2008
2007
Maître (1994)
Ségolène Royal

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18 août 2008. Royal "adore" le théocrate tibétin
30 juillet 2008. Atteinte par l'Obama-mania "parisienne" ; alliance Royal-Hollande ?
09 juillet 2008. Le Roi cambriole (comme Mitterrand ? ou comme avec ?)
08 juillet 2008 : "Le Roi s'amuse"
03 juillet 2008 : Libération d'Ingrid Betancourt, posture : agressive ?, Fillon et Raffarin également en postures
28 juin 2008 : Congrès socialiste, posture : Ségolène attaque violemment Nicolas
27 juin 2008 : Troisième cambriolage barbouseux chez Royal
01 juin 2008 : La dame des 35 heures aussi
29 mai 2008 : L'infidèle ancien concubin notoire candidat en 2012 ?
11 mai 2008 : Polémiques judiciaires
14 avril 2008 : Jean-Pierre veut sa tête
05 avril 2008 : Elle attaque le P.S. , résistance de l'infidèle ancien concubin notoire
1er avril 2008 : Royal demande du secours
27 mars 2008 : Royal est contre de nouvelles troupes françaises en Afghanistan
10 mars 2008 : La dame des 35 heures veut aussi le PS
22 février 2008 : Ségolène soutient Frêche, et réciproquement
17 février 2008 : L'ancien conseiller Julien Dray prêt pour contrôler le P.S.
16 février 2008 : Elle désapprouve N.S., comme Simone Veil
14 février 2008 : Elle approuve Nicolas Sarkozy sur la mémorisation personnalisée de la shoah par les enfants de 10 ans
29 janvier 2008 : L'infidèle ancien concubin notoire pas content
(Septembre 2005) Ségolène Royal crée contre elle l'union des présidentiables du PS
Sa candidature à l'investiture socialiste pour la présidentielle sème le trouble chez les
siens
Ségolène Royal n'est pas mécontente de son petit effet. Voilà près de trois semaines qu'elle vole
la vedette aux hommes socialistes avec sa déclaration de candidature à la candidature pour 2007.
Elle y voit une des explications de la violence de leurs réactions. Aux journées parlementaires de
Nevers, découvrant les deux doubles pages que lui consacrait Paris-Match la semaine dernière, ils
n'ont pas pu retenir quelques commentaires méprisants.
«Je vais rajouter une balle dans le fusil de chasse», affirmait Henri Emmanuelli,
tandis que Laurent Fabius, devant l'afflux de candidats
potentiels, proposait qu'on instaure une «présidence tournante», l'adjectif étant en l'occurrence
assez mal choisi.
Aujourd'hui, la compagne de François Hollande s'amuse d'autant plus de leur réaction qu'elle reçoit moult messages de soutien. Député de la Nièvre et membre de la majorité hollandaise, Gaëtan Gorce a même pris sa défense par écrit. Pour lui, ces messieurs ont fait «machos nul !» Et de dénoncer leurs «réactions déplacées», leur «vision datée de la politique». «Que notre parti puisse, au final, choisir une femme pour le représenter serait un formidable pas en avant», conclut-il.
Mme Royal, forte de ses bons sondages, s'amuse donc des réactions que suscite son succès
médiatique, «alors que je n'ai pas dit, comme d'autres candidats, que je serai candidate coûte
que coûte, mais seulement si j'étais la mieux placée».
Pour François Hollande, expliquent certains
de ses proches, la candidature de sa compagne n'est pas une mauvaise affaire. En multipliant les
prétendants dans son camp, il pourrait, le jour venu, apparaître comme le meilleur rassembleur.
Dans la majorité, certains y voient aussi une manière de contester à Martine Aubry le monopole de
la candidature féminine. Mais «personne n'a peur de Ségolène Royal», affirme Jean-Christophe
Cambadélis, le lieutenant de DSK.
Il est vrai qu'elle n'a pas de troupes dévouées comme les autres présidentiables et que sa popularité dans le parti est moins forte qu'à l'extérieur. Mais tout de même : après sa première déclaration au Monde («Toute annonce de candidature de ma part serait prématurée», déclarait-elle le 7 septembre), des membres de la majorité s'étaient émus auprès de François Hollande du brouillage causé par ces déclarations, alors que lui-même répète que le Congrès de novembre ne doit pas servir de pré-désignation du candidat pour 2007. Le premier secrétaire leur aurait alors promis qu'elle rectifierait le tir dans une prochaine interview.
Mais les deux pages d'entretien dans Match, agrémentées d'une double page photo avec sa fille
Flora, n'ont pas été interprétées comme une mise au point. Au contraire ! Elle n'est pourtant
pas la seule à s'afficher en famille : la semaine précédente, Jack Lang posait avec ses
petites-filles dans le même magazine. Quant à Laurent Fabius, il avait lui-même présenté ses
fils au public il y a environ un an.
Myriam Lévy, lefigaro.fr, [27 septembre 2005]
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mercredi 16 novembre 2005, 10h03 Ségolène Royal: ma candidature en 2007, une "des solutions possibles"
PARIS (AFP) - La présidente PS de la région Poitou-Charentes Ségolène Royal, a indiqué mercredi que sa candidature à la présidentielle de 2007 faisait "partie des solutions possibles".
"Si je suis en position pour faire gagner la gauche, et pour rassembler au-delà de la gauche, bien sûr je crois que cela fait partie des solutions possibles", a déclaré Mme Royal sur RMC Info, interrogée sur ses intentions pour 2007.
La députée des Deux-Sèvres a réaffirmé qu'elle "n'écartait pas" l'idée d'être candidate à l'investiture socialiste. Toutefois, elle a estimé que "le moment n'était pas venu, puisque c'est en novembre 2006" que les militants socialistes désigneront leur candidat.
Dans plusieurs sondages successifs récents, Ségolène Royal, 52 ans, apparaît comme la personnalité socialiste préférée des Français pour l'élection présidentielle de 2007.
yahoo.fr, actualités, mercredi 16 novembre 2005, 10h03
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jeudi 15 décembre 2005, 18h30 Ségolène Royal "se sent prête" à être la candidate du PS en 2007
PARIS (AFP) - Ségolène Royal, présidente PS de la région Poitou-Charentes, déclare qu'elle "se sent prête" à être candidate au nom de son parti pour la présidentielle de 2007, jeudi dans Le Nouvel Observateur.
"Je me sens prête", affirme la députée des Deux-Sèvres, citée dans un article de l'hebdomadaire, qui lui consacre sa une ainsi qu'un long dossier en pages intérieures.
"Si l'élan se poursuit, ce que je crois, si les électeurs de gauche me demandent, ce que j'espère, alors je m'imposerai naturellement. Les autres n'auront pas le choix. Ce sera moi! Si ce n'est pas le cas, eh bien, je m'effacerai sans avoir le sentiment d'avoir loupé ma vie", affirme encore Ségolène Royal, âgée de 52 ans.
La compagne du numéro un du PS François Hollande indique que, si elle est choisie par le parti (décision en novembre 2006), elle s'appuiera "sur le parti et son premier secrétaire". "Pour la campagne, j'y réfléchis souvent et je n'ai aucun doute: elle sera réussie", ajoute Mme Royal.
La présidente de région avait fait connaître son intérêt personnel pour 2007 fin septembre en déclarant que "si à un certain moment, il s'avère qu'(elle est) la mieux placée, et donc sollicitée par le PS", elle se porterait candidate à l'Elysée.
Ségolène Royal arrive très largement en tête des préférences des sympathisants socialistes pour la présidentielle, avec 29% des suffrages contre 13% à ses plus proches challengers, selon le sondage le plus récent (Ifop-Journal du dimanche du 4 décembre).
Lors d'une rencontre jeudi avec la presse à Poitiers, elle a ajouté que le sondage la plaçant avec Nicolas Sarkozy en tête des personnalités que les Français souhaiteraient voir se présenter à la présidentielle de 2007 marquait une "reconnaissance" de (son) travail.
"J'ai suffisamment d'expérience politique pour savoir que la vie n'est pas faite de sondages. Je garde la tête froide. En même temps, je crois que c'est une reconnaissance du travail que je fais".
"Les électeurs attendent de leurs responsables politiques une capacité à décider, à voir clair, une honnêteté sans faille. Je fais avec passion le travail là où je suis en me disant, c'est vrai, que les idées que nous mettons en place ici sont certainement généralisables sur un territoire", a-t-elle ajouté.
Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy (UMP) arrivent à égalité en tête des personnalités que les Français souhaiteraient voir se présenter à la présidentielle, mais le ministre de l'Intérieur est largement en tête en termes d'intentions de vote, selon le baromètre TNS-Sofrès à paraître samedi dans Le Figaro Magazine.
yahoo.fr, actualités, jeudi 15 décembre 2005, 18h30
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(09 janvier 2006) La star des sondages. Ségolène Royal s'impose comme la candidate idéale du PS pour 2007
Les ténors n'ont qu'à bien se tenir. Après être devenue la personnalité politique préférée des Français, avec 49% d'opinions favorables d'après dernier baromètre TNS Sofres/ Le Figaro magazine, Ségolène Royal a confirmé ce week-end sa montée dans les sondages.
Selon une enquête CSA pour Le Parisien, 42% des Français souhaitent qu'elle soit la candidate du PS en 2007, un chiffre en hausse de six points par rapport au mois dernier.
Hollande à la traîne
Lionel Jospin suit loin derrière avec 24% (- 2), devant Jack Lang avec 20% (+ 2), Dominique Strauss-Kahn avec 17% (inchangé), François Hollande avec 12% (inchangé) et Laurent Fabius avec 9% (- 3).
Selon un autre sondage, Ifop-JDD , 53% des Français estiment que la présidente de la Région Poitou-Charentes a la stature d'un président de la République. Le pourcentage monte à 64% chez les sympathisants de gauche.
Enfin, si d'après un sondage Ifop pour Profession politique, Jack Lang est perçu par les Français comme le plus fidèle héritier de l'ancien chef de l'Etat (29%), Ségolène Royal arrive en deuxième position (21%).
metro.france.com, (09/01/2006)
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samedi 25 mars 2006, 16h45 Ségolène Royal offensive contre le gouvernement, "prête" pour les échéances
SALON-DE-PROVENCE (AFP) - Très offensive contre le gouvernement, notamment sur le CPE, Ségolène Royal, candidate socialiste préférée des Français à la présidentielle, a réaffirmé samedi qu'elle serait "prête" si les échéances se présentent, lors d'une visite dans le midi.
"Si les échéances se présentent, je serai prête, sinon je soutiendrai celui qui sera en situation" de représenter les socialistes à l'élection présidentielle de 2007, a déclaré Mme Royal à Salon-de-Provence lors d'un déjeuner avec des militants et les 120 secrétaires de section de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, la quatrième de France en terme d'adhérents (6.500).
La présidente de la région Poitou-Charente a répété qu'elle refusait cependant de "brûler les étapes" alors que les socialistes doivent officiellement choisir leur candidat en novembre.
"Les sondages ne font pas une élection mais ils me donnent juste la responsabilité de travailler" sur le projet socialiste, a-t-elle martelé.
Venue rencontrer vendredi et samedi, les élus et les militants des Bouches-du-Rhône, une fédération puissante et courtisée, Mme Royal a reçu un accueil plus convaincu qu'il y a un mois et demi dans la Fédération du Pas-de-Calais dont le coeur bat pour Jack Lang.
La députée a profité de ce déplacement pour critiquer sans ménagement le gouvernement, accusé de "jouer la carte de l'affrontement pour mieux faire oublier son arrogance et son incompétence" dans le dossier du Contrat première embauche (CPE).
"On assiste au spectacle déplorable d'un gouvernement qui consulte après avoir décidé", avait-elle souligné vendredi à Vitrolles.
Mme Royal a déclaré comprendre l'attitude des étudiants et des lycéens qui ont refusé de rencontrer Dominique de Villepin samedi. "On ne peut pas faire venir les jeunes pour dire qu'il n'y a rien à discuter", a-t-elle dit appelant une nouvelle fois au retrait du CPE ou à sa "suspension si le gouvernement ne veut pas totalement perdre la face".
Confrontée à des lycéens de Salon manifestant contre le blocage de leur lycée, Mme Royal a estimé que le gouvernement ne devait pas diviser les jeunes.
Devant les militants socialistes, la députée PS a étendu ses critiques à la sécurité dont la droite et le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy "prétendent avoir le monopole". "On voit aujourd'hui le pays en désordre", a-t-elle lancé. Même ton sur "l'efficacité économique" qui "n'est pas le monopole de la droite quand on voit la situation du pays aujourd'hui".
Jospiniste de coeur, le président du conseil général des Bouches-du-Rhône Jean-Noël Guérini, un des ténors locaux du PS, a volontiers mis en avant le "souffle nouveau" donné par Mme Royal au PS mais sans s'engager à ce stade sur un soutien pour une éventuelle candidature. "Je choisirai celui ou celle qui sera en mesure de battre la droite", a-t-il répété.
D'autres n'ont pas eu la même réserve comme Patrick Menucci, leader de l'opposition socialiste à Marseille, qui a exprimé ouvertement son soutien à Mme Royal... ou le maire de Vitrolles Guy Obino, qui lui a servi l'apéritif sous les photos des présidents de la 5e République.
Yahoo.fr, actualités, samedi 25 mars 2006, 16h45
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vendredi 21 avril 2006, 18h29 Un frère de Ségolène Royal mis en examen pour escroquerie
STRASBOURG (Reuters) - Antoine Royal, chef d'entreprise dans les Vosges et frère de la présidente PS de la région Poitou-Charentes (ayant adhéré au RPR en 1993, Marianne n°471 du 29 avril 2006 p. 45), a été mis en examen vendredi pour escroquerie et abus de biens sociaux par un juge d'instruction de Saint-Dié, apprend-on de source judiciaire.
