Pierre Lellouche
Un portrait critique (Libération, 2006)
Bio express

Août 2010 : Mobilisé par le pb rom : la défense de la France critiquée par l'ONU

Juin 2009 : Enfin ministre sous Fillon 4 ; l'Europe pour un atlantiste pro-israëlien, et pro-turc

Mars 2008 : Paris 8ème, municipales, battu par le maire de Nicolas et Carla. Fillon 3 : toujours pas ministre
30 juin 2007 : Ukraine, au congrès du Yalta European Strategy, avec le socialiste Dominique Strauss-Kahn (Challenges, 5 juillet 2007, P. 19)
Mai/juin 2007 : Fillon 1 et 2 : Toujours pas ministre ; réélu député au premier tour avec 51,96 % des exprimés dans la quatrième circonscription de Paris
19 septembre 2006 : L'ami de l'"américain" traite les "gaullistes" d'imbéciles .....
31 mars 2006 : Manifestations sauvages contre le CPE, la permanence de Pierre Lellouche est entièrement détruite
27 février 2006 : Paris, municipales : le candidat de la communauté juive soutient Françoise de Panafieu. Claude Goasguen se retire.
25 février 2006 : Candidat à la candidature UMP à la mairie de Paris il obtient 19% des électeurs ; publie Illusions gauloises (Grasset)
13 octobre 2004 : Fermer la porte à la Turquie serait une erreur stratégique
25 septembre 2004 : Les Etats-Unis et Israël pour l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne

14 mars 2003 : ANTISÉMITISME : Pierre Lellouche (UMP, Paris) a persisté, mercredi 12 mars (2003), dans son accusation de dérive de la « gauche modérée » vers l' « antisémitisme »,et refusé de présenter ses excuses ( Le Monde du 13 mars).

« L'UMP doit-elle garder M. Lellouche ? », s'est interrogé le premier secrétaire du PS, François Hollande, qui juge ces propos « odieux et non fondés ».

« L'antisionisme a fait des progrès à gauche. Le cap est ensuite vite franchi [vers l'antisémitisme]. On ne peut pas dire que la question ne se pose pas complètement », a déclaré, mercredi, le député (UMP) de la Drôme, Hervé Mariton.
lemonde.fr, ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 14 Mars 2003

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« On serait fou de dire non à la Turquie »

SECRETAIRE général adjoint de l'UMP chargé des études, Pierre Lellouche est un fervent avocat de l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne.

Jean-Pierre Raffarin semble réticent devant la candidature turque. « Voulons-nous que le fleuve de l'islam rejoigne le lit de la laïcité ? » s'interroge-t-il.
Pierre Lellouche.
Je crois, au contraire, qu'il faut tout faire pour que la rivière de l'islam se noie dans l'océan de la démocratie et des droits de l'homme. Je suis d'ailleurs convaincu que l'islamisme sera vaincu de cette façon : par l'égalité homme-femme, par la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Nous avons à côté de nous un grand pays musulman et laïc qui veut partager nos valeurs. Il fait les réformes nécessaires. Nous serions fous de lui dire non. Ce serait une erreur stratégique majeure. L'objectif de l'Union n'est pas de fabriquer un club chrétien ni un club de riches mais de réunifier l'Europe dans la paix et la prospérité.

« Un processus difficile »

L'UMP s'est prononcée contre la Turquie...
Dans cette affaire, je suis, moi, beaucoup plus en accord avec Jacques Chirac. Faire de la Turquie un enjeu de politique franco-française ou du prochain référendum, c'est polluer le débat. Certains jouent avec la peur : c'est indigne. La Turquie, ce n'est pas l'islamisme ni le terrorisme. Au nom de la crainte de l'islam et des Arabes, on est en train de dire non pour de mauvaises raisons.

La Commission européenne semble donner son feu vert...
Ce n'est que l'opinion du commissaire chargé de l'élargissement, Günter Verheugen. Cela dit, l'essentiel des critères requis par la Commission ont été observés par la Turquie : le gouvernement Erdogan a fait voter pas moins de 460 lois, qui représentent des efforts considérables. Ce qui m'a également frappé lors d'un récent voyage en Turquie, où j'ai rencontré l'essentiel du personnel politique, les présidents des communautés juive et arménienne, et des intellectuels, c'est de voir à quel point le pays est mobilisé pour entrer dans l'Europe.

La Turquie a pourtant voulu pénaliser l'adultère...
Il n'y a pas si longtemps, dans un certain nombre de pays catholiques d'Europe de l'Ouest, la pénalisation de l'adultère existait, et n'a disparu que récemment. Ce qui est intéressant, c'est qu'entre cette demande de pénalisation voulue par les députés de son parti et l'opposition de l'Union, le Premier ministre a choisi l'Europe. Mais c'est un processus difficile pour la Turquie.
Le Parisien, 25 septembre 2004, p. 5, Propos recueillis par Nathalie Segaunes

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Lellouche (UMP):"fermer la porte à la Turquie serait une erreur stratégique"

PARIS (AFP) - Pierre Lellouche, député UMP de Paris, a affirmé jeudi que "fermer la porte" de l'Union européenne à la Turquie serait "une erreur stratégique monumentale".

Soulignant sur RTL que la Turquie est "un pays laïc depuis 80 ans, candidat à l'Europe depuis 45 ans", "francophile", Pierre Lellouche a estimé qu'en négociant l'adhésion de la Turquie, "on a l'occasion de montrer que l'islam est compatible avec la démocratie et la modernité".

"Lui fermer la porte serait une erreur stratégique monumentale", a dit le député de Paris, minoritaire sur ce point à l'UMP.

Il a souligné "la mobilisation" de la Turquie et ses "efforts considérables" pour se rapprocher de l'UE.

Evoquant le débat organisé jeudi après-midi à l'Assemblée nationale, qu'il aurait "souhaité plus long", M. Lellouche a observé qu'"en majorité" les députés étaient contre l'entrée de la Turquie.

