Décembre 2015 : Hervé Morin président de la Normandie

Septembre 2013 : Hervé Morin assassine Fillon, le vilain "droitiste" qui veut les voix des électeurs FN.
Mars 2013 : Maurice Leroy « Je me félicite que le gouvernement préserve le Grand Paris Express dans son intégralité »

Février 2012 : Comme Christine Boutin, la remarquable, Hervé Morin, le marquable, renonce et rejoint NS.

Novembre 2011 : Hervé Morin Président de la République ??? ; Maurice Leroy, notamment, conteste ...

Septembre 2011 : Maurice Leroy battu aux Sénatoriales
Janvier 2011 : L'ancien maire du Poislay (214 habitants en Loir-et-Cher) accouche le Grand Paris Express

Maurice Leroy (Bio Express, 2007)

Ancien communiste reconverti en gaulliste pasquiste puis en centriste démocrate-chrétien ... puis en sarkoziste ... Enfin ministre sous Fillon 4 (14 novembre 2010, ministre délégué à la Ville, comme Bernard Tapie sous Mitterrand ...).

Portrait (Libération, novembre 2007)

Hervé Morin

Haut fonctionnaire (administrateur à l'Assemblée Nationale, 1987-1993 et 1998), conseiller du ministre de la Défense François Léotard (1993-1995), conseiller municipal (1989), conseiller général (1992), maire (1995), député (1998), président du groupe UDF (Bayrou) à l'Assemblée Nationale (2002), rallié à Nicolas Sarkozy après le 1er tour de la présidentielle de 2007, ministre de la Défense dans le gouvernement Fillon1, puis Fillon2, rafalophobe.
Remercié le 14 novembre 2010 il crache dans la soupe. Le gaulliste-chiraquien Baroin répond.

Août/Septembre 2008 : 10 soldats tués en Afghanistan : égorgement, lapidation ? ; guerre justifiée par l'obligation pour l'Otan de "civiliser" les islamistes ("libérer", notamment, les femmes, sur le modèle des américaines ?) ; Hervé Morin, apparemment très inquiet, attaque Edvige, que protège Fillon
Juillet 2008 : Le Clémenceau livré à la Perfide Albion ... ; Bavure de Carcassonne, démission du Commandant de l'Armée de terre, confusions
Juin 2007 : Hervé Morin, récompensé par le Peuple Souverain au 1er tour des législatives
Mai 2007 : Maurice Leroy quitte Bayrou pour Sarkozy, aurait, peut-être, été nommé ministre de l'Agriculture dans le gouvernement Fillon 1 si son anglais était meilleur ... ; Législatives 2007 : le système Leroy-Morin se défend ;
Mai 2006 : Leroy vote la censure contre le gouvernement Villepin ; Gilles de Robien crée son courant au sein de l'UDF

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(Maurice Leroy) Du PCF à l'UDF, un parcours atypique

Maurice Leroy a adhéré à 17 ans au PCF, où il a fait carrière pendant onze ans, avant de tourner casaque. C'était en 1992. Dominique Frelaut, ancien maire communiste de Colombes, s'en souvient: «A l'époque, Maurice était mon directeur de cabinet. Puis il est parti et s'est mis en phase avec ses opinions politiques en rejoignant Charles Pasqua. Mais sans jamais dire du mal de ses anciens camarades.» «Gamin, je n'avais connu que la droite au pouvoir, ce qui m'avait poussé à militer à gauche, explique Maurice Leroy. C'était une erreur, mais je ne regrette rien.» L'ancien fidèle de Georges Marchais est recruté par Charles Pasqua, le leader du RPR, qui cherche des collaborateurs bien implantés dans les municipalités de gauche pour mettre en place son «Pacte 92», un vaste plan lui permettant à la fois de peaufiner son image de «gaulliste social» et de verrouiller son département.

Quelques années plus tard, Leroy opère un nouveau revirement: il quitte la mouvance gaulliste et entre à l'UDF, un parti bien implanté en Loir-et-Cher. Ce qui n'empêche pas le député de Vendôme de continuer à participer aux activités du mouvement altermondialiste Attac, jusqu'en 2001. Un grand écart de plus? Sans doute. Mais le bonhomme est rodé à l'exercice. Comme il le répète à l'envi: «Avoir été dans le parti de la dialectique, ça aide à surmonter ses contradictions.»
L'Express, 29 septembre/5 octobre 2005, spécial Loir-et-Cher, Les secrets du système Leroy, pp. I-VIII.

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Bio Express
1959-1982 : Naissance et études à Paris. Expert-comptable.
1982 : Directeur du cabinet du maire communiste d'Orly (Val-de-Marne).
1984-1990 : Secrétaire général du groupe communiste au Sénat.
1989-2001 : Maire de la commune rurale Le Poislay (41210, Loir-et-Cher, 200 habitants).
1991 : Directeur du cabinet de la maire communiste de Nanterre (Hauts-de-Seine), puis du maire communiste de Colombes (Hauts-de-Seine).
1993 :
Première reconvertion radicale : Chargé de mission auprès du président du Conseil général des Hautes-de-Seine, Charles Pasqua (gaulliste pasquaien).
1994 : Recommandé par Charles Pasqua : Conseiller général divers droite de Droué (Loir-et-Cher).
1997 : Deuxième reconvertion "modérée" : Après la gauche nationale, la droite nationale, le centre européen : Député UDF (François Bayrou, social-démocrate mou) de Vendôme (Loir-et-Cher). Réélu en 2002.
1999-2001 : Troisième tentative potentielle ? : Flirt avec l'ultra-gauche anti-mondialiste Attac ? (comité Attac de l'Assemblée nationale).
2001 : Président de l'Union des conseillers généraux de France (UCGF).
2004 : Président du conseil général de Loir-et-Cher. Vice-président de l'Assemblée nationale.
2005 : Membre du comité exécutif de l'UDF (François Bayrou).
2007 : Quitte son "ami" Bayrou entre les deux tours de la Présidentielle pour rejoindre Nicolas Sarkozy qui lui promet un ministère ...

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Onze députés UDF ont voté la censure 16 mai 2006, (Rubrique France)

L'initiative de François Bayrou a reçu peu d'échos au sein de sa propre formation.

Sur les trente députés UDF de l'hémicycle, seuls onze ont suivi leur chef.
Onze députés qui ont choisi de voter comme l'opposition, malgré les menaces de "représailles" brandies par l'UMP Bernard Accoyer.

Outre François Bayrou, député des Pyrénées-Atlantique, il s'agit de Gilles Artigues (Loire), Bernard Bosson (Haute-Savoie), Anne-Marie Comparini (Rhône), Charles de Courson (Marne), Jean-Christophe Lagarde (Seine-Saint-Denis), Jean Lassalle (Pyrénées-Atlantiques), Maurice Leroy (Loir-et-Cher), le président du groupe Hervé Morin (Eure), Rudy Salles (Alpes Maritimes) et Gérard Vignoble (Nord).

Le président de groupe UMP Bernard Accoyer avait prévenu: les députés UDF qui voteront la censure "en paieront le prix le moment venu".