Le frère de Ségolène Royal, qui avait été convoqué jeudi à la police judiciaire de Nancy et placé en garde à vue, a été remis en liberté à l'issue de son audition par le juge Didier Gastaldi et placé sous contrôle judiciaire.
Le chef d'escroquerie fait suite à une plainte de la Caisse primaire d'assurance-maladie (CPAM) des Vosges qui avait motivé l'ouverture d'une information judiciaire en septembre 2004 par le parquet de Saint-Dié.
Cette démarche, révélée vendredi par le journal Le Parisien, a été confirmée à Reuters par la CPAM.
La caisse d'assurance-maladie reproche à Antoine Royal d'avoir perçu indûment des indemnités journalières ainsi qu'un capital décès à la mort de son épouse, en novembre 2003, alors qu'il était séparé de cette dernière. Or la séparation "de droit ou de fait" constitue une clause de non versement.
Le préjudice serait de l'ordre de 33.000 euros.
Selon une source proche de l'enquête, la présomption d'abus de biens sociaux concerne la Sefcco, une entreprise de transformation et de commercialisation de bois qui emploie 13 personnes à Granges-sur-Vologne et dont Antoine Royal est le P-DG, ainsi qu'une scierie qu'il dirigeait et qui a fait l'objet d'une liquidation judiciaire en 2004.
Yahoo.fr, actualités, vendredi 21 avril 2006, 18h29
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Paru le : 25/04/2006 PS La royalmania exaspère Jospin
CHAQUE JOUR, Lionel Jospin « déjeune ». Avec des amis, des responsables politiques du PS ou d'autres formations de gauche, des décideurs, des éditeurs...
« Avec tout le monde, sauf des journalistes », sourit l'un de ses convives. « Il ne sollicite personne, mais il a beaucoup de demandes », précise son ami Daniel Vaillant, maire du XVIIIe.
L'ancien Premier ministre, officiellement « retiré de la vie politique », s'est ainsi attablé ces derniers jours avec Dominique Strauss-Kahn, Jack Lang, Vincent Peillon ou André Vallini...
Pour se tenir informé de ce qui se passe dans le parti, entendre les analyses des uns et des autres, mesurer leur détermination, savoir ce qu'ils vont faire et, au final... ne pas rater une éventuelle opportunité de revenir dans le jeu.
Tous ont noté l'évolution sémantique de Jospin depuis 2002 : après leur avoir dit qu'il « prenait sa retraite politique », il leur a annoncé qu'il était « en retrait, pas en retraite ». Puis qu'il voulait « être utile ». Enfin qu'il laissait « tout ouvert ». A tous, depuis un mois, Jospin dit désormais qu'il est « disponible».
L'état de la gauche l'inquiète
Mais Jospin rencontre aujourd'hui le même obstacle que les autres « présidentiables » du PS : Ségolène Royal.
« Elle l'empêche de revenir, elle lui bouche le terrain. Il cherche comment faire », analyse un député qui l'a vu récemment.
« La période est un peu inconfortable pour ceux, comme moi, qui pensent que Lionel peut être une carte maîtresse. Il faut savoir attendre, et résister », confirme Vaillant. Qui veut croire que le cavalier seul de Royal dans les sondages est « un scénario médiatico-sondagier non structurant pour la suite
»...
Au cours de ces déjeuners, Jospin s'inquiète de l'état de la gauche, qui, rapporte un confident, ne lui semble « pas en meilleure situation pour l'emporter qu'en 2002, à cause de ses divisions ».
Surtout, il « entretient le scepticisme sur Ségolène », rapporte, dans un doux euphémisme, un « déjeuneur ».
Car la présidente de Poitou-Charentes, aussi populaire soit-elle dans les sondages, « est à l'opposé de la façon dont il conçoit la politique ». Internet, les citoyens experts et le flou artistique sur ses idées ne sont pas réellement la tasse de thé de l'ancien militant de l'OCI.
« Il nous dit qu'il est navré qu'on en soit arrivé là, rapporte un proche.Mais qu'on ne peut s'en prendre qu'à nous-mêmes. » Et signale, au passage, qu'il est toujours là...
Nathalie Segaunes, leparisien.com, Paru le : 25/04/2006, Quotidien p. 10
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1953, 22 septembre : naissance de Marie-Ségolène (Jacques Royal, futur général d'artillerie ; Hélène Dehaye ; huit enfants)
1968 : Lycée privé Saint-Joseph à Epinal
1972 : ses parents se séparent ; son père refuse de verser une pension alimentaire ; Ségolène le poursuit en justice et obtient, tardivement, satisfaction ; son père décède en 1982
1972-1978 : Sciences Economiques à l'Université de Nancy, Sciences Po Paris
1978-1980 : ENA (Ecole nationale d'administration), promotion Voltaire, sortie 95ème, conseillère de Tribunal administratif
1979 : concubine (pacsée en 2001) de François Hollande, (ENA, cour des Comptes), quatre enfants
1982-1988 : conseillère de Tribunal administratif en disponibilité, conseillère technique de François Mitterrand au Secrétariat général de la République (Elysée) ; en 1985 c'est l'un de ses frères, Gérard, officier à la DGSE qui "organise" le sabotage du Rainbow Warrior de Greenpeace à Auckland (Nouvelle Zélande)
1988-1992 : députée de la 2ème circonscription des Deux-Sévres (Saint-Maixent, école militaire)
1992-1993 : ministre de l'Environnement dans le gouvernement Bérégovoy
1993-1997 : réélue députée des Deux-Sèvres
1994 : avocate au barreau de Paris, cabinet de Francis Teitgen, fils de Pierre-Henri Teitgen, l'un des fondateurs du MRP (Mouvement républicain populaire, démocrate-chrétien), plusieurs fois ministre sous la IVème République, ministre de l'Information du Général De Gaulle en 1944, ministre de la Justice en 1945 ..., vice-président du Conseil en 1947, 1948, 1954
1997-2000 : ministre déléguée à l'Enseignement scolaire dans le gouvernement Jospin
2000-2002 : ministre déléguée à la Famille dans le gouvernement Jospin
2002 : réélue députée des Deux-Sèvres
2004 : présidente de la région Poitou-Charentes
2005/2006 : candidate à la candidature socialiste pour la présidentielle de 2007 (contre les "éléphants" du PS, Laurent Fabius, Jack Lang, Dominique Strauss-Kahn, Lionel Jospin étant "disponible", et son concubin pacsé François Hollande étant premier secrétaire du parti)
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PARTI SOCIALISTE "143 rebelles" face à Ségolène Royal
Un groupe de femmes du PS dénonce la "pipolisation" dont bénéficie la candidate à l'investiture.
Un groupe de femmes du Parti socialiste, regroupées au sein d'une association baptisée "les 143 rebelles", a fait part mardi 25 avril de leur "ras-le-bol" vis-à-vis de la "pipolisation" dont bénéficie Ségolène Royal.
Le PS doit être "le lieu où s'incarnera la réalisation des principes républicains de liberté et d'égalité", estime la déclaration fondatrice de l'association, signée par Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris (et pour la candidature de Dominique Strauss-Khan), Michèle Sabban, vice-présidente de la région Ile-de-France, et Annick Lepetit, secrétaire nationale et député de Paris.
Le "respect des règles"
Les "143 rebelles" entendent "faire bouger en profondeur le parti" et "rénover les pratiques", notamment concernant la parité. Mais pour l'instant, ce qui semble le plus les préoccuper, c'est de s'assurer du "respect des règles" concernant la désignation du candidat socialiste à l'élection présidentielle.
En effet, l'association s'inquiète de la focalisation des médias sur Ségolène Royal et craint que les sondages ne remplacent le vote des militant.
Les "rebelles" s'insurgent notamment sur la prise de position du porte-parole du parti, Julien Dray, en faveur de la compagne de François Hollande.
Elles rappellent que Vincent Peillon avait démissionné de son poste de porte-parole en janvier 2003, avant le congrès de Dijon, quand il a voulu "participer pleinement au débat" avec le courant qu'il venait de co-créer.
NOUVELOBS.COM | 27.04.06 | 08:01
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8 mars 1983 : Journée de la femme
Le président François Mitterrand, avec Jacques Attali (à l'extrême-droite), et sa conseillère Ségolène Royal (à l'extrême-gauche), reçoit une remarquable femme "libérée" (bisexuelle), Simone de Beauvoir (à sa droite).
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Plus de performance économique mais plus de justice sociale : c'est l'accord gagnant-gagnant entre les entreprises et la collectivité que prône Ségolène Royal. Pour « Les Echos », la « candidate probable » à l'investiture socialiste pour 2007 parle sans tabou de la flexibilité, des 35 heures, du coût du travail. Sa conviction : le vieil antagonisme capital/travail peut être dépassé.
Depuis 2002, les crises s'enchaînent : le 21 avril, le « non » au référendum, la crise des banlieues, le CPE, l'affaire Clear- stream. Ont-elles un point commun ?
Elles expriment toutes une forme de révolte, le sentiment que les politiques n'assument plus leurs responsabilités, qu'ils sont impuissants à donner des perspectives. C'est extrêmement dangereux. Quand il n'y a plus ce désir d'avenir, la machine à dépression économique s'installe.
Comment rétablir la confiance ?
En commençant par faire confiance à l'intelligence collective des citoyens et des territoires ! Et en ne leur infligeant pas le spectacle d'une fin de règne qui démoralise, abaisse l'image de la France et porte préjudice à son économie. L'optimisme individuel des Français s'accompagne d'un fort pessimisme collectif : ils doutent des capacités et du talent de leur pays.
Ces crises ne traduisent-elles pas la difficulté à accepter un monde qui change de plus en plus vite ?
Accepter n'est pas subir. Chaque révolution industrielle a fini, non sans luttes, par déboucher sur sa contrepartie sociale. Celle du charbon et de la machine à vapeur a apporté les premières lois sociales et la reconnaissance des syndicats. Celle de l'électricité et de l'automobile a conduit à un système global de protection sociale et à une amélioration du pouvoir d'achat des salariés. Nous vivons aujourd'hui la troisième, celle des technologies de l'information et de la communication sur fond de mondialisation accélérée : le vieux compromis fordien est mort mais aucun « bon deal », aucune « nouvelle donne », ne l'a encore remplacé. D'où ce déséquilibre ravageur entre le capital et le travail.
Tant que nous n'aurons pas réussi à mettre en place les nouvelles sécurités adaptées aux mutations de notre monde, la peur et la méfiance l'emporteront. Le discours sur le CPE a été d'autant plus mal ressenti qu'il a été porté par ceux qui ne connaissent pas la précarité. Il faut arrêter de donner des leçons qu'on ne s'applique pas à soi-même ou dont on ne voudrait pas pour ses enfants. Sinon le gouffre entre gouvernants et gouvernés se creuse.
Pour préparer un « bon deal », il faut s'entendre sur le diagnostic. La gauche a du mal avec le libéralisme... Et vous ?
Si le libéralisme est ce que Maurice Allais, prix Nobel d'économie, a appelé en termes crus la « chienlit laisser-fairiste », je n'en veux pas.
Il peut y avoir dans la libre concurrence des facteurs de progrès si elle est corrigée énergiquement dans ses effets pervers et régulée pour être mise au service du progrès. C'est la mission de la gauche.
Quelles formes doivent prendre les nouvelles sécurités dont vous parlez ?
Elles doivent conjuguer deux formes d'efficacité : économique et sociale. Les entreprises ont d'autant plus besoin d'agilité et de réactivité qu'elles sont directement exposées à la compétition internationale. Les salariés, eux, ont besoin que la transition d'un emploi à un autre soit correctement sécurisée sur le plan financier, avec des formations adaptées et un accompagnement personnalisé.
Pourquoi les salariés scandinaves vivent-ils sans drame leur mobilité professionnelle ? Parce qu'ils ont confiance dans l'efficacité de leur service public de l'emploi. Plutôt que l'obsession de démanteler le droit du travail, voilà le type de nouvelle donne dont nous pourrions nous inspirer.
La discussion peut-elle porter sur le contrat de travail ?
A une condition : le CDI doit rester la base, car une société qui se précarise dans ses principes fondamentaux va à la dérive. Le CDI, c'est le droit - fondamental pour tout être humain - à la sécurité d'un salaire et à la dignité d'un métier. Il doit être la colonne vertébrale, et c'est par le dialogue social qu'il faut définir ce qui doit être assoupli, en tenant compte de manière équilibrée des besoins des entreprises, en particulier de celles qui innovent et prennent des risques, et de la dignité des salariés, qui ne sont pas une variable d'ajustement jetable.
Faut-il encourager ces entreprises par des mesures fiscales ?
La première mesure à prendre de manière massive, c'est un statut fiscal très incitatif pour les investissements dans la recherche et l'innovation. Et dans l'environnement, pour toutes les éco-industries.
Quand Peugeot a récemment annoncé la fermeture d'une usine de 2.300 salariés en Grande-Bretagne, Tony Blair n'a absolument rien dit...
Cette absence de réaction fait peur. La parole politique doit être utilisée : elle peut être dissuasive et préventive. Les entreprises ont une responsabilité à l'égard des territoires.
L'Etat doit-il défendre une entreprise lorsqu'elle est menacée ?
