Docteur (en Philosophie) Vincent Peillon

Co-fondateur, avec notamment Arnaud Montebourg, du Nouveau Parti Socialiste, courant réformateur du Parti Socialiste. Député européen de 2004 à 2012. Ministre de L'Education Nationale sous François Hollande (gouvernements Ayrault, 2012-2014). Député européen et professeur d'Université à Neuchatel (Suisse) en 2016.

Décembre 2016. Candidat hollandais anti-Vals à la primaire de la gauche socialiste de janvier 2017 ; un candidat socialiste qui ne paye pas ses cotisations ... depuis trois ans

Février 2013. Encore un couac du philosophe ?

Décembre 2012. Vincent travaille pour l'Ecole Libre
Octobre 2012. Affaire Lamblin, blanchiment vert du cannabis et fraude fiscale présumés, Vincent, notamment, voudrait dépénaliser le cannabis, multiples réactions
Septembre 2012. Une morale laïque à l'Ecole, anticapitaliste ?, comme à Vichy en 1940 ? 40 000 enseignants de plus en 2013, c'est bien la crise ...
Mai 2012. Premier gouvernement Ayrault, le "philosophe" Peillon ministre de l'Education nationale (comme le philosope Luc Ferry ?) ; 17 mai, décision immédiate - retour aux cinq jours en primaire ...

Juillet 2011. Surprise ! Le "philosophe" Vincent Peillon soutient François Hollande dans la primaire socialiste présidentielle, comme l'ancien lieutenant de DSK Pierre Moscovici,

Juin 2007. Législatives. 2ème tour. Battu d'extrême justesse (49, 85 des exprimés)

Novembre 2005. Montebourg est battu, gràce à Henri Emmanuelli ..., à suivre.
Juillet 2005. Vincent Peillon : «Cessons d'injurier nos camarades»
Le cofondateur du courant NPS critique son complice Arnaud Montebourg, François Hollande et tous les présidentiables ...

Nouveau Parti socialiste, dont vous êtes l'un des cofondateurs, présentera sa motion au congrès du Mans, cet automne. Autour de quels thèmes allez-vous la structurer? Comment la gauche doit-elle se préparer pour l'emporter en 2007?

Voilà notre impératif! Il faut sortir notre pays de la situation catastrophique dans laquelle il s'enfonce: chômage des jeunes qui explose, pouvoir d'achat en berne, croissance encore revue à la baisse - aujourd'hui, 15 millions de Français sont en situation de difficulté. Ils dérivent vers des votes extrêmes, alors qu'il s'agit de la base électorale de la gauche! C'est à eux que nous devons nous adresser prioritairement en proposant une nouvelle offre politique qui puisse leur redonner confiance. Cela suppose de cibler vers eux les politiques publiques (travail, formation, fiscalité, salaires, logement) et, pour réussir, de changer les instruments de l'action publique: réformer l'Etat, les institutions, la démocratie sociale et locale. Cela suppose aussi d'apprendre à penser et à agir dans un contexte européen et globalisé en y menant les combats nécessaires.

Ces questions de fond sont inaudibles, au PS, à cause des querelles de personnes. Vous y participez d'ailleurs largement, Arnaud Montebourg ayant donné l'impression que NPS avait choisi Fabius!

Il s'agit là d'expressions maladroites qui ne correspondent pas à la ligne collectivement adoptée par NPS. Nous refusons le «bloc contre bloc», nous refusons que les querelles de présidentiables soient encore une fois au cœur du débat. Cessons d'injurier nos camarades! Occupons-nous d'abord de la droite! Le congrès du Mans sera celui de la dernière chance: il doit être celui du changement d'orientation politique, de la rénovation et du changement d'équipe, et, sur cette base et cette base seulement, du rassemblement de tous. Le “TSF'' (Tout sauf Fabius) est ridicule et inadmissible! Nous ne l'accepterons pas. Mais l'inverse ne vaut pas mieux!

Seriez-vous prêt, comme on l'entend souvent dire dans les couloirs du PS, à être un premier secrétaire d'alternance?

