François Hollande, vu par son ancien chauffeur ; et par l'"ami" Aquilino Morelle : L'abdication, Grasset, Paris, janvier 2017; un GC (Grand Commémorant)
La banque Macron-Attali-Minc du Président "Ces messieurs de Lazard", Albin Michel 2006 ; "Rothschild, une banque au pouvoir" de Martine Orange, Albin Michel 2012
Vers François Hollande candidat
Julie Gayet, une grande admiratrice Maître (1995) François Hollande et son ancienne deuxième concubine notoire Valérie Massonneau, re-divorcée Trierweiler (2010), à La Bastille le 06 mai 2012, devant le Peuple de France. Chanoine Honoraire de Saint-Jean-de-Latran, re-re-déconcubiné contrairement à Nicolas Sarkozy ... un re-re-divorcé (comme Marine Le Pen, future chanoinesse potentielle ...).
Elu par moins de 52 % des exprimés alors que les sondages lui donnaient pendant des mois plus de 55%, mais disposant de la totalité des institutions publiques depuis les législatives de juin 2012 jusqu'aux sénatoriales de septembre 2014, le Président Hollande essaie par une politique étrangère intrusive de faire oublier une politique intérieure plombée par les gauches marxistes et idéalistes qui refusent idéologiquement les tentatives réalistes modérées du Premier ministre Valls et du ministre de l'Economie Macron.

14 décembre 2017 : Content d'être entubé chez Fogiel à RTL
02 décembre 2017 : Féal normal et exemplaire de l'ancien Empereur Occidental (sous une main protectrice ....)
18 octobre 2017 : Je fais des "conférences" comme Sarkozy, pour financer mon retour triomphal ...
21 juillet 2017 : C'est le retour, car je suis CONTENT de MOI

24 avril 2017 : François Hollande, pathétique (victime comme François Fillon du Tribunal Médiatique), vote pour Brutus Emmanuel (Dieu est avec Lui)
22 avril 2017 : In extremis pour la Guyane, deux milliards de plus pour bien voter ; Taubira satisfaite ; ils votent Mélenchon ...
16 avril 2017 : Vengeance de César ?, grand commémorant va-t-en guerre, trahi par ses deux Brutus, qui crache par dépit in cauda venenum son venin sur Mélenchon
06 mars 2017 : En campagne hard contre Marine Le Pen
27 février 2017 : Enfin un Président de la Vème au GODF (GOD Fr), qui exclut un Mariniste
31 janvier 2017 : Coup florentin, Hollande choisit Hamon si .°. ???

31 décembre 2016 : Voeux socialistes exemplaires contre les "amis" de "gauche", Trump, Fillon, Le Pen
19 décembre 2016 : Compassion solidaire pour Berlin, attaquée par les sunnites dits "radicaux" de Daesh
03 décembre 2016 : Chez les amis sunnites, attaque de Fillon, le shiitophile
01 décembre 2016 : Poussé dehors par ses femmes et "amis" socialistes et/ou journaleux Il gémit
27/28 novembre 2016 : Valls attaque le "Président", au JDD, et au Palais
16 novembre 2016 : Après la trahison des femmes celle du banquier Brutus
09 novembre 2016 : François, après son ambassadeur aux Usa, insulte le peuple américain souverain
29 octobre 2016 : à Doué, il n'y aura plus de camps en France, les migrants seront envoyés en province, ce qui permettra de régénérer la France profonde
29 octobre 2016 : à Montreuil-Bellay, approuvé par l'ancienne Première Concubine de France (PCF) François Hollande reconnaît enfin la responsabilité de la France dans l'internement des nomades pendant l'occupation allemande ce qui leur a évité d'être envoyé par les nazis dans les camps d'exterminantion de Pologne, comme à Birkenau notamment.
13 octobre 2016 : Trahi par Le Monde et donc politiquement attaqué par La Justice ?
12 octobre 2016 : Couillonné par deux journaleux et assassiné par son ancienne concubine ... et prêt à être réélu ...
11 octobre 2016 : L'avenir islamique qui est à venir en France, selon François 2, "La femme voilée d'aujourd'hui sera la Marianne de demain"
07/08 octobre 2016 : François 2 vote Clinton 2 ; mouilles colles républicaines en banlieues vertes
20 septembre 2016 : Homme d'Etat Mondial, comme Sarkozy en 2008, pour les sionistes américains ...
17 août 2016 : Après les attentats islamiques recherche électorale au Vatican de François chez François
14 juillet 2016 : En campagne présidentielle on ménage le petit Macron (futur Premier ministre ?), qui doit quand même "respecter les règles" ... et on envoie le Charles de Gaulle et nos conseillers aux irakiens shiites pour les aider à reprendre Mossoul aux sunnites hards ; réponses à Nice et à Saint-Etienne-du-Rouvray ; conséquences : femmes voilées à la cathédrale de Rouen et contre Valls pas de financement public officiel pour les mosquées, et nouvelle tentative d'Islam de France ... avec un Jean-Pierre Chevènement déjà contesté ?
24/25 juin 2016 : Brexit, l'horreur démocratique : ce sont les whasps qui décident ; c'est la catha pour les cosmolopitres : François se dit pressé mais les anglois contrôlent Merkel
23 juin 2016 : Renardise hollandaise ??? Après interdiction la manifestation parisienne marxo-stalino-trostskiste est autorisée
21 juin 2016 : Après De Gaulle c'est les Chirac ...
19 juin 2016 : Trotsko-coup de Camba, Le Président en primaire en 2017
14 juin 2016 : Hollande protège les zonards anar-libertaires (fils de ministres, hauts fonctionnaires, militants socialistes ?)
13 juin 2016 : A Colombey chez De Gaulle, et avec les LGBT américains ... protestations
19 mai 2016 : Les ministres remerciés crachent dans la soupe
1er mai 2016 : Etat d'urgence, Etat soeur, et casseurs
14 avril 2016 : Hala (dite Léa) Salamé, pleine d'assurance, s'est permis de dire au Président François que c'est une plaisanterie ... ; Président qui comprend la jeunesse qui manifeste ...
11 avril 2016 : C'est toujours la Crise, donc 500 millions par an pour arroser les contestataires (futurs politiciens socialistes ?)
04 avril 2016 : Et maintenant les magistrats "socialistes" et les autres
14 mars 2016 : Démocratie à la française, après manifestations de rue, la loi travail dite loi El Khomri (loi Macron-Valls-Hollande), fait marche arrière comme dab, donc après la fronde des syndicats dits "représentatifs" et des amis de "Juju"; et donc arrosage des jeunes (avec quel argent ?)
13 mars 2016 : Le changement c'est maintenant, Paris-Saint-Qatari (500 millions) insulte (09 à 00) Troyes (23 millions), normal et exemplaire !
23 février 2016 : Grand commémorant ... et Grand Voyageur; en son absence Aubry en profite pour se venger de son échec aux primaires de 2011 ... (?) disent ses "amis".
11 février 2016. 39 ministres diversifiés (1+19+19), des diverses minorités actives (laïcistes, réformés, muslims, crif, LGBT, frères et soeurs ...) pour être réélu en 2017 (Jean-Vincent Placé enfin ministre (sous)) et Julien Dray toujours pas ! Une grosse prise ? Emmanuelle Cosse
05 février 2016. Duflot "folle dingue" ???
30 janvier 2016. Manifestations des convertissables anti-anti-terroristes ? ; des binationaux contre la déchéance de la binationalité des terroristes condamnés (Cherki, Cohn-Bendit ...)
28 janvier 2016. François piégé par "ses" femmes ? Taubira, Trierweiler, Duflot, Filippetti, Batho, Lienemann, Aubry, Guigou ?, Royal ? ... et Wieviorka
18 janvier 2016. Encore deux milliards pour être réélu ?
11 janvier 2016. - 12% pour François, attaqué par les trotskos-new_frenchies
08/10 janvier 2016. Coup de Jarnac ? François fidèle à François ? ; commémorations, commémorations, mosquées ouvertes, églises incendiées, agressions sexuelles en Allemagne ... attentat ... etc ...
07 janvier 2016. Commémoration des massacres Charlie-Hyper Cascher : attaque au tranchoir du commissariat de la Goutte d'Or ; Taubira persiste et Hollande signe

22/29 décembre 2015. Convaincu ou non par Duflot à Paris et Taubira à Alger : indulgence nationale pour les terroristes bi-nationaux aussi ? Réponse provisoire ? et indignation de la gauche de la gauche et des convertissables (?)
17 décembre 2015. Le cérémaniaque chez frère Bertrand à la mémoire des fraternisations de la guerre 14-18
13 décembre 2015. Coup mitterrandien ? Guerre anti-terroriste + attentats + cérémonies nationales + drapeaux + cop21 + pleurs de Fabius + menace de guerre civile de Valls + sabordage des mafias roses du Nord et du Sud + FN bashing total = 5 régions + 2 obligées
12 décembre 2015. François, Laurent qui pleure, et Ségolène, sauvent la Planète Toute Entière (15 jours de cinéma, plus de 200 millions d'euros, pour un gros pet foireux dans la mer).
10 décembre 2015. Les Le Pen battues ?; Valérie Pécresse grande bourge défendant la race blanche selon le Président de l'Assemblée Nationale Française Claude Bartolone ; FN bashing d'artistes richissimes
01 décembre 2015. 13 novembre + 29 novembre = 50% d'opinions favorables
29 novembre 2015. Cop21, la journée des ~ 150 Chefs mondiaux
27 novembre 2015. La journée tricolore des Invalides, le retour du drapeau à gauche après le FN puis la droite de Sarkozy. La génération Bataclan visage de la France selon le Président Hollande ; et 42 000 chômeurs de plus.
24 novembre 2015. L'Empereur dit non au vassal agité qui aurait voulu sa vaste coalition anti-EI ; et Poutine jubile sans faiblesse
20 novembre 2015. Adoption de mesures voulues depuis longtemps par les droites souverainistes et montée du PS selon un sondage.
13/16 novembre 2015. Attentats islamistes, plus de cent morts ; réactions mondiales ; union nationale républicaine ; Etat d'urgence ; Congrès à Versailles : "guerre totale" officielle, avec de gros moyens annoncés ... et nombreux débats à venir ...
11 novembre 2015. Rencontre historique (???) de deux futurs vaincus ?
09 novembre 2015. Sondages aux régionales, trois régions pour le FN ?
08 octobre 2015. La France est une République laïque hard, donc pas de races, tous identiques, contrairement aux démocraties anglo-saxonnes, monarchies et républiques qui respectent la diversité, ainsi qu'on peut le constater dans leurs séries télévisuelles.
28 septembre 2015. C'est la crise, donc deux milliards de plus pour l'écologie ; Poutine à l'ONU, donc crimes de guerre contre al-Achad
23/24 septembre 2015. Les Mistral "vendus" à Sissi avec l'argent sunnite ; donc toujours pas de soutien au shiite Bachar al-Assad
14 septembre 2015. C'est toujours la crise, donc 500 millions pour les ruraux.
07 septembre 2015. Ouverture aux migrants dits "réfugiés", sauf pour Lui. Bachar bashing et frappes, notamment.
25 juillet 2015. Le retour des russophiles très attaqué par les otaniens obamesques
22 juillet 2015. Comme c'est toujours la crise donc 600 millions pour les "fouteurs de bouses"
18 juillet 2015. Tour de France, Mende, Jallabert, le Président François présent : encore un sâle coup des rosbeefs
15 juillet 2015. Terrorisme islamique, le Coq-Renard le dit "je suis le Grand-Protecteur".
13 juillet 2015. C'est encore la crise, donc des milliards pour la Grèce c'est normal, et la retraite à 67 ans, la tutelle démocratique par les fonctionnaires de Bruxelles, etc, etc (et pour la France ???)
02 juillet 2015. C'est toujours la crise, donc 9 millions d'imposables en moins et une lettre personnelle pour faire voter Hollande en 2017, formidable non ?
18 juin 2015. Au Mont Valérien avec Julie et son Grand-Père
14 juin 2015. Chez Juppé à Bordeaux
13 juin 2015. Hué au Mans chez les Fillon
10 juin 2015. Duflot crache encore son venin
02 juin 2015. Accueil royal de Felipe VI, roi d'Espagne, et de son épouse (des moins "démocrates" que des "républicains" ???)
27 mai 2015. Par le Grand Commémorant Panthéonisation de quatre résistants (deux femmes et deux hommes, terroristes pour leurs ennemis) dont deux, les hommes, ont donné leur vie pour défendre leurs valeurs
14 mai 2015. Après le démo Fidel un saut en Allemagne pour soutenir l'oligarque Petro Porochenko l'anti-Poutine otanesque
11 mai 2015. Le Grand Obligé des monarques sunnites admire le Grand Monocrate Fidel, un Grand Républicain ?
09 mai 2015. Présidentielle 2017 : après le Crif c'est le Cran pour le Grand Commémorant
07 mai 2015. Un milliard pour le numérique scolaire, dans un collège égalitaire d'intégration multiculturelle mondialisée
24 avril 2015. Hollande et Poutine chez les Arméniens, versus Obama
19 avril 2015. A Bobo-Land 10 milliards, pour permettre aux jeunes de travailler, ou pas ?
18 avril 2015. François Hollande républicanise l'Hermione du Marquis de la Lafayette
04/06 avril 2015. Les Chrétiens d'Orient interdits ; le nombre des mosquées doublé soumission des évêques de France ; ré-affirmation Hollandaise des valeurs républicaines laïques à Izieu lieu mémorial judaïque
24 février 2015. Au chevet des minorités, Juive (1%) et Islamique (10%) ; un nouveau Charlie cathophobe
17 février 2015. Enfin le 49.3 contre les idiots inutiles ; la République au cimetière juif abandonné et vandalisé de Sarre-Union
15 février 2015. Face à l'insécurité des Juifs en Europe Benjamin Netanyahou refait son invitation à rejoindre Israël (L'aliyah) ; re-réponse du Premier ministre Manuel Valls qui ré-affirme que "la France sans les Juifs n'est plus la France" ; selon Roland Dumas "sous influence"
05 février 2015. Conférence de presse, Moi Je id est "La France", id est "La République", id est MOI, donc unité nationale républicaine
26/27 janvier 2015. Victoire de l'ultra-gauche en Grèce ; l'élite de l'armée de l'Air française décapitée par un F-16 grec ; commémorations rituelles
23 janvier 2015. Un Président socialiste chez les Maîtres du Monde de la Finance
19 janvier 2015. 21 points de plus, "ce ne sera plus comme avant" à Tulle le 17 janvier ; merci Charlie ; tant pis pour les Eglises brûlées
18 janvier 2015. Les affaires sérieuses reprennent : grève des routiers français
17 janvier 2015. Maintenant 7 millions : manifestations anti-Charlie, Russie, Niger, Gaza, Yemen ; François Hollande répond en Corrèze
14/15/16 janvier 2015. Récidive à 5 millions ; Londres-Le Caire, Maghreb, Turquie, Palestine ; le point de vue du Pape François "On ne peut insulter la foi des autres" ; François Hollande à l'Institut du Monde Arabe : pour un islam démocratique et les interventions extérieures ; Eglises incendiées, quatre morts au Niger ; sondage très favorable pour Hollande et Valls ; l'internationale pour le camarade Charb
11/12 janvier 2015. "Paris est aujourd'hui la capitale du monde" a salué François Hollande, Abbas et Netanyahou présents très séparément, Angela caline François ; satisfaction du président du Crif qui parle de situation de guerre ; le grand rassemblement républicain, laïc, politique et populaire (à Paris 2 millions estimés sur les 12 millions d'habitants de la région parisienne), se termine à la Grande Synagogue de Paris en présence du Ier Ministre Israëlien Benjamin Netanyahou ; les quatre juifs assassinés par le terroriste islamiste djihadiste Amedy Coulibaly sont inhumés à Jérusalem dans le nouveau cimetière juif du Mont des Oliviers en présence de Ségolène Royal
07/08 janvier 2015. Les voeux 2015 de Charlie-Hebdo (prêt à faire faillite, anarcho-communiste laïque hard), attentat meurtrier contre Charlie-Hebdo, deuil national, Front Républicain comme à Carpentras (?) en 1990 ; réactions iraniennes ; rejet de l'Unité nationale par des minorités très actives
05 janvier 2015. Business is business : Saïda collabore à la trahison de Valoche
03 janvier 2015. Pas de SDF chez Rothschild
1er janvier 2015. C'est la fête : 940 voitures brûlées, seulement.

31 décembre 2014. Un symbole, des voeux audacieux devant un bureau vide ... (un cadeau de Revon ?)
15 décembre 2014. Un discours socialiste islamophile de la Cité Nationale de l'Immigration ; la pénétration islamique inquiète les allemands
12 décembre 2014. Pour 2017 : 1er Abattre le FN, 2ème Abattre Sarkozy
11 décembre 2014. La loi Macron, une nouvelle loi Attali
05 décembre 2014. Une retraite normale et exemplaire ? Un grand ami monocrate sunnite qui a de l'uranium, notamment ...
03 décembre 2014. Encore une démission "judiciaire" ... Après Kader Arif, Faouzi Lamdaoui ... (et Benguigui ?)
26 novembre 2014. IVG, une résolution libérale presque consensuelle qui confirme un droit dit "universel"
22 novembre 2014. Elle crache sur le Chef de l'Etat, chez nos ennemis de toujours
21 novembre 2014. Encore une démission "judiciaire" (après Jérôme Cahuzac, Thomas Thévenoud, Aquilino Morelle) Kader Arif ...
13 novembre 2014. Victoire des casseurs et/ou "verts" et/ou "gauchistes" : la gendarmerie désarmée
15 octobre 2014. Hollande et les femmes ... après Duflot, Trierweiler, Batho ... Aubry ? et Morelle ? et re-Ségolène ? et Belle-Kacem ?
23 septembre 2014. C'est la crise, ONU, "réchauffement", 1 milliard pour les Chinois ???
18 septembre 2014. C'est pas facile (Ce n'est ?)
03 septembre 2014. La France vendue à l'Otan ? Non-respect du contrat Mistral avec la Russie.
02 septembre 2014. VENGEANCE de l'ancienne Première concubine de France, l'ancienne cocufiante cocufiée de la première concubine Royale ; le monde entier se marre ... rigolos ces français ...
25 août 2014. Sein sous l'eau, encore une commémoration anti Merkel... et Montebourg qui laboure pour 2017 ...
06 juin 2014. Merveilleuse commémoration de l'invasion anglo-américaine en Normandie, 50.000 civils tués (20.000 dans le Calvados), destruction systématique de villes dont Caen et Le Havre
04 juin 2014. L'ancienne PCF re-déconne
02 juin 2014. Capitulation devant Ségolène et le Ministre des Armées pour la réforme territoriale
30 mai 2014. Rodez, impuissance publique, victime des Bovéistes illégaux, couilles-molles ?
23 mai 2014. Elections européennes, la fronde des Armées contre l'exécutif socialiste révélée aux électeurs
17 mai 2014. L'ancienne PCF s'ingère contre l'Islam ultra-orthodoxe, avec l'accord, dit-elle, de son ancien concubin notoire le Président
15 mai 2014. C'est la crise, et les élections européennes, donc un milliard de cadeau, pour le "peuple de gauche" (?)
04 mai 2014. Le "retournement" ..., attention aux sodomites !
20 avril 2014. Toujours le Grand cirque médiatique pour la libération des journalistes otages, aux suivants ... le Qatar paiera
18 avril 2014. Une plume bien chaussée, un Aquino Morelle de luxe
10 avril 2014. Voyage officiel au Mexique, Valérie crache son venin
26 mars. Les 50 années franco-chinoises : C'est après les signatures des contrats, et officiellement, au dîner de gala, que le Père François, otage des Verts "Duflot", parle des droits de l'Homme, une ingérence occidentale que la Chine pourrait de pas oublier. Un dîner de gala "dégueulasse" selon la ministre du Commerce extérieur Nicole Bricq (Foie gras truffé, pintade landaise, ...)
15 mars 2014. Affaire des écoutes de Sarkozy : "La justice passera" (La Justice Républicaine ? Vae Victis ?)
07 mars 2014. BHL présente ses candidats ukrainiens à l'Elysée : l'oligarque chocolatier Petro Porochenko et l'idiot utile Vitali Klitschko
04 mars 2014. Mardi gras, le Président de la République traite de l'affaire ukrainienne devant le Crif
21 février 2014. Quatre patriotes panthéonisés
10/12 février 2014. Hommage officiel de François chez l'Empereur américain, un célibataire re-re-déconcubiné, un vassal dit "ridiculous"
07 février 2014. Le Président François, normal et exemplaire (avec 500 millions d'apport ...), "adoube" la Constitution du printemps arabe tunisien, un exemple pour le Peuple de France
03/06 février 2014. Après des manifestations dites "réactionnaires" la gauche social-démocrate "laïque républicaine" abandonne (provisoirement ?) la GPA et la PMA ... puis le projet de loi Najat-Belkasem sur la famille elle-même ... en 2014 (?) ; puis reprend en apparence les affaires ...
26 janvier 2014. Bombay : triomphe de la pcf répudiée ; Ankara : un jésuite chez les turcs
25 janvier 2014. 18.50. Déclaration tardive : Valérie officiellement "remerciée" unilatéralement par son "compagnon" ; 22.20 Elle twitte encore ! ...
24 janvier 2014. Valérie jette son avocate, trop "bavarde" ; Visite du Président François, ancien élève rusé des Jésuites, au Pape jésuite François, pour "rassurer" les cathos à la veille des municipales ?
16 janvier 2014. Cécile Ciganer, divorcée Martin, divorcée Sarkozy, épouse Attias, qui quitte l'Elysée, après cinq mois, pour le big bizness, souhaite un statut pour la "Première Dame de France" ... admirable !
15 janvier 2014. Aurélie sanctionne Julie (vengeance et/ou jalousie ???, complaisance et/ou soumission ???)
14 janvier 2014. Confirmation très nette du virage social-démocrate, et refus de gloser sur Valérie, pour l'instant ... Les journaleux anglo-saxons entubés
12 janvier 2014. Valérie, la trompante de Ségolène, trompée et hospitalisée
1er janvier 2014. La ligne sociale-démocrate, dite "sociale-libérale" par les médias, assumée

29 décembre 2013. Les riches sunnites islamistes mis à contribution ?
21 décembre 2013. François regrette de dire nimporte quoi sur l'Algérie
19 décembre 2013. Que du Bonheur : Valérie danse à l'Elysée, avec l'ancien gig de Madonna ...
10 décembre 2013. Hollande, Sarkozy, et Valérie, à Soweto ; deux morts à Bangui (tués par les chrétiens ? les musulmans ?) ...
18 novembre 2013. L'ami d'Israël veut le partage de Jérusalem-capitale et la fin des colonies
30 octobre 2013. Otages Aréva, rachat couteux, très opportun ?
28 octobre 2013. Recule sur l'écotaxe ; sondage catastrophique
18 octobre 2013. Affaire des roms illégaux : Valérie conseille le Président, qui s'exécute gaillardement approuvé par Valls, las ...
15 octobre 2013. Valérie danse à Soweto
13 septembre 2013. 18h30 : les sunnites chez François
07 septembre 2013. Le Pape François pense aux Chrétiens d'Orient, Lui, et non pas l'un ou l'autre.
04 septembre 2013. La République Françoise convoque l'Allemagne à Oradour, un clône mitterrandien ?
30 août 2013. Syrie, Hollande seul, derrière Obama (son caniche ?), pour "punir" le méchant ; comme Sarko en Libye ? Merci BHL.
28 août 2013. Valérie à Cabourg avec 5000 jeunes new-frenchies intervient sur la Syrie (???)
27 août 2013. Syrie, François va t'en guerre avec les anglo-saxons, et les banques sunnites ... approbation médiatique imbécile
11 août 2013. Vacances présidentielles : Le couple peut lanterner
04 juin 2013. Allocations familiales, la gauche caviar sauve les meubles
29 mai 2013. Premier mariage gay historique à Montpellier, Valérie défaillante est remplacée par Najat Vallaut-Belkacem (musulmane ultra-libérée). Une cérémonie bien joyeuse, malgré les pleurs d'un jeune enfant (lucide ?), pour Vincent Autin (yang) et Bruno Boileau (yin)
25/26 avril 2013. Voyage express en Chine, avec Aubry et Raffarin, et Valérie
23 avril 2013. Mariage pour tous, le Président normal et exemplaire, qui refuse encore le mariage à sa deuxième concubine, le donne enfin aux joyeuses et joyeux ... du peuple de France.
20 avril 2013. Le président normal et sa "compagne" reçoivent les otages, touristes irresponsables et dispendieux ; excellents chrétiens qui veulent recommencer
16 avril 2013. Claude Bartelone, le fils de l'ouvrier agricole sicilien, aurait-il peur de publier son patrimoine ?
05 avril 2013. Le frère Cahuzac Jérôme voudrait demeuré député, tout en étant absent ... ; son ancien ministre, Claude Evin, le couvre : "pas de relation trouble avec les firmes pharmaceutiques" ...
04 avril 2013. Visite du couple présidentiel au premier fournisseur de shit à la France
03 avril 2013. Selon le Président socialiste, normal et exemplaire, c'est la République qui est atteinte (outragée et pourquoi pas la FRANCE ???, bon çà va ...)
02 avril 2013. Le chirurgien Cahuzac, capitaliste de la gauche caviar, l'avoue, il a pris le Président et son gouvernement, ainsi que les députés, pour des cons.
14 mars 2013. L'Allemagne craint que l'Angleterre et la France (poussées par les financiers saoudiens et qataris ?) n'arment les islamistes sunnites
11 mars 2013. C'est le jour de frère Rebsamen, le Duc en Bourgogne, qui l'a dure pour François
08 mars 2013. C'est le jour de la Femme : Valérie et Najat triomphent "Le 8 mars c'est toute l'année"
05 mars 2013. 60 ans après la mort de Staline les syndicalistes marxistes français manifestent faiblement contre le traître social-démocrate Hollande
28 février 2013. La France en crise, Hollande-Poutine et les "droits de l'Homme" (et au Qatar ?)
23 février 2013. Au cul des vaches François le vainqueur se moque de Nicolas le vaincu
20 février 2013. Paris-Match insulté par la Première concub-not de France
14 février 2013. Valérie toujours plus grande que François en Inde
11 février 2013. Benoît XVI démissionne : FH se moque et une ministre inconnue déconne
02 février 2013. Le 334ème saint de Tombouctou
25 janvier 2013. Florence cassée par Valérie, qui oeuvre pour le mariage, des autres ... las ...

31 décembre 2012. La France défend ses valeurs dans le Monde, les droits de l'Homme, le mariage homosexuel, la taxation des riches, l'anti-racisme, en luttant contre l'islamisme en Afghanistan et au Mali, en soutenant les sunnites contre les chiites en Syrie ...
20 décembre 2012. Pas de repentance mais la vérité : les horreurs du colonialisme
19 décembre 2012. Valérie en Algérie : triomphante ?
10 décembre 2012. Liberté d'expression démocratique française ? F.H. et M.V. font pression sur la Justice.
04 décembre 2012. La deuxième concub.not. témoin chez les joyeux, et Cécile qui attaque les cathos ...
02 décembre 2012. Colossal déficit de la SS mais 4.600 euros mensuels pour un médecin de campagne (et combien pour un prof des Ecoles ?)
06 novembre 2012. Après une "visite" chez les wahabites saoudiens on prend des décisions très cools mais dites "fortes" et très critiqués à gauche ...
1er novembre 2012. Benjamin Netanyahu, allié à l'extrême-droite ultra-xénophobe, invite les juifs de France à rejoindre Israël ; et fustige ferme l'Iran et le terrorisme islamiste, rejoint par F.H.
30 octobre 2012. Le tabou des 35 heures est maintenu contre Ayrault, Valls et les autres réalistes
27 octobre 2012. Vers une nouvelle France socialiste, le "nouveau modèle français" contre la Finance, (pour les immigrés, les homos et les drogués ?)
15 octobre 2012. Blanchiment cannabis et fraude fiscale, Vincent Peillon fait de l'Education ...
13 octobre 2012. Humanitaire au Congo
03 octobre 2012. Retour à la Une de la PCF, Valérie dite Trierweiler du nom de l'époux trahi.
23 septembre 2012. Mauvais sondage automnal, trahison des verts, hystérie médiatique ; la petite Duflot s'accroche à son marocain
14 septembre 2012. Grenelle 2 écologique, le président normal décide fort dès l'ouverture
10 septembre 2012. Edouard accepte lui les 75% (contrairement à d'autres) et apprécie le coup marketing de Libération contre Bernard Arnault, qui dépose plainte
04 septembre 2012. Vive la République : 2 000 euros pour atteinte à la "vie privée" (?) de la PCF
03 septembre 2012. Rentrée des classes Gagarine : François fustige ferme Nicolas
30 août 2012. Opération séduction des patrons et refus d'essayer d'éradiquer militairement les "mafieux marseillais"
29 août 2012. Donc c'est la rentrée : des milliards pour les banlieusards et les automobilistes
22 août 2012. C'est la rentrée politique : cinq priorités couteuses ??? ...
16 août 2012. L'avocate d'affaires écologiques veut être ministre elle-aussi
03 août 2012. Vacances de luxe à Brégançon ?, avec Valérie ...
22 juillet 2012. François Hollande, pour la Gauche, comme Jacques Chirac en 1995, pour la Droite, reconnaît la légalité du "régime de Vichy" : félicitations de sa concubine sur twitter ; protestations du gaulliste Henri Guaino.
14-16 juillet 2012. Léon est à l'Honneur ; retour PCF ; Lionel moralisateur
13 juillet 2012. PSA annonce 8000 licenciements, le Président annonce une conférence nationale contre les exclusions
11 juillet 2012. "Famille décomposée" normale et exemplaire :Thomas fait le buzz, et Valérie déjeune avec François (toujours "normal et exemplaire") chez le chic Lily Wang
08 juillet 2012. Une nouvelle loi pour le génocide arménien ... et vendéen ???
24 juin 2012. La charmante Najat, qui a peur des électeurs, veut supprimer la prostitution
17 juin 2012. Le Grand Chelem Rose est accompli et la PCF triomphe
15 juin 2012. La crise en Europe, Ayrault "engueule" la Merkel, qui répond, etc ... ; Royal à l'agonie dépose plainte ...
14 juin 2012. Enfin Président de la République, socialiste national citant Charles de Gaulle ("la flamme de la fierté nationale", celle "qui animait ces soldats" et qui symbolise "l'âme de la France éternelle").
12 juin 2012. Funeste imbécilité, la PCF (Première Concubine de France) veut la mort politique de sa concubine rivale ; la presse étrangère se gausse
09 juin 2012. A Tulle François Hollande honore les 99 pendus par les Allemands, le 09 juin 1944. Hommages aux quatre militaires français tués en Afghanistan, retraite dès juillet.
07 juin 2012. La Première Concubine de France (PCF) célèbre l'insoumise Eleanor Roosevelt, la grande lesbienne et cougard américaine
06 juin 2012. Sous la pluie à Rainville pour honorer les britanniques. Des infractions sur autoroute normales ?
05 juin 2012. Une santé "normale" (comme François Mitterrand en 1981 ?)
02 juin 2012. La conférence mondialiste de Bildelberg 2012 est présidé par un ami personnel du Président "normal et exemplaire".
1er juin 2012. Le Président "normal et exemplaire" prend lui-aussi la défense de l'oligarque affairiste en boycottant l'Ukraine.
31 mai 2012. Les étudiants étrangers pourront restés en France plutôt que de rentrer chez eux pour participer au développement de leur pays.
29 mai 2012. A la demande de BHL, comme Nicolas Sarkozy pour la Libye, le Président normal accepte de faire la guerre aux chiites alaouites de la Syrie aux bénéfices des sunnites wahabites soutenus par le Quatar de l'Arabie Saoudite
25 mai 2012. Afghanistan, le Président normal annonce aux militaires in situ "la retraite" accélérée de 2000 hommes avant 2013 mais promet une assistance civile aux afghans notamment éducative (obligatoire, laïque et gratuite, à la Jules Ferry ?)
21 mai 2012. Valls à Marseille : Le soutien du Crif et contre les islamistes de l'UOIF
18 mai 2012. Obama, me voilà ! ; La "first partner of France" (et non pas "Girlfriend", insolents !) fait découvrir la Corrèze à la First Lady Black
16 mai 2012. Le gouvernement Jean-Marc Ayrault, 30% de ministres en plus, 30% de salaire en moins, totale parité
15 mai 2012. Nicolas Sarkozy, le new-frenchie dit "l'américain", cède la place à François Hollande, le vieux françois "normal et exemplaire", en présence de sa 2ème concubine ; Un discours programme socialiste humaniste et universel ; Sur les Champs-Elysées ; Hommages à Jules Ferry le frère humaniste laïque anti-clérical qui par l'ingérence, y compris armée, voulait civiliser le Monde et à Maria Salomea Skłodowska herb Dołęga, dite Marie Curie du nom de son époux, la polonaise qui ouvrit la science moderne au nucléaire ; à l'Hotel de Ville avec sa 1ère concubine (et ses enfants naturels ?); en retard et foudroyé ; conduit par Angela sur le tapis rouge

11 mai 2012. Avant la "visite" à Angela la cérémonie résistante de Tulle
08 mai 2012. Invité par NS à l'Arc de Triomphe
07 mai 2012. Résultats dits définitifs. Angela Merkel refuserait de renégocier le pacte budgétaire

07 mai 2012. Résultats dits définitifs. 10h23 EN BREF 7 mai 2012 RESULTATS DEFINITIFS - Hollande élu à 51,62% Par Europe1.fr avec Reuters

François Hollande a remporté l'élection présidentielle avec 51,62% des voix contre 48,38% pour Nicolas Sarkozy, selon les résultats définitifs pour la France entière publiés lundi par le ministère de l'Intérieur.

Le candidat socialiste a recueilli 18.000.438 voix et le président sortant, 16.869.371, soit une différence de 1.131.067 voix. La participation a été de 80,34%, soit un peu plus de 37 millions de votants, et l'abstention de 19,66%, soit un peu plus de neuf millions.

Les bulletins blancs ou nuls ont représenté 5,80% des votants et 4,66% des inscrits,
soit plus de 2,1 millions de personnes. Ces résultats sont soumis à la validation du Conseil constitutionnel avant leur proclamation.

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Merkel accueillera Hollande "les bras ouverts", mais refuse de renégocier le pacte budgétaire Le Monde.fr | 07.05.2012 à 13h20 • Mis à jour le 07.05.2012 à 13h52

L'Allemagne a posé, lundi 7 mai, ses conditions au président français élu, François Hollande, en excluant toute renégociation du pacte budgétaire européen et toute initiative de "croissance par les déficits". Peu après, la chancelière allemande, Angela Merkel, indiquait qu'elle accueillerait M. Hollande "les bras ouverts", assurant qu'elle travaillerait étroitement avec lui.

"Il n'est pas possible de renégocier le pacte budgétaire", qui a déjà été "signé par vingt-cinq des vingt-sept Etats membres de l'Union européenne" et qui a pour but de renforcer la discipline dans la gestion des finances publiques, a dit le porte-parole de la chancelière Merkel, Steffen Seibert. Il était interrogé sur la volonté de M. Hollande d'adjoindre à ce pacte un volet sur la croissance.

La chancellerie allemande a également réaffirmé qu'elle ne voulait pas "d'une croissance par des déficits, mais d'une croissance par des réformes structurelles". Il n'est donc pas question, pour le gouvernement Merkel, d'encourager en Europe des politiques de relance, mais de promouvoir la voie choisie par l'Allemagne et les réformes du marché du travail mises en place par l'ancien chancelier Gerhard Schröder.

M. Hollande avait, dès son allocution de victoire, marqué sa volonté de "donner à la construction européenne une dimension de croissance, d'emploi, de prospérité, d'avenir" et d'expliquer à Berlin et à ses autres partenaires que "l'austérité pouvait ne plus être une fatalité".

Lundi, Mme Merkel a affirmé : "Nous allons travailler ensemble bien et intensivement et nous allons nous réunir très vite", après l'entrée en fonction de M. Hollande, le 15 mai. Dimanche, la chancelière allemande s'était déclarée favorable à l'adoption d'un pacte de croissance pour la zone euro, tout en divergeant avec le nouveau président français sur les moyens d'y parvenir.

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8 mai 2012 Invité à l'Arc de Triomphe

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"Fier et nostalgique", Hollande dit au revoir à la Corrèze rmc.fr REUTERS | RMC.fr | 11/05/2012 TULLE, Corrèze (Reuters) - François Hollande a tourné vendredi une page de sa vie politique en venant saluer une dernière fois les Corréziens avant...

HOMMAGE À LA RÉSISTANCE

Né à Rouen en 1954, François Hollande s'est présenté pour la première fois à la députation en Corrèze en 1981. Elu deux ans plus tard à la mairie d'Ussel, il est devenu député à sa troisième tentative, en 1988.
Ancien maire de Tulle, il a été élu président du Conseil général en 2008. "Je ne suis pas né ici", a-t-il dit vendredi. "Il ne faut jamais penser que ceux qui sont nés quelque part ne sont pas dignes d'être accueillis ailleurs".

Le président élu a commencé la journée par une cérémonie en hommage aux 99 résistants pendus à Tulle par les nazis en 1944. Il a prévu de revenir dans la capitale de la Corrèze le 9 juin prochain, jour anniversaire de ce drame.

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15 mai 2012 Passation Sarkozy-Hollande

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En présence de Valérie, embrassée par Carla

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Sur les Champs-Elysées sous la pluie

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Jules Ferry, le frère humaniste laïc anti-clérical et interventionniste universel

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Marie Curie, la polonaise du nucléaire

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lenouvelobs.com Créé le 15-05-2012 à 23h10 - Mis à jour à 23h32 Pluie, coup de foudre et tapis rouge pour le premier voyage de Hollande à Berlin

Après la pluie parisienne juste après son intronisation mardi matin, le crachin berlinois attendais François Hollande dans la soirée à Berlin où la chancelière Angela Merkel l'a accueilli solennellement pour son premier déplacement à l'étranger.

Comme il l'avait promis pendant sa campagne, le président Hollande a réservé sa première visite à la chancelière allemande, pour marquer toute l'importance qu'il accorde à la relation franco-allemande, dans la continuité de ce qu'elle fut sous la présidence de son prédécesseur Nicolas Sarkozy.

Le nouveau chef de l'Etat a d'ailleurs choisi comme Premier ministre un parfait germanophone, Jean-Marc Ayrault, absent toutefois de ce déplacement.

Entre deux averses, l'orage est venu perturber le voyage présidentiel. Un premier Falcon a été touché par la foudre peu après son décollage et a dû faire demi-tour jusqu'à la base aérienne de Villacoublay (ouest de Paris), d'où le chef de l'Etat a immédiatement redécollé à bord d'un autre avion.

Mme Merkel a voulu y voir un signe positif. "Peut-être est-ce un bon présage pour la coopération" entre la France et l'Allemagne, a-t-elle dit lors de leur conférence de presse commune, après l'entretien.

C'est donc avec un peu plus d'une heure de retard, vers 17h45 GMT, que François Hollande est arrivé à la chancellerie de Berlin où le tapis rouge avait été déroulé.

Echange de poignée de main avec la chancelière, qu'il rencontrait pour la première fois, présentation croisée des délégations, et honneurs militaires, comme le veut la règle pour la première visite d'un chef d'Etat en Allemagne.

Par delà les différends sur la façon de faire face à la crise économique européenne -- rigueur accrue pour l'Allemande, accent mis la croissance pour le Français -- l'un et l'autre dirigeants ont cherché avant tout à montrer que le tandem franco-allemand, moteur de la zone euro, était toujours aussi solide.

A l'extérieur des grilles, des dizaines de badauds s'étaient agglutinés pour regarder le spectacle.

A deux reprise, Mme Merkel a fait sourire l'assistance en remettant M. Hollande dans le droit chemin, celui du tapis rouge, notamment lorsque le président français s'était attardé pour écouter jouer l'orchestre de la Bundeswehr.

Et voilà la chancelière et le président réunis pour un entretien de plus d'une heure, "presque entièrement dans (leur) langue maternelle", a reconnu Mme Merkel, avec quelques mots d'anglais en l'absence des interprètes.

"Cette réunion n'avait pas pour vocation à régler toutes les questions qui sont posées, mais avait comme premier objet de mieux nous connaître, d'établir une relation, de fixer une démarche, d'engager une méthode de travail, pour trouver ensemble une solution" à la crise européenne, dira plus tard M. Hollande, lors de leur conférence de presse commune.

Et le président, à qui son nouveau statut n'a visiblement pas fait perdre son légendaire sens de l'humour, d'ajouter: "même en parlant français, on peut se faire comprendre par une chancelière allemande. Et réciproquement, une chancelière allemande en parlant allemand, peut se faire comprendre par un président français".

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15 mai 2012 collaboration à Berlin

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Les "losers" du gouvernement Créé le 16-05-2012 à 21h59 - Mis à jour le 17-05-2012 à 12h45 lenouvelobs.com Les "losers" Par Julien Martin Journaliste

Ils espéraient, en rêvaient à voix haute et piaffaient d'impatience. Delanoë, Rebsamen, Placé et consorts peuvent reprendre leur place dans la file d'attente

Martine Aubry voulait Matignon sinon rien. Ou au moins un maroquin qu'elle aurait jugé à sa taille. Résultat : elle vivra le début du quinquennat depuis sa mairie de Lille. Mais la future ex-première secrétaire du PS est loin d'être la seule absente de ce premier gouvernement de l'ère Hollande.

Les chefs de pôle

François Hollande avait prévenu : chef de pôle de l'équipe de campagne ne signifie pas futur ministre. N'empêche, tous s'y voyaient déjà. La déception est donc d'autant plus grande pour François Rebsamen. Il a beau avoir indiqué ce mercredi matin "choisir le Sénat et Dijon", il n'aurait pas refusé le ministère de l'Intérieur dont il rêvait à voix haute.

Idem pour André Vallini et la justice. Il avait pourtant bataillé au début de la campagne présidentielle pour obtenir la tête du pôle. Au final : rien. Le néo-sénateur paye - comme beaucoup d'autres déçus - le fait d'être un homme et surtout l'affaire qu'il l'a opposé récemment à une ancienne collaboratrice devant les prud'hommes.

L'entrée au gouvernement d'Alain Rousset a aussi paru longtemps une évidence, mais l'Aquitain, président de l'Association des régions de France, a deux spécialités pour lesquelles la concurrence aura été trop forte : il s'est fait doubler sur l'industrie par Arnaud Montebourg, ex-candidat à la primaire, et sur l'agriculture par Stéphane Le Foll, hollandais historique.

Un autre chef de pôle n'a plus que ses yeux pour pleurer au-dessus de la composition du gouvernement : le sénateur Thierry Repentin rêvait du logement, il restera sans ministère fixe. Le "sien" lui a été subtilisé par Cécile Duflot, secrétaire nationale d'Europe Ecologie-les Verts. Fichu accord, doit-il penser.

Trois membres de l'équipe de campagne, enfin, ne dirigeaient pas de pôle mais avaient les oreilles qui sifflaient à l'élaboration de chaque liste de "ministrables". Michel Destot, le député-maire de Grenoble, a été supplanté par Geneviève Fioraso... son adjointe à l'économie, à l'université et à la recherche dans l'Isère ! Jean-Marie Le Guen lorgnait la santé mais doit être aujourd'hui mal en point. Quant à Guillaume Garot, il s'est vu préférer deux autres proches de Ségolène Royal : Najat Vallaud-Belkacem et Delphine Batho.

Les leaders de parti

Hollande avait promis de rassembler toute la gauche. Il l'a fait, mais pas forcément avec les personnalités les plus citées. Candidat à la primaire, président du Parti radical, soutien actif durant la campagne... Le CV de Jean-Michel Baylet n'aura pas été suffisant pour le faire entrer au gouvernement. Le propriétaire de "la Dépêche du Midi" espérait l'agriculture, il restera au Sénat et au conseil général de Tarn-et-Garonne. Un seul radical s’assiéra autour de la table du Conseil des ministres : Sylvia Pinel.

Robert Hue avait manifesté son soutien plus prestement encore : dès le début de la primaire. Reste que l'issue est la même. Aujourd'hui président du petit MUP (Mouvement unitaire progressiste), il imite les membres d'un autre parti qu'il a dirigé pendant huit années : le Parti communiste français. A un détail près : son absence ne résulte pas de sa propre volonté.

"Je veux entrer au gouvernement !" Le 6 mai au soir, dans la cour du siège du Parti socialiste, Corinne Lepage ne cachait pas ses ambitions. Elle aura du mal à dissimuler sa déception. En ralliant Hollande avant la présidentielle, à laquelle elle n'était pas parvenue à se présenter, elle pensait que son voeu serait exaucé. La présidente de Cap21 a un trop lourd passé : ministre de l'Environnement sous Jacques Chirac.

Eux aussi sont verts... et peut-être de colère : Jean-Vincent Placé et Yannick Jadot. Stratège politique et acolyte de Cécile Duflot à la direction d'EELV, le premier a été sacrifié au bénéfice de la secrétaire nationale du parti. Les socialistes ne voulaient pas des deux entités du couple infernal. Le second, lui, devra rester au Parlement européen, où Daniel Cohn-Bendit a tout de même prévu d'en faire le chef de file des écolos aux élections européennes de 2014.

Les éléphants du PS

Quatre poids lourds, quatre anciens soutiens d'Aubry, quatre recalés par Hollande. Ils ont beau avoir récemment détesté la première secrétaire et sincèrement soutenu le candidat à la présidentielle, cela n'aura pas suffit. Après une traversée du désert, Claude Bartolone pensait être revenu dans la course, mais il a notamment été dépassé dans la dernière ligne droite par Marylise Lebranchu ou François Lamy, eux toujours proches d'Aubry.

L'actuel maire de Paris, Bertrand Delanoë, et son héritière désignée, Anne Hidalgo, se voyaient bien quitter les Parisiens quelque temps ou même définitivement pour entrer au gouvernement. Il n'en sera rien. D'autant que les élus de la capitale sont déjà bien représentés par Pascal Canfin, George Pau-Langevin, Dominique Bertinotti et Yamina Benguigui.

Même cause et même effet pour Bernard Poignant, pourtant hollandais de la première heure. Le maire de Quimper est toutefois beau joueur : "Le gouvernement répond à tous les critères de parité, d’alliances à gauche et d’équilibre territorial, a-t-il déclaré à "Ouest-France". En nommant Stéphane Le Foll et Jean-Yves Le Drian, il donne aussi une prime à l’Ouest, à la fidélité et à la loyauté."

Député européen, d'Ile-de-France également, Harlem Désir devra lui aussi demeurer numéro deux du PS. Mais au moins a-t-il un plan B : devenir numéro un, lors du prochain congrès prévu fin octobre.

Tous les recalés auront cependant une seconde chance dans un mois. A l'issue des élections de juin un remaniement est déjà prévu. D'autant que Jean-Marc Ayrault a prévenu : "Tout ministre qui se présente aux législatives et qui ne sera pas élu ne pourra pas rester au gouvernement !" Tous les espoirs ne sont pas perdus.

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Hollande : Obama, me voilà ! Créé le 19-05-2012 à 07h19 - Mis à jour à 09h32 lenouvelobs.com Par Sylvain Courage journaliste

Le nouveau président de la République a plongé dans le grand bain en rencontrant, pour la première fois, son homologue américain.

Le président Hollande poursuit sa visite des demeures de prestige. Après l’Elysée, traversé en coup de vent au début de la semaine, le voici à la Maison Blanche ! Mais où s’arrêtera-t-il ? Le président Obama l’attend pour une première rencontre que chacun scrute comme, tout récemment, l’acclimatation d’un couple de pandas au zoo de Beauval, dans le Loir-et-Cher. Les deux mâles dominants vont-ils s’entendre ? L’ombre de Sarkozy l’américain planera-t-elle encore un peu ?

Par cette belle journée, la caravane hollandaise, endimanchée pour l’événement et encadrée par les pros des "voyages présidentiels", ressemble à une classe d’ingénieurs en voyage d’étude. Les fiches sur les enjeux de la rencontre s’échangent au fond des bus pullman. Il est question du maintien de la Grèce dans la zone euro, du retrait des troupes françaises d’Afghanistan, de bouclier anti-missile européen… Mais aussi du sac à main Le Tanneur, fabriqué en Corrèze, que Valérie Trierweiler doit offrir à Michelle Obama. "Il est de quelle couleur, le sac ?", demande un rédacteur angoissé. "T’inquiète, le déjeuner des premières dames, c’est samedi…", lui répond un collègue attentionné.

A la Maison Blanche, Hollande fait son entrée par une porte dérobée. "Il y a des travaux", soutient le staff élyséen. L’explication est commode. Elle évite de s’interroger sur les précautions prises par un président américain en campagne pour sa réélection. Les langues de serpents qui pullulent sur les rives du Potomac insinuent que Barack ne souhaitait pas être immortalisé sur son perron en compagnie d’un socialiste. L’étiquette en vogue, ces temps-ci, à Paris est encore et toujours le plus sûr moyen de finir enduit de goudron et de plumes au pays de feu Ronald Reagan.

Pour ce premier rendez-vous, François Hollande dispose d’une bonne heure pour convaincre son interlocuteur de son attachement à "l’amitié franco-américaine". Nul n’assiste à leur tête-à-tête, hormis les interprètes. Les grands fauves sont pudiques quand ils se flairent pour la première fois. Quatorze journalistes choisis par tirage au sort de leur numéro de sécurité sociale assistent à leur première déclaration commune depuis le bureau ovale. Obama salue la "remarquable élection" de Hollande. Et vlan pour Sarko ! Mister President, auteur d’une excellente autobiographie, s’intéresse au parcours de son correspondant corrézien. Il sait que le jeune Hollande est venu, dès 1974, étudier le business américain du "fast food". Du coup, il attend avec impatience son jugement concernant les "cheeseburgers" de Chicago sa bonne ville où se tiendra, ce week-end, un sommet de l’Otan. L’allusion est rituelle. Combien de leaders mondiaux ont dû faire l’éloge du petit pain rond garni de steack haché pour s’attirer le lumineux sourire de Barack ?

Pour ce qui concerne Hollande, la blague finaude souligne la dette culturelle et gastronomique du premier des frenchies. Naguère Sarkozy avait confié son admiration naïve pour Marilyn Monroe, John Wayne et l’inspecteur Colombo… Cette fois, le président français passe pour un accro du "Big Mac" et du "sundae fraise". Un brin paternaliste, Obama conseille à Hollande, le président normal, de remonter sur son scooter. "J’ai essayé avec le 'secret service', ils ne m’ont pas laissé faire", rigole l’heureux abonné d’Air Force One. Bienvenue au club des chefs d’Etat qui disposent d’un long courrier à l’année ! Pour la première fois, François Hollande et sa suite ont utilisé l’A330 spécialement aménagé pour les besoins de Nicolas Sarkozy. "Il existe, il fallait bien que je l’utilise. Qu’aurait-on dit sinon…", se justifie le président de moins en moins normal…

Le jeu en valait la chandelle. Les deux chefs d’Etat qui se sont quittés bons amis ont échangé sur les grands problèmes de l’heure. "Tout a été mis sur la table", tient à préciser Hollande, grand adepte de la formule. Les points d’accords, ont été nombreux, comme il se doit. Et les discussions se poursuivront, ces quatre jours prochains, au G8 de Camp David puis au sommet de l’Otan à Chicago. Pour conclure l’entretien préliminaire, Obama lance une dernière plaisanterie : les cheeseburgers de Chicago vont très bien avec les "french fries", ces frites que l’Amérique bushienne avait conspuées par francophobie post-irakienne… Hollande qui goûte autant la friture que la métaphore se garde "de faire tout commentaire." Pas de doute, pour tous les experts ès-diplomatie, l’amitié franco-américaine est au beau fixe.

"Le courant passe", confirme Aquilino Morelle, le nouveau conseiller politique de l’Elysée. Venus prêter main forte au président, Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et Pierre Moscovici, ministre de l’économie, ont eu le droit d’entrer dans le bureau ovale. Sagement rangés derrière un canapé, ils ont assisté à l’assomption américaine d’Hollande. Mais ils avaient aussi leurs propres "obligations" : Moscovici a vu le secrétaire du trésor américain. "Seize heures de vol, douze heures de présence sur place", résume-t-il. Fabius rencontrera demain, à New York, le secrétaire général de l’Onu Ban Ki Moon… Pas question pour l’ancien premier ministre de poireauter pendant que les vrais grands de ce monde se congratulent. "Ce n’est pas ma vocation", lâche-t-il.

Après un déjeuner avec la secrétaire d’état Hillary Clinton à Blair House et un entretien avec David Cameron, le premier ministre britannique, à l’ambassade de Grande-Bretagne, la délégation française rejoint l’ambassade de France dans la verdure de Georgetown, quartier huppé de la capitale. Conférence de presse, réception de la communauté française de Washington et champagne pour tous le monde… Le président Hollande déguste chaque instant dans son nouveau costume de grand.
"Nous sommes-là, nous sommes la France…", s’étonne-t-il lui-même. Tout semble soudain possible, quand on est président...

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Valérie Trierweiler une "First Girlfriend" face à Michelle Obama Article par Elodie MANDEL , le 18/05/2012 à 17h45 , modifié le 18/05/2012 à 18h01 http://people.plurielles.fr/news-people/valerie-trierweiler-une-first-girlfriend-face-a-michelle-obama-7256949-402.html

Qualifiée de First Girlfriend (première petite amie) par la presse américaine, dont CNN, Valérie Trierweiler n'a pas peur de bousculer le protocole et l'heure de voir les Obama.

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18 mai 2012 Valérie Trierweiler : Ses cadeaux originaux pour Michelle Obama (Photos) Publié par la rédaction People, aufeminin.com.

Premier voyage officiel pour Valérie Trierweiler, qui accompagne François Hollande en visite aux Etats-Unis. Pour remercier ses hôtes de marque, la compagne du président a prévu quelques présents…

Valérie Trierweiler s’est envolée pour les Etats-Unis. Le président français fait en effet ses premiers pas sur la scène internationale à l’occasion des sommets du G8 et de l’OTAN, et sa compagne a choisi de le soutenir, au même titre que les épouses des autres chefs d’Etat. A la différence près que Valérie Trierweiler et François Hollande ne sont pas mariés, ce qui a valu à la journaliste le surnom de « first girlfriend » sur CNN. Mais, véritable « first lady » ou pas, cela n’empêchera pas Valérie Trierweiler de déjeuner à la table des Obama. La maison blanche a en effet indiqué le statut du couple présidentiel ne posait pas de problème de protocole.

Comme le veut la bienséance, Valérie n’arrive pas les mains vides chez Barack et Michelle Obama. Notre première dame à nous a en effet fait un peu de shopping dans la Capitale. Ainsi, au lieu de piocher simplement dans la liste de suggestions fournie par le couple américain, Valérie Trierweiler a préféré prendre des initiatives. Fière du terroir de son compagnon, elle a choisi pour la first lady américaine des cadeaux typiquement corréziens. Du pâté de pommes de terre ? De la tête de veau ? De l’andouille ? Non, point de spécialité gastronomique pour Michelle Obama. Valérie Trierweiler fait dans le glamour et rend plutôt hommage au fameux sens de la mode de Madame Obama.

Elle a ainsi embarqué dans ses bagages un sac en cuir Le Tanneur, marque implantée à Bort-les-Orgues, dans la région de Tulle. D’après nos confrères d’Europe 1, il s’agirait d’un sac tressé. Autre petite attention pour la first lady : des produits de beauté siglés Sothys, marque de cosmétiques installée à Meyssac, près de Brive. Espérons pour Valérie Trierweiler que ses cadeaux originaux lui permettront de marquer des points auprès de Michelle Obama.

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François Hollande en Afghanistan pour préparer le retrait français LE MONDE | 25.05.2012 à 11h27 • Mis à jour le 25.05.2012 à 11h27

La visite n'était pas inscrite à l'agenda officiel.
Elle a été tenue secrète jusqu'à la dernière minute. Il était 8 h 40 heure locale, 6 h 10 heure de Paris, quand François Hollande a atterri à l'aéroport militaire de Kaboul, vendredi 25 mai, pour un déplacement de six heures en Afghanistan.

Accompagné des ministres des affaires étrangères et de la défense, Laurent Fabius et Jean-Yves Le Drian, du chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud, de son conseiller diplomatique, Paul Jean-Ortiz, et de son conseiller politique, Aquilino Morelle, le président de la République a immédiatement embarqué à bord d'un hélicoptère Caracal de l'armée de l'air en direction de la base de Nijrab, en Kapisa, à une quarantaine de kilomètres de Kaboul.

Quatre jours après le sommet de l'OTAN à Chicago, au cours duquel il a confirmé le caractère "non négociable" de son engagement pris pendant la campagne présidentielle de procéder au retrait des forces françaises en Afghanistan d'ici à la fin 2012, M. Hollande s'est d'abord rendu dans cette région, au nord de Kaboul, où sont basés les deux tiers des 3 600 soldats français engagés dans le cadre de la Force internationale de l'OTAN en Afghanistan, pour leur expliquer les raisons de sa décision.

"LA MENACE TERRORISTE A ÉTÉ EN PARTIE JUGULÉE"

"Le temps de la souveraineté afghane est venu", a commencé par expliquer le chef de l'Etat devant une centaine d'hommes de la task force Lafayette. Rappelant que la France était intervenue en Afghanistan au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 "pour lutter contre ceux qui avaient encouragé le terrorisme", M. Hollande a justifié sa décision par le fait que "la menace terroriste qui visait notre territoire national comme celui de nos alliés depuis l'Afghanistan, sans avoir totalement disparu, a été en partie jugulée". Avant de conclure, "vous avez exécuté votre mission, et vous allez l'accomplir jusqu'au bout".

Le président français a précisé que "plus de 2 000 [soldats] seront rentrés en France d'ici la fin de l'année". Selon un diplomate présent sur place, ce retour devrait se faire en deux vagues : une petite partie d'ici fin juin, puis l'essentiel à la fin de l'automne. "Vous serez à Noël à la maison", a répété le chef de l'Etat à quelques jeunes soldats avec lesquels il s'est entretenu brièvement à la fin de son discours.

La question du retrait logistique reste, quant à elle, toujours en suspens. Néanmoins, selon une source militaire, en Afghanistan, parmi les pistes privilégiées, le rapatriement des matériels, notamment les véhicules, par voie aérienne et par Abou Dhabi serait privilégié. Ce retour devrait durer neuf mois.

Des discussions avec les pays voisins de l'Afghanistan sont toujours en cours pour utiliser les voies terrestres mais ceux-ci feraient monter les prix d'une manière jugée exorbitante par les autorités françaises.

Par ailleurs, le Pakistan n'a toujours pas rouvert l'accès de son territoire aux convois de l'OTAN, dont ceux approvisionnant les troupes françaises. La négociation achoppe sur des questions d'indemnités versées à Islamabad pour chaque camion transitant sur son sol, alors que le Pakistan attend toujours des excuses officielles des Etats-Unis après une bavure de l'OTAN ayant causé la mort de 24 soldats pakistanais en novembre 2011.

L'autre question sensible non encore résolue liée au retrait des troupes combattantes françaises du sol afghan porte sur la sécurisation des activités de formation délivrées par les Français aux forces de sécurité afghanes qui doivent perdurer au moins jusqu'à la fin 2014.

Si les autorités afghanes ont proposé d'assurer la sécurité des formateurs français, la France semble plus que réservée sur cette option. Les cas d'infiltrations d'insurgés parmi les recrues afghanes ont largement entamé la confiance entre Français et Afghans. Les soldats français ont été les plus durement touchés depuis six mois par ces attaques. La protection des instructeurs français nécessitera la présence de troupes de combat, mais leur nombre n'a pas été arrêté.

POUR L'APRÈS, DES PROGRAMMES D'ÉDUCATION ET DE SANTÉ

De même, les convois français sur les routes afghanes exigent la présence de forces armées. Selon la même logique, l'armée française souhaite protéger elle-même ses camions et ses personnels.

En Kapisa, M. Hollande est resté une heure. Après avoir écouté une Marseillaise a capella dans un hangar, et s'être fait offrir une coiffe afghane en laine claire, le chef de l'Etat a ensuite regagné Kaboul, en milieu de matinée, pour y rencontrer le président Hamid Karzaï, avec lequel il s'est déjà entretenu dimanche à Chicago.

"Ce sera l'occasion de parler de l'après, de rappeler que le retrait des forces combattantes ne signifie pas la fin de notre présence dans le pays mais que la France entend rester présente en Afghanistan à travers des programmes d'éducation et de santé, et aussi en aidant à la construction d'un Etat moderne", indiquait l'entourage du président de la République avant la rencontre entre les deux hommes.

A la mi-journée, M. Hollande devait enfin se rendre à l'ambassade de France, non loin du palais présidentiel. Il devait notamment y rencontrer une douzaine de personnalités, parmi lesquelles des élus, des défenseurs des droits de l'homme, ainsi que "des représentants des forces vives éduquées qui essaient de travailler pour la construction d'un Etat de droit", selon l'expression d'un diplomate de l'Elysée.

M. Hollande devait être de retour à Paris à 21 heures. Dix jours après son investiture, il effectuait son quatrième déplacement à l'étranger après Berlin, le 15 mai, les Etats-Unis, du 18 au 21, et Bruxelles, le 23. La dernière visite d'un président français en Afghanistan remontait au 12 juillet 2011. Nicolas Sarkozy, qui y avait alors passé cinq heures, avait annoncé le départ de 1 000 hommes d'ici fin 2012. C'est donc un retrait deux fois plus important qu'est venu annoncer son successeur. Thomas Wieder (Kaboul) et Jacques Follorou (Paris)

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22/5/12 - 15 h 56 LA CROIX - FRANCE Manuel Valls accorde à la communauté juive de Marseille son premier déplacement en province

(L'UOIF dans le collimateur de Manuel Valls au diner du Crif de Marseille Le Monde (Blog)‎ - 22 mai 2012 L'invitation a été lancée "naturellement" et acceptée "rapidement et simplement", selon Michèle Teboul, la présidente du Conseil représentatif ... http://religion.blog.lemonde.fr/2012/05/22/luoif-dans-le-collimateur-de-manuel-valls-au-diner-du-crif-de-marseille/)

Invité lundi 21 mai 2012 au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France de Marseille-Provence, le ministre de l’intérieur, Manuel Valls, a tenu un discours très ferme après la tuerie de Toulouse et Montauban perpétrée par Mohammed Merah et les polémiques nées des invitations lancées par l’Union des organisations islamiques de France pour son Rassemblement annuel des musulmans de France au Bourget.

« En tant que ministre de l’intérieur, je n’accepterai pas que viennent sur notre sol de soi-disant prédicateurs, de soi-disant théologiens qui prônent, que ce soit avec des mots durs ou des mots doux, la haine du juif », a affirmé le ministre, qui faisait lundi à Marseille sa première sortie en province.

Évoquant les « organisations » qui les invitent – allusion à peine voilée à l’UOIF, branche française des Frères musulmans – il a estimé qu’« il est temps qu’elles changent d’attitude et respectent les lois de la République ».

Offense à la République

Fin mars, le Front national avait alerté l’opinion sur la venue en France de prédicateurs musulmans très écoutés dans les pays musulmans mais auteurs de propos controversés. Manuel Valls, en tant que maire PS d’Évry, avait publié un communiqué s’inquiétant de cette venue et rappelant que le Qatari Youssef Al-Qaradaoui était « connu pour ses fréquents propos antisémites » et pour ses appels au « djihad, un devoir pour tous les musulmans ».

Lundi à Marseille, le nouveau ministre de l’intérieur a donc tenu à saluer le président du Conseil français du culte musulman, Mohammed Moussaoui, présent dans la salle, comme un « homme de sagesse et de dialogue ». Et l’a invité à la fermeté à cet égard.

La présidente du Crif de Marseille-Provence, Michèle Teboul, avait auparavant fait respecter à l’assistance une minute de silence en hommage aux victimes des tueries de Toulouse et Montauban.

Quand un juif de France est attaqué, c’est la République elle-même qui est attaquée. Toute agression perpétrée à l’égard d’une religion est une grave offense faite à la République et à ses valeurs », a assuré le ministre de l’intérieur, ajoutant : « Dans la République, tout le monde doit avoir sa place, les Français de confession musulmane ne doivent pas être stigmatisés, ils sont la France et l’enrichissent ». A.-B. H. (avec AFP)

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Afghanistan : «La France doit rester, mais différemment» Par lefigaro.fr Mis à jour le 25/05/2012 à 16:04 | publié le 25/05/2012 à 07:53

Le chef de l'État s'est rendu auprès des troupes françaises à Kaboul pour leur expliquer pourquoi il a décidé d'anticiper leur départ, à la fin 2012.

C'était la 59e de ses promesses de campagne, formulée lors de son grand meeting au Bourget en janvier dernier: le retrait des troupes françaises d'Afghanistan, d'ici la fin 2012, après dix ans de guerre. Pour «expliquer lui-même» les raisons de ce départ anticipé aux soldats français, François Hollande est arrivé vendredi matin à 8 h 40, heure de Kaboul, (6 h 10, heure de Paris) pour une visite éclair de six heures en Afghanistan.

Lors d'une conférence de presse donnée en compagnie de son homologue afghan, Hamid Karzaï, François Hollande a détaillé la mise en œuvre du retrait des troupes: «D'ici la fin de l'année, l'armée afghane prendra possession des zones possédées par notre armée».«La France doit rester en Afghanistan, mais différemment», a poursuivi le chef de l'État, dans une dimension plus «civile» ou «économique». François Hollande, grâce aux investissements français à venir, souhaite permettre «aux Afghans d'être autosuffisants».

Le retrait des troupes françaises se fera de manière «ordonnée» et «coordonnée» avec les alliés de la coalition de l'Otan en Afghanistan, a déclaré plus tôt dans la matinée le président. «Le désengagement sera mis en œuvre «en bonne intelligence avec nos alliés», notamment avec le président américain, Barack Obama, a ajouté François Hollande depuis la base de Nijrab, en Kapissa, où sont stationnés la plupart des 3.550 militaires français dans le pays. La Kapissa, point d'accès stratégique à Kaboul, est une province décrite par une source sécuritaire occidentale comme «un coupe-gorge» que les trafiquants se disputent aux talibans et où l'organisation d'un retrait sera compliquée pour les Français et problématique pour Kaboul.

«La menace terroriste jugulée»

«La menace terroriste qui visait notre territoire comme celui de nos alliés en provenance de l'Afghanistan, sans avoir totalement disparu, a été en partie jugulée», a également justifié François Hollande. Arrivée fin 2001 en Afghanistan pour traquer Oussama Ben Laden et chasser du pouvoir les talibans, la coalition a effectivement réussi à se défaire de la majeure partie des éléments d'al-Qaida qui y étaient basés, en partie car ceux-ci sont partis vers d'autres zones de conflit (Yémen, etc.).

«La France maintient ses liens avec ce pays. Nous poursuivrons nos projets de développement» en Kapissa et Surobi, deux territoires dont la sécurité est depuis longtemps sous le contrôle de l'armée française au sein de la force de l'Otan (Isaf), a observé François Hollande. «Ce n'est pas aux alliés de définir l'avenir de l'Afghanistan» mais «aux Afghans et à eux seuls de prendre le chemin qu'ils choisiront librement», a-t-il lancé.

Le président est accompagné de Jean-Yves Le Drian et Laurent Fabius, ministres de la Défense et des Affaires étrangères, de l'amiral Édouard Guillaud, chef d'état-major des armées, et du général Benoît Puga, chef d'état-major particulier du président.

Une décision défendue depuis plusieurs mois

Depuis le début du mois de mars, Jean-Yves Le Drian était allé défendre cette position dans les principaux pays de l'Alliance atlantique. Le chef de l'État a ensuite exposé sa décision la semaine dernière devant le président américain, Barack Obama, lors du G8 de Camp David, puis au sommet de l'Otan à Chicago, avant d'aboutir à un compromis: la France s'est engagée à rapatrier les seules «troupes combattantes».

«En 2013, demeureront uniquement des formateurs pour les forces de police et pour les cadres de l'armée afghane, et ça se fera dans le cadre de l'opération de l'Isaf (Force internationale d'assistance et de sécurité, NDLR)», a vait ainsi déclaré le président à l'issue du sommet de l'Otan.

Par le passé, d'autres pays ont déjà engagé une politique de retrait: en août 2010, à la suite d'un changement de majorité, les Pays-Bas ont décidé de retirer leurs troupes de la province de l'Oruzgan (centre de l'Afghanistan), le Canada a mis un terme à sa mission en juillet 2011 et les troupes britanniques sont en train de mettre en place leur désengagement. Les craintes que le pays ne s'embrase à nouveau au départ de troupes de l'Otan sont d'ailleurs très répandues en Afghanistan. Les négociations entre belligérants n'avancent guère. Plus de 3000 civils sont morts en 2011 des suites du conflit.

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Lettre ouverte de Bernard-Henri Lévy à François Hollande sur la Syrie Le Monde.fr | 29.05.2012 à 14h36 • Mis à jour le 29.05.2012 à 14h36

L'écrivain français Bernard-Henri Lévy interpelle François Hollande sur la nécessité pour la France de "prendre l'initiative en Syrie", dans une lettre ouverte qui sera publiée dans plusieurs médias européens mercredi 30 mai.

"La France fera-t-elle, pour Houla et Homs, ce qu'elle a fait pour Benghazi et Misrata [en Libye] ?", interroge l'écrivain, quelques jours après qu'une centaine de personnes, dont une cinquantaine d'enfants, ont été massacrés à Houla, dans le centre de la Syrie.

"Userez-vous de votre crédit personnel considérable, et de celui de notre pays, pour revenir vers nos alliés d'hier et, avec eux, avec la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, la Ligue arabe, la Turquie, décider d'une stratégie allant au-delà d'un soutien sans faille à la mission Annan ?" demande BHL, qui a participé à convaincre Nicolas Sarkozy de s'engager, diplomatiquement puis militairement, dans le conflit libyen.

"QU'EST-CE QUI ÉTAIT LE PLUS URGENT ?"

La lettre doit paraître dans plusieurs médias européens, dont Le Point, Il Corriere della Sera, El Pais, Die Welt, Espressen, ainsi que The Huffington Post. "Je sais, Monsieur le Président, que vous avez d'autres urgences (...). Mais qu'est-ce qui était le plus urgent : aller en Afghanistan préparer le retrait anticipé de nos troupes ou prendre l'initiative en Syrie ? écrit BHL. Sauver l'euro, ce sont des obligations impérieuses - mais sauver un peuple ? Et en quoi le drame grec empêche-t-il de décrocher le téléphone pour, comme le fit votre prédécesseur, convaincre vos homologues russe et chinois que leur soutien aveugle au terrorisme d'Etat syrien les déshonore et les affaiblit ?"

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François Hollande n'exclut pas une intervention militaire en Syrie sous mandat de l'ONU Le Monde.fr avec AFP | 29.05.2012 à 21h03 • Mis à jour le 29.05.2012 à 21h03

Moins de deux semaines après son investiture, le nouveau chef de l'Etat était l'invité, mardi 29 mai, du journal de 20 heures sur France 2, pour la première fois depuis son élection. L'occasion notamment de revenir longuement sur ces premiers pas sur la scène internationale. ■Une intervention en Syrie "pas exclue" mais "dans le respect du droit international"

François Hollande est notamment revenu sur sa décision, le matin même, de demander le départ de l'ambassadeur de Syrie en France. "Je ne pouvais pas rester sans réaction par rapport à ce qui s'est passé en Syrie, les massacres, et nous avons convenu de notre action avec nos collègues européens" a-t-il expliqué. Les démocraties occidentales ont choisi de durcir leur position en représailles au massacre de Houla. En plus de la France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, l'Espagne, l'Italie, les Etats-Unis et le Canada ont fait de même.

Interrogé sur la lettre ouverte de l'écrivain Bernard-Henri Lévy qui pose la question d'une intervention militaire en Syrie, M. Hollande a indiqué qu'"une intervention armée" n'était "pas exclue", "à condition qu'elle se fasse dans le respect du droit international, c'est-à-dire dans une délibération du Conseil de sécurité" de l'ONU.

Mais les modalités d'une éventuelle intervention étrangère divise encore. Les Etats-Unis ne pensent pas qu'une intervention militaire soit la décision appropriée pour le moment, contrairement à ce que réclame l'opposition sur place. La Maison Blanche estime que cela conduirait a davantage de chaos et de carnages mais n'exclut aucune option, y compris une intervention militaire Il s'est prononcé en faveur de sanctions "beaucoup plus dures" et a précisé que la Syrie serait au cœur de sa rencontre avec le président russe Vladimir Poutine, vendredi à Paris. "Nous devons le convaincre que nous ne pouvons pas laisser le régime de Bachar Al-Assad massacrer son propre camp", a-t-il dit.

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PARIS - La circulaire Guéant sur les étudiants étrangers sur le point d'être abrogée Créé le 31/05/2012 à 09h27 -- Mis à jour le 31/05/2012 à 13h31 20minutes.fr

PARIS - Un an jour pour jour après sa publication, la circulaire Guéant du 31 mai 2011, qui restreint la possibilité pour les étudiants étrangers diplômés de travailler en France, devait être abrogée jeudi par le gouvernement qui concrétise ainsi une promesse de François Hollande.

La circulaire "sera abrogée, probablement dans les heures qui viennent", a indiqué le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, interrogé sur BFMTV. La décision nécessite "un travail interministériel" impliquant les ministères de l'Intérieur, du Travail et de l'Enseignement supérieur, a-t-il expliqué.

Une concertation a eu lieu avec les présidents d'université et les responsables des grandes écoles, ainsi qu'avec les associations qui se sont mobilisées contre ce texte "pour qu'il puisse y avoir une nouvelle circulaire qui abroge ce qu'on a appelé la circulaire Guéant et qui permette aux étudiants étrangers -- c'est une chance pour eux et c'est aussi une chance pour notre pays -- de ne plus être dans cette insécurité à quelques mois de la rentrée universitaire", a ajouté M. Valls.

