanoë et François Hollande, officialisée mardi lors d'un meeting commun à Cergy, la motion de l'aile gauche du PS annoncée aujourd'hui par Benoit Hamon, et celle de Martine Aubry, dont on attend toujours une éventuelle décision de candidature, le paysage socialiste, à quatre jour d'un conseil national de synthèse, se met donc en place avec, vraisemblablement, quatre grandes motions.

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Vendredi 19 septembre 2008 18:16 AFP Congrès PS: Martine Aubry conduira une motion
La maire de Lille Martine Aubry présentera samedi une motion pour le congrès PS de Reims dont elle sera "la première signataire", a annoncé vendredi son bras droit, le député François Lamy, après un accord entre les "reconstructeurs" du parti.

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Royal, une ambition à show
Samedi au Zénith de Paris , elle a rassuré ses fidèles sur sa détermination à jouer les premiers rôles.
Libération, 30 septembre 2008

La prise du parti est-elle, aux yeux de Ségolène Royal, un plat qui se mange froid ? Deux semaines après avoir appelé à ranger les candidatures au «Frigidaire», qu’en est-il exactement de ses vues quant à la succession de Hollande ? Samedi, l’ex-candidate, qui expliquait cet été qu’elle se lancerait, en cas de score «significatif», a tenu à rassurer ses fidèles sur la constance de ses ambitions : «Jamais je n’ai songé à abandonner.» Et, bien sûr, pour la suite des opérations : «Je suis là aujourd’hui, je serai là demain. Rien ne me fera reculer sur ce chemin que j’ai choisi.»

Pour ses amis politiques, pas question, officiellement, de surinterpréter le propos : «C’est le discours de quelqu’un qui a été candidat à la présidentielle, commentait Vincent Peillon. Mais ça ne préjuge de rien, ni pour le congrès du PS ni pour 2012.» Son récent repli tactique ne préjuge pourtant, lui non plus, de rien… «Ça ne voulait pas dire qu’on se fout du leadership, décrypte un proche, juste qu’elle n’est pas candidate dans n’importe quelle circonstance. Le Frigidaire, on en sort un jour. Tout le monde sait qu’il y a des chances qu’elle soit candidate si on est devant.»

Reste à savoir dans quelles proportions. Et les sondages, où elle est aujourd’hui nettement distancée par le maire de Paris, n’incitent guère à l’optimisme. Ainsi celui du JDD-Ifop d’hier, où Royal (24 %) n’est plus qu’en troisième position dans le cœur des sympathisants, dans la foulée d’Aubry (28 %), et loin derrière Delanoë (43 %). L’écart avec ce dernier, à l’issue du vote des militants, sera donc déterminant. «Si on arrive au congrès avec 30 ou 35 % et qu’on n’a pas un net avantage sur Bertrand [Delanoë], ce sera très compliqué de se présenter», glisse un autre de ses amis.

Autre inconnue : le rapport de forces interne à l’équipe Royal. Parce que les grands féodaux du PS qui la soutiennent n’accepteront pas de la voir se lancer coûte que coûte, au risque de les déporter dans la minorité en cas de défaite. Et parce que plusieurs de ses amis espèrent toujours sortir du chapeau, en mettant d’accord sur leur candidature Royal et l’un de ses concurrents. Discrètement, comme Vincent Peillon, deuxième signataire de la motion Royal, ou François Rebsamen, qui a soigneusement conservé le lien avec François Hollande. Ou, plus ostensiblement, Julien Dray, qui fait toujours «acte de candidature» : «Aucune motion ne sera majoritaire, a-t-il expliqué hier, sur France 2. Donc, il faudra trouver une équipe et un projet qui rassemblent tout le monde.»

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Royal : «La social-démocratie est un modèle périmé» Le Parisien, 2 novembre 2008 p. 11 Propos recueillis par Philippe Martinat et Dominique de Montvalon | 02.11.2008, 07h00

PRESIDENTE de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal n’exclut pas d’être candidate au poste de premier secrétaire du PS si les militants socialistes placent sa motion en tête. Avec qui ferait-elle alors alliance ? « Il n’y a pas d’exclusive », assure-t-elle.

La crise ne sonne-t-elle pas l’heure, à droite comme à gauche, des personnalités fortes et pragmatiques ?

Ségolène Royal. Les Français découvrent que les hauts dirigeants des entreprises et de la finance internationale ont emmené le système dans le mur. Pour changer la donne et le rapport de forces afin que la crise serve à quelque chose il va falloir, oui, beaucoup de courage, un esprit visionnaire et aussi ne pas être lié aux puissances d’argent.

Face à la rapidité de mutation du capitalisme, les socialistes n’ont-ils pas, à chaque fois, un métro de retard ?

Pas toujours !… Souvenez-vous de ce que j’avais dit pendant la campagne présidentielle et qui m’a valu parfois tant de sarcasmes : je parlais des rémunérations excessives des traders, du nécessaire recentrage des banques sur leur coeur de métier, de l’interdiction des paradis fiscaux, de la création de fonds public d’aides aux PME, de la sécurisation des salariés comme instrument majeur de l’efficacité des entreprises. Je n’étais absolument pas en retard, bien au contraire. En revanche, on ne peut que constater l’échec cinglant de la politique économique de la droite depuis un an et demi. Une politique qui se résume au bouclier fiscal, c’est-à-dire à un avantage aux rentiers.

« Il faut que Sarkozy rectifie la trajectoire »

Le PS n’a donc pas, selon vous, à revoir son logiciel, à aller plus loin ?

Bien sûr qu’il faut aller plus loin, et certainement pas en revenant aux idées de la social-démocratie , et encore moins aux idées libérales ! La social-démocratie a été opérationnelle à un moment donné de l’histoire. Mais comment ne pas constater qu’elle a été tenue en échec dans plusieurs pays européens ? Pourquoi ? Parce qu’il faut un Etat préventif qui change les rapports de force et non pas, comme dans la social-démocratie, un Etat secouriste qui ne remet pas en cause le système. Quand j’entends certains socialistes vanter les vertus en 2008 du modèle social-démocrate, je suis stupéfaite, car c’est un modèle périmé. C’est un nouveau modèle qu’il faut inventer. Avec une lucidité radicale sur de nombreux sujets…

Lesquels ?

Il faut, par exemple, obliger les entreprises qui font des bénéfices à rembourser tous les fonds publics afin de stopper les délocalisations et les licenciements. Je l’ai fait dans la région que je préside. Il est urgent de le faire à l’échelle nationale car des entreprises profitent actuellement de la crise voyez le comportement scandaleux d’ArcelorMittal en Lorraine pour accélérer certaines délocalisations. J’insiste : quand des entreprises se comportent mal, il faut être avec elles radical et, à l’inverse, tout faire pour sécuriser les PME innovantes en facilitant des compromis sociaux entre salariés et employeurs afin que tous défendent ensemble l’intérêt de l’entreprise.

C’est cela, le socialisme ?

Oui. C’est le socialisme du XXI e siècle, revisité à la lumière des immenses défis d’aujourd’hui. Une pensée politique doit toujours être en mouvement. Avec un certain nombre de repères intangibles.

Et c’est quoi « le » repère intangible du socialisme ?

C’est vouloir humaniser le monde. Regardez comment il en a besoin, le monde aujourd’hui ! L’Amérique de Bush a pensé et Nicolas Sarkozy reste fasciné par ce modèle-là que ce qui crée la richesse, ce n’est pas le travail bien payé mais la société de consommation à tout-va, fondée sur le surendettement des ménages, juteux pour les banques. Résultats : la crise planétaire, les salaires des équipes dirigeantes multipliées par dix en dix ans, les inégalités qui se creusent. Le salaire moyen des 50 patrons français les mieux payés a augmenté de 20 % durant la seule année 2007 et, pendant ce temps-là, la moitié des cadres a perdu du pouvoir d’achat. Or si les cadres sont démotivés, ça va très mal se passer dans les entreprises ! On ne va pas attendre trois ans comme cela. Il faut que Sarkozy rectifie la trajectoire. Seule une pression de l’opinion et un PS à l’offensive pourront l’y forcer. Les salariés désespérés de la Camif avec lesquels j’étais vendredi, qui voient les milliards pour les banques et rien pour eux, me disaient : « Sarkozy, avec de telles fautes professionnelles, mérite un préavis de licenciement pour 2012 ! »

« Je ne suis pas rancunière »

Si votre motion obtient une majorité relative des suffrages, avec qui êtes-vous prête demain à passer alliance pour gouverner le PS ?

Tous ceux qui voudront nous rejoindre seront les bienvenus. On aura voté sur un projet. A partir de là, il n’y a pas d’interdit, pas d’exclusive. Parce que j’aime les militants, je ne suis pas rancunière. C’est pour eux que, dans cette période, je n’ai pas répondu aux attaques.

J’ai tracé ma route. Les militants auraient pourtant apprécié qu’un peu de respect soit demandé à M. Rocard par Bertrand (NDLR : Delanoë) , qui promet de la discipline. De même, comment Martine (NDLR : Aubry) peut-elle accuser le PS de ne pas avoir travaillé alors qu’elle a en charge, depuis trois ans, les questions sociales et l’emploi, comme secrétaire nationale chargée de ces questions ? Est-ce une autocritique ? Il faudra donc que le travail et le respect soient enfin les règles au parti. Donc, tout le monde est utile, mais il est temps que ça change et de donner des responsabilités à une nouvelle génération. Déjà, il y a un pack opérationnel qui fait une belle campagne collective : Vincent Peillon, François Rebsamen, Julien Dray, Delphine Batho, Najat Belkacem, Manuel Valls, Dominique Bertinotti, Jean-Jack Queyranne, Aurélie Filippetti, Guillaume Garot et, bien sûr, Jean-Louis Bianco, Jean-Pierre Mignard et Gérard Collomb.

En cas de succès de votre motion, serez-vous candidate au poste de premier secrétaire ?

Il y a un leadership politique qui continue et continuera. Est-ce que je l’assumerai en étant à la tête du PS ? On verra. Une évidence : une personne, quel que soit son talent, ne peut pas relever à elle seule tous les défis qui attendent notre parti. Il y aura demain des responsabilités bien identifiées et clairement déléguées. Dans un esprit d’équipe, avec un animateur d’équipe. Mais, aujourd’hui, l’heure est au choix entre des projets, et celui que je défends est le seul à assumer une continuité avec la campagne présidentielle de 2007.

Il est très important que les militants choisissent à la fois le changement en profondeur du parti et la fidélité aux millions d’électeurs qui se sont reconnus dans ces idées. Indépendamment de ma personne, la présidentielle a été, en effet, un très grand moment de l’histoire des socialistes, spécialement pour les catégories populaires. Ce sont elles qui nous ont permis d’accéder au second tour. Tous ceux qui ont manqué de respect au vote des militants en critiquant ou en ne soutenant pas la candidate choisie par eux méritent-ils, moralement, leurs voix aujourd’hui ? Seule la droite pourrait s’en réjouir.

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Publié le 07 novembre 2008 à 07h48 | Mis à jour à 07h49 cyberpresse.ca Ségolène Royal au premier plan d'un PS miné par la guerre des chefs

Un an et demi après sa défaite à la présidentielle française, Ségolène Royal, dont le projet a remporté vendredi le vote des militants socialistes, apparaît en position de force pour diriger le PS, mais la guerre des chefs menace la crédibilité du principal parti d'opposition.

Contre toute attente, le projet de centre-gauche de Mme Royal a obtenu vendredi le plus de voix (29%) des quelque 130.000 militants appelés à voter, devant celles des maires de Paris Bertrand Delanoë et de Lille Martine Aubry (environ 25% chacun), ses principaux rivaux dans la lutte pour le leadership socialiste.

A quelques jours du congrès de Reims (du 14 au 16 novembre), dans l'est de la France, cette victoire place Mme Royal en position de force pour briguer la succession de François Hollande, son ancien compagnon, à la tête du parti.

Mais sitôt les résultats connus, les luttes intestines qui minent le PS ont repris au grand jour, avec l'annonce tonitruante du départ de deux de ses membres, dont le sénateur Jean-Luc Mélenchon, figure de l'aile gauche du parti, qui a annoncé son intention de créer un nouveau mouvement «sans concession face à la droite».

M. Mélenchon était partisan du projet de Benoît Hamon, le quadragénaire qui monte au sein du PS et a réalisé un bon score de 19%.

L'actuel patron du PS, François Hollande, qui soutenait la motion de Bertrand Delanoë, a pour sa part immédiatement prévenu que le score de son ex-compagne «ne lui permettait pas d'être majoritaire dans le Parti socialiste».

Il a appelé les quatre principaux courants à «chercher ensemble les voies d'un rassemblement», et a prévu «des jours difficiles» pour le PS si une majorité ne se dégageait pas.

Le maire de Paris Bertrand Delanoë, qui apparaissait jusque là comme le favori du scrutin, a rejeté par avance la stratégie de Mme Royal, favorable à une alliance avec les centristes, manoeuvre qu'elle avait déjà tentée entre les deux tours de la présidentielle.

Les partisans de Martine Aubry ont évoqué «un coup de tonnerre sur l'appareil du parti» après les résultats, et Benoît Hamon de son côté a maintenu sa candidature pour le poste de Premier secrétaire du PS.

«Il va falloir que le vote soit respecté», a répliqué Ségolène Royal, en estimant que le vote «lui donnait une légitimité» pour diriger le PS. Mais elle a précisé qu'elle ne faisait pas acte de candidature pour l'instant, et s'est posée en rassembleuse, soignant son image de proximité à l'égard des militants et de distance vis-à-vis de l'appareil.

Reconnaissant que sa majorité était relative, elle a indiqué qu'elle téléphonerait dès vendredi à ses principaux rivaux, pour entamer des discussions «avec tout le monde, sans exclusive», et notamment avec Benoît Hamon.

Lors du Congrès de Reims, les différents courants du PS devront tenter de faire une synthèse pour désigner leur leader, qui sera formellement élu par les militants le 20 novembre.

Qui qu'il soit, le successeur de François Hollande aura la lourde tâche de redresser une formation qui a essuyé trois défaites successives à la présidentielle depuis 1995, dans la perspective de celle de 2012.

S'il a remporté les municipales de mars, le PS n'apparaît pas encore comme porteur d'un projet d'alternative crédible à Nicolas Sarkozy, laissant le terrain de l'opposition au trotskiste Olivier Besancenot et au centriste François Bayrou.

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ladepeche.fr Publié le 14/11/2008 08:15 - Modifié le 14/11/2008 à 11:29 | Jean-Pierre Bédéï Congrès de Reims. Prise de tête au PS
C'est toujours la confusion qui règne chez les socialistes alors que débutent aujourd'hui leurs débats.

Finalement, il n'y aura pas d'accord entre les ténors du PS avant que ne s'ouvre le congrès aujourd'hui à Reims. Chacun prône le «rassemblement» mais on en est encore loin. Hier Martine Aubry a rejeté les propositions faites par Ségolène Royal aux autres motions les jugeant «pas à la hauteur des enjeux» et ajoutant : «Mais nous continuons à penser qu'il est possible au congrès de Reims de construire une majorité de gauche comme l'ont souhaité les militants.» Quelques minutes plus tôt, Bertrand Delanoë avait répondu aussi à Royal en soulignant des désaccords persistants : «Notre approche et nos réponses traduisent des différences qui n'ont rien de médiocres et dont je suis heureux que nous puissions les confronter sereinement.»

En fait les divergences entre la présidente de Poitou-Charente et ses rivaux portent essentiellement sur l'alliance avec le MoDem et sur la conception du PS. Alors que Royal propose de rassembler la gauche pour «s'ouvrir ensuite aux démocrates» qui voudraient rejoindre les socialistes contre la droite, ils la soupçonnent de vouloir passer un accord avec le MoDem. Ensuite, ils accusent la président de Poitou-Charente de vouloir faire du PS un «parti de supporters» car elle veut baisser le prix des cotisations, alors qu'ils restent attachés à un «parti de militants» avec une «progressivité» des cotisations. Une synthèse parviendra-t-elle à se nouer? C'est tout l'enjeu du congrès qui devrait avoir sa dynamique puisque les jeux ne sont pas faits.

Segolène Royal sera vraisemblablement candidate au poste de Premier secrétaire. Ses adversaires parviendront-ils à lui opposer un candidat commun qui serait le fruit d'un accord qui semble improbable car il consacrerait un front «anti-Ségolène» mal accepté par la base ?
Ou bien Aubry, Delanoë et Hamon tenteront-ils leur chance, faute d'avoir trouvé un terrain d'entente? Hier les amis du maire de Paris ont opposé une fin de non-recevoir à une candidature de Martine Aubry ou de Benoît Hamon au poste de Premier secrétaire.
Les rumeurs d'un accord Aubry-Hamon ont couru toute la journée, de même que celle de l'hypothèse d'une candidature de Harlem Désir au nom de Delanoë. Devant la confusion, «Halte au feu!», s'est écrié Peillon, proche de Royal. «A Reims, ce sera massacre à la tronçonneuse», prédit un socialiste. Un autre plein d'ironie, reprend le slogan de Sarkozy : «Ensemble tout devient possible !» La dérision comme antidote à l'écœurement.

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L'agitation en coulisses

Quels que soient les interlocuteurs socialistes, on avait droit invariablement à ce constat : « C'est la merde ! » Empêtrés dans leurs contradictions, leurs postures, leurs jeux tactiques et leurs détestations, les ténors du PS étaient incapables de sortir de la nasse.

Pourtant, ce ne sont pas les contacts qui ont manqué. Réunions à la mairie de Paris autour de Delanoë, déjeuners avec des responsables de motions, conclaves à l'Assemblée nationale, entretiens dans les locaux de Royal, courriers, tous ont déployé une énergie folle pour peu de résultats jusqu'à présent. Cambadélis, Bartolone et Lamy se sont même rendus à Lille lundi pour phosphorer avec leur tête de file, Martine Aubry.

Mercredi soir, après la prestation télévisée de Ségolène Royal, Delanoë et ses amis ont dîné ensemble. « C'était toujours la consternation qui dominait », constatait-on dans l'entourage du maire de Paris. Et toujours la même incompréhension face au phénomène Royal. « Elle n'a pas de fond », n'a cessé de se lamenter cette ancienne ministre tout au long de la semaine.

Mercredi à midi, Aubry, lors d'un déjeuner avec ses proches, leur a tenu ce langage : « Nous sommes l'axe central. Aux autres à s'adapter à notre plateforme. » Mais le soir, Catherine Lemorton, l'une de ses porte-parole reconnaissait : « ça n'avance pas d'un pouce. Ségolène peut attendre car elle est en tête, mais en ce qui nous concerne, je crains que nous perdions du terrain chaque jour. »

Quant à Benoît Hamon, jusqu'à présent très accessible aux journalistes, la messagerie de son téléphone portable indique qu'il convient désormais de passer par son attachée de presse. Sans doute faut-il voir là le signe d'un changement de statut. Hamon a le sentiment de jouer dans la cour des grands. « Pourtant, son discours n'est qu'un disque dont il est incapable de sortir, balance un proche de Hollande. Il se présente comme un rénovateur alors qu'il n'est qu'un apparatchik. » Ambiance ! J.-P.B.

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Congrès : mode d'emploi

Le congrès s'ouvre aujourd'hui à 15 heures, avec notamment des interventions de la maire de Reims Adeline Hazan. Chaque motion détermine ses orateurs. On peut soumettre également des résolutions au congrès. Mais le moment crucial, si les négociations n'ont pas abouti avant, se situe durant la nuit de samedi à dimanche, lors de la fameuse « nuit des résolutions », («nuit des longs couteaux », pour d'aucuns), où la « commission des résolutions » est chargée de trouver une synthèse entre les motions en concurrence.

La synthèse peut se faire lors du congrès, entre les délégués de plusieurs ou de toutes les motions. Elle peut être générale ou partielle. Le dimanche matin, les congressistes votent sur le rapport de ladite commission. Puis les candidatures au poste de premier secrétaire sont rendues publiques. La fin du congrès est prévue dimanche à 12 h 30. Le 20 novembre, les militants voteront à bulletins secrets pour élire le premier secrétaire, leur premier secrétaire fédéral et leur secrétaire de section. Le lendemain aura lieu un éventuel deuxième tour.

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Militants. Comment ils vivent la bataille pour le congrès de Reims

Philippe Durgueil, Pechbonnieu (31). Militant depuis plus de trois ans, Philippe a souhaité s'investir un peu plus et a pris la charge de secrétaire de sa section depuis huit mois. « On espère qu'il y aura une synthèse de faite, qu'on se retrouvera sur les idées de gauche après les congrès. Face aux problèmes quotidiens des gens, il faut un congrès sérieux et faire l'unité. Pour l'instant, c'est de la cuisine interne ». Le leitmotiv de Philippe, c'est penser aux autres. « Il y a des annonces de fermetures d'entreprises, notamment dans notre région, les problèmes des agriculteurs, il faudrait que le PS parle d'une seule voix. Il ne faut pas se tromper de combat. Mais je suis plutôt optimiste, toutes les réunions où je suis allé, il était clair que tous avaient l'envie de rassemblement ». « Après, qu'on soit différent, c'est notre richesse, moi c'est ce qui me plaît ».

Christian, Gers. À 61 ans, Christian milite au PS depuis 5 à 6 ans. « Je me suis engagé pour la motion C [Hamon] , mais je côtoie les gens des autres motions, et on ne se bat pas ! Si vous écoutez tous le monde, le PS est foutu. Moi je garde bon espoir, c'est la vie normale du parti. Il y a peut-être des problèmes d'ego, mais c'est normal à ce niveau-là».

Daniel, Haute-Garonne. Engagé depuis 1977, il juge la situation aujourd'hui « très compliquée. Je ne sais pas si ça ne mériterait pas un deuxième vote des militants, pour avoir une majorité absolue. Là, ça va magouiller. J'étais pour Delanoë, mais je me plierai à la discipline du parti. Sauf si Ségo veut l'alliance avec le MoDem. Là ça va faire imploser le parti. À 74 euros la carte, ça commence à bien faire».

Janine Pascal, Prayols (09). Janine Pascal est rentrée au PS lors du congrès d'Epinay. Hier, elle était en route pour Reims. « En tant que militante de base, on a beaucoup d'espoir que ce congrès se termine par un rassemblement des socialistes. Sinon, il y aura une grande déception. J'espère que la raison l'emportera ». Sans ambages, Janine annonce avoir défendu « la motion E », celle de Ségolène Royal, avec « la volonté de rassembler ceux qui croient en la rénovation au PS. S'il y avait un bloc tous sauf Ségolène, on sortirait de ce congrès bien mal en point. Mais je suis une vieille militante socialiste, et je pense que la raison va l'emporter ».
À 68 ans, Janine, qui en a vu d'autres, regrette « la querelle des ego, qui a été un séisme mortifère pour le PS. On est tombé si bas qu'on ne peut que rebondir ! »

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Bertrand Delanoë appelle finalement à voter Martine Aubry NOUVELOBS.COM | 17.11.2008 | 13:09

Le maire de Paris a envoyé une lettre aux militants pour faire connaître sa position pour le vote interne des militants jeudi. Bertrand Delanoë avait annoncé avant le congrès qu'il ne soutiendrait ni la maire de Lille, ni Benoît Hamon.

Vendredi dernier, Michel Sapin avait annoncé que le maire de Paris et les militants avaient décidé de ne soutenir ni Benoît Hamon ni Martine Aubry comme candidat au poste de premier secrétaire.

"Notre responsabilité est immense", souligne Bertrand Delanoë dans cette lettre ouverte. "Jeudi soir, chaque militant est en effet appelé à s'exprimer, par son vote, sur ce qui est l'enjeu décisif de ce scrutin, comme l'ont démontré les principaux discours prononcés à Reims: l'identité même du Parti socialiste", poursuit-il.

"Au nom de mes convictions politiques, j'ai donc décidé de soutenir la candidature de Martine Aubry et j'appelle à voter massivement en sa faveur", ajoute le maire de Paris qui, leader d'une motion arrivée deuxième dans le premier vote des militants le 6 novembre, avait renoncé à briguer la succession de François Hollande.

Lors de la consultation des militants du 6 novembre sur les motions, les textes de Martine Aubry et Bertrand Delanoë avaient recueilli près de 50% à eux deux, celui de Ségolène Royal, également candidate au poste de premier secrétaire 29%.

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PS: Martine Aubry bat Ségolène Royal de 42 voix AP | 22.11.2008 | 06:44

Scénario rocambolesque au Parti socialiste. Au terme d'une nuit de suspense et de contestations, la direction du PS a annoncé que Martine Aubry avait devancé de 42 voix Ségolène Royal dans l'élection du nouveau Premier secrétaire.

Mais les partisans de Ségolène Royal ont refusé de reconnaître l'élection de la maire de Lille. La présidente de la région Poitou-Charentes, estimant s'être fait "voler sa victoire", a réclamé en vain un nouveau vote jeudi prochain.

Cet écart infime de 42 voix a été annoncé par la direction sortante du PS dans un communiqué publié samedi à 5h40 du matin. Selon cette totalisation des résultats de l'ensemble des fédérations de métropole et d'outre-mer, qui doit encore être validée par les instances du parti, la maire de Lille a obtenu 67.413 voix, soit 50,02%, et Mme Royal 67.371 voix, soit 49,98%; 58,87% des 232.912 militants socialistes ont participé au scrutin.

Avant cette conclusion -provisoire- de l'interminable feuilleton de la succession de François Hollande, le PS s'est offert dans la nuit de vendredi à samedi un scénario digne de la Floride en 2000. En milieu de soirée -le vote s'est déroulé de 17h à 22h-, les royalistes annonçaient une tendance à 52-53% en leur faveur. A 1h du matin, les aubrystes revendiquaient la victoire sur un score ultra-serré de 50,5%. "Il semble d'ores et déjà acquis que Martine Aubry est la nouvelle Premier secrétaire du PS", confirmait un peu plus tard Razzy Hammadi, proche de Benoît Hamon, rallié à la maire de Lille entre les deux tours.

Mais les partisans de Ségolène Royal ont immédiatement contesté ces résultats, en y voyant une ultime manoeuvre d'empêchement de leur candidate par les caciques du PS. "Nous ne pouvons pas accepter des annonces prématurées, des tricheries qui sont indignes d'une grande formation", a réagi le député de l'Essonne Manuel Valls, devant la presse réunie à la Maison des Polytechniciens, où les "royalistes" avaient installé leur QG pour la soirée.

"Nous ne nous laisserons pas voler cette victoire", a-t-il ajouté devant quelques dizaines de militants qui scandaient "démocratie, démocratie". Les mêmes se sont rendus ensuite devant le siège du PS pour manifester aux cris de "magouilleurs" et "unité, unité". "Tous ensemble socialistes", a répondu une contre-manifestation de quelques dizaines de militants aubrystes.

Les "royalistes" contestaient notamment "de la manière la plus ferme" les résultats du département du Nord, fief de la maire de Lille et où Ségolène Royal a recueilli 23,99% des voix, Martine Aubry 76,01%.

Devant cette situation de blocage, la direction du PS n'a pu proclamer le nom du vainqueur avant la fin de la nuit. "Je ne puis, au moment où je vous parle, dire qui l'emportera", a déclaré à 2h15 Daniel Vaillant, chargé d'annoncer les résultats, après s'être entretenu au téléphone avec le Premier secrétaire sortant François Hollande, resté en Corrèze. L'ancien ministre de l'Intérieur a invoqué des résultats "extrêmement serrés".

Un entretien téléphonique dans la nuit entre les deux candidates n'a pas permis de sortir de la confusion. Selon son entourage, Martine Aubry a demandé à Ségolène Royal d'avoir "une attitude responsable". En réponse, Mme Royal a proposé d'organiser un nouveau vote des militants jeudi prochain, a annoncé le président de son association Désir d'avenir Jean-Pierre Mignard. "C'est le seul moyen de sortir de l'impasse dans laquelle nous nous sommes mis. Tous les responsables socialistes doivent accepter cette solution, les contestations sont trop importantes pour que l'on ne redonne pas la parole aux militants", a estimé Manuel Valls.

