Vers Macron Président
Pouvoir médiatique : Drahi-Mourad + Bergé-Niel-Pigasse = Libération-Express-BFM-Obs-Le Monde
Brigitte Tro gneux, Theresa May, Angela Merkel : les femmes d'Emmanuel
ISF non payé, Macron crie au complot Des revenus modestes
Emmanuel "heureux capitaliste" ? Le baisé du Crif
Emmanuel (Dieu est avec Lui) Macron, philosophe cosmo-culturel, banquier d'affaires juteuses, millionnaire discret, ministre contrarié, et sa femme grand-mère, ancienne épouse de banquier, et professeure secondaire chez les Jésuites, cougar (39 ans) amoureuse du brillant jeune mineur (16 ans) Emmanuel. "Tous ensemble, tous ensemble, tous coc??"

14 mai 2017. Brigitte en Bleu SiSi ; Emmanuel en Chef de Guerre ; Hollande content à Solferino puis au resto cous-cous Boule Rouge

07 mai 2017. Au nom du Peuple Souverain total soutien de la Classe Dirigeante Républicaine à Emmanuel versus la populiste Marine, incarnation du Diable (les gens du peuple ?) ; Victoire pour Obama, Merkel, les Temples, la Mosquée et la Synagogue, les affaires internationales : Emmanuel nous aime, et donc nous baise ...
05 mai 2017. Derniers soutiens de Mediapart et de BHL, avec NKM, Raffarin, Estrosi, Valls et Royal
04 mai 2017. Barack Hussein OBAMA re-vote MACRON et le CRIF (Conseil Représentatif de Institutions Juives de France)
1er mai 2017. Toujours du neuf :
ralliement de Jean d'Ormesson , Jean-Louis Borloo , etc, etc ... et les Cathos de Gauche qui enfin votent Macron comme la CFDT, le Temple, la Synagogue et la Mosquée
28 avril 2017. Appel angoissé du LGBT Bertrand Delanoe à Aubry et Mélenchon contre l'hitlérisme menaçant de Marine Le Pen, donc Oradour (?) et ... la Shoah (?) et ... Brahim Bouarram, donc Synagogue et Mosquée résultats garantis
26 avril 2017. Musulmans et Juifs et SARKOSY votent Macron, qui tacle un Hollande trés inquiet pour son Brutus élu à 60% selon les sondages
23 avril 2017. C'est REVOLUTIONNAIRE : Victoire présidentielle fêtée à la Rotonde, en grandes Pompes avec Brigitte, future Première Cougar de France (1er tour, 1er 24,01% ; Le Pen 21,3%)
21 avril 2017. Violente attaque du Premier Ministre Cazeneuve contre Marine Le Pen et François Fillon
20 avril 2017. Barack Hussein Obama soutient le féal d'Angela Merkel, comme Galouzeau dit "de Villepin" ; attentat aux Champs-Elysées par un criminel connu et libéré généreusement
12 avril 2017. L'Allemagne vote pour le Messie et le coup de Pau
11 avril 2017. L'américain Otanesque attaque les dits "poutiniens" (???)
09 avril 2017. Pour Israël contre Fillon
1er avril 2017. Marseille, le meeting multi-ethno-culturel d'un candidat cosmo-affairé
1er avril 2017. Estrosi, hué par les fillonnistes, fait le buzz avec "Emmanuel Hollande"
23 mars 2017. Le coup de gràce pour Fillon ? Ralliement confirmé de Le Drian, ministre socialiste de la Défense, grand vendeur de Rafale, et de Douste-Blazy, ancien chiraquien décentré : le catho sarthois dépassé par les cosmos LGBTI
16 mars 2017. Le "Messie" Emmanuel (Dieu est avec Lui) est à Berlin chez Angela la "leader du Monde Libre", aux ordres ?
13 mars 2017. Diversion judiciaire et politique dans le Fillon bashing ? Enquête préliminaire pour favoritisme à Las Vegas ; et annonce du ralliement de "chiraquiens" comme Martin Rey-Chirac le petit-fils, ou Dominique Tiberi, le fils ...
11 mars 2017. Bien défendu par Maître Alain Jakubowicz, le président de la Licra, à propos d'une caricature sur twitter
10 mars 2017. C'est toujours "le Renouveau", avec Robert Hue, communiste, et Alain Madelin, ultra-libéral ... Et on drague chez Juppé à Bordeaux ...
08 mars 2017. C'est toujours "le Renouveau" chez "En Marche" : la Défense et la Gaîté
27 février 2017. "En Marche" c'est le Renouveau : Après Jacques Attali, Alain Minc, Pierre Bergé, maintenant Daniel Cohn-Bendit, Corinne Lepage
26 février 2017. A Europe 1 à 10.00h, Grande Charité Chrétienne d'un futur ministre de Macron = Fillon-Bashing total de François Bayrou (au nom de J.C. ?)
23 février 2017. Au Palais de Tokyo, sainte alliance médiatisée entre le catho-social européiste et le banquier d'affaires mondiales spéculatives
22 février 2017. Macron accepte l'alliance de Bayrou contre Fillon et Le Pen ; ralliement du vert François de Rugy; le choix du Crif
21 février 2017. A Londres pour se financer, il rencontre la Première Ministre du Brexit, Theresa May, et le ministre des Finances britannique, Philipp Hammond.
18 février 2017. Comme De Gaulle à Alger le 04 juin 1958, qui voulait le faire croire, Emmanuel "a compris" les pieds-noirs et harkis, et leurs descendants, d'être chôqués par "sa vision" de la colonisation française en Algérie (crime contre l'Humanité)
15 février 2017. Maintenant pour les cathos : Emmanuel Macron sur "la Manif pour tous" : "On a humilié cette France-là"
13/14 février 2017. Algérie avec des fleurs (après Tunisie, 7/8 novembre 2016, et Liban, 23/24 janvier 2017) : à la recherche du vote musulman ? et juif (Roger Hanin à Saint-Eugène) ? et d'extrême gauche (la colonisation est un crime contre l'Humanité ; versus Jules Ferry) ?
12 février 2017. Une déclaration de revenus misérables, pour un ancien banquier pourtant bien soutenu
10 février 2017. Rejoint par Marik Fetouh, adjoint au maire de Bordeaux Alain Juppé, MoDem Bayrou, fondateur du centre LGBT à Bordeaux, déradicalisant.
06 février 2017. Pas de "double vie" (avec Mathieu Gallet), dit Emmanuel Macron
04 février 2017. Lyon, devant plus de 10 000 fans, et Geneviève de Fontenay (Geneviève Mulmann dite), le bonheur éclairé universel pour tous, sans mûr ...
30 janvier 2017. Pierre Bergé soutient son ami Macron par tous ses moyens, réseaux LGBTI, médias, financiers ... ???
29 janvier 2017. Penelope-Gate du Fillon-Bashing : non intervention de la procureure du Parquet National Financier et excellent sondage pour Emmanuel Macron qui pourrait battre François Fillon
26 janvier 2017. Macron-bashing (?) pour 120 000 euros de frais de représentation (et Fillon-bashing pour 500 000 euros a propos des emplois de Pénélope son épouse).
23/25 janvier 2017. Au Liban Emmanuel Macron défend Israël, voit le premier ministre Hariri (de la famille sunnite libano-saoudienne qui soutient financièrement Jacques Chirac), et comme François Fillon veut négocier pour la Syrie avec le Président Bachard al-Assad et comme Marine Le Pen renvoyer les réfugiés illégaux chez eux ...
21 janvier 2017. Après Nicolas Sarkozy, après Alain Juppé, Alain Minc soutient maintenant Emmanuel Macron
13 janvier 2017. Ralliements "progressistes" ? Laurence Haïm, Corinne Lepage et Cavada Jean-Marie, Pierre Henry (France Terre d'Asile), Jean Pisani-Ferry (le fils du ministre Edgard Pisani et l'arrière-petit-neveu du Grand Jules Ferry ) ...

10 décembre 2016. Coup de MAÎTRE :" Je suis le candidat du travail"
02 décembre 2016. Appel aux "progressistes" (???)
16 novembre 2016. Le candidat des banquiers annonce sa candidature à la présidentielle 2017, un discours trop-gneux-gneux.
16 octobre 2016. Booster par grand-mère il le dit "pas de Président normal ...".
30 août 2016. Saut dans le vide du brillant haut fonctionnaire millionnaire, comme JJSS nagère ?
12 juillet 2016. Un futur Premier ministre au service de François II ?
31 mai 2016. Réponse d'un millionnaire qui ne payait pas l'impôt sur la fortune (ISF), qu'il voulait supprimer ...
29 avril 2016. Valls pique Macron
15 avril 2016. Paris-Match c'est la faute de ma femme

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ISF : Macron crie au complot, le gouvernement minimise http://premium.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2016/06/01/25002-20160601ARTFIG00126-isf-macron-crie-au-complot-le-gouvernement-minimise.php Par Marc de Boni Mis à jour le 01/06/2016 à 14h32 | Publié le 01/06/2016 à 11h26

Le ministre de l'Économie estime que la polémique est orchestrée contre lui pour «salir son action». La droite s'interroge sur une possible implication de Michel Sapin.

«La période de la chasse au Macron semble prolongée. Une preuve supplémentaire qu'il dérange», juge ce mercredi matin le député PS Arnaud Leroy sur Twitter. Une réaction qui fait suite à la révélation mardi par Mediapart et le Canard Enchainé des tractations qui ont opposé Emmanuel Macron à l'administration fiscale au sujet de son assujettissement au paiement de l'impôt sur la fortune. Au terme d'une année et demi de négociations, le ministre de l'Économie a «admis» qu'il devait s'acquitter d'un rattrapage de 10.000 euros, son patrimoine immobilier ayant été réévalué à 1.4 million d'euros.

Le ministre de l'Économie estime que la polémique est orchestrée contre lui pour «salir son action». La droite s'interroge sur une possible implication de Michel Sapin.

«La période de la chasse au Macron semble prolongée. Une preuve supplémentaire qu'il dérange», juge ce mercredi matin le député PS Arnaud Leroy sur Twitter. Une réaction qui fait suite à la révélation mardi par Mediapart et le Canard Enchainé des tractations qui ont opposé Emmanuel Macron à l'administration fiscale au sujet de son assujettissement au paiement de l'impôt sur la fortune. Au terme d'une année et demi de négociations, le ministre de l'Économie a «admis» qu'il devait s'acquitter d'un rattrapage de 10.000 euros, son patrimoine immobilier ayant été réévalué à 1.4 million d'euros.

«Je ne suis dupe de rien, sachez-le!», a lâché le patron de Bercy ce mardi en marge d'une visite d'usine dans le Nord. «Cette semaine, il y a une polémique ou un emballement sur à peu près tous les sujets pour essayer de me fragiliser ou, sans doute, de salir mon action». Pour lui, aucun doute, il s'agit donc d'une opération de déstabilisation, au moment où son mouvement En Marche! commence à se mettre en branle. «Bon courage à ceux qui tentent cela, bonne chance», a encore défié l'ancien banquier. Avant de conclure sur l'importance du secret fiscal: «Je suis pour la transparence dans la vie publique, je suis pour le contrôle régulier et intransigeant de tous les dirigeants publics, mais je ne suis pas pour la société du déballage». Une polémique qui tombe d'autant plus mal pour Emmanuel Macron qu'il a déjà été critiqué en février dernier pour avoir souhaité la suppression de l'ISF.

Un règlement de comptes entre ministres?

De quoi alimenter la rumeur d'un complot fomenté par une partie de la gauche contre l'ambitieux ministre? «En France, le secret fiscal existe, donc ce secret il a été rompu. Est-ce que ça a été fait par l'administration fiscale, ce qui serait très surprenant (…)? Ou bien y-a-t-il eu des instructions d'un ministre pour le faire?», s'interroge ce mercredi le patron des députés de droite Christian Jacob, sur LCP. Selon lui, «la question se pose» d'une responsabilité du ministre des Finances Michel Sapin: «Moi, je serais monsieur Macron, je m'interrogerais». Des doutes visiblement partagés par l'entourage du ministre de l'Économie, qui dénonce «un acharnement» relevant du «Macron-Bashing». «Tout ça est orchestré. Pourquoi? Parce qu'il dérange le jeu de quilles. On voit bien que c'est orienté», dénonce le député PS Pascal Terrasse, dans Le Parisien .

Du côté du gouvernement, on tente d'éteindre cette énième polémique. Invité mardi soir sur BFM-TV, Stéphane Le Foll a voulu couper court aux rumeurs de tensions qui opposeraient les deux hommes: «Sur cette discussion fiscale, tout est parfaitement clair. Et il n'y a rien à reprocher à Emmanuel Macron (…) Moi je souhaite qu'il reste au gouvernement». Même bienveillance manifestée ce mercredi matin par Jean-Marie Le Guen, invité sur Radio Classique: «Il n'y a ni problème, ni coup bas, il y a des milliers de contribuables français à qui ça arrive». Un message de soutien auquel s'est joint le patron du PS Jean-Christophe Cambadélis, qui s'est tout de même autorisé un commentaire sur le niveau de vie du ministre: «Ni fraude, ni dissimulation, une controverse avec le fisc. Emmanuel Macron paie l'ISF. Qui en doutait?»

Le fisc impose à Macron d'être soumis à l'ISF Selon Mediapart et "Le Canard enchaîné", le ministre de l'Économie a été contraint de rectifier à la hausse son patrimoine pour les années 2013 et 2014. Emmanuel Berretta Publié le 31/05/2016 à 16:30 | Le Point.fr

"Il n'y a rien d'illégal", prévient l'entourage d'Emmanuel Macron, ciblé aujourd'hui par Le Canard enchaîné et Mediapart en raison d'une situation fiscale discutée par les agents du fisc. Le patrimoine déclaré par le ministre, notamment la maison de son épouse au Touquet, n'avait pas été évalué au niveau correct. Un contentieux classique quand le patrimoine est au bord de franchir le seuil des 1,3 million d'euros.

Emmanuel Macron a donc vu sa situation fiscale corrigée pour les déclarations des années 2013 et 2014. La réévaluation de son patrimoine immobilier lui fait franchir le seuil fatidique. Voilà donc Emmanuel Macron soumis à l'ISF. Le site Mediapart relève que le rattrapage fiscal imposé au ministre ne sera pas très lourd : moins de "10 000 euros, intérêts et pénalités compris".

Informé lundi, l'Élysée n'a fait aucun commentaire, pas plus que Michel Sapin. Même silence d'Emmanuel Macron, qui ne fera "aucun commentaire", réagit son cabinet, même si l'on ne doute pas que ses adversaires tenteront d'utiliser contre lui cette contrariété fiscale. Il est probable que l'ambition du ministre de l'Économie fera éclore d'autres investigations. Le Guen "redressé" par la haute autorité

Lors de sa déclaration de patrimoine devant la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique le 14 octobre 2014, Emmanuel Macron ne mentionnait pas la maison du Touquet, mais il affichait posséder un appartement de 83 mètres carrés avec terrasse acquis en commun avec son épouse en 2007 pour une valeur de 890 000 euros, revalorisé à 935 000 euros. Le couple a entre-temps cédé cet appartement et s'est installé à Bercy.

La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique avait, pour sa part, déjà rectifié à la hausse le patrimoine de Jean-Marie Le Guen, qu'elle jugeait sous-évalué. En accord avec le secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement, le patrimoine de celui-ci avait été rehaussé de 700 000 euros en juin 2014.

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Emmanuel Macron : soutenu par Brigitte, la « femme de » qui a tout quitté par amour Publié le 13 juillet 2016 à 12h09 Écrit par Elodie Petit http://www.elle.fr/People/La-vie-des-people/News/Emmanuel-Macron-soutenu-par-Brigitte-la-femme-de-qui-a-tout-quitte-par-amour-3130123

De nature discrète, Brigitte Macron est de plus en plus souvent sur le devant de la scène, au côté de son mari, le ministre de l’Economie Emmanuel Macron, qui a lancé récemment le parti politique En marche.