Quand il n'y a plus de débats de fond, il n'y a plus que des débats de personnes. A mes yeux, c'est d'ailleurs là le véritable échec de François Hollande: tout est désormais, au PS, une question de personnes. La motion Hollande se prépare à nouveau comme celle du grand bazar et des petits calculs personnels: chaque jour, l'un de ses soutiens nous annonce sa candidature à la présidentielle! Est-ce vraiment la priorité? Nous devons être acharnés à construire, ensemble, une alternance crédible. Persister dans les erreurs du congrès de Dijon, ce que semble vouloir faire François Hollande, c'est prendre le risque de donner les clefs de la République française à Nicolas Sarkozy.
l'express. com, Propos recueillis par Elise Karlin, L'Express du 04/07/2005

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RESULTATS DES ELECTIONS LEGISLATIVES DIMANCHE 17 JUIN 2007 SOMME (80) -- 3ème circonscription (résultats officiels)

Nombre % Inscrits 68 485 100,00
Abstentions 19 374 28,29
Votants 49 111 71,71

Nombre % Votants
Blancs ou nuls 1 848 3,76
Exprimés 47 263 96,24

Nuance Voix % Exprimés
M. Vincent PEILLON Socialiste 23 560 49,85
M. Jérôme BIGNON (ELU) Union pour un Mouvement Populaire 23 703 50,15

RAPPEL DES RESULTATS 1er tour DIMANCHE 10 JUIN 2007

Nombre % Inscrits 68 506 100,00
Abstentions 21 084 30,78
Votants 47 422 69,22

Nombre % Votants
Blancs ou nuls 1 195 2,52
Exprimés 46 227 97,48

Nuance Voix % Exprimés
Mme Chantal JOLY Front national 2 149 4,65
M. Vincent PEILLON Socialiste 13 665 29,56
Mme Geneviève GIRET Mouvement pour la France 330 0,71
M. Claude THUILLIEZ UDF-Mouvement Démocrate 1 109 2,40
Mme Nathalie HUIART Chasse Pêche Nature Traditions 3 192 6,91
Mme Marie-Paule MICHAUD Extrême droite 230 0,50
M. Jérôme BIGNON Union pour un Mouvement Populaire 18 789 40,65
M. Jacques PECQUERY Divers gauche 4 539 9,82
Mme Caroline DEREC Extrême gauche 536 1,16
Mme Emilie THEROUIN Les Verts 621 1,34
Mme Véronique VILTART Divers 203 0,44
Mme Sylvie AMESTOY Extrême gauche 864 1,87

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01/07/2011 à 00h00 liberation.fr Par LAURE BRETTON Pendant qu’Aubry se lance, Hollande engrange

Primaire. Gérard Collomb, Pierre Moscovici, Vincent Peillon… Ils ont tous attendu la candidature de la maire de Lille pour rallier son rival.

«Ça tombe comme à Gravelotte», trompette un proche de François Hollande. En moins de vingt-quatre heures, l’ancien premier secrétaire du PS a vu sa liste de soutiens dans la primaire socialiste prendre pas mal de poids : coup sur coup, l’ont rejoint le maire de Lyon, Gérard Collomb, l’ancien ministre strauss-kahnien Pierre Moscovici et, plus inattendu, Vincent Peillon. «J’ai appelé Martine Aubry par correction pour lui annoncer que je ne la soutiendrai pas», confirme ce dernier à Libération.

L’ancien lieutenant de Ségolène Royal proposera au courant Espoir à gauche, qu’il pilote depuis qu’il a pris ses distances avec l’ex-candidate à l’Elysée, de valider ce rapprochement samedi lors d’une réunion à Paris. Sauf que David Assouline, autre ancien ségoléniste, a déjà pris position pour Aubry.

«Ambiguïtés».

Alors qu’il était prêt à rallier Strauss-Kahn, Peillon avance l’argument de la «cohérence politique» pour justifier son rapprochement de Hollande plutôt que d’Aubry, qui était pourtant alliée avec l’ex-patron du FMI. «Une ligne politique pour une présidentielle, ça se prépare», insiste le député européen. Sur de nombreux thèmes [chez Aubry], on nous a dit : "j’écoute", et le lendemain, on a réalisé qu’on n’avait pas été entendus. Il faut arrêter les ambiguïtés et réconcilier la parole politique avec les actes.» La flèche vise l’aile gauche du PS, rangée derrière la candidature de Martine Aubry.

Chez Benoît Hamon, le trip hollandais de Peillon, tête de proue des «Rénovateurs» puis cofondateur du Nouveau Parti socialiste en 2002, n’inspire que sarcasmes. «Il dit qu’il se bat pour rénover les institutions et il va chez le type qui est soutenu par des cumulards», lâche un proche du porte-parole du PS.