L'annonce a été d'abord faite aux organisations étudiantes reçues mercredi Place Beauvau par les représentants des trois ministères concernés par le dossier.

Un texte de remplacement "en cours d'écriture" doit être publié "dans les prochains jours" avec pour objectif "d'aiguiller les préfets" à examiner de "manière plus favorable" les dossiers, avait expliqué mercredi soir le président de la Fage, Philippe Loup.

"L'Unef se félicite que cette mesure indispensable soit une des premières prises par le nouveau gouvernement", a salué jeudi la première organisation étudiante dans un communiqué.

Par ailleurs, l'Unef et la Confédération étudiante, troisième organisation étudiante, réclame le retrait d'un décret du 6 septembre 2011 relevant le niveau des conditions de ressources imposées aux personnes qui souhaitent suivre des études en France : ce décret demande que les étudiants internationaux devront justifier de "640 euros à 770 euros de ressources mensuelles, contre 460 euros auparavant".

Le changement de statut coûte aussi plus cher: depuis le 1er janvier, l'étudiant devenu salarié s'acquitte d'une taxe de 349 euros et non plus de 85 euros.

La circulaire du 31 mai 2011 et le texte complémentaire du 12 janvier 2012 abrogés, "les étudiants étrangers diplômés restent dans une situation globalement défavorable", constate pourtant l'Unef.

Car leur situation relève toujours du cadre législatif posé par Nicolas Sarkozy avec la loi du 24 juillet 2006 sur "l'immigration et l'intégration" qui ne peut être modifié dans un sens favorable que par une nouvelle assemblée nationale à majorité de gauche.

"L'abrogation de la circulaire Guéant ne signifie pas qu'on a le droit automatiquement à un job après l'obtention du diplôme. Il faut un changement de la loi", analyse le Haut commissaire à la Diversité, Yazid Sabeg, interrogé par l'AFP.

Sur cette même ligne, l'Unef demande une révision du CESEDA (code d'entrée et de séjour des étrangers et du droit d'asile) estimant que "la rigidité du cadre législatif actuel ne permet pas de garantir la délivrance d'un titre de séjour pour chaque diplômé étranger qui a l'assurance d'être embauché suite à l'obtention de son diplôme".

Le candidat François Hollande qui avait promis d'abroger la circulaire Guéant, avait affirmé aussi que s'il était élu, un débat permettrait de déterminer chaque année au Parlement ce que serait "l'immigration économique" et l'accueil des étudiants étrangers.

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Euro-2012 - Fourneyron: "aucun membre du gouvernement aux matches en Ukraine" Publié le 31.05.2012, 20h20 leparisien.fr

La ministre de la Jeunesse et des sports Valérie Fourneyron a annoncé qu'"aucun membre du gouvernement ne sera aux matches en Ukraine" pour l'Euro-2012, jeudi à Reims avant le match amical de préparation France-Serbie.

"Le Quai d'Orsay a informé dès hier (mercredi) le gouvernement ukrainien de cette situation, a-t-elle ajouté. C'est une position prise au regard de la préoccupation du respect des valeurs européennes et notamment à la lumière de la situation de Mme Timochenko", a-t-elle encore précisé.

Le président français François Hollande avait laissé entendre le 24 mai qu'il n'irait pas en Ukraine pour l'Euro-2012 car ce qu'il s'y passe est "un problème", lors d'une conférence de presse à Bruxelles, à l'issue d'un sommet informel de l'UE.

"J'aime beaucoup le football mais ce qui se passe en Ukraine est un problème", avait répondu M. Hollande à une question sur ce sujet.

Les relations entre l'Union européenne et l'Ukraine sont actuellement empoisonnées par la détention de l'opposante et ancienne Première ministre Ioulia Timochenko, en attente de son procès en appel.

Des responsables de plusieurs pays européens, notamment l'Allemagne, avaient déjà menacé de boycotter l'Ukraine en renonçant à se rendre aux matches de l'Euro.

Bientôt inculpée dans une affaire de meurtre ?

L'opposante, qui purge déjà une peine de sept ans de prison pour abus de pouvoir, figure désormais comme témoin dans l'enquête sur le meurtre d'un député en 1996, a annoncé mercredi un procureur général.

Le quotidien ukrainien Kommersant a affirmé mercredi que le parquet général était prêt à inculper Mme Timochenko pour cet assassinat, mais qu'il attendait la guérison de l'opposante transférée à l'hôpital en raison d'hernies discales.

"Nous avons des preuves confirmant l'implication directe de Ioulia Timochenko dans le meurtre de Evguen Chtcherban", un député tué par balle à l'aéroport de Donetsk, avait indiqué une source haut placée au parquet, citée par le quotidien.

"Nous ne pouvons pas inculper Timochenko car elle est malade. Dès qu'elle sera guérie, elle sera inculpée. Nous nous attendons à ce que cela arrive fin juin ou début juillet", avait poursuivi cette source.

Fin 2011, un adjoint au procureur général avait lié Mme Timochenko au cas du député tué en 1996, affirmant que le meurtre avait été payé par une entreprise contrôlée par l'opposante et le Premier ministre de l'époque, Pavlo Lazarenko. Ce dernier est emprisonné aux Etats-Unis pour blanchiment d'argent depuis 1999.

L'opposante avait rejeté toute implication dans cette affaire, qualifiant ces accusations d'"absurdes".

Mercredi, un de ses avocats a de son côté affirmé que les accusations contre sa cliente se basaient essentiellement sur les témoignages d'un fils du député assassiné.
Le président de la Fédération française de football, Noël Le Graët, avait affirmé le 25 mai qu'il se rendrait pour sa part en Ukraine durant l'Euro, "aux côtés des joueurs et du staff" de l'équipe de France.

"Ma position est tout à fait claire et sans aucune ambiguïté. Je serai aux côtés des joueurs et du staff", avait déclaré M. Le Graët à l'issue d'un comité exécutif de la FFF tenu à Bordeaux. "Au plan politique, le gouvernement décidera. C'est aux politiques de prendre leurs responsabilités", avait dit ce jour là M. Le Graët.

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31.05.2012 http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2012/05/31/bilderberg-2012-quels-objectifs-i.html Bilderberg 2012 : quels objectifs ? (I)

Le 31 mai 2012 commence à Chantilly (Virginie, Etats-Unis), à une quarantaine de kilomètres de la Maison Blanche, la rencontre de Bilderberg de cette année. Le cercle de Bilderberg se définit lui-même toujours comme un « forum Européen - Américain », et c'est sans doute sa principale spécificité par rapport à la Commission Trilatérale dont la réunion annuelle a eu lieu à Tokyo il y a un peu plus d'un mois.

Sous la présidence du PDG d'AXA Henri de Castries, environ 145 participants sont annoncés au Bilderberg de 2012 dont la durée est prévue jusqu'à dimanche. Un article du 31 mai du Huffington Post porte le titre « Bilderberg 2012: Global Leaders Gather For Shadowy Conference At Virginia Hotel », évoquant des mesures sécuritaires sans précédent alors que The Guardian écrit « Bilderberg 2012 : the technocrats are rising at this year's annual conference » et mentionne en même temps l'activité de la CIA devant la création d'un collectif Occupy Bilderberg.

Le 31 mai également, le site de Daniel Estulin diffuse une note intitulée « Bilderberg is 'a conspiracy reality' » qui renvoie à son tour à une interview de cet auteur avec WND. Mais de leur côté, les médias français restent incroyablement silencieux sur cette rencontre que préside pourtant un influent PDG français ami personnel de François Hollande et à laquelle participe, en tant que directeur général de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC), le « socialiste » français Pascal Lamy. Ou encore, Anoushesh Karvar (CFDT, Terra Nova...).

Au même moment, la Commission Européenne vient de mettre en ligne ses « Recommandations pour la stabilité, la croissance et l'emploi » pour la période 2012-2013. Parmi les membres d'instances de l'Union Européenne participant à la rencontre de Bilderberg de 2012, on trouve : le vice-président de la Commission Européenne et Commisssaire Européen à la Concurrence Joaquín Almunia, le Commissaire Européen au Commerce Karel de Gucht, la Commissaire Européenne chargée de la Société Numérique Neelie Kroes et le Secrétaire général exécutif du Service Européen pour l'Action Extérieure Pierre Vimont.

De quoi, concrètement, discutera-t-on à Bilderberg en rapport avec la situation des pays de l'Union Européenne ? Quels intérêts guideront ce débat ?

Le 31 mai 2012, le site de la Commission Européenne diffuse la note d'information suivante ( http://ec.europa.eu/news/economy/120531_fr.htm ) : Recommandations pour la stabilité, la croissance et l'emploi - 31/05/2012

La Commission a adopté un ensemble de recommandations destinées à chacun des 27 pays de l'Union européenne ainsi qu'à la zone euro, concernant les politiques budgétaires et économiques nationales en 2012-2013.

Les recommandations par pays de la Commission répondent aux programmes de réforme budgétaire et économique présentés début 2012 par chaque gouvernement pour les douze prochains mois.

Elles tiennent compte de la situation économique de chaque pays de l'UE et formulent des orientations spécifiques pour stimuler la croissance et la création d'emplois.

Une évaluation globale des progrès accomplis montre que des réformes budgétaires sont menées conformément aux priorités fixées par les 27 États membres. Plusieurs pays ont entrepris des réformes économiques de grande envergure, incluant des transformations structurelles de leur marché du travail. En outre, de nombreux pays réforment leur secteur financier.

Toutefois, il faut faire plus, et vite, pour remédier à l'affaiblissement économique et résoudre la crise de la dette qui frappe la zone euro. Les États membres doivent prendre davantage de mesures qui favorisent la croissance et font reculer le chômage. De même, des mesures supplémentaires doivent être mises en place pour aider les jeunes à trouver un emploi ou une formation.

Croissance à long terme

Les États membres n'ont pas suffisamment agi pour permettre à l'UE d'atteindre les objectifs fixés en matière d'emploi, de recherche et de développement, d'éducation et de lutte contre la pauvreté.

Ils doivent redoubler d'efforts pour ouvrir de nouvelles perspectives commerciales et exploiter les possibilités de création d'emplois, notamment dans les secteurs des services, de l'énergie et du numérique.

L'UE doit améliorer le niveau de qualification de sa main-d'œuvre, assurer une meilleure adéquation des compétences aux besoins du marché du travail et stimuler l'innovation. Enfin, davantage de mesures doivent être prises pour soutenir la reprise économique et gérer les conséquences du vieillissement démographique.

Ces recommandations s'inscrivent dans le cadre du «semestre européen», un processus annuel de six mois durant lequel les gouvernements européens se consultent les uns les autres au sujet de leurs politiques budgétaires et économiques.

La Commission a également présenté des recommandations pour la zone euro dans le cadre de ce processus.

Clôture du semestre européen
Le Conseil européen se réunira les 28 et 29 juin pour examiner les recommandations. Une fois qu'elles seront approuvées en juillet, chaque pays devra les intégrer dans son budget national et ses politiques économiques pour la période 2012-13.

La Commission et les États membres suivront ensuite la mise en œuvre de ces mesures par chaque pays, au moyen du système d'évaluation par les pairs mis en place dans le cadre du semestre européen.

En savoir plus sur le semestre européen Examen annuel de la croissance – 2012 Références •La croissance à l'ordre du jour (fin de la note d'information de la Commision Européenne, © Union européenne)

D'emblée, que faut-il entendre par « redoubler d'efforts pour ouvrir de nouvelles perspectives commerciales » ? Est-ce autre chose qu'un appel ouvert au dumping social et à la casse des acquis et standards sociaux ?

Juste après la réunion annuelle de la Commission Trilatérale tenue à Tokyo du 20 au 22 avril derniers ( http://www.trilateral.org/go.cfm?do=File.View&fid=170 ), l'un de ses membres, l'ancien conseiller de la Maison Blanche et proche de longue date de Barack Obama, Lawrence Summers, écrivait dans The Washington Post un article intitulé Europe’s growth challenge, qui commence de cette façon lapidaire : Once again European efforts to contain crisis have fallen short. (fin de citation, source : http://www.washingtonpost.com/opinions/europes-growth-cha... )

L'article est recommandé sur la colonne de gauche de la page d'accueil du site de la Commission Trilatérale, http://www.trilateral.org/ . Sur la liste des membres de la Commission Trilatérale, http://www.trilateral.org/download/file/TC_ list_5-12 (2).pdf , Lawrence H. Summers se présente en tant que Charles W. Eliot Professor, John F. Kennedy School of Government, and former President, Harvard University; fomer Director, National Economic Council, The White House.

Le programme de la réunion de la Commission Trilatérale d'avril dernier fait état d'une séance ainsi présentée :

EUROPE: THE FINANCIAL AND ECONOMIC CRISES AND THEIR GLOBAL IMPACT
Chair: Martin Feldstein, George F. Baker Professor of Economics, Harvard University, Cambridge; President Emeritus, National Bureau of Economic Research
Panel: Michael Fuchs, Member of the German Bundestag; Deputy Chairman of the CDU/CSU Parliamentary Group, Berlin
Enrico Tomsao Cucchiani, Managing Director and Chief Executive Officer, Intesa Sanpaolo Group, Milan
Esko Aho, Executive Vice President, Nokia, Helsinki; former Prime Minister of Finland; Co-Chair, European Task Force on "Credible European Governance"
Pacific Asian Commentator: Toyoo Gyohten, President, Institute for International Monetary Affairs, Tokyo
(fin de citation du site de la Commission Trilatérale à l'adresse http://www.trilateral.org/go.cfm?do=File.View&fid=170 )

Tel sera, de toute évidence, le débat que reprendra sous un angle « euro-US » l'actuelle rencontre de Bilderberg. Que peut-on en attendre ?

Sur la liste des membres actuels de la Commission Trilatérale, la « socialiste » française Elisabeth Guigou se présente en tant que Deputy Chairperson and Member of the French National Assembly; former Minister for European Affairs, Paris.

On remarque également, sur cette liste, la présence de longue date du « syndicaliste » US John J. Sweeney, présenté en tant que former President, AFL-CIO, Washington, DC.

Et les « mesures d'austérité » que l'on cherche à justifier par des « difficultés économiques » de l'Europe et des Etats-Unis ne risquent-elles pas de s'accompagner d'importantes dépenses militaires alors que même Jean-Luc Mélénchon soutient « l'Europe militaire » ( http://www.youtube.com/watch?v=rv-sUJUp0Qw ) ?

Force est de constater la présence, parmi les participants au Bilderberg de 2012, d'un membre du Conseil National Syrien : Bassma Kodmani, porte-parole et membre du bureau executif du Conseil et qui a déjà réclamé publiquement une intervention militaire ( http://www.lejdd.fr/International/Moyen-Orient/Actualite/... ).

Voir, pour plus de détails, le site « officiel » des rencontres de Bilderberg http://www.bilderbergmeetings.org/. Et sur la réunion de 2012 : http://www.bilderbergmeetings.org/meeting_2012.html et http://www.bilderbergmeetings.org/participants2012.html .

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Le Point.fr - Publié le 06/06/2012 à 07:53 François Hollande, une santé "normale"

Le président François Hollande est en bonne santé, après un examen clinique et paraclinique "qui s'est révélé normal", a annoncé mardi l'Élysée. "À la demande du président de la République, un examen médical et biologique lui a été pratiqué au service médical de la présidence de la République" et "l'examen clinique et paraclinique s'est révélé normal", affirme l'Élysée dans un communiqué de deux paragraphes.

La présidence a précisé que François Hollande prenait "l'engagement" de publier un bulletin de santé "tous les six mois". Il avait évoqué, durant sa campagne, "la nécessité de transparence sur son état de santé", a-t-on rappelé de même source.
Dans Le Quotidien du médecin du 26 février dernier, le candidat Hollande, interrogé sur ce sujet comme les autres candidats la présidentielle, avait répondu qu'il était "important que les Français aient confiance en la capacité de leur président à gouverner". Il s'était déclaré favorable au fait de "donner publiquement et régulièrement les informations liées à l'état de santé du chef de l'État".

Sujet sensible

Son prédécesseur Nicolas Sarkozy avait lui aussi publié, cinq jours après son entrée en fonction, le 16 mai 2007, un bref bulletin de santé assurant qu'il était "apte" à exercer les fonctions de président de la République.

Nicolas Sarkozy avait publié un autre bulletin de santé, le 3 juillet 2009, informant qu'il avait subi des examens cardio-vasculaires et sanguins qui s'étaient "révélés normaux". Mais le 26 du même mois, il avait fait un malaise, lors d'un jogging à Versailles, et avait dû être hospitalisé brièvement au Val-de-Grâce.
L'Élysée avait ensuite publié plusieurs bulletins de santé, dont un le 2 août 2010, le dernier du quinquennat, attestant que tous les examens subis par Nicolas Sarkozy la semaine précédente étaient "normaux". Le malaise de Nicolas Sarkozy en 2009 avait relancé les interrogations sur la transparence de la communication présidentielle dans ce domaine.

La santé des présidents de la République est un sujet sensible, notamment depuis le cancer de la prostate de François Mitterrand qui avait été caché durant des années par le biais de bulletins de santé mensongers signés de son médecin personnel.

La polémique avait rejailli en septembre 2005 lorsque, trois ans après sa réélection à l'Élysée, Jacques Chirac avait été victime d'un petit accident vasculaire cérébral. Jusque-là, il n'avait pas jugé opportun d'informer sur sa santé au nom du principe du respect de la vie privée.

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Hollande à 160 km/h, 5 choses à savoir sur l'excès de vitesse du président "normal" Par Yann Duvert, publié le 07/06/2012 à 18:09 http://www.lexpress.fr/actualite/politique/hollande-a-160-km-h-5-choses-a-savoir-sur-l-exces-de-vitesse-du-president-normal_1123881.html

Le chef de l'Etat a-t-il tous les droits sur la route? Comment s'organise un convoi présidentiel? Que se passe-t-il en cas d'accident? Les réponses de nos experts.

L'excès de vitesse supposé de François Hollande lors de son voyage en Normandie mercredi, a suscité la polémique. le président de la République est-il au-dessus des lois? Les réponses de Jean-Claude Gounot, ancien commandant de police et membre du Service de protection des hautes personnalités, et Benjamin Lyonnet, journaliste au service Enquêtes du magazine Auto Plus.

Comment s'organise un convoi présidentiel?

"Un motard, et éventuellement une voiture, se placent devant le véhicule présidentiel. Ce dernier est suivi par un monospace, rempli de membres du Service de protection des hautes personnalités (SPHP), dont un reste tourné continuellement vers l'arrière, pour surveiller la queue de cortège" détaille Benjamin Lyonnet. "Ce dispositif est le strict minimum, confirme Jean-Claude Gounot, il peut y avoir plusieurs autres voitures et motos".

Le président doit-il respecter le code de la route?

L'ancien commandant de police est formel: "A partir du moment où une voiture dispose d'un gyrophare et d'un deux-ton (sirène), elle s'affranchit des règles usuelles du code de la route". Il est même parfois conseillé de les enfreindre: "En ce qui concerne les stops, par exemple, le fait de ne pas s'arrêter constitue une règle de sécurité, car c'est au moment où le cortège est à l'arrêt qu'il est le plus exposé". "Aux péages d'autoroute, les voies de droite réservées habituellement aux pompiers ou aux ambulance lui sont ouvertes", rebondit Benjamin Lyonnet.

Que se passe-t-il en cas d'accident?

"Si la voiture est victime d'un accident, la personnalité est transférée dans un autre véhicule. En quinze ans de SPHP, cela a du arriver seulement trois fois, pas plus", se souvient Jean-Claude Gounot. Les motards qui accompagnent le cortège sont par contre des victimes plus fréquentes. Dans ce cas, un véhicule s'arrête pour les secourir mais le cortège continue sa route."

"Si c'est le cortège qui produit l'accident, il n'est légalement jamais en tort, car prioritaire selon le code de la route, à partir du moment où il dispose du gyrophare et du deux-tons", complète le journaliste d'Auto Plus.

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François Hollande commémore le débarquement Par Louise Michel D. - 07/06/2012 http://www.jolpress.com/article/commemoration-francois-hollande-commemore-le-debarquement-normandie-histoire-727013.html

François Hollande s’est rendu dans le Calvados mercredi 6 juin pour le 68ème anniversaire du débarquement allié du 6 juin 1944 en Normandie.
Du cimetière britannique de Rainville au Mémorial de Caen, le président a participé aux commémorations, sous une pluie battante.

Accompagné de Kader Arif, secrétaire d'État aux Anciens combattants, le chef de l'État a assisté aux cérémonies depuis le cimetière britannique de Rainville, qui compte plus de 2 000 tombes britanniques, 300 tombes allemandes, 5 françaises et quelques tombes néerlandaises. Après un bain de foule, le président s’est rendu au Mémorial de Caen aux côtés du ministre délégué aux Affaires européennes, Bernard Cazeneuve.

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Tulle : le Président est de retour Par France Lemaire     http://limousin.france3.fr/info/tulle--le-president-est-de-retour-74320878.html

François Hollande, le Président de la République est en Corrèze pour rendre un hommage national aux pendus de Tulle.

C'est la première fois (dt, c'est nous qui soulignons) qu'un Président de la République en exercice participe aux cérémonies commémoratives du martyre des 99 pendus et 149 déportés de Tulle.

Il sera dans le cortège pour la grande marche silencieuse dès 16 H 30, sans discours comme le veut la tradition.

En raison de la mort de quatre soldats français en Afganisthan, François Hollande a annulé sa promenade prévue ce matin sur le marché, il fera à ce sujet une déclaration cet après-midi depuis la préfecture corrézienne.

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Les troupes françaises débuteront leur retrait d'Afghanistan en juillet http://www.lamontagne.fr/limousin/actualite/2012/06/09/les-troupes-francaises-debuteront-leur-retrait-d-afghanistan-en-juillet-1190034.html

Après la mort de quatre soldats français ce matin en Afghanistan lors d'un attentat suicide, le chef de l'Etat, actuellement à Tulle (Corrèze) pour rendre hommage aux 99 pendus par les nazis le 9 juin 1944, a confirmé le retrait des troupes françaises à partir du mois de juillet.

Cet après-midi, lors d'une conférence de presse improvisée à la préfecture de Tulle, le chef de l'Etat, François Hollande a confirmé que le retrait des troupes françaises combattantes d'Afghanistan débuterait en juillet prochain et s'achèverait fin 2012, après l'attentat-suicide qui a coûté la vie ce matin à quatre soldats dans la province de Kapisa (nord-est).

Ce rapatriement, l'une de ses promesses électorales, "débutera au mois de juillet, sera mis en oeuvre et achevé à la fin de l'année 2012", a déclaré Hollande lors d'une courte déclaration à Tulle, où il participe actuellement à une cérémonie de commémoration du massacre de civils par les nazis le 9 juin 1944.

Lors de sa déclaration devant la presse, M. Hollande a exprimé sa "reconnaissance, celle de toute la nation, à nos soldats". Le président a également annoncé qu'un "hommage national sera rendu aux victimes", sans préciser sa date ni sa forme, et assuré que "les blessés seront rapatriés dans les meilleurs délais".

L'attaque suicide de ce matin a en effet tué quatre soldats français et un de leurs interprètes mais aussi fait cinq blessés dont trois graves dans les rangs tricolores, portant à 87 le nombre de militaires français tués en Afghanistan depuis le début de l'intervention occidentale en 2001.

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Valérie Trierweiler, le ministère de la Jalousie Par Élise Karlin, publié le 12/06/2012 à 17:06, mis à jour à 18:39 http://www.lexpress.fr/outils/imprimer.asp?id=1125784&k=12

En apportant un soutien public à l'adversaire de Ségolène Royal à la Rochelle, Valérie Trierweiler s'invite dans la campagne des législatives pour des raisons personnelles. Et contredit publiquement François Hollande.

Elle n'a jamais tant ressemblé à sa marionnette des Guignols, sorte de harpie dominatrice qui exulte à rabrouer un petit président gentiment obéissant. Valérie Trierweiler, en apportant sa voix sur Twitter à l'adversaire de Ségolène Royal aux législatives, n'a pas attendu 24 heures pour prendre l'exact contrepied de François Hollande, qui, sans s'exprimer personnellement, avait pourtant laissé son ex-compagne revendiquer le soutien présidentiel sur sa profession de foi.

Le tweet de Trierweiler pulvérise l'image qu'elle s'applique à dessiner depuis l'accession de son compagnon à l'Elysée, celle d'une femme soucieuse de respecter les rôles de chacun et attentive à ne jamais peser sur les décisions politiques du chef de l'Etat. Incapable d'être une autre qu'elle-même, à peine un mois après l'entrée en fonction de François Hollande, sa compagne a fait passer ses sentiments personnels et la détestation inextinguible qu'elle voue à Ségolène Royal avant le respect des choix pris au sommet de l'Etat. Qu'importe l'autorité bafouée du président, pourvu que brûle l'ivresse de la transgression.

Car rien n'explique cette prise de position publique, sinon la jalousie inouïe et irraisonnée d'une femme à l'égard de celle qui l'a précédée dans le coeur d'un homme. Une jalousie qui a pesé sur l'équipe du candidat Hollande pendant toute la campagne - "Certaines fois, on a vraiment vécu l'enfer!", témoignait un proche au soir de la victoire.

Un affront vite pardonné?

Une jalousie que n'a pas apaisée la place de première dame, alors que Royal n'a jamais dissimulé, elle, son ambition d'embrasser la présidence de l'Assemblée: tout, et même le plus insensé, plutôt que de laisser ce couple-là retrouver un lien public sous les ors de la République. Ridiculiser le président? Si c'est le prix à payer... L'affront, comme les précédents, sera pardonné, sans doute Valérie Trierweiler en est-elle sûre. "François" n'a-t-il pas clamé haut et fort qu'elle était "la femme de sa vie"?

Il y a quelques jours, interrogée par France Inter sur son interventionnisme, elle répondait, glaciale: "C'est juste faux", oubliant tous les coups de téléphone et les reproches adressés à ses confrères, notamment au JDD coupable d'avoir publié un cliché trop complice de Royal et Hollande.

Pour justifier sa liberté d'exercer encore le journalisme, elle rappelait que, "bien sûr", il ne s'agirait plus de politique, jamais. Ni compagne, ni journaliste, ni politique - mais à quel titre, alors, soutient-elle Olivier Falorni? La première dame n'en est pas à une contradiction près; d'ailleurs, elle peut bien dire et écrire ce qu'elle veut: entourée d'ombres silencieuses et empressées depuis des mois, qui osera lui signifier qu'elle doit se taire pour ne pas gêner l'activité publique son compagnon ? Le 16 mai, L'Express se demandait si Valérie Trierweiler en faisait trop. La réponse de l'intéressée n'a pas été longue à venir.

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Figaro.fr La presse étrangère se délecte du tweet de Trierweiler Par Constance Jamet, Julie Connan Mis à jour le 13/06/2012 à 15:36 | publié le 13/06/2012 à 10:40

REVUE DE PRESSE - «Scène digne de Macbeth» pour le New York Times, «tweet de trop» pour la Tribune de Genève, les médias étrangers relèvent un «geste inapproprié» qui «embarrasse» le président français.

Le tweet d'encouragement de Valérie Trierweiler à Olivier Falorni, l'opposant socialiste de Ségolène Royal à La Rochelle, n'a eu aucun mal à passer les frontières. La presse étrangère revenait très souvent mercredi matin sur ce que le quotidien britannique The Daily Telegraph surnomme déjà «La guerre des roses».

«C'est une scène digne de Molière ou de Macbeth», s'étonne le New York Times. «La compagne actuelle de François Hollande a créé un petit scandale et une grande stupéfaction en rompant avec la position du Parti socialiste et en nuisant à celle qui l'a précédée dans les affections du président». L'attitude de Valérie Trierweiler «pose la question de savoir si une journaliste doit ouvertement soutenir un candidat et si la femme d'un président peut se permettre de l'embarrasser ainsi». Le Washington Post, autre grand quotidien américain, mentionne l'événement sur un ton plus sensationnel. Sans doute car la brève se trouve dans la section potin de son site. «Comment dites-vous crêpage de chignons en français? (…) C'est la manifestation la plus agressive de l'hostilité publique qui existe entre les deux femmes», commente The Reliable Source.

Outre-Manche, le quotidien britannique The Guardian regrette que par sa sortie Valérie Trierweiler se conforme aux mauvaises langues qui la soupçonnaient d'interventionnisme. Des reproches déjà soulevés lorsque Julien Dray avait été banni du QG de campagne de François Hollande. «La saga, qui a immédiatement dominé tous les médias, semble valider tous les stéréotypes que Trierweiler avait cherché à éviter, à savoir une tendance à interférer dans le jeu politique», écrit le journal. «Les insécurités de la première dame vis-à-vis de Ségolène Royal sont connues de tous», relève le Daily Telegraph. «Ce tweet explosif a envoyé une onde de choc au Parti socialiste et cela pourrait coûter des sièges de député cruciaux à François Hollande dimanche», prévient le quotidien. De même pour The Independent, le «message de Valérie Trierweiler constitue la première gaffe de ce premier mois au pouvoir de Hollande jusque-là impeccable».

«Un ragot géant sur fond de jalousie au plus haut niveau»

Même verdict chez El Mundo qui estime que «Valérie Trierweiler n'arrête pas de faire des gaffes». «Le geste déplacé de la journaliste à l'encontre de la mère des quatre enfants du chef de l'État, a provoqué les moqueries de toute la France, à commencer par la droite affaiblie par le premier tour des législatives», note le journal espagnol. Son confrère El Pais juge que la journaliste de Paris-Match a «exacerbé la crise politique tendue que vit le Parti socialiste à La Rochelle». «Le tweet de la première dame (ou première fiancée) de France a explosé et a d'emblée transformé un cas de caciquisme provincial en un ragot géant sur fond de jalousie au plus haut niveau», écrit El Pais. «L'inévitable sensation de guerre ouverte entre les deux dames qui ont marqué la vie d'Hollande semble être le point faible du président “normal”, met en garde le journal.

Outre-Rhin, le Süddeutsche Zeitung reprend la formule de l'UMP et titre sur «Dallas à l'Élysée». «Les socialistes sont consternés, François Hollande a l'air ridicule, Valérie Trierweiler pose une devinette et Ségolène Royal est menacée d'extinction politique. Comment en est-on arrivé à ce faux pas?» , s'interroge le quotidien allemand. «Valérie Trierweiler veut-elle s'émanciper se demandent certains, est-elle jalouse de la jolie et tragique Ségolène Royal ont spéculé d'autres. Seule Ségolène Royal a gardé la tête froide en déclarant que toute son énergie allait à ses électeurs. Chapeau!»

À la Tribune de Genève, on voit dans «ce tweet de trop» de la première dame, pourtant «peu connue pour son passé militant», «un bas règlement de comptes avec l'ex-compagne du président». Un signe pour le journal italien La Repubblica que «l'idée que les femmes sont plus douces et calmes que les hommes en politique» est peut-être erronée. La position de la journaliste montre que «la politique et la vie privée, lorsqu'elles sont entrelacées, engendrent des rivalités inconciliables». Son geste est «non seulement un défi au PS mais aussi à la sérénité de la vie domestique présidentielle». Les «conflits entre femmes que l'on peut lire dans les romans d'amour touchent aussi les présidents, qui ont des émotions et des sentiments», pointe La Repubblica qui considère le message de Valérie Trierweiler comme une preuve supplémentaire de son «indépendance intellectuelle vis-à-vis de François Hollande».

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Hommage aux quatre Français tués en Afghanistan liberation.fr 14 juin 2012 à 07:33 (Mis à jour: 15:20)

Un hommage solennel a été rendu jeudi aux Invalides aux quatre soldats tués samedi en Afghanistan, au cours duquel François Hollande a exprimé la «gratitude» de la France à ces hommes morts pour les «valeurs hautes et justes» de «paix, de liberté et de démocratie».

Les anciens présidents Nicolas Sarkozy, dont c'était la première sortie officielle depuis la passation des pouvoirs, le 15 mai, et Valéry Giscard d’Estaing ont assisté à la cérémonie, ainsi que plusieurs anciens Premiers ministres (Dominique de Villepin, Lionel Jospin, Alain Juppé, Edith Cresson, François Fillon), tous invités comme le veut le protocole.

Presque tous les ministres, dont le chef du gouvernement Jean-Marc Ayrault, ainsi que de nombreuses autres personnalités politiques, de droite (Jean-François Copé, Bernard Accoyer...) et de gauche (Jean-Pierre Bel, Martine Aubry...) étaient également présents.

Aujourd’hui, «la France est une famille endeuillée, rassemblée autour des cercueils de quatre de ses enfants», a affirmé le chef de l’Etat, lors de son éloge funèbre.

Les cercueils recouverts du drapeau tricolore, portant chacun la photo du défunt et un coussin rouge sur lequel avait été disposée la médaille de chevalier de la Légion d’honneur délivrée à titre posthume, avaient été disposés dans la cour d’honneur des Invalides. Les différents corps d’armée étaient représentés.

Ces quatre militaires sont «morts pour des valeurs justes et hautes», celles de «la paix, la liberté, la démocratie, la souveraineté d’un peuple», pour «les valeurs de la France», a affirmé François Hollande. «Au nom de la France, je leur dis notre gratitude», a-t-il ajouté.

François Hollande passe devant ses prédécesseurs Nicolas Sarkozy et Valéry Giscard d’Estaing lors de la cérémonie religieuse. (Photo Reuters)

«Le courage discret, silencieux, intime» des familles

Le chef de l’Etat a également tenu à associer dans son éloge les deux interprètes afghans tués dans l’attentat et a évoqué les cinq autres soldats français blessés.

L’adjudant-chef Thierry Serrat, le maréchal des logis-chef Stéphane Prudhom, le maréchal des logis Pierre-Olivier Lumineau et le brigadier Yoann Marcillan, ont été tués samedi dans cet attentat-suicide, en Kapisa (est de l’Afghanistan).

Ils appartenaient au 40e régiment d’artillerie de Suippes (Marne) et au 1er Groupement interarmées des actions civilo-militaires de Lyon.

«Lutter contre le fanatisme, le terrorisme, la haine aveugle, aider fraternellement un peuple à retrouver le chemin de sa souveraineté, tel était la mission de nos quatre compatriotes», a poursuivi Hollande.

Le chef de l’Etat a tenu à élargir son hommage à tous les soldats français morts en Afghanistan - quatre-vingt-sept depuis fin 2001 - affirmant que «la France (devait) à son armée une part éminente de ce quelle est aujourd’hui, de sa grandeur, de son indépendance, de son rayonnement dans le monde, d'être restée une nation libre».

S’adressant aux familles des soldats engagés en Afghanistan, François Hollande a salué le «courage discret, silencieux, intime», que nécessite le fait d’avoir un parent exposé au risque. Il a évoqué «la peur de perdre un proche, de le voir revenir blessé, handicapé», avant d’adresser ses pensées aux 700 blessés français depuis le début du conflit.

Le président a également confirmé le retrait anticipé des troupes combattantes françaises d’Afghanistan, «dans l’ordre et la sécurité», d’ici fin décembre.

Avant cet hommage militaire, une cérémonie s'était déroulée en l'église Saint-Louis des Invalides, au cours de laquelle Mgr Luc Ravel, évêque aux Armées françaises, a prononcé une émouvante homélie à l’adresse des femmes, mères et sœurs des militaires. «Le risque appartient au soldat. Il faut le lui laisser. Quitte à lui pardonner», a-t-il dit.

Avant de partir, François Hollande, qui devait ensuite s’envoler pour Rome, a rencontré à huis-clos les familles des soldats tués. (AFP)

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Jean-Marc Ayrault rejette toute idée de front anti-Merkel Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse boursier.com 15 juin 2012 à 12h47

PARIS (Reuters) - Le Premier ministre Français a rejeté vendredi toute idée de front des pays du Sud de l'Europe pour isoler la chancelière allemande Angela Merkel dans les discussions sur la gestion de la crise de la zone euro.

"Ce n'est absolument pas ma position et ce n'est pas celle de la France", a déclaré Jean-Marc Ayrault sur Europe 1 au lendemain d'une rencontre à Rome entre le président François Hollande et le président du Conseil italien Mario Monti.

Il s'est ainsi efforcé de dédramatiser le débat franco-allemand, qui a parfois semblé prendre un tour acrimonieux, depuis l'élection du successeur socialiste de Nicolas Sarkozy, avec qui la chancelière constituait le couple "Merkozy".

A deux jours du second tour d'élections législatives qui devraient donner une majorité confortable à François Hollande, l'UMP, désormais dans l'opposition, a de nouveau accusé le PS et ses dirigeants de mettre à mal les relations franco-allemandes.

La secrétaire nationale de l'UMP Camille Bedin dénonce ainsi dans un communiqué des "propos honteux et violents" à l'égard du gouvernement allemand et de son chef.

"Ce n'est pas parce qu'ils ne partagent pas les positions de la chancelière Angela Merkel qu'ils sont obligés de saborder le couple franco-allemand", écrit-elle notamment.

Elle se réfère notamment à des propos du ministre français du Redressement productif, Arnaud Montebourg, qui a accusé jeudi la chancelière de faire montre d'"aveuglement idéologique", et à un commentaire, le même jour, du Premier ministre.

Lors d'un déplacement en province, Jean-Marc Ayrault avait invité Angela Merkel à ne pas "se laisser aller à des formules simplistes" face à une situation "critique".

"RESPONSABILITÉ COMMUNE"

"Il faut prendre les choses avec sérieux et courage", avait-il ajouté, en réponse à la chancelière, qui a lancé jeudi, dans un discours au Bundestag, une mise en garde contre les "recettes miracle" à court terme et les solutions de facilité.

Angela Merkel faisait allusion aux euro-obligations et à un mécanisme de garantie des dépôts des banques proposés par nombre de ses partenaires, dont François Hollande. Elle a aussi plaidé de nouveau pour une intégration politique européenne plus forte.

Jean-Marc Ayrault a assuré vendredi que ses commentaires de la veille ne s'adressaient pas spécialement à Angela Merkel mais "à tous les Européens, tous les leaders européens".

Chercher à isoler Angela Merkel pour la faire plier "serait une grave faute politique qui n'aboutirait à aucune solution", a ajouté le Premier ministre français, qui a au contraire jugé nécessaire "un dialogue plus fort encore" entre Paris et Berlin.

Il s'est adressé directement en allemand à la chancelière: "Wir haben die eine gemeinsame Verantwortung Europe ein Zukunft zu geben. Wie Mitterrand und Kohl, François Hollande und Frau Merkel sind davon überzeugt."

Jean-Marc Ayrault a assuré lui-même la traduction en français en l'embellissant: "Nous avons la responsabilité commune de donner un avenir à l'Europe parce qu'aujourd'hui l'Europe est en crise et doute de son avenir, et le monde doute de son avenir. Je suis convaincu que comme (François) Mitterrand et (Helmut) Kohl, François Hollande et Mme Merkel trouveront ensemble la réponse, parce qu'ils en sont convaincus."

Il néanmoins de nouveau défendu la vision française de nouveaux outils financiers de soutien à la croissance économique européenne et à l'euro, exposée la veille à Rome par François Hollande. Et s'il a jugé "souhaitable" la perspective d'une union politique plus forte demandée par Angela Merkel, il a estimé qu'il faudrait "du temps pour y parvenir".

"Il y a des préalables", a-t-il dit. "Le préalable c'est à la fois de maîtriser nos déficits et de relancer la croissance."

HOLLANDE, AYRAULT ET LE SPD

François Hollande, Mario Monti, Angela Merkel et le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, doivent se retrouver vendredi à Rome, pour tenter d'élaborer une position commune avant le Conseil européen des 28 et 29 juin.

"Il faut que l'Allemagne et la France, main dans la main, trouvent le 28 et 29 juin, avec les autres partenaires européens une solution pour sortir l'Europe de la crise", a dit Jean-Marc Ayrault sur Europe 1. "Je suis sûr que nous la trouverons."

Alors qu'Angela Merkel est engagée dans un âpre débat avec son opposition sociale-démocrate et verte sur la ratification du pacte budgétaire européen et du Mécanisme européen de stabilité, François Hollande et son Premier ministre ont reçu mercredi à Paris les dirigeants du SPD.

La droite française y a vu une mauvaise manière envers la chancelière allemande, ce que Jean-Marc Ayrault a récusé: "Ce n'est pas de l'inélégance (...) parce que les sociaux-démocrates, en Allemagne, ont la même aspiration que nous, c'est-à-dire sortir de la crise, redonner de l'air à la croissance."

La chancelière "sait qu'elle a besoin du concours des sociaux-démocrates pour avoir une majorité sur le traité budgétaire, donc c'est bien normal qu'on discute à la fois avec Mme Merkel et son parti et qu'on discute aussi avec son opposition", a ajouté le Premier ministre français.

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AFP le 15/06/2012 à 15:22 http://www.boursorama.com/actualites/royal-porte-plainte-apres-avoir-trouve-une-affiche-de-son-rival-sur-sa-porte-69c02520207e169bf431e6c7871b385a Royal porte plainte après avoir trouvé une affiche de son rival sur sa porte :

Ségolène Royal a annoncé avoir porté plainte vendredi au commissariat de La Rochelle après qu'une affiche de campagne de son rival Olivier Falorni pour le second tour des législatives a été placardée dans la nuit de jeudi à vendredi sur la porte de son domicile.

Mme Royal a souligné avoir porté plainte pour "pose d'une affiche menaçante" sur la porte de son domicile. Le parquet, d'après elle, donnera à cette plainte la qualification de "violences volontaires".

Vendredi matin, réagissant à cette affiche sur sa porte, Mme Royal avait affirmé: "C'est une intrusion intolérable sur un domicile privé, c'est une menace (...) Tous les habitants et riverains étaient très choqués, parce que ce sont des méthodes de voyou".

Sur la porte de son domicile jeudi soir à La Rochelle se trouvait une affiche de campagne stipulant "Ici c'est Falorni", avait constaté dans la nuit un photographe de l'AFP.

"Ce sont des méthodes qui ne sont pas acceptables (...). On voit que mon adversaire est prêt à tout pour gagner à n'importe quelle condition. Il va chercher des voix de droite et d'extrême droite, et maintenant il est prêt à tous les gestes, même agressifs", a dénoncé Mme Royal.

"Il ne faut pas laisser faire ça, il faut que La Rochelle rejette ce type de comportements et ce type de méthodes qui sont brutales, indignes et irrespectueuses", a-t-elle dit.

Interrogée sur l'éventualité que ce soit "une mauvaise blague", Mme Royal a rétorqué: "C'est ce que l'enquête démontrera."

Des policiers, notamment de la police scientifique, se sont déplacés jeudi soir au domicile de Mme Royal pour opérer des constats et des relevés. La porte de l'appartement voisin de celui de Mme Royal avait aussi reçu des éclaboussures de sauce tomate.

La candidate désignée par le Parti socialiste pour la 1ère circonscription de Charente-Maritime est opposée au second tour au dissident PS Olivier Falorni, maire adjoint de La Rochelle chargé des finances.

Selon un sondage BVA paru vendredi dans Le Parisien/Aujourd'hui en France, elle serait battue en recueillant 45% des suffrages contre 55% à son rival.

Presque tous les ténors socialistes ont appelé M. Falorni, arrivé deuxième dimanche trois points derrière Mme Royal, à se retirer du second tour mais celui-ci a maintenu sa candidature.

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François Hollande a tous les pouvoirs, que va-t-il en faire? lexpress.fr Par Emilie Lévêque - publié le 18/06/2012 à 09:49

Le PS et ses alliés détiennent 314 des 577 sièges de l'Assemblée nationale. C'est la première fois dans l'histoire de la Ve République qu'un parti obtient la majorité dans les deux chanbres et au niveau local. Cela ne veut pas dire que la gauche peut faire ce qu'elle veut. La France est sous surveillance...

La gauche a remporté une confortable majorité à l'Assemblée nationale dimanche, à l'issue du second tour des élections législatives. Avec ses proches alliés (PRG, MRC, divers gauche), le PS a obtenu 314 des des 577 sièges, selon les résultats définitifs du ministère de l'Intérieur pour la métropole et l'outremer et les résultats quasi-définitifs sur les Français de l'étranger. La majorité absolue est de 289 sièges. Le PS pourrait donc théoriquement se dispenser du soutien des Verts (17 sièges) et du Front de gauche radiciale (10).

C'est une première dans l'histoire de la Ve République. S'ils avaient déjà occupé en force l'Assemblée nationale, en 1981, 1988 et 1997, les socialistes n'avaient, jusqu'à l'an dernier, jamais eu la majorité au Sénat. La gauche dirige désormais l'Elysée, Matignon, le Palais Bourbon, le Palais du Luxembourg, mais aussi 21 régions sur 22 et la majorité des plus grandes villes de France. Seul le Congrès (réunion de l'Assemblée nationale et du Sénat) échappe à son contrôle. Pour cela, il lui aurait fallu emporter 378 sièges.

Autrement dit, François Hollande aura besoin des voix de droite pour faire passer des réformes constitutionnelles - deux tiers des voix du Congrès -, telle l'introduction d'une dose de proportionnalité lors des législatives. Mais pour le reste, le nouvel exécutif - le chef de l'Etat François Hollande et le gouvernement dirigé par Jean-Marc Ayrault - a les mains libres. Les grandes mesures fiscales du quinquennat annoncées par François Hollande - rétablissement de l'ancien barème de l'impôt sur la fortune, abrogation de la TVA sociale, taxation à 75% des très hauts revenus, réduction des niches fiscales, suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires, taxation du capital au même niveau que le travail, modulation de l'impôt sur les sociétés en focntion de la taille de l'entreprise, etc. - devraient donc passer comme une lettre à la poste. De même que les grandes réformes sociétales comme le mariage homosexuel ou le droit de vote des étrangers aux élections locales.

Sous surveillance des marchés, de l'UE et des agences de notation

Cela ne veut pas dire pour autant que la gauche peut faire ce qu'elle veut. Les contraintes extérieures - l'Union européenne, les agences de notation, les marchés - seront autant de garde-fous face à tout dérapage des finances publiques tricolores. Le moindre écart envers la trajectoire de redressement des comptes - 4,5% de déficit public en 2012, 3% en 2013 et zéro déficit en 2017 - sera lourdement sanctionné: par une dégradation de la note de la France par les agences de notation, par une hausse des taux d'intérêts obligataires par les marchés, ou par une pénalité financière par Bruxelles.

Surtout, les socialistes sont désormais confrontés à une obligation de résultat. François Hollande a promis pendant la campagne présidentielle de redresser l'économie française, d'instaurer plus de justice sociale, d'équilibrer les finances du pays, de réconcilier les Français, de combattre la finance, de mettre la France sur le chemin de la transition écologique...

S'il échoue à tenir ses promesses, le PS, doté de tous les pouvoirs, ne pourra s'en prendre qu'à lui même. La sanction des urnes sera sans pitié dans cinq ans. Quitte ou double.

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Royal éliminée, c'est le bal des prétendants au "perchoir" Midilibre.fr 18/06/2012, 18 h 02 | Mis à jour le 18/06/2012, 18 h 08

Depuis ce matin, plusieurs personnalités socialistes se sont déclarés candidats à la présidence de l'Assemblée nationale.

Cet après-midi, c'était le député PS des Hautes-Pyrénées Jean Glavany qui annonçait sa candidature à la présidence de l'Assemblée nationale lors d'une conférence de presse, la deuxième officielle après celle de Claude Bartolone lundi matin.

L'ancienne ministre Elisabeth Guigou avait fait part un peu plus tôt de sa "disponibilité" pour le perchoir. Jean Glavany, ancien conseiller de François Mitterrand à l'Elysée et ancien ministre de Lionel Jospin, a indiqué qu'il aurait présenté sa candidature même si Ségolène Royal, qui briguait le poste, avait été élue députée. "Ce n'est pas sûr que son élection m'aurait compliqué la tâche", a-t-il lancé. Mais, a-t-il aussi dit, "j'ai une pensée pour elle".

Le nom de Marylise Lebranchu, ministre de la Fonction publique du gouvernement Ayrault, circulait aussi ces dernières semaines. Mais celle-ci a démenti. "C'est une rumeur qui est partie d'une discussion avec un parlementaire. Je ne suis pas candidate à la présidence de l'Assemblée. Je ne l'ai jamais été", a déclaré cette proche de Martine Aubry.

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Najat Vallaud-Belkacem renonce aux législatives à Lyon Le Point.fr - Publié le 17/05/2012 à 09:52 - Modifié le 17/05/2012 à 12:07

La ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement a annoncé sur son site qu'elle souhaitait se consacrer à son portefeuille ministériel.

Le nouvelle ministre Najat Vallaud-Belkacem (PS) a annoncé sur son site qu'elle renonçait à se présenter aux élections législatives à Lyon, pour se consacrer à son portefeuille : Droits des femmes et porte-parolat. "Pour mieux assumer cet engagement sans délai et cette implication sans partage, je fais toute confiance à Anne Brugnera, et à son suppléant, Walter Graci, pour mener, au nom de la majorité présidentielle, la bataille des législatives dans la 4e circonscription du Rhône", peut-on lire jeudi sur le site de la benjamine du gouvernement, 34 ans.

Cette proche de Ségolène Royal, qui fut une des quatre porte-parole de François Hollande dans la campagne électorale, avait déjà été candidate en 2007 dans cette circonscription lyonnaise remportée alors avec une large avance - 56,57 % - par l'UMP Dominique Perben. Dans cette même circonscription, Nicolas Sarkozy a réuni 53,88 % des voix le 6 mai. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé mercredi soir que les ministres qui seraient battus aux élections législatives de juin ne pourraient "pas rester au gouvernement".

"Le gouvernement du changement" (N. Vallaud-Belkacem)

La ministre Najat Vallaud-Belkacem a assuré jeudi matin que le gouvernement auquel elle appartient était celui "du changement" et incarnait à lui seul "le respect des engagements" pris par François Hollande. Juste avant sa passation de pouvoirs à Bercy avec Valérie Pécresse, en tant que porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem a souligné les "belles responsabilités" qui lui ont été confiées. "C'est un grand honneur, il m'oblige en même temps devant les Français, je suis désormais ministre en charge d'un sujet qui devient majeur dans l'ordre des priorités gouvernementales", a souligné l'élue lyonnaise.

"Et puis je suis la porte-parole d'un gouvernement que je serai fière de représenter, car il incarne à lui seul le respect des engagements pris pendant la campagne", a-t-elle fait valoir, en relevant la parité stricte du premier gouvernement Ayrault. "François Hollande s'est engagé en faveur de la justice, de l'égalité et la première égalité est celle entre hommes et femmes", a plaidé celle qui fut porte-parole de campagne du candidat socialiste. "Il s'est engagé à faire confiance à la jeunesse, aux nouvelles générations et impulser l'émergence de nouveaux élus dans le paysage politique. Il en a fait la démonstration aujourd'hui." "L'ensemble du gouvernement est déjà au travail", a-t-elle assuré, en évoquant le conseil des ministres de 15 heures. "Nous ferons en sorte de respecter chacun de nos engagements." Elle a relevé que le porte-parolat est "très difficile".

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Najat Vallaud-Belkacem veut abolir la prostitution 25.06.2012, 11h12 | Mise à jour : 12h45 leparisien.fr

D'après une récente enquête du «Mouvement du Nid», en France un homme sur huit a déjà eu recours à une prestation sexuelle tarifée. Il ne risque rien, mais la prostitué encourt deux mois d'emprisonnement et 3.750 euros d'amende pour racolage passif. Un texte peu appliqué.

Ce week-end, la nouvelle ministre des Droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem a relancé dans «le Journal du Dimanche» le débat sur le statut pénal de la prostitution qui selon elle doit «disparaître». MON ACTIVITé Vos amis peuvent maintenant voir cette activité Supprimer X «La question n'est pas de savoir si nous voulons abolir la prostitution - la réponse est oui - mais de nous donner les moyens de le faire», a déclaré la ministre. «Mon objectif, comme celui du PS, c'est de voir la prostitution disparaître.»

20 000 prostitués de rue en France

Durant la campagne, François Hollande avait annoncé vouloir supprimer le délit de racolage passif qui «conduit à repousser la prostitution dans des zones peu accessibles pour les associations». Quant à la pénalisation des clients, «la réflexion doit être ouverte», avait-il ajouté.

En 2010, la France comptait au moins 18.000 à 20.000 prostitué(e)s de rue, les autres formes de prostitution (escort, internet, salons de massage, etc.) n'étant pas chiffrées, selon la Fondation Scelles, association pro-abolition. D'après un rapport parlementaire d'avril 2011, il s'agit pour 80% de femmes et pour 80% de personnes étrangères.

Le désaccord des associations

«Je ne suis pas naïve, je sais que ce sera un chantier de long terme», reconnaît Najat Vallaud-Belkacem. En effet, l'abolitionnisme divise les associations. Certaines, comme les indépendantes du Bois de Boulogne, défendent «le droit à disposer de leur corps». Pour d'autres, comme les abolitionnistes de «l'Amicale du Nid», «c'est un chantier pour lequel il faut des moyens législatifs et financiers». Leurs priorités ? Pénaliser des clients et lutter contre le proxénétisme.

Selon Guy Geoffroy, le député UMP à l'origine d'une résolution parlementaire de 2011 préconisant de pénaliser les clients, «neuf personnes prostituées sur dix sont victimes de la traite des êtres humains».

Rappelant le vote de la résolution, Mme Vallaud-Belkacem assure dans le JDD que le ministre de l'Intérieur Manuel Valls et elle «ne resteront pas inactifs sur cette question», et annonce «une conférence de consensus».

En Europe : pénalisation des clients et maisons closes

La pénalisation des clients sur le modèle de ce qui se pratique en Suède depuis 1999, avait également été défendue l'an passé par Roselyne Bachelot, alors ministre de la Santé, pour qui «il n'existe pas de prostitution libre, choisie ou consentie». La Suède est pour l'heure le seul pays abolitionniste en Europe.

A Berlin (Allemagne), les maisons closes ont réouvert depuis 2002. Depuis le ministère de l'intérieur assure que les prostitués sont mieux protégées. Les travailleuses du sexe sont sorties de la clandestinité. Elles bénéficient de conditions de travail améliorées, cumulent des droits de retraite et l'influence des réseaux mafieux a diminué.

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Génocide arménien: Hollande confirme qu'il y aura bien un projet de loi 59 contributions Créé le 07/07/2012 à 21h32 -- Mis à jour le 07/07/2012 à 22h10 http://www.20minutes.fr/politique/967741-genocide-armenien-hollande-confirme-bien-projet-loi

NEGATIONNISME - Deux jours après les propos contradictoires de son ministre des Affaires étrangères, le chef de l'Etat a réaffirmé sa volonté de tenir l'un de ses engagements de campagne...

François Hollande a confirmé samedi son intention de proposer une nouvelle loi pénalisant la négation du génocide arménien en s'adressant à des représentants de cette communauté qui redoutaient un revirement après les propos de Laurent Fabius sur la relation franco-turque.

«Pour couper court à toutes les rumeurs consécutives aux déclarations de Laurent Fabius qui a semblé remettre en cause l'engagement de François Hollande de proposer une nouvelle loi de pénalisation du négationnisme, le président de la République a téléphoné ce (samedi) matin à M. Franck Papazian (coprésident du CCAF) pour lui confirmer qu il n'avait pas changé d'avis sur le sujet», indiquait le communiqué du CCAF.

Tenir ses engagements de campagne

«François Hollande a de nouveau fait part de sa volonté de proposer un projet de loi visant à réprimer le négationnisme du génocide arménien, ainsi qu'il l'avait dit durant sa campagne et même bien avant. Le président devrait recevoir avant la fin du mois une délégation du CCAF pour envisager les modalités de la mise en place d'un tel texte», selon le communiqué.

Sollicitée par l'AFP, la présidence de la République a confirmé en début de soirée cet échange téléphonique. «Le président a fait part de ses engagements pendant la campagne. Il les tiendra», a fait valoir l'Elysée, «il n'y a aucune modification même s'il faut trouver une chemin, une route qui permette d'avoir une texte compatible avec la Constitution».

Les représentants de la communauté arménienne de France avaient fait part de leurs inquiétudes et parlé même de «trahison» après les déclarations du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius évoquant une «nouvelle étape» des relations entre Paris et Ankara.

Le précédent texte retoqué par le Conseil constitutionnel

Après s'être entretenu jeudi avec son homologue turc, le chef de la diplomatie française avait semblé exclure l'adoption prochaine par la France d'une nouvelle loi punissant la négation des génocides, dont celui des Arméniens, après la censure par le Conseil constitutionnel d'un texte voté en ce sens fin 2011 par l'Assemblée nationale.

Cette instance «a décidé que la proposition de loi qui avait été présentée par les parlementaires (de la précédente majorité de droite) était contraire à notre Constitution donc il n'est pas possible de reprendre le même chemin sinon le résultat sera évidemment le même», avait constaté Laurent Fabius.

«Sauf déclaration rapide du chef de l'Etat, il s'agit là d'une trahison» avait réagi auprès de l'AFP le président du CCAF Ara Toranian, rappelant qu'avant son élection, François Hollande s'était engagé en faveur d'une telle loi «à plusieurs reprises, sans ambiguïté». —Avec AFP

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EXCLUSIF - Thomas Hollande : "Valérie Trierweiler est un facteur d'instabilité" Par Charlotte Chaffanjon Le Point.fr - Publié le 11/07/2012 à 19:09 - Modifié le 12/07/2012 à 09:10

Le fils du président de la République revient pour la première fois sur l'affaire du tweet. Décapant.

Il pensait trouver un chemin où se faufiler entre deux figures écrasantes, Ségolène Royal et François Hollande. Fort de deux campagnes présidentielles côté coulisses, Thomas Hollande, 27 ans, cofondait en février un groupe de réflexion politique, "tant le compte n'y est pas dans les propositions disponibles", clamait l'édito de présentation.

Ce 4 juillet, à la terrasse d'un bistrot parisien proche du cabinet d'avocats qui l'emploie, il confie laisser tomber l'aventure : "Je ne le sens pas." Le jeune homme ne prend même plus la peine de parler de ses parents en disant "François" et "Ségolène". C'est le fils qui parle et il dit "mon père" et "ma mère". "Ce que je reproche au tweet, c'est d'avoir fait basculer la vie privée dans la vie publique", lâche Thomas Hollande. Car c'est bien l'incroyable soutien de Valérie Trierweiler à Olivier Falorni, rival de Ségolène Royal aux législatives de juin à La Rochelle, qui le pousse à prendre du recul.
"Ça m'a fait de la peine pour mon père, il déteste tellement que l'on parle de sa vie privée. Ça a détruit l'image normale qu'il avait construite", juge-t-il, définissant un François Hollande "ahuri" par le geste de sa compagne. Il poursuit : "Je savais que quelque chose pouvait venir d'elle un jour, mais pas un si gros coup. C'est hallucinant."

Il ne veut plus voir Valérie Trierweiler

Thomas Hollande ne veut plus voir Valérie Trierweiler. Son frère et ses soeurs non plus. "C'est logique, non ? Et puis, ce qui compte, c'est qu'on normalise les relations avec notre père." Après le coup de sang de Trierweiler, François et Thomas ont dîné en tête à tête. Le président a demandé à son fils de "ne pas alimenter le feuilleton". Thomas a reçu de son père la promesse qu'il s'exprimerait sur le tweet et clarifierait le rôle de la première dame, sans doute le 14 juillet.
"C'est un facteur d'instabilité... Soit elle est journaliste, soit elle a un cabinet à l'Élysée", tranche Thomas Hollande, qui supplie : "Et surtout pas de deuxième tweet !", bien qu'il ne semble pas rassuré. Imaginant la rentrée du PS à La Rochelle, fin août, il se rend compte que Falorni, exclu du parti pour sa dissidence, ne sera pas le bienvenu et cherchera sans doute à faire parler de lui : "Peut-être qu'il s'affichera en terrasse avec Valérie !" rigole Thomas.

Quant à Ségolène, son fils la voit "ministre, pourquoi pas, dans quelques mois. En politique, on n'est jamais mort", ­martèle cet observateur très ­privilégié.

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Tweet de Trierweiler : Thomas Hollande se dit peiné pour son père www.leparisien.fr/politique/trierweilergate-thomas-hollande-peine-pour...... à une journaliste du Point sur le tweet de Valérie ... ce mercredi soir, à une table du très chic Lily Wang, un restaurant du VIIe arrondissement de Paris. Pour Thomas Hollande ...

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13/7/12 - 14 h 46 AFP - FRANCE Ayrault demande à PSA de s'expliquer sur les 8000 suppressions de postes http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/France/Ayrault-demande-a-PSA-de-s-expliquer-sur-les-8000-suppressions-de-postes-_NG_-2012-07-13-830825

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, exhorte les dirigeants du groupe PSA, vendredi lors d'une visite à Nantes, de répondre à plusieurs questions précises sur le plan de suppression de 8.000 postes en France annoncé jeudi.

"Pourquoi cette annonce maintenant? Est-ce que cette situation n'était pas connue déjà depuis plus longtemps, voire un an, voire deux ans? Pourquoi cette situation s'est dégradée alors que l'Etat (...) a versé 4 milliards d'euros à ce groupe industriel. Quel a été le rôle de l'actionnaire notamment de la famille Peugeot?", s'est notamment interrogé M. Ayrault devant la presse.

Le président François Hollande a de son côté estimé vendredi à propos du plan de restructuration annoncé par PSA Peugeot Citroën que "le gouvernement a réagi comme il convenait".

"Le gouvernement a réagi comme il convenait avec la nomination d'un expert, la volonté de revoir ce qui a été présenté et d'avoir un plan pour l'industrie automobile qui sera présenté au mois de juillet", a déclaré le chef de l'Etat lors de la visite à Colombes (Hauts-de-Seine) d'un centre d'accueil de personnes en situation d'exclusion. "Je ne peux pas m'exprimer plus car ce serait au détriment du message que je veux faire passer aujourd'hui", a ajouté M. Hollande, qui venait d'annoncer la tenue cet automne d'une conférence destinée à élaborer un plan quinquennal de lutte contre les exclusions et la pauvreté.AFP

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Hollande: conférence à l'automne pour élaborer un plan quinquennal contre les exclusions Publié le 13.07.2012, 12h32 http://www.leparisien.fr/flash-actualite-politique/hollande-annonce-une-conference-sur-la-dependance-a-l-automne-13-07-2012-2089037.php

Le président François Hollande a annoncé vendredi la tenue d'une conférence "à l'automne" afin d'élaborer un "plan quinquennal pour l'égalité, la dignité et pour la lutte contre la pauvreté et les exclusions".

Après la grande conférence sociale des 9 et 10 juillet réunissant les partenaires sociaux "d'autre acteurs" engagés dans la lutte contre l'exclusion "se sont manifestés pour dire: mais quelle est notre place ?", a souligné M. Hollande qui s'exprimait dans un centre du Secours catholique à Colombes (Hauts-de-Seine)

"C'est la raison pour laquelle Jean-Marc Ayrault a annoncé qu'il y aurait aussi une conférence qui permettrait de bâtir un plan quinquennal pour l'égalité, la dignité et pour la lutte contre la pauvreté et les exclusions", a déclaré le chef de l'Etat. Il a pris l'engagement "d'ouvrir cette conférence qui se tiendra à l'automne".

"C'est ce plan que la ministre (Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée chargée de la lutte contre les exclusions) va préparer. Elle le fera dans la concertation", a précisé M. Hollande.

Il a indiqué que "les grandes associations seront parties prenantes" de son élaboration "avec les collectivités locales et les entreprises".
"L'idée c'est d'avoir un plan cohérent dans le temps, cohérent dans l'espace, cohérent dans les politiques qui seront suivies", a-t-il dit.
Parmi "les sujets qui seront nécessairement présents" figurera d'abord "l'accès au logement parce que c'est la condition de tout" pour ceux qui sont dans la rue mais aussi les jeunes.

"Concernant l'emploi, nous n'avons pas à inventer des mécanismes ils existent", a-t-il dit citant notamment les "contrats d'avenir" et les "contrats de génération". Mais "nous amplifierons les moyens du service civique", a-t-il annoncé estimant que "c'est un levier très important".

"Et puis il y a les enfants pauvres, qui sont plus de 2 millions et qui sont une interpellation pour une société comme la nôtre". "La prévention ça commence dès le début de la vie. Si on laisse des enfants être installés dans la pauvreté dès les premiers mois de leur existence (...) il y a de grandes chances ou de grands malheurs pour que ces enfants-là deviennent des adultes pauvres".

"Le temps est à la préparation de dispositifs cohérents et de la confiance qui doit exister entre l'Etat et les grandes associations", a conclu M. Hollande. Auparavant, il avait affirmé "sa volonté de marquer dès la début de son quinquennat sa considération à l'égard des acteurs qui se mobilisent chaque jour pour la dignité des personnes et donc la lutte contre la pauvreté".

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Valérie Trierweiler ne quitte plus le président http://www.leparisien.fr/politique/valerie-trierweiler-ne-quitte-plus-le-president-16-07-2012-2091798.php N.S. | Publié le 16.07.2012, 09h01

Condamnée à la discrétion par François Hollande, Valérie Trierweiler n’a pour autant pas quitté le président d’une semelle depuis samedi matin.
Interrogé sur la place de la première dame, le chef de l’Etat avait affirmé, lors de son interview télévisée du 14 Juillet, que sa compagne serait présente à son côté « lorsque le protocole l’exigera, et ce n’est pas très fréquent ».

Très discrète depuis l’affaire du tweet, Valérie Trierweiler était présente dans la tribune présidentielle pour le défilé du 14 Juillet, au premier rang des conjoints. Elle n’a certes pas accompagné le chef de l’Etat ensuite pour son bain de foule sur les Champs-Elysées. Mais elle était à son côté le soir même en Bretagne pour la fête maritime Tonnerres de Brest, samedi en fin de journée.
Et aussi hier à Avignon où le président a visité la collection du marchand d’art Yvon Lambert et assisté à une représentation de la pièce « Six personnages en quête d’auteur », de Pirandello.

Quant à la leçon tirée samedi par le président de l’affaire du tweet (« Les affaires privées se règlent en privé »), elle a manifestement été bien reçue par Valérie Trierweiler, qui a promis dans un éclat de rire, samedi soir à Brest, de « tourner sept fois [son] pouce maintenant avant de tweeter ». Le Parisien

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François Hollande : le Vel d'Hiv, «un crime commis en France par la France» 22 juillet 2012 à 10:41 http://www.liberation.fr/societe/2012/07/22/francois-hollande-le-vel-d-hiv-un-crime-commis-en-france-par-la-france_834797

Ce dimanche matin s'est déroulée la commémoration de la rafle de juifs les 16 et 17 juillet 1942, en présence du président de la République.

François Hollande a affirmé dimanche que l’arrestation de milliers de juifs lors de la rafle du Vél d’hiv, les 16 et 17 juillet 1942, était un «crime commis en France par la France», et a salué la «lucidité» et le «courage» de Jacques Chirac, premier président à l’avoir reconnu.

«Ce crime a été commis en France par la France», a déclaré le chef de l’Etat à l’occasion de la commémoration dimanche matin de cette rafle, lors de la cérémonie sur les lieux du Vélodrome d’hiver, dans le XVe arrondissement de Paris.

«La reconnaissance de cette faute a été énoncée pour la première fois, avec lucidité et courage, par le président Jacques Chirac, le 16 juillet 1995», a souligné Hollande.

Ce crime «fut aussi un crime contre la France, une trahison de ses valeurs. Ces mêmes valeurs que la Résistance, la France libre, les Justes surent incarner dans l’honneur», ajoute le chef de l’Etat.

Il y a 70 ans, 13.152 juifs de Paris et sa banlieue furent arrêtés les 16 et 17 juillet 1942, la plupart d’entre eux parqués dans le Vélodrome d’hiver (le Vél d’hiv, démoli en 1959), avant d’être envoyés vers les camps de la mort nazis.

Peu avant 10 heures, le président Hollande est arrivé sur les lieux du Vél d’hiv, où il a déposé une gerbe et s’est incliné devant une plaque commémorative. Il devait prononcer un discours vers 10h40. (AFP)

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Valérie Trierweiler revient sur Twitter et tweete sur le Vél d'Hiv' Mis à jour le 22.07.12 à 12h51 http://www.20minutes.fr/ledirect/974955/valerie-trierweiler-revient-twitter-tweete-vel-hiv

La première dame a reposté un message sur Twitter saluant le discours de son compagnon, François Hollande qui commémorait la rafle du Vel' d'Hiv'.
«Tout va bien chers amis. Magnifique discours du Président pour la commémoration de la rafle du Vel d' hiv.»

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Henri Guaino scandalisé par Hollande sur le Vel d'Hiv http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20120723.REU1728/henri-guaino-scandalise-par-hollande-sur-le-vel-d-hiv.html Créé le 23-07-2012 à 11h01 - Mis à jour à 11h01

PARIS (Reuters) - Le député UMP des Yvelines Henri Guaino s'est dit "scandalisé" lundi par les propos de François Hollande reconnaissant la responsabilité de la France dans la rafle du "Vélodrome d'hiver" en juillet 1942 à Paris.

François Hollande a qualifié dimanche l'arrestation, l'internement et la déportation de 13.152 juifs de nationalité étrangère réfugiés en France, dont plus de 4.000 enfants, de "crime commis en France par la France".

Avant lui, Jacques Chirac avait été en 1995 le premier président français à reconnaître une responsabilité longtemps passée sous licence dans la France de l'après-guerre.

"Ce qu'a dit M. Hollande (...) hier, personnellement, me scandalise, pour une raison très simple : ma France, elle n'était pas à Vichy, elle était à Londres depuis le 18 juin", a déclaré Henri Guaino sur BFM-TV et RMC.

"Ce qui a été commis au moment de la rafle du Vel d'Hiv est une abomination, c'est une horreur et ceux qui l'ont fait doivent être condamnés durement au tribunal de l'histoire", a poursuivi celui qui fut l'un des proches conseillers de l'ancien président Nicolas Sarkozy.

"Mais la France, qu'est-ce qu'elle a à voir avec cela ?", a-t-il ajouté. "Peut-être que M. Hollande se sent proche de la France des notables apeurés qui se sont précipités à Vichy après l'armistice. Ce n'est pas ma France."

La députée européenne et ancienne ministre de la Justice Rachida Dati a estimé de son côté qu'il ne fallait pas oublier que des Français avaient résisté.

"Moi, je m'associe à ces déclarations. Je dis simplement, attention, parce que tous les Français n'ont pas été complices de cette barbarie, il faut aussi le rappeler", a-t-elle déclaré sur Europe 1.

La rafle du Vel d'Hiv fut l'acte de collaboration avec l'occupant nazi le plus grave décidé par le gouvernement de Vichy et son chef, le maréchal Pétain.

François Hollande a rappelé dimanche que des milliers de personnes recherchées ce jour-là avaient pu survivre grâce à des Français qui les avaient protégées. Chine Labbé, édité par Emmanuel Jarry

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Combien a dépensé François Hollande pour être bien assis à Brégançon ? Mis en ligne le 03 août 2012 à 16h08, mis à jour le 03 août 2012 à 16h09 http://lci.tf1.fr/politique/combien-a-depense-francois-hollande-pour-etre-bien-assis-a-bregancon-7440816.html

Selon le Canard Enchaîné, la résidence secondaire du chef de l'Etat, le fort de Brégançon, dans le Var, devait être approvisionnée en coussins de chaise d'une marque de luxe espagnole.

C'est l'histoire d'un chauffeur espagnol qui se perd sur les routes du Var. Sa destination : le fort de Brégançon, résidence secondaire du président de la République.
Son chargement : quatorze cartons de chez Kettal, une prestigieuse marque de design barcelonaise, remplis de coussins de chaises.

Or, sur Internet, un coussin de chaise se vend 200 euros, note Sud-Ouest, et la chaise de jardin s'approche des 700 euros. Si le montant de la facture n'a pas été dévoilé, la question se pose sur qui a payé la facture.

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Bain de foule sudiste avec Valérie

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Corinne Lepage attend toujours que le gouvernement s'ouvre à elle Par Delphine Legouté| 17/08/12 - 08:12 http://lelab.europe1.fr/t/corinne-lepage-attend-toujours-que-le-gouvernement-s-ouvre-a-elle-4326

Elle a failli se présenter à l'élection présidentielle de 2012 puis a appelé à voter pour François Hollande dès le premier tour. Depuis, que devient Corinne Lepage ?

L'eurodéputé, présidente du parti Cap21, accorde ce 17 août une interview à La Croix dans laquelle elle réaffirme son envie de créer un rassemblement transpartisan, et même une confédération.

Surtout, elle "attend toujours que François Hollande concrétise l'ouverture de sa majorité au-delà de la gauche".

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Hollande fixe cinq priorités au gouvernement Le Point.fr - Publié le 22/08/2012 à 15:28 - Modifié le 22/08/2012 à 15:35

L'Europe, les comptes publics, la croissance, la compétitivité et le pacte républicain sont au menu de la rentrée du président.

François Hollande a ouvert, mercredi, le conseil des ministres de rentrée en fixant cinq priorités au gouvernement qu'il a appelé à faire preuve de "cohérence", a indiqué la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem.
Ces "cinq attentes des Français identifiées par le président", a-t-elle détaillé, sont la "refondation de l'Europe", le "rétablissement des comptes publics", la croissance, la "restauration de la compétitivité économique et sociale" et "le renforcement du pacte républicain".
François Hollande a "appelé chacun des ministres à se reconcentrer" sur ces objectifs, a-t-elle poursuivi, en présentant le compte rendu du conseil des ministres devant la presse.

