Le "grand ami" et "grand frère" le dit : « S’il ne voulait pas que je l’affaiblisse, il fallait qu’il me propose l’intérieur ! » (Avril 2013)
Vers Ségolène Royal
Vers François Hollande
François Rebsamen .°.

Ancien militant de la Ligue communiste révolutionnaire, Chef de cabinet de Pierre Joxe (1984-1986, 1988-1991), directeur-adjoint du cabinet de Laurent Fabius (1992-1993), conseiller général de Dijon-V (1998), maire de Dijon (2001, 2008), sénateur (2008).
Numéro 2 du PS sous Hollande, conseiller de Ségolène Royal à la présidentielle 2007, conseiller de François Hollande en 2011, président du groupe socialiste au Sénat (2011), souhaite devenir ministre de l'Intérieur (2012), devient ministre du Travail (2014).

29 mars 2016 : Vengeance du déclassé, on crache sur la loi El Khomri

30 juillet 2015 : Retrait à Dijon avec cumul ???
28 juillet 2015 : Augmentation du chômage
10 février 2015 : Des millions ... pour former des chomeurs ...

02 septembre 2014 : SCANDALE SOCIALISTE, le ministre du Travail estime normal de faire sanctionner les "chomeurs" fraudeurs...
02 avril 2014 : ENFIN MINISTRE, et avec du "travail"
Mars 2013 : Le Sénateur-Maire de Dijon reçoit le Président Hollande dans le grand lit du général de Gaulle ...

Mai 2012 : Premier gouvernement Ayrault, échec, victime de la parité ?
Avril 2012 : Présidentielle, le canabis marocain pour tous ?

Décembre 2011 : F.R. aime les étrangers
Novembre 2011 : Le sénateur Placé, dit le "coréen national" par certain, remis à sa place
Octobre 2011 : Vainqueur de la primaire socialiste avec François Hollande François Rebsamen veut en être

Septembre 2010 : Les maires ont raison d’expulser les Roms

Mai 2009 : Versus Martine ?

Octobre 2008 : C'est la crise, F.R. quitte Dexia, et 20 000 euros
Septembre 2008 : Elu sénateur

Juin 2007 : Revient chez François ; et défend Ségolène

Décembre 2006 : Un "frère" qui s'active pour Ségolène ... ?
Novembre 2006 : Directeur du staff de Ségolène
Août 2006 : Pour Ségolène, le retrait de Strauss-Kahn et de Lang : violente protestation des "éléphants"

Mai 2005 : Validation de l'élection cantonale de Dijon V par le Conseil d'Etat
Février 2005 : Pour François Hollande à la présidentielle de 2007

Octobre 2004 : Condamné à 1 an d'inéligibilité, et annulation de l'élection cantonale de Dijon V, par le tribunal administratif de Dijon

Février 2005. Le pronostic de Rebsamen
Maire de Dijon et bras droit de François Hollande, François Rebsamen s'impose comme l'homme fort du PS.
Ancien des Jeunesses communistes révolutionnaires (« Ma période romantico-révolutionnaire », s'amuse-t-il), proche de Pierre Joxe, admirateur de François Mitterrand, il est convaincu que Hollande - avec qui il a « une vraie complicité » - a tout, a priori, pour être le candidat du PS en 2007.
La seule différence entre eux deux : Hollande croit que le champion de la droite sera Nicolas Sarkozy, alors que Rebsamen, lui, n'exclut pas une nouvelle candidature Chirac.
Il admet, en revanche, que Sarko, ce serait le bon adversaire car il mobilise spontanément contre lui « toute la gauche ». En attendant, Rebsamen estime que « le non (notedt, au référendum sur le traité constitutionnel européen), c'est la crise et l'impasse, sans débouché social ». Et qu'il faut être très naïf pour imaginer, dans cette hypothèse, un départ de Chirac : « Seul le oui, martèle-t-il, prépare à l'alternance. »
Le Parisien, vendredi 18 février 2005, p. 5

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21/08/2006 23:41 PARIS (AFP) - PS: l'appel de Rebsamen au retrait des concurrents de Royal sème la zizanie

L'entrée en campagne de Ségolène Royal et le ralliement du numéro deux du PS François Rebsamen, qui a demandé le retrait de deux autres postulants, Jack Lang et Dominique Strauss-Kahn, ont semé la zizanie au PS.

Avec bain de foule et discours de candidate à la Fête de la Rose de Frangy-en-Bresse, une terre bourguignonne acquise à sa cause, la présidente du Poitou-Charentes a pris une longueur d'avance dimanche pour l'investiture socialiste à la présidentielle.

Durant le week-end, elle a engrangé de nouveaux ralliements, qui donnent un poids politique à sa candidature, en particulier de François Rebsamen, proche de François Hollande, qui s'est clairement mis derrière elle et ne l'a pas quittée d'une semelle au cours de cette visite en Bourgogne.

M. Rebsamen a été jusqu'à demander aux deux autres candidats du courant majoritaire, Jack Lang et Dominique Strauss-Kahn, de se retirer de la compétition, Ségolène Royal, favorite des sondages, lui apparaissant comme la plus capable de rassembler le parti.

La réaction des strauss-kahniens a été immédiate: "Je suis scandalisée, c'est une démarche opportuniste", a déclaré à l'AFP Michèle Sabban, vice-présidente de la région Ile-de-France et membre du bureau national du PS. Elle a regretté le "silence troublant" du premier secrétaire François Hollande, compagnon de Ségolène Royal, et annoncé qu'elle présenterait mardi au Bureau national une motion de rappel à l'ordre.

Jack Lang a pour sa part dénoncé, dans une lettre à François Hollande, la "fatwa" prononcée par M. Rebsamen. "Nous ne sommes pas des toutous auxquels, sur un coup de sifflet, on pourrait intimer l'ordre de rentrer au chenil", a-t-il déclaré. "L'injonction caporaliste n'est pas nécessairement la meilleure méthode pour favoriser le nécessaire rassemblement des socialistes", a-t-il dit.