A l’époque, Hollande avait même traité Peillon de «serpent». «Tout ça, c’est du passé, on ne ressasse pas les vieilles rivalités», balaie le député André Vallini. «Une primaire et une présidentielle, ça restructure le paysage politique», se félicite le député de l’Isère, qui fait mine de découvrir que «paradoxalement, c’est la semaine où Martine Aubry se déclare qu’on engrange le plus» de soutiens. Dont Pierre Moscovici, qui est propulsé coordinateur de la campagne hollandaise. Un texte expliquant cette «alliance» - l’ancien ministre des Affaires européennes refuse de parler de «ralliement» - a été rédigé et soumis à signature à ses proches. «Il n’y aura pas de déperdition en ligne, prédit la députée Marisol Touraine. La cohérence de notre projet réformiste se retrouve de façon plus évidente chez François Hollande.»

Surprise. On sent poindre pas mal de ressentiment chez la secrétaire nationale à la Santé d’Aubry, avec qui elle avait «plutôt des relations de confiance» : «Il y a eu très peu de discussions de fond avec la première secrétaire» alors que François Hollande a pris le temps d’appeler tout le monde «longuement».

Dernière surprise du jour, comme Marisol Touraine, Jean-Marie Le Guen, l’un des «mousquetaires» de DSK, a donné son parrainage d’élu à Ségolène Royal pour qu’elle puisse se présenter à la primaire. Mais, insistent les deux intéressés, «parrainage ne vaut pas suffrage».

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Peillon annonce le retour à la semaine de 5 jours en primaire à la rentrée 2013

Le Monde.fr | 17.05.2012 à 09h08 • Mis à jour le 17.05.2012 à 10h14 La rentrée 2013 verra le retour à la semaine de cinq jours de classe en primaire. C'est ce qu'a annoncé le nouveau ministre de l'éducation nationale, Vincent Peillon, jeudi 17 mai sur France Inter, ajoutant que "ce n'est pas le plus simple, mais nous le ferons".

C'était une promesse attendue de l'équipe de François Hollande.

A la question de savoir si la cinquième journée serait le mercredi matin ou le samedi matin, M. Peillon a laissé l'option ouverte aux collectivités locales. La suppression du samedi matin à la rentrée 2008 avait, de fait, entraîné des semaines resserrées sur quatre jours pour la quasi-totalité des écoles du pays.

"ÇA ÉPUISE LES ENFANTS"

M. Peillon a souligné qu'avec 144 jours de classe par an, les écoliers français en avaient au minimum 40 de moins que les autres enfants européens, ce qui leur donne aussi des journées de six heures de classe, sans compter ceux qui ont un temps supplémentaire de soutien scolaire.

"On bourre les journées" et "six ou sept heures" par jour de classe, "ça épuise les enfants", a-t-il déploré. Il y a deux semaines, M. Peillon, qui était chargé de l'éducation dans l'équipe du candidat Hollande, avait déjà fait part de la volonté de celui qui est désormais président de revenir à cinq jours de classe par semaine.

ANNONCE SYMBOLIQUE

La négociation sera engagée sur le sujet dès cet été ; elle devrait porter sur un raccourcissement de deux semaines des vacances d'été et une réorganisation de la journée en lien avec les collectivités territoriales. Il est symbolique que le nouveau ministre commence par cette annonce. Le passage à la semaine de quatre jours était aussi arrivé très tôt dans le quiquennat de Nicolas Sarkozy.

Un temps, la droite avait pensé s'en saisir et en faire un sujet de campagne. Luc Chatel, le ministre de l'éducation, avait constitué une conférence nationale sur le thème, qui lui a remis un premier puis un second rapport. Devant la pression des lobbies, et face au fait qu'il était difficile politiquement de défaire avant la fin du quinquennat ce qui avait été mis en place au début, le dossier a été enterré.

Aujourd'hui, les travaux scientifiques sont nombreux sur le sujet. Les rapports de la Conférence ont montré qu'on sait pertinemment ce qui est bon pour les enfants. Il reste à le mettre en place.

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Vincent Peillon pour l'enseignement de la "morale laïque" Par LEXPRESS.fr, publié le 02/09/2012 à 09:33

La morale laïque que le ministre de l'Education nationale Vincent Peillon veut instaurer à la rentrée 2013 dans l'enseignement, n'est ni ordre moral ni instruction civique, explique-t-il ce dimanche dans un entretien au Journal du Dimanche.

"Je n'ai pas dit instruction civique mais bien morale laïque", explique le ministre. "C'est plus large, cela comporte une construction du citoyen avec certes une connaissance des règles de la société, de droit, du fonctionnement de la démocratie, mais aussi toutes les questions que l'on se pose sur le sens de l'existence humaine, sur le rapport à soi, aux autres, à ce qui fait une vie heureuse ou une vie bonne".