Selon Najat Vallaud-Belkacem, le président a fixé un autre "principe" pour l'action gouvernementale : "Pas trop de lois, mais de bonnes lois." Le "sérieux" dans la gestion des finances publiques est "la condition même de l'indépendance" de la France, a-t-elle souligné, rappelant que les principaux "instruments" de la relance de la croissance étaient la création d'une "banque publique d'investissement, le chantier du logement et la transition énergétique".
Quant au "pacte républicain", il passe, selon François Hollande, "par les nécessités d'exemplarité, de rénovation des pratiques, de laïcité, de sécurité", a enchaîné la porte-parole.

"Pour mettre en oeuvre tout cela, le président a dit attendre des membres de ce gouvernement du courage et de la cohérence", a-t-elle insisté.

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Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 22.08.2012 à 08h39 • Mis à jour le 22.08.2012 à 15h24 Livret A, carburant, emplois d'avenir : les mesures de rentrée du gouvernement Ayrault

Alors que l'exécutif se trouve, en cette rentrée, sous les feux croisés de la droite et du Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon, qui lui reprochent son inaction, Jean-Marc Ayrault a fait une série d'annonce mercredi 22 août sur BFM-TV et RMC. Pêle-mêle, il a évoqué de nouvelles mesures sur le Livret A, le prix des carburants, ou encore les prévisions de croissance pour 2013. Pour sa rentrée politique, le gouvernement ne chôme pas. A l'ouverture du conseil des ministres de rentrée, le président François Hollande a fixé cinq priorités au gouvernement qu'il a appelé à faire preuve de "cohérence". Ces "cinq attentes des Français identifiées par le président", a détaillé la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, sont la "refondation de l'Europe", le "rétablissement des comptes publics", la croissance, la "restauration de la compétitivité économique et sociale" et "le renforcement du pacte républicain".

Plusieurs dossiers chauds étaient à l'ordre du jour de ce conseil des ministres, et une importante réunion sur le dossier des Roms sera présidée cet après-midi par Jean-Marc Ayrault. ■Relèvement du plafond du Livret A Le premier ministre a annoncé un relèvement de 25 % du plafond du Livret A, actuellement fixé à 15 300 euros, précisant que le doublement promis par François Hollande serait réalisé "en fonction des besoins" sur la durée du quinquennat. Le premier relèvement sera effectif mi-septembre, selon le ministre de l'économie, Pierre Moscovici. Un deuxième relèvement de 25 % interviendra d'ici la fin de 2012, précise l'entourage du ministre au Monde.

M. Ayrault a également déclaré que le plafond du Livret développement durable, actuellement fixé à 6 000 euros, serait, lui, doublé pour financer les PME et les entreprises innovantes. Un relèvement qui entrera en vigueur mi-septembre également, selon Pierre Moscovici.

Durant la campagne, François Hollande avait promis le doublement du plafond du Livret A, qui passerait ainsi de 15 300 à 30 600 euros, pour financer le logement social. Annoncée initialement pour juillet, cette réforme avait été reportée, au grand dam de plusieurs élus de sa majorité. Au final, il ne procède pas immédiatement à un vrai doublement.

■Diminution des taxes sur les carburants

M. Ayrault a par ailleurs annoncé que l'Etat allait agir sur la fiscalité pour faire baisser le prix des carburants. La baisse de la fiscalité sera "modeste et provisoire", et ce "en attendant de mettre en place un mécanisme qui régule le prix des carburants." Il a ajouté que le gouvernement demanderait aux producteurs et distributeurs "leur propre part de l'effort".

Jean-Marc Ayrault n'a pas donné davantage de précisions sur cette mesure, "qui diminuera en particulier au niveau fiscal le coût du carburant". Il a toutefois assuré qu'il ne s'agirait pas d'un rétablissement de la "TIPP flottante". Le premier ministre a donc écarté un gel des prix, estimant que "si vous gelez les prix pendant trois mois et que vous les laissez repartir après, vous n'avez rien résolu". Les mesures concrètes devront être précisées le 28 août par le ministre de l'économie, Pierre Moscovici.

Le premier ministre a annoncé par ailleurs son intention de mettre en place un organisme de surveillance de l'élaboration du prix des carburants, associant notamment les organisations de consommateurs.

■Vers un nouvel abaissement des prévisions de croissance ?

Le premier ministre n'a pas exclu un nouvel abaissement de la prévision de croissance pour 2013. "Les hypothèses de croissance, ça ne se décrète pas ! (...) On s'adaptera en fonction de la situation", a estimé M. Ayrault. La prévision actuellement fixée par le gouvernement est de 1,2 %. Mais la plupart des économistes la jugent trop optimiste. Auparavant, M. Ayrault avait rappelé les engagements de la France sur les baisses de déficit : "pour 2013, l'objectif, c'est 3 %, et l'équilibre à l'horizon 2017".

■Supprimer le déficit commercial hors énergie en cinq ans M. Ayrault a également promis de réduire "à zéro", en cinq ans, le déficit commercial de la France hors énergie, qu'il a chiffré à 25 milliards d'euros. "Notre commerce extérieur, c'est 70 milliards de déficit, dont 45 milliards sont dus à la facture énergétique, a-t-il affirmé. Mais il y a quand même 25 milliards qui correspondent à des importations supérieures à nos exportations. L'objectif (...), c'est qu'à la fin du quinquennat, donc dans cinq ans, cette part qui est déficitaire de notre commerce extérieur soit réduite à zéro", a annoncé le premier ministre.

Selon Jean-Marc Ayrault, "on a un problème en ce qui concerne nos exportations". "On a de bonnes entreprises, mais elles sont souvent trop petites, elles sont souvent mal accompagnées, elles ont souvent des difficultés de financement. Il faut aussi que nos relais d'ambassade, notre diplomatie, les aident davantage", a insisté le chef du gouvernement.

■Emplois d'avenir : le projet au Parlement à la fin de septembre Le projet de loi visant à créer 150 000 emplois d'avenir en 2013 et 2014 sera soumis au Parlement dès la fin du mois de septembre, a annoncé le premier ministre. Ces emplois aidés, subventionnés de un à trois ans par l'Etat à hauteur de 75 % environ, s'adresseront "pour l'essentiel au secteur public, et en tout cas non marchand, notamment les associations ou les sociétés mutualistes", mais aussi au secteur privé, "à la marge, pour les secteurs de services aux personnes". Ces CDI ou CDD seront destinés aux jeunes de 16 à 25 ans, peu qualifiés, des quartiers en difficulté ou des zones rurales enclavées.

Après la rallonge de 80 000 emplois aidés pour 2012 votée cet été, cette deuxième mesure pour l'emploi du gouvernement vise à "agir tout de suite" sur le noyau dur du chômage des jeunes, lié à "l'échec scolaire" – "un vrai drame social", a ajouté le premier ministre. "Le budget 2013 va financer tout cela", a-t-il encore précisé, alors que le coût du projet est évalué à 1,5 milliard d'euros par an.

Le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, s'est dit "pas trop rassuré" à la suite des annonces du gouvernement. Il estime, en effet, que ces "emplois d'avenir" étaient "des emplois subventionnés", qui "ne règlent pas le problème" du chômage des jeunes.

■ Le débat sur le gaz de schiste "pas tranché" Le premier ministre est aussi revenu sur la question de l'exploitation des gaz de schiste, source de frictions entre le PS et les écologistes. "Pour l'instant (...), le système de fracturation hydraulique, qui a des effets dévastateurs, c'est interdit", a-t-il rappelé, réaffirmant ainsi l'interdiction de cette technologie décidée en 2011, sous l'ancienne majorité UMP.

Mais "le débat n'est pas tranché", a aussitôt ajouté le premier ministre, évoquant la possibilité d'un recours à d'éventuelles technologies alternatives, qui permettraient d'extraire le gaz de schiste du sous-sol sans dégrader l'environnement. Le sujet sera évoqué lors de la conférence environnementale prévue pour la mi-septembre.

■Le projet de loi de finances 2013 présenté la dernière semaine de septembre

Le premier ministre a également annoncé que le projet de budget 2013 sera présenté en Conseil des ministres la dernière semaine du mois de septembre, et confirmera les objectifs de réduction des déficits publics.

"Le projet de loi de programmation des finances publiques confirmera l'objectif de réduction à 3 % du déficit public en 2013 et tracera une trajectoire de retour à l'équilibre des comptes publics en 2017", a-t-il insisté, qualifiant le budget 2013 d'"étape importante sur ce chemin". "Le projet de loi de finances pour 2013 (...) réformera notre système fiscal pour le rendre plus juste et plus efficace, qu'il s'agisse des ménages ou des entreprises", a assuré le premier ministre.

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Contrats d'avenir: Hollande fait de l'emploi "l'enjeu No1 du quinquennat" Créé le 29-08-2012 à 12h31 - Mis à jour à 12h50 http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20120829.FAP7444/contrats-d-avenir-hollande-fait-de-l-emploi-l-enjeu-no1-du-quinquennat.html

PARIS (Sipa) — Le président François Hollande a souligné mercredi matin que la "bataille pour l'emploi" était "l'enjeu No1 du quinquennat", en particulier pour "donner à la jeunesse la place qu'elle attend", alors que le conseil des ministres examinait le projet de loi visant à créer 150.000 emplois d'avenir, selon des propos rapportés par Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement.

Le gouvernement s'est fixé l'objectif de créer 100.000 emplois d'avenir en 2013 et 50.000 supplémentaires en 2014, soit un total de 150.000, conformément au programme de campagne de François Hollande.

Le chef de l'Etat "a souligné combien, avec ce conseil des ministres, nous engagions la bataille pour l'emploi", a déclaré Mme Vallaud-Belkacem lors du compte-rendu du conseil des ministres. Pour François Hollande, "c'est l'enjeu No1 du quinquennat, qui doit en particulier donner à la jeunesse la place qu'elle attend", a-t-elle poursuivi.

Ces contrats s'adresseront à des jeunes de 16 à 25 ans, non diplômés, en particulier issus des zones urbaines ou rurales "les plus marquées par le chômage", pour un coût évalué à 2,3 milliards d'euros en 2013, a détaillé la porte-parole. L'Etat contribuera à hauteur de 75% de la rémunération brute du jeune, qui sera embauché en CDI ou en CDD de un à trois ans, a-t-elle rappelé. "La cible est un public en grande difficulté", a-t-elle souligné.

Ces emplois seront essentiellement créés "dans le secteur non marchand", a-t-elle ajouté, citant la filière verte, numérique, les secteurs médicaux et sociaux, l'aide à la personne.

Le texte doit être examiné par le Parlement, dès l'ouverture en session extraordinaire, avancée au 10 septembre, de façon à ce que les premiers contrats puissent être signés avant la fin de l'année 2012, a précisé Najat Vallaud-Belkacem.

Au sein de ces 150.000 emplois d'avenir, un dispositif spécifique vise à créer 18.000 postes, sur trois ans, dans l'Education nationale pour des jeunes se destinant à devenir enseignants.

Vincent Peillon, ministre de l'Education nationale, a précisé que "6.000 emplois dès janvier, (puis) 6.000 emplois par an seront ouverts aux étudiants en deuxième année" de leur cursus universitaire.

Ce dispositif "permettra à ces étudiants qui ont la vocation de faire leurs études (...) Ils prendront l'engagement de passer les concours du professorat et, en même temps, ils seront déjà en action dans les écoles, dans les lycées, non pas pour se substituer aux professeurs, mais pour se professionnaliser et apprendre", a expliqué M. Peillon à la sortie du conseil des ministres.

Pour Jean-François Copé, ces emplois d'avenir ne sont "rien d'autre qu'un retour aux emplois jeunes". Le secrétaire général de l'UMP a dénoncé un "effet d'annonce" qui ne "réglera pas" le problème du chômage des jeunes, lors d'un point presse. "Il va falloir trouver beaucoup d'argent pour le financer", a-t-il estimé. "Dans le même temps, rien n'est fait pour encourager la création d'emplois dans les entreprises" et "il n'y a aucune mesure prévue sur la formation professionnelle ou l'apprentissage", a-t-il regretté.

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Les carburants moins chers de... 6 centimes par litre http://www.lepoint.fr/auto-addict/les-carburants-vont-baisser-maintenant-de-jusqu-a-6-centimes-moscovici-28-08-2012-1499938_646.php Le Point.fr - Publié le 28/08/2012 à 12:48 - Modifié le 28/08/2012 à 18:01

Le gouvernement a annoncé une baisse des prix dès maintenant et pour trois mois, à l'issue d'une réunion avec les industriels.

Les prix des carburants vont diminuer de 6 centimes par litre à la pompe dès maintenant et pour trois mois, avant la mise en place d'un mécanisme pérenne, a annoncé mardi le gouvernement après une réunion avec les industriels, qui financeront ce coup de pouce avec l'État. "Les prix baisseront jusqu'à 6 centimes à la pompe, 3 centimes pour les pétroliers et 3 centimes pour l'État. C'est un effort substantiel" et "concrètement, c'est un euro et demi de moins" pour un plein de 25 litres, a annoncé le ministre de l'Économie et des Finances, Pierre Moscovici, à la presse en fin de matinée.

"Cette décision sera applicable dans les 24 heures et donc les prix à la pompe vont baisser maintenant", a-t-il ajouté, précisant que cela représenterait pour l'État "un effort qui sera d'environ 300 millions d'euros". Cette diminution des prix à la pompe est un peu plus étoffée que la fourchette de 2 à 4 centimes évoquée la veille par le chef du gouvernement, Jean-Marc Ayrault, mais il est peu probable qu'elle satisfasse les associations de consommateurs, alors que le prix du gazole a battu la semaine dernière un nouveau record, à près de 1,46 euro le litre.

À chaque opérateur

"Ce sera à chaque opérateur d'annoncer jusqu'où il pourra aller" dans la baisse des carburants, a indiqué de son côté le président de l'Union française des industries pétrolières, Jean-Louis Schilansky, à l'issue d'une réunion à Bercy su le sujet. "J'espère que ce sera sensible pour le consommateur", a-t-il ajouté, en confirmant que la baisse serait "immédiate". Le gouvernement demandait aux professionnels du secteur un geste pour lutter contre la cherté des carburants, après s'être engagé de son côté à diminuer de quelques centimes la fiscalité sur le gazole et l'essence. Ce dispositif a été préféré au blocage des prix qui avait été promis par François Hollande avant son élection, trop compliqué à mettre en oeuvre.

Les magasins Leclerc et Système U avaient lundi devancé l'appel du gouvernement, en s'engageant à vendre le carburant à prix coûtant. Des déclarations qui avaient été jugées prématurées par les enseignes rivales, alors que les marges des stations-service sont très faibles, de l'ordre d'un centime d'euro par litre. Toutes enseignes confondues, la grande distribution réalise environ 60 % des ventes de carburant dans l'Hexagone, devant les compagnies pétrolières (30 %) et les autres détaillants (10 %).

Sans attendre le verdict, les associations de consommateurs ont prévenu qu'une baisse de quelques centimes serait très loin du compte, alors que le pouvoir d'achat est malmené de toutes parts, et ont demandé des mesures de plus long terme pour lutter contre la flambée des prix à la pompe. "Nous sommes certains que ce ne sera pas suffisant et nous avons peur que cette légère baisse suscite beaucoup de désillusions", a lancé lundi Michel Fréchet, président de la Confédération générale du logement (CGL), tandis que l'association Familles rurales affirmait qu'en dessous de 10 centimes par litre, il n'y aurait "aucun impact" sur le pouvoir d'achat des ménages.

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La danse du ventre du gouvernement devant le Medef Créé le 29-08-2012 à 23h43 - Mis à jour le 30-08-2012 à 12h19 Par Donald Hebert

Derrière Jean-Marc Ayrault, les ministres défilent lors de l'université d'été de l'organisation patronale. Mais ils n'ont pas que des bonnes nouvelles à annoncer.

"Nous attendons plus qu'une déclaration d'amour, nous attendons des preuves d'amour." Voilà ce que Laurence Parisot déclarait en interne mercredi 29 août au matin, juste avant le discours d'ouverture de Jean-Marc Ayrault. C'est dire l'espoir que suscite la venue du gouvernement à l'Université d'été du Medef. La patronne des patrons avait d'ailleurs annoncé la couleur, en choisissant le rose (la couleur du PS) pour les T-shirts, les fauteuils et les affiches habillant les couloirs et les jardins du campus d'HEC. Elle ne s'attend pas à une lune de miel avec le gouvernement, mais compte bien peser de tout son poids sur la rentrée sociale du mois de septembre, décisive pour les cinq années à venir.

Le gouvernement n'est pas insensible à l'opinion des patrons. Après tout, Jean-Marc Ayrault est le premier Premier ministre en exercice à venir leur parler à Jouy-en-Josas. Et pendant ces trois jours, il est prévu un véritable défilé de ministres : Pierre Moscovici, ministre de l’Economie, Arnaud Montebourg (Redressement productif), Michel Sapin (Travail), Jérôme Cahuzac (Budget), ou encore Delphine Batho (Ecologie), Najat Vallaud-Belkacem (Droits des femmes et porte-parole du gouvernement), Hélène Conway-Mouret, (Français de l’étranger), et bien évidemment Fleur Pellerin (PME et numérique).

Ils sont venus pour séduire, mais il n'ont pas que de bonnes nouvelles à annoncer, à en croire l'ouverture du Premier ministre. Le discours de Jean-Marc Ayrault comportait certes son lot de déclarations d'affection à l'égard des entrepreneurs. Mais pour les preuves, ils devront attendre. Et d'ici là, la pente est raide.

Laurence Parisot a introduit l'allocution de Jean-Marc Ayrault de manière on ne peut plus solennelle. "Nous ne laissons pas de place au jeu de rôle. Nous ne faisons pas semblant d'aller mal pour obtenir", a insisté la présidente du Medef, vêtue d'une chemise jaune poussin. Elle a ensuite attaqué le vif du sujet, rappelant les difficultés de financement des entreprises, dont les marges brutes sont en baisse. Elle a noté que le centre de gravité du monde se déplaçait vers l'Asie, appelant à une plus grande intégration européenne et à une amélioration de la compétitivité. Enfin, elle a souligné l'importance de l'esprit d'entreprise, si chère à ses adhérents.

En réponse, le Premier ministre a donné de nombreux gages. Il a d'abord répondu aux critiques de Jean-Luc Mélenchon, qui voit dans sa venue un aveu de "faiblesse". "J'ai rencontré des chefs d'entreprise depuis 35 ans à Nantes, je les estime, car l'entreprise est le lieu de création de richesse, de valeur ajoutée, et donc d'emplois", et mérite d'être "au coeur du redressement". Il a ensuite expliqué qu'il connaissait leurs difficultés. Enfin, il a renouvelé son message "de confiance", rappelant les nombreux atouts de la France : ses filières d'exception, sa recherche, sa créativité.

Côté croissance, il s'est engagé à continuer les investissements d'avenir du grand emprunt. Il a également salué les 120 millions d'euros dédié à la croissance dans le traité européen, "un début", qui représente tout de même "20% du budget européen". Tout en appelant à la transition énergétique, il a répété que le nucléaire était une filière d'avenir. Il a également vanté l'organisation des filières allemandes, qui savent "jouer collectif à l'export". Enfin, il a souligné l'importance de la Banque publique d'investissements, en cours d'élaboration, et qui devrait faciliter l'accès au financement des moyennes et des petites entreprises.

Mais Jean-Marc Ayrault n'est pas seulement venu à l'Université d'été du Medef pour rassurer. Le Premier ministre a rappelé le rôle crucial de notre modèle social. "C'est lui qui fait notre spécificité française, notre identité", dans des régions parfois très différentes. Rappelant la dureté de la crise, il a ainsi expliqué quel était le prix à payer pour le préserver.

La crise européenne, pour faire passer la pilule de la rigueur ? C'est l'un des principaux points communs entre le gouvernement et le patronat : l'Europe. Laurence Parisot évoque souvent la création des Etats-Unis d'Europe, Jean-Marc Ayrault, ancien prof d'Allemand, n'a pas manqué de souligner son attachement à la construction de l'Union, et plus particulièrement au couple franco-allemand.

Mais le chef du gouvernement s'est attardé beaucoup plus qu'on aurait pu croire sur la crise européenne, qui a constitué le principal thème de son allocution. "La crise qui s'est installée depuis 4 ans a mis en évidence les faiblesses de notre pays." Et il faut bien l'admettre, pour une part, l'attractivité de notre territoire a reculé."

Jean-Marc Ayrault aurait-il décidé de plomber le moral des troupes d'entrepreneurs ? Loin de là. François Hollande lui a confié la mission de redresser le pays. Mais pour cela, la réduction des déficits publics est une priorité. "Si la crédibilité de la France est restaurée, c'est vous qui en bénéficierez en premier", a-t-il noté habilement. La crise européenne semble ainsi le meilleur moyen de faire passer la pilule de la rigueur à venir.

De la concertation, peu de décisions

Face à un parterre de patrons à l'air grave, Jean-Marc Ayrault a ainsi répété que "le redressement de la France se ferait dans la justice". La moitié via des économies de dépenses publiques, l'autre en augmentant la fiscalité. Le Medef craint notamment plusieurs mesures, comme la prise en compte des biens professionnels dans le calcul de l'ISF, la fin du dispositif ISF-PME qui permet de déduire de l'ISF la moitié de la somme investie dans une petite entreprise, et enfin la taxation à 75% des revenus au-delà d'un millions d'euros. "Rien n'est fixé, les arbitrages seront faits dans les semaines prochaines, rendus le 24 septembre, et ce que l'on entend dans les médias n'est pas toujours exact", a balayé le socialiste. Pierre Moscovici a finalement exclu de toucher aux biens professionnels jeudi matin.

Le Premier ministre a prononcé à plusieurs reprises le mot compétitivité. La baisse du coût du travail demandé par les employeurs pour tenir tête à la concurrence internationale fait toujours parti du programme du gouvernement. Mais le Medef, qui a initié le débat sur la TVA social avant la présidentielle, devra attendre 2013. C'est le temps qu'il faut pour se concerter avec les partenaires sociaux.

Plusieurs gros chantiers sociaux sont attendus à l'automne. Les négociations sur le contrat de génération, mesure phare du programme de François Hollande. La sécurisation des parcours professionnels. Enfin, la question de la flexibilité pour les entreprises, chère à Laurence Parisot. Le Medef espère notamment obtenir un assouplissement des règles de licenciement, mais ne se rendra pas aux négociations sans être sûre de pouvoir obtenir quelque chose. Réponse mi-septembre dans le document d'orientation que transmettra le gouvernement aux partenaires sociaux.

En attendant, très peu d'annonces, donc. Le gouvernement a certes présenté mercredi son projet sur les emplois d'avenir, emplois jeunes nouvelle version, au Conseil des ministres. Mais Jean-Marc Ayrault a lui-même reconnu que cela correspondait à une politique "d'aide à l'emploi", traitant une situation d'urgence, et non une politique de l'emploi, qui viendrait ensuite. "Je crois au patriotisme, a déclaré le chef du gouvernement en conclusion, "et il faut dire de temps en temps, qu'il y a parfois des efforts à faire, et pas forcément d'abord pour soit-même".

Alors, message reçu ?

Les chefs d'entreprise ont écouté avec attention, et ont applaudi poliment. Mais ils restent un peu sur leur faim, à en croire Paul Martinel, qui dirige Cilam, une entreprise agroalimentaire de 600 employés : "C'est très bien que le Premier ministre se soit déplacé. C'est une marque de considération. On comprend bien qu'il est dans une situation délicate d'un point de vue politique, et qu'il a peu de marge de manoeuvres compte tenu des contraintes dues à la crise. Il a parlé de jeunesse et de création de richesse, c'est très positif. Mais il n'a rien annoncé de concret. Nous n'avons pas le mode d'emploi pour 2013."

Même inquiétude chez Flavien Kulawik, dirigeant de KLB Group, entreprise de services de 420 employés. "On aurait préféré une orientation forte, pour pouvoir anticiper. Aujourd'hui on n'a aucune certitude quant à la réduction des charges sociales. Et rien n'a été annoncé concernant la simplification des règlementations. Nous dépensons en France le double d'énergie à traiter des questions administratives par rapport à nos filiales à l'étranger."

Pour le Medef, malgré le rose et l'accueil convivial, le discours de politique général prononcé par le Premier ministre n'est pas vraiment une déception. Au sein de l'organisation patronale, on a finalement peu de la nouvelle majorité. Et depuis mai, on se dit que les cinq prochaines années seront difficiles...

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Hollande sur Marseille : "L'armée n'a pas sa place pour contrôler les quartiers" Le Point.fr - Publié le 30/08/2012 à 16:45 - Modifié le 30/08/2012 à 17:05

Le président de la République estime que "c'est le travail de la police que de faire en sorte que soit éradiquée cette violence".

Le président François Hollande a estimé jeudi que "l'armée n'a pas sa place pour contrôler les quartiers" en France, alors qu'on l'interrogeait à Madrid sur la demande d'élus PS de recourir aux militaires pour lutter contre les trafics dans les cités de Marseille. "Le ministre de l'Intérieur s'est déjà exprimé là-dessus, l'armée n'a pas sa place pour contrôler les quartiers de notre République. La gendarmerie peut être présente dans certaines zones, elle l'est", a déclaré François Hollande lors d'un point de presse avec le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy.

Et d'enchaîner : "Et c'est le travail de la police, qui doit d'ailleurs être renforcée encore à Marseille, que de faire en sorte que soient éradiqués cette violence, cette criminalité et ces trafics". "Donc laissons les forces qui ont cette mission-là mener à bien leur tâche, renforçons leur capacité et à cet égard la zone de sécurité prioritaire me paraît une des réponses à apporter, notamment à Marseille", a ajouté le chef de l'État en réponse à la question d'un journaliste français. La sénatrice et maire PS des 15e et 16e arrondissements de Marseille, Samia Ghali, a appelé à un recours à l'armée pour lutter contre le trafic de stupéfiants dans les quartiers nord de la ville, alors qu'un nouveau règlement de comptes mortel est survenu mercredi soir.

"Ça ne sert plus à rien d'envoyer un car de CRS pour arrêter des dealers. Quand dix d'entre eux sont arrêtés, dix autres reprennent le flambeau. C'est comme combattre une fourmilière", ajoute Samia Ghali, maire d'arrondissements qui viennent d'être classés dans les zones de sécurité prioritaire (ZSP) du ministère de l'Intérieur. "Si les forces de police ne suffisent pas, on peut faire appel à l'armée, sans substituer toutefois l'armée à la police", estime aussi le député PS des Bouches-du-Rhône Patrick Mennucci. Les ministres de l'Intérieur Manuel Valls puis de la Défense Jean-Yves Le Drian ont écarté l'intervention de l'armée pour rétablir l'ordre dans les quartiers nord de Marseille.

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François Hollande adresse un message de «confiance» aux enseignants la-croix.fr 3/9/12 - 13 H 06 mis à jour le 3/9/12 - 13 H 40 http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/France/Francois-Hollande-adresse-un-message-de-confiance-aux-enseignants-_NG_-2012-09-03-849138

Le président François Hollande a adressé lundi 3 septembre un message de «confiance » aux enseignants qu'il a placés au cœur de son projet de «refondation» de l'école, lors d'une visite au collège Youri Gagarine de Trappes, à la veille de la rentrée scolaire.

.... Chaque rentrée constitue «un véritable défi » et «davantage aujourd'hui », compte tenu des 80.000 suppressions de postes depuis 2007, dont 13.000 à cette rentrée 2012, mais «ce défi sera relevé» , a dit le président de la République lors d'un déplacement au collège Youri-Gagarine de Trappes (Yvelines).

Après avoir participé pendant près d'une heure à des «ateliers» de pré-rentrée organisés par les enseignants du collège, le président Hollande a souligné que «la refondation de l'école est l'une des conditions du redressement de notre pays» et «un enjeu pour toute la République» . «Ce défi sera relevé grâce aux ministres mais aussi aux enseignants », a-t-il poursuivi, rappelant qu'il avait fait de la «jeunesse et de l'école la grande priorité de (son) mandat ».

«Changer les choses»

L’éducation nationale «a fait trop souvent l'objet d'attaques, pas simplement budgétaires, idéologiques aussi. Il a été tant demandé à l'école et il a été si peu rendu à l'éducation nationale» , a poursuivi le chef de l’État, rappelant que le gouvernement avait pris des mesures dès juin car «il était encore possible de changer les choses » pour cette rentrée.

Il a cité les recrutements supplémentaires d'enseignants dans le primaire, d'assistants de prévention ou d'auxiliaires pour les élèves handicapés. François Hollande a également évoqué la nécessité de rétablir une formation initiale pour les professeurs débutants qui, depuis 2010, étaient jetés dans le grand bain sans avoir reçu une formation pédagogique, en raison de la suppression de l'année de stage.

Le ministre de l'éducation nationale Vincent Peillon a rétabli un embryon de formation initiale, en attendant une grande réforme qui prévoira aussi une formation continue.

Une «meilleure considération» des professeurs

En attendant la refondation de l'école, «qui ne doit pas être une réforme de plus» , a réaffirmé le président de la République , les conditions d'exercice du métier ne vont pas changer pour la majorité des enseignants à cause des suppressions de postes entraînant fermetures de classes, suppressions de postes d'enseignants Rased (spécialisés dans la lutte contre l'échec scolaire), classes surchargées, difficultés de remplacements.... ....

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04/09/12 - 23h28 http://www.lechorepublicain.fr/france-monde/actualites/societe/people/2012/09/04/vsd-condamne-pour-avoir-publie-des-photos-de-valerie-trierweiler-en-maillot-de-bain-1258554.html VSD condamné pour avoir diffusé les photos de Valérie Trierweiler en maillot de bain

L'hebdomadaire VSD a été condamné mardi par le tribunal de grande instance de Paris à verser 2.000 euros à Valérie Trierweiler pour avoir publié des photos du couple présidentiel en maillot de bain cet été à Brégançon, a-t-on appris auprès des deux parties.

"La décision en référé a été rendue aujourd'hui et nous condamne à 2.000 euros au lieu des 30.000 demandés", a déclaré à l'AFP Philippe Labi, éditeur de VSD, confirmant une information du site internet du point.fr.

"Par principe on ne commente pas mais on est un peu étonnés d'être attaqués (pour) des photos d'une grande banalité", a-t-il ajouté.

"Ce sont des photos de vacances comme on en a publié du couple Sarkozy ou de Jacques Chirac, également en maillot de bain. On a pris bien soin de prendre des photos respectueuses", a conclu l'éditeur.

Dans l'entourage de Valérie Trierweiler, on estime que "ces photos, elles étaient volées, elles n'avaient pas à être publiées, elles étaient en Une, ça fait un peu beaucoup".

"La différence entre VSD et Paris Match (qui avait également publié une photo, ndlr), c'est que les photos étaient en couverture sur VSD alors que c'était en page intérieure dans Paris Match", poursuit-on de même source.

"La justice a fait son travail, elle a rendu cette décision, maintenant chacun en tire les conclusions qui s'imposent", conclut-on.

Selon Me Frédérique Giffard, avocate de Valérie Trierweiler, la décision du tribunal reconnaît la "double atteinte, au droit à l'image et à la préservation de sa vie privée", faite à sa cliente.

Le jugement estime également qu'il "est d'usage pour la presse de rendre compte des vacances des différents présidents de la République, d'autant qu'il s'agissait des premières vacances", selon Me Giffard.

"Il n'était pas nécessaire à la légitime information du public de montrer la compagne du président de la République sur la plage du fort de Brégançon contre sa volonté et les clichés ne peuvent être qualifiés d'anodins, notamment en ce qu'ils la représentent en maillot de bain alors qu'elle n'a jamais accepté de poser devant les objectifs dans cette tenue", indique la décision.

La compagne du chef de l'Etat va reverser les 2.000 euros à Reporters sans frontières, a précisé son avocate. AFP

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Bernard Arnault porte plainte pour injures contre Libération Par lefigaro.fr Mis à jour le 10/09/2012 à 19:22 | publié le 10/09/2012 à 18:34

Le quotidien a titré «Casse-toi riche con» en réaction à la demande de nationalité belge de l'homme d'affaires. Ce choix de une a suscité un flot de critiques sur les réseaux sociaux.

Bernard Arnault a décidé de porter plainte pour «injures publiques» contre le journal Libération. Le quotidien a en effet mis en une de son édition de ce lundi une photo du patron du groupe LVMH, valise à la main, avec en gros titre «Casse-toi riche con». Un écho à la demande de nationalité belge de l'homme d'affaires, et une référence à la célèbre phrase de Nicolas Sarkozy, prononcée en 2008 contre un homme qui refusait de lui serrer la main. «Bernard Arnault n'a d'autre choix, compte tenu de l'extrême vulgarité et de la violence du titre du quotidien en date du 10 septembre 2012, que d'assigner le journal Libération en justice», ont commenté ses services.

Dévoilée dimanche soir sur les réseaux sociaux, la une de Libération a rapidement déclenché une bronca contre le quotidien. Sur Twitter, les réactions négatives des internautes s'enchaînent sans discontinuer: «Je ne crois pas que le rôle de la presse soit d'insulter un type sur la une de son journal» (@sedatif) ; «La une de Libération rappelle une certaine une de l'Equipe, pas très reluisante... C'est pas comme ça que le débat avancera...» (@tonicipro) ; «Libé aurait-il tellement besoin de vendre du papier qu'il soit contraint de sombrer dans le trash? Ce titre est tout simplement honteux!» (@Musaraign)

«Un poujadisme de gauche»

«Le plus effrayant dans cette histoire, c'est de constater que ceux et celles qui ont combattu le sarkozysme pendant cinq ans, pointant du doigt cette sale manie de cliver, de monter les uns contre les autres, de ne jamais rassembler, stigmatiser, ont pris le relais», commente la blogueuse Catnatt. «Libération prouve en un titre qu'il est aussi vulgaire que le personnage que le journal s'est attelé à combattre pendant cinq ans», estime la contributrice du Plus Marion de M. «Libération répond à la violence par la violence. Le pire aveu de faiblesse. Un bon quotidien, qui plus est le meilleur quotidien de France (supposé) [Libération a été élu meilleur quotidien de France la semaine dernière par CB News, ndlr], devrait être au-dessus de la mêlée, ne pas se laisser déborder par les émotions.»

L'UMP s'est également insurgé contre le choix de une du quotidien. François Fillon s'est ainsi dit «choqué» sur Europe 1 contre le «déferlement d'insultes» autour de Bernard Arnault. «Qui est le plus patriote dans ce pays? Est-ce que c'est quelqu'un qui a créé des milliers d'emplois, qui paie et fait payer des milliards d'euros d'impôts, quelqu'un dont on admire le travail partout dans le monde ou ceux qui écrivent ces papiers?» Jean-François Copé a lui dénoncé sur RTL un «poujadisme de gauche».

«Une opération marketing très réussie»

Libération s'est défendu après cette avalanche de critiques. «C'est d'abord de l'humour et de l'ironie. Personne ne peut prétendre lire au premier degré la une de ce matin», a expliqué auprès de Canal + Sylvain Bourmeau, directeur adjoint de la rédaction du quotidien. «C'est une une qui s'adresse à un public cultivé en matière d'histoire politique récente et qui sait resituer cette phrase dans son contexte».

«S'il y a une certaine dureté, une certaine vulgarité à la une de Libération, c'est précisément parce que la situation l'est aujourd'hui. La décision de Bernard Arnault (de demander la nationalité belge, ndlr) contient aussi une dose de vulgarité que nous renvoyons dans un effet boomerang», expliquait ce matin à l'AFP le directeur délégué de la rédaction, Vincent Giret. «La presse, jusqu'à nouvel ordre, a le droit de s'exprimer et de réagir à l'actualité».

Édouard de Rothschild, actionnaire majoritaire de Libération, s'est lui félicité d'une «opération marketing très réussie». «Cette une ne m'a pas chqqué, c'est dans le style provoquant de Libération», a-t-il expliqué sur le plateau du Grand Journal. Interrogé sur la plainte de Bernard Arnault, Édouard de Rothschild a estimé que le patron de LVHM «n'est pas vraiment choqué et prend une posture». «Il savait très bien que sa décision [de prendre la nationalité belge] susciterait plein de questions», a-t-il poursuivi, avant de conclure: «Tant mieux pour Libé, cela alimente le buzz».

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Hollande inaugure l'ère de l'écologie productive Par Guillaume Malaurie Créé le 14-09-2012 à 15h07 - Mis à jour à 15h07 http://tempsreel.nouvelobs.com/planete/20120914.OBS2436/hollande-inaugure-l-ere-de-l-ecologie-productive.html

Quand Nicolas Sarkozy inaugurait le Grenelle de l’environnement en 2008, il avait la foi, l’accent, l’emphase même, des nouveaux convertis. Avec François Hollande, il en va différemment. Moins de lyrisme et plus de réalisme. Et pas mal d’élégance au passage puisqu’il a tenu à saluer les "mérites incontestables du Grenelle" quand bien même celui-ci "avait atteint ses limites".

Dans son discours inaugural de la conférence environnementale au Palais d’Iéna ce matin, François Hollande a donc tenu à prononcer un discours de la raison. Un discours de la synthèse entre les défis économico-sociaux et environnementaux. "Ces défis dit-il, ne se hiérarchisent pas et doivent être affrontés et surmontés ensemble". "La conférence environnementale et la conférence sociale sont donc complémentaires". Il va même plus loin puisqu’il lie le redressement productif, et l’emploi, à une refondation de note modèle de développement.

Une mue raisonnée

François Hollande qui n’a jamais fait assaut d’écologisme par le passé, a manifestement pris pleinement conscience de l’enjeu éthique et technique de l’économie verte en accédant aux plus hautes fonctions. Auparavant c’était, à l’écouter, un dossier parmi d’autres sur la grande pile. Aujourd’hui, il est devenu stratégique. Il conditionne, dit-il, un "nouveau mode de développement" qui ne peut plus être celui du XIXe siècle.

Et pour que son auditoire en soit tout à fait sûr, il donne des gages de sa propre mutation. Le "réchauffement climatique", dit-il, n’est pas une "opinion" mais un fait "scientifique". Sur la volonté de faire passer la baisse des émissions à effet de serre à moins 40% en 2030 puis à moins 60% en 2040, il fait montre d’une extrême habileté.

Car, François Hollande sait bien que sans le maintien de l’énergie nucléaire même ramenée de 75% à 50% de la production électrique en 2025, la France à peu de chances d’y parvenir. Et d’ailleurs, s'il date pour la première fois la fermeture de la centrale de Fessenheim fin 2016, il rappelle que la "modernisation" de l’infrastructure nucléaire continuera. Pour les partisans de la "sortie" de l’atome, il va falloir remiser les bouteilles de champagne à la cave.

Des engagements forts

Il est vrai que François Hollande peut faire passer la pilule aux plus coriaces des Verts en annonçant le "rejet des sept demandes de permis d’exploration de gaz de schiste". Parce que "dans l’état des connaissances" ajoute-t-il , "personne ne peut affirmer que la fracturation hydraulique soit exemple de risques lourds". Une "ligne de conduite qui vaudra pour tout mon quinquennat", a-t il ajouté. Sauf bien sûr, si l’état des connaissances venait à évoluer. Mais en cinq ans, il y a tout de même peu de risques.

Autre exemple d’engagement fort : son ralliement à "la révolution agricole doublement verte" qui a fait tirer une tête de deux pieds de long aux représentants de la FNSEA. François Hollande a par ailleurs annoncé des dispositions juridiques importantes pour enrayer l’artificialisation de plus en plus rapide des terres agricoles.

Peu d’annonces nouvelles, à part la création d’un Agence de la biodiversité, la relance d’une diplomatie climatique et de l’idée d’un taxe carbone aux frontières. Mais la confirmation du chantier central de la transition énergétique qui est bien le cœur de l’action gouvernementale : la rénovation thermique des bâtiments, le projet de loi sur les tarifs progressifs de l’électricité et du gaz, la relance des énergies renouvelables et la "simplification" de la réglementation sur les éoliennes qui sont autant de camisoles. Un immense chantier qui doit encore trouver des financements massifs.

Comme le doublement du Livret A n’y suffira pas, François Hollande indique la BPI , la nouvelle Banque publique d’investissements, fléchera une part importante de ses aides à la transition. Ce qui n’était pas prévu. Et enfin, il propose à l’Allemagne une "Europe de l’énergie". On ne connaît pas la réponse de l’intéressée ?

Des précisions attendues

Il reviendra à Jean-Marc Ayrault de préciser les reformes au terme des tables rondes de vendredi et de samedi. Sur notamment deux dossiers où le Président de la République ne fut pas formidablement limpide.

La fiscalité écologique sur laquelle il s’est longuement étendu en expliquant d’un côté qu’il vaut mieux taxer la pollution que le travail mais tout en épargnant les foyers. Comprenne qui pourra même si sous un nom ou sous un autre, l’ex taxe carbone dite "Contribution Energie Climat", que Nicolas Hulot défend pour son efficacité et sa simplicité, revient par la fenêtre.

Deuxième dossier à éclaircir : les risques sanitaires. Le président de la République, c’est une première qu’il convient de saluer, a relevé les "risques associés à des polluants mal appréhendés qui agissent sur la fertilité et la croissance". Mais dans la phrase suivante, François Hollande précise qu’il ne "s’agit ni d’affoler les populations ni d’occulter les dangers". Le chemin dessiné à son Premier ministre est un sentier bien escarpé.

Pour les ONG, cependant, le bilan est en l’état très positif. Parce que la liste des chantiers est aujourd’hui gravée dans le marbre et que dans un an, la seconde conférence environnementale permettra une évaluation par le menu de ce que Hollande, emporté par l’enthousiasme de sa conclusion, qualifie de "nouveau modèle de développement", de "choix politique" et de "vison du monde". On dirait presque du Borloo !

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Sondage : 56% des Français mécontents de François Hollande http://www.leparisien.fr/politique/sondage-56-des-francais-mecontents-de-francois-hollande-23-09-2012-2177159.php Publié le 23.09.2012, 07h23 | Mise à jour : 08h49

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Sondages, Verts : deux soucis en un seul jour pour Hollande Par Guillaume Tabard | 24/09/2012 | 07:05 | http://blogs.lesechos.fr/guillaume-tabard/sondages-verts-deux-soucis-en-un-seul-jour-pour-hollande-a11693.html

La chute dans les sondages, le bras d’honneur des Verts sur le traité européen : qu’est-ce qui est le plus embêtant pour François Hollande ?

Les deux ! Même si les deux phénomènes ne sont pas du même ordre. Le chef de l’Etat a, d’un côté, un problème d’image et, de l’autre, un problème politique. Mais il y a quand même un lien entre les deux, car c’est parce qu’il est en difficulté avec une partie de sa majorité qu’il perd sa majorité dans l’opinion. Ainsi dans le sondage Ifop-JDD d’hier, où il perd 11 points, son recul est de 15 points chez les sympathisants du Front de gauche et de 19 points chez les Verts.

A l’Elysée, on ne cherche pas à nier ou à minorer ce trou d’air spectaculaire dans les sondages, qui rappelle celui de Jacques Chirac en novembre 1995, six mois après son élection. Mais dans le cas de Chirac, il y avait eu clairement renoncement aux promesses de la campagne construite sur le thème de la fracture sociale. Tout comme en 2007 avec Nicolas Sarkozy, les Français ont eu le sentiment d’avoir été trompés avec le « travailler plus pour gagner plus ».

Dans le cas de François Hollande, on ne peut pas dire qu’il y a trahison des promesses. Y compris les hausses d’impôt, qui seront précisées vendredi dans le budget 2013 étaient annoncées. Mais si le candidat socialiste a été mesuré dans ses promesses, les Français ont d’abord retenu le slogan « le changement, c’est maintenant » et ce message, à peine subliminal : avec « moi, président de la République », rien ne sera plus comme avec Sarkozy. Or, Sarkozy est parti, mais la crise est toujours là, le gouvernement n’a pas plus qu’hier le pouvoir d’empêcher les plans sociaux, et quels que soient les prélèvements choisis (TVA ou CSG), c’est toujours par l’impôt qu’on comble les déficits. C’est cette prise de conscience qu’il ne suffit pas de changer de majorité pour changer la réalité que le chef de l’Etat paie aujourd’hui au prix fort.

Dans ce contexte, la sécession des Verts sur le traité européen prend-elle un relief particulier ? C’est une constante en politique : quand un exécutif est en difficulté dans l’opinion, les alliés du parti pouvoir sont plutôt enclins à faire entendre leur différence qu’à afficher leur solidarité, à jouer des coudes plutôt qu’à serrer les coudes.

C’est vrai de Jean-Luc Mélenchon, qui ne rate pas une occasion de taper sur le gouvernement qu’il a qualifié hier de « bande de manchots ». D’une certaine manière, ce n’est pas tout à fait un hasard que François Bayrou, qui avait appelé à voter Hollande – même s’il n’en a pas été payé de retour –, se retourne sur son flanc droit, vers Jean-Louis Borloo.

Et il y a donc les Verts, pour qui la situation est plus compliquée puisqu’ils comptent deux ministres au gouvernement. Or, le vote du conseil fédéral, samedi, sur le traité européen, est un véritable défi à François Hollande. Certes le problème est d’abord interne aux Verts, dont Daniel Cohn-Bendit – ça ne manque pas de sel ! – dénonce la « dérive gauchiste ». Les deux ministres, Cécile Duflot et Pascal Canfin, ont le choix entre la cohérence, donc la démission, et l’équilibrisme, donc la langue de bois. Et il y a fort à parier que jusqu’au vote du traité, personne ne va les lâcher. Mais à l’arrivée, c’est quand même François Hollande qui, dans cette période compliquée pour lui, voit des alliés se transformer en source d’ennuis supplémentaires. Guillaume Tabard

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Matignon et Cécile Duflot excluent tout départ du gouvernement Le Monde.fr avec AFP | 24.09.2012 à 15h52 • Mis à jour le 24.09.2012 à 17h06

Matignon a affirmé, lundi 24 septembre, exclure un départ des deux ministres Verts du gouvernement, alors que les appels à la démission se multiplient depuis qu'Europe Ecologie-Les Verts s'est prononcé en conseil fédéral contre le traité budgétaire européen.

"La question de la participation" des ministres écologistes, Cécile Duflot et Pascal Canfin, "ne se pose pas", ont dit les services du premier ministre, ajoutant que ces deux ministres "font pleinement honneur au gouvernement". Ils ont précisé que Jean-Marc Ayrault et Mme Duflot avaient "échangé tout le week-end" à ce sujet

La ministre de l'égalité des territoires et du logement, Cécile Duflot, avait affirmé un peu plus tôt au site de l'hebdomadaire Paris Match, qu'elle n'avait l'intention de démissionner ni du gouvernement ni d'Europe Ecologie-Les Verts.

"Je ne démissionnerai ni du gouvernement ni d'EELV", a dit la ministre, qui sera par ailleurs l'invitée du journal de 20 heures de France 2 lundi.

Depuis samedi, les prises de position se sont multipliées à l'UMP pour réclamer la démission des deux ministres Verts du gouvernement, Cécile Duflot et Pascal Canfin – délégué au développement. Membre historique du mouvement, Daniel Cohn-Bendit s'en est retiré en dénonçant une "dérive gauchiste".

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Valérie Trierweiler : « Le tweet a été une erreur que je regrette »http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Valerie-Trierweiler-Je-n-avais-pas-pris-toute-la-mesure-de-la-tache-_40771-2118792-pere-pdl_filDMA.Htm
C’est sa première interview officielle depuis l’élection de François Hollande. Elle parait ce matin en exclusivité dans Ouest-France. Extrait.
« Je renonce à mon émission »

Il était question de vous dans un projet d’émission avec le groupe Canal + ?

Après une période de réflexion, j’ai choisi de renoncer. Avec D8 où je travaillais depuis sept ans, nous avions évoqué des ébauches de projets, mais pas une émission régulière. Nous avions imaginé un ou deux documentaires à l’année sur des grandes causes comme l’éducation des petites filles dans le monde ou les problèmes démographiques. C’était un beau projet à vocation humanitaire, mais je comprends que, pour certains, être la compagne du Président et travailler pour une télévision puisse susciter des interrogations voire un trouble, c’est pour cette raison que je ne pas donne pas suite. Je n’oublie pas la chance dont j’ai bénéficié dans la vie. Il est temps pour moi de rendre, en me mettant au service des autres ; et des enfants en particulier.

Tout concilier semble compliqué. Tôt ou tard, n’allez-vous pas devoir faire une croix sur votre métier de journaliste ?

Je suis journaliste à Paris Match depuis 22 ans, je tiens une chronique littéraire qui n’a rien à voir avec la politique. Mes enfants sont à ma charge et je ne vois pas comment faire sans salaire. La France détient le record de femmes actives : 85 %. J’en fais partie tout simplement. Conserver mon indépendance financière me semble également plus sain pour garder les pieds sur terre.

Vous disiez vouloir vous différencier des autres premières dames et pourtant, vous avez conservé des collaborateurs à l’Élysée. Ne fallait-il pas refuser cette équipe ?

Mon équipe, réduite, est composée de trois personnes pour répondre au courrier et pour mener à bien nos projets. C’est d’ailleurs ce qui a toujours existé. Le bureau me permet de recevoir mes visiteurs. Mon travail de journaliste, très solitaire, je l’effectue à notre domicile où nous vivons toujours.

« Le tweet a été une erreur que je regrette »

Vous faites, malgré vous la rentrée littéraire avec plusieurs ouvrages à charge. Les avez-vous lus ?

Vous avez raison de parler de « littérature » car certains s’apparentent davantage au genre romanesque qu’à l’enquête journalistique. Je n’ai pas le sentiment que les auteurs parlent de moi mais d’un personnage qu’ils auraient imaginé pour correspondre à leurs clichés.

Arrêtons-nous un instant sur le tweet de soutien adressé à Olivier Falorni. C’était selon vous une maladresse que vous regrettez ? Que vous a dit François Hollande ?

C’était une erreur que je regrette. J’ai été maladroite puisque cela a été mal interprété. Je n’avais pas encore réalisé que je n’étais plus seulement une simple citoyenne. Cela ne se reproduira pas. Quant à ce que, François et moi, nous nous sommes dit, cela relève « des affaires privées » et restera donc privé !

Les attaques de vos confrères à ce moment-là vous ont-elles paru injustes ?

Le traitement m’a surtout semblé disproportionné. Certains journalistes reconnaissent aujourd’hui en avoir beaucoup trop fait.

« Je n’avais pas pris toute la mesure de la tâche »

Avez-vous avancé sur cette notion de statut de première dame. En d’autres termes, comment imaginez-vous le rôle de « first lady » ?

Sur le statut, non. Il n’y en a pas et nul besoin d’en créer un. Sur le rôle oui, j’ai avancé. Je n’avais sans doute pas pris toute la mesure des exigences de cette tâche. Etre aux côtés du Président m’oblige à considérer les choses autrement, à avoir des préoccupations moins personnelles. Je reçois de nombreuses demandes d’associations ; et d’autres individuelles : le plus souvent de femmes dans des situations précaires. Je considère que c’est mon devoir d’y répondre.

Quel rôle allez-vous jouer au sein de la Fondation Danielle Mitterrand ?

Il s’agit de porter les valeurs de cette Fondation. J’ai accepté bien volontiers la mission que m’a confiée son président Gilbert Mitterrand. Assurer la continuité de l’action de Danielle Mitterrand, grande femme de gauche m’honore. France Libertés s’est battue aux côtés des peuples opprimés et pour les biens communs de l’humanité avec notamment l’accès à l’eau. Ce sont des sujets qui m’intéressent. J’effectuerai ce mois-ci le premier déplacement, en région parisienne, à Chambly le 18 octobre.

« Je ne vais pas m’installer en Bretagne »

Valérie Trierweiler revient sur le permis de construire qui aurait été déposé sous son nom à Locmariaquer, dans le Morbihan. Une plainte sera déposée.

« J’adore la Bretagne, commente la Première dame, mais je ne vais pas m’y installer ! » Elle l’a confirmé hier soir après avoir vu son avocat. Valérie Trierweiler va déposer une plainte contre X pour « usurpation d’identité », dans l’affaire du permis de construire déposé en son nom pour un terrain de 4 000 m2, près de la mer, à Locmariaquer (Morbihan). « J’ai d’abord cru qu’il s’agissait d’une rumeur, mais il semble que nous ayons affaire à une escroquerie ou une manipulation avec usurpation d’identité. »

Son nom apparaît en effet sur une fiche complémentaire de permis de construire, aux côtés de celui de la propriétaire principale. « Il y a une faute d’orthographe à son nom de jeune fille, Massonneau, qui est curieusement accolé à celui de son nom de femme mariée », précise le cabinet de la Première dame. « On ne sait pas d’où ça vient. Pourquoi ce nom apparaît-il alors que Mme Trierweiler n’a de lien ni près ni de loin avec cette demande ? » Une enquête de gendarmerie devrait être ouverte. Recueilli par Arnaud Wajdzik

Valérie Trierweiler en quatre dates

1965. Naissance dans un quartier populaire d’Angers. Valérie Massonneau est la cinquième d’une famille de six enfants. Son père, amputé d’une jambe, est invalide de guerre. Grâce à une enquête de Ouest-France, elle découvrira plus tard que son grand-père, Jacques Massonneau, était propriétaire d’une banque qu’il a vendu au Crédit de l’Ouest en 1950. Il n’a rien légué à ses enfants.

1989. Après avoir décroché un DESS, Valérie Trierweiler entre à Paris Match où elle couvre des sujets politiques, en suivant notamment le Parti socialiste. Seize ans plus tard, elle devient grand reporter et se consacre uniquement à la critique littéraire.

2005. Journaliste à Direct 8, elle débute sa relation avec François Hollande. Celui-ci envisage de se présenter à la Présidentielle de 2007, mais y renonce, sans doute pour préserver son union. Trois ans plus tard, ils rendent publique leur relation.

2012. En pleine campagne des législatives, Valérie Trierweiler publie un tweet de soutien à Olivier Falorni, rival socialiste de Ségolène Royal, ex-compagne de François Hollande. Elle essuie alors un vent de critiques de toute part. À partir de cette date, la compagne de François Hollande restera silencieuse dans les médias, ne faisant que de rares apparitions

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Valérie Trierweiler et la révélation congolaise La première dame dit avoir changé Publié le 15 Octobre 2012 à 10h59 par Jean-Christian Hay http://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/valerie_trierweiler_et_la_revelation_congolaise_273558

En voyage officiel en République démocratique du Congo avec François Hollande, Valérie Trierweiler a eu une révélation. Bouleversée par la souffrance des enfants qu’elle a rencontrés, la première dame souhaite désormais se consacrer à de l’humanitaire.

Depuis le début du mandat de François Hollande, on sent Valérie Trierweiler pas très à l’aise avec son nouveau statut. Pas très heureuse de l’appellation première dame, q u’elle souhaitait même changer pendant un temps, la compagne du chef de l’Etat se cherche un rôle. Pas «potiche» comme elle l’a précisé, elle veut continuer à exercer son métier de journaliste tout en endossant les habits de «femme» de président de la République. Jusqu'à aujourd'hui, en attendant de trouver la réponse à ses questions, Valérie Trierweiler s’est occupée tant bien que mal, en envoyant des tweets par exemple, même si cela ne lui a pas toujours réussi. Mais le week-end qu’elle vient de vivre pourrait bien mettre un terme à cette période d’errements. En visite officielle avec François Hollande en République démocratique du Congo, en marge du sommet de la francophonie, la première dame a eu une révélation.

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Valérie Trierweiler souhaite en effet désormais se consacrer à l’humanitaire. Une déclaration qu’elle a faite au micro de RTL après avoir visité une association congolaise d’aide aux enfants baptisée Vivre et travailler autrement. «Maintenant je sais ce que je veux faire» s’est-elle exprimée en affirmant: «ce week-end m’a changé». La première dame a expliqué: «On ne peut pas rester insensible au cas de 25.000 enfants qui sont dans la rue et qui souffrent. J'ai été bouleversée par le récit de ces jeunes filles, il faut prendre ce problème à la racine. (...) Quand on voit que des enfants sont en danger, survivent, le reste ne compte pas».

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Par le reste, Valérie Trierweiler sous-entend certainement les histoires autour du tweet, de sa rivalité avec Ségolène Royal,des biographies qui lui sont consacrées. Peut-être qu’elle prendra davantage de recul et renoncera à porter plainte contre les auteurs des livres qui lui sont consacrés. En choisissant de se consacrer à des missions humanitaires, elle prend en tout cas la bonne option pour redorer sa cote de popularité et se faire davantage aimer des Français.

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Affaire de blanchiment: Comment les Elmaleh ont créé un réseau riche à millions http://www.20minutes.fr/societe/1022750-affaire-blanchiment-comment-elmaleh-cree-reseau-riche-millions Créé le 15/10/2012 à 14h26 -- Mis à jour le 15/10/2012 à 16h54

DECRYPTAGE - Les trois frères, ainsi qu'une dizaine de personnes, ont été mises en examen ce week-end en France et en Suisse...

Que s’est-il passé cette semaine?

Un vaste coup de filet a eu lieu en France et en Suisse pour démanteler un réseau de blanchiment de fonds liés à un trafic de cannabis entre le Maroc, l'Espagne et la région parisienne. Au total, dix-sept personnes ont été mises en examen en France et deux en Suisse, dont neuf sont sous les verrous. L'enquête a fait apparaître que le réseau avait importé plus de huit tonnes de cannabis, d'une valeur de 40 millions d'euros à la revente, le produit des ventes étant injecté dans un circuit complexe de blanchiment.

Comment fonctionnait ce réseau?

A la tête de cette organisation se trouvent les trois frères Elmaleh, mis en examen et écroués, l'un à Paris, les deux autres en Suisse. Le frère basé en région parisienne serait vraisemblablement le collecteur central des sommes générées par le trafic de drogue -le réseau importait du cannabis entre le Maroc, l'Espagne et la région parisienne. Ce collecteur de fonds aurait également tenu le rôle de «pigeon-voyageur», qui transférait cet argent en Suisse, où ses deux frères, qui exercent dans la finance à Genève, auraient été chargés de la partie financière des opérations.

Au sein d’une société, ils auraient blanchi chaque mois, par un mécanisme de compensation, plusieurs millions d'euros, et ainsi «évacué les liquidités» des trafiquants, selon le parquet. Le collecteur de fonds versait également en France d'importantes sommes à des «clients délinquants en col blanc», selon les mots du parquet de Paris, ayant de l'argent (issu de la fraude fiscale ou d'abus de biens sociaux) placé en Suisse qu’ils désiraient rapatrier en France, discrètement et en liquide.

«Quand un client demande des fonds à sa banque à Genève, ce n'est pas son argent qu'on lui apporte, mais celui de la drogue et il ne le sait pas. Son compte est ensuite débité puis l'argent passe par des comptes intermédiaires et se retrouve à Londres, d'où il est reventilé», a indiqué une source judiciaire à l’AFP.

Qu’ont trouvé les enquêteurs lors des perquisitions?

En France, plus d'un million d'euros en espèces a été saisi ainsi que deux photos d'art d'une valeur d'un million d'euros, six lingots d'or, des pistolets automatiques, des gilets pare-balles et des machines à compter les billets. En Suisse, les enquêteurs ont mis la main sur un million de francs suisses, 160 montres de collection d'une valeur de deux à trois millions de francs suisses et «une quantité importante de bijoux de luxe».

Une enquête sur ce réseau a fait apparaître qu'il avait importé plus de huit tonnes de cannabis, d'une valeur de 40 millions d'euros à la revente. Le parquet a évoqué des flux financiers «considérables», de près de 12 millions d'euros pour les seuls mois de mai à octobre 2012.

Qui sont les personnes arrêtées?

Huit nouvelles personnes ont été mises en examen, dont six incarcérées samedi, pour importation et trafic de stupéfiants. Vendredi, l’enquête avait conduit à la mise en examen de neuf autres personnes, des «cols blancs» parmi lesquels des chefs d'entreprises ou des professions libérales (avocats, architectes) mais aussi l'élue parisienne Florence Lamblin, adjointe EELV au maire du 13e arrondissement, pour «blanchiment en bande organisée et association de malfaiteurs».

Comment a réagi la classe politique?

L’élue parisienne, chargée du Développement durable, de l'Environnement et du plan Climat à la mairie du XIIIe arrondissement, a nié samedi toute implication. Samedi, son avocat, Jérôme Boursican, a indiqué ce lundi qu'elle s’était retirée de sa délégation sur l'environnement dans le XIIIe arrondissement de Paris mais ne démissionnerait pas de son mandat. Plusieurs élus socialistes, parmi lesquels le maire de Paris, Bertrand Delanoë, avaient demandé son retrait de l'exécutif de l'arrondissement.

L'UMP et le Front national ont pour leur part critiqué la gauche. Philippe Goujon, député UMP de Paris et maire du XVe arrondissement, estime que «les positions des Verts et d'un certain nombre de socialistes, qui réclament la légalisation du cannabis, des salles de shoot, amènent à effacer la frontière entre ce qui est légal et pas légal». B.D. avec agences

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35 heures : le jour où Ayrault s'est fait pompier pyromane Service politique du Figaro Mis à jour le 30/10/2012 à 23:02 | publié le 30/10/2012 à 20:16 http://www.lefigaro.fr/politique/2012/10/30/01002-20121030ARTFIG00625-35heures-le-jour-o-ayrault-s-est-fait-pompier-pyromane.php

En semblant, face aux lecteurs du Parisien, prêt à rouvrir le débat sur la fin des 35 heures, le premier ministre a provoqué un nouveau couac et mis en émoi la majorité.

• Lundi matin: 39 heures payées 39!

Saint-Ouen, immeuble du Parisien/Aujourd'hui en France. Interrogé par un lecteur, qui veut les 39 heures payées 39, le premier ministre finit par lâcher: «Développez ce point de vue, mais vous verrez qu'il fera débat. Mais pourquoi pas? Il n'y a pas de sujet tabou. Je ne suis pas dogmatique.» Selon un témoin de la scène, Ayrault ne paraît nullement embarrassé de répondre à cette question.

• Lundi, 21 heures: à Matignon, on se relit

Jean-Marc Ayrault relit le texte de l'interview avec son directeur de cabinet, Christophe Chantepy. Ils tiquent un peu sur la petite phrase sur les 35 heures. Mais l'accord avec Le Parisien prévoit une relecture sans possibilité de modification. Ils ne reprennent d'ailleurs pas contact avec le journal mais, au cas où, font prévenir les ministres qui interviendront le lendemain matin dans des émissions matinales de radio ou de télé. L'Élysée, à ce moment-là, n'est pas informé.

• Mardi, 7 h 50: Sapin, anti-Ayrault

Avant d'intervenir sur RTL où il doit parler des emplois d'avenir, le ministre du Travail Michel Sapin se met d'accord avec le cabinet d'Ayrault. Il prend le contre-pied du premier ministre et donne l'impression de le contredire: «Il ne faut pas supprimer les 35 heures.» Au même moment, sur France 2, Laurent Fabius entretient le flou: «Il y aura sûrement un débat» sur un retour aux 39 heures.

• Mardi matin: divine surprise à droite

Sur Canal +, Jean-François Copé prend le premier ministre au mot: «On ouvre le dialogue immédiatement», propose-t-il. Invitée d'i-Télévision, Valérie Pécresse salue l'«éclair de lucidité» d'Ayrault, tout en formulant l'espoir qu'il durera «plus de 24 heures».

• Mardi, 8 h 10: Ayrault se corrige sur France Info

La polémique s'emballe. Jean-Marc Ayrault décide d'intervenir lui-même pour tenter de l'endiguer. Ses services appellent France Info pour proposer une réaction du premier ministre… qui commet une nouvelle maladresse: «Il n'est pas question de revenir sur les 35 heures (…) D'abord parce que ce n'est pas la cause de nos difficultés économiques, il y en a beaucoup d'autres…» Ayrault le reconnaît à demi-mot: les 35 heures sont donc bien une des causes des difficultés économiques.

• Mardi matin: l'UMP aux anges

Nadine Morano est formelle : «La France n'est plus dirigée.» Invité du «Talk Orange-Le Figaro», l'ex-député UMP Frédéric Lefebvre se désole: «C'est mon premier ministre, le premier ministre de tous les Français, et je souhaiterais que l'on sorte de ces allers-retours, de ces yo-yo permanents sur tous ces sujets où il faut vraiment un cap. C'est indispensable pour la France qu'on entre dans un peu de professionnalisme.»

• Mardi, entre 11 heures et 13 heures: les députés PS font bloc

Dans les couloirs de l'Assemblée, les députés PS dénoncent «le faux procès fait au premier ministre» (Karine Berger). «Nous voulons aller plus loin sur le partage du travail», affirme à l'inverse le Vert Denis Baupin. Le temps de travail n'est pourtant évoqué dans aucune réunion de groupe à gauche. «Il y a une surinterprétation des propos du premier ministre», dénonce Annick Lepetit. Entendu devant la commission des affaires sociales sur les crédits de son ministère, Michel Sapin dévale l'escalier sans un mot.

• Mardi matin au PS: «Tout le monde est effondré»

Gueule de bois au PS. Ce nouveau couac vient ruiner la «bonne séquence» du congrès de Toulouse. Le porte-parole du parti David Assouline, invité de RMC à 7 h 40, découvre que la polémique s'enflamme sur Twitter. Il appelle Harlem Désir pour caler la riposte. Dans un taxi qui file vers Bercy, la secrétaire nationale chargée de l'économie, Karine Berger, bondit en écoutant un débat sur le présupposé «couac» du premier ministre: «À un moment, il faut se calmer!» À son tour, elle appelle le premier secrétaire. À 13 h 13, Désir et Berger finissent par envoyer un communiqué. Ils fustigent le «procès totalement injuste» intenté à Ayrault. Et vante la méthode de «dialogue social» du premier ministre. Mais à côté de la ligne officielle, c'est la consternation. Sur France Culture, le tenant de l'aile gauche, Emmanuel Maurel, s'emporte: «Ce serait un comble» de voir la gauche supprimer les 35 heures.

Anonymement, des responsables PS se montrent plus critiques : «Je suis médusé, je ne comprends pas, soupire l'un d'eux. Ayrault a pris un conseiller com, il faut qu'il s'y mette, le gars!»«C'est freudien!» décrypte un haut gradé au Sénat. «Tout le monde est effondré», résume un dirigeant socialiste. Dans la matinée, Martine Aubry assiste à une réunion à l'Élysée. Interpellée dans la cour, la «mère» des 35 heures doit une nouvelle fois voler au secours du premier ministre.

• Mardi après-midi: «chasse à l'homme» à l'Assemblée

Le patron des députés UMP, Christian Jacob, ouvre le feu des questions à l'Assemblée en demandant au premier ministre d'aller «au bout de sa logique» sur les 35 heures. «La durée légale du temps de travail ne changera jamais tant que la gauche sera au travail», lance Jean-Marc Ayrault, très applaudi par ses troupes. L'ancien président de l'Assemblée, Bernard Accoyer, revient à la charge, et c'est le ministre du Travail, Michel Sapin, qui lui répond: «Non au diktat, oui à la négociation.» Dans les couloirs, Olivier Faure dénonce «une forme de chasse à l'homme». Pour Jérôme Guedj, «cela frise le harcèlement».

• Mardi, 17 heures: Ayrault parle d'avenir…

Jean-Marc Ayrault préside la cérémonie de signature des trente premières conventions d'emplois d'avenir, largement subventionnés par l'État et destinés à des jeunes peu ou pas qualifiés. «Ce sont les emplois de demain», lance-t-il devant de nombreux ministres et élus de collectivités locales. Mais la controverse sur les 35 heures est encore dans tous les esprits. Il faut «arrêter les polémiques inutiles» et «se concentrer sur la lutte contre le chômage», met en garde la présidente de Poitou-Charentes Ségolène Royal, qui ces dernières années avait pris ses distances avec les lois Aubry. Manifestement, Jean-Marc Ayrault lui-même n'y parvient pas: «Nous sommes regardés, nous sommes attendus, je ne parle pas des polémiques, elles ne servent pas à grand-chose…» Si ce n'est à mettre en émoi une nouvelle fois la gauche.

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Le Likoud de Netanyahu approuve l'alliance avec le parti ultra-nationaliste http://www.lepoint.fr/monde/le-likoud-de-netanyahu-approuve-l-alliance-avec-le-parti-ultra-nationaliste-29-10-2012-1522692_24.php

Le parti Likoud (droite) de Benjamin Netanyahu a largement approuvé lundi la décision surprise du Premier ministre israélien de faire liste électorale commune avec la formation ultra-nationaliste du ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman.

Cette alliance électorale a été adoptée à main levée par les 3.700 délégués à la "convention" du Likoud, une émanation des 120.000 à 130.000 adhérents du parti, réunis en début de soirée à Tel-Aviv, selon un journaliste de l'AFP.

"Face aux défis financiers et sécuritaires, nous avons besoin d'unité et de responsabilité", a plaidé le Premier ministre devant les membres de la convention.

"Aujourd'hui, il est essentiel que le camp national unisse ses forces. C'est pourquoi j'ai demandé à Lieberman de faire campagne avec le Likoud", la principale force de la droite israélienne, a-t-il expliqué, tout en soulignant que le Likoud resterait indépendant.

Un ministre sans portefeuille du Likoud, Michaël Eitan, a tenté d'imposer un vote à bulletin secret à la convention pour s'opposer à l'alliance électorale avec Israël Beitenou, mais en vain. M. Netanyahu a mis tout son poids dans la balance pour le contrer.

Le Parlement israélien a voté sa dissolution le 15 octobre et convoqué des législatives anticipées pour le 22 janvier 2013, huit mois avant la fin de sa législature.

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Hollande et Netanyahu se disputent les juifs de France Par LEXPRESS.fr, publié le 31/10/2012 à 17:52, mis à jour à 17:53

Où les juifs de France doivent-ils vivre? "En Israël", lance Benjamin Netanyahu. "En France", rétorque François Hollande. C'est durant la conférence de presse du Premier ministre israélien à Paris qu'a eu lieu cette scène inattendue.

AFP.Où les juifs de France doivent-ils vivre? La question a fait l'objet d'un échange mercredi entre les dirigeants français et israélien. "Venez en Israël!", a plaidé Benjamin Netanyahu. "La place des juifs de France, c'est d'être en France", lui a répondu François Hollande.

En visite à Paris, le Premier ministre israélien a été interrogé lors d'une conférence de presse conjointe par un journaliste sur le climat d'antisémitisme en France. Après avoir souligné la "détermination", la "tolérance zéro" des autorités françaises à l'égard des actes antisémites, Netanyahu a rappelé en souriant: "En ma qualité de Premier ministre d'Israël, je le dis toujours aux juifs où qu'ils soient: venez en Israël et faites d'Israël votre chez vous".

"La place des juifs de France est en France"

Le chef de l'Etat français a alors pris la parole pour une mise au point. "Benjamin Netanyahu dit 'Bienvenue aux juifs de France', s'ils veulent s'installer en Israël, je le comprends", a d'abord expliqué Hollande. "Mais la place des juifs de France, s'ils en décident, c'est d'être en France, de travailler en France, de vivre en France, à condition qu'ils soient pleinement en sécurité", a t-il poursuivi.

"Lorsqu'un citoyen, parce qu'il est juif, est mis en cause dans sa sécurité, c'est toute la République qui est agressée", a défendu le président. "Il y a de l'antisémitisme, nous devons le pourchasser, le poursuivre, l'éradiquer."

François Hollande a tenu à rassurer ses compatriotes. La sécurité est une de ses priorités. "C'est avec la même volonté que nous les protégeons et que nous mettons hors d'état de nuire ceux qui les menacent ou qui les agressent."

90 000 juifs ont déjà quitté la France en 60 ans

Entre 350 000 et 500 000 juifs vivent en France, selon diverses estimations. Depuis la création de l'Etat hébreu, en mai 1948, plus de 90.000 juifs ont quitté la France pour Israël.

Selon des statistiques du ministère israélien de l'Intégration, l'immigration juive en Israël à partir de la France a enregistré une légère baisse en 2012 malgré la hausse des actes antisémites. 1.331 personnes de France ont immigré en Israël entre janvier et août 2012, contre 1500 pour la même période de l'année 2011, soit une diminution de quelque 11%.

La "Loi du retour" israélienne accorde automatiquement la nationalité aux juifs qui viennent s'installer en Israël. Des non-juifs peuvent en bénéficier si leur conjoint ou un de leurs parents est d'origine juive.

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Dépêches Hollande et Netanyahu en accord sur l'Iran et la paix au Proche-Orient 31 octobre 2012 à 19:47 http://www.liberation.fr/depeches/2012/10/31/le-premier-ministre-netanyahu-a-quitte-israel-pour-une-breve-visite-en-france_857205

Le président français François Hollande a réclamé mercredi, devant Benjamin Netanyahu, "des actes concrets" de l'Iran sur son programme nucléaire controversé, et demandé "la reprise sans conditions" du processus de paix au Proche-Orient.

"Seule la négociation pourra déboucher sur une solution définitive" pour un Etat palestinien, a insisté le chef de l'Etat français lors d'une conférence de presse avec le Premier ministre israélien, en visite pour deux jours en France.

Ce dernier a confirmé être "prêt" à négocier "sans aucune condition préalable", alors que les Palestiniens demandent l'arrêt de la colonisation israélienne avant de reprendre les négociations.

Sur ce sujet, François Hollande s'est montré peu critique et a pris ses distances avec la démarche palestinienne de reconnaissance d'un Etat à l'Assemblée générale de l'ONU.

Un Iran doté de l'arme nucléaire "est une menace qui ne peut pas être acceptée par la France", a aussi fait valoir le président français. "Nous avons fait voter plusieurs sanctions et nous sommes prêts à en faire voter d'autres, autant qu'il sera nécessaire. Nous voulons avoir des actes et des gestes concrets" apportant "la preuve qu'il y abandon de cette recherche" d'une arme nucléaire, a-t-il dit.

Téhéran a toujours démenti avoir cette perspective.

"Je veux saluer la France pour la fermeté de sa politique à l'égard de l'Iran", a aussitôt lancé Benjamin Netanyahu.

Au terme de cette première rencontre, qui a duré plus longtemps que prévu, le dirigeant israélien de droite s'est montré en forte symbiose avec le président socialiste sur nombre de sujets.