Lors du point de presse hebdomadaire du PS lundi matin, Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande, a pris ses distances avec les propos du numéro 2: "Chacun doit être respecté" et "Il est de la responsabilité de chacun de décider de ce qu'il doit faire le moment venu", a-t-il dit.

"Le premier objectif" du PS "est que la désignation se fasse dans la sérénité et ne soit pas l'occasion d'une division des socialistes", a affirmé le député européen.

Devant ce tollé, M. Rebsamen a tenté à la mi-journée de modérer ses propos: il a souligné sur France 3 que sa demande n'était "pas une exigence", mais "un appel à une réflexion collective". "Toutes les candidatures sont légitimes", mais, a-t-il argué, "moins il il y a de candidatures, plus ce sera facile de rassembler les socialistes".

Quant à Ségolène Royal, elle s'est installée dimanche dans la posture de candidate, répétant comme un leitmotiv: "Si je suis en situation...", en appelant aux mânes de François Mitterrand et achevant son discours sur un appel général au rassemblement de "tous ceux qui veulent que ça change".

Mais son programme de près d'une heure, longuement travaillé par ses conseillers et qui reprenait les grands thèmes souvent évoqués depuis plusieurs mois, n'a pas toujours su persuader son auditoire.

Ainsi ce militant du Mouvement des jeunes socialistes, interrogé par l'AFP TV, qui s'est dit "pas encore convaincu". "Les militants socialistes vont voter surtout sur le fond, pas sur la personne. Et sur le fond, j'attends plus", a souligné Johann Millan.
la-Croix.com, 21/08/2006 23:41

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Source http://www.fil-info-france.com/dijon/francois-rebsamen-condamne-dijon.htm

Le Conseil d'Etat, la plus haute juridiction administrative en France, a validé vendredi 20 mai 2005 l'élection du maire socialiste de Dijon (Côte d'Or) François Rebsamen comme conseiller général du canton de Dijon-5, et annulé la décision du tribunal administratif (TA de Dijon) qui l'avait condamné à 1 an d'inéligibilité.
François Rebsamen, directeur de campagne pour le "Oui" du parti socialiste PS pour le référendum sur le projet de Constitution européenne, membre influent de la communauté juive et du Grand Orient de France GODF, proche de François Hollande et de Pierre Joxe, a déclaré :"le Conseil d'Etat, conforme à sa jurisprudence, a mis fin aux attaques insidieuses suscitées par la décision erronée en droit du tribunal administratif de Dijon et complaisament relayée par une partie de l'UMP, qui voulait obtenir par voie juridique ce que les électeurs ne lui ont pas donné politiquement".

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Rebsamen contre-attaque Par David REVAULT D'ALLONNES QUOTIDIEN : vendredi 29 juin 2007, p. 10

Après que Laurent Fabius a évoqué, dans le Monde, le «triple déficit de présidentialité, crédibilité, collégialité» de Ségolène Royal, François Rebsamen, directeur de campagne de l'ex-candidate, a dégainé, hier, contre «les procès en crédibilité qui sont une injure faite à 17 millions d'électeurs, les procès en présidentialité qui ne sont que l'expression de l'amertume personnelle [...] créée par le choix des 250 000 militants socialistes, et enfin les procès en collégialité difficiles à admettre venant de ceux qui se sont affranchis de nos règles collectives».

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Sénatoriales - Côte d'Or: François Rebsamen annonce son élection LeMonde.fr 21.09.08 | 19h07

Le maire de Dijon et numéro deux du PS, François Rebsamen, a annoncé dimanche qu'il avait été élu sénateur de Côte-d'Or, où le PS a ravi deux des trois sièges à l'UMP, lors du second tour.

"C'est un moment historique pour la Côte d'Or, puisque c'est la première fois depuis 1948 qu'il y a deux sénateurs socialistes élus en Côte d'Or, (le président du conseil régional) François Patriat et moi-même", a déclaré M. Rebsamen, alors que les résultats officiels n'ont pas encore été proclamés.

Pour le numéro 2 du PS, "cela traduit tous les résultats obtenus par la gauche dans les élections locales de ce printemps".

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Le numéro 2 du PS quitte Dexia: finis les 20.000 euros annuels! 23/10/2008 à 14h05 - mis à jour le 24/10/2008 à 16h23 | lepost.fr

François Rebsamen renonce à son mandat d'administrateur chez Dexia, qui lui valait une confortable rémunération...

"J'ai adressé aujourd'hui au président de Dexia - Crédit local ma lettre de démission d'administrateur de cette société", explique ce jeudi dans un communiqué le sénateur-maire PS de Dijon.

"Les circonstances actuelles exigeraient un travail et une implication que je considère incompatibles avec le temps que je me dois de consacrer à mes mandats d'élu", précise encore le numéro deux du PS.

Y aurait-il un lien?

Il y a une semaine, on apprenait que François Rebsamen recevait, depuis 2007, la somme de 20.000 euros par an de "dédommagement pour sa présence au conseil d'administration de la société", comme l'avait précisé au Post l'attachée de presse de François Rebsamen.

François Rebsamen a-t-il pris cette décision pour préserver son image? Sa rémunération était-elle mal vue du fait que la banque a dû être renflouée par la Belgique et la France, et que son patron Axel Miller a dû quitter la banque sans son parachute doré ?

François Rebsamen ne serait pas le seul à bouder le navire Dexia ces dernier jours selon Le Figaro. Antoine Rufenacht, le maire UMP du Havre aurait lui décidé de renoncer à ses 20 000 euros annuels. Christophe Béchu, président UMP du conseil général du Maine-et-Loire et Philippe Duron le sénateur maire PS de Dijon siégent également au conseil d'administration de Dexia.

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Publié le 28/05/2009 - Modifié le 01/06/2009 N°1915 Le Point Michel Revol PS - Qui veut la peau de Martine Aubry ?
À l’approche du scrutin européen, la pression monte inexorablement autour de Martine Aubry.