Selon Vincent Peillon, "si ces questions ne sont pas posées, réfléchies, enseignées à l'école, elles le sont ailleurs par les marchands et par les intégristes de toutes sortes".

Regrettant qu'"aujourd'hui dans les cours d'école et les classes, on se traite de "sales feujs", "sales bougnoules", il estime que "tout ce qui est de l'ordre du racisme, de l'antisémitisme, de l'injure, de la grossièreté à l'égard des professeurs et des autres élèves, ne peut pas être toléré à l'école".

« Je pense, comme Jules Ferry, qu'il y a une morale commune »

"Je pense, comme Jules Ferry, qu'il y a une morale commune, qu'elle s'impose à la diversité des confessions religieuses, qu'elle ne doit blesser aucune conscience, aucun engagement privé, ni d'ordre religieux, ni d'ordre politique", précise-t-il.

Pour le ministre, il ne faut pas non plus "confondre morale laïque et ordre moral". "C'est tout le contraire. Le but de la morale laïque est de permettre à chaque élève de s'émanciper, car le point de départ de la laïcité c'est le respect absolu de la liberté de conscience. Pour donner la liberté du choix, il faut être capable d'arracher l'élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel, pour après faire un choix".

Une mission de réflexion sera installée à la rentrée pour "préciser la nature de cet enseignement". Le ministre fixe "trois objectifs: qu'il y ait une cohérence depuis le primaire jusqu'à la terminale, que cet enseignement soit évalué, qu'il trouve un véritable espace"

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UMP: la "morale laïque" jugée "gauchisante" Par Europe1.fr avec AFP Publié le 3 septembre 2012 à 12h17 Mis à jour le 3 septembre 2012 à 13h27

Camille Bedin, secrétaire nationale de l'UMP, s'est élevée lundi contre le projet de Vincent Peillon d'instaurer "un cours de morale laïque", refusant par avance toute "morale gauchisante à l'école" et plaidant plutôt pour "une véritable instruction civique renforcée".

"Si personne ne conteste la nécessité pour l'école de retrouver son rôle de formation des citoyens et d'apprentissage d'un meilleur vivre-ensemble, la définition que Vincent Peillon apporte à sa +morale laïque+ n'est absolument pas satisfaisante. Elle est d'ailleurs floue et totalement biaisée", dénonce-t-elle dans un communiqué."L'enseignement de la morale laïque de Vincent Peillon, c'est tout simplement l'inculcation du socialisme dans la tête de tous les jeunes élèves", affirme Camille Bedin.

A ses yeux, "non seulement le ministre" de l'Education nationale "ne peut pas s'empêcher de teindre sa 'morale laïque' d'anti-sarkozysme mêlé d'idéalisme gauchisant, mais pire, il n'assume pas le fait que sa proposition correspond en réalité à un problème bien plus profond: celui de l'identité nationale, du vivre-ensemble et du rapport à la réussite et de la relation à l'autorité".Camille Bedin évoque "plusieurs solutions" alternatives, comme la mise en place de "véritables cours d'instruction civique renforcés", faire respecter les "règles de vivre-ensemble fondamentales", l'organisation de "l'école des parents sur le modèle de la Mallette des parents".

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Morale laïque: Chatel accuse Peillon de paraphraser Pétain 20minutes.fr Créé le 03/09/2012 à 12h22 -- Mis à jour le 03/09/2012 à 15h32 POLITIQUE - Sur Twitter, l'ancien ministre de l'Éducation s'en prend à son successeur...

L'ancien ministre UMP de l'Education Luc Chatel a accusé son successeur socialiste Vincent Peillon de paraphraser le maréchal Philippe Pétain dans un entretien où il défend un enseignement de la morale laïque.

«Effarante interview de Peillon dans le JDD: "redressement intellectuel et moral", mot pour mot l'appel du maréchal Pétain le 25 juin 1940», a écrit Luc Chatel sur son compte Twitter.

«Ce sont les propos d'une déclaration, d'un appel, du 25 juin 1940 du maréchal Pétain. Alors naturellement, j'y vois une maladresse fâcheuse», a ajouté Luc Chatel ce lundi sur iTélé.

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http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Peillon-annonce-le-recrutement-de-40-000-professeurs-en-2013_6346-2114693-fils-tous_filDMA.Htm Éducation, jeudi 20 septembre 2012. Le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon a annoncé jeudi sur France Culture le recrutement de « près de 40 000 professeurs » en 2013.