A propos de l'absence de vote, le député UMP a observé que "le Parlement était affaibli, surtout avec le quinquennat". "Le quinquennat aggrave le déséquilibre institutionnel", a-t-il estimé.
Yahoo.fr, actualités, jeudi 14 octobre 2004, 9h42

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Un portrait critique liberation.fr, par Thomas LEBEGUE, QUOTIDIEN : mercredi 01 février 2006, p. 36

Grande Bush : Pierre Lellouche, 54 ans, député UMP et candidat à la candidature pour la mairie de Paris, cette grande gueule sans complexe épouse les idées des néoconservateurs américains.

Il revient du Kazakhstan.
Turbulent pays où il s'est rendu en compagnie de Ted Turner, propriétaire de CNN et président d'une ONG spécialisée dans la lutte contre le terrorisme nucléaire. Dix heures d'avion pour aller superviser l'appauvrissement d'un stock d'uranium enrichi, et le soustraire ainsi à des mains terroristes. «Chacun de nous est sur terre pour accomplir une mission», dit-il.
La sienne consiste à parcourir la planète pour porter la bonne parole de Washington, la seule, selon lui, capable d'instaurer la démocratie de marché partout sur la planète. Président de la très atlantiste assemblée parlementaire de l'Otan, Pierre Lellouche parle fièrement de ses nombreux «copains» aux Etats-Unis, dont Paul Wolfowitz et Richard Perle, deux penseurs néoconservateurs qui ont théorisé la guerre préventive en Irak.
Obsédé comme eux par la radicalisation islamiste («le fascisme vert», en langage maison), Pierre Lellouche parle aussi volontiers d'une autre «copine», Condoleezza Rice, secrétaire d'Etat et proche collaboratrice de George W. Bush. «Mais, s'il vous plaît, pas de caricature : je ne suis pas un agent de la CIA !»

Tout juste se présente-t-il comme un brillant expert en relations internationales, disciple de Raymond Aron («mon vieux maître»), qui s'est lancé tardivement en politique pour défendre des idées pas très populaires en France, c'est-à-dire atlantistes, libérales et communautaristes. Convaincu d'avoir une longueur intellectuelle d'avance sur ses petits camarades de l'Assemblée, Pierre Lellouche ne cesse de railler ce qu'il appelle «la France d'Amélie» (Poulain), «un pays sclérosé où règne une préférence nationale pour l'assistanat et où la religion antilibérale est partagée à droite comme à gauche». Un gars capable de dire en direct à la télévision : «En France, on a les repas gratuits, la soupe populaire, on est quand même très généreux.» Son dernier livre, Illusions gauloises, le range clairement dans le camp déjà bien fourni des «déclinologues» (Nicolas Baverez, Alain Minc, Alexandre Adler...), ces intellectuels à tendance libérale qui agacent tant le Premier ministre. Inutile de préciser qu'il suce la roue de Nicolas Sarkozy, avec qui il partage, outre une forte hostilité au «conservatisme de gauche», une amitié avec le chanteur Didier Barbelivien.

Jamais en retard d'une provoc («Je suis beaucoup trop pauvre pour être de gauche»), cette grande gueule sans censure aucune assume son opposition à Villepin et aux énarques de tout poil, «ces nouveaux nobles» qui conduiraient la France dans le mur. Au premier rang desquels se trouve Jacques Chirac, dont il fut le conseiller diplomatique avant de se faire virer de l'entourage présidentiel en 1995. «J'ai été la première victime d'une épuration que je n'ose qualifier d'ethnique.» Si sa carrière n'a jamais vraiment décollé, dit-il, ce serait en raison de l'antisémitisme des élites françaises. Inspirateur de la loi de 2003 réprimant les actes antisémites («Soixante ans après la Shoah, ça m'a secoué de devoir écrire une loi pour protéger les Juifs en France»), il pleurniche après les postes qui lui auraient échappé à cause de sa religion : à l'Elysée, à l'Assemblée (où il briguait la présidence de la Commission de la défense) et surtout au Quai d'Orsay, maison qu'il juge tenue par un «corps diplomatique proarabe» donc peu susceptible de coopter un Juif pro-Bush qui n'hésite pas à dénoncer la «victimisation systématique des Palestiniens». Et à qualifier d'«intifada urbaine» la récente crise des banlieues. Dans son dernier ouvrage, il livre aussi aux lecteurs «un secret, sur lequel pèse une omerta obstinée» : «80 % de la population pénale en France est constituée d'immigrés ou de Français issus de l'immigration !»

Ces délires populistes, servis à l'oral par une gouaille parisienne qui étonne chez ce docteur en droit (il a fait sa thèse à Harvard), font de Pierre Lellouche un cas à part dans la politique française. Il rappelle souvent ses origines populaires. Raconte sans nostalgie les parfums de Bizerte et les musiques d'Oum Kalsoum, son exil forcé de Tunisie à l'âge de 5 ans, puis l'arrivée brutale à Paris. «On s'est même fait virer d'un squat par la police.» Il dit qu'il s'est élevé tout seul pendant que ses parents trimaient pour faire tourner le restaurant. Avoir ses entrées à la Maison Blanche ne l'empêche donc pas de se revendiquer d'une «droite popu» qui aimerait un jour faire la nique à «tous ces bourges de l'UMP». Côté finances, après deux divorces et trois enfants qui l'ont laissé «à poil», il affirme vivre «comme un étudiant» dans un deux pièces du IXe arrondissement. Il dit : «J'ai un demi-appartement, des dettes et une Clio Sport.» Et aussi : un poste d'avocat d'affaires dans un grand cabinet britannique (Clyde & Co, spécialisé dans le risque industriel) et 6 000 euros nets d'indemnités mensuelles pour ses deux mandats : député et conseiller de Paris. Il confie aussi qu'il a renoncé à la vie à deux. «Parce que la vie, c'est un capital-temps.»