Au PS, Michel Rocard détient un record : celui du passage le plus bref au poste de premier secrétaire (environ huit mois). En juin 1994, après sa déculottée aux européennes (voir encadré), Michel Rocard demande au conseil national du PS de lui réitérer sa confiance. Son geste ne manque pas de panache, mais il tourne court : ourdi par Emmanuelli et Fabius, un complot le renverse. Martine Aubry connaîtra-t-elle pareil désaveu lors du conseil national du 9 juin, moins de sept mois après sa conquête du PS ? La rumeur d’un complot enfle dans les couloirs de Solferino. Quelques signes accréditent d’ailleurs la thèse. Pourquoi avoir placé le conseil national seulement deux jours après les élections européennes, au lieu d’une semaine, comme à l’habitude ? Ne serait-ce pas pour étouffer dans l’oeuf une conjuration en cas de raclée ? Pourquoi ces voltigeurs piquent-ils les flancs de Solferino, tel le sénateur maire de Dijon, François Rebsamen, qui exige que le PS dépasse la barre des 25 % lors du scrutin du 7 juin ? En coulisse, certains affûtent les couteaux. Quelques ténors, comme François Hollande, Pierre Moscovici et François Rebsamen, le trio qui avait mené la campagne réussie de 2004, pourraient ainsi appeler à une direction élargie après les européennes, pour placer Aubry sous tutelle. Une façon pour eux de mettre en valeur leur propre résultat et d’affirmer leur poids politique.

Le scénario n’est pourtant pas écrit. Tout dépendra du résultat au soir du 7 juin. De plus, le conseil national n’a pas le pouvoir de renverser la première secrétaire. Mais, sauf en cas de belle victoire, Aubry n’aura droit à aucune fleur.

De la plus petite section socialiste aux bancs de l’Assemblée, les critiques fusent sur sa gestion de la machine PS. On lui reproche d’abord sa présence à mi-temps à Solferino. « Entre l’omniprésence de Hollande et l’absence d’Aubry, il y a un juste milieu à trouver », remarque une élue. La maire de Lille passe trois jours à Paris, du lundi au mercredi soir. L’agenda de François Hollande était à peu près le même. Mais son directeur de cabinet, Stéphane Le Foll, assurait la permanence à Solferino, alors que son homologue auprès d’Aubry, Jean-Marc Germain, suit la première secrétaire presque comme son ombre. « Et, quand elle est à Paris, elle ne prend jamais le temps d’échanger avec vous », regrette un membre du secrétariat national. Les militants sont aussi orphelins. Hollande écumait les fêtes de la rose ; Aubry, elle, se concentre à Lille et à Paris.

« J’en peux plus »

Autre grief : son caractère autoritaire. Il y a quelques semaines, lors d’un même bureau national, Martine Aubry remet d’un coup trois ténors à leur place. Le premier, c’est le député d’Indre-et-Loire Jean-Patrick Gille, pris en flagrant délit de chahut. « Martine lui a lancé : "Tu pourrais arriver à l’heure !" » raconte un témoin . Vient le tour de Claude Bartolone, l’un de ses fidèles soutiens, auquel elle demande vertement de s’asseoir. Puis Arnaud Montebourg, qui vient d’évoquer dans la presse son projet de primaires à gauche, en prend pour son grade à peu près en ces termes : « Tu pourrais attendre l’arbitrage politique avant d’en parler en public ! »

Au sein du parti, c’est le sentiment de gâchis qui domine. Après le congrès de Reims, les premières semaines sont pourtant prometteuses. Le contre-plan de relance, notamment, donne l’impression d’un parti prêt à s’opposer en proposant. « Mais Martine ne sait pas faire vivre la démocratie », s’alarme un proche de Benoît Hamon. En début d’année, par exemple, le plan de bataille pour les européennes est présenté aux instances dirigeantes. La stratégie est claire : d’abord s’opposer à Sarkozy, pour souder les troupes, avant d’insister, à partir du mois de mai, sur le programme socialiste pour l’Europe. Dans les rangs, les dents grincent. Plusieurs dirigeants voudraient marier en permanence opposition et proposition. « Il n’y a eu aucune réunion collective pour décider de cette stratégie, regrette l’un d’eux. On en a parlé en secrétariat national, mais tout était déjà ficelé. » A quoi bon, dans ces conditions, assister aux réunions ? Selon certains, le bureau national ne fait pas toujours le plein. « L’autre soir, j’y suis allé. Il n’y avait personne, alors je suis reparti ! » s’amuse Gérard Collomb, le maire de Lyon, qui cogne tant qu’il peut sur la direction du PS.

De leur côté, les députés se sentent livrés à eux-mêmes. Certes, Martine Aubry assiste aux réunions du groupe PS au Palais-Bourbon. « Mais elle intervient peu et nous n’avons aucun arbitrage de Solferino sur les textes. C’est très déstabilisant », témoigne un député.

En permanence, Martine Aubry est sous pression. Elle doit raccommoder les uns avec les autres, négocier avec les soutiens de Ségolène Royal, arbitrer entre les nombreuses sensibilités qui la soutiennent. Toujours affectée par son problème à l’oeil, la première secrétaire semble usée. Un membre de la direction du PS : « L’autre jour, elle m’a fait part de son découragement. "J’en peux plus, j’y arrive pas", m’a-t-elle dit. » Pour certains, le ver était dans le fruit dès avant le congrès de Reims : « Elle n’aime pas ce job. Elle est là uniquement pour préparer la présidentielle, mais elle n’a pas vu qu’elle devrait passer son temps en négociations », explique un ténor.

La cohorte des déçus ira-t-elle jusqu’à mettre Martine Aubry en difficulté le 9 juin, lors du conseil national ? Rien n’est moins sûr. D’abord, la coalition qui la soutient a tout intérêt à prolonger son bail. Un peu, pour qu’elle continue à mettre le parti en ordre de marche, mais pas trop, pour ne pas la transformer en leader naturel. Champions de cette stratégie ambiguë : les strauss-kahniens. Ils gardent en effet deux fers au feu. L’un pour Aubry, l’autre pour DSK, si le patron du FMI quittait Washington pour briguer l’Elysée. Quant aux fabiusiens, qui ont des mots très durs en privé à l’encontre de Martine Aubry, ils sont orphelins d’un leader. Il soutiennent donc la maire de Lille faute de mieux.