L'initiative de François Bayrou a reçu peu d'échos au sein de sa propre formation.
lefigaro.fr, 16 mai 2006, (Rubrique France)

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Gouvernement de Nicolas Sarkozy - Maurice Leroy pressenti à l’agriculture ( Publié le 16/05/2007 à : 15H 57 min )

L’UDF Maurice Leroy est pressenti comme futur ministre ou secrétaire d’état à l’agriculture dans le gouvernement de Nicolas Sarkozy, qui vient d’entrer officiellement en fonction ce mercredi 16 mai après la passation de pouvoir avec Jacques Chirac à l’Elysée.

Maurice Leroy, âgé de 48 ans, économiste de profession, a une carrière politique très sinueuse : d’abord communiste, il se rapproche de Charles Pasqua, qui le nomme chargé de mission à son cabinet au Conseil général des Hauts-de-Seine en 1993. En 1997, il rejoint finalement l’UDF et devient député UDF du Loir-et-Cher. Depuis 2004, il est le président du conseil général de Loir-et-Cher et vice-président de l'Assemblée nationale.

Maurice Leroy, futur ministre de l'Agriculture ?

Maurice Leroy a soutenu la candidature de François Bayrou pendant la campagne présidentielle du premier tour. Il choisit de soutenir Nicolas Sarkozy au second tour. Il a par ailleurs refusé de rallier le Mouvement démocrate.

Parmi les autres pressentis à l’agriculture, deux autres UDF : Hervé Morin, député de l’Eure et président du groupe UDF à l’Assemblée nationale ou encore François Sauvadet, député de Côte d’Or.
Source : TV Agri, Auteur : Elise Moreau

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Les centristes s'accusent mutuellement de présenter des candidats bidons
Par Feiza BELHADI avec AFP et Reuters LIBERATION.FR : jeudi 24 mai 2007

Les centristes ralliés à Nicolas Sarkozy et ceux qui sont restés fidèles à François Bayrou se sont démenés pour présenter des candidats dans le plus grand nombre possible de circonscriptions, quitte à recruter des proches.
Pour la bonne raison que le financement public des partis dépend du nombre de voix recueillies aux élections législatives (1).

Chargé des élections au Mouvement démocrate (MoDem, le parti de François Bayrou), Eric Azière qualifie d'«armée de figurants» les candidats du Parti social libéral et européen (PSLE), le nouveau parti formé par les UDF ralliés à Nicolas Sarkozy autour d’Hervé Morin, le ministre de la Défense.

Azière a affirmé sur France Inter que, parmi les candidats du PSLE aux législatives, on trouve «un paquet de collaborateurs de l’ex-groupe UDF à l’Assemblée nationale, secrétaire, chauffeur, avec un paquet de membres de la famille d’Hervé Morin, épouse, frère, cousin, amis.»

De fait, on retrouve sous l’étiquette PSLE plusieurs personnes portant le patronyme Morin,
comme Catherine Broussot-Morin,
Philippe Morin,
Lisa Morin,
Julien Morin,
Micheline Morin, tous candidats à la députation pour le PSLE.
Un «hasard», selon l'attachée de presse d'Hervé Morin, qui reconnaît tout de même que certains d'entre eux sont des proches du ministre de la Défense.

«Tous les partis ont des candidats» bidons «pour être présents dans le maximum de circonscriptions aux législatives» explique, sur France Inter, Maurice Leroy, député centriste rallié à sarkozy, pour légitimer les actes de son collègue ministre de la Défense.

«François Bayrou lui-même a des candidats totalement pipeaux, qui sont faits pour récolter 1,63 euro par voix» affirme-t-il. «En 2002, Bayrou avait 200 candidats totalement bidons pour le financement public dans les circonscriptions, donc je vois pas pourquoi Morin serait interdit de le faire, faut arrêter les conneries».

«On est obligés parce que la loi dit "qu'il faut 50 candidats", sinon tu perds le pognon qui justement te permet de créer le parti», poursuit Maurice Leroy. «Il faut qu’on arrête de faire des procès en sorcellerie contre Hervé Morin, on se fout de notre gueule là.»

Rudy Salles, un des députés UDF ralliés à Nicolas Sarkozy, tente de ramener les centristes au calme et à la raison. Interrogé par l'AFP, il leur a demandé d'«arrêter ce genre de mauvais procès et passer à des sujets plus sérieux.»

*La loi sur le financement public des partis prévoit que les mouvements politiques ayant atteint au moins 1% dans 50 circonscriptions touchent ensuite pendant cinq ans un financement public en fonction des voix obtenues aux législatives.
Par Feiza BELHADI avec AFP et Reuters LIBERATION.FR : jeudi 24 mai 2007

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Législatives. A droite toute Les ralliés du Nouveau Centre raflent la mise Avec Hervé Morin, ils devraient remplacer le groupe parlementaire de l'ancienne UDF.
Par Nathalie RAULIN, Libération, QUOTIDIEN : lundi 11 juin 2007

N'en déplaise à François Bayrou, les centristes seront bel et bien représentés à l'Assemblée nationale. La vingtaine de députés UDF qui, conduits par leur chef de file Hervé Morin, ont appelé à voter Nicolas Sarkozy au lendemain du premier tour de la présidentielle devraient recouvrer sans difficulté leur siège au Palais-Bourbon. A une exception près : Bernard Bosson, mis en ballottage défavorable par un divers droite en Haute-Savoie.

Siège pour siège .

Mieux, ils devraient former un groupe parlementaire étiqueté Nouveau Centre, une formation dont le congrès constitutif est prévu pour octobre. Conformément au voeu du président de la République, ce nouveau parti centriste viendra physiquement ­ et presque siège pour siège ­ remplacer l'UDF-Modem de Bayrou dans l'hémicycle. La différence, c'est que ceux-là n'ont aucune velléité de «résistance» ou d' «indépendance» vis-à-vis de l'UMP qui, d'ailleurs, s'est abstenue de présenter des candidats contre eux. A défaut d'avoir signé un engagement écrit, les élus du Nouveau Centre ont, par oral, promis de voter les principaux textes du gouvernement ­ la confiance et les projets de loi de finances ­, et de ne pas voter la censure.

Remercié.

Nicolas Sarkozy a déjà remercié, ou s'apprête à le faire, les principaux exécutants de ce coup de maître politique : réélu au premier tour dans l'Eure, Hervé Morin, l'ex-fidèle de François Bayrou, a été gratifié du ministère de la Défense dans le gouvernement Fillon. Il a promis à ses amis «au moins trois secrétariats d'Etat» au lendemain du 17 juin.
Par Nathalie RAULIN, Libération, QUOTIDIEN : lundi 11 juin 2007

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RESULTATS DES ELECTIONS LEGISLATIVES DIMANCHE 10 JUIN 2007 EURE (27) -- 3ème circonscription (résultats complets)

Nombre % Inscrits 78 232 100,00 Abstentions 28 732 36,73 Votants 49 500 63,27

Nombre % Votants Blancs ou nuls 1 078 2,18 Exprimés 48 422 97,82

Noms Voix % Exprimés
M. Régis LOUVION Les Verts 920 1,90
M. Charles REP Extrême droite 251 0,52
Mme Corinne MORIN Communiste 1 533 3,17
M. Philippe PICHON Extrême gauche 494 1,02
M. Thierry MARTIN Extrême gauche 1 245 2,57
M. Francis COUREL Socialiste 7 779 16,07
M. Marc LE TANNEUR Front national 1 923 3,97
Mme Christiane CARVALHO Chasse Pêche Nature Traditions 1 207 2,49
M. Robin BRANCHU Divers 258 0,53
M. Hervé MORIN (ELU) Majorité présidentielle 24 235 50,05
Mme Christelle POIRIER Mouvement pour la France 564 1,16
Mme Carole BLAMPIED Ecologiste 399 0,82
M. Philippe RAVIART UDF-Mouvement Démocrate 2 617 5,40
Mme Nathalie ZANON Socialiste 4 997 10,32

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Hervé Morin : Rire aux armes
Ancien second de Bayrou,le nouveau ministrede la Défense perturbe ses troupes par sa décontraction et sa gouaille.
NATHALIE RAULIN, Libération, QUOTIDIEN : vendredi 9 novembre 2007, p. 40

Soudain, Hervé Morin quitte son fauteuil et se met au garde-à-vous. «Vous ne remarquez rien, bien sûr, mais pour un militaire, c’est désastreux.» Le ministre de la Défense dit ça, puis rectifie la position pour une revue de troupes imaginaire.