Il donne rendez-vous rue des Martyrs, là où il est élu, à deux pas de la synagogue que son père fréquentait dans les années 70. Pour parler de l'islam (beaucoup), de Paris (un peu, car il y brigue la mairie), mais aussi de son brusque retournement idéologique. Comme beaucoup de ses amis neocons, Pierre Lellouche a en effet commencé à gauche. Des kibboutz socialistes en Israël aux communautés guévaristes d'Amérique latine, il dit avoir «fait la révolution, comme tout le monde», quand il était encore «athée et marxiste». Vingt-cinq ans plus tard, l'ancien gauchiste devenu «anticommuniste primaire» défend l'impérialisme américain, dit qu'il a «un téléphone direct avec Dieu» et... cherche une date pour organiser la bar-mitsva du fiston !

Ses amis, parfois, parlent de lui comme d'une «erreur de casting». Mais Pierre Lellouche insiste. Après avoir battu Dominique Strauss-Kahn à Sarcelles pour son dépucelage électoral en 1993, le voilà aujourd'hui lancé dans les élections primaires organisées par Nicolas Sarkozy pour désigner le candidat de la droite à Paris. Une campagne au ras du bitume, très loin des réflexions géopolitiques qui occupent la majeure partie de ses livres. Pas vraiment passionné par la vie municipale du conseil de Paris («On le voit trois fois par an, et encore» assure un proche de Bertrand Delanoë), Pierre Lellouche est parti dans la course en dilettante. Prêt à tout pour faire parler de lui, comme ce soir de janvier où, devant ses trois concurrents (Françoise de Panafieu, Jean Tiberi et Claude Goasguen), il dénonce une «soirée convenue» et appelle les militants à rejeter «les candidats de l'establishment»... Lui dit : «Je suis un sanglier solitaire, mais libre», et la métaphore ne doit rien au hasard. Pierre Lellouche passe des journées entières à chasser en Sologne. «Quand on est à l'affût, on a l'impression de devenir un animal, on se laisse guider par ses instincts.» Il aime aussi fumer un cigare par jour et rouler vite dans sa Clio. Peu de loisirs, en somme, car cet idéologue de droite a décidé de consacrer sa vie à lutter contre les utopies françaises. «Le rêve est toxique dans la conduite des hommes, dit-il. Hitler aussi avait des rêves...»
liberation.fr, par Thomas LEBEGUE, QUOTIDIEN : mercredi 01 février 2006, p. 36

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Bio express (2006)

Dates : Pierre Lellouche en 7 dates
1951 Naissance à Tunis.
1973 Boursier à Harvard, aux Etats-Unis.
1989 Conseiller diplomatique de Jacques Chirac.
1993 Député du Val-d'Oise.
1997 Député de Paris.
2004 Président de l'assemblée parlementaire de l'Otan.
2006 Candidat à la candidature UMP à la mairie de Paris ; publie Illusions gauloises (Grasset).

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samedi 25 février 2006, 23h31 Paris: Panafieu et Goasguen qualifiés pour le second tour des primaires UMP

PARIS (AFP) - Françoise de Panafieu et Claude Goasguen se sont qualifiés samedi pour le second tour, programmé le 4 mars, des primaires UMP pour les municipales de 2008 à Paris, après un vote des adhérents à jour de leurs cotisations marqué par une participation de 78,38%.

Seule femme en lice, Mme de Panafieu avec 40,69% des exprimés (4.446 voix) devance très largement M. Goasguen qui obtient 23,43% (2.560 voix).

Pierre Lellouche obtient 18,95% des suffrages exprimés (2.071 voix) et Jean Tiberi, ancien maire de Paris, 16,98% (1.855 voix). Ils sont de facto exclus de la compétition qui désignera le champion de la droite face au maire sortant de Paris, le socialiste Bertrand Delanoë, aux municipales de 2008.

Qualifié de "succès indéniable de la démocratie" par le président de la fédération de Paris Philippe Goujon, ce scrutin organisé pour la première fois à Paris, de par la volonté du président du parti Nicolas Sarkozy, est pour l'UMP la marque d'un "parti moderne".
Selon M. Goujon, "il n'est pas prévu" que M. Sarkozy intervienne dans la campagne du second tour qui comprendra un meeting le 2 mars au parc des Expositions. Le président de l'UMP a joint les quatre candidats, a-t-on appris samedi soir à l'UMP.

Ces résultats ont toutefois suscité des grincements de dents chez certains responsables de l'UMP. Le conseiller de Paris Xavier Chinaud, qui avait parrainé M. Lellouche, a ainsi exprimé son "profond malaise" en dénonçant des "irrégularités" dans le XVIIIème arrondissement.
Le conseiller régional Jean-Luc Romero, proche de Mme de Panafieu, a lui appelé M. Goasguen à se retirer de la course au profit de la députée-maire du XVIIè: "seules des alliances contre-nature et des combines du passé pourraient conduire à une défaite de Françoise".

Dès les résultats connus, cette dernière a appelé tous les adhérents "à s'unir au second tour pour dégager une majorité" et leur a proposé un "pacte de confiance" avec trois engagements: rassembler toutes les sensibilités de droite, ouvrir l'UMP à tous les nouveaux talents et "bâtir tous ensemble ce projet collectif".
Elle a réaffirmé qu'il n'y aurait pas à l'issue du second tour "un vainqueur et trois vaincus mais un chef de file de quatre élus". "Les adhérents aujourd'hui ne sont plus des moines-soldats. Nicolas Sarkozy leur a donné un vrai pouvoir. C'est le plus beau cadeau qu'il leur ait fait et ils ne sont pas prêts de se le laisser prendre", a-t-elle dit, récusant elle aussi "les petites cuisines internes".

Claude Goasguen, "heureux" du résultat alors que les sondages le créditaient au départ de 3%, a insisté sur sa "différence programmatique" avec Mme de Panafieu: "nous n'avons pas le même projet politique", a-t-il affirmé, prônant une vision de "droite libérale et sociale moderne".
Il a cependant demandé un "effort de clarification des adhésions" alors que la fédération revendique 21.350 membres (chiffre triplé en un an) et que quelque 14.002 étaient inscrits in fine sur les listes, dont 10.975 ont voté. Des incidents avient émaillé la campagne du premier tour.
Jean Tiberi, l'ancien maire, a indiqué qu'il "ferait connaître son choix" mais qu'il ne pouvait l'imposer aux militants. "Je n'ai pas d'instruction à leur donner", a-t-il dit.