"Les discussions sur l'Iran avec M. Hollande, qui a souligné de façon très claire qu'un Iran nucléaire ne constituerait une menace pas seulement pour Israël mais aussi pour la France et pour le monde ont été très positives", a indiqué un haut responsable israélien sous couvert de l'anonymat.

Invitation à aller en Israël

Il a ajouté que les deux dirigeants, entre lesquels "le courant est bien passé", s'étaient entretenus "pendant une heure" de l'Iran et avaient discuté de "détails spécifiques" concernant un alourdissement des sanctions.

Après avoir maintes fois brandi la menace d'une attaque imminente contre les installations nucléaires iraniennes, le Premier ministre avait en septembre implicitement repoussé cet éventuel scénario au printemps, voire à l'été 2013.

"Ce n'est pas le scénario que aujourd'hui je prépare", a dit François Hollande, en parlant de solution pacifique. "C'est ce que nous souhaitons, que ça soit résolu pacifiquement", a renchéri Benjamin Netanyahu.

Le chef du gouvernement israélien a invité M. Hollande à se rendre en Israël.

Après l'Elysée, Benjamin Netanyahu a rencontré le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et plusieurs membres de son gouvernement.

Jeudi, il se rendra avec François Hollande à Toulouse pour une cérémonie commémorative à l'école juive Ozar Hatorah où un enseignant et trois enfants franco-israéliens avaient été tués le 19 mars par l'islamiste radical Mohamed Merah. Ces victimes avaient été enterrées en Israël dans un climat de vive émotion.
Avant de s'en prendre à l'école juive, Mohamed Merah avait au préalable abattu trois parachutistes et l'enquête a révélé des failles dans son suivi par les services de renseignement français qui l'avaient fiché.

A Paris, deux manifestations distinctes ont réuni mercredi sur les Champs-Elysées quelque 200 partisans de Benjamin Netanyahu et, devant l'Opéra, autant opposés à sa présence, réclamant la fin du blocus de Gaza et de la colonisation, ont constaté des journalistes de l'AFP.

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Hollande promet que la sécurité des juifs de France est "une cause nationale" François Hollande a souligné l'engagement de l'Etat à lutter contre le terrorisme, le racisme et l'antisémitisme. Il a également reconnu des failles dans l'enquête sur le drame de Toulouse.
http://midi-pyrenees.france3.fr/2012/11/01/hollande-promet-que-la-securite-des-juifs-de-france-est-une-cause-nationale-138023.html Par Véronique Haudebourg Publié le 01/11/2012 | 15:37, mis à jour le 01/11/2012 | 16:29

Succédant aux proches des victimes et aux temps de prières et à l'allocution du grand rabbin de France, Gilles Bernheim, le président de la république a pris la parole devant les élèves, enseignants, proches des victimes ainsi que devant le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

'"Nous vivons un moment exceptionnel car ici s'est produit une tragédie exceptionnelle" a entamé le président français "le 19 mars la france a été saisie d'effroi davant ce drame. Je revois les visages bouleversés, tordus de chagrin du directeur et de son épouse. Je me souviens des parents qui m'avait accueillis, j'entends encore les cris et les pleurs, je me souviens du courage de ces parents, de ces élèves je ne les jamais oubliés et je ne les oublierai jamais."

François Hollande a rappellé la détermination de l'état français à combattre l'antisémistisme : "il sera pourfendu dans toutes ces manifestations, actes ou mots, y compris derrière toutes les causes qui lui servent de masques, y compris sur les réseaux sociaux (...), les juifs de france doivent savoir que la république met tout en oeuvre les protéger". Le président a souligné la priorité qui sera mise sur les écoles, "aucun enfant ne doit avoir peur en allant à l'école étudier." (...)" mais le but de la republique est qu'il n'y ait plus aucun policier devant une école."

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Ayrault : «Le temps des mesures fortes est venu» Par lefigaro.fr, Service infographie du Figaro Mis à jour le 06/11/2012 à 16:49 | publié le 06/11/2012 à 12:42

Le premier ministre a précisé ce mardi les mesures qu'il entend prendre pour doper la compétitivité de la France. Il prévoit une hausse de la TVA à 20% pour financer la baisse du coût du travail.

Louis Gallois avait prévenu dans son rapport que les Français seraient amenés à faire «des efforts» pour améliorer la position de la France dans la compétition internationale. Ce sera bientôt chose faite. Le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a dévoilé ce mardi les principales mesures arrêtées à l'issue du séminaire gouvernemental réuni pour doper la compétitivité de la France. «Vous trouverez [dans ce pacte] la quasi-totalité des mesures préconisées par Louis Gallois. […] La situation de notre pays appelle des décisions ambitieuses et courageuses. La France a besoin d'un nouveau modèle qui la replace au cœur de la compétition mondiale», a d'emblée prévenu le premier ministre.

Comme annoncé un peu plus tôt dans la matinée, le gouvernement a retenu l'idée d'un choc de compétitivité de 20 milliards d'euros sur trois ans en faveur des entreprises, dont 10 milliards d'euros dès 2013. Cette mesure, qui prendra la forme d'un crédit d'impôt - et non pas un allégement des cotisations sociales comme préconisé dans le rapport Gallois - permettra d'abaisser le coût du travail de 6% sur les salaires compris entre 1 et 2,5 smic. «Cette mesure est au moins aussi favorable aux entreprises, sinon plus» que l'abaissement des cotisations patronales, a commenté Louis Gallois à l'AFP à l'issue de la conférence de presse. Le gouvernement a pris la mesure du problème.»

Ce crédit d'impôt «sans précédent», selon le premier ministre, s'inscrit dans une stratégie qui repose sur «la montée en gamme de notre économie. [...] La baisse des prix n'est pas une stratégie durable», a expliqué Jean-Marc Ayrault. Les 20 milliards d'euros octroyés doivent permettre aux entreprises d'investir et monter en gamme. «L'effet sur l'impôt des entreprises sera immédiat en 2013. Il incitera les grands groupes à créer et à maintenir l'emploi en France.» Le financement de la protection sociale, qui repose en France principalement sur le travail, sera de son côté réformé ultérieurement, quand le Haut Conseil qui planche sur ce sujet aura remis son rapport.

Hausse de la TVA

La mesure sera financée de deux manières. D'une part grâce à une réduction des dépenses publiques. L'État et ses agences, les collectivités locales et la sécurité sociale devront réduire leurs dépenses de 10 milliards d'euros supplémentaires en 2015. Jean-Marc Ayrault a cherché mardi à minimiser la portée de cet effort: «10 milliards d'euros de baisse des dépenses publiques en deux ans, c'est moins de 1% de la dépense publique totale, 0,5% de la richesse nationale, c'est donc à notre portée si nous le voulons et si nous savons nous mobiliser.»

Le second levier de financement touchera en revanche directement le portefeuille des Français. Le taux normal de la TVA sera porté de 19,6% à 20% au 1er janvier 2014, et le taux intermédiaire, qui s'applique au secteur de la restauration et aux travaux de rénovation, de 7% à 10%. Ce qui n'exclut pas, selon Bercy, une possible remontée ultérieure de la TVA dans la restauration, à taux plein. La TVA sur les produits de première nécessité, actuellement de 5,5%, sera en revanche abaissée à 5%. «C'est une mesure de justice sociale et de soutien à la consommation», a fait valoir Jean-Marc Ayrault. La nouvelle fiscalité écologique, qui contribuera également à financer le crédit d'impôt, prendra effet en 2016.

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PARIS, 6 nov 2012 - Compétitivité : Mélenchon juge les annonces "lamentables" AFP - publié le 06/11/2012 à 15:09

PARIS, 6 nov 2012 - - Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de gauche (PG) a jugé mardi "lamentable" les annonces du Premier ministre Jean-Marc Ayrault sur le compétitivité, estimant que c'était "la poursuite de la même politique qui ne fonctionne pas". "Je trouve cela lamentable parce que c'est la poursuite de la même politique qui ne fonctionne pas", a déclaré Jean-Luc Mélenchon sur TV5Monde.

"C'est un choc qui est fait où on transfère sur le dos de la masse des travailleurs contribuables ce qui ne sera pas acquitté par l'entreprise au moment de la production de la richesse", a-t-il ajouté.

"Pourquoi parle-t-on toujours du prix du travail et jamais du prix du capital '", a-t-il demandé. "Comment se fait-il que dans notre pays on paye deux fois plus d'argent aux actionnaires qu'on en donne en cotisation sociale aux travailleurs '" a-t-il insisté.

"On fait comme si le capital n'y était pour rien, c'est seulement le travailleur, ce pelé, ce galleux qui doit payer davantage et être payé moins lui-même", a insisté Jean-Luc Mélenchon.

"Nous avons battu M. Sarkozy mais ce n'était pas une affaire personnelle. On voulait une rupture avec une politique. Imaginez la tête qu'on fait maintenant quand on découvre qu'on s'est débarrassé de l'homme mais qu'on a gardé la politique", a-t-il déclaré.

"On ne voulait pas que la TVA revienne au niveau auquel l'avait installée M. Sarkozy et qu'on venait d'abroger cet été", a insisté Jean-Luc Mélenchon.

"Voir un monsieur aussi brillant que M. Gallois arriver à une si pauvre trouvaille que la sempiternelle réduction du coût du travail sans dire un mot des gisements que la France pourrait exploiter, qui ferait sa grandeur, par exemple la transition écologique !", a déploré l'ex-candidat à la présidentielle.

"Regardez comment en 24H, il (le gouvernement) applique un rapport et en six mois il n'a pas trouvé une seule fois le moyen d'appliquer les décisions de justice qui s'appliquaient aux travailleurs de Sodimedical. Ce gouvernement est doux avec les forts et dur avec les faibles", a déploré le porte-parole du Front de gauche.

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Publié le 02.12.2012, 13h30 | Mise à jour : 16h59 http://www.leparisien.fr/societe/deserts-medicaux-un-salaire-minimum-de-4600-euros-pour-les-jeunes-medecins-02-12-2012-2373213.php Marisol Touraine veut un salaire minimum de 4600 euros pour les jeunes médecins Le jeune médecin installé dans des zones de déserts médicaux devra gagner 55 000 euros par an. S'il n'y parvient pas, la différence lui sera versée sur des fonds publics.

Au moins 4600 euros par mois.

C'est le salaire que la ministre de la Santé Marisol Touraine veut garantir aux jeunes médecins généralistes qui iront s'installer dans les déserts médicaux. «Nous allons mettre en place ce que nous appelons des postes de praticiens territoriaux de médecine générale», a-t-elle indiqué à la chaîne M6, lors d'une interview qui sera diffusée ce dimanche soir dans l'émission «Zone interdite»

Comment cela se fera-t-il ? Le jeune médecin devra gagner 55 000 euros par an. S'il n'y parvient pas, la différence lui sera versée sur des fonds publics, «ce qui lui permet d'avoir une forme d'assurance», souligne Mme Touraine, qui promet qu'il y aura 200 praticiens territoriaux de médecine générale dès 2013. Le financement de ces médecins est prévu dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). La ministre doit détailler courant décembre son plan de lutte contre les déserts médicaux. LeParisien.fr

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Valérie Trierweiler témoin d'un mariage gay ? Hollande donne des gages à sa gauche http://leplus.nouvelobs.com/contribution/727368-valerie-trierweiler-temoin-d-un-mariage-gay-hollande-donne-des-gages-a-sa-gauche.html Par Thierry de Cabarrus Chroniqueur politiqueLE PLUS. Plutôt discrète ces derniers temps, Valérie Trierweiler sort à nouveau de l'ombre : RTL a révélé que la "Première dame" serait prochainement témoin d'un mariage homosexuel. Pour notre chroniqueur Thierry de Cabarrus, cette information calibrée entre dans le plan de reconquête de la gauche par le président Hollande. Édité par Gaëlle-Marie Zimmermann

Valérie Trierweiler a démontré qu’elle était une femme libre même si elle a récemment consenti à jouer son rôle de «première dame» auprès du président de la République après plusieurs mois de cafouillages. Loin de moi donc, l’idée d’écrire qu’elle se serait laissé instrumentaliser par François Hollande.

Pourtant, j’ai été surpris d’entendre lundi 3 décembre cette "information RTL" révélée dans le journal de Marc-Olivier Fogiel, expliquant que Valérie Trierweiler "se réjouissait d'être l'un des tous premiers témoins de l'un des tous premiers mariages pour tous", celui d’un couple de ses amis. Cet "indiscret" ajoutait que Valérie Trierweiler serait une deuxième fois témoin un peu plus tard pour un autre couple d'amis.

Le dérapage sur "la liberté de conscience"

Je me suis aussitôt demandé si ce scoop n’était pas une opération de communication de l’Élysée, avec évidemment le consentement de l’intéressée, opération destinée à effacer définitivement la maladresse de François Hollande sur "la liberté de conscience" qu’il avait reconnue aux maires de célébrer, ou pas, le mariage gay.

Il avait certes fait rapidement marche arrière en recevant dès le lendemain une délégation de LGBT pour expliquer qu’il avait été mal compris. Mais le mal était fait, et si l’opposition de droite, empêtrée dans sa guerre Fillon-Copé pour la présidence de l’UMP s’était révélée incapable de réagir sur le coup, la gauche avait saisi l’occasion pour exprimer son incompréhension et sa colère.

Comment le président François Hollande pouvait-il remettre ainsi en question l’une des soixante propositions du candidat socialiste ? Il fallait donc multiplier les gages et la volte-face sur le sujet en 24 heures n’était pas suffisante pour lever tous les doutes auprès des alliés de gauche, les Verts et le Front de gauche, mais aussi auprès de l’aile gauche du Parti socialiste.

Après l’annonce de la manifestation en faveur du mariage pour tous organisée par le PS le 16 décembre prochain (pour répondre à la manif des "anti" prévue le 13 janvier avec l’UMP), "l’opération Trierweiler" tomberait donc à point nommé.

Cécile Duflot s’en prend à l’Église catholique

Plusieurs éléments à l’appui de cette thèse : d’abord, il s’agit d’un "confidentiel", c’est-à-dire d’un petit scoop en forme de brève, d’une fuite car Valérie Trierweiler ne parle pas au micro d’un journaliste.

Ensuite, cette information off dont on ne sait pas très bien si elle émane du service de presse personnel de la Première dame ou de la direction de la communication (dirigée désormais par Claude Sérillon), n’intervient pas n’importe quand : le jour même où Cécile Duflot, la ministre du Logement, ex-leader d’EELV fait sa sortie particulièrement musclée sur l’église catholique.

A priori, il n’y a aucun rapport entre les deux évènements. Pourtant, je pense personnellement que ce n’est peut-être pas un hasard. Quand Cécile Duflot lance son appel à l’institution pour qu’elle ouvre ses locaux cet hiver aux sans-abri, je ne suis pas sûr qu’elle ne délivre pas un deuxième message, aussi clair que le premier. Quelque chose comme : "Au lieu de sortir de votre rôle en nous critiquant sur le mariage gay, occupez-vous de vos affaires : par exemple, la solidarité et la fraternité à l’égard des plus démunis !".

Car il ne faut pas oublier que le principal opposant au mariage pour tous est l’Église catholique, que ce soit à travers les déclarations de Monseigneur Barbarin ou de personnalités politiques prosélytes telles que Christine Boutin ou Nadine Morano.

On pourrait penser qu’il s’agit là d’un couac supplémentaire de la part de la bouillante jeune ministre, une occasion de plus pour François Hollande et Jean-Marc Ayrault de se libérer des encombrants écologistes au gouvernement.

Mais ce serait refuser de voir que Cécile Duflot progresse dans l’art d’être une ministre solidaire et que ses exercices de funambule sont de plus en plus assurés. Il serait aussi naïf de ne pas voir que, cette fois en tous cas, la déclaration intempestive de la ministre du Logement arrange les affaires de François Hollande.

François Hollande ou la politique "derrière le rideau"

Je ne suis pas en train de dire que Cécile Duflot serait une marionnette dans les mains du président de la République mais cela ne m’étonnerait pas qu’il y ait eu, pour une fois, concertation sur ce sujet entre la ministre et Jean-Marc Ayrault. Et que ce dernier ait évoqué le sujet avec le président de la République.

Je vois déjà la réaction de certains lecteurs qui penseront qu’il s’agit-là simplement d’une bourde de plus. Mais à mon avis, pas cette fois. Le sujet du mariage gay est devenu trop sensible, la gauche a trop besoin de recevoir des gages en ce moment pour que cette sortie ne soit que le fruit du hasard.

Et puis François Hollande, ne l’oublions pas, excelle dans l’art de mener sa politique "derrière le rideau".

Il nous en a récemment fait la démonstration avec le dossier Mittal de Florange en faisant agiter, sous les yeux de l’extrême gauche ravie, le chiffon rouge de la nationalisation, avant de stopper l’opération au dernier moment.

Là encore, il est resté en retrait, en ombre chinoise, laissant son Premier ministre officiellement à la manœuvre avant d’intervenir in extremis, pour rattraper son ministre Montebourg qui voulait démissionner.

Évidemment, on s’en aperçoit mieux quand l’opposition est, comme en ce moment, contrainte au silence. Mais les ajustements constants qui émanent de l’Élysée sont plus précis, les arrangements plus subtils, les déclarations plus calibrées qu’il n’y paraît. Et François Hollande fait jour après jour la démonstration de son habileté d'artisan de la politique.

Ainsi, "l’opération Trierweiler" sur le mariage gay pourrait bien faire partie d’un plan plus vaste : une tentative de reconquête de la gauche par un président qui entend rappeler que, malgré la tentation centriste, il reste socialiste.

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Biographie de Trierweiler : Hollande et Valls écrivent au tribunal Publié le 10.12.2012, 08h29 | Mise à jour : 09h48 http://www.leparisien.fr/politique/biographie-de-trierweiler-hollande-et-valls-ecrivent-au-tribunal-10-12-2012-2395635.php

François Hollande et Manuel Valls ont chacun écrit une lettre au tribunal de grande instance de Paris pour soutenir l'assignation déposée par Valérie Trierweiler contre les auteurs de sa biographie intitulée «La Frondeuse».

«Je tiens à dénoncer comme pure affabulation les passages du livre La Frondeuse (p. 46 et 47) concernant une prétendue lettre jamais écrite et donc jamais parvenue à son prétendu destinataire. L'invention ne peut être un procédé dans un essai politique sauf à être présenté comme un roman», explique François Hollande dans une courte lettre manuscrite sans l'en-tête de la présidence. Selon l'ouvrage, François Hollande aurait fait une tentative d'approche du camp Balladur en 1995, après le refus de Jacques Delors de se présenter à l'élection présidentielle.

Dans une deuxième lettre avec cette fois l'en-tête du ministère de l'Intérieur, Manuel Valls confirme avoir reçu en juin dernier l'un des auteurs, Christophe Jakubyszyn, dans le cadre de la rédaction de son ouvrage «qui devait selon l'auteur lui être favorable».«Les propos qui me sont prêtés, dans ce livre, sont souvent approximatifs partiels et sortis de leur contexte», affirme le ministre de l'Intérieur dans cette lettre, ajoutant que certains propos cités dans six pages lui «sont attribués alors même qu'(il) ne les (a) pas tenus».

Valérie Trierweiler réclame 80 000 euros de dommages et intérêts

Les auteurs de La Frondeuse, une biographie de Valérie Trierweiler, doivent être jugés lundi au Tribunal de Grande Instance de Paris pour «diffamation et atteinte à la vie privée» de la compagne de François Hollande.

Valérie Trierweiler réclame 80 000 euros de dommages et intérêts et 5 000 euros de frais de justice aux auteurs, Christophe Jakubyszyn, en charge du service politique de TF1-LCI, et Alix Bouilhaguet, grand reporter au service politique de France 2, et à leur éditeur Yves Derai (Editions du Moment). Elle demande également devant la 17e chambre civile 70 000 euros de dommages et intérêtsau magazine Point de Vue, qui avait publié début octobre un entretien avec les auteurs de la biographie.

L'ouvrage s'est, selon l'éditeur, vendu «autour de 20 000 exemplaires». Les auteurs y évoquent une relation intime qu'auraient eue dans le passé Valérie Trierweiler et le président UMP du conseil général des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian.

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Jeudi, 20 Décembre 2012 09:50 http://www.liberte-algerie.com/actualite/valerie-trierweiler-au-bastion-23-et-l-ecole-alexandre-dumas-viree-algeroise-de-la-compagne-de-francois-hollande-191027 Virée algéroise de la compagne de François Hollande Valérie Trierweiler au Bastion-23 et l'école Alexandre-Dumas Par : Moussa Nait Amara

La compagne du président français, François Hollande, en visite d'État en Algérie, Mme Valérie Trierweiler, a visité, hier après-midi, le palais des Raïs et l'école Alexandre-Dumas à Alger. Accompagnée de la ministre de la Solidarité nationale et de la Famille, Souad Bendjaballah, Mme Trierweiler a reçu, à son arrivée au palais des Raïs, des explications de la part des responsables de ce monument.

Le palais des Raïs, appelé aussi Bastion-23, fait partie des plus importants monuments historiques de la ville d'Alger. Il a été classé patrimoine mondial par l'Unesco en 1992. Il est l'un des derniers vestiges de l'époque ottomane, qui atteste du prolongement de la médine d'El-Djazaïr jusqu'à la mer. Mme Trierweiler a fait le tour des pièces que renferme ce palais, tout en admirant les tenues traditionnelles algériennes.

À la fin de sa tournée, la compagne du président Hollande a signé le livre d'or et reçu, de la part des responsables du Bastion-23, un livre intitulé Universelle Algérie : les sites inscrits patrimoine mondial de Zaki Bouzid éditions, et un burnous algérois.

À l'école primaire internationale Alexandre-Dumas, Mme Trierweiler a été accueillie par des responsables et des élèves de cet établissement. Lors de cette visite, elle a assisté à une partie d'un cours en langue arabe durant lequel elle a reçu des explications, notamment sur le volume horaire et la durée requise pour la maîtrise de la langue par les élèves. La compagne du président Hollande s'est, par la suite, arrêtée devant quelques classes dont une classe de maternelle de 25 enfants.

Le directeur de cette école, Vianney Tipa, a indiqué à l'APS que cet établissement, ouvert en septembre 2012, accueille 450 élèves de plusieurs nationalités dont des Algériens et des Français. M. Tipa a ajouté que cette école dépend de l'Agence pour l'enseignement français (Alef) relevant du ministère français des Affaires étrangères.

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Valérie Trierweiler a rendu visite aux élèves de l'école primaire Alexandre-Dumas pendant que François Hollande s'entretenait avec Abdelaziz Bouteflika. Par Nicolas Barotte Mis à jour le 19/12/2012 à 23:13 | publié le 19/12/2012 à 20:20 http://www.lefigaro.fr/politique/2012/12/19/01002-20121219ARTFIG00639-trierweiler-apprend-son-role-de-compagne-d-un-president.php

Elle va là «où le président n'a pas le temps d'aller». Tandis que François Hollande est en entretien, mercredi après-midi, avec son homologue algérien, Abdelaziz Bouteflika, et discute du «nouvel âge» de la relation franco-algérienne, Valérie Trierweiler est en représentation. Cela fait partie de son statut, malgré le flou qui l'entoure. Discrètement accompagnée de la ministre algérienne de la Famille, la compagne du président se rend dans l'école primaire Alexandre-Dumas. L'établissement vient d'ouvrir en septembre. Dans la cour, à son arrivée, les enfants lui font la fête, même s'ils ont dû retarder leur sortie pour l'attendre.

Quelques journalistes sont présents pour suivre cette visite: Valérie Trierweiler se méfie toujours de la médiatisation de son image. Elle tente de la corriger depuis plusieurs mois. La journaliste sourit, distribue quelques bisous aux élèves français ou algériens de l'établissement. Ce n'est pas son métier, mais il faut s'y plier. Elle assiste à un cours d'arabe, où l'on apprend ce jour-là le mot «audace», puis elle pose pour le «cahier de vie» d'une classe de maternelle. Les enfants lui offrent des chocolats. «Un pour le président, un pour moi», dit-elle, avant de les écouter chanter Une souris verte. Les enfants sont excités, ravis. Ils observent le micro au-dessus d'eux. «C'est pour écouter ce que l'on dit», leur explique la journaliste.

«Ça fait très peur au début»

Avant de partir visiter un ancien palais ottoman, deuxième étape de sa journée avant de rejoindre la délégation officielle, Valérie Trierweiler répond à quelques questions préparées par les délégués de classe. Ils n'y vont pas par quatre chemins! Quel est le rôle d'une première dame? «C'est compliqué. Le rôle de la compagne du président n'est pas défini. C'est à elle d'en faire ce qu'elle veut», répond-elle en parlant d'elle à la troisième personne. Pourquoi est-elle venue à Alger? «C'est plutôt au président qu'il faut poser la question. Je suis là pour l'accompagner», poursuit prudemment Valérie Trierweiler, qui veut montrer qu'elle a compris quelle était sa place. Depuis six mois, elle tâtonne dans son habit de première dame. «Ça fait très peur au début. On ne sait pas ce qu'il faut faire, explique-t-elle. Ensuite, on apprend, comme vous à l'école.» Elle cherche toujours la bonne limite et parfois elle se retrouve encore sous le feu des critiques: lorsqu'elle s'entretient avec des militants opposés au projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, ou encore lorsqu'elle porte plainte contre un livre qui traite de sa vie privée et fait appel au soutien de son compagnon dans une lettre transmise à la justice par son avocat.

Les questions des élèves la font sourire: ce sont les mêmes que les journalistes, voire «en pire», lâche-t-elle sans agacement. Les avantages et les inconvénients de sa situation? «L'avantage, c'est d'être là aujourd'hui. De pouvoir voyager. C'est un avantage que j'avais déjà auparavant dans ma profession. L'inconvénient, c'est de perdre un peu de sa liberté, d'abandonner un peu de ce que l'on est soi-même.» La journaliste a du mal à l'accepter. D'ailleurs, elle termine cette discussion d'adulte, engagée par des enfants, par une formule comme un aveu de franchise. «Je suis la compagne de François Hollande avant d'être celle du président. C'est de l'homme dont je suis tombée amoureuse, pas d'un président.» Elle n'a pas tout à fait choisi d'être là où elle est, c'est son souci.

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Hollande reconnaît les "souffrances" infligées à l'Algérie par la colonisation Le Monde.fr avec AFP | 19.12.2012 à 08h08• Mis à jour le 20.12.2012 à 10h02

François Hollande a déclaré, jeudi 20 décembre à Alger, reconnaître "les souffrances que la colonisation a infligées au peuple algérien". Il s'exprimait devant les parlementaires algériens, au deuxième jour de sa visite d'Etat. Parmi ces souffrances, il a cité "les massacres de Sétif, de Guelma et de Kherrata" qui "demeurent ancrés dans la mémoire et dans la conscience des Algériens". Il a également dénoncé un système colonial "profondément injuste et brutal".

La veille, M. Hollande avait affirmé qu'il n'était pas venu en Algérie, mercredi, "faire repentance ou excuses". "Je viens dire ce qu'est la vérité, ce qu'est l'histoire", avait-il précisé au début d'une visite de trente-six heures.

"CE VOYAGE, IL EST SUR L'AVENIR"

"J'ai toujours été clair sur cette question : vérité sur le passé, vérité sur la colonisation, vérité sur la guerre avec ses drames, ses tragédies, vérité sur les mémoires blessées", avait-il précisé en réponse à une question sur les demandes d'excuses ou de repentance qui se sont élevées en Algérie. "Mais en même temps, volonté de faire que le passé ne nous empêche pas au contraire de faire le travail pour l'avenir.", avait ajouté François Hollande.

Plus tard, dans un entretien avec France 2, le chef de l'Etat s'était expliqué sur la différence entre ses propos passés quand il était premier secrétaire du PS – il avait dit alors que la France devait "encore des excuses au peuple algérien" – et ses déclarations actuelles, il a répondu : "Moi, je suis président de la République, j'engage la France, je n'engage pas un parti." Interrogé pendant sa conférence de presse sur le fait de savoir s'il s'inscrivait en rupture par rapport à ses prédécesseurs Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, M. Hollande a répondu par la négative.

Une dizaine de partis politiques, dont quatre islamistes, ont dénoncé en amont de la visite de M. Hollande en Algérie "le refus des autorités françaises de reconnaître, excuser ou indemniser, matériellement et moralement, les crimes commis par la France coloniale en Algérie". Mais des milliers d'Algérois ont accueilli le président de la République français et son homologue algérien, Abdelaziz Bouteflika, qui ont emprunté à pied, mercredi, sur plusieurs centaines de mètres, le boulevard du front de mer d'Alger, pavoisé aux couleurs des deux pays.

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Vœux aux Français http://www.elysee.fr/declarations/article/v-ux-aux-francais/

Chers Compatriotes, de Métropole, de l’Outremer et de l’étranger, nous avons toutes les ressources pour réussir à la condition de nous retrouver sur l’essentiel. Et si nous pouvons parfois débattre de grandes questions de société et ce sera le cas en 2013, la France est la France quand elle va de l’avant sur l’égalité des droits -y compris le mariage pour tous, sur la démocratie -y compris le non cumul des mandats, et sur le respect de la dignité humaine -y compris lors de la fin de la vie.

La France est également elle-même quand elle défend ses valeurs dans le monde.

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Elle l’a fait en Afghanistan. Sa mission est achevée. Comme je l’avais promis, toutes nos forces combattantes sont rentrées à Noël. J’exprime ma reconnaissance à nos soldats pour leur courage et je salue la mémoire de ceux qui sont morts pour la France. Ils sont 88. Et je n’oublie pas les blessés : ils sont plus de 700.

C’est toujours au nom de ces valeurs que la France soutient en Syrie l’opposition à la dictature. Et, au Mali, les peuples africains dans leur lutte contre la menace terroriste.

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Le Point.fr - Publié le 25/01/2013 à 19:40 - Modifié le 25/01/2013 à 20:01 Élysée : Florence Cassez accueillie par Valérie Trierweiler La jeune femme, libérée après sept ans de prison au Mexique, a salué le rôle déterminant de François Hollande dans sa libération.

Florence Cassez est arrivée vendredi soir à l'Élysée avec sa famille pour être reçue par le président François Hollande, dont elle a salué la veille le rôle déterminant dans sa libération après une incarcération de sept ans au Mexique. Florence Cassez a été accueillie sur le perron de l'Élysée par la compagne du président, Valérie Trierweiler, qui l'a embrassée. Elle était suivie de plusieurs membres de sa famille, dont ses parents, de son avocat, Frank Berton, et du responsable de son comité de soutien, Jean-Luc Roméro. Mme Trierweiler a également embrassé toutes les personnes accompagnant la jeune femme.

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PARIS (AFP) - Au lendemain de son retour très médiatisé sur le sol français, Florence Cassez a été reçue vendredi soir à l'Elysée par François Hollande qu'elle a remercié pour son rôle en faveur de sa libération, dans une sobre et brève déclaration sur le perron de l'Elysée. http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20130125.AFP1727/florence-cassez-recue-a-l-elysee-a-remercie-francois-hollande-dans-la-sobriete.html

"Je l'ai remercié bien sûr et je lui ai expliqué le bonheur que je ressentais aujourd'hui à être ici en France, dans mon pays avec mes parents, avec les miens, avec mes amis", a déclaré la Française de 38 ans libérée jeudi après sept ans de détention au Mexique pour des enlèvements qu'elle a toujours niés.

La jeune femme, accompagnée de sa famille et de membres de son comité de soutien, a été accueillie et raccompagnée sur le perron de l'Elysée par la compagne du chef de l'Etat Valérie Trierweiler, le président de la République restant discrètement en retrait, après un entretien de plus d'une heure.

Souriante, entourée de son père et de sa mère, Florence Cassez a également eu un mot pour Mme Trierweiler qui l'a soutenue pendant sa détention, notamment en lui envoyant régulièrement des colis. "Valérie m'a beaucoup aidée comme vous le savez tous et je l'ai remerciée également", a-t-elle dit à la presse massée dans la cour de l'Elysée.

Interrogée sur le fait de savoir si elle rencontrerait prochainement l'ex-président Nicolas Sarkozy qui avait également activement oeuvré pour sa libération, elle a répondu : "Je ne sais pas".

Le matin, sur BFMTV et RMC, Florence Cassez avait écarté tout risque d'être récupérée politiquement. "Nicolas Sarkozy a été très important, il m'a sauvé la vie (...) Maintenant François Hollande a repris le flambeau d'une manière différente mais de façon tout aussi extraordinaire. Je dis au diable la récupération politique!"

L'entourage de M. Sarkozy avait auparavant indiqué qu'il ne comptait pas communiquer sur le lieu ni le moment d'une éventuelle rencontre, voulant en faire "un moment privé".

Chassé-croisé insolite

Une demi-heure avant l'arrivée de Florence Cassez, Frigide Barjot, exubérante porte-voix des opposants au mariage homosexuel, était arrivée à l'Elysée pour un bref entretien avec M. Hollande.

Un chassé-croisé insolite mais les deux jeunes femmes ne se sont pas croisées, Mme Barjot étant sortie discrètement par une aile du Palais présidentiel, loin des projecteurs. Tout en déplorant avoir dû quitter le Palais présidentiel "par les communs", la meneuse du collectif "La manif pour tous" s'est félicitée d'un entretien "consistant et sympathique" avec le chef de l'Etat et assuré l'avoir "ébranlé". Elle confirmé un appel aux opposants au projet de loi à manifester le 2 février prochain.

M. Hollande, comme prévu, a maintenu sa détermination à faire voter le projet de loi ouvrant le droit au mariage et l'adoption pour les couples homosexuels, écartant de nouveau l'idée d'un référendum.

Pendant ce temps, plusieurs opposants au mariage homosexuel s'étaient rassemblés à proximité du palais de l'Elysée, où les rues proches avaient été barrées par d'importantes forces de police.

Pour les jours à venir, Florence Cassez devrait rester au moins une partie du week-end à Paris. Après un dîner à la brasserie du Bristol, jeudi, Jean-Luc Roméro compte l'accompagner samedi soir au Banana Café, bar homosexuel du quartier des Halles, soulignant que l'établissement l'avait "beaucoup soutenue pendant ses sept ans de captivité".

Samedi soir, la jeune Nordiste sera sur le plateau de Paul Amar (France 5), a indiqué le conseiller régional PS, transfuge de l'UMP, et défenseur des homosexuels.

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Mariage gay : Trierweiler monte au front Par Fabienne Cosnay http://www.europe1.fr/Politique/Mariage-gay-Trierweiler-monte-au-front-1394629/ Publié le 28 janvier 2013 à 08h13Mis à jour le 28 janvier 2013 à 12h51

La Première dame a rappelé qu'elle menait "ce combat pour l'égalité depuis longtemps".

Le rendez-vous. Valérie Trierweiler faisait partie, dimanche soir, des nombreuses personnalités qui ont participé à la soirée citoyenne en faveur du "mariage pour tous", au Théâtre du Rond-Point, à Paris. Organisée par Pierre Bergé et le metteur en scène Jean-Michel Ribes, cette soirée qui a duré près de quatre heures, a été présentée comme le prolongement de la manifestation, l'après-midi même dans les rues de Paris, des partisans du mariage pour tous.

>> PHOTO - Le baiser des députés PS

L'engagement. En marge de cette soirée, la Première dame a rappelé son engagement en faveur du mariage pour tous. "C'est un combat pour l'égalité que je mène depuis longtemps et cela me semblait évident d'être aux côtés de ceux qui se battent pour cette cause", a expliqué Valérie Trierweiler. "Il n'y a pas de sous-citoyens, tout le monde doit avoir le même droit, y compris pour le mariage", a ajouté la compagne de François Hollande.

Alors que le débat parlementaire sur le texte débute mardi, Valérie Trierweiler se veut confiante. "Je crois que ça passera à l'Assemblée, il suffit de faire les comptes mais il faut quand même se mobiliser avant", a conclu la Première dame.

Témoin d'un mariage gay.

Alors que François Hollande reste relativement en retrait sur le dossier, sa compagne, Valérie Trierweiler affiche clairement son engagement en faveur du mariage pour tous. Le 3 décembre, la Première dame avait annoncé qu'elle serait témoin au mariage d'un couple d'amis homosexuels, dès que la loi sera adoptée.

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MALI. Tombouctou salue le "sauveur" Hollande Créé le 02-02-2013 à 16h52 - Mis à jour à 22h15 Par Christophe Boltanski http://tempsreel.nouvelobs.com/guerre-au-mali/20130202.OBS7562/mali-tombouctou-salue-le-sauveur-hollande.html

Massés par milliers devant l’ancestrale mosquée Sankoré, ils attendent depuis le matin sous le soleil pour saluer leur "sauveur". Tout Tombouctou est là. Du moins ceux qui n’ont pas fui la ville au cours des dix derniers mois. Quelques jeunes hôtesses arborent des teeshirts barrés d’un "Merci la France". De vieux notables se drapent dans le drapeau tricolore. Déployée en force, l’armée française contrôle tous les accès de la place.

La fête aurait presque des allures d’une époque révolue sans la présence, modeste, de quelques militaires maliens. Les cris et les roulements de tambours redoublent quand François Hollande surgit d’une 4x4 noire, encadrée par une dizaine de véhicules blindés. Accompagné par son homologue malien par intérim, Dioncounda Traoré, le Président s’offre un bain de foule, au cœur de la cité des 333 saints.

"Saint" Hollande

"Tout le monde veut le féliciter. Hollande est devenu aujourd’hui notre 334ème saint", s’écrie al-Husseini Hadja Yakwé, un garagiste de 25 ans, venu avec quatre amis."Sans les Français, jamais les bandits n’auraient quitté Tombouctou", lance Ibrahim Touré, un vieux notable, maçon de son métier. "Nous étions prisonniers des islamistes. C’est notre liberté que nous célébrons", ajoute Ichrach Yatara.

Flanqué de Jean-Yves Le Drian et de Laurent Fabius, ses ministres de la Défense et des Affaires étrangers, François Hollande fait une rapide tournée des dommages causés à une ville inscrite au patrimoine de l’humanité. Il s’arrête notamment à la mosquée Djingareyber, dont les deux mausolées ont été détruits, ainsi qu’au Ahmed Baba Institute, une bibliothèque entièrement pillée qui abritait certains des plus précieux textes du moyen-âge, certains antérieurs à l’islam. Irina Bokova, la directrice générale de l’Unesco, incluse dans la délégation, estime que "5 à 10%" des 300.000 manuscrits de Tombouctou auraient été brûlés. "Quant aux mausolées classés par l’Unesco, 11 ont été entièrement rasés", ajoute-t-elle. Mais nous les reconstruirons. Nous avons déjà réunis les plans détaillés de tous ces sites".

Engager la difficile réconciliation

François Hollande ne pouvait pas choisir meilleur moment pour se rendre au Mali. Ses troupes n’ont encore subi aucun revers. En trois semaines, elles ont reconquis toutes les grandes villes du nord, presque sans coup férir. La traque des rebelles islamistes cachés dans les replis du massif des Ifoghas, une mission qui s’annonce beaucoup plus ardue, ne fait que commencer. Tout comme les difficiles tractations avec les autorités maliennes pour les convaincre de prendre langue avec les indépendantistes touaregs. "Le dialogue politique doit déboucher sur un grand compromis entre le Nord et le Sud", explique Pascal Canfin, le secrétaire d’Etat au développement, dont la présence au Mali est un signe des nouvelles priorités du moment.

Un long processus doit maintenant débuté, plein de chausse-trappe, jusqu’à la tenue d’élections démocratiques. Avant de remonter à bord de son Transall, François Hollande prend la parole dans un aéroport transformé depuis sa prise par les parachutistes français, en garnison. "Vous avez accompli une mission exceptionnelle !", proclame-t-il devant ses troupes, un parterre de soldats du 2e Rep, du 2e et 21ème Rima. Avant d’ajouter : "avec l’armée malienne". "Je pense notamment au parachutage sur cet aéroport que j’ai suivi heure par heure. Vous êtes entrés…". Il s’arrête de nouveau et corrige : "Je veux dire, les Maliens sont entrés dans la ville de Tombouctou après que vous l’ayez sécurisé (…) mais le combat n’est pas terminé et ce serait une erreur de penser que parce que nous avons réussi à sécuriser les villes nous pouvons nous arrêter là."

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Benoit XVI, la petite blague de Hollande, le silence d’Ayrault, le tweet imbecile d’une ministre Par GUILLAUME TABARD | 12/02/2013 | 06:16 http://blogs.lesechos.fr/guillaume-tabard/benoit-xvi-la-petite-blague-de-hollande-le-silence-d-ayrault-le-tweet-a12500.html

La démission de Benoit XVI a suscité de très nombreuses réactions dans le monde. Comment qualifier la réaction de François Hollande ?

Si l’on compare la réaction de François Hollande à celle de Barack Obama qui a exprimé à Benoit XVI sa « reconnaissance » et ses « prières » et qui a adressé ses « vœux » aux cardinaux qui vont élire son successeur, la réaction de François Hollande parait distante, voire désinvolte.
« la décision courageuse du pape suscite le respect », a dit hier matin le président français mais avant d’ajouter aussitôt : « la République n’a pas à faire davantage de commentaire sur ce qui appartient d’abord à l’Eglise ». C’est un peu court car, croyant ou pas croyant, on ne peut pas ignorer que le Pape, pasteur d’une communauté d’un milliard de personnes, est aussi un chef d’Etat dont la voix compte dans le monde et qui peut donc appeler des « commentaires » d’un homologue, fut-il d’un pays comme la France qui brandit la laïcité en étendard.

Et puis surtout, lors d’une conférence de presse aux côtés du président nigérien, François Hollande n’a pas résisté à faire de l’ironie en lançant : « nous n’aurons pas de candidat ». Un mot accompagné d’un sourire satisfait qui semble dire qu’il ne prend pas très au sérieux l’élection d’un pape.
Une ironie qui blessera bien des catholiques.
Tout comme le tweet, pour tout dire imbécile, de la ministre des personnages âgées, Michèle Delaunay qui s’est cru maligne en tweetant « Benoit XVI a omis de me consulter avant de prendre sa décision ».
Quant à Jean-Marc Ayrault, il n’a pas oublié de faire un communiqué pour saluer ce week-end les Victoires de la musique. Mais sur le Pape, pas un mot.

Sans nier la séparation de l’Eglise et de l’Etat, sans nier les divergences entre l’Eglise et le gouvernement, on se dit que les dirigeants français auraient pu être un peu plus inspirés par un événement inédit sinon historique.

Cette réaction s’explique-t-elle par l’opposition de l’Eglise au mariage homosexuel ?

Il est indéniable que l’Eglise catholique est hostile à plusieurs projets du gouvernement socialiste comme le mariage et l’adoption pour les homosexuels mais aussi l’autorisation de la recherche de l’embryon, qui arrive bientôt à l’Assemblée, ou l’euthanasie.
A la veille de Noël, s’appuyant sur un texte du grand rabbin de France Gilles Bernheim, Benoit XVI avait ainsi mis en garde contre les « atteintes à l’authentique forme de la famille ».

Mais au-delà, on peut parler de rendez-vous manqué entre François Hollande et Benoît XVI. Tout simplement, ils ne se connaissaient pas. Le Pape démissionnaire était venu à Paris en 2008 ; Nicolas Sarkozy était à l’Elysée. Et Sarkozy, qui était intéressé par les questions religieuses, avait été plusieurs fois rencontré Benoit XVI. François Hollande, lui, n’a pas eu le temps de le rencontrer et pour tout dire, ne semblait pas pressé de le rencontrer. Benoit XVI rappelait aux nations européennes leurs racines chrétiennes ; François Hollande, lui, se situe dans une société post-chrétienne. Entre eux, ce ne fut pas le choc frontal, ce fut plutôt l’indifférence cordiale.

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14 février 2013. Inde, toujours plus grande :

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Valérie Trierweiler en furie contre le patron de Match: "Journal de merde!" Par LEXPRESS.fr 20 février 2013 13.00

La rumeur courrait depuis quelques temps et l'édition du Canard Enchaîné de ce jour semble bien le confirmer: il y a de l'eau dans le gaz entre Valérie Trierweiler et le patron de Paris Match, Olivier Royant. On savait en effet que les rapports entre la Première Dame et son employeur n'étaient pas emprunts d'une grande affection. Jusqu'à le dernier incident en date, que relate l'hebdomadaire satirique.

En cause la dernière couverture de Match, illustrée d'une photo du couple présidentiel. "Parenthèse amoureuse ", titre l'hebdo d'Olivier Royant, qui publie une série de photos de François Hollande et de Valérie Trierweiler marchant, bras-dessus, bras-dessous dans les allées du jardin du Luxembourg.

A en croire Le Canard, bien informé, cet article, que la compagne de François Hollande a découvert le 7 février, sans en avoir été informée, a déclenché un bel esclandre. " Je viens de découvrir ton journal de merde! Et ses photos de merde!", aurait tonné Trierweiler, laissant un message au vitriol sur la boite vocale de son directeur.

Et l'hebdomadaire d'ajouter que l'auteur de ce fameux article sacrilège, Mariana Grépinet, s'est vu " blacklisté " par la Première Dame, lors du récent voyage de François Hollande, en Inde, qu'elle n'a pas pu du coup " couvrir " pour son journal.

Cet épisode, toute en éruptions, va indiscutablement laisser des traces. D'autant que ce n'est pas le premier accroc, loin s'en faut. Les relations entre Olivier Royant et l'intéressée n'ont cessé de se dégrader au fil des mois, malgré les efforts du premier.

Se pose en vérité toute la question, récurrente, de l'ambigüité du statut hybride de Valérie Trierweiler. A vouloir conserver à tous prix un strapontin à Paris Match, cette dernière en est venue à oublier que son statut de Première Dame devenait difficilement compatible avec la ligne éditoriale d'un journal, dont l'Elysée et son locataire sont une matière première.

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"Sarkozy ? Tu ne le verras plus" - 23/02/13 à 16h00 Salon de l'Agriculture
L'humour de Hollande ne fait pas rire à l'UMP Par lefigaro.fr Mis à jour le 24/02/2013 à 18:24 | publié le 24/02/2013 à 14:54

Des responsables de l'UMP se sont offusqués d'une petite phrase du chef de l'État qui a déclaré samedi à un enfant au Salon de l'agriculture qu'il n'aurait plus l'occasion de voir Nicolas Sarkozy.

Une première visite du Salon de l'agriculture et un trait d'humour qui passe mal. À une fillette qui samedi sur un stand où il s'arrêtait lui a lancé «je n'ai jamais vu Nicolas Sarkozy», François Hollande a répondu dans un sourire «bah, tu ne le verras plus!», suscitant des rires dans le cortège présidentiel, selon des images de iTélé, relayées et partagées depuis hier après-midi. Plusieurs figures de l'UMP ont depuis jugé cet échange de mauvais goût.

Nathalie Kosciusko-Morizet a ainsi estimé que François Hollande avait insulté les «millions de Français» qui ont voté pour Nicolas Sarkozy. «C'est une mauvaise blague, donc c'est un dérapage. Ça n'a pas sa place dans la bouche d'un président de la République», a-t-elle déclaré.
L'ancien ministre de l'Agriculture de Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire, a quant à lui jugé sur France 5 que «le bon mot de François Hollande (traduisait) une sorte de mépris de la fonction présidentielle».

«François Hollande ne fait plus rire les Français et derrière M. Petites-Blagues se cache beaucoup de petitesse vis-à-vis de son prédécesseur et beaucoup de mépris vis-à-vis des Français (...) qui ont voté pour lui», a renchéri Luc Chatel. L'ancien ministre de l'Education nationale a fait valoir que les Français n'avaient pas élu un «chansonnier» mais quelqu'un qui puisse les sortir de la crise. «Donc, de grâce, Hollande, soyez à la hauteur de vos fonctions», a-t-il ajouté.

Dans un communiqué, l'ancien secrétaire d'Etat Frédéric Lefebvre a estimé que «sa phrase maladroite sur Sarkozy est lourde de sous-entendus, de calculs politiciens et en plus à une petite fille de 6 ou 7 ans!». «C'est déplacé», selon ce proche de l'ex-président. Joint par RTL, le député des Hauts-de-Seine Patrick Balkany y a vu un «manque d'éducation.»

Nicolas Sarkozy avait pour sa part défrayé la chronique lors de sa première visite de chef de l'Etat au Salon de l'agriculture en lançant «Casse-toi, pauv'con» à un visiteur qui refusait de lui serrer la main.

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Hollande rencontre Poutine en Russie : non, les droits de l'Homme n'ont pas été oubliés Par Pascal Boniface Directeur de l'IRIS Modifié le 01-03-2013 à 16h49 http://leplus.nouvelobs.com/contribution/793176-hollande-rencontre-poutine-en-russie-non-les-droits-de-l-homme-n-ont-pas-ete-oublies.html

LE PLUS. François Hollande était mercredi et jeudi en visite officielle en Russie. Il lui a été reproché un manque de fermeté et de conviction sur la question des droits de l'Homme. Faux, répond Pascal Boniface, directeur de l'Iris et membre de la délégation qui accompagnait le président.

Ambiance glaciale lors de la rencontre franco-russe ?

Certes François Hollande est moins démonstratif que ne l’était son prédécesseur et effectivement, la proximité personnelle affichée par Nicolas Sarkozy et Vladimir Poutine ne se retrouve pas dans ses propres relations avec le président russe. Il est d’ailleurs de bon ton de rappeler qu’initialement, avant le développement de cette relation amicale et chaleureuse, Nicolas Sarkozy avait affirmé qu’il ne serrerait jamais la main de Vladimir Poutine, passant ainsi d’un extrême à l’autre.

Si effectivement aucune amitié personnelle n’a été affichée entre Poutine et Hollande, on a pu constater de bonnes relations de travail. Quelques plaisanteries ont même été échangées, comme c’est souvent le cas avec le président français. Au final, les deux chefs d’État ne se connaissent pas beaucoup, se rencontrant seulement pour la seconde fois. Il existe effectivement des divergences importantes sur certaines questions politiques, mais les deux présidents ont eu une conduite, si elle n’était ni chaleureuse ni glaciale, plutôt courtoise et professionnelle.

Les droits de l’Homme oubliés ? Faux

Beaucoup ont interpellé François Hollande pour qu’il ne manque pas de promouvoir les droits de l’Homme. Et curieusement, certains journalistes en poste à Moscou m’ont alerté sur le fait que leur rédaction en chef ne posait que des questions sur les droits de l’Homme, mais occultaient en grande partie les autres dossiers. J’ai également rencontré des correspondants sur place qui estimaient que leurs directions nationales donnaient une importance démesurée aux droits humains. [1]

En réponse à cela, François Hollande a eu une très bonne formule au cours de la conférence de presse en disant que lorsqu’il y avait des problèmes de droits de l’Homme, il les évoquait pour qu’ils soient réglés et non pas brandis. Effectivement, il ne s’agit pas d’avoir des postures qui ne changent rien et le fait de faire des leçons en direct et en public aux Russes sur la question des droits humains ne fait pas avancer d’un iota les dossiers et a plutôt tendance au contraire à les crisper.

Il faut également prendre en considération que, depuis des siècles, les Russes ont le sentiment que les Occidentaux les prennent de haut et leur disent ce qui doit être fait ou non et ils se révoltent contre cela.

François Hollande a par ailleurs donné une interview à une radio d’opposition. Il a eu une réunion, qui a duré plus d’une heure, avec des membres de la société civile, des opposants, l’association "Memorial", une représentante écologiste, une journaliste d’opposition, etc. : le dialogue a été très franc.

Ainsi, François Hollande s’est occupé de ce problème, affirmant que les droits de l’Homme faisaient partie de la politique extérieure de la France, mais qu’en même temps, elle ne peut pas se résumer à cela. Opposer commerce et droits de l’Homme est quelque part très superficiel et un peu manichéen. Comme l’a dit le président français aux membres de la société civile, si les Russes achètent des biens à la France, ce n’est pas parce que la France se tait sur les droits de l’Homme – ce qu’elle ne fait pas précisément –, mais c’est parce que les produits sont intéressants technologiquement et correspondent à leurs besoins.

Aussi, dire que les droits de l’Homme ont été oubliés est faux : ils ont été évoqués en public et en privé, l’opposition a été reçue. Quel dirigeant étranger serait à même de sommer avec succès la Russie de modifier complètement sa politique ? Il y a des soucis sur les droits humains, les représentants de la société civile rencontrés disent que la situation s’est durcie mais, d’un autre côté, elle s’est durcie parce que cette société civile progresse et s’organise de mieux en mieux.

Pour améliorer l’état du monde, il faut partir de ce qui existe

Lors de la conférence de presse, Hollande et Poutine ont tâché de mettre en avant leurs convergences plutôt que leurs divergences. Ainsi, il faut tout d’abord noter que, pour la première fois, Poutine a dit publiquement que la Russie soutenait l’action et la politique de la France au Mali : cela représente une reconnaissance publique extrêmement importante.

Concernant la Syrie, il existe effectivement un accord sur le maintien de l’intégrité territoriale du pays, de son non-éclatement, Vladimir Poutine et François Hollande en ont parlé pendant la conférence de presse et c’est un point sur lequel ils sont d’accord. Les deux présidents s’accordent aussi sur la nécessité d’une solution politique, mais la divergence sur ce point-là est de taille : la France estime que cette solution politique doit se faire sans Bachar al-Assad alors que la Russie estime que le président syrien peut faire partie de ce plan. Ainsi, même si Vladimir Poutine a dit pendant la conférence de presse que François Hollande avait fait des propositions intéressantes et a montré en cela le début timide et très partiel d’une légère inflexion positive de la Russie, il est clair que sur ce dossier les positions restent éloignées.

D’ailleurs, François Hollande a dit lui-même qu’il était très difficile que des marches parallèles se rencontrent. S’il y a pour l’instant une divergence d’appréciation sur la question syrienne qui reste forte, il y a par contre, outre le Mali, un très fort rapprochement sur le dossier iranien.

Il y a des divergences entre Paris et Moscou, c’est indéniable, mais il est tout aussi évident que dans le monde réel et non dans le monde rêvé, la France ne peut pas avoir des relations qu’avec des pays qui lui ressemblent. Pour améliorer l’état du monde, il faut partir de ce qui existe. Hollande et Poutine sont là au moins jusqu’en 2017 et 2018 ; ils doivent travailler sur leurs convergences sans oublier leurs divergences.

[1] Pascal Boniface a fait partie de la délégation française qui accompagnait François Hollande à Moscou.

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http://www.liberation.fr/politiques/2013/03/05/accord-sur-l-emploi-la-cgt-et-fo-descendent-dans-la-rue_886325 Plusieurs dizaines de milliers de manifestants battent le pavé contre l’accord sur l’emploi

Plusieurs dizaines de milliers de manifestants ont battu le pavé mardi à Paris et autres cités, à l’appel de la CGT, FO, FSU et Solidaires, épaulés par le Front de Gauche et quelques élus PS, pour appeler les parlementaires à ne pas adopter en l’état le projet de loi sur l’emploi, «l’accord de la honte».

Selon la CGT et FO, plus de 200.000 personnes ont manifesté dans l’ensemble du pays, dans 175 cortèges, ce qui constitue un «véritable succès», selon elles. Le défilé parisien a rassemblé 9.000 personnes, selon la police, 30.000, selon la CGT.

«Tous les paragraphes de l’accord consistent à fragiliser les salariés, à remettre en cause le contrat de travail», a affirmé Bernard Thibault, numéro un de la CGT, au départ du cortège parisien de la place du Châtelet vers l’Assemblée nationale. «On veut influencer la réflexion des parlementaires. C’est un premier rendez-vous. On ne va pas laisser ce texte en l’état», a-t-il prévenu.

«Nous allons continuer notre pression sur les parlementaires», a renchéri Jean-Claude Mailly, numéro un de FO, qui, une première, manifestait en tandem aux côtés de son homologue de la CGT.

L’autre grande centrale, la CFDT, signataire de l’accord, était prise pour cible: «Avec FO et la CGT, sénateurs et députés, dites non à l’accord Medef-CFDT», scandaient les manifestants. «Régression sociale, ça suffit», «Ayraullande trahissent le peuple», lisait-on sur des pancartes.

Des parlementaires de l’aile gauche du PS étaient là: la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann est venue dire son «soutien à ces organisations qui représentent plus de salariés que les signataires de l’accord. Un accord en absolu déséquilibre en faveur du patronat. Nous proposons de l’amender».

«Je respecte l’accord conclu mais je ne serai pas un greffier. Je veux pouvoir rééquilibrer le texte», a abondé le député PS
Jérôme Guedj.

Les leaders du Front de gauche étaient aussi présents. «On n’a pas élu des députés pour avaliser les écrits du Medef», a tonné Jean-Luc Mélenchon.

Le projet de loi sur «la sécurisation de l’emploi», transcription fidèle par le gouvernement d’un accord paraphé le 11 janvier par le patronat et trois syndicats - CFDT, CFTC, CFE-CGC- sera présenté au Conseil des ministres mercredi. Le débat à l’Assemblée s’ouvrira début avril en procédure d’urgence et se poursuivra au Sénat fin avril. «Début mai ce texte sera applicable», selon le ministre du Travail Michel Sapin.

Le gouvernement insiste pour que «l’équilibre» du texte soit maintenu. Il y va de la «crédibilité» de la méthode gouvernementale, a prévenu le chef de file des députés PS, Bruno le Roux.

«Députés, refusez de voter la loi du Medef qui démolit le code du travail», lançaient à Marseille, des salariés d’ArcelorMittal, des Moulins Maurel, d’Air France, Fralib, notamment. Bravant des bourrasques de vent mêlé de pluie, entre 4.000 (police) et 25.000 (syndicats) manifestants entonnaient: «on ne laissera pas le Medef faire la loi dans ce pays».

A Lyon, entre 2.300 et 7.000 personnes ont défilé vers la place Bellecour. Des représentants d’entreprises comme Renault véhicules industriels brandissaient une pancarte dénonçant «l’accord de la honte».

A Toulouse, entre 1.800 et 5.000 manifestants ont dénoncé «l’accord scélérat du 11 janvier». Le cortège a été rejoint par des militants du Front de gauche, du NPA et de LO. «Notre mobilisation pèsera sur les parlementaires», estime Serge Cambou, responsable FO. A Bordeaux, entre 2.000 et 6.000 personnes ont manifesté dans le centre-ville.

Thierry Lepaon, futur secrétaire général de la CGT, était à la tête du cortège à Lille qui a rassemblé entre 3.500 et 5.000 personnes, notamment des salariés d’ArcelorMittal à Dunkerque, de PSA à Valenciennes.

«Mieux vaut des lasagnes au cheval que des ânes au gouvernail!»

L’humour était au rendez-vous: «Mieux vaut des lasagnes au cheval que des ânes au gouvernail!», lisait-on sur une pancarte du millier de manifestants à Pau (Pyrénées-Atlantiques). A Bayonne ils étaient entre 800 et 1.200 manifestants.

Quelque 1.100 personnes ont défilé à Strasbourg. «Feu vert au Medef, Honte aux signataires», lisait-on sur une banderole. A Rennes 3.000 personnes ont manifesté selon la CGT. A Nantes entre 2.100 et 5.500, à Rouen entre 1.800 et 4.000.

Le défilé au Mans a réuni quelque 3.000 personnes, selon un correspondant de l’AFP. Elles étaient 1.550 à Clermont-Ferrand, selon la préfecture, parmi lesquelles plus de 200 employés de Michelin.

Entre 620 et 800 personnes ont défilé à Besançon jusqu’à la permanence du PS. Le trafic des transports publics est assuré à 70% au centre-ville. Elles étaient 500 à Belfort, 1.100 à Douai, 700 à Bourges, entre 1.200 et 2.000 à Nice.

Dans l’ensemble du pays le trafic des trains était normal, à l’exception du RER D (deux trains sur trois) et de la ligne Paris-Nice.

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"Le 8 mars c'est toute l'année" : le combat pour la parité, c'est pas gagné Modifié le 08-03-2013 à 16h56 Par Elodie Mielczareck Édité et parrainé parHélène Decommer Sémiologue

LE PLUS. À la veille de la Journée des droits des femmes s'est déroulée la soirée "Le 8 mars c'est toute l'année", l'occasion d'inviter têtes pensantes et têtes d'affiches pour débattre de ce sujet jamais résolu : quid de la parité en France ? Une bonne intention, certes. Mais pour la sémiologue Elodie Mielczareck, la route pour l'égalité homme-femme est encore longue et semée d'embuches.

Le 7 mars au Palais de la Cité des Sciences et de l’Industrie était organisé l’événement "Le 8 mars c’est toute l’année", en présence du président de la République et de la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem.

Nous nous sommes particulièrement intéressés au discours de François Hollande et la scénographie globale de l’événement (scène, couleur des projecteurs, etc.). Retour sur une bonne initiative qui montre tout de même qu'il y a encore du chemin à faire...

Une initiative à saluer

"Le 8 mars c’est toute l’année" permet de mettre fin à l’incongruité d’une "journée de LA femme". Au moins, le projet est clair : il faut que ça bouge, et pas seulement pendant une journée ! Mouvement que l’on retrouve au sein même du logo, qui reprend l’iconographie bien connue des illustrations de Rodchenko.

On retrouve donc les connotés de "mouvement populaire", de "message à faire passer", d'"appel à la foule", etc. Une approche plutôt intéressante, quand le sujet de la place des femmes dans notre société actuelle passe pour poussiéreux pour la majorité des Français (le féminisme est souvent vu comme une cause ringarde, qui n’est plus d’actualité – pourtant, les derniers chiffres de l’INSEE montrent une toute autre réalité).

Un François Hollande grandiloquent

Le gouvernement montre ici sa volonté de faire de la place des femmes au sein de la société une véritable priorité. Le discours de François Hollande n’aura de cesse de rassurer le public sur sa réelle motivation à considérer ce débat comme structurant de la société française : "depuis 10 mois j’ai demandé au gouvernement d’agir dans 4 directions", "fait appliquer le dispositif de sanction", "fut adopté", "donne désormais", "au cœur du débat depuis la Conférence sociale".

De l’imparfait, du passé simple, du présent et un "je" qui martèle le discours à de nombreuses reprises : des signes qui véhiculent l’engagement et la volonté d’agir.

Les monologues masculins

Il y avait à peu près 90% de femmes dans le public... la place des femmes au sein de la société reste donc une histoire de bonnes-femmes ! On peut facilement comprendre que le débat ne pourra avancer que s'il est paritairement partagé.

L’événement a entendu beaucoup de femmes sur ses planches (associations, Françoise Héritier, etc.) et des témoignages projetés (Jaoui, Thuram, médécin, etc.) fort intéressants, qui rendent compte d’une réalité toujours inégale entre les genres.

Mais, surprise, dans la scénographie même de l’événement, seules deux personnes ont pris la parole, seules sur scène devant un pupitre, pendant plus de cinq minutes sans interruption, et ce sont deux hommes : François Hollande et le père de Malala, accompagnée d’une gentille traductrice, assise à quelques mètres de là.

Or la mise en scène très "institutionnelle" de ces deux interventions – fond bleu marqué (versus l’éclairage mauve ou rose pour les autres intervenantEs), monologue (versus interview, échange avec une journaliste pour les intervenantEs).

Les femmes appelées uniquement par leur prénom

Symboliquement, la rencontre à lieu à la Cité des Sciences et de l’Industrie, un univers typiquement masculin : c’est une réalité, alors que les femmes sont brillantes sur les bancs des prépas et des universités, elles désertent les postes de direction et, alors qu’une femme a les mêmes capacités cognitives qu’un homme, reste toujours vivace le stéréotype du "tu es nulle en maths ma fille".

Et le fait que ces deux intervenants ne soient JAMAIS nommés uniquement par leur prénom SEUL, me laisse penser que l'on est encore loin, dans les codes conscientisés ou non, d’une mise en scène égalitaire dans la prise de parole en public.

Les autres intervenantEs qui viennent s’exprimer sur les planches n’auront le droit qu’‘à leur prénom. D’ailleurs Elise Lucet, à force de répéter "Françoise", "mais Françoise", "alors Françoise" à Françoise Héritier, nous a fait un beau lapsus "François" : je me demande si elle appellerait n’importe quel philosophe, sociologue ou scientifique par son prénom.

Je parle au-delà de la connivence, quel stéréotype silencieusement véhiculé tous les jours au JT est tolérable quand il donne pour statut aux femmes uniquement celui de leur prénom ? (Voir le rapport "Image des Femmes dans les Médias", 2008. Les chiffres sont éloquents).

En parler au futur, est-ce vraiment engageant ?

Le discours de François Hollande est prioritairement tourné au futur (occurrences incomptables tellement il y en a !) : "Une attention particulière sera (...)", "le programme sera déployé", "il y aura donc un projet de loi", "les procureurs devront" etc. Bien sûr, l’agenda prévu sur toute l’année invite à comprendre que pour les événements n’ayant pas encore eu lieu, il faille en parler au futur.

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A Dijon, Hollande à la reconquête de son ami Rebsamen http://www.lexpress.fr/actualite/politique/a-dijon-hollande-a-la-reconquete-de-son-ami-rebsamen_1230788.html Par Marie Simon, publié le 11/03/2013 à 15:40

Parmi les Français que François Hollande veut reconquérir en entamant une série de déplacements sur le terrain, François Rebsamen. Le sénateur-maire de Dijon, où le président se rend ce lundi, mène la fronde contre le non-cumul des mandats.

François Hollande a un programme chargé à Dijon où il se rend lundi et mardi... Le président tient bien sûr à montrer qu'il aime le contact avec les Français. On peut aussi y voir une tentative de diversion alors que l'année 2013 regorge de rendez-vous à hauts risques pour la majorité. Peut-être tente-t-il aussi de fuir la vague de froid qui s'abat sur la France depuis la façade nord-ouest? Moins hasardeux: il va essayer de reconquérir un ami échaudé, François Rebsamen, sénateur-maire de la ville.

Le Figaro raconte les coulisses de leur rencontre de préparation, à l'Elysée. François Hollande, main tendue: "Quand je me déplace sur le terrain, c'est aussi pour faire plaisir à mes amis. C'est pourquoi je viens chez toi." François Rebsamen, aigre-doux: "C'est normal, tu en avais pris l'engagement pendant la campagne. On préfère accueillir un président qu'un candidat battu. Mais bon. Si tu avais perdu, on t'aurait accueilli quand même." Fin du dialogue rapporté, entre le président et son ancien n°2 lorsqu'il était Premier secrétaire du PS.

Il ne veut pas du non-cumul des mandats au Sénat

L'objet du désamour entre les deux amis historiques: le non-cumul des mandats, qui sera présenté avant la fin de mars en Conseil des ministres. "Vous connaissez ma position", glissait le chef de file des socialistes du Sénat lors de ses voeux à la presse fin janvier, avant de la décliner pour la énième fois... Non, François Rebsamen ne veut pas du non-cumul des mandats, pourtant inscrit dans le projet du PS et dans le catalogue de promesses de François Hollande pendant la campagne pour l'élection présidentielle. Il n'en veut surtout pas pour le Sénat, au point de demander une exception pour les sénateurs, si cette mesure devait voir le jour.

Le texte risquerait de participer à "l'embouteillage législatif" dans les mois à venir, met en garde François Rebsamen, pour se faire entendre par les socialistes et le gouvernement. Gouvernement qu'il appelle d'ailleurs à davantage de "cohérence": "On ne peut pas avoir tous les jours différentes annonces des ministres. Il faut arrêter le concours Lépine des propositions fiscales." De la "cohérence", il en demande aussi à François Hollande qui doit "donner du sens" à sa politique et faire de la "pédagogie".

« Un peu plus de pédagogie et moins de populisme permettrait un débat plus rationnel »

Il utilisait ce même mot, en janvier dernier, pour évoquer le non-cumul des mandats. "Un peu plus de pédagogie et moins de populisme permettrait un débat plus rationnel", estimait-il, en ajoutant: "Il est facile de se faire applaudir sur des tréteaux en pourfendant le cumul au prétexte du renouvellement de la vie politique", alors que beaucoup de Français n'y voient qu'une "sanction pour la classe politique nationale qu'ils tiennent en piètre estime", selon lui.

Harlem Désir appréciera. Le Premier secrétaire du PS - un poste que François Rebsamen visait au printemps 2012 - s'est lui aussi engagé dans la bataille, mais dans le camp des plus ardents défenseurs de cette mesure. Il voudrait même la voir appliquée dès 2014, et non en 2017 comme le recommande le Conseil d'Etat. Quitte à en faire un peu trop. "Il joue le parti contre le président pour exister. C'est débile!" confiait récemment un conseiller de François Hollande à L'Express.

Entre François Rebsamen, Harlem Désir et un parti divisé sur la question, comment François Hollande va-t-il gérer le dossier? Il placera peut-être un mot sur le non-cumul des mandats lors de son discours aux "forces vives" à la mairie de Dijon, sur le territoire de François Rebsamen. Mais un mot de compromis alors, pour ne pas ruiner des semaines d'opération déminage.

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Paris et Londres veulent livrer des armes aux rebelles syriens http://www.lefigaro.fr/international/2013/03/14/01003-20130314ARTFIG00506-paris-et-londres-veulent-livrer-des-armes-aux-rebelles-syriens.php Mis à jour le 15/03/2013 à 01:03 | publié le 14/03/2013 à 14:44

Imposant la question syrienne au sommet, François Hollande a demandé jeudi aux Européens de lever l'embargo sur les armes de guerre en faveur de la révolte contre Bachar el-Assad, sans exclure de passer outre si ses partenaires s'y refusaient. «Nous souhaitons que les Européens lèvent l'embargo (…), c'est ce que je vais dire à mes collègues, a dit le président en arrivant à Bruxelles. La France doit d'abord convaincre ses partenaires. Si d'aventure il devait y avoir un blocage, alors la France prendrait ses responsabilités (…) Mais elle doit aussi prendre ses responsabilités. On ne peut pas laisser un peuple se faire massacrer par un régime qui a démontré qu'il refuse toute discussion politique.»

Paris peut compter sur le soutien résolu de Londres. Dès mardi, le premier ministre David Cameron avait annoncé que faute d'accord européen, il entendait agir «comme bon (lui) semble» pour livrer des armes à la rébellion syrienne. Dans un contraste saisissant avec l'acrimonie franco-britannique du dernier sommet, les deux hommes se sont retrouvés pour un tête-à-tête avant le huis clos à vingt-sept.

Les rebelles réclament des armes antichars

L'objectif affiché est de faire monter la pression politique sur le régime el-Assad pour qu'il accepte enfin le dialogue avec une opposition que la France a été la première à reconnaître. Il ne s'agit «pas d'aller vers une guerre totale» et «la France n'écarte pas une issue politique» à l'avenir, insiste le chef de l'Etat. Mais à l'instant présent, «nous devons considérer que les solutions politiques ont échoué».

Mais en coulisses, les deux côtés de la Manche s'activent pour passer à l'acte. L'une des options serait de livrer des missiles sol-air aux rebelles syriens, désarmés face à l'aviation du régime. Dans une récente interview au Figaro, le général Salim Idriss, nouveau chef de l'Armée syrienne libre, réclamait aussi des armes antichars et des munitions pour les pièces d'artillerie prises à l'ennemi.

«Il faut aller extrêmement vite»

La France et le Royaume-Uni sont exaspérés par l'inertie européenne face à l'aggravation du conflit syrien et l'entêtement du régime. À l'échelon européen, l'embargo ne peut être levé qu'à l'unanimité à moins d'attendre qu'il ne s'éteigne de lui-même à la fin mai. Paris et Londres semblent bien plus pressés.

Entretenant la pression, Laurent Fabius compte obtenir une réponse dans les semaines qui viennent. «Il faut aller extrêmement vite (…) On ne peut pas accepter ce déséquilibre actuel avec, d'un côté, l'Iran et la Russie qui livrent des armes à Bachar et, de l'autre, des résistants qui ne peuvent pas se défendre», disait-il mercredi sur France Info.

Entre Européens, la discussion pourrait atteindre son moment de vérité la semaine prochaine, lors d'un rendez-vous informel des chefs de la diplomatie à Dublin. L'alternative offerte par Paris et Londres est simple: soit lever l'embargo, peut-être à contrecœur, soit le voir ouvertement torpillé par les deux pays de l'UE qui pèsent le plus lourd diplomatiquement et militairement.

Dans un geste peut-être calculé, François Hollande a aussi réussi à mettre Angela Merkel en position inconfortable, au début d'un sommet européen en principe centré sur la croissance et les dérapages budgétaires. Sur la Syrie, le rendez-vous de Bruxelles pourrait se jouer à front renversé, dans un rapprochement inédit Hollande-Cameron, face à la chancelière.

Jusqu'à ces derniers jours, l'Allemagne a défendu à tous crins les vertus de l'embargo contre «une course à l'armement» qui pourrait embraser tout le Proche-Orient. Jeudi après-midi, le chef de la diplomatie Guido Westerwelle a paru enclencher la marche arrière en se disant «prêt à rouvrir immédiatement la discussion» si deux partenaires «importants» le jugent nécessaire.

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Jérôme Cahuzac, quatre mois de mensonges et de démentis Le Monde | 02.04.2013 à 18h53 • Mis à jour le 02.04.2013 à 19h02

Depuis quatre mois, Jérôme Cahuzac n'a eu de cesse de démentir les accusations portées contre lui par Mediapart. D'abord véhémentes, ses dénégations se sont faites plus floues. Finalement, l'ex-ministre du budget a reconnu dans une note publiée sur son blog, à 15 h 52 mardi 2 avril, l'existence "d'un compte bancaire (...) depuis une vingtaine d'années".

4 décembre : "Je n'ai jamais disposé d'un compte en Suisse ou ailleurs à l'étranger. Jamais." A peine Mediapart a-t-il publié son premier article que le ministre du budget réagit dans un communiqué sur son blog. "Je réitère le démenti formel que j'ai apporté directement auprès de Mediapart : je n'ai jamais disposé d'un compte en Suisse ou ailleurs à l'étranger. Jamais. J'invite avec force l'ensemble des médias à ne pas reprendre des propos diffamatoires portant gravement atteinte à mon honneur", écrit-il. Sur son compte Twitter, il tient des propos similaires.

