Gilles de Robien, 64 ans, ministre de l'Education nationale (2005)
Mars 2008. Amiens, municipales : battu (43,79%)
30 novembre 2007. Mort du CNE à l'OIT : Gilles de Robien, délégué du gouvernement français : Le gouvernement français « veillera à ce que les recommandations (de l'OIT) soient prises en compte »
29 novembre 2007. Chez la gauche sarkoziste ?
18 mai 2007. Gouvernement Fillon 1 : grosse déception pour l'anti-Bayrou ... , retraite forcée ?
1er Avril 2007. Le choix de Sarkozy
Mars 2007. Bayrou monte dans les sondages : Robien arrose les enseignants ; Royal et Bayrou contre-attaquent .... ; Sans-papiers : Robien cède à la pression de la rue ...
Janvier 2007. Le calcul dès la maternelle ? Gilles de Robien voudrait que tous les petits Français sachent bien lire, bien écrire et bien compter.
Les syndicats d'enseignants protestent ....
Septembre 2006. Il soutient Redeker ; qui est promu au CNRS (janvier 2007)
Mai 2006. Gilles de Robien crée son courant au sein de l'UDF
Septembre 2005. Un aristocrate courtois et consensuel
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Septembre 2005. Chirac a choisi cet aristocrate courtois et consensuel pour dorloter le monde enseignant avant les échéances de 2007.
Cet été (2005), le nouveau ministre de l'Education nationale a passé beaucoup de temps dans son jardin, surveillé les récoltes, assisté à la réparation des moissonneuses-batteuses et «percé des allées» dans les bois qui entourent sa (très) vaste propriété.
Gilles, Marie, Ghislain, Louis de Robien est donc un terrien, un vrai, qui possède champs et forêts, particule et armoiries (de 1212), ainsi qu'une demeure familiale connue sous le nom de château de Cocquerel. Il en est l'entier propriétaire depuis qu'il a racheté les parts de ses neuf frères et soeurs. Et rien ne lui est plus agréable que d'arpenter ses terres, chaque week-end, quand il ne va pas tirer le canard en baie de Somme...
Jacques Chirac a pris un risque en confiant le monde enseignant à cet aristocrate qui n'a jamais (sauf l'année du bac) mis les pieds à l'école publique.
Il fit fortune dans l'assurance avant de se lancer en politique.
C'était au début des années 1970, à Amiens. La capitale picarde est alors aux mains des communistes, ennemis jurés de la famille Robien. «Mes affaires prospéraient, mais la ville était en plein déclin. C'était mortel. Alors, on s'est réunis et on s'est dit : soit on quitte, soit on conquiert !» Comme si les Robien s'étaient sentis naturellement responsables de leur territoire... «Nous avons conscience que, si on a un titre, c'est que d'autres que nous l'ont mérité, explique Christian de la Simone, son ami d'enfance. Chaque génération doit être à la hauteur. Nous avons un rôle social à jouer.»
Pas d'ambition personnelle, donc, mais le «devoir» quasi congénital d'exercer le pouvoir. D'ailleurs, Gilles de Robien n'aime pas qu'on le confonde avec ces énarques et autres avocats qui ont besoin de la politique pour vivre. Lui dit qu'il «rend service». Cette phrase, il l'a entendu toute sa vie : dans la bouche de sa mère, «catholique traditionnelle» qui demandait à ses dix enfants de rendre service chaque jour des vacances, puis chez les scouts, et enfin au Lion's Club d'Amiens, cercle de notables dont la devise est «We serve»...
Gilles de Robien aime dire qu'un «ministre», étymologiquement, n'est rien d'autre qu'un «serviteur». Il explique aussi son parcours par la tradition familiale : l'un de ses ancêtres a présidé le Parlement de Bretagne, et son propre père était à la fois châtelain et maire du village de Cocquerel (180 habitants).