Dans le spacieux bureau en rez-de-jardin de l’hôtel de Brienne, son claquement de talons implore l’indulgence pour le néophyte qu’il fut. Un plaidoyer mimé, à la mesure de la consternation dans laquelle ses premiers pas ont plongé l’institution la plus policée de la République.

«C’est remonté de partout», confie un conseiller.
Moins d’un mois après son entrée en fonction, les militaires épinglent sans ménagement celui qui, prenant Nicolas Sarkozy au mot, prétend «rester lui-même». Son manque de tenue, son ton gouailleur, son apparente désinvolture insupportent.

Habituée à la raideur châtiée d’une Michèle Alliot-Marie, la Défense se navre de voir sa nouvelle tête d’affiche zieuter les filles ou toucher, en marchand de souk, les tapis d’ambassade. Hervé Morin, ses SMS en rafales et ses éclipses téléphoniques au cours de brainstormings formels, n’est décidément pas le genre de la maison.

Alarmé par la virulence des critiques, l’entourage du ministre lui inculque le b.a.-ba du code militaire de bonne conduite. Le nouveau venu s’exécute, un an de service national comme «seconde pompe» à l’école militaire de Paris, refuge des étudiants comme lui pistonnés, ne lui ayant rien appris d’impérissable. Morin soigne la forme, mais le style reste direct. «Je n’ai jamais pensé que l’autorité dépend du niveau de froideur et de distance avec les gens.»

La fraîcheur de l’accueil des galonnés ne le décourage pas.
Morin est un habitué des débuts poussifs et des percées remarquées. Cela commence à l’adolescence. Même «dorlotée», la sienne devient violemment rebelle. Il redouble sa seconde, puis sa première, est viré de l’internat du lycée public de Deauville, puis, deux mois avant le bac, d’un lycée privé de Caen.
De ces années d’école buissonnière, le ministre garde une faiblesse au tendon de la main droite, usé par les flippers. Peu lui importent les livres, il se veut paysan. Quinze jours avant le bac, il change d’avis sur un coup de foudre, épousé huit ans plus tard.
Hervé le fonceur enquille les années de droit, Sciences-Po, et se réveille à 25 ans administrateur de l’Assemblée nationale. Fonctionnaire, enfin. «Je pensais que c’était le meilleur moyen pour faire de la politique.»

Comme ses grands-pères, maires paysans et mendésistes, comme son père, petit patron et gaulliste encarté, son cœur bat pour «la chose publique» : «Il me semblait que c’était ce qu’il y avait de plus noble.» L’administration l’ennuie.
Aux hauts fonctionnaires, qui «souffrent d’un complexe de supériorité assez insupportable», ce libéral revendiqué préfère la fréquentation des grands patrons. «Avec eux, je me sens naturellement en phase, admet-il. On parle pareil, on a le même comportement pragmatique et concret.»

La bise facile et le mot pour rire, Morin gagne toutes les campagnes normandes.
Municipale et cantonale d’abord («J’ai fait du porte-à-porte dans toutes les maisons du canton»). Puis législative en 1998, Ladislas Poniatowski, partant pour le Sénat, ayant choisi ce «bosseur efficace» pour tenir sa circonscription de l’Eure anciennement socialiste. Les électeurs chaque fois en redemandent.
Parisien la semaine (ses jumeaux sont scolarisés dans la capitale), Morin marque sa préférence pour son fief : il est locataire à Paris XVIIe (dans le même immeuble que son comparse au gouvernement Hervé Novelli) et propriétaire près d’Epaignes (Eure), son berceau et sa mairie.
La reconnaissance vient en 2002, quand les députés UDF le choisissent comme chef de file. Morin fréquente les maîtres à penser de la droite parlementaire, François Bayrou quasi quotidiennement, Nicolas Sarkozy de loin en loin. L’élu normand qui, en vrai terrien, n’a de rêve qu’accessible commence à songer au gouvernement.

La Défense, Morin l’a désirée. Trop sans doute pour avoir pris la mesure du corset. De ses deux ans passés au cabinet de François Léotard, alors maître des lieux, il avait gardé un souvenir enchanté et pas mal d’amis. Revenir quinze ans plus tard en patron à l’hôtel de Brienne avait de la gueule.

«Quand Nicolas Sarkozy m’a appelé, j’étais vachement content», confirme celui qui, dans la seconde, oublie ses chahuts de conscience. Car entre les deux tours de la présidentielle, Morin, fidèle parmi les fidèles de Bayrou, le même Morin qui n’avait pas de mots assez durs pour qualifier les centristes passés à l’ennemi sarkozyste, change d’auge avec perte et fracas : la quasi-totalité des députés UDF lui emboîtent le pas, privant du jour au lendemain de représentation nationale une formation centriste qui drague trop ouvertement à leur gré les sociaux-démocrates.

On le soupçonne de double jeu. Morin, qui a sa fierté, jure : «Rien n’était prémédité.» Il contre-attaque :«C’est François qui nous a trahis.»
Mais Sarkozy veut davantage que le renfort tardif d’une poignée de centristes : que Morin fonde au débotté un nouveau parti de centre droit (le Nouveau Centre) et prive d’espace politique son ancien mentor.
L’ambitieux consent à tout. Au moment de sacrifier l’ami, le cynisme pourtant lui manque. Devant Bayrou, Morin pleure. «Il a vécu la rupture comme un divorce», confirme un de ses proches.

Avec le député des Pyrénées-Atlantiques, le député de l’Eure partageait plus qu’un parti, une passion dévorante pour les chevaux de course. C’est à l’éleveur Bayrou que le turfiste Morin doit d’avoir rencontré son entraîneur, monté son écurie (il a onze chevaux en copropriété) et déniché le champion (Literato) qui fait aujourd’hui sa fortune.
Les deux hommes ont même eu un canasson en commun. «Il a été vendu il y a quatre mois», coupe Morin. Un déchirement parmi d’autres. «Avec François, on n’a plus de rapports du tout. Il ne veut plus me parler», soupire le ministre. Ce qui les sépare ? La réponse est curieusement respectueuse : «François est dans la construction. La politique, c’est son destin, sa vie.»
Le tempo de l’amateur de poker et d’hippodromes est plus saccadé. Ses ambitions plus immédiates. Il tranche : «En politique, il n’y a pas d’amis possibles au sens où j’entends les amis : des frères.»