La première secrétaire garde toutefois la main. Elle devrait contre-attaquer dès le 9 juin. Sauf en cas de catastrophe électorale, elle suggérera, lors du conseil national, de passer à l’étape « réflexion ». « On va lancer plusieurs tables rondes sur les grands sujets qui préoccupent les Français », explique son directeur de cabinet. Elle devrait aussi parachever l’entrée de ségolénistes dans la direction, afin d’enterrer définitivement la hache de guerre. « Martine veut couper l’herbe sous le pied des contestataires », explique un proche de Royal. Le record de Rocard devrait encore tenir quelque temps.

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François Rebsamen : « Les maires ont raison d’expulser les Roms »

François Rebsamen, sénateur PS, prend ses distances avec la manifestation de demain qui vise à dénoncer la politique sécuritaire du gouvernement. PROPOS RECUEILLIS PAR E.H. | 03.09.2010, 07h00 leparisien.fr

Le PS colle aux manifestations.

Avant le 7 septembre, jour de mobilisation nationale contre la réforme des retraites, les socialistes seront dans la rue dès demain. La première secrétaire, Martine Aubry, a accepté de répondre à l’appel lancé par la Ligue des droits de l’homme et une cinquantaine d’autres organisations de gauche (dont le PC, Europe Ecologie, le NPA) contre la politique sécuritaire du gouvernement, à l’égard des Roms notamment. Une initiative unitaire qui provoque quelques grincements de dents dans les rangs du PS : partisan d’une politique de fermeté en matière de lutte contre la délinquance, François Rebsamen, ex-directeur de campagne de Ségolène Royal en 2007, ne manifestera pas. Le sénateur et maire de Dijon explique pourquoi.

Le PS doit-il manifester le 4 septembre ?

FRANÇOIS REBSAMEN. Toutes les organisations de gauche ont suivi cet appel à la manifestation : il était donc impossible pour Martine Aubry de se démarquer. Mais en même temps, j’exprime des réserves. Le PS est un parti de gouvernement : les positions, si humaines soient-elles, de la Ligue des droits de l’homme ne sont pas celles du PS! Personnellement, je ne défilerai pas.

Le slogan, c’est « Contre la haine et la xénophobie »…

Je crains que cette manifestation ne donne lieu à des dérives de slogan et que des amalgames un peu faciles ne soient faits. J’ai entendu parler de comparaison avec le nazisme : je réfute ce type d’argument excessif et déplacé.

Le PS a-t-il encore une ligne trop compassionnelle sur ces questions ?

Les excès de langage du pouvoir actuel hérissent tous les républicains, je le comprends. Mais la loi doit s’appliquer. Or je crains que ce type de manifestation n’aille jusqu’à demander à nos maires et nos élus d’installer eux-mêmes des campements de Roms dans nos villes ou de fermer les yeux sur certains squats…

Etes vous d’accord avec les expulsions actuelles de Roms ?

L’occupation illégale de terrains publics ou privés n’est pas permise. Les maires ont raison de saisir la justice pour les expulser. Quant à l’expulsion du territoire français, il est du devoir d’un gouvernement de reconduire à la frontière des étrangers en situation irrégulière. Mais dans le respect des principes républicains, de la personne et de la dignité humaine. Et sans spectacle…

Le PS court-il trop après le mouvement social ?

Il est normal que tous les socialistes soient dans la rue le 7 septembre contre le projet injuste de réforme des retraites. Mais pour le 4 septembre, être derrière des associations, comme la Ligue des droits de l’homme, qui poursuivent d’autres buts (aussi respectables soient-ils) qu’un parti de gouvernement me semble plus critiquable. Attention à ne pas se laisser embarquer. Le PS est le parti de l’alternance. Ne le perdons pas de vue… Le Parisien

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Rebsamen appelle à élargir la direction du PS à l'équipe de Hollande Publié le 17.10.2011, 12h44 leparisien.fr

Le président du groupe socialiste du Sénat, François Rebsamen, appelle lundi à "élargir la direction du Parti socialiste" aux partisans de François Hollande désigné dimanche candidat à la présidentielle à l'issue de la primaire PS.

"Il faut élargir la direction du Parti socialiste à léquipe de campagne de François Hollande" car ce dernier "est désormais notre candidat à l'élection présidentielle", déclare le sénateur-maire de Dijon dans un communiqué.

"La belle image du rassemblement donnée hier soir par tous les candidats à la primaire réunis autour de lui, doit se traduire très rapidement dans le nouvel organigramme du Parti Socialiste" ajoute-t-il.

Plusieurs partisans de François Hollande comme son bras droit Stéphane Le Foll ou le sénateur-maire de Lyon Gérard Collomb ont également appelé à modifier la direction de leur parti tandis qu'Harlem Désir, redevenu numéro 2, a jugé "normal" de proceder à cet élargissement.

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Placé doit "parler autrement" (Rebsamen) AFP Mis à jour le 29/11/2011 à 10:15 | publié le 29/11/2011 à 08:10 lefigaro.fr

François Rebsamen, proche de François Hollande, a assuré aujourd'hui que Jean-Vincent Placé "a intérêt à parler autrement", au lendemain de l'avertissement lancé par ce sénateur écologiste au candidat PS à l'Elysée. "Il a intérêt à parler autrement", a déclaré sur Europe 1 le président du groupe socialiste au Sénat et maire de Dijon, à l'adresse de son collègue du Palais du Luxembourg.

Hier, Vincent Placé, un proche de Cécile Duflot, numéro un d'Europe Ecologie-Les Verts, avait lancé à propos de François Hollande: "Je pense qu'il a intérêt à rectifier le tir pour écouter davantage d'une part son propre parti et d'autre part ses alliés et d'une façon plus générale les Françaises et les Français. Ce n'est pas parce que l'on a la confiance des Françaises et des Français un jour tous les 5 ans que l'on a raison sur tout".