Toujours poli, galant jusqu'à l'excès, Gilles de Robien tranche avec le personnel politique actuel. Par ses origines, donc, et ses allures de lord anglais, mais aussi parce qu'il n'a aucun diplôme, chose rare au sommet de l'Etat. «Je n'étais pas un bon élève, dit-il en se rappelant les heures passées chez les Jésuites, à genoux sur une règle. Je vivais mieux la moisson que les cours de langue.»
A force de pensionner dans les plus grandes institutions religieuses, il réussit tout de même à décrocher son bac de philo. «Ce n'est pas du tout un intellectuel, confirme Christian de la Simone. C'est un pragmatique qui travaille beaucoup et décide vite.» Et qui lit très peu. Il n'hésite pas à citer le Da Vinci Code parmi ses dernières lectures et semble désemparé quand on lui demande quels sont ses auteurs préférés...
Ses premiers pas rue de Grenelle ont d'ailleurs montré qu'il n'était pas toujours bien au fait des divers dispositifs qui font le charme de l'Education nationale. Mais Robien ne triche pas. Il reconnaît volontiers ses lacunes. Son vrai talent à lui réside dans la négociation. C'est pour cela que Jacques Chirac, qu'il tutoie, l'a nommé à ce poste ultrasensible après lui avoir confié d'autres dossiers explosifs quand il était aux Transports (radars, service minimum).
C'est presque une seconde nature chez lui : Gilles de Robien n'aime pas les conflits. Il prône «une démocratie paisible, comme disait Tocqueville», et semble prêt à tout pour se faire accepter par ses interlocuteurs. En l'occurrence, les puissants syndicats d'enseignants qui lui reconnaissent en effet une certaine capacité d'écoute, notamment lorsqu'il a annoncé dès son arrivée qu'il suspendait les décrets d'application de la loi Fillon. «C'est un gars assez consensuel qui fuit les débats», affirme Maxime Gremetz, député communiste d'Amiens, qui le combat depuis trente ans. Le ministre, qui s'interdit d'employer le mot «réforme», ne tarit donc pas d'éloges sur sa nouvelle maison : «L'Education nationale est un service public très fluide, bien rodé et vraiment bien managé. C'est une administration ouverte, évolutive, qui n'a rien d'un mammouth.» On l'aura compris : la mission de Gilles de Robien consiste surtout à dorloter le monde enseignant avant les échéances électorales de 2007.
Son parcours politique, il est vrai, a de quoi rassurer un prof de gauche.
C'est lui qui est à l'origine de la première loi sur la réduction du temps de travail, en juin 1996, alors que ses collègues UDF-RPR n'avaient que la «valeur travail» à la bouche. Lui encore qui, quelques semaines plus tard, protestait contre l'expulsion musclée des sans-papiers de l'église Saint-Bernard alors que toute la majorité poussait à la roue.
Le maire d'Amiens (ville de gauche) est également l'un des rares élus de droite à défendre le droit de vote des étrangers aux élections locales. En 1998, il est même allé jusqu'à déchirer sa carte de Démocratie libérale en direct à la télévision pour dénoncer l'adhésion de Jacques Blanc, président de région élu avec les voix du Front national. Lui dit simplement : «Je ne suis pas un homme de droite méchant.»
Là encore, Gilles de Robien ne cherche pas à se faire passer pour ce qu'il n'est pas, c'est-à-dire un homme de gauche. Il raconte sans détours comment il est venu à la politique, au début des années 1960, après la mort de son père qui avait milité dans une ligue nationaliste d'anciens combattants (les Croix-de-Feu). Le fils, lui, se passionne pour l'Algérie française. «Je n'ai jamais compris comment de Gaulle avait pu lâcher les Français là-bas, comme on abandonne des bêtes dans une arène.»