Etre « femme de »
Femme de l’ombre, Brigitte s’intéresse de près à la carrière de son mari. Mais surtout, madame Macron se positionne en protectrice. « Si je prends la vie avec légèreté, j’ai néanmoins l’oreille qui traîne. Et comme, chaque soir, on débriefe ensemble et on se répète ce qu’on a entendu l’un sur l’autre, je dois être attentive à tout, faire le maximum pour le protéger », confiait-elle à « Paris Match » en avril dernier.
Pour la première fois, Brigitte Macron ouvre son cœur à la presse. Comment vit-elle l’ascension rapide de son époux, quel est son rapport au pouvoir ? « Il faut reconnaître que le monde du pouvoir est impitoyable. Etre mariée avec un homme politique, ce n’est pas facile à gérer. On doit rester debout et se taire. J’ai beaucoup de respect pour leurs épouses, car cela signifie d’abord “encaisser”. Pour autant, cela ne me dérange pas d’être “la femme de”. »

« Quoi que vous fassiez, je vous épouserai ! »

A l’approche de la quarantaine, Brigitte Trogneux est mariée au banquier André-Louis Auzière, et mère de trois enfants lorsqu’elle rencontre Emmanuel dans l’établissement où elle enseigne le français et le latin, et où il est lycéen. Lorsqu’il est en première, il travaille avec elle sur la réécriture d’une pièce de théâtre. « L’écriture […] a déclenché une incroyable proximité. Il a pris un grand ascendant sur moi… J’ai senti que je glissais, lui aussi… Je lui ai alors demandé d’aller à Paris, au lycée Henri IV, pour sa terminale S. Il m’a assuré qu’il reviendrait. […] A 17 ans, Emmanuel m’a déclaré : ”Quoi que vous fassiez, je vous épouserai !” » Une parole prémonitoire. En 2007, la professeure devient madame Macron.

Sa nouvelle vie de famille
Huit mois après la nomination de son mari à Bercy, Brigitte Macron arrête l’enseignement pour suivre la carrière d’Emmanuel. Le couple s’installe au ministère, « sans cela, je ne le verrais jamais. » Affirmant qu’on ne lui « a pas donné la choix » de la politique dans sa vie, elle se réjouit de ses trois vies, son enfance « gâtée », « les bonheurs de la maternité », et sa vie avec Emmanuel Macron. Aujourd’hui grand-mère de sept petits enfants, dont le ministre de l’Economie aime à s’occuper en week-end dans leur maison du Touquet, Brigitte se partage entre son rôle familial et son nouveau rôle de « femme de ». En octobre dernier, un proche d’Emmanuel Macron confiait à « Challenges » : « Ce n’était pas le truc d’Emmanuel d’avoir des enfants, il s’est concentré sur sa carrière et a adopté une famille. » Qui le soutient dans des ambitions qu’on dit… présidentielles.

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Emmanuel Macron passe à la vitesse supérieure LE MONDE | 12.07.2016 à 20h24 • Mis à jour le 13.07.2016 à 10h41 | Par David Revault d'Allonnes

« Ce mouvement, rien ne peut plus l’arrêter. Ce mouvement, parce que c’est le mouvement de l’espoir, nous le porterons jusqu’en 2017 et jusqu’à la victoire ! » Emmanuel Macron n’a plus de limites et l’a clairement montré dans un discours de plus d’une heure, mardi 12 juillet, à l’occasion du premier meeting de son mouvement En Marche !, à Paris.

On s’attendait à une confirmation de sa stratégie des derniers mois : l’affichage d’une offre politique innovante au-delà des clivages partisans, la promesse d’une rénovation de la vie politique et de la participation démocratique. On a eu, en plus, une démonstration de force, celui d’« un rassemblement large, fort, volontaire, de toutes celles et ceux qui veulent juste changer le pays », a vanté le ministre de l’économie. Et, surtout, l’affirmation d’une ambition, celle de « commencer à écrire une nouvelle histoire », selon M. Macron, qui a bien l’intention de prendre la plume, quitte à se victimiser sur les bords.

« Cette histoire, elle dérange. Ça arrive, j’en sais quelque chose. Parce qu’elle vient contrarier l’ordre établi, parce qu’elle inquiète le système… »

Le 6 avril, Emmanuel Macron avait lancé son mouvement, En Marche !, entreprise de porte-à-porte destinée à recueillir « un diagnostic sur l’état du pays » et par la suite à formuler « une offre politique nouvelle ». Mardi 12 juillet, le ministre de l’économie a fait passer sa PME politique à la vitesse supérieure, en tenant meeting dans la salle parisienne de la Mutualité, haut lieu historique des rassemblements de la gauche et du PS, cette fois assaillie pour l’occasion par des syndicalistes de Sud et de la CGT pour le moins hostiles à sa personne.

A l’intérieur, tout est parfaitement marketé, avec un clip introductif, des badges jaunes ou verts pour les gentils organisateurs et les gentils membres, et quatre intervenants chargés de chauffer la salle : une jeune diplômée, le président d’une chambre des métiers, le député du Finistère Richard Ferrand, qui anime la salle avec métier, et l’écrivain Alexandre Jardin, qui met les pieds dans le plat : « Je demande à Emmanuel Macron de ne plus se poser la question : j’y vais ou j’y vais pas ? » Car telle est évidemment la question.

En mode « stand up »

La scénographie, sur ce point, en dit long. A la tribune, derrière plusieurs dizaines de « marcheurs » assis, un grand fond tricolore, très présidentiel. Bleu-blanc-rouge : sans cravate, micro accroché à la veste, le ministre arpente la scène sans notes, en mode stand up. Et annonce la couleur. En façade, Emmanuel Macron n’a certes commis aucune faute grossière, en particulier à l’égard de François Hollande. Il l’a même positivement cité : « Le président de la République m’a fait confiance, et je ne l’en remercierai jamais assez (…) Et pendant deux ans, il y a eu beaucoup de choses faites. » Mais deux jours avant la dernière intervention télévisée du 14 juillet du chef de l’Etat, le simple fait de tenir meeting ne peut qu’apparaître comme une provocation.

D’autant que le ministre de l’économie ne se prive pas de ringardiser, en creux, certaines réalisations ou pratiques de l’exécutif auquel il appartient. « La loi travail, c’est une réforme importante, mais ce n’est plus le combat d’aujourd’hui », assène-t-il. De même pour la loi de transition énergétique, « un texte courageux. Mais nous devons aller plus loin. » Après quoi M. Macron esquisse tout de même une critique en creux, quoi qu’assez claire, de la méthode hollandaise : « Quand on avance à couvert, on a du mal à convaincre… »

Et quand le ministre de l’économie rend hommage à l’ancien premier ministre récemment disparu Michel Rocard, il en profite pour planter une banderille à Manuel Valls : « On ne récupère pas Michel Rocard. Des gens ont essayé de son vivant, ils n’ont pas réussi. » Un peu plus loin, il s’en prend à ceux qui veulent « inventer de nouveaux textes, lois, normes pour aller chasser le foulard à l’université », en référence à une proposition du chef du gouvernement.

Quelques heures plus tôt, depuis le Sénat, M. Valls, justement, avait estimé, au sujet de l’activisme de M. Macron :
« Il est temps que tout cela cesse… » Mais l’intéressé n’avait, semble-t-il, pas l’intention d’obtempérer. « Ce monde est ancien, il est usé, il est fatigué, maintient-il. Il faut en changer. » La critique politique du président demeure en creux. Mais elle est implacable, quand M. Macron s’en prend aux « accords d’appareil ». Ou lance à la foule : « Vous n’êtes pas venus assister à un énième congrès ? » Et quand il lance : « Imaginez où nous serons dans trois mois, dans six mois, dans un an ! », le propos est accueilli par un déluge d’applaudissements, dans une allusion tranchante à la prochaine présidentielle.

« Pouvons-nous encore continuer comme cela ? »

Environ 2 000 personnes dans la grande salle, plus 1 500 dans une seconde ouverte pour l’occasion : le public est nettement plus jeune qu’aux meetings du parti socialiste. Côté personnalités, on dénombre tout de même une quarantaine de parlementaires, dont l’ex-ministre de Jean Marc Ayrault, Nicole Bricq ; l’ancien ministre de Jacques Chirac, Renaud Dutreil ; l’écrivain Erik Orsenna, la veuve de Michel Rocard et d’autres. Une montée en puissance dans la partie engagée depuis six mois, entre rapport de force et partie d’échecs, avec le président et le premier ministre.

« Pouvons-nous encore continuer comme cela ? », feint de s’interroger le ministre. A l’évidence, non, du moins pas au sein de ce gouvernement. De nombreux proches le pressent, une fois encore, de partir. Emmanuel Macron n’a rien annoncé de ce côté-là. Mais l’a clairement, là encore, très largement esquissé. « Je suis de gauche. C’est mon histoire. C’est ma famille », a-t-il tenu à préciser. Avant de déclarer : « Une partie de ma famille a peur d’un monde qui change. » Pas lui. Il n’est pas certain que François Hollande ait apprécié ce meeting. Mais M. Macron, lui, n’en a cure et l’a déjà annoncé : « On en refera d’autres. » L’atmosphère du conseil des ministres du mercredi 13 juillet s’annonce cordiale.

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Macron, l'homme qui bouscule Editorial - Publié le 31/08/2016 à 06:23 http://www.ouest-france.fr/debats/editorial/macron-lhomme-qui-bouscule-4443528

Le 12 juillet, devant 3 000 inconditionnels réunis à La Mutualité, Emmanuel Macron avait martelé que plus rien n'arrêterait son mouvement. Qu'il le porterait jusqu'à la victoire. En démissionnant après deux ans passés à Bercy, il franchit un grand pas. Mais pas encore celui, décisif, de la candidature.

Avec son allure de jeune gendre parfait de 38 ans et sa pétillante réflexion, Emmanuel Macron incarne une sorte d'idéal, assez théorique à ce stade, de la politique. Et qui explique sa popularité.

Très nombreux sont les Français qui, comme lui, considèrent comme stérile l'opposition droite-gauche. Qui observent que la réponse aux grandes questions obéit à d'autres clivages. Que le système des primaires sert surtout à reconduire la même vieille classe politique. Qu'il existe des conservateurs et des progressistes dans tous les camps et de tout âge.

Mais pour passer de la popularité à l'intention de vote, de quelques déverrouillages de l'économie française - la fameuse loi Macron - à un projet présidentiel partagé, il y a loin. Et peu de temps.

Ce départ était attendu. On ne peut pas éternellement incarner une politique, comme ministre, et déclarer l'urgence contre le déclin collectif, comme candidat. À défaut de partir sur un conflit brutal et sur ordre du Président, il a attendu que le conseil des ministres du 23 août dresse le bilan de son action avant de démissionner. Il le fait en sachant qu'aucune réforme majeure n'est plus possible d'ici à 2017.

Ce départ ne pouvait pas venir plus tôt sans ajouter du fracas au désordre, en pleine contestation de la loi Travail. Ni plus tard, ce qui aurait compromis sa liberté politique et réduit sa disponibilité pour préparer son projet.

François Hollande isolé

Emmanuel Macron n'est pas encore candidat, mais il se met en situation de l'être. Et c'est déjà suffisant pour provoquer un coup de tonnerre politique.

Plus populaire à droite qu'à gauche, il est un problème pour Alain Juppé, dont il approuve certaines visions, et pour les centristes dont il réduirait l'espace politique. Mais pour accéder au second tour, il faudrait qu'il fasse mieux que le vainqueur de la primaire de la droite. Ce qui est loin d'être gagné.

Moins populaire à gauche qu'à droite, il concentre les tirs des antilibéraux, pour des raisons de profond désaccord programmatique, et de la gauche modérée, pour des raisons de concurrence électorale. Mais puisqu'il se situe en dehors de la primaire, parce qu'elle empêche tout consensus, il lui faudrait, tout seul, faire mieux que le vainqueur. Ce qui est loin d'être gagné.

Il se lance à un moment où Manuel Valls ne peut pas le faire. Il considère surtout que François Hollande, cerné de toute part, appartient à l'Histoire. Qu'il réussisse ou échoue, c'est une très mauvaise nouvelle pour le Président, qui l'a fait roitelet. Même si la démarche de son ministre faisait pschitt, il ne peut même plus compter sur lui pour ramener vers la politique des électeurs devenus farouchement anti-hollandais.

Mais Emmanuel Macron ne se lance pas pour embellir le décor, pour faire 10 %, ou pour servir les autres. Il veut gagner. Et c'est pour cette raison qu'avant tout engagement définitif, il a besoin de vérifier que la dynamique s'amplifie. De porter les sujets que ne portent pas les partis.

L'électorat, a-t-il coutume de dire, se construit dans le temps du débat. Un temps qui se compte désormais en semaines.

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Emmanuel Macron : d'autres avant lui... Par France Inter avec , Frédéric Métézeau Publié le mercredi 31 août 2016 à 13h33

Le désormais ex-ministre de l'Economie ferait bien de regarder dans le rétroviseur de la vie politique française. Car dans l'histoire de la Cinquième République, il y a eu plusieurs hommes avec un profil ressemblant, et ils ont rarement gagné.

Jean-Jacques Servan-Schreiber. Parachuté successivement en Normandie, en Lorraine et à Bordeaux et ministre des Réformes de Valéry Giscard d'Estaing pendant douze jours. Il termine sa décennie politique quasi-ruiné. C'était pourtant un homme neuf, fringant qui voulait faire de la politique autrement et qui maîtrisait à la perfection les outils de communication de son époque.

Bernard Tapie, ministre, député, député européen. Lui aussi un homme neuf, fringant, qui connaissait l'entreprise et qui a envoûté le président de l'époque François Mitterrand. Tapie fut ensuite ruiné et incarcéré.

Dominique (Galouzeau, notedt)De Villepin, aussi homme neuf, fringant, féru de littérature passé par l'ENA et le secrétariat général de l'Elysée mais jamais élu. Et aujourd'hui retiré de la vie politique.

Jean-Louis Borloo. Un homme neuf, fringuant, vibrionnant, atypique et très riche. Populaire mais pas préparé à la violence d'une présidentielle.

La nouveauté, populaire sauf dans les urnes

Les Français ont toujours élu des hommes du sérail revenus de tout, des cumulards multi-élus ou multi-ministres : Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande.

Le contre-exemple, c'est Georges Pompidou. Un homme de lettres, haut-fonctionnaire passé par la banque Rothschild. Mais lui, contrairement à Emmanuel Macron qui veut toujours faire planer "le mystère" sur une future candidature à la présidentielle de 2017, n'avait pas de fausses pudeurs : Ce n'est un mystère pour personne que je serai candidat à une élection présidentielle quand il y en aura une. Georges Pompidou lors de son appel de Rome en janvier 1969 alors que De Gaulle est encore président.

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Lui président, Macron ne serait pas un président «normal» façon Hollande Election présidentielle|J.Cl.|16 octobre 2016, 9h05 | MAJ : 16 octobre 2016, 9h51| http://www.leparisien.fr/elections/presidentielle/lui-president-emmanuel-macron-ne-serait-pas-un-president-normal-facon-hollande-16-10-2016-6214464.php

Lui président ne sera pas un président « normal ».
Cela « déstabilise les Français », dit Emmanuel Macron, en référence à la profession de foi du président Hollande. L'ancien ministre de l’Économie, qui sera mardi à Montpellier pour un troisième et dernier meeting destiné à faire le compte-rendu du grand questionnaire que ses « marcheurs » ont soumis aux Français, s'est très longuement confié à Challenges.
L'entretien, publié ce dimanche sur le site internet du magazine, montre un Macron en désaccord profond avec les partis politiques, la gauche plurielle et son mentor François Hollande. Pour tuer le père ? Pas tout à fait : Macron n'annoncera sa candidature qu'une fois que le chef de l’État aura dit s'il est candidat à un second mandat de « président normal ».

« François Hollande ne croit pas au président jupitérien (qui a un caractère dominateur, Ndlr). Il considère que le Président est devenu un émetteur comme un autre dans la sphère politico-médiatique », regrette le potentiel candidat à l'élection présidentielle de 2017. « Pour ma part, je ne crois pas au président normal. Les Français n'attendent pas cela. Au contraire, un tel concept les déstabilise, les insécurise », fait courir « un risque psychologique collectif », ajoute l'ancien conseiller élyséen, 38 ans.

« Pour moi, la fonction présidentielle dans la France démocratique contemporaine doit être exercée par quelqu'un qui, sans estimer être la source de toute chose, doit conduire la société à force de convictions, d'actions et donner un sens clair à sa démarche », explique Macron, dessinant en creux le portrait du chef d’État qu'il aimerait être.