Parmi ces 40 000 postes, environ 22 000 concerneront le remplacement de professeurs partant à la retraite, a-t-on précisé au ministère, indiquant que le détail serait communiqué dans le projet de loi de finances 2013.

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Pourquoi Peillon rouvre le débat sur la dépénalisation du cannabis Le Monde.fr | 15.10.2012 à 15h34• Mis à jour le 15.10.2012 à 16h34 Par Alexandre Lemarié

Quelle mouche l'a piqué ? Vincent Peillon a suscité un tollé à droite et a mis la majorité dans l'embarras en se déclarant dimanche 14 octobre en faveur d'un débat sur la dépénalisation du cannabis pour lutter contre les trafics dans les cités. "C'est un sujet majeur", a souligné le numéro 3 du gouvernement, lors de l'émission "Tous politiques" de France Inter-AFP-Le Monde. Le président Hollande et le premier ministre sont pourtant opposés à tout infléchissement de la législation.

Au lendemain de la prise de position controversée du ministre de l'éducation, Matignon a assuré lundi qu'il n'y aurait "pas de dépénalisation" de cette drogue douce.

Lire : Matignon réaffirme qu'il n'y aura pas de dépénalisation du cannabis

S'efforçant d'éteindre la polémique naissante, l'exécutif réagit ainsi de la même manière que lors de la dernière prise de parole controversée d'un ministre sur le sujet du cannabis. S'exprimant en tant que secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts, la ministre du logement Cécile Duflot avait défendu début juin la légalisation du cannabis, alors que M. Hollande s'était déclaré opposé à sa dépénalisation pendant la campagne présidentielle.

Les propos de la ministre avait gêné le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, qui avait pris ses distances en affirmant qu'elle s'était engagée à titre personnel. Le chef de l'Etat avait alors rappelé qu'il restait hostile au projet évoqué par Mme Duflot. Le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, avait également répété être ouvertement hostile à la légalisation du cannabis.

"RÉFLEXION PERSONNELLE"

Cet épisode n'avait évidemment pas échappé à M. Peillon. Alors, qu'est-ce qui a poussé le ministre de l'éducation à revenir sur ce sujet si sensible ? Outre les multiples couacs au sein du gouvernement fragilisant la position du premier ministre, la prise de position de M. Peillon intervient au moment où une enquête est menée sur un vaste réseau franco-suisse de blanchiment d'argent de la drogue, dans laquelle est impliquée une élue écologiste.

Ce qui étonne le plus, c'est que ce débat soit lancé par le ministre de l'éducation nationale, qui sort ainsi de son domaine direct de compétences. Du "jamais vu", a jugé sur Twitter l'ex-ministre Valérie Pécresse. "Il est surprenant qu'un ministre de l'éducation nationale, chantre de la 'morale républicaine', cède au renoncement et à la permissivité face à ce grave problème de santé publique", a renchéri l'ex-président UMP de l'Assemblée, Bernard Accoyer. Même le député PS, Jean-Christophe Cambadélis, a estimé sur Radio Classique et Public Sénat que "ce n'était pas le rôle du ministre de l'éducation d'ouvrir ce débat".

Pour minimiser la portée de ses propos, le ministre a affirmé lundi, dans un communiqué, que sa déclaration était une "réflexion personnelle" et "ne contrevient pas à sa solidarité totale et entière" avec le gouvernement. "Il n'y a donc pas lieu à polémique", a estimé le communiqué du ministère de l'éducation nationale.

VISION LARGE DE L'ÉCOLE

Toutefois, M. Peillon se sent légitime à aborder ce sujet. "Pour moi, [c'est un sujet] d'ampleur. Pourquoi ? Parce que comme ministre de l'éducation nationale, c'est un sujet qui concerne directement notre jeunesse", a-t-il souligné dimanche. En ajoutant que "les trafics illicites de nos banlieues" sont source de "danger dans lequel vivent nos concitoyens, y compris les enfants des écoles". M. Peillon a semble-t-il voulu exposer une vision large de l'école, confrontée à des problèmes réflétant ceux de la société. "En estimant que le sujet du cannabis concerne aussi bien la sécurité, la santé publique et aussi l'école, il replace ainsi son ministère dans une position centrale", analyse le directeur général de l'institut TNS Sofres, Edouard Lecerf.