Autre signe qui ne trompe pas : il a «très mal vécu» le 10 mai 1981, jour de l'accession au pouvoir de François Mitterrand. Il était alors à Amiens, barricadé avec ses amis et ses quatre enfants dans une permanence du candidat Giscard. «On a été attaqués par un défilé de gauchos qui nous jetaient des pierres et des chiffons enflammés, se souvient-il. L'un de nous a même dû fuir par les toits.» Tel un seigneur protégeant les remparts de son château fort, Robien a repoussé l'assaut des manifestants qui grimpaient sur des échelles pour envahir sa permanence.
Voilà pourquoi, contrairement à son ex-ami François Bayrou, il ne voit pas d'autre salut pour l'UDF que de gouverner avec la droite. Suspendu des instances dirigeantes du parti pour avoir maintenu sa participation au gouvernement, le ministre de l'Education préférera toujours la «recherche du consensus avec l'UMP» au «projet de rupture» défendu par Bayrou. Il ne s'agit pas seulement d'une stratégie pour se maintenir dans tel ou tel ministère.
C'est pour lui un vrai mode de vie hérité de ses ancêtres : «Le consensus, dit-il, c'est ce qui permet à la France d'avancer sans révolution.» Et aux gens bien élevés de gouverner le pays.
liberation.fr, De la vieille école : Par Thomas LEBEGUE, vendredi 02 septembre 2005, p. 36
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Bio Express
Gilles de Robien en 6 dates
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Gilles de Robien crée un club de réflexion et se démarque encore plus de la direction de l'UDF
PARIS (AP) -- Le ministre de l'Education nationale Gilles de Robien a décidé de se démarquer un peu plus du président de l'UDF François Bayrou en annonçant la création d'un "cercle de réflexion".
"Je viens de créer un cercle appelé 'Société en mouvement' pour mener une réflexion dont manque cruellement notre parti", a annoncé Gilles de Robien dimanche, lors du "Grand rendez-vous" d'Europe-1, TV5 Monde et "Le Parisien/Aujourd'hui en France".
Ce cercle "n'est pas destiné à m'opposer" à François Bayrou "mais à faire des propositions", a-t-il assuré. "Ce sera un club antidépresseur."
Seul ministre UDF, Gilles de Robien est ouvertement opposé à la stratégie d'indépendance de François Bayrou. Il a jugé que les députés centristes qui ont voté la motion de censure socialiste "n'ont pas été loyaux avec leur électorat". AP
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30.09.06 | 18:09
Robien affirme
sa "solidarité" à Redeker
Le ministre de l'Education a affirmé son soutien à Robert Redeker, professeur de philosophie et auteur du texte.
La tribune de Robert Redeker
Le ministre de l'Education nationale Gilles de Robien a cherché samedi 30 septembre à joindre par téléphone le professeur de philosophie qui dit avoir reçu des menaces de mort et s'est plaint d'être "abandonné" par les services de l'Etat.
Le professeur Redeker, qui vit dans un endroit tenu secret et sous protection policière, lui a répondu mais sans parvenir à joindre le ministre non plus, a-t-elle ajouté.
"Abandonné"
"Comme le ministre l'a toujours affirmé, chacun peut exprimer ses opinions dans une démocratie", ajoute le texte.
Robert Redeker, qui enseigne dans un lycée de la banlieue de Toulouse, a déclaré sur Europe 1 qu'il regrettait l'attitude du ministère de l'Education nationale "qui n'a pas daigné me demander si j'avais besoin d'une aide".
Le Premier ministre, Dominique de Villepin, a jugé que les menaces dont il fait l'objet sont "inacceptables dans un pays comme le nôtre".
La mosquée de Lyon met en garde
Kamel Kabtane, recteur de la grande mosquée de Lyon, a appelé samedi 30 septembre les musulmans "à ne pas tomber dans ces manipulations et éviter de réagir comme certains le souhaiteraient", après les menaces de mort dont a fait l'objet un enseignant à la suite d'une tribune sur l'Islam dans le Figaro.