Tantôt psychanalyste d'une société fracturée entre « France des nomades heureux » et « France des sédentaires qui subissent », tantôt historien de la politique, qu'il juge prisonnière des seuls débats tactiques des partis, il faut, dit-il, une « nouvelle forme d'autorité démocratique fondée sur un discours du sens, sur un univers de symboles, sur une volonté permanente de projection dans l'avenir, le tout ancré dans l'Histoire du pays ». Il ne faut pas « construire » le temps de la présidence « en fonction de l'actualité. « Ce serait s'engouffrer dans une forme d'obsession de la politique qui jamais ne définit les termes et les conditions de sa propre efficacité », théorise celui qui a fait de Jeanne d'Arc son égérie controversée.

«Une présidence de l'anecdote»

Pour le diplômé de philosophie, passé par l'ENA après avoir rêvé de Normale Sup, « une présidence de l'anecdote, de l'événement et de la réaction banalise la fonction ». Et de citer les présidences de de Gaulle et Mitterrand comme des exemples de « recherche d'un champ », omettant de préciser que de Gaulle comme Mitterrand étaient élus pour un cycle de sept ans.

Alors ce quinquennat qui s'achève dans sept mois, lui laisse un goût amer. « Contrairement à une idée convenue, l'élection de François Hollande en 2012 ne s’est pas exclusivement construite sur l'anti-sarkozysme », affirme-t-il. Jugeant que « l'apaisement par la pacification des mœurs n'est pas suffisant », il reproche au président de n'avoir pas fait de « clarification idéologique ». Dès lors, il a « dès le premier jour commencé à cohabiter avec son propre camp ».

Et Macron n'est pas près de participer à la pré-sélection électorale du camp socialiste : « les débats d'idées sont devenus le paravent des combats de personnes - les primaires en sont la caricature », tance-t-il.

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Emmanuel Macron (enfin) candidat à l’élection présidentielle

L’ex-ministre de l’économie a annoncé sa candidature à Bobigny, en Seine-Saint-Denis. Il sera jeudi et vendredi à Marseille. LE MONDE | 16.11.2016 à 11h09 • Mis à jour le 16.11.2016 à 14h55 | Par Bastien Bonnefous et Cédric Pietralunga

Jusqu’à présent, il marchait, maintenant, il court. Emmanuel Macron s’est (enfin) résolu à annoncer, mercredi 16 novembre, sa candidature à l’élection présidentielle de 2017. Pour le symbole, l’ex-ministre a choisi de le faire dans un centre d’apprentissage à Bobigny, en Seine-Saint-Denis. Une banlieue populaire pour un ancien banquier d’affaires de 38 ans, débarqué en politique depuis moins de cinq ans et qui veut casser les codes français, l’image est, à elle seule, déjà un programme.

Dans le discours d’une vingtaine de minutes qu’il prononçait mercredi matin, présenté en interne comme « une adresse aux Français », M. Macron s’en est pris aux « blocages » qui, selon lui, paralysent la France. « Le système a cessé de protéger ceux qu’il devait protéger », a-t-il insisté, dénonçant une organisation politique « qui vit pour elle-même, plus préoccupée par sa survie que par les intérêts du pays ».

Pour justifier sa candidature hors des partis traditionnels, l’ancien ministre de l’économie a également mis en avant « l’espérance » qu’il entend incarner, notamment auprès de la jeunesse. « Mon objectif n’est pas de rassembler la droite ou de rassembler la gauche, mais de rassembler les Français », a-t-il inscrit dans son discours. Une manière de répondre à la fois à ceux qui l’accusent d’être le futur fossoyeur de la gauche et à ceux qui lui reprochent de troubler la primaire de la droite en se lançant quatre jours avant son premier tour.

Aventure personnelle

Malgré ses bons sondages et une popularité qui flirte avec les 50 % d’opinions favorables, M. Macron sait que la voie est étroite. Jamais aventure personnelle comme la sienne n’a été couronnée de succès sous la Ve République. Jean Lecanuet, Alain Poher ou Michel Rocard s’y sont essayés avant lui, tous ont échoué à conquérir l’Elysée. Mais l’énarque a décidé de tenter crânement sa chance, poussé par son entourage et des élus encore peu nombreux mais dévoués à sa cause.

Pour espérer l’emporter, il n’a pas le choix de la stratégie : il doit bousculer afin de séduire le « camp des progressistes », qu’il situe indistinctivement à gauche et à droite. Il a notamment dans son viseur les 30 % de Français qui disent ne plus se sentir proches d’aucun parti politique, un potentiel bataillon qui lui donnerait une assise dans sa course.

Pour ce faire, le haut fonctionnaire entend occuper le terrain et multiplier les interventions. Deux à trois déplacements par semaine sont prévus d’ici à la fin de l’année, chacun sur une thématique précise. Jeudi 17 et vendredi 18 novembre, il sera à Marseille, où il visitera notamment un IUT situé dans les quartiers nord, là où prospère le maire FN Stéphane Ravier. Il y parlera formation, l’un de ses grands chantiers. « L’objectif, c’est de sortir le débat de la grisaille gestionnaire incarnée par les autres candidats, qui ne présentent que des mesures d’ajustement, explique un de ses proches. Parler des fondamentaux sociaux, économiques et humains, qui sont exclus de la vision comptable à l’œuvre en France. »

Conscient que sa verdeur politique peut être vue comme un défaut, M. Macron compte aussi multiplier les déplacements à l’étranger et en outre-mer, pour « muscler » son image d’homme d’Etat. Début décembre, il sera à New York, où il donnera une conférence à l’université Columbia. Il se rendra également en Allemagne, pour insister sur la nécessité de refonder l’Union européenne autour d’un noyau dur de pays. Et un voyage aux Antilles est en gestation, pour parler « transformation écologique ». « Nous ferons sans doute aussi le Maroc, l’Algérie et Israël », précise un membre de son équipe.

En se déclarant, Emmanuel Macron sait qu’il s’expose et que les poignards vont sortir des fourreaux. L’ancien patron de Bercy est devenu l’obsession première du premier ministre. « Valls n’a qu’une idée en tête : flinguer Macron », affirme un ministre. Pas question pour le chef du gouvernement que le trentenaire incarne en 2017 le renouveau en politique, quand lui en rêve depuis 2012.

« Fils politique pour Hollande »

Le 30 août, lorsque M. Macron a appelé M. Valls pour lui annoncer qu’il quittait le gouvernement, le premier ministre l’a sèchement coupé. « Tu pars pour quoi, Emmanuel ? Tu pars pour être candidat, c’est ça ? Tu n’as aucune chance ! Si tu es candidat, il y aura quand même quelqu’un du PS contre toi, il y aura Mélenchon, un candidat écolo, peut-être un communiste. Tu feras quoi ? 12 %, 15 % maximum. Tu seras battu et tu provoqueras l’élimination de la gauche. C’est ça que tu veux ? Réfléchis bien », lui a lancé M. Valls, selon des propos rapportés par son entourage.

Paranoïa ou réalité, la galaxie vallsiste a noté que les très proches du chef de l’Etat évitent toujours de dire du mal de M. Macron. Le publicitaire Robert Zarader et le conseiller de Capgemini Philippe Grangeon, deux compagnons de route de M. Hollande, ont rejoint récemment l’écurie du nouveau candidat. Ségolène Royal comme François Rebsamen, deux hollandais historiques, ont des mots affables en public pour lui. Et Julien Dray, l’ami de trente ans du président, qui a coaché M. Macron lors de son arrivée en politique à la demande de l’Elysée, évite, lui aussi, de le critiquer.

Une mansuétude qui fait penser aux pro-Valls que MM. Macron et Hollande seraient toujours de mèche, et le premier l’arme du second pour empêcher définitivement le premier ministre pour 2017. Une chose est sûre, le chef de l’Etat persiste à ne pas vouloir faire une cible de son ancien collaborateur. « Macron est une sorte de second fils pour Hollande, un fils politique, il ne le croit toujours pas capable de tuer le père », confie un soutien du président de la République.

Les hollandais vont désormais inviter le nouveau candidat à rejoindre la primaire du PS en janvier. Et si l’ancien protégé s’entête, les arguments sont prêts : M. Macron sera tenu responsable de l’élimination de la gauche dès le premier en tour en 2017. « C’est cela qu’il veut que l’histoire retienne de lui ? », prévient un ministre.

En attendant, M. Hollande ne veut créer aucune situation irréversible avec son ancien collaborateur. Il pense toujours qu’une fois qu’il aura lui-même annoncé sa candidature en décembre, M. Macron se retirera de la course et reviendra dans le giron hollandais. « On va clairement analyser sa déclaration de candidature, et regarder s’il ferme toutes les portes ou s’il évite d’insulter l’avenir », explique cet ami du chef de l’Etat.

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Emmanuel Macron se voit comme le "candidat du travail" Modifié le 11/12/2016 à 07:59 | Publié le 10/12/2016 à 18:27 - 0 http://www.ouest-france.fr/elections/presidentielle/emmanuel-macron-veut-etre-le-candidat-du-travail-4671053

Premier grand meeting d'Emmanuel Macron, samedi à Paris. L'ancien ministre, candidat à l'élection présidentielle s'est présenté comme le "candidat du travail", en proposant le maintien des 35 heures, et la baisse du coût du travail pour les entreprises.

« Notre projet, c'est de faire entrer la France dans le XXIe siècle, de faire gagner notre pays, de le faire réussir dans un monde qui se transforme », a lancé l'ancien ministre qui s'exprimait porte de Versailles à Paris devant « 15.000 personnes » selon lui.

M. Macron, qui s'exprimait pour la première fois derrière un pupitre, a pris un « engagement clair, l'engagement qu'il n'y aura pas de laissés pour compte ».

« Je veux être le candidat de la justice »

Critiqué par ses rivaux pour son manque de propositions à ce stade, M. Macron a assuré en retour défendre un « projet cohérent », qui « repose sur une vision d'ensemble ». Ce projet, a-t-il ajouté, « n'est pas une série de mesures qu'on égrène, c'est un projet qui se tient, c'est notre révolution démocratique que nous porterons jusqu'au bout ».

« Je veux ce soir vous parler des premières batailles, celles contre le chômage, tout ce qui assigne à résidence une partie de nos concitoyens, la bataille économique et sociale, c'est la première bataille », a-t-il clamé, soutenu par des « Macron président! » du public.

« D'autres proposition viendront jusqu'à la fin février sur l'éducation, l'Europe, l'environnement, la culture, la défense, la sécurité, l'agriculture », a promis M. Macron.

« Parce que je veux être le candidat de la justice, je suis le candidat du travail », a fait valoir l'ancien conseiller de François Hollande. « La durée légale du temps de travail restera à 35 heures », a-t-il dit.

« Maintien des allègements de cotisations »

« Nous allons réconcilier notre pays avec le goût du risque », a annoncé M. Macron, précisant que « nous continuerons à réduire le coût du travail pour les entreprises, parce que si les coûts sont trop élevés, les marges sont basses ».

« Je maintiendrai les allègements de cotisation déjà décidés ces dernières années mais je transformerai le crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) en allègements de charges pérennes », a promis M. Macron. Il a aussi réitéré sa proposition de supprimer les cotisations maladie et chômage payés par les salariés, transférées sur une hausse de la CSG.

M. Macron a aussi assuré que les salaires nets augmenteraient.

« Je demande un effort net à deux catégories : les revenus du capital (...) et la moitié des retraités les plus aisés, pour leurs enfants et petits-enfants », a-t-il enchaîné, promettant, contrairement à François Fillon, qu'il n'y aurait pas déremboursement de soins.

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Laurence Haïm future porte-parole d'Emmanuel Macron L'ex-correspondante de i-Télé à Washington a proposé ses services au leader de "En Marche!". 11/01/2017 10:57 CET | Actualisé 11/01/2017 14:24 CET http://www.huffingtonpost.fr/2017/01/11/laurence-haim-future-porte-parole-demmanuel-macron-affirme-le/

Il voulait que son mouvement soit ouvert à la société civile, et il en offre encore l'illustration. La journaliste Laurence Haïm, ex-correspondante pour i-Télé et Canal + à Washington, rejoint l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron, révèle ce mercredi 11 janvier Le Monde. Une information qui a été confirmée au HuffPost par l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron.

C'est le candidat à la présidentielle qui devrait en faire l'annonce prochainement, nous a-t-on également indiqué. Selon Le Monde, c'est en qualité de porte-parole que la journaliste officiera aux côtés de l'ancien locataire de Bercy.

"Après 23 ans passés aux Etats-Unis, elle avait envie de faire autre chose et elle nous a proposé ses services", a expliqué au quotidien un membre de l'équipe de campagne, soulignant "l'expérience de l'international" de Laurence Haïm. Hier soir, elle avait indiqué qu'elle signait son dernier reportage pour i-Télé, et avait laissé un indice sur son avenir professionnel en prévenant: "un nouveau monde m'attend". Ce qu'elle a confirmé quelques heures plus tard sur Twitter.
Selon Laurence Haïm, Emmanuel Macron est tout le simplement le "french Obama".

Cette dernière n'est pas la seule recrue d'Emmanuel Macron issue de la société civile. Toujours selon Le Monde, l'économiste Jean Pisani-Ferry va également rejoindre son équipe de campagne, déjà marquée par l'arrivée de l'ex-patron de la TNS Sofres Denis Delmas ou du directeur de l'association France Terre d'Asile, Pierre Henry.
Dans un tweet, les "Jeunes avec Macron" se sont félicités de l'arrivée de la journaliste et de l'économiste en leur souhaitant la bienvenue.

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13 janvier 2017 - 07H39 http://www.france24.com/fr/20170113-presidentielle-lepage-cavada-rallient-macron Présidentielle: Lepage et Cavada rallient Macron

L'ancienne ministre de l'Environnement Corinne Lepage et le député européen Jean-Marie Cavada ont rallié Emmanuel Macron en vue de l'élection présidentielle, a annoncé jeudi à l'AFP Mme Lepage, confirmant une information du Point.

Ces soutiens "s'effectuent dans le cadre du Collectif de la société civile" qui regroupe Cap21, le mouvement de Mme Lepage, Génération citoyens, dirigé par M. Cavada, mais aussi le Comité Bastille de l'économiste André Teissier du Cros et La Transition du communicant Claude Posternak et du chef d'entreprise Xavier Alberti, a précisé Mme Lepage.

"Ce qui nous a plu c'est le positionnement politique d'Emmanuel Macron, au-delà de la droite et la gauche, sa volonté de travailler sur la société civile, notamment sur la question de la transition énergétique", a ajouté Mme Lepage, ministre entre 1995 et 1997 dans le gouvernement d'Alain Juppé.

"Emmanuel Macron est très ouvert, ce n'est pas quelqu'un d'obtus, il réfléchit, écoute, cherche à comprendre. On espère lui apporter du fond sur les questions écologistes notamment", a souligné l'ancienne députée européenne, qui avait aussi été l'une des initiatrices de "La Primaire des Français", restée au point mort.

M. Macron, qui bénéficie ces derniers jours de sondages favorables, a enregistré mercredi le renfort remarqué de l'économiste Jean Pisani-Ferry et de la journaliste Laurence Haïm.

Chez les parlementaires, le député (PS) de l'Yonne Jean-Yves Caullet a également décidé jeudi de soutenir M. Macron, en constatant notamment "l?absence de dynamique suffisante de la primaire" organisée par le PS.

Et plus tôt cette semaine, le député (divers gauche) de Haute-Corse Paul Giacobbi a aussi décidé d'apporter son "parrainage" à l'ancien ministre de l'Economie.

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Alain Minc soutient Emmanuel Macron Par Lefigaro.fr avec Reuters Mis à jour le 22/01/2017 à 09h03 | Publié le 22/01/2017 à 08h59

L'essayiste Alain Minc, soutien d'Alain Juppé lors de la primaire de la droite et ex-conseiller officieux de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, annonce dans le Journal du Dimanche qu'il a décidé de soutenir Emmanuel Macron en vue de la présidentielle. "Je vais voter Emmanuel Macron", déclare Alain Minc à l'hebdomadaire dominical en ajoutant qu'il a choisi le chef de file du mouvement En Marche! parce qu'"il est le seul candidat authentiquement européen".