Le vote électronique a été un peu plus important que le vote manuel. La même procédure sera adoptée pour le vote du second tour entre le 28 février et le 3 mars.
"Mon candidat préféré, c'est celui que vous choisirez", a affirmé Nicolas Sarkozy lors du dernier meeting commun des "quatre" lundi.
yahoo.fr, actualités, samedi 25 février 2006, 23h31

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Claude Goasguen retire sa candidature pour le second tour des primaires à l'UMP

Claude Goasguen a annoncé, lundi soir 27 février, qu'il retirait sa candidature face à Françoise de Panafieu pour le second tour des élections primaires prévues le 4 mars pour l'investiture UMP lors des municipales de 2008 à Paris, dans un communiqué reçu à l'AFP.

"Les résultats généraux donnent à Françoise de Panafieu une avance significative qui témoige de sa notoriété au sein de l'UMP Paris. Elle apparaît comme la mieux à même d'affronter l'actuel maire de Paris lors des prochaines élections municipales", a expliqué M. Goasguen. "J'ai donc décidé de renforcer une union toujours fragile dans la capitale depuis 2001 en retirant ma candidature pour le deuxième tour de l'UMP à Paris", a-t-il ajouté dans ce communiqué.

"RENFORCER L'UNION"

"Ma décision s'inscrit dans le droit fil de mon action depuis 2001 pour renforcer l'union chaque fois que cela est nécessaire", a-t-il poursuivi.

Claude Goasguen, président du groupe UMP au Conseil de Paris, a également annoncé qu'il réunira, "dans les jours prochains, les élus UMP membres du groupe à l'Hôtel de Ville et dans les arrondissements pour assurer un soutien" qu'il "souhaite unanime à Françoise de Panafieu contre Bertrand Delanoë, qui doit rester en toute hypothèse le seul adversaire de la droite et du centre à Paris". Au premier tour, seule femme en lice et favorite des sondages, Mme de Panafieu (40,69 % des exprimés, soit 4 446 voix) avait devancé très largement M. Goasguen, qui a obtenu 23,43 % (2 560 voix).

Les deux autres candidats, Pierre Lellouche (18,95 % des suffrages exprimés, soit 2 071 voix) et Jean Tiberi, ancien maire de Paris (16,98 %, soit 1 855 voix), étaient de facto exclus de la compétition au second tour.

Enfin, M. Goasguen a estimé que son résulat "témoigne de la force des idées libérales et sociales à Paris", qu'il "entend faire vivre dans le débat démocratique au sein de l'UMP".
lemonde.fr, Avec AFP, LEMONDE.FR | 28.02.06 | 08h06 • Mis à jour le 28.02.06 | 08h41

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Lellouche le vigilant par Christophe Barbier

Le député de Paris détaille le panorama du déclin français et le plan pour trouver les issues de secours

Pierre Lellouche est un gardien de phare.
Planté au cap de l'Occident, face à l'océan tempétueux des lendemains, il se burine aux périls qu'il voit venir et tourne sa lampe, pour leur dessiller les yeux, vers ses contemporains.
Avec Illusions gauloises, il présente une pensée globale du mal hexagonal, des 35 heures («Un crime contre la France») à la politique menée en Afrique, en passant par la banqueroute de l'Etat: ses dépenses de fonctionnement, dit-il, ont crû de 419% depuis 1980! Avec des gouvernants qui ne pensent qu'à «rassurer» un peuple entretenu dans la «religion du bonheur».

Le diagnostic est exhaustif et cohérent, ce que peu de politiques ont produit depuis le 11 septembre 2001, vrai début du XXIe siècle; et, si l'on peut contester la médecine Lellouche, qui résume l'alternative d'avenir à Sarkozy ou le suicide, son dictionnaire des maux français demeure précieux.
Pessimiste par lucidité, libéral par efficacité et belliciste par esprit de sécurité, Pierre Lellouche évite la mauvaise foi. Ainsi, cet avocat de Washington décrit mieux que les bushophobes l'enlisement américain en Irak et, inflexible allié de Tel-Aviv, il explique comment le monde arabe pourrait entrer dans la modernité, tout en nous prévenant d'un probable terrorisme islamiste de destruction massive.

«Le problème des rêves, c'est leur atterrissage dans le réel», affirme Lellouche, qui dessine la piste: aéroport 2007.
La France qui «déprime» décrite par Marcel Gauchet et la France qui «gronde» aperçue par Nicolas Sarkozy vivront-elles le sursaut nécessaire? Des solutions sont là, détaillées par l'auteur, d'une VIe République qu'il frôle à un «New Deal transatlantique» pour restaurer l'alliance avec les Etats-Unis, en passant par la remise à plat de notre système administratif, économique et social.

S'il entre à l'Elysée, Sarkozy fera-t-il du pavé de Lellouche la pierre d'angle de sa politique?

L'Express, 23 février 2006. Illusions gauloises, Pierre Lellouche, Grasset, Paris, 2006

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A Paris, Panafieu verrouille le second tour
Pour s'assurer l'investiture UMP contre Goasguen, elle s'associe à Lellouche.

Un tandem contre Bertrand Delanoë.
A la surprise générale, Françoise de Panafieu, arrivée largement en tête, samedi, du premier tour des primaires UMP pour la mairie de Paris avec plus de 40 % des voix, va faire alliance avec Pierre Lellouche, arrivé troisième avec 18,95 % des suffrages. Les deux élus doivent officialiser leur Pacs électoral à l'occasion d'une conférence de presse ce matin.
Lellouche parle même d'un «tandem» dont il va prendre la seconde place, mais que certains jugent déjà explosif tant le fossé paraît grand entre la bourgeoise gaulliste du XVIIe arrondissement et la grande gueule libérale du IXe. Mais la politique, c'est aussi des mathématiques: la simple addition de leurs voix devrait en effet assurer un large succès à Panafieu, samedi prochain, lors du duel qui l'opposera à Claude Goasguen, son ennemi intime, arrivé deuxième avec 23,4 % des voix.