Mais Martine Aubry a immédiatement rejeté la proposition. "Un troisième tour n'a pas de raison d'être", a répondu la maire de Lille en quittant les locaux de l'Assemblée nationale où elle avait passé la soirée. Elle a précisé avoir parlé à François Hollande au téléphone et que ce dernier en avait convenu.

Finalement, Daniel Vaillant a fait publier les résultats par un simple communiqué peu avant 6h du matin, après que les résultats des fédérations de Martinique et de Guadeloupe soient parvenus rue de Solférino. Selon Claude Bartolone, représentant de Martine Aubry à la commission de validation des résultats, l'ancien ministre de l'Intérieur a accepté une augmentation de 30 points de la participation en Guadeloupe, fédération ayant voté à 82,36% pour Ségolène Royal, afin de relever le score de la finaliste de l'élection présidentielle de 2007.

Un conseil national sera prochainement convoqué par François Hollande pour entériner les résultats, a précisé la direction. "Nous sommes pour qu'il puisse y avoir vérification de chacune des contestations, et que ces résultats soient transmis à la réunion du conseil national pour que nous puissions permettre au PS de sortir de cette période le plus rapidement possible", a commenté M. Bartolone.

Une chose était sûre samedi matin: le Parti socialiste, toujours sans leader incontesté ni ligne politique, était plus que jamais en crise. AP

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24 nov. 6h51 liberation.fr PAUL QUINIO Comment tricher dans les fédés Mort qui vote, chiffres et signatures falsifiés… panorama des pratiques.

Le PS va-t-il ouvrir, comme le dit un ancien militant, «le grand livre de la triche» que tous les ténors socialistes rangent après chaque scrutin interne au rayon des archives classées «secret-défense-des-intérêts-bien-compris-du-parti». Rien de moins sûr, car le dossier est explosif. Il n’épargnera personne. Il dégoûtera un peu plus les militants et fera vaciller le dernier principe qui reste quand tout fout le camp : le vote militant.

Car, même si un cadre qui a participé dans le passé à des commissions de récolement précise qu’elles commencent toujours par valider les fédérations où il n’y a pas de problèmes, «et c’est la grande majorité», les «bonnes vieilles» pratiques ont de beaux restes. Et, malgré le ménage entrepris par Lionel Jospin et François Hollande en 2000, les grandes fédérations (Bouches-du-Rhône, Hérault, Nord, Pas-de-Calais) restent des territoires suspects.
A Paris, où la fédération compte beaucoup de cadres, «c’est plus dur de tricher», précise un connaisseur. Il ajoute, ironique : «Il suffit de voir ce qui est arrivé à Delanoë», minoritaire dans sa propre section.

«Bonne franquette».

Mais, au fait, comment font-ils pour frauder ? «Rien de plus simple», répond un socialiste averti. «Il y a 50 milliards de façons de s’y prendre», confirme l’ancien, qui précise que «le grand livre» comporte deux grands chapitres. Le premier relate ce qui peut se passer dans les sections le soir des votes ; le second dans les fédérations départementales, qui centralisent par téléphone les résultats.

Dans les sections, surtout dans les petites en milieu rural, «tout se passe à la bonne franquette», rappelle d’abord un militant. «On sert un coup un boire, les anciens se retrouvent», tout le monde se connaît. Et, surtout, le secrétaire de section sait qui vient voter et qui ne viendra pas.
Rien de plus facile de voter discrètement pour un absent, notamment à l’ouverture du scrutin, peu après 17 heures, «quand il n’y a encore personne, sauf les deux ou trois responsables qui sont de mèche».
Soit quelqu’un «signe à la place» des absents. Soit, «quand on constate un écart entre le nombre d’enveloppes et celui des signatures sur le bordereau, le secrétaire de section s’en sort en disant : "Mince, Machin a oublié de signer." Et signe à sa place».

Ces petits manèges sont plus faciles quand aucun scrutateur n’a été envoyé pour vérifier la validité des opérations de vote. Mais, quand il y en a un, «on peut toujours organiser un leurre pour attirer son attention sur un petit problème, et dans son dos glisser quelques enveloppes dans l’urne», raconte un cadre fédéral.

Un autre, rangé des voitures, se souvient avoir dû examiner en commission de récolement trois contentieux : celui d’une section moribonde qui ne s’était pas réunie pour voter mais dont la fédération avait les résultats, un autre «où un mort avait voté», un dernier où le résultat avait été proclamé avant le dépouillement.

«3 transformé en 8».

Les opérations de collecte des résultats à la fédération départementale sont l’autre théâtre des tricheries. «Un leader de petite motion m’a dit un jour qu’il disposait de six voix dans une section. En arrivant à la fédé, il ne les avait plus…» raconte un militant.
Confrontés à des scores à ses yeux pas satisfaisants, «le responsable fédéral peut rajouter trois cents voix, cinq voix dans telle section, dix dans telle autre, quinze ailleurs, de préférence dans les petites, rapporte un militant.
Un 3 transformé en 8, c’est vite arrivé ! Et comme personne ne vient jamais fouiller dans nos affaires»… Personne ?

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Aubry élue à la tête du parti socialiste F.V. (avec AFP) liberation.fr 25 nov. 9h35 (mise à jour à 19h24

LE RÉCIT DE LA JOURNÉE DE MARDILa maire de Lille remporte l'élection avec 102 voix d'avance sur Ségolène Royal. Cette dernière appelle à «l'unité», son lieutenant Manuel Valls annonce que des «tribunaux seront saisis».

20h54 Ségolène Royal a appelé mardi soir les militants socialistes à «l'unité» et au «rassemblement», tout en déclarant qu'elle voulait être «une force de transformation» au sein du parti, après l'élection de sa rivale Martine Aubry au poste de premier secrétaire.
Si elle n'a pas évoqué un éventuel recours en justice, comme l'ont fait certains de ses proches après l'élection de Mme Aubry, elle n'a pas non plus reconnu explicitement la victoire du maire de Lille.

20h50 Manuel Valls, l'un des lieutenants de Ségolène Royal, a annoncé mardi que «des tribunaux seraient évidemment saisis», ajoutant que «c'est déjà la cas» sans donner plus de précisions.
«Face à un déni de justice, il ne peut en être autrement», a-t-il ajouté insistant à nouveau: «C'est un déni de justice ce qui s'est passé ce soir.»

20h38 François Hollande a prononcé son dernier discours en tant que Premier secrétaire. «Je vous appelle ce soir – et ça a été le sens même du mandat que vous m'avez confié – à un sursaut collectif et individuel car le collectif est aussi la somme des individus. Chacun a aussi à faire aussi son examen de conscience», a-t-il déclaré.

20h27 Jean-Noël Guérini, patron de l’importante fédération du Parti socialiste des Bouches-du-Rhône et partisan de Ségolène Royal, a affirmé mardi soir qu’il «ne fera rien pour empêcher» Martine Aubry «de travailler». «Il y a une première secrétaire, une majorité et une opposition» dans le parti, a-t-il dit.

20h16 Les partisans de Ségolène Royal «maintiendront un recours en justice» après l'élection de Martine Aubry à la tête du PS si elle n'accepte pas un nouveau vote dans les «endroits où il y a un problème», a annoncé mardi un proche de Mme Royal, Jean-Louis Bianco.

20h04 Son élection officialisée, Martine Aubry a immédiatement tendu la main à sa rivale, déclarant: «Les conditions dans lesquelles le vote a eu lieu, de manière serrée, ne me donnent que des devoirs. Mon premier devoir, si elle accepte, est de rencontrer Ségolène et de lui dire moi, j'ai entendu comme toi ce que les militants veulent: (...) nous voulons retrouver la gauche.»
«On va ensemble gagner pour les Français», a-t-elle encore lancé. «Je dis à la droite, riez encore quelques jours car dès la semaine prochaine le parti socialiste est de retour dans la proposition.»

19h20 Le résultat officiel élisant Martine Aubry première secrétaire est confirmé par le Conseil national (par 159 voix pour, 76 contre et deux abstentions).

18h57 David Assouline, un des proches de Ségolène Royal réclame une fois de plus un nouveau scrutin pour désigner le nouveau premier secrétaire du Parti socialiste, après la proclamation de résultats donnant élue Martine Aubry.

18h50 Karder Arif, rapporteur de la commission de récolement, confirme: Martine Aubry arrive en tête avec 67.451 voix contre 67.349 pour Ségolène Royal, soit 102 voix de différence.
Ce résultat a été adopté «sans consensus» précise-t-il. Le Conseil national du PS doit à présent valider cette victoire.

18h30 Le Conseil national du PS s'ouvre enfin. Dans la grande salle de la Mutualité de Paris, les quelque 300 membres de la commission nationale devraient écouter le rapport de la commission de récolement puis ensuite voter sur les conclusions de cette commission.

18h01 La commission de récolement aurait conclu à la victoire de Martine Aubry avec 102 voix d'avance sur Ségolène Royal, selon l'entourage des deux candidates.
La commission doit présenter son rapport au Conseil national («parlement du Parti») réuni ce soir à la Mutualité à Paris, qui doit ensuite voter sur les conclusions de cette commission.

17h30 Ségolène Royal serait arrivée à la Mutualité et rentrée par une porte de derrière...

17h10 Pierre Moscovici, partisan de la motion Delanoë, avertit: «On ne peut pas diriger le PS avec 50% des socialistes.» Après le Conseil national, «le temps devra être à l'apaisement.»

Mais pour le moment, «on a le choix qu'entre des inconvénients». S'il n'est «pas pour une solution judiciaire», il reconnaît qu'il «ne sera pas facile d'avoir un Premier secrétaire ce soir». Surtout, «on ne saura jamais vraiment qui l'a emporté» entre Aubry et Royal, «il y aura toujours un soupçon» dit-il, appelant à un rassemblement.

17h06 Robert Badinter, l'ancien ministre de la Justice socialiste, propose de «revoter» là où il y a litige et d'instituer une «commission de sages». «S'il y a des zones noires, des coins sur lesquels on s'interroge, dans ce cas là, on annule. On revote et ensuite on fait le décompte, et c'est fini», ajoute l'ancien président du conseil constitutionnel.

17 heures. Guigou espère «qu'on retrouvera la raison». Pas sûr que tous les socialistes l'écoutent.

16h55 Arrivée d'un éléphant, ancien premier secrétaire, Pierre Mauroy. «Faut qu'on en finisse. J'espère qu'après le Conseil national, ce sera l'apaisement». A un journaliste qui lui demande si tout ça ne ressemble pas à un sketch, la réponse Mauroy fuse: «Je n'ai pas envie de rire».

16h40 Youpi, François Hollande est rentré de Corrèze. Devant la zizanie ambiante, il se rappelle au bon souvenir de ses camarades. «J'ai toujours été un premier secrétaire qui rassemble, qui a fait des synthèses. On m'a reproché cette synthèse, de ne pas assez trancher. Mais quand on tranche, ça coupe», glisse celui qui est encore premier secrétaire du PS.

«Je dis à ma successeure d'avoir la même démarche, le même objectif. Des fractures, il y en a toujours eu. Mais il faut dépasser les compétitions de clan, de motion, de courant.» Hollande ajoute que «le conseil national va valider le vote et le rapport de la commission de récolement. Je n'en connais pas le contenu. La commission n'est pas encore terminée.» Quoi qu'il arrive, «un résultat doit être prononcé aujourd'hui».

16h10 «J'espère que le bon sens va l'emporter», lance le royaliste Jean-Louis Bianco, à son arrivée à la Mutualité. Quoi qu'il en soit «il n'y aura pas de légitimité» pour la première secrétaire «sans nouveau vote»...

16 heures Bruno Julliard, soutien de Hamon arrive: «Est-ce que vous avez un grand chapeau pour nous sortir quelque chose d'intelligent?», lui demande une femme. «Benoît Hamon, ce serait bien !» lance l'ex-président de l'Unef, qui espère que le PS aura une nouvelle première secrétaire «d'ici quelques heures».

15h30 Arrivée quasi groupée de royalistes. Patrick Mennucci, puis Manuel Valls: «Je ne suis pas à la commission de récolement. Je ne peux rien vous dire. On a du travail», se borne à commenter le député-maire d'Evry.

15h20 François Lamy, proche d'Aubry, prend un café juste en face de la Mutualité. L'endroit est «un peu le QG» des journalistes. «Je n'ai pas de raison de ne pas être confiant.» Et de répéter ce que les partisans de la maire de Lille disait déjà hier: «Il ne suffit pas de dire pendant des jours qu'il y a fraude. Encore faut-il le prouver. Pour les problèmes de transfert, d'erreur humaine, c'est réglé».

Il ajoute: «Je pense que c'est l'élection la mieux organisée depuis longtemps. On n'a pas entendu parler des fédérations des Bouches-du-Rhône ou du Pas-de-Calais», synonymes de votes douteux par le passé. «Qu'il y ait quelques difficultés, oui, mais on ne peut pas entacher l'ensemble du scrutin parce qu'il y a des erreurs de transfert». Il rappelle que «Martine est prête à s'ouvrir à tous les talents» pour la direction du parti.

15h57 Jean-Pierre Bel, le président du groupe PS du Sénat, appelle «à la sérénité, au dialogue et à l'intelligence politique collective afin de surmonter la crise que traverse le Parti socialiste. (...) Le Parti socialiste doit vite passer à l'étape suivante: s'adresser aux Français, les écouter et répondre à leurs préoccupations.»

15h15 Martine Aubry arrive en trombe à la Mutualité, accompagnée notamment de François Lamy, son bras droit. Elle file à l'intérieur, sans faire de commentaire.
Lui, lâche: «Je suis serein. Sérénitude!», en clin d'oeil à la «bravitude» de l'ex-candidate à la présidentielle.

14h55 «Puisque vous n'en pouvez plus du PS, venez chez nous!» Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat aux Anciens combattants, issu du Parti socialiste, appelle les déçus du PS à rejoindre La Gauche Moderne (GM) qui tiendra son congrès fondateur ce week-end à Suresnes (Hauts-de-Seine).
«Comme dans une tragédie grecque, estime-t-il à propos de la crise au PS, tous les protagonistes savent, depuis le début, que ça va mal se terminer et, malgré tout, ça se termine mal».

14h47 Dominique Strauss-Kahn est le candidat PS préféré des Français pour 2012, selon un sondage BVA-Orange-Express à paraître jeudi. Avec 32%, il devance Martine Aubry et Ségolène Royal, à égalité à 19%. Bertrand Delanoë vient ensuite avec 16%.
Auprès des seuls sympathisants socialistes (sous-ensemble de l'échantillon sondé), Royal l'emporte (30%) sur DSK (27%). La maire de Lille recueille 20% et le maire de Paris 14%.

14h15 Encore une surprise. On commence à être habitué avec le PS. La commission de récolement se tient en réalité à la Mutualité, là où se déroule le Conseil national à 18 heures. Entre journalistes et socialistes, c'est un peu le jeu du chat et de la souris.

14h10 Toujours rien. Sauf quelques badauds, de l'autre côté de la rue. Gérard, habitant en Alsace, à Paris pour huit jours: «Je me suis inscrit pour assister à une séance à l'Assemblée. En attendant, je viens voir ici. J'en profite encore un peu, et j'y vais».

Danielle, en sortant du musée d'Orsay: «Je passe parce que je suis inquiète. Ça me fait penser à une naissance...ou une mort. Oui, c'est plus une mort. Celle du vieux parti. Mais je ne suis pas pour Royal pour autant!» Elle ajoute: «En tant que femme, je trouve ça déplorable qu'on présente souvent cette histoire comme une querelle de dames.»

14h08 Une voiture ralentit. Le conducteur baisse la fenêtre: «Jospin revient! Jospin revient !»

14h05 Toujours rien. Ah si, un bus de japonais s'arrête devant le siège. Mitraillage derrière les vitres du bus.

14 heures Rue de Solérino, au siège du PS. Les journalistes attendent l'arrivée des membres de la commission de récolement, qui doit reprendre à 14 heures. Un homme tient une pancarte «Hamon, premier secrétaire».

13h56 Martine Aubry déclare «solennellement» qu'elle acceptera «quel qu'il soit» le choix des instances du Parti socialiste qui doivent trancher le litige entre elle et Ségolène Royal. «Dans tous les cas, je travaillerai au rassemblement de tous les socialistes, quelle que soit leur sensibilité», conclut-elle.

13h12 Le fabiusien Claude Bartolone, soutien de Martine Aubry, accuse Vincent Peillon de «faire de l'intox» en annonçant qu'il n'y a «plus que quatre voix» d'écart entre les deux candidates à la direction du PS. «Je crois qu'il se trompe, j'en suis sûr» et «je préfère penser que ce n'est qu'une erreur de sa part», déclare-t-il sur France Info.

12h40 Jean-Christophe Cambadélis, soutien de Martine Aubry, dénonce une «politique de la terre brûlée» des partisans de Ségolène Royal. «Ils ne peuvent appeler les militants à se jeter les uns contre les autres dans la rue» ni «s’en remettre à la justice pour désigner la première secrétaire» du PS, poursuit-il. «Ils ne peuvent laisser croire qu’il y a eu de la triche parce que dans cette ultime consultation, Ségolène Royal a perdu».

12h22 Les représentants de Ségolène Royal à la commission chargée de vérifier les votes militants socialistes demandent, dans un document officiel, au Conseil national prévu aujourd'hui l'annulation du scrutin du 21 novembre pour désigner le premier secrétaire du PS.

10h54 Jean-Marc Ayrault, chef de file des députés PS, appelle Ségolène Royal et Martine Aubry à «se parler, à se tendre la main. Il faut s'arrêter, faire cesser un feuilleton totalement ridicule», déclare t-il sur i-télé, jugeant que «demain, celle qui dirigera le Parti socialiste ne pourra pas le faire sans associer les autres.»

8h20 Manuel Valls, lieutenant de Ségolène Royal, sur Europe 1: «il y a de la révolte chez les militants. Il devrait y avoir beaucoup de monde ce soir devant le siège du PS et à la Mutualité» où le Conseil national doit donner le nom de la nouvelle première secrétaire. «Il reste encore quelques heures aux responsables du Parti socialiste pour un véritable sursaut et pour décider d'organiser un nouveau vote transparent».

8h15 Vincent Peillon, bras droit de Ségolène Royal, sur France info: «après le premier travail de la commission hier, il n’y a plus que quatre voix d’écart» entre Martine Aubry et Ségolène Royal. Selon lui, «il faut renoncer à proclamer un Premier secrétaire ce soir», un nouveau vote s'impose.

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PS : l'ère Aubry débute sous fond de tensions
Créé le 06/12/08
- Dernière mise à jour le 07/12/08 à 10h15 europe1.fr

La secrétaire nationale du PS Martine Aubry a rendu publique samedi la liste de son équipe, forte de 38 membres, avec notamment Benoît Hamon comme porte-parole. Une équipe critiquée par les partisans de Ségolène Royal, à l'image du député européen Vincent Peillon. Il a estimé ce dimanche que la dirigeante du parti avait fermé la porte à certains courants du Parti socialiste en présentant son équipe de direction.

Le Conseil national du Parti Socialiste a approuvé samedi par 146 voix pour, le texte d'orientation politique proposé par Martine Aubry. Les partisans de Ségolène Royal se sont abstenus. Les 300 membres du Conseil ont également approuvé par un vote à main levée l'équipe de direction de 38 membres (le "secrétariat national" du parti), présentée par Martine Aubry. Les partisans de la présidente de la région Poitou-Charentes se sont abstenus et ne font pas partie de cette direction.

Au sein du secrétariat national on retrouve notamment l'eurodéputé Benoît Hamon au poste de porte-parole, dont la motion avait obtenu 18,5% au Congrès de Reims, au secrétariat national chargé de la rénovation le député Arnaud Montebourg, en tant que conseiller politique auprès de la première secrétaire le député François Lamy, proche de la maire de Lille, ou encore le député européen Harlem Désir, proche de Bertrand Delanoë, qui est chargé de la coordination.

Les divisions au sein du Parti Socialiste se poursuivent. "La volonté était clairement de nous exclure de la direction du Parti socialiste. La porte est bien fermée", a affirmé Vincent Peillon dans un entretien au Journal du Dimanche. Aucun proche de Ségolène Royal ne fait partie de l'équipe de direction du PS. Le député a également réfuté les accusations des partisans de Martine Aubry, selon lesquelles Ségolène Royal a refusé la main tendue par la nouvelle Première secrétaire. "C'est totalement inexact. Avec Ségolène Royal, j'ai rencontré deux fois Martine Aubry, mercredi et samedi, et à aucun moment, elle n'a avancé d'offre concrète", a-t-il dit.

Pour sa part, la première secrétaire du PS a déclaré samedi qu'elle "respectait totalement" la décision de son ex-rivale Ségolène Royal de ne pas faire figurer ses proches dans l'équipe de direction du parti, tout en lui réaffirmant que "la porte restera toujours ouverte".

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dimanche 07 décembre 2008 Michel URVOY Ouest.France Sans Royal, Aubry tente de relancer un PS déchiré

La Première secrétaire du PS, Martine Aubry, a constitué une équipe plus féminine (19 femmes pour 19 hommes) et plus jeune (40 % ont moins de 40 ans). : AFP

La présidente de Poitou-Charentes était absente et aucun de ses proches ne figure dans les instances annoncées, hier, lors du conseil national. Reims laisse des traces.
Les socialistes ne vont pas rigoler tous les jours. Pas seulement parce que l'humour n'est pas le trait dominant de Martine Aubry.
On l'a vu hier lors du conseil national qui a approuvé par 146 voix pour et 72 abstentions (les « royalistes ») la ligne issue des motions Aubry, Delanoë et Hamon.
Arnaud Montebourg, François Lamy, Harlem Désir, Benoît Hamon et Didier Migaud forment la garde rapprochée de la première secrétaire (1).

• Une « minorité » de 50 %... qui a donné lieu à des échanges savamment pipés. Florilège : « La motion Ségolène pèse 29 %. 50 %, c'était l'instantané d'un jour » (Pierre Moscovici). « Une mascarade. Tout ça a été fait pour mettre Ségolène Royal dehors » (Vincent Peillon). « Moi, je prends mes distances » (Stéphane Le Foll, bras droit de Hollande). « On avait tendu la main, elle l'a refusée. Une occasion manquée » (Guillaume Garot, « ségoliniste »). « Je n'entre pas dans cette cuisine. Tout ce que j'espère, c'est qu'on aura un député de plus (à Reims) ce dimanche » (Jean-Marc Ayrault). « Il n'y a pas une bonne et une mauvaise partie du parti » (Julien Dray, « ségoliniste »). « C'est pas grave d'être dans la minorité, j'en viens » (Benoît Hamon). « On oblige 50 % du parti à la clandestinité » (François Rebsamen, « ségoliniste »).

« La porte reste ouverte »

Hier matin, c'était carrément « on refait le congrès ». La tension était même extrême lors du vote du texte d'orientation Aubry et des amendements, refusés en bloc, de l'équipe Royal. Il faut dire que la plupart des participants avaient découvert la « feuille de route » en début de réunion. Savamment jalonnée de cailloux anti-Royal, elle ne pouvait qu'être rejetée. Et les « royalistes » la rejetant, aucun poste ne leur a été octroyé. « La porte reste ouverte », assure Martine Aubry. « Ce n'est pas un drame. Notre but n'est pas de mener une guerre », assure Jean-Louis Bianco, bras droit de la présidente de Poitou-Charentes.

• Une feuille de route discutée. Le texte d'orientation intègre naturellement la crise actuelle et ancre le PS plus nettement à gauche sur les questions de pouvoir d'achat, de services publics, de partage des fruits de la croissance. Martine Aubry a bombardé, pendant une demi-heure, la politique de Nicolas Sarkozy pour lui opposer « un nouveau modèle économique, social, durable et garantissant les droits fondamentaux ». Le plus remarquable étant sans doute la dimension européenne omniprésente : « L'Europe doit être réorientée pour proposer une alternative au modèle libéral ».

L'Europe, sujet sensible en raison de la cassure de 2005 entre alliés d'Aubry. Plus brûlantes encore, la question des alliances au centre, la désignation du candidat à la présidentielle et l'organisation du parti ont mis le feu aux poudres, provoquant monopolisation du micro, fausses sorties et vraies invectives.

• Une ruche nommée Solférino. Martine Aubry présente d'abord un parti « aux couleurs du pays » avec « 60 % de nouveaux visages, 40 % de moins de 40 ans et 19 femmes, 19 hommes au secrétariat national ». Elle promet ensuite de la sueur, avec des réunions tous les mardis matin, des conseils nationaux exceptionnels pour coller à l'actualité, un « Forum des territoires », « un laboratoire des idées », des « universités régionales de la connaissance », des assises de la rénovation. « Le PS doit redevenir une ruche. »

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L'UMP dénonce les propos de Royal sur le congé maternité de Dati 12.01.09 | 17h20

PARIS (Reuters) - L'UMP a jugé "scandaleux" lundi les propos de l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle Ségolène Royal rendant Nicolas Sarkozy responsable de la brièveté du congé maternité de Rachida Dati.

Le parti majoritaire a en revanche estimé que la proposition de la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse visant à créer un congé maternité de 16 semaines pour les responsables politiques, voire pour les ministres, était intéressante et méritait d'être étudiée.

Rachida Dati a repris son travail de ministre de la Justice mercredi dernier, cinq jours à peine après avoir accouché.

"Nous avons trouvé scandaleux les propos de Ségolène Royal dans le Journal du Dimanche", a déclaré Chantal Brunel, porte-parole de l'UMP.

"Nous estimons que ces propos sont injurieux à l'égard du président de la République, qui a donné aux femmes des responsabilités comme jamais depuis que la République existe", a-t-elle dit, ajoutant qu'ils remettaient en cause "la liberté de femme qu'a Rachida Dati et sa responsabilité de femme".

Première ministre en exercice à accoucher - en 1992, lorsqu'elle était ministre de l'Environnement -, Ségolène Royal a déclaré que Rachida Dati n'avait eu d'autre choix que de reprendre le travail, étant victime d'une "forme de harcèlement".

"Quel choix a-t-on lorsqu'on est garde des Sceaux et que le président de la République décide d'annoncer une importante réforme de la justice un mercredi alors qu'on a accouché le vendredi précédent ? La pression est extrêmement violente. (...) On sait ce que coûte la politique de la chaise vide, le responsable de la reprise rapide de Rachida Dati, c'est Nicolas Sarkozy," a-t-elle dit.

"Qu'on laisse donc tranquille Rachida Dati ! Cet acharnement contre elle est indécent et injuste", a-t-elle ajouté.

Laurent Fabius a renchéri lundi matin, estimant que la polémique avait été déclenchée par Nicolas Sarkozy lui-même.

"Rien de tout ça ne serait arrivé si M. Sarkozy n'avait eu l'étrange idée alors que Mme Dati venait d'accoucher d'inscrire à l'agenda du conseil des ministres (...) un projet qui la concernait au premier chef", a-t-il déclaré sur Canal+.

"Par courtoisie, il aurait pu attendre", a ajouté l'ancien Premier ministre socialiste.

Invitée dimanche de l'émission Dimanche soir politique, Valérie Pécresse a proposé qu'une réforme institutionnelle instaure des congés maternité de 16 semaines pour les élues, les fonctions de chaque responsable concernée étant exercée par un suppléant pendant la période.

Cela permettrait, selon la ministre de la Recherche, d'attirer des femmes en politique et de leur éviter "des choix inhumains en termes de vie privée".
Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse

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Dati : Fadela Amara « un peu » choquée lesEchos.fr [ 12/01/09 ] Etrange journée pour Rachida Dati.

La ministre de la Justice, qui a fait son retour aux affaires cinq jours à peine après son accouchement, s'est vue critiquer hier par une de ses collègues au gouvernement, Fadela Amara.

Sur France 2, la secrétaire d'Etat à la Ville a avoué être « un peu » choquée par la reprise rapide du travail de la ministre, l'accusant en creux de faire du tort aux droits des femmes : « Il ne faudrait pas qu'une décision personnelle mette en danger un acquis social », a-t-elle affirmé.