Lire nos explications : Que risque Jérôme Cahuzac ?

5 décembre : Les "yeux dans les yeux" avec François Hollande. Dès le lendemain des révélations, un Jérôme Cahuzac très offensif est dans les matinales radio pour démentir des accusations "délirantes". Sur RTL : "Mes accusateurs devront prouver que leurs accusations sont fondées. Ils auront du mal. J'ignore ce qu'il en est de leurs intentions et des éléments dont ils disposent, j'aimerais qu'ils les montrent."

Dans l'après-midi, il est interrogé par le député Daniel Fasquelle (UMP), et lui répond sans détour : "Je démens catégoriquement les allégations contenues sur le site Mediapart. Je n'ai pas, je n'ai eu jamais eu de compte à l'étranger. Ni maintenant ni avant."

Puis, c'est à François Hollande qu'il jure, "les yeux dans les yeux", son innocence, selon les informations du Monde. "Si tu me dis que tu n'es pas au courant, je te défendrai", dit M. Hollande. "Je n'ai pas de compte en Suisse", répond-t-il. "Alors je te défendrai", conclut le président.

Lire le récit : Jérôme Cahuzac : 'Je suis dans une lessiveuse épouvantable'

19 décembre : "Il y a 4-5 secondes où, effectivement, ça peut être moi, mais il se trouve que ce n'est pas moi." France Inter révèle que Jérôme Cahuzac s'est confié devant plusieurs journalistes de la radio, soulignant à plusieurs reprises : "En tous cas, ce n'est pas moi !" à propos de l'enregistrement diffusé par Mediapart, sur lequel on entend un homme dire : "Ça me fait chier d'avoir un compte ouvert là-bas, l'UBS c'est quand même pas forcément la plus planquée des banques". "Sur les 3 minutes 40 d'enregistrement, reconnaît-il, il y a 4-5 secondes où effectivement ça peut être moi, mais il se trouve que ce n'est pas moi." Il assure que son frère Antoine a écouté l'enregistrement et aurait dit : "Ce n'est pas lui car la personne qui parle bute sur les mots, or mon frère ne bute jamais sur les mots."

8 janvier : "Il y a d'autres métiers dans la vie que ministre." Alors que la justice a ouvert une enquête préliminaire au chef de blanchiment de fraude fiscale, Jérôme Cahuzac maintient les apparences, au moins de façade. Dans un communiqué diffusé par son avocat, il se dit satisfait de l'ouverture de cette enquête, et pense que "cette démarche permettra, comme il l'a toujours affirmé, de démontrer sa complète innocence des accusations absurdes dont il fait l'objet". Mais en privé, le ministre perd un peu pied. Dans une scène rapportée par Le Monde, lors d'une galette des rois où sont aussi conviés Manuel Valls et son avocat Gilles August, il lâche : "Il y a d'autres métiers dans la vie que ministre."

9 janvier : Moscovici monte au créneau. Interrogé sur Europe 1, le ministre des finances se dit convaincu de l'innocence de son collègue. Il en veut pour preuve une conversation qu'il a eue récemment avec M. Cahuzac : "Quand quelqu'un avec qui je travaille bien, qui est un ami, se met en face de moi et me dit les yeux dans les yeux : 'Voilà, je n'ai pas de compte en Suisse', j'ai confiance."

Lire nos explications : Si vous n'avez rien suivi de l'affaire Cahuzac

8 février : "Je n'ai pas cédé et je ne céderai pas." Jérôme Cahuzac profite de la demande de coopération faite par le gouvernement français à la Suisse pour répéter une nouvelle fois qu'il "n'a jamais eu de compte en Suisse". "La réponse apportée par la Suisse permettra, je l'espère, d'en finir avec ces saletés", ajoute-t-il, tout en soulignant qu'il n'a pas eu connaissance du document transmis par la banque UBS. Il affirme à Jean-Jacques Bourdin sur RTL n'avoir "à aucun moment pensé à démissionner. Pourquoi démissionner quand on est innocent ? Je n'ai pas cédé et je ne céderai pas."

9 février : "Il n'y a aucune place au doute." Le Journal du dimanche, citant des sources proches du ministre des finances, Pierre Moscovici, assure qu'un document transmis par les autorités helvètes confirme que Jérôme Cahuzac n'a pas détenu de compte dans ce pays entre 2006 et 2012. "Il n'y a aucune place au doute dans la réponse transmise par la Suisse", martèle l'entourage de M. Moscovici. Mais aucun média n'aura accès à ce fameux document.

Début mars : "Ce n'est pas moi, parce que ça ne peut pas être moi." Dans un article publié le 21 mars, au lendemain de la démission, Le Nouvel Observateur rapporte ces propos du minstre tenus dans la semaine du 11 mars. Aux questions de l'hebdomadaire, qui veut savoir pourquoi il ne dit pas clairement ne pas être l'homme sur l'enregistrement, il répond : "Pourquoi nier l'accessoire quand on dément l'essentiel ?", puis "Ce n'est pas moi parce que ça ne peut pas être moi".

19 mars : "J'en ai marre. Je n'en peux plus..." Peu après après l'ouverture d'une information judiciaire contre X pour blanchiment de fraude fiscale, des socialistes l'entendent dire après des questions au gouvernement : "J'en ai marre. Je n'en peux plus..." Dans la foulée, il annonce sa démission. Là encore, il maintient une façade optimiste : "Cela ne change rien ni à mon innocence ni au caractère calomniateur des accusations lancées contre moi."

2 avril : "J'ai été pris dans une spirale du mensonge et je m'y suis fourvoyé." Le désormais ex-ministre du budget reconnaît finalement sur son blog, après l'annonce de révélations imminentes par Le Canard Enchaîné, qu'il détenait bien un compte bancaire à l'étranger depuis vingt ans. Le ministre est mis en examen pour "blanchiment de fraude fiscale".

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VIDEO. Hollande : «Jérôme Cahuzac n'a bénéficié d'aucune protection» Pauline Théveniaud | Publié le 03.04.2013, 11h33 | Mise à jour : 13h31 http://www.leparisien.fr/politique/video-hollande-jerome-cahuzac-n-a-beneficie-d-aucune-protection-03-04-2013-2693529.php

«Je sais ce que ça représente pour les Français, cette blessure.» Le corps raide, la voix ferme, quasi-martiale, François Hollande a réagi ce mercredi aux dernières évolutions de l'affaire Cahuzac. Dans son intervention, enregistrée à l'Elysée, le président de la République a tenu à affirmer que Jérôme Cahuzac n'a en rien été protégé par l'exécutif. Et à montrer qu'il avait pris la mesure de l'onde de choc provoquée par les aveux de son ex-ministre du Budget en annonçant une série de mesures.

Le chef de l'Etat, décidé à ne pas laisser son seul Premier ministre monter au créneau, s'est exprimé avant de s'envoler pour le Maroc, où il doit effectuer un déplacement. Alors que des voix s'interrogent à droite sur l'implication de l'exécutif dans cette affaire, il a fait cette mise au point : «Jérôme Cahuzac n'a bénéficié d'aucune protection autre que celle de la présomption d'innocence.»

Hollande dénonce un «outrage fait à la République»

Le chef de l'Etat souligné qu'il avait «appris hier avec stupéfaction et colère» le mensonge de Jérôme Cahuzac. En somme, il aurait pris connaissance en même temps que le reste du pays des aveux de son ancien ministre. Dans une déclaration publiée sur son blog, ce dernier a reconnu, mardi en fin d'après-midi, détenir un compte à l'étranger «depuis une vingtaine d’années», sur lequel «environ 600 000 €» sont déposés.

«Il a trompé les plus hautes autorités du pays : le chef de l'Etat le gouvernement, le Parlement et à travers lui tous les Français», a martelé le président de la République. Ne cachant pas sa colère, il a qualifié ces faits de «faute impardonnable» et même d'«outrage fait à la République». «Toute la lumière sera faite», a certifié François Hollande, réaffirmant «l'indépendance de la justice».

Hollande promet trois mesures

Soucieux de montrer qu'il a pris la mesure du «choc ce qui vient de se produire», de ce «grave manquement à la morale républicaine», le président de la République a annoncé «trois décisions». «D'abord renforcer l'indépendance de la justice» par une «réforme du Conseil Supérieur de la Magistrature». «Ensuite, a ajouté le chef de l'Etat, lutter de manière impitoyable contre les conflits entre les intérêts publics et les intérêts privés.» Pour ce faire, il s'agira d'«assurer la publication et le contrôle sur les patrimoines des ministres et de tous les parlementaires». Enfin, «les élus condamnés pénalement pour fraude fiscale ou pour corruption seront interdits de tout mandat public».

Évoquant la «défaillance d'un homme», François Hollande a promis que «l'exemplarité des responsables publics sera totale». «Je n'en dévierai pas et les Français doivent en être certains», a-t-il conclu.

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Et, pendant ce temps, François Hollande au Maroc... Le Monde | 04.04.2013 à 11h18 • Mis à jour le 04.04.2013 à 11h55 Par David Revault d'Allonnes http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/04/04/et-pendant-ce-temps-francois-hollande-au-maroc_3153536_823448.html

La déclaration télévisée de François Hollande, enregistrée à l'Elysée juste avant le décollage, n'a rien changé à l'affaire. Le président et son équipe entendaient ainsi déminer a minima le terrain avant sa visite d'Etat au Maroc et "éviter d'exporter nos problèmes domestiques", dit un conseiller. Mais la première journée du déplacement dans le royaume chérifien, mercredi 3 avril, ne pouvait qu'être polluée par le cas Cahuzac.

Au vu de l'incendie politique qui s'étend à Paris, les images du voyage du chef de l'Etat, accueilli par Mohammed VI avec la pompe qui sied à l'aéroport, puis apparu avec le roi sur la place où avait été organisé un "accueil populaire" au moment précis où une grosse averse se déclenchait, ne pouvaient qu'apparaître décalées. "Ça montre aussi que le monde ne s'arrête pas à l'affaire Cahuzac", tente un ministre. Mais la contrainte de l'agenda présidentiel, qui éloigne M. Hollande de l'œil du cyclone, en cette crise politique majeure, ne tombe pas au mieux. "Certes, ça fournit des images régaliennes. Mais ça n'aurait pas été plus mal d'être à Paris", consent un de ses collaborateurs.

"TRISTESSE"

Dans la délégation, proches et collaborateurs du président demeurent sous le choc. "Il nous a eus, enrage un autre conseiller, visant Jérôme Cahuzac. J'ai envie de lui en coller une !" Au conseil des ministres, le matin même, M. Hollande avait pourtant tenté d'utiliser l'affaire pour promettre des lendemains moraux et remobiliser l'équipe. "Tout le monde a signé une charte. Tout le monde doit la respecter", avait-il indiqué, expliquant à ses ministres que l'affaire devait "conforter notre exigence de République exemplaire". Mais le moral des ministres, lui, est bel et bien au plus bas.

"Ça pèse. On a beau signer des accords, on pense à ce qui va nous arriver quand on va rentrer", glisse le ministre de l'agriculture, Stéphane Le Foll, en sortant d'une "cérémonie de signature d'accords et contrats bilatéraux" au palais royal. "Il y a un fond de tristesse, une blessure", concède Yamina Benguigui, ministre déléguée à la francophonie. "C'est tout notre travail qui est piétiné", s'insurge Frédéric Cuvillier, ministre délégué aux transports. "C'est extrêmement pénible, et c'est mauvais pour tout le monde, pas seulement pour la gauche", diagnostique le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius.

Quant au président, difficile de lire l'intensité de la secousse politique sur son visage qui ne laisse, comme à l'accoutumée, transparaître aucune émotion. De toute cette journée, M. Hollande n'a pas consenti le moindre mot public sur l'affaire. Tout juste cette très légère allusion, dans un discours prononcé devant la communauté française au lycée Lyautey : "Nous avons nos problèmes, nous avons nos oppositions, nos séparations, nos difficultés. Nous les connaissons. Nous essayons de les réduire, aussi bien les clivages inutiles que les difficultés qui ne sont jamais insurmontables.

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Bartolone veut dissuader Cahuzac de revenir à l'Assemblée 5 avril 2013 à 14:11 (Mis à jour: 16:00) Par LAURE EQUY

Juridiquement, rien n'empêche l'ex-ministre du Budget de retrouver son siège à partir du 19 avril. Mais pour le président PS de l'Assemblée, «sa place n’est plus» parmi les députés.

Jérôme Cahuzac bientôt de retour sur les bancs de l’Assemblée nationale ? Après la déflagration politique provoquée par ses révélations sur son compte en Suisse, le scénario paraît, bien sûr, incongru. Pourtant, l’ex-ministre du Budget, réélu dans son fief du Lot-et-Garonne aux législatives de juin 2012, ne semblerait pas totalement l’écarter, à entendre Claude Bartolone, ce vendredi sur France Info.

«Lorsque je peux lui faire passer des messages, j’essaie de lui faire comprendre que sa place n’est plus à l’Assemblée nationale», explique le président socialiste du Palais Bourbon, très embarrassé, qui dit avoir eu l'intéressé au téléphone dans la journée de jeudi.

Sur un plan strictement juridique, rien ne l’en empêche : mis en examen, mardi, dans la foulée de ses aveux, pour blanchiment de fraude fiscale, Cahuzac n’est pas condamné, à ce jour, à une peine d’inéligibilité. Et la révision constitutionnelle de 2008 permet à un ministre de retrouver son siège, dans un délai de trente jours après son départ du gouvernement, sans passer par une élection partielle. Cette mesure ménageait une sortie en douceur aux membres d’un gouvernement en cas de remaniement ou de démission. Cahuzac ayant renoncé à son poste de ministre du Budget le 19 mars, il pourrait automatiquement redevenir député le 19 avril. En théorie.

«Il y a les textes et il y a le contexte»

Mais comme Bartolone le résumera, plus tard dans la journée, lors d'un point-presse dans les couloirs du Palais Bourbon, «il y a les textes et il y a le contexte». Au delà des «questions de droit», il estime, lui, que «compte tenu de l’attitude qui a été la sienne», un tel retour «ne serait pas une bonne chose, ni pour lui, ni pour le pays». Il fait là allusion au démenti «catégorique» de Jérôme Cahuzac dans l’hémicycle de l’Assemblée. Le 5 décembre, visé par le scoop de Mediapart et interrogé par le député UMP Daniel Fasquelle, il se défendait vivement, sous les applaudissements de la gauche: «Je n’ai jamais eu de compte à l’étranger, ni maintenant, ni avant. J’ai saisi la justice [...] et c’est devant la justice que je m’expliquerai en attendant des éléments probants qui à ce jour font défaut.»

«Compte tenu de l’offense qu’a représenté son expression, aussi forte devant tous les députés, c’est très difficile pour lui de revenir», reprend Bartolone sur France Info, espérant que l’ancien président de la puissante commission des finances, élu pour la première fois député en 1997, «aura la force de reconnaître qu’il y a des symboles qui ne sont pas acceptables». Quoi qu’il en soit, Cahuzac ne bénéficiera pas d'une immunité parlementaire, les faits qui lui sont reprochés remontant «à un moment où il n'était pas député. Son statut ne le protégerait pas.»

Depuis la nomination de Cahuzac au gouvernement en juin 2012, c’est son suppléant, Jean-Claude Gouget, qui occupe son siège, pour la 3e circonscription du Lot-et-Garonne. Si l'ex-ministre adressait finalement à Claude Bartolone un courrier stipulant qu'il ne souhaite pas redevenir député, une législative partielle serait alors convoquée.

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Cahuzac bientôt suspendu du GODF (bis) le 5 avril 2013 12H24 | par François Koch http://blogs.lexpress.fr/lumiere-franc-macon/2013/04/05/cahuzac-bientot-suspendu-du-godf-bis/

Le Conseil de l’ordre du GODF réuni ce 5 avril de 11 h à midi a décidé à l’unanimité de saisir la Chambre Suprême de Justice Maçonnique (CSJM) d’une demande de suspension du frère Jérôme Cahuzac.

La CSJM, le pouvoir judiciaire interne à l’obédience, est composée de 17 frères élus par les 17 Régions du GODF.

Selon le Grand Maître José Gulino, la CSJM devrait rendre sa décision sur la demande du Conseil de l’Ordre de suspendre le frère Jérôme Cahuzac dans environ deux semaines.

Le dignitaire ajoute que ce n’est qu’après une condamnation définitive par la justice de la République, que Jérôme Cahuzac pourra être radié du GODF.

Le gigantesque retentissement de l’Affaire Cahuzac a conduit son obédience à agir vite et à le faire savoir publiquement par voie de communiqué.

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Cahuzac veut redevenir député sans«mettre un orteil» au Palais Bourbon Home ACTUALITE Politique Par Anne Rovan Mis à jour le 05/04/2013 à 20:10 Publié le 05/04/2013 à 15:59 http://www.lefigaro.fr/politique/2013/04/05/01002-20130405ARTFIG00444-jerome-cahuzac-veut-revenir-a-l-assemblee-nationale.php?page=&pagination=5

La mise en garde du Parti socialiste est claire: «Nous sommes contre son retour. S'il revient à l'Assemblée nationale, il sera au ban de la famille socialiste et au ban de la République. Jérôme Cahuzac est quelqu'un qui n'a plus sa place en politique.» À l'image de ce proche de Harlem Désir, beaucoup de dirigeants PS ont été ulcérés d'apprendre vendredi que l'ancien ministre souhaitait redevenir député du Lot-et-Garonne.

Contraint de quitter le gouvernement le 19 mars en raison de nouvelles révélations sur ses comptes bancaires non déclarés à l'étranger l'ex-ministre du Budget a fait part de son souhait de revenir au Palais Bourbon au cours d'une conversation téléphonique qu'il a eue récemment avec le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone. «J'essaie de lui faire comprendre qu'il ne peut pas le faire, a expliqué vendredi matin Bartolone sur France Info. Ce n'est pas la justice qui l'en empêche, il n'a pas été condamné, mais, compte tenu de son attitude, ce ne serait pas une bonne chose, ni pour lui ni pour le pays.»

« Je ne l'ai pas senti fragilisé ou abattu. Jérôme Cahuzac a envie de bien finir ce qu'il a entamé. Il réfléchit. »

Yannick Lemarchand, proche collaborateur de Jérôme Cahuzac à Villeneuve-sur-Lot. Depuis la révision constitutionnelle de 2008, un ministre a effectivement la possibilité de récupérer automatiquement son siège de parlementaire un mois après son départ du gouvernement. S'il ne le souhaite pas, une législative partielle est alors organisée.

Quelques jours seulement après avoir avoué qu'il détient bien des comptes non déclarés à l'étranger et alors que plusieurs de ses amis proches le disent très déprimé, Cahuzac songe donc à son avenir. Le Figaro s'en était fait l'écho cette semaine. Yannick Lemarchand, qui fut durant de longues années le plus proche collaborateur de Jérôme Cahuzac à sa mairie de Villeneuve-sur-Lot et avait eu un échange téléphonique avec lui mercredi matin, confiait: «Il réfléchit à ses prochaines activités et à sa vie politique. Il n'a pas encore décidé s'il revenait à l'Assemblée.» Lemarchand ajoutait: «Je ne l'ai pas senti fragilisé ou abattu. Jérôme Cahuzac a envie de bien finir ce qu'il a entamé. Il réfléchit.»

Honoraires d'avocat

S'il songe à redevenir député, Jérôme Cahuzac envisage toutefois de ne pas être aussi assidu qu'il l'avait été durant toutes ses années passées dans l'Hémicycle. «Il a prévu ne pas revenir physiquement à l'Assemblée tant que son affaire n'aura pas été jugée. Il n'y mettra pas un orteil», assure un proche de l'ex-ministre. Ses motivations sont-elles financières? Après tout, un député gagne 13.512 € brut par mois et Cahuzac s'est récemment plaint auprès d'un député PS des honoraires d'avocat qu'il a à supporter. «Il ne fait pas cela pour l'argent, assure ce proche de Cahuzac. Il sait ce qui a été dit sur lui cette semaine. Il a pris tellement de coups qu'il n'est pas à un coup près. Cela ne peut pas être pire que ces derniers jours.» Cet ami conclut: «N'oubliez pas que Jérôme Cahuzac est un boxeur.»

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Bartolone : la publication du patrimoine est "dangereuse pour la démocratie" Le Point.fr - Publié le 16/04/2013 à 13:33 - Modifié le 16/04/2013 à 18:55

Dans une lettre que Le Point.fr a consultée, le président de l'Assemblée nationale se rebiffe contre "l'adoption de toute mesure démagogique". http://www.lepoint.fr/politique/bartolone-la-publication-du-patrimoine-est-dangereuse-pour-la-democratie-16-04-2013-1655569_20.php

"Comme le prouve l'affaire Cahuzac, la publication de la déclaration de patrimoine est parfaitement inefficace pour prévenir toute tentative de fraude", clame Claude Bartolone, dans une lettre que Le Point.fr a pu consulter. Depuis plusieurs jours, le président de l'Assemblée nationale tente d'affirmer son rôle de patron des députés. Avant même la publication des patrimoines des ministres, il mettait en garde, dans un entretien accordé au Figaro, contre "toute initiative qui viendrait alimenter le populisme". "Rendre publics (les patrimoines), c'est du voyeurisme", soutenait Claude Bartolone. Ajoutant même : "La dérive individuelle de M. Cahuzac ne doit pas déboucher sur une culpabilité collective."

Or, l'ensemble des élus (députés, sénateurs, collectivités territoriales...) devrait bientôt être soumis à la publication de patrimoine. Le projet de loi de moralisation de la vie publique doit en effet être examiné en conseil des ministres le 24 avril. Lundi, le président de l'Assemblée nationale a réitéré ses réserves dans une lettre adressée à François Hollande, à Jean-Marc Ayrault et aux présidents des groupes de l'Assemblée nationale. Il ne faut pas, écrit-il, "confondre contrôle de la probité des parlementaires et intrusion généralisée malsaine dans leur vie privée". "La transparence absolue est un mythe. (...) Loin de rétablir le lien de confiance entre les citoyens et leurs élus, elle risque de nourrir la suspicion d'affaiblir la légitimité des élus de la nation", poursuit Claude Bartolone.

Une mesure "dangereuse pour la démocratie"

Claude Bartolone insiste sur les incohérences de la déclaration de patrimoine. "Il est constant qu'un fraudeur ne va pas déclarer le patrimoine qu'il a toujours tenté de cacher aux autorités", lâche-t-il. De même, le fraudeur a toujours la possibilité de transférer certains biens à sa famille. Le texte explicatif que le gouvernement a mis en ligne est très clair : "La déclaration de patrimoine ne comprend ainsi pas les biens propres du conjoint en cas de mariage sous le régime de la séparation de biens." "Loin de prévenir toute dérive, la publication des déclarations de patrimoine alimentera les dérives populistes et les tentatives de déstabilisation des élus (classement des plus gros patrimoines...)", conclut le président de l'Assemblée nationale.

Puis il soutient que "les déclarations de patrimoine ne sont pas rendues publiques dans les principales démocraties européennes". Et que cette idée "repose sur une confusion entre déclaration de patrimoine et déclarations d'intérêts". Le président de l'Assemblée nationale se satisferait de la création d'une haute autorité de la transparence de la vie publique, qui aurait l'indépendance et les pouvoirs nécessaires "à la vérification des déclarations qui lui sont transmises".

L'avis de Bartolone sur les incompatibilités

Claude Bartolone continue sa charge. "Ce serait une grave erreur d'interdire aux députés l'exercice d'une autre activité professionnelle", affirme-t-il. Cette mesure contribuerait, selon lui, à favoriser "un peu plus encore la surreprésentation des agents du secteur public" au sein de l'Assemblée. Et le président de l'Assemblée nationale de prendre un "exemple décrié" en France : le cumul avec la profession d'avocat, qui est, selon des travaux parlementaires, autorisé en Allemagne, en Espagne, en Grande-Bretagne ou encore en Italie.

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Jérôme Cahuzac et les laboratoires : Claude Evin dément toute « relation trouble » 18/04/2013 http://www.lequotidiendumedecin.fr/information/jerome-cahuzac-et-les-laboratoires-claude-evin-dement-toute-relation-trouble

L’ex-ministre de la Santé (PS) Claude Evin, dont Jérôme Cahuzac a été le conseiller médicament au ministère de la Santé, dément toute « relation trouble » entre son ex-conseiller et les laboratoires pharmaceutiques entre 1988 et 1990, dans un entretien accordé au Parisien/Aujourd’hui en France de jeudi.

« Du temps où il était conseiller technique chargé du médicament dans mon cabinet, il n’y a pas eu de relations troubles avec l’industrie pharmaceutique », affirme l’actuel directeur général de l’ARS d’Ile-de-France.

Absolument pas au courant

Claude Evin assure n’avoir pas été informé qu’un représentant du Syndicat national de l’industrie pharmaceutique (SNIP, ancien nom du LEEM) aurait alerté le ministère dès 1989 sur le fait que M. Cahuzac demandait trop d’argent, comme le rapportent plusieurs journaux : « je ne suis absolument pas au courant de cette histoire (...) en tout état de cause, ce ne sont pas des pratiques que j’aurais acceptées. (...) Je n’ai jamais été sollicité (sur ce sujet, N.D.L.R.) par le moindre représentant de l’industrie pharmaceutique ».

Quant aux témoignages de certains acteurs de l’époque, évoquant des remises des chèques par Jérôme Cahuzac, l’ancien ministre les balaie d’un revers de main : « Cela n’a jamais existé, assure-t-il, je n’ai jamais touché le moindre centime de Jérôme Cahuzac (...) je n’ai pas fait de la politique pour cela ».

Dans nos colonnes, Claude Evin avait déjà indiqué n’avoir « aucune raison de douter du travail rigoureux de [son] cabinet, et de Jérôme Cahuzac en particulier ».

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Ex-Otages : «C'est la vie qui a gagné» selon Hollande V.F. | Publié le 20.04.2013, 06h27 | Mise à jour : 08h32 http://www.leparisien.fr/politique/en-direct-les-7-ex-otages-du-cameroun-sont-arrives-en-france-20-04-2013-2743071.php

Les sept Français d'une même famille, dont quatre enfants, libérés vendredi sains et saufs après deux mois de captivité aux mains du groupe islamiste Boko Haram au Nigeria, sont arrivés samedi matin vers 6 heures en provenance de Yaoundé à l'aéroport d'Orly, au sud de Paris, où le président François Hollande est venu les accueillir.

La famille Moulin-Fournier a voyagé à bord du Falcon du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius qui a fait un aller-retour au Cameroun pour aller les chercher. Les trois adultes et quatre enfants âgés de 5 à 12 ans avaient été enlevés le 19 février alors qu'il étaient en vacances dans un parc national dans l'extrême-nord du Cameroun. Paris a attribué l'enlèvement à la secte Boko Haram, très active dans le nord-est du Nigeria. Le père, la mère et leurs quatre garçons résidaient depuis 2011 à Yaoundé, où Tanguy Moulin-Fournier est employé comme expatrié par GDF Suez. Cyril Moulin-Fournier, le frère de Tanguy, qui vit en Espagne, les avait rejoints pour des vacances.

Les autorités françaises et camerounaises ont indiqué que la famille avait été libérée dans la nuit de jeudi à vendredi à la frontière entre le Cameroun. Très peu d'informations ont filtré sur les conditions de cette libération, annoncée dès vendredi matin par la présidence camerounaise. François Hollande, qui avait remercié vendredi les autorités camerounaises et nigérianes ayant «travaillé à cette issue heureuse», avait fait valoir que «c'est en étant le plus discret possible que nous pouvons être les plus efficaces». Il avait également assuré que la France ne changeait pas son «principe», qui est «le non versement de rançons».

8 h 10. Mestrallet raconte «l'émotion extraordinaire» des retrouvailles. Le PDG de GDF Suez Gérard Mestrallet raconte samedi à son arrivée à l'aéroport d'Orly avec la famille Moulin-Fournier, «l'émotion extraordinaire» lorsqu'il a retrouvé la famille Moulin-Fournier la veille à l'ambassade de France à Yaoundé. «On est tombés dans les bras les uns les autres, avec Tanguy, son frère, son épouse Albane et les enfants» déclare le PDG de GDF. Mais «le moment le plus fort, c'est quand, avant de partir de Paris, j'ai réussi à joindre Tanguy au téléphone et qu'en entendant sa voix, j'avais un peu de mal à parler», confie le PDG du groupe, quelques instants après le départ de la famille Moulin-Fournier du pavillon d'honneur d'Orly.

7 heures. La famille Moulin-Fournier quitte l'aéroport d'Orly. Les sept membres de la famille Moulin-Fournier quitte l'aéroport d'Orly après avoir commenté leur libération. La famille amaigrie et fatiguée rejoint un hôtel parisien pour se reposer.

6 h 50. «C'est la vie qui a gagné» confie François Hollande. «Bienvenus chez vous en France même si je sais que vous voulez reprendre au plus vite votre vie au Cameroun. Aujourd'hui c'est la vie qui a gagné.» déclare le chef de l'Etat. «C'est la famille de la France qui est soulagée et heureuse», «c'est la joie qui nous saisit», dit François Hollande.

6 h 45. Très beau que la France puisse se réunir de cette manière clame Tanguy Moulin-Fournier. Le père de famille des otages remercie les autorités françaises après cette libération: «Je n'ai appris qu'hier la chaîne de solidarité en place pour notre libération. Je leur suis entièrement reconnaissant. C'est très beau que la France puisse se réunir de cette manière. C'est un grand moment d'être en France.»

6 h 42. Une pensée pour les enfants. François Hollande met en avant le courage des enfants de la famille Moulin-Fournier lors de cette libération: «J'ai une pensée pour les enfants de cette famille. Ils sont là comme si de rien n'était. Ils sont solides et ils ont pu retrouver la liberté après deux mois de détention. Ils y sont pour beaucoup.»

6 h 40. «Je veux remercier le Cameroun et le Nigeria» commente François Hollande. Le président français remercie le Cameroun et le Nigeria pour leur implication pour la libération des otages: «les autorités françaises ont fait leur devoir. Je n'en dirai pas plus sur les conditions de libération tout en saluant encore une fois le courage des otages. Je remercie aussi bien le Cameroun que le Nigeria, avec une"pensée particulière pour le président(camerounais Paul Biya, qui a eu ces derniers jours un rôle important».

6 h 35. «On s'en est sorti» déclare Tanguy Moulin-Fournier. Les premiers mots de Tanguy Moulin-Fournier, le père de famille, font passer une vive émotion dans la salle de l'aéroport d'Orly. «C'est une immense émotion et beaucoup de bonheur d'être libres après 60 jours très difficiles.»

6 h 10. Les sept otages descendent de l'avion. Les sept anciens otages, souriants, des couvertures sur les épaules pour se protéger du froid vif du petit matin,descendent de l'avion et tombent immédiatement dans les bras de leurs proches, avant de s'acheminer vers le pavillon d'honneur.

6 heures. L'avion des es ex-otages atterri à l'aéroport d'Orly. Le Falcon se pose sur l'aéroport d'Orly. La famille Moulin-Fournier va enfin pouvoir retrouver le sol français. Sur le tarmac la famille est attendue par une dizaine de membres de la famille des ex-otages et une soixantaine de journalistes.

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« La vie doit reprendre comme avant » Frédéric Gerschel | Publié le 21 avril 2013, 07h00 Tanguy Moulin-Fournier, l’ex-otage libéré jeudi, a confié hier vouloir repartir rapidement au Cameroun avec sa famille. http://www.leparisien.fr/la-vie-doit-reprendre-comme-avant-21-04-2013-2744905.php

C'est presqu'un miracle : détenus dans des conditions très dures pendant plus de deux mois, les sept membres de la famille Moulin-Foumier sont en bonne santé. Pas de signe apparent de déshydratation ni de malnutrition, même si les enfants sont amaigris et que le père, Tanguy, a lui-même avoué avoir perdu 14 kg.

Un premier examen rapide a été pratiqué à la résidence de France de Yaoundé (Cameroun) dans la nuit de jeudi à vendredi, juste après leur libération. Un second, plus poussé, a eu lieu dans l'avion médicalisé qui a ramené la famille à Paris, vendredi soir. « Un médecin, une infirmière et du matériel léger avaient spécialement été embarqués, détaille-t-on au Quai d'Orsay. Résultat : rien de grave à part évidemment beaucoup de fatigue. » Arrivés hier matin à Paris en compagnie de Laurent Fabius, les Moulin-Foumier ont été accueillis par François Hollande et sa compagne, Valérie Trierweiler.
Après avoir passé la journée dans un hôtel du XVè arrondissement, ils ont donné quelques détails sur leur détention, au 2O Heures de France 2.

Trois semaines à cinq sous une bâche de 16 m2

La famille,a d'abord passé trois semaines sous une bâche de 16 m2, sous les ronces. Puis a déménage « à la belle étoi1e » dans une clairière, sous un arbre, et dormi à même le sol. I1 fallait négocier de l'eau plusieurs fois par jour. Mais les ravisseurs ne se sont pas montrés menaçants, même si le dialogue avec eux a souvent été sommaire. Au moment de leur capture, les otages avaient réussi à prendre quelques livres qu'ils ont lus et relus durant leur captivité : « Les Fables de La Fontaine , « les Jeux olympiques dans la Grèce antique », « la Chèvre de monsieur Seguin ».

Dans les derniers jours, les ravisseurs ont amélioré l'ordinaire des captifs en leur foumissant des oeufs et des fruits. Signe, selon eux, qu'un dénouement était proche.
Tanguy, Albane et leurs quatre enfants âgés de 5 à 12 ans comptent retoumer au Cameroun rapidement. « La vie doit reprendre comme avant », a glissé, hier, le père de famille, en souriant. Frédéric Gerschel

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Le "mariage pour tous" définitivement adopté à l'Assemblée Le Monde.fr | 23.04.2013 à 17h06 • Mis à jour le 24.04.2013 à 07h52

Le projet de loi Taubira, qui ouvre le mariage et l'adoption aux couples de même sexe, a été définitivement adopté mardi 23 avril à l'Assemblée nationale. Le texte a été voté "conforme", c'est-à-dire sans modification par rapport à la version votée par le Sénat la semaine dernière.

C'est donc la fin d'un marathon législatif qui dure depuis le mois de janvier. La France est le quatorzième pays à ouvrir le mariage aux couples homosexuels, le neuvième en Europe.

Le texte a recueilli 331 voix pour et 225 voix contre. Claude Bartolone, le président de l'Assemblée nationale, a annoncé le résultat à la tribune : "Après 136 heures et 56 minutes, l'Assemblée a adopté le projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe."

INCIDENT DE SÉANCE

Peu avant le vote du texte, un incident venu des tribunes des visiteurs a perturbé la séance. Un individu a tenté de déployer une banderole avant d'être intercepté par le service de sécurité. Claude Bartolone a demandé vivement qu'on sorte "les ennemis de la démocratie". Tous les députés, gauche et droite confondues, ont salué le retour au calme en applaudissant.

Une fois le vote entériné, la droite a quitté l'Hémicycle, alors que Christiane Taubira prenait la parole. La garde des sceaux, qui a défendu le texte lors des débats, était visiblement très émue. Elle a lancé un message aux adolescents homosexuels, leur demandant de ne pas écouter les messages homophobes : "Si vous êtes pris de désespérance, balayez tout cela, (...) vous n'avez rien à vous reprocher." Habituée des citations lyriques, Mme Taubira a cette fois emprunté les mots de Nietzsche pour conclure son discours : "Les vérités tues – celles que l'on tait – deviennent vénéneuses."

LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL PREND LE RELAIS

L'opposition a saisi dans la foulée de ce vote le Conseil constitutionnel en déposant un recours pour obtenir la censure du texte. Les magistrats auront un mois pour se prononcer. S'ils ne censurent pas le texte, le président de la République pourra le promulguer. Les premiers mariages entre personnes de même sexe pourraient ainsi avoir lieu à la mi-juin.

Cependant, les opposants au mariage pour tous ne désarment pas. Ils ont prévu de poursuivre les manifestations malgré le vote définitif du texte. Des rassemblements sont prévus le 5 mai, puis le 26 mai à Paris, afin de poursuivre le mouvement de protestation.

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La Chine reçoit Valérie Massonneau :

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Premier mariage gay : 140 journalistes, 200 policiers Home ACTUALITE Société Par Delphine de Mallevoüe Mis à jour le 29/05/2013 à 11:06 Publié le 28/05/2013 à 17:55 http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/05/28/01016-20130528ARTFIG00552-un-dispositif-hors-normes-pour-le-premier-mariage-gay.php

Mesures draconiennes pour les médias venus en masse, présence policière renforcée… La Ville de Montpellier, où se déroule mercredi le premier mariage homosexuel en France, veut prévenir tout débordement.

La mairie de Montpellier est sur les dents. À l'occasion de la célébration du premier mariage homosexuel, elle a engagé un dispositif de sécurité et d'organisation hors norme. Des centaines de médias français mais aussi étrangers (140 journalistes accrédités) se sont enregistrés. La municipalité, qui a tout prévu d'un point de vue technique pour les retransmissions, est inflexible sur les consignes: tous les journalistes préalablement autorisés devront arriver entre 8 heures et midi, heure où «l'accès à la salle des cérémonies sera définitivement fermé», alors que ladite cérémonie est fixée à 17h30… Des journalistes cloîtrés «pour des questions de sécurité», explique un fonctionnaire chargé de l'organisation. «Plus personne ne pourra entrer, jusqu'à l'arrivée des invités», précisent les services de communication de la mairie.

Nul doute que les moyens seront à la hauteur de la tension. Les craintes sont assez sérieuses pour que la mairie ait annulé les retransmissions audio et vidéo initialement prévues sur les écrans géants dans la ville. La cérémonie sera seulement retransmise en direct sur le site Internet de la Ville. De même, le vin d'honneur offert à tous sur le parvis Georges-Frêche a été annulé. Il devait, selon le vœu des mariés et de la municipalité, symboliser «le caractère militant et citoyen de ce mariage pour tous», comme l'avait confié Vincent, l'un des mariés, il y a une semaine.

«Aucun trouble à l'ordre public ne sera toléré»

Les forces de l'ordre seront près de 200: pas moins de cent policiers assureront la sécurité, selon le directeur de cabinet du préfet Frédéric Loiseau, qui ajoute qu'un escadron de gendarmerie mobile - soit 80 gendarmes - a été appelé en renfort et sera en réserve si nécessaire.

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a prévenu dimanche les opposants au mariage homosexuel qu'il ne tolérerait «aucun trouble» lors des premières unions qui seront célébrées cette semaine. «Il serait intolérable que des individus viennent s'en prendre à ceux qui accomplissent un acte important pour leur vie. Aucun trouble à l'ordre public ne sera toléré», a affirmé le ministre.

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Premier mariage gay: pourquoi Najat Vallaud-Belkacem est la seule ministre à Montpellier Par Matthieu Deprieck, publié le 29/05/2013 à 15:37, mis à jour à 15:46 http://www.lexpress.fr/actualite/politique/premier-mariage-gay-pourquoi-najat-vallaud-belkacem-est-la-seule-ministre-a-montpellier_1252840.html

Ce mercredi après-midi, à 17h30, Vincent Autin et Bruno Boileau seront les premiers français à profiter de l'ouverture du mariage aux couples de même sexe. Najat Vallaud-Belkacem sera présente, à titre personnel précise-t-elle. Qu'en est-il?

A 17h30, pour la première fois dans l'histoire française, un couple de même sexe se dira officiellement "oui". Pour l'occasion, Vincent Autin et Bruno Boileau seront entourés de leurs amis. De leurs amis et uniquement d'eux, même si une ministre sera présente dans l'assistance.

Car, que l'on ne se méprenne pas, Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement, ne se rend à Montpellier que "par amitié": "En ce qui me concerne, ce sont des amis, (...), j'y serai d'abord avec le coeur", a-t-elle expliqué. Un argument auquel s'accroche l'exécutif pour ne pas donner l'impression de faire de cette union un événement politique. C'est d'ailleurs pour parer les attaques de la droite que Dominique Bertinotti, ministre déléguée à la Famille, a été priée de rester à Paris. Le gouvernement a ainsi indiqué au directeur de cabinet de la ministre que seuls les "parents et alliés" pouvaient être invités.

Najat Vallaud-Belkacem est donc une "amie" des mariés, assure son entourage: "Elle les connaît depuis de nombreuses années, depuis qu'elle a mené une mission de lutte contre l'homophobie l'automne dernier et du temps où elle était secrétaire nationale du PS aux questions de société."

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De 2009 à 2011, à ce poste, l'élue lyonnaise a en effet multiplié les rencontres avec les associations de défense des homosexuel(le)s et trans. Militante de longue date de l'ouverture du mariage aux couples de même sexe, elle a multiplié les colloques et les débats avec, notamment, l'inter-LGBT.

Mais avec les futurs mariés eux-mêmes, voire avec la Lesbian and gay pride (LGP) de Montpellier, association présidée par Vincent Autin? Avant 2012, on n'en trouve qu'une trace: une pétition pour la légalisation du mariage gay initiée par la maire de Montpellier, la socialiste Hélène Mandroux, en novembre 2009 et signée par Najat Vallaud-Belkacem, Vincent Autin et Bruno Boileau.

Les liens entre la ministre et le couple montpelliérain vont en réalité considérablement se renforcer le jeudi 27 septembre 2012. Chargée par le Premier ministre de rendre un rapport sur l'homophobie, la ministre du Droit des femmes se rend dans les locaux de la LGP de Montpellier. Un débat s'engage et au terme de la rencontre, Najat Vallaud-Belkacem propose à Vincent Autin d'être, avec son compagnon, le premier couple de même sexe marié. "Je ne m'attendais pas du tout à ce que m'on me demande d'être le premier gay à me marier en France, assurait à l'époque Vincent Autin à L'Express. Ce dernier appelle alors son futur mari devant les journalistes. Le rendez-vous est pris. Le premier mariage gay français aura lieu à Montpellier. La nouvelle est abondamment relayée.

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Difficile dès lors pour Najat Vallaud-Belkacem de ne pas honorer sa promesse d'être présente en ce jour historique. Heureusement pour elle, malgré la prudence de l'exécutif, elle sera bien cet après-midi à la mairie de Montpellier pour féliciter ses "amis". En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/politique/premier-mariage-gay-pourquoi-najat-vallaud-belkacem-est-la-seule-ministre-a-montpellier_1252840.html#YCFeWD4cj69gKh2G.99

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Vincent et Bruno

(Abus de faiblesse ?)

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Le gouvernement renonce à réduire les allocations familiales LE MONDE | 03.06.2013 à 10h59 • Mis à jour le 03.06.2013 à 14h33 Par Jean-Baptiste Chastand et David Revault d'Allonnes http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/06/03/le-gouvernement-renonce-a-reduire-les-allocations_3422818_823448.html

Comme il l'avait laissé entendre depuis plusieurs jours, François Hollande a bien renoncé à la solution de la modulation des allocations familiales. Jean-Marc Ayrault a annoncé, lundi 3 juin, aux membres du Haut conseil de la famille que l'exécutif préfère abaisser le plafond du quotient familial de 2 000 euros à 1 500 euros par demi-part fiscale. En clair, les familles les plus riches paieront davantage d'impôt, l'avantage fiscal maximal procuré par chacun de leurs enfants (les fameuses "parts" ou "demi-parts" supplémentaires) étant raboté.

"Le choix qui a été fait est un choix de justice, de simplicité et d'efficacité", explique-t-on au sein de l'exécutif, qui a donc jugé cette piste moins risquée politiquement que celle de la modulation. Presque aucun contribuable n'est en mesure de savoir combien lui rapporte le quotient familial, contrairement à la clarté des versements provenant de la CAF.

Preuve du caractère sensible du dossier : on avait rarement constaté, depuis l'arrivée de François Hollande au pouvoir, blindage aussi épais, à l'Elysée comme à Matignon, autour d'un arbitrage. "Black-out total", glissait un habitué. Lundi 3 juin au matin, nombreux, même parmi les plus proches conseillers, assuraient ne pas être en possession des dernières décisions prises par le président et son premier ministre. Officiellement, les derniers choix auraient été faits entre les deux hommes, la veille, au cours d'un entretien téléphonique. En réalité, ils étaient déjà tombés d'accord depuis une dizaine de jours sur ce dispositif.

"DÉSIR DE PAIX SOCIALE"

L'affaire, au gouvernement, n'allait pourtant pas de soi. Marisol Touraine, Bernard Cazeneuve et Dominique Bertinotti, ministres respectivement chargés des affaires sociales, du budget et de la famille, avaient pour leur part plaidé pour la modulation, qui ne s'apparente pas à des mesures de prélèvements. Mais l'argument politique a été le plus puissant.

Lire aussi : L'impossible consensus sur la politique familiale

"Il y avait une opposition politique forte à la modulation, qui allait des communistes à une partie de la droite, en passant par l'UNAF, ce qui pousse forcément à réfléchir, estime Mme Bertinotti. Le désir de paix sociale n'est pas absurde. Le recours à la fiscalité est aussi plus juste puisqu'il met à contribution les parents d'un enfant."

Le gouvernement a préféré s'éviter la perspective de l'ouverture d'un large front allant jusqu'aux organisations syndicales. "L'ensemble des syndicats, de la CGT à la CFTC, et l'ensemble du mouvement familialiste mais aussi progressiste est hostile à la remise en cause de l'universalité des allocations", relève un des poids lourds de l'exécutif, qui s'attend quoi qu'il en soit à une charge sévère de la part de l'opposition. "De toute façon, ceux qui nous sont hostiles diront que c'est une attaque contre la politique familiale. Mais la véritable attaque, c'était d'avoir laissé 2 milliards d'euros de déficits", poursuit cette source.

Lire aussi : Politique familiale : le symbole britannique, la complexité allemande

Après avoir affronté une contestation dure contre le mariage pour tous, le gouvernement a donc choisi la solution la moins clivante, qui plus est "la plus simple à mettre en pratique : pas besoin d'une administration supplémentaire qui aurait coûté plusieurs centaines de postes", rappelle-t-on au gouvernement. C'est néanmoins au prix de la non-tenue de la promesse de stabilité fiscale en 2014.

"Sur la fiscalité, on la mesurera à la fin, car ce sera intégré dans la loi de finances, comme d'autres mesures qui diminueront l'impôt des ménages", évacue-t-on. L'exécutif assure qu'agir sur le quotient mettra à contribution, comme pour la modulation des allocations, les 12 % des familles les plus riches, mais en incluant celles avec un seul enfant. Un champ plus large qui permettra de diffuser l'effort sur 1,1 million de foyers fiscaux lesquels devront payer en moyenne 68 euros par mois d'impôt supplémentaire. En tout, la baisse du plafond du quotient familial rapportera près d'1 milliard d'euros.

Pour compléter l'exercice, d'autres prestations familiales vont par ailleurs être rognées, à hauteur d'environ 750 millions d'euros. La prestation d'accueil du jeune enfant (184,62 euros par mois jusqu'à l'âge de 3 ans) va être réduite pour 10 % des familles. A l'heure actuelle, elle bénéficie à plus de 80 % des familles. Le montant de cette allocation sera par ailleurs gelé jusqu'en 2017.

1,7 MILLIARD D'EUROS

Enfin, les réductions d'impôt pour les frais d'éducation au collège et au lycée seront supprimées, tout comme la majoration du complément de libre choix d'activité qui aide à la garde d'enfants.

Pour compenser, Jean-Marc Ayrault devait confirmer que l'allocation de soutien familial sera augmentée de 25% pour 750000 familles et le complément familial majoré de 50% pour les familles nombreuses sous le seuil de pauvreté.

Le tout devrait permettre d'améliorer les comptes de la branche famille d'environ 1,7 milliard d'euros et de rétablir son équilibre en 2017. Pour faire accepter cette réforme, Jean-Marc Ayrault a par ailleurs annoncé toute une série de mesures sur l'amélioration des services aux familles, comme la création de 100 000 places de crèches d'ici à 2017.

Lire aussi : 275 000 places d'accueil promises pour les enfants de moins de 3 ans

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Allocations familiales : soulagement et scepticisme après les annonces du gouvernement Le Monde.fr avec AFP | 03.06.2013 à 16h34 • Mis à jour le 03.06.2013 à 19h26 http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/06/03/reforme-des-allocations-familiales-soulagement-et-scepticisme_3423124_3224.html

Le soulagement prévaut après l'annonce par le gouvernement de l'abandon d'une modulation des allocations familiales en fonction des ressources, à laquelle une majorité de Français était pourtant favorable. La solution finalement retenue par Jean-Marc Ayrault, la baisse du plafond du quotient familial, est pourtant loin de faire l'unanimité.

Fervente adversaire d'une condition de ressources pour les aides familiales, l'Union nationale des associations familiales (UNAF) s'est réjouie par la voix de son président, François Fondard, de son abandon : "Nous sommes véritablement soulagés qu'il n'y ait pas eu cette modulation des allocations familiales qui remettait en cause l'universalité, a-t-il déclaré, qualifiant la solution choisie par le gouvernement de "moindre mal", bien que "douloureu[se] pour les familles". L'UNAF rappelle toutefois que, selon ses calculs, 20 % des familles seraient concernées par l'abaissement du plafond, alors que le gouvernement avance le chiffre de 12 %.

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Trierweiler explique le choix de Hollande de se reposer à la Lanterne 11 août 2013 à 07:21 http://www.liberation.fr/politiques/2013/08/11/trierweiler-explique-le-choix-de-hollande-de-se-reposer-a-la-lanterne_924114

Valérie Trierweiler, compagne de François Hollande, explique dans un entretien au Parisien dimanche le choix du chef de l’Etat d’aller se reposer cette semaine au pavillon de la Lanterne, à proximité du château de Versailles, plutôt qu’au fort de Brégançon, où «la moindre sortie se transforme en bain de caméras».

Les vacances du couple à Brégançon (Var) en août 2012 leur ont laissé un mauvais souvenir. «C’est un endroit très beau mais où il est difficile de conserver un peu d’intimité», déclare Mme Trierweiler. «La moindre sortie se transforme en bain de caméras et peut donner l’impression que nous cherchons à nous exposer. Ce n’est pas notre conception de la vie de couple, que nous protégeons du mieux possible», ajoute-t-elle.

Selon elle, «la Lanterne a l’avantage d’être près de Paris. C’est aussi un lieu qui apporte toute la quiétude nécessaire à laquelle chacun a droit. De plus, l’endroit est doté de la logistique indispensable à un chef d’Etat qui veut rester réactif».

François Hollande, explique-t-elle, devrait rester en contact par téléphone avec des chefs d’Etat et avec son gouvernement durant sa semaine de repos. Il a aussi prévu «de répondre lui-même à quelques lettres de Français», dit-elle également. «Il en reçoit cinq mille par mois, c’est beaucoup, mais il tenait à en lire le plus grand nombre».

«Nous profiterons de ce temps court et précieux pour être ensemble, tout simplement. Et pendant qu’il travaillera, j’en profiterai pour lire ou faire du vélo !», déclare encore Valérie Trierweiler.

A propos du fort de Brégançon, qui est une résidence officielle des présidents français depuis 1968, elle fait remarquer qu'«à l’Elysée, une réflexion est en cours pour l’ouvrir plus systématiquement aux Français ou accueillir des chefs d’Etat étrangers».

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Syrie: Valérie Trierweiler se dit "émue et révulsée" Valérie Trierweiler a pris la parole sur le conflit syrien ce mercredi. Elle s’est exprimée à Cabourg, lors d'une initiative du Secours populaire pour accompagner 5.000 Franciliens à la mer. E.B. Le 28/08/2013 à 16:49 http://www.bfmtv.com/politique/syrie-valerie-trierweiler-se-dit-emue-revulsee-590314.html

"Emue" et "révulsée". En viste à Cabourg lors d'une initiative du Secours populaire, et alors qu’une intervention militaire se prépare en Syrie après une supposée attaque chimique de Damas contre des civils, Valérie Trierweiler est revenue sur les photos montrant des cadavres d'enfants. Ces photos ont été récoltées par les rebelles, ceux-là mêmes qui accusent Bachar al-Assad de l'attaque qui aurait occasionné plus de 1.700 morts.

"Qui ne serait pas bouleversé par ces images?" s'est interrogé la compagne de François Hollande. "Qui ne serait pas touché par ces corps d’enfants alignés les uns derrière les autres? J’ai fait part de mon émotion, comme n’importe quelle citoyenne. J’ai été révulsée".

"Je me sens bien dans mon rôle"

La première dame avait fait part de son émotion le 21 août mardi via un tweet où elle demandait de "mettre fin à ce massacre".

Interrogée sur son rôle de "première dame de France", la compagne de François Hollande a confié : "J'ai compris la différence entre la générosité seule et la générosité alliée à la solidarité. Je crois qu'aujourd'hui je me sens bien dans mon rôle".

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EN DIRECT. Syrie : Hollande n'exclut pas une intervention avant mercredi A.R. et M.-P. R. | Publié le 30.08.2013, 07h00 | Mise à jour : 17h58 http://www.leparisien.fr/international/en-direct-syrie-obama-toujours-a-la-recherche-d-une-coalition-internationale-30-08-2013-3092571.php

Tour à tour, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France ont tenté de motiver les troupes internationales en assurant être capable d'agir, avec ou sans l'ONU, en Syrie. Tous veulent trouver une «réponse appropriée» face au régime de Bachar al-Assad, soupçonné d'avoir ordonné une attaque meurtrière supposée chimique le 21 août dans la banlieue de Damas.

En France, le gouvernement se tient «prêt» depuis plusieurs jours. L'une des plus modernes frégates françaises, le Chevalier Paul, a quitté jeudi matin Toulon (Var) pour le large syrien alors que le président François Hollande recevait le chef de l'opposition, Ahmad Jarba, à l'Elysée. Ce dernier a remercié la France pour son soutien mais demande que Bachar al-Assad soit jugé par la Cour pénale internationale. Le Parlement français est convoqué en session extraordinaire mercredi prochain.

>> QUESTION DU JOUR : Peut-on intervenir sans l'accord de l'ONU ?

Bachar al-Assad, lui, défie la communauté internationale. Le président syrien s'est engagé à «défendre» son pays «contre toute agression» des Occidentaux et estime que la Syrie sortira «vainqueur» d'une éventuelle confrontation. Le régime peut encore compter sur ses alliés, tel l'Iran qui menace les Etats-Unis et Israël en cas d'intervention ou encore la Russie qui bloque une réponse commune de l'ONU depuis son siège au Conseil de sécurité.

>> Suivez minute par minute les événements de ce vendredi :

17 h 40. Une députée bretonne réclame une consultation du Parlement. Alors qu'au Royaume-Uni, les députés viennent de dire non à toute intervention militaire sur le sol syrien, l'élue socialiste du Finistère Patricia Adam, également présidente de la Commission de la Défense à l'Assemblée nationale, estime, à titre personnel, qu'en France aussi, le Parlement devrait être consulté avant que le chef de l'Etat, également «chef des armées» (article 15 de la Constitution), ne décide d'intervenir militairement à Damas ou ailleurs. «La France est une des rares exceptions en Europe où le Parlement s'exprime a posteriori, c'est-à-dire quatre mois après le début des opérations extérieures», regrette la députée. Qui du oui ou du non l'emporterait ? «Je pense que de part et d'autre de la majorité et de l'opposition, il y a un partage des opinions», répond l'élue.

17 h 20. Manifestion anti-guerre à Istanbul (Turquie). Plus d'un millier de personnes ont manifesté pour exprimer leur opposition à toute intervention militaire des forces occidentales en Syrie. «Non à une intervention des impérialistes et des Etats-Unis en Syrie !», «Les peuples sont frères», peut-on lire sur les pancartes des protestataires. Le gouvernement turc, persuadé que «le régime (de bachar al-Assad) est responsable» des attaques à l'arme chimique commises le 21 août, est favorable à une intervention militaire. Le ministre des Affaires étrangères vient en effet d'exhorter la communauté internationale à «entamer dès à présent une initiative qui mettra fin à la guerre en Syrie».

17 h 10. Jonh Kerry va faire une déclaration solennelle. Le secrétaire d'Etat américian (l'équivalent du ministre des Affaires étrangères) va s'exprimer en fin d'après-midi (16h30 GMT, soit 18h30 à Paris) sur la situation en Syrie. Dans un premier discours prononcé lundi dernier, il avait dénoncé «le massacre aveugle de civils» et assuré que «les Etats-Unis répondront à cette attaque». Il a participé hier soir à une consultaion du Congrès par le président Obama, à l'issue de laquelle le chef de l'Etat a conclu qu'il prendrait sa décision en fonction des intérêts des Etats-Unis et tenté de rassurer ceux qui craignent une répétition des épisodes irakien et afghan en prônant «ne approche limitée, sur mesure». Mais Washnigton hésite encore à intervenir en se passant d'une résolution de l'ONU.

16 h 50. Barack Obama réunit son équipe de sécurité nationale. Le président américian est actuellement en train de consulter son équipe de sécurité nationale «pour discuter de l'utilisation d'armes chimiques par le régime Assad le 21 août», indique un haut responsable de l'administration Obama. La Maison Blanche n'a pas encore clairement défini sa position face à la situation en Syrie. Obama prône une réponse ferme contre le régime de Damas pour protéger les intérêts et les alliés des Américains dans la région et empêcher la prolifération d'armes chimiques. Mais il hésite à intervenir militairement sans coalition internationale, d'autant que les échecs irakien et afghan sont encore dans tous les esprits. Il fait face à la pression de certains sénateurs républicains, tels que John McCain, qui le somment de bombarder le pays sans plus attendre.

16 h 30. Israël déploie ses anti-missiles pour se protéger d'une éventuelle attaque de la Syrie. Une batterie anti-missiles est installée à Tel-Aviv depuis ce matin. Elle est positionnée vers le nord, en direction de la Syrie, dont l'Etat hébreu craint d'éventuelles attaques sur son sol en cas d'intervention militaire étrangère à Damas. L'armée israélienne est «plus forte que jamais», assure le président israélien Benjamin Netanyahu. Pour autant, Israël n'envisage pas d'intervenir en Syrie. La population est d'ailleurs hostile à 77% à cette idée, selon un sondage publié dans le journal Maariv.

16 h 20. Ban Ki-moon va rencontrer cet après-midi les 5 membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU. Le secrétaire général de l'ONU va s'entretenir avec les ambassadeurs français, britannique, américain, russe et chinois à partir de 16 heures GMT (18 heures à Paris) pour discuter de la situation en Syrie. Ils n'ont pas adopté de position commune jusqu'ici : la proposition de résolution du Royaume-Uni impliquant une intervention militaire a été refusée mercredi par la Russie et la Chine et n'a donné lieu à aucune déclaration commune, même du côté «occidental».

16 heures. La Syrie refuse que l'ONU rende un «rapport partiel» sur une éventuelle attaque à l'arme chimique dans la banlieue de Damas. Des enquêteurs de l'ONU s'apprêtent à clore leur mission dans la banlieue de Damas où ils essaient de déterminer si (et par qui) des armes chimiques ont été utilisées lors de la terrible attaque qui a frappé les environs de la capitale le 21 août. Mais pas question que le secrétaire général de l'ONU rende un rapport partiel immédiatement après la fin de la mission, insiste le ministre des Affaires étrangères syrien Walid Mouallem, qui souhaite que la mission «achève (d'abord) son travail et que l'on ait connaissance des résultats des analyses des prélèvements collectés par la mission».

14 h 20. Sondage : les Américains partagés face à une action militaire. Selon un sondage pour NBC News, quatre Américains sur 10 seulement soutiennent l'idée d'une action militaire américaine contre le régime syrien en réponse à l'utilisation d'armes chimiques, mais 50% sont en revanche favorables à une action limitée à des frappes aériennes. Une très large majorité (79%) dit souhaiter que Barack Obama obtienne l'autorisation du Congrès avant toute intervention militaire en Syrie. La loi américaine requiert en théorie une autorisation votée par le Congrès pour tout déploiement durable de forces à l'étranger, mais les présidents américains ont toujours estimé qu'ils disposaient du pouvoir constitutionnel de déclencher des opérations militaires sans aval parlementaire. Seuls 21% jugent qu'une intervention servirait les intérêts américains - 33% pensent l'inverse, 45% sans opinion
(Enquête réalisée sur un échantillon de 700 adultes, avec une marge d'erreur de 3,7%)

13 h 30. Poutine ne prévoit pas de s'entretenir en tête-à-tête avec Obama lors du G20. Le Kremlin assure qu'aucune rencontre bilatérale entre le président russe et son homologue américain n'est inscrite sur le programme du G20 qui se tiendra les 5 et 6 septembre à Saint-Petersbourg. Vladimir Poutine, «évidemment, accueillera Obama comme les autres dirigeants, lui serrera la main. Pour le reste nous verrons», indique le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov, à l'heure où les deux pays s'opposent presque frontalement sur l'idée d'une intervention en Syrie. Un sommet bilatéral était prévu à Moscou début septembre mais Barack Obama avait annoncé le 7 août dernier qu'il refusait d'y participer, en raison d'un manque de «progrès» dans les relations russo-américaines. Pas sûr que la crise syrienne les fera changer d'avis.

13 h 20. Il n'y a «pas de position commune» au sein de l'Union européenne. C'est ce que reconnaît le chef de la diplomatie lituanienne, Linas Linkevicius, qui participe à une réunion informelle des ministres des Affaires étrangères de l'UE à Vilnius (Lituanie). Mais «nous nous consultons activement», assure-t-il. Cette rencontre n'a pas pour objet l'intervention en Syrie mais les élections du parlement européen en 2014.

13 h 15. La Belgique salue le refus du Parlement britannique, qui s'avère «conforme à celle du gouvernement belge», déclare le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders. Bruxelles «demande des preuves avant toute intervention en Syrie» et attend «la position du Conseil de sécurité», précise-t-il, ajoutant qu' «il ne faut pas brûler les étapes» et qu' «il faut respecter un ordre international», «même s'il faudra sanctionner ceux qui ont utilisé des armes chimiques».

13 heures. L'UE «prend note» du refus du Parlement britannique, mais ne prend pas position. «Nous avons pris note du débat qui s'est déroulé au Parlement à Londres et des déclarations du Premier ministre (David) Cameron», indique Sébastien Brabant, le porte-parole de la chef de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton. «Il ne nous revient pas de commenter les débats internes qui se déroulent dans les Etats membres», ajoute-t-il.

12 h 45. La Pologne reproche à la Russie d'avoir livré des armes chimiques à Damas. «La Russie ne cesse de souligner son opposition à l'usage d'armes chimiques, mais nous savons bien que l'arsenal syrien provient du temps de l'URSS, c'est la technologie soviétique», fustige le ministre des Affaires étrangères polonais Radoslaw Sikorski devant la presse en marge d'une séance du Parlement. La Russie et la Syrie sont en effet liées par des accords de coopération militaire depuis la Guerre Froide. Après l'éclatement des affrontements entre le régime syrien et les rebelles en 2011, Moscou a continué d'équiper l'armée de Bachar al-Assad, en lui livrant notamment des armes chimiques.

12 h 30. Cyprus Airways reprogramme ses vols sur Beyrouth. Comme Air France, la compagnie nationale aérienne chypriote Cyprus Airways décide de reprogrammer ses vols pour Beyrouth, en annulant les vols de nuit, en raison des tensions liées à l'éventualité d'une intervention militaire en Syrie. «L'heure de départ de l'aéroport de Larnaca a été programmée à 05H15 le matin au lieu de 20h30 le soir (...) de façon à ce que l'appareil ne passe pas la nuit à Beyrouth», précise la compagnie.

12 h 05. La Russie salue le rejet par le Parlement britannique d'une intervention. Selon le Kremlin, des frappes en Syrie porteraient un «coup sérieux» à l'ordre mondial. C'est ainsi, que la Russie a salué la décision du Parlement britannique de rejeter une éventuelle intervention en Syrie.

12 heures. Air France adapte les horaires de son vol Paris-Beyrouth. Une liaison a été modifiée en raison des tensions en Syrie. Le vol 562 dans le sens Paris-Beyrouth, qui décollait auparavant de Roissy Charles de Gaulle à 16h35 (14h35 GMT), partira désormais à 20h30 (18h30). Le vol 561 dans le sens Beyrouth-Paris, décollera lui désormais à 10h55 (08h55 GMT) , heure locale, au lieu de 10h15 (08h15 GMT).

11 h 40. De violents combats près de Damas. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), des combats ont lieu au sud-ouest de Damas, quatre jours après la visite des inspecteurs de l'ONU. Depuis des mois, l'armée tente en vain d'y reprendre deux localités rebelles. Jeudi, les bombardements avaient fait huit morts, dont au moins une femme et un enfant, à Mouadamaiyat al-Cham, et un mort à Daraya.

11 h 20. Berlin exclut de participer à une intervention militaire en Syrie. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, exclut une participation allemande à une intervention militaire dans le quotidien régional allemand Neue Osnabrücker Zeitung. «On ne nous a pas demandé» une telle participation et «nous ne l'envisageons pas», précise-t-il. Le gouvernement allemand avait cependant signifié dès lundi qu'il approuverait une réaction internationale: «Nous insistons pour que le Conseil de sécurité des Nations Unies parvienne à une position commune et que le travail des inspecteurs de l'Onu soit terminé le plus rapidement possible», poursuit le ministre.

11 h 10. Obama et Hollande doivent s'entretenir dans l'après-midi. Interviewé dans Le Monde, François Hollande estime la France peut agir sans son allié britannique. «J'aurai aujourd'hui même un échange approfondi avec Barack Obama», précise-t-il en revanche se disant prêt à une intervention aux côtés des Etats-Unis.

11 heures. Dernière sortie pour les experts de l'ONU. Les experts des Nations Unies ont quitté leur hôtel pour le dernier jour de leur enquête sur l'utilisation présumée d'armes chimiques le 21 août. Tous sont partis à bord de trois voitures de l'ONU, accompagnées par deux voitures des forces syriennes. Selon un membre des services de sécurité, ils se rendaient à l'hôpital militaire de Mazzé, où sont soignées des victimes de l'attaque chimique présumée.

10 h 45. Hollande: «Une coalition se formera». Selon le président de la République, «si le Conseil de sécurité est empêché d'agir, une coalition se formera. Elle devra être la plus large possible [et] s'appuiera sur la Ligue arabe qui a condamné le crime et a alerté la communauté internationale. Elle aura le soutien des Européens. Mais il y a peu de pays qui ont les capacités d'infliger une sanction par des moyens appropriés», explique-t-il dans Le Monde.

10 h 40. Hollande n'exclut pas une intervention avant mercredi. Dans une interview au journal Le Monde, François Hollande explique ne pas exclure une intervention avant mercredi, date de la réunion du Parlement. Selon le président de la République, «un faisceau d'indices [vont] dans le sens de la responsabilité du régime de Damas. [...] Le massacre de Damas ne peut ni ne doit rester impuni», affirme-t-il. «Je ne suis pas favorable à une intervention internationale qui viserait à "libérer" la Syrie ou à renverser le dictateur, mais j'estime qu'un coup d'arrêt doit être porté à un régime qui commet l'irréparable sur sa population», insiste-t-il, reformulant ses propos de la veille, après la visite à l'Elysée du chef de l'opposition syrienne.

10 h 10. Londres appelle les Britanniques à éviter tout voyage au Liban. Le Foreign Office conseille aux ressortissants britanniques d'éviter «tout voyage non essentiel au Liban» en raison «d'un risque accru de sentiment anti-occidental [...] lié à la possibilité d'une action militaire en Syrie», indique le ministère des Affaires étrangères.

10 heures. Raffarin: «Il ne faut pas que l'on aille dans une intervention qui diviserait le pays». L'ex-premier ministre estime qu'«il faut que les Français soient rassemblés, il ne faut pas que l'on aille dans une intervention qui diviserait le pays».

9 h 50. Raffarin «favorable à des sanctions sans la guerre». Sur France Bleu Poitou, l'ex-Premier ministre de Jacques Chirac s'est dit «favorable à des sanctions sans la guerre» contre la Syrie. «Il y a peut-être d'autres formes de sanctions que les frappes militaires [...] Ce n'est pas parce qu'on veut une sanction qu'on veut la guerre. C'est ce qui est difficile à trouver», admet Jean-Pierre Raffarin. «Toute la difficulté est que nous devons sanctionner une pratique, qui est l'utilisation de gaz chimiques, qui est une pratique qui porte atteinte fondamentalement aux droits de l'Homme et qui est un crime contre l'Humanité. Mais la sanction n'est pas la guerre. Donc il faut trouver les moyens d'intervention où on peut sanctionner pour ne pas dire que l'Occident ait été innocent, en tous cas indifférent. L'Occident doit s'engager, c'est une affaire très grave», précise l'ancien ministre.

9 h 20. Moscou renouvelle son opposition à une intervention. «La Russie est contre toute résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, prévoyant la possibilité d'user de la force», affirme encore ce vendredi un vice-ministre russe des Affaires étrangères, Guennadi Gatilov. La veille, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU se sont brièvement rencontrés jeudi, sans rapprocher leurs points de vue.

9 heures. L'Egypte aurait empêché un bateau israélien de jeter l'ancre. Selon une radio iranienne, un bateau israélien qui se dirigeait vers la Méditerranée a été empêché de jeter l'ancre dans la mer Rouge. Selon la radio du pays allié à la Syrie «le Caire a officiellement pris position contre la possible attaque américaine contre la Syrie. Le tamarrod égyptien réclame la fermeture du canal de Suez et les activistes nationalistes égyptiens condamnent cette possible attaque qu'ils considèrent comme dirigée contre l'Egypte». Jeudi, l'Egypte a effectivement fait part de sa réticence quant à une intervention occidentale.

8 h 50. Le gouvernement français pas influencé par le Parlement britannique. Selon l'entourage du président Hollande, «la décision du Parlement britannique ne change en rien notre détermination à agir en Syrie». Cette décision «a avant tout des conséquences sur le gouvernement britannique». Une réponse à François Bayrou? La veille, le président du MoDem avait estimé que «le vote du Parlement britannique exprime un mouvement de sagesse dont les dirigeants français devraient s'inspirer». Selon lui, ce vote donnait «la vraie dimension des risques encourus par les promoteurs d'une intervention armée de l'Occident».

8 h 40. Cameron humilié par son Parlement ? Pour la presse britannique et notamment le Times (Une ci-dessous), le Premier ministre David Cameron est humilié par le véto du Parlement alors qu'il s'était véritablement avancé sur une éventuelle intervention en Syrie. Un désaveu que Cameron a déjà pris en considération en revenant sur ses positions face à la communauté internationale.

8 h 35. L'opposition syrienne se défend de posséder des armes chimiques. Encore une fois, le chef de l'opposition a signifié son rejet du gaz sarin: «Les révolutionnaires n'ont pas d'armes chimiques», affirme Ahmad Jarba sur France inter. Et d'ajouter: «L'arme chimique a été utilisée à grande échelle car le monde s'est tu. S'il n'y a pas de sanction, c'est une honte». François Hollande «a promis qu'il intensifierait ses efforts avec ses alliés», précise-t-il après avoir rencontré le président français la veille. Par ailleurs, «l'occident accepte plus facilement l'idée de nous armer après avoir eu des preuves de la monstruosité du régime», selon Jarba.

8 h 30. L'opposition : «Nous avons des preuves claires». Selon le président de la coalition de l'opposition syrienne, Ahmad Jarba, le refus du Royaume-Uni d'une intervention «n'est pas une surprise mais ceci ne nous fera pas reculer pour mettre fin à l'injustice. [...] Nous avons des preuves claires. al-Assad avait menacé qu'il aurait recours à tous les moyens. Il a mis en action ses paroles», accuse-t-il sur France inter.

8 h 20. Guaino : «Je comprends cette hésitation». L'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, assure que «si l'on y va, je soutiendrai les soldats français engagés» mais «je comprend cette hésitation», explique-t-il sur iTélé. «On ne maîtrise pas toutes les conséquences de cet engagement. [...] Je n'ai pas de réponse définitive, il n'y a pas de bonne et de mauvaise réponse. Je suis, comme beaucoup, très hésitant et réticent à cet engagement. Une intervention ne s'impose pas avec évidence».

7 h 30. Eva Joly «aurait voté pour l'intervention». L'ancienne candidate EELV à la présidentielle affirme que «si [elle avait] été parlementaire britannique, [elle] aurait voté pour l'intervention en Syrie» mais «sous condition d'avoir le rapport des inspecteurs de l'ONU», précise sur iTélé Eva Joly. Selon elle, «l'attitude de la Russie est irresponsable. [...] Le franchissement de cette ligne rouge ne peut pas rester sans réaction de la communauté internationale», assure-t-elle.

6 h 30. Les Etats-Unis respectent le vote britannique contre une intervention. Le secrétaire américain à la Défense, Chuck Hagel, précise que Washington respecte le vote du parlement britannique, où 285 voix contre 272 ont rejeté jeudi soir une motion présentée par le Premier ministre David Cameron qui défendait le principe d'une intervention militaire en Syrie. «Il est de la responsabilité de chaque pays de prendre ses propres décisions. [...] Nous continuons de consulter les Britanniques, comme les autres alliés. Cette consultation comprend des façons d'aller de l'avant ensemble pour répondre à cette attaque à l'arme chimique en Syrie».

6 heures. Les Etats-Unis à la recherche d'une «coalition internationale». Faute d'engagement du Conseil de sécurité de l'ONU notamment bloqué par la Russie, «notre approche est de continuer pour trouver une coalition internationale qui agira de concert», assure le secrétaire américain à la Défense, Chuck Hagel.