«Cocasse». Ce dernier goûte d'ailleurs assez peu la constitution de ce tandem surprise : «Les additions de soutiens personnels ne sont pas du tout dans l'esprit des primaires, dit-il. Ce devait être un combat d'idées, pas une alliance façon IVe République...» Et Goasguen d'ajouter : «Franchement, je trouve cela assez cocasse de voir ces deux-là s'entendre contre moi.»
Durant les six mois de campagne interne, Lellouche n'a en effet pas ménagé ses critiques contre la maire du XVIIe, qu'il a publiquement qualifiée de «candidate de l'establishment»... Mais voilà: depuis le premier tour, Lellouche est aussi très en colère contre Goasguen, qu'il accuse de lui avoir «volé» le second tour grâce à des pratiques frauduleuses.

«Je suis parti sans réseau, sans appareil, et on m'a volé la seconde place, confiait-il hier soir. Alors plutôt que de faire exploser la boutique, j'ai choisi de constituer un tandem moderne, efficace et complémentaire avec Françoise.» Chez Panafieu, on jure que Lellouche est venu de lui-même, «sans aucun deal», alors que Goasguen met encore les pieds dans le plat: «Lellouche a besoin de se protéger car il a des problèmes personnels dans sa circonscription.» .....
Libération, par Thomas LEBEGUE, QUOTIDIEN : mardi 28 février 2006, p. 13

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– Paris La permanence de Pierre Lellouche a été entièrement détruite par un groupe de 300 manifestants anti-CPE samedi vers 3h du matin, annonce le député UMP de Paris
lenouvelobs, com, 6h55, 1er avril 2006

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L'antiaméricanisme, religion des imbéciles
La visite de Sarkozy aux Etats-Unis célèbre une alliance profonde, non un assujettissement.

En un peu plus de quarante-huit heures, à New York puis à Washington, le ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, également président de l'UMP, a rencontré les principaux dirigeants politiques et économiques de la première puissance mondiale. Le New York Times et le reste de la presse américaine et française ont d'ailleurs souligné le caractère exceptionnel du niveau des entretiens accordés au ministre français.

Mais comme nous sommes à sept mois de l'élection présidentielle, et que la France, ou plutôt certaines élites françaises, se plaît à cultiver l'antiaméricanisme comme religion nationale, la riposte ­ attendue d'ailleurs ­ a été immédiate. Pour les uns, «Sarkozy l'Américain» allait s'aligner sur les positions de Washington, pour les autres, «il allait chercher ses ordres à la Maison Blanche» en vue de la prochaine présidentielle, et j'en passe...
Dans ce climat qui rappelle plus les belles heures de la guerre froide et du «US go home», il aurait donc fallu que la République n'affiche pas sa solidarité avec le peuple américain en ce cinquième anniversaire du 11 Septembre, comme l'a fait Nicolas Sarkozy en décorant les pompiers et les policiers new-yorkais aux côtés du maire Bloomberg et du gouverneur Pataki.
Il aurait donc fallu aussi, puisque décidément l'Amérique est honnie chez nous, qu'un candidat à la présidence de la République ne prenne pas le risque de s'afficher avec le président américain, avec sa secrétaire d'Etat ou avec les deux sénateurs donnés comme possibles successeurs de George W. Bush, le républicain John McCain et le démocrate Barack Obama.

La dictature du politiquement correct à la française est telle que dire que nous sommes les amis et les alliés des Etats-Unis, que l'on peut ­ pis ! ­ être l'ami d'Israël, serait devenu une sorte de «faute» politique.

Celui qui s'en rend coupable serait, en effet, au mieux un inconscient, au pire un supplétif de l'impérialisme américain, mais de toute façon condamné par l'électorat national. Comme Nicolas Sarkozy, je suis convaincu que le refrain de la haine antiaméricaine, ce mauvais nationalisme des imbéciles, n'est que l'apanage d'une certaine élite, au demeurant en perte de vitesse, à gauche comme à droite.
Et que le peuple de France ­ même s'il peut légitimement critiquer l'administration Bush ­ conserve, comme l'ont solennellement rappelé, il y a deux ans à peine, les commémorations du débarquement, estime et amitié au peuple américain, qu'il a aidé à naître comme nation indépendante, il y a maintenant deux cent trente ans.

L'autre soir, en compagnie de Henry Kissinger et de Zbigniew Brzezinski, sur la véranda de la maison de famille de George Washington à Mount Vernon, sur les rives du Potomac, dans cette belle maison de style virginien, ému, je trouvais là tous les symboles tangibles de cette alliance franco-américaine des premiers jours : la clé de la Bastille, cadeau de La Fayette à George Washington, le buste de Necker, ministre des Finances de Louis XVI, qui finança l'envoi du corps expéditionnaire français pour soutenir les insurgés américains, le portrait de La Fayette dans la chambre à coucher de George Washington.

Ce lien-là, renoué en 1917, puis en 1944 et tout au long de la guerre froide, aucun des porte-plume de la haine antiaméricaine ne pourra le dissoudre. Et puis il y a notre intérêt national, en ce début de XXIe siècle particulièrement chaotique et dangereux. Globalisation de la menace terroriste de l'islam radical, qui frappe à New York, Washington, Londres, Madrid ­ et peut, à tout moment, frapper Paris, comme l'a menacé ces derniers jours Ayman al-Zawahiri, le numéro 2 d'Al-Qaeda. Prolifération des armes nucléaires à portée des villes européennes, désintégration d'un certain nombre de pays à la périphérie de l'Europe, multiplication des conflits au Proche-Orient, tous ces sujets exigent plus que jamais l'union des grandes démocraties, que les décisions soient prises en commun, que les stratégies soient communes en matière de renseignement, de lutte antiterroriste, mais aussi de développement et de promotion de la démocratie.

Dire cela, ce n'est pas, comme je l'ai lu ici ou là, «s'aligner» sur les Etats-Unis, c'est-à-dire «trahir la France», mais au contraire servir efficacement notre intérêt national. L'argument est d'ailleurs d'autant plus malhonnête qu'il s'applique à des sujets où, comme en Syrie, au Liban ou dans la crise du nucléaire iranien, c'est plutôt l'Amérique qui a rejoint les positions de la France et non l'inverse.