Plus tôt, dans « Le Journal du dimanche », Rachida Dati avait reçu le soutien de... Ségolène Royal. La socialiste, qui avait elle-même accouché quand elle était ministre, a souhaité qu'« on laisse tranquille » la garde des Sceaux, reprochant à Nicolas Sarkozy de l'avoir poussée à revenir sur le devant de la scène par son « comportement brutal, provocateur et humiliant ».

« Au regard du Code du travail, cela s'appelle du harcèlement moral », a-t-elle insisté. Le chef de l'Etat est « respectueux de l'engagement des femmes en politique », a aussitôt assuré Nadine Morano, la secrétaire d'Etat en charge de la Famille.

De son côté, Valérie Pécresse, la ministre de l'Enseignement supérieur, a plaidé hier sur France Inter et i-Télé pour la création par la loi d'un « intérim de seize semaines » pour les femmes politiques après un accouchement.

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Ségolène Royal : "Oui, j'ai inspiré Obama" NOUVELOBS.COM | 20.01.2009 | 14:59

Bien que la cérémonie d'investiture ne commence qu'à 10h heure locale, Américains et étrangers ont choisi de se lever à l'aube pour avoir une bonne place.

Ségolène Royal affirme mardi 20 janvier, dans une interview au Monde, avoir "inspiré" la campagne électorale de Barack Obama.

"Oui, j'ai inspiré Obama et ses équipes nous ont copiés", déclare l'ancienne candidate du Parti socialiste à l'élection présidentielle, qui ne voit pas pourquoi elle "n'assumerait pas". En 2007, Ségolène Royal est candidate tandis que Barack Obama n'est encore que prétendant à l'investiture démocrate pour la présidentielle américaine.

Le sénateur de Chicago envoie une équipe à Paris étudier le site Désir d'avenir. "Chez nous ils ont enregistré les idées de 'gagnant-gagnant', de 'citoyen-expert'", explique Ségolène Royal au Monde.

Elle ajoute que l'équipe d'Obama a adapté son idée de "démocratie participative" à la mode américaine, en conservant son objectif de refonder la manière de faire de la politique.

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Royal "copiée" par Obama: "C'était de l'humour" Par Lauranne Provenzano, publié le 22/01/2009 14:30 - mis à jour le 22/01/2009 15:27 lExpress.fr

L'ex-candidate à la présidentielle avait déclaré au Monde qu'elle avait inspiré Obama et que ses équipes l'avaient copiée. "C'était de l'humour", réagit Ségolène Royal sur son site Désirs d'avenir, après les commentaires moqueurs parus dans la presse et sur Internet.

En direct de Washington, où elle assistait mardi à la cérémonie d'investiture de Barack Obama, la présidente de la région Poitou-Charentes avait déclaré au Monde qu'elle "assumait" l'idée selon laquelle certains de ses concepts, notamment en matière de communication de campagne, avaient été repris par le démocrate américain. "Oui, j'ai inspiré Obama et ses équipes nous ont copiés", déclarait-elle alors, faisant allusion au développement des idées de "gagnant-gagnant" et de "démocratie participative".

Récidive Ce n'est pas la première fois que Ségolène Royal se trouve des convergences avec Barack Obama. En septembre 2008, au sortir de son incroyable prestation au Zenith sur le thème de la "Fra-ter-ni-té", un membre de son cabinet avait expliqué à un journaliste de L'Express: "Regardez bien Obama: c'est lui qui s'est inspiré de la façon dont Royal fait de la politique". Evidemment.Démenti donc sur le blog de Désirs d'avenir où Ségolène Royal affirme aujourd'hui qu'elle plaisantait! "Je viens de prendre connaissance des commentaires moqueurs (...) au sujet d'une de mes déclarations sur la campagne de Barack Obama, que j'aurais "inspirée".

"Je comprends que cette phrase ait pu surprendre ceux qui, à distance, n'avaient ni le son ni l'image: 'Son ego est devenu totalement démesuré!', se sont-ils dit." Et de s'expliquer sur ce malentendu: "Après une conférence de presse centrée sur le moment historique que nous vivions, moment auquel je participe au milieu du peuple américain, en toute humilité et sans protocole, c'est à une question amicalement provocatrice d'un des journalistes que j'ai répondu de façon humoristique!"

"C'est nous qui aurons à nous inspirer d'Obama"

"La force de l'événement vécu ici et dans le monde m'a impressionnée... mais pas au point de perdre la lucidité!", assure-t-elle, toujours depuis les Etats-Unis.

Seulement, le journaliste du Monde qui l'a rencontrée n'a absolument pas vu les choses sous cet angle: "Je n'ai personnellement pas perçu la réponse de Ségolène Royal comme étant de l'humour". "Je peux évidemment m'être mépris, mais la précision sur le fait qu'elle 'assume' m'est apparue confirmer ma perception", explique-t-il sur le site du quotidien.

L'ancienne candidate socialiste termine son post en toute humilité, faisant valoir que ce sont plutôt ses équipes qui auraient bien eu besoin du savoir-faire du nouveau président américain: "Sur la campagne et l'utilisation d'Internet, c'est sans doute nous qui aurons à nous inspirer de Barack Obama, et peut-être même, ici ou là, à le 'copier'."

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Sarkozy, Aubry, Jospin... le livre au vitriol de Royal leparisien.fr 28.01.2009, 14h33 | Mise à jour : 15h25

L'ancienne candidate malheureuse à la présidentielle et à la tête du PS assistait, la semaine dernière à Washington, à l'investiture d'Obama.
Et créait la polémique en affirmant avoir inspiré la campagne du nouveau président américain.
Ségolène Royal poursuit son retour médiatique en sortant un livre d'entretiens au ton acerbe, dont le Nouvel Observateur à paraître jeudi publie les bonnes feuilles.

Dans «Femme debout»*, en librairie le 5 février, elle égratigne Martine Aubry et d'autres socialistes et traite Nicolas Sarkozy de «m'as-tu-vu». Voici quelques extraits.

> Nicolas Sarkozy et «son déguisement de cowboy» : «Quand il m'a reçue à l'Élysée, peu après la défaite, pour parler de l'Europe, je l'ai trouvé assez médiocre dans le comportement. Il n'y avait pas de hauteur, d'allure, d'élan, de fair-play. (...)
Il était là, les bras ballants, à m'offrir des chocolats, à essayer de me faire parler de ma séparation d'avec François Hollande, à dauber sur des journalistes, à exhiber sa montre et à me dire qu'il était là mais qu'il aurait pu être ailleurs à faire du fric. (...)
Sa force vitale est impressionnante mais c'est vraiment un m'as-tu-vu. (...) Un petit gamin heureux d'être au milieu de ses nouveaux jouets, vous savez, le môme qui a gagné le pompon sur le manège. Avec sa petite étoile de shérif et son pistolet en plastique, son déguisement de cowboy. Il est monté sur le plus grand cheval et il a décroché le pompon».

> Martine Aubry «me regarde toujours comme quand j'étais sa sous-ministre. Elle le pense vraiment. Il y a eu une primaire, une campagne présidentielle, un score plus qu'honorable et je suis sa sous-ministre. Elle ne me regardera jamais autrement». Dans le gouvernement Jospin, Mme Royal avait été ministre déléguée à la Famille, relevant du ministère des Affaires sociales dirigé par Mme Aubry.

> Lionel Jospin «perd toute sa grandeur» : «Lionel Jospin a été un très grand Premier ministre, il est très bon sur beaucoup de dossiers mais devient irrationnel sur le parti. Il mute et perd toute sa grandeur».

> Jack Lang : «Je ne supporte pas les manipulateurs et les geignards... Le summum, c'est Jack Lang qui a instauré le harcèlement en stratégie de conquête. Dix, vingt, trente coups de fil, matin, midi et soir. On finit toujours par céder. Très efficace mais totalement insupportable.»

> Les «éléphants» socialistes : «La décomposition du PS, au fond, ils s'en moquent (...) Ils pensent que l'agonie sera tellement lente qu'ils ramasseront inévitablement la mise. (...)» «S'il y en a un de meilleur que moi, qu'il y aille, je ferai même sa campagne en 2012. Mais pardon, pour le moment, je ne vois pas.» Leur vision de Ségolène Royal, selon l'intéressée : «Mon dieu, quelle horreur, cette femme est dangereuse, c’est une sorcière… Surtout pas elle… on ne sera plus chez nous.»

> La fête au Zénith : «Forcément ce que je fais est nul, forcément moi c’est à quitte ou double ! Forcément je fais de la com ! (…) C’est moi, tout ce que j’aime dans la politique : le rassemblement, la joie, le discours, l’élan, une forme de transgression qui fait grincer les mutilés du coeur, mais je ne suis pas responsable de certains blocages. Faut-il être neuneu pour hurler au sacrilège, à la secte, alors qu’on ne dit jamais rien à Marie-George pour sa fête de L’Huma, qu’en Italie, la fête de L’Unità passe comme une lettre à la poste et que tout le monde s’extasie devant la campagne d’Obama ! (…) Et en plus ils me copieront. C’est certain. Tous ceux qui me critiquent feront pareil dans quelques années, vous verrez. Aujourd’hui, pas un ne peut attirer 4 000 personnes sur son nom, à part Sarko, bien sûr, mais vous verrez.»
* «Femme debout», livre d'entretiens avec la journaliste Françoise Degois (ed. Denoël) leparisien.fr

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La crise accélère le dégel entre Martine Aubry et Ségolène Royal Par Reuters, publié le 18/02/2009 à 20:58 Laure Bretton, édité par Yves Clarisse l'express.fr

PARIS - Martine Aubry et les proches de Ségolène Royal ont scellé mercredi leur réconciliation officielle, ouvrant la voie à l'entrée de partisans de l'ancienne candidate présidentielle dans la direction du PS.

Martine Aubry et les proches de Ségolène Royal ont scellé mercredi leur réconciliation officielle, ouvrant la voie à l'entrée de partisans de l'ancienne candidate présidentielle dans la direction du PS. (Reuters/Philippe Wojazer et /Christophe Ena/Pool)

Des délégations des deux camps du Parti socialiste se sont rencontrées à Paris pour acter ce rapprochement dont les modalités - nombre de postes et secteurs - restent à définir.

Martine Aubry, qui a assisté à la réunion mercredi matin, a été intronisée à la tête du PS début décembre avec 102 voix d'avance sur l'ancienne rivale de Nicolas Sarkozy, qui réclamait alors 50% des responsabilités au sein du parti.

Au final, les "royalistes" pourraient prendre trois postes d'adjoints fonctionnels dans la direction (trésorerie, fédérations et élections) et au moins cinq postes de secrétaires nationaux et quelques postes d'adjoints.

On ignore si des portefeuilles seront créés pour les accueillir ou s'ils récupéreront des fonctions déjà attribuées.

Plusieurs participants à la réunion ont évoqué une recomposition de la direction plus large au lendemain des élections européennes de juin.

Après trois mois de guerre larvée offrant l'image d'un parti coupé en deux, Ségolène Royal avait posé les jalons de ce rapprochement la semaine dernière.

"Martine Aubry est la chef du Parti socialiste et je suis derrière", avait-elle déclaré sur Canal+.

"Face à la gravité de la crise sociale qui ébranle notre pays, il est de notre responsabilité de travailler ensemble", écrit mercredi Ségolène Royal dans un communiqué intitulé "Gravité et responsabilité".

DES MISSIONS POUR ROYAL

"Je me félicite de la réponse positive que Martine Aubry vient d'apporter à notre demande de rassemblement. Comme je l'ai constamment demandé, nous participerons à la direction du parti", se félicite la présidente de Poitou-Charentes, qui n'a pas participé à la rencontre de mercredi.

Les mots se font également plus doux du côté de Martine Aubry. Ségolène Royal "est une femme courageuse et déterminée", expliquait-elle dans Le Parisien vendredi.

Mercredi matin, la maire de Lille a évoqué le "statut particulier" de son ancienne rivale, commettant au passage un joli lapsus. Au lieu de parler de l'ancienne "candidate à la présidence", elle a évoqué "l'ancienne présidente de la République".

"Je lui ai proposé (...) d'avoir des missions à l'international et en France pour qu'elle puisse apporter ses convictions, sa détermination, à la résolution d'un certain nombre de problèmes pour notre parti", a précisé Martine Aubry sur France Inter. Une offre que le camp Royal ne confirme pas pour l'instant.

Les élections européennes ont également accéléré le réchauffement entre les deux clans.

Les listes doivent être présentées lors d'un conseil national le 28 février avant d'être validées par les militants lors d'un vote le 12 mars.

Le camp Royal réclame huit à neuf positions éligibles.

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VIE PRIVÉE Paris-Match : "Ca ne ressemble pas à des photos volées" NOUVELOBS.COM | 26.02.2009 | 15:13

Interrogés par nouvelobs.com, plusieurs spécialistes doutent que les photos de Ségolène Royal avec son compagnon soient des clichés volés.

La Une de Paris-Match (DR) Dans le petit milieu de la presse people et des paparazzi, l’indignation et les protestations de Ségolène Royal, après la publication par Paris Match de photos de l'ancienne candidate PS à la présidentielle en compagnie de son ami, surprennent.

Pour Gilles Martin-Chauffier, rédacteur en chef de Paris Match, auteur du "scoop", "si Ségolène Royal voulait vraiment rester incognito, elle n’aurait pas été à Marbella où travaillent en permanence une meute de paparazzis. Si on ne veut pas être photographié, on va dans un village perdu ou chez des amis. Elle doit savoir ça quand même !"

Un diagnostic partagé par Jean-Claude El Fasi, le plus célèbre des paparazzis, qui n’hésite pas à parler d’un "rendez-vous marqué" (de fausses photos volées, dans le langage du métier): "Les photographes qui planquent à Marbella ont la liste des passagers avant même qu’ils n’atterrissent. Et en plus, Ségolène Royal est descendue dans le même hôtel que Gad Elmeh qui avait des paparazzis à ses trousses. Un photographe qui était sur place l’a vue. Il a tout de suite prévenu son agence qui a envoyé 3 photographes de Paris. Si tu ne veux pas te 'faire déglinguer' tu ne vas ni à Marbella, ni à Saint-Barth, ni à Saint-Martin, ni aux Maldives. Dès que tu mets le pied sur le tarmac, tu es shooté. C’est impossible qu’elle ne sache pas ça !"

Patrick Mahé qui fut rédacteur en chef de Paris Match (1981-1996), et auteur, avec Jean Durieux, d’un livre à paraître le 5 mars, "Les dossiers secrets de Paris Match" a lui aussi expertisé les clichés scandaleux : "ça ne ressemble pas à une vraie planque. Les photos donnent l’impression d’être trop figées, comme si il y avait une petite connivence. C’est ma première impression, moi qui ai vu défiler sous mes yeux des milliers de photos. Est-ce un rendez-vous manqué ou une fausse planque ? Par exemple quand vous voyez les photos de Cécilia Sarkozy et Richard Attias qui avaient été publiées dans Match, on voyait bien qu’ils avaient été surpris. Et que la photo avait été prise de loin.

Aujourd’hui, les photos de Ségolène et André Hadjez ont quelque chose de trop nette qui permet de douter. Mais ce n’est qu’une impression…" Quoi qu’il en soit, d’après nos informations, la bonne affaire a été réalisée par l’agence Eliot, grande spécialiste de la photo people. Montant probable de la cession à Paris Match : 50.000 à 70.000 euros.

En marge d’une conférence de presse sur le plan énergie solaire de la région Poitou-Charente, Ségolène Royal a déclaré: "Ce n'est pas la première fois que Match a volé des photos, je les avais mis en garde mais je n'avais pas porté plainte. Comme ça recommence je pense que je vais faire appliquer la loi", a-t-elle poursuivi.
Son avocat, Jean-Pierre Mignard, que nouvelobs.com n’est pas parvenu à joindre, a assuré sur Europe 1 qu'il allait assigner Paris Match à la suite de cette publication. Alain Chouffan

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Ségolène Royal porte plainte contre Paris Match 02 mars 2009 12.00

NANTERRE (AFP) — Une assignation en référé a été déposée lundi au tribunal de grande instance de Nanterre, par Ségolène Royal contre le magazine Paris Match, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

La plainte a été déposée sur le fondement de l'atteinte à la vie privée.

Ségolène Royal s'était émue jeudi de la publication par Paris Match de photos la montrant au bras d'un homme, tandis que l'hebdomadaire appelait à "arrêter l'hypocrisie".

L'ex-candidate PS à la présidentielle avait fait connaître son intention d'assigner Paris Match en référé, par la bouche de son avocat et ami Jean-Pierre Mignard.

Les photos ont été prises en Espagne. L'homme qui y figure auprès de Ségolène Royal est présenté par Match comme un éditeur de jeux de société, inconnu du public et étranger au monde politique. Outre la une, plusieurs clichés sont publiés en pages intérieures, dans le cadre d'un long reportage évoquant aussi la présence en Guadeloupe de la présidente de Poitou-Charente.

"Ce sont des photos volées, une fois de plus. Ce serait pas dommage si on me laissait un peu tranquille", avait déclaré Mme Royal lors d'un point de presse consacré à son plan énergie solaire régional.

"Ce n'est pas la première fois que Match a volé des photos, je les avais mis en garde mais je n'avais pas porté plainte, avait-t-elle poursuivi. Comme ça recommence, je pense que je vais faire appliquer la loi".

"Cela arrive en plus à un moment où il y a eu des événements graves en Guadeloupe et ça fait un peu télescopage", a-t-elle encore noté.

Paris Match avait appelé en réponse à "arrêter l'hypocrisie".

"Pourquoi les photographes bienvenus pour couvrir la présence de Ségolène Royal à Pointe-à-Pitre ne le seraient pas dans les rues de la station balnéaire espagnole?", s'était interrogé l'hebdomadaire dans une "mise au point de la rédaction" publiée sur son site internet.

"En apparaissant au bras d'un compagnon dans les rues de la station balnéaire de Marbella pendant les vacances scolaires, (Ségolène Royal) donne le signe qu'elle n'est plus seule et qu'elle est prête à ouvrir un nouveau chapitre de sa vie", estime Paris Match.

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arrêt sur images Par la rédaction le 03/03/2009 15h00 ça reste à vérifier Plainte Filippetti / Piketty : domaine public ?

La plainte d'une députée PS contre son conjoint, économiste renommé, pour violences conjugales, est-elle une information à caractère public ?

Ce matin, un confidentiel du Figaro signalait le dépôt de la plainte par la députée : "Rien ne va plus entre Aurélie Filippetti, députée socialiste proche de Ségolène Royal, et Thomas Piketty, un des économistes les plus écoutés au PS.
Le 6 février dernier, elle a déposé plainte à Paris contre son compagnon pour «violences entre conjoints».

L'enquête préliminaire a été confiée à la brigade de répression de la délinquance contre les personnes."

L'AFP a choisi d'enquêter sur cette information, et a produit une dépêche sur le sujet à 12h21, s'appuyant sur "une source proche du dossier". Seule information supplémentaire : la réponse à l'AFP de Thomas Piketty, qui a estimé que "ce sont des histoires de caniveau". Ainsi installée dans le domaine public par l'AFP, l'affaire a alors été reprise sur les différents sites d'actualité.
Filipetti et Piketty n'avaient jamais, d'eux même, médiatisé leur relation.

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Trois magazines condamnés pour atteinte à la vie privée de Ségolène Royal 12 mars 2009

NANTERRE (AFP) — Les magazines people Voici, Closer et France Dimanche ont été condamnés en référé jeudi par le tribunal de Nanterre pour des numéros de novembre 2008 relatant, avec des photos, une prétendue relation entre Ségolène Royal et l'ex-auteur des Guignols Bruno Gaccio, selon des ordonnances que l'AFP a pu consulter.

L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle avait assigné en référé les trois titres le 25 février, à la veille d'une polémique sur la diffusion par Paris Match de photos la montrant au bras d'un homme, inconnu du grand public, lors d'un récent séjour à Marbella, en Espagne.

Cette affaire, dans laquelle Mme Royal a demandé 50.000 euros d'indemnité provisionnelle, a été examinée mercredi et l'ordonnance sera rendue le 20 mars.

Les trois décisions rendues jeudi matin condamnent les groupes Mondadori France (Closer) et Prisma Presse (Voici) à verser chacun d'entre eux 7.000 euros d'indemnité provisionnelle et 1.000 euros de frais de procédure.

Le groupe Hachette Filipacchi (France Dimanche) se voit condamné à 4.000 euros d'indemnité provisionnelle et 1.000 euros de frais de procédure.

Ségolène Royal réclamait 10.000 euros d'indemnité et 5.000 euros de frais de procédure à chacun des magazines.

Tout en condamnant les trois titres, la juge des référés a relevé dans ses ordonnances que l'"étendue du préjudice" devait s'apprécier "à la mesure de la discrétion dont la demanderesse a entendu s'entourer" dans le passé.

Sur ce point, la décision visant Voici souligne ainsi que Ségolène Royal "a fait preuve d'une complaisance certaine à propos de tout ce qui touchait à sa vie privée et familiale".

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Royal : «Le gouvernement est méprisant, incompétent et obstiné» leparisien.fr |19.03.2009, 08h13 | Mise à jour : 09h26

Avant d'aller défiler à Poitiers, capitale de la région Poitou-Charentes qu'elle préside, Ségolène Royal était l'invitée d'RTL jeudi matin. «Ce n'est pas de la récupération politique. Je suis tous les jours aux côtés des salariés», précise-t-elle avant d'ajouter que «ce défilé est non seulement légitime mais aussi utile. Le pouvoir va peut-être enfin réagir ».

Les déclarations de François Fillon qui a souligné que toute dépense supplémentaire entraînerait de la dette en plus la font bondir. «Je suis très choquée d'entendre le gouvernement dire que rien ne changera avant même cette journée de mobilisation. Il est soit méprisant, incompétent ou obstiné ou un peu des trois. Car l'Etat a des marges de manoeuvres. Il peut demander des contreparties quand il met de l'argent dans les banques en nationalisant temporairement par exemple. Il peut aussi cibler à quelles entreprises il accorde ses aides et sécuriser le parcours professionnel des salariés pour qu"ils puissent garder leur contrat et continuer à se former» en cas de coup dur.

Interrogée sur une possible récupération politique de la grève par Olivier Besancenot, elle considère que le fondateur du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) «est absent et ne fait aucune proposition ». leparisien.fr

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03 avril 2009 Reuters La reprise de la Camif créera 600 emplois en 3 ans, selon Royal

Selon Ségolène Royal, les trois entreprises qui ont repris une partie des activités de la Camif à Niort (Deux-Sèvres) devraient créer près de 600 emplois en trois ans.

"Le plan de reprise de Camif par les entreprises Matelsom, Geodis et Teleperformance devrait créer d'ici à trois ans près de 600 emplois", a indiqué la présidente socialiste de la région Poitou-Charentes lors d'une conférence de presse.

Ces trois sociétés, regroupées au sein d'un consortium, ont repris le mois dernier une partie des activités de l'ancienne société de vente par correspondance Camif Particuliers mise en liquidation judiciaire après avoir rencontré des difficultés financières récurrentes.

Avec la liquidation de Camif SA, la maison-mère, ce sont près d'un millier d'emplois qui ont été supprimés.

Matelsom, société de vente en ligne de literie, qui a racheté la marque Camif, le fichier clients et le site internet Camif.fr, devrait créer 150 emplois.

"Le projet développé par Matelsom s'appuie sur les valeurs historiques de la Camif: le développement durable et l'économie solidaire (...) Matelsom peut s'appuyer sur un savoir-faire incontesté dans l'e-commerce. Il va positionner la Camif comme l'un des nouveaux acteurs essentiels du domaine", indique la région dans un communiqué.

Les deux autres opérateurs de la reprise sont Géodis, filiale de la SNCF, qui a repris les actifs logistiques, et Téléperformance, société de centres d'appel. Claude Canellas, édité par Yves Clarisse

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DAKAR Ségolène Royal demande "pardon" pour le discours de Sarkozy NOUVELOBS.COM | 07.04.2009 | 09:12

A l'occasion d'un déplacement au Sénégal, la socialiste a demandé "pardon" pour "des paroles humiliantes qui n'auraient jamais dû être prononcées et qui n'engagent pas la France". Des critiques "très démagogiques", répond Bernard Kouchner.

A l'occasion d'un déplacement de six jours au Sénégal, son pays natal, Ségolène Royal a demandé "pardon", lundi 6 avril, pour les "paroles humiliantes" de Nicolas Sarkozy sur "l'homme africain".

Dans un discours prononcé le 26 juillet 2007 dans la capitale sénégalaise, Nicolas Sarkozy avait rejeté tout repentir sur la colonisation et estimé que "l'homme africain (n'était) pas assez entré dans l'Histoire". Ce jugement avait provoqué un tollé en Afrique.

En visite depuis samedi au Sénégal dans le cadre d'un de ses nombreux déplacements à l'étranger pour préparer la présidentielle de 2012, Ségolène Royal, qui s'est présentée en "fille de l'Afrique et sœur des hommes et des femmes d'ici", n'a pas manqué l'occasion de prendre le contre-pied de son vainqueur de 2007.

"Pardon pour ces paroles humiliantes"

"Quelqu'un est venu ici vous dire que 'l'homme africain n'est pas entré dans l'Histoire'. Pardon pour ces paroles humiliantes qui n'auraient jamais dû être prononcées et qui n'engagent pas la France", a lancé la socialiste dans un discours sur "L'Afrique et l'Europe au XXIe siècle". "Car, vous aussi, vous avez fait l'histoire, vous l'avez faite bien avant la colonisation".

Ségolène Royal, qui avait déjà fait un pèlerinage sur sa terre natale avant la primaire socialiste de 2006, a plaidé pour une "égalité vraie, loin des paternalismes, des misérabilismes, des ostracismes, des doubles langages qui masquent mal les doubles jeux" entre l'Afrique et l'Europe.

"Oui, la France doit honorer sa dette à l'égard de l'Afrique et les Français doivent apprendre à l'école ce qu'ils ont reçu de l'Afrique", a-t-elle lancé, en rappelant notamment que "le 8 mai 1945, sans l'Afrique et les Africains, jamais la France n'aurait retrouvé sa liberté".

"Sanglante répression" en novembre 1944

La socialiste a aussi évoqué la "sanglante répression" menée en novembre 1944 par l'armée française au camp de Thiaroye près de Dakar contre les tirailleurs mutinés, qui fit 35 morts. "Pardon. Merci pour le passé. Et, s'il vous plaît, pour l'avenir, bâtissons ensemble", a-t-elle supplié dans ce discours.

La présidente de la région Poitou-Charentes a souhaité la création d'une "commission vérité et avenir commun" qui "aurait pour mission de dire le vrai, de pacifier les mémoires et de recueillir tous les témoignages".

Plus largement, Ségolène Royal, qui a été reçue lundi par le président Abdoulaye Wade, a prôné une "relation fondée sur le respect et l'intérêt mutuel" entre la France et l'Afrique. Alors que Nicolas Sarkozy a maintenu la relation avec les partenaires traditionnels de la France sur le continent, en dépit de ses promesses de campagne, elle a souhaité la fin de la "Françafrique" et de "l'opacité de décisions prises dans le secret de quelques bureaux".

"Construire la paix et la prospérité"

Dénonçant "cette idée fausse selon laquelle la démocratie et les droits fondamentaux n'auraient qu'un seul berceau, l'Occident", elle a affirmé que la France ne pouvait "ni soutenir les dictatures, ni jamais abandonner les démocrates".

Ségolène Royal a exprimé sa conviction que l'alliance entre l'Europe et l'Afrique "est une chance à saisir" pour "construire la paix et la prospérité", déplorant que les pays africains, "premières victimes" de la crise, n'aient pas été représentés au G-20. Citant en exemple le projet de coopération décentralisée de Poitou-Charentes avec la région sénégalaise de Fatick, elle a plaidé pour une nouvelle approche de l'aide au développement, "construite avec" les pays pauvres.

La présidente de Poitou-Charentes poursuivra sa visite jusqu'à jeudi, quand elle se rendra dans sa maison natale de Ouakam.

"Un effet facile"

Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a réagi mardi aux critiques de Ségolène Royal les jugeant "très démagogiques", tout en reconnaissant que le discours du président avait été "maladroit".