5 h 30. Le Conseil de sécurité des Nations unies dans l'impasse. Une réunion d'à peine 45 minutes entre les cinq membres permanents (Etats-Unis, Russie, Chine, Royaume-Uni et France disposant tous d'un droit de veto) s'est achevée sans progrès apparents dans la nuit de jeudi à vendredi. Elle s'était tenue à la demande de la Russie, alliée de la Syrie et donc farouchement opposée à toute action militaire. Dans ce climat de fortes tensions face à la perspective d'une action militaire menée par Washington, des inspecteurs de l'ONU enquêtent depuis lundi près de Damas sur l'attaque chimique du 21 août qui a fait des centaines de morts et ont recueilli «quantité» d'éléments.

5 h 15. Obama se réserve le droit d'agir seul. «Le président doit avant tout rendre des comptes aux Américains qu'il a été élu pour protéger. Et le président est fermement convaincu que les enjeux de cette situation concernent des mesures nécessaires pour protéger nos intérêts cruciaux de sécurité nationale», indique son porte-parole adjoint, Josh Earnest.

5 heures. L'Occident renforce sa présence militaire près de la Syrie mais la Russie aussi... Jeudi, la France a envoyé vers le large syrien un navire antiaérien capable de défendre ses pilotes en cas d'attaque. Un cinquième destroyer américain a été déployé en Méditerranée. Six avions de chasse de l'armée britannique se sont également envolés vers Chypre.

Le ministère français de la Défense a par ailleurs assuré que la France était «prête» dans le cas où François Hollande déciderait d'une attaque.

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Hollande salue le choix du président allemand de se rendre à Oradour-sur-Glane 3 septembre 2013 à 18:41 http://www.liberation.fr/politiques/2013/09/03/hollande-salue-le-choix-du-president-allemand-de-se-rendre-a-oradour-sur-glane_929139

Cette commémoration prévue mercredi, pour la première fois en présence d'un haut responsable politique d'outre-Rhin, est déjà qualifiée d'«historique». Par AFP

François Hollande a rendu hommage mardi à la visite qu’effectuera mercredi le président allemand, Joachim Gauck, à Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne), «village martyr» des nazis, y voyant «le symbole d’un passé qui se regarde en face».

S’exprimant lors d’une conférence de presse en présence du président Gauck avec lequel il venait de s’entretenir à l’Elysée, le chef de l’Etat a estimé que cette visite à Oradour-sur-Glane, «là où jamais aucune haute personnalité allemande n’était venue», représenterait un «symbole: le symbole d’une histoire, d’un passé qui se regarde en face, d’une vérité qui doit être dite, prononcée, proclamée, reconnue encore en présence des familles, mais aussi des survivants».

«Vous avez fait ce choix, il vous honore et en même temps, il nous oblige à aller, une fois reconnu le passé, dans la préparation audacieuse de l’avenir», a ajouté François Hollande.

Le «point culminant» de la visite de Joachim Gauck

«Vous avez bien voulu que je sois à vos côtés à Oradour pour qu’on se souvienne de ce que des Allemands d’une autre Allemagne ont commis comme atrocités», lui a répondu Joachim Gauck.

«J’accepte votre proposition et votre invitation avec un mélange de reconnaissance et d’humilité», a-t-il ajouté en considérant que cette visite d’Etat revêtait une «dimension historique».

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Infos Syrie: Le pape François demande l’abandon de “la poursuite futile d’une solution militaire” http://fr.euronews.com/2013/09/05/syrie-le-pape-francois-demande-l-abandon-de-la-poursuite-futile-d-une-solution-/

“Trouver des voies afin de surmonter les positions conflictuelles et abandonner la poursuite futile d’une solution militaire en Syrie”, tel est le message adressé ce jeudi par le Pape François dans une lettre au président du G20 Vladimir Poutine.

Dimanche, après avoir condamné très fermement l’usage d’armes chimiques par le régime du président Bachar al-Assad, le souverain pontife avait déjà rejeté toute intervention armée étrangère en Syrie. Il accentue donc encore un peu plus la pression, en témoigne aussi une convocation au Vatican des ambassadeurs du monde entier. Le Saint-Siège a voulu ainsi leur signifier la détermination du Vatican à s’opposer à toute solution armée en Syrie.

Pour appuyer davantage cette offensive diplomatique, le Vatican a décidé de mobiliser. Une journée de jeûne et de prière contre la guerre aura lieu samedi partout dans le monde. Le Pape présidera lui-même une veillée le soir sur la place Saint-Pierre, à Rome.

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Bartolone sur la Syrie: "Nous étions prêts à frapper" le week-end dernier Alexandre Le Mer Le 05/09/2013 à 8:52 Mis à jour le 05/09/2013 à 9:39 http://www.bfmtv.com/politique/bartolone-syrie-nous-etions-prets-a-frapper-week-end-dernier-596056.html

Invité jeudi matin de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV, Claude Bartolone, le président de l'Assemblée nationale, est revenu sur le débat sur la Syrie, mercredi après-midi dans l'hémicycle.

Invité jeudi matin de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV, Claude Bartolone, le président de l'Assemblée nationale, est revenu sur le débat sur la Syrie, mercredi après-midi dans l'hémicycle. "C'est au président de la République de décider [d'une intervention]. Nos adversaires nous regardent. Je ne voudrais pas que le temps démocratique leur permette de mettre des boucliers humains", a plaidé Claude Bartolone, autrement dit de s'organiser contre une intervention militaire internationale.

"Nous avons tous été surpris par la décision de Barack Obama, a poursuivi le président de l'Assemblée. Nous étions prêts à frapper, et il y a eu la décision d'Obama". Claude Bartolone admet à demi-mots que des frappes contre la Syrie auraient dû être déclenchées le week-end dernier: "Nous intervenons pour démontrer que l'arme chimique ne peut pas être utilisée".

"La véritude de Ségolène Royal"

Interrogé par Jean-Jacque Bourdin, Claude Bartolone s'est dit "totalement contre" le retour à la défiscalisation des heures supplémentaires: "Cette mesure a fait perdre 100 000 emplois", se justifie-t-il. "L'impôt, pour moi, ce n'est pas un gros mot".

Interrogé sur les attaques de Ségolène Royal dans la presse, Claude Bartolone garde le sourire mais sort les griffes: "J'ai décidé d'être rassembleur, et si c'est la véritude de Ségolène Royal, je l'accepte. Elle améliore même ma publicité auprès des parlementaires qui se disent qu'après tout, il vaut mieux que ce soit moi qu'elle".

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Syrie: "On ne peut accepter l'inacceptable", dit Valérie Trierweiler le 02 septembre 2013 à 07h44 , mis à jour le 02 septembre 2013 à 07h52. http://lci.tf1.fr/monde/moyen-orient/video-syrie-on-ne-peut-accepter-l-inacceptable-dit-valerie-trierweiler-8256534.html

La compagne de François Hollande, a estimé dimanche qu'"on ne peut pas accepter l'inacceptable", à propos de la Syrie et de l'attaque chimique perpétrée le 21 août dans la banlieue de Damas.

"Je n'ai pas d'avis personnel là-dessus, je suis comme sans doute toutes les mères, je trouve qu'on ne peut pas accepter l'inacceptable", a déclaré Valérie Trierweiler, interrogée au journal télévisée de M6 sur la perspective d'une action militaire de la France en Syrie.
"Moi quand j'ai vu ces corps d'enfants alignés par dizaines les uns contre les autres, oui j'ai exprimé mon émotion et je continuerai à le faire", a-t-elle enchaîné, "et vraiment si vous voulez savoir ça m'a empêchée de dormir ces images, j'y pense encore, je ne sais pas comment on peut supporter ça, comment on peut accepter ça".

Interrogée sur ses activités de Première dame en dehors des obligations protocolaires au côté du président de la République, elle a expliqué vouloir s'occuper en priorité des enfants "et pour l'étranger les femmes violées", notamment en RDC. Elle a également repoussé l'idée d'avoir sa propre fondation, comme d'autres Premières dames avant elle dont Carla Bruni-Sarkozy.
"Je vais renforcer mes activités mais pas nécessairement par le biais d'une fondation", a-t-elle dit, "je n'ai pas l'idée fixe de laisser mon nom à une fondation, c'est très lourd une fondation, c'est très compliqué, on l'a vu dans le passé, il peut y avoir en plus des soucis d'argent (...)".

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Syrie: Hollande appelle à "renforcer" le soutien à l'opposition Publié le vendredi 13 septembre 2013 à 07H55 http://www.ladepeche.pf/article/france/syrie-hollande-appelle-a-renforcer-le-soutien-a-lopposition

François Hollande et les chefs des diplomaties saoudienne, jordanienne et des Emirats arabes unis ont appelé vendredi à "renforcer le soutien international à l’opposition démocratique" en Syrie, à l'issue d'un entretien à l'Elysée.

"Ils sont convenus de la nécessité de renforcer le soutien international à l’opposition démocratique pour lui permettre de faire face aux attaques du régime (syrien) dont l’obstination fait le jeu des mouvements extrémistes et menace la sécurité régionale et internationale", a déclaré la présidence française dans un communiqué.

Lors de cet entretien, le président français, le prince Saoud Al-Fayçal (Arabie saoudite), Nasser Judeh (Jordanie) et Abdallah Ben Zayed Al Nahyan (EAU) "ont rappelé la nécessité de rester ferme à l’égard du régime de Bachar al-Assad".

Il s'agit, a ajouté la présidence française, de "le dissuader de recourir encore aux armes chimiques et (d')obtenir qu’il engage des négociations en vue d’une solution politique à la crise syrienne".

Selon l'Elysée, "ils ont souligné leur attachement commun à une Syrie unie et libre dans laquelle la sécurité et les droits de toutes les communautés seront respectés", l'objet de cette rencontre étant de "faire le point sur les derniers développements de la crise syrienne et de coordonner les positions de la France et de ses trois importants partenaires sur les prochaines étapes". © 2013 AFP

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Valérie danse à Soweto http://www.leparisien.fr/laparisienne/societe/valerie-trierweiler-danse-avec-des-enfants-de-soweto-15-10-2013-3227809.php

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Leonarda : le rapport qui accable la famille Par Marie-Laure Combes Publié le 19 octobre 2013 à 16h16Mis à jour le 19 octobre 2013 à 20h17 http://www.europe1.fr/France/Affaire-Leonarda-rapport-accablant-pour-la-famille-1680339/

Manque d'intégration, absentéisme scolaire des enfants, Europe1.fr a passé au crible l'enquête de l'IGA.

De la famille Dibrani, on ne savait jusqu'à présent pas grand chose. Arrivée illégalement en France en 2009, toutes ses demandes de régularisation auprès de l'administration française et ses recours avaient été rejetés. Après la polémique autour de leur expulsion, et notamment l'arrestation de Leonarda pendant une sortie scolaire, le rapport d'enquête administrative nous en dit plus sur cette famille. Europe1.fr a passé ce document au crible.

Une famille peu intégrée. Le rapport détaille notamment les raisons qui ont conduit l'administration à refuser la régularisation de la famille Dibrani. L'IGA pointe ainsi du doigt son manque d'intégration et en particulier celui du père de famille. "Le comportement général de l’intéressé ne dénotait pas 'une réelle volonté de s’intégrer à la société française'", peut-on lire.

Et l'IGA détaille : "un refus de rencontrer l’interprète, un mauvais entretien de l’appartement que la famille occupe, le stationnement devant l’immeuble de plusieurs véhicules hors d’usage lui appartenant, des insultes adressées à l’encontre de la directrice et des personnels sociaux, (...) une absence de recherche sérieuse d’emploi alors que l’offre est, dans l’arrondissement de Pontarlier, réelle". Ainsi Resat Dibrani aurait refusé les propositions d'emploi qui ont pu lui être faites. "Il ne cachait pas attendre le versement des prestations familiales qui suivraient sa régularisation pour assurer un revenu à sa famille", assure l'IGA.

Des violences. Le père de famille se serait même montré violent à plusieurs reprises. Resat Dibrani aurait ainsi menacé de faire "exploser une bouteille de gaz" pour ne pas être expulsé de son appartement. Il aurait aussi "annoncé [aux agents de l’office français d’immigration et d’intégration] qu’il tuerait sa famille s’il était expulsé". Ses filles s'étaient plaintes au début de l'année de violences commises sur elles par leur père, avant de se rétracter. Par ailleurs, Resat Dibrani a été mis en cause dans deux affaires de vol ou de cambriolage.

Absentéisme scolaire. Du côté des enfants, l'IGA pointe un fort absentéisme scolaire. "Selon les données recueillies par la mission, les absences de Leonarda au collège sont de 66 demi-journées en 6e, 31 en 5e, 78 en 4e et 21 ½ depuis le début de l’année scolaire actuelle", peut-on lire. D'après les résultats de l'enquête, il apparaît aussi que Leonarda "découchait régulièrement". Un des professeurs de l'adolescente a néanmoins souligné "sa volonté d’intégration et ses progrès".

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Affaire Leonarda : quand Valérie Trierweiler fait la leçon à François Hollande Publié le 18-10-2013 à 13h33 - Modifié le 18-10-2013 à 20h41 Par Thierry de Cabarrus Chroniqueur politique

LE PLUS. Après avoir lu la dictée de l’association caritative ELA dans son ancienne école d’Angers, Valérie Trierweiler a donné son opinion sur l’affaire Leonarda. Pour France 3 Pays de la Loire, elle a déclaré qu'on "ne franchit pas certaines frontières" et que "la porte de l'école en est une". Décapant pour notre chroniqueur. Édité par Louise Auvitu

Décidément, Valérie Trierweiler a beaucoup appris en politique et je m’en réjouis. On a pu s’en rendre compte, vendredi vers midi, en l’écoutant s’exprimer sur France 3 Pays de Loire, dans une interview qui avait toutes les apparences du convenu et du protocolaire, mais qui a soudain viré à la critique, certes discrète mais bien réelle, contre le traitement, par le pouvoir socialiste, de l’affaire Leonarda.

Sa danse avec les enfants d’Afrique du sud

Venue en tant que Première dame dans son ancienne école d’Angers pour soutenir l’association ELA en lisant aux enfants (comme l’an passé à Paris) la dictée annuelle consacrée au combat contre la leucodystrophie, Valérie Trierweiler a fait le job, évoquant l’association, son président et le prénom de Tom, l’enfant atteint de cette maladie rare qui l’avait accompagnée à l’école Paul-Valéry.

Pour ce faire, elle a pris bien soin de donner largement la parole à Guy Alba, le fondateur d’ELA, et elle a su limiter au strict minimum son récit personnel, évoquant en une seule phrase ses émotions de retrouver son ancienne institutrice sur les lieux mêmes de son enfance.

Alors, n’en déplaise aux grincheux et aux opposants de droite qui font du Trierweiler bashing un sport national, on ne pouvait que constater la réelle mutation de la compagne de François Hollande, désormais parfaitement à l’aise dans ses activités caritatives de Première dame, que ce soit auprès des femmes maltraitées ou des enfants malades.

Valérie Trierweiler a désormais la bonne distance vis-à-vis d’elle-même et vis-à-vis des autres. Il suffisait par exemple, pour s’en convaincre, de la voir danser, ces jours derniers, avec les enfants d’Afrique du sud pour être convaincu qu’elle ne joue plus, qu’elle est naturelle et qu’elle prend plaisir dans ses nouvelles missions, sans se préoccuper à l’excès des conséquences de son nouveau comportement sur son image.

Une femme de gauche qui ne transige pas

Pour autant, la Première dame ne transige pas avec ce qui fait d’elle une femme de gauche. Car sur le fond, elle n’a pas changé. Non seulement elle n’hésite pas à donner son opinion quand, par exemple, une partie de la société a du mal à accepter le mariage pour tous, mais elle exprime aussi sa révolte face aux injustices.

Certes, elle le fait en prenant des gants, en dosant sa parole, histoire de ne pas apparaître comme intrusive dans la politique menée par le président de la République. Mais pour autant, elle ne sacrifie pas ses propres valeurs sur l’autel de la raison d’État.

Alors, quand une journaliste lui demande, comme ce vendredi midi, son sentiment sur l’affaire Leonarda, du nom de la collégienne arrêtée pendant une sortie scolaire et expulsée avec ses parents, elle pèse ses mots, mais elle répond. Et ce qu’elle exprimait quand elle était encore journaliste politique, intellectuelle de gauche et femme libre, elle le laisse désormais simplement transparaître, à l’occasion de cet événement exceptionnel qui divise la gauche.

Ainsi, Valérie Trierweiler a-t-elle raison, à mon avis, de faire la leçon, j’ose le mot, à François Hollande et à Manuel Valls tandis que les manifestations de lycéens se multiplient en France en soutien à la jeune Leonarda.

"Une frontière à ne pas franchir"

À la journaliste de France 3 qui, avant de clore son interview, lui demande ce qu’elle ressent avec l’expulsion de la jeune Rom, elle répond en quelques phrases à la fois mesurées mais aussi assez décapantes.

Elle commence, finement, par dire qu’elle ne veut pas "se mêler de politique" avant de dire clairement que l’école doit rester un sanctuaire dans lequel la police ne saurait avoir l’autorisation de pénétrer :

"Oui... Je ne veux pas me mêler de cette affaire... Mais ce que je veux dire, c'est que l'école c'est un lieu d'intégration. Ce n'est pas un lieu d'exclusion... On le voit pour les enfants handicapés mais on le voit pour des enfants qui sans doute n'ont pas de papiers ou qui sont plus défavorisés... Il y a sans doute des frontière à ne pas franchir, et cette frontière c'est la porte de l'école."

On ne saurait être plus clair. Valérie Trierweiler donne son opinion de femme engagée à gauche et qui a du mal à accepter, comme beaucoup, que la police puisse intervenir à l’école et expulser une élève scolarisée en France depuis quatre ans.

Une critique de Manuel Valls et de son propre compagnon

Cette phrase s’adresse, à l’évidence, au ministre de l’Intérieur qui a fait de la lutte contre les Roms l’un de ses chevaux de bataille. Or, il n’est pas acceptable, sous un gouvernement socialiste, que le ministre de l’Intérieur se comporte comme le faisait l’un de ses prédécesseurs, Nicolas Sarkozy.

Mais il me semble que Valérie Trierweiler va encore plus loin avec ces quelques mots et que, peut-être, il faut voir là une critique de son propre compagnon. Car en refusant de s’exprimer à chaud sur ce sujet, ce dernier donne le sentiment de cautionner Manuel Valls, mais de ne pas vouloir assumer sa position.

Dès lors, en intervenant dans ce débat par une poignée de mots bien sentis, la Première dame me paraît combler, au bon moment, un silence particulièrement gênant pour tous ceux qui se réclament de la gauche et de ses valeurs.

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Affaire Leonarda : Valls salue le «geste fort» de Hollande V.F. | Publié le 21.10.2013, 08h33 | Mise à jour : 11h26 http://www.leparisien.fr/politique/affaire-leonarda-valls-vole-a-nouveau-au-secours-de-hollande-21-10-2013-3245933.php

Manuel Valls a salué une nouvelle fois, ce lundi sur Europe 1, le «geste fort» de François Hollande, qui a proposé samedi le retour de Leonarda, seule, en France. Le ministre de l'Intérieur n'a, toutefois, pas précisé s'il était, lui-même, favorable à un tel retour. «Ceux qui critiquent aujourd'hui sont les mêmes qui auraient critiqué si rien n'avait été fait», a lancé le locataire de la place Beauvau.

«Je trouve très injuste les critiques qui sont adressées au président de la République», a poursuivi Manuel Valls, alors que le chef de l'Etat n'a pas réussi à éteindre l'incendie autour de l'affaire Leonarda. Le ministre de l'Intérieur a ajouté : «La proposition qui est faite par le président de la République est un geste de générosité. La protection de la France est offerte à cette jeune fille.»

Manuel Valls a exclu tout retour de la famille Dibrani en France, malgré l'insécurité qui pèserait sur eux au Kosovo. «Il y a une décision de justice qui a été prise en France, elle doit s'appliquer», a-t-il d'abord indiqué. «Le Kosovo est un pays démocratique (…) je fais confiance aux autorités kosovares pour non seulement assurer la sécurité de ses concitoyens mais aussi pour permettre l'intégration de ces familles.»

Le ministre de l'Intérieur s'est par ailleurs déclaré très choqué par «l'utilisation de Leonarda»: «Je suis choqué quand je vois cette jeune enfant de 15 ans interrogée à chaud sur un sondage, sur les conclusions du rapport de l'inspection générale ou bien sur les déclarations du président de la République. Cessons de l'utiliser... Mettre au même niveau l'intervention du président de la République et la réaction de cette jeune fille est à mon sens quelquechose à ne pas faire.»

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VIDEO. Affaire Leonarda: François Hollande fait naufrage Par LEXPRESS.fr, publié le 21/10/2013 à 07:35 En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/politique/affaire-leonarda-francois-hollande-fait-naufrage_1292610.html#tQFI0u6RGsCF9cME.99

L'intervention télévisée de François Hollande dans l'affaire Leonarda samedi est considérée comme un fiasco par une majorité d'éditorialistes qui parlent lundi de "naufrage" ou de "séquence dévastatrice" pour le président et sa majorité.

Dans Le Figaro, qui titre sans embage "Le Fiasco", Alexis Brézet ouvre le ban. "Dix-huit mois après l'élection de François Hollande, il nous aura donc été donné d'assister à ce naufrage", écrit-il, parlant de "l'échec cinglant d'une intervention présidentielle +solennelle+, motivée au départ par le souci d'enrayer la colère d'une poignée de lycéens et qui, à l'arrivée, n'aura pas même réussi à convaincre le premier secrétaire du Parti socialiste". "Consternant !", s'exclame-t-il.

"Pour le Président et sa majorité, la séquence est dévastatrice", renchérit Eric Decouty dans Libération. "L'affaire Léonarda, attisée par une frange du bureau national du PS, amplifiée par les querelles gouvernementales et agitée dans la rue par les lycéens, a mis au jour les divisions profondes qui traversent la gauche sur la question de l'immigration. Car, plus que l'histoire de la jeune Kosovare et de sa famille - au dossier administratif accablant-, et plus que la guerre froide entre Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls, c'est l'impensé socialiste devant un sujet de société majeur qui frappe aujourd'hui."

Selon l'éditorialiste de Libé, "ce sont des années de carence et de lâcheté politique que François Hollande paye aujourd'hui. Entre une droite tirée sur son extrême et une gauche radicalisée, le prix pourrait être élevé.

"Dominique Quinio dans La Croix estime que "l'affaire Leonarda... donne une bien piètre image de la décision politique", dénonçant notamment la proposition controversée de François Hollande sur un retour de la jeune collégienne sans sa famille. "La décision présidentielle, mi-chèvre, mi-chou, d'ailleurs rejetée par l'intéressée, frôle l'amateurisme", dénonce-t-elle. "Et l'on déplorera, aux prochaines élections, le niveau des abstentions ou le succès des formations politiques extrêmes!".

Pour Patrick Apel-Muller, dans l'Humanité, "François Hollande voulait piéger l'enfant en lui donnant à choisir entre la France et sa famille ; c'est apparu comme une violation de la Convention internationale des droits de l'enfant dont la France est signataire et comme une inhumanité supplémentaire".

"Ce genre de situation ne se règle pas comme une motion de synthèse au parti socialiste", ironise Bruno Dive de Sud-Ouest. "A vouloir contenter tout le monde, François Hollande n'a satisfait personne" et cette affaire "a fait apparaître, dans un climat hystérique presque effrayant, l'état de déliquescence dans lequel se trouve la majorité."

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Ecotaxe: un nouveau revers pour Hollande AFP Publié le mardi 29 octobre 2013 à 20h42 - Mis à jour le mardi 29 octobre 2013 à 21h26 http://www.lalibre.be/actu/international/ecotaxe-un-nouveau-revers-pour-hollande-52700fa835703b1265395faa

Il suspend la mesure mais ne peut se résoudre à l'abandonner.

Un abandon de l'écotaxe, que le gouvernement s'est limité à suspendre, aurait un coût élevé pour les caisses de l'État, au regard du contrat passé avec la société franco-italienne Ecomouv' chargée de la mise en place et de la gestion du système.

Un milliard d'euros sur un an, dont 800 millions payables sans délai à Ecomouv', selon les termes du contrat: l'hypothèse d'un abandon de l'écotaxe n'est pas à l'ordre du jour, car la facture serait très salée pour l'État.

L'écotaxe avait été voulue par le précédent gouvernement, dans le cadre du Grenelle de l'environnement, et lancée en octobre 2011. Ecomouv' - filiale de la compagnie italienne Autostrade per l'Italia à hauteur de 70%, le reste du capital étant partagé entre Thales, SNCF, SFR, et Steria - avait alors été créée spécialement pour développer l'ensemble du dispositif et gérer la collecte de la taxe.

La société est chargée du financement, de la conception, de la réalisation, de l'entretien, de l'exploitation et de la maintenance de l'ensemble du dispositif. La majorité actuelle a souvent mis en cause, notamment lors des deux reports de l'écotaxe - initialement prévue pour le 20 juillet - le partenariat public-privé (PPP) qui lie désormais l'Etat à Ecomouv'.

Le contrat, signé pour une durée de 13 ans et 3 mois - 21 mois pour le déploiement du dispositif, 11 ans et demi pour l'exploitation - prévoit 650 millions d'euros d'investissements et un montant total de revenus estimé à plus de 2,8 milliards d'euros. Le dispositif sera ensuite remis à l'État. Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a tapé, lundi, sur ses prédécesseurs.

"Quelle hypocrisie! Quand on a lancé l'écotaxe, l'idée d'une redevance sur les poids-lourds, tout le monde était pour! J'ai vu défiler un certain nombre de ceux qui sont aujourd'hui ministres socialistes qui réclamaient pour leur département de garder le montant de l'écotaxe pour pouvoir faire des travaux routiers", a répliqué mardi matin, sur Europe 1, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui était alors ministre de l'Écologie et des Transports.

"J'ai acté un appel d'offres qui a été mis en oeuvre depuis. Quand (Stéphane) Le Foll répond: +ah finalement on se rend compte qu'il y avait un problème+, s'il n'était pas pour en 2012, il pouvait arrêter", a-t-elle ajouté.

L'écotaxe doit rapporter chaque année 1,15 milliard d'euros, dont 250 millions devant aller à Ecomouv', 750 millions à l'État et 150 millions aux collectivités locales.

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Record d'impopularité pour Hollande dans l'histoire des sondages BVA Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 28.10.2013 à 19h07 • Mis à jour le 29.10.2013 à 10h04

François Hollande est tombé à 26 % d'opinions favorables, établissant un record d'impopularité pour un président de la Ve République, dans l'histoire des sondages BVA.

"En ce mois d'octobre 2013, François Hollande chute de 6 points, à 26 % de bonnes opinions (contre 73 % de mauvaises) franchissant ce seuil mythique des 30 % et pulvérisant par la même occasion le record historique d'impopularité pour un président de la République", a souligné BVA, lundi 28 octobre dont le baromètre a été lancé il y a plus de trente ans.

"Jamais, en 32 ans de mesures, un président n'était tombé en dessous de 30 % de bonnes opinions", ajoute Gaël Sliman, directeur général adjoint de l'institut.

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Otages : la France aurait versé 20 à 25 millions d'euros, l'Elysée dément Romain Jeanticou | Publié le 30.10.2013, 12h36 | Mise à jour : 13h42 http://www.leparisien.fr/imprimerOld.php?url=http%3A//www.leparisien.fr/politique/otages-la-france-aurait-verse-20-a-25-millions-d-euros-l-elysee-nie-30-10-2013-3271845.php

Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius avait assuré mardi soir qu'aucune rançon n'avait été échangée contre la libération des quatre Français retenus depuis septembre 2010 au Sahel par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Pourtant, d'après une source proche des négociateurs nigériens, entre 20 et 25 millions d'euros ont bien été versés en échange de leur libération mardi.

La somme aurait servi à payer les ravisseurs ainsi que les intermédiaires qui, sur le terrain, ont joué un rôle important pour obtenir ces libérations. La source n'a pas précisé d'où provenait l'argent. Selon le journal Le Monde, il a été prélevé sur «les fonds secrets alloués aux services de renseignement.» La somme aurait été acheminée par la Direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE) jusqu'à Kidal, au Mali, puis remise à Mohamed Akotey, président du conseil d'administration de la société Imourarène, une filiale d'Areva, et par ailleurs ancien chef rebelle. Grâce à ses relais au nord du Mali, cet homme de confiance du président du Niger Mahamadou Issoufou a joué un rôle clé dans les négociations. La France n'aurait ainsi pas «directement» versé de rançon aux ravisseurs.

«La France ne paie pas de rançon, c'est clair et net»

Selon un médiateur malien qui avait participé aux négociations pour la libération, début 2011, de trois otages enlevés en même temps que les quatre Français libérés mardi, «13, 5 millions d'euros» avaient alors été payés. «Donc pour moi, entre 20 et 25 millions d'euros c'est un bon chiffre», a-t-il affirmé.

«Ce que je peux vous dire c'est que la France ne paye pas de rançon, c'est clair et net», avait affirmé Laurent Fabius sur Europe 1 mardi soir. «La consigne du président (François Hollande) est de ne pas payer de rançon, cette consigne est respectée», avait-il répété sur RTL. «Nous n'avons pas changé de politique à l'égard des rançons», a ajouté la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem lors de son briefing de presse à l'issue du Conseil des ministres ce mercredi.

Même tonalité du côté de l'entourage de François Hollande, pour qui «La France ne verse pas de rançon. C'est ce qui est rappelé à chaque fois. C'est ce qui a été rappelé par Jean-Yves Le Drian, il a été très clair. Pas besoin de revenir sur le sujet», a assuré cette source élyséenne à l'AFP.

La France a toujours nié avoir versé la moindre rançon pour résoudre des prises d'otages à l'étranger, mais Nicolas Sarkozy avait affirmé, en 2012, à propos de deux otages en Afghanistan, que payer des rançons n'était «pas un problème» pour son gouvernement. Son successeur François Hollande affiche une ligne officielle différente depuis le début de son mandant, affirmant son refus d'évoquer des questions financières lors des négociations de libération d'otages. Cette position avait été fortement critiquée par les familles des captifs.

En avril dernier, lors de la libération de la famille Moulin-Fournier enlevée par une secte islamiste au Cameroun, un rapport confidentiel du gouvernement nigérian parlait d'une somme de 2,4 millions d'euros versés aux ravisseurs, tandis que la chaîne i>Télé parlait de 7 millions de dollars en citant des sources camerounaises.

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La libération des otages peut-elle relancer François Hollande ? Le Point.fr - Publié le 30/10/2013 à 14:56

L'"heureuse nouvelle" arrive à point nommé pour le président de la République, en pleine polémique sur la suspension de l'écotaxe.

libération des otages d'Arlit, bonheur rare pour un président malmené dans les sondages, mais sans doute pas à même de relancer un exécutif encalminé, prévoient des experts. Dénouement sans heurts d'une prise d'otages commencée pendant le quinquennat précédent, joie des familles puissamment relayée par les médias d'info continue, coup d'arrêt donné au torrent de commentaires négatifs sur l'écotaxe suspendue et la manifestation bretonne maintenue : l'annonce d'Arlit (Niger) est tombée à point nommé, mardi, pour le chef de l'État.

Une embellie prolongée mercredi avec l'accueil des quatre Français libérés par le chef de l'État à l'aéroport militaire de Villacoublay, où s'étaient massés une centaine de journalistes pour une cérémonie relayée en direct. François Hollande met ainsi ses pas dans ceux de ses prédécesseurs : Nicolas Sarkozy accueillant la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt dans ce même aéroport des Yvelines, Jacques Chirac s'y rendant pour la journaliste Florence Aubenas.

Pas de triomphalisme

Le chef de l'État a pu bousculer son agenda de Bratislava, où il était en visite officielle mardi. Mais dans un domaine des plus délicats où des vies sont en jeu - sept Français encore otages - il s'est gardé de tout triomphalisme, mettant l'accent sur le rôle de son homologue nigérien, Mahamadou Issoufou. Ce qui n'a pas empêché plusieurs de ses proches de mettre en avant son action : "Il y a un travail personnel du chef de l'État", a déclaré le chef de file des députés PS, Bruno le Roux. C'est un président "qui ne lâche rien et qui est courageux", a vanté François Rebsamen, son alter ego du Sénat.

Le courage : précisément la vertu que l'opposition dénie sans relâche à François Hollande. Mais dans un contexte de négociations nécessairement souterraines, d'informations contradictoires sur de l'argent versé aux ravisseurs, ces "hollandais" n'ont pas insisté outre-mesure. Les familles elles-mêmes n'ont pas eu ces accents lyriques d'une Ingrid Betancourt lançant en 2008 vers Nicolas Sarkozy : "Je regarde cet homme extraordinaire qui a tant lutté pour moi"...

Impact incertain

L'impact de tels événements sur l'opinion publique est de toute façon incertain, fluctuant, note le politologue Jérôme Fourquet. Comparant les popularités mesurées par l'Ifop pour le JDD avant et après des libérations, il relève qu'il n'y a pas toujours eu de bonus : Jacques Chirac dévisse de 12 points en juin 2005, l'effet Aubenas ne contrebalançant nullement l'échec du référendum européen. La popularité de Nicolas Sarkozy perd 6 points en février 2010, malgré la libération de Pierre Camatte du Mali. Mais il en gagne 6 en juin 2011 au retour des journalistes Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier.

C'est que "la libération n'est pas invariablement et sans contestation imputée à l'action de l'exécutif" et plus généralement, les événements de politique étrangère "ont peu d'impact sur le moral de Français inquiets du chômage et de la pression fiscale", note Jérôme Fourquet. Même scepticisme chez son collègue d'Harris Interactive Jean-Daniel Lévy. "Ce n'est pas du tout autour de cela" que se joue une popularité. François Hollande, relève-t-il, "n'a jamais eu la confiance du peuple de droite" qui lui a reproché "dès le départ la fin de sa campagne électorale renvoyant aux caciques du PS, sa manière de ne pas raccompagner son prédécesseur sur le perron de l'Élysée".

"Freiner la descente"

Plus grave, "les sympathisants de gauche ont du mal à pouvoir être fiers de son action. Il n'y a pas un acte d'identification faisant que le peuple de gauche se reconnaît" dans le président. Interrogés sur un an et demi de présidence, "ils n'arrivent pas à citer un acte lourd" comme ceux qui marquèrent le début de mandat Mitterrand : 39 heures, abolition de la peine de mort, radios libres..., cite Jean-Daniel Lévy. Pour le politologue Gérard Grunberg, la libération des otages "peut freiner la descente" et "temporairement doucher l'hystérie antigouvernementale".

Mais sans effet sur "un malaise profond". "On va retomber tout de suite dans les problèmes français", prédit-il.

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Hollande appelle Israéliens et Palestiniens à partager Jérusalem AFP 18 novembre 2013 à 20:50 http://www.liberation.fr/monde/2013/11/18/hollande-appelle-israeliens-et-palestiniens-a-partager-jerusalem_947892
Devant la Knesset, le parlement israélien, le président français a aussi appelé à l'arrêt de la colonisation.

Le président français François Hollande a solennellement appelé lundi, devant le Parlement israélien, à l’arrêt de la colonisation des Territoires occupés et plaidé pour un partage de Jérusalem comme capitale des deux Etats, dans le cadre d’une résolution du conflit israélo-palestinien. «La position de la France est connue. C’est un règlement négocié pour que les Etats d’Israël et de Palestine, ayant tous deux Jérusalem pour capitale, puissent coexister en paix et en sécurité», a-t-il déclaré dans un discours d’une demi-heure à la Knesset.

«La colonisation doit cesser car elle compromet la solution des deux Etats», a-t-il estimé, à l’intention du gouvernement israélien, dont le Premier ministre Benyamin Nétanyahou l’a précédé à la tribune, l’accueillant par un «Bienvenue à Jérusalem, capitale du peuple juif depuis 3 000 ans».

Le chef d’Etat français a également appelé le président palestinien Mahmoud Abbas, devant lequel il avait auparavant plaidé pour «une solution réaliste» au problème des réfugiés, à faire preuve de «réalisme sur tous les sujets». «Deux Etats pour deux peuples, tel est le constant message pour un règlement final, mais un règlement final veut dire en terminer avec toutes les revendications», a souligné François Hollande.

Benyamin Nétanyahou exige des Palestiniens la reconnaissance d'«Israël comme l’Etat du peuple juif», une revendication qu’ils rejettent, et sans laquelle, selon lui, ils pourraient continuer à demander réparation même après la conclusion d’un accord de paix. Sur ce thème, le chef du gouvernement israélien a d’ailleurs invité Mahmoud Abbas à «venir au Parlement israélien», le sommant de «reconnaître la vérité historique : les Juifs ont un lien de près de 4 000 ans avec la terre d’Israël».

Concernant le dossier du nucléaire iranien, François Hollande a réaffirmé que «la France ne laissera pas l’Iran se doter de l’arme nucléaire», exigeant le maintien des sanctions internationales jusqu’à ce que Téhéran «renonce définitivement à son programme militaire» nucléaire. La France «combat de toutes ses forces l’antisémitisme sous toutes ses formes», a en outre proclamé François Hollande, concluant son discours par une formule en hébreu : «Longue vie et paix au peuple d’Israël».

«L’occupation doit cesser»

Auparavant, lors d’une rencontre avec Mahmoud Abbas à la Mouqataa, siège de la présidence palestinienne à Ramallah, en Cisjordanie, le chef de l’Etat français avait demandé «l’arrêt total et définitif de la colonisation parce qu’elle compromet la solution des deux Etats».

Geste hautement symbolique, il a déposé une gerbe au mausolée du dirigeant historique palestinien Yasser Arafat, décédé le 11 novembre 2004 dans un hôpital militaire français, et dont le tombeau se trouve dans l’enceinte de la Mouqataa. Mahmoud Abbas a rappelé que la colonisation était «illégale» au regard du droit international et remercié l’Union européenne, en particulier la France, pour ses récentes lignes directrices excluant les territoires occupés de sa coopération avec Israël.

Il a néanmoins assuré, comme la veille dans une interview exclusive à l’AFP, que les négociations de paix iraient jusqu’au bout des neuf mois prévus. «Longue vie à l’amitié entre la France et la Palestine», a dit en arabe le président français.

Malgré sa dénonciation de la colonisation, François Hollande a rejeté une proposition d’une universitaire palestinienne qui lui demandait «pourquoi ne pas déclarer les colons mouvement terroriste ?» en raison de nombreuses attaques qui leur sont imputées. «On peut être dans l’illégalité sans être dans le terrorisme. Le terrorisme, c’est quelque chose d’odieux, c’est s’en prendre à la vie d’innocents», a-t-il répondu.

«L’occupation est une autre chose. Elle doit cesser, je l’ai dit», a-t-il poursuivi, lors d’une rencontre avec la société civile palestinienne au musée Mahmoud Darwich, où repose le poète, auteur de la Déclaration d’indépendance de la Palestine.

Cinq accords bilatéraux ont été signés lors de cette visite en Cisjordanie, dont une convention d’aide budgétaire pour 2013 d’un montant de 9 millions d’euros, et une déclaration d’intention de création d’un lycée français à Ramallah. Le président français avait débuté sa journée à Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, par une rencontre avec des prélats chrétiens et des personnalités palestiniennes. «Sur neuf mois, trois sont passés sans progrès réel. Il faut hâter, accélérer le processus», a-t-il plaidé. AFP

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Hollande et Valérie, avec Sarkozy, à Soweto, 10 décembre 2013, hommage à Mandela.

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People. Le Noël à l'Elysée a notamment été marqué par une danse entre la première dame et Brahim Zaibat, danseur et ancien candidat de Danse avec les stars. L'évènement a réuni 600 enfants.

La Première dame a le rythme dans la peau.
Valérie Trierweiler, vêtue d'une robe longue noir ornée de strass, s'est offert mercredi soir une courte danse avec Brahim Zaibat, ex-compagnon et danseur de Madonna (c'est nous qui soulignons, notedt), à l'occasion du Noël de l'Elysée. Et à en croire le danseur, la compagne de François Hollande aurait largement sa place dans Danse avec les stars. "Elle a suivi tous les pas. Il y a énormément de personnes avec qui j'ai essayé et qui n'arrivaient pas à suivre. Donc je lui donne sur ce coup-là un bon 8/10", a confié Brahim Zaibat dans une interview accordée à MYTF1News.
Le président de la république posait quant à lui pour la photo avec les danseurs.

Quelque 600 enfants, invités par le président François Hollande et sa compagne Valérie Trierweiler, ont découvert mercredi le Palais de L'Elysée pour fêter Noël, dans la joie et la bonne humeur. Afin de laisser place aux festivités, le Conseil des ministres avait été exceptionnellement délocalisé le matin à l'hôtel de Marigny, résidence des hôtes étrangers du chef de l'Etat.

"Soyez sages, soyez heureux"

Première image pour les jeunes invités, celle d'un sapin géant, dont les  guirlandes avaient été allumées la veille par la première dame, trônant dans la  cour d'honneur du palais présidentiel. "Soyez sages et puis surtout soyez heureux parce que tout ce qu'on fait, c'est pour vous rendre heureux", a lancé le président de la République à ses jeunes convives, âgés de 4 à 10 ans.

"C'est un moment de fête, un moment aussi que nous voulons autour de la  solidarité", a ajouté François Hollande devant ses hôtes d'un jour, où se  mêlaient enfants du personnel de l'Elysée et jeunes invités parmi lesquels 200  en grande difficulté, malades, handicapés, orphelins, enfants de détenus. Côté spectacle, le chanteur Matt Pokora et le groupe de hip hop Pockemon Crew ont enflammé la salle des fêtes de l'Elysée.

Pour le goûter, des tables de banquet ornées de mini sapins avaient été  alignées sous les ors du palais présidentiel. Et les enfants ont pu savourer  gâteaux et chocolats concoctés par les chefs de l'Elysée, avant de rececoir des  mains du couple présidentiel de nombreux cadeaux.

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François Hollande et l'Algérie, de la boutade aux regrets Par lefigaro.fr Mis à jour le 22/12/2013 à 18:22 Publié le 21/12/2013 à 21:11 http://www.lefigaro.fr/international/2013/12/21/01003-20131221ARTFIG00269-l-algerie-vexee-par-la-boutade-de-hollande-sur-la-securite.php

La blague du chef de l'État sur la sécurité en Algérie a suscité de nombreuses critiques, aussi bien à Alger qu'à Paris. Après avoir tenté de minimiser ses propos, François Hollande a exprimé ses regrets.

Connu avant son élection comme «Monsieur petite blague», François Hollande avait réussi jusqu'alors à éviter le dérapage. Il a suffi de quelques mots, le 16 décembre dernier, lors des 70 ans du Conseil représentatif des institutions juives de France pour effectuer une sortie de route. Le président avait alors déclaré que Manuel Valls était rentré «sain et sauf» d'Algérie et que c'était «déjà beaucoup». La boutade est passée inaperçue plusieurs jours, avant que la presse algérienne et le ministre des Affaires étrangères algérien ne réagissent ce samedi. L'Elysée a d'abord tenté de minimiser ses propos. Puis dimanche en fin d'après-midi, un communiqué officiel a fait part des «sincères regrets» de François Hollande.

C'est samedi que la polémique est née. En premier lieu, dans la presse algérienne qui a vivement critiqué la déclaration de François Hollande. Samedi, la formule du chef de l'État faisait la une des journaux arabophones El-Khabar, Echorouk et Ennahar. «Hollande se moque de l'Algérie devant les juifs», pouvait-on lire en première page. Et tant sur les sites d'information en ligne que sur les réseaux sociaux, nombre de lecteurs algériens se sont déchaînés dans la foulée contre le président français, pourtant jusqu'à présent très populaire dans le pays. Samedi soir, une réaction officielle algérienne tombe. Elle émane du ministre des Affaires étrangères: «il est clair qu'il s'agit d'une moins-value par rapport à l'esprit qui enveloppe nos relations et à la réalité de ce que les délégations françaises, et même autres, peuvent constater de la situation sécuritaire en Algérie», déclare Ramtane Lamamra lors d'une conférence de presse. Il assène: «Nous souhaitons pouvoir trouver dans les jours qui nous séparent de la fin de l'année un moyen de tourner la page de cet incident regrettable».

Dès dimanche, ce fut au tour des politiques français de s'emparer du sujet. Jean-Luc Mélenchon a fait connaître son indignation sur Twitter.

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François Hollande, super VRP en Arabie Saoudite Edité par CP avec AFP le 29 décembre 2013 à 18h29 , mis à jour le 29 décembre 2013 à 18h32. http://lci.tf1.fr/monde/moyen-orient/francois-hollande-super-vrp-en-arabie-saoudite-8338676.html

En déplacement en Arabie Saoudite, le président François Hollande a rappelé les bonnes relations commerciales qui unissent les deux pays, tout en annonçant de "belles perspectives commerciales" pour 2014.

Arrivé dimanche en Arabie saoudite pour une visite de deux jours, François Hollande a retrouvé le souverain saoudien dans son luxueux palais privé de Rawdat Khurayim, en plein désert, à 60 km au nord-est de Ryad. A l'issue de l'entretien, le président français a rappelé l'importance des relations commerciales entre les deux pays. "L'Arabie Saoudite est le premier client de la France au Moyen-Orient, la France y est le troisième investisseur", a déclaré le président lors d'une conférence de presse, tout en indiquant qu'une visite officielle ne débouchait pas forcément sur la signature de contrats. "C'est toute l'année que nos entreprises doivent conclure des contrats", a-t-il ajouté.

La France prête à livrer des équipements à l'armée libanaise

Dans le domaine de la santé, un accord très important pour favoriser le développement de grands projets pharmaceutiques et dans la recherche a été conclu. Sur le plan universitaire, scientifique et culturel, "des objectifs vont être atteints très rapidement", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse. Sur le transport urbain, "nous avons de belles perspectives", a-t-il poursuivi en indiquant que les négociations sur l'aéronautique avaient "avancé".

Autre bonne nouvelle pour l'Hexagone : l'Arabie saoudite s'est engagée à octroyer trois milliards de dollars à l'armée libanaise pour se procurer des armes françaises, a indiqué le président libanais Michel Sleimane, précisant que "les armes seront achetées à l'Etat français". Sur cet accord, François Hollande s'est engagé à "satisfaire" les demandes d'armement de l'armée libanaise mais n'a pas confirmé l'information, indiquant qu'elle relevait des relations bilatérales entre le Liban et l'Arabie soudaite.

Deux contrats défense en négociations

Côté défense, les enjeux commerciaux de cette visite sont colossaux. Dans le domaine de la défense, deux méga contrats sont actuellement en négociations. L'un porte sur le renouvellement de la défense aérienne dont le montant est estimé à 4 milliards d'euros. Mais pas sûr que ce contrat qui suscite une guéguerre entre Thalès et EADS soit signé lors de cette visite officielle. Autre contrat important estimé entre 15 et 20 milliards d'euros : la modernisation de la flotte saoudienne. "Mais là encore, pas de signature pour le moment, indique sur LCI Clarence Rodriguez, spécialiste de l'Arabie Saoudite. Avec les Saoudiens, tout est une question de temps et d'actes".

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Voeux: Hollande affirme et revendique une ligne sociale-démocrate AFP 1 janvier 2014 à 16:22 http://www.liberation.fr/politiques/2014/01/01/voeux-hollande-affirme-et-revendique-une-ligne-sociale-democrate_970034

François Hollande a brisé plusieurs tabous socialistes mardi soir lors de ses voeux aux Français pour affirmer clairement une ligne politique sociale-démocrate sinon sociale-libérale, au grand dam de la gauche de la gauche qui a immédiatement dénoncé une politique de droite.

Baisses des charges et allègement des contraintes administratives pesant sur les entreprises, programme d’économies n’épargnant ni les collectivités locales ni les «abus» et les «excès» de la protection sociale, impôts «trop lourds»...

«Les masques sont complètement tombés: Hollande enfonce le clou de son orientation sociale-libérale», analyse Jérôme Fourquet (Ifop) qui relève un tournant rhétorique sinon politique.

«Faire mieux avec moins, c’est typiquement ce que la droite disait concernant la fonction publique et que la gauche critiquait en soutenant les fonctionnaires et en demandant plus de moyens», souligne le politologue.

Pour lui, le président Hollande a «touché au coeur nucléaire» de la doxa socialiste en promettant de «serrer la vis aux fonctionnaires et aux élus locaux et en faisant de la restauration des marges des entreprises une priorité».

L’explication, selon Jérôme Fourquet: «avec un chômage qui ne baisse pas aussi rapidement que prévu et un écart qui se creuse avec l’économie allemande, Hollande est condamné à appuyer sur l’accélérateur des réformes pour recoller à marche forcée au peloton de tête».

Depuis plusieurs mois, le chef de l’Etat l’exprime en filigrane: une politique de gauche est d’abord une politique pour l’emploi qui passe par une restauration des marges des entreprises françaises, parmi les plus faibles d’Europe, la réduction du coût du travail et des économies budgétaires.

Inflexion, tournant ou rupture ?

«Le progrès, c’est aussi de faire dans les moments difficiles des choix courageux pour préserver l’emploi, pour anticiper les mutations industrielles et c’est ce qu’a fait Gerhard Schröder, ici, en Allemagne», déclarait-il, lors des célébrations des 150 ans du parti social-démocrate allemand (SPD) à Leipzig, en mai dernier, au risque de prendre sa majorité à contre-pied.

Autre exemple: lundi, en déplacement à Ryad, le chef de l’Etat a pris «l’engagement», devant des chefs d’entreprise français et saoudiens, d’assurer une «stabilité fiscale» aux entreprises.

Si bien que «le pacte de responsabilité» pour les entreprises comprenant des baisses de charges, des réductions des contraintes en contrepartie d’emploi , annoncé par François Hollande mardi soir, a été accueilli favorablement mercredi par le Medef, la plus grande organisation patronale de France.

A l’inverse, le PCF a dénoncé l’intervention d’un président sourd «aux difficultés des Français»

«Le seul objectif dont il se déclare +personnellement garant+ c’est moins de dépenses publiques, c’est à dire moins de services publics de l’Etat, moins d’investissements publics des collectivités locales, moins de remboursements et de prestations de la Sécurité sociale», a dénoncé le parti, sentant une inflexion de la politique suivie.

Plus qu’un tournant ou une rupture, Brice Teinturier (Ipsos) voit plutôt dans les voeux présidentiels une «ligne qui se dessine de plus en plus» avec l’affirmation de «l’importance des entreprises dans la création d’emplois marchands», une «sorte de socialisme de l’offre».

Sur la forme, le politologue a noté la «volonté de remettre de la présidentialité» dans cet exercice avec l’image du président en incrustation sur celle de l’Elysée mais aussi une expression «moins figée». L’absence de toute mention du Premier ministre tout comme l’usage du «je» --«J’assumerai, moi-même...»-- relèvent selon lui d’une «volonté d’affirmation d’une autorité présidentielle plus forte».

Stéphane Rozès, président du cabinet CAP, est sur la même ligne. «François Hollande énonce plus clairement la cohérence de l’action menée par le gouvernement, assumant une ligne sociale-démocrate», analyse-t-il.

Jugeant la prestation du chef de l’Etat «réussie», il fait valoir que si «ses dernières interventions étaient apparues très décousues, techniques et économiques, cette fois, il remet en perspective l’année écoulée et s’inscrit dans le long terme».

Pour les Français, souligne Stéphane Rozès, «le seul sujet, c’est de savoir s’il est possible de préserver leur modèle social, ce qu’ils sont dans le monde tel qu’il est». Et si le président y a répondu en traçant une «ligne harmonique» de son action mardi soir, estime-t-il en substance, «la grande explication» est attendue le 14 janvier quand il tiendra sa grande conférence de presse semestrielle.

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Valérie Trierweiler hospitalisée après l'affaire Hollande-Gayet http://fr.news.yahoo.com/val%C3%A9rie-trierweiler-hospitalis%C3%A9e-apr%C3%A8s-les-r%C3%A9v%C3%A9lations-closer-155941277.html Reuters – 12 janvier 2014 18.00

Le véhicule de la trahison

Valérie Trierweiler, la compagne de François Hollande, est hospitalisée depuis vendredi après les révélations, la veille, sur la liaison supposée du chef de l'Etat avec l'actrice Julie Gayet.

L'hospitalisation de sa compagne Valérie Trierweiler complique la donne pour François Hollande après les révélations d'un magazine sur sa liaison supposée avec l'actrice Julie Gayet, à deux jours de sa conférence de presse de rentrée.

Valérie Trierweiler a été admise vendredi, au lendemain de la publication d'une enquête sur le site internet de Closer, dans un hôpital parisien et doit en sortir lundi, a indiqué son conseiller, Patrice Biancone.

"Elle avait besoin de repos, elle a été hospitalisée pour des examens", a-t-il dit à Reuters. Interrogé sur l'avenir de la relation de la première dame avec le président, Patrice Biancone a répondu: "Ensuite, elle décidera ce qu'elle veut".

François Hollande avait déploré vendredi une atteinte au respect de la vie privée et dit étudier des suites judiciaires après la publication d'un article du magazine Closer évoquant sa relation avec Julie Gayet.

"Le président travaille et prépare sa conférence de presse", indique-t-on dimanche dans son entourage.

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Hollande social-démocrate: "nouveau chapitre du quinquennat" ou "virage verbal"? Par LEXPRESS.fr, publié le 15/01/2014 à 07:41 http://www.lexpress.fr/actualite/politique/hollande-social-democrate-nouveau-chapitre-du-quinquennat-ou-virage-verbal_1314203.html#B8gUm0fJGGBIeexa.99

"Oui, je suis social-démocrate"

Si les éditorialistes abordent la situation du couple présidentiel et attendent une "clarification", après les révélations du magasine Closer, ils passent rapidement au contenu économique de la conférence de presse. Et là, tous de constater : "François Hollande l'a enfin avoué, il est social-démocrate", comme l'assurent plusieurs éditorialistes. "Pour la première fois depuis sa prise de fonction, sans se cacher derrière des formules floues, le chef de l'Etat a assumé le cap dessiné jusque-là: "Oui, je suis social-démocrate", relève Fabrice Rousselot dans Libération.

"Enfin. Le président n'a pas paru effrayé par les mots social-démocrate", note Jean-Pierre Tenoux dans l'Est Républicain. "François Hollande l'a enfin avoué: oui, il est social-démocrate!", constate à son tour Jean-Claude Souléry pour La Dépêche du Midi. "Ce n'est pas une révélation, mais ça y est, il a avoué!", observe également Philippe Waucampt dans Le Républicain lorrain. Tout comme Hervé Fabre (La Voix du Nord) qui a décrit "François Hollande, en social-démocrate enfin assumé." "Nouveau chapitre du quinquennat" pour Libération

Après cet aveu, beaucoup voit désormais en François Hollande, un Président "libéré" prêt "pour une nouvelle marche en avant économique", selon Hervé Cannet de La Nouvelle République du Centre. "Un président en ordre de bataille" dont "l'intervention d'hier ouvre un nouveau chapitre du quinquennat", affirme même Fabrice Rousselot (Libération). "Un président de combat, offensif, pugnace et ambitieux qui a annoncé un programme de réformes de grande ampleur", renchérit Laurent Bodin, pour L'Alsace. "Qui a bel et bien engagé, hier, un tournant majeur de sa politique économique", estime Henry Lauret, dans Le Télégramme. "C'est bien une inflexion nouvelle que François Hollande donne à son quinquennat", reconnaît de son côté Bruno Dive, dans Sud Ouest.

Dominique Seux, dans Les Echos, a vu "un François Hollande décomplexé, peut-être libéré d'un certain nombre d'hésitations" qui "a prononcé -enfin- les mots que l'on attendait de lui." "Si François Hollande n'est pas devenu libéral, sa parole, elle, s'est libérée", lance Jacques Camus, dans La Montagne Centre France, pour qui "François Hollande, au pied du mur, en a terminé avec les ambiguïtés et les non-dits." "Le nouveau Hollande parle clair, joue de la gravité et manie l'ironie", s'étonne presque Jean-Louis Hervois, pour La Charente Libre.

"Virage verbal" pour Le Figaro

On s'en doute, Le Figaro, par Paul-Henri du Limbert, se montre plus réservé. "Finalement, le PS avait raison de nier tout virage dans la politique du président. S'il y en a un, il est verbal, et évidemment destiné à rassurer les créanciers de la France et les agences de notation. Malheureusement, il est à craindre qu'ils réclament autre chose que des mots."

Paule Masson dans L'Humanité se montre plus virulente : "François Hollande sera, pour la deuxième partie de son mandat, le président du Medef... Il y a franchement de quoi rester interdit devant tant de tromperies. Le chef de l'État a douché hier tous les espoirs."

Enfin, prévient Michel Urvoy, dans Ouest France, "si François Hollande qui défend un projet assez différent de ce qu'il a fait pendant dix-huit mois, parvient à relancer l'économie et la confiance, il sera difficile à combattre."

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Première dame Hollande va "clarifier" la situation avant le 11 février http://www.parismatch.com/Actu/Societe/Julie-Gayet-Valerie-Trierweiler-Hollande-va-clarifier-la-situation-avant-le-11-fevrier-544115

A l’occasion de ses vœux devant la presse ce mardi, François Hollande a répondu aux interrogations autour de sa vie privée, après la publication vendredi d'un sur sa supposée relation avec l’actrice Julie Gayet.

La controverse a été abordée dès la première question. A l’occasion de ses vœux devant la presse ce mardi, François Hollande a répondu aux interrogations autour de sa vie privée. Une clarification de sa situation personnelle était attendue lors de cette troisième conférence de presse du mandat du président, après la publication vendredi du reportage de «Closer» sur sa supposée relation avec l’actrice Julie Gayet.

«Valérie Trierweiler est-elle toujours la première dame de France ?», a demandé Alain Barluet du «Figaro», qui a ouvert la conférence en tant que président de l'Association de la presse présidentielle. «Je comprends votre question, vous comprendrez ma réponse», a commencé François Hollande. «Chacun dans sa vie personnelle peut traverser des épreuves, c’est notre cas. Ce sont des moments douloureux», a-t-il simplement commenté. «Mais j’ai un principe. Les affaires privées se traitent en privé, dans une intimité qui respecte chacun. Ce n'est donc ni le lieu ni le moment de le faire», a déclaré le président avant d’annoncer qu’il allait «clarifier la situation avant l’échéance» du voyage officiel aux Etats-Unis, le 11 février.

Intitulé «l’amour secret du président», le reportage du magazine évoque une relation entre la comédienne Julie Gayet et le chef de l'Etat. Il contient des photographies qui montrent François Hollande, accompagné de son garde du corps, et Julie Gayet entrant séparément, selon «Closer», dans le même immeuble. «François Hollande déplore profondément les atteintes au respect de la vie privée auquel il a droit, comme tout citoyen. Il examine les suites, y compris judiciaires, à apporter à cette parution», avait-on déclaré en réaction à l'Elysée, vendredi matin. Le 28 mars dernier, Julie Gayet avait déposé plainte contre X auprès du parquet de Paris pour «atteinte à l'intimité de la vie privée» après la diffusion de rumeurs sur internet lui prêtant une relation avec François Hollande. François Hollande ne portera pas plainte

Par quatre fois la controverse est revenue au cours de la conférence, concernant cette fois les problématiques posées par le sujet. Mardi à l’assemblée, le patron des députés UMP s’était ainsi interrogé sur une possible défaillance de la protection du chef de l’Etat. «Partout ma sécurité est assurée et à tout moment», a estimé François Hollande, questionné sur le sujet lors de la conférence de presse. «Lorsque je me déplace bien sûr officiellement en France, à Paris, dans le monde, avec un service extrêmement efficace, ou lorsque que je déplace à titre privé, forcément avec une protection qui est moins étoffée... Partout je suis protégé, que personne ne s'inquiète là-dessus, et je remercierai le chef de l'opposition des sages précautions qu'il m'indique».

Plus tard, le président a été interrogé sur les éventuelles suites judiciaires qui pourraient être données à l'article de «Closer», et les lois concernant la personne du chef de l’Etat. «Je ne réclame aucune modification de législation, je suis contre les lois de circonstances. Il y a des tribunaux qui peuvent sanctionner des abus. Mais je suis président, et donc protégé par une immunité. On ne peut pas m'attaquer : puis-je attaquer les autres ?», a-t-il souligné, avant d'expliquer : «C'est une question de principes. Si je me retiens de poursuivre, c'est parce que précisément, je ne veux pas qu'il y ait deux poids, deux mesures, mais mon indignation est totale».

Valérie Trierweiler «se repose et je n'ai pas d'autre commentaire à faire»

«C'est une violation qui touche une liberté fondamentale, et qui peut tous nous concerner. Nous sommes un pays d'une grande liberté, mais nous devons avoir ce principe de respect de la vie privée et de la dignité des personnes», a-t-il ajouté. François Hollande a également été interrogé sur la problématique du statut de la Première dame. «Il n'y a pas de statut de la première dame, il n'y en a jamais eu. Il y a une pratique qui a varié dans le temps, et c'est un usage. Ce qui pour moi est essentiel c'est la transparence. Les moyens consacrés au conjoint doivent être connus, publiés et les moins élevés possibles».

Enfin, le président de la République a été interrogé sur l’état de santé de Valérie Trierweiler. «Elle se repose et je n'ai pas d'autre commentaire à faire», a-t-il répondu. Valérie Trierweiler a été hospitalisée dans un établissement parisien vendredi vers 17 heures, après la révélation de la prétendue liaison, «pour prendre du repos et subir quelques examens». Son entourage a fait savoir lundi que notre consœur avait besoin de plus de temps pour se reposer. Elle restera donc hospitalisée pour une durée indéterminée. «Les médecins considèrent qu'elle a besoin de davantage de repos, elle va donc rester hospitalisée. Les médecins décideront à quel moment elle pourra sortir», a déclaré à l’agence Reuters son entourage à l'Elysée. «Elle a besoin de récupérer après le choc qu'elle a subi. Il lui faut de la tranquillité».

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Julie Gayet ne sera pas nommée au jury de la Villa Médicis

http://www.francetvinfo.fr/politique/vie-privee-de-hollande/julie-gayet-nommee-a-la-villa-medicis-par-aurelie-filippetti_505117.html

"Le Canard enchaîné" s'interrogeait sur la récente nomination de l'actrice, à qui il est prêté une liaison avec le chef de l'Etat. Le ministère de la Culture dément ce matin l'information.

Le ministère de la Culture dément : Julie Gayet n'a pas été nommée membre du jury de la Villa Médicis. Pourtant, Le Canard enchaîné s'interroge, mercredi 15 janvier, sur une possible nomination de complaisance dont celle à qui l'on prête une liaison avec François Hollande aurait pu profiter.

L'hebdomadaire révèle en effet qu'au cours du mois de décembre, la comédienne a été nommée par la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, membre du jury 2014 de la prestigieuse Villa Médicis, à Rome, dont le but est de promouvoir la culture française en Italie.

Sur le site internet de la Villa Médicis, le nom de Julie Gayet figure ainsi au côté de la plasticienne Anne-Marie Clairet, de la chorégraphe Marie-Agnès Gillot et de la compositrice Lucia Ronchetti. Leur mission : auditionner et sélectionner de jeunes artistes qui aimeraient être accueillis en résidence à la Villa Médicis, à partir de septembre et pour une durée d'un an.

Un député UMP s'interroge sur une "coïncidence troublante"

"Aurélie Filippetti, qui ne perd jamais une occasion de plaire à Hollande, dispose manifestement d'un incroyable flair", s'étonne Le Canard enchaîné, laissant ainsi entendre que Julie Gayet aurait pu bénéficier d'une nomination de complaisance. "Une coïncidence troublante" également aux yeux du député UMP Lionnel Luca, qui a commenté cette information via son compte Twitter.

Julie Gayet a déjà été membre du jury de la sélection "Un Certain Regard" lors du festival de Cannes 2009, présidente du jury de la Queer Palm au festival de Cannes 2012, présidente du Champs-Elysées Film Festival en 2013, et présidera le festival luxembourgeois Discovery Zone 2014.

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Cécilia Attias veut un vrai statut de Première dame Par Benoist Pasteau http://www.europe1.fr/Politique/Cecilia-Attias-prone-un-vrai-statut-de-Premiere-dame-1773035/

Encadrer le statut du conjoint du chef de l'Etat. Voilà ce que souhaite Cécilia Attias, ex-Sarkozy, qui a passé cinq mois au palais de l'Elysée, de mai à octobre 2007. L'ex-Première dame, donc, considère le moment choisi pour appeler à la clarification d'un rôle flou, moins d'une semaine après les révélations de Closer sur une possible relation entre François Hollande et l'actrice Julie Gayet et alors que le président est officiellement en couple (mais non marié) avec Valérie Trierweiler.

La solution : "élire des célibataires" ? "On ne peut pas gommer le conjoint", a ainsi commenté l'épouse de l'homme d'affaires Richard Attias sur RTL. "On ne peut lui pas demander uniquement de placer des fleurs sur des buffets. Ou alors il faut élire des présidents célibataires", a-t-elle lancé".

L'exemple Bernadette. Cécilia Attias invoque rapidement Bernadette Chirac, quand il s'agit de donner des exemples concrets. "Quand on a l'honneur d'être l'épouse du chef de l'Etat, on se doit d'essayer d'aider. Ce qu'a fait Bernadette Chirac avec les pièces jaunes est considérable", juge-t-elle à propos de l'investissement de la femme de Jacques Chirac, resté au Château douze ans, entre 1995 et 2007.

"Laisser le libre choix". Une fois tout cela dit, cependant, Cécilia Attias a nuancé son propos. "Cette fonction doit être déterminée et après il faut laisser le libre choix. Si une femme veut s'investir dans la fonction ou si elle préfère continuer son métier, à elle de le faire. Et si elle préfère ne s'occuper que de sa famille et ne rien faire, c'est un choix", a-t-elle ajouté avant de conclure : "Tout ce que je souhaite c'est qu'on laisse aux gens leur vie privée".

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18 janvier 2014 | Mise à jour le 19 janvier 2014 http://www.lejdd.fr/Politique/Julie-Gayet-itineraire-d-une-enfant-gatee-par-la-vie-649069 Julie Gayet, portrait d'une clandestine

L'actrice, ancienne élève de l'École du cirque, entretient une liaison avec le président de la République depuis de longs mois. "Une vraie histoire d'amour", assurent ses proches.

"Tu es une merde… Ne m'adresse plus jamais la parole." La douce et blonde Julie Gayet n'est pas du genre à sortir de ses gonds. Mais ce 16 décembre, lorsque l'équipe du film Les Âmes de papier se retrouve dans un restaurant après une séquence de promotion au Grand Journal de Canal+, la comédienne ne cache pas sa colère. C'est à Stéphane Guillon, son partenaire à l'écran, qu'elle s'adresse. L'ancien humoriste de France Inter vient d'évoquer en directe la liaison, alors supposée, entre François Hollande et l'actrice. "Le Président est venu sur le tournage […] Il a beaucoup aimé le film, sa femme moins", lâche-t-il, encouragé par le regard gourmand de l'animateur Antoine de Caunes. Face caméra, Julie Gayet écarquille les yeux, sans se départir de son joli sourire, puis rit de bon cœur… à la bonne blague. La comédienne a du métier.

À 41 ans, l'actrice n'est plus une débutante. En 1996, elle décroche le prix Romy-Schneider pour son rôle de junky prostituée dans le film Select Hotel. Comme Vanessa Paradis, Cécile de France, Bérénice Béjo, elle devient un jeune espoir féminin du cinéma français… Depuis, même si elle a tourné en vingt ans plus de 80 films et téléfilms, elle n'a pas eu la carrière flamboyante de ces dernières. "Jusqu'à présent, on n'avait jamais réussi à lui faire faire la couverture d'un grand magazine", remarque, amusé, un attaché de presse. "Elle travaille beaucoup, raconte son ami et associé, le producteur Charles Gillibert, elle enchaîne les festivals, les tournages, et s'occupe de ses deux ados. On décrit une spécialiste des dîners en ville, c'est totalement faux, ce n'est pas une mondaine…"

Le petit cercle qui entoure la jeune femme serre les rangs. "Il faut la protéger, explique un autre de ses amis, qu'elle garde la tête froide. Pour l'instant, elle est calme. Elle a parlé avec ses enfants. C'était son principal souci. Leur père [l'écrivain argentin Santiago Amigorena], avec qui elle a d'excellentes relations, est très présent. Elle attend que la bourrasque se calme. Ensuite, elle parlera sans doute une fois, mais après, elle reprendra sa vie normalement." Malgré le cordon sanitaire que ses intimes installent autour d'elle, un portrait se dessine peu à peu.

Toujours le même. Julie a grandi dans les quartiers chics de l'Ouest parisien, mais vit aujourd'hui à l'Est près de la Bastille. Itinéraire d'une enfant gâtée par la vie qui vote à gauche par éthique familiale. "Elle fait partie de ces gens qui ont reçu beaucoup, poursuit un proche, mais qui en ont conscience et veulent rendre un peu." L'archétype de la "bobo" parisienne… Une actrice sympa, pas compliquée, avec un vrai souci des autres. "Après un film, elle appelle pour prendre des nouvelles, raconte un attaché de presse, c'est rare. Vous ne trouverez personne pour dire du mal d'elle…"

Un grand père Compagnon de la Libération

Julie Gayet est une fille de bonne famille : son père, chirurgien, dirige le service de pathologie digestive à l'Institut Montsouris à Paris ; et son grand-père, orthopédiste, est l'un des 19 derniers Compagnons de la Libération toujours en vie… Un héros d'El-Alamein­. Sa mère, avec laquelle "elle entretient une relation très forte", selon une de ses amies, a été antiquaire. Une famille soudée. Julie, ses deux frères, l'aîné Jean-Brice, radiologue, et le benjamin Erwan, architecte, se retrouvent l'été dans la propriété familiale du Gers. Les copains sont là, l'ancien top model Audrey Marnay, le chanteur Marc Lavoine, un voisin… Cet été, François Hollande aurait fait une halte en hélicoptère dans la jolie résidence secondaire de la famille Gayet, le château de Cadreils. Selon La Dépêche du Midi, c'était "le 3 août 2013, de 13 heures à 15 heures. La veille, il avait fait un déplacement officiel en Dordogne. Le matin, il était à Auch pour annoncer des mesures économiques".

Le président et Brice Gayet se connaissent de longue date. Ce dernier a été conseiller de Bernard Kouchner au ministère de la Santé en 1992 et 1993. Il fréquentait également l'ancien ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, qui avant de se lancer dans l'esthétique avait commencé sa carrière dans la chirurgie viscérale. "Brice Gayet n'ignore rien de la relation de sa fille avec François Hollande, croit savoir un ministre, et n'en est pas mécontent."

Depuis la primaire socialiste, l'actrice s'est discrètement installée dans le sillage du Président. Ancien soutien de Ségolène Royal en 2007, elle est entrée dans l'équipe de campagne du candidat de 2012. Elle a fait le lien avec les milieux du cinéma et s'est rapprochée naturellement de l'actuelle ministre de la Culture, Aurélie Filippetti.

Parallèlement à sa carrière d'actrice, Julie Gayet a créé une société de production, Rouge International, 54, rue du faubourg Saint-Honoré, où la famille Gayet a vécu, et vient de s'associer à Charles Gillibert et François Pinault pour créer une plateforme de financements privés pour le cinéma. "Pinault n'a mis que 60 euros dans l'affaire, raconte Anne Méaux, qui gère la communication du capitaine d'industrie, il l'a fait pas amitié pour elle, qu'il connaît bien et depuis longtemps. Il l'apprécie beaucoup." La spécialiste de la com a passé ces derniers jours à tordre le cou à une rumeur qui affirmait que l'appartement où se retrouvaient François Hollande et Julie Gayet lui appartenait. Le puzzle de leur histoire cachée, qui aurait commencé durant la primaire socialiste selon Closer, se reconstitue petit à petit. "C'est une vraie histoire d'amour, confirme un proche, un truc qui n'arrive ni au bon moment, ni aux bonnes personnes. Mais cela existe…"

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Valérie Trierweiler dément les propos de son avocate et la révoque 23 janv. 2014, 18h34 | MAJ : 21h42 http://www.leparisien.fr/laparisienne/actu-people/personnalites/couple-presidentiel-valerie-trierweiler-veut-sortir-dignement-de-la-crise-23-01-2014-3520689.php

Après son cabinet qui a démenti des rumeurs, c'était au tour de l'avocate de Valérie Trierweiler de s'exprimer dans les médias sur la situation du couple présidentiel. «Le président de la République et ma cliente réfléchissent, indique ce jeudi chez nos confrères du Figaro Me Frédérique Giffard.

La décision n'appartient qu'à eux. Il est très difficile pour Valérie Trierweiler d'être sereine face à cette pression médiatique et politique. Mais elle est consciente qu'une clarification s'impose» après la révélation d'une liaison entre François Hollande et l'actrice Julie Gayet.

Des déclarations qui intervenaient alors qu'un nouvel épisode rocambolesque a déferlé dans quelques médias : la première dame aurait détérioré de rage du mobilier de l'Elysée. Une anecdote vivement démentie par son entourage et qui laisse un goût amer au conseil de Valérie Trierweiler. «Nous faisons face à une surenchère médiatique complètement folle, réagit l'avocate. Certains franchissent les limites posées par le droit, sans aucun scrupule pour Valérie Trierweiler ou sa famille». Et l'avocate d'affirmer que la possibilité d'engager des poursuites contre ces titres n'était pas écartée.

«Imaginer qu'elle puisse vouloir instrumentaliser sa détresse est totalement contraire à sa personnalité et à sa façon de concevoir les rapports humains, basées sur la franchise, insistait Me Giffard. Elle souhaite réellement que toute cette affaire puisse se résoudre pour en sortir le plus dignement possible». «Elle a parlé sans savoir et sans être mandatée», confie Valérie Trierweiler

Mais visiblement, les propose de Frédérique Giffard n'engagent qu'elle. Valérie Trierweiler aurait en effet directement démenti auprès d'Europe 1 les propos de l'avocate. «Elle a parlé sans savoir et sans être mandatée. Elle n'est plus mon conseil», confie Valérie Trierweiler. Dans la foulée, le chef de cabinet de la compagne de François Hollande, Patrice Biancone, a lui aussi rappelé, à BFM TV, qu'il était «le seul mandaté au nom de Valérie Trierweiler».