Tout en jugeant que "si Juppé avait gagné (la primaire de la droite, remportée par François Fillon, ndlr), il n'y aurait pas de sujet Macron", il estime que la perspective de voir une "France énervée, angoissée, inquiète (avoir) le culot de choisir Macron" constituerait "une espèce de pied de nez (...) au monde entier". Pour Alain Minc, l'ex-ministre de l'Economie veut, comme Alain Juppé, "faire l'alliance des gens raisonnable des deux camps" mais il ne faudrait pas qu'il soit "submergé par des ralliements de gauche qui vont finir par être compromettants". "Il a intérêt à faire très attention: il ne faut pas qu'il devienne la roue de secours de la gauche", dit-il.

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Times of Israel Staff et AFP 24 janvier 2017, 17:28 Depuis le Liban, Macron condamne le boycott d’Israël La campagne du candidat d’En Marche ! fait un détour par le Liban et aborde les grands dossiers internationaux

Quoi de mieux pour renforcer la carrure d’un candidat, donner de l’épaisseur à un présidentiable issu du monde bancaire et le doter d’une stature internationale qu’un détour par le Proche-Orient ?

Lundi, rapporte Le Monde, Emmanuel Macron a ainsi entamé sa tournée par le Liban d’où il a exprimé sa vision « gaulo-mitterrandienne » des conflits syriens et israelo-palestinien depuis l’Ecole supérieure des affaires, avant d’aller rencontrer le nouveau Premier ministre Saad Hariri.

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Emmanuel Macron reçu par Hariri au Grand sérail : la crise syrienne au menu https://www.lorientlejour.com/article/1031138/emmanuel-macron-recu-par-hariri-au-grand-serail-crise-syrienne-au-menu.html

Le candidat à la présidentielle 2017 en France Emmanuel Macron, en déplacement au Liban depuis lundi, a été reçu mardi au Grand sérail par le Premier ministre, Saad Hariri, avec qui il a notamment évoqué le dossier de la crise syrienne.
M. Macron, qui a démissionné en août 2016 du gouvernement français pour diriger son mouvement "En marche !", est actuellement en troisième position dans les sondages.

M. Macron a dit être "soulagé de voir la stabilité instaurée au Liban à tous les niveaux". Il a en outre affirmé avoir évoqué "longuement la crise des réfugiés syriens, la situation sécuritaire, politique et économique dans la région". Dans ce contexte, M. Macron a affirmé avoir expliqué à M. Hariri vouloir mettre en place "une solution globale à la crise syrienne de manière à mettre un terme au problème provoqué par l'afflux des réfugiés syriens au Liban".

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Chirac-Hariri, une amitié intéressée de quinze ans Par Pierre HASKI — 5 avril 1996 à 04:35 http://www.liberation.fr/evenement/1996/04/05/chirac-hariri-une-amitie-interessee-de-quinze-ans_169542

L'un était maire de Paris, l'autre homme d'affaires.
En toute simplicité, Rafic Hariri reçoit son ami Jacques Chirac à dîner ce soir: plusieurs centaines d'invités assis dans sa somptueuse résidence de Beyrouth, sous haute protection. Dans un décor de luxe oriental frisant le kitsch, le Premier ministre libanais offre à son hôte une réception comme Beyrouth en avait perdu l'habitude. Mais Rafic Hariri ne craint pas la démesure et, pour cette visite plus que pour toute autre, il a fait les choses en grand. La venue à Beyrouth du chef de l'Etat francais n'est pas qu'un enjeu diplomatique: c'est aussi une affaire d'amitié.

«N'entrez pas dans les détails personnels»: Rafic Hariri n'a pas envie de parler de cette amitié qui le lie depuis quinze ans à Jacques Chirac. Dans son salon, au milieu de dizaines de portraits de famille, ce personnage massif et plein d'assurance reste évasif: «Je l'ai connu alors qu'il était maire», dit-il sans autre précision. «Il est venu avec moi sur la Côte d'Azur, je l'ai trouvé intelligent, sympathique, intellectuel. C'est un homme fidèle.» Un familier de la scène libanaise complète: «Chirac a été abordé par Hariri à la mairie de Paris. Il a eu le flair de voir en Hariri un entrepreneur ambitieux, tandis que ce dernier a vu en Chirac une étoile filante de la politique française. Ils ont le même caractère.» Lors de la défaite électorale de Chirac en 1988, Hariri a été l'un de ses rares amis étrangers à lui renouveler son amitié. «N'entrez pas dans les détails personnels»: Rafic Hariri n'a pas envie de parler de cette amitié qui le lie depuis quinze ans à Jacques Chirac. Dans son salon, au milieu de dizaines de portraits de famille, ce personnage massif et plein d'assurance reste évasif: «Je l'ai connu alors qu'il était maire», dit-il sans autre précision. «Il est venu avec moi sur la Côte d'Azur, je l'ai trouvé intelligent, sympathique, intellectuel. C'est un homme fidèle.» Un familier de la scène libanaise complète: «Chirac a été abordé par Hariri à la mairie de Paris. Il a eu le flair de voir en Hariri un entrepreneur ambitieux, tandis que ce dernier a vu en Chirac une étoile filante de la politique française. Ils ont le même caractère.» Lors de la défaite électorale de Chirac en 1988, Hariri a été l'un de ses rares amis étrangers à lui renouveler son amitié.

Fils d'une famille pauvre de Saïda, dans le Sud, Rafic Hariri figure parmi les cent personnalités les plus riches du monde, selon Forbes Magazine. Hariri «pèse» entre 3 et 4 milliards de dollars, plus que le produit national brut du Liban! Une fortune réalisée à partir de l'Arabie Saoudite, dans la construction et l'immobilier, grâce à une relation de 20 ans avec le roi Fahd. Des activités qui l'ont conduit à Paris: d'abord, pour son premier «coup», la construction dans des délais impossibles d'un hôtel de luxe en Arabie Saoudite, grâce à la société française de BTP Oger, dont il prendra ensuite le contrôle; pour des opérations immobilières, ensuite, dont l'achat personnel d'un véritable palais de 1.800 mètres carrés construit par Gustave Eiffel dans le quartier d'Iéna. L'immobilier de luxe parisien, il connaît: un ancien collaborateur de Chirac à la mairie de Paris se souvient de l'avoir souvent vu, à l'époque où il représentait les intérêts saoudiens, dans différentes opérations immobilières dans la capitale française. Et d'ajouter: «Cela n'implique rien qui puisse intéresser un juge d'instruction, juste une indication...»

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Macron : « La France doit prendre l'initiative en Syrie » http://www.leparisien.fr/politique/la-france-doit-prendre-l-initiative-en-syrie-25-01-2017-6614508.php Politique|Propos recueillis par P. Th.|25 janvier 2017, 7h00 | MAJ : 25 janvier 2017, 7h07|

Présidentielle. Lors d'un déplacement à Beyrouth, le « candidat des progressistes » a fait son apprentissage de la scène internationale.

Emmanuel Macron justifie son déplacement au Liban où il a souhaité expliquer sa vision internationale.

Vous parlez de « solution politique inclusive » pour résoudre la crise syrienne. Concrètement, cela signifie quoi ?

Emmanuel Macron. Je crois à une solution politique plutôt que militaire. Je ne crois pas à un processus tenu par quelques-uns. La France, dès la présidence de Nicolas Sarkozy, François Fillon étant Premier ministre, a posé au processus de paix une condition préalable : la destitution de Bachar al-Assad. C'est un dictateur, qui a commis des crimes avérés. Il devra en répondre devant la justice internationale. Mais cette précondition a bloqué les négociations.

Que proposez-vous ?

Que la France prenne l'initiative d'un groupe de contact avec l'ensemble des parties prenantes syriennes, régionales, européennes, mais aussi les Nations unies et les grandes puissances pour déboucher sur une transition politique en Syrie.

Vous ne faites pas du départ d'Assad un préalable. Est-ce à dire qu'il peut rester à la tête de l'Etat syrien ?

J'ai dit comment je qualifiais Bachar al-Assad. Il n'y a pas de compromis là-dessus. Nécessairement, le processus engagé permettra de construire une transition politique.

Il faut aussi répondre à une urgence humanitaire, la crise des réfugiés. Quelles solutions proposez-vous ?

Je veux que nous ayons une gestion européenne coordonnée des demandeurs d'asile.
Il faut gérer les demandes dans les pays tiers (le Liban, la Turquie et la Jordanie, où sont établis les campements), avec les pays cibles et instruire le dossier en Europe.
Cela permettra de ne plus avoir de filières de passeurs, ni de risques pour les populations, mais aussi un flux maîtrisé.
En parallèle, je souhaite qu'on réforme les modalités d'instruction des demandes d'asile en France. La procédure est trop complexe, trop longue et pas efficace. Les demandeurs s'installent dans des situations de quasi-clandestinité. Ce n'est bon ni pour eux ni pour nous.
Quiconque obtient son titre doit pouvoir être intégré. Quiconque ne l'obtient pas doit être reconduit immédiatement dans le pays d'origine.

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La mise au point de Macron sur son utilisation des frais de représentation au gouvernement 26/01/2017 à 07h53 http://www.bfmtv.com/politique/la-mise-au-point-de-macron-sur-son-utilisation-des-frais-de-representation-au-gouvernement-1090194.html A.S. avec Camille Langlade

Au micro de BFMTV, l'ancien ministre de l'Economie et candidat à la présidentielle a répondu aux accusations formulées dans un livre paru mercredi, selon lesquelles il aurait utilisé l'argent de Bercy pour préparer sa campagne et financer son mouvement En Marche!.

Directement mis en cause, Emmanuel Macron se défend.
Dans le livre Dans l'enfer de Bercy, paru mercredi, et signé des journalistes Marion L'Hour et Frédéric Says, le candidat du mouvement En Marche! à l'élection présidentielle est accusé par des députés d'avoir utilisé les frais de représentation du ministère de l'Economie pour préparer sa campagne.

"Ce qu'on montre dans le livre, c'est qu'Emmanuel Macron en huit mois de l'année 2016 a dépensé 80%" des 150.000 euros "de l'enveloppe de ce qu'on appelle les frais de représentation", a expliqué sur BFMTV Frédéric Says. "Sur ces déjeuners et dîners, Emmanuel Macron a rencontré évidemment des gens en rapport avec le ministère de l'Economie mais aussi des gens qui n'avaient rien à voir avec tout cela: des philosophes, des sondeurs, des artistes, y compris des responsables religieux dans le cadre privé".

"Ceux qui continueront à écrire des contre-vérités seront poursuivis"

Invité à réagir à ces accusations au micro de BFMTV, le principal intéressé a dénoncé des informations "fausses". "C'est totalement faux et diffamatoire! On me reproche d'avoir utilisé les moyens de Bercy, je dis c'est faux, puisque ces frais, ce chiffre, c'est l'argent qui a été utilisé pour faire fonctionner le ministère", a tenu à répondre Emmanuel Macron, en marge de son déplacement au Liban.

"J'ai été ministre chaque heure et chaque jour, contrairement à la plupart des autres qui aujourd'hui m'attaquent par derrière ou par devant, qui eux vont s'occuper de leur circonscription d'ailleurs. Pourquoi en effet j'ai beaucoup reçu travaillé, voyagé, porté la voix de la France en matière d'affaires économiques? Parce que moi je n'avais pas de circonscription, parce que moi je n'ai jamais payé un collaborateur à s'occuper de ma circonscription!", a-t-il poursuivi. Et l'ancien ministre d'adresser un message à ceux le mettant en cause: "Celles et ceux qui continueront à écrire et à dire des contre-vérités seront poursuivis".

"Aucun centime utilisé pour En Marche!"

Un communiqué diffusé ce jeudi matin par le mouvement En Marche! est venu appuyer la défense d'Emmanuel Macron. "Aucun centime du budget du ministère de l'Economie (...) n'a jamais été utilisé pour En Marche!. Toute affirmation du contraire est purement et simplement diffamatoire", affirme ainsi le mouvement dans ce texte.

Mardi, en réponse à ces révélations, les chefs de files des députés Les Républicains et UDI, Christian Jacob et Philippe Vigier, avaient dénoncé le "mensonge" et "l'imposture" d'Emmanuel Macron. "Franchement, celui qui nous expliquait dans une déclaration, que pas un seul euro d'argent public serait utilisé pour sa campagne, manifestement, c'est un mensonge", a ainsi réagi Philippe Vigier.

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Macron battrait Fillon au second tour, selon un sondage Sofres Reuters le 29/01/2017 à 21:05, mis à jour à 21:48 http://www.boursorama.com/actualites/macron-battrait-fillon-au-second-tour-selon-un-sondage-sofres-2a1c48090b2e9903a626bbfd42d0d4d4

L'ex-ministre de l'Economie Emmanuel Macron, qui arrive en troisième position dans les intentions de vote pour le premier tour de l'élection présidentielle, battrait le candidat de la droite François Fillon au second tour, selon un sondage Kantar-Sofres-Onepoint pour Le Figaro, RTL et LCI publié dimanche.

Le candidat du mouvement "En marche!" l'emporterait, que ce soit face à l'ex-Premier ministre (58-42) ou face à la présidente du Front national Marine Le Pen (65-35).

François Fillon l'emporterait lui face à la leader frontiste (60-40).

Au premier tour, Marine Le Pen (25%) arrive en tête des intentions de vote devant François Fillon (21%) et Emmanuel Macron (20%).

Benoît Hamon, tout juste investi candidat du Parti socialiste contre Manuel Valls, est lui crédité de 13%.

L'ex-ministre de l'Education devance le candidat de "La France insoumise" Jean-Luc Mélenchon (10%) et le président du MoDem François Bayrou (5%) qui n'a pas encore dit ses intentions pour l'élection.

En cas d'absence du leader centriste, les rapports de force sont quasiment similaires : Benoît Hamon (15%), Jean-Luc Mélenchon (10%), Emmanuel Macron (21%), François Fillon (22%), et Marine Le Pen (25%).

"Compte tenu des incertitudes et de l'instabilité actuelles, un second tour sans François Fillon n'est plus exclu, même si ce n'est pas le plus probable à ce stade", a déclaré Emmanuel Rivière de la Sofres. "Ce qui renforce la dynamique d'Emmanuel Macron, c'est surtout le 'Penelopegate'. C'est la dégringolade de François Fillon qui fait monter Emmanuel Macron."

Les électeurs de Marine Le Pen sont les plus sûrs de leur choix au premier tour (78%), devant ceux de François Fillon (61%), de Jean-Luc Mélenchon (56%), de Benoît Hamon (46%) et d'Emmanuel Macron (41%).

Le sondage a été réalisé en ligne les 26 et 27 février auprès d'un échantillon de 1.032 personnes inscrites sur les listes électorales représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. (Emmanuel Jarry, avec Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse)

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Présidentielle 2017: Pierre Bergé soutient Macron car «il n’y a pas d’autre choix aujourd’hui» ELECTION Le leader d’En Marche ! sera « le président qui nous conduira vers une social-démocratie », a-t-il tweeté… http://www.20minutes.fr/politique/2005579-20170130-presidentielle-2017-pierre-berge-soutient-macron-car-autre-choix-aujourdhui 20 Minutes avec AFP Publié le 30.01.2017 à 18:10 Mis à jour le 30.01.2017 à 18:42

C’est « un soutien sans la moindre restriction ». Le mécène Pierre Bergé, copropriétaire du Monde, a annoncé ce lundi sur Twitter qu’il soutenait Emmanuel Macron « pour être le président qui nous conduira vers une social- démocratie ».

« Il n’y a pas d’autre choix aujourd’hui », a-t-il précisé au lendemain de la victoire de Benoît Hamon à la primaire du PS. « Si Valls avait gagné, par amitié pour Valls, j’aurais voté pour lui. Mais j’assiste avec tristesse à la décrépitude du PS, à la fin du PS. »

J'apporte mon soutien sans la moindre restriction à Emmanuel Macron pour être le président qui nous conduira vers une sociale- démocratie.