"C'est un effet facile, surtout longtemps après", a estimé Bernard Kouchner sur RTL. La critique de la socialiste "me semble extraordinairement maladroite et très démagogique". "La phrase ne peut pas être retirée du contexte. Cette phrase était sans doute maladroite, mais cela ne signifiait ni racisme, ni jugement péjoratif", a-t-il assuré. "Elle a été mal comprise".

Mais "il y a eu après un discours du Cap, il a été très bien compris et il a annoncé ce qu'était la politique étrangère de la France vis-à-vis de l'Afrique, c'est-à-dire de pays adultes, indépendants", a rappelé Bernard Kouchner. Il est "terminé le temps des interventions avec l'armée française pour défendre les gouvernements en proie à des conflits internes; une par une, les bases militaires sont négociées, et les accords de défense renégociés un par un", a-t-il conclu. (avec AP)

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dimanche 19 avril 2009 ouest-france.fr Royal s'excuse encore au nom de la France

Et une nouvelle fois pour des propos de Nicolas Sarkozy : ceux qu'on lui prête sur le socialiste espagnol José Luis Zapatero. Une nouvelle figure de style apparaît dans le débat politique. Ce sont les excuses de Ségolène Royal pour corriger des paroles de Nicolas Sarkozy. L'ex-candidate à la présidentielle avait déjà demandé « pardon » aux Africains pour le discours controversé du chef de l'État à Dakar. Elle récidive en s'engouffrant dans la polémique sur les propos acides que le président de la République aurait tenus sur certains dirigeants, mercredi, lors d'un déjeuner avec des parlementaires.

« Peut-être pas intelligent »

Bout de phrase incriminé : « M. Zapatero n'est peut-être pas très intelligent. » Démenti par l'Élysée mais aussi par des invités, y compris de gauche, à ce fameux déjeuner. Selon eux, la phrase entière était plutôt : « M. Zapatero n'est peut-être pas intelligent mais il a gagné deux fois les élections ». Un compliment maladroit à replacer dans son contexte : la conversation, au ton très... libre, venait d'évoquer l'intelligence de Lionel Jospin. Sarkozy aurait aussi tenu des propos peu diplomatiques au sujet de Barack Obama et d'Angela Merkel.

Pas vraiment de quoi fouetter un chat. Sauf que la presse internationale s'en est mêlée. Et Ségolène Royal aussi. Dans une lettre adressée au Premier ministre espagnol, elle lui présente des « excuses » pour des « propos injurieux » n'engageant « ni la France, ni les Français ». Au passage, elle sermonne Nicolas Sarkozy : « Exercer le mandat de président de la République impose un devoir de maîtrise de son langage et de son comportement. »

La réaction de l'UMP ne s'est pas fait attendre. Son patron, Xavier Bertrand, a qualifié la présidente de Poitou-Charentes de « spécialiste de la manipulation » ne cherchant qu'à « faire parler d'elle ». Reste que, pour la seconde fois en une semaine, Ségolène Royal épingle Nicolas Sarkozy sur des propos relevant du « domaine réservé » de la politique étrangère. Manière de se hisser à son rang dans le débat politique français et, vis-à-vis du PS, de rappeler qu'elle continue d'y jouer un rôle de premier plan.

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Publié le 28/05/2009 à 11:11 - Modifié le 28/05/2009 à 11:25 Le Point.fr MAUVAIS ESPRIT - Ségolène Aubry et Martine Royal, les deux championnes du PS Michel Richard

Martine Aubry et Ségolène Royal affichent leur unité

Malgré sa prestation plus qu'honorable à la dernière présidentielle, certains doutaient encore que Ségolène Royal ait une stature de présidentiable. Quant à l'idée que Martine Aubry ait une crédibilité suffisante pour prétendre se présenter à l'élection de 2017, elle faisait carrément s'esclaffer beaucoup. Depuis le meeting commun, mercredi soir, des deux dames à Rezé , tous ces ricaneurs doivent se rendre à l'évidence, et peut-être même demander pardon pour leur manque de clairvoyance. Car Martine Aubry comme Ségolène Royal, Ségolène Royal comme Martine Aubry ont prouvé qu'elles avaient toutes les deux les galons pour jouer au plus haut niveau.

Imaginez Ségolène Royal. Il lui a d'abord fallu accepter de porter une veste compatible avec celle de Martine, qui ne la flatte pas trop, sans la désavantager. Plus éprouvants encore, ces mots qu'elle a prononcés avec conviction et sourire : "Ma chère Martine, notre première secrétaire, quel bonheur de se retrouver à côté de toi, vaillante et opiniâtre." Si ce n'est pas du professionnalisme, ça ! Débiter avec naturel des mots qui vous écorchent la bouche exactement tels qu'ils avaient été écrits sur le script de la rencontre... bravo l'artiste ! Martine Aubry n'a pas été mauvaise non plus. Elle n'a pas caché son bonheur d'être avec Ségolène et a sous-entendu lourdement qu'elles avaient des points communs insoupçonnables aux yeux des malveillants. Chapeau, là encore ! Quand on est capable d'une telle performance, on peut tout faire dans la vie, notamment diriger un pays.

Mais là où toutes les deux se sont surpassées, c'est quand, disant ce qu'elles ont dit, affichant leur solidarité comme elles l'ont affichée, se pâmant de la joie des retrouvailles comme elles se sont pâmées, elles ont su atteindre ce rare niveau de professionnalisme à partir duquel tout le monde a compris qu'il ne fallait rien croire de ce qu'elles disaient. Du très, très beau boulot.

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Ségolène Royal amoureuse

En attendant l’université d’été du PS à La Rochelle, l’ ancienne candidate à la présidence s’est accordé quelques jours de vacances avec André
Delphine Byrka - actu-match | Jeudi 13 Août 2009

C’est un déjeuner sur une terrasse ensoleillée dans un bistrot de village, près d’Angoulême. Ségolène Royal accepte de poser à table pour une photographe locale. Assis à sa gauche, son amoureux. Ce jour de mai, il ose un sourire timide. Avec ce cliché, André Hadjez, éditeur de jeux de société, vient d’entrer officiellement dans la vie de la présidente de la région Poitou-Charentes.
« Elle a une pudeur d’éducation, nous confie un de ses amis. Si Ségolène ne nous parle pas d’André, c’est par délicatesse à son égard. » Mais elle n’a pas besoin de s’expliquer. Elle est bien dans sa vie, et ça se voit.

Le 5 février dernier, Dominique Besnehard recevait dans son appartement du VIIIe arrondissement, à deux pas des Champs-Elysées. Pour fêter son 55e anniversaire, le gourou du cinéma français avait réuni toutes ses amies chères. Un casting de rêve. Jeanne Moreau, Sophie Marceau, Sylvie Vartan, Nathalie Baye, Emmanuelle Béart et Sandrine Bonnaire sont déjà arrivées quand Ségolène fait une entrée discrète. L’agent de ces dames est en train de prononcer un hommage de bienvenue à ses convives. Elle rejoint l’assistance sur la pointe des pieds, se glisse en retrait pour écouter Dominique, ému, déclarer son amour aux femmes de sa vie. Une ode à la «féminitude» qu’il conclut par une boutade galante : « Si je devais choisir entre une femme et un homme pour me tenir compagnie sur une île déserte, je choisirais sans hésiter une femme. Mais, par pitié, ne me demandez pas de choisir l’une d’entre vous, ce serait un terrible dilemme. »

Ségolène est rayonnante.

Elle revient d’un voyage privé. Tous les regards se tournent vers elle, curieux mais aussi envieux. Un léger parfum de rivalité féminine flotte dans la pièce. Ségolène le perçoit et se lance. Elle prend la parole et, en une pirouette humoristique, désamorce la méfiance indicible que suscite sa présence.

« Le succès embellit et provoque le désir, affirme Dominique Besnehard. Les grandes actrices le savent. Ce soir-là, certaines qui me demandaient depuis des mois ce que je pouvais bien trouver à “cette” Ségolène ont dû l’admettre : elle dégage une aura de star. »

Un ami de longue date le confirme : « Ségolène, c’est comme Johnny. Quand elle entre dans un restaurant, tous les clients arrêtent de manger et les fourchettes restent suspendues aux ­lèvres. Juste après sa défaite à la présidentielle, elle en était gênée. Mais au fil des mois, elle a appris à gérer. » Rarement, on aura pu admirer cinquantaine aussi flamboyante. A ceux qui la félicitent sur les effets du temps qui passe, elle répond avec coquetterie: « On vieillit quand on perd la curiosité du monde et des autres. » Et précise avec la malice d’une fausse ingénue: « La citation est de François Mitterrand... »

Elle ne peut plus douter de son pouvoir d’attraction. Elle ne boude plus le plaisir d’être admirée pour son charme de femme Il n’y a pas si longtemps, elle se défendait des compliments. Insensible aux viles flatteries comme aux courtoisies courtisanes qui chantaient sa beauté, elle se murait dans un dédain socialo-féministe du culte des apparences. Seule comptait, à ses yeux, la reconnaissance intellectuelle. « L’expérience d’une présidentielle est une épreuve initiatique en soi, décrypte Sophie Bouchet-­Petersen, son amie de vingt-cinq ans. Pour la première fois dans l’histoire de la République, une femme est arrivée au second tour. Ségolène a touché la victoire du doigt. Il y a forcément, pour elle, un avant et un après. Plus qu’aux autres, elle s’est d’abord prouvé à elle-même qu’elle pouvait. » 6,7 millions de voix lui ont confirmé qu’elle était digne d’être aimée. Une potion de confiance en soi glissée dans le suffrage universel: Ségolène ne peut plus douter du pouvoir d’attraction qui la rend plus forte et plus séduisante encore.

Elle ne boude plus le plaisir d’être admirée pour son charme de femme, tout simplement. Que Dominique de Villepin, dans un élan audacieux, déclare à son propos dans une émission de télévision : « Elle était belle et elle le reste », elle savoure. A une femme qui, quelques jours plus tard, l’engage à commenter le compliment de son camarade de la promo Voltaire de l’Ena, elle répond, amusée : « Il savait qu’il était beau et il sait qu’il le reste... » Il est loin le temps où son ex-compagnon, le père de ses enfants, François Hollande, répétait aux réunions de campagne présidentielle de 16 heures, le mardi : « Il faut protéger Ségolène, y compris d’elle-même. » Un ami de longue date commente : « Ségolène s’est revigorée dans la souffrance. Le défi était double. Il lui fallait transcender l’échec de son couple et celui de la défaite à la présidentielle. Elle s’est révélée à elle-même dans l’épreuve, et je crois qu’elle s’est épatée. »

Depuis, précise sa complice ­Sophie Bouchet-Petersen, « elle s’autorise à se montrer telle qu’elle est: gourmande de la vie ». Avec son franc-parler coutumier, la conseillère particulière de l’ex-candidate à l’Elysée va plus loin : « Elle a bousculé les codes féminins de la politique. Jusqu’ici, ces dames, dans les partis, pensaient qu’il leur fallait devenir des clones de mec pour exister, développer de la testostérone pour émerger. » Une fidèle collaboratrice voit dans cette « libération » l’œuvre des jeunes de Désirs d’avenir. « La guerre des sexes en politique, pour eux, c’est la préhistoire de la parité. Ils l’ont convaincue qu’on n’attendait pas d’une femme d’Etat qu’elle soit un homme politique en jupon. »

« Heureuse de pouvoir lâcher prise sans craindre d’être observée dans ses moindres faits et gestes »

C’est cette nouvelle génération socialiste qui l’a portée politiquement. Des « éléphanteaux » qui ont les défenses longues... «Pour que le parti réussisse à faire sa révolution, la présidente de Poitou-Charentes en est intimement convaincue, il faut aider les trentenaires à secouer les instances», raconte un quinqua ségoléniste.

L’été dernier, fin juillet, Brahim Abbou et Kamel Chibli, cofondateurs de Cités d’avenir, accompagnés de leur copine Najat Belkacem, porte-parole, embarquaient Ségolène pour le festival du raï à Oujda. D’origine marocaine tous les trois, ils lui avaient promis pendant la campagne présidentielle de lui faire découvrir un « autre » Maroc. Une escapade privée juste entre eux. Avec son fort accent du Sud-Ouest, Kamel Chibli, 32 ans, élu socialiste de l’Ariège, se souvient d’une Ségolène « heureuse de pouvoir lâcher prise sans craindre d’être observée dans ses moindres faits et gestes ». Il en rigole encore.

« C’était sympa de la voir se laisser porter par les rythmes reggae d’Alpha Blondy. Et qu’est-ce qu’on s’est amusé quand elle a pris les commandes d’un hors-bord au large de la plage de Saadia ! » Sans prévenir, elle a poussé les manettes à fond, affrontant les vagues à toute allure. Cheveux au vent, elle se moquait bien des embruns qui allaient tremper sa longue robe de voile de coton. « Elle semblait vraiment grisée par la vitesse. Je ne l’imaginais pas s’abandonner aux sensations fortes. » Ségolène Royal n’a pas fini de nous surprendre !

Retrouvez l'intégralité de notre reportage et toutes les photos de Ségolène Royal dans Paris Match, en vente dès aujourd'hui partout en France.

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03/09/2009 à 00h00 Royal en vert et contre tous liberation.fr Par DAVID REVAULT D'ALLONNES

Rentrée moins solaire que prévu pour Ségolène Royal.

Restée dans l’ombre ces derniers mois, tant sur le plan des affaires socialistes que de la politique nationale, l’ex-candidate PS à la présidentielle entendait profiter de la dynamique lancée par l’université d’été de La Rochelle pour s’installer à nouveau aux premières loges du jeu politique. Avec, en théâtre d’opération principal, sa région Poitou-Charentes.

En ligne de mire, le scrutin régional de mars prochain (lire page 4). Et, comme angle d’attaque les questions écologiques, au premier rang desquelles la taxe carbone, qualifiée par elle d’impôt «injuste» et «insupportable». «Ségolène pensait détenir la clé de la rentrée en prenant la tête du combat contre une nouvelle poll tax [un impôt individuel, ndlr], analyse un membre de la direction du PS.
Sa rentrée était calibrée pour lui permettre de prendre le leadership dans la campagne des régionales, alors que Martine était engluée dans le débat sur les primaires et se dépatouillait de Peillon, Valls, Montebourg et autres ambitieux quadras.»

Acide.
Les opérations, pourtant, ont pris un tour quelque peu inattendu. D’abord parce qu’à La Rochelle, Aubry, dans son discours d’ouverture en forme d’OPA sur la rénovation, a pris tous ses camarades de court.
A commencer par Royal qui, assise au premier rang, a découvert les nouveaux projets de la première secrétaire : consultation militante dès le 1er octobre, primaires ouvertes et fin du cumul des mandats. Autant de thématiques qu’elle avait jusqu’ici préemptées. «Martine a fait du Ségolène à Ségolène», s’amusait un cadre du PS. Officiellement, les amis de Royal s’en félicitent : «On se réjouit des annonces de Martine», assure Guillaume Garaud, député-maire de Laval. Certains signes, néanmoins, ne trompent pas.

Très amène ces derniers mois à l’égard de son ex-rivale du congrès de Reims, la présidente de la région Poitou-Charentes, peu désireuse de se laisser déposséder de l’étendard de la rénovation, se montre, depuis, nettement plus acide. «J’entends dire qu’on va mettre fin au cumul des mandats. Vous avez devant vous quelqu’un qui passe des paroles aux actes», lançait-elle dès vendredi soir, devant ses fidèles de Désirs d’avenir.
Avant de tacler : «Loin de moi l’idée de critiquer ceux qui ne l’ont pas fait, ils sont nombreux parmi mes amis…» Et d’en remettre une couche, mardi, en regrettant que Martine Aubry n’applique pas le non-cumul dès 2010 : «C’est embêtant, toujours, ce grand écart entre les discours et les actes.»

Cure.
Mais en cette rentrée politique teintée de vert, c’est aussi et surtout sur le dossier de l’écologie que Royal, qui ces jours-ci marche décidément au biocarburant - hier encore, elle inaugurait à Poitiers le lycée Kyoto, «premier lycée d’Europe de l’après-pétrole» -, entendait donner de la voix. D’où son offensive sur la taxe carbone. «Elle voulait être présente sur un sujet de la vie quotidienne car elle pensait que cette affaire allait s’installer, explique sa porte-parole, Delphine Batho. C’est parce qu’elle est crédible sur l’environnement en Poitou-Charentes qu’elle pouvait alerter sur l’aspect social.» Les écologistes, pourtant, n’ont pas trouvé la position «crédible».

De Cécile Duflot, présente à La Rochelle plaidant pour une «fiscalité écologique», à Daniel Cohn-Bendit, raillant : «Elle fait un truc à la Besancenot. C’est ridicule…» L’intéressée, pourtant, persiste et signe, qui fustigeait encore mardi «le consensus mou de toute la classe politique» sur ce dossier, les socialistes inclus, accusés de vouloir «se repeindre en vert». Le même jour, à l’issue de deux heures de débat, le bureau national du PS, donnait à «la quasi-unanimité» - à l’exception de Delphine Batho - son soutien à une «contribution climat énergie»…

Ses amis affectent de n’en avoir cure, pour qui Ségolène Royal a apporté «une contribution extrêmement stimulante au débat public». Là était sans doute l’essentiel : effectuer une rentrée fracassante. «Il fallait que quelqu’un ait le courage de mettre les pieds dans le plat», confirme Ségolène Royal.

Diagnostic d’un membre de la direction : «Elle a besoin d’être de nouveau dans une démarche de rupture pour être repérée dans l’opinion.» D’autant que la donne solférinienne a, du moins pour le moment, changé. «La vraie nouveauté, c’est qu’il y a eu une rentrée réussie du PS, analyse Benoît Hamon, porte-parole du parti. Le PS jusqu’ici réagissait aux initiatives malheureuses ou heureuses de Ségolène, dont la parole précédait celle du parti. Là, le parti est à l’initiative sur des thèmes choisis par lui.»

Que les ségolâtres se rassurent : leur championne devrait la reprendre très rapidement. Avec notamment, sa «fête de la fraternité», deuxième édition, le 19 septembre à Montpellier. Avec, toujours, cette singularité cultivée : «Je suis une des rares responsables politiques à être traitée de tous les noms, dit-elle. C’est quand même étonnant…»

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PS: un livre accuse Aubry de bourrage d'urnes et provoque de nouveaux remous (AFP) – 9 septembre 2009 15.00

PARIS — A peine réconciliés, les socialistes risquent de replonger dans la discorde et les divisions, avec la publication du livre de deux journalistes, qui accuse Martine Aubry d'avoir pris la direction du premier parti d'opposition fin 2008 à la suite de fraudes.

"On ne prend plus de gants, vous bourrez les urnes". La phrase d'un proche de Martine Aubry, qui aurait été prononcée le jour de l'élection interne du chef du parti le 21 novembre 2008, est censée symboliser une fraude qui, selon les auteurs, pourrait avoir concerné environ 1.000 votes au total.

Ce soir-là, dans un ambiance de psychodrame, Martine Aubry n'avait devancé que de 102 voix l'ancienne candidate du parti socialiste (PS) à l'élection présidentielle, Ségolène Royal. Déjà, à cette époque, des accusations de fraudes avaient été proférées.

Mme Royal, qui dit n'avoir lu que des extraits de l'ouvrage, a déclaré mercredi avoir "ressenti un choc en pensant aux dizaines de milliers de militants qui se sont fait voler leur vote".

"On savait que ça avait triché mais pas avec cette ampleur ni avec ce système d'organisation", a-t-elle dit sur la télévision France 2, ajoutant qu'elle ferait "une déclaration solennelle dans quelques jours" au sujet des allégations contenues dans ce livre.

Les deux auteurs, Antonin André et Karim Rissouli, journalistes à la radio Europe 1, ont assuré mardi détenir les preuves de leurs affirmations mais ne les ont pas publiées par "courtoisie". L'ouvrage, "Hold-ups, arnaques et trahisons" (éditions du Moment), décrit des manoeuvres surtout dans la région du Nord, le fief de Martine Aubry, maire de Lille.

Un responsable, cité dans le livre, évoque ainsi des "bourrages d'urnes", c'est à dire l'ajout de bulletins de vote, et des falsifications de procès-verbaux du vote des militants dans la fédération du Nord du Parti socialiste.

Le député François Lamy, conseiller politique de Martine Aubry, interrogé par l'AFP, a répliqué que cet ouvrage était un "copié-collé de choses déjà dites, déjà écrites" et un livre "sans intérêt".

"Je crois que Martine Aubry a gagné, que les choses sont derrière nous. Je le crois, mais ce n'est pas avec ce genre de propos qu'on va remettre la politique à la hauteur qu'elle devrait avoir", a déclaré l'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius. "Il n'y pas pas d'éléments probants" indiquant des irrégularités, a-t-il ajouté.

La parution de ce livre, dont des extraits sont publiés par le site internet du magazine Point, tombe au moment où les socialistes français semblent sur la voie de la réconciliation, après de longs mois de déchirements, et de douloureuses défaites électorales.

Réunis fin août à La Rochelle (sud-ouest) pour leur "université d'été", les socialistes avaient donné l'impression de pouvoir se ressouder autour de l'idée de larges primaires pour la désignation de leur candidat à la présidentielle de 2012. Martine Aubry et Ségolène Royal avaient alors voulu donner l'image de leur réconciliation.

Aujourd'hui, le PS est "beaucoup moins" divisé qu'avant "parce que les uns ou les autres ont pu faire des efforts", a noté mercredi Michel Sapin, l'un des responsables du parti qui a trouvé un "peu dommage que l'on retouille" ainsi de "vieilles histoires".

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Politique PS: Georges Frêche dit aimer "la pugnacité de Ségolène Royal" AP | 19.09.2009 | 16:53

Le président de la région Languedoc-Roussillon, l'ex-PS Georges Frêche, déclare aimer "la pugnacité de Ségolène Royal" dans un entretien publié samedi par le quotidien "Le Parisien/Aujourd'hui en France".

"J'aime la pugnacité de Royal, j'ai toujours eu de bons rapports avec elle. Mais je n'ai pas encore choisi mon candidat pour 2012. Ca se jouera entre elle et Dominique Strauss-Kahn", affirme M. Frêche, qui doit recevoir Ségolène Royal samedi à l'occasion de la Fête de la fraternité qu'organise à Montpellier la présidente de la région Poitou-Charentes.

A propos de la polémique sur les fraudes qui auraient entâché l'élection de Martine Aubry à la tête du PS, il se dit "persuadé" que la fédération du Nord -celle de Mme Aubry- "a fraudé massivement".

"C'aurait été la Ségolène d'il y a six mois qui faisait bourde sur bourde, elle serait rentrée bille en tête dans Martine Aubry. Là, Royal fait preuve d'habileté en demandant à la principale bénéficiaire des fraudes de saisir elle-même les tribunaux", ajoute-t-il.

Georges Frêche a été exclu du Parti socialiste en janvier 2007 à la suite de propos jugés racistes sur le nombre de joueurs noirs de l'équipe de France de football et sur les harkis qualifiés de "sous-hommes". AP

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SEGOLENE ROYAL Royal dénonce la "cabale" contre son site "Désirs d'avenir" NOUVELOBS.COM | 19.09.2009 | 17:00

La présidente de Poitou-Charentes défend son compagnon qui aurait refondé son site pour un montant de 42.000 euros. Cette "cabale vise à porter atteinte à la crédibilité de mon action et de ma parole".

La page d'accueil de Désirs d'avenir

Ségolène Royal a dénoncé, vendredi soir 18 septembre, les "attaques", les "insinuations de toute nature" et la "cabale" la visant à l'occasion du lancement un peu difficile du nouveau site Web de son association, Désirs d'avenir.

Alors que l'hebdomadaire L'Express a écrit que le site avait été refondé par son compagnon, André Hadjez, pour un devis frôlant les 42.000 euros, la dirigeante socialiste, sans le nommer, fait savoir qu'elle n'acceptera "pas que l'on porte atteinte à l'honneur et à la considération d'un homme qui n'a rien à voir avec le milieu politique".

"Pure calomnie"

"A aucun moment il n'a piloté le site Désirs d'Avenir et les propos diffamatoires selon lesquels il aurait été rémunéré par Désirs d'Avenir ou autrement relèvent de la pure calomnie", dénonce-t-elle. Ségolène Royal reconnaît que son site est "en mutation" et que "le nombre très élevé de connections (1,4 million de connections en deux jours) ne nous permet pas de maintenir actives en permanence toutes les rubriques", mais assure que tous ces problèmes techniques seront rapidement résolus.

La présidente de la région Poitou-Charentes, qui prononcera un discours samedi à Montpellier pour sa fête de la Fraternité, estime que son mouvement "dérange". Dénonçant des "esprits malfaisants", elle dit: "Je sais aussi que cette cabale, tout comme le harcèlement de la presse people, visent à porter atteinte à la crédibilité de mon action et de ma parole, à déstabiliser mon entourage, à faire douter toutes celles et ceux qui ont envie d'avancer. Je leur demande d'être forts et de tenir bon".

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Un compagnon discret mais influent
Le Parisien E.H. et R.L. | 18.09.2009, 07h00

Son ombre plane au 95, boulevard Raspail, QG de Ségolène Royal.

L’homme d’affaires André Hadjez n’est plus simplement le compagnon de l’ancienne candidate à la présidentielle avec qui elle n’hésite pas à s’afficher ouvertement au restaurant (comme au Bistrot du parc, à Boulogne-Billancourt où elle réside), il est désormais l’un de ses conseillers.

Royal a beau garder le secret sur son rôle exact, ce quinquagénaire décrit comme « charmeur » par ses proches joue bel et bien un rôle influent.

« On le voit de temps en temps, reconnaît le député Guillaume Garot, un habitué du QG. Mais il ne participe jamais aux réunions. » Comme à l’université d’été de La Rochelle, Hadjez est présent aux côtés de Royal, mais il reste discret.
« Il vient chercher Ségolène mais se garde bien devant nous de donner des conseils politiques », ajoute un autre soutien.

« Sa présence a accéléré le processus de décomposition autour d’elle »

Et pourtant, beaucoup assurent que sa présence a changé l’ambiance. « Ségolène est une grande fille, elle n’est pas sous influence, jure un ancien proche, mais c’est vrai que l’éloignement de certains est lié à l’évolution de sa vie personnelle. »
En clair, l’arrivée plus ou moins bien vécue d’Hadjez a suscité des interrogations, voire des crispations. Un fidèle le dit tout net : « Sa présence a accéléré le processus de décomposition autour d’elle. »

Ces dernières semaines, le cabinet de Royal a effectivement fait l’objet d’un jeu de chaises musicales. Certains soutiens politiques de Royal sont sceptiques sur le rôle d’Hadjez. En témoigne le tollé qu’a suscité la nouvelle version du site Internet de Désirs d’avenir, piloté par la société Andecom, gérée par l’homme d’affaires. L’inexpérience d’Hadjez dans ce domaine a été vivement critiquée.
« Ce site est une catastrophe, persifle un ancien membre de la garde rapprochée de Royal, ce n’est pas étonnant, il n’a aucune expérience en matière de communication politique. » Jusque-là, ce quinquagénaire s’était fait plutôt remarquer dans d’autres domaines. Il fut ainsi l’organisateur du premier salon du disque à Paris en 1988.
A l’époque, celui qui se décrivait comme un proche collaborateur de l’aventurier (notedt, espion) Philippe de Dieuleveult (animateur de « la Chasse au trésor ») éditait également des jeux de société comme Sexy folies, inspiré d’une émission de télévision.

« Il m’avait proposé de faire un jeu autour de moi, raconte le navigateur Marc Pajot, mais on ne l’a pas fait. » Malgré les ratés du démarrage (hier encore, le site a connu de fortes perturbations), les connexions sur Desirsdavenir.com ont battu des records depuis deux jours. « Mardi, il y a eu 217 000 connexions venues du monde entier », se félicite Royal.

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BHL rend un hommage appuyé à Ségolène Royal Nicolas Barotte lefigaro.fr 06/10/2009 | Mise à jour : 10:26 |

La présidente de Poitou-Charentes a débattu lundi soir avec le philosophe de la politique américaine. L'ex-candidate à l'Elysée en profite pour entretenir son carnet d'adresses d'intellectuels.