"Manipulations"
Par ailleurs, Kamel Kabtane "émet les plus grandes réserves quant à l'origine exacte de ces menaces". "Il est tout de même un peu facile d'attribuer aussitôt à des fidèles musulmans, égarés, de telles menaces. L'heure est aussi aux manipulations", estime-t-il, souhaitant que "les auteurs soient identifiés et sanctionnés comme le permettent les lois de la République".
Le 19 septembre, Robert Redeker, professeur de philosophie de 52 ans, avait publié dans Le Figaro une tribune intitulée "Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre?", où il qualifiait notamment le Coran de "livre d'inouïe violence" et le prophète Mahomet de "chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame".
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24 janvier 2007.
Robien veut enseigner les quatre opérations dès la maternelle.
Le calcul n'attend pas le nombre des années
Par Véronique SOULE, Libération,
QUOTIDIEN : mercredi 24 janvier 2007
Les deux principaux syndicats du primaire, le SNUipp et le SE-Unsa, ont aussitôt exprimé leur scepticisme.
Le ministre s'exprimait après avoir reçu l'avis de l'Académie des sciences sur «la place du calcul dans l'enseignement primaire» (lire ci-contre). Il a expliqué «la nécessité absolue» d'un exercice systématique du calcul mental pour «la mémorisation et les automatismes». Dès la grande section de maternelle, les enfants devront commencer le calcul, a-t-il ajouté, afin qu' «à la fin du CE1 les élèves sachent additionner, soustraire, multiplier et diviser des nombres entiers simples».
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Les indemnités des directeurs d'école doublées
LEMONDE.FR avec AFP | 14.03.07 | 12h45 • Mis à jour le 14.03.07 | 13h06
Les indemnités des directeurs d'école augmenteront de 15 euros par mois (+ 20 %). L'enveloppe a été débloquée au titre du budget 2007 de l'éducation nationale et sera rétroactive au 1er janvier 2007. "Avec le doublement de cette indemnité on arrive à 30 euros en plus par mois donc 360 euros par an, et en tout 10 millions d'euros supplémentaires mobilisés pour cette mesure", a précisé Gilles de Robien.
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Royal et Bayrou veulent abroger le "décret Robien", décrié par les enseignants
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 20.03.07 | 18h30 • Mis à jour le 20.03.07 | 18h34
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jeudi 29 mars 2007, 12h14
Arrestation sans-papiers: pas de poursuites contre la directrice d'école
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samedi 31 mars 2007, 19h09 Présidentielle: Gilles de Robien apporte finalement son soutien à Nicolas Sarkozy
PARIS (AP) - Seul ministre UDF au gouvernement, Gilles de Robien annonce qu'il n'apportera pas son soutien à François Bayrou pour l'élection présidentielle, mais au candidat UMP Nicolas Sarkozy, souhaitant construire "avec lui une majorité plurielle s'il est élu".
Dans un entretien au "Journal du Dimanche", il souligne que son choix "ne fut pas simple". "J'ai toujours été UDF. Je le suis encore (...) Je suis de nature fidèle, mais les choses sont allées trop loin. Nous avons des divergences de fond", explique-t-il, faisant référence à François Bayrou, le candidat de l'UDF.
"Cela fait deux ans que je lui pose inlassablement les mêmes questions: 'est-il à gauche ou à droite? Avec qui compte-t-il gouverner s'il est élu?' Je n'ai jamais obtenu de réponse autre que: 'On verra le moment venu'", note Gilles de Robien, assurant qu'il ne sait "pas soutenir le flou". "On n'a pas le droit de laisser les électeurs dans l'ambiguïté", observe-t-il.
Concernant Nicolas Sarkozy, il explique qu'il veut construire avec lui, s'il est élu, "une majorité élargie", "une majorité de gouvernement". "Je ne suis pas un diviseur, mais un homme d'union", lance-t-il. "Seule l'union permet de gouverner et de durer dans la stabilité".