Cette mise en garde faisait suite à la position exprimée par Hollande, assurant qu'il n'appliquerait pas tout l'accord liant PS et EELV, mais juste les mesures à ses yeux "les plus essentielles".

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Qualifié de "Coréen national", Jean-Vincent Placé se dit "choqué" Publié le 03-09-11 à 18:06 Modifié le 05-09-11 à 10:14 par Le Nouvel Observateur avec AFP

Interrogé par Rue89, Jean-Vincent Placé s'indigne : "C'est un scandale absolu, et je suis rarement scandalisé. Aujourd'hui il s'agit de moi, mais demain il dira de Manuel Valls 'notre Espagnol national' ou de Rachida Dati 'notre Marocaine nationale', ou encore de Rama Yade 'notre Sénégalaise nationale'. (...) Le fait d'être coréen n'est bien sûr pas une infamie. Mais tout simplement, je suis français depuis 34 ans et uniquement français".

"J'ai été adopté en 1975 par une famille normande, naturalisé deux ans plus tard, fait toute ma scolarité, mes études et toute ma vie professionnelle en France. (...) Je suis connu pour l'amour que je porte à ma patrie d'adoption", ajoute le responsable d'Europe Ecologie-Les Verts dans un communiqué.

"Je suis Français depuis 34 ans et uniquement français", poursuit-il. "Cela démontre une fois de plus la lepénisation avancée de l'UMP après les propos condamnés de M. Hortefeux sur 'l'Auvergnat', le débat scandaleux sur la bi-nationalité porté par l'extrême droite populaire et les attaques indignes d'un Premier ministre, Monsieur Fillon, à l'encontre d'Eva Joly", poursuit Jean-Vincent Placé.

"Pour M. Marleix, manifestement, seul le sang donne le droit d'être français. C'est une honte qu'un élu de la République puisse tenir de tels propos", estime-t-il.

"Dérapages nauséabonds"

L'un des conseillers de François Hollande, Faouzi Lamdaoui, a "condamné avec la plus grande fermeté les propos indignes de M. Marleix". "De tels propos ne peuvent que susciter que la stupéfaction et ne correspondent en rien à ce que les Français attendent d'un ancien ministre de la République", a-t-il déclaré à l'AFP. "Il y a désormais à l'UMP une accumulation de dérapages nauséabonds dans la plus grande impunité", a-t-il ajouté, demandant "que tout cela cesse immédiatement et que ces propos graves reçoivent la sanction qu'ils méritent dans les plus brefs délais".

Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, écrit sur Twitter : "Les propos d'Alain Marleix sur Jean-Vincent Placé sont maladroits. Je les regrette, je les récuse".

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F.Rebsamen / Droit de vote aux étrangers : « Guéant n’aime pas les étrangers » Posted By Roald Billebault On 9 décembre 2011 @ 17 h 19 min In Interview Gazette Info - http://www.gazetteinfo.fr

Les sénateurs ont adopté hier le projet de loi donnant le droit de vote aux étrangers non communautaires pour les élections municipales.
Pour François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon et président du groupe socialiste au Sénat, cette « affaire pourrait être réglée en juin prochain ».

GazetteINFO.fr : Les débats se sont révélés plutôt houleux hier au Sénat… Le droit de vote aux étrangers aux élections municipales, c’est définitivement un sujet sensible …

François REBSAMEN : Houleux non… Plutôt sérieux, démocratiques. Le Sénat a retrouvé sa place dans le jeu démocratique. Chacun a pu présenter ses arguments de manière respectueuse. Le Sénat n’est pas l’Assemblée Nationale. Comme d’habitude, il n’y a que le ministre de l’intérieur qui a dérapé. Mais il faut dire que Claude Guéant n’aime pas les étrangers…

Le droit de vote des étrangers, c’est un débat que l’on nous ressort régulièrement des tiroirs depuis 1981… Les lignes ont du mal à bouger là dessus. Quel est le problème finalement ? Les mentalités ?

Je profite que vous me posiez cette question fort juste… Aujourd’hui les mentalités ont évolué. Si l’on regarde de plus près ce que disent les historiens ou les spécialistes de sciences sociales, on constate qu’une majorité de Français y sont favorables.

Un sondage, même s’il faut toujours les prendre avec des pincettes, parle de 61 % (ndlr : sondage BVA du 25 novembre 2011). C’est effectivement une lente évolution. Les Français n’y étaient pas favorables en 1981, ni en 1990 ou même en 2000.

Depuis le traité de Maastricht, il y a une recommandation demandant de donner le droit de vote pour les élections municipales aux étrangers non communautaires. Ce sont quand même des gens, souvent arrivés dans les années 70, qui ont participé à créer de la richesse dans notre pays. Ils payent des impôts locaux et leurs enfants sont français. Treize pays ont suivi cette recommandation.

En France, la droite a bloqué ce projet en 2000. Et ce n’est pas la première fois. Elle l’avait déjà fait notamment avec le Pacs. Je constate que c’est systématiquement sur les questions de société. La droite ne voit pas que la société a évolué.

« Les mentalités ont évolué »

Oui pour le droit de vote aux élections municipales, non en revanche aux élections nationales ? Expliquez-moi ça…

L’élection nationale est la souveraineté de la Nation. C’est la loi qui s’impose à tous. C’est la Parlement, députés et sénateurs qui font la loi. C’est la loi de la République Française, c’est la Nation. Cette souveraineté nationale, on ne peut pas lui retirer, sauf peut être le jour où on dira que nous somme tous Européens. Sur ce point, je suis d’accord avec mes collègues de droite. La souveraineté nationale ne se découpe pas. La République est une et indivisible. Mais la citoyenneté de résidence, c’est autre chose que la souveraineté nationale.

La proposition de loi a donc été adoptée hier par les sénateurs. Peu de chance en revanche qu’elle soit adoptée pour l’instant par l’Assemblée… Si la gauche venait à récupérer la majorité aux prochaines législatives, c’est un texte qui serait de nouveau soumis ?