Jusque-là, M. Peillon, concentré sur la réforme de l'école, ne s'aventurait pas sur des sujets ne faisant pas partie de son périmètre ministériel. Et il semblait se tenir davantage à distance raisonnable des feux de l'actualité que certains collègues du gouvernement, Manuel Valls et Arnaud Montebourg en tête, soulignait Le Monde dans son édition du 11 octobre.

Lire : Le ministre de l'éducation joue au bon élève du gouvernement (en zone abonnés)

Même si M. Peillon souffre d'un déficit de notorité par rapport à d'autres ministres, le numéro 3 du gouvernement ne semble pas avoir effectué cette sortie pour faire parler de lui. Il a peu à gagner à défendre un tel point de vue. "Près de deux tiers des Français y sont hostiles depuis les années 1990", rappelle Frédéric Dabi, directeur du département opinion à l'IFOP.

TROISIÈME RECADRAGE

M. Peillon peut en revanche cultiver son image d'électron libre du gouvernement. En cinq mois, c'est la troisième fois que l'ancien porte-parole du PS se fait recadrer par le chef du gouvernement. Le 17 mai, jour de son entrée au ministère de l'éducation, il avait annoncé de manière hâtive le retour de la semaine de cinq jours à l'école pour la rentrée 2013, alors même que le premier ministre avait demandé à ses troupes discrétion et cohésion.

Jean-Marc Ayrault l'avait recadré fermement, au micro de France Inter : "Il y aura une concertation avec les enseignants, les parents d'élèves, les professionnels, tous ceux qui ont leur mot à dire, et puis, à la fin de cette concertation, il y aura un arbitrage, je le prendrai, pour que l'objectif principal soit respecté."

Un mois plus tard, il avait récidivé, en promettant l'allongement à deux semaines des vacances de Toussaint. Et une fois encore, M. Ayrault était intervenu pour tempérer son ministre. "On ébauche des pistes, mais il faudra creuser davantage", avait rappelé le chef du gouvernement.

Lire : Le professeur Ayrault reprend une nouvelle fois l'élève Peillon

Fin septembre, M. Peillon a aussi annoncé le recrutement de 40 000 enseignants dès 2013. Cela en contradiction avec les consignes de François Hollande, qui avait demandé à ses ministres de ne pas faire d'annonces budgétaires avant le vote du projet de loi de finances.

Lire : Vincent Peillon, un habitué de l'annonce choc Alexandre Lemarié

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Vincent Peillon annonce une carte scolaire "plus rigide" dès la rentrée 2014 Créé le 18/12/2012 à 09h13 - Mis à jour le 18/12/2012 à 12h13 http://www.rtl.fr/actualites/info/article/vincent-peillon-annonce-une-carte-scolaire-plus-rigide-des-la-rentree-2014-7755995040

Dans un entretien au quotidien "Libération" mardi, le ministre de l'Education nationale annonce son intention de modifier la carte scolaire. "Je réaffirme qu’il faut de la mixité sociale, mais aussi scolaire. Nous allons élaborer une nouvelle carte scolaire, plus rigide, pour atteindre ces deux objectifs", explique Vincent Peillon.

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Vacances d'été : le nouveau couac de Peillon Par Caroline Beyer Mis à jour le 25/02/2013 à 15:31 | publié le 25/02/2013 à 13:42

Le ministre de l'Éducation, bien connu pour ses bons mots et sorties intempestives, a encore frappé. En préconisant dimanche sur BFMTV des vacances d'été d'une durée de six semaines réparties en deux zones, Vincent Peillon suscite polémique et réactions en chaîne. Tandis que les syndicats enseignants critiquent le manque de méthode, la droite dénonce la précipitation. «Sur la méthode, c'est vraiment la caractéristique de ce gouvernement ; c'est l'improvisation, l'absence totale de concertation», a fustigé dimanche François Fillon. Trois ex-ministres UMP lui ont emboîté le pas, ce lundi, Bruno Le Maire qualifiant Peillon de «récidiviste de la gaffe», Christian Jacob parlant de «panique générale» et Xavier Bertrand de «désordre sans pareil»…

«Il parle trop vite et sème la confusion, a déploré Bruno Le Maire. J'ai quatre enfants, je suis comme n'importe quelle famille, quand j'apprends que tout d'un coup on va modifier les vacances d'été, ce ne sont pas de sujets légers, ce sont des sujets qui concernent toutes les familles françaises, tous les enfants.»

«On n'a même pas encore réglé la semaine de quatre jours et demi, qui pose des difficultés majeures à toutes les familles et à toutes les communes. Il ne va pas effacer ses difficultés sur les quatre jours et demi en mettant en chantier la question des semaines de vacances d'été, je crois que c'est une erreur profonde», selon l'ex-ministre de l'Agriculture.