De son titre régalien, Morin dit aujourd’hui qu’il ne lui monte pas à la tête.
On le croit. Même avec ce «poids, terrible, lourd sur les épaules», la gravité ne lui vient pas. Il enchaîne : «J’ai conscience du côté très intérimaire de l’affaire.» Et puis encore : «Pour moi, la vie est une succession de parenthèses.»
Au rythme de ses embardées médiatiques (sur le Rafale, le remaniement, le «chipotage» avec l’OTAN), celle de la Défense pourrait se refermer vite. Il esquisse un geste d’impuissance. N’exclut pas de faire «autre chose» (ouvrir un hôtel-restaurant, monter une entreprise).
Mais travaille en sous-main à conserver la présidence, déjà convoitée par d’autres, de ce Nouveau Centre, auquel il a déjà tant sacrifié. «L’important, c’est d’avoir toujours le choix», soutient-il. Avec l’air de croire en ce qu’il veut.

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Hervé Morin contre Rafale
jeudi 20 septembre 2007 Par bcarayon, dans Humeur -# 75 - Fil RSS

Les déclarations d'Hervé Morin sur le prix du Rafale et les choix « hyper-technologiques » de notre industrie d'armement ne sont pas convenables de la part d'un ministre de la Défense.

En invitant nos industries à faire le choix de la rusticité, il oublie que la principale valeur ajoutée des industries de défense occidentales réside en leur niveau exceptionnel de recherche: autant acheter immédiatement du matériel copié !

D'un ministre de la Défense, on attend qu'il sache anticiper, que son administration aide nos industriels contre les manoeuvres astucieuses ou déloyales de leurs concurrents, qu'il fasse la promotion, becs et ongles, comme le fait le Président de la République, Nicolas Sarkozy, de nos atouts industriels et humains.
Pas qu'il sabote l'image de nos fleurons industriels alors, que partout ailleurs, nos concurrents s'éveillent au patriotisme économique: c'est à dire la mobilisation de toute les énergies, de toutes les expertises pour comprendre la mondialisation, défendre et promouvoir nos intérêts comme nos valeurs.

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Créé le 01/07/2008 à 19:39 - Modifié le 01/07/2008 à 19:40 Le Point.fr Par Clément Daniez (avec agence) L'ex porte-avions français Clemenceau sera démantelé en Grande-Bretagne

L'ancien fleuron de la marine française va terminer son existence en Grande-Bretagne. Après maints rebondissements, le Clemenceau sera finalement démantelé par la société britannique Able UK ltd, dont le chantier est situé dans le nord-est de l'Angleterre. L'ex porte-avions, désigné désormais sous le nom de Coque Q790, est à quai depuis mai 2006 dans le port militaire de Brest, après un périple de 18.000 km entre Toulon , l'Inde et la Bretagne, sur fond de vive polémique autour de la présence d'amiante à son bord.

Able UK, qui précise avoir "la plus grande cale sèche du monde", a annoncé que Q790 arriverait à son port de Graythorp "au cours de l'été" et que "le travail de recyclage", qui comprend notamment du désamiantage, serait accompli "en même temps que sur les autres bateaux déjà amarrés sur le chantier, notamment quatre navires de la flotte de réserve américaine et trois bateaux britanniques". Il ajoute que ce sera "le plus gros projet de recyclage d'un navire jamais entrepris par un chantier européen".

"Délivrer une autorisation de transfert transfrontalier"

Le groupe n'était pas présenté comme favori pour l'obtention du chantier du Clemenceau . Dans un article de décembre dernier, Ouest France le citait parmi les outsiders, tout comme Sita, filiale de Suez, ou l'Italien Simont. Le Belge Galloo Recycling et le Français Veolia Propreté semblaient alors mieux placés. L'annonce du choix de Able UK préfigure la signature d'un contrat officiel. La Grande-Bretagne et la France doivent encore "délivrer une autorisation de transfert transfrontalier", une procédure qui "va prendre quelques semaines, à l'issue desquelles l'ex Clemenceau pourra quitter la rade de Brest", a précisé le ministère de la Défense dans un communiqué.

Il y a deux ans, la ministre de la Défense d'alors, Michèle Alliot-Marie, avait "garanti" que l'ex Clemenceau ne serait plus amarré à Brest lorsque débuterait "Brest 2008", le grand rassemblement de vieux gréements qui se tiendra du 11 au 17 juillet. "Il est très probable qu'il n'aura pas quitté Brest à cette date", indique cependant une source proche du dossier. Dans sa longue carrière, le Clemenceau a parcouru près d'un million de milles nautiques, soit une cinquantaine de tours du monde, en 3.125 jours de mer, et effectué 70.000 catapultages. Quelque 20.000 marins ont servi à son bord. Il était le frère jumeau du Foch , cédé en 2000 à la marine brésilienne et qui continue de naviguer sous le nom de Sao Paulo .

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Carcassonne - Pour Morin, les critiques de Sarkozy ne visaient pas l'armée LCI.fr - le 02/07/2008 - 10h42

Pour Morin, les critiques de Sarkozy ne visaient pas l'armée Le ministre de la Défense a précisé mercredi que les critiques du chef de l'Etat portaient uniquement sur "l'incident" de Carcassonne, "pas l'institution militaire". Les propos en cause, rapportés notamment par les sites Internet du Point et de Libération, visaient, selon ces derniers, le général Bruno Cuche, numéro un de l'armée de terre.

Dans ses critiques après le drame de Carcassonne, Nicolas Sarkozy ne visait en aucune façon l'armée, mais uniquement l'incident en lui-même, a précisé mercredi le ministre de la Défense Hervé Morin sur Europe 1. "J'étais présent, il vaut mieux arrêter de raconter n'importe quoi. Ce qu'a visé le président de la République en disant 'tout ça n'est pas responsable' ou 'tout ça n'est pas professionnel' ce n'était pas l'institution (militaire), c'était le fait divers en lui-même".

Les propos en cause, rapportés notamment par les sites Internet du Point et de Libération, visaient, selon ces derniers, le général Bruno Cuche, numéro un de l'armée de terre, démissionnaire mardi. "Le 3e RPIMa de Carcassonne est un régiment formidable, c'est un des grands régiments de l'armée française", a affirmé Hervé Morin.

Mais le ministre de la Défense a rappelé qu'il y avait eu 17 blessés, soulignant "l'ampleur du drame" et le "choc que cela a pu à être pour nous tous". "C'est cela qui était visé" par Nicolas Sarkozy "et en aucun cas l'institution militaire", a-t-il insisté appelant à ne pas faire "d'un fait divers un amalgame général".

Peillon demande la démission de Morin

Le député européen socialiste Vincent Peillon a demandé mercredi "la démission" du ministre de la Défense Hervé Morin après la bavure au 3e RPIMa de Carcassonne qui a fait dimanche 17 blessés. "Ca serait quand même plus logique que ce soit le ministre de la Défense qui démissionne", a-t-il déclaré sur i-Télé. "On va aussi maintenant mettre en accusation l'armée, la hiérarchie, les militaires", s'est-il demandé en mettant en cause "la méthode" de Nicolas Sarkozy consistant selon lui à toujours "désigner un ennemi".