Oui. Les Etats-Unis ne s'en privent d'ailleurs pas. Mais il faut être honnête et ne pas interdire ce que nos entreprises s'autorisent à l'étranger. Une OPA peut être positive à condition de correspondre à une synergie et à un projet industriel cohérent.
Que pensez-vous du « patriotisme économique » ?
C'est le détournement d'un mot qui signifie aimer et servir son pays. Pour le gouvernement, qui ne s'alarme guère de la présence massive de fonds anglo-saxons au capital des entreprises françaises, c'est un gadget langagier qui couvre la privatisation de Gaz de France et tourne le dos à la constitution nécessaire de champions européens.
Faut-il s'opposer aux délocalisations ?
Il ne faut jamais s'y résigner.
Approuvez-vous l'attitude du député UDF Jean Lassalle qui a fait une grève de la faim pour empêcher une délocalisation à moins de 100 kilomètres de sa commune ?
Non. C'est un dévoiement de l'action parlementaire et le plus baroque, ce sont les ministres qui y cèdent, même si je ne mets pas en cause la sincérité de Jean Lassalle.
Comment lutter contre la sinistrose ?
Il faut réconcilier les Français avec l'entreprise, en finir avec l'archaïsme des relations sociales. Les entreprises qui défraient la chronique sont celles dont les patrons se comportent de façon scandaleuse. Et puis il y a une confusion malheureuse entre la financiarisation de l'économie et l'entreprise.
Quand on parle aux Français des fonds de pension, des masses d'argent volatiles qui se déplacent à la recherche du profit maximum de façon totalement déconnectée de la vraie valeur de l'entreprise, c'est l'image de toutes les entreprises qui en souffre.
Vous pensez que les responsables d'entreprise sont trop payés ?
Il y a des excès, des dérives. Les Français sont choqués quand ils apprennent le montant des stock-options, des indemnités de départ et des retraites chapeaux de certains dirigeants. Ils découvrent qu'à une certaine altitude, l'échec paye, alors qu'ils peuvent, eux, perdre leur emploi sans avoir commis une faute.
Les 35 heures sont-elles pour quelque chose dans la dépréciation du travail ?
Ceux qui disent cela se trompent de diagnostic. Ce n'est pas un peu de temps libre en plus qui détourne du travail, mais plutôt un malaise au travail qui conduit à s'investir ailleurs. Voyez la démotivation des cadres. Elle est liée à l'instabilité, à la pression. La politique de la droite a été profondément destructrice de la valeur travail car elle a érigé en norme la précarité pour le plus grand nombre.
Faut-il assouplir encore les 35 heures pour redonner du pouvoir d'achat ?
Des assouplissements ont déjà été apportés. Peut-être faut-il aller au-delà pour que ceux qui veulent travailler plus puissent le faire, mais je trouve scandaleux les chantages à l'emploi auxquels des entreprises se livrent pour remettre en cause des accords de RTT. Le vrai sujet serait de pouvoir moduler le temps de travail selon les étapes de la vie. Je ne crois pas aux réponses rigides une fois pour toutes mais aux évolutions négociées.
Ce « deal », qui doit le passer ?
Les partenaires sociaux, avec l'aide de l'Etat, garant de l'intérêt général. Cela suppose une plus grande représentativité des organisations syndicales et patronales. Il faudra créer en France un syndicalisme de masse, pourquoi pas par une adhésion obligatoire au syndicat de son choix. Mais on pourrait aussi, selon les sujets, élargir le nombre des interlocuteurs.
Vous voulez passer par-dessus les corps intermédiaires ?
Non, car ils sont indispensables. Mais il faut pouvoir associer les citoyens aux grands choix qui les concernent. Je le fais en Poitou-Charentes lors de forums participatifs sur les grands problèmes de la région.
Les syndicats ne sont pas très chauds.
Ils se méfient du consensus à tout prix, c'est-à-dire souvent à bas prix. Moi aussi. Si je souhaite qu'un syndicalisme de masse se développe, c'est précisément pour rééquilibrer un rapport de forces aujourd'hui très défavorable aux salariés. Mais à une partie de l'antagonisme traditionnel entre le capital et le travail, je crois qu'il est possible de substituer un nouvel équilibre dynamique alliant la performance économique et la justice sociale. Je suis sûre qu'il existe un patronat éclairé prêt à accepter ça.
Laurence Parisot fait-elle partie de ce patronat éclairé ?
Je ne crois pas que le Medef ou la CGPME aient cette réputation ! Je vois beaucoup de chefs d'entreprise qui ne s'y reconnaissent pas. Ils ne font pas d'idéologie, ils se battent et ont compris que des salariés heureux sont productifs.
Y a-t-il un problème de coût du travail ?
Oui, mais pas à cause des salaires, à cause des charges. Il faudrait transférer les cotisations maladie et famille sur la fiscalité. Car la couverture de ces risques relève de la solidarité nationale.
Faut-il augmenter le SMIC ?
Je ne veux pas tomber dans la facilité du « demain, on rase gratis », mais la France des « mille euristes » a beaucoup de mal à joindre les deux bouts. Et avec la hausse des charges il y a de plus en plus de travailleurs pauvres et de familles surendettées. Donc oui, il faut le faire.
Vous avez dit récemment : « Personne ne doit être payé à ne rien faire. »
C'est une façon de rappeler que le travail est le facteur premier d'intégration sociale et qu'en être privé, c'est aussi perdre un sentiment fondamental d'appartenance et, parfois, jusqu'à l'estime de soi. Ceux qui se situent en bas de l'échelle des salaires ont souvent le sentiment qu'il n'est pas juste que d'autres touchent autant avec des revenus d'assistance ; cela nourrit le rejet de l'autre et la hantise du déclassement.
Il ne faut pas ignorer cette question par angélisme. Il est exclu de revoir nos solidarités à la baisse ou de se résigner au nombre croissant de travailleurs pauvres, mais il faut dire clairement qu'en contrepartie de toute ressource, il y a un travail ou une formation utile, ce qui est d'ailleurs prévu dans les textes.
Dans votre région, vous conditionnez l'attribution d'aides publiques à divers critères comme la qualité de l'emploi. Cette logique est-elle transposable au niveau national ?
Lorsque je gère les impôts payés par les citoyens, j'ai le souci de ne pas gaspiller. Donc c'est une logique du gagnant pour l'entreprise-gagnant pour la région. Je constate qu'après une période d'étonnement les entreprises jouent le jeu. Au niveau national, c'est parfaitement transposable, cela fait partie de la bonne gouvernance.
D'autres économies sont-elles possibles, compte tenu du poids de la dette ?
Oui. La gauche doit se donner pour objectif de réduire les déficits. Une politique favorable à la croissance l'y aidera, mais l'Etat doit réduire son train de vie, ses gaspillages et ses doublons en misant notamment sur une vraie décentralisation.
Un Etat fort qui organise la redistribution est parfaitement compatible avec une décentralisation qui va jusqu'au bout.
Le « royalisme », pour le moment, c'est davantage une méthode que des propositions précises.
Le « royalisme », franchement, ce n'est pas un slogan que je revendique. Je préfère parler de « ségolisme ».
Mais chaque chose en son temps. Nous sommes en train de finaliser le projet des socialistes et je ne vois pas pourquoi je devrais aujourd'hui brandir mon propre catalogue. La méthode, c'est essentiel. Voyez le contre-exemple du CPE. Je crois à la nécessité d'un diagnostic partagé avec les Français : cela mérite du temps avant de décider et de passer à l'acte. Il faut ensuite évaluer lucidement, corriger au besoin, admettre qu'une décision politique interagit avec le corps social et que des ajustements sont nécessaires. La rigidité, c'est le meilleur moyen de ne rien changer.
Vos valeurs : travail, famille, patrie...
(Rires). L'association de ces trois mots est choquante et de sinistre mémoire ! Mais revaloriser le travail, défendre les familles dans leur diversité, nucléaire, recomposée, monoparentale, homoparentale, et savoir ce qui nous fait tenir debout dans une même nation, oui, c'est important. Plus la justice et les solidarités, tout se tient.
L'« ordre juste » que vous défendez n'est-il pas un thème de droite ?
Absolument pas. La droite, c'est l'autoritarisme, l'injustice et le désordre qui en résulte. Je défends, moi, un ordre qui procède de la justice et une autorité fondée sur des valeurs partageables. Les règles respectées sont les règles respectables : celles qui s'imposent à tous et pas seulement aux uns pendant que les autres s'en affranchissent.
Ordre juste, sécurité durable, Nicolas Sarkozy utilise les mêmes termes.
Pas vraiment ! Dans les cités où le désespoir et la colère s'accumulent, dans le monde du travail où règne la peur d'être débarqué du jour au lendemain, dans l'ensemble de la société où le « descenseur » social semble inexorablement en marche, à la tête de l'Etat : partout, la droite sème l'injustice et crée le désordre.
Les Echos, [ 19/05/06 - 19H08 ] , PROPOS RECUEILLIS PAR FRANÇOISE FRESSOZ ET ELSA FREYSSENET
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(27 mai 2006) Ségolène Royal prône la République du "respect"
La favorite PS des sondages défend "le respect" comme "fondement du lien social".
La présidente de Poitou-Charentes Ségolène Royal a souhaité samedi 27 mai que le projet socialiste pour la prochaine présidentielle s'attache à construire la "République du respect" qui "donne à chacun les moyens de vivre une vie digne".
La favorite des sondages pour la désignation du candidat PS à l'Elysée en 2007 est intervenue devant un millier de personnes, réunies à Lorgues (Var) pour la Fête de la Rose de la Fédération varoise du PS.
"Selon que vous serez…"
Evoquant l'amnistie présidentielle dont a bénéficié l'ancien ministre Guy Drut, la présidente de la région Poitou-Charentes a justement estimé qu'il s'agissait d'"un manque de respect des Français". "Cette affaire me rappelle la fable de La Fontaine 'les animaux malades de la peste': selon que vous serez puissant ou misérable la justice de cour vous fera blanc ou noir", a ajouté Ségolène Royal, demandant que "les règles s'appliquent à tous, les grands comme les petits".
"L'amnistie n'a pas été faite pour des convenances personnelles ou politiques, l'amnistie a été faite pour des situations de détresse (...) cette façon de faire sape les fondements de l'autorité de l'Etat", a-t-elle jugé, avant de se livrer à un discours de stratégie politique pour "celui ou celle qui portera les couleurs du Parti Socialiste aux prochaines élections présidentielles".
"Le respect est une question politique"
Le projet socialiste, qui sera présenté aux militants socialistes le 6 juin, doit s'attacher à construire "la France du respect", a-t-elle insisté expliquant que "le respect, dans les cités, au travail, le respect des différences, est le fondement du lien social".
"Le respect était une question de morale, il est aujourd'hui une question politique", a-t-elle ajouté.
Stigmatisant la "droite qui a tous les pouvoirs et qui a tout raté, même les complots contre elle-même", Ségolène Royal a décrit la "colère qui monte contre une société de précarité, et de peur pour l'avenir".
Ségolène Royal a également plaidé pour le rassemblement de tous les socialistes en s'appuyant sur une phrase de l'ancien président socialiste François Mitterrand, qui au lendemain de l'échec de la gauche aux législatives de 1993, avait émis le voeu que les "socialistes se relèvent, qu'ils se rassemblent pour reconstituer un noyau cohérent, vigoureux, sans querelle".
NOUVELOBS.COM | 28.05.06 | 16:18
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(28 mai 2006) Martine Aubry
pour un Smic à 1.500 euros
Martine Aubry, la maire PS de Lille se prononce pour un Smic à 1.500 euros et n'exclut pas d'être candidate à l'investiture au PS.
D ans un entretien publié dans Le Parisien dimanche 28 mai, Martine Aubry, la maire socialiste de Lille et ancienne ministre des Affaires sociales de Lionel Jospin estime que le Smic à 1.500 euros, une mesure déjà évoquée par Laurent Fabius en septembre dernier, est "le moins que l'on puisse faire "pour relancer la croissance" pour "aider les Français qui n'arrivent plus à joindre les deux bouts".
Interrogée sur son éventuelle candidature à l'investiture socialiste pour les présidentielles, Martine Aubry a indiqué qu'elle ne "l'exclut pas".
Contre la flexibilité à outrance
La maire de Lille préconise par ailleurs la suppression du CNE (contrat nouvelle embauche, réservé aux entreprises de moins de 20 salariés), qu'elle qualifie de "clone du CPE" (contrat première embauche, retiré par le gouvernement le 10 avril sous la pression de la rue).
En réponse à une question, Martine Aubry estime que le mot flexibilité doit être banni du vocabulaire socialiste "parce que la flexibilité est devenue le faux nez du libéralisme pour jusrifier tous les reculs sociaux", mais elle juge la souplesse "nécessaire pour les entreprises comme pour les Français qui son prêts - surtout pour les plus jeunes - à changer plusieurs fois d'emplois dans leur vie."
Il faut arrêter de "faire peur aux Français"
Invitée à réagir à la loi sur l'immigration du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, Martine Aubry explique qu'il fait arrêter de "faire peur aux Français". "Cessons de parler des immigrés comme des stocks ou des flux de marchandises" déclare-t-elle, reprochant au ministre de l'Intérieur de vouloir "faire le tri selon des critères d'origine et pas seulement selon nos besoins économiques" et "rendre la vie impossible à tous les étrangers présents sur notre territoire".
(Avec AP et Reuters) NOUVELOBS.COM | 28.05.06 | 11:43
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vendredi 2 juin 2006, 10h54 Sécurité: Dominique Voynet dénonce les "slogans caricaturaux" de Ségolène Royal
PARIS (AP) - Dominique Voynet, candidate à l'investiture des Verts pour la présidentielle, a dénoncé vendredi les "slogans caricaturaux" avancés par Ségolène Royal dans son discours sur la sécurité.