Alors oui, l'alliance franco-américaine doit être maintenue et confortée ; mais non, elle ne signifie pas un quelconque «ralliement», ni que la France doive «se coucher» : elle signifie, au contraire, qu'elle exprime et défende ses intérêts, sans pour autant se livrer aux guerres des mots stériles qui ont émaillé le début de la triste affaire irakienne (c'est nous qui soulignons, notedt).

La France est une grande nation, et, si les Français aiment les séries américaines à la télévision, les hamburgers, les blue-jeans et le Coca-Cola, ce n'est pas pour autant qu'elle sombre culturellement au point qu'elle ait besoin de se définir en tant que nation contre l'Amérique. C'est en cela que la haine antiaméricaine est le nationalisme des imbéciles ­ et, surtout, des faibles.

C'est bien parce que nous avons travaillé ensemble que nous avons pu restaurer la paix dans les Balkans ­ je le rappelle, grâce à l'Otan et sans mandat explicite de l'ONU ­(c'est nous qui soulignons, notedt), de même que nous combattons ensemble le terrorisme en Afghanistan, ou que nous tentons par nos efforts communs d'empêcher la dissémination des armes de destruction massive à travers le monde.

La crise de 2003 a été grave, car émotionnelle, la plus grave sans doute depuis 1966, comme l'a très justement analysé Nicolas Sarkozy. Et, oui, il est temps de tourner la page, de refonder une alliance entre égaux, en confiance, c'est-à-dire sans récriminations inutiles. Il est dans l'intérêt de la France de bâtir une Europe forte dans une alliance équilibrée avec les Etats-Unis.
Par Pierre LELLOUCHE, Libération, QUOTIDIEN : Lundi 18 septembre 2006 - 06:00, p. 32, Pierre LELLOUCHE conseiller et député de Paris, délégué général à la défense de l'UMP.

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Chirac juge «lamentable» l'atlantisme de Sarkozy
Le voyage aux Etats-Unis du ministre de l'Intérieur a irrité le chef de l'Etat.

Après de premières paroles aigres-douces pour justifier la présence de Nicolas Sarkozy aux «commémorations» du 11 Septembre, la virée américaine du ministre de l'Intérieur a bel et bien fini par provoquer la colère de Jacques Chirac. Le chef de l'Etat, qui s'envole en fin de matinée pour l'assemblée générale de l'ONU à New York, y a vu la confirmation de ce qu'il redoutait : s'il était amené à lui succéder, le président de l'UMP mettrait un terme à la spécificité française à l'égard des Etats-Unis, au profit d'une vision atlantiste.
«Irresponsable», a lancé Chirac mardi à l'un de ses plus anciens collaborateurs, en lui expliquant le «danger pour la France» de la relation transatlantique que Sarkozy a affirmé à Washington vouloir «rebâtir».

«Arrogance».

Le Président et le ministre de l'Intérieur avaient pourtant eu un tête-à-tête dans la semaine précédant le départ de Sarkozy. Mais ce dernier s'était bien gardé de transmettre à l'Elysée le discours qu'il devait prononcer devant la Fondation franco-américaine, dans lequel il a dénoncé «l'arrogance française» et fait la leçon au duo Chirac-Villepin : «Il n'est pas convenable de chercher à mettre ses alliés dans l'embarras ou de donner l'impression de se réjouir de leurs difficultés.» Avant de compléter le réquisitoire contre l'attitude de Paris lors du déclenchement de la guerre en Irak : «Plus jamais nous ne devons faire de nos désaccords une crise.» Des propos que Chirac a qualifié mardi en privé de «lamentables» et de «faute», après avoir, dans un premier temps, déclaré qu'il l'avait «chargé d'être le représentant de la France».

C'est bien deux visions, deux doctrines, qui opposent l'Elysée et Sarkozy sur cette question sensible. «Sans prononcer le mot de rupture, pour ne vexer personne, c'est une musique totalement différente que Nicolas Sarkozy a fait entendre aux Américains. Inutile d'agresser Jacques Chirac. Mais, si on gagne la présidentielle le 6 mai, il sera temps de changer de politique étrangère le 7», assure le député Pierre Lellouche, spécialiste de relations internationales, qui assistait au rendez-vous entre le ministre de l'Intérieur et George Bush. «Ce discours a été très difficile à écrire, car il ne fallait heurter personne, mais ne pas s'autocensurer non plus. Il suffit de le lire pour s'apercevoir qu'il comporte maintes ruptures avec la ligne actuelle», confirme un des collaborateurs du ministre issu du Quai d'Orsay.

Foudres.

Prudent pour ne pas s'attirer les foudres immédiates de Chirac, Sarkozy prépare donc les esprits à un changement de cap radical à l'égard des Etats-Unis. Pour Dominique Moïsi, expert à l'Institut français des relations internationales (Ifri), «Nicolas Sarkozy parle avec un accent nouveau à l'Amérique. Il n'y a pas chez lui ce classique réflexe antiaméricain de la plupart des hommes politiques français. A l'inverse de Villepin, il dit qu'on ne se bâtit pas contre les Etats-Unis, mais à côté d'eux.»

Sur le fond, le président de l'UMP considère que «[la France] ne peut pas se fâcher avec la première puissance du monde, d'autant plus qu'elle partage les mêmes valeurs que nous. Est-ce qu'on continue à se poser en rivaux ou est-ce qu'on s'additionne pour mieux coopérer ?» explique un proche. Le ministre de l'Intérieur déteste, par-dessus tout, la «grandiloquence, les postures et les mises en scène», poursuit le même.
Dans son collimateur, le fameux discours de Villepin à l'ONU sur l'Irak de février 2003 et, surtout, la menace de Chirac d'utiliser le droit de veto de la France. «Sarko l'Américain, on l'assume... et puis merde !» tranche Pierre Lellouche.

Pour ne surtout pas polémiquer et étaler ces divergences à quelques jours du discours de Chirac à l'ONU, les diplomates de l'Elysée se sont évertués à minimiser la portée des propos de Sarkozy. A rabaisser, comme l'a fait le ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, le voyage de Sarkozy au rang de simple présence d'un membre du gouvernement à la «commémoration du 11 Septembre».