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Publié le 05/09/2008 à 15:38 Reuters Thierry Lévêque, édité par Gilles Trequesser

Nouveaux détails sur la mort des dix Français en Afghanistan

Lors de l'hommage rendu aux Invalides aux dix soldats tués dans une embuscade en Afghanistan le 18 août. De nouveaux détails ont été rendus publics après la publication d'articles de presse qui ont suscité un appel à l'unité nationale du ministre de la Défense, Hervé Morin.
L'état-major des armées a fait savoir qu'un des dix soldats avait été tué à l'arme blanche lors de combats au corps à corps.

Un des dix soldats a été tué à l'arme blanche lors de combats au corps à corps, a dit à Reuters le capitaine Christophe Prazuck, porte-parole de l'état-major des armées. Ce militaire a été autopsié et sa famille a été informée.

"Sur les dix soldats, un seul présente des traces de blessures par balles et par arme blanche, ça a été démontré par des examens médicaux et ça croise des témoignages de soldats sur le terrain", a expliqué par ailleurs le capitaine Christophe Prazuck, porte-parole de l'état-major des armées.

"La multiplication des rumeurs nous a conduit à faire cette mise au point", a-t-il ajouté. Huit soldats ont été tués par balles ou par éclats et le dixième est mort dans un accident immédiatement après l'engagement, selon l'état-major.

Un témoignage publié dans Le Parisien et des informations dont a fait état le journal Le Monde parlaient de quatre hommes morts égorgés. Hervé Morin, interrogé sur Canal+ vendredi matin, n'a ni démenti, ni confirmé ces informations, expliquant qu'il fournirait les détails aux familles qui le demanderaient.

TÉMOIGNAGE DE LA MÈRE D'UN SOLDAT

La mère d'un soldat qui serait impliqué dans l'attaque raconte dans Le Parisien, qui ne dévoile pas son identité, que son fils lui a fait état de combats au corps à corps.

Il lui a téléphoné pour raconter l'attaque juste après les faits, avant que le commandement n'ait "briefé" les protagonistes de l'affaire, dit-elle.

"Les taliban ont égorgé certains de ses copains. D'autres ont été lapidés, ils ne méritaient pas de mourir comme des chiens", dit-elle.

De source militaire proche du ministère de la Défense, on juge ce témoignage de deuxième main erroné, en se fondant sur des détails qui en montreraient l'incohérence.

L'information concernant l'existence d'un contact physique entre les Français et leurs assaillants a alimenté les débats sur les supposés retards des renforts et l'absence ou le caractère inopérant de l'appui aérien.

Le gouvernement dément tout problème d'organisation ou faute de commandement et fait remarquer que malgré leurs équipements très complets, les forces américaines ont enregistré des victimes par centaines en Afghanistan.

Une mission de l'Assemblée nationale a recommandé l'envoi de moyens de soutien, une recommandation que le gouvernement pourrait suivre prochainement. "J'ai proposé au président de la République un certain nombre de mesures complémentaires", a déclaré Hervé Morin sur Canal+.

Il a par ailleurs condamné implicitement à nouveau la publication par l'hebdomadaire Paris Match de photos de taliban exhibant l'équipement de soldats français tués.

"J'en appelle à l'unité du pays dans la lutte contre le terrorisme, (...) dans la lutte pour les droits de l'homme", a-t-il dit. "Les taliban c'est un régime moyenâgeux, qui niait tout droit aux femmes, qui coupait les phalanges des petites filles qui avaient le malheur de se mettre du vernis à ongles (...) J'en appelle aussi à l'unité du pays pour nos soldats et notre armée", a-t-il ajouté.

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Publié le 08/09/2008 à 15:10 - Modifié le 08/09/2008 à 15:18 Le Point.fr Fichier Edvige : Fillon rappelle à l'ordre Morin, la polémique enfle Par Clément Daniez

François Fillon n'a pas apprécié les propos d'Hervé Morin qui a exprimé publiquement des réserves sur le fichier Edvige

François Fillon a rappelé à l'ordre Hervé Morin lundi matin. Le Premier ministre n'a pas apprécié les propos de son ministre de la Défense, qui a exprimé publiquement dimanche des réserves sur le fichier Edvige . "Je pense qu'il n'est pas nécessaire de créer des suspicions là où elles n'existent pas et j'ai eu l'occasion de le lui dire", a déclaré François Fillon, en marge d'un déplacement au Pays basque. "Cela ne remet pas en cause l'unité du gouvernement."

Une unité qui avait déjà été brisée en avril dernier lorsque la secrétaire d'État à l'Écologie Nathalie Kosciusko-Morizet n'avait pas ménagé son ministre de tutelle Jean-Louis Borloo, à propos du projet de loi sur les OGM. S'en était suivie une sévère mise au point par Nicolas Sarkozy.

N'en déplaise à François Fillon, les propos d'Hervé Morin viennent briser l'unité du gouvernement sur cette question. "Est-il utile, pour assurer la sécurité de nos compatriotes, de centraliser des informations relatives aux personnes physiques ayant seulement sollicité un mandat politique ou syndical ?", s'est interrogé le président du Nouveau Centre.

"Pas de quoi s'inquiéter", lui a répondu ce matin le ministre de l'Immigration Brice Hortefeux, interrogé sur France Inter. "Ça a été examiné par le Conseil d'État qui n'a rien trouvé à y redire. Aujourd'hui il y a un débat, il y a des recours qui ont été déposés. Laissons-les être examinés." Ces recours ont été déposés par de nombreuses associations et personnalités politiques. La décision sur la légalité du fichier doit être rendue fin décembre.

Lepage veut un "référendum d'initiative populaire"

Créé par un décret du 1er juillet au Journal officiel, le fichier Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale (Edvige) permet officiellement aux autorités de recenser de nombreux renseignements personnels sur des personnes - dont les mineurs de plus de 13 ans - jugées "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public" ainsi que celles exerçant ou ayant exercé un mandat politique, syndical ou économique ou jouant un "rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif".

"Je souhaiterais que la ministre de l'Intérieur donne des explications. Je ne pense pas que Michèle Alliot-Marie puisse être liberticide, donc je crois qu'il faut que nous en sachions plus sur ce dossier", a exigé la présidente du Medef Laurence Parisot sur RTL.

Pour le secrétaire général de la CFDT François Chérèque, ce fichier de renseignements "est totalement inadmissible" et "ne doit pas exister dans un pays démocratique". "Je ne vois pas l'utilité d'un fichier où on indique l'appartenance syndicale, les orientations sexuelles, les maladies. (...) Si ce n'est à contrôler de façon inadmissible les citoyens de ce pays. (...) Ce n'est pas parce que ça existait déjà et que c'était honteux, qu'il faut l'officialiser." Une référence à l'ancien fichier des renseignements généraux.

"Il n'a jamais été question et il ne sera jamais question que ce soit dans le fichier des RG ou dans Edvige d'écrire sur une fiche que quelqu'un est homosexuel ou que quelqu'un est malade du sida ou souffre de telle ou telle maladie", a répondu le porte-parole du ministère de l'Intérieur Gérard Gachet sur RTL.

"Ce sont des données totalement privées et rigoureusement protégées par la loi informatique et liberté." Ajoutant pouvoir être amené à "écrire dans la notice biographique de quelqu'un qu'il est président d'une association de lutte contre l'homophobie ou président d'une association des victimes de l'amiante".