"On a le droit de parler de répression, de sécurité, mais on n'a pas le droit de balancer des slogans caricaturaux", a lancé Dominique Voynet sur Canal+.
"La gauche sait que les questions essentielles pour son électorat et pour la société française, se sont les questions sociales", a affirmé l'ancienne ministre de l'Environnement, qui a demandé de la "cohérence" sur les questions sociales.
Quant à la sécurité, "il faut se garder de tout amateurisme, de tout aventurisme sur ces questions", a-t-elle dit, avant de dénoncer les "solutions caricaturales" avancées par Ségolène Royal, "qui ne tiennent pas compte de la réalité concrète des quartiers". La candidate socialiste "s'empresse de se positionner sur le terrain sur lequel cherchent à l'attirer les démagogues de tout poil et les populistes de la droite et notamment le ministre de l'Intérieur. Je pense que c'est une grossière erreur."
Un peu plus tôt, la porte-parole des Verts Cécile Duflot avait elle aussi critiqué les prises de position de Ségolène Royal. "Ce n'est pas en mettant des militaires à l'école qu'on va résoudre les problèmes de la société", a-t-elle dit sur LCI. AP
Yahoo.fr, actualités, vendredi 2 juin 2006, 10h54
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vendredi 2 juin 2006, 8h59 Jean-Pierre Elkabbach : Interview de Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris
Anne Hidalgo s'oppose aux propos de fermeté tenus par Ségolène Royal dans le cadre de la lutte contre la délinquance.
Pour elle, la méthode musclée n'est pas la bonne et Ségolène Royal n'a pas mesuré la portée de ses propositions. Anne Hidalgo demande aussi à François Hollande, premier secrétaire du PS, de siffler la fin de la récréation. Elle appelle les socialistes à jouer collectif.
Yahoo.fr, actualités, vendredi 2 juin 2006, 8h59
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(02 juin 2006)Au PS, concert de barrissements
Les éléphants ont dépêché leurs fidèles pour railler les propos de Royal.
Haro sur Royal ou bravo Ségolène ?
Pour ce qui apparaît comme sa véritable entrée en précampagne présidentielle, la socialiste préférée des Français pour 2007 a frappé fort. Au risque de désarçonner, voire de choquer ses concurrents pour l'investiture du PS, comme Laurent Fabius, Jack Lang ou Dominique Strauss-Kahn, elle s'est attaquée à l'un des sujets que les socialistes manient avec des pincettes : la sécurité.
En déclinant une série de propositions musclées sur le sujet dans un discours prononcé mardi soir à Bondy (Seine-Saint-Denis), la députée des Deux-Sèvres, fidèle à sa méthode, rebaptisée «ségolisme» par ses soins, s'est attachée à démontrer la justesse de son concept d'«ordre juste».
Pré carré.
Mais certains socialistes n'ont pas compris qu'elle mette si franchement les pieds dans le pré carré de la droite, plus particulièrement dans celui de Nicolas Sarkozy.
Dominique Strauss-Kahn a porté le fer hier soir : «On ne gagne rien à vouloir dépasser son adversaire sur son propre terrain : on a un Sarkozy dans le pays, ce n'est pas la peine d'en avoir deux», a-t-il fulminé sur Canal +.
Peu après, c'est Laurent Fabius qui pestait sur BFM-TV : «Si on prend les mêmes recettes que M. Sarkozy on ne va pas arriver à de meilleurs résultats.» Est-ce de crainte d'être accusés des pires maux, toujours est-il que les présidentiables du PS, hostiles à sa sortie, se sont bien gardés, dans un premier temps, de la contester publiquement, préférant laisser leurs éléphanteaux barrir à leur place.
«Dérive droitière sans précédent dans le PS», a tonné Jean-Luc Mélenchon, proche de Laurent Fabius. Selon lui, «il n'y a aucune chance que les socialistes se rassemblent sur une telle ligne réactionnaire».
De la même manière, Jean-Christophe Cambadélis, proche de Dominique Strauss-Kahn, a reproché à la présidente de Poitou-Charentes de «nous [avoir] fait un petit dérapage [...] La militarisation de la sécurité, ce n'est pas l'ordre juste mais juste l'ordre». Plus grave, selon lui, à force de «courir après Nicolas Sarkozy, on ne le combat pas, on le légitime». Un aphorisme que ne renierait pas Jean-Marie Le Pen, qui professe souvent que les électeurs «préfèrent toujours l'original à la copie».
A Bondy, la présidente de la région Poitou-Charentes avait pourtant pris soin de dénoncer «la faillite du ministre de l'Intérieur». Mais tenter de prendre Nicolas Sarkozy sur un terrain qu'il a préempté depuis la présidentielle de 2002 peut s'avérer aventureux et acrobatique. Battu sur ce terrain il y a quatre ans, Lionel Jospin a payé pour le savoir.
Manifestement, Ségolène Royal fait le pari de récupérer les classes populaires, éparpillées entre la droite, l'extrême droite et la droite extrême, à travers le thème de la sécurité (l'ancien candidat à l'Elysée préférait le terme de «sûreté», inscrit dans la Déclaration des droits de l'homme de 1789). Sans tabou sur ce sujet, Manuel Valls, député-maire d'Evry (Essonne) et pourtant jospinien, lui a d'ailleurs apporté son soutien, expliquant que «rien ne [le] choque» dans les propos de la députée, «c'est-à-dire de faire une priorité de la sécurité, l'autorité, la règle».
«Je pense qu'elle a tenu un discours clair qui est celui qui est attendu dans les quartiers populaires», a ajouté ce spécialiste des questions de sécurité.
Blanc-seing hollandais.
Candidat à l'investiture socialiste pour la présidentielle, Jack Lang a d'abord opiné aux propos de sa concurrente : «Plus de fermeté, c'est normal.» Pour s'en démarquer quelques heures plus tard, faisant part de sa «perplexité» face aux propositions de Ségolène Royal.
Quant à François Hollande, premier secrétaire du PS, loin de désavouer sa compagne, il a expliqué : «Si on veut s'adresser aux catégories populaires, il faut parler aux gens qui vivent ces difficultés, c'est-à-dire la précarité et l'insécurité.» Une sorte de blanc-seing à la stratégie «royaliste» de contournement du PS : jouer l'opinion contre un appareil qui est loin de lui être acquis.
par Pascal VIROT, Libération, QUOTIDIEN : vendredi 02 juin 2006
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mercredi 7 juin 2006, 8h05 Le Parti Socialiste s'accorde sur son projet pour 2007
PARIS (Reuters) - Le Parti socialiste s'est doté dans la nuit de mardi à mercredi d'un projet pour 2007 qui ne reprend pas l'idée d'un encadrement militaire des jeunes délinquants proposée par Ségolène Royal et qui engagera, selon François Hollande, le candidat du PS à l'Elysée, quel qu'il soit.
Adopté après une dizaine d'heures de débat, ce document intègre en revanche le rétablissement d'une mise sous tutelle judiciaire des allocations familiales pour lutter contre la délinquance et prône l'augmentation du smic à 1.500 euros d'ici 2012, une des revendications portées par Laurent Fabius, lui aussi candidat à l'investiture.
Ce projet, a déclaré François Hollande à la presse, "engagera tous les candidats à la candidature et bien sûr notre futur candidat ou notre future candidate lorsqu'il aura été désigné par nos militants".
"Ce n'est pas un projet sur lequel on pourra prendre sa liberté, où on pourra prendre ses distances, c'est le projet de tous les socialistes", a ajouté le premier secrétaire du PS.
"Aujourd'hui, nous n'essayons pas de donner avantage à tel ou tel d'entre nous, nous faisons en sorte de nous rassembler sur les meilleures propositions", a-t-il insisté.
Après les prises de position fracassantes de Ségolène Royal sur les 35 heures et la lutte contre la délinquance, ses partisans semblaient soulagés que le concile n'ait pas tourné au procès contre leur championne.
"J'ai le droit de faire des propositions et de les mettre au débat", a souligné la présidente de Poitou-Charentes au moment de s'éclipser du siège du PS, vers 22h30.
"NOUS AVONS ÉCARTÉ LA SOLUTION MILITAIRE"
La favorite des sondages dans la course à l'investiture socialiste a annoncé elle-même que "le mot militaire" ne figurerait pas dans le texte, ajoutant toutefois que "toutes les solutions qui ont fait leurs preuves entrent dans les alternatives à la prison".
"Il faut faire en sorte que la rééducation, l'insertion obéissent à des logiques d'éducation, et l'armée n'y a pas sa place, nous avons écarté la solution militaire", a confirmé dans la nuit François Hollande.
Ce texte de 35 pages intitulé "Réussir ensemble le changement" a été adopté à la quasi-unanimité des membres du Bureau national vers 01h30 (23h30 GMT) après pratiquement dix heures de discussions au siège du PS.
D'après un participant, trois responsables se sont abstenus au moment du vote, dont Arnaud Montebourg.
Le projet va être à présent soumis à la ratification des militants du PS avant la fin du mois.
Sa rédaction semble cependant assez souple pour que les différents présidentiables en fassent le socle d'un futur "programme" une fois désigné par les militants. "Un programme, c'est un projet et une personnalité", rappelait avec malice un fabiusien lors d'une interruption des travaux.
"On a eu une clarification fondamentale à nos yeux sur le statut exact du projet et le fait qu'il engageait tous les candidats", a insisté Benoît Hamon, l'un des trois piliers du Nouveau parti socialiste.
Le texte permet des "avancées" dans les domaines social et institutionnel, s'est félicité pour sa part Laurent Fabius. "C'est un texte qui va permettre d'avancer, qui met l'accent sur le dynamisme économique, sur le social, sur l'éducation, sur le logement", a-t-il énuméré.
Yahoo.fr, actualités, mercredi 7 juin 2006, 8h05
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mardi 6 juin 2006, 20h04 Mme Alliot-Marie rabroue Mme Royal, rappelle ses efforts pour l'insertion
PARIS (AFP) - Le ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, a fustigé mardi l'idée de Mme Royal d'utiliser l'armée pour prendre en charge de jeunes délinquants, tout en rappelant que son ministère participait déjà aux efforts d'insertion des jeunes en difficulté.
"J'entends qu'on voudrait utiliser l'armée comme un centre de redressement pour les jeunes dès la première incartade", a déclaré Mme Alliot-Marie, lors de la séance des questions au gouvernement.
"Cela n'est pas sérieux. Les militaires ne sont pas des agents pénitentiaires. Les militaires sont là pour assurer notre sécurité", a-t-elle ajouté en réponse à une question de Nadine Morano (UMP).
"L'armée n'est pas un substitut à la prison, c'est une école de la vie, de la générosité, de la réussite par le mérite", a-t-elle conclu, sous les applaudissements de la majorité, d'où ont également fusé les cris "Allo François, bobo" ou "Ségolène au secours".
En revanche Mme Alliot-Marie a décrit à la tribune les grandes caractéristiques du dispositif "deuxième chance" mis en place par son ministère avec celui de l'Emploi, pour offrir une formation d'au moins 6 mois à des jeunes sans diplôme.
Dans ces centres, dont le premier a été ouvert le 30 septembre 2005 à Montry (Seine-et-Marne), "d'anciens militaires ayant quitté récemment l'institution mettent leur savoir-faire d'encadrement des jeunes aux côtés des compétences d'enseignants pour aider les jeunes qui veulent s'en sortir", a expliqué Mme Alliot-Marie.
Dans ces centres fonctionnant sous le régime de l'internat, "on apprend (aux jeunes) le respect des règles, le respect des autres, le respect de soi, et on leur apprend à prendre des initiatives", a-t-elle ajouté.
"Les résultats obtenus sont à la hauteur" des objectifs, a affirmé Mme Alliot-Marie, selon laquelle 500 jeunes sortiront à l'automne du dispositif avec "des acquis concrets et des perspectives d'emplois".
"Alors que plus de 30% d'entre eux étaient analphabètes, 93% de ceux qui vont sortir vont obtenir leur certificat de formation générale", a-t-elle déclaré.
"60% d'entre eux ont perspective réelles d'emploi dans la restauration l'hotellerie, la mécanique, le transport, ou le bâtiment", a encore ajouté Mme Alliot-Marie, en précisant que l'objectif de 10.000 jeunes concernés à la fin de l'année "était en passe d'être acquis".
Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a quant à lui salué au Sénat la prise de position de Ségolène Royal sur les 35 heures, estimant que "Mme Royal ferait un candidat de droite acceptable".
M. Sarkozy, qui présentait aux sénateurs son projet de loi sur l'immigration, a fustigé la politique de la gauche en la matière, prenant soin d'épargner Mme Royal, Jack Lang et le maire communiste de Calais Jacky Hénin.
"Mme Royal peut nous rejoindre. Bienvenue au club ! Surtout qu'elle vient sur nos idées", a-t-il lancé sous les rires et les applaudissements des sénateurs UMP.
Yahoo.fr, actualités, mardi 6 juin 2006, 20h04
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Royal la puritaine emmène les homos à l'autel
La députée PS s'est dit favorable au mariage et à l'adoption pour les gays.
C'est dit. Pour la première fois, Ségolène Royal s'est engagée, à une heure de grande écoute, vendredi matin, sur l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples homosexuels. Elle n'a pas parlé à la première personne. Elle a été pleine de précautions. Mais ça y est. «Ce qui est inscrit dans le programme du Parti socialiste sera réalisé, mais il faut tenir compte de la sensibilité des uns et des autres», a-t-elle déclaré sur France Inter.