Discrète, Ségolène Royal travaille dans son coin. En attendant que s'ouvrent les primaires pour 2012, probablement dès le lendemain des élections régionales, la présidente de Poitou-Charentes prépare le terrain. Tout d'abord, assurer sa réélection dans sa région, condition sine qua non à toute ambition. Ensuite, consolider sa base arrière, son association Désirs d'avenir, dont elle a pris la présidence. Enfin, enrichir le corpus intellectuel dont elle a manqué en 2007.

Ségolène Royal ne laisse ce travail à personne. Elle décroche elle-même le téléphone pour joindre les intellectuels dont elle veut recueillir les avis : Jacques Attali, Régis Debray, Alain Touraine… L'ancienne candidate sait s'entourer. Le week-end dernier, elle participait à un colloque, organisé à Poitiers par le sociologue Edgar Morin, sur «la politique de civilisation». Lundi soir, elle a débattu, à Paris, avec Bernard-Henri Lévy sur le bilan de la politique de Barack Obama aux États-Unis, dans le cadre des «Universités populaires» que Désirs d'avenir organise. Les relations entre le philosophe et la socialiste s'étaient distendues depuis la présidentielle.

BHL lui a rendu un hommage appuyé. «J'aimerais voir une gauche remodelée renouer avec certains de ceux que la politique désespère. Je les verrais bien se rassembler derrière Mme Royal», a-t-il expliqué.

Campagne participative

Parmi toutes les critiques formulées contre elle après la défaite à la présidentielle, l'une des plus dures portait sur le manque de travail de fond de Ségolène Royal. Depuis plus de deux ans, la présidente de Poitou-Charentes cherche à combler cette faiblesse. D'ailleurs, elle entretient son carnet d'adresses.

«Elle se nourrit beaucoup», assure Jean-Louis Bianco, l'un de ses proches. «Elle n'a pas changé», assure l'un de ceux qui se sont éloignés d'elle durant les derniers mois. Ségolène Royal continue de travailler seule et de prendre ses décisions sans en avertir ses proches. Les réunions de son «conseil politique» tous les mardis lui permettent de recueillir les avis des uns et des autres mais sûrement pas de définir des positions en commun.

Des rangs éclaircis

Les rangs se sont éclaircis autour d'elle. Parmi les fidèles, on compte encore Delphine Batho, Guillaume Garot, Jean-Louis Bianco, Najat Belkacem ou Jean-Jack Queyranne. Le sénateur maire de Dijon, François Rebsamen, garde le contact, mais en revendiquant sa liberté. Beaucoup ont pris leurs distances. Les grands élus comme le maire de Lyon, Gérard Collomb, ou le président du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini. Mais aussi des figures nationales, comme Vincent Peillon, Manuel Valls ou Aurélie Filippetti.

Même l'un des membres de sa garde rapprochée, Jean-Pierre Mignard, s'est éloigné : divergence sur le fond, au moment du retour de la polémique sur les fraudes au PS, en septembre. Mais aussi vexation inutile : il a appris par la presse qu'il n'était plus le président de Désirs d'avenir…

Un isolement que Ségolène Royal a brièvement commenté hier soir : «Alors que quelques-uns prennent discrètement leur distance, Bernard-Henri Lévy fait partie de ceux qui ont décidé de rester fidèles, a-t-elle noté. Dans les moments difficiles, on ne peut s'empêcher de compter des vrais amis.»

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12/10/2009 à 00h00 Royal pour des renforts en afghanistan

Elle s’en est fait une spécialité : prendre ses amis à contre-pied.
Invitée hier, du Grand Jury RTL-le Figaro-LCI, la présidente de la région Poitou-Charentes ne s’est pas montrée hostile à un renforcement sous conditions de la présence militaire française en Afghanistan.

A rebours des positions du Parti socialiste. «Si cela s’avère nécessaire, en discussion avec les autres pays, la France peut y prendre sa part», a déclaré Ségolène Royal sur une augmentation de militaires dans le cadre de l’Otan.

Pour elle, il faut que cette guerre «se finisse le plus rapidement possible». «La guerre en Afghanistan doit être gagnée et elle le sera», a ajouté, martiale, l’ancienne candidate à la présidence de la République.

En mars 2008, alors que le président de la République avait annoncé dans un discours devant les deux chambres du Parlement britannique réunies au palais de Westminster qu’il proposerait au sommet de l’Otan, à Bucarest, un renforcement de la présence militaire de la France en Afghanistan, Ségolène Royal s’était opposée à une telle vision.

«Je ne suis pas favorable au renforcement de la présence française en Afghanistan dans le contexte actuel où on ne connaît ni les risques d’enlisement ni les garanties qui sont prises pour protéger nos soldats», avait-elle lancé.

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13/11/2009 - 18:56 JDD.fr Peillon "n'a pas invité" Ségolène Royal

"Je n'ai pas invité Ségolène Royal et je m'étonne d'apprendre par voix de presse (...) qu'elle s'auto-invite", a déclaré Vincent Peillon sur Europe 1. Il commentait la décision prise par Ségolène Royal de se joindre samedi à Dijon aux "Premières rencontres du rassemblement" organisées par l'eurodéputé socialiste et dont l'objectif est de fédérer "socialistes, écologistes et démocrates". Vincent Peillon "ne souhaite pas que des présidentiables viennent" à cette rencontre, qu'il a définie comme un débat d'idées, loin des ambitions individuelles.

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13 Novembre 2009 leJDD.fr Boutin contre le "pass-pilule"

Christine Boutin fustige la "démagogie clientéliste" de Ségolène Royal, qui veut distribuer des chèques contraception dans les lycées de Poitou-Charentes. Elle, défend une "pédagogie de l'amour" auprès de jeunes filles, qui, se feraient parfois "mettre enceinte pour avoir une allocation".

La pilule de Ségolène Royal ne passe pas auprès de Christine Boutin. Ce qui fait bondir la chrétienne-démocrate? L'envoi dans les lycées de Poitou-Charentes de chèques contraception d'un montant de 82 euros à destination des jeunes filles mineures. Ce carnet de tickets offert par Ségolène Royal donne droit à une consultation médicale, des analyses, un traitement contraceptif pour six mois et une visite de contrôle. Une façon de lutter contre les grossesses précoces et de créer "un dialogue avec des jeunes filles qui sont totalement paumées", a affirmé Ségolène Royal sur RMC et BFM-TV. Le ministre de l’Education nationale Luc Chatel s’y oppose: "Nous avons affaire à des élèves mineurs. L'autorité parentale est quelque chose qui compte. L'Education nationale n'a pas à se substituer au planning familial, seul autorisé à prescrire des contraceptifs à un mineur", a-t-il indiqué

Mais la présidente de la région Poitou-Charentes persiste et signe. "Cette action est préparée depuis trois ans avec l'accord de tous les partenaires. Je suis bien décidée à la continuer", a-t-elle déclaré ce vendredi lors d'une conférence de presse. Pour passer outre l'interdiction de Luc Chatel, les 1400 colis seront adressés au domicile des infirmières scolaires qui soutiennent l'opération. "Je mets au défi M. Chatel d'interdire aux infirmières scolaires (...) la distribution de ces carnets de tickets", a ajouté Ségolène Royal. La socialiste trouve aussi du soutien auprès de Marie-Pierre Martinet, secrétaire générale du Planning familial, interrogée par France Info: "Utiliser les acteurs locaux que sont l'Education nationale, les collectivités locales pour développer l'information et l'accès à la contraception (...) me semble une initiative intéressante."

Les "stratégèmes" de Ségolène Royal

Du coup, Christine Boutin monte au créneau: "Madame Royal utilise le même stratagème qu'en 2007 lorsqu'elle avait offert une paire de charentaises à tous les internes du lycée de sa région. Aujourd’hui, elle propose ce pass-pilule. C’est pour moi de la démagogie clientéliste", lâche-t-elle sur le site de Public Sénat.

C'est une tout autre stratégie que propose Christine Boutin pour endiguer les grossesses précoces: la "pédagogie de l'amour". Selon elle, les jeunes filles, plus que de contraceptifs, ont besoin d'explications, mais aussi d'attention pour éviter de tomber enceinte. Car pour Christine Boutin, "dans la grossesse précoce, il y a énormément de facteurs psychologiques. On note souvent chez les jeunes filles concernées un besoin d’exister ou de sortir de leur famille." Ce qui lui donne l'occasion de répéter ce qu'elle avait déjà affirmé dans un rapport en 2003: "Dans les familles très déshéritées, dans le Nord ou en Mayenne par exemple, elles [les jeunes filles] se font mettre enceinte pour avoir une allocation de parent isolé et prendre leur distance avec leurs parents." Des propos qui devraient plaire aux habitants de ces régions.

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Téléthon: Pierre Bergé juge qu'une trop grande part des fonds donne lieu à des "produits financiers" (AFP) – 25 novembre 2009 11.00

PARIS — Le président du Sidaction, l'homme d'affaires Pierre Bergé, a contesté une nouvelle fois mercredi l'utilisation des dons du Téléthon, dont une trop grande part n'est pas utilisée "tout de suite", mais donne lieu, selon lui, à des "produits financiers".

Après le Sidaction, qui permet de collecter 7 millions d'euros, nous n'avons pas plus de "deux mois de fonctionnement de réserves", a relevé sur Europe 1 M. Bergé, qui reproche à l'Association française contre les myopathies (AFM) de ne pas utiliser "tout de suite" les plus de 100 millions d'euros du Téléthon.

"Je ne suis pas là pour détruire le Téléthon", a indiqué M. Bergé, avant d'ajouter: "Je souhaite que les dons ne faiblissent pas même si je ne suis pas d'accord avec la manière dont ils gèrent cette collecte".

"C'est étrange que cette association caritative ait, par exemple, 7 millions d'euros de produits financiers", et "200 millions d'euros placés", a affirmé le président du Sidaction. Il a également fait état de "150 millions d'euros de réserves en tous genres", y compris des participations dans des entreprises. Le rapport financier de l'AFM est accessible sur internet (www.afm-france.org).

"Où est la notion d'urgence, qui fait le moteur des émissions du Téléthon?", s'interroge-t-il. Selon lui, les donateurs doivent savoir "que l'argent qu'ils vont donner ne va pas être utilisé tout de suite".

Pierre Bergé a accusé le Téléthon de "cannibaliser la générosité publique", réaffirmant sa volonté de voir cet argent mis "dans un pot commun" au bénéfice notamment des malades du sida.

"Ces propos je les tiens depuis plusieurs années, je ne sais pas pourquoi tout à coup ça a déclenché une espèce de tsunami", a-t-il relevé, se disant surpris de la polémique.

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10/01/2010 - 10:51 leJDD.fr Présidentielle 2012: Hollande se prépare

François Hollande se "prépare pour être candidat" à l'élection présidentielle de 2012, a-t-il déclaré dimanche matin lors du Grand Rendez-vous Europe 1/Aujourd'hui en France.
L'ancien premier secrétaire du PS "souhaite que (les primaires socialistes) aient lieu un an avant l'élection présidentielle".
"J'ai été premier secrétaire en 2002 et en 2007, et je considère qu'une élection présidentielle, ca se prépare longtemps à l'avance", a-t-il expliqué.

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Le triomphe de la stratégie de Ségolène Royal Par François-Xavier Bourmaud lefigaro.fr 15/03/2010 | Mise à jour : 00:50

Dimanche, Ségolène Royal a vu dans son score « le signe de la reconnaissance d'une autre façon de faire de la politique ». Crédits photo : AFP La présidente sortante de la région Poitou-Charentes a obtenu 38,98 % des voix et devance de près de 10 points l'UMP Dominique Bussereau (29,46 %).

Ségolène Royal a fait le plus dur. Avec 38,98 % des voix au premier tour, la présidente sortante de Poitou-Charentes voit sa réélection quasi assurée au second tour. Après une campagne difficile contre son adversaire de droite, Dominique Bussereau, qui a obtenu 29,46 % des voix, l'ex-candidate à la présidentielle sait maintenant à quoi s'en tenir. Les négociations avec les Verts, qui lui reprochaient d'avoir «débauché» deux des leurs sur sa liste, s'annoncent moins compliquées qu'attendu, puisque leur liste n'atteint que 11,92 %. «Ségolène gardera une attitude ouverte à leur égard, comme pendant toute la campagne», indiquait dimanche soir l'entourage de la présidente de région.

Quant au MoDem, le problème se pose avec encore moins d'acuité : avec 4,37 %, la formation de Bayrou n'est pas en mesure de fusionner avec elle. Le résultat final de Royal dépend toutefois des négociations en cours. Et de l'ampleur de ce résultat final dépend son retour sur la scène socialiste, notamment pour disputer l'investiture lors de la prochaine présidentielle. Si elle est très bien réélue dimanche, sa stature présidentielle se confirmera avec force. «Ce résultat valide sa stratégie d'alliance, qui lui a permis d'élargir son socle électoral au-delà du seul PS. C'est un vrai succès de son bilan, mais aussi de sa stratégie» , se réjouissait-on dimanche dans son entourage. Royal n'a d'ailleurs pas manqué de souligner cet aspect en commentant ses résultats, qui sont pour elle «le signe de la reconnaissance d'une autre façon de faire de la politique ». Elle a ainsi rappelé que, «dès le premier tour», elle avait «rassemblé le plus largement possible».

Chantre de l'alliance au centre depuis la présidentielle de 2007, et avec les écologistes depuis leur score aux européennes, Royal tient désormais avec son résultat l'occasion de revenir dans la course pour la présidentielle de 2012 face à Martine Aubry. Dimanche soir, elle a tenté une incursion sur le terrain de la politique nationale en voyant dans le résultat «un vote sanction sévère» contre Nicolas Sarkozy.

Mais pour concurrencer sa rivale de la Rue de Solferino, Royal doit encore attendre sa réélection. Elle pourra alors espérer projeter au niveau national ses expériences picto-charentaises, qu'elle n'a cessé de défendre depuis le début de sa campagne il y a quatre mois : démocratie participative, alliance au centre et avec les Verts, croissance verte.

Une autre bataille s'ouvrira pour elle, à nouveau au sein du PS, pour s'imposer. La révélation par Laurent Fabius d'un pacte entre lui-même, Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn ne lui a pas échappé, pas plus que l'idée lancée par son ancien allié Jean-Noël Guérini de ne pas organiser de primaires ouvertes si les Verts et le PCF ne devaient pas y participer. Elle tient au processus. Elle est prête à se battre pour l'imposer. Pour elle, le plus dur commence.

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Un agent immobilier porte plainte contre le compagnon de Ségolène Royal Lundi 7 juin, 14h06 - LePost

Le 28 mai dernier, un agent immobilier qui venait inspecter un appartement, occupé depuis dix mois par Ségolène Royal et André Hadjez, boulevard Exelmans, dans le XVIème arrondissement à Paris, aurait subi des violences verbales de la part du compagnon de Ségolène Royal.

L’agent immobilier a porté plainte, le 1er juin, au commissariat de police du VIIIème arrondissement contre André Hadjez pour « insultes et menaces de mort réitérées ».

André Hadjez confie avoir été contrarié de ne pas avoir pu établir l’état des lieux de son appartement plus tôt, ce qui a retardé son départ de l’appartement, mais nie, fermement, avoir insulté l’agent immobilier.

Selon Le Parisien, André Hadjez aurait été agacé par la méticulosité de l’agent immobilier lors de cet état des lieux.

Un agent immobilier qui aurait relevé chaque détail dans cet appartement de cinq pièces.

Le plaignant affirme de son côté qu’André Hadjez aurait prononcé à plusieurs reprises des injures et des menaces à son encontre, tel que « T’es qu’une fiente. Je vais t’écraser comme une merde, sale connard ! »

Des menaces proférées selon l’agent immobilier devant Ségolène Royal, qui n’aurait pas calmé son compagnon.

André Hadjez a été convoqué, vendredi, au commissariat, où il a pris connaissance de la plainte déposée à son encontre.

« Les termes de cette plainte sont calomnieux, faux et mensongers », a assuré le compagnon de Ségolène Royal.

Selon André Hadjez, l’agent immobilier aurait traité Ségolène Royal de « menteuse » lorsqu’elle lui a fait remarquer qu’il avait été difficile d’obtenir un rendez-vous pour établir l’état des lieux.

Le parquet de Paris a demandé que l'affaire lui soit transmise, précise Le Parisien.

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Dominique Paillé répond à la plainte de Ségolène Royal lepost 08/06/2010

Mardi, Rue89 a révélé que Ségolène Royal avait décidé de porter plainte contre Dominique Paillé après des propos jugés injurieux à son encontre dans les colonnes du magazine Causette.

Interrogé par le magazine pour un article intitulé « Ségolène Royal, folle du Poitou ? », voici la déclaration complète de Dominique Paillé, citée dans cet article :

« Elle (Ségolène Royal) et François Bayrou sont des gens très inquiétants, complètement illuminés, qui s'estiment investis d'une mission. Ségolène Royal a un comportement délirant. »

Hystérique ?

« Non. Elle marche sur les eaux. Elle a une immense opinion d'elle-même et donne l'impression d'agir de manière quasi messianique. »

Contacté par le JDD.fr mardi soir, Dominique Paillé, amusé par la situation, a non seulement maintenu ses propos, mais en a profité pour enfoncer le clou : « Je n'oserais dire que, dans cette affaire, Ségolène Royal a la tête près du bonnet, sinon j'aggraverai mon cas », a-t-il ironisé.

Accusant à son tour l'élue socialiste de « tenir des paroles très dures » contre certaines personnalités de la majorité, l'adjoint de Frédéric Lefebvre à l'UMP a nié tout caractère injurieux dans ses propos: « Ils sont simplement le constat d'une opinion personnelle », a-t-il considéré.

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Par AFP, publié le 12/10/2010 à 21:10, mis à jour le 12/10/2010 à 23:44 lexpress.fr

PARIS - L'ex-candidate (PS) à l'Elysée Ségolène Royal a appelé mardi sur TF1 les jeunes à "descendre dans la rue, mais de façon très pacifique", dans le cadre de la mobilisation contre la réforme des retraites.

"Les jeunes sont assez grands pour savoir ce qu'ils doivent faire", a déclaré la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes, en réponse aux accusations de la droite dénonçant à une "instrumentalisation" des étudiants et lycéens par la gauche.

"A 15 ans, à 16 ans je pense en effet que les jeunes sont responsables et savent pourquoi ils descendent dans la rue. Je leur demande d'ailleurs de descendre dans la rue, mais de façon très pacifique", a-t-elle poursuivi.

"S'ils se mettent aujourd'hui dans les manifestations c'est parce qu'ils ont le sentiment d'être méprisés, comme l'ensemble des Français d'ailleurs", a encore dit Ségolène Royal. Les lycéens, qui ont bloqué de nombreux établissements mardi, ont rejoint de manière spectaculaire la contestation contre la réforme des retraites pour la première fois depuis le début des journées d'action.

"Les jeunes, très nombreux, ont donné un nouvel avertissement au gouvernement", a observé la présidente de Poitou-Charentes.

"Vous les appelez à redescendre dans la rue dès demain, dès jeudi, dès samedi'", a insisté la journaliste qui l'interrogeait. "J'ai dit que s'ils redescendaient dans la rue, il fallait qu'ils le fassent très calmement parce que le pouvoir va exploiter le moindre incident pour décrédibiliser ce mouvement", a-t-elle tempéré.

Interrogée sur un risque d'affrontement pointé par Martine Aubry, elle a ajouté que "c'est le pouvoir qui est affronté au peuple français. Est-ce que l'on peut raisonnablement conduire une réforme comme celle-ci contre les Français ' Non".

"Ces réformes doivent être faites avec les Français", a-t-elle estimé.

Pour elle, "le Premier ministre va bouger et c'est pour cela que la mobilisation continue pacifiquement. Le Premier ministre va suspendre sa réforme, doit suspendre sa réforme, parce que les Français sont entrés en résistance".

"C'est un premier pilier de la Sécurité sociale qui s'effondre si cette réforme passe", a-t-elle encore jugé.

Le ministre de l'Immigration Eric Besson a jugé "démagogique" et "irresponsable" l'attitude de Ségolène Royal. "Est-ce qu'elle se sent portée par les évènements ou est-ce qu'elle a décidé de forcer le destin dans la compétition interne au PS'", s'est demandé M. Besson sur Public Sénat soulignant que l'intervention de l'ex-candidate à l'Elysée "était hallucinante".

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Publié le 19/10/2010 à 09:35 AFP 2 lepoint.fr Au collège du Mans qui a brûlé, des enfants perturbés et des parents soucieux

Des enfants perturbés, des parents inquiets de l'avenir de leurs enfants: une réunion pour tenter de rassurer les uns et les autres s'est tenue mardi matin dans une salle commune proche du collège Val d'Huisne au Mans, qui a entièrement brûlé la nuit dernière, a constaté l'AFP.

Le collège a été "entièrement détruit" dans un incendie "vraisemblablement criminel", selon le maire de la ville, Jean-Claude Boulard (PS).

"Où est-ce qu'on va aller à l'école maintenant?", "comment on va faire pour rester avec nos copains?", "comment faire pour que nos enfants qui passent le BEPC à la fin de l'année ne soient pas pénalisés?": le maire et le principal du collège, Alain Galeazzi, se sont efforcés de répondre aux questions des collégiens, certains en pleurs, et de leurs parents.

"Les enfants sont très troublés parce que qui s'est passé. On vient de les réunir pour en discuter. Les questions sont nombreuses", a expliqué à l'AFP M. Galeazzi.

"Leurs questions, c'est +où on va aller?+. Ils se demandent ce qu'on va faire d'eux, ce qui est normal, et les parents ce qui va advenir de leurs enfants, ce qui est tout à fait légitime", a-t-il dit.

"Il y avait beaucoup de projets en cours dans ce collège. Les choses se passaient bien. On est pour le moins triste de ce qui vient d'arriver", a affirmé le principal.

Le quartier des Sablons est un quartier populaire, avec une forte mixité sociale, où, de l'avis général, le collège Val d'Huisne joue un rôle de cohésion sociale.

Une réunion est prévue dans la matinée au Mans entre les services de l'Etat, le département et la municipalité pour rechercher des solutions, a indiqué M. Galeazzi.

Le collège Val d'Huisne, construit en 1970, accueillant 210 élèves, était de type "Pailleron", du nom de celui, à structure métallique, qui avait brûlé en faisant 20 morts à Paris en 1973. Il avait été rénové il y a une dizaine d'années.

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Aubry confirme son pacte avec DSK et Royal pour 2012 lefigaro.fr Par Nicolas Barotte 25/11/2010 | Mise à jour : 00:06

Martine Aubry, première secrétaire du PS, a affirmé mercredi que Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal et elle-même proposeraient «une candidature véritablement ensemble» aux primaires.
Elle a affirmé: «Nous avons déjà dit que nous réfléchissons ensemble, comme Ségolène a dit qu'elle souhaitait réfléchir avec nous et donc nous proposerons une candidature véritablement ensemble, c'est-à-dire pas l'un contre l'autre ou l'une contre l'autre.»

Dans la matinée, Martine Aubry s'était adressée au chef de l'État depuis le congrès des maires de France.

À l'heure du traditionnel déjeuner des élus socialistes, elle a moqué la manière dont le président interpelle ses interlocuteurs. «Quand il ne sait pas quoi dire, il pose des questions, faute d'apporter des réponses aux Français», a-t-elle ironisé. «C'est une façon de prendre les gens - je pourrais être grossière mais je ne le suis pas - pour des imbéciles.»

Évidemment, rien ne trouve grâce aux yeux de l'opposition. «À côté de la facture de la crise, il y a l'ardoise Sarkozy», a-t-elle insisté en récusant aussi les caricatures d'une gauche dépensière: «On sait compter dans nos communes. Il ne faut pas trop nous donner de leçons en la matière.»

La gauche se sent pousser des ailes: deux sondages, Sofres et Ifop, indiquent que les socialistes remporteraient la présidentielle, quel que soit leur candidat (sauf Ségolène Royal dans l'une des deux enquêtes, qui ne recueille que 50%). Dominique Strauss-Kahn écraserait son adversaire en l'emportant avec 59% voire 62%. Martine Aubry obtiendrait soit 55%, soit 52%.

«Les Français se tournent vers nous, il faut être à la hauteur», s'est-elle félicitée. Conséquence immédiate de ces bons résultats: la compétition entre présidentiables socialistes est renforcée. «On ne choisira pas en fonction des sondages», s'agace-t-on dans l'entourage d'Aubry.

Si la crise de leadership n'est pas réglée à gauche, elle pourrait s'ouvrir à droite, espère-t-on au PS.

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Royal entre en campagne, DSK et Aubry silencieux, Solférino minimise leparisien.fr 30.11.2010, 20h27

Après l'entrée en campagne de Ségolène Royal pour les primaires socialistes, les regards se tournent vers les autres prétendants Aubry et Strauss-Kahn, silencieux jusqu'à présent, tandis que leurs entourages s'efforcent de banaliser la candidature de la présidente de Poitou-Charentes.

Après son annonce fracassante dans deux quotidiens de sa région, Mme Royal a développé mardi matin sur France Inter les raisons de son engagement anticipé, sept mois avant le dépôt prévu des candidatures: "il faut du temps pour convaincre les Français", "la droite est en campagne".

Mme Royal a affirmé avoir "consulté" ses deux principaux rivaux, se défendant de semer le trouble, et a même tenté d'embarquer le patron du FMI, grand favori des sondages, dans sa propre stratégie, évoquant un possible ticket assurant que, s'il ne franchissait pas le Rubicon, il serait "le meilleur Premier ministre que la France pourrait avoir".

Mardi soir, au 20H00 de France 2, l'ex-candidate à l'Elysée a rappelé que DSK avait "déclaré très clairement (...) qu'il décidait de rester à la tête du Fonds monétaire international jusqu'en 2012", allusion à une récente interview du patron du FMI à l'hebdomadaire allemand Stern.

"Nous attendions tous de savoir ce que Dominique souhaitait faire", a-t-elle poursuivi assurant que, "bien sûr", cette déclaration l'avait poussée à accélérer le calendrier.

Mais toutefois elle a laissé une porte ouverte: "soit il change d'avis et décide de revenir au mois de juin et je lui ai dit très clairement + Si tu décides de revenir au mois de juin, nous en parlerons ensemble et mettrons en place le dispositif gagnant+".

Tenu par son absolu devoir de réserve, M. Strauss-Kahn ne se laissera pas bousculer et ne dira rien, affirment des strauss-kahniens.

La patronne du PS Martine Aubry n'a pas réagi, s'occupant mardi dans son fief de Lille "des sans abri", activité prévue "à son agenda", selon son entourage.

A Solférino, avant le Bureau national, le numéro 2 du parti, Harlem Désir, a fait une déclaration apaisante martelant que Mme Royal avait la "liberté" de se présenter, mais que "l'unité" était le "devoir numéro un pour tous les socialistes".

"Cette annonce n'est pas une surprise", a répété Claude Bartolone, insistant sur le respect du calendrier des primaires, qui "permet à tous, dans de bonnes conditions, de pouvoir rentrer" dans la compétition.

Le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis voulait croire que "tout le monde n'irait pas jusqu'au bout" dans la course aux primaires et a relativisé la candidature de Mme Royal: "Ségolène est candidate avec bien d'autres, avant bien d'autres".

Alors que Bruno Le Roux, proche du probable candidat François Hollande, face à l'afflux de candidatures (Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Ségolène Royal..), plaidait mardi matin pour qu'avant le 15 juillet, "nous ayons désigné notre candidat", Malek Boutih, sortant du BN, a lancé: "la donne des primaires a changé par la candidature de Ségolène Royal". "Cette candidature oblige tout le monde à réfléchir en disant +ne faut-il pas adapter le calendrier et l'avancer+?", a-t-il dit.

Riposte de Razzy Hammadi, proche de Benoît Hamon: "Aucune raison que le calendrier bouge", s'est emporté ce secrétaire national. "On a une responsabilité vis-à vis des Français et de la gauche", il faut construire "un programme", "un collectif, un rassemblement de la gauche".