Gilles de Robien explique par ailleurs qu'avant de se prononcer, il attendait notamment que le président de la République se soit exprimé sur son avenir. "Il était aussi important pour moi de redevenir maire d'Amiens, ce qui est le cas depuis jeudi", souligne-t-il, en ajoutant qu'il voulait aussi parler avec l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin et avec le principal intéressé, Nicolas Sarkozy. AP
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mercredi 16 mai 2007, 21h16
Gilles de Robien pas candidat aux législatives "pour se consacrer à Amiens"
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La Gauche moderne de Bockel pointe à la gauche de la droite
A la gauche de la droite, on se bouscule au portillon. Jean-Marie Bockel a lancé hier son parti, Gauche moderne, qui doit porter les idées «social-libérales» de l’ancien solitaire blairiste du PS et former le «pilier de gauche» de la majorité présidentielle. Des plates-bandes déjà convoitées par les Progressistes, club de réflexion d’un autre secrétaire d’Etat «d’ouverture», Eric Besson.
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lesechos.fr, Vendredi 30 novembre 2007
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Libération, 17 mars 2008, p. 12
Robien perd Amiens
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Avril 1941 Naissance à Cocquerel (Somme).
1986 Elu député de la Somme.
1989 Elu maire d'Amiens.
1996 Loi sur la réduction du temps de travail ; défend les sans-papiers de l'église Saint-Bernard à Paris.
2002 Ministre des Transports.
2005 Ministre de l'Education nationale.
Yahoo.fr, actualités, AP | 22.05.06 | 09:53
Gilles de Robien n'a pas pu parler avec Robert Redeker, auteur d'une tribune dans la presse critique envers l'islam, et lui a laissé cinq messages vendredi, a déclaré une porte-parole du ministère samedi.
Dans un communiqué, Gilles de Robien dit avoir appelé le professeur "pour lui renouveler sa solidarité dans cette épreuve et condamner avec la plus grande fermeté les menaces de mort dont il est l'objet".
Jeudi, Gilles de Robien, tout en se disant déjà "solidaire" avec l'enseignant, avait noté qu'en tant que fonctionnaire il aurait dû se montrer "prudent, modéré, avisé en toutes circonstances".
Tout en condamnant "avec la dernière énergie" les menaces dont a été l'objet l'auteur de cette tribune, Kamel Kabtane qualifie d'"exposé provocateur et satisfait d'approximations grossières et ineptes", alignant "des âneries puisées dans la sous-culture des trottoirs et l'ignominie raciste" le texte de Robert Redeker, qui enseigne la philosophie dans un lycée près de Toulouse.
"N'est-il pas possible, surtout venant de la part d'un professeur de l'éducation nationale, (d'exiger) un minimum de science et de connaissance ? Que cherche le journal qui publie un texte dont le principal mérite est de combiner l'ignorance et la haine ?", s'interroge dans un communiqué le recteur de la mosquée lyonnaise.
Visé par des menaces de mort, il bénéficie désormais d'une protection policière permanente après avoir quitté son poste dès le 20 septembre.
Yahoo.fr, actualités, NOUVELOBS.COM | 30.09.06 | 18:09
Il a déjà réformé l'apprentissage de la lecture, insistant sur le déchiffrage. Puis il s'est attaqué à la grammaire, imposant trois heures de cours par semaine en primaire. Il achevait hier, avec le calcul.
Le ministre est en effet un adepte des «fondamentaux» ou connaissances de base , qu'il estime mal enseignés en primaire. Dès lors, il faut, selon lui, en revenir aux bonnes vieilles méthodes qui ont fait leurs preuves. Ce n'est pas un retour en arrière, se défend-il, mais simplement oeuvrer pour le bien des élèves.
Le problème est qu'en révisant ainsi tous les apprentissages il heurte de front les enseignants, bousculés dans leur pratique, humiliés d'être ainsi mis en cause.