«C'est la première fois qu'elle est aussi claire, se félicite Alain Piriou, porte-parole de l'inter-LGBT (lesbienne, gaie, bi et trans). Ses précautions ne me semblent pas choquantes, mais j'espère que ce n'est pas un prétexte pour que la réforme n'aboutisse pas.»
Noël Mamère est peut-être le plus content. En 2004, il avait célébré l'union civile de deux hommes dans sa mairie de Bègles, un mariage que Royal avait qualifié «un peu paillettes». «Il faut lui dire que l'opinion est apte», a-t-il confié à Libération. Un sondage BVA, publié dans le Figaro du 9 juin, le confirme : 60 % des Français sont pour l'ouverture du mariage aux homos. Et 48 % se prononcent en faveur de l'adoption, 50 % étant contre.
La candidate socialiste à l'investiture a fait du chemin depuis deux ans. Elle ne parle plus de «confusion des repères» ni de «provocation injustifiée des convictions familiales et religieuses». Son souci est de tenir compte des réticences, explique une proche. Certes, l'homoparentalité entre dans les moeurs, mais «c'est moins facile à l'usine».
Après ses sorties sécuritaires, Royal met un coup de barre à gauche. Elle est annoncée à la gay pride de Lyon du 17 juin. Et a négocié une interview exclusive avec Têtu, le magazine des gays et des lesbiennes, qui paraîtra trois jours avant la gay pride parisienne, le 24 juin. Cette fois-ci, elle pourrait dire «je». Ségolène Royal ira-t-elle plus loin que le programme du PS, en proposant l'ouverture de la procréation médicalement assistée aux lesbiennes ? Cela ferait encore un beau coup.
Libération, 9/10 juin 2006, p. 10, par Charlotte ROTMAN
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NOUVELOBS.COM | 25.06.06 | 07:49 La Marche des Fiertés remporte un vif succès
Le cortège revendiquant l'homoparentalité pour 2007 a rassemblé samedi à Paris 800.000 personnes selon les organisateurs, et 600.000 selon la police.
Le maire de Paris Bertrand Delanoë et le Premier secrétaire du PS François Hollande samedi à Paris (Sipa)
La Marche des fiertés homosexuelles signe un nouveau succès: l'ancienne Gay Pride a rassemblé samedi 24 juin dans les rues de Paris, entre Montparnasse et Bastille, quelque 800.000 personnes selon les organisateurs, et 600.000 selon la préfecture de police, qui dénombrait 400.000 participants dans le cortège et 200.000 spectateurs.
Sous le mot d'ordre "Pour l'Egalité en 2007", avec les revendications du mariage et de l'adoption pour les couples homosexuels, la "marche" organisée par l'Inter-LGBT (Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans) a aussi fait le plein de politiques.
Ils étaient nombreux à figurer dans le carré de tête, du premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande aux candidats à l'investiture Verte pour la présidentielle Dominique Voynet et Yves Cochet.
Le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë, le secrétaire national de Verts Yann Wehrling, l'ancien ministre socialiste Jack Lang, le président du parti Aujourd'hui autrement, Jean-Luc Roméro, ou le socialiste Patrick Bloche ont aussi participé au cortège.
Les applaudissements ont fusé pour Bruno Julliard, le président de l'UNEF, ceux de la LDH (Ligue des Droits de l'Homme) Jean-Pierre Dubois, du MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples) Mouloud Aounit, mais aussi pour la chanteuse Marianne James ou le critique Henri Chapier.
Applaudissements encore lors du petit pas danse exécuté par François Hollande sur le char PS-Mouvement des jeunes socialistes, en compagnie du présidentiable socialiste Dominique Strauss-Kahn et sa compagne Anne Sinclair.
Très représentés également, les personnels des grandes entreprises publiques ou privées, avec Person'Ailes (Air France), Homobus (RATP), Gare (SNCF), Energay (EDF-GDF), et Flag! de la police nationale. Tous répondaient en écho aux revendications de l'Observatoire l'autre cercle, mouvement qui lutte contre les discriminations au travail.
La diversité, une fois encore était de mise: asiatiques et leurs amis du Long Yang Club, le groupe juif gay et lesbien Beit Haverim, les "libano-friendly" de Helem ou les catholiques de David & Jonathan.
Maniant l'humour, la Coordination lesbienne en France avait juché une tondeuse à gazon sur un 4X4, avec une pancarte se voulant didactique: "Ceci n'est pas une lesbienne", pouvait-on y lire.
Mais la fête se teintait aussi de gravité, comme le rappelait le char d"'Ensemble contre la peine de mort", fustigeant le silence de la France devant les exécutions et oppressions dont sont victimes les homosexuels dans des pays comme l'Arabie Saoudite, le Pakistan, ou l'Iran.
A 16h01 précises, un silence de trois minutes a été observé en mémoire des victimes du Sida, une gageure dont sont fiers les organisateurs, tant il est techniquement difficile de coordonner un cortège de plusieurs kilomètres.
Les premiers chars arrivés place de la Bastille étaient accueillis par le dance-floor géant de FG DJ Radio, qui avait réuni depuis 15h la crème de la crème en matière de musique électronique.
A 19h, ils étaient des milliers à danser comme un seul homme, juchés sur la colonne de Juillet ou sur les abri-bus, sur les "mixes" de David Guetta ou Antoine Clamaran, alors que déjà s'échangeaient les "flyers" pour accéder aux multiples soirées prévues tard dans la capitale.
La Préfecture de police avait demandé que la musique cesse dès 21h et que le cortège se disperse à 22h. (AP)
NOUVELOBS.COM | 25.06.06 | 07:49
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Un mariage avec François Hollande n'est "pas d'actualité", met au point Ségolène Royal
PARIS (AP) -- Pas de mariage Royal cet été: épouser François Hollande "n'est pas d'actualité", a clarifié samedi Ségolène Royal alors que plusieurs organes de presse lui prêtaient l'intention de dire "oui" à son compagnon depuis vingt-cinq ans. Si elle déclare comprendre la "curiosité", la présidentiable PS préférée des Français entend "protéger" sa vie privée et familiale. Tout est parti de l'invitation lancée au débotté il y a quelques jours par le président de la Polynésie française Oscar Temaru, qui a proposé au couple vedette du PS de les marier à Tahiti. Vendredi, plusieurs organes de presse annonçaient un mariage pour l'été prochain dans le cadre d'une cérémonie strictement civile. "On a reçu cette invitation. C'est très gentil, très romantique, mais ça n'est d'actualité. Surtout ça concerne essentiellement la famille, notre famille", a déclaré Ségolène Royal samedi, à son arrivée à la convention du PS sur son projet à la Mutualité à Paris. "Ca ne vous regarde pas, voilà. C'est privé, c'est familial et pour l'instant ça n'est pas d'actualité", a-t-elle ajouté peu après. C'était une "boutade" d'Oscar Temaru, a confirmé François Hollande. "Il n'y a pas de réalité, pas d'actualité", a-t-il confié peu après à quelques journalistes. Dans son entourage, on confirme que la question d'un mariage estival n'est pas à l'ordre du jour. Sous les feux de l'actualité, la "Madone des sondages" entend bien protéger sa vie privée et familiale, à commencer par les quatre enfants qu'elle a eus avec François Hollande. "C'est difficile quand même de distinguer la vie privée et la vie politique et pourtant il faut le faire", a-t-elle insisté. "Dans la phase qui s'ouvre, qui est déjà un petit peu ouverte, c'est une préoccupation de tous les instants de protéger ma vie privée". "Je comprends très bien que ce soit intéressant, que ce soit intriguant, c'est une situation qui n'est pas banale", a-t-elle glissé. "Mais en même temps je crois qu'il faut tenir bon sur la pudeur personnelle, la protection de ses enfants, de leur vie et la protection de la famille". AP-------
VISBY (Suède) (AFP) - Ségolène Royal vante le "modèle suédois" et recadre son image
Ségolène Royal la socialiste championne des sondages, a vanté mardi le "modèle suédois", à l'issue d'une visite de deux jours dans ce pays qui lui a permis de recadrer son image, alors que ses rivaux se plaisent à lui coller l'étiquette de "blairiste". "Le modèle suédois est un modèle pour la France et pour de nombreux pays d'Europe. Nous aimerions réaliser ce qui est fait ici", a déclaré la présidente de Poitou-Charentes. Elle a évoqué en particulier la synergie progrès social-compétitivité. "Les Suédois ont refusé de sacrifier le social à l'efficacité économique. Au contraire, ils ont fait du social la pierre angulaire de l'efficacité économique", a-t-elle ajouté après un entretien avec le Premier ministre suédois Göran Persson. Mme Royal s'était entretenue lundi avec les dirigeants et responsables syndicaux du géant des télécoms Ericsson, près de Stockholm, qui sont cités en exemple pour la qualité de leurs relations sociales et de la concertation au sein de l'entreprise. Mardi, elle a participé à un séminaire économique du Parti social-démocrate suédois, à Visby, dans l'île de Gotland. "La deuxième chose que nous pouvons imiter, c'est le choix de l'excellence environnementale. Je souhaite que la France, comme la Suède, prépare dès maintenant l'après-pétrole, par les transports propres, par la protection des paysages", a-t-elle ajouté. Il ne s'agit pas d'appliquer en France, les yeux fermés, les solutions trouvées en Suède, car les deux pays sont différents, a cependant expliqué la députée socialiste des Deux-Sèvres. La Suède, qui combine un faible taux de chômage (environ 6 %), plus de 80 % d'adhésion syndicale, et un système performant de protection sociale, ne compte en effet que neuf millions d'habitants. Au-delà de la découverte éclair d'un système social envié, Mme Royal a mis à profit cette visite pour recentrer son image de présidentiable potentielle. Elle a montré aux médias qu'elle est prête à s'inspirer de ce "modèle suédois" qui reste une référence obligée pour tous les socialistes. Elle en a profité aussi pour dire son agacement à propos du procès en "blairisme" dont elle s'estime victime. "J'entends bien le procès qu'on veut me faire sur le blairisme (...) je le dénonce", a-t-elle dit lundi, alors que plusieurs responsables socialistes lui reprochent d'avoir loué dans la presse britannique certains aspects de la politique de Tony Blair, qu'ils jugent trop libéral. "Je ne suis pas proche de tel ou tel modèle. Il faut s'informer, et inventer le modèle social français", a-t-elle ajouté. Sur cette terre socialiste et nordique, Ségolène Royal a enfin récolté des hommages propres à conforter une stature de candidate à l'Elysée. "Très capable, très intelligente", "pleine de courage et de compassion", "très ambitieuse pour l'avenir de la France": en français ou en anglais, le président du Parti socialiste européen (PSE) et ancien Premier ministre danois Poul Nyrup Rasmussen ne tarissait pas d'éloges. Quant au Premier ministre suédois, il s'est dit "convaincu" que Mme Royal ferait une bonne présidente de la République, même si "c'est aux Français de décider".-------
08 juillet 2006. Le Soir d'Algérie. Entretien réalisé par Khadidja Baba-Ahmed
François Hollande : "La colonisation appelle la plus ferme condamnation"
En visite aujourd’hui et demain en Algérie, sur invitation du FLN, François Hollande, le premier secrétaire du Parti socialiste, a bien voulu répondre aux questions du Soir d’Algérie.
Il explique à nos lecteurs le sens qu’il donne à cette visite et pourquoi précisément maintenant ; le type de relations qu’il compte entretenir avec l’Algérie, si le PS arrivait au pouvoir en 2007, le devenir du traité d’amitié algérofrançais, mis aujourd’hui sous le coude, et enfin comment le PS compte faire pour que les institutions françaises puissent être réellement représentatives de la France et avoir sa couleur et sa composante sociologique caractérisée par des origines et des cultures diverses.
Le Soir d’Algérie : Depuis de très longues années, l’Algérie a très peu fait partie des programmes de visite de la plus haute hiérarchie du PS. A quoi cela est-il dû ?
François Hollande : Depuis 30 ans, d’éminents dirigeants du Parti socialiste sont venus en Algérie. François Mitterrand, le premier, en 1976, pour rencontrer le président Boumediene.
Le président Chadli a reçu Lionel Jospin en 1987 et Pierre Mauroy en 1991.
Louis Mermaz, en juin 1992, est venu saluer le président Boudiaf avec un message de soutien du Parti socialiste français.
Et lorsque nous avons été au gouvernement de la France durant les années 1997/2002, les visites des ministres socialistes en Algérie ont été régulières. Mais je tenais à faire, comme premier secrétaire du Parti socialiste, le déplacement à la veille des échéances décisives de 2007 pour souligner la priorité que je porte au resserrement des liens entre nos deux pays.
Votre séjour en Algérie, Monsieur Hollande, précisément en ces jours de célébration de la fête de l’Indépendance, se veut-il un symbole ou alors la date de votre arrivée à Alger est un hasard du calendrier ?
J’ai voulu que ce moment corresponde à une volonté commune et puisse être utile. Le Parti socialiste peut demain avoir la responsabilité de la France. Il est donc significatif qu’il veuille rencontrer d’ores et déjà les principaux responsables des pouvoirs publics algériens, ainsi que les différents partis politiques algériens. Et j’y vois plusieurs raisons essentielles.
La France compte plus de trois millions de citoyens directement liés à l’Algérie par leurs racines familiales. Rien de ce qui se passe dans nos deux pays ne peut donc nous laisser indifférents. En outre, l’Algérie avec la France doivent jouer un rôle moteur dans le développement d’un partenariat euro-méditerranéen. Il n’y a donc dans ma visite, en ce mois de juillet où nos deux pays commémorent leurs fêtes nationales, aucun signe du hasard, mais un véritable choix politique.