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nouvelobs.com 30/11/10 18:01 LES REACTIONS à l'annonce de la candidature de Ségolène Royal

A gauche et à droite, les réactions à l'annonce de la candidature de la présidente de la région Poitou-Charentes à la primaire du Parti socialiste pour la présidentielle de 2012.

Aurélie Filippetti, députée de Moselle : "Je n'ai pas été surprise par l'annonce de sa candidature. Et pour une raison simple : Ségolène Royal n'a jamais baissé les bras. Depuis le second tour de l'élection présidentielle 2007, elle a toujours été en campagne. (…) Chacun doit pouvoir se présenter. Enoncer son projet pour la France. A cet égard, je salue la candidature de Ségolène Royal. Comme je saluerai celle des autres. La primaire est une chance pour le PS et ses candidats potentiels. Cela dit, je ne soutiendrai pas la candidature de Ségolène Royal. Pour l'heure, je n'ai pas fait mon choix. Nous n'en sommes pas là." (Interview à Nouvelobs.com)

Jean-Marc Ayrault, chef de file des députés PS: "Cela veut dire que le calendrier des primaires s'accélère. Il faut qu'on s'adapte. Le PS a prévu un bureau national en janvier pour discuter des primaires, j'espère qu'en janvier on trouvera une solution. Pour ma part, je pense qu'il ne faudrait pas aller au-delà de l'été." (AFP)

André Vallini, député PS proche de François Hollande : Cette annonce "vient contredire brutalement les déclarations de Martine Aubry d'il y a quelques jours" et "montre la confusion qui s'est emparée de la direction du PS". Celle-ci "doit reprendre les choses en main et se rendre à la réalité : le calendrier des primaires est intenable et, comme je l'ai dit dès la semaine dernière, il faut saisir le Conseil national dès le mois de janvier pour recadrer ce dispositif qui est en train de se transformer en machine infernale". (communiqué)

Catherine Tasca, sénatrice PS : "Chacun est libre de se présenter, c'est pour cela qu'on a prévu des primaires. Pour ma part, je ne suis pas du tout surprise je n'ai jamais douté de son désir d'avenir". (Public Sénat)

Pierre Moscovici, député PS: "Je ne suis pas surpris. Nous n'avons pas à adopter le timing de Nicolas Sarkozy. Nous devons respecter le nôtre, un calendrier a été voté par les militants socialistes, il me parait être le bon. Je ne vois aucune raison d'accélérer. Elle annonce une intention, ne soyons pas en campagne interne permanente!" (AFP).

Claude Bartolone, député PS: "Toute accélération du calendrier serait ressentie comme une manière bureaucratique d'essayer d'éliminer Dominique Strauss-Kahn. Autant avoir un calendrier qui permette à tous les candidats de défendre leurs chances". (AFP)

Gérard Collomb, maire de Lyon, partisan de Dominique Strauss-Kahn : Ségolène Royal "a perdu beaucoup de son aura au sein du Parti socialiste." "J'étais un de ceux qui l'avaient suivie lors de la présidentielle parce qu'elle me semblait indiquer une voie originale, et depuis, elle a beaucoup varié dans ses analyses politiques", a-t-il déclaré sur France Info.
"Je pense qu'au sein du PS, chez les élus en particulier, il y a beaucoup de gens qui l'avaient soutenue et qui, aujourd'hui, ont pris leur distance et vont se retrouver derrière Dominique Strauss-Kahn, s'il revient en temps voulu, c'est à dire au mois de juin prochain". "Aujourd'hui les socialistes veulent gagner. Ils voient que la meilleure façon de gagner, c'est de pouvoir attendre Dominique Strauss-Kahn, parce que c'est lui qui se trouve aujourd'hui en situation" de l'emporter.

Jean-Louis Bianco, député PS, proche de Ségolène Royal : "Ségolène Royal a raison. Sa candidature aux primaires du Parti Socialiste est logique et légitime", écrit Jean-Louis Bianco dans un communiqué. "Nous ne pouvons pas attendre encore un an pour nous mettre en ordre de marche. Je continue à demander que la date des primaires soit avancée".
"Ce que les Françaises et les Français attendent de la gauche, c'est un engagement clair et fort sur quelques grandes priorités, pas un catalogue de promesses." "Tel est le sens du combat que je mène. C'est en fonction des résultats de ce combat que je déciderai au début de l'an prochain d'être ou non candidat aux primaires".

Jack Lang, député PS du Pas-de-Calais : "Pauvre Parti socialiste ! Le grand parti de Mitterrand, Blum et Jaurès est aujourd'hui la proie d'ambitions purement personnelles qui le déchirent et l'humilient. Les prétendants s'étripent sans véritable vision et sans réel projet collectif. Tout cela est consternant", écrit-il dans un communiqué.
"Et une candidature de plus ! et au mépris du calendrier choisi par les militants".

Laurent Fabius, député PS: Ségolène Royal est "une femme intelligente et capable", elle a "tout à fait le droit" de se présenter, mais "je ne crois pas que c'est ce que les gens attendent des socialistes", a déclaré Laurent Fabius, mardi sur RMC. Selon lui, "il aurait été préférable de se tenir dans les délais qu'on a fixés", c'est-à-dire dépôt des candidatures en juin et désignation du candidat à l'automne.
"Il faut que chacun garde son calme" et éviter que les annonces de candidatures ne "prennent le dessus sur la démarche collective". "Celles ou ceux qui disent: il faut commencer dès maintenant, c'est une manière astucieuse et déguisée de dire 'Dominique Strauss-Kahn, on n'en veut pas'", a jugé Laurent Fabius, mettant en garde contre "les stratégies d'empêchement" contre le directeur général du FMI.
Laurent Fabius a précisé que si DSK ou Martine Aubry se présentaient, il les "soutiendrait". Mais "si ça n'est pas le cas, ce sera une autre situation", a-t-il observé, laissant entendre qu'il pourrait alors lui-même être candidat.

Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de gauche (ex-PS): Ségolène Royal "s'est dit 'ils sont en train de me voler mon droit à l'existence en m'enfermant dans un pacte' ou je ne sais quoi qui était en réalité un bâillon" et elle a "rompu le cercle dans lequel on voulait l'enfermer", a déclaré Jean-Luc Mélenchon sur France 2. Il a souligné que Ségolène Royal s'était déjà "fait voler sa victoire au congrès du PS par des tricheries", lors de l'élection de sa rivale Martine Aubry à la tête du parti.
"Moi je la comprends parce qu'elle s'est quand même fait voler toutes ses idées par le parti, qui l'a beaucoup critiquée tout en reprenant son vocabulaire". "C'est un épisode à l'intérieur d'une séquence qui s'appelle les primaires (...), ça commence plus tôt, je ne suis pas sûr que ça éclaire vraiment le débat politique, je pense que ça le rend plus confus", a aussi déclaré l'eurodéputé. Selon lui, Dominique Strauss-Kahn, Martine Aubry et Ségolène Royal sont "globalement idéologiquement homogènes".

Bruno Le Roux, député de Seine-Saint-Denis, proche de François Hollande : "Je pense que le meilleur calendrier pour les socialistes est avant l'été, le dépôt et la désignation du candidat. Il faut qu'avant le 15 juillet, nous ayons désigné notre candidat et ce calendrier, à l'évidence, n'empêche absolument personne de concourir".
"A partir du moment où les candidatures partent, c'est là qu'il faut fixer des règles de pensée au parti. Dire que le débat a lieu dans un an, ça veut dire en fin de compte 'il n'y a pas de règles au Parti', pendant plusieurs mois, chacun fera ce qui lui plaît, et ça, c'est dangereux", a-t-il mis en garde. "Ca va donner un sentiment d'une cacophonie, d'une confusion".
Au contraire, "si au mois de janvier, on dit: la date des primaires est juste après les cantonales -appel de candidatures et désignation avant le 15 juillet-, d'un seul coup, on rentre dans une normalité de débats". Les cantonales auront lieu en mars 2011. Bruno Le Roux demande qu'au Bureau national de janvier, qui doit trancher sur le calendrier, "on prenne toutes nos responsabilités, et qu'on détermine le meilleur calendrier pour le Parti socialiste". Le meilleur "ne peut être celui qui, pendant un an, fait que les annonces succèdent aux annonces".

François Lamy, député de l'Essonne, bras droit de Martine Aubry : "Si Ségolène estime que c'est le moment et qu'elle souhaite apporter quelque chose aux Français, c'est son droit." Ségolène Royal a "clarifié les choses. Maintenant, elle s'exprime comme candidate." "Il y a d'un côté les candidats et de l'autre un pôle de stabilité". (Le Figaro, mardi 30 novembre)

Benoît Hamon, porte-parole du PS : "Surpris ? Pas vraiment, je pense que cette candidature était prévisible, logique", a-t-il déclaré mardi sur RTL. "Martine Aubry ne s'est pas trompée, elle n'a pas davantage été trompée", a-t-il assuré, lorsqu'elle a affirmé la semaine dernière qu'il y avait une entente entre Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal et elle-même.
"En juin peut-être que cela (cette entente, ndlr) se fera", a-t-il dit faisant référence à la date officielle de dépôt des candidatures aux primaires. "Cette crise du PS, elle n'existe pas. La crise, elle sera à l'UMP qui aura, elle, plusieurs candidats au premier tour de l'élection présidentielle", a aussi affirmé le porte-parole.
"Quand on organise des primaires (...) On ne peut pas décider du calendrier des uns et des autres", a-t-il fait valoir. "Le seul regret que j'exprimerai", a poursuivi Benoît Hamon, "c'est que ces candidatures ont lieu au moment de la convention égalité du Parti socialiste, ce qui, de fait, va détourner un petit peu le regard des Français du travail considérable que nous faisons pour revenir sur la question des élections présidentielles et des candidats".

Christian Pierret, candidat à la primaire socialiste : "C'est justement d'un manque de clarification de notre positionnement politique que nous souffrons. Le PS doit être social-démocrate, sans complexe, sans état d'âme, sans hésitation", explique l'ancien ministre de l'Industrie de Lionel Jospin (1997-2002) et maire de Saint-Dié (Vosges).
La "démarche de Ségolène Royal "coupe court aux rumeurs d'un 'deal' de primaires préfabriquées par l'appareil". "Puisque primaires il y a, elles doivent être totales et sincères", ajoute-t-il. (Communiqué à l'AFP)

Harlem Désir, numéro 2 du PS: "Chacun est libre de se présenter, ça ne nous empêchera pas de travailler ensemble avec tous, dans l'intérêt des Français". "Les primaires doivent être un succès. Elles doivent permettre la participation la plus large de tous les Français, dans l'unité des socialistes". (Déclaration à l'AFP)

Delphine Batho, députée des Deux-Sèvres, proche de Ségolène Royal : "La situation politique, avec l'adoption de la réforme des retraites et le faux-remaniement, impose que la gauche se mette enfin en mouvement et sorte d'un certain flottement".
Ségolène Royal "met sa force de mobilisation populaire au service des primaires et au service des socialistes". "Le fait qu'elle ait déjà été candidate à l'élection présidentielle est un atout considérable car elle a l'expérience d'une campagne au plus haut niveau".
"A l'heure où tant de Français doutent de la politique, elle montre tous les jours comme présidente de la Région Poitou-Charentes que l'action publique peut concrètement et vraiment changer les choses". (Communiqué)

Elisabeth Guigou, députée de Seine-Saint-Denis et ex-ministre de la Justice : "Ségolène Royal a choisi d'accélérer les choses pour ce qui la concerne. Il n'y a aucune raison que ça bouleverse les choses, c'est sa responsabilité pour elle-même". "Je pense que nous aurions bien tort de nous laisser embarquer dans une espèce de précipitation et de surenchère", a-t-elle ajouté, soulignant que "ce sont aujourd'hui ceux qui ne sont pas crédités par les sondages des meilleurs scores qui se présentent avant les autres". (déclarations sur Canal+)

Jean-Christophe Cambadélis, député strauss-kahnien a appelé à la "responsabilité tranquille". "Les primaires sont parties tant mieux, elles doivent être maîtrisées au mieux!", "j'appelle à la responsabilité tranquille!", écrit le secrétaire national du PS sur son blog. "Il y a quand même en jeu l'avenir de la France et le sursaut de l'Europe. Bon, avec la candidature de Ségolène Royal, les primaires sont médiatiquement parties!", lance-t-il.
Selon lui, "il n'est pas anormal, vu un calendrier final fixé à l'été, que les candidats les moins bien placés dans les sondages et dans le Parti socialiste se lancent de loin".

A droite

Maurice Leroy, ministre de la Ville (Nouveau centre) : "C'est un beau cadeau, c'est sûr. Et c'est pas fini, il y en aura d'autres", "il y a François Hollande derrière, il y en a d'autres, vous verrez. Vous avez aimé Ségolène Royal, vous aimerez François Hollande".
"C'est franchement excellent, parce que j'ai toujours pensé qu'en politique il ne fallait pas compter que sur soi mais sur ses adversaires", a déclaré Maurice Leroy à la sortir du Conseil des ministres.

Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l'UMP : "On sentait Mme Royal désireuse de participer à cette compétition, et je n'ai jamais cru un seul instant que le (prétendu) pacte Aubry/DSK/Royal pourrait tenir. Je note qu'entre les candidats déclarés et ceux qui le seront dans les prochains mois, il y aura bientôt plus de compétiteurs à la primaire que d'adhérents au PS". (Déclaration à l'AFP)

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Ségolène à Ouarzazate leparisien.fr 29.12.2010, 07h00

Comme Dominique Strauss-Kahn, la présidente PS de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, a choisi le Maroc pour ses vacances de fin d’année.

Elle est descendue avec son compagnon,André Hadjez, au Berbère Palace, hôtel cinq étoiles de Ouarzazate, dans le Sud marocain. Le Parisien

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2012 : le "Tous sauf Hollande" s'esquisse au PS Créé le 23/05/2011 à 13h31 rtl.fr En bref - L’essentiel de l’info

La patronne du Parti socialiste Martine Aubry a fait dimanche un pas décisif vers une candidature aux primaires socialistes pour 2012 en se disant prête à prendre ses responsabilités et en évoquant pour la première fois son envie d'y aller.

Côté sondage, sa popularité a fait un bond de six points dans un sondage Viavoice-"Libération" paru lundi matin (52% d'opinions positives). François Hollande connaît une hausse identique (56% d'opinions positives).

Favori des sondages après la chute de
Dominique Strauss-Kahn, le député de Corrèze se présente en "candidat de la victoire". Il a dit ne pas craindre d'autres candidatures au sein de son camp. Il va trouver en face de lui non seulement son "amie" Martine, mais aussi son ex-femme, Ségolène royal, et d'autres encore qui ont de bonnes raisons de lui en vouloir. Le "Tous Sauf Hollande" semble en route...

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Ségolène Royal : "Mieux vaut être exemplaire sans sa vie privée" L'Express, 8 juin 2011, pp. 10-14 propos recueillis par Eric Mandonnet et Marcelo Wesfreid

Si elle doute, elle le cache bien. Dans ses petits bureaux parisiens de la région Poitou-Charentes, à deux pas de la gare Montparnasse, l'ancienne candidate à l'Elysée prépare la primaire socialiste. Cette fois, les sondages ne lui sont pas favorables. Et les circonstances ? Sans jamais citer le nom de Dominique Strauss-Kahn, elle parle des conséquences politiques de l'affaire. N'hésite pas à pointer ses différences avec Martine Aubry et François Hollande. Et attaque, sans s'encombrer de nuances, celui qui l'a battue en 2007, Nicolas Sarkozy.

La gauche peut-elle encore, aujourd'hui, se prétendre plus morale que la droite?

Elle doit se battre pour le prouver. La moralité politique, c'est, pour la gauche, réduire les inégalités, refuser les connivences avec les intérêts particuliers, et tenir parole en ne grugeant pas les électeurs par des promesses fallacieuses, comme l'a fait le candidat de droite en 2007. Ce à quoi vous faites allusion relève d'un comportement individuel. Bien sûr, il vaut mieux être exemplaire dans sa vie privée et faire en sorte qu'elle soit cohérente avec sa vie publique. On ne peut pas cultiver les "vertus publiques", comme disait Montesquieu, et piétiner les vertus privées, traiter les femmes plus bas que terre, manquer de respect à sa famille. Et quand on a une responsabilité publique, on se doit d'être exigeant envers soi-même. Je veux réhabiliter les comportements décents, respectueux, courtois.

Comment éviter que la confrontation entre un homme socialiste blanc, riche, prêt à tout pour se défendre, et une femme noire, pauvre, immigrée, musulmane ne hante la gauche au cours des prochains mois ?

La justice est saisie. Et la vérité doit surgir. Le rôle de la gauche, c'est d'être auprès de ceux qui souffrent, avec des solutions efficaces et crédibles. Je peux vous garantir que quand je suis allée auprès des éleveurs qui sont au bord du gouffre, ils attendaient de moi des décisions et aucun ne m'a parlé de cette affaire.

La gauche doit-elle clarifier son rapport à l'argent?

Pourquoi liez-vous à nouveau le fait dont on parle à la gauche en général? Ce n'est pas parce que tel ministre a dérapé dans des abus sexuels présumés que tous les gens du même bord sont pareils! Non ! Alors pourquoi la droite insinue-t-elle l'équivalent? Ce qui doit être clarifié, ce sont les comportements de pouvoir. Des personnalités agissent comme si elles étaient au-dessus des règles. Pas moins de sept ministres de Nicolas Sarkozy ont été démissionnés en quelques mois! La droite est donc bien mal placée pour donner des leçons. Il faut que certains hommes de pouvoir, qui se servent au lieu de servir, se disent enfin que l'impunité, c'est terminé.

Etes-vous féministe?

Oui, au sens où j'ai dû m'arracher à une condition pour avancer sur un chemin qui était loin d'être balisé. Et aussi parce que, encore aujourd'hui, les inégalités hommes/femmes criantes, et qui ne cessent de se creuser, font injure à la République. Par exemple, plus de 2 millions et demi de mères seules survivent au lieu de vivre. Et les violences faites aux femmes ne cessent d'augmenter. Vous ne croyez pas que le temps d'une femme présidente de la République est venu, pour que change vraiment le rapport au pouvoir?

Le fossé s'agrandit entre les classes populaires et les classes moyennes. Comment le PS peut-il le surmonter?

L'écart se creuse surtout, selon moi, entre les classes supérieures, qui se sont enrichies sur tous les plans (salaires, rentes, transmission du capital), et les autres, qui se sentent déclassées ou qui basculent dans la précarité. Aujourd'hui, un tiers des ménages surendettés sont des retraités à petit salaire, qui ont travaillé toute leur vie et qui étaient naguère protégés. C'est pour cela qu'une réforme fiscale s'impose, afin que le travail soit moins taxé que le capital. Je lancerai tout de suite les états généraux de la fiscalité.

Les socialistes espagnols sont désemparés par le mouvement des Indignés. Le PS français est-il à l'abri d'un pareil décalage avec la jeunesse ?

Ce que je remarque, c'est que les Indignés, dans leur manifeste, réclament de la démocratie participative! Ils ne se reconnaissent plus dans le pouvoir en place, qui ne donne aucune perspective. En France aussi, les jeunes, quand ils voient l'Assemblée nationale, ne se sentent pas représentés. La leçon espagnole vaut pour tout pouvoir en place.

Faut-il s'adapter à la mondialisation ou la combattre car elle est une "escroquerie", comme le préconise Arnaud Montebourg?

Je suis assez d'accord avec le principe de "démondialisation" porté par Arnaud Montebourg. La mondialisation doit être dominée, pour que ce soit du gagnant-gagnant et que les pays riches changent leur mode de développement et permettent celui des pays plus pauvres. Par exemple, dans une bonne mondialisation, le Nord aurait équipé le Sud en énergie solaire, plutôt que de lui vendre un mode de développement reposant sur les énergies fossiles, qui l'enfonce dans la pauvreté. Et les matières premières issues des pays pauvres ne seraient pas englouties dans un système où la finance domine tout, au point que la spéculation internationale frappe même les productions alimentaires, dans une dramatique inertie de la gouvernance mondiale.

Jusqu'où aller dans l'instauration de barrières douanières?

Il faut une politique protectionniste, avec des règles communes au niveau européen, ce que font très bien les Etats-Unis. Mettons des barrières sélectives sur des filières industrielles confrontées à des pays où les salaires sont vingt fois moindres et où les normes environnementales sont inexistantes. C'est aussi dans l'intérêt des pays pauvres, sinon leur modèle de développement ne changera pas et leurs salariés ne s'en sortiront pas.

Mais je remarque que les dirigeants des institutions internationales ne bougent pas. Pour lutter contre le conservatisme des pouvoirs, je propose des changements de responsables plus fréquents. Regardez Jean-Claude Trichet à la Banque centrale européenne, ou Jose Manuel Barroso à la Commission de Bruxelles: ils sont en place depuis trop longtemps et, pour durer, il ne faut rien changer.

La non-augmentation des impôts est-elle pour vous une règle?

Oui. Je suis contre la fuite en avant de la fiscalité et je l'ai prouvé dans ma région. Je suis d'ailleurs la seule à ne pas avoir augmenté les impôts depuis sept années, car j'ai eu le courage de mettre un terme à certaines dépenses moins utiles pour redéployer les moyens.

Sur le plan économique, qu'est-ce qui vous distingue de Martine Aubry ou de François Hollande?

Voilà précisément un point qui me distingue de François Hollande, qui a annoncé une hausse des impôts. Et je veux aller plus loin que le projet du PS, en autorisant l'entrée des régions dans le capital des entreprises industrielles aidées, comme je l'ai fait pour Heuliez. Autre exemple, avec moi à la tête de l'Etat, une entreprise stratégique comme Yoplait n'aurait jamais été vendue aux financiers américains, alors que nos paysans se meurent. La banque publique d'investissement pour les PME, que j'ai fait inscrire dans le projet du PS, sera immédiatement mise en place.

Que faire face à l'arrivée à Lampedusa d'un nombre croissant de migrants issus des révolutions arabes?

C'est un sujet majeur et je suis prête à tous les débats, même avec le Front national. Toutes les images de migrations incontrôlées inquiètent. Est-ce que la réponse de la droite est à la hauteur? Non! Elle a été complice des régimes antérieurs de l'autre côté de la Méditerranée. La réponse de la gauche ne doit être ni celle du laxisme ni celle des régularisations massives. La solution, et elle peut être rapide, c'est un accompagnement efficace de la reprise économique.

Réduire l'immigration professionnelle légale, est-ce une mesure de bon sens dans la situation actuelle, ainsi que le veut Claude Guéant?

C'est un effet d'annonce -chaque jour, Claude Guéant fait une déclaration qui vise à récupérer les thèmes du Front national. Aujourd'hui, quand un secteur professionnel ne manque pas de main-d'oeuvre, l'immigration n'est pas autorisée. Mais il y a des employeurs qui font venir des immigrés dans le seul but de moins payer les salariés. Que Claude Guéant s'adresse au Medef!

D'abord, ce n'est pas à cause des enfants d'immigrés que le système scolaire français vient d'être sévèrement rétrogradé. Mais disons les choses clairement: la question est celle de la pauvreté et de la précarité de certaines familles. Face à cela, 60 000 suppressions de postes, c'est une catastrophe nationale. Ne disons pas aux immigrés: "C'est votre faute !", mais "Voici comment nous allons faire pour que vous réussissiez." La France a besoin de tous ses enfants.

Savez-vous gré à Nicolas Sarkozy de l'action qu'il a entreprise en Libye?

Oui. C'était une action nécessaire, que j'aurais aussi menée, même si, au départ, du temps a été perdu.

Le PS vous semble-t-il plus au clair qu'en 2007 sur la sécurité?

Certainement. Quand je parlais d'"ordre juste", j'entends encore les cris d'orfraie que cela suscitait. Ce n'est plus le cas. Mais il faudra aller plus loin que ce que dit le projet du PS: je ferai des propositions.

Quand un ministre mis en cause doit-il démissionner?

Dès qu'il est perturbé pour remplir sa fonction par la lourdeur d'un risque de condamnation, il doit prendre du recul, puis revenir s'il est blanchi. Le bon critère, c'est l'efficacité du travail et la crédibilité du ministre. Au chef du gouvernement de décider.

Faut-il baisser le salaire du président?

Tout ce qui a choqué les Français devra être remis à plat. Ce qui est important, c'est le train de vie dans son ensemble. L'avion personnel que s'est fait aménager Nicolas Sarkozy, était-ce bien moral? Il faudra procéder à un état des lieux. Mais ce qui me paraît encore plus grave, c'est la connivence avec les puissances d'argent, qui se sont enrichies pendant que tous les autres souffrent de la crise.

Qu'est-ce qu'avoir "envie" d'être présidente de la République?

Ma détermination est totale, tranquille, concentrée, solide. Je pense que je ferai pour la France une très bonne présidente, je m'en occuperai bien, les Français seront apaisés, le travail sera protégé, les PME auront les moyens de se développer, les institutions fonctionneront bien, notre pays deviendra une grande puissance écologique, le pouvoir sera rendu au peuple français. Les gens seront au clair avec les droits et les devoirs de chacun. Un euro dépensé sera un euro utile. Les valeurs morales et familiales seront défendues, la dignité des femmes sera garantie. Et la France retrouvera ses principes d'égalité et de fraternité. Chacun saura qu'il ou elle peut réussir et que le pays a besoin de tous. Les réformes radicales que j'ai évoquées plus haut seront faites rapidement.

François Hollande est-il pour vous un candidat "normal"?

Il a le droit de se définir ainsi. Est-ce suffisant?

Une chose qui pourrait vous inspirer chez Nicolas Sarkozy?

Vraiment, je ne vois pas. Je suis aux antipodes de tout ce qu'il est, de tout ce qu'il fait. Il va nous dire trois choses. Un: "C'est la faute de la crise!" Mais il n'a mené aucune politique pour en contrecarrer les effets. Deux: "ça aurait été pire avec tout autre que moi!" C'est comme un piéton que vous avez renversé, dont vous avez écrasé les jambes et à qui vous dites: j'aurais pu vous tuer! Trois: qu'il a changé et qu'il va réparer ses erreurs. C'était déjà l'argument de Giscard en 1981!

Pourquoi avez-vous perdu en 2007?

Je regarde non pas en arrière, mais en avant. J'ai beaucoup appris dans les épreuves. Je répondrai à votre question quand j'aurai gagné, en 2012. Promis!

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Publié le 22 juin 2011 à 05h00 | Mis à jour à 05h00 Marc Thibodeau La Presse

L'écrivaine française Tristane Banon envisage de porter plainte contre Dominique Strauss-Kahn pour un incident à caractère sexuel survenu en 2002. L'affaire éclabousse aujourd'hui François Hollande, favori des socialistes pour la présidentielle de 2012.

(Paris) L'ex-premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, qui espère représenter la formation de gauche au scrutin présidentiel de 2012, subit les contrecoups des ennuis judiciaires de Dominique Strauss-Kahn.

L'arrestation, à la mi-mai, de l'ex-directeur général du Fonds monétaire international (FMI) pour agression sexuelle a ramené dans l'actualité les allégations d'une journaliste et écrivaine française, Tristane Banon, qui soutient que DSK l'a agressée elle aussi.

Elle affirme qu'elle avait décidé à l'époque de ne pas porter plainte après en avoir discuté avec plusieurs personnes, dont sa propre mère, Anne Mansouret, élue socialiste. Les médias français cherchent depuis à déterminer quel rôle a joué François Hollande, alors aux commandes du parti, dans cette affaire.

Le principal intéressé a indiqué à plusieurs reprises que l'incident n'avait pas été porté à sa connaissance ou qu'il n'avait pas été informé de sa gravité. «Les rumeurs, elles existaient, mais je n'ai jamais conçu que mon rôle était de faire la police au Parti socialiste», a-t-il notamment déclaré.

En entrevue au site Rue89, l'avocat de Tristane Banon, David Koubbi, a indiqué en début de semaine que sa cliente se sentait «trahie» par l'ex-premier secrétaire du Parti socialiste. «C'est insupportable de voir François Hollande, un responsable politique qui sollicite le vote des Français, frappé d'amnésie soudaine, pour le dire poliment», a-t-il déclaré.