Les syndicats lui reprochent en vrac «une frénésie incontrôlée» de réformes, un mépris à peine voilé pour les professeurs, un prétendu dialogue mais sans vraie écoute, enfin une idéologie d'un autre temps. La plupart de ses réformes, soulignent-ils, vont dans le même sens. Pour l'apprentissage de la lecture, Gilles de Robien a défendu le b.a.-ba, allant plus loin que la nouvelle circulaire. Pour la grammaire, c'est la rhétorique des «pédagogues» qui était visée. Pour le calcul enfin, les modernistes sont indirectement visés, pour avoir privilégié la résolution de problèmes plutôt que les tables de multiplication.
La façon de faire du ministre est en outre souvent ressentie comme arrogante. «Nos élèves apprennent mais le ministre n'apprend rien», lançait le 10 janvier le secrétaire général du syndicat SE-Unsa, Luc Bérille
.
Un peu plus tôt, le ministre avait expliqué à l'Assemblée qu'il souhaitait «mettre en place à la rentrée un apprentissage des quatre opérations dès l'école primaire», alors que c'est déjà le cas actuellement. «C'est grotesque, ces déclarations montrent qu'il ignore tout de ce que font les enseignants dans leur classe, a ajouté Luc Bérille, Gilles de Robien n'a rien appris de ses déclarations calamiteuses sur la lecture.»
«Portes ouvertes».
Ses détracteurs dénoncent enfin le vide de certaines réformes annoncées à grand renfort de publicité. Gilles de Robien «enfonce des portes ouvertes», accusait ainsi Gilles Moindrot
, le secrétaire général du SNUipp, premier syndicat du primaire.
Evoquant la nouvelle circulaire sur la grammaire qui recommande d'aller du «plus simple au plus compliqué», il ironisait : «C'est évident qu'on ne commence pas au cours préparatoire par du Balzac !»
Le ministre , lui, répond en évoquant l'attitude frileuse des syndicats qui ne savent parler que chiffres et moyens sans penser aux élèves. Surtout à cent jours de la présidentielle, chacun cherche à se faire entendre. Les syndicats veulent peser dans le débat. Et Gilles de Robien se battra jusqu'au bout pour se prévaloir d'un bon bilan. «Avec le calcul mental, les jeunes auront des aptitudes avec les plus grands appareils de technologie moderne mais aussi dans la vie quotidienne», plaidait-il devant les députés.
Libération, 24 janvier 2007, p. 14, Par Véronique SOULE
LEMONDE.FR avec AFP | 14.03.07 | 12h45 • Mis à jour le 14.03.07 | 13h06
Indépendance et Direction (ID), syndicat représentant 20 % des personnels de direction de l'éducation nationale, a interpellé mardi les candidats à la présidentielle. Il souhaite que "les pouvoirs publics reconnaissent l'aggravation de [leurs] conditions de travail", s'appuyant sur une enquête "menée en 2006 sur un échantillon de 1 435 personnes adhérentes et non adhérentes". Selon cette étude, les chefs d'établissement sont "écartelés entre leur mission pédagogique, qui est leur mission principale, mais qu'ils ne peuvent plus assumer correctement, et leur travail administratif", et près de 60 % d'entre eux souhaitent la création d'une fonction d'adjoint, chargé des tâches administratives. Le syndicat entend "sonder la position de chaque présidentiable" sur l'état actuel de l'éducation et notamment sur "la place des collèges et des lycées publics dans le système éducatif", "la lutte contre l'échec scolaire", "la lutte contre la violence à l'école", "la place des personnels de direction", etc. - (Avec AFP)
"Je ne conserverai pas le décret Robien sur le temps de travail des enseignants. C'est un décret qui a été pris sans discussion avec les personnels. Il faut avoir une attitude et une approche différentes", a déclaré M. Bayrou devant la presse. Se déclarant favorable à une "abrogation", l'ancien ministre de l'éducation nationale a jugé qu'il fallait "remettre cette question sur le métier".