Corinne Lepage, présidente du parti écologiste Cap 21 et vice-présidente du MoDem, demande de son côté l'organisation d'"un référendum d'initiative populaire" sur le décret instaurant le fichier Edvige.
Ce mode de consultation est l'une des modifications apportées à la Constitution le 21 juillet dernier. Il prévoit qu'un cinquième des parlementaires, soutenu par un dixième des électeurs (à peu près 4,4 millions de Français), puisse demander la tenue du référendum. Prenant la forme d'une proposition de loi, cette demande doit auparavant être acceptée par l'Assemblée nationale et le Sénat.

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Remaniement. Un Morin de combat vide et fait son sac ouest-france.fr Politique dimanche 14 novembre 2010

Hervé Morin, l’ex-ministre de la défense a très vite réagi à la composition du gouvernement, en annonçant qu’il n’en faisait pas partie. Une déclaration acide et acerbe, dans laquelle il regrettait la composition. « »J'attendais une représentation plus juste (...) plus équilibrée des sensibilités de la majorité et plus globalement des Français », a-t-il déclaré alors même que le gouvernement n’est pas annoncé.

Visiblement très remonté, Hervé Morin a dénoncé l'apparition d'«une équipe de campagne» qu'il a qualifiée de «proche du RPR». Il a aussi appelé les Français à se rassembler autour de la seule formation centriste, à savoir le Nouveau centre, en rappelant qu’elle n’avait jamais fait partie de l’UMP.

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"Equipe UMP" : Baroin répond à Morin lefigaro.fr 15/11/2010 | Mise à jour : 08:37

Invité d’Europe 1, François Baroin, nouveau porte-parole du gouvernement, a balayé les critiques d’Hervé Morin selon lesquelles l’équipe gouvernementale «ressemble à une équipe de campagne électorale UMP» : «On ne va pas s’excuser d’être gaullistes, d’avoir gagné des élections, d’avoir cette sensibilité là !», a martelé François Baroin. «L’esprit du pacte fondateur de l’UMP, c’est le gaullisme », a-t-il rappelé, soulignant que des centristes, comme Michel Mercier, on intégré le gouvernement.

Sur le départ de Jean-Louis Borloo, François Baroin a indiqué : "Il n’y a pas les mauvais qui sortent et les bons qui rentrent", rappelant qu’il était lui-même plusieurs fois entré et sorti du gouvernement. «Etre porte-parole, ça me rappelle ma jeunesse», a lancé celui qui était déjà porte-parole du gouvernement du gouvernement Juppé, en 1995.

François Baroin, qui conserve son portefeuille du Budget, a également affirmé que le gouvernement «ne toucherait pas aux impôts» et confirmé que la réforme fiscale serait le chantier important pour la fin du mandat Sarkozy en 2012.

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Le "Grand Paris Express" sur les rails Par Europe1.fr avec agences Publié le 26 janvier 2011 à 18h00 Mis à jour le 27 janvier 2011 à 08h59 Maurice Leroy et Jean-Paul Huchon sont parvenus mercredi à un accord sur le Grand Paris.

L’Ile-de-France et l’Etat ont conclu mercredi un accord incluant le projet de métro autour de Paris.

La région et l’Etat, qui défendaient des projets concurrents pour le Grand Paris, ont enfin réussi à s’entendre. Signe du compromis, le nom de l’accord présenté mercredi par le ministre de la Ville Maurice Leroy et le président de région Jean-Paul Huchon : "Grand Paris Express", soit une fusion entre le projet étatique compris dans le "Grand Paris" et le concept régional, baptisé "Arc Express".

L’accord prévoit d’investir 32,4 milliards d'euros d'ici à 2025 pour la modernisation des réseaux de transports actuels, en particulier des RER, et la réalisation d'un métro automatique de rocade autour de Paris.

Deux projets étaient en concurrence, pour les transports de banlieue à banlieue : "Arc Express", un métro de 60 km en rocade, porté par la région, et la "Double boucle" de métro souterrain de 130 km pensée par le gouvernement, aussi appelée "Grand huit". C’est le projet "Arc express" qui est repris pour l’essentiel.

Une priorité pour Nicolas Sarkozy

Le Grand Paris étant érigé au rang de projet prioritaire par Nicolas Sarkozy, le gouvernement, soulagé d’être parvenu à un accord, ne manque pas de se réjouir, par communiqués. "Cet accord historique permet de répondre aux attentes immédiates des Franciliens concernant les transports en Ile-de-France", s’est félicité le ministre Maurice Leroy. Pour sa consœur Valérie Pécresse, cet accord "pose l'acte 1 d'une vraie révolution des transports en Ile-de-France pour le plus grand bénéfice des usagers".

"Après plusieurs mois d’opposition, Jean-Paul Huchon a enfin décidé de prendre en considération l’intérêt des Franciliens en reconnaissant le bien-fondé du projet lancé par le président de la République", ajoute la ministre. C’est justement le problème pour le président socialiste d’Ile-de-France, qui a bien du mal à faire accepter le projet à sa propre majorité.

Les Verts refusent de ratifier l'accord

Mardi, Jean-Paul Huchon, qui préside également du Syndicat des transports franciliens (Stif), était déjà engagé dans des discussions serrées avec sa majorité (PS-FG-Verts-DVG), et plus particulièrement avec Jean-Vincent Placé, vice-président EELV, chargé des Transports.

Les Verts n’ont d’ailleurs pas ratifié l’accord. Dans un communiqué, Jean-Vincent Placé et Cécile Duflot dénoncent un "projet déconnecté des urgences", qui ne prévoit "pas assez de gares". Pour eux, la signature de cet accord est le signe que "la région accepte que la compétence transport soit reprise en main par l’Etat à travers une Société du Grand Paris gouvernée sans les élus franciliens". Derrière le compromis, la polémique subsiste.

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Sénatoriales: battu, Maurice Leroy peut-il rester ministre ? Publié le 25-09-11 à 20:37 Modifié à 20:44 par Baptiste Legrand nouvelobs.com

Le ministre de la Ville Maurice Leroy (Nouveau centre) a été battu dimanche 25 septembre aux élections sénatoriales dans le Loir-et-Cher. Bien que bénéficiant de son assise de président du conseil général, il a été devancé par la sénatrice sortante du MoDem, Jacqueline Gourault, et par le socialiste Jeanny Lorgeoux.

Ce camouflet, même s'il s'inscrit dans le cadre d'un recul national de l'UMP, pourrait bien le contraindre à quitter son poste de ministre. Du moins si Nicolas Sarkozy est cohérent. Car en 2007, lors des élections législatives qui avaient suivi la présidentielle, Alain Juppé avait lui aussi connu semblable déconvenue.

Battu à Bordeaux, celui qui était alors ministre de l'Ecologie avait alors dû quitter ses fonctions gouvernementales, comme le veut la logique politique, lorsqu'un responsable est désavoué par les électeurs. Mais depuis, Alain Juppé est revenu au gouvernement. Souvent Sarkozy varie...