La compagne de François Hollande a quitté samedi en milieu d'après-midi l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière pour la résidence présidentielle de la Lanterne, en lisière du parc du château de Versailles. Valérie Trierweiler avait été hospitalisée le 10 janvier, après un «coup de blues» provoqué par la révélation de la liaison du président avec l'actrice Julie Gayet.

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Le chanoine François Hollande Par François d'Orcival http://valeursactuelles.com/soci%C3%A9t%C3%A9/chanoine-fran%C3%A7ois-hollande20130221.html

Il a accepté le titre de chanoine de Saint-Jean-de-Latran. “Par tradition”, dit-il. Mais qui est-il ? Respectueux de la France “fille aînée de l’Église” ou croisé de la laïcité ?

La question qui se pose ces jours-ci à l’Élysée est la suivante : le président de la République se rendra-t-il à la messe d’inauguration du pontificat du successeur de Benoît XVI ? Cette question n’est pas anodine après les remarques faites par le chef de l’État lors de l’annonce par le pape de sa renonciation. « Une décision éminemment respectable », disait-il d’abord, avant d’assurer qu’il laissait « l’Église catholique déterminer comment elle entend organiser la succession ». Jusque-là, tout allait bien. C’est ensuite que François Hollande s’est laissé aller : « Nous ne présentons pas de candidat », a-t-il cru bon d’ajouter. Ce n’était que de l’humour, a-t-on dit. Mais sous la “blague” perçait une ironie déplacée. Plus même, de l’indifférence, voire du mépris. Observant les dégâts dans l’opinion, les conseillers du président se sont empressés de fournir une explication : au moment où la droite l’accusait de vouloir placer partout ses “copains”, là justement, il n’en avait pas… L’explication était pire que la “blague”.

Élevé par un père de droite et une mère de gauche, mais tous deux catholiques, François Hollande aura passé ses années d’enfance et d’adolescence dans un établissement des Frères des écoles chrétiennes, à Rouen, puis chez les jésuites. Serge Raffy, son biographe, le décrit comme rebelle à cette éducation, mais jouant les élèves pieux, faisant ses deux communions, se soumettant « en apparence à toutes les règles », trouvant « la ruse pour éviter d’être promis à la damnation : il arbore un sourire étincelant ». Bref, « il est le roi de l’esquive ». Où est le vrai ? Or c’est durant ces années-là que se construisent un caractère et une personnalité. « Le style, c’est l’homme, dira plus tard François Hollande ; le style, c’est le président. »

C’est une première sous la Ve République : ce gouvernement de trente-huit ministres ne compte aucun catholique assumé ; nombre d’entre eux sont baptisés, certains mêmes mariés à l’église, mais aucun ne se signerait en public, “laïcité” oblige. Durant sa campagne d’entre les deux tours de la présidentielle, le 28 avril 2012 à Limoges, François Hollande affichait sa conception de la laïcité par opposition à celle de Nicolas Sarkozy : « Nous ne dirons jamais que le prêtre ou le pasteur a une autorité supérieure à l’instituteur et au maître ! Nous ne dirons jamais que la laïcité doit être ouverte et tolérante, parce que la laïcité, par définition, est ouverte et tolérante. » Comme si cela allait de soi, quand la laïcité de gauche a toujours été, par nature si ce n’est par définition, tolérante avec son électorat, intolérante avec ceux qui n’en sont pas.

Le roi Henri IV, qui voulut de toutes ses forces mettre fin aux guerres civiles entre Français, légua à ses successeurs le titre de chanoine honoraire de la basilique Saint-Jean-de-Latran. Un titre de protecteur et de pacificateur. Tous les présidents de la République l’ont porté. Sans remonter plus loin, le général de Gaulle plus encore que les autres, qui se rendit au Vatican dès 1944 auprès de Pie XII, puis auprès de Jean XXIII et de Paul VI. Valéry Giscard d’Estaing de même et dès 1975 ; Jacques Chirac aussi qui alla en visite officielle à Rome peu après son élection, avant d’assister aux obsèques de Jean-Paul II et à l’intronisation de Benoît XVI. Le 20 décembre 2007, Nicolas Sarkozy se rendit à son tour au Latran, dans cette « cathédrale du pape, la mère de toutes les églises de Rome et du monde », selon ses propres mots, pour y rappeler les « racines chrétiennes de la France ». François Mitterrand, l’inspirateur et le mentor de François Hollande, alla lui aussi au Vatican rencontrer le pape Jean-Paul II, dès le 28 février 1982, en précisant qu’il s’agissait d’une « visite privée ». Mais quand il accueillit l’année suivante le pape qui se rendait à Lourdes, il salua « l’homme qui porte les grandes causes qui donnent son sens à la vie ».

François Hollande a dit qu’il acceptait (sans avoir rendu visite au Saint-Siège) le titre de chanoine de la basilique Saint-Jean-de-Latran, « au nom de la tradition ». Laquelle ? Celle de la « France, fille aînée de l’Église » ? Mais s’il en est ainsi, pourquoi a-t-il provoqué l’Église au sujet du mariage, pourquoi veut-il inscrire la loi de 1905 dans la Constitution, alors que l’article 1er de celle-ci affirme déjà que la République est « laïque » et qu’elle « respecte toutes les croyances » ? La moindre des choses que l’on puisse attendre d’un président de la République serait qu’il soit le défenseur de la Constitution, y compris à l’égard des catholiques de ce pays.

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Hollande au Vatican : les enjeux d'une rencontre très attendue Par Jean-Marie Guénois Mis à jour le 24/01/2014 à 08:03 Publié le 23/01/2014 à 18:16 http://www.lefigaro.fr/politique/2014/01/23/01002-20140123ARTFIG00590-hollande-au-vatican-les-enjeux-d-une-rencontre-tres-attendue.php

Ce sera l'image du jour: à 10 h 30, vendredi matin, François Hollande, président de la République, sera reçu, à sa demande, par le pape François au Vatican. Cette rencontre protocolaire sera une première pour ces responsables puisque François Hollande n'était pas allé saluer Benoît XVI. Les deux hommes devraient échanger une trentaine de minutes dans la bibliothèque du Pape, une immense salle du palais apostolique que François ne fréquente désormais que pour des rendez-vous très officiels.

Pour cette conversation, trois dossiers ont été préparés: mondialisation et écologie ; conflits en Afrique et au Moyen-Orient ; laïcité et évolutions de société. Mais nul ne sait ce qui va dominer l'entretien. Les questions internationales y prendront évidemment une part importante, comme le souhaite l'Élysée. Mais rien ne dit que les deux responsables n'aborderont pas des questions éthiques où le désaccord est abyssal, même s'il n'est pas de tradition qu'un pape tance un hôte présidentiel sur sa politique interne. Rien d'impossible toutefois chez le pape François, qui aime le rapport direct.

Le président s'exprimera en français, une langue que le Pape comprend sans peine. Quant au Pape, il parlera en italien, avec traducteur. Le protocole de cette ­visite est réduit au minimum, selon la ­volonté même du Pape, qui applique sa ­règle de simplicité également aux chefs d'État. Mais il demeure d'usage que l'hôte de marque soit accueilli à sa descente de voiture par le préfet de la Maison pontificale, en l'occurrence le très connu Mgr Georg Gänswein, toujours secrétaire personnel de Benoît XVI. Des «gentilshommes de Sa Sainteté», laïcs en habit noir surmonté d'une triple chaîne d'or aux armes pontificales, prennent alors en charge le visiteur jusqu'à une vaste antichambre attenante à la bibliothèque.

C'est là, sous l'œil des caméras, que le Pape accueille son hôte par une poignée de main avant que les deux hommes entrent du même pas dans la bibliothèque, où ils converseront cette fois à huis clos, assis en vis-à-vis et à l'angle d'un grand bureau d'apparat. Une fois l'entretien terminé, le président présente individuellement au Pape les membres de sa délégation. Puis ils s'offrent des cadeaux. La présence du bras droit du Pape est une faveur toujours accordée à la France

À 11 h 15, toujours dans le Palais apostolique, c'est le secrétaire d'État, Mgr Pietro Parolin, l'équivalent du premier ministre, qui attend le président pour un entretien en tête à tête, puis avec sa délégation. Vers midi, François Hollande quitte le Vatican en voiture pour se rendre de l'autre côté du Tibre, près de la célèbre Piazza Navona, à l'Institut français - Centre Saint-Louis, où il doit faire une déclaration à la presse. Puis il continue vers la magnifique ambassade près le Saint-Siège, via Piave - la plus ancienne de toutes les ambassades françaises - pour un «déjeuner de travail» où est invité le secrétaire d'État, Mgr Parolin, accompagné de plusieurs cardinaux et prélats français. La présence du bras droit du Pape est une faveur toujours accordée à la France et à quelques rares pays quand leur président de la République vient au Vatican.

De format tout à fait classique, cette visite du chef d'État au Pape ne comporte pas, selon la volonté de François Hollande, d'étape à la basilique du Latran, où sa fonction lui donne pourtant depuis 1604 le titre de «premier et unique chanoine d'honneur». Il a déjà accepté formellement ce titre, par courrier, «au nom de la tradition», deux mois après son élection présidentielle. C'était lors de ce passage au Latran, le 20 décembre 2007, que Nicolas Sarkozy avait prononcé son discours explosif sur la laïcité avec la référence au «prêtre» et à «l'instituteur».

Le débat sur le mariage pour tous a laissé des plaies vives

Moins classique, en revanche, est le contexte de cette visite, et donc son enjeu. Valéry Giscard d'Estaing avait certes rencontré Paul VI en 1975, juste après l'adoption de la loi sur l'avortement, qui avait fâché à Rome. François Mitterrand, lui, salua Jean-Paul II, le 28 février 1982, moins d'un an après son élection et deux ans avant la guerre scolaire.

Mais jamais les relations avec le monde catholique n'ont été aussi tumultueuses avant une visite présidentielle chez le Pape. Certes, la loi sur le mariage homosexuel est «votée», fait-on remarquer à l'Élysée, mais l'âpre contestation qu'elle a suscitée chez la majorité des catholiques a laissé des blessures vives, encore aggravées cette semaine par la modification annoncée de la loi sur l'avortement.

François Hollande souhaite donc tourner cette page et transformer cette visite en un «message fort». Le pape François, le Saint-Siège avec lui, cherche également de bonnes relations avec la France. Mais sans transiger sur l'essentiel. Tout sera donc dans l'art de le dire.

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Hollande-Trierweiler : une rupture en forme de répudiation selon des élus de l'opposition Mis à jour : 26-01-2014 08:53 - Créé : 25-01-2014 22:51 http://www.metronews.fr/info/hollande-trierweiler-une-rupture-en-forme-de-repudiation-selon-des-elus-de-l-opposition/mnay!fQtIPSt9f3I/

Alors qu'une "clarification" était attendue sur sa relation avec la première dame, c'est par une phrase laconique à l'AFP que le président de la République a annoncé qu'il "mettait fin à sa vie commune avec Valérie Trierweiler". De quoi ravir l'UMP sur Twitter...

Le président de la République, François Hollande, a officialisé samedi la fin de sa relation amoureuse avec Valérie Trierweiler d'une façon qui n'a pas fini de faire jaser, tant sur la forme que sur le fond. Comme certains de ses détracteurs de l'opposition se plaisent à le souligner, cette séparation a des airs de répudiation. Sans doute un comble, alors qu'administrativement, François Hollande et Valérie Trierweiler n'étaient pas du tout liés.

Sous tous les projecteurs depuis les révélations de Closer sur une liaison présumée avec Julie Gayet, l'affaire semblait plus qu'emballée. La seule question depuis quelques jours était de savoir quand et comment l'annonce de la rupture serait faite et si la vraie-fausse ex-première dame serait un minimum ménagée. Traquée par les cameramen des chaînes d'information, on sait que l'intéressée a quitté la Lanterne samedi, mais pas beaucoup plus. Il est trop tôt certainement pour tirer quelque conclusion que ce soit, mais, chacun avec sa petite phrase manifestement préparée depuis longtemps, des politiques ont très vite réagi sur Twitter après la confirmation de son "discrédit".

Un timing au cordeau selon le député Mariani

Pour l'ancien ministre Thierry Mariani, député des Français de l'étranger, à la droite de la droite de l'UMP, "au moins Hollande est capable de prendre une décision dans sa vie privée. S'il pouvait en faire de même pour sa politique, ce serait bien". Et d'ajouter peu après "chapeau l'artiste", quant à la façon dont le président socialiste aurait par ses frasques évincé le Conseil national de l'UMP... C'est à voir. Vu les dissensions au sein du premier parti d'opposition, on peut douter que le président s'en soit préoccupé.

Tout en délicatesse, Jean-François Mancel, député UMP de l'Oise a noté que Hollande avait "démissionné" sa compagne et l'a appelé à en faire de même. Ce sera l'un des slogans ce dimanche à Paris des manifestants d'horizons très divers réunis pour un "jour de colère". Toujours à droite, Valérie de Boyer, députée des Bouches-du-Rhône et Henri de Raincourt, sénateur de l'Yonne, ont fustigé sur le terrain humain l'annonce du président. "La répudiation c'est maintenant", ont-ils déclaré, singeant son slogan de campagne en 2012.

Hollande, goujat, inélégant, macho ?

"Inélégant", "goujat", c'est aussi ainsi que Virginie Duby-Muller, élue UMP de Haute-Savoie, a qualifié le président de la République, tandis que toujours à droite et sur Twitter, le sénateur Hugues Portelli enfonçait le clou en citant le communiqué du président. 'J'ai mis fin' a écrit ce dernier avec un J majuscule, faisant allusion à son couple et offrant un "bel exemple de machisme privé à usage présidentiel". Pas simple à gauche de répliquer...

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latribune.fr | 26/01/2014, 9:46 - 235 mots François Hollande a annoncé à l'AFP sa rupture avec Valérie Trierweiler http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20140126trib000811792/francois-hollande-annonce-la-fin-de-sa-vie-commune-avec-valerie-trierweiler.html

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Selon Le Parisien, Valérie Trierweiler, aurait refusé de signer le communiqué, laissant l'initiative de la rupture au seul François Hollande.
La « première dame » n'a donc plus de fonction officielle et son compte officiel sur Twitter a été supprimé. C'est donc en tant que simple citoyenne qu'elle se rendra dimanche à Bombay, en Inde, dans le cadre d'un voyage de soutien à une association caritative. Deux semaines auront suffi…

Il aura donc fallu deux semaines pour que la révélation par le magazine à sensation Closer de la relation entre le président et l'actrice Julie Gayet n'emporte le couple présidentiel.
Sans doute François Hollande entend-il ainsi mettre fin à l'attention portée à sa vie privée pour se focaliser sur les « vrais » défis qui l'attendent, et notamment la réalisation pratique du « pacte de responsabilité. »

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Séparation d'avec François Hollande Valérie Trierweiler réagit sur Twitter Le 25 janvier 2014 | Mise à jour le 26 janvier 2014 http://www.parismatch.com/Actu/Societe/Valerie-Trierweiler-reagit-sur-Twitter-545724

Par un message sur son compte Twitter, Valérie Trierweiler a exprimé sa gratitude au personnel de l'Elysée, quelques heures après l'annonce de la fin de sa vie commune avec le président de la République François Hollande.

«Toute ma gratitude va à l'extraordinaire personnel de l'Elysée. Je n'oublierai jamais son dévouement ni l'émotion au moment du départ.» Les mots ont sans doute été mûris longuement par Valérie Trierweiler, quelques heures après l’annonce de sa séparation d’avec François Hollande, le président de la République. La journaliste a choisi son compte Twitter pour sa première déclaration d’après la rupture.
Le choix n’est pas innocent : il témoigne de sa liberté de parole retrouvée, elle dont un célèbre tweet de soutien à Olivier Falorni, alors candidat contre Ségolène Royal, ex compagne de François Hollande, au second tour des élections législatives de 2012 de la première circonscription de Charente-Maritime, avait provoqué de nombreux remous médiatiques.

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Valérie Trierweiler « se sent très bien » Par Les Echos | 27/01 | 07:25 | mis à jour à 16:51 http://www.lesechos.fr/imprimer.php

Valérie Trierweiler est apparue quelque peu fatiguée mais souriante,
lundi matin lors d’une visite dans un hôpital de Bombay, première sortie publique depuis sa séparation d’avec le président français François Hollande. Elle a déclaré qu’elle se sentait « très bien » et n’aurait annulé « pour rien au monde » son déplacement en Inde, deux jours après l’annonce de sa séparation avec François Hollande. « Je me sens très bien d’être ici, ce voyage était programmé depuis six mois et envisagé depuis un an, pour rien au monde je n’aurais failli à cet engagement », a ajouté l’ex-compagne du président français François Hollande lors du lancement d’une fondation qui lutte contre la faim.

Vêtue d’une veste et d’une jupe à mi-mollet bleu foncé, l’ancienne compagne du chef de l’Etat a rencontré le personnel du service pédiatrie de l’hôpital Sion, un établissement de référence à Bombay pour les soins aux bébés prématurés. «C’est très impressionnant de voir ces bébés de moins d’un kilogramme avec des chances de vie très limitée. C’est une injustice car même si tout est fait pour le mieux, ils n’ont pas les mêmes moyens que dans nos hôpitaux», a-t-elle déclaré.

Une cinquantaine de journalistes étaient présents. Ils n’ont pas été autorisés à entrer dans le service et se pressaient dans le couloir, où des patients assis sur des bancs de bois regardaient la cohue, médusés.

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Hollande promet un référendum sur la Turquie et l'Union européenne LIBERATION avec AFP 27 janvier 2014 à 17:10 (Mis à jour : 27 janvier 2014 à 17:46) http://www.liberation.fr/politiques/2014/01/27/hollande-promet-un-referendum-sur-la-turquie-et-l-union-europeenne_975835

Le président Hollande a assuré ce lundi, depuis Ankara, que les Français seraient consultés sur l'éventuel élargissement de l'Union européenne à la Turquie.

Le président français François Hollande s’est efforcé lundi de désamorcer les craintes que pourrait susciter l’éventualité d’une adhésion de la Turquie à l’Union européenne (UE), en assurant que les Français seraient consultés par référendum sur la question.

«Inutile d’ajouter quelque peur que ce soit, le peuple français sera de toute façon consulté», a déclaré François Hollande à Ankara lors d’une conférence de presse avec son homologue turc Abdullah Gül, au premier jour de sa visite d’Etat en Turquie.

François Hollande, en fait, n’a pas vraiment le choix : le référendum est la règle en matière de ratification de traité d'adhésion. En 2008, Nicolas Sarkozy avait souhaité rendre au Président cette prérogative, ce que le congrès (réunissant l’Assemblée et le Sénat) n'avait pas accepté. Mais une soupape de sûreté a alors été introduite : si 3/5 des députés et 3/5 des sénateurs le demandent, le traité d’adhésion sera adopté par un congrès, encore une fois à la majorité des 3/5 des présents.

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8 Français sur 10, disent non à la Turquie selon un sondage exclusif Ifop “ Valeurs actuelles ” 26 janvier 2014, 19:29 http://www.enquete-debat.fr/archives/8-francais-sur-10-disent-non-a-la-turquie-91654

Le plus surprenant c’est qu’en France tout le monde, à droite, à gauche, au centre est contre :

• l’UMP à 93 %
• Front national à 90 %
• l’UDI à 88 % ,
• Parti socialiste à 81 %,
• MoDem à 80 %,
• Europe Écologie-Les Verts à 66 %,
• Front de gauche à 60 % contre

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François Hollande, vu par son ancien chauffeur Par Marcelo Wesfreid, publié le 11/05/2013 à 14:45, mis à jour le 13/05/2013 à 09:11 http://www.lexpress.fr/actualite/politique/francois-hollande-vu-par-son-ancien-chauffeur_1247216.html#bUfevZJXdEhHEfLv.99 REUTERS/Philippe Wojazer

En arrivant à l'Elysée, le président François Hollande n'a pas emmené avec lui son chauffeur de toujours, Rachid Kasri. Au Château, pas de place pour les sentiments. Voici son regard sur "son" président.

Il fut pendant dix ans l'ombre de François Hollande. Son garde du corps, son aide de camp, son chauffeur. Dans la Renault Espace du Parti socialiste, Rachid Kasri a conduit le premier secrétaire un peu partout, en ces années d'opposition, de Charleville-Mézières à Guéret. Il courait acheter Le Monde dès sa parution, déposait les costumes du patron au pressing.

Dévoué, mais aussi redoutablement efficace dans la protection rapprochée. Maintes fois, cet ancien videur de boîte de nuit a exfiltré Hollande quand des manifestants se montraient trop hostiles. En février 2012, il est le premier à bondir sur la déséquilibrée qui aspergea de farine le candidat à la présidentielle.

« Le peuple n'est pas assez solidaire avec son président! »

Aujourd'hui, date du premier anniversaire de l'arrivée de son champion à l'Elysée, le bodyguard a un pincement au coeur. "Le peuple n'est pas assez solidaire avec son président, grogne-t-il en avalant un cheese- burger dans un restaurant situé près de la rue de Solferino. Avec le recul, on le créditera d'avoir entrepris des réformes indispensables, d'avoir lancé les 12 travaux d'Hercule." De la victoire du 6 mai 2012, il se souvient d'une scène. Ce soir-là, il patiente sur le tarmac de l'aéroport du Bourget. Arrive le Falcon en provenance de Tulle. Le nouveau président sort de l'appareil et fait la bise, chaleureusement, à Rachid. Puis le Corrézien file vers la place de la Bastille, aspiré par son destin.

Il n'a plus que des nouvelles indirectes de son ancien patron

Leurs chemins ne se croiseront plus. La sécurité du président est assurée par une soixantaine de policiers et de gendarmes d'élite du Groupement de sécurité du président de la République (GSPR), et sa voiture est conduite par un autre. Rachid Kasri n'a plus que des nouvelles indirectes, distillées par certains ministres, comme Stéphane Le Foll ou Kader Arif, des "hollandais" de la première heure qui l'invitent parfois à déjeuner. Au début, il a ressenti comme un vide. L'autre jour, un poids lourd du gouvernement l'a croisé par hasard dans le VIIe arrondissement de Paris : "Quand est-ce que tu reviens auprès de François?"

« François Hollande ne devrait pas hésiter à aller sur le terrain... »

Dans le passé, François Mitterrand avait emmené à l'Elysée son fidèle chauffeur, Pierre Tourlier. Kasri coupe court aux questions. "Pourquoi Hollande m'appellerait-il auprès de lui? Le président a autre chose à faire et je ne vois pas en quoi je lui serais utile." Le pouvoir rend les puissants ingrats, glissent certains. Lui refuse d'être amer. "J'ai eu de la chance, je suis tombé sur le meilleur, s'enorgueillit-il. Chaque jour était exaltant." A 48 ans, il travaille toujours comme permanent au siège du PS. Mais il a quitté, à sa demande, le service des chauffeurs. Il n'arbore plus de costume-cravate, mais une casquette négligemment vissée sur le crâne. Il attend qu'on lui confie une nouvelle affectation.

Quand il voit son président à la télévision, il reconnaît les traits de l'animal politique: "François Hollande n'a pas changé, contrairement à ce que certains pensent. Toujours ce sens du contact, qui fait sa force." Et d'ajouter, après une courte réflexion : "D'ailleurs, il pourrait s'en servir davantage. A l'époque, on se déplaçait même dans les quartiers nord de Marseille. Alors, avec le large dispositif de protection dont il bénéficie maintenant comme chef de l'Etat, il ne devrait pas hésiter à aller sur le terrain."

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Matignon et Manuel Valls ont assuré que le gouvernement s'opposerait à des amendements concernant la GPA et la PMA. http://www.ouest-france.fr/gpa/pma-valls-le-gouvernement-sopposera-des-amendements-1903729

Le gouvernement s'opposera à tout amendement visant à légaliser en France gestation pour autrui (GPA) et procréation médicale assistée (PMA) lors du débat parlementaire sur le projet de loi sur la famille, a déclaré lundi Manuel Valls sur RTL.

"Le gouvernement s'opposera aux amendements"

Une position confirmée par Matignon : "le gouvernement s'opposera à d'éventuels amendements visant à légaliser en France la PMA et la GPA", a-t-on indiqué dans l'entourage du Premier ministre, précisant que le calendrier du projet de loi sur la famille n'était "pas arrêté".

David Assouline, le porte-parole du Parti socialiste, a affirmé lundi que le PS ne voulait pas de "débat" ou de "proposition" sur la PMA/GPA.

Le gouvernement évoque les peurs de la "manif pour tous"

Selon le ministre de l'Intérieur, cette clarification s'efforçe de désamorcer un des arguments des organisateurs de la "manif pour tous", qui a réuni, dimanche, au moins cent mille personnes en France. "La manifestation d'hier (s'est faite) sur des bases ou des peurs qui n'ont pas lieu d'être", a déclaré Manuel Valls. "Le gouvernement a été particulièrement clair sur le fait qu'il n'y aurait ni la GPA (...) ni la PMA" dans la loi famille, a-t-il ajouté.

Le projet de loi sera débattu au printemps

Le projet de loi sur la famille doit être présenté en avril devant le Conseil des ministres, pour être débattu devant le Parlement au second semestre.

Plusieurs membres du gouvernement, dont la ministre déléguée à la Famille Dominique Bertinotti, ont répété que le projet de loi ne prévoit pas d'ouvrir la PMA aux couples de lesbiennes ni d'autoriser les mères porteuses en France. Mais c'est la première fois qu'un ministre dit que le gouvernement s'opposera à tout amendement sur ces deux questions sensibles.

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lundi 3 février 2014 http://www.lutte-ouvriere.org/notre-actualite/editoriaux/article/contre-la-montee-reactionnaire-la
Contre la montée réactionnaire, la classe ouvrière doit se faire entendre

Du racisme à l’homophobie en passant par l’antisémitisme et l’opposition à l’avortement, tout un tas d’idées réactionnaires refont surface.

Dimanche dernier, on a vu manifester de nouveau les bigots et les dévots, les nostalgiques de la France de papa, les bourgeois des beaux quartiers. Cette fois, ils ont défilé contre le fait d’ouvrir aux couples de femmes la procréation médicalement assistée et contre la gestation pour autrui… mesures que le gouvernement n’a nullement l’intention de prendre.

Pour imposer leur vision conservatrice et réactionnaire de la vie et de la famille, ces bien-pensants se saisiront de tous les prétextes, et, s’il le faut, ils en inventeront !

Le week-end précédent, ce sont les intégristes catholiques anti-avortement qui avaient manifesté avec les groupuscules d’extrême-droite, vomissant leur antisémitisme. Ils étaient accompagnés des partisans de Dieudonné, pas gênés d’être aux côtés des pires racistes anti-musulmans et anti-arabes.

Et c’est sans parler de la manipulation grotesque laissant croire qu’un lobby homosexuel avait pris le pouvoir à l’école primaire pour pervertir les enfants ! Tous ces fantasmes et toutes ces idées s’alimentent les uns les autres.

L’UMP et le Front national sont restés à distance de ces manifestations, ne voulant pas assumer les propos réactionnaires, voire fascisants de certains participants. Mais leurs militants ne se gênent pas pour en être ! En réalité, les uns et les autres prospèrent sur le même terreau et se confortent mutuellement. Aux uns, la rue et les outrances, aux autres, le parlement et le discours châtié, pour défendre les mêmes préjugés obscurantistes, ceux-là même qui ont fait les beaux jours du régime de Vichy et du « Travail Famille Patrie » .

Tous ces gens-là font ressurgir des débats que l’on pouvait croire derrière nous. Leurs idées représentent un danger car, comme on le voit en Espagne avec les menaces sur le droit à l’avortement, le recul des idées peut vite nous renvoyer 30, 40 ans en arrière.

Il en va de même pour les idées racistes et antisémites, et ceux qui font mine de s’en amuser sont des irresponsables. La banalisation de ces idées représente un danger pour les travailleurs car elle ouvre un champ de manœuvres à la droite la plus hostile au mouvement ouvrier.

Pour l’heure, « les plus réactionnaires s’en tiennent à proclamer « leur vision de la civilisation », mais demain, ils voudront régenter les mœurs et imposer leur loi, contre les travailleurs immigrés d’abord puis contre tous les travailleurs. Car si, pour ces gens-là, les femmes sont vouées à être uniquement des mères de famille, les travailleurs, eux, sont voués à l’exploitation et à obéir !

Face au danger de la montée des idées réactionnaires, il n’y a rien à attendre d’un gouvernement qui a enterré le droit de vote des étrangers, et rien à attendre de Valls. Oh, il se fait le chantre de la République ! Mais qui a regretté qu’il manquait « des Blancs » dans la ville d’Évry ? Valls ! Quant à sa sortie sur les Roms « incapables de s’intégrer », elle a les relents du racisme des années 1930. Alors, avant de faire la leçon au monde entier, le Parti socialiste devrait balayer devant sa porte.

La remise en cause des droits des femmes, la résurgence de la xénophobie et de l’antisémitisme sont l’expression du recul dans lequel nous entraîne la société capitaliste. Cela va de pair avec la montée du chômage et de la pauvreté, avec la mise en concurrence des travailleurs et le repli sur soi qui s’en suit.

Sans une réaction collective et massive des exploités, la société reculera, matériellement et moralement. L’absence de luttes laisse libre cours à un bon nombre d’idées réactionnaires. Inversement, la vitalité et l’intensité des mobilisations ouvrières font reculer jusqu’aux préjugés les plus tenaces.

Les plus anciens se souviennent de Mai 68, tant décrié par ceux qui battent aujourd’hui le pavé : c’était tout à la fois une grève générale de la classe ouvrière et un bouillonnement progressiste sur le plan des idées et des valeurs.

Aujourd’hui, les réactionnaires apparaissent comme les seuls à vouloir se battre contre le gouvernement, à s’organiser et à se donner les moyens de peser. Si l’on veut que la société aille de nouveau de l’avant, le monde du travail doit se manifester sur son terrain, celui de l’émancipation sociale.

Seules les luttes collectives contrebalanceront le climat nauséabond actuel car c’est au travers du combat contre l’exploitation que les travailleurs mesurent que ce qui les unit est plus fort que ce qui les différencie.

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Pas de projet de loi famille en 2014 Par Le Nouvel Observateur Publié le 03-02-2014 à 08h24Mis à jour à 17h34 http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20140203.OBS4774/valls-le-gouvernement-s-opposera-a-des-amendements-sur-la-gpa-ou-la-pma.html

"Une victoire", selon la présidente de la Manif pour tous, Ludovine de la Rochère.

Le gouvernement ne présentera finalement pas de projet de loi sur la famille en 2014, a annoncé Matignon lundi 3 février.

"Les travaux préparatoires doivent se poursuivre", a-t-on expliqué dans l'entourage du Premier ministre, où l'on note par ailleurs que "le calendrier parlementaire est dense", avec notamment le Pacte de responsabilité. Le projet de loi sur la famille devait théoriquement être présenté en avril devant le Conseil des ministres, pour être débattu devant le Parlement au second semestre.

"C'est une victoire, je m'en réjouis", a déclaré Ludovine de la Rochère, présidente de la Manif pour tous. "C'est une victoire car ce qui se dessinait dans ce projet de loi n'était pas favorable à l'intérêt supérieur de l'enfant et de la famille", a-t-elle précisé.

La déclaration de Matignon vient clore la polémique née ce matin autour des propos de Manuel Valls concernant la PMA et la GPA. Le ministre de l'Intérieur avait annoncé sur RTL que "le gouvernement s'opposera à des amendements parlementaires sur la gestation pour autrui (GPA) et la procréation médicale assistée (PMA)" et avait par ailleurs insisté sur le fait qu'il "n'y aura pas de GPA et de PMA dans la loi Famille".

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Loi sur la famille : Ayrault « prêt à examiner sans tarder » certains aspects Le Monde.fr avec AFP | 06.02.2014 à 09h29 • Mis à jour le 06.02.2014 à 15h12 http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/02/06/ayrault-pret-a-examiner-sans-tarder-certains-aspects-du-futur-projet-de-loi-famille_4360978_823448.html

« Je suis le garant de la poursuite des réformes, et cela vaut aussi pour la famille », a déclaré, jeudi 6 février, sur France 2 le premier ministre, pour qui les textes actuels ne règlent pas tout.

Jean-Marc Ayrault a assuré que le gouvernement était disposé à « examiner sans tarder » certains aspects du futur projet de loi famille, dont le report à 2015 au minimum a entraîné des critiques dans la majorité.

« Il y avait des dispositions très concrètes que je sais que les parlementaires vont reprendre par des propositions de loi. Il y a des hommes [des pères divorcés] qui montent dans les grues (...), ça exprime un malaise »

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Hollande à Tunis pour célébrer le "succès" du Printemps tunisien http://www.france24.com/fr/20140206-tunisie-france-hollande-constitution-ceremonie-printemps-arabe-marzouki-jomaa-ennahda/ Dernière modification : 07/02/2014

François Hollande se rendra, vendredi, aux célébrations organisées par Tunis pour l’adoption de la nouvelle Constitution. L’occasion pour le chef de l’État français de saluer le "succès" démocratique du pays pionnier des Printemps arabes.

Le dirigeant français sera le seul chef de l’État européen à assister à la cérémonie organisée en l’honneur d’une Loi fondamentale censée ouvrir la voie au processus démocratique (voir encadré). Venu en juillet dernier apporter "un message d'encouragement" dans un pays alors en crise dominé par les islamistes d'Ennahda, François Hollande affirme faire le déplacement pour "célébrer un succès, un évènement positif et important".

Adoptée le 26 janvier dernier au prix de deux années d’houleux débats, la nouvelle Constitution est considérée comme un texte progressiste. Outre qu’elle consacre un exécutif bicéphale et accorde une place réduite à l'islam, la Loi fondamentale introduit l’objectif de parité hommes-femmes dans les assemblées élues. Une première dans le monde arabe.

L’Élysée n’est pas non plus insensible au fait que la Tunisie se soit récemment dotée d’un gouvernement d'indépendants après que les islamistes d'Ennahda ont décidé de passer la main. Dirigée par l’ancien ministre du Tourisme, Mehdi Jomaa, cette nouvelle équipe dirigeante fait aujourd'hui office de brevet de respectabilité pour Paris qui craignait de voir le pays définitivement céder aux sirènes islamistes.

Solder l’ère Ben Ali

Le chef de l'État français devrait ainsi profiter de sa visite pour affirmer la volonté de la France "de coopérer avec la Tunisie sans ingérence, dans le cadre du partenariat renouvelé qu'il lui avait proposé en juillet", selon l’Élysée. Cette coopération comprend, entre autres, un engagement financier de la France de 500 millions d'euros pour des projets de développement en Tunisie. "Notre espoir est que la Constitution et la formation d'un gouvernement permette de donner plus d'ampleur à la coopération bilatérale", souligne Paris qui entend rester le premier partenaire commercial de la Tunisie.

Mais pour François Hollande, cette visite est également l'occasion de conforter la réconciliation franco-tunisienne après les dégâts provoqués par les relations troubles de la France avec l’ancien homme fort de Tunis, Zine el-Abidine Ben Ali, notamment sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

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François Hollande à Tunis: "L'islam est compatible avec la démocratie" Par LEXPRESS.fr, publié le 07/02/2014 à 12:10 http://www.lexpress.fr/actualite/politique/hollande-a-tunis-l-islam-est-compatible-avec-la-democratie_1321388.html#SiKpmmOkJp1ciEZy.99

Le président François Hollande est à Tunis ce vendredi pour célebrer la nouvelle constitution du pays à l'issue de plus de deux ans de débats houleux et de crises politiques.

Le président français François Hollande a salué vendredi à Tunis la nouvelle Constitution tunisienne, estimant qu'elle pouvait servir d'exemple à d'autres pays" soulignant que "l'islam est compatible avec la démocratie". "Aujourd'hui, je viens saluer la Constitution tunisienne, un texte majeur" qui "fait honneur à votre révolution et peut servir d'exemple à d'autres pays", a dit François Hollande devant l'Assemblée nationale constituante.

Je mesure les défis qui vous attendent encore

"Cela confirme ce que j'avais dit en juillet : l'islam est compatible avec la démocratie", a-t-il ajouté, faisant référence à sa première visite à Tunis en juillet dernier où il était venu encourager le processus de transition démocratique dans ce pays, pionnier des Printemps arabes. "A ce moment-là rien n'était acquis, des menaces lourdes" pesaient sur ce processus, a-t-il rappelé.

"La Tunisie n'est pas une exception, c'est un exemple"

"Vous incarnez l'espoir dans le monde arabe et bien au-delà", a aussi déclaré le président français vantant "un pays hospitalier, accueillant, beau et démocratique". "Je mesure les défis qui vous attendent encore", a-t-il poursuivi mentionnant notamment la loi électorale qui doit encore être adoptée pour que des élections puissent avoir lieu en 2014.

La cérémonie de vendredi intervient au lendemain des commémorations du premier anniversaire du meurtre de l'opposant Chokri Belaïd, un crime qui a profondément choqué la Tunisie et mis en évidence l'essor de groupes armés islamistes depuis la révolution de janvier 2011.

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Hollande aux États-Unis : "Ridiculous" Le Point.fr - Publié le 10/02/2014 à 06:26

Les cartons d'invitation étaient déjà imprimés quand la Maison-Blanche a appris que Valérie Trierweiler ne serait pas du voyage. Il a fallu tout jeter, et tout recommencer.

Gêne à la Maison-Blanche. Panique à l'ambassade de France : à Washington, l'ambiance, dans les hautes sphères, est au "no comment", même s'il s'agit simplement de donner l'heure. Les officiels ont les pieds en dedans et le regard fuyant. François Hollande exige que sa vie privée relève du privé. Tout le monde a saisi la consigne. Mais pour sa visite d'État à Washington et à San Francisco, qui commence ce lundi, c'est mission impossible. Tout, absolument tout, tourne autour de cette visite de vieux garçon.

Les cartons d'invitation au dîner de gala du mardi 11 février, en relief et en lettres d'or, étaient déjà imprimés quand la Maison-Blanche a appris qu'il y avait un problème : l'ex-"First Girlfriend" ne serait pas du voyage. Donc, pas du dîner non plus. Tuile protocolaire. Il a fallu tout jeter, et tout recommencer.

Christine Lagarde à la rescousse

Le dîner à quatre qui devait réunir les deux couples présidentiels à la bonne franquette le premier soir, par exemple, est tombé à l'eau. Mais Barack Obama ne pouvait pas laisser son invité d'honneur se morfondre jusqu'au lendemain matin. Pour occuper ce prestigieux touriste, Barack Obama le promène, à peine posé sur le sol américain, à Monticello, la demeure de Thomas Jefferson, le plus francophile des fondateurs. À bord d'Air Force One, s'il vous plaît. Comme dans les films. Et ensuite ?

À Washington, heureusement, il y a Christine Lagarde. Enfin, pas toujours, car elle voyage beaucoup. Mais là, coup de chance, elle revient juste de Londres. Donc, lundi 10 février, elle est libre. Et son homologue de la Banque mondiale Jim Yong Kim veut bien lui aussi se dévouer. Où se retrouvent-ils ? Tout simplement à la résidence de l'ambassadeur. Mais celui-ci refuse de le confirmer. Les diplomates français ont vraiment les nerfs à fleur de peau.

Très Secret... Comic

Le plus haut degré de confidentialité de l'Otan, c'est "Très Secret Cosmic", mais pour les Américains, là, c'est "Très Secret Comic". Cette visite d'État fait l'objet de cachotteries à la limite - pour rester aimable - du ridicule. La Maison-Blanche se refuse à communiquer la liste des invités, les activités de Michelle Obama ou même le nom de l'artiste qui sera servi au dessert pour le dîner d'État.

Alors qu'ils parlent aux médias "off the record" vendredi 7 février, l'ambassadeur de France et son porte-parole refusent, eux, de confirmer... que François Hollande viendra bien en célibataire. Vie privée : adressez-vous à l'Élysée ! Il n'en faut pas plus pour relancer l'intérêt pour... la vie privée. Doit-on redouter que, dans un nouvel hommage au théâtre de boulevard ou aux séries à l'eau de rose, François Hollande convie une cavalière-surprise ? Non, ce serait vraiment trop. Réputation française

Les hauts responsables français ont déjà habitué l'opinion publique américaine à ne plus s'étonner de rien. En 2007, Nicolas Sarkozy était arrivé seul, et en retard, à un déjeuner informel avec le couple Bush : Cécilia souffrait d'une vraie-fausse angine. Dominique Strauss-Kahn a explosé toutes les frontières du discrédit. François Hollande et ses démêlés conjugaux inspirent partout, jusque dans les cercles les plus progressistes et francophiles, ce commentaire laconique et désabusé : "ridiculous".

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L'Empereur et son vassal

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Hollande confirme l'entrée de quatre figures de la Résistance au Panthéon Le Parisien Publié le 21.02.2014, 12h21 | Mise à jour : 15h26

Dans une cérémonie solennelle au Mont-Valérien ( Hauts-de-seine) François Hollande a confirmé ce vendredi le transfert de Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Pierre Brossolette et Jean Zay au Panthéon en 2015, quatre figures illustres de la Résistance.

Il s'agit de «deux femmes et de deux hommes qui ont incarné les valeurs de la France quand elle était à terre», a expliqué le chef de l'Etat, lors d'un hommage aux héros de la Résistance, 70 ans jour pour jour après que 22 membres du Groupe Manouchian furent fusillés par les Nazis.

«J'ai voulu que ce soit l'esprit de Résistance qui puisse être salué» par le choix de ces quatre personnalités qui seront «autant d'exemples pour la Nation», a souligné François Hollande, en précisant que cette entrée au Panthéon se ferait le 27 mai 2015, «lors de la journée nationale de la Résistance».

Ces quatre figures «ont permis par leur courage ou leur génie à la France d'être la France», et même «au-delà de la France», a insisté le président, s'adressant «à tous les peuples qui se battent encore aujourd'hui pour leur liberté». François Hollande a choisi deux femmes aussi «pour rappeler la contribution de toutes celles, anonymes le plus souvent, qui ont fait partie de l'armée des ombres».

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François Hollande aborde la crise ukrainienne devant le CRIF 5/3/14 - 12 H 06

Présent lors du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) à Paris, mardi 4 mars, le président François Hollande a évoqué l’éventualité de sanctions contre la Russie.

« La Russie a pris le risque d’une escalade dangereuse » a estimé le président français pointant l’envoi de troupes russes en Ukraine. François Hollande a aussi rappelé « le rôle de la France avec l’Europe » parlant de « pression nécessaire » et de « sanctions » pour inciter Vladimir Poutine au « dialogue » et à « une issue politique ».

L’Élysée avait déjà fait savoir dimanche 2 mars que François Hollande et le chef de la diplomatie française Laurent Fabius s’étaient réunis pour décider de « suspendre » sa participation aux réunions préparatoires du G8 de Sotchi en juin. Le président français avait aussi « appelé » le président russe Vladimir Poutine « à éviter tout recours à la force » en Ukraine, lors d’un entretien téléphonique dans la soirée du samedi 1er mars.

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07 mars 2014. Bhl présente à l'Elysée ses candidats Ukrainiens, l'oligarque otaniste et l'idiot utile

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La justice passera dans l'affaire des écoutes, assure Hollande 15 mars 2014 à 17h01 http://www.boursier.com/actualites/reuters/la-justice-passera-dans-l-affaire-des-ecoutes-assure-hollande-153085.html

PARIS (Reuters) - François Hollande s'est posé samedi en garant de l'indépendance de la justice dans l'affaire des écoutes judiciaires de Nicolas Sarkozy, affirmant que la justice devait passer de façon incontestable.

La garde des Sceaux, Christiane Taubira, a été mise en difficulté ces derniers jours après des explications parfois alambiquées et contradictoires sur ce qu'elle savait du dossier.

"Quelle est ma responsabilité comme chef de l'Etat ? C'est d'assurer l'indépendance de la justice", a déclaré samedi le président français lors d'une conférence de presse aux côtés du nouveau président du Conseil italien, Matteo Renzi.

"La justice passera et je dois faire en sorte qu'elle puisse être incontestable parce ce qu'elle ne peut pas être contestée. Ça c'est un principe fondamental : l'indépendance de la magistrature", a-t-il ajouté.

François Hollande doit recevoir la semaine prochaine, à sa demande, le bâtonnier de Paris, qui proteste contre les écoutes de Nicolas Sarkozy et l'interception, par ricochet, de conversations avec son avocat, Me Thierry Herzog.

Il recevra également le président de l'Union syndicale de la magistrature (USM), majoritaire, qui soutient les magistrats instructeurs dans cette affaire.

François Hollande a souligné samedi que les écoutes incriminées avaient été décidées "par la justice, et par la justice seule".

Il n'a toutefois pas répondu à la question de savoir à quelle date il avait été mis au courant de ces écoutes, et s'il en connaissait le contenu.

Après avoir affirmé lundi sur TF1 qu'elle n'avait pas été informée de la mise sur écoute de Nicolas Sarkozy avant la révélation de cette affaire dans Le Monde, Christiane Taubira a dit deux jours plus tard avoir été informée le 28 février par la direction des affaires criminelles et des grâces de l'ouverture d'une information judiciaire pour trafic d'influence à la suite de l'interception de conversations entre Nicolas Sarkozy et son avocat.

Tout en reconnaissant un "malentendu", elle a nié tout mensonge et a exclu de démissionner, comme le demande l'opposition.

Sept Français sur dix jugent grave que Christiane Taubira ait nié avoir eu connaissance de ces écoutes et 50% pensent qu'elle devrait démissionner contre 48% d'un avis contraire, selon un sondage BVA pour i-Télé diffusé samedi. (Elizabeth Pineau, édité par Chine Labbé)

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Hollande évoque les droits de l'homme devant son homologue chinois AFP 26 mars 2014 à 21:57 http://www.liberation.fr/politiques/2014/03/26/hollande-evoque-les-droits-de-l-homme-devant-son-homologue-chinois_990610

A l'occasion du dîner d'Etat donné à Paris en l'honneur de la Chine, François Hollande a profité des toasts pour faire allusion à ce sujet, sensible en Chine.

François Hollande a évoqué «les droits de l’homme auxquels la France est attachée» lors des toasts échangés à l’occasion du dîner d’Etat offert à l’Elysée en l’honneur de son homologue chinois Xi Jinping. «Nous sommes attachés à la création, à l’expression, à l’émancipation, à travers la libre circulation des personnes et des idées qui constituent le socle des droits de l’homme auxquels la France est attachée», a-t-il déclaré.

La situation des droits de l’homme en Chine est régulièrement dénoncée par de nombreuses ONG. «A travers vous, c’est la Chine que la France accueille aujourd’hui» en «amie», a cependant souligné le chef de l’Etat français à l’égard de son hôte chinois, célébrant «un pays devenu la deuxième puissance économique du monde».

Le président Hollande a rappelé que cinquante ans plus tôt, le général de Gaulle avait reconnu la République populaire de Chine en prononçant ces mots : la Chine est «un Etat plus ancien que l’Histoire». Pour François Hollande, cela «signifiait que la Chine devait être reconnue pour elle-même, au-delà de son régime, au-delà des contradictions du moment».

«Reconnaître la Chine, c’était surmonter l’affrontement des blocs (américain et soviétique), c’était préférer le dialogue à la confrontation, c’était surtout faire le choix de l’avenir», a-t-il encore relevé. François Hollande s’est également félicité que Xi Jinping ait choisi la France pour sa première visite d’Etat en Europe. «Nous y sommes sensibles», a-t-il assuré. AFP

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Réunion de crise après le dîner à l'Elysée jugé «dégueulasse» Ronan Tésorière | Publié le 28.03.2014, 17h38 | Mise à jour : 29.03.2014, 01h13 http://www.leparisien.fr/politique/reunion-de-crise-apres-le-diner-a-l-elysee-juge-degueulasse-par-nicole-bricq-28-03-2014-3718225.php

«Les saveurs du Palais 2». Bientôt un film, avec Nicole Bricq, la ministre du Commerce extérieur, dans le premier rôle ? C'est possible tant ses critiques sur la cuisine de l'Elysée ont fait des vagues rue du Faubourg Saint-Honoré. Selon BFMTV, une réunion de crise s'est tenue ce vendredi matin, au Palais de l'Elysée, entre les protagonistes de ce Feydeau culinaire.

L'affaire a même mobilisé la directrice de cabinet de François Hollande, Sylvie Hubac. Lors d'une réunion convoquée en urgence, le chef des cuisines de l'Elysée, Guillaume Gomez, aurait refusé les excuses que lui présentait la ministre du Commerce extérieur.

Pour mémoire, après le déjeuner à Matignon, ce jeudi à l'occasion de la venue du président chinois Xi Jinping, Nicole Bricq, s'attardant sur le perron avec Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre, et son épouse Brigitte, se lâche. A quelques mètres des caméras et de micros qui captent la conversation, la ministre avoue sa préférence pour la cuisine que l'on déguste chez le chef du gouvernement : «J'ai dit à Brigitte que, franchement, la maison Matignon… Y'a pas photo. A l'Elysée c'était pas du tout… Non, c'était dégueulasse. Il faut le dire, il faut le dire».

Guillaume Gomez, le chef des cuisines élyséennes, visiblement touché par les critiques de Nicole Bricq, comme le prouve son compte Facebook, n'était pas joignable ce vendredi après-midi. »

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Affaire Versini : le tweet de Trierweiler perturbe la visite de Hollande au Mexique 10 avril 2014, 09h50 | MAJ : 11h33

Une affaire judiciaire pourrait compliquer la visite d'Etat de François Hollande au Mexique. La Française Maude Versini compte en effet sur le chef d'Etat français pour évoquer son cas pendant son séjour. L'ex-épouse de l'ancien gouverneur de Mexico, qui est aujourd'hui un proche du président mexicain, est en conflit au sujet de la garde de leurs trois enfants. Ceux-çi ne sont pas rentrés d'un voyage au Mexique en décembre 2011, alors que Maude Versini en a pourtant obtenu la garde. La justice mexicaine lui a également donné raison en 2012, après qu'ils ne sont pas revenus. Mais le père, âgé de 70 ans, a exercé des recours suspensifs.

Dans ce contexte, Maude Versini a reçu sur Twitter le soutien de Valérie Trierweiler, l'ancienne compagne de François Hollande.

«Valérie Trierweiler m'a beaucoup aidée. Elle m'a reçue à deux reprises à l'Elysée l'année dernière. Elle était très sensible à cette affaire», a expliqué Maude Versini, ce jeudi sur Europe 1. L'ex-Première dame lui aurait aussi confié, qu'avant leur séparation, elle aurait souhaité accompagner François Hollande au Mexique. «Je suis très contente de son soutien et il m'est précieux», a ajouté Maude Versini.

Ce soutien de l'ex-première dame suscite des remous au sein du ministère des Affaires étrangères. «Politiser ce genre d’affaire privées ne résout pas les problèmes. Au contraire, cela envenime les choses», se serait agacé un diplomate, selon des propos rapportés par Europe 1. L'ambassade de France à Mexico a en outre fait savoir que ce conflit d'ordre privé ne serait pas au menu des discussions entre François Hollande et son homologue mexicain, Enrique Peña Nieto. Un autre diplomate assurerait d'ailleurs que cette intervention pourrait inciter l'opinion publique mexicaine à prendre parti pour le père mexicain des enfants Versini.

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Aquilino Morelle, le petit marquis qui se fait cirer les chaussures à l’Elysée http://rue89.nouvelobs.com/2014/04/17/aquilino-morelle-petit-marquis-fait-cirer-les-chaussures-a-lelysee-251562

Notre confrère Michaël Hajdenberg publie sur Mediapart un article très intéressant. C’est une enquête sur Aquilino Morelle, puissant conseiller de François Hollande. Il a déjà fait l’objet de nombreux portraits – presque toujours élogieux. Il y était dépeint en fils du peuple et médecin intègre, adversaire de l’industrie pharmaceutique depuis son rapport sur le Mediator.

La réalité, que l’on découvre ici, est moins reluisante : Morelle « a travaillé en cachette pour des laboratoires pharmaceutiques, y compris à une époque où il était censé les contrôler ». Réputé pour sa plume aiguisée, « il a longtemps fait écrire ses discours par d’autres », relève aussi Mediapart.

L’article s’ouvre sur une scène incroyable :

« “Aquilino Morelle a 30 paires de souliers de luxe faites sur-mesure, pour son pied qui a une forme particulière. Des Davison, des Weston…Des chaussures de plein cuir toujours du même style.”

A deux reprises, [...] Aquilino Morelle a même fait privatiser un salon de l’hôtel Marigny afin de se faire cirer les chaussures seul au milieu de cette pièce toute en dorures. »

Plus loin, on apprend qu’il demande aux chauffeurs officiels de conduire son fils « pour des activités personnelles dans le XVe arrondissement » ou qu’il exige de ses secrétaires qu’elles s’occupent de « ses affaires personnelles, par exemple quand il a un souci avec un de ses nombreux locataires ». Et qu’il s’absente fréquemment – parfois pour aller faire un sauna ou un gommage.

Ce jeudi après-midi, Aquilino Morelle a publié une réponse sur sa page Facebook. Il s’y défend de tout conflit d’intérêt et ajoute :

« Il est exact que mon emploi du temps extrêmement chargé ne m’a pas toujours permis d’aller moi-même chercher mon fils le lundi soir, à 19h30, à la sortie d’un enseignement –ce que j’aurais eu beaucoup de plaisir à pouvoir faire moi-même. Il en va de même pour certaines questions personnelles, que mon secrétariat m’a proposé avec gentillesse de me décharger, de façon ponctuelle. »

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Otages libérés : "Pas de rançon" répète François Hollande Par La rédaction numérique de RTL , Avec AFP | Publié le 20/04/2014 à 10h24 | Mis à jour le 20/04/2014 à 10h27 http://www.rtl.fr/actualites/info/international/article/otages-liberes-pas-de-rancon-repete-francois-hollande-7771309889

Le président de la République a réaffirmé qu'aucune rançon n'avait été versée pour la libérations des quatre journalistes otages en Syrie.

"L'Etat ne paie pas de rançon. C'est un principe très important pour que les preneurs d'otages ne puissent être tentés d'en ravir d'autres", a martelé François Hollande ce dimanche 20 avril sur Europe 1, après avoir accueilli les quatre ex-otages en Syrie sur le tarmac de l'aéroport militaire de Villacoublay.

"Tout est fait par des négociations, des discussions. Je ne veux pas être plus précis", a dit le président de la République, "car nous avons encore deux otages" au Sahel.

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Les journalistes ex-otages en Syrie accueillis à Villacoublay Didier François, Edouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torrès ont été libérés samedi après 10 mois de captivité en Syrie. http://www.francetvinfo.fr/monde/revolte-en-syrie/journalistes-francais-liberes/direct-suivez-le-retour-en-france-des-quatre-journalistes-ex-otages-en-syrie_581411.html

Ils sont rentrés en France. Didier François, Edouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torrès, les quatre journalistes français libérés après avoir été retenus en otages durant 10 mois en Syrie ont atterri sur la base de Villacoublay vers 9h, dimanche 20 avril.

• Un avion médicalisé de l'Etat français les a d'abord ramenés sur la base militaire d'Evreux (Eure) où ils ont été "examinés" médicalement.

• Le président de la République François Hollande, qui a annoncé lui-même leur libération samedi matin, les a accueillis à Villacoublay avec leurs proches.

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"Le retournement économique arrive", juge François Hollande Le Nouvel Observateur Publié le 04-05-2014 à 10h17 Mis à jour à 22h14 http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20140504.OBS6035/le-retournement-economique-arrive-juge-francois-hollande.html

François Hollande, qui entre la semaine prochaine dans la troisième année de son quinquennat, estime dans le Journal du Dimanche, dimanche 4 mai, que le retournement économique tant attendu en France "arrive" et promet que cette nouvelle phase permettra une redistribution de pouvoir d'achat.

"On est entré dans la deuxième phase du quinquennat", dit le chef de l'Etat, cité par l'hebdomadaire. "Le redressement n'est pas terminé mais le retournement économique arrive."

"Cette phase doit se traduire par une croissance plus forte, une compétitivité plus importante, une redistribution du pouvoir d'achat par une baisse des impôts", ajoute-t-il.

Le Premier ministre, Manuel Valls, a fait voter mardi, malgré l'abstention d'une quarantaine de députés socialistes et l'opposition des écologistes, un programme de réduction des dépenses publiques de 50 milliards d'euros sur trois ans.

"La France compte si elle a de bons comptes"

Ce programme doit notamment contribuer au financement d'une quarantaine de milliards d'euros de baisses de charges sociales et d'impôts pour les entreprises, dont le gouvernement espère une relance des investissements et de l'emploi.

Mais il est également censé permettre à la France de ramener ses déficits publics à 3% du PIB en 2015.

"Ce que j'ai appris, c'est que la France compte si elle a de bons comptes", déclare François Hollande au JDD.

Le chef de l'Etat souligne cependant que la baisse du chômage promise pour 2013 mais qui ne s'est toujours pas concrétisée, reste un des fils conducteurs déterminant de sa politique et de son quinquennat.

Il avait déclaré le 18 avril à des salariés de Michelin qu'il n'aurait "aucune raison d'être candidat" à sa réélection en 2017 ou "aucune chance d'être réélu" si le chômage ne baissait pas d'ici là.

"Pensée magique"

"Depuis deux ans que François Hollande est élu, il vient tous les mois à la télévision pour dire aux Français : ne vous inquiétez pas, cela va s'arranger."

Sans surprise, Jean-François Copé ne semble pas croire au "retournement économique" de François Hollande. Invité du 12-13 de France 3, il a ironisé sur cette prédiction du chef de l'Etat : "Je vous rappelle qu'il avait déjà prédit le retournement du chômage à la fin 2013, qu'il avait promis il y a un an et demi d'arrêter les hausses d'impôts, on sait ce qu'il en est..."

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Manuel Valls annonce "un milliard de baisses d'impôts" Par Louis Haushalter Publié le 15 mai 2014 à 18h08 Mis à jour le 16 mai 2014 à 10h54 http://www.europe1.fr/Radio/Articles/Manuel-Valls-annonce-un-milliard-de-baisses-d-impots-2122909/#

Manuel Valls était l'invité d'Europe 1 vendredi matin. Le Premier ministre, qui a succédé fin mars à Jean-Marc Ayrault à Matignon, a répondu aux questions de Jean-Pierre Elkabbach. Voici l'essentiel de ses annonces.

FISCALITÉ :
"La mesure que nous allons prendre va permettre à 1,8 million de ménages de sortir de l'impôt sur le revenu. De ne plus être soumis à l'impôt sur le revenu", a déclaré le Premier ministre Manuel Valls. "Depuis cinq ans, nos concitoyens subissent des augmentations d'impôts. C'est trop", a-t-il détaillé, avant de préciser : "cela n'est pas un geste, c'est un acte au cœur d'une stratégie pour rendre du pouvoir d'achat à nos compatriotes".

"La mesure va bénéficier à plus de 3 millions de ménages. Elle va faire sortir de l'impôt sur le revenu 1,8 million de ménages", a précisé Manuel Valls, avant d'entrer dans le concret. "Pour les Français concernés, l'impôt sera réduit de 350 euros pour un célibataire et de 700 euros pour un couple", a-t-il détaillé, avant de prendre trois exemples : "Un couple de retraités percevant chacun une pension de 1.200 euros verra son impôt passer d'environ 1.000 euros à environ 1.300 euros. Un salarié célibataire au SMIC verra son impôt totalement annulé. Il bénéficiera donc d'une réduction importante au titre de la prime pour l'emploi d'environ 170 euros. Un couple de salariés avec deux enfants et un salaire brut d'environ 3.600 euros par mois à deux verra son impôt annulé alors qu'il est actuellement d'environ 700 euros."

Quand ces mesures entreront-elles en vigueur ? "Ce sera applicable pour octobre, quand on reçoit ses feuilles d'impôt. Ce n'est pas un geste, c'est un acte au cœur d'une stratégie pour rendre du pouvoir d'achat à nos compatriotes".

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Trierweiler bat à nouveau le pavé pour les lycéennes enlevées au Nigeria Le Point.fr - Publié le 17/05/2014 à 17:00 - Modifié le 17/05/2014 à 18:13
L'ex-première dame de France (note dt, PCF) a à nouveau participé samedi à une manifestation rassemblant au Trocadéro des personnalités contre Boko Haram.

"La mobilisation pour la libération des 223 lycéennes enlevées au Nigeria va continuer", a annoncé l'ex-première dame Valérie Trierweiler samedi après-midi à l'AFP, au cours d'une manifestation sur l'esplanade du Trocadéro avec des lycéennes françaises représentant les jeunes filles enlevées.

"Le sommet de l'Élysée sur la sécurité au Nigeria est fondamental et nous ne sommes pas là pour gêner ce sommet", a-t-elle ajouté. Le président Hollande a appelé les participants à mettre en oeuvre un "plan global" contre le groupe islamiste Boko Haram, qui a revendiqué l'enlèvement des lycéennes.

Des prénoms...

Rahila, Deborah, Awah, Hauwa, Ruth, Naomi, Kauna, Lydia... : chaque jeune manifestante portait samedi une pancarte où était inscrit le prénom des lycéennes nigérianes.

Chacune avait également revêtu un tee-shirt sur lequel était écrit en lettres rouges : "Rendez-nous nos filles. Sécurisez les chemins de l'école", suivi du hashtag #BringBackOurGirls, cri de ralliement d'une mobilisation internationale pour les lycéennes captives de Boko Haram.

À quelques pas, une vingtaine de manifestants ont protesté en même temps contre la présence au sommet de l'Élysée d'un "dictateur", le président tchadien Idriss Déby Itno. Ils avaient déployé une grande banderole avec le hashtag #Bringbackourfreedom".

Mardi, plusieurs célébrités féminines s'étaient déjà donné rendez-vous au Trocadéro pour défendre les lycéennes, dont Carla Bruni-Sarkozy.

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Le Point.fr - Publié le 20/05/2014 à 07:18 Lycéennes nigérianes : Trierweiler dit avoir reçu un message de soutien de François Hollande
L'ex-première dame a affirmé que son ancien compagnon lui avait adressé son soutien, à la suite du rassemblement organisé pour la libération des lycéennes nigérianes.

L'ex-première dame française Valérie Trierweiler aurait reçu un message de soutien du président, François Hollande, après la manifestation organisée samedi au Trocadéro à Paris pour la libération des 223 lycéennes enlevées au Nigeria, a-t-elle déclaré lundi.

"Il m'a envoyé un petit message. Il a trouvé le rassemblement des lycéennes formidable", a expliqué Valérie Trierweiler sur Canal+, où elle était l'invitée de l'émission Le Petit Journal de Yann Barthès. Elle a précisé qu'elle avait reçu ce message "juste après" la manifestation de samedi, à laquelle elle participait avec d'autres personnalités, aux côtés d'un groupe de lycéennes françaises.

"Je suis sortie d'un carcan"

Interrogée par ailleurs sur son métier de journaliste, l'ex-compagne du chef de l'État a indiqué qu'elle ne voulait plus écrire sur l'actualité nationale, mais uniquement sur des sujets internationaux. "Le national, c'est fini", a-t-elle dit. "Ce qui m'intéresserait sincèrement, ce serait, et ce qui se passe en Ukraine, et ce qui se passe concernant les jeunes filles nigérianes", a-t-elle ajouté.

Elle a dit se sentir "beaucoup plus à l'aise" que lorsqu'elle était première dame. "Je suis beaucoup plus à l'aise maintenant, justement parce que je redeviens moi-même, parce que je suis sortie d'un carcan", a-t-elle noté.

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Budget de la défense : Valls tente de rassurer les militaires Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 23.05.2014 à 08h12 • Mis à jour le 23.05.2014 à 16h28

La loi de programmation militaire sera « totalement préservée » d'éventuels efforts budgétaires, a promis, vendredi 23 mai, le premier ministre Manuel Valls, face aux craintes des armées devant d'éventuelles nouvelles coupes budgétaires. « Il est temps de tourner la page de ce débat, de ces rumeurs », a ajouté le premier ministre.

Dans l'attente de l'arbitrage du président de la République, qui devrait avoir lieu « dans les prochaines semaines », selon l'entourage de M. Hollande, les nouvelles coupes envisagées dans le budget de la défense suscitent de vives inquiétudes chez les militaires et au sein même du ministère.

LES « EFFORTS SERONT DIFFICILES À RÉALISER »

Le 9 mai, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la défense, a écrit au premier ministre pour le mettre en garde sur les effets néfastes qu'auraient des coupes supplémentaires dans le budget militaire.

Selon des extraits publiés dans Le Figaro, M. Le Drian exprime au premier ministre sa très forte préoccupation face aux graves conséquences militaires, industrielles et sociales du coup de rabot supplémentaire prévu dans le cadre du plan d'économies de 50 milliards d'euros du gouvernement. Les « efforts seront difficiles à réaliser, dans un contexte social proche de l'exaspération », insiste le ministre, soulignant qu'en 2019 son ministère aura supprimé 82 000 emplois en dix ans.

Dans son courrier, également adressé au ministre des finances, Michel Sapin, M. Le Drian rappelle le « niveau des engagements militaires extérieurs » et souligne l'« exercice extrêmement tendu » de la loi de programmation militaire (LPM, 2014-2019).

Comme Le Monde l'annonçait le 16 mai, les officiers généraux dirigeant les trois armées (terre, air, marine) ont menacé de démissionner. Le Figaro précise que le chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers, a adopté la même position lors d'une réunion le 13 mai.

M. Valls a promis le 16 mai de respecter la loi de programmation militaire adoptée en décembre, qui prévoit 190 milliards de crédits pour les armées françaises sur la période 2014-2019, mais n'a pas exclu des « ajustements ».

Le ministre des finances, Michel Sapin, a admis que les armées devraient consentir un effort, qu'il n'a pas chiffré, dans le cadre de la politique de maîtrise des dépenses publiques engagée par le gouvernement. Dans sa lettre, qui ne concerne formellement que l'exercice 2014, le ministre de la défense évalue à 355 millions d'euros les efforts à réaliser cette année. Il met en garde contre le fait que « la défense ne [puisse pas] absorber une perte de crédits en 2014, ni sur sa masse salariale ni sur [les] crédits de fonctionnement », qui se situent déjà « au seuil de l'acceptabilité sociale ».

PLUSIEURS MISSIONS DE FRONT

Sur le plan militaire, les conséquences seraient également « très lourdes », ajoute M. Le Drian. « L'armée de terre serait sous-équipée et rapidement dans l'incapacité de satisfaire de nouveaux contrats opérationnels. » Dans le domaine du renseignement, les engagements seraient « décalés, voire annulés », selon ce courrier.

Pour 2014, le ministre demande la mobilisation de 500 millions d'euros de recettes exceptionnelles prévues par la LPM. Toutes ces contraintes « impactent l'entraînement des armées, déjà inférieur aux normes internationales », souligne-t-il, toujours selon Le Figaro.

Il rappelle dans Paris Match que « l'armée française est une des seules au monde à mener de front quatre missions : défense du territoire, entrée la première au Mali ou en Centrafrique, missions de stabilité comme celle de la Finul au Liban, enfin dissuasion nucléaire ».

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Budget de la Défense : les chefs d'états-majors menacent de démissionner Publié le 23.05.2014, 07h09 | Mise à jour : 11h35 http://www.leparisien.fr/politique/budget-de-la-defense-les-chefs-d-etats-majors-menacent-de-demissionner-23-05-2014-3864391.php
L'armée française s'inquiète et gronde. Alors que le gouvernement s'apprête à demander de nouvelles coupes budgétaires à la Défense, les quatre chefs d'états-majors montent au créneau.

Selon «le Canard enchaîné», les chefs d'état-major des trois armées (Terre, Air, Marine) envisageraient de démissionner en bloc si le budget devait être encore rogné.

Expert de la défense, Jean-Dominique Merchet affirme sur son blog, publié jeudi soir par le quotidien «L'Opinion», que le chef d'état-major des armées lui-même, le général Pierre de Villiers, pourrait se joindre à Denis Mercier (air), à Bertrand Ract-Madoux (terre) et à l’amiral Bernard Rogel (mer). Une vingtaine d'autres officiers généraux, dont de nombreux quatre étoiles, seraient tout aussi déterminés. Tous refusent d'assumer devant leurs troupes de nouvelles restrictions financières.

Face à ces menaces de démissions, l'Elysée indique ce vendredi matin que François Hollande «rendra ses arbitrages dans les prochaines semaines» concernant le budget de la Défense.

Des conséquences «très lourdes»

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a écrit une lettre à ce sujet au Premier ministre Manuel Valls, révèle «le Figaro» ce vendredi. Il évoque les conséquences «très lourdes» de nouvelles coupes, évaluées à 355 millions d'euros pour la seule année 2014. Dans ce courrier envoyé le 9 mai, également adressé au ministre des Finances, Michel Sapin, Jean-Yves Le Drian rappelle le «niveau de nos engagements militaire extérieurs» et souligne l'«exercice extrêmement tendu» que constitue la loi de programmation militaire pour les cinq prochaines années (LPM, 2014-2019).

Il met en avant des conséquences sociales au sein même, mais aussi à l'extérieur de l'armée, ainsi que les risques pour la sécurité nationale. Avec la suppression programmée de 34 500 postes d'ici 2019, les «efforts seront difficiles à réaliser, dans un contexte social proche de l'exaspération». Il mentionne le risque de «cessation de paiement» et «la mise en difficulté de nombre d'entreprises, en particulier les PME». Il parle de «conséquences industrielles désastreuses» pour les chantiers navals et les industries terrestre et aéronautique.

«La LPM ne sera pas touchée», assure l'entourage de Valls

Concernant les conséquences militaires, Jean-Yves Le Drian affirme que «l'armée de terre serait sous-équipée et rapidement dans l'incapacité de satisfaire de nouveaux contrats opérationnels», que des engagements dans le domaine du renseignement seraient «annulés» et que la dissuasion nucléaire serait menacée. Dans l'entourage du Premier ministre, on assure que «la LPM ne sera pas touchée. Ce serait dévastateur en terme d'emplois».

Le 11 mai, c'est l'ancien ministre UMP, Xavier Bertrand, qui a mis le feu aux poudres en accusant le gouvernement de préparer de nouvelles coupes de 1,5 à 2 milliards d'euros par an pendant trois ou quatre ans. Un proche du dossier note ce paradoxe : «L'opposition UMP défend un texte gouvernemental que ne défend plus le gouvernement.» LeParisien.fr

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A Rodez, la Confédération paysanne retient 4 heures un conseiller de Hollande Publié le 30-05-2014 à 16h31 Mis à jour le 31-05-2014 à 08h50 http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20140530.AFP8493/a-rodez-la-confederation-paysanne-retient-4-heures-un-conseiller-de-hollande.html

Rodez (AFP) - Les militants de la Confédération paysanne ont retenu pendant plusieurs heures le conseiller à l'agriculture de François Hollande, Philippe Vinçon, en marge d'une visite présidentielle à Rodez, avant de le laisser partir.

Le déplacement de M. Hollande, venu inaugurer le musée consacré à Pierre Soulages, l'un des plus grands artistes contemporains français, a par ailleurs donné lieu à des échauffourées entre forces de l'ordre et manifestants, et à des tirs de lacrymogènes.

Les manifestants, des intermittents du spectacle, agriculteurs et métallurgistes au nombre de 200 ou 300 selon les protestataires, d'une petite centaine selon les autorités, s'étaient rassemblés au pied de la cathédrale à quelques centaines de mètres du nouveau musée avant l'arrivée du président. Les forces de l'ordre ont fait usage de lacrymogènes quand une partie des manifestants a essayé de forcer l'important cordon de police et de s'inviter à l'inauguration.

Deux gardes mobiles ont été blessés et un intermittent interpellé, selon une source policière.

Au même moment, une délégation de la Confédération paysanne plaçaient symboliquement en "garde à vue", selon les mots du syndicat, Philippe Vinçon, avec lequel ils avaient rendez-vous à la préfecture.

Les militants ont fermé de l'intérieur la pièce dans laquelle ils se trouvaient. M. Vinçon n'en sortirait pas tant que quatre des leurs ainsi que le porte-parole de la Confédération interpellés mercredi dans la Somme après des dégradations sur le chantier de la ferme géante dite des "Mille vaches" ne seraient pas eux-mêmes relâchés, ont-ils fait savoir.

Les cinq militants placés en garde à vue dans le nord de la France étaient déférés au même moment au parquet d'Amiens. Ils seront finalement convoqués devant le tribunal correctionnel le 1er juillet.

A l'annonce de cette convocation, les militants de Rodez ont décidé de laisser partir le conseiller présidentiel. Celui-ci "aura compris qu'il y a autre chose à soutenir en France que la ferme des Mille vaches et l'agriculture industrielle", a lancé devant la préfecture Christian Roqueirol, membre du comité national de la Confédération.

- Ambiance joyeuse et détendue -

M. Vinçon a raconté après coup qu'il n'avait jamais été inquiet. "Il n'y a eu aucune violence ni physique ni verbale. Ils ont même apporté des sandwiches et de l'eau", a-t-il rapporté, "au lieu de discuter pendant une heure, on a discuté un peu plus longtemps, au total quatre heures, dans une ambiance joyeuse et détendue, surtout à la fin d'ailleurs parce qu'au début ils étaient un peu tendus".

Il a beaucoup été question de la politique agricole de M. Hollande, qui "va surtout dans le sens de la FNSEA", a dit M. Roqueirol, pour la Confédération.

"Contrairement à ce qu'a dit la Confédération paysanne, jamais ce projet de 500 vaches laitières n'a été le projet du gouvernement", a répondu le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, à sa sortie de Matignon, "il y a des règles, il y a des investisseurs qui peuvent investir dans la production de lait, jusqu'à preuve du contraire légalement".