Ce décret prévoit un allongement de la durée du travail des enseignants du secondaire par le biais d'une suppression des décharges horaires, entraînant la suppression de 5 000 postes. Il instaure leur possible bivalence (enseignement de deux matières) et favorise les nominations dans deux ou trois établissements.
"REDONNER LES MOYENS À L'ÉCOLE"
"Ce décret sera retiré. (...) Les enseignants en ont assez d'être accablés par une succession de réformes auxquelles les ministres veulent attacher leur nom", a déclaré de son côté la candidate socialiste sur M6. "L'école a besoin qu'on lui redonne les moyens qui ont été retirés par l'UMP et l'UDF", a ajouté Ségolène Royal, s'engageant à le faire dès la rentrée de septembre 2007, notamment en annulant la suppression de 5 000 postes. Elle a aussi promis de ne plus faire de "réformes inutiles qui déstabilisent" l'école."C'est la parole d'un chef de l'Etat qui affirme la reconnaissance du métier d'enseignant et qui donne aux établissements scolaires de la souplesse", a-t-elle dit.
Lors d'un point de presse, Jack Lang, conseiller spécial de la candidate, a déclaré que les socialistes étaient "solidaires du mouvement des professeurs qui se battent pour leur dignité". Cet ancien ministre de l'éducation nationale a accusé le gouvernement d'avoir provoqué "une hémorragie budgétaire" dans l'éducation depuis cinq ans et supprimé "120 000 postes et emplois". Il a rappelé que Ségolène Royal envisageait "une loi de programmation" pour prévoir "dans les cinq ans, la création d'emplois" dans le secteur de l'éducation. M. Lang s'est étonné par ailleurs des critiques venues du camp UMP sur le décret du ministre de l'éducation nationale, ajoutant que la campagne de la droite "manquait de sérieux, d'honnêteté et de rigueur intellectuelle".
Côté UMP justement, le porte-parole de campagne de Nicolas Sarkozy, Xavier Bertrand, a indiqué que le candidat ferait "la semaine prochaine" des propositions sur l'école et les enseignants. Il a pris soin de distinguer "la gestion des semaines qui viennent", qui relève de l'actuel ministre Gilles de Robien, et "la vision des années qui viennent". En ce qui concerne les enseignants, a-t-il dit, plusieurs dossiers seront sur la table "dès juin", si Nicolas Sarkozy est élu, notamment "le pouvoir d'achat" et "le déroulement de carrière". "On a besoin qu'ils soient profondément motivés", a-t-il fait valoir.
Yahoo.fr, actualités, jeudi 29 mars 2007, 12h14
Yahoo.fr, actualités, samedi 31 mars 2007, 19h09
Yahoo.fr, actualités, mercredi 16 mai 2007, 21h16
LAURE EQUY, Libération,
QUOTIDIEN : jeudi 29 novembre 2007
Son fonds de commerce : les déçus du PS «qui ne se retrouvent pasdans les archaïsmes du parti». Avec 680 adhérents revendiqués, le parti ambitionne de «prendre la relève à gauche», ose Jean-François Pascal, conseiller de Jean-Marie Bockel. Sophia Chikirou, ancienne porte-parole de Laurent Fabius, qui a rejoint le parti, «n’adhère pas au programme présidentiel mais soutient la volonté de réforme de Nicolas Sarkozy. Le PS nous demandait d’attendre cinq ans. Moi je veux agir». Guy Durbec, ancien sénateur (PS) du Var, voit d’ici quelques années une majorité formée «d’un pilier UMP et d’un pilier de l’ouverture».
«Notre pays n’a pas de tradition de coalition : il est temps de changer les habitudes», poursuit le secrétaire d’Etat à la Coopération. Nicolas Sarkozy, qui l’a reçu la semaine dernière, a chaudement encouragé sa démarche. Comme celle d’Eric Besson, qu’il a accompagné lors de la deuxième rencontre des Progressistes, début novembre.