« C’est un ami personnel, lui et sa femme »

« Mon soutien est évidemment logique, naturel. Il y a longtemps que je soutiens Emmanuel Macron, c’est un ami personnel, [ainsi que] sa femme », a-t-il dit. « Il y a très longtemps que je fais confiance à la jeunesse, qui n’est pas un handicap mais un avantage. »

Pour lui, « c’est aussi un gros avantage que Macron n’ait jamais été élu, tripatouillé dans des affaires politiciennes ». « Ceux qui disent qu’il n’a pas de programme sont des imbéciles. Le programme est clair et évident, a-t-il ajouté. Il aura la stature d’un président de la République et nous emmènera vers une social-démocratie. »

« Je suis prêt à (lui) trouver des concours financiers »

Interrogé sur le positionnement d’Emmanuel Macron, Pierre Bergé a estimé qu'« il penche à gauche, évidemment, mais il ne veut pas être pris pour un socialiste ». « Il a eu bien raison de quitter ce gouvernement où on n’a pas voulu appliquer les réformes qu’il voulait faire », a-t-il fait valoir.

En ce qui concerne un soutien financier à la campagne d’En Marche !, Pierre Bergé a rappelé qu’il n’avait, dans le cadre de la loi, « pas le droit de donner plus de 7 500 euros ». « Mais je suis prêt à [lui] trouver des concours financiers, si je les trouve, et à l’aider par n’importe quel moyen », a-t-il affirmé.

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Emmanuel Macron en meeting à Lyon : « Il n’y aura pas de mur dans mon programme » LE MONDE | 04.02.2017 à 15h34 • Mis à jour le 04.02.2017 à 18h32

L’ancien ministre de l’économie et candidat à la présidentielle a tenu son meeting au palais des sports de Gerland, devant plus de 10 000 personnes.

Match à distance entre les candidats à la présidentielle. Le week-end politique s’ouvre, samedi 4 février, avec le meeting d’Emmanuel Macron. La présidente du Front national, Marine Le Pen, et le candidat de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, lui emboîteront le pas en tenant des rassemblements dans la même ville, dimanche, alors que Benoît Hamon, fraîchement élu à la primaire à gauche, fera son discours d’investiture à la Mutualité, à Paris.

Pour le discours d’Emmanuel Macron, samedi après-midi, plus de de 10 000 personnes se sont réunies au palais des sports de Gerland. « Si nous sommes tous ici, c’est parce que nous aimons notre pays, que nous voulons un bel avenir pour nos enfants, a lancé l’ancien ministre de l’économie. Face aux incohérences et à la brutalité hors d’âge de la vie politique nous nous sommes levés le 6 avril dernier », jour du lancement du mouvement En Marche !

Appel solennel

Il a ensuite annoncé, durant cette campagné présidentielle, vouloir s’adresser aux « radicaux », aux « centristes » ainsi qu’aux « gaullistes » pour « réconcilier les Français ». « Le progrès ne peut plus se résumer en l’accroissement continu du bien-être matériel, a-t-il poursuivi. Partout la tentation du repli, de la fermeture, gagne du terrain. Nous devons réconcilier la France des métropoles, la France des quartiers, la France rurale. »

« Il n’y aura pas de mur dans mon programme », a-t-il lancé en référence aux premières décisions du nouveau président américain Donald Trump. Il a ainsi invité les entreprises innovantes et les chercheurs américains qui luttent notamment contre le réchauffement climatique et la pollution ou qui travaillent sur les énergies renouvelables à venir en France, s’il est élu président de la République.

« Je veux ce soir lancer un appel solennel à tous les chercheurs, à tous les universitaires qui, aux Etats-Unis, se battent contre l’obscurantisme. Que toutes celles et tous ceux qui font aujourd’hui l’innovation, l’excellence aux Etats-Unis nous entendent et nous voient. Vous avez aujourd’hui, et vous l’aurez à partir du mois prochain, une terre patrie, ce sera la France. »

« Une autre vision de l’Europe »

« Nous ne pouvons plus défendre un système politique dont les usages affaiblissent chaque jours la démocratie, a déploré ensuite M. Macron. Nous ne pouvons plus louer le projet européen sans proposer en même temps une autre vision de l’Europe. »

L’ancien ministre de l’économie a ensuite abordé la question du terrorisme au lendemain de l’attaque contre des militaires de la patrouille « Sentinelle » au Carrousel du Louvre, à Paris. « Le premier combat de nos combats sera celui contre le terrorisme. C’est celui que nous menons à travers notre diplomatie et nos armées, a-t-il affirmé. La liberté c’est d’abord la sécurité, la liberté de ne pas avoir peur sans laquelle rien n’est possible. »

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Marik Fetouh

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En Algérie, Emmanuel Macron veut en finir avec les "querelles fratricides" Dernière modification : 13/02/2017 http://www.france24.com/fr/20170213-france-presidentielle-2017-emmanuel-macron-algerie-partenariat-jeunesse

Le candidat à l’élection présidentielle Emmanuel Macron se rend en Algérie, lundi et mardi, pour peaufiner sa stature internationale mais aussi proposer un nouveau partenariat entre la France et l’Algérie tourné vers la jeunesse.

Si Emmanuel Macron se rendra à Alger au Mémorial du martyr, un célèbre monument érigé en hommage aux combattants de la guerre d’indépendance algérienne, c’est avec un discours résolument tourné vers l’avenir que le candidat à l’élection présidentielle arrive pour deux jours en Algérie, lundi 13 février.

"Je souhaite que nous entrions dans une nouvelle phase de notre histoire et je veux placer nos relations dans un avenir partagé, riche des liens tissés entre nos deux peuples. Nous devrons ensemble trouver des domaines de coopération et travailler sur des projets précis, en particulier tournés vers la jeunesse", explique l’ancien ministre de l’Économie, dans une interview publiée lundi par le quotidien algérien El Watan.

Ce positionnement lui permet notamment d’éviter le sujet douloureux qu’est la guerre d’Algérie. Pris à partie en novembre par la presse algérienne et sur les réseaux sociaux après une déclaration dans Le Point sur la colonisation française qui avait fait polémique – "Il y a eu des éléments de civilisation et des éléments de barbarie" – Emmanuel Macron a visiblement retenu la leçon.

Dans une tribune publiée lundi sur le site d’information Tout sur l’Algérie (TSA), dans laquelle il propose aux Algériens "un nouveau pacte collectif", le candidat à l’Élysée préfère ainsi se contenter d’évoquer les relations franco-algériennes des dernières décennies, regrettant que des "pages de notre histoire commune [aient] été tournées trop vite, sans les lire" et que "des querelles fratricides, des polémiques nationales, à Paris ou Alger, [aient] bousculé ces plans" de partenariat stratégique entre les deux pays.

S’inspirer des initiatives franco-allemandes

Pour Emmanuel Macron, qui, comme la jeunesse à laquelle il s’adresse, n’a pas connu la guerre d’Algérie, "le moment est venu d’engager" la France et l’Algérie "dans un nouveau pacte collectif" construit "autour de projets concrets" dans l’éducation, l’économie et la culture.

"Je proposerai au gouvernement algérien la création d'un Office franco-algérien de la Jeunesse, à l'instar de ce qui existe entre l'Allemagne et la France, pour favoriser la mobilité entre les deux rives de la Méditerranée", écrit-il dans la tribune publiée sur TSA à propos de ses projets en matière d’éducation, tout en proposant la création d’un second lycée français en Algérie.

L’ancien ministre de l’Économie affirme également vouloir des projets industriels conjoints, mais veut surtout bâtir des initiatives pour l’innovation et l’entreprenariat. "Nous avons entre l’Algérie et la France des milliers de jeunes, d’étudiants, d’entrepreneurs qui sont déjà engagés ou rêvent de se lancer dans des projets autour des nouvelles technologies, écrit-il. Je veux les accompagner. Nous devons structurer les incubateurs franco-algériens autour de nos pôles universitaires et scientifiques et créer un véritable écosystème de l’innovation entre nos pays. Des milliers d’emplois sont en jeu et notamment ici, en Algérie."

Miser sur le secteur des énergies renouvelables

Autre thématique qui parle particulièrement à la jeunesse, celle du développement durable : "Dans le solaire par exemple, l'Algérie a le plus grand potentiel au monde !", affirme-t-il. "Ma proposition concrète sera de créer une communauté économique franco-algérienne dans le secteur des renouvelables", estimant possibles quatre milliards d'euros d'investissements.

Enfin dans la culture, Emmanuel Macron prend l’exemple d’Arte, une autre initiative franco-allemande : "Je soutiens en particulier un grand projet inspiré des liens anciens entre nos artistes et nos techniciens audiovisuels et de l'exemple européen. Nous pourrions poser les fondations d'une plateforme de diffusion franco-algérienne, pour la télévision et en ligne, en partenariat avec les chaînes existantes, à l'image de la chaîne Arte."

Après avoir rencontré le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, lundi après-midi, Emmanuel Macron doit rencontrer le Premier ministre Abdelmalek Sellal et les ministres de l’Industrie, de l’Éducation, et des Affaires religieuses.

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15/02/2017 21:27 http://www.huffingtonpost.fr/2017/02/15/avec-cette-declaration-sur-la-colonisation-emmanuel-macron-fait-honte-droite-fn-algerie/

Avec cette déclaration sur la colonisation, Emmanuel Macron fait "honte" à la droite et au FN Le candidat d'"En Marche" a qualifié la colonisation de "crime contre l'humanité" sur une chaîne de télévision algérienne.

Plusieurs responsables de droite et du Front national ont fait part ce mercredi 15 février de leur émoi et de leur "honte" après que le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron a qualifié la colonisation française de "crime contre l'humanité" lors d'une interview en Algérie.

Dans une interview à la chaîne privée algérienne Echourouk News lors de son voyage en Algérie en début de semaine, l'ancien ministre de l'Economie avait qualifié la colonisation de "crime", de "crime contre l'humanité" et de "vraie barbarie".

"La colonisation fait partie de l'histoire française. C'est un crime, c'est un crime contre l'humanité, c'est une vraie barbarie et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l'égard de celles et ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes", a-t-il déclaré, tout en affirmant ne pas vouloir "balayer tout ce passé".

"Ce n'est pas digne d'un chef d'Etat"

Plusieurs responsables politiques Les Républicains mais surtout du FN ont vivement réagi au lendemain de la mise en ligne de cette interview. "Honte à Emmanuel Macron qui insulte la France à l'étranger: 'la colonisation de la France était un crime contre l'humanité'", a tweeté le député LR Gérald Darmanin, un proche de l'ancien président Nicolas Sarkozy.

"Opposer les Français, ressortir ces histoires pour diviser, pour remobiliser, je vois bien les soucis électoraux qu'il y a derrière tout ça. Ce n'est pas digne d'un chef d'Etat d'aller agiter des cicatrices qui sont encore très douloureuses", a aussi lancé Jean-Pierre Raffarin sur BFMTV, tandis que Christian Estrosi l'accusait de "discréditer la grande histoire de France".

Honte à @EmmanuelMacron qui insulte la France à l'étranger : "la colonisation de la France était un crime contre l'humanité" — Gérald DARMANIN (@GDarmanin) 15 février 2017

Je suis bouleversé qu'une personnalité politique FR telle que @EmmanuelMacron vienne aujourd'hui discréditer la grande histoire de France — Christian Estrosi (@cestrosi) 15 février 2017

"Cette détestation de notre histoire, cette repentance permanente est indigne d'un candidat à la présidence de la République", a de son côté affirmé François Fillon, le candidat de la droite à la présidentielle, en meeting à Compiègne devant environ 4000 personnes.

"Macron, le candidat des élites, des banques, des médias et... de la repentance", a fustigé la députée FN Marion Maréchal-Le Pen, également sur Twitter. "Non content de vouloir la dissoudre dans le grand bain mondialiste, Macron dénigre la France à l'étranger. Et il aspire à la présider ?", a aussi réagi le sénateur frontiste David Rachline.

Le vice-président du parti d'extrême droite, Florian Philippot, s'est aussi emporté en dénonçant la "repentance permanente". Quant au trésorier du FN Wallerand de Saint Just, il a accusé Emmanuel Macron de "tirer dans le dos de la France" depuis l'Algérie, ancienne colonie et même département français devenue indépendante en 1962.

Macron veut "réconcilier les mémoires"

Dans une série de tweets, l'ancien ministre de l'Economie a tenu à répondre à ses détracteurs. "Stop aux divisions sur ces sujets. Je ne suis ni dans la culpabilisation ni dans la dramatisation, écrit-il, affirmant être "le premier responsable politique français à avoir parlé en Algérie à la fois des pieds-noirs, des harkis et de tous les Algériens" et appelant à "réconcilier les mémoires"

Colonisation en Algérie : stop aux divisions sur ces sujets. Je ne suis ni dans la culpabilisation ni dans la dramatisation (1/4) — Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) 15 février 2017 La France a importé la Déclaration des Droits de l'Homme en Algérie, mais elle a oublié de la lire... (2/4) — Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) 15 février 2017

Je suis le 1er responsable politique français à avoir parlé en Algérie à la fois des pieds-noirs, des harkis et de tous les Algériens (3/4) — Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) 15 février 2017

60 ans après, il est temps de réconcilier nos mémoires. C'est la responsabilité de ma génération, qui n'a pas vécu la guerre (4/4) — Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) 15 février 2017

En octobre, Emmanuel Macron avait déjà suscité la controverse sur la question en déclarant au Point: "Alors oui, en Algérie il y a eu la torture, mais aussi l'émergence d'un Etat, de richesses, de classes moyennes, c'est la réalité de la colonisation. Il y a eu des éléments de civilisation et des éléments de barbarie".

Pour #Macron, la colonisation en #Algérie a apporté des éléments de civilisation. Ne pas vomir. Ne pas vomir. Ne pas vomir. Ne pas vomir... pic.twitter.com/9h8QuKOvwZ — Anys M. (@LeLienDT) 23 novembre 2016

Ce n'est pas la première fois que le débat sur la colonisation s'est invité dans la campagne présidentielle. Fin août, François Fillon avait déclenché une polémique en jugeant que "la France n'(était) pas coupable d'avoir voulu faire partager sa culture aux peuples d'Afrique"

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"Je vous ai compris", répond Macron à la polémique sur la colonisation Samedi 18/02/2017 à 19H30 http://www.laprovence.com/actu/en-direct/4327556/je-vous-ai-compris-repond-macron-a-la-polemique-sur-la-colonisation.html

Un "je vous ai compris" à la façon du général de Gaulle: Emmanuel Macron a essayé samedi de clore la polémique sur ses propos sur la colonisation et l'Algérie, lors d'un meeting perturbé par une manifestation de pieds-noirs relayée par le Front national.

Habitué à des salles pleines à craquer, le candidat d'En Marche! a mené son rassemblement au Zénith de Toulon (Var) devant environ 1.200 personnes - là où les organisateurs en espéraient 2 000 - et dans une ambiance nettement moins enflammée que d'habitude.

A la tribune, le candidat a accusé "le parti Front national" d'avoir "empêché des centaines" de personnes d'accéder au meeting, du fait de la manifestation houleuse qui a contraint la police à fermer une grille d'accès, à une centaine de mètres de la salle toulonnaise.

Aux cris de "Macron trahison!" et sous des drapeaux français floqués de pieds noirs, environ 150 personnes se sont rassemblées devant cette grille, pour protester contre les propos de M. Macron qualifiant la colonisation de "crime contre l'humanité".

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En visite à Londres, Emmanuel Macron rencontre Theresa May Par Arthur Berdah Publié le 21/02/2017 à 15:03 http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/02/21/35003-20170221ARTFIG00201-en-visite-a-londres-emmanuel-macron-rencontre-theresa-may.php

En déplacement outre-Manche ce mardi, le candidat d'En marche ! à la présidentielle va également tenir un meeting en fin de journée devant les Français installés dans la City. L'occasion de reprendre la main après la polémique suscitée par ses propos sur la colonisation en Algérie.

Il a décidé de frapper fort.

Alors qu'il traverse actuellement une période difficile en France, Emmanuel Macron s'en est allé à Londres pour prendre le large et s'offrir un grand bol d'air frais ce mardi.
L'occasion pour lui de tenir un meeting devant un parterre libéral conquis par son passé de banquier d'affaires. Mais aussi, et surtout, de travailler sa stature internationale, après un dernier déplacement raté en Algérie, où il a cru bon de qualifier la colonisation française de «crime contre l'humanité».