Elle sera adoptée et nous en terminerons avec cette affaire. C’est dans le projet socialiste. Tout cela peut être réglé au mois de juin prochain. J’ai dit au ministre de l’intérieur, qui affirmait que nous faisions cela pour avoir des voix aux élections municipales, que ses propos étaient tout de même un peu diffamants pour les étrangers non communautaires, et que nous n’avions pas besoin de ces suffrages pour gagner les élections municipales. S’il connaissait sa carte électorale, il le verrait par lui même.

Il n’y a pas que Claude Guéant qui vous accuse de vouloir constituer un nouveau réservoir électoral. Marine Le Pen également…

Pour tout vous dire, je n’y prête pas attention une seconde. Je ne réponds jamais, absolument jamais, à l’extrême droite.

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François Hollande Le Monsieur Sécurité de Hollande rouvre le dossier du cannabis Publié le 19.04.2012, 08h00 leparisien.fr

François Rebsamen, le Monsieur Sécurité du candidat socialiste à la présidentielle François Hollande, a proposé hier de contraventionnaliser la consommation de cannabis lors d’un meeting électoral à Dijon.
« J’ai proposé à François Hollande que l’on transforme le délit de consommation de cannabis en contravention », a déclaré le sénateur-maire de Dijon, précisant qu’il « ne savait pas si François Hollande retiendrait cette proposition ». « Il y a 142000 procédures de consommation de cannabis par an, cela représente des centaines de milliers d’heures de travail pour les policiers et elles ne donnent lieu qu’à 24000 poursuites », a-t-il déploré.
Il a affirmé que Nicolas Sarkozy, par ce biais-là, « fait monter le taux d’élucidation » dans le cadre de « sa politique du chiffre ». « Aujourd’hui, un jeune en France qui a fumé une fois un pétard peut se retrouver dans un fichier; par contre, si vous êtes un grand délinquant, alors vous n’êtes pas dans les fichiers », a-t-il dénoncé devant plusieurs centaines de participants enthousiastes.

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François Hollande à Dijon: "Je lui dis François, il faut qu'il y ait plus de cohérence dans ce gouvernement" http://lelab.europe1.fr/t/francois-hollande-en-visite-a-dijon-pour-faire-plaisir-a-son-ami-rebsamen-7929 Par Thibaut Pézerat | 11/03/13 - 06:58

Opération reconquête pour François Hollande. Dès ce lundi, et pendant 48 heures, le président de la République se rend à Dijon.

Au programme: la visite d'une entreprise de biotechnologies, ou la signature d'emplois d'avenir.

Reconquête de l'opinion d'abord: à 30% d'opinions favorables selon le dernier sondage TNS Sofres pour Le Figaro Magazine, un président a rarement été aussi impopulaire six mois après son élection.

Reconquête de ses amis historiques, aussi. Et François Rebsamen, maire de Dijon, en fait partie.

Invité d'Europe 1 ce lundi 11 mars, également patron du groupe PS au Sénat, décline son mot d'ordre pour le déplacement : il faut plus de co-hé-ren-ce, mot clef martelé au moins une bonne demi-dizaine de fois.

Il y a une attente assez forte de mise en cohérence des mesures qui ont été prises.

Je lui dis, François, il faut qu'il y ait plus de cohérence dans ce gouvernement. [...]

Il doit y avoir à ce niveau là, une cohérence certaine.

Il faut arrêter le concours lépine des propositions fiscales.

Le Figaro de ce lundi rapporte également des propos tenus par François Hollande à son ancien numéro 2 socialiste, lorsqu'il le recevait à l'Elysée pour préparer sa visite :

Quand je me déplace sur le terrain, c'est aussi pour faire plaisir à mes amis. C'est pourquoi je viens chez toi.

Le maire de Dijon ne se laisse pas impressionner par le cadeau présidentiel, et rétorque, toujours selon Le Figaro :

C'est normal, tu en avais pris l'engagement pendant la campagne.

On préfère accueillir un président qu'un candidat battu. Mais bon. Si tu avais perdu, on t'aurait accueilli quand même.

François Rebsamen est un proche du chef de l'Etat. Il est, d'abord, son ancien numéro 2 lorsque celui-ci était Premier secrétaire du Parti socialiste. En mai 2012, le président, alors fraîchement élu, marque sa préférence pour François Rebsamen pour devenir Premier secrétaire du Parti socialiste. Le maire de Dijon s'est illustré ces derniers mois en portant le combat des sénateurs socialistes pour la sauvegarde du cumul des mandats.

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François Rebsamen : « S’il ne voulait pas que je l’affaiblisse, il fallait qu’il me propose l’intérieur ! » Par Christophe Tarrisse Publié le 27/04/2013 | 09:16 http://bourgogne.france3.fr/2013/04/27/rebsamen-s-il-ne-voulait-pas-que-je-l-affaiblisse-il-fallait-qu-il-me-propose-l-interieur-241877.html

Invité sur Public Sénat, dans l'émission Déshabillons-les mercredi dernier, François Rebsamen, s'est confié sur sa relation avec la président de la République, François Hollande, défendant sa liberté de parole. Verbatim.

« S’il ne voulait pas que je l’affaiblisse, il fallait qu’il me propose l’intérieur ! » C'est sans doute la phrase choc de François Rebsamen lors de son passage sur Public Sénat cette semaine.

Le chef de file des sénateurs socialistes et maire de Dijon, s’est confié à Hélène Rissier dans l’émission Déshabillons-les, diffusée mercredi soir sur Public Sénat. Ami proche de François Hollande, il revient sur le choix gouvernemental de début de quinquennat : « Je ne pense pas l’affaiblir, je pense plutôt l’avoir aidé dans sa vie publique et politique. Et puis s’il ne voulait pas que je l’affaiblisse, il fallait qu’il me propose l’intérieur ! »

Rebsamen poursuit : « S’il m’avait proposé d’être ministre de l’Intérieur et d’abandonner la mairie de Dijon, ça aurait été pour moi un cruel dilemme ». Il a donc « pris les devants », restant maire et chef de groupe parlementaire.