«Et j’ai reçu une lettre de soutien vraiment sympa de François Fillon», pavoise Jean-Marie Bockel devant un comité de soutien gouvernemental : Jean-Louis Borloo (Ecologie), Rama Yade (Droits de l’homme), Christian Estrosi (Outre-mer), André Santini (Fonction publique) du Nouveau centre, et Alain Marleix (Anciens combattants), secrétaire national de l’UMP aux élections.
Pour les clubs et partis qui gravitent autour de l’UMP, l’enjeu est d’envisager des collaborations, voire, à terme, une convergence. «Il faudrait que les sensibilités se fédèrent», suggère le conseiller de l’Elysée Georges-Marc Benamou.
Selon Jean-Louis Borloo, «la question est : comment s’organiser entre nous?» Le président du parti radical verrait «une confédération» regroupant ces «micro-initiatives, pour peser sur la vie politique».
L’ancien ministre (UDF) Gilles de Robien, fondateur du club Société en mouvement, n’exclut pas de «travailler avec» Gauche moderne.
La Diagonale, le cercle des «sarkozystes de gauche», a déjà rejoint la fédération de Jean-Marie Bockel.
Patron.
Mais avec Eric Besson, l’heure n’est pas encore à la fusion. «On se voit et on se parle, raconte Bockel. Mais aujourd’hui on pense qu’il est préférable que chacun puisse vivre son histoire. On ne s’interdit pas une démarche commune le moment venu.»
Il aurait proposé au patron des Progressistes la présidence du conseil scientifique de Gauche moderne. «Nous avons tendu la main : il réfléchit», précise Jean François Pascal. Pour décrocher la tête du pôle de gauche et se faire entendre aux côtés du Nouveau centre et du mastodonte UMP, Gauche moderne veut tenter une percée aux municipales. Le parti doit présenter une centaine de candidats sur des listes d’ouverture.
L'Organisation internationale du travail donne le coup de grâce au CNE
LUCIE ROBEQUAIN, lesechos.fr,
Vendredi 30 novembre 2007
Hier, le centriste Gilles
de Robien, qui avait en 1989 pris la ville au communiste René Lamps, a été nettement battu par le socialiste Gilles Demailly, qui obtient 56,51 % contre 43,79% à l'acien ministre.
Le Parti socialiste reprend une ville restée ancrée à gauche, mais où les communistes leur ont longtemps disputé le leadership et se montrent souvent des alliés difficiles, avec la présence du turbulent Maxime Gremetz.
Cette fois le candidat du PS, Gilles Demailly, a réussi à réunir dès le premier tour une liste de large union, comptant non seulement des communistes, mais aussi des Verts et les radicaux de gauche.
IL a également bénéficié d'un bon report des voix, qui se sont portées sur les deux listes trotskistes, notamment celle de la LCR qui avait obtenu 6,05%.
L'usure du pouvoir peut expliquer l'échec de celui qui fut ministre de l'Education nationale puis des Transports dans les gouvernements Raffarin et Villepin.
Ses deux premiers mandats avaient permis à Gilles de Robien de redonner au centre historique d'Amien son attrait touristique et d'affirmer son rôle parfois contesté de capitale régionale de la Picardie.
Mais, accaparé par ses activités ministérielles, le maire d'Amiens a été nettement moins présent pour son troisième mandat.
Sa notoriété nationale aurait pu compenser ce handicap. Mais sa carrière ministérielle s'est brutalement interrompue l'an dernier.
En 2002, Gilles de Robien était resté à l'UDF de François Bayrou, avant de s'opposer à lui en prônant l'alliance avec l'UMP. Alors qu'il incarnait l'ouverture vers le centre du parti majoritaire, il n'avait plus en 2007 cette utilité, et Nicolas Sarkozy ne l'a pas retenu dans le gouvernement Fillon.
FRANÇOIS WENZ·DUMAS