Selon lui, M. Hollande a eu à l'époque plusieurs conversations téléphoniques avec Anne Mansouret, à qui il a recommandé, en fait, de porter plainte contre DSK. Il aurait ensuite suggéré à Tristane Banon de suivre le conseil qu'il avait donné à sa mère.

Le politicien aurait par ailleurs dit à la journaliste, en 2008, qu'il «pensait beaucoup à elle» -dans une allusion à l'enquête dont Dominique Strauss-Kahn était l'objet au FMI pour sa relation abusive avec une employée.

L'ancien directeur de cabinet de M. Hollande, Stéphane Le Foll, a déclaré récemment que son ex-patron était bien au courant de l'affaire. «Il avait appelé Tristane Banon, il n'a pas cherché à imposer quoi que ce soit, il l'a écoutée et a essayé de la rassurer. C'est lui, en direct, qui gérait», a-t-il relevé.

Bruno Roger-Petit, chroniqueur du Nouvel Observateur, pense que la discrétion de François Hollande sur son rôle s'expliquerait par son désir de ne pas s'aliéner les anciens partisans de DSK à l'approche des primaires socialistes.

L'un des principaux lieutenants de l'ancien directeur général du FMI, Jean-Christophe Cambadélis, a récemment annoncé qu'il se ralliait à M. Hollande, mais d'autres demeurent ambivalents.

L'affaire refait surface dans les médias à quelques jours de l'ouverture officielle de la période des candidatures aux primaires. François Hollande, qui a déjà annoncé qu'il se porterait candidat, fait figure de favori dans les sondages, où il récolte 36% des intentions de vote des électeurs de gauche. L'actuelle première secrétaire du parti, Martine Aubry, le serre de près à 35%. Ségolène Royal, qui avait représenté le camp socialiste lors de l'élection présidentielle de 2007, se trouve loin derrière, à 14%.

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Primaire : R.I.P. Ségolène Royal

LE PLUS. Elle incarnait tous les espoirs d'opposition à la droite en 2007. Quatre ans plus tard, elle est largement devancée par Martine Aubry, François Hollande et Arnaud Montebourg lors de cette élection à la primaire socialiste. Comment un tel revirement a-t-il pu se produire ?

Par Louis Elkaïm Croqueur de politique Edité par Amandine Schmitt Auteur parrainé par Benoît Raphaël lenouvelobs.com Modifié le 10-10-2011 à 07h31

Un four, un désastre, une branlée… Les mots me manquent pour qualifier ce qui s’est passé pour Ségolène Royal dimanche soir. Sur les réseaux sociaux, certains avaient trouvé une formule qui résumait assez bien mon sentiment : R.I.P. Ségolène Royal (Repose en paix).

Comme un symbole de ce drame qui s’est noué dans sa vie politique, l’image de la vedette de la soirée, son ancien porte-parole Arnaud Montebourg, gonflé d’orgueil façon paon, ne parvenant même pas à marcher pris entre des dizaines de caméras, tournait en boucle sur les chaines infos, alors qu’elle, icône déchue et abandonnée, craquait en direct live sur BFM TV, image furtive d’une femme brisée. Que ce soit dit, les politiques ne sont pas (que) des machines.

Oui Ségolène Royal pleurait en quittant son QG de campagne devant les journalistes. Son visage fatigué n’en pouvait plus de se battre, alors son sourire s’est effacé pour laisser place au vide et aux larmes.

La voix de Royal n’était plus qu’un vague filet de mélancolie, et même ses pires ennemis devaient avoir à ce moment-là de la compassion pour elle, à la manière de ces vieux lions, qui au moment de lâcher leur dernier souffle vous arrachent quelques larmes, après vous avoir tant effrayé.

Elle l’astre socialiste de 2007, pour laquelle des millions de personnes avaient voté, elle qui était arrivée au second tour de la présidentielle, se retrouvait loin, très loin derrière Aubry et Hollande, devancée par Montebourg, talonnée par Valls. Un rêve brisé en quelques heures, la fin des illusions, pire l’humiliation. Oui les sondages se sont trompés. Ils ont surestimé Ségolène Royal. Bonjour tristesse.

Mais comment un tel écroulement a-t-il seulement pu se produire ? Difficile à dire car je crains que nous soyons dans une forme d’irrationalité. Objectivement Ségolène Royal a fait une bonne campagne. Une campagne de terrain et d’idées portée par son livre programme. Elle n’a pas cédé aux petites phrases et elle a gagné en épaisseur. Elle était, sur le fond, meilleure qu’en 2007.

2007. Son échec tient peut-être dans ce seul chiffre. Car le problème de Ségolène Royal c’est qu’elle n’est pas parvenue à se réinventer. Elle est restée la candidate de 2007, allant même jusqu’à utiliser cet argument au moment de conclure le dernier débat mercredi dernier sur BFM. Comme si avoir été la candidate de 2007 suffisait à gagner en 2012.

Au fond, contrairement à ce qu’elle a toujours dit, Royal n’a jamais réellement digéré cette défaite. Elle a pensé qu’on lui avait volé l’Elysée, car le PS n’avait pas été complètement à ses côtés, ce qui était vrai, la faute en partie à François Hollande. Puis en 2008 il y a eu le congrès de Reims et la défaite face à Martine Aubry, avec les péripéties que l’on connait. Encore une fois Ségolène pouvait légitimement penser qu’on lui avait volé la victoire.

Tous ces évènements ont créé en elle une forme inconsciente de rancœur, qui l’a empêché d’incarner l’avenir et qui l’a bloqué dans le passé. La candidate du passé, celle de 2007, voilà ce que Ségolène Royal a été lors de ces primaires, et c’est en partie pour cela qu’elle n’a pas su susciter l’adhésion des électeurs.

La politique est le milieu le plus dur qui soit, et Ségolène Royal entame ce soir une traversée du désert qui promet d’être longue, sinon éternelle. Avant cela il lui faudra choisir entre François Hollande (celui qui l’a trahit en 2007), et Martine Aubry (celle qui l’a trahit en 2008). Ca promet d’être funky. Mais pourra-t-elle vraiment s’investir dans la campagne d’un autre candidat ? Très franchement, j’en doute.

Son prochain défi dans les années à venir sera de prouver qu’elle n’a pas été qu’une mode, qu’une étincelle. Il lui faudra se montrer à la hauteur de son mentor François Mitterrand, et rester une femme debout, pour qui sait peut-être un jour revenir façon Comte de Montecristo, conquérir l’Elysée, et se venger de ses ennemis à coups de larmes. De sang.

A Dieu.

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Ségolène Royal annonce son soutien à François Hollande LEMONDE.FR avec AFP | 12.10.11 | 13h45 • Mis à jour le 12.10.11 | 16h13

Ségolène Royal, éliminée à l'issue du premier tour de la primaire socialiste avec 6,9 % des suffrages (184 096 voix), a annoncé mercredi 12 octobre à l'AFP qu'elle soutenait au second tour François Hollande, notamment pour "amplifier" l'avance qu'il a prise dimanche dernier sur ses rivaux.

Le soutien de Ségolène Royal a été salué chez les hollandais et accueilli avec "respect" dans le camp de Martine Aubry.

Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, Ségolène Royal liste les "trois raisons" qui l'ont amenée à faire ce choix :

"1/ Il est arrivé en tête du premier tour, et il est légitime d'amplifier cette avance donnée par les électeurs."

"2/ Les solutions neuves que je défends seront prises en compte dans le programme du candidat comme l'a dit François Hollande hier soir : la réforme bancaire, que je défends depuis 2008 et sur laquelle aujourd'hui tous les socialistes sont rassemblés ; la lutte contre les licenciements boursiers ; la moralisation politique avec le non-cumul des mandats adopté sans délai ; la mutation écologique de l'économie."

"3/ Nous devons donner un élan à notre candidat avec une nette avance qui ne laissera aucune prise à la droite."

La présidente de la région Poitou-Charentes conclut : "Nous avons le devoir de rassembler les forces citoyennes et d'inventer un nouvel avenir dans lequel les valeurs humaines l'emporteront sur le cynisme du système financier. Je fais confiance à François Hollande pour y parvenir en unissant les Français."

"ELLE A APPELÉ MARTINE AUBRY POUR L'AVERTIR DE SA DÉCISION"

Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole de Ségolène Royal, a affirmé mercredi en début d'après-midi que l'ancienne candidate de 2007 avait fait part à Martine Aubry de sa décision de soutenir François Hollande au second tour de la primaire socialiste.

"Ségolène Royal a eu l'occasion de discuter avec les deux finalistes. Elle a eu l'occasion d'appeler Martine Aubry pour l'avertir de sa décision et de la position qu'elle prenait aujourd'hui. J'en profite pour saluer le comportement tout à fait respectueux de Martine Aubry à son égard", a-t-elle déclaré à BFM TV.

"Dans la mesure où le soutien de Ségolène Royal est porté par une conviction réelle, il valait mieux qu'il s'exprime avant le débat" télévisé de ce mercredi, ajoute-t-elle.

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Valérie Trierweiler rend hommage à Ségolène Royal P.Th., M.P. | Publié le 12.10.2011, 07h17 | Mise à jour : 17h56 leparisien.fr

15h55. Valérie Trierweiler rend hommage à Ségolène Royal. La journaliste Valérie Trierweiler, compagne de François Hollande vient de poster un message sur compte Twitter : «Hommage à Ségolène Royal pour son ralliement sincère, désintéressé et sans ambiguïté.»

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Exclusif. Thomas Hollande parle Le fils du candidat PS, explique à notre journal son rôle auprès de son père, confie ses impressions… et pointe les différences avec la campagne de Ségolène Royal il y a cinq ans. Propos recueillis par Eric Hacquemand et Rosalie Lucas | Publié le 11.03.2012, 10h22 leparisien.fr

A 28 ans, Thomas, l’aîné des quatre enfants du couple que formaient Ségolène Royal et François Hollande, s’exprime pour la première fois sur le soutien qu’il apporte à son père dans la campagne.
C’est dans une brasserie place du Châtelet à Paris, non loin de son domicile, que nous avons rencontré Thomas Hollande, qui travaille dans un cabinet d’avocats à la Cour de cassation. En baskets et écharpe en laine, le jeune avocat n’esquive aucune question. Alors que ses parents sont attendus, ensemble, à Rennes (Ille-et-Vilaine) le 20 mars pour un meeting qui aura une saveur particulière, lui prévient qu’il n’en sera pas : pas question d’alimenter le feuilleton médiatique. De sa voix douce, il ne dit que très rarement « mon père » — ni d’ailleurs « ma mère » à propos de Royal — préférant « François Hollande », plus neutre et… pudique.

Quel est votre rôle dans cette campagne ?

Thomas Hollande. Je suis dans l’équipe Web à titre bénévole. J’aide d’abord à l’organisation de notre grande campagne de porte-à-porte qui vise à ouvrir 5 millions de portes d’ici au premier tour. François Hollande compte beaucoup sur cette opération inédite. Mercredi soir, j’accompagnais par exemple Ségolène Royal à Bagneux. Ce samedi, j’étais à Lyon avec Najat Vallaud-Belkacem, pour tourner le premier épisode d’une petite série vidéo sur le porte-à-porte.

Discutez-vous de la campagne avec votre père ?

Forcément. Mon père me demande parfois des conseils. Notamment sur la question des quartiers populaires, de la jeunesse. Le thème de la banlieue n’a pas été vraiment abordé. François Hollande n’a pas encore réussi à établir un pont avec les quartiers populaires, contrairement à 2007 avec Ségolène Royal. J’essaie donc de l’aider à construire ce lien en organisant des rencontres, des déplacements.

Retrouvez-vous la ferveur qui accompagnait Ségolène Royal en 2007 ?

Même si je note que les meetings sont pleins, il n’y a pas la même ferveur, le même engouement. Il y a cinq ans, les gens venaient déjà convaincus aux meetings de Ségolène Royal. Là, je parlerais plutôt de curiosité. Le contexte n’est plus le même. Le désespoir est réel et beaucoup de gens ne croient plus dans la politique. En 2007, les deux candidats avaient un très fort pouvoir d’attraction ou de répulsion. Cela favorisait l’intérêt, la participation. L’échec de Nicolas Sarkozy a aggravé la désillusion. Et la crise est passée par là.

Certains critiquent aussi le manque de charisme du candidat socialiste…

Il y a une évolution. Depuis le meeting du Bourget, les gens le regardent différemment. Il a réussi à faire taire les doutes, y compris au sein du PS, sur son absence de stature présidentielle. Le François Hollande d’il y a trois mois n’est plus le François Hollande d’aujourd’hui. Il a effectué un travail sur lui-même, sur sa façon de s’exprimer. Ce travail de présidentialisation a été réussi. Mais pour susciter l’enthousiasme et remporter une présidentielle, il ne suffit pas de dire qu’on est bon gestionnaire. La gauche s’en est rendu compte en 2002 avec Lionel Jospin. Créer l’engouement tout en gardant la crédibilité, c’est l’enjeu. Je ne suis pas inquiet : le candidat commence à prendre des risques sur le fond.

Lesquels ?

La création d’une nouvelle tranche d’imposition à 75% visant les très riches est un premier pas. C’est une mesure très forte. Elle montre que le politique est en mesure de modifier le fonctionnement du système. Et le fait que cette proposition soit bien passée va lui faire prendre d’autres risques.

Diriez-vous que cette campagne est aussi violente qu’en 2007 ?

Non. Il n’y a pas vraiment de coups bas.

Mais quand on traite votre père de Babar, de mou… ça vous blesse ?

Non. Je suis blindé après ce qu’a subi Ségolène Royal en 2007 ! Et même ensuite… Pendant cinq ans, elle a fait l’objet d’attaques très violentes. Ce que reçoit mon père est sans commune mesure. Les attaques venant du camp d’en face font partie du jeu. Ce qui est le plus dur, ce sont les attaques venant de sa propre famille politique. Pour l’instant, il n’y en a pas, contrairement à 2007 et je m’en réjouis.

Comment jugez-vous l’entrée en campagne de Sarkozy ?

Elle a été plutôt bonne. Il avait réussi à imposer son rythme. Mais contrairement à il y a cinq ans, Nicolas Sarkozy n’a pas de thèmes forts, pas de cap. S’autoproclamer candidat du peuple, c’est très osé de sa part! Tous les Français ont pu constater que pendant cinq ans il a été le président d’une minorité d’extrariches. Le Fouquet’s, c’est un détail symbolique. Cela me déçoit un peu qu’on l’attaque là-dessus car c’est anecdotique par rapport à la politique qu’il a menée. Je préférerais qu’on parle moins du Fouquet’s et davantage du bouclier fiscal, de la réforme de l’ISF…

Quelle est la principale qualité de Hollande pour être président ?

Je ne vais pas reprendre son expression de « normal », mais c’est effectivement quelqu’un qui aime la sobriété. Il n’est pas à la recherche de l’argent, du prestige ou du luxe. Il préfère la simplicité. Et s’il est élu, je pense qu’il exercera le pouvoir comme ça.

Et son principal défaut ?

Parfois, il est un peu trop perfectionniste dans ses explications. Un peu trop techno. Du coup, lors d’émissions, il peut perdre des téléspectateurs.

Sur ses 60 engagements, lequel retient le plus votre attention ?

Le contrat de génération. J’aime l’idée de ne pas opposer les générations les unes aux autres, mais au contraire de créer un lien. Le jeune qui arrive dans une entreprise ne le fait pas au détriment d’un senior. C’est une idée qui correspond à l’époque car les jeunes ne trouvent pas d’emploi et les seniors doivent cotiser plus longtemps, donc autant faire en sorte qu’ils puissent rester dans l’entreprise.

Vous êtes le seul des quatre enfants engagé dans la campagne…

La présidentielle m’intéresse, mais mon engagement est militant. Après l’élection, je me reconcentrerai sur mon métier d’avocat. Je n’ai pas envie de mener une carrière en politique. Si je le faisais, on dirait que c’est grâce à mes parents. C’est normal. Même en étant hors de la politique, je dois reconnaître qu’avoir un patronyme connu ça aide… Je veux réussir ma vie professionnelle par moi-même.

Si François Hollande l’emporte, cela changera-t-il votre relation ?

Je ne pense pas. Cette élection ne le changerait pas, les ors du pouvoir ne lui tourneraient pas la tête. S’il est élu, le protocole sera plus un poids pour lui qu’autre chose. Par exemple, sa sécurité l’a obligé a abandonné son scooter, ce qu’il regrette… Il aime sa liberté.

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Rennes 4 avril 2012

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Ségolène Royal salue "la prise de responsabilité" de François Bayrou Publié le 03.05.2012, 21h10 leparisien.fr

Ségolène Royal a salué jeudi à Toulouse "la prise de responsabilité" de François Bayrou qui a indiqué qu'il voterait personnellement pour François Hollande dimanche au second tour de la présidentielle. "Je salue la prise de responsabilité qu'exprime François Bayrou. Il a pris la mesure de l'enjeu et il a considéré qu'il fallait que les valeurs humaines l'emportent sur les valeurs financières et que cet humanisme centriste n'était plus compatible avec le sarkozysme", a déclaré à l'AFP l'ancienne candidate à la présidentielle de 2007.

"Je peux d'autant mieux mesurer l'importance de cette prise de responsabilité que moi même je l'avais sollicitée en 2007. Je sais parfaitement qu'en unissant nos forces, on aurait gagné l'élection présidentielle, on n'aurait pas eu 5 ans de sarkozysme", a aussi affirmé Mme Royal. "Peut-être d'ailleurs que cette expérience lui a permis de mûrir cette décision qui est vraiment formidable, honorable", a-t-elle poursuivi.

"Si ce rassemblement avait eu lieu en 2007, la France n'aurait pas subi ces cinq ans de pouvoir dur, dur pour les faibles et les moyens et doux pour les riches", elle "ne serait pas dans cette situation-là", a-t-elle insisté.

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Ségolène Royal garde son poste de secrétaire nationale au PS http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/07/20/le-parti-socialiste-designe-des-nouveaux-secretaires-nationaux_1736515_823448.html Le Monde.fr avec AFP | 20.07.2012 à 16h14 • Mis à jour le 20.07.2012 à 17h54

L'ex-candidate à l'Elysée Ségolène Royal a été désignée secrétaire nationale auprès de la première secrétaire, Martine Aubry, en charge des "mobilisations citoyennes", dans la nouvelle direction du PS renouvelée après les élections présidentielle et législatives.

Ex-rivale de Martine Aubry au congrès de Reims en 2008, longtemps en marge de la direction du PS, Ségolène Royal figure en haut de la liste des nouveaux secrétaires nationaux, qui remplacent les anciens nommés au gouvernement.

Suppléant de Laurent Fabius à l'Assemblée et "plume" du projet socialiste, Guillaume Bachelay est, lui, promu "conseiller politique", secrétaire national aux relations extérieures (avec les autres partis).

Le sénateur de Paris David Assouline est le nouveau porte-parole du PS en remplacement de Benoît Hamon, cédant son poste de secrétaire national à la communication à Olivier Faure, député, conseiller spécial officieux du premier ministre Jean-Marc Ayrault.

Dès mercredi soir, Martine Aubry avait annoncé l'arrivée de nouvelles têtes à la direction du PS représentant toutes les sensibilités du PS, comme la députée Karine Berger (économie) ou Charlotte Brun (affaires sociales).

Son bras droit, le nouveau député Jean-Marc Germain, est nommé secrétaire national au travail et à l'emploi, tandis qu'un proche de Benoît Hamon, le jeune député-maire d'Annonay Olivier Dussopt, devient président du Forum des territoires.

La députée des Français de Grande-Bretagne, Axelle Lemaire, qui avait décliné l'offre de François Hollande de rejoindre le gouvernement, devient secrétaire nationale aux Français de l'étranger.

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Ségolène Royal/Valérie Trierweiler : le syndrome Marie-Antoinette ? nouvelobs.com Modifié le 03-09-2012 à 13h09 Par Bruno Roger-Petit Chroniqueur politique http://leplus.nouvelobs.com/contribution/619405-segolene-royal-valerie-trierweiler-le-syndrome-marie-antoinette.html

LE PLUS. Devant l'Internationale socialiste en Afrique du Sud, Ségolène Royal a évoqué "l'humiliation" subie lors de l'affaire de la Rochelle et du tweet, mettant en cause Valérie Trierweiler. En baisse dans les sondages, le président François Hollande risque-t-il de pâtir de l’impopularité de sa compagne ? Analyse de Bruno Roger-Petit, chroniqueur politique au Plus.

"Subir une humiliation comme cela, sous plusieurs angles, c'est violent (...) La Rochelle, c'est une injustice. Un crash. Un accident de parcours. Je ne mérite pas ça". Ainsi Ségolène Royal a-t-elle évoqué, lors d'une réunion de l'Internationale socialiste en Afrique du Sud, Valérie Trieweiler, François Hollande, les conséquences de l'affaire du tweet, sa défaite à La Rochelle et le rôle des uns et des autres, à tous les niveaux de la hiérarchie socialiste.

En évoquant cette affaire, pour s'en plaindre, et non dans un but d'apaisement, en précisant qu'elle avait été touchée sous "plusieurs angles", donc public et privé, l'ancienne première dame donne implicitement raison à tous ceux qui estiment que la connaissance des relations du trio Royal/Hollande/Trierweiler est la clé de nécessaire à toute compréhension politique de la campagne Hollande 2012 et du premier trimestre du quinquennat.

Les effets réels de l'affaire du tweet

Ségolène Royal justifie l'existence des trois livres consacrés au sujet – à lire, "L'Ex" de Sylvain Courage (Éditions du moment), le mieux informé de tous, mais aussi "Entre deux feux", d’Anna Cabana et Anne Rosencher (Grasset) et "La Favorite", de Laurent Greilsamer (Grasset) – et cloue le bec à ceux qui, tel Jean-Michel Apathie au Grand journal de Canal +, la semaine passée, traitait avec dédain les livres de ses confrères, jugeant qu'ils auraient mieux fait de circuler car il n'y a rien à voir. En vérité, on n'a peut être pas tout encore vu et ce n'est pas le moment de circuler, justement.

Il est encore trop tôt pour juger des effets réels de l'affaire du tweet dans le début de disgrâce populaire qui frappe François Hollande. Mais, compte tenu de ce que cette baisse de popularité dans l'opinion s'accompagne d'un mouvement éditorial général pointant du doigt les faiblesses de François Hollande, ses atermoiements, sa tendance à la procrastination, sa rondeur (atout il y a six mois, handicap aujourd'hui), son indolence, la question ne peut pas ne pas être posée. Même si, pour une bonne part, l'énoncé rabâché sur toutes les antennes et toutes les ondes des défauts personnels présidentiels relèvent de la supposition, de l'intoxication ou de la manipulation, le tout pour des raisons politiques évidentes.

A n'en pas douter, l'effet produit pas les trois livres consacrés au trio Royal/Trierweiler/Hollande vient accompagner, si ce n'est amplifier le mouvement. Les trois auteurs étant invités à raconter les meilleures anecdotes de leurs livres sur tous les plateaux de télévision où s'épanouit la politique réduite au people, ils participent, à leur insu (mais la promo, c'est la promo) à la construction d'une image présidentielle qui peu à peu, installe Ségolène Royal, courageuse et digne, dans le rôle de la victime de toutes les trahisons. Soit une Maintenon prête à ouvrir son Saint-Cyr à Poitiers, François Hollande dans une posture de balloté, hésitant et confus, tantôt Louis-Philippe, tantôt Louis XVI, et Valérie Trierweiler campée dans le rôle de la méchante, reprenant deux cents ans après la fonction de bouc émissaire suprême dévolue à Marie-Antoinette, portant sur elle le poids de toutes les haines, et s'ingéniant à les accumuler à force de maladresses.

On a déjà écrit ici que certains socialistes s'inquiétaient, pour le moyen et long terme, des dégâts engendrés par l'affaire du tweet, considérant qu'il s'agissait d'un poison lent. À l'évidence aujourd'hui, autour de la personne de Valérie Trierweiler se concentre un faisceau de symptômes annonçant la présence de ce que l'on pourrait appeler le syndrome Marie-Antoinette.

Il suffit d'entendre, par exemple, tous ce que les journalistes, commentateurs et éditorialistes de toutes obédiences, merveilleux et tragiques échos amplificateurs des mouvements de l'opinion, se confient dans les coulisses des émissions de débats (diverses et variées) du PAF : tout ce qui va mal, c'est de la faute à Valérie Trierweiler, seule coupable des ratés du début d'un quinquennat qui avait pourtant si bien commencé. Il suffit de lire, sur Twitter par exemple, les propos de certains députés de l'opposition à son sujet, entre misogynie à peine refoulée et morale judéo-chrétienne bourgeoise ultraréactionnaire, pour saisir l'ampleur de la détestation, à bien des égards irrationnelles. Valérie Trierweiler est devenue le point faible de François Hollande aux yeux de beaucoup. Marie-Antoinette, CQFD.

La France, ce vieux pays

Le "Trierweiler bashing" sur Twitter a remplacé les placards hostiles à la Reine posés la nuit sur les murs de Paris, mais le principe est le même, pérennité qui prouve que ce n'est pas internet le mal, mais une certaine façon française, pas la plus noble, de concevoir le débat public... Et, tant pis si cette caricature (toutes les images publiques sont caricatures, pour le pire ou le meilleur) n'est pas le reflet de la réalité, mais c'est ainsi que, depuis le 6 mai, s'imprime dans l'opinion l'image du trio. Par contrecoup, c'est néfaste pour le président Hollande.

Les déclarations de Ségolène Royal devant l'Internationale socialiste, rajoutant un franc dans le nourrain médiatique, sont la preuve que la machine infernale n'est pas prête de s'arrêter, et que les dommages collatéraux ne devraient pas manquer de surgir, tôt ou tard. Qui veut parier que dans les prochaines semaines, les prochains mois, le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls sera interrogé publiquement sur son rôle lors du meeting de Rennes, où on lui prête l'intention d'avoir voulu empêcher Ségolène Royal de monter sur la tribune aux côtés de François Hollande, ou bien encore, sur la disparition de Ségolène Royal du clip projeté lors du meeting du Bourget, clip dont Ségolène Royal était absente ?

Il peut y avoir quelque étonnement à constater qu'en 2012, l'opinion publique française, en grande partie, est encore mue par des réflexes sociétaux vieux de quelques siècles, et l'on peut être certain que quelques lecteurs décréteront qu'il n'est pas contemporain, pour juger de la politique en 2012 et du rôle de Valérie Trierweiler, d'en appeler à un syndrome Marie-Antoinette et au cortège de haine qui l'accompagna jusqu'à la chute. Ceux-là ne veulent pas voir que la France est un vieux pays, et que Ségolène Royal, dans sa déclaration devant l'Internationale socialiste, joue habilement de ces vieux réflexes français pour entretenir le climat peu serein qui entoure la compagne de François Hollande. Oui, la France est un vieux pays, trop vieux sans doute pour le XXIe siècle.

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Banque Publique d'investissement : Ségolène Royal promet «un comportement exemplaire» et «une fonction gratuite» Créé le 20/02/2013 à 09h16 -- Mis à jour le 20/02/2013 à 14h43 http://www.20minutes.fr/economie/1104303-banque-publique-investissement-segolene-royal-vice-presidente-porte-parole

Un point de chute pour Ségolène Royal.
L'ex-compagne du président de la République sera vice-présidente de la BPI et porte-parole, a annoncé mercredi son patron, Jean-Pierre Jouyet sur France Inter, par ailleurs un intime du chef de l'Etat. «Ségolène sera vice-présidente de la BPI, je le proposerai aupremier Conseil d 'administration demain», a-t-il dit.

Alors que la France s’enfonce dans la crise, la BPI, détenue à parts égales par l'Etat et la Caisse des dépôts (CDC), son bras financier, doit œuvrer au redressement de l'économie et au renouveau industriel du pays, selon le gouvernement.

C’est quoi exactement cette banque?