Quelle est votre position sur ce qui fait débat aujourd’hui, pour ne pas dire plus, qui crée plus que des tensions dans les relations algéro- françaises, en l’occurrence la non-reconnaissance des dégâts causés par le colonialisme français.
Notre position est claire. La colonisation appelle la plus ferme condamnation : puisque c’est l’occupation par la force d’un pays par un autre et l’exploitation de ses ressources.
L’entreprise coloniale s’est faite au service d’une minorité de privilégiés.
Quant à la guerre d’Algérie, elle a été comme toute guerre, une tragédie. Et nous devons établir ce devoir de vérité, au nom même des victimes de cette histoire commune.
Cette reconnaissance des faits n’est pas, pour la France d’aujourd’hui, un exercice de mortification, mais au contraire une exigence de clarté pour apaiser les plaies du présent, mais surtout préparer l’avenir.
Pensez-vous que l’Algérie a raison, comme elle l’a encore fait par la voix de son président et par celle de plusieurs associations d’anciens moudjahidine, de trouver scandaleux qu’une telle loi ait été votée (même si l’article concerné a été abrogé), sachant qu’aujourd’hui en France, le retour des nostalgiques de l’Algérie française se manifeste avec force dans le paysage politique français ?
La loi de février 2005, votée par la majorité de droite, et notamment son article 4, n’a pas choqué que les Algériens. Elle a blessé nos compatriotes d’Outre-Mer et a suscité, chez nous, une vive émotion. Et pas seulement à gauche. Au point que Jacques Chirac a été conduit à retiré l’article, si controversé, qui «reconnaissait le caractère positif de la colonisation ».
Vous avez raison de souligner l’influence de l’extrême droite en France et la pression qu’elle exerce sur certains groupes. Mais, le peuple français, dans ses profondeurs, s’y refuse. Et c’est pourquoi il faut éviter tout amalgame et toute simplification. Et rappeler fortement ce qui est la réalité de l’histoire.
Dans votre livre le Devoir de Vérité, vous abordez résolument les questions liées à la colonisation, en Algérie notamment.
Vous prenez courageusement position pour que la France présente ses excuses pour son passé colonial et ses conséquences; dans quel cadre et à quelles conditions envisagez- vous de concrétiser et d'officialiser cette prise de position ?
J’ai voulu, au nom du Parti socialiste, condamner ce qui avait été de notre propre responsabilité, et notamment les décisions du gouvernement de Guy Mollet, il y a 50 ans, sur les pouvoirs spéciaux en Algérie. Le Parti socialiste est, certes, l’héritier lointain de la SFIO, mais il est aussi et surtout celui de tous les militants et dirigeants, anonymes ou reconnus, qui ont refusé la guerre coloniale et ont défendu le choix de l’indépendance algérienne.
Aujourd’hui, le retour sur notre histoire, dans le respect de nos deux peuples, est nécessaire si l’on veut préparer l’avenir. C’est en étant au clair sur le passé, et notamment sur la condamnation de l’entreprise coloniale, que l’on pourra associer la France et l’Algérie dans un véritable traité d’amitié. Sa préparation doit mobiliser nos deux sociétés, car sa portée dépassera largement le cadre de la relation d’Etat à Etat. Prenons le temps du débat et de l’échange.
Même si officiellement la campagne électorale en vue des présidentielles de 2007 n’est pas encore lancée, dans les faits, cette campagne est largement engagée. A droite, et comme pour faire oublier les mauvais résultats économiques et sociaux de leurs mandats, les axes de campagne des candidats déclarés ou candidats potentiels prennent pour thème central les aspects sécuritaires.
La gauche n’est pas en reste elle aussi, dans la mesure où un des ses candidats potentiels, en l’occurrence l’ancien Premier ministre, Lionel Jospin, vient de placer lui aussi ce thème comme devant être central de la campagne. Cela se justifie-t-il et n’est-ce pas la misère sociale, le chômage, les promesses non tenues et non pas les immigrés des banlieues qui font le lit de l’insécurité ?
L’insécurité n’est acceptable nulle part, et la violence jamais n’est excusable, surtout quand elle frappe nos concitoyens les plus fragiles et les plus modestes La gauche doit montrer que ses réponses sont à la fois plus efficaces et plus humaines, que celles mises en œuvre par la droite. Elle doit affirmer sa fermeté vis-à-vis de la délinquance, mais en même temps mettre en œuvre une politique globale de prévention, tout en luttant contre les causes sociales de la violence (les ghettos, la pauvreté, le chômage).
La flambée de violence dans les banlieues en 2005 comme l’augmentation des agressions sur les personnes confirment la gravité de la situation. La violence se développera si des solutions ne sont pas apportées sur le terrain de l’emploi, de la formation, de l’éducation et de la lutte contre toutes les discriminations. C’est l’un des principaux défis que nous aurons à relever si la gauche revient aux responsabilités en 2007.
Il ne s’agit pas là d’un problème de populations étrangères, mais d’un problème global qui concerne toute la nation. Il importe de ne pas stigmatiser ces quartiers car ils souffrent d’un abandon des politiques publiques depuis trop d’années. En outre, les populations qui y vivent portent en elles des potentialités importantes. Beaucoup d’élus de terrain peuvent témoigner des trésors d’intelligence, de combativité, de talents que l’on y trouve. Raison de plus, s’il en fallait, pour nous engager dans une politique d’envergure envers nos banlieues.
A propos justement de banlieue, votre parti est le premier à officialiser la désignation de ses candidats pour 2007, candidats qui seront enfin plus représentatifs de la société française ; en particulier vous avez investi Faouzi Lamdaoui à Argenteuil, là où M. Sarkozy a prononcé l’ignoble qualificatif de «racaille» des banlieues, quartier d'où sont ensuite parties les émeutes de novembre 2005. Quelle portée donnez-vous à cette désignation ? Quel message souhaitez-vous envoyer aux Français en général, ceux issus de l’immigration. Doit-on aussi y voir un message adressé plus spécifiquement aux Algériens eux-mêmes ?
J’ai pris l’engagement de favoriser au sein du Parti socialiste la représentation de la diversité de la société française. Cette volonté s’est traduite au moment des élections régionales et européennes et nous avons poursuivi cet effort à l’occasion des désignations aux législatives.
Dans plus de 20 circonscriptions, le Parti socialiste sera représenté par des candidats issus de l’immigration. C’est un message fort que je veux faire passer. Nous sommes tous citoyens français quelles que soient nos origines et l’Assemblée nationale comme les collectivités locales et territoriales, comme les partis, doivent être à l’image de la France. De toutes les couleurs et de toutes les origines.
Chacun doit pouvoir se sentir pleinement représenté dans la République. C’est un droit, mais il comporte aussi des devoirs. Je compte sur cette nouvelle génération pour promouvoir les valeurs de fraternité, de liberté, d’égalité et de laïcité.
Vous venez accompagné, entre autres, de députés ou responsables du PS d’origine algérienne. Qu’apportent ces responsables au PS et que fait le parti pour que la représentation de la communauté issue de l’immigration soit plus fortement représentée dans les institutions ?
Nous comptons déjà dans nos rangs de nombreux élus dans les conseils municipaux, dans les conseils généraux et dans les conseils régionaux d’origine maghrébine. Ces élus ont été désignés par les militants socialistes, puis choisis par la majorité des électeurs. Ils ont donc une parfaite légitimité démocratique.
Bariza Khiari est sénatrice, Kader Arif est député européen et exerce depuis longtemps des responsabilités éminentes au sein du Parti socialiste et Faouzi Lamdaoui avec d’autres de ses camarades originaires du Maghreb ont été désignés comme candidats aux prochaines élections législatives.
On regarde toujours les sportifs, bien sûr — et comment ne pas penser en ce moment au plus illustre d’entre eux, Zinédine Zidane — et les chanteurs ou les artistes; mais, on devrait aussi regarder les enseignants (de l’instituteur à l’universitaire), les fonctionnaires, les médecins, les journalistes, les ingénieurs, les chefs d’entreprise, les cadres de l’administration territoriale…
Bref, tous les secteurs de la vie économique, sociale, culturelle où les Français de toute origine font chaque fois la preuve de leurs compétences. Et pourtant, on peine, malheureusement, à refléter fidèlement la composition sociale dans la réalité politique : les ouvriers, les femmes, les citoyens représentant la diversité ont toujours été sous-représentés et le Parti socialiste a le devoir d’inverser ce mouvement.
Nous n’arrêterons pas nos efforts, car il y va de la vitalité de notre démocratie et de notre cohésion sociale. La France est belle de tous ses talents.
A propos toujours d’immigration, jamais la France n’a connu, comme actuellement sous la droite, autant de structures qui ont officiellement pour charge soit une meilleure intégration, soit la lutte contre l’exclusion, contre le racisme et l’accès à l’emploi sans discrimination… Mais les Français d’origine étrangère ou les immigrés ne sont plus dupes, ils apprennent chaque jour qu’en France l’intégration, la lutte contre les discriminations, etc. sont en régression. Que propose le Parti socialiste dans son programme, pour avancer dans ce domaine et faire en sorte que les institutions françaises soient à l’image de la composante sociologique de la France ?
La France aujourd’hui souffre de trop d’inégalités. Mais son modèle républicain est lui aussi en difficulté. Il peine à répondre à l’aspiration légitime de la réussite pour tous. Dans ce contexte de chômage de masse, s’ajoutent pour certains de nos concitoyens des discriminations qui sont inacceptables. C’est pourquoi dans le projet socialiste nous mettons l’accent sur deux piliers essentiels du pacte républicain.
L’éducation d’abord, car sans formation qualifiante, de nombreux jeunes ne peuvent plus se projeter dans l’avenir. Il s’agit aussi de lutter contre les discriminations, en sortant les banlieues de la logique de ghettos dans laquelle elles sont enfermées, et en permettant à chaque citoyen d’accéder à un emploi, un logement et une promotion professionnelle en fonction de ses seules qualités et sans subir de discriminations liées à ses origines ou à son lieu de résidence.
Le projet de traité d’amitié entre l’Algérie et la France est aujourd’hui dans les oubliettes. Qu’est-ce qui, selon vous, l’a fait capoter ? Dans le cas de victoire du PS aux prochaines présidentielles, que ferait votre parti de ce projet de traité et plus généralement comment envisageriez- vous les relations avec l’Algérie ?
Cette idée d’un partenariat exceptionnel entre la France et l’Algérie a été évoquée pour la première fois lors de la visite du président Bouteflika à Paris en juin 2000. Le gouvernement de Lionel Jospin comme le président Chirac y ont aussitôt consenti et leur travail sur le texte s’est largement avancé du côté algérien comme du côté français.
Ce qui y manque, c’est la volonté politique et la confiance durable. Aujourd’hui, à mon grand regret, et alors que la coopération franco-algérienne a rarement aussi bien fonctionné, des problèmes importants liés à l’Histoire et à la mémoire viennent jeter une ombre sur ce projet et freinent un processus prometteur.
Si le peuple français nous rappelle en 2007 aux responsabilités, je peux vous assurer que nous reprendrons, de manière sereine et claire, cette démarche visant à établir durablement notre amitié garante d’une relation sincère et forte entre nos deux peuples.
lesoird'algerie.com, K. B.-A., samedi 8 juillet 2006
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AP | 13.07.06 | 14:24 Zidane défend "farouchement les valeurs auxquelles il croit profondément", selon Ségolène royal
NANTES (AP) -- Ségolène Royal a rendu hommage jeudi à Zinédine Zidane en saluant "sa capacité à défendre farouchement les valeurs auxquelles il croit profondément et en particulier le respect dû à sa mère et le respect dû à sa soeur".
Au lendemain de l'intervention télévisée de Zidane qui s'est expliqué sur le coup de tête donné au défenseur italien Marco Materazzi en finale de la Coupe du monde, qui aurait insulté la mère et la soeur du joueur, Mme Royal a dit avoir "trouvé un homme d'une grande intensité et d'une grande densité".
"Il a fait preuve d'un souci éducatif avec un mot de regret à l'égard du spectacle de la violence donné aux plus jeunes. Il s'est excusé pour cette partie là", a poursuivi la présidente de la région Poitou-Charentes et "il a aussi appelé à réformer les règles du sport international car les coups psychologiques sont parfois plus difficiles que les coups physiques". AP
Yahoo.fr, actualités, AP | 13.07.06 | 14:24
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27.07.06 | 18:05 Cent cinquante euros avec sursis pour l'entarteur de Ségolène Royal
BORDEAUX (AP) -- Jonathan Joly, cet étudiant de 22 ans qui avait entarté Ségolène Royal le 16 juin, a été condamné jeudi par le tribunal correctionnel de La Rochelle (Charente-Maritime) à 150 euros d'amende avec sursis, a-t-on appris auprès de son avocat, Me Yves Duson. La condamnation ne sera pas portée à son casier judiciaire.
Le procureur Philippe Darphin avait requis 105 heures de travaux d'intérêt général et 60 jours-amende.
"Les juges ont pris cette décision bienveillante parce qu'ils ont compris qu'il n'avait pas l'intention de blesser, et qu'il s'agit d'un primo-délinquant. D'une certaine façon, il a atteint son but puisque Ségolène Royal lui propose de travailler auprès d'élus.
D'inaccessible, elle est devenue accessible", a commenté l'avocat en précisant que le jeune homme est déjà salarié à temps partiel de la municipalité de La Rochelle et qu'il travaille dans une association durant l'été.