Ainsi l'ancien ministre de l'Économie rencontre-t-il pendant 45 minutes la première ministre britannique, Theresa May, au 10 Downing Street. Un rendez-vous de la plus haute importance, et dont le secret avait été extrêmement bien gardé par ses équipes, qui ne l'ont officialisé qu'à sa descente de l'Eurostar.
Il rencontre ensuite à 15h30 (16h30, heure française) le ministre des Finances britannique, Philipp Hammond, après un point presse.

Sans dévoiler «en exclusivité» aux journalistes le contenu de ce qu'il doit dire à Theresa May, Emmanuel Macron en a toutefois révélé la teneur. «Nos échanges seront riches, j'en suis sûr. En tout cas, je compte aborder tous les sujets d'intérêt commun, parce qu'il y a beaucoup de sujets (qui concernent) la France et la Grande Bretagne: qu'il s'agisse du Brexit, mais au-delà de ça de nos traités bilatéraux», a-t-il glissé sur le quai de la Gare St Pancras.

«La sixième ville de France»

Relancé sur les enjeux du Brexit, le candidat, a encore lâché: «Je pense que c'est une responsabilité historique qui est la sienne et je pense que nous avons tous beaucoup de responsabilités dans la période. Parce que c'est l'avenir de l'Europe qui se joue, et aussi l'avenir de la relation franco-britannique, qui est structurante sur beaucoup de sujets, au-delà des sujets économiques et financiers: les sujets de défense, de sécurité intérieure, et d'immigration».

Alors qu'il effectue actuellement sa troisième visite à Londres en à peine six mois, le leader d'En Marche! a ironisé: «C'est la sixième ville de France, comme le dit très joliment Boris Johnson». «Donc vous avez beaucoup de Français à Londres, et c'est important de leur expliquer ce qu'il se passe. Il y a 300.000 Français en Grande Bretagne, il y en a 200.000 à Londres», a-t-il souligné.
Il a ainsi dit vouloir «convaincre un électorat jeune et entreprenant» de ce qu'il «veut faire pour le pays et pour l'Europe». «Je vais donner ma vision de la relation franco-britannique, de ma stratégie pour l'Europe, et de ce que je veux faire en France», a conclu le candidat.

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Présidentielle : l'ex-candidat à la primaire de la gauche François de Rugy annonce sur franceinfo qu'il soutient Emmanuel Macron http://www.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/presidentielle-l-ecologiste-francois-de-rugy-annonce-sur-franceinfo-soutenir-emmanuel-macron-au-premier-tour_2068689.html

François de Rugy a annoncé, mercredi sur franceinfo, qu'il soutenait Emmanuel Macron à l'élection présidentielle. Le député écologiste s'était pourtant engagé à soutenir le vainqueur du scrutin organisé par le PS et ses alliés.

"Je choisis de m'engager dans la recomposition politique lancée par Emmanuel Macron", a annoncé mercredi 22 février François de Rugy sur franceinfo. "Je préfère la cohérence à l’obéissance", a-t-il précisé. "Les idées que j’ai défendues dans la primaire sont plus proches de celles défendues par Emmanuel Macron que de celles défendues par Benoît Hamon."

"Je ne suis pas dans une logique de parti, poursuit François de Rugy. Je pense que l’élection présidentielle ce n’est pas l’avenir d'un parti, c’est l’avenir de la France." François de Rugy : "je choisis de m'engager dans la recomposition politique qui a été lancée par Emmanuel Macron" #8h30aphatie pic.twitter.com/nilhEZwP98 — franceinfo (@franceinfo) February 22, 2017

Des contacts avec Macron avant la primaire

Candidat lui-même à la primaire de la gauche en janvier, le député écologiste avait obtenu 3,83% des voix au premier tour. Et il avait ensuite exclu de voter pour Benoît Hamon au second tour. Mais comme les autres candidats de la primaire de la Belle Alliance populaire, il s'était engagé à soutenir le vainqueur de la primaire.

Benoît Hamon voulait "reconstituer une forme de gauche rouge-verte, une gauche qui a été dans l'opposition ces cinq dernières années. Ce n'est pas le rassemblement tel que je le concevais, a expliqué François de Rugy sur franceinfo.

François de Rugy regrette que Benoît Hamon ait engagé des discussions avec certains candidats à la présidentielle, sans s'adresser à Emmanuel Macron. "J’ai été surpris que le soir de sa victoire, au lieu de s’adresser aux autres candidats de la primaire, il dise s’adresser à Jean-Luc Mélenchon ou à Yannick Jadot, et qu’il ne dise même pas : 'Je vais essayer d’avoir un contact avec Emmanuel Macron'." François de Rugy a rencontré Emmanuel Macron la semaine dernière, a-t-il indiqué ajoutant qu'"il avait eu des contacts avec lui avant la primaire."

Des réserves sur le revenu universel de Benoît Hamon

"Beaucoup de ministres et non des moindres" ont du mal à soutenir Benoît Hamon a confié le député écologiste. "Je vois Jean-Marc Ayrault qui s'est exprimé hier et qui a dit qu'il était dans une position d'attente. Et qu'il regarderait qu'elle serait la meilleure façon d'éviter un second tour François Fillon, Marine Le Pen, a-t-il expliqué. Je vois d'autres ministres et non des moindres qui ne s'expriment pas."

François de Rugy avait déjà exprimé des réserves sur Benoît Hamon et son programme, le 24 janvier sur franceinfo. "Je vois un Benoît Hamon qui, certes, a verdi son projet (…) mais d’un autre côté, il refuse la responsabilité",

"C’est inconcevable de défendre le revenu de base, sans parler de son financement, de son budget, ce n’est pas mon projet (…), il défend un 49.3 citoyen qui était un mécanisme de blocage, sans parler de ses ambiguïtés sur la laïcité", avait-t-il poursuivi. "Donc moi je ne peux pas voter pour Benoît Hamon." À la fin du mois de janvier, le député écologiste avait suggéré au vainqueur de la primaire socialiste de "dialoguer" aussi avec Emmanuel Macron.

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François Hollande était mercredi l'invité d'honneur, avec Fillon, Hamon et Macron. Mais pas Mélenchon ni Le Pen. http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/02/22/01016-20170222ARTFIG00417-la-presidentielle-s-invite-au-diner-du-crif.php

Qui a eu la vedette, mercredi soir, à Paris, lors du dîner du Crif ?
Parmi les 800 invités du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France, réunis dans un grand hôtel parisien à Montparnasse, en présence de François Hollande, invité d'honneur mais mollement applaudi, ce fut l'un des prétendants à sa succession… Emmanuel Macron !
Accompagné de son épouse et accosté de toute part, qui pour un selfie, qui pour une poignée de mains, il confie au Figaro:«Je viens témoigner ici de mon attachement à la communauté juive et de mon amitié. J'ai toujours marqué des positions claires.»

Pour sa part, Benoît Hamon, explique ainsi sa venue: «Au moment où les valeurs de l'égalité et de la fraternité sont mises en cause par la résurgence du racisme, de la xénophobie, de l'antisémitisme et que les marchands de peurs ont davantage voix au chapitre, je viens défendre les sentiments de fraternité, de tolérance, de fraternité.»

Loin de passer inaperçu, mais plus discret, François Fillon est arrivé le premier en vieil ami de toujours. «Je viens tous les ans, assure-t-il au Figaro. C'est une manière de manifester mon respect pour la communauté française juive d'origine et de venir soutenir des hommes et des femmes qui sont en proie à ces actes de violences et de racismes qu'il faut combattre avec la plus grande force.»

Il est dans le ton du discours de Francis Kalifat, nouveau président du Crif. «La guerre contre l'islamisme sera longue» a-t-il lancé, tout en constatant: «Depuis l'année 2000, la courbe de l'antisémitisme ne connaît ni de pause, ni cessez-le-feu» sans compter «les propos, gestes et postures antisémites aujourd'hui cachés derrière l'antisionisme».

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Pour Macron, son alliance avec Bayrou permet de "dépasser les clivages" http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/live/2017/02/23/en-direct-posez-vos-questions-sur-l-actualite-politique_5084024_4854003.html

A l'issue de leur rencontre qui a duré plus d'une heure dans un bar du 16e arrondissement à Paris, François Bayrou et Emmanuel Macron ont tenu une conférence de presse. Pour le leader d'En marche !, l'annonce du maire de Pau, mercredi, permet "un rassemblement progressiste qui dépasse les clivages".

"Il faut aller au delà des guerres de chapelle. Je pense que cette alliance est la condition d'un rassemblement plus large que nous portons. C'est aussi un renouvellement de la vie politique", a-t-il poursuivi. Nous avons parlé du fond, du projet que je présenterai la semaine prochaine notamment sur le travail et la moralisation de la vie politique. Nous avons une volonté : construire les conditions solide d'un espoir nouveau, d'une capacité française à entrer dans le 21e siècle, de réussir à inventer des nouvelles formes de progrès. C'est cela l'ambition qui est la notre."

François Bayrou a ensuite pris la parole.
Le maire de Pau a assuré qu'il n'y aurait pas de "ticket" avec M. Macron durant cette campagne : "Mon rôle est très simple, je vais tout faire pour aider. Je n'ai jamais accepter de ticket, pas de nomination ministérielle, ça n'a pas de sens pour moi. La Ve République, ce n'est pas ça."

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Des revenus modestes Une excellent préparation contrairement à Fillon et Le Pen. http://www.sudouest.fr/2017/02/12/ses-revenus-son-patrimoine-emmanuel-macron-joue-la-carte-de-la-transparence-3190611-7527.php

Emmanuel Macron, des dettes et un petit patrimoine net

D'autres candidats avaient largement commencé à anticiper cette opération transparence. C'est le cas notamment d'Emmanuel Macron.
Pour autant, sa déclaration de patrimoine va encore susciter les questions des observateurs et de ses adversaires, qui s'interrogent sur la faiblesse de son patrimoine, malgré les revenus élevés engrangés lorsqu'il était banquier chez Rothschild. Le candidat d'En Marche ! ne détient aucun bien immobilier car il a vendu son appartement parisien, estimé à 935 000 euros dans sa déclaration de 2014. En revanche, il affiche un portefeuille de 127 510 euros d'actions et de fonds de placements dans les PME. Et il a investi 91 954 euros dans un produit d'assurance vie. S'ajoute à cela, une épargne placée sur des livrets et PEL de 116 174 euros. Soit un montant total d'épargne financière de 335 638 euros.

Mais Emmanuel Macron est toujours endetté, ayant souscrit un prêt de 350 000 euros pour réaliser des travaux dans la maison du Touquet de sa femme Brigitte. Selon sa déclaration, il lui reste 246 837 euros à rembourser. Résultat : le patrimoine net de l'ancien ministre de l'Economie atteint à peine 88 801 euros.

En plus, selon sa déclaration, Macron a dû acquitter une indemnité de rupture de 53 652 euros au Trésor Public pour rembourser la " pantoufle " de l'ENA. En effet, il a démissionné de la fonction publique sans avoir servi l'Etat pendant dix ans, une règle qui s'impose aux diplômés de l'ENA.
Aujourd'hui, sans revenus réguliers -il n'est pas rémunéré par son mouvement En Marche !-, Emmanuel Macron vit grâce aux recettes de son livre Révolution, publié chez XO. Il a ainsi reçu un virement de 274 141 euros de son éditeur, le 4 janvier dernier, correspondant à " l'avance contractuelle nette " pour son ouvrage. Grâce au succès de son livre, Macron s'assure des revenus confortables sans peser sur les finances de son parti. https://www.challenges.fr/election-presidentielle-2017/presidentielle-operation-transparence-sur-le-patrimoine-des-onze-candidats_462191

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Le baisé du Crif

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Macron drague les électeurs de Juppé Par Charlotte Chaffanjon Modifié le 10/03/2017 à 11:44 - Publié le 10/03/2017 à 09:13 | Le Point.fr VIDÉOS. À Bordeaux, Macron a évoqué ce "grand responsable politique". Il estime que l'électorat de Juppé ne se retrouve pas dans "l'offre réactionnaire" de Fillon.

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Caricature d'Emmanuel Macron : les Républicains s'excusent Par Eric Turpin, France Bleu samedi 11 mars 2017 à 9:12

Une caricature d'Emmanuel Macron publiée vendredi sur Twitter par Les Républicains a provoqué un vif émoi avant d'être rétirée par le parti.

Une caricature d'Emmanuel Macron publiée vendredi par Les Républicains sur Twitter a suscité une vive émotion avant d'être retirée. Elle a été publiée à la mi-journée sur le compte Twitter du parti.

Dans le tweet, le candidat d'En Marche! à la présidentielle, ancien banquier d'affaires, est représenté vêtu d'un costume-cravate et d'un haut de forme avec un nez crochu, un cigare et une faucille rouge. Autour de lui, on aperçoit ses soutiens : Gérard Collomb, Jacques Attali, Robert Hue, Bertrand Delanoë et François Bayrou.

Cette caricature a suscité de nombreux commentaires indignés sur les réseaux sociaux notamment celui d'Alain Jakubowicz, le président de la Licra, la ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme qui parle d'une caricature antisémite.

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Favoritisme à Las Vegas : Macron dément fermement

Modifié le 13/03/2017 à 06:26 - Publié le 12/03/2017 à 19:53 | Le Point.fr "Je ne suis en rien mêlé à cette opération, ni de près, ni de loin", a affirmé le candidat d'En marche ! à "La Croix".
Il est aussi revenu sur son patrimoine.

L'affaire avait provoqué un mini-tollé en milieu de semaine. La secousse n'était pas à l'échelle de celle provoquée par l'affaire Fillon, mais elle était suffisamment puissante pour pousser les équipes de Macron, et même ses anciens collègues, à monter au créneau et démentir. Dans son édition du mercredi 8 mars, Le Canard enchaîné affirme que l'Inspection générale des finances (IGF) soupçonne un délit de favoritisme concernant l'organisation d'une soirée à Las Vegas en 2016 où Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie, avait rencontré des entrepreneurs français.

« Cette opération de séduction, montée dans l'urgence, à la demande expresse du cabinet du ministre, a été confiée au géant Havas par Business France (l'organisme de promotion de la French Tech dépendant de Bercy) sans qu'aucun appel d'offres ait été lancé », révèle Le Canard enchaîné. « La commande de la prestation Havas est susceptible de relever du délit de favoritisme », aurait souligné l'IGF après enquête, peut-on lire dans le journal satirique. Le chef de file des députés LR, Christian Jacob, avait rapidement demandé au Parquet national financier mercredi de « se saisir rapidement » du dossier.

L'affaire avait provoqué un mini-tollé en milieu de semaine. La secousse n'était pas à l'échelle de celle provoquée par l'affaire Fillon, mais elle était suffisamment puissante pour pousser les équipes de Macron, et même ses anciens collègues, à monter au créneau et démentir. Dans son édition du mercredi 8 mars, Le Canard enchaîné affirme que l'Inspection générale des finances (IGF) soupçonne un délit de favoritisme concernant l'organisation d'une soirée à Las Vegas en 2016 où Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie, avait rencontré des entrepreneurs français.

« Cette opération de séduction, montée dans l'urgence, à la demande expresse du cabinet du ministre, a été confiée au géant Havas par Business France (l'organisme de promotion de la French Tech dépendant de Bercy) sans qu'aucun appel d'offres ait été lancé », révèle Le Canard enchaîné. « La commande de la prestation Havas est susceptible de relever du délit de favoritisme », aurait souligné l'IGF après enquête, peut-on lire dans le journal satirique. Le chef de file des députés LR, Christian Jacob, avait rapidement demandé au Parquet national financier mercredi de « se saisir rapidement » du dossier.

ISF, patrimoine, salaire...

Dans un entretien donné à La Croix dimanche et publié en ligne, le candidat En marche ! est revenu sur cette affaire. "Je ne suis en rien mêlé à cette opération, ni de près, ni de loin", s'est défendu Emmanuel Macron. Selon lui, Bercy n'est absolument pas intervenu dans l'organisation de la soirée : "Tout cela relève de la seule compétence de l'opérateur, en l'espèce Business France." Mais le candidat d'En marche ! n'en est pas resté là. Il a également tenu à s'expliquer sur une autre affaire polémique qui a marqué son début de campagne. Mediapart et Le Canard enchaîné révélaient en mai 2016 que l'ancien ministre de l'Économie avait été contraint de rectifier à la hausse son patrimoine pour les années 2013 et 2014. La question demeurait : avait-il sous-évalué volontairement son patrimoine pour ne pas être soumis à l'ISF ?