Ce nouveau bras armé de la politique économique regroupera les activités d'Oséo, l'actuelle banque publique de financement des PME et de l'innovation, le Fonds stratégique d'investissement (FSI) qui prend des participations dans des entreprises hexagonales et de CDC Entreprises, filiale de la Caisse des dépôts. Sa force de frappe sera de 45 milliards d’euros. Il sera structuré autour de deux pôles: le premier consacré aux prêts et aux garanties avec Oséo, le second aux investissements en fonds propres avec CDC Entreprises et le FSI. A terme, elle devrait en plus intégrer Ubifrance qui accompagne les entreprises à l'exportation. La BPI aura pour ambition d'accompagner les PME, qui ont du mal à se financer, au plus près avec un guichet unique dans chaque région.

Dans une récente interview aux Echos, Ségolène Royal estimait qu'il «n'y avait plus de temps à perdre». «Les régions souhaitent que les choses aillent plus vite car les entrepreneur se sentent mal aimés et souffrent de l'absence de moyens pour agir. Il y a eu beaucoup de bisbilles entre Oséo, la CDC, le FSI pour savoir qui doit diriger. Il est temps que tout cela cesse et que l'on se mette en ordre de bataille !», expliquait-elle tout en précisant que la BPI n'a pas pour vocation à soutenir des « canards boiteux.

Sur Twitter, Ségolène Royal a confirmé sa nomination.

Ségolène Royal✔ @RoyalSegolene
Servir modestement mais efficacement une grande idée : la B. P. I., banque des territoires, des PME, de la mutation écologique.

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Photos de «Closer»: Pour Ségolène Royal, il faut «tourner la page» Julie Gayet Créé le 12/01/2014 à 17h12 -- Mis à jour le 13/01/2014 à 09h04 http://www.20minutes.fr/politique/1272919-20140112-segolene-royal-faut-tourner-page-julie-gayet

PRESIDENCE – L'ancienne compagne de François Hollande était interrogée dimanche sur France 2…

Ségolène Roal (PS) a estimé dimanche qu'il fallait «tourner la page» après les révélations de Closer sur une liaison du président Hollande avec l'actrice Julie Gayet mais avant que l’on apprenne l’hospitalisation de Valérie Trierweiler.

«Je ne veux pas alimenter d'une quelconque petite phrase un feuilleton qui est très, très, très éloigné des préoccupations des Français», a répondu sur France 2 l'ex-compagne du président, avec qui elle a eu quatre enfants, alors que Laurent Delahousse l'interrogeait sur les répercussions politiques de cet article. «Il est évident qu'il faut tourner la page et se remettre au travail», a-t-elle ajouté.

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Le retour de Calamity Ségolène Royal Le Point.fr - Publié le 24/04/2014 à 06:06 - Modifié le 24/04/2014 à 10:18 Par Emmanuel Berretta

La nouvelle ministre de l'Écologie interdit les décolletés, se fait systématiquement annoncer par un huissier et impose un règlement intérieur impitoyable...

L'installation de Ségolène Royal à l'hôtel de Roquelaure, siège du ministère de l'Écologie, a jeté un froid sur le personnel. En cause, des consignes ont été passées qui forment une sorte de code de conduite en vue de respecter l'étiquette. Le caractère draconien des messages apparaît à beaucoup comme hors norme. Ainsi, il est exigé du personnel féminin une tenue décente avec "interdiction des décolletés", indique une source à l'hôtel de Roquelaure. En vérité, le personnel n'avait pas vraiment besoin de ce rappel pour adopter une tenue tout ce qu'il y a de plus décente...

Contactée par Le Point.fr, Ségolène Royal indique qu'il s'agit d'un "règlement intérieur sur proposition des services qui est destiné à l'interne et ne donne pas lieu à commentaires externes". Les cancans vont pourtant bon train dans les couloirs de cet hôtel particulier du 7e arrondissement de Paris, édifié en 1722 par le maréchal de Roquelaure...

L'huissier annonce la ministre, on se lève !

Toujours selon le personnel, la "dame de fer" de la région Poitou-Charentes se déplacerait dans les couloirs du ministère précédée d'un huissier qui l'annonce, de sorte que le personnel doit se lever sur son passage. Il est également défendu au personnel de fumer dans la cour et le jardin en présence de la ministre. Lorsque la ministre déjeune dans son salon, les membres de son cabinet ne doivent pas emprunter le couloir adjacent pour cause de nuisances sonores. Si bien que, pour atteindre la salle dite de "la popote", il ne faut pas traîner : les conseillers ministériels doivent s'y hâter avant que la ministre ne pénètre dans son salon. Tant pis pour les retardataires, "la popote" leur sera inaccessible.

Par ailleurs, Ségolène Royal a mis en place le co-working. Traduction concrète : aucun bureau ne doit être occupé par une seule personne, en dehors du sien. Il faut être au moins deux afin de co-worker. Cette règle s'applique à Jean-Louis Bianco, son conseiller spécial, qui partage son bureau avec son chargé de mission...

Le fait du prince

Enfin, une dernière règle un peu curieuse : la permission de dormir dans la cabane de l'hôtel particulier qui abrite les officiers de sécurité ou les chauffeurs a été réglementée. Ainsi, le chauffeur de Frédéric Cuvillier, le secrétaire d'État aux Transports, n'a pas le droit d'y passer la nuit lorsque ce dernier est absent de Paris. "Cette interdiction n'a guère de sens, le chauffeur de Cuvillier habite Boulogne... C'est donc des déplacements en plus lorsqu'il faut aller chercher Cuvillier à l'aéroport", nous explique-t-on à l'intendance de l'hôtel de Roquelaure.

Les principes rigoureux mis en place au ministère de l'Écologie tranchent avec l'atmosphère de laisser-aller de la gauche au pouvoir. Le swap Jouet-Lemas à la Caisse des dépôts, les recasages en tout genre (Dominique Voynet, Harlem Désir...), sans parler de l'affaire Morelle, viennent parasiter le message du gouvernement au moment où celui-ci demande aux Français (les retraités, les fonctionnaires, les collectivités locales) des efforts supplémentaires...

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Mépris", "machos": Ségolène Royal s'en prend au gouvernement K. L. Le 14/05/2014 à 12:09 Mis à jour le 15/05/2014 à 11:05
Ségolène Royal, irritée par le "procès en incompétence" qui lui est fait, n'hésite pas à afficher ses divergences et tacler Michel Sapin et Arnaud Montebourg dans une interview à paraître jeudi.

Manuel Valls n'a visiblement pas trouvé de "logiciel anti-couac" ou alors il ne fonctionne pas sur Ségolène Royal. Dans une interview à paraître jeudi dans le magazine Paris Match, la ministre de l'Ecologie se lâche et dégaine à tout-va.

"Machos" et "boules puantes"

Irritée par le "procès en incompétence" qui lui est fait, selon ses propres dires, quoi qu'elle dise et fasse, Ségolène Royal dénonce une classe politique "majoritairement composée de machos sûrs de leur bon droit", et ajoute: "Ceux qui veulent me museler se trompent. Oui, je parle. C'est ma liberté et je la garderai quoi qu'il arrive. Et si j'ai envie de dire autre chose que ce qui est convenu, je le dirai". Le magazine précise qu'elle répète à plusieurs reprises: "Je suis à ce poste parce que je suis compétente. Peut-être même la plus compétente".

Ségolène Royal dit choisir d'ignorer les "boules puantes", la "condescendance", le "mépris" de certains ministres du gouvernement... qu'elle ne nommera pas. "Je fais mon travail. Le reste, je m'en fiche. Je n'ai pas de temps à perdre".

Le tacle envoyé à Sapin

Au sujet de l'écotaxe, elle tacle sans hésiter l'un de ses collègues: "Michel Sapin a une position institutionnelle qui colle, comme par hasard, à celle de la commission parlementaire présidée par le député Jean-Paul Chanteguet, dont il est le suppléant. Ce qu'il m'avait caché. Il a fallu que je le découvre par hasard. Moi, j'ai une position imaginative, créative. Sur ce dossier, je suis attendue au tournant. Mais j'avancerai. A marche forcée s'il le faut."

Divergence avec Montebourg sur Alstom

La ministre de l'Ecologie n'hésite pas non plus à marcher sur les plates-bandes d'Arnaud Montebourg, en déclarant au contraire du ministre de l'Economie que General Electric représente "le meilleur projet industriel" pour l'avenir d'Alstom.

Mais la ministre semble avoir voulu désamorcer toute polémique potentielle avec son collègue, qui avait lui clairement donné ses faveurs à Siemens, en tweetant mercredi que le "projet franco-allemand progresse bien".

Le Foll embarrassé

Le porte-parole du gouvernement a semblé embarrassé, mercredi, par les questions portant sur l'interview de Ségolène Royal à Paris Match. "Je veux témoigner ici de la cohérence de l'action gouvernementale y compris avec l'action menée par Ségolène Royal", a dit Stéphane Le Foll.

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Le Foll embarrassé Par Michel Revol http://www.lepoint.fr/economie/mia-l-echec-cuisant-de-segolene-royal-14-05-2014-1822968_28.php Le porte-parole du gouvernement a semblé embarrassé, mercredi, par les questions portant sur l'interview de Ségolène Royal à Paris Match. "Je veux témoigner ici de la cohérence de l'action gouvernementale y compris avec l'action menée par Ségolène Royal", a dit Stéphane Le Foll.

La nouvelle tombe bien mal pour Ségolène Royal, déjà empêtrée dans ses déclarations sur General Electric, Alstom et l'écotaxe. Ce mercredi, vers midi, le tribunal de commerce de Niort a en effet rejeté les trois offres de reprise de Mia, le constructeur de voitures électriques soutenu à bout de bras par la région Poitou-Charentes depuis 2010. Sauf retournement, l'entreprise de Cérizay sera démantelée et ses actifs vendus.

C'est donc tout un pan de la stratégie de la ministre de l'Écologie qui s'effondre. En mars 2010, alors que le carrossier Heuliez est au plus mal, Ségolène Royal promet de redresser l'entreprise et, mieux, de constituer une filière de la voiture électrique en Poitou-Charentes. La région sera son laboratoire, la preuve qu'une responsable politique peut influer le cours du destin. La promesse marque les esprits, à quelques mois des élections régionales. Heuliez est coupé en deux, une partie continuant à fabriquer des châssis, l'autre des voitures électriques.

Cette dernière société, Mia, emploie plus de deux cents salariés. Ségolène Royal innove même en faisant entrer au capital de Mia la région Poitou-Charentes, ce qu'aucune collectivité locale n'avait jusqu'alors osé faire. Toujours souriante, Ségolène Royal paie de sa personne : à Paris comme à Poitiers, on la voit circuler dans cette petite voiture assez mal fichue, objet de nombreuses railleries.

20 millions d'euros investis à perte

Mais on ne décrète pas qu'une entreprise vivra. Le marché de la voiture électrique reste embryonnaire, entre autres raisons parce que la capacité des batteries reste insuffisante et que les bornes de recharge sur les routes sont rares. À plusieurs reprises, Mia frôle le dépôt de bilan ; à chaque fois, un repreneur miracle apparaît. Il y a quelques mois, juste avant l'annonce de la liquidation judiciaire prononcée le 12 mars, la présidente de Poitou-Charentes crée une société d'économie mixte pour sauver les derniers actifs de Mia. Elle y injecte un million d'euros, en pure perte.

Si on y ajoute le soutien accordé à Eco&Mobilité (un autre fabricant de véhicules électriques de la région), Ségolène Royal a donc dépensé, selon l'opposition régionale, quelque 20 millions d'euros dans la filière de la voiture électrique qu'elle entendait bâtir. Lors de son arrivée au ministère de l'Écologie, Ségolène Royal a promis la création de 100 000 emplois grâce à la filière verte. Preuve n'est pas faite dans le labo de Poitou-Charentes.

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Fusion des régions : levée de boucliers contre le plan Royal Le Monde.fr | 22.05.2014 à 18h14 http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/05/22/fusion-des-regions-levee-de-boucliers-contre-le-plan-royal_4424073_823448.html

L'annonce d'une possible fusion entre la région Poitou-Charentes, anciennement présidée par Ségolène Royal, et celle des Pays de la Loire ne réjouit pas tout le monde. De droite comme de gauche, plusieurs élus locaux ont rejeté le plan de la ministre de l'écologie et de son successeur à la présidence de la région, Jean-François Macaire. « Le sentiment dominant dans notre département et une grande partie de la région Poitou-Charentes, c'est d'aller avec l'Aquitaine, parce que Bordeaux est une métropole européenne et mondiale, ce que n'est pas Nantes », a souligné Dominique Bussereau, ancien ministre UMP et président du conseil général de la Charente-Maritime.

Michel Boutant, président socialiste du conseil général de la Charente, acquiesce : son territoire est tourné vers « une intégration dans la région Aquitaine » par ses réseaux de transport, son organisation économique, hospitalière, administrative. Le sud de la région est en lien avec Bordeaux, le nord avec Nantes. « Le département des Deux-Sèvres est écartelé », témoigne son président Eric Gautier.

PRÉSERVER UNE PRÉSIDENCE POUR SÉGOLÈNE ROYAL

Parmi les axes du « big bang territorial » annoncé par Manuel Valls, figure la fusion des 22 régions métropolitaines pour n'en laisser que la moitié. Depuis, les élus lorgnent sur le territoire de leur voisin et s'inquiètent de l'appétit des territoires les plus puissants. La région Bretagne a dit tout le bien qu'elle pensait de se voir rattacher le département de Loire-Atlantique, pour reformer les frontières qu'une décision du gouvernement de Vichy a modifiées en 1941. Jacques Auxiette, président socialiste de la région Pays de la Loire, a immédiatement répondu par une fin de non-recevoir, dénonçant une tentative « d'annexion » du département le plus riche de son territoire.

En tentant de fusionner avec Poitou-Charentes, sa voisine du sud, Jacques Auxiette veut préserver l'intégralité du territoire de sa région. Par ailleurs, en se rapprochant de son voisin du nord, Ségolène Royal peut se préserver la présidence d'une grande région puisque Jacques Auxiette a déjà annoncé son intention de ne pas se représenter lors du prochain scrutin régional. A l'inverse, une fusion de Poitou-Charentes avec l'Aquitaine placerait la ministre face à un concurrent de taille : le président de région socialiste Alain Rousset.

GRAND JEU DE STRATÉGIE

Mais dans le grand jeu de stratégie du redécoupage des régions, la protection des mandats des barons locaux ne colle pas toujours aux logiques des bassins de vie des habitants. « La Charente n'a pas vocation à avoir le petit doigt sur la couture du pantalon, surtout quand lui échappent les véritables motivations d'une telle volonté », s'emporte Michel Boutant dans une tribune publié mercredi 21 mai. Il rappelle aussi que « Ségolène Royal est ministre à Paris, elle n'est plus officiellement à la tête de Poitou-Charentes ». « Pourtant, elle décide sans les départements, considérés aujourd'hui comme quantité négligeable », peste Eric Gautier. Un « bel exercice de démocratie participative, pourtant slogan voulu par l'ex-présidente de la région Poitou-Charentes », ironise encore Michel Boutant.

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Quand Royal s’intéressait à une fusion avec la région… Centre Par Martial You et Fannie Rascle Publié le 22 mai 2014 à 08h22 Mis à jour le 22 mai 2014 à 08h22 http://www.europe1.fr/Politique/Quand-Royal-s-interessait-a-une-fusion-avec-la-region-Centre-2128709/#

Dans un document signé de sa main en avril dernier, la ministre dévoilait une autre préférence que celle dévoilée mardi.

Ce que dit Ségolène Royal. "Jacques Auxiette, président de la région des Pays de la Loire, Ségolène Royal, ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, et Jean-François Macaire, président de la région Poitou-Charentes (...) ont décidé de saisir les deux Ceser de Poitou-Charentes et des Pays de Loire pour étudier la possibilité d'une fusion de leurs deux régions" : voilà ce qu’indique un texte transmis mardi soir par la région Pays de la Loire. Ségolène Royal, l’ex-Madame Poitou-Charentes, est donc favorable à une fusion avec la région voisine des Pays de la Loire. Ou plutôt, devrait-on dire, est désormais favorable à une fusion avec les Pays de la Loire. Parce que dans un document daté du 18 avril dernier, amendé de sa main et qu’Europe 1 a pu se procurer, la présidente de la région Poitou-Charentes s’intéressait à une toute autre option. "Centre", vous avez dit "Centre" ?

Ce que disait Ségolène Royal. Dans ce document, à en-tête officiel, Ségolène Royal prie le Conseil économique, social et environnemental de la région Poitou-Charentes de se pencher sur le dossier "fusion de régions", dans les pas de la réforme des collectivités territoriales voulue par le gouvernement. Et d’ajouter à la main : "vu les réalités géographiques, culturelles et économiques, je serais prioritairement intéressée par votre avis sur le rapprochement avec la Région Centre, sans démembrement de l’une ou l’autre".

Ce qui se joue dans cette affaire. La réforme territoriale envisagée par l'exécutif prévoit la suppression des départements et la division par deux du nombre de régions, actuellement de 22. Et Poitou-Charentes a beaucoup à y perdre. L’un des scénarios envisagés reviendrait à couper cette région en deux : Charente et Charente-Maritime seraient rattachés à l'Aquitaine tandis que Vienne et Deux-Sèvres seraient collées aux Pays de la Loire. Mais cette disparition pure et simple de Poitou-Charentes, Ségolène Royal, dont c’est le point de chute électoral, n’en veut pas. D’où cette volonté de trouver des alliés. Et plus que la région Centre, les Pays de la Loire peuvent être des alliés de choix. Car selon une carte dévoilée dans la presse il y a quelques semaines, les Pays de la Loire seraient eux aussi promis à un démembrement dans le cadre d'une "France à 12 régions" envisagée par Matignon. La Loire-Atlantique serait rattachée à la Bretagne, la Vendée à une région Aquitaine-Poitou-Limousin, et les départements restants à une région Vallée de la Loire comprenant aussi l'actuelle région Centre.

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Cheminée : Ségolène Royal fait feu de tout bois Le Point - Publié le 09/12/2014 à 08:57 - Modifié le 09/12/2014 à 16:47 http://www.lepoint.fr/societe/segolene-royal-veut-revenir-sur-l-interdiction-des-feux-de-cheminee-09-12-2014-1888101_23.php

Le préfet veut interdire les feux de cheminée en Ile-de-France à compter du 1er janvier. "Ridicule", a jugé la ministre. Vraiment ?

Les Franciliens devraient pouvoir passer l'hiver au coin du feu : Ségolène Royal veut revenir sur l'interdiction des feux de cheminée à Paris et en banlieue, mesure anti-pollution que la ministre juge "un peu ridicule".
Un arrêté du préfet de la région Ile-de-France, pris au nom de la lutte contre les émissions de particules fines, prévoyait de bannir, à compter du 1er janvier 2015, tous les feux de bois en foyers ouverts à l'ancienne, à Paris et dans 435 communes environnantes.
Dans Paris intra-muros, l'interdiction devait même être plus poussée, puisqu'elle visait aussi toute forme de combustion de bois, y compris dans les cheminées les plus modernes et propres, fermées par un insert, ou encore dans les poêles et chaudières au bois dernier cri.

La ministre de l'Écologie a décidé de revoir ce dispositif, assimilé à de "l'écologie punitive" et très critiqué par les usagers et les professionnels du secteur. "Que les Français se rassurent, je vais changer cette décision qui ne va pas dans le bon sens", a déclaré Mme Royal sur France 2, précisant avoir été "saisie" de ce dossier par des associations de consommateurs. "J'ai été moi-même très surprise, surtout des chiffres qui ont été utilisés. On nous a fait croire que les feux de cheminée polluaient plus que les voitures diesel", a-t-elle expliqué. "Il faut être un peu raisonnable. Je ne suis pas favorable à une société des interdictions", a-t-elle insisté. D'autant que la mesure risquait tout simplement de ne pas être appliquée puisque aucune sanction n'était prévue.

Pour appuyer l'interdiction préfectorale, les services régionaux en charge de l'environnement et de l'énergie (DRIEE) avaient affirmé que le chauffage au bois contribuait à 23 % aux émissions de particules fines de type PM10 en Ile-de-France, "soit autant que l'échappement des véhicules routiers". Ce chiffre a été contesté par les professionnels de la filière bois rassemblés au sein de l'association France Bois Forêt. Les feux de bois sont responsables de 5 % seulement des émissions de particules fines alors que 40 % viennent des voitures et camions, assure la filière, qui "se félicite" de l'annonce de la ministre.

Soutien à la filière bois

"La pollution due aux feux de cheminée n'est pas à négliger, elle est conséquente et à prendre en charge", estime pour sa part Benoît Hartmann, porte-parole de la fédération d'associations écologistes France Nature Environnement (FNE). Mais "ce n'est pas une catastrophe" si Ségolène Royal revient sur l'interdiction, "à condition qu'un système incitatif" favorisant l'équipement en inserts propres des particuliers, comparable à celui mis en place dans la vallée de l'Arve, en Haute-Savoie, soit introduit dans toute la France, ajoute-t-il. "Si on aide les gens à s'équiper, en leur donnant (...) 1 000 euros chacun pour s'équiper avec un insert, on sait que c'est beaucoup plus efficace pour diminuer les émissions qu'un arrêté qui serait très difficile à faire respecter", explique-t-il à l'AFP.

Les détracteurs de la mesure préfectorale soulignent par ailleurs son manque de cohérence avec la politique de soutien à la filière bois revendiquée par le ministère de l'Écologie. Ségolène Royal a confirmé cette ligne mardi : "J'encourage en tant que ministre de l'Écologie le chauffage au bois." "La France est quand même la quatrième forêt européenne (...) et il y a des poêles de chauffage au bois qui sont très performants", a-t-elle fait valoir. La ministre a expliqué qu'elle ne voulait pas que cet arrêté "mette en cause toute la filière bois et tout le développement des énergies renouvelables". Les PM10 sont les particules fines d'un diamètre inférieur à 10 microns. Elles sont accusées d'être nocives pour la santé, en pénétrant profondément dans les poumons (surtout les plus fines) et réduiraient de six mois l'espérance de vie en région parisienne.

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Fin de l'écotaxe : 839 millions d'euros d'indemnités pour Écomouv' Le Point - Publié le 31/12/2014 à 19:41 - Modifié le 01/01/2015 à 09:58
L'État et la société privée, qui était initialement chargée de collecter l'écotaxe, ont trouvé un accord pour rupture de contrat.

L'État versera environ 800 millions d'euros à Écomouv', société qui devait mettre en place et collecter l'écotaxe, au titre des indemnités et de la reprise de dettes bancaires, après la résiliation du contrat au mois d'octobre. Le consortium franco-italien Écomouv' touchera donc 403 millions d'euros d'indemnités versés par l'État, qui a résilié son contrat fin octobre. À cette somme s'ajoutent une quarantaine de millions d'euros annuels, correspondant aux dettes bancaires reprises par l'État.

Le gouvernement nuance toutefois ce coût, mettant en avant les 210 millions d'euros annuels qu'aurait touchés Écomouv' pendant les dix prochaines années, soit un total d'environ deux milliards d'euros, prélevés sur les recettes de l'écotaxe. Son unique contrat ayant été résilié, Écomouv' va disparaître. La date butoir pour un accord avec l'État sur le montant des pénalités était fixée au 31 décembre 2014, pour éviter d'aller au contentieux sur ce point.

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Ségolène Royal et Anne Hidalgo s’écharpent : Hollande tape du poing News publiée le 21/03/2015 à 08h24 Par Louis Ritot http://www.closermag.fr/people/politique/segolene-royal-et-anne-hidalgo-secharpent-hollande-tape-du-poing-481890

Alors que le pic de pollution est au plus haut à Paris et que Ségolène Royal et Anne Hidalgo ne peuvent se mettre d'accord, c'est François Hollande qui joue les arbitres entre les deux.

L'écologie serait-elle le mouton noire du Parti Socialiste ? Après les désaccords entre les Verts et la majorité, c'est désormais au sein même du PS que les différences d'opinion créent des problèmes. Ainsi, Ségolène Royal, Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, et Anne Hidalgo, maire de Paris, n'arrivent pas a se mettre d'accord sur la manière dont elle doivent régler le problème de la pollution à Paris.

Anne Hidalgo et ses élus avaient pensé à la circulation alternée - déjà mise en place en mars 2014 - mais selon Metronews, Ségolène Royal aurait dit dans les couloirs de l'Assemblée tout le mal qu'elle pense de cette solution : "Il ne faut pas prendre de décision intempestive (…) Il faut que la ville de Paris agisse de façon beaucoup plus déterminée. Parce qu’il y a beaucoup d’annonces et on ne voit pas beaucoup de changements".

Un redressement indirect, qui n'aurait pas plu à la maire de Paris qui, au final, a passé la journée de vendredi à partager sur son compte Twitter des consignes aux Parisiens pour qu'ils se protègent au mieux, avant de demander à nouveau la mise en place de la circulation alternée. Face à ce dilemme, c'est finalement François Hollande qui a tranché. Le Président de la République a décidé que la circulation alternée commencerait lundi... sauf si la pollution baisse ce weekend !

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Cécile Duflot et Ségolène Royal s'étrillent sur Twitter à propos de la circulation alternée à Paris Le HuffPost | Par Geoffroy Clavel Publication: 20/03/2015 09h42 CET Mis à jour: 21/03/2015 07h13 CET

POLLUTION - Entre la cheffe de file des écolos et la ministre de l'Ecologie, rien ne va plus. Ségolène Royal apprécie de moins en moins les critiques acerbes de Cécile Duflot à l'égard du bilan environnemental du gouvernement et n'hésite pas à prendre le clavier pour se défendre sur Twitter. Une dispute qui a tourné au bras de fer avant de remonter jusqu'au président de la République.

Soutenant sa ministre, François Hollande a indiqué qu'une décision sur la mise en place de la circulation alternée ce samedi serait prise "dans l'après-midi". Dans la matinée, l'ancienne ministre du Logement Cécile Duflot avait déjà dit tout le mal qu'elle pensait du refus de l'exécutif de mettre en place la circulation alternée pour ce vendredi 20 mars. La mairie de Paris, dirigée par la socialiste Anne Hidalgo, en avait pourtant fait la demande pour remédier à la forte pollution aux particules fines.

Non contente de refuser de mettre en place cette mesure, souvent pénalisante pour les automobilistes de banlieue, Ségolène Royal avait au passage taclé la mairie de Paris en la renvoyant à son bilan écologique. "La ville de Paris (doit agir) de façon beaucoup plus déterminée parce qu’il y a beaucoup d’annonces et on ne voit pas beaucoup de changement", avait-elle estimé sur LCP.

"Une erreur, incompréhensible et consternante", a répliqué Cécile Duflot sur Europe1 en pointant "une question de santé publique utile et même indispensable".

Riposte immédiate et en deux temps de la ministre de l'Ecologie. "Qu'est-ce qui a été fait de concret dans la circonscription où elle est élue pour le transport propre tous les jours ?", a interpellé Ségolène Royal sur Twitter.

Fin du clash? Pas du tout. Dans la foulée, Ségolène Royal s'invitait sur Europe1 pour donner la réplique à la députée écologiste et défendre la décision de ne pas mettre en place la circulation alternée.

"Je n'ai jamais fait de l'écologie un enjeu de politique politicienne. Je sais bien qu'il y a des élections dans quelques jours, mais ce n'est pas une raison de perdre son sang froid", a attaqué la ministre. Selon elle, "demander, du jour au lendemain, que l'on impose la circulation alternée à des gens qui habitent loin de Paris, qui doivent amener leurs enfants à l'école, aller travailler, faire des démarches pour trouver du travail, ce n'est ni raisonnable ni respectueux".

Ségolène Royal en a ensuite rajouté une couche sur BFMTV, déclarant que les Verts "n’ont pas le monopole de la protection de l’environnement". De son côté, la maire de Paris Anne Hidalgo a une nouvelle fois demandé vendredi la mise en place de la circulation alternée à Paris, demandant la gratuité des transports collectifs et annonçant la gratuité partielle des Vélib et Autolib pour encourager les Parisiens à utiliser des moyens de transport non-polluants.

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