Pourtant, cette annonce du ministre de l'Éducation n'en est pas vraiment une. Vincent Peillon l'a maintes fois évoquée comme l'une des composantes essentielles de la réforme des rythmes scolaires. Était-il opportun de l'évoquer maintenant, alors que le retour de la semaine de quatre jours et demi suscite de nombreuses critiques? «Quand vous voyez la difficulté sur les rythmes scolaires à passer à quatre jours et demi, c'est un sujet (le raccourcissement des vacances, NDLR) dont on commencera peut-être à discuter en 2015», a indiqué le ministre. S'agit-il d'une tentative de diversion? Rien n'est moins sûr. Peillon n'aurait-il pas, comme à son habitude, pensé tout haut?

Bottant en touche et voulant éviter une énième sortie de route, Matignon, de son côté, s'est empressé dès dimanche soir de confirmer que «cette piste n'était pas à l'ordre du jour actuellement et qu'elle sera peut-être évoquée après 2015».

Il n'empêche. Si le changement n'est pas pour maintenant, la nouvelle annonce de Peillon promet de faire parler d'elle dans les jours qui viennent.

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Primaire : Vincent Peillon veut aller vite et cocher toutes les cases de gauche Par Laure Bretton — 12 décembre 2016 à 21:01 http://www.liberation.fr/france/2016/12/12/primaire-vincent-peillon-veut-aller-vite-et-cocher-toutes-les-cases-de-gauche_1534841

Le premier déplacement de campagne lundi du candidat autoproclamé du «cœur du cœur de la gauche» s'est fait dans le centre d'hébergement d'urgence du XVIe arrondissement de Paris. Un choix facile pour ses détracteurs.

Il y a définitivement quelque chose de Ségolène Royal en Vincent Peillon. Désormais candidat à la primaire de la gauche, l’ancien ministre de l’Education nationale convoque la presse pour un premier déplacement de campagne parisien plutôt bien ficelé, mais ne peut s’empêcher au fil de sa visite d’une heure de rabrouer les journalistes, la marque de fabrique de l’ancienne candidate à la présidentielle. «Ah ça commence, j’avais perdu l’habitude», grince donc Peillon, bombardé de questions à son arrivée au centre d’hébergement pour SDF du XVIe arrondissement. Lui «candidat de l’éthique politique», cela signifie quoi exactement ? Peillon élude. Quel programme veut-il porter dans cette primaire ? Peillon esquive. Viser le «cœur du cœur de la gauche», cela veut dire qu’il cantonne toujours Manuel Valls à l’aile droite ? Peillon se dérobe.

Il est là pour rendre hommage à «toute une France invisible qui fait vivre notre solidarité», pas pour s’abaisser à parler de politique, forcément politicienne aux yeux du professeur de philo qu’il est redevenu. «On ne célèbre pas assez cette France-là», celle des bénévoles, des éducateurs, des soignants, des enseignants, déroule le candidat. Qui parle précarité, pauvreté, accueil (des SDF comme des migrants) et santé à chacun de ses arrêts devant les caméras. Et tape tout autant sur François Fillon, Marine Le Pen et Valérie Pécresse. «Il faut un effort national, ce n’est pas acceptable que certains se replient dans leur égoïsme. Quand on accueille, quand on accepte, cela nous enrichit», souligne encore Peillon, cochant consciencieusement toutes les cases du candidat socialiste, jusqu’au loden bleu marine.

«Faire des choses malines»

Installée par la Mairie de Paris en lisière du bois de Boulogne, la structure en bois et en métal colorée qui accueille 200 personnes sans-abri a été la cible de tentatives d’incendie volontaire et provoque toujours la colère des riverains. «Les réfugiés, s’ils sont polis, ça peut aller, mais bon», se permet une dame en manteau de fourrure depuis la chaleur de son taxi qui fait demi-tour devant le centre d’hébergement. «On voulait un marqueur social fort pour entrer en campagne, sourit Marc Mancel, principal conseiller de Peillon, qui grille des clopes en attendant son candidat sous une pluie froide digne de François Hollande. En gros, on va essayer de faire des choses malines.»