Et tous de souligner, à l'instar de Douste-Blazy, que la rencontre de Sarkozy avec Bush ne traduit «aucune inflexion» de la politique française envers les Etats-Unis. En clair, «seul compte la voix du chef de l'Etat» pour parler à l'Amérique. «Au regard des résultats de notre diplomatie sur le Liban ou de ce que nous avions annoncé sur l'Irak, il n'y a aucune raison de refonder notre relation équilibrée avec Washington», note un diplomate de l'Elysée qui estime que la ligne tenue par l'Elysée depuis 2003 a porté ses fruits.

«Chiot».

Alors que l'opposition frontale avec les Etats-Unis a été un événement fondateur de la carrière de Dominique de Villepin et que la décision de ne pas participer à la guerre en Irak reste la séquence la plus plébiscitée du bilan de Chirac, Sarkozy a «pris un risque réel en refusant de jouer sur les penchants antiaméricains de l'opinion publique», remarque Dominique Moïsi.

L'opposition l'a bien senti. «Nous n'avons pas besoin à la tête de l'Etat de quelqu'un qui se fixe comme programme d'être le futur caniche du président des Etats-Unis», a déclaré Laurent Fabius samedi à Lens, en usant d'une métaphore canine déjà utilisée à l'égard de Tony Blair. Dès jeudi, le député PS des Landes, Henri Emmanuelli, avait, lui, fustigé «Sarkozy couché comme un chiot devant son maître» Bush.
Chirac ne doit pas être loin de penser la même chose.
Par Antoine GUIRAL, Libération, QUOTIDIEN : Lundi 18 septembre 2006 - 06:00

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RESULTATS DES ELECTIONS LEGISLATIVES DIMANCHE 17 JUIN 2007 PARIS (75) -- 4ème circonscription (Circonscription pourvue au 1er tour)

RESULTATS 1er tour DIMANCHE 10 JUIN 2007 Nombre % Inscrits
Inscrits 59 601 100,00
Abstentions 21 887 36,72
Votants 37 714 63,28

Nombre % Votants
Blancs ou nuls 267 0,71
Exprimés 37 447 99,29

Nuance Voix % Exprimés
Mme Annie THIERRY Front national 896 2,39
Mme Nicole AZZARO Les Verts 1 399 3,74
M. Jean-Marie RECEVEUR Extrême droite 115 0,31
Mme Corinne BARLIS Socialiste 7 704 20,57
M. Franck BENSUSSAN Extrême gauche 90 0,24
Mme Laurence PETIT Divers droite 236 0,63
Mme Hélène BIDARD Communiste 571 1,52
Mme Cynthia SCHIETTECATTE Ecologiste 217 0,58
Mme Tiphaine SCOTT DE MARTINVILLE Majorité présidentielle 325 0,87
M. François DAUPLAY Divers 1 0,00
M. Nicolas BALLU Divers 162 0,43
Mme Claire VLACH Mouvement pour la France 432 1,15
Mme Claire GIBAULT UDF-Mouvement Démocrate 5 272 14,08
M. Pierre LELLOUCHE (ELU) Union pour un Mouvement Populaire 19 456 51,96
Mme Fanny GALLOT Extrême gauche 571 1,52

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Pierre Lellouche, battu dans le VIIIe, se dit "assassiné" par l'UMP-Paris
AFP 17 mars 08

PARIS (AFP) — Pierre Lellouche, candidat UMP battu aux municipales dans le VIIIe arrondissement de Paris par le maire sortant dissident UMP, a accusé certains barons de la droite parisienne de l'avoir "assassiné" en soutenant en fait son concurrent.

"Cette défaite m'a été infligée par mon propre camp," déclare M. Lellouche dans une interview publiée par lejdd.fr, avant d'évoquer "un assassinat politique en rase campagne, qui s'est fait dans un silence assourdissant du côté de l'UMP".

"François Lebel, le candidat dissident, est devenu le candidat officiel. Il y avait le sigle UMP partout sur les bulletins de vote. De bonne foi, comment voulez-vous que l'électeur comprenne quelque chose?", poursuit M. Lellouche.

"On a choisi celui qui a épousé le président de la République et non celui qui a épousé les idées du président de la République," déclare-t-il. M. Lebel a célébré le mariage du président Sarkozy avec Carla Bruni, l'Elysée étant situé dans son arrondissement.

Il accuse notamment les maire et député UMP du XVIe, Claude Goasguen et Bernard Debré, d'avoir soutenu M. Lebel avec l'objectif de l'éliminer de la course à la présidence du groupe UMP au conseil de Paris, Françoise de Panafieu ne se représentant pas.

M. Lellouche affirme qu'il refusera de siéger dans le même groupe qu'eux au conseil de Paris, en lançant: "Nous avons à Paris la droite la plus bête du monde. La plus bête, la plus méchante et la plus suicidaire".

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Ankara se réjouit de la nomination de Pierre Lellouche Rédigé le 25/06/2009 à 20:11 dans Elargissement Jean Quatremer Coulisses de Bruxelles UE liberation.fr

Pierre Lellouche, le nouveau secrétaire d’État français aux affaires européennes qui est un fervent militant de l’adhésion de la Turquie à l’Union, est « un de mes très bons amis » a confié le ministre turc chargé des affaires européennes, Egemen Bagis, à un groupe de journalistes européens qu’il avait invités à déjeuner, aujourd’hui, à la résidence de l’ambassadeur de Turquie (les pâtisseries turques sont une merveille ;-)).

« C’est un intellectuel de qualité qui comprend les implications à long terme des problèmes ». Bagis estime que « si Nicolas Sarkozy, qui le connaît bien, l’a nommé à ce poste, c’est pour une bonne raison. Je crois qu’il va influencer les autres membres du gouvernement, qu’il va les convaincre des avantages de l’adhésion de la Turquie et qu’ainsi le bon sens va prévaloir à la fin. Pierre peut être un bon catalyseur ».