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Hervé Morin, le parcours d'un élu persévérant Pierre Jaxel-Truer Article paru dans l'édition du 27.11.11 lemonde.fr | 26.11.11 | 13h11

S'il est une chose que même ses contempteurs reconnaissent à Hervé Morin, c'est la persévérance. Couplée à une certaine dose d'insouciance, ajoutent-ils, moins amènes, et ils préfèrent parler alors d'entêtement. Le voilà donc au pied du pont de Normandie, dimanche 27 novembre, pour faire sa déclaration officielle de candidature. Et, au pied du mur de l'élection présidentielle, lâché par plusieurs cadres de son propre parti.

L'aventure de M. Morin a commencé il y a plus d'un an. Après le cuisant revers de la majorité aux élections régionales d'avril 2010, il a entrepris de faire savoir de plus en plus fort son ambition. Il voulait alors "rassembler la famille centriste", qui doit, selon lui, demeurer consubstantiellement arrimée à la droite.

M. BAYROU, UN MODÈLE

Ce propos vise François Bayrou. Le président du Nouveau Centre a souvent répété que son homologue du MoDem "ne sait pas où il habite", "perdu" entre la droite et la gauche. Et que, devenu incompatible avec Nicolas Sarkozy, il finira par se rallier à François Hollande.

Cependant, pour M. Morin, qui a débuté comme administrateur à l'Assemblée nationale, avant de devenir conseiller technique de François Léotard au ministère de la défense en 1993, M. Bayrou est aussi un modèle. En 2002 puis en 2007, il était dans la garde rapprochée de celui qui portait encore les couleurs de l'UDF à la présidentielle.

Pendant cinq ans, à l'ombre de M. Bayrou, le Normand a présidé le groupe des députés UDF. Les deux hommes partagent en outre le goût des chevaux. En 2007, M. Morin avait réussi un beau coup financier en vendant un pur-sang à un émir de Dubaï.

Au lendemain du premier tour de la présidentielle de 2007, M. Morin et les députés qui souhaitaient une alliance avec la droite, refusée par M. Bayrou, ont fondé le Nouveau Centre. M. Morin y a gagné le ministère de la défense, qu'il a occupé jusqu'en novembre 2010. Il estime que sa volonté d'être candidat en 2012 lui a coûté sa place au gouvernement. Ses détracteurs jugent, eux, que M. Sarkozy n'avait tout simplement plus besoin de lui.

RAPPELER SES ORIGINES MODESTES

De M. Bayrou, M. Morin a retenu la conviction que rien n'est jamais joué d'avance. "Je l'ai connu à 2 % dans les sondages en 2002", rappelle-t-il. Comme son mentor, il aime s'ancrer dans son terroir et rappeler des origines modestes. "Rien ne me prédisposait à faire Sciences Po et à devenir ministre de la défense", dit-il.

Devenu pourtant un homme du sérail, il a succédé tranquillement, dans la 3e circonscription de l'Eure, à Ladislas Poniatowski quand ce dernier a rejoint le Sénat.

En 2007, M. Bayrou avait choisi les cimes pyrénéennes comme toile de fond de sa déclaration de candidature. M. Morin a choisi la Seine et le pont de Normandie, image de modernité, pour celui qui se veut un "homme neuf".

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Présidentielle 2012 Politiques nouvelobs.com Le 25 novembre à 16h29 (Mis à jour le 27 novembre à 12h15) Par LAURE EQUY Morin, lonesome candidat

Le président du Nouveau centre vient d'annoncer ce dimanche sa candidature à la présidentielle. Mais même dans son parti, certains doutent de la démarche de l'ex-ministre de Sarkozy qui plafonne à 1% dans l'opinion.

Des sondages bloqués entre 0 et 1%, des responsables de son propre parti pas tous chauds pour une candidature maison, un allié UMP qui fait mine d'en rire. Avec autant de vents contraires, que va-t-il faire, Hervé Morin, dans telle galère? «Porter des idées nouvelles dans un monde qui change», récite le président du Nouveau centre. Bon admettons, mais sur un plan personnel, quelle motivation peut pousser à se plonger dans une campagne rude, quand ils ne sont pas nombreux à y croire autour de vous?

On lui a posé la question avant qu'il ne se lance, dimanche, du pied d’un pont? Il l’admet, il aura le trac, mais il sera «content de basculer» du côté des candidats déclarés, parce que «prendre les Français à témoin, ça change tout». Peut-être se souviendra-t-il de sa première législative en 1998 dans l’Eure: personne ne misait sur lui, on le prenait pour «un bon con» de 37 ans ratissant les 176 communes de sa circonscription, il avait fini la campagne à 22 de tension, avant de gagner.

C’est sur sa terre d’élection, entre les ponts de Normandie et de Tancarville, à Berville-sur-mer, qu’il va annoncer sa candidature. On y verra l’estuaire et le complexe pétrochimique du Havre. Un choix aussi politique que personnel - après la vidéo très remarquée de ses voeux 2011 depuis sa cuisine. «Le faire dans la commune où on est maire [Epaignes, ndlr], c’est banal.» Du coup, il se déclare près du village où son grand-père a été maire, où son père a sa ferme, où sa mère est enterrée. Il voit dans le pont un symbole d’un pays qui déborde de matières grises mais miné par «la sinistrose». L’ancienne plume a mis la dernière main, jeudi matin, à son discours, qu’il a co-écrit avec Marc Foucault, ex-directeur de cabinet de Gilles de Robien, l’a «mâché, partagé».

«Il y aura beaucoup de monde, promet-il ce jeudi, en gigotant sur son siège d’un café parisien. Non, je n’ai pas le sentiment d’être seul.» Les ministres NC François Sauvadet et Maurice Leroy qui doutent de sa démarche, André Santini qui le trouve «sympathique mais un peu court»? Morin balaie un «rite initiatique» et «n’a pas peur de prendre des coups». Coups qu’il rend quand-même à Jean-Christophe Lagarde, le président exécutif du parti, qui a moqué un candidat allégé en matière électorale - «0% pour un fromage, c’est bon pour la santé, mais dans un sondage présidentiel, c’est inquiétant!», avait-il lâché.

«Je ne pars de rien»

Quant à l’UMP, «des discours de mépris, j’en ai tellement entendu avec Bayrou que je suis blindé», relativise l’ancien porte-parole du candidat UDF de 2007.

Il n’appellera pas non plus Jean-Louis Borloo. D’ailleurs, il n’a pas eu depuis des semaines le président du Parti radical, avec lequel il était en compétition pour représenter leur nouvelle Ares (Alliance républicaine, écologiste et sociale) à la présidentielle. Sur ses ambitions pour 2012, «il le sait depuis belle lurette, on a eu cette conversation pendant des mois avec Borloo.» Le futur candidat se trouve même une consolation à aller sur M6 le dimanche soir quand son ex-allié du centre droit -qui a, lui, renoncé à la présidentielle-, lui volera la vedette au JT de France 2: «Il me rend service, je parlerai plus aux jeunes et aux femmes et l’écart d’audimat n’est pas si grand.»

Comme la chaîne qui monte, il se sait partir d’une «audience très faible»: «les candidats des gros partis ont dès le départ un matelas de voix, moi je ne pars de rien.» Mais pour aller où? En plongeant dans les sms de son Iphone, il dit qu’il ne se «projette pas», qu’en cas d’échec, il en «tirera les conséquences», mais qu’un «parti n’existe que s’il va devant les Français. Sinon c’est un club d’élus.»