Le 16 juin, Jonathan Joly avait jeté un fraisier au visage de la présidente de la région Poitou-Charentes, touchant également le maire de La Rochelle, Maxime Bono. Tous deux avaient porté plainte contre le jeune homme.
Ségolène Royal avait précisé mercredi dans un communiqué que sa plainte avait "une visée éducative", mais qu'elle ne se portait pas partie civile. Elle se disait aussi prête à retirer sa plainte si "la personne s'engage à ne plus agresser qui que ce soit et à s'excuser à l'audience". Et de souhaiter "que ce jeune adulte prenne conscience de la gravité de ses actes répétés et de la nécessité de s'intégrer positivement dans la vie en cessant toute forme de violence".
Par ailleurs, a-t-elle ajouté, la région Poitou-Charentes "lui propose un emploi rémunéré pour qu'il se rende compte du travail important que réalisent les élus et les services publics". Selon Me Duson, Jonathan Joly "n'a rien contre cette proposition". AP
lenouvelobs.com,
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dimanche 30 juillet 2006, 22h57 Liban: Ségolène Royal appelle à des pressions sur les Etats-Unis
PARIS (AFP) - Ségolène Royal a appelé dimanche les Nations unies et l'Europe à faire "pression pour que les Etats-Unis changent d'attitude" sur la question du Proche-Orient, jugeant après le bombardement de Cana (Liban sud) par Israël que "la situation est très grave".
"Aujourd'hui, il y a un risque d'escalade. Il y a des populations qui ont soif de paix durable des deux côtés. Il est temps que la communauté internationale fasse pression pour l'arrêt des hostilités militaires", a déclaré sur LCI la championne des sondages chez les socialistes pour la présidentielle.
Pour Mme Royal, "la France aujourd'hui a une juste position, équilibrée, mais il faut aller plus loin, c'est à dire qu'au Conseil de sécurité, les Nations unies et l'Europe fassent pression pour que les Etats-Unis changent d'attitude".
"Il faut que les Etats-Unis cessent de s'opposer au dialogue avec l'ensemble de ceux qu'ils considèrent comme des adversaires", a-t-elle ajouté.
Yahoo.fr, actualités, dimanche 30 juillet 2006, 22h57
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Le vendredi 11 août 2006 Ségolène Royal en bikini, une première dans la presse française
Ségolène Royal est la candidate favorite de la gauche pour la présidentielle française de 2007.
Des photos volées de Ségolène Royal montrant la favorite des sondages à gauche pour la présidentielle de 2007 en bikini ont été publiées cette semaine dans la presse française, une première dans un pays où le phénomène «people» gagne peu à peu la classe politique.
L'hebdomadaire VSD a publié sur la même page de Une des photos de son rival de droite, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, torse nu en plein footing avec ses gardes du corps sur une plage d'Arcachon. En titrant juste sous les photos: «Duel au soleil».
Dans VSD comme dans Closer, l'autre magazine «people» à avoir édité la série de Ségolène Royal, montrée en famille sur une plage de la Côte d'Azur, le ton reste élogieux: «Et dire qu'elle a 53 ans!» et qu'elle a eu quatre enfants, s'enthousiasme Closer, pendant que VSD parle de sa «silhouette de sirène»".
D'habitude, les photos de «people» en maillot de bain qui s'étalent dans la presse concernent des personnalités du show-biz. On avait cependant déjà vu l'été dernier des photos (posées) du Premier ministre Dominique de Villepin sortant des flots sur une plage de la côte atlantique.
Spécialiste de communication politique, le chercheur Dominique Wolton, s'inquiète de ce qu'il considère comme une «dérive» de la presse française. Interrogé par l'AFP, il s'insurge que les médias français se fassent «complices de cette pipolisation des politiques» même s'ils sont encore «"loin de la presse de caniveau» britannique.
«Que Ségolène Royal soit en maillot de bain, ce n'est pas une déclaration politique», fait valoir Dominique Wolton.
Pendant longtemps, étaler la vie privée des personnalités politiques et de leurs proches relevait quasiment du tabou en France. Liaisons extra-conjugales, enfants «illégitimes»: ces sujets, s'ils étaient parfois connus, n'étaient pas abordés. De nombreux journalistes politiques connaissaient ainsi l'existence de la fille cachée de l'ex-président socialiste François Mitterrand, Mazarine, mais l'ont longtemps tue.
Aujourd'hui, «il y a un intérêt décuplé de la part du grand public» pour les politiques, plaide le rédacteur en chef délégué de VSD, Marc Dolisi.
Le marché de la presse people a explosé ces dernières années en France, avec une demi-douzaine de titres tirant chacun à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires, malgré la menace de sanctions judiciaires élevées pour atteinte à la vie privée.
«Ségolène Royal comme Nicolas Sarkozy n'ont pas hésité à user de leurs vies privées dans des mises en scène. Ils sont eux-mêmes sortis du cadre», assure Marc Dolisi.
De fait, les deux aspirants à la présidence du pays misent tous deux sur une campagne médiatique très centrée sur leur personnalité.
Dès 1992, alors qu'elle était ministre de l'Environnement, Ségolène Royal avait posé pour la presse après avoir accouché, s'affichant avec sa dernière née en Une du quotidien populaire France-Soir.
Plus récemment, les médias ont couvert de près les déboires de Nicolas Sarkozy et de son épouse Cécilia, dont il a été un temps séparé, un sujet qu'il évoque d'ailleurs ouvertement dans son livre, Témoignage, devenu un best-seller de l'été.
Ségolène Royal a fait savoir qu'elle ne porterait pas plainte. Selon son entourage, elle n'a pas apprécié les clichés d'elle à la plage, reproduits ensuite dans d'autres journaux, mais «ne veut pas donner à ce fait plus d'importance qu'il n'en a».
Les médias anglo-saxons ont consacré plusieurs articles à ces photos de Ségolène Royal, y voyant un épisode significatif de la bataille présidentielle qui s'annonce avec Nicolas Sarkozy.
cyberpresse.ca, Le vendredi 11 août 2006, Audrey Kauffman
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(18 août 2006) Royal, cambriolée et fâchée... contre Sarko
La candidate à l'investiture socialiste souhaitait garder l'information «confidentielle». Elle reproche au ministère de l'Intérieur de l'avoir divulgué au «Figaro».
Le ministère dément.
C’est un retour de vacances un peu mouvementé pour Ségolène Royal et François Hollande. Selon le Figaro de ce matin, leur appartement de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) a été «visité par des cambrioleurs», «des bijoux pourraient avoir été dérobés» et Ségolène Royal «a fait savoir aux autorités de police qu’elle déposerait plainte». Le journal écrit que «le cabinet du ministre de l’Intérieur suit de près ce dossier considéré comme sensible eu égard à la personnalité des victimes».
Réagissant à cet article, Ségolène Royal a confirmé qu’elle avait en effet constaté une «intrusion» dans son appartement jeudi soir, à son retour de vacances. Mais elle précise qu’«il ne s’agit pas d’un cambriolage, mais d’une intrusion et de la fouille intégrale de [son] domicile où rien n’a été volé. Tout a été retourné, les placards ont été vidés». La candidate à l’investiture socialiste pour la présidentielle a «fait vérifier la sécurisation de ses lignes téléphoniques», laissant entendre qu’il pourrait s’agir d’autre chose que d’un simple forfait crapuleux. Surtout, Royal a reproché au ministère de l’Intérieur d’avoir diffusé cette information qu’elle voulait garder «confidentielle».
L’Intérieur était forcément au courant de cette affaire: tous les incidents touchant des personnalités remontent au cabinet de Sarkozy. Mais le ministère a immédiatement affirmé qu’«aucune information à caractère confidentiel concernant une éventuelle intrusion» du domicile de Royal «a été divulguée par ses services ou le cabinet du ministre d’Etat».
La présidente de Poitou-Charentes n’a «pas porté plainte», mais dit avoir «fait un signalement au commissariat (de Boulogne) en demandant que l’incident reste confidentiel». Le parquet de Nanterre a désigné hier la police judiciaire des Hauts-de-Seine pour mener une enquête préliminaire. Selon l’AFP, citant une source judiciaire, «rien ne permet de penser que le ou les intrus avaient une idée particulière en liaison avec les occupants» du lieu. Il(s) serai(en)t «entré(s) en fracturant une fenêtre de l’arrière de l’appartement situé en rez-de-chaussée».
Par Guillemette ECHALIER, LIBERATION.FR : Vendredi 18 août 2006 - 14:12
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samedi 19 aout 2006, 20h07 L'évacuation du squat de Cachan est "inacceptable", pour Ségolène Royal
DIJON (AP) - Ségolène Royal a estimé samedi que l'évacuation du squat de Cachan cette semaine s'était faite "au mépris de la dignité humaine". La candidate à l'investiture socialiste pour la présidentielle a reproché au gouvernement de ne pas assumer "ses responsabilités en matière de relogement".
"Organiser des mises en scène d'évacuation avec des caméras, au mépris de la dignité humaine, je pense que c'est inacceptable et que ça ne fait pas grandir la France", a fustigé Ségolène Royal lors d'une conférence de presse à Dijon, après avoir rencontré le président du conseil régional de Bourgogne François Patriat.
"Ça fait deux ans que le problème se pose, deux ans que le gouvernement n'assume pas ses responsabilités en matière de relogement", a dénoncé l'ancienne ministre déléguée à la Famille.
"Traiter de cette façon-là des personnes, des hommes et des femmes, qui ont droit au respect des principes humains, je pense que c'est inadmissible", a ajouté Ségolène Royal.
Jeudi matin, les CRS ont évacué 508 résidents (367 adultes et 141 enfants) de l'ancienne résidence universitaire de Cachan (Val-de-Marne), considérée comme le plus grand squat de France. La préfecture a expliqué que le bâtiment présentait des risques d'incendie.
Elle a proposé des hébergements temporaires aux familles expulsées, dont beaucoup sont d'origine africaine. Plus de 200 personnes ont accepté d'aller dormir à l'hôtel.
Mais les autres ont préféré camper ensemble devant le squat pour exiger un relogement durable et la régularisation de ceux qui sont sans-papiers. Vendredi soir, la police a délogé les campeurs, qui ont pu passer la nuit suivante dans un gymnase de Cachan. AP
Yahoo.fr, actualités, samedi 19 aout 2006, 20h07
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Dimanche 20 août 2006 - 20:16 Ségolène Royal invoque Mitterrand pour rassembler
FRANGY-EN-BRESSE (Saône-et-Loire) - A huit mois de l'élection présidentielle, Ségolène Royal a donné le coup d'envoi de la rentrée politique en lançant un appel au rassemblement tous ceux qui "veulent que ça change". Devant plus de 2.000 personnes rassemblées à Frangy-en-Bresse, la présidente de Poitou-Charentes s'est attachée à passer du costume de "présidentiable" à celui de future présidente. Les désordres économiques et le déficit démocratique "sont le produit de la brutalité de la droite, de son inertie, de la confiscation du pouvoir contre lesquels nous nous apprêtons à mener une bataille décisive", a-t-elle dit. "Oui, il faut battre la droite pour redresser le pays". "Si je suis en situation", "ce que je vous propose", a scandé Ségolène Royal tout au long de son discours de rentrée d'une cinquantaine de minutes récapitulant ses idées égrénées au printemps - "République du respect", "ordre juste", "intelligence des territoires" et "désir d'avenir". Après ses propositions sur la sécurité ou les 35h qui ont pu surprendre une partie de l'électorat socialiste au début de l'année, elle a défendu une ligne plus clairement à gauche, fustigeant une droite "qui n'a plus de boussole", organise une "société du précariat" et "détruit la valeur travail". Au coeur de la Bourgogne, elle s'est posée en héritière de François Mitterrand, qui prônait l'unité des socialistes, élément clé pour rassembler d'abord la gauche, puis le pays. "Les socialistes semblent toujours rechigner à faire bloc mais finissent par serrer les rangs", a-t-elle assuré à l'orée de la campagne interne pour l'investiture présidentielle du PS, face, pour le moment, à trois candidats déclarés. Les candidatures officielles doivent être déposées avant le 3 octobre, dans la perspective d'un vote des militants mi-novembre. Avant la traditionnelle université d'été du PS, à La Rochelle, la semaine prochaine, Ségolène Royal a enjoint les socialistes de "prendre avec philosophie les débats qui (les) animent". "LA BATAILLE SERA RUDE MAIS EXALTANTE" "Au fond, ce qui nous rassemble est bien plus fort que ce qui nous sépare", a-t-elle insisté en plein fief d'Arnaud Montebourg, ancien partisan du "non" à la Constitution européenne alors qu'elle militait pour le "oui". "J'entends dire, ça et là, qu'il faudrait pour diriger la France une expérience que très peu possèdent ici bas", a-t-elle poursuivi, répondant indirectement à ses concurrents socialistes qui la jugent pas assez armée pour la fonction présidentielle. "Je sais surtout que ce qui compte, c'est la capacité à mobiliser l'expérience collective de toutes les volontés et de tous les talents d'un pays qui puise sa richesse dans sa diversité", a-t-elle insisté. Face à la droite, "la bataille sera rude mais exaltante. Je lance ici à Frangy un appel au rassemblement de toutes celles et toux ceux qui veulent que ça change et que la France se redresse. Avec vous, j'ai confiance", a-t-elle lancé aux invités de la Fête de la rose réunis dans un stade de football sous un ciel orageux. En pleine polémique sur les enfants d'immigrés sans papiers, Ségolène Royal est sortie de son discours - pour la première fois distribué aux journalistes - pour fustiger le concept d'immigration choisie prôné par Nicolas Sarkozy. Après avoir "pillé les matières premières" des pays en voie de développement, le ministre de l'Intérieur organise aujourd'hui à ses yeux "le pillage de la matière grise". "L'utopie réalisable" du XXIe siècle, "c'est que les pays pauvres, notamment l'Afrique, sortent de la misère grâce au co-développement. C'est là que se situe la vraie réponse au problème des migrations", a-t-elle estimé. Apanage essentiel de tout candidat présidentiel, elle a consacré une partie de son discours à la politique étrangère "trop longtemps confisquée par quelques experts" en France. Dans un monde "instable et dangereux, il faudra être "réalistes mais créatifs pour faire preuve de sang-froid et préférer le pouvoir de convaincre à l'étalage de l'arrogance" du président américain George Bush, a-t-elle dit. "La France n'a pas le droit de jouer un rôle effacé".------
Jeudi 15 Juin 2006 Sophie Bouchet-Petersen
( bio express), du trotskisme à Ségolène Royal
Tête chercheuse politique, rabatteuse d'intellectuels, trotskiste convertie à la réforme, féministe à la gouaille peu commune, irrésistiblement sympathique. Voici Sophie Bouchet-Petersen, la conseillère spéciale de Ségolène Royal.