Là aussi, Emmanuel Macron dément dans La Croix : "J'avais pris soin de faire établir l'évaluation de mon appartement principal (...) L'administration fiscale a contesté cette évaluation (...) Ce n'était donc pas du patrimoine dissimulé mais un désaccord sur l'estimation de la valeur du bien." Enfin, l'ancien secrétaire général adjoint à l'Élysée est revenu sur les questions que soulevait le montant de son patrimoine financier, lui l'ancien banquier d'affaire de Rothschild - Selon le JDD, l'ancien ministre de l'Économie détient 227 772 euros de placements financiers et une assurance vie de 89 094 euros, que viennent plomber 252 750 euros de dettes au Crédit Mutuel. "J'avais le statut d'indépendant (ndlr : alors banquier). J'ai donc payé, sur le montant brut de ma rémunération, des cotisations sociales patronales, salariales, puis l'impôt sur le revenu (...) Je ne gagnais plus assez pour payer mes impôts !", affirme même à La Croix le candidat, qui explique également avoir procédé à de nombreux travaux immobiliers et diminué sa rémunération lors de son passage à l'Élysée.

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Martin Chirac roule pour Emmanuel Macron 13/03/2017 à 06h47

Martin Rey-Chirac, âgé de 20 ans, a adhéré au mouvement En Marche! il y a un an. Le petit-fils de Jacques Chirac y a retrouvé des anciens ministres de son grand-père.

Martin Rey-Chirac suivra-t-il les traces de son grand-père? Le petit-fils de l'ancien président de la République a décidé de s'engager dans la campagne mais pas aux côtés des Républicains. Depuis un an, le jeune homme âgé de 20 ans a rejoint le mouvement En Marche!. Il n'aurait même pas attendu le résultat de la primaire de la droite et du centre pour s'engager, souffle un élu LR à L'Opinion.

Le petit-fils de Jacques et Bernadette Chirac a retrouvé au sein du mouvement d'Emmanuel Macron d'anciens ministres de son grand-père. Outre Renaud Dutreil, Jean-Paul Delevoye et Serge Lepeltier, Anne-Marie Idrac, ce sont Jean-Jacques Aillagon ou encore Alain Madelin qui ont rallié le camp de l'ancien ministre de l'Economie. Autre prise symbolique: le conseiller de Paris, Dominique Tiberi, a, lui, donné son parrainage au candidat d'En Marche!.

Passion des Arts

Pour le moment rien ne dit si le jeune homme aspire à une carrière politique. Le fils de Claude Chirac et de l'ancien judoka, Thierry Rey, a déjà hérité de la passion pour les Arts de son grand-père. Après une adolescence tumultueuse, Martin Rey-Chirac a intégré le service marketing de la prestigieuse maison de vente aux enchères, Christie's, propriété de François Pinault, collectionneur d'oeuvres d'art contemporain et ami de la famille Chirac, rapportait en octobre dernier VSD.

C'est en juin dernier que Martin Rey-Chirac a fait une sortie remarquée à l'occasion des 10 ans du musée du Quai Branly, rebaptisé musée Quai Branly-Jacques Chirac. Ce jour-là, le jeune homme avait rendu un vibrant hommage à son grand-père dont il se disait "fier". "Mon grand-père ne s'occupait guère de moi mais pour lui il fallait m'initier à l'essentiel", confiait-il.

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http://tempsreel.nouvelobs.com/presidentielle-2017/20170316.OBS6690/la-presse-allemande-sous-le-charme-de-macron-le-messie-centriste.html
La presse allemande sous le charme de Macron, le "messie centriste"

Il y a cinq ans, Angela Merkel avait choisi son camp : "Je soutiens Nicolas Sarkozy sur tous les plans", lançait-elle aux côtés du président français en février 2012, sur l'argument qu'il est "normal de soutenir des partis amis" (comprendre de droite). Trois mois plus tard, la chancelière s'en mordait les doigts : malgré certaines convergences de vue, sa relation avec François Hollande, qui ne partait pas sur les chapeaux de roues, n'aura jamais été très chaleureuse.

Emmanuel Macron, qui s'est vu accorder un rendez-vous d'une heure ce jeudi 16 mars (il rencontre également le président de la République Frank-Walter Steinmeier et le ministre des Affaires étrangères Sigmar Gabriel), ne pourra donc se prévaloir d'un quelconque adoubement. En revanche, l'opinion allemande commence à le considérer avec intérêt depuis quelques semaines, comme le note le correspondant du "Monde" à Berlin.

"Ce rendez-vous est important pour ma campagne", déclare Emmanuel Macron mercredi au site d'infos Heute. "Maintenant que j'ai présenté mon programme aux Français, je peux parler en toute franchise au gouvernement allemand. J'appelle l'Allemagne à devenir notre partenaire stratégique prioritaire."

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Le Drian, des ventes en Rafale ! Par Emmanuel Berretta Modifié le 30/04/2015 à 12:51 - Publié le 30/04/2015 à 12:15 | Le Point.fr

Après l'Égypte et l'Inde, le ministre de la Défense obtient l'accord du Qatar pour 24 Rafale. L'armement français engrangera 15 milliards d'euros à l'export en 2015.

En atterrissant, mardi soir, à l'aéroport militaire de Villacoublay, en région parisienne, Jean-Yves Le Drian savait qu'il rapportait de son voyage à Doha la 3e vente de Rafale depuis le début de l'année. Lors de la visite discrète au Qatar du ministre de la Défense, l'émir al-Thani a donné son accord pour l'acquisition de 24 avions Rafale. Une bonne nouvelle pour François Hollande et l'industrie de l'armement français. Le contrat qatarien s'élève à 6,3 milliards d'euros. L'année 2015 se révèle d'ores et déjà exceptionnelle pour l'armement français, qui engrange, à ce jour, 15 milliards d'euros à l'export.

Avec les ventes à l'Égypte en février et à l'Inde, ce sont ainsi 84 exemplaires de l'avion de chasse français des usines Dassault qui seront livrés à l'exportation. Pour préparer cette vente qatarienne, le ministre de la Défense a effectué dix déplacements au Qatar depuis le 22 août 2012. La vente du Rafale à l'émirat s'inscrit dans le cadre d'un partenariat stratégique dans une région embrasée par le conflit syrien.

L'émir al-Thani avait évoqué pour la première fois le Rafale lors de la deuxième visite de Jean-Yves Le Drian, le 10 février 2013. C'est alors que la négociation technique avait commencé. Le 18 octobre 2014, l'émir avait annoncé au ministre français sa volonté de conclure dans les six mois. L'accord prévoit que 36 pilotes qatariens (cela avait été acté dès décembre 2014) seront formés, ainsi qu'une centaine de mécaniciens en France.

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Estrosi reçoit Macron à Marseille, "une simple visite républicaine" Cette visite Macron-Estrosi, qui ne figurait pas au programme officiel du candidat, n'a été discrètement confirmée à la presse que dans la nuit. L'Obs Publié le 01 avril 2017 à 15h35 http://tempsreel.nouvelobs.com/presidentielle-2017/20170401.OBS7418/estrosi-recoit-macron-a-marseille-une-simple-visite-republicaine.html

Le candidat Emmanuel Macron s'est entretenu samedi 1er avril avec le patron LR de la région PACA Christian Estrosi, à l'hôtel de région à Marseille. Une rencontre, filmée par le quotidien régional "La Provence" et qui ne figurait pas au programme officiel du candidat, a été présentée par les deux hommes comme "une visite républicaine".

Plusieurs dizaines de taxis marseillais manifestaient samedi à la mi-journée contre "le candidat de l'ubérisation" devant le siège de La Provence, ainsi qu'aux abords du Parc Chanot, lieu de son meeting. L'ancien ministre a réussi à quitter le siège du quotidien mais des chauffeurs ont jeté des pneus sur sa voiture, obligeant des policiers à intervenir pour permettre au véhicule de partir, dans un grand crissement de pneus.

Une vingtaine de Français d'Algérie manifestaient aussi leur colère contre "un traître qui n'aime pas la France".

Le candidat d'En Marche ! est à Marseille pour un meeting devant rassembler plusieurs milliers de personnes en début d'après-midi, avant que cet ancien ministre, supporteur de l'OM, aille assister au stade Vélodrome au match de Ligue 1 Marseille-Dijon.

Sifflé vendredi soir lors du meeting de François Fillon, Christian Estrosi, qui avait demandé il y a quelques semaines à François Fillon de renoncer à sa candidature vu ses ennuis judiciaires, a dit son "estime", "voire (son) amitié" pour l'ancien ministre de l'Economie, lors de cette rencontre au conseil régional.

"C'est le président de la région qui reçoit l'ancien ministre Emmanuel Macron, avec lequel j'ai toujours eu des relations de respect, voire d'amitié, car au-delà des clivages politiques cela existe aussi entre responsables publics", a déclaré Christian Estrosi au quotidien La Provence en début d'entretien.

"Les républicains de cette région, de tous bords, n'auraient pas compris qu'à l'occasion de cette visite à Marseille, je ne reçoive pas l'ancien ministre de l'Economie", a défendu l'ex-maire de Nice.

A la demande de Macron

Pour Emmanuel Macron, "c'est une visite républicaine", et "en effet, nous avons de l'estime réciproque, voire de l'amitié".

"C'était tout à fait normal et naturel de rendre cette visite de courtoisie, aussi parce que je n'oublie pas le combat livré par Christian Estrosi aux dernières régionales", a-t-il poursuivi auprès de "La Provence", dont il a ensuite rencontré des lecteurs.

C'est Emmanuel Macron, en déplacement à Marseille, qui a demandé à rencontrer Christian Estrosi, affirme à l'AFP son entourage. De la part du responsable LR, il s'agit là d'un "accueil républicain", a-t-on ajouté, et "cela n'a rien à voir avec les sifflets" essuyés par Christian Estrosi.

Informé par deux journalistes, du "Figaro" et de "Paris Match", que le candidat d'En marche! était reçu samedi matin à Marseille, François Fillon a d'abord ri, avant de glisser, selon ces journalistes, que "Christian Estrosi devrait faire attention à ce qu'il dit".

Le bras droit de Marine Le Pen, Florian Philippot, a rapidement fustigé une "sorte de ralliement" incarnant selon lui "le système" et "en plein dans 'l'UMPS'", y voyant le signe de "tractations pour le second tour de la présidentielle (...) et pour les législatives".

"Estrosi en marche pour Macron !", a pour sa part raillé sur Twitter Marion Maréchal-Le Pen, députée FN du Vaucluse et nièce de Marine Le Pen.

Candidat à la présidentielle et président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan a moqué "deux personnes creuses comme des tambours qui se rencontrent". "Cela fait beaucoup de bruit mais qu'est-ce que cela apporte à la France ?", a-t-il déclaré à BFMTV.

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Mathieu Bock-Côté : ce que révèle le discours de Macron à Marseille Par Mathieu Bock-Côté Publié le 04/04/2017 à 11:24 http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2017/04/04/31001-20170404ARTFIG00094-mathieu-bock-cote-ce-que-revele-le-discours-de-macron-a-marseille.php

Pour Mathieu Bock-Côté, en égrenant l'origines des citoyens venus à son meeting, Emmanuel Macron a dévoilé sa vision idéologique multiculturaliste.
Il y a un noyau idéologique du macronisme, il s'agit du multiculturalisme.
On retrouve là le dogme fondamental de l'orthodoxie multiculturaliste : nous sommes tous des immigrants.
Il s'agit d'expliquer aux Français qu'ils ont tort de s'inquiéter de la dissolution de leur patrie et de leur civilisation.

Mathieu Bock-Côté est docteur en sociologie, chargé de cours aux HEC à Montréal et chroniqueur au Journal de Montréal et à Radio-Canada. Ses travaux portent principalement sur le multiculturalisme, les mutations de la démocratie contemporaine et la question nationale québécoise. Il est l'auteur d' Exercices politiques (VLB éditeur, 2013), de Fin de cycle: aux origines du malaise politique québécois (Boréal, 2012), de La dénationalisation tranquille (Boréal, 2007) et de Le multiculturalisme comme religion politique (éd. du Cerf, 2016).

C'est la grande prouesse d'Emmanuel Macron depuis le début de cette campagne présidentielle: il arrive à se faire passer pour un candidat post-idéologique, réconciliant les contraires et faisant éclater les vieux clivages qui étoufferaient la vie politique française. Loin des passions idéologiques, il délivrerait un pays otage des extrêmes et de leurs fantasmes. Il se veut de gauche et de droite, sans être ni à gauche ni à droite. Il confesse par coquetterie une nostalgie monarchiste tout en se voulant le chantre de la modernité la plus radicale. Il applique cette logique à presque tous les enjeux, au point où sa candidature devient l'objet de récurrentes moqueries, comme si le macronisme n'était qu'un hollandisme revampé et relooké, carburant essentiellement à l'art de la synthèse bancale, au point de rassembler sur sa barque bien des éclopés de la politique française des dernières décennies, qu'ils soient communistes, ultralibéraux ou chiraquiens.

Il y a pourtant un noyau idéologique du macronisme, à tout le moins lorsqu'émerge la question identitaire, dont on ne saurait contester l'importance vitale pour notre temps. Et il s'agit du multiculturalisme, que le candidat fait semblant de dénoncer alors qu'il en embrasse la logique. Ce n'est pas surprenant: l'adhésion à l'idéal diversitaire est la marque distinctive du progressisme contemporain. On le sait depuis quelques semaines déjà, il n'y a pas pour Emmanuel Macron de culture française. L'art français ne semble pas lui dire grand-chose non plus. En fait, la culture française ne serait qu'un communautarisme parmi d'autres dans un univers soumis à la loi du multiple. Et on ne voit pas pourquoi ce communautarisme surplomberait les autres et se poserait comme culture de convergence. La déclaration est tellement grosse qu'elle colle à sa candidature depuis. Comment ne pas y voir une représentation presque caricaturale de l'hostilité profonde des élites mondialisées aux nations?

À Marseille, Macron en a rajouté. L'homme qui confond manifestement la vocifération avec l'éloquence a terminé son discours en égrenant l'origine des citoyens présents dans la salle, comme s'il avait le souci de n'en oublier aucune. Maliens, Sénégalais, Ivoiriens, Marocains, Tunisiens et bien d'autres: tous étaient convoqués, dans une étonnante célébration d'une république renvoyant chacun à ses origines, ce qui est radicalement contradictoire avec le principe assimilationniste qui invitait chacun à se fondre dans la nation. La nation selon Macron se définit plutôt comme un rassemblement de communautés cohabitant grâce à la magie sémantique du «vivre-ensemble». On se demandera quelle est la place, dans cette mosaïque, des Français que faute de mieux, on dira «d'origine française» - à moins que ce terme aussi ne fasse scandale. De quelle histoire sont-ils les héritiers et quelle origine peuvent-ils revendiquer?

On retrouvait là le dogme fondamental de l'orthodoxie multiculturaliste: nous sommes tous des immigrants. La trame fondamentale d'un pays serait d'abord celle des vagues d'immigration l'ayant constitué. Faut-il arracher la France à son histoire pour la rendre inclusive? Ne risque-t-on pas ainsi de radicaliser le sentiment de dépossession de bien des Français qui craignent de devenir étrangers chez eux et qui ne voient pas trop pourquoi ils devraient s'en réjouir? L'angoisse identitaire n'est pas un fantasme régressif, à moins qu'on ne considère que le besoin d'enracinement et de continuité historique relève des pathologies politiques à combattre au nom de l'émancipation. L'histoire du monde serait celle d'une perpétuelle migration et la fixation de certaines populations sur certains territoires serait à la fois arbitraire et provisoire. Un peuple n'aurait pas le droit de vouloir se sentir chez lui: ce sentiment relèverait de l'extrême-droite.