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Contrôle des chômeurs : le PS se désolidarise de François Rebsamen Home LE SCAN POLITIQUE Les verbatims Par Ivan Valerio Mis à jour le 02/09/2014 à 16:55 Publié le 02/09/2014 à 12:37 http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2014/09/02/25002-20140902ARTFIG00142-le-controle-des-chomeurs-n-est-pas-la-solution-estime-thierry-mandon.php

Ce mardi, le ministre du Travail François Rebsamen a demandé à Pôle emploi de «renforcer les contrôles» pour vérifier que les chômeurs «cherchent bien un emploi», évoquant des «sanctions». Des annonces «non pertinentes», selon Cambadélis.

La nouvelle bombe politique a été lancée ce mardi matin par le ministre du Travail. Sur i-Télé, François Rebsamen a assuré «demander à Pôle emploi de renforcer les contrôles pour vérifier que les gens cherchent bien un emploi». Et quand ça n'est pas vraiment le cas: «Il faut qu'il y ait, à un moment une sanction.»

Dans l'après-midi, le premier secrétaire du Parti socialiste a publié un communiqué de «mise au point». Et il ne cache pas son désaccord avec le ministre. Mettant en lumière les déclarations faites ce jour par le président de la République, Jean-Christophe Cambadélis considère que «les annonces faites sur d'autres sujets, en particulier sur le contrôle des chômeurs, brouillent le message présidentiel». «Et nous le regrettons», ajoute-t-il. Pour lui, «ces annonces ne sont pas non plus pertinentes». «Si les abus peuvent être recensés, on ne peut réduire notre politique à ce but», estime le patron de Solférino.

Secrétaire d'État à la Réforme de l'État et à la Simplification, Thierry Mandon a tenté de justifier ce midi sur RMC la sortie de son collègue. «Mettez-vous à la place du ministre du Travail, qui voit le chômage augmenter, il cherche tous les moyens pour le faire baisser, il a une liste de solutions…», a-t-il indiqué. Mais pour lui, les choses sont claires: «Contrôler les chômeurs, ce n'est pas la solution au problème du chômage», répète le ministre socialiste.

«Ce n'est pas en contrôlant qu'on réduit le chômage», a poursuivi Thierry Mandon. «Il faut se concentrer sur les réponses à apporter pour créer de l'emploi.» «Mais s'il y a des fraudeurs, il faut les sanctionner», admet-il.

François Rebsamen, interrogé sur la difficulté de pourvoir à certains postes, a rappelé qu'être «chômeur au sens du Bureau international du travail» c'est rechercher un emploi. La mission de contrôle, à la portée de Pôle emploi, selon le ministre, nécessite un «état d'esprit différent, des convocations et des vérifications (...) Sinon on est radié».

En 2005, le PS dénonçait... le contrôle des chômeurs

Avec ces déclarations, le ministre a semé le trouble dans son camp. «Étrange façon de lutter contre le chômage», a estimé la députée frondeuse Barbara Romagnan. «Il reste encore des trucs dans le magasin de Sarko?», s'est interrogé l'ancien ministre Philippe Martin.

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Le gouvernement promet des formations gratuites aux chômeurs de longue durée Publié09-02-2015 à 18h05 Mis à jour le 10-02-2015 à 18h17 http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20150209.AFP8210/rebsamen-tous-les-chomeurs-auront-droit-a-une-formation-qualifiante-gratuite.html

Formations gratuites, garantie de loyer, places en crèches: le ministre du Travail, François Rebsamen, a dévoilé lundi vingt mesures contre le chômage de longue durée, fléau érigé en "cause nationale" par le président François Hollande.

"Le risque qu'il faut combattre, c'est le risque d'une exclusion durable difficilement réversible même en cas de retour de la croissance", a alerté M. Rebsamen en présentant son plan.

Fin 2014 en métropole, petite activité comprise, plus de 2,2 millions de chômeurs pointaient à Pôle emploi depuis au moins un an, soit 43% de l'ensemble des inscrits. Pire, 705.000 demandeurs d'emploi restaient bloqués sur les listes de l'opérateur depuis plus de trois ans. Ce chiffre a explosé de 19,1% sur un an.

Pour enrayer le phénomène, le ministre a annoncé la création d'un "droit réel à une formation qualifiante gratuite pour les demandeurs d'emploi", dans le cadre du nouveau compte personnel de formation (CPF). Cette mesure entrera en vigueur "à compter de mars 2015".

Les formations seront financées par les droits individuels à la formation (DIF) déjà acquis par le demandeur d'emploi, par le Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP) à hauteur de 220 millions d'euros, ainsi que par Pôle emploi et les conseils régionaux.

Parallèlement, le gouvernement compte lever les freins sociaux à la recherche d'emploi.

Premier frein, le logement. La garantie de loyer sera ouverte "aux demandeurs d'emploi retrouvant un emploi", hors CDI confirmé, a annoncé le ministre du Travail. Cette mesure sera financée par les contributions employeurs collectées par l'organisme paritaire Action logement.

Deuxième frein, la garde d'enfant. Le gouvernement compte permettre aux demandeurs d'emploi de "faire garder (leurs) enfants le temps d'un entretien d'embauche, d'une visite dans une agence Pôle emploi, d'une formation, voire de sa période d'essai".

Des discussions vont s'engager avec Pôle emploi, la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) et les entreprises de crèches pour "élaborer dans les six mois des solutions concrètes".

- Pas d'objectif chiffré -

Dernier axe du plan: accompagner les demandeurs d'emploi de très longue durée dans leur reprise d'emploi, pour rassurer les employeurs.

François Rebsamen a annoncé un nouveau "suivi dans l'emploi", pour prolonger l'accompagnement de Pôle emploi ou des missions locales jusqu'à la fin de la période d'essai.

Il compte également s'appuyer sur les "périodes de mise en situation en milieu professionnel", adoptées en mars 2014, pour confronter les chômeurs aux réalités de l'entreprise.