Les Turcs confient qu’ils ont voté pour lui, lorsqu’il s’est présenté à la présidence de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, en novembre 2004, alors que les Britanniques, eux, faisaient campagne contre son élection… Lellouche, par ailleurs membre de la « Trilatérale », créée par le groupe Bilderber

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Roms : Lellouche réplique aux critiques roumaines et bulgares le 24 août 2010 à 10h20, mis à jour le 24 août 2010 à 10:35

Répondant aux critiques de Bucarest et de Sofia, le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes les appellent à "prendre leurs responsabilités" à l'égard de leurs citoyens.

La semaine dernière, Teodor Baconschi, le ministre roumain des Affaires étrangères, avait ainsi exprimé son "inquiétude sur les risques de dérapage populiste et de générer certaines réactions xénophobes sur fond de crise économique".
Il avait aussi critiqué nommément Pierre Lellouche, le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes. "Il a une approche généralement limitée à sa circonscription dans le 8e arrondissement de Paris. Mais il est la voix européenne de la France et je suis convaincu qu'il aura le tact d'aborder avec le calme nécessaire ce problème commun sans en faire une occasion de porter ombrage aux excellentes relations franco-roumaines", avait-il lancé.

"Application du droit européen"

Pierre Lellouche répond ce mardi dans une tribune publiée par Le Figaro. "J'ai été quelque peu surpris de lire certains commentaires, émanant de responsables ou de commentateurs roumains et bulgares, accusant la France de 'déporte' les Roms, alors même que nous ne faisons qu'appliquer le droit européen et que nous procédons à des retours volontaires accompagnés d'une aide financière dont la charge pèse sur le contribuable français", plaide-t-il.

"Ce serait une bien curieuse interprétation de la lettre des traités (...) que de considérer que certains pays puissent offrir comme seule perspective à leurs citoyens roms celle d'émigrer vers les pays européens les plus riches, auxquels reviendrait ipso facto la charge de les intégrer", observe-t-il.
"Nous comptons sur la Roumanie et la Bulgarie pour qu'elles prennent leurs responsabilités à l'égard de leurs propres citoyens car, avant la liberté de circuler d'un pays à l'autre de l'Union européenne, il y a le devoir pour chaque Etat membre d'assurer la protection et l'intégration de ses propres ressortissants", ajoute-t-il.

Aides européennes

Pierre Lellouche répond également à la Commission européennes sur les limitations à la liberté de circulation. "Nous attendons de la Commission qu'elle soit tout aussi vigilante sur l'application aux Roms des autres droits -à l'éducation, au travail, à la santé- prévus par les traités, et demandons qu'une partie substantielle des aides européennes (20 milliards d'Euros pour la Roumanie de 2007 à 2013) y soient directement affectées", souligne-t-il.
Il dénonce enfin de nouveau "les trafics d'êtres humains" dont sont victimes, selon lui, ces populations. "Sous servage jusqu'au XIXe siècle, déportés durant la Seconde Guerre Mondiale, réprimés par les régimes communistes, les Roms seraient-ils aujourd'hui condamnés à ne connaître de la construction européenne que le droit d'aller d'un bidonville à un autre ?", interroge-t-il.

Cette tribune intervient alors deux secrétaires d'Etat roumains, concernés par la question des Roms, vont effectuer mercredi et jeudi une visite à Paris.

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Roms: le rapport de l'ONU "excessif et caricatural" selon Pierre Lellouche Vendredi 27 août, 17h41 lepoint.fr

La France estime que le rapport de l'ONU sur les discriminations, qui a critiqué vendredi sa politique vis-à-vis des Roms, a "un caractère excessif et caricatural", a déclaré Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes. Lire la suite l'article Articles liésCRITIQUES DE L'ONU - Lellouche fustige un rapport "excessif et caricatural"Paris demande à l'UE de soutenir Sakineh en IranNARCOLEPSIE - Les autorités européennes ouvrent une enquête sur un vaccin anti-H1N1Plus d'articles sur : Élections européennesDiscussion: Élections européennes

Ce rapport "se distingue par son caractère excessif et caricatural et par ses nombreuses erreurs factuelles", a déclaré le ministre lors d'un discours vendredi devant l'assemblée annuelle des ambassadeurs de France à Paris.

Le Comité de l'ONU pour l'élimination de la discrimination raciale (Cerd) a rappelé la France à l'ordre vendredi en exhortant Paris à "éviter" les renvois collectifs de Roms ainsi que les "discours politiques discriminatoires" qui contribuent à alimenter un climat de racisme.

Concernant les Roms, dont la France a décidé d'accélérer le renvoi en Roumanie et en Bulgarie, "ce sujet se prête mal à l'anathème et j'observe qu'aucun Etat membre n'a critiqué la France dans sa politique", a ajouté Pierre Lellouche.

La France estime que le rapport de l'ONU sur les discriminations, qui a critiqué vendredi sa politique vis-à-vis des Roms, a "un caractère excessif et caricatural", a déclaré Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes. Lire la suite l'article Articles liésCRITIQUES DE L'ONU - Lellouche fustige un rapport "excessif et caricatural"Paris demande à l'UE de soutenir Sakineh en IranNARCOLEPSIE - Les autorités européennes ouvrent une enquête sur un vaccin anti-H1N1Plus d'articles sur : Élections européennesDiscussion: Élections européennes

Ce rapport "se distingue par son caractère excessif et caricatural et par ses nombreuses erreurs factuelles", a déclaré le ministre lors d'un discours vendredi devant l'assemblée annuelle des ambassadeurs de France à Paris.

Le Comité de l'ONU pour l'élimination de la discrimination raciale (Cerd) a rappelé la France à l'ordre vendredi en exhortant Paris à "éviter" les renvois collectifs de Roms ainsi que les "discours politiques discriminatoires" qui contribuent à alimenter un climat de racisme.

Concernant les Roms, dont la France a décidé d'accélérer le renvoi en Roumanie et en Bulgarie, "ce sujet se prête mal à l'anathème et j'observe qu'aucun Etat membre n'a critiqué la France dans sa politique", a ajouté Pierre Lellouche.

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