"On doit faire respecter tout ce qui est lié aux règles des établissements classés, aux épandages. C'est ce que nous avons fait, ce projet des 1.000 vaches a été ramené à 500 vaches", a-t-il ajouté.

Les intermittents, quant à eux, protestaient, contre la réforme de leur régime d'assurance chômage. "Les gaz lacrymogènes de ce matin montrent que le gouvernement est complètement sourd à nos revendications", a dit à l'AFP un manifestant souhaitant conserver l'anonymat.

Après avoir été refoulés par les gaz lacrymogènes, les manifestants ont convergé vers la préfecture. Les intermittents ont accroché dans un arbre sous les fenêtres de la préfecture un pendu représentant l'un des leurs. Les agriculteurs ont déployé une banderole "non aux fermes usines".

Une soixantaine d'intermittents s'est rendue ensuite devant l'hôtel de polie, placée sous la protection des forces de l'ordre, pour réclamer la libération de celui d'entre eux qui avait été interpellé.

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Réforme territoriale: Hollande propose 14 régions et la suppression des conseils généraux Publié le 03/06/2014 Paris (AFP)© 2014 AFP http://www.lavoixdunord.fr/france-monde/reforme-territoriale-hollande-propose-14-regions-et-la-ia0b0n2181975

Le président François Hollande a proposé lundi de changer complètement l'organisation territoriale du pays en réduisant de 22 à 14 le nombre des régions et de réformer la Constitution pour supprimer les conseils généraux en 2020.

Dans une tribune à paraître mardi dans la presse régionale et intitulée "Réformer les territoires pour réformer la France", le chef de l'Etat préconise aussi un changement du calendrier électoral: les élections des conseils généraux (désormais appelés conseils départementaux) auraient lieu en même temps que les élections régionales et se dérouleraient à l'automne 2015, soit six mois plus tard que dans le calendrier déjà arrêté.

"Notre organisation territoriale a vieilli et les strates se sont accumulées (...) Le temps est donc venu de simplifier et clarifier", déclare François Hollande pour justifier ce chambardement. L'ambition n'est ni plus ni moins que de "transformer pour plusieurs décennies l'architecture territoriale de la République", écrit-il.

Concernant les régions, François Hollande propose de leur donner "davantage de responsabilités" pour les renforcer. "Elles seront la seule collectivité compétente pour soutenir les entreprises et porter les politiques de formation et d?emploi, pour intervenir en matière de transports, des trains régionaux aux bus en passant par les routes, les aéroports et les ports. Elles géreront les lycées et les collèges. Elles auront en charge l?aménagement et les grandes infrastructures", détaille-t-il en soulignant que la réforme doit conduire à "moins d'élus".

François Hollande, qui n'évoque pas précisément les économies escomptées par la réforme, leur promet aussi des "moyens financiers propres et dynamiques", une revendication très insistante des présidents de région. La carte proposée, qui a fait l'objet d'une dernière réunion autour du chef de l'Etat et du Premier ministre Manuel Valls à l'Elysée lundi soir, comporte des surprises.

- Polémique sur la Bretagne -

La Bretagne resterait une région à elle seule mais n'hériterait pas de la Loire-Atlantique, contrairement au voeu de certains élus et habitants qui se sont mobilisés pour "une réunification" de toute la région. Sans la Loire-Atlantique, "Hollande confirme Vichy qui avait créé en 1941" les Pays de la Loire, s'est insurgé le député breton Marc Le Fur (UMP).

D'autres voix s'étaient élevées lundi à gauche, dont celle de l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault, pour réclamer une fusion Pays de la Loire/Bretagne.

Les frontières du Nord-Pas-de-Calais ne changeraient pas non plus, comme celles de l'Aquitaine, de Paca et de l'Ile-de-France.

La Picardie se marierait à la Champagne-Ardenne, l'Alsace à la Lorraine. Rhône-Alpes et Auvergne ne feraient plus qu'un, tout comme Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon et les deux Normandie. Un mariage à trois serait célébré entre Poitou-Charentes, Limousin et Centre.

Sans donner de calendrier précis, François Hollande dit vouloir "aller vite" sur ce sujet, qui nécessite un vote du parlement.

Contrairement à ce que le gouvernement avait annoncé, c'est finalement la voie d'une révision constitutionnelle que veut emprunter le président de la République pour la réforme des départements.

La réussite de l'opération est néanmoins très incertaine, puisque, pour réviser la loi fondamentale, il faut une majorité des 3/5es au parlement, ce dont la gauche ne dispose pas. "Je veux croire qu'une majorité politique nette se dessinera" en ce sens, ajoute le président de la République, entre prudence et défi lancé à la droite.

Tous les juristes s'étaient accordé pour la juger nécessaire dès lors que l'objectif était, comme l'a confirmé lundi M. Hollande, "la suppression du conseil général en 2020". Le périmètre des régions étant modifié d'ici là, les élections régionales seront, si le parlement l'approuve, reculées à l'automne 2015, tout comme les élections départementales.

En revanche, le département subsistera comme "cadre d'action publique" de l'Etat, selon François Hollande.

Il précise que les nouvelles régions et les intercommunalités "absorberont une large part des attributions" des conseils généraux.

Dernier changement majeur, en proposant de "donner le moment toute sa légitimité démocratique" à l'intercommunalité, François Hollande préconise implicitement l'élection à terme des intercommunalités au suffrage universel direct, sans cependant donner de date. La désignation des conseils communautaires procède aujourd'hui des élections municipales.

Pour le chef de l'Etat, les intercommunalités doivent devenir "la structure de proximité et d'efficacité de l'action locale". La commune, dit-il, "doit demeurer +une petite République dans la grande+".

Prompt à réagir, le PRG, principal allié du PS, a dénoncé "un coup de force" avec une réforme "où l?on fusionne des régions qui n?ont aucune histoire ni tradition en commun, et où l?on signe l?arrêt de mort du département".

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Valérie Trierweiler «heureuse de ne pas avoir à serrer la main de Poutine» Publié le 04.06.2014, 22h53 | Mise à jour : 23h39 http://www.leparisien.fr/politique/valerie-trierweiler-heureuse-de-ne-pas-avoir-a-serrer-la-main-de-poutine-04-06-2014-3897257.php

Même éloignée de l'Elysée et des affaires internationales, l'ancienne compagne de François Hollande sait faire parler d'elle en commentant l'actualité. Valérie Trierweiler, s'est dite mercredi dans un tweet «heureuse de ne pas avoir à serrer la main» du président russe Vladimir Poutine, invité jeudi à l'Elysée.

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Hollande à Sein. La Bretagne et "la solidarité nationale" 25 août 2014 à 15h10 Le Télégramme

Il est venu, il a vu et il a plu. François Hollande a participé à la cérémonie de commémoration de la Libération organisée ce lundi sur l'île de Sein. Une visite humide et éclair, perturbée par l'annonce de la démission du gouvernement tombée en début de matinée.

La cérémonie commémorative de la Libération a débuté à 12 h 25 sur l'île de Sein. Comme prévu. Un choeur d'hommes de l'armée française a entonné le chant des partisans sous des trombes d'eau. Le Président de la République était bien là, devant le monument aux morts. Il a pris la parole pour un discours d'une dizaine de minutes.

"Sein est un exemple, une illustration du patriotisme français, a déclaré François Hollande. Les Sénans quand ils ont pris la mer en 1940 -le plus jeune avait 14 ans le plus âgé 54 - sont allés porter secours à la patrie effondrée, échouée après la débâcle. 128 Sénans furent l’honneur de la France. C’est une belle page d’histoire que je suis venu célébrer".

"La Bretagne est en droit d’appeler à la solidarité nationale"

Le Président de la République a poursuivi un saluant le courage des résistants : "Sein c’est l’esprit de résistance, l’esprit de la victoire, c’est la force de la France. Et cet esprit il vivra autant que la France. Le message de l’île de Sein est que la France est la plus belle des causes et que nous devons y consacrer toute notre énergie". Avant d'élargir son propos à la Bretagne et au contexte actuel : "Depuis 70 ans la Bretagne a contribué, par son dynamisme et sa vitalité à la modernisation du pays. Aussi la Bretagne est en droit d’appeler à la solidarité nationale quand elle affronte des difficultés sociales et des épreuves économiques. Et c’est le cas aujourd’hui".

Pas un mot sur le gouvernement

Une heure et demie plus tôt, François Hollande s'était posé en hélicoptère sur l'île, en pleine effervescence médiatique. La démission du gouvernement venait juste d'être rendue publique. De nombreux élus socialistes ont appris la nouvelle sur la navette maritime qui les a conduit à Sein. Mais le chef de l'Etat n'a fait aucun commentaire, ni lors de sa rencontre avec les habitants, ni à l'issue de la visite de l'exposition "Résister". Les ministres de la Défense et de la Décentralisation, Jean-Yves Le Drian et Marylise Lebranchu, présents à ses côtés, ont gardé la même réserve.

Démission du gouvernement. L'évolution de la situation en direct

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Valérie Trierweiler publie un livre confession sur sa vie avec François Hollande Le 02/09 à 16:55, mis à jour à 18:17 http://www.lesechos.fr/politique-societe/politique/0203741806122-valerie-trierweiler-publie-un-livre-confession-sur-sa-vie-avec-francois-hollande-1038392.php

L’ancienne compagne de François Hollande publie jeudi un livre rédigé dans le plus grand secret, intitulé « Merci pour ce moment », et relatant sa vie à l’Elysée aux côtés du chef de l’Etat.

L’ex-première dame Valérie Trierweiler publiera jeudi un livre rédigé dans le plus grand secret, intitulé « Merci pour ce moment », et relatant sa vie à l’Elysée aux côtés de François Hollande. Selon le Huffington Post , pas moins de 200.000 exemplaires ont été imprimés, soit un très gros tirage. L’Elysée n’était « pas au courant » de cette parution, a déclaré l’entourage du président François Hollande, sollicité par l’AFP.

« Tout ce que j’écris est vrai. A l’Elysée, je me sentais parfois comme en reportage. Et j’ai trop souffert du mensonge pour en commettre à mon tour », annonce d’emblée Valérie Trierweiler sur la couverture de l’ouvrage reproduite dans « Paris-Match » dont elle est une collaboratrice. L’hebdomadaire, qui promet des extraits exclusifs du livre, sortira à Paris et en région parisienne dès ce mercredi et jeudi dans le reste de la France. « Rédigé dans le plus grand secret », ce livre de 320 pages « est à la fois un cri d’amour et une lente descente aux enfers, une plongée dans l’intimité d’un couple. Deux personnages et rien d’autre : Valérie et François », écrit l’hebdomadaire.

Sa version de l’histoire

Valérie Trierweiler y donne, selon le magazine, sa version de l’histoire « depuis l’éblouissement jusqu’à la cruauté de la rupture. Elle appelle un chat un chat ». C’est la première fois qu’une première dame « raconte vraiment neuf ans d’une relation minée par la jalousie et le pouvoir (...) Une histoire d’amour... et de désespoir », ajoute le journal où l’ex-première dame se révèle une « amoureuse passionnée, possessive, folle de cet homme qu’elle admire, qui la fait rire et la déstabilise délicieusement ».

Valérie Trierweiler, qui est séparée de François Hollande depuis janvier, n’a pu être jointe par l’AFP vendredi. Son éditeur, Les Arènes, n’a pas souhaité faire de commentaire.

Depuis plusieurs mois, l’hypothèse d’un livre signé par l’ancienne compagne de François Hollande et journaliste à Paris-Match, revient régulièrement. Dès la fin du mois de janvier, après les révélations de Closer sur la liaison du chef de l’Etat avec l’actrice Julie Gayet, Valérie Trierweiler avait elle-même indiqué au « Parisien Magazine », lors d’un voyage en Inde, être « plus dans la déception que dans la colère », ajoutant : « Mais je n’exclus pas d’écrire un livre ».

Valérie Trierweiler n’est pas la première ex-première dame à écrire sur sa vie à l’Elysée. En 2013, le livre de l’ex-épouse de Nicolas Sarkozy, Cécilia Attias, « Une envie de vérité », s’était vendu à des dizaines de milliers d’exemplaires. Divorcée de Nicolas Sarkozy peu après l’élection de ce dernier à la présidence, Cécilia y racontait certains épisodes de sa brève vie de première dame, et sa rupture avec l’ancien chef d’Etat. SOURCE AFP

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Mercredi 03 Septembre 2014 à 18:29 (mis à jour le 03/09/2014 à 18:39) http://www.valeursactuelles.com/monde/hollande-change-position-vente-mistral-russie François Hollande change de position sur la vente du Mistral à la Russie

Casse-tête. La présidence de la République a fait savoir cet après-midi dans un communiqué, que « les conditions ne sont pas réunies » pour que la France fournisse le Mistral à la Russie.

Sur fond de tensions entre les Etats-Unis et la Russie après l’intervention de cette dernière dans le conflit ukrainien, le communiqué de l’Elysée précise : le « président de la République a constaté que, malgré la perspective d'un cessez-le-feu qui reste à confirmer et à être mis en œuvre, les conditions pour que la France autorise la livraison du premier BPC (Bâtiment de projection et de commandement, NDLR) ne sont pas à ce jour réunies ».

Un changement de position de François Hollande

La déclaration de François Hollande contredit les propos qu’il a tenus il y a à peine quelques jours. Dans une interview accordée au journal Le Monde le 20 août, le président déclarait : « Aujourd'hui, le niveau des sanctions n'empêche pas la livraison. Ce sont les Européens qui en ont décidé ainsi, pas la France ». Le chef de l'Etat avait par ailleurs précisé, « s'il advenait une tension supplémentaire et une impossibilité de trouver une issue, nous aurions à délibérer. Mais pour l'instant, tel n'est pas le cas ».

En faisant machine arrière, le président français risque à nouveau de s’attirer les foudres de la Russie qui tient à ce que le contrat signé entre Paris et Moscou soit honoré.

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Climat : Hollande promet 1 milliard de dollars contre le réchauffement http://tempsreel.nouvelobs.com/planete/20140923.OBS0038/climat-hollande-promet-un-milliard-de-dollars.html

La France contribuera à hauteur d'un milliard de dollars sur les prochaines années" à ce fonds destiné à aider les pays vulnérables à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et à s'adapter aux effets du réchauffement, a-t-il déclaré lors d'un sommet de l'ONU sur le climat.

Ce fonds, dont les caisses sont restées jusqu'à présent désespérément vides, sera, selon François Hollande, "non seulement la marque de la solidarité mais aussi une capacité pour que l'économie mondiale puisse s'engager vers un nouveau modèle de développement".

"Traduire ces engagements en actes juridiques"

En annonçant cette contribution, le président français a répondu à l'appel de plusieurs ONG, telle Oxfam, qui l'avaient appelé en amont du sommet à contribuer, comme il l'a annoncé, pour un montant d'un milliard de dollars à ce fonds.
Le chef de l'Etat français a par ailleurs rappelé sa volonté de parvenir "à un accord global et ambitieux" lors de la Conférence sur le climat que la France accueillera à Paris en décembre 2015, six ans après l'échec de celle de Copenhague.

"Nous voulons qu'à la Conférence de Lima [fin 2014, NDLR], les bases d'un futur accord puissent être posées et qu'ensuite, à Paris, nous puissions traduire ces engagements en actes juridiques", avec une "règle commune adaptée aux différents niveaux de développement", a-t-il déclaré.

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Bernard Cazeneuve bannit les grenades offensives Home ACTUALITE Société Par Jean-Marc Leclerc Mis à jour le 13/11/2014 à 20:58 Publié le 13/11/2014 à 19:54 http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/11/13/01016-20141113ARTFIG00424-cazeneuve-bannit-les-grenades-offensives.php

Alors que la police gronde, le ministre de l'Intérieur durcit les règles du maintien de l'ordre pour apaiser les écologistes.

«La mort de l'affaire Rémi Fraisse par l'effet direct d'une grenade offensive pose clairement la question de leur maintien en service dans la gendarmerie qui en est seule dotée. Parce que cette munition a tué un jeune garçon de 21 ans et que cela ne doit plus jamais se produire, j'ai décidé d'interdire l'utilisation de ces grenades dans les opérations de maintien de l'ordre». Le propos se veut clair et direct. Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, désire se rattraper après l'impression de flottement née de sa communication tardive sur les causes du décès de Rémi Fraisse, ce manifestant tué par une grenade offensive des gendarmes sur le site du futur barrage de Sivens (Tarn), dans la nuit du 25 au 26 octobre dernier.

Ne pouvant rester passif, il a donc annoncé ce jeudi des décisions qualifiées par lui-même d'«extrêmement fortes». Les grenades lacrymogènes à effet sonore (GLI) seront utilisées obligatoirement par un binôme lanceur-superviseur. Tout sera toujours filmé et une autorité civile employée par la préfecture devra être présente sur les lieux des échauffourées. Bref, le travail des forces de l'ordre va se compliquer un peu plus.

Une série de mesures qui étonne, malgré tout, au moment même où plusieurs milliers de policiers défilaient à Paris ce jeudi à l'appel du deuxième syndicat des gardiens de la paix, Alliance, pour dénoncer leur «mal-être» et leur manque de moyens. Mais comment calmer la contestation qui ne se tarit pas depuis le drame, gagnant même jusqu'au public lycéen.

Le premier flic de France s'est une nouvelle fois défendu d'avoir cherché à cacher la cause de la mort du jeune botaniste. Et il s'appuie sur des rapports d'inspection pour expliquer le déroulé des faits.

Comme dans l'affaire Cahuzac, comme lors des révélations sur les écoutes au fil de l'eau dont fut l'objet Nicolas Sarkozy, comme à chaque fois qu'une affaire s'envenime désormais et que les forces de l'ordre sont censées savoir, deValls à Cazeneuve, «l'homme le mieux informé de France» laisse entendre qu'il n'a pas ou plus le pouvoir qu'on lui prête.

« Sans les grenades offensives, que nous restera-t-il pour nous défendre dans les situations de violence extrême ? »

Le syndicat Alliance

Il a même donné l'impression de botter en touche chez Christiane Taubira: «Lorsque j'apprends cet événement, je ne souhaite qu'une chose, c'est que la justice qui est déjà saisie de cette affaire communique. Elle ne le fait pas», a-t-il semblé regretter. Ce qui fait doucement sourire dans les couloirs de la place Vendôme…

L'un des avocats de la famille Fraisse, Arié Alimi, affirme, pour sa part, que les circonstances de la mort ont été connues dès les minutes qui ont suivi le tir de grenade. Un débat sans fin que la justice finira bien par trancher, quand un procès équitable aura lieu.

On sait déjà que les versions des gendarmes ne concordent pas. Le gradé qui a lancé la grenade dit avoir agi d'initiative. Ce qui constitue une faute. Son supérieur direct, ce jour-là, affirme, de son côté, qu'il lui en avait donné l'ordre. Qui dit vrai? Le ministre n'est guère aidé.

Mais au moment où l'Élysée pousse à la réconciliation avec les écologistes, pour calmer le jeu, pour la famille de la victime aussi, il fallait bien un geste.

Ce faisant, l'hôte de Beauvau désavoue ses gendarmes et sa propre police, qui réclament du soutien. «Sans les grenades offensives, que nous restera-t-il pour nous défendre dans les situations de violence extrême?», interroge-t-on chez Alliance. Tandis qu'une pétition circule dans la gendarmerie, via une association de retraités, pour le maintien des grenades offensives. Bernard Cazeneuve décidément n'a pas la tâche facile.

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Trois questions sur la démission de Kader Arif Par Benoist Fechner, publié le 21/11/2014 à 16:24, mis à jour à 16:25 http://www.lexpress.fr/actualite/politique/trois-questions-sur-la-demission-de-kader-arif_1624675.html

Le nom du secrétaire d'Etat aux Anciens combattants est cité dans une enquête portant sur l'attribution de marchés publics à des entreprises dirigées par des proches de Kader Arif. François Hollande a accepté sa démission.

Et de trois. Avec la démission, ce vendredi, de Kader Arif c'est la troisième démission d'un ministre en exercice depuis l'élection de François Hollande. Le secrétaire d'Etat aux anciens combattants et à la mémoire, dont le nom est cité dans le cadre d'une enquête en cours portant sur des soupçons de favoritisme, a présenté sa démission au Président de la République. Une démission acceptée, qui place sous le feu des projecteurs l'un des membres les plus méconnus du gouvernement de Manuel Valls. Il s'était surtout signalé jusqu'à présent en annonçant, à tort, la libération d'un otage français au Cameroun.

Tandis que le sénateur PS de Moselle Jean-Marc Todeschini le remplace poste pour poste dès ce vendredi, L'Express fait le point sur la nouvelle affaire qui empoisonne l'exécutif.

Qui est le secrétaire d'Etat démissionnaire Kader Arif?

Taille moyenne, la mâchoire carrée, son physique évoque encore le talonneur qu'il fut au Castres Olympique au début des années 80. Kader Arif est âgé de 54 ans. Il est né en Algérie en 1959, mais sa famille s'installe à Castres au début des années 60. Remarqué par Lionel Jospin, il s'engage en politique dans les rangs de la fédération de Haute-Garonne du Parti socialiste en 1983. Il en prendra la tête à la fin des années 90 pour ne quitter son poste qu'en 2008. Dans ce laps de temps, il se rapproche également de François Hollande dont il deviendra un intime. En 2004, il est élu député européen. Douze ans plus tard, au printemps 2012, il gagne un siège de député de Haute Garonne avant d'intégrer le gouvernement de Jean-Marc Ayrault en tant que ministre délégué aux Anciens combattants. La nomination à ce poste de ce fils de harki est alors perçue comme un symbole politique. Après la démission d'Ayrault et son remplacement par Manuel Valls, Kader Arif conserve son poste mais est rétrogradé au rang de secrétaire d'Etat.

Que lui reproche-t-on exactement?

Le nom de Kader Arif est cité dans une affaire de soupçons de favoritisme dans l'attribution de marchés publics, sur fond d'appels d'offres douteux. Au début du mois de septembre 2014, deux élus d'opposition (UMP) déposent un signalement auprès du procureur de Toulouse faisant état "d'anomalies" dans les relations contractuelles existant entre la Région et plusieurs sociétés spécialisées dans l'évènementiel. Celles-ci appartiennent à de proches parents du désormais ex-secrétaire d'Etat. Il s'agit en fait de son frère et de ses deux neveux. Dans la foulée, les deux élus UMP, Élisabeth Pouchelon et Vincent Terrail-Novès, détaillent lors d'une conférence de presse à Toulouse le fruit de leurs recherches de plusieurs mois.

Ils expliquent s'étonner des montants élevés des contrats obtenus par ces sociétés spécialisées dans la sonorisation et l'éclairage d'événements publics. Ils s'interrogent également sur l'absence de concurrence lors du renouvellement d'un marché en 2013 alors que celui-ci portait sur un montant indicatif de plusieurs millions d'euros. Le parquet de Toulouse ouvre alors une enquête préliminaire. Kader Arif dénonce aussitôt des "persiflages", des "insinuations" et se dit "révolté" par ces affaires "qui ne [le] concernent absolument pas". Début novembre des investigations sont menées au ministère de la Défense sous la tutelle duquel est placé de secrétariat d'Etat de Kader Arif. Son bureau est notamment perquisitionné. Entre-temps, l'enquête préliminaire a été transmise au parquet national financier à Paris. Quinze jours plus tard, c'est-à-dire ce jeudi, Kader Arif présente sa démission au président François Hollande qui l'accepte.

Pourquoi a-t-il démissionné si vite?

La démission de Kader Arif, si elle s'inscrit parfaitement dans la ligne de transparence et de responsabilité tracée pour ses ministres par le chef de l'Etat, a tout de même de quoi surprendre. La "jurisprudence" en la matière voulait jusqu'à présent qu'un ministre ne démissionne de son poste qu'en cas de mise en examen. Or, à ce stade, aucun chef d'inculpation n'a encore été prononcé contre lui. Sa proximité avec le chef de l'Etat explique sans doute le zèle dont il a fait preuve ce vendredi en abandonnant son portefeuille.

"Par respect pour la fonction ministérielle, par respect pour la politique mémorielle que j'ai conduite et pour le monde combattant que j'ai servi avec fierté et conviction, je fais le choix, en responsabilité, de quitter le poste que j'ai eu l'honneur d'occuper pendant deux ans et demi", a-t-il déclaré ce vendredi. "Cette décision est aussi l'expression de ma loyauté totale au Président de la République et au Premier ministre", écrit-il. Sans présumer des suites de l'affaire, il est pour l'heure le nouveau boulet de François Hollande sur le front des affaires. L'opposition ne manque pas de rappeler qu'après celles de Jérôme Cahuzac, Thomas Thévenoud, ou Aquilino Morelle, il s'agit là de la quatrième démission de cet ordre sous l'ère Hollande.

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Valérie Trierweiler reçue comme une star à Londres Home ACTUALITE International Par Florentin Collomp Mis à jour le 22/11/2014 à 14:03 Publié le 22/11/2014 à 13:54 http://www.lefigaro.fr/international/2014/11/22/01003-20141122ARTFIG00079-valerie-trierweiler-recue-comme-une-star-a-londres.php

«Je ne regrette rien», lance une Valérie Trierweiler défiante en conclusion d'une longue interview dans le magazine du Times de Londres.

C'est la première fois qu'elle s'exprime dans les médias depuis la rupture et la publication de son livre. L'ex-compagne de François Hollande arrive à Londres samedi pour une tournée promotionnelle de quatre jours de la version anglaise de Merci pour ce moment (Thank you for this moment. A story of love, power and betrayal), qui sort mardi.
Avec un déploiement médiatique à faire pâlir d'envie un chef d'Etat en visite officielle.

Après le Times, des interviews paraîtront dans le Sunday Telegraph, The Observer et le Daily Mail. Valérie Trierweiler sera l'invitée de deux programmes politiques phares de la BBC - l'interviewer Andrew Marr et Newsnight -, ainsi que de la BBC World Service, - télé et radio -, BBC Afrique, Reuters, ITV News et French Radio London.

Un dîner sera donné en son honneur lundi soir avec des personnalités de la politique et des médias ou des diplomates. Elle aura droit à une visite particulière de la Chambre des lords et se livrera à une séance de signatures dans une librairie londonienne.

Demande «massive» des médias

Iain Dale, éditeur anglais de la petite maison Biteback dit n'avoir vu autant d'intérêt médiatique qu'une seule fois après avoir publié 400 livres. «On voulait s'en tenir à quelques interviews mais la demande a été massive, raconte-t-il. L'intérêt est bien au-delà que tout ce que j'avais imaginé.» Il refuse de dévoiler le montant payé pour acquérir les droits et le nombre d'exemplaires du premier tirage.

L'éditeur sait aussi que le livre répond parfaitement au «stéréotype national» répandu en Grande-Bretagne «que la plupart des hommes Français ont des maîtresses». Le Times accompagne son interview de plusieurs pages sur «tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les femmes françaises», avec des conseils du type: «Faites l'amour trois fois par semaine».

Assommée de somnifères sur ordre de l'Elysée

Quelques révélations croustillantes sont annoncées dans les interviews de l'ex-première dame, dont certaines ont déjà été enregistrées. Dans le Times, elle accuse l'Elysée d'avoir ordonné aux médecins de la Pitié-Salpetrière, où elle avait été admise après son «exfiltration» de l'Elysée, d'«augmenter la dose» de sédatifs pour l'empêcher de rejoindre François Hollande à Tulle.

Elle trouve «flippant» d'avoir été pourchassée par les ardeurs du président qui lui faisait envoyer des fleurs dans ses chambres d'hôtel au Maroc ou aux Etats-Unis où elle se croyait incognito. Elle cite «certaines méthodes» mobilisant police et réseaux diplomatiques pour la suivre à la trace et Hollande qui lui aurait dit: «Je saurai toujours où te trouver.» Mais «comment Monsieur le président fait-il?»

Trierweiler raconte comment elle a «laissé [ses] larmes écrire» son livre, en prenant soin de n'utiliser que des ordinateurs non reliés à internet pour déjouer les espions de la République. Elle promet d'ajouter un nouveau chapitre à l'édition de poche de l'ouvrage, dont l'éditeur Les Arènes dit avoir vendu plus de 600.000 exemplaires.

«Il est important que ce soit un best-seller, pas pour des raisons financières mais parce que tous ceux qui l'ont lu me disent: maintenant nous comprenons ce que vous avez traversé, maintenant nous comprenons qui vous êtes», explique-t-elle.

«Je ne serais pas tombée amoureuse de l'homme que j'ai vu à l'Elysée», assure Trierweiler, dans une pique qui tombe fort à propos au lendemain des photos du chef de l'État et Julie Gayet dans Voici. Seule pudeur dans ces révélations, Trierweiler refuse de répondre au journaliste qui lui demande si Hollande était un bon amant. Elle répète toutefois que le président l'a «bombardée de textos et d'e-mails» pendant le printemps et l'été pour la supplier de revenir.

La version anglaise de Merci pour ce moment est l'une des douze traductions prévues, dont le russe et l'italien mais aussi le chinois et l'albanais.

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IVG: l'Assemblée adopte une résolution réaffirmant ce droit, avec sept voix contre

Par LEXPRESS.fr, publié le 26/11/2014 à 17:55, mis à jour à 20:38 http://www.lexpress.fr/actualite/politique/ivg-l-assemblee-nationale-adopte-une-resolution-reaffirmant-ce-droit-avec-sept-voix-contre_1626392.html Ce texte, non contraignant, a été adopté le jour anniversaire du démarrage des débats sur la loi de Simone Veil sur l'interruption volontaire de grossesse il y a 40 ans. 143 députés ont voté pour, sept contre.

40 ans après, les débats ont été plus calmes. L'Assemblée nationale a adopté ce mercredi par 143 voix contre 7 une proposition de résolution cosignée par tous les présidents de groupes pour réaffirmer le droit fondamental à l'interruption volontaire de grossesse en France, en Europe et dans le monde.

Ce texte, non contraignant, a été adopté le jour anniversaire du démarrage des débats sur la loi de Simone Veil, le 26 novembre 1974. A l'inverse de la violence des échanges d'il y a 40 ans, l'apaisement a dominé dans l'hémicycle lors des interventions, rompu seulement par un virulent discours anti-avortement du député d'extrême droite Jacques Bompard.

Dans une anaphore, il a demandé une dizaine de fois "pardon", notamment "devant l'ensemble des enfants qui ne naîtront pas", déclenchant protestations croissantes et des claquements de pupitres sur les bancs de la gauche.

Outre ce député du Vaucluse, cinq députés UMP, dont certains avaient été en pointe contre le mariage homosexuel, ont voté contre: Xavier Breton, Jean-Frédéric Poisson, Nicolas Dhuicq, Olivier Marleix, Yannick Moreau. S'y est ajouté l'UDI Jean-Christophe Fromantin. Le seul à s'abstenir a été le député du FN Gilbert Collard.

Engagement de la France en Europe et dans le monde

La résolution votée "rappelle que le droit universel des femmes à disposer librement de leur corps est une condition indispensable pour la construction de l'égalité réelle entre les femmes et les hommes, et d'une société de progrès".

Outre "le rôle majeur de la prévention, et de l'éducation à la sexualité, en direction des jeunes", elle "affirme la nécessité de garantir l'accès des femmes à une information de qualité, à une contraception adaptée, et à l'avortement sûr et légal".

Le texte souhaite enfin que "la France poursuive son engagement au niveau européen, comme international, en faveur d'un accès universel à la planification familiale".

De nombreux orateurs ont rappelé que le gouvernement conservateur espagnol avait prévu de supprimer le droit à l'avortement, avant de renoncer face aux protestations.

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Nouvelle démission d'un proche de Hollande liée à la justice Par par Elizabeth Pineau | Reuters – 03 décembre 2014 18.00 https://fr.news.yahoo.com/démission-faouzi-lamdaoui-convoqué-par-la-justice-143944898.html

PARIS (Reuters) - Après Kader Arif, Faouzi Lamdaoui est le deuxième proche de François Hollande à démissionner en dix jours, portant un nouveau coup à la "République exemplaire" promise par le chef de l'Etat.

Celui qui occupait la fonction de conseiller "égalité et diversité" depuis l'accession du chef de l'Etat à l'Elysée a été cité à comparaître pour abus de biens sociaux, blanchiment d'abus de biens sociaux, faux et usage de faux.

Sa démission a été officialisée mercredi, peu après l'annonce de sa convocation par la justice à une date non précisée.

"Faouzi Lamdaoui a présenté sa démission pour se donner les moyens de se défendre suite à sa citation en correctionnelle pour des faits remontant à 2007-2008", dit le communiqué de l'Elysée.

Selon Le Monde, qui avait révélé l'existence de cette enquête, les faits remontent à 2007 et 2008, lorsque Mohamed Faouzi Lamdaoui, de son vrai nom, logisticien, utilise l'identité de Naïma Addoun, une connaissance, sans l'accord de cette dernière, pour créer la société de transports et de livraison Alpha.

D'importantes sommes auraient été détournées au préjudice de cette société, rebaptisée Alpha distributions au milieu de l'année 2008.

Le conseiller du président aurait reçu plusieurs dizaines de milliers d'euros, des sommes ne correspondant pas aux revenus qu'il avait déclarés à l'époque, ajoute le quotidien.

Contacté par Reuters, Faouzi Lamdaoui n'a pas donné suite.

"AFFLIGEANT"

Le départ de celui qui fut le compagnon des années de vache maigre de François Hollande s'ajoute aux nombreuses démissions de ministres et de conseillers, pour des raisons politiques ou judiciaires, depuis le début du quinquennat.

La dernière date de quelques jours : le 21 novembre, le secrétaire d'Etat aux Anciens combattants Kader Arif, autre proche du chef de l'Etat, quittait le gouvernement après avoir été cité dans une enquête préliminaire portant sur des passations suspectes de marchés publics.

Brièvement élu conseiller municipal à Argenteuil (Val d'Oise), Faouzi Lamdaoui, 52 ans, fut l'homme de confiance du futur président, y compris dans les années où l'élu de Corrèze n'était pas considéré comme un prétendant sérieux à l'Elysée.

A la fois omniprésent et discret lors de son ascension politique, il fut son chef de cabinet durant la campagne présidentielle. Nommé conseiller en 2012, Faouzi Lamdaoui était peu visible à l'Elysée, au point de faire dire à ses détracteurs qu'il avait été "mis au placard".

Sa démission, qui survient sept mois après celle du conseiller politique de François Hollande, Aquilino Morelle, fait enrager un responsable socialiste.

"Tout cela est affligeant, d'autant que c'était prévisible", dit-il, sous couvert de l'anonymat.

"Ce qui est étonnant, c'est que ça ne se soit pas produit plus tôt", ajoute cet observateur, qui y voit la preuve que François Hollande ne sait pas s'entourer.

"A ce niveau-là, ça ne peut pas être de malchance", dit-il. "François Hollande n'a pas été assez rigoureux dans la perception de ce que Faouzi Lamdaoui était réellement".

Un avis que ne partage pas le député socialiste Yann Galut.

"Le président de la République ne peut pas être responsable de l'ensemble des personnes qui l'entourent", a-t-il déclaré sur BFM TV. "Il a une ligne extrêmement claire : à partir du moment où des proches sont impliqués dans des affaires, il exige qu'ils démissionnent". (Avec Chine Labbé et Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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François Hollande : une retraite "normale" ? Vendredi 5 Décembre 2014 à 05:00 http://www.marianne.net/Francois-Hollande-une-retraite-normale_a243195.html

"Marianne" le révèle dans son numéro en kiosques ce vendredi : le haut fonctionnaire François Hollande ne s'est pas mis en disponibilité de la Cour des comptes, mais demeure — la nuance est de taille — en détachement. Du coup, son compteur retraite tourne à plein régime. Selon nos calculs, grâce à ses différents mandats au cours de sa longue carrière, sa retraite finale pourrait atteindre pas loin de 36 000 euros mensuels.

Et pourtant, il tourne. Qui ? Le compteur de retraite du conseiller référendaire, François Hollande, placé en détachement à l’Elysée. Telle est « la situation du fonctionnaire assurant les fonctions de président de la République », comme nous l’a indiqué la Cour des comptes. Sur le plan de la pension, Hollande la joue une fois de plus comme Chirac. A l’heure de la liquidation de ses droits, il devrait même dépasser le maître et ses 31 000 € brut par mois. Selon nos calculs, détaillés plus loin, le président normal devrait toucher 35 700 € mensuels pour ses vieux jours.

Si le coup du détachement était un grand classique parmi les responsables politiques, il en va différemment depuis la loi sur la transparence de la vie politique votée à la hâte après l’affaire Cahuzac.
Depuis le 1er octobre 2014, les fonctionnaires élus ou membres du gouvernement doivent se mettre en disponibilité – et non plus en détachement – comme leurs collègues désireux d’exercer dans le privé. Pour conserver leur maroquin, Fleur Pellerin, mais aussi Emmanuel Macron, avec un peu de retard* se sont mis fissa en « dispo », renonçant ainsi à leur avancement de carrière et aux points retraite qui vont avec. Une règle qui vaut pour tout le monde… sauf pour François Hollande.

La situation du président « n’est expressément prévue par aucun texte. C’est donc le droit commun qui s’applique », précise-t-on à la Cour des comptes. En juin 2013, lors de la présentation de la loi, Alain Vidalies, alors ministre chargé des Relations avec le Parlement, assurait toutefois que « le président de la République […] se mettra en disponibilité ». Une promesse de plus non tenue, donc.

« Il a intérêt à continuer de cotiser à la Cour des comptes. Le régime est très favorable », assure Charles de Courson, député UDI de la Marne et lui-même retraité de la Rue Cambon. Malgré sa fréquentation très épisodique de la cour — trois ans en début de carrière, en 1980, quelques mois en 1993 —, François Hollande a su jouer à plein du système. A part quelques mois de mise en disponibilité entre 1993 et 1995, il a continuellement été détaché comme élu. Résultat : il a d’ores et déjà accumulé trente-deux ans de droits. Avec la majoration de 20 % pour ses quatre enfants, notre président magistrat s’assure une petite pelote de près de 5 000 € brut par mois, que chaque trimestre supplémentaire placé en détachement fait grossir.

Viennent ensuite ses très nombreux mandats. C’est bien simple, à part sénateur et président de syndic (ça, on ne sait pas), il a tout fait : conseiller puis président de conseil général, adjoint au maire puis maire de Tulle, conseiller régional. Pour ces fonctions locales, il est déjà assuré de toucher 6 000 € par mois. Vingt ans comme député et cinq mois comme eurodéputé ouvrent droit à 6 800 € supplémentaires. Un peu de gratte comme prof à Sciences-Po, mettons 300 €. Et ce n’est pas fini : le bonus « président de la République » lui vaudra encore 6 000 € de retraite. Et son statut de membre de droit du Conseil constitutionnel, 12 000 €. Total général : pas loin de 36 000 €. Chirac est enfoncé.

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Kazakhstan: le président défend son bilan sur les droits de l'homme AFP – 05 décembre 2014 15.OO. https://fr.news.yahoo.com/kazakhstan-président-défend-bilan-droits-lhomme-132532208.html

Le président Kazakh Noursoultan Nazarbaïev a défendu vendredi son bilan en matière des droits de l'Homme estimant qu'ils étaient "bien plus" respectés au Kazakhstan que "dans certains pays européens", en dépit des nombreux griefs formulés par les ONG.

"En ce qui concerne les droits de l'Homme, j'ose vous dire qu'ils sont bien plus respectés que dans certains pays européens", a déclaré le chef de l'Etat kazakh lors d'une conférence de presse conjointe à Astana avec son homologue français François Hollande.

"Nous avons plus de 100 nationalités et ethnies présentes ici au Kazakhstan", a-t-il fait valoir, évoquant aussi la présence de "synagogues et d'églises protestantes".

"Les droits fondamentaux, c'est-à-dire le droit au travail, le droit d'avoir un toit au-dessus de la tête, tous ces droits sont garantis, il n'y a pas de censure, de discrimination politique", a insisté M. Nazarbaïev.

Le Kazakhstan n'a "pas l'intention de renoncer à (son) identité et (sa) culture, tout en respectant la démocratie du monde occidentale", a-t-il cependant poursuivi, appelant à revoir les "stéréotypes" véhiculés en Occident sur son pays.

"Nous faisons nos propres rêves la nuit qui sont peut-être un peu différents de ceux des Occidentaux", a-t-il observé.

De son côté, François Hollande a rappelé "la position constante de la France" en matière de droits de l'Homme.

"Chaque fois que je me déplace, je dis la réalité et je fais en sorte de favoriser, autant qu'il est possible, certaines solutions individuelles, c'est le cas ici", a-t-il enchaîné, précisant qu'il s'agissait aussi de "demander que l'Etat de droit soit respecté".

Le Kazakhstan pointe à la 161e place sur 180 dans le classement mondial 2014 de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières. Dans un rapport publié en juillet 2013, Amnesty International dénonce par ailleurs l'impunité dont jouissent les forces de sécurité dans ce pays et la pratique ordinaire de la torture dans les centres de détention.

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Hollande au Kazakhstan : 48 heures pour parler affaires et Russie J.Cl. | 05 Déc. 2014, 07h15 | MAJ : 05 Déc. 2014, 10h58 http://www.leparisien.fr/international/hollande-au-kazakhstan-48-heures-pour-parler-affaires-et-russie-05-12-2014-4349661.php#xtref=http%3A%2F%2Fwww.google.fr%2Furl%3Fsa%3Dt%24rct%3Dj%24q%3D%24esrc%3Ds%24source%3Dweb%24cd%3D2%24ved%3D0CCQQqQIwAQ%24url%3Dhttp%253A%252F%252Fwww.leparisien.fr%252Finternational%252Fhollande-au-kazakhstan-48-heures-pour-parler-affaires-et-russie-05-12-2014-4349661.php%24ei%3DZt6BVJDsPIbraITLgYAH%24usg%3DAFQjCNHDLgsB7yiFG8sJ9YzyzykCyPba9A

Le président français François Hollande est arrivé vendredi en milieu de matinée, heure locale (à l'aube pour Paris), à Astana, première étape d'une visite officielle de 48 heures au Kazakhstan visant à intensifier les échanges économiques mais aussi politiques et universitaires avec cette puissance émergente d'Asie centrale, aux confins de la Russie sur la route de la Chine.

C'est la troisième fois qu'un président français se rend dans cette ex-République soviétique aux mains d'une oligarchie puissante, et riche d'hydrocarbures : François Mitterrand en septembre 1993 et Nicolas Sarkozy en octobre 2009. En décembre, quand bien même les relations entre les deux pays seraient chaleureuses, la température moyenne oscille à Astana entre -9 et - 18 ° Celsius. Elle atteint actuellement - 25°. Un froid exceptionnel en raison duquel le programme de François Hollande, selon les journalistes qui l'accompagnent sur place, devrait être allégé.

La Marseillaise a été jouée avant un premier entretien avec son homologue kazakh, Noursoultan Nazarbaïev, qui règne sans partage sur son pays depuis l'indépendance acquise en 1991. Il sera suivi d'une conférence de presse conjointe et d'un déjeuner officiel. Au menu de ces premiers rendez-vous : la diplomatie. Les présidents français et kazakh doivent évoquer les crises régionales, à commencer par l'Ukraine, la Tchétchénie, mais surtout le projet du président russe Vladimir Poutine de créer une UE, Union eurasiatique. Nazarbaïev a été très clair avec Poutine : oui à une alliance économique, non à une association politique, où la puissante Russie écraserait ses «amis».

Le chef de l'Etat pourrait, au cours de discussions en tête à tête, évoquer la question des droits de l'Homme. La petite République pointe à la 161e place sur 180 dans le classement mondial 2014 de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières. Et dans un rapport publié en juillet 2013, Amnesty International dénonce l'impunité dont jouissent les forces de sécurité dans ce pays et l'omniprésence de la torture dans les centres de détention.

Une cinquantaine de patrons français dans la délégation

Le commerce devrait occuper le reste de cette visite officielle.
Après une allocution devant des forums économique et universitaire et une rencontre avec la communauté française d'Astana, le président de la République s'envolera en fin d'après-midi pour Almaty, l'ancienne capitale du Kazakhstan qui reste, avec 1,5 millions d'habitants, le cœur du pays. Premier producteur mondial d'uranium (et fournisseur des centrales atomiques françaises), le Kazakhstan regorge de pétrole, de manganèse, de fer, de chrome ou de charbon.
Mais c'est aussi une économie qui se diversifie et se modernise à grands pas, ce que symbolise l'architecture forte d'Astana. C'est pourquoi une cinquantaine de chefs d'entreprise français font partie de la délégation qui accompagne François Hollande.
Gestion des eaux et des déchets, transports urbains, aéronautique, aérospatial, énergies renouvelables, construction, mais aussi agroalimentaire, santé et tourisme, sont les grands secteurs représentés, tous tournés vers 2017. Astana a été choisie pour organiser l'Exposition internationale cette année là, sur le thème de « l'énergie du futur ».
Et c'est une société montpelliéraine, Smoove, qui a installé dans la capitale un système de vélos en partage.

«On ne se déplace pas pour signer des contrats» même si certains pourraient être conclus en marge de cette visite, dit-on à l'Elysée, qui veut mettre l'accent, aussi, sur la coopération universitaire et scientifique. Une vingtaine de représentants d'universités ou d'établissements d'enseignement supérieur français complètent la délégation française. La France est déjà bien implantée en la matière, avec des instituts de recherche importants, notamment le Centre Schneider Electric au sein de l'université KazNTU, un centre expert en géo-énergies ou le laboratoire franco-kazakh sur les terres et les métaux rares, un domaine où concurrencer la Chine. L'Alliance française se charge également de former des enseignants kazakhs.

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L'ex-ministre Yamina Benguigui va être jugée en correctionnelle Home ACTUALITE Politique Par Simon BLIN Publié le 08/12/2014 à 15:22 https://www.qwant.com/?q=Yamina+Benguigui&source=news http://www.lefigaro.fr/politique/2014/12/08/01002-20141208ARTFIG00205-l-ex-ministre-yamina-benguigui-va-etre-jugee-en-correctionnelle.php

L'ancienne ministre déléguée à la Francophonie Yamina Benguigui est citée à comparaître en correctionnelle, pour des soupçons sur une déclaration de patrimoine et d'intérêts incomplète entre 2012 et 2014. La date du procès n'a pas été fixée.

Yamina Benguigui va être renvoyée devant un tribunal correctionnel. Elle est soupçonnée d'avoir fait des déclarations de patrimoine et d'intérêts incomplètes entre 2012 et 2014, quand elle était ministre déléguée à la Francophonie.

Ce sont les révélations de Marianne en mars 2013 qui ont fait éclater l'affaire. Au lendemain de l'affaire Cahuzac, l'hebdomadaire s'interroge sur la déclaration de patrimoine de Yamina Benguigui qui est rendue publique le 15 avril 2013.
La réalisatrice et écrivain, serait actionnaire à hauteur de 20 %, et ce depuis 2005, de G2, une société anonyme de droit belge créée cinq ans auparavant et qui détiendrait 99% des parts de Bandits Production, une autre firme qui aurait financé des œuvres réalisées par l'ex-ministre, elle-même.
Yamina Benguigui a ensuite revendu sa participation à la société belge pour un montant évalué à 430.000 euros. Une somme qu'elle a omis de mentionner dans sa déclaration.

En conséquence, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), saisit le procureur de la République le 31 mars car elle suspecte à son tour Yamina Benguigui - fraîchement élue sur la liste socialiste du Xe arrondissement de Paris - «d'omission d'une partie substantielle ou d'évaluation mensongère» de son patrimoine. Par ailleurs, elle en profite pour rappeler que Yamina Benguigui n'a jamais mentionné la détention de parts de G2 depuis 2005. Or, cela constitue une infraction depuis la loi du 11 octobre 2013, date de la création de la HATVP, après l'affaire Cahuzac.

Début avril, l'affaire alerte le parquet de Paris. Une enquête est ouverte. Suite à quoi, la nouvelle maire de Paris, Anne Hidalgo, lui demande de démissionner, mais l'ex-ministre n'en démord pas et continue de siéger au Conseil de Paris où elle est néanmoins tenue à l'écart par les socialistes.

Yamina Benguigui va maintenant être jugée en correctionnelle. Elle risque trois ans de prison, 45.000 euros d'amende et dix ans d'inégibilité pour déclaration mensongère.

L'annonce de ce procès, dont la date n'est pas encore fixée, intervient moins d'une semaine après celui annoncé pour Faouzi Lamdaoui. Ce proche conseiller de François Hollande, soupçonné d'avoir perçu en 2007 et 2008 une rémunération supérieure à celle qu'il avait déclarée par une société dont il aurait été gérant, a été contraint de démissionner.

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De l'auto-entreprise au travail du dimanche, la marque Attali Grégoire BISEAU, Christophe ALIX, Frédérique ROUSSEL et Dominique ALBERTINI 9 décembre 2014 à 20:26 (Mis à jour : 10 décembre 2014 à 11:01) http://www.liberation.fr/politiques/2014/12/09/ce-qui-a-deja-ete-fait-sous-sarkozy_1160427

Les lois ne portent pas son nom, mais beaucoup des dernières réformes économiques françaises sont inspirées de ses rapports et de ses propositions. Revue des mesures, déjà votées ou à venir, recommandées par l’économiste à l’exécutif.

Ce qui a déjà été fait sous Sarkozy

«Vous avez fait le plus difficile, réfléchir ; vous nous laissez le plus facile, agir.» Ainsi parlait Nicolas Sarkozy, recevant le rapport sur la «libération de la croissance» en janvier 2008, et déclarant «adhérer à l’essentiel de [ses] propositions». Certes, le gouvernement d’alors n’ira pas jusqu’à appliquer intégralement le train de réformes préconisé par Attali, comme le souhaitait celui-ci. Certaines d’entre elles, et non des moindres, seront tout de même mises en œuvre entre 2008 et 2012.

Ce sera par exemple le cas pour la représentativité syndicale. Jusqu’alors, cinq organisations de salariés bénéficiaient d’une «présomption de représentativité», leur garantissant notamment de participer aux négociations interprofessionnelles. Mais, pour le rapport Attali, c’est désormais «l’audience électorale [qui] doit devenir le critère incontournable de la représentativité». Ce sera chose faite avec la loi du 20 août 2008, qui ouvre le jeu en mettant fin aux privilèges historiques des cinq «grands» (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC).

Autre innovation sociale : la rupture conventionnelle, une séparation à l’amiable entre un salarié et son employeur, rendue possible en juin 2008. Là encore, on en trouve l’esquisse dans le rapport Attali, qui propose de «réduire l’incertitude liée à la rupture du contrat»- c’est-à-dire le recours à la justice, potentiellement coûteux pour l’employeur. La procédure permet aussi au salarié de toucher des indemnités chômage, ce qui n’est pas le cas après une démission. Depuis 2011, le nombre de ces ruptures oscille entre 20 000 et 32 000 par mois, au prix d’un débat sur une possible perversion du dispositif de la part de certains employeurs, qui utiliseraient la rupture conventionnelle pour licencier à moindre coût. Au point que les partenaires sociaux ont récemment durci le dispositif.

Dans le cas de l’auto-entreprise, le gouvernement avait également suivi, en l’affinant, une proposition du rapport Attali. Celui-ci souhaitait voir «instituer un statut fiscal simplifié pour les entreprises qui réalisent moins de 100 000 euros de chiffre d’affaires par an».

En août 2008, la loi de modernisation de l’économie créera bien un nouveau type d’entreprise individuelle, assorti d’un régime social et fiscal allégé - sous réserve de ne pas dépasser un certain seuil de chiffre d’affaires.

Est-ce tout ?

Il faudrait encore citer les pôles d’excellence universitaires prônés par le rapport : «La France a besoin d’environ 10 universités de taille mondiale», pouvait-on lire, les autres établissements étant appelés à conserver «leur vocation régionale ou nationale». L’idée sera retenue, même si seulement huit projets seront développés dans un premier temps et bénéficieront de 6,3 milliards d’euros issus du «grand emprunt» de 2010.

Sur le travail du dimanche, Jacques Attali aura également été entendu : une loi de 2009 a créé de nouveaux types de zones dérogatoires aux règles existantes en la matière.

Sur d’autres sujets mentionnés par le rapport, Nicolas Sarkozy s’est montré plus timide. Comme pour les professions réglementées, qu’Attali proposait d’«ouvrir très largement à la concurrence». Le gouvernement s’en était toutefois tenu à une fusion des avoués et des avocats à la cour. La suppression des départements et celle du principe de précaution mentionné dans la Constitution sont également passées à l’as.

Ce qui a été fait par Hollande

«François Hollande est le meilleur président depuis François Mitterrand», disait Jacques Attali en octobre. Certaines des «décisions fondamentales» recensées dans son rapport ont été de fait reprises par le chef de l’Etat. Pas forcément à la lettre. Ainsi préconisait-il de renforcer les régions et les intercommunalités en faisant disparaître en dix ans l’échelon départemental : «L’objectif est de constater à dix ans l’inutilité du département, afin de clarifier les compétences et réduire les coûts de l’administration territoriale.» Dans sa réforme territoriale, le gouvernement a bien décidé d’opérer une simplification d’échelle, mais en réduisant le nombre de régions de 22 à 13 et en ne touchant que partiellement aux départements.

Autre préconisation retricotée par l’Elysée : la réduction du coût du travail «pour toutes les entreprises en transférant une partie des cotisations sociales vers la CSG et la TVA». Une première étape pour alléger les charges des entreprises a été actée en 2013 avec la mise en place du CICE (crédit d’impôt compétitivité emploi) qui leur permet de bénéficier d’un crédit d’impôt équivalent à 6% de la masse salariale, hors salaires supérieurs à 2,5 fois le Smic. Le Pacte de responsabilité intègre en plus 4,5 milliards de baisses sur les cotisations patronales, dès 2015 pour des salaires inférieurs à 1,6 Smic, puis jusqu’à 3,5 Smic à partir de 2016.

En 2008, dans sa proposition 268, le rapport de la Commission pour la libération de la croissance française suggérait de conditionner les prestations familiales aux revenus des ménages pour rendre la politique familiale plus redistributive. Bingo. Décembre 2014, le Parlement a adopté la modulation selon les revenus des allocations familiales, que les familles touchent à partir du deuxième enfant. La mesure sera applicable en 2015.

Le sujet des class actions a lui été réglé dans la loi sur la consommation de février. Ce type de recours permet à des groupements de consommateurs d’intenter une action en justice collective. Au sens du rapport Attali, ces actions visaient à «accroître la confiance des consommateurs dans l’économie de marché». Et dans la loi, elles sont bien réservées à des associations de consommateurs agréées.

Autre sujet cher à Jacques Attali, la formation professionnelle. La décision 139 prévoyait notamment «qu’un salarié qui quitte une entreprise puisse utiliser les droits à la formation accumulés lors de sa période d’activité pour accompagner son reclassement». La loi sur la formation du 5 mars 2014 a créé le Compte personnel de formation, attaché à la personne tout au long de la vie active. Mais Jacques Attali a jugé globalement la loi «catastrophique».

Concernant les seuils sociaux, certaines idées sont actuellement sur l’établi. Il faut «assouplir les seuils sociaux qui constituent aujourd’hui un frein à la croissance et à la création d’emploi», constatait le rapport, suggérant une représentation unique dans toutes les PME de moins de 250 salariés. Une des propositions phares du Medef - dans la négociation sur la modernisation du dialogue social très crispée qui réunit les partenaires sociaux ce mercredi - vise à créer une instance unique de représentation du personnel, le «conseil d’entreprise»… Attali aura bien inspiré aussi le patronat.

Ce que veut faire la loi Macron

Texte fourre-tout destiné à doper l’économie en libéralisant certains secteurs autant qu’en simplifiant des réglementations jugées désuètes et génératrices de rentes, le projet de loi Macron reprend nombre de propositions du rapport Attali sur la «libération de la croissance». Et pour cause : son rapporteur n’était autre que l’actuel ministre de l’Economie.

Premier gros paquet de la loi, la réforme des professions réglementées que le rapport Attali abordait de front sans prendre de pincettes. Il suggérait notamment de supprimer le numerus clausus de diverses professions (notaires, avocats à la Cour de cassation, etc.) en autorisant la libre installation, et de favoriser la concurrence en améliorant la transparence des tarifs. Une logique au cœur du projet de loi qui les plafonne et a donné lieu à une large concertation avec les professions concernées. Le projet final n’aborde plus la réglementation des professionnels de santé comme les pharmaciens également visés par le rapport Attali. Leur délicate réforme a été renvoyée à plus tard et confiée à la ministre de la Santé, Marisol Touraine.

Autre morceau de choix, la libéralisation du travail du dimanche figurait déjà, quoique succinctement, au menu du rapport Attali. Ce dernier suggérait qu’il soit étendu sur la base du volontariat «en priorité aux petits commerces de centre-ville avant de l’être aux grandes surfaces». En donnant le pouvoir aux maires d’autoriser jusqu’à douze ouvertures par an le dimanche (dont cinq seront automatiquement accordées sur simple demande), le texte traduit en actes le rapport Attali. Mais il va plus loin avec la création de «zones touristiques internationales» (les Champs-Elysées ou le boulevard Haussmann à Paris, par exemple) qui seraient ouvertes 365 jours par an et «en soirée». Une disposition destinée à renforcer l’attractivité de la capitale pour les touristes - notamment les visiteurs chinois - mais qui inquiète au plus haut point les commerces de proximité.

Parmi les nombreuses entrées du texte, on retrouve également nombre de sujets déjà abordés en 2008. Comme la modernisation des règles de l’urbanisme commercial que recommandait déjà Jacques Attali à travers toute une série de mesures censées faciliter l’activité des commerces de proximité. Last but not least, il se penchait sur la question de l’épargne salariale en proposant de la rendre obligatoire dans les PME à partir de 20 salariés. Une thématique reprise par Bercy qui s’attaque à cette question afin, par exemple, de permettre aux start-up d’attirer des talents qu’elles n’ont pas les moyens de rémunérer immédiatement.

Dans son inventaire à la Attali, l’ex-rapporteur ajoute enfin des mesures nouvelles 100% Macron comme la «régulation» des sociétés d’autoroute, la libéralisation du transport par autocar ou la réforme de la justice prud’homale.

Ce qu’il reste à faire selon Attali

A écouter Jacques Attali, il manquerait à la politique du gouvernement au moins deux mesures, essentielles à ses yeux : la suppression du principe de précaution et une réforme d’ampleur de la formation professionnelle. Créé par Jacques Chirac, le principe de précaution, inscrit dans la Constitution, divise beaucoup plus la droite que la gauche, qui y reste attachée. Au nom du progrès et accessoirement pour permettre l’exploitation des gaz de schiste, Nicolas Sarkozy est pour le supprimer. Mais NKM, sa vice-présidente à l’UMP, est contre.

Hollande a toujours considéré que la réforme de la formation professionnelle était sa priorité. Mais Attali estime que la loi Sapin, née de la négociation entre partenaires sociaux, n’est pas à la hauteur des enjeux. Pour être une arme efficace contre le chômage, Attali estime qu’il faudrait que 30% des fonds aillent directement aux chômeurs. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Grégoire BISEAU, Christophe ALIX, Frédérique ROUSSEL et Dominique ALBERTINI

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"Closer" révèle l'homosexualité de Florian Philippot Le Point - Publié le 11/12/2014 à 18:46 Aziz Zemouri http://www.lepoint.fr/medias/closer-revele-l-homosexualite-de-florian-philippot-11-12-2014-1888956_260.php

C'est la première fois en France qu'un homme politique subit ce sort de la part d'un média. Une révélation qui peut faire quelques remous au FN.

En 2006, Closer publiait pour la première fois en une d'un magazine people les premières photos d'une personnalité politique dans sa vie privée. Ségolène Royal en maillot de bain à la plage en fit les frais.

Vendredi, le journal, propriété du groupe Mondadori, révèle le week-end amoureux de Florian Philippot avec son petit ami, un journaliste connu pour militer en faveur des droits des homosexuels. Une semaine après le congrès de Lyon, Philippot s'est envolé à Vienne avec son petit ami. Dans le magazine, on les voit côte à côte, se prenant en photo l'un l'autre comme deux amoureux. C'est la première fois qu'un journal révèle au grand public l'existence d'un couple gay dans le milieu politique.

Critiqué et peu apprécié des militants, Florian Philippot, ex-chevènementiste découvert par Paul-Marie Coûteaux, risque d'être regardé de travers ce même vendredi, lors du premier bureau politique du FN depuis l'élection de Marion Maréchal-Le Pen, sa grande rivale, au sein de l'exécutif du parti d'extrême droite. Étant donné ses positions peu favorables aux anti-mariage pour tous, Philippot risque d'être accusé de communautarisme par ses détracteurs.

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En Allemagne, l'essor du mouvement anti-islam Par Nicolas Barotte Mis à jour le 14/12/2014 à 20:45 Publié le 14/12/2014 à 19:31 http://www.lefigaro.fr/international/2014/12/14/01003-20141214ARTFIG00167-en-allemagne-l-essor-du-mouvement-anti-islam.php

Les manifestations anti-islam apparues au courant de l'automne en Allemagne ne se limitent plus aux courants d'extrême droite les plus radicaux, mais prennent une ampleur imprévisible. Le mouvement «hooligans contre salafistes», observé à Cologne par exemple en octobre, a laissé la place à un autre type de rassemblement, moins violent, plus populaire et impossible à interdire par les pouvoirs publics.

Depuis près de deux mois, des milliers de personnes se rassemblent chaque lundi dans les rues de Dresde, comme le faisaient les foules de la révolution pacifique de l'Allemagne de l'Est en 1989, en utilisant le même slogan qu'à l'époque, «Nous sommes le peuple!», mais cette fois pour dénoncer «la menace de l'islamisation» du pays. La semaine dernière, ils étaient 10.000.

Le phénomène, baptisé «Pegida», d'après l'acronyme allemand pour «patriotes européens contre l'islamisation de l'Occident», fait tache d'huile: deux manifestations ont été organisées à Düsseldorf, avec quelques centaines de participants. D'autres sont annoncées pour bientôt à Munich, Nuremberg, Magdebourg ou Bonn, l'ancienne capitale, près de Cologne.

Les mots d'ordre sont diffusés via Internet, et la page Facebook de Pegida compte déjà près de 50.000 supporteurs. Selon un sondage publié par le magazine Der Spiegel, 34 % des Allemands partagent leur idée d'une «islamisation croissante en Allemagne».

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Discours sur l'immigration : Hollande s'élève contre l'islamophobie Le Point - Publié le 15/12/2014 à 18:52 - Modifié le 16/12/2014 à 06:20 http://www.lepoint.fr/societe/immigration-hollande-fustige-ceux-qui-revent-d-une-france-en-petit-15-12-2014-1889959_23.php

VIDÉO. Il appelle aussi à ne pas laisser "la place vide pour des discours qui instrumentalisent la peur de la dissolution, de la dislocation" du pays.

Pour son premier grand discours sur l'immigration deux ans et demi après son élection, François Hollande a fustigé ce lundi ceux qui agitent la peur d'une "dislocation" de la France ou des accords de Schengen pour vanter au contraire l'apport des immigrés à la République. Sept ans après son ouverture, le chef de l'État inaugurait à Paris le musée de l'Histoire de l'immigration qui, victime d'un destin mouvementé, n'avait jamais encore été officiellement inauguré. Devant un parterre de plusieurs centaines de personnes, François Hollande a dénoncé dans un discours d'une cinquantaine de minutes un "sentiment de dépossession, entretenu avec malice sinon avec malignité". Un Français sur quatre est issu de l'immigration, a-t-il relevé, soulignant sa volonté de "rappeler aux Français d'où ils viennent, quelles sont les valeurs qu'ils portent comme citoyens français et où nous voulons aller ensemble".

François Hollande a ainsi exhorté à ne pas laisser "la place vide pour des discours qui instrumentalisent la peur de la dissolution, de la dislocation, de la disparition" entretenus par ceux "qui rêvent d'une France en petit, une France en dépit, une France en repli, bref une France qui ne serait plus la France". "Nous devons lutter contre ces thèses au nom de la France (...), pour une France à la hauteur de son histoire et capable de porter un grand projet, un destin", a-t-il martelé.

Hollande "favorable" au vote des étrangers

Le chef de l'État s'est de nouveau déclaré "favorable" au droit de vote des étrangers. Mais "rien ne peut se faire sans une révision de la Constitution, ce qui suppose une majorité des 3/5e" au Parlement, a-t-il rappelé, soulignant que cela supposait "un accord entre les forces républicaines". "À elles de prendre leurs responsabilités", a-t-il lancé.

Il s'est aussi implicitement opposé à Nicolas Sarkozy, sans prononcer son nom, jugeant qu'il fallait "défendre" le principe des accords de Schengen qui autorisent la libre circulation des citoyens au sein de l'Union européenne plutôt que de les "faire éclater". "Faire éclater Schengen ? Ce serait reculer, rétablir les frontières pays par pays", a fait valoir François Hollande, jugeant au contraire que ces accords avaient "permis à tous les pays d'Europe de s'organiser pour contrôler l'immigration".

Lutter contre l'islamophobie

Le président s'est également élevé contre "la peur sciemment installée d'une religion, l'islam, qui, d'une façon inacceptable, est présentée par certains comme incompatible avec la République". "Le fait nouveau, ce sont des vents mauvais qui soufflent de plus en plus, pas seulement en France, mais partout en Europe", a-t-il déploré, estimant qu'il fallait "une fois encore reprendre le combat". Dans "la lutte contre le racisme et l'antisémitisme" érigée en "grande cause nationale", la France "ne peut tolérer qu'un citoyen soit agressé pour sa religion, sa couleur de peau, ses origines", a-t-il souligné, avertissant que "rien ne doit être passé sous silence, rien ne doit rester impuni, rien ne doit être toléré".

François Hollande, selon son entourage, savait son "discours très attendu sur un sujet hautement sensible, complexe, et important". L'UMP Brice Hortefeux avait d'ailleurs donné le ton d'inévitables polémiques dès lundi matin, reprochant à l'exécutif socialiste d'accepter "l'augmentation du nombre d'étrangers venant chaque année dans notre pays". "Au lieu d'inaugurer un musée de l'immigration, François Hollande devrait lutter contre l'immigration qui est un problème monumental, économique, social et culturel", a renchéri le numéro deux du FN, Florian Philippot, sur France Inter.

Mais pour l'historien Benjamin Stora, président du conseil d'orientation du musée et qui passe pour avoir l'oreille du président, il était "temps (...) de regarder cette histoire en face". Plusieurs associations de défense des droits de l'homme avaient cependant regretté cette intervention tardive. "On attendait un grand discours à la nation au lendemain de l'élection (...) sur la fierté d'être Français", a ainsi déploré Alain Jakubowicz, le président de la Licra.

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La presse décrypte la "tactique Hollande" sur l'immigration Le Point - Publié le 16/12/2014 à 07:08 - Modifié le 16/12/2014 à 07:34 http://www.lepoint.fr/politique/la-presse-decrypte-la-tactique-hollande-sur-l-immigration-16-12-2014-1890029_20.php

Le président "a tracé une nette ligne de partage avec cette droite de plus en plus tentée par les politiques identitaires", juge "Libération".

Le discours de François Hollande sur l'apport de l'immigration dans la République est jugé mardi par la presse tactique tout autant qu'incantatoire.

Pour Le Figaro et son analyste politique Guillaume Tabard, "tout cela n'apporte pas de réponse concrète aux questions que se posent aujourd'hui les Français".
Pour Sud-Ouest aussi, "les réponses suggérées par Hollande pouvaient paraître un tantinet incantatoires", mais son éditorialiste Christophe Lucet se réjouit "que le président s'empare du sujet pour faire entendre un autre son de cloche que l'inquiétude" ambiante.
"François Hollande a tracé une nette ligne de partage avec cette droite de plus en plus tentée par les politiques identitaires et de fermeture", écrit Laurent Joffrin dans Libération, saluant "un de ses discours les plus marqués à gauche depuis le début du quinquennat".

David Guévart, dans Le Courrier picard, voit dans le discours inaugural du musée de l'Histoire de l'immigration "une stratégie claire pour s'opposer au nouveau président de l'UMP et au FN, qui font de l'immigration un fonds de commerce politique". En effet, "en prenant l'exact contre-pied de Nicolas Sarkozy, favorable à une refonte complète des accords de Schengen, il tend à faire de son prédécesseur l'allié objectif du Front national", commente Patrice Chabanet dans Le journal de la Haute-Marne.

En se prononçant à nouveau pour le droit de vote des étrangers aux élections locales, un de ses engagements de campagne, le chef de l'État commet une "petite provocation mitterrandienne [qui] remet quelques gouttes de carburant dans le moteur du Front national au détriment d'un Nicolas Sarkozy", analyse Philippe Waucampt dans Le Républicain lorrain.
Sur le fond, la promesse ne convainc personne.
En 2012, elle "pouvait avoir une toute petite chance d'être votée par le Parlement réuni en Congrès, quand le Sénat était encore à gauche et que des hommes d'ouverture à droite et au centre auraient pu faire l'appoint", estime Jean-Michel Helvig dans La République des Pyrénées. "Aujourd'hui, c'est politiquement trop tard et cela passe pour une défausse, que d'en appeler à la responsabilité des forces républicaines, alors que l'opinion s'est raidie sur le sujet", ajoute l'éditorialiste du quotidien palois.

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Voeux du 31 décembre 2014 : devant un bureau vide le Président prône l'audace.

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Nouvel An: 940 voitures brûlées, 308 interpellations Publié le 02/01/2015 Par L'union L'Ardennais avec AFP http://www.lunion.com/france-monde/nouvel-an-940-voitures-brulees-308-interpellations-ia0b0n465011

DELINQUANCE. Le nombre de véhicules brûlés en France la nuit du réveillon a diminué de 12% par rapport à 2013 et 308 personnes ont été interpellées, selon le bilan du ministère de l'Intérieur transmis jeudi.

"Les festivités et rassemblements de la Saint-Sylvestre ont été marqués par une baisse sensible du nombre de véhicules brûlés, puisque ces faits sont en recul de 12 % par rapport à l?an passé", passant de 1 067 à 940 cette année, a souligné la place Beauvau dans un communiqué.

Policiers et gendarmes ont par ailleurs interpellé 308 personnes pour des incidents qui n'ont pas été détaillés, contre 322 le 31 décembre 2013. 251 d'entre elles ont été placées en garde à vue (221 en 2013).

"La mobilisation conséquente, active et dissuasive des forces de l?ordre a donc permis de prévenir la survenue d'incidents majeurs dans notre pays, hormis à Paris où une rixe a provoqué le décès d'un jeune homme", dans le quartier du Trocadéro, a ajouté le ministère.

L'auteur présumé des faits a "immédiatement été interpellé", "l'enquête (...) permettra de faire la lumière sur les circonstances de cet évènement dramatique", est-il précisé.

"En Alsace, où des pétards, mortiers et autres artifices avaient provoqué trois décès et de nombreuses mutilations ces deux dernières années, aucun blessé grave n'est à déplorer", s'est également félicité le ministère.

"Les nombreuses actions de prévention et la saisie depuis lundi de deux tonnes de pétards et fusées interdits à la vente ont largement contribué à ce qu'aucun drame ne survienne cette année dans le Bas-Rhin et dans le Haut-Rhin", a-t-il fait valoir.

"La présence policière sur le terrain a été dissuasive", a déclaré le chirurgien de la main Philippe Liverneaux, qui dirige le service "SOS Mains" à Illkirch, dans la banlieue de Strasbourg. Selon lui, "cinq patients" ont été opérés des mains dans la nuit de la Saint-Sylvestre par les services de SOS Mains en Alsace, contre "une bonne vingtaine" l'an dernier. A Mulhouse (Haut-Rhin), deux hommes de 19 et 24 ans ont notamment eu des pouces quasiment arrachés en manipulant des mortiers, une sorte de fusée lancée depuis un pas de tir.

A Charleville-Mézières, six voitures ont été incendiées. Le maire Boris Ravignon, a exprimé son indignation.

En revanche, dans le Pas-de-Calais, le réveillon a été tragique à Sainte-Catherine, près d'Arras, où un infirmier d'une trentaine d'années a tué trois personnes dont son ex-compagne et en a blessé deux autres, avant de se suicider. D'après les premiers éléments de l'enquête, c'est une séparation mal acceptée qui aurait motivé le geste de cet homme.

La gouvernement avait décidé cette année de renforcer les dispositifs, craignant des attaques terroristes. Ainsi, plus de 90.000 policiers, gendarmes, militaires et pompiers étaient mobilisés pour assurer la sécurité de la Saint-Sylvestre dans le pays: 55 000 forces de l'ordre et 38.000 sapeurs-pompiers, contre respectivement 53.000 et 36.000 l'an passé.

Quelque 1 700 policiers et gendarmes étaient notamment déployés à Paris dans le quartier des Champs-Élysées, où plusieurs centaines de milliers de personnes s'étaient rassemblées dans la nuit pour saluer la nouvelle année.

Dans le communiqué, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve "tient à remercier chaleureusement l'ensemble des personnels" de son ministère "qui, sur le terrain (...) ont garanti l'ordre public et porté assistance à nos concitoyens". Ses pensées vont aussi à deux sapeurs-pompiers lyonnais percutés accidentellement par un véhicule alors qu'ils intervenaient sur un feu de voiture.

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Mal logés : un hôpital parisien occupé brièvement Par AFP, publié le 3 Janvier 2015 à 19:40 http://www.directmatin.fr/france/2015-01-03/mal-loges-un-hopital-parisien-occupe-brievement-697233

Une centaine de mal logés ont occupé durant quelques heures samedi une aile désaffectée de l'hôpital Rotschild à Paris avant d'être évacués sans incident par les forces de l'ordre en fin d'après-midi, a constaté une journaliste de l'AFP.

Les familles de mal logés, dont certaines venues avec des enfants en poussettes, et des militants de l'association Droit au logement (DAL), ont été expulsés de ce site du 12e arrondissement, dans l'est de la capitale, par plusieurs dizaines de gendarmes mobiles.

L'