Ces élus -notamment les députés qui craignent pour leur réélection aux législatives de juin-, seront-ils avec lui au pied du pont puis dans la campagne? «Il y en a qui vont s’inventer des maladies diplomatiques de dernière minute, a-t-il confié à l’AFP, j’ai déjà prévu cela.»

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Comme Christine Boutin, Hervé Morin renonce et rejoint Sarkozy Publié le 16.02.2012, 07h32 | Mise à jour : 11h31 leparisien.fr

Après Christine Boutin, c'est au tour d'Hervé Morin de renoncer. Le candidat du Nouveau Centre (NC) à l'élection présidentielle a décidé d'abandonner la course à l'Elysée. Il l'annonce dans une interview au «Figaro Magazine» à paraître ce samedi.

«Ma détermination ne doit pas tourner à l'obstination». L'ancien ministre de la Défense explique que la crise économique l'a «rendu lucide». Hervé Morin donne par ailleurs comme autre explication qu'il n'a obtenu que 280 parrainages. Dans la foulée de son retrait, Hervé Morin annonce son soutien à Nicolas Sarkozy, lui qui avait pourtant rédigé le livre «Arrêtez de mépriser les Français !», véritable réquisitoire contre l'actuel chef de l'Etat.

L'ancien ministre de la Défense affirme attendre du chef de l'Etat, désormais candidat, qu'«il tire les conséquences des erreurs de ce quinquennat pour retrouver une démocratie équilibrée». Il demande notamment l'introduction d'«une part de proportionnelle aux législatives».

«aboutir à la coalition qui demain gouvernera notre pays.» Dans une lettre adressée jeudi aux militants et sympathisants du Nouveau Centre, Hervé Morin explique son retrait : «Je sais votre déception. Elle est à la hauteur des espérances qui étaient les nôtres et de l’enthousiasme que vous m’avez témoigné pendant ces trois mois de campagne lors de chacun de mes déplacements.» Et d'ajouter : « Cette décision est sage, je le crois. Je n’ai pas réussi à créer une dynamique électorale. suffisante et j’en assume totaement la responsabilité.»

Hervé Morin a par ailleurs indiqué que «plusieurs de nos idées ont fini par s’imposer dans le débat – la règle d’or, la TVA emploi, l’accroissement du temps de travail – mais notre poids politique était trop faible pour en revendiquer la paternité auprès des Français.» il affirme que cette campagne n'a pas été inutile, elle a permis d’affirme l’existence du nouveau Centre, «d’en porter le projet et de prendre date pour les échéances et les débats à venir. Le temps du dialogue avec nos partenaires doit donc maintenant succéder à celui de l’expression individuelle et aboutir à la coalition qui demain gouvernera notre pays.»

Scotché à moins de 1% dans les sondages selon Sauvadet (NC) . Mercredi, le ministre de la Fonction publique, François Sauvadet (NC), avait estimé que le retrait imminent de la candidature d'Hervé Morin de la présidentielle n'était «pas une surprise» et «représentait «beaucoup de temps perdu». «Il restait scotché depuis des mois dans les sondages entre 0 et 1%», explique François Sauvadet à 20minutes. «Il faut maintenant tourner la page de cette aventure personnelle qui est un échec et s'engager très vite dans la campagne auprès de Nicolas Sarkozy», fait-il valoir.

Interrogé sur le maintien d'Hervé Morin à la tête du parti centriste, le vice-président du NC explique que «la question ne se pose pas en ces termes». «On a des statuts, il sera président jusqu'au congrès de l'automne 2012. La question se posera lors de ce rendez-vous», dit-il. François Sauvadet dit par ailleurs se reconnaître personnellement «dans les valeurs» récemment exprimées par le président de la République. LeParisien.fr

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Immo Business | 7 mars 2013 http://www.mauriceleroymedia.com/2013/03/business-immo-7-mars-2013/

Maurice Leroy : « Je me félicite que le gouvernement préserve le Grand Paris Express dans son intégralité »

Maurice Leroy, ancien ministre (UDI) de la ville, chargé du Grand Paris, président du Conseil général, député de Loir-et-Cher, s’est félicité que le gouvernement préserve le Grand Paris Express dans son intégralité.

« Les arbitrages rendus par le Premier ministre sont une juste actualisation des décisions que nous avions prises, avec Jean-Paul Huchon, en signant l’accord historique du 26 janvier 2011. Ainsi, le Premier ministre confirme les objectifs que nous avions fixés : améliorer les mobilités quotidiennes des franciliens, connecter les territoires d’excellence et les points stratégiques du Grand Paris entre eux et avec Paris, et désenclaver les territoires oubliés par les transports, notamment les quartiers populaires de l’Est parisien. »

« J’appelle le gouvernement à tout mettre en œuvre pour ne pas perdre une minute supplémentaire dans la réalisation du Grand Paris Express, notamment au plan budgétaire. Il est également nécessaire que l’Etat engage une réflexion sur l’assouplissement des règles relatives à la réalisation des grands travaux d’intérêt national afin d’en réduire les délais d’exécution. Enfin, l’Etat doit continuer de prendre ses responsabilités et assurer, enfin, un suivi fiable, cohérent et coordonné des travaux de tous les acteurs du Grand Paris. Il en va de l’amélioration de la qualité de vie en Ile-de-France et du développement de la première région économique d’Europe », conclut-il.

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Avalanche de critiques envers Fillon après ses propos sur le FN Créé le 14/09/2013 à 15h20 -- Mis à jour le 14/09/2013 à 20h00 http://www.20minutes.fr/politique/1222931-20130914-apres-propos-fillon-fn-prend-son-pied-raffarin-declenche-lalerte-rouge

POLITIQUE - Le député UDI Hervé Morin a qualifié samedi de «vrai séisme» pour la vie politique française les propos réitérés de François Fillon sur le Front National... La nouvelle ligne de François Fillon est loin de faire l’unanimité à droite. L'ancien Premier ministre UMP a maintenu vendredi à Nice ses propos controversés sur le sectarisme supposé de certains élus FN et PS, qu'il a renvoyés dos à dos, tout en critiquant le programme frontiste. «Aux élections municipales, plus que dans toute autre élection, j'affirme que les électeurs sont bien placés pour juger, évaluer, choisir le plus compétent des candidats, et repousser par eux-mêmes et en conscience ceux qui sont sectaires...», a-t-il lancé, avant de préciser que frontistes et socialistes pouvaient faire partie de cette catégorie.

François Fillon n’a «pas changé d'avis»

Dans le même temps, François Fillon a répété n'avoir «pas changé d'avis» à propos du programme du Front national, qu'il a jugé «économiquement absurde et politiquement dangereux». «Aucune alliance n'est possible avec le Front national, mais je le dis, tous les dialogues sont nécessaires avec ses électeurs», a-t-il affirmé.

Si le changement de ton du leader du club politique Force républicaine, jusqu'alors connu pour sa modération et ses prises de position claires face au FN, est approuvé par 70% des sympathisants de droite dont 72% des sympathisants UMP et 69% de ceux du FN, selon un sondage BVA pour I-télé, l'ancien Premier ministre UMP
Jean-Pierre Raffarin a critiqué samedi ce revirement dans un tweet où il juge que «le pacte fondateur» du mouvement était désormais «en cause».

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