Disparu des radars nationaux depuis plus de deux ans et candidat de dernière minute même si ses arguments semblent rodés depuis des lustres, le député européen a encore moins de temps que Manuel Valls pour convaincre dans cette campagne éclair. Il a prévu trois autres déplacements cette semaine, dont un aller-retour mardi à Strasbourg. Pas pour se rendre au Parlement européen, mais pour un déplacement sur le thème de l’égalité urbaine, dans le quartier de la Meinau. Même tarif la semaine suivante – trois visites de terrain – et pas de relâche pendant les fêtes de fin d’année. «On occupe tout l’espace», se félicite Christophe Pierrel, ancien chef de cabinet adjoint à l’Elysée qui joue les «M. Loyal», replaçant là les caméras, briefant ici les journalistes.

Blanc-seing

Les parlementaires Patrick Bloche, Eduardo Rihan-Cypel ou David Assouline se tassent dans un petit couloir surchauffé du centre d’accueil, sous le regard interloqué de quelques résidents. On se tape dans le dos, presque sur les cuisses. Contents de leur coup. «C’est comme une reconstitution de ligue jamais dissoute», s’amuse Marc Mancel. Plus sérieusement, «l’espace est large, très large, entre Manuel Valls et Arnaud Montebourg, théorise Patrick Bloche dans un nuage vanillé d’Amsterdamer. Pour tout dire, [après le retrait de François Hollande] il y avait un vide et la politique, comme la nature, en a horreur.» Et les candidats se disputent les soutiens de poids. Vincent Peillon a le blanc-seing de la maire de Paris, Anne Hidalgo. Manuel Valls engrange les ralliements de Najat Vallaud-Belkacem et Jean-Yves Le Drian. Reste à savoir ce que feront Martine Aubry et Christiane Taubira…

Elles ne risquent pas de se décider sur le fond, car entre le JT de France 2 dimanche et l’interview au Monde lundi, Vincent Peillon n’a pas dit un mot de son projet pour l’instant. Il piochera dans les «Cahiers de la présidentielle», le programme clés en main rédigé par le PS, et y ajoutera «toutes ses réflexions à lui parce que depuis deux ans il a beaucoup observé et travaillé», assure Mancel : «On y va step by step.» L’essentiel était de frapper un grand coup médiatique et de se distinguer illico de Manuel Valls, à qui Vincent Peillon réserve la quasi-totalité de ses attaques (voilées), accréditant l’idée d’un «tout sauf Valls» en formation au sein du Parti socialiste. Pourtant disciple revendiqué de Michel Rocard, l’ancien Premier ministre vient d’invoquer la «Force tranquille» mitterrandienne lors d’une visite dans l’Aude. «Ah, il est tranquille le lundi ? Mais il n’était pas révolté dimanche, se moque Patrick Bloche. On s’y perd un peu, non ?»

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Par Le Point.fr Publié le 14/12/2016 à 09:44 | Le Point.fr Primaire à gauche : Vincent Peillon doit régler ses cotisations

Depuis trois ans, l'ancien ministre ne paye plus ses cotisations de militant PS. Il doit verser environ 20 000 euros à son parti pour être candidat.

Selon Le Canard enchaîné, Vincent Peillon est un mauvais payeur : le nouveau candidat déclaré devrait 19 500 euros de cotisations au Parti socialiste. Les statuts du PS prévoient que chaque parlementaire verse mensuellement une participation au prorata de ses indemnités. Or, selon l'hebdomadaire, Peillon n'aurait rien versé depuis son élection en 2014.

« Je veux un beau débat d'idées, pas un échange de boules puantes »

Démissionné d'office du PS, l'ancien ministre de l'Éducation nationale devra, pour être réintégré et donc participer à la primaire de la Belle Alliance populaire, régler la note avant jeudi 15 décembre.

Interrogé mardi soir, avant une réunion de ses soutiens, il était passablement irrité par la polémique. « Je veux un beau débat d'idées, pas un échange de boules puantes », s'est-il insurgé. Puis il a lancé un avertissement visant ceux « qui sont un peu nerveux » : « Faites attention, cela juge plutôt ceux qui emploient ce genre d'arguments », rapporte LCI.fr.

« Cette question va être réglée dans les 24 heures »

Vincent Peillon n'a, en tout cas, pas démenti l'information du Canard enchaîné. Pour sa défense, il a tout de même rappelé que « ça fait vingt ans » qu'il est au PS. « S'il y a des cotisations à mettre à jour, je les mettrai à jour avant le dépôt des candidatures, comme cela se fait toujours », a-t-il poursuivi. Et de conclure : « Vous verrez, cette question va être réglée dans les 24 heures. » Ce qui ne lui laisse pas beaucoup de temps pour organiser un « Peillonthon ».

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