Poursuivons le décryptage de la logique macronienne: Marseille serait une ville modèle parce qu'elle serait une ville-monde, dont l'histoire serait finalement étrangère, ou du moins distincte, de celle de la nation française. D'ailleurs, dans la philosophie multiculturaliste, la métropole est appelée à se substituer à l'État-nation, une tendance qu'encourage aussi la mondialisation avec laquelle Emmanuel Macron entretient un rapport quasi-euphorique. La philosophie du candidat Macron converge à bien des égards avec celle qui traverse l'Histoire mondiale de la France pilotée par Patrick Boucheron. À tout le moins, la grande ville mondialisée serait un meilleur cadre pour chanter la diversité heureuse que la nation, otage souvent de populations ancrées dans des schèmes culturels dépassés - c'est la fameuse France périphérique qui se reconnaît bien peu dans le candidat Macron, alors qu'il est célébré dans la France mondialisée. Cette grande ville célébrant la diversité serait appelée à s'extraire du cadre national - on a vu cette tentation s'exprimer à Londres et à Paris au moment du Brexit.

Macron suscite le même enthousiasme médiatique qu'Alain Juppé du temps où ce dernier était célébré par les rédactions au nom de sa philosophie de l'identité heureuse, même si nous sommes passés de la célébration du père rassembleur à celle du jeune leader dynamique. Il s'agit chaque fois d'expliquer aux peuples en général et aux Français en particulier qu'ils ont tort de s'inquiéter de la dissolution de leur patrie et de leur civilisation et qu'il leur suffit de s'adapter à la nouvelle époque de bonne foi pour voir leurs craintes se dissiper. Il n'est pas certain que si cette élection se transformait en référendum sur l'avenir de la nation française, la philosophie d'Emmanuel Macron serait majoritaire dans les urnes. De là l'importance pour le système médiatique de centrer pour encore quelques semaines son attention sur les «affaires», pour détourner l'élection des véritables enjeux qui devraient mobiliser la population.

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Macron : la campagne de Fillon « est aux franges de la République » Le candidat d’En Marche ! a évoqué sur RadioJ le conflit israélo-palestinien et la place des Juifs en France Times of Israel Staff 9 avril 2017, 18:16 2

Emmanuel Macron était l’invité de Frédéric Haziza sur RadioJ dimanche 9 avril. A cette occasion, il est revenu sur sa vision du conflit israélo-palestinien prévenant des dangers de vouloir simplifier ce conflit. Il a également évoqué le destin des Juifs ayant choisi de quitter la France pour Israël.

« Les Juifs ont une place très particulière pour la République, pour qui ils récitent d’ailleurs chaque semaine une prière dans les synagogues, il ne faut pas l’oublier. Demain ce sera Pessah, et à cette occasion les Juifs prononceront cette phrase dans leur prière : ‘l’an prochain à Jérusalem’. Jérusalem est pour eux ce symbole de liberté ».

Quant à déplacer l’ambassade française à Jérusalem, il critique les « grandes annonces » qui apportent « plus de déséquilibre ». Interrogé par le journaliste, Emmanuel Macron dit comprendre le départ des Juifs vers Israël. « Mais sous mon mandat, je veux que ces départs soient des alyah par choix, et non par contrainte. »

A propos de la résolution du conflit israélo-palestinien, l’ex-ministre des Finances de François Hollande compte promouvoir une France « amie d’Israël », partenaire de sa sécurité, qui protégera « les Juifs en France et à l’étranger ». Le candidat d’En Marche dénonce pourtant les « positions belliqueuses [de Benjamin Netanyahu] lorsqu’elles contreviennent au droit international. » Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une réunion de la Commission des Affaires étrangères et de la Défense, le 8 mars 2017 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d’une réunion de la Commission des Affaires étrangères et de la Défense, le 8 mars 2017 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« Les décisions politiques de Benyamin Netanyahu ne sont pas de nature à assurer la stabilité de la région, ni la sécurité collective d’Israël d’ailleurs », plaide Emmanuel Macron, qui affirme qu’une fois élu il restera dans le cadre « d’accords qui ont été signé en 1992 », faisant ainsi référence aux accords d’Oslo, qui prévoient une solution à deux états.

Prônera-t-il une reconnaissance pleine de la Palestine s’il est élu ? « Je pense que sur ce sujet, on peut se ‘faire plaisir’, j’entends que certains en font un préalable à tout, mais cela ne sert à rien. Ce qui compte, c’est la reconnaissance mutuelle des deux états dans un objectif de compréhension mutuelle et de construction de la paix. »

« Si la France s’engageait dans un processus de reconnaissance unilatérale de la Palestine, explique-t-il, on ajouterait en quelque sorte au déséquilibre […]. Et on affaiblirait le poids de la France dans la région. »

Le candidat d’En Marche ! est revenu sur les coups bas de cette campagne, décrite par beaucoup comme « une sale campagne ». Il a égrainé les problèmes posés par la campagne mené par François Fillon : « Certains soutiens de François Fillon [Charles Millon, proche du FN], la caricature [où E. Macron était représenté en banquier au nez crochu], les connotations quand on parle de la banque Rothschild, les fausses informations sur internet. Il y a une partie qui est aux franges de la République, à qui je ne céderai rien. »

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Macron tacle la fascination de Le Pen, Mélenchon et Fillon pour Poutine A La Une Politique Présidentielle 2017 Publié le 10/04/2017 à 13h58 par Jefferson Desport.

Pour Emmanuel Macron, la vision de la paix et des relations internationales de Jean-Luc Mélenchon est "au mieux de l’angélisme, au pire de l’irresponsabilité"

Emmanuel Macron, qui présentait ses principales mesures en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme ce lundi matin, a répondu à Jean-Luc Mélenchon, désormais en troisième position dans les sondages, et à son discours sur la paix prononcé dimanche à Marseille. Alors que le leader de la France insoumise rêve notamment de faire sortir la France de l’Otan, Emmanuel Macron a développé une vision de la paix à l’exact opposé.

"La paix, elle ne se décrète jamais d’elle-même, sinon c’est la paix des autres, c’est à dire la loi du plus fort." E. Macron

En effet, pour l’ex-ministre de l’Economie ce que propose Jean-Luc Mélenchon : "ce n’est pas la paix". Et d’appuyer : "il propose de nous désarmer et de penser que tout va bien se passer. Au mieux, c’est de l’angélisme, au pire de l’irresponsabilité."

Il poursuit : "Si la paix que défend Jean-Luc Mélenchon, c’est la paix de Vladimir Poutine, très peu pour moi. Si la paix que défend Jean-Luc Mélenchon, c’est de désarmer la France de manière unilatérale devant celles et ceux qui nous attaquent et devant ces groupes terroristes, très peu pour moi".

Pour Emmanuel Macron, la paix "se construit" par "une action diplomatique complexe, élaborée" mais surtout en suivant une ligne faite "d’indépendance et de souveraineté". Il l’assume sans détour : "La paix, on la construit en ayant des forces militaires, des forces de dissuasion, des forces de renseignement. La paix, elle ne se décrète jamais d’elle-même, sinon c’est la paix des autres, c’est à dire la loi du plus fort."

Et de tacler : "La candidate de l’extrême droite, le candidat de la droite des affaires et le candidat de la gauche communiste, sont tous les trois sont fascinés par M. Poutine, un dirigeant qui ne partage ni nos valeurs, ni n’a montré de responsabilités dans les grands conflits internationaux."

En la matière, Emmanuel Macron promet, lui, d’agir sur une ligne politique qu’il définit de "Gaullo-mitterrandienne". C’est à dire avec "une force d’indépendance et qui sait dans quel camp elle est et où sont les missiles".

Un peu plus tôt, celui qui veut mettre en place un service militaire universel et obligatoire d’un mois, avait également dénoncé les propos de Marine Le Pen sur la rafle du Vel d’Hiv: "Marine Le Pen est bien la fille de Jean-Marie Le Pen. C’est le vrai visage de l’extrême droite que je combats."

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Présidentielle: le ministre allemand des Finances soutient Macron face à Fillon Actualité Politique Elections Presidentielle 2017 Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 11/04/2017 à 22:39

Wolfgang Schäuble a annoncé ce mardi qu'il "voterait probablement" pour Emmanuel Macron s'il avait la nationalité française. Le ministre d'Angela Merkel appartient pourtant à la CDU, proche du parti Les Républicains.

Cette annonce ne va pas plaire à François Fillon. Le ministre allemand des Finances a rompu ce mardi la neutralité officielle de mise concernant l'élection présidentielle, en indiquant qu'il préférait le centriste Emmanuel Macron au candidat de la droite, pourtant proche de lui sur le plan politique.

"Ne me mettez pas en difficulté, vous savez quelle est ma famille politique", a déclaré Wolfgang Schäuble en référence au fait que son parti conservateur, la CDU d'Angela Merkel, était un parti "frère" au plan européen des Républicains.

Mais "si j'étais français, si j'étais habilité à voter (...) je voterais probablement pour Macron", a déclaré ce vétéran de la politique de 74 ans, qui jouit d'une image d'intégrité, lors d'un débat organisé par l'hebdomadaire allemand Der Spiegel. Critique envers l'attitude de François Fillon

Il a justifié ses réserves par l'attitude de François Fillon face à son inculpation, notamment de détournement de fonds publics, dans une affaire d'emplois fictifs présumés concernant son épouse. "Fillon, ce n'est pas tant les affaires en tant que telles, c'est sa réaction, ses attaques à l'égard de la justice et autres choses semblables", a-t-il dit.

"Tout cela n'est pas très encourageant", a déploré le ministre allemand des Finances, proche de la chancelière et poids lourd de son parti.

Aucune position officielle de Merkel
Angela Merkel n'a apporté de soutien officiel à aucun des candidats, après avoir reçu trois d'entre eux à Berlin, François Fillon et Emmanuel Macron, mais aussi le candidat socialiste Benoît Hamon. En 2012, elle avait soutenu le président sortant Nicolas Sarkozy.

En rompant cette neutralité d'usage, Wolfang Schäuble a en réalité dit tout haut ce que nombre de responsables allemands, en particulier des proches d'Angela Merkel, disent en privé. S'ils louaient au départ les élans réformateurs de François Fillon, ils lui préfèrent désormais Emmanuel Macron et ses positions pro-européennes.

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Présidentielle : "Allô, Emmanuel Macron ? Ici, Barack Obama" Une jolie journée pour le candidat d'En marche !. Après s'être entretenu avec l'ancien président américain, il a reçu le soutien de Dominique de Villepin. Source AFP Publié le 20/04/2017 à 20:10 | Le Point.fr

Ils ont pu évoquer « l'importante élection présidentielle » à venir en France. L'ancien président américain Barack Obama s'est entretenu jeudi avec Emmanuel Macron, a indiqué son porte-parole, précisant que l'objet de cet appel n'était pas d'apporter un soutien officiel au candidat centriste du mouvement En marche !. Le candidat de 39 ans a « chaleureusement remercié Barack Obama pour son appel amical », selon son équipe de campagne, qui a précisé que l'échange avait en particulier porté « sur l'avenir de l'Europe et sur les valeurs progressistes auxquelles ils sont tous deux très attachés ».

Barack Obama, qui s'est montré très discret depuis son départ de la Maison-Blanche le 20 janvier, a « apprécié l'occasion d'entendre M. Macron évoquer sa campagne et l'importante élection présidentielle en France », a indiqué son porte-parole, Kevin Lewis. Ce dernier a souligné l'importance que l'ex-président démocrate accordait à la France « en tant que proche allié des États-Unis » et en raison de son rôle dans la défense « des valeurs progressistes en Europe et à travers le monde ». Kevin Lewis a précisé que Barack Obama n'apporterait son « soutien officiel » à aucun candidat avant le premier tour de l'élection, prévu dimanche. Interrogée par l'Agence France-Presse sur la genèse de cet appel téléphonique, l'équipe d'Emmanuel Macron a affirmé que les deux parties étaient en contact « depuis plusieurs semaines ». Qui a appelé l'autre, formellement ?

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Attentat des Champs-Elysées : Cazeneuve accuse Le Pen et Fillon d'instrumentalisation Election présidentielle|Aurélie Rossignol, avec AFP|21 avril 2017, 16h32 | MAJ : 21 avril 2017, 17h31 http://www.leparisien.fr/elections/presidentielle/attentat-des-champs-elysees-cazeneuve-accuse-le-pen-et-fillon-d-outrance-le-fn-se-lache-21-04-2017-6874407.php

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Présidentielle: Macron fait la fête à la Rotonde et n'a «pas de leçons à recevoir» POLITIQUE Le candidat d'En Marche! rejette les comparaisons avec Nicolas Sarkozy... Publié le 24.04.2017 à 04:00 Mis à jour le 24.04.2017 à 04:00 http://www.20minutes.fr/politique/2055351-20170424-video-presidentielle-macron-fait-fete-rotonde-lecons-recevoir

C’était le 6 mai 2007. Nicolas Sarkozy fait la fête au Fouquet’s avec une cinquantaine de patrons et de people et place sa présidence sous le signe du « bling-bling ». Emmanuel Macron n’a visiblement pas retenu la leçon sur le risque des célébrations ostentatoires, surtout quand elles sont prématurées : sorti en tête du premier tour avec près de 24 % des suffrages, contre 21,50 % pour Marine Le Pen, le leader d’En Marche a réuni ses proches à La Rotonde, une brasserie du quartier Montparnasse. A sa sortie, il a toutefois rejeté les comparaisons.

"Vous n’avez rien compris à la vie, c’était mon moment du cœur », répond sèchement le candidat au micro de Quotidien. « Je crois qu’au Fouquet’s, il n’y avait pas beaucoup de secrétaires, d’officiers de sécurité. Moi, je n’ai pas de leçons à recevoir sur ce milieu parisien. »

« Indigne quand l’extrême droite est au second tour »

De fait, les prix à la carte sont quand même plus raisonnables qu’au Fouquet’s, et la liste des invités plus réduite que pour Nicolas Sarkozy. Selon Europe 1, étaient notamment présents : Daniel Cohn-Bendit, Pierre Arditi, Eric Orsena, Jacques Attali et Stéphane Bern.

Malgré tout, l’image envoyée a du mal à passer. David Cormand, élu municipal EELV à Rouen la juge « indigne dans une situation politique où l’extrême droite est qualifiée pour le second tour ».

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Brigitte Trogneux

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Contre Le Pen, les catholiques se mobilisent Plusieurs grandes associations et personnalités de la société civile multiplient les initiatives contre "la tentation du repli sur soi". Par Jérôme Cordelier Modifié le 01/05/2017 à 12:00 - Publié le 01/05/2017 à 11:44 | Le Point.fr http://www.lepoint.fr/presidentielle/contre-le-pen-les-catholiques-se-mobilisent-01-05-2017-2123946_3121.php

Voilà une mobilisation qui pèse lourd. Plus lourd que la Manif pour tous ! L'organisation hostile au mariage gay, pour la première fois dans son histoire, a donné une consigne de vote, appelant ses militants à se prononcer contre Emmanuel Macron – et donc favorisant Marine Le Pen – au nom de la défense de la famille. Cette fois, ce sont les plus grandes associations, fondations et mouvements catholiques – dont le Secours catholique-Caritas France, Les Apprentis d'Auteuil, Entrepreneurs et dirigeants chrétiens, CCFD-Terre Solidaire, Ordre de Malte... – qui montent au créneau pour défendre une position radicalement opposée. Dans un texte intitulé « Transformons la clameur du monde en espérance », ces organisations, parmi les plus engagées sur le front social en France, sans citer précisément un nom de candidat, indiquent clairement quelle option elles soutiennent.

« L'autre est un don, soulignait le pape François lors de son dernier message de Carême, écrivent les signataires. Comme nous l'avions rappelé avant le premier tour de l'élection, nous pensons que les solutions aux problèmes auxquels notre société est confrontée se trouvent dans l'ouverture, le dialogue et la participation de chacun de nous pour construire ensemble une France et une Europe plus ouvertes et plus justes dans un monde de droit et de dignité. » Et les associations chrétiennes d'affirmer : « À l'heure de faire un choix entre deux visions de la société, ne cédons pas à la tentation du repli sur soi, refusons de laisser instrumentaliser l'Évangile, recentrons le débat sur les vrais sujets et transformons la clameur du monde qui nous entoure en espérance. Réaffirmons notre foi en l'autre, tout homme et tout l'homme, et en nos capacités à construire notre destin commun. »

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Brigitte en Bleu Romantique

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Macron Chef de Guerre

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Hollande Solférino : Ovationné à Solférino, l'ex-président Hollande assure «laisser un pays en meilleur état» Election présidentielle|T.d.L|14 mai 2017, 12h30 | MAJ : 14 mai 2017, 12h37|

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Hollande au Cous-cous tunisien bo-bo

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