Le plan du gouvernement comporte également plusieurs mesures déjà connues. Parmi elles, le doublement d'ici à 2017 du nombre de chômeurs en accompagnement intensif (modalités de suivi adaptées aux personnes les plus éloignées de l'emploi) par Pôle emploi ou la création d'un contrat de professionnalisation "nouvelle carrière" pour les seniors.

François Rebsamen s'est toutefois défendu d'avoir "recyclé des mesures".

En juillet dernier, le chômage de longue durée avait été érigé en "cause nationale" par le président François Hollande, après l'annonce d'une première salve de mesures dans le cadre du plan seniors.

Celles-ci n'avaient pas suffi à inverser la tendance.

La lutte contre ce fléau est d'autant plus ardue qu'il cache des profils très divers. Certains, les moins éloignés de l'emploi, alternent contrats courts et périodes de chômage ou travaillent à temps partiel, quand d'autres sont réellement exclus du marché du travail.

Dans une étude publiée en décembre, Pôle emploi dénombrait environ un million de chômeurs "durablement éloignés de l'emploi", cumulant au moins 12 mois sans aucune activité. Ils étaient deux fois moins nombreux fin 2007, avant la crise.

De son côté, le Conseil d'orientation pour l'emploi (COE) les évaluait début octobre à "environ deux millions", dont la "majorité pas inscrite à Pôle emploi".

Le ministre ne s'est toutefois fixé aucun "objectif chiffré de diminution du nombre de chômeurs de longue durée". Il compte "préparer le plus possible les chômeurs de longue durée à être prêts à la reprise de l'emploi".

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Chômage : la France, mauvaise élève de l’Union européenne Le Monde.fr | 28.07.2015 à 08h57 • Mis à jour le 28.07.2015 à 15h19 | Par Bertrand Bissuel et La Matinale

Est-ce le signe que la courbe du chômage est sur le point de s’infléchir ? Au mois de juin, le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) s’est élevé à un peu plus de 3,553 millions en métropole, soit une très légère hausse de 1 300 par rapport au mois précédent, selon les statistiques rendues publiques, lundi 27 juillet, par le ministère du travail et par Pôle emploi.

En mai, l’accroissement avait été nettement plus fort (+ 16 200). Si cette légère hausse enregistrée le mois dernier est bien inférieure, elle est à prendre avec précaution, car les modes de calcul de Pôle Emploi viennent de changer. Sans cette modification de calcul, le nombre de demandeurs au mois de juin aurait été de 11 300.

Selon ce nouveau mode de calcul (notedt : !!!) qui permet de mieux prendre en compte les demandeurs d’emploi en formation, en service civique ou en contrat aidé, le nombre de chômeurs n’ayant pas du tout travaillé dans le mois s’établit à 3 553 500, auxquels il faut rajouter les 1 843 900 personnes qui ont exercé une activité réduite (catégorie B et C). (notedt : 3 553 500 + 1 843 900 = 5 397 400)

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Rebsamen, contraint de quitter le gouvernement à la rentrée ? Par latribune.fr | 31/07/2015, 8:03

La succession du maire PS de Dijon décédé lundi 27 juillet a donné lieu jeudi à un imbroglio entre l'Élysée et le ministre François Rebsamen, qui souhaite revenir à la tête de sa ville sans quitter le gouvernement, malgré la règle de non-cumul des mandats.

Le 10 août, date du prochain conseil municipal dans la capitale bourguignonne, "François Rebsamen sera candidat au mandat de maire et à la présidence de la communauté urbaine", a fait savoir à l'AFP le cabinet du ministre du Travail dans l'après-midi, après une information du Parisien évoquant son retour à Dijon après un remaniement ministériel dans les prochains mois.

Dans la foulée, ce fidèle de François Hollande confirmait sa candidature en précisant qu'il n'abandonnerait pas pour autant son poste au gouvernement. "Tant que le président ne m'aura pas demandé de cesser mes fonctions, je les assumerai", déclarait-il à l'AFP, ajoutant qu'il "remettra sa démission entre les mains du président et du Premier ministre quand ses engagements ministériels seront terminés".

Couac entre l'Elysée et Rebsamen

A l'Elysée pourtant, au même moment, on assurait que M. Rebsamen, maire de Dijon de 2001 à 2014 avant de laisser sa place à son premier adjoint Alain Millot pour entrer au gouvernement, devrait abandonner son portefeuille ministériel s'il était élu le 10 août.

"Si Rebsamen est élu maire de Dijon, il sera remplacé", affirmait-on dans l'entourage de la présidence en évoquant un délai de quelques semaines.

Et le Premier ministre Manuel Valls, en marge d'un déplacement en Normandie, de renchérir: "François Rebsamen le sait parfaitement: on ne peut pas être chef d'un exécutif (...) et en même temps membre du gouvernement. (...) Il y a un conseil municipal (le 10 août, ndlr), nous aurons l'occasion d'en reparler".

Rebsamen avance la "jurisprudence Cuvillier"

L'article 4 de la charte de déontologie des membres du gouvernement stipule en effet qu'ils "consacrent tout leur temps à l'exercice de leurs fonctions ministérielles" et "doivent, de ce fait, renoncer aux mandats exécutifs locaux qu'ils peuvent détenir". Sauf à choisir l'inverse.

Mais le ministre du Travail, né il y a 64 ans à Dijon, fait valoir la "jurisprudence (Frédéric) Cuvillier", ex-secrétaire d'État aux Transports, qui avait cumulé son poste ministériel avec le mandat de maire de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) pendant cinq mois du 30 mars au 25 août 2014.

Celui qui faisait de la mairie de Dijon "le plus beau des mandats" le 28 avril 2014 sur France Inter, était entré au gouvernement trois semaines plus tôt, pour la première fois, en acceptant, à défaut de l'Intérieur qu'il convoitait, le portefeuille du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social en dépit d'un chômage en plein essor.

Avant cela, comme président du groupe PS au Sénat, François Rebsamen avait toujours soutenu fidèlement le chef de l'Etat depuis la présidentielle, à une exception près, pas anodine aujourd'hui: l'interdiction du cumul des mandats dont il voulait exempter ses collègues.

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