Plus spéciale que conseillère, étant entendu, dit-elle, que "les conseillers autoproclamés c'est une race haïssable". Elle préfère se présenter comme celle qui "donne des billes à une vraie patronne".
Et précise : "Ce que je kiffe dans ma vie, c'est que les choses auxquelles je crois avancent." Au service des autres, toujours. Et de Mme Royal en particulier, qui lui interdit de dire des "gros mots".
Dans l'ombre de la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes, Mme Bouchet-Petersen, 57 ans, s'investit sans retenue pour imposer la candidate à l'investiture du PS, "seule chance pour la gauche de battre Sarko".
Elle engloutit, comme à son habitude, des kilos de livres pour comprendre la société française, noircit des notes pour les discours, met son expérience en pratique. Le budget participatif des lycées, mis en place dans le laboratoire poitevin de Mme Royal, c'est son oeuvre, rapportée d'un voyage en 2001 à Porto Alegre, royaume altermondialiste.
"J'ai toujours marché sur deux pattes, j'aime le terrain et j'aime le pouvoir qui permet de transformer les choses. Au début, je pensais être tiraillée par une contradiction, aujourd'hui je me dis qu'avec "Ségo", je recolle les morceaux."
Il faut assembler le puzzle. Et quel puzzle ! Au départ, une petite fille passionnée de latin et de grec, bien née dans une famille catholique et gaulliste. Le père, mi-pied noir, mi-danois, est chef de grande entreprise ; la mère, italo-provençale, autorise Sartre et Camus alors que le reste de la famille subit l'influence de l'OAS.
De ses parents, Sophie Petersen extrait des "valeurs" : "le courage, la grandeur de la France, une certaine forme de modernité". Il ne manque personne pour lui rappeler ses origines bourgeoises, pas même Ségolène Royal, qui lui envoie, un jour de discussion du budget régional, un cuisant : "Tu ne sais pas ce que c'est d'être à 2 ou 3 francs près !"
A 16 ans et demi, en 1966, Sophie Petersen traverse le 16e arrondissement pour s'inscrire à la fac de Nanterre et longe des bidonvilles avec le sentiment qu'"on ne (lui) a pas tout dit". Elle découvre l'extrême gauche.
"Fallait alors vraiment avoir la vue basse pour ne pas tomber dans ce bouillonnement." Mais rejette les maos et les lambertos de l'OCI - dont fit partie Lionel Jospin. Trente minutes d'AG coincée sur un banc d'amphi entre deux de ses leaders, dont le futur producteur Jacques Kirsner, alias Charles Berg, l'ont convaincue "de leur machisme et de leur dogmatisme".
"Ces gars-là m'ont parlé de leurs mensurations sexuelles. Je l'ai vécu comme une violence sur le dos d'une petite oie." Il lui en reste quelque chose : "Je me marre aujourd'hui quand j'observe au PS des réflexes lambertistes récurrents. Ce sont des cultures dogmatiques d'appareil et de manipulation d'appareil."
Ce sera donc, entraînée par Daniel Bensaïd, la Jeunesse communiste révolutionnaire (JCR), ancêtre de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), pour son "ouverture au monde, son rapport à l'histoire et en même temps sa modernité". Mme Bouchet-Petersen s'engage à fond sous le pseudonyme de Sarah, se lie d'amitié avec la future sociologue Nicole Lapierre et entre à Rouge, la publication de la LCR, comme claviste.
Membre de la cellule Renault-Billancourt, elle passe cinq ans à distribuer le quotidien trotskiste, à l'aube, aux portes de l'usine. Elle entre au comité central de l'organisation, dont Alain Krivine est le porte-parole, et qu'elle quittera en 1978, après y avoir passé onze ans. Durant cette période, elle se marie avec Dominique Bouchet, le maquettiste du journal, alors que sa génération envoie promener le rituel bourgeois.
"C'était la seule façon de l'imposer à ma famille", justifie-t-elle. Le couple vit en communauté avec Denis Pingaud, journaliste à Rouge, et sa compagne dans une maison de Vincennes. Les enfants naissent. Des jumeaux, Jonathan et Rebecca, pour les Bouchet-Petersen.
Puis tous s'éloignent de la LCR d'un même mouvement, sur la pointe des pieds. Aujourd'hui directeur de stratégie chez Euro-RSCG, M. Pingaud conseille Laurent Fabius. "Pour les ex de la LCR, la dégénérescence s'arrête au PS", éclate de rire son amie, qui a pris sa carte en 1993.
"Personne ne peut la détester, s'amuse M. Pingaud. C'est une fille entière, qui possède une très forte intelligence de la société. Nous avons eu des débats sur le voile. Elle était contre la loi, sans angélisme. C'est la première qui m'a aidé à penser au voile comme revendication d'identité."
Mme Bouchet-Petersen a pourtant toujours été féministe. A partir de 1974, elle est de toutes les manifs. Elle envahit L'Express pour protester contre sa couverture sur le film Histoire d'O et barbouille de rouge à lèvres le bureau de Jean-Jacques Servan-Schreiber, un fouet à la main. "Jubilatoire !"
C'est dans l'armée des conseillers de François Mitterrand qu'elle rencontre "Ségo" en 1983. Recrutée pour s'occuper des PME en difficulté, elle fait partie du comité de restructuration industrielle piloté par Alain Boublil, futur directeur du cabinet de Pierre Bérégovoy et qui sera condamné dans l'affaire Pechiney.
"Je n'ai pas eu à m'en plaindre. Je n'ai aucune raison de cracher dans la soupe", dit-elle. En 1988, elle devient conseillère culturelle du président - "un grand bonhomme".
Juste avant 1993, elle est recasée au Conseil d'Etat. Elle n'y reste pas deux ans, se lance dans une nouvelle aventure, l'association Droit de cité, chargée d'animer des réseaux de quartier. Cinq ans à sillonner les banlieues dans un bus, des nuits passées dans les dortoirs de LEP ou les hôtels Formule 1.
Son couple n'y survit pas. Les résultats de l'association sont mitigés. Et c'est fauchée qu'elle atterrit en 1999 au cabinet de Mme Royal, alors ministre de l'enseignement scolaire, puis ministre déléguée à la famille et à l'enfance. Elle combat "les ancêtres du déclinisme et les apôtres du tout-fout-le-camp" pour fonder "une politique de gauche de la famille". Se dit "fière" des luttes contre le bizutage et de l'institution de la journée de préparation à la défense "pour les filles aussi".
Entre les deux femmes, "pas de désaccord", même si elles appréhendent "les problèmes par des rampes différentes". Puis elle s'en va encore voir ailleurs, au ministère de l'outre-mer. Axel Urgin, directeur du cabinet de Christian Paul, qui ne l'avait pas choisie, se souvient de l'avoir très mal accueillie.
"Un soir, je lui balance : "Jospin va à la Réunion, je veux un discours demain à huit heures"." A l'heure dite, il trouve "Sophie étendue les bras en croix sur la moquette". Le discours est prêt. "C'était tout simplement brillantissime, tellement que les technos de Matignon l'ont transformé en jargon."
Ce talent, elle l'emploie depuis deux ans à conseiller Mme Royal, d'abord au conseil régional Poitou-Charentes, puis dans son équipe de campagne, où elle a participé au lancement de son site Internet Désirs d'avenir. "Je suis faite pour servir."
Isabelle Mandraud, lemonde.com, Article paru dans l'édition du 11.05.06
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1949 Naissance à Marseille
1967 S'engage à l'extrême gauche
1983 Conseillère de François Mitterrand
1992 Nommée au Conseil d'Etat (tour politique)
1993 Adhère au PS
1999 Rejoint Ségolène Royal au ministère de l'enseignement scolaire.
2005
Conseillère spéciale de Mme Royal à la région Poitou-Charentes
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30.08.06 | 17:09 Campagne 2007 : Royal lance son état-major
Arnaud Montebourg tiendra le rôle de porte-parole de cet état-major mis en place en vue de la présidentielle.
La probable candidate à l'investiture socialiste Ségolène Royal a annoncé mercredi 30 août la formation d'un état-major de campagne en vue de l'élection présidentielle de 2007, avec notamment comme porte-parole Arnaud Montebourg. "Le débat monte, donc on s'organise", a ainsi déclaré la députée PS.
Ségolène Royal a également précisé qu'il y aurait deux autres porte-parole, le député Jean-Louis Bianco, ancien ministre et ancien secrétaire général de l'Elysée, et le député européen Gilles Savary.
Cette "organisation", a-t-elle ajouté, comprendra "un conseil politique" d'une cinquantaine d'élus, environ 220 "personnes ressources" (syndicalistes, entrepreneurs, acteurs divers de la société civile) rassemblées en groupes de travail, et l'équipe d'animation (environ 40 personnes) de son site internet "désirs d'avenir".
La favorite socialiste des sondages a refusé d'annoncer officiellement ce mercredi sa candidature à l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2007, ajoutant: "Je respecte les dates".
Les candidatures pour la "primaire" socialistes seront ouvertes entre le 28 septembre et le 3 octobre.
Les militants socialistes sont appelés à voter le 16 novembre, et éventuellement le 23 s'il y a un deuxième tour.
Face au critiques, l'accent est mis sur le débat
La favorite socialiste des sondages n'a néanmoins toujours pas annoncer officiellement ce mercredi sa candidature à l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2007, déclarant: "Je respecte les dates". Le "conseil politique" sera animé par le député de la Nièvre Gaëtan Gorce, Christophe Caresche, député et adjoint au maire de Paris, et Eugène Caselli, premier secrétaire de la fédération des Bouches-du-Rhône.
Face aux critiques qui lui ont été adressées pendant l'Université d'été du PS à La Rochelle de fuir le débat avec les militants, Ségolène Royal a annoncé également qu'elle organiserait désormais les réunions publiques de la manière suivante: "un temps de discours et un temps de débat" avec l'assistance.
Elle inaugurera cette nouvelle formule dès dimanche à Florac (Lozère) et se rendra prochainement dans la Vienne, le Finistère, l'Ariège et le Lot.
NOUVELOBS.COM | 30.08.06 | 17:09
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mardi 5 septembre 2006, 20h53 Carte scolaire: salve de critiques contre Ségolène Royal
PARIS (AFP) - La mise en cause dimanche par Ségolène Royal de la carte scolaire a provoqué une salve de critiques au Bureau national du Parti socialiste réuni mardi soir, a-t-on appris auprès de participants.
Le premier secrétaire François Hollande, selon le porte-parole Julien Dray, est intervenu d'emblée pour rappeler que "dans le projet socialiste, il n'est pas question et il ne peut être question de supprimer la carte scolaire", qui oblige les familles à scolariser leurs enfants dans un établissement proche de leur domicile.
Mais, selon M. Hollande, "il y a un problème de contournement, que personne ne peut nier, de mouvement vers l'école privée", et c'est pourquoi "le projet socialiste dit que la carte scolaire doit permettre une mixité efficace et réelle".
A Montpellier, Ségolène Royal avait proposé de "desserrer la contrainte de la carte scolaire", estimant même que "l'idéal" serait de la supprimer car, en dépit de ce dispositif, "il n'y a plus de mixité sociale".
Un proche de Dominique Strauss-Kahn a vu dans la prise de position de M. Hollande "une condamnation implicite de la position de Ségolène Royal".
Contrairement à l'habitude, l'intervention du numéro un socialiste n'a pas clos le débat, qui s'est déroulé dans une ambiance "très tendue", selon un témoin, "pathétique" selon un autre.
La secrétaire nationale à l'éducation Claude Roiron (courant Fabius) a remis la discussion sur le tapis après avoir fait le point de la rentrée scolaire, tout comme Yves Durand (proche de Martine Aubry), ex-secrétaire national pour ce secteur.
La mise en cause de la carte scolaire crée "la confusion" avec la droite, a expliqué Mme Roiron, en faisant comprendre qu'elle n'intervenait pas au nom de M. Fabius ("je suis simplement socialiste", a-t-elle dit).
Proche de Ségolène Royal, Delphine Batho a tenté d'argumenter que l'école connaissait déjà "une ghettoïsation sans précédent", qu'il fallait "ouvrir ce débat" et ne pas "jeter l'anathème". Elle a été interrompue par François Lamy, proche de Mme Aubry.
M. Hollande a repris la parole, pour affirmer, selon un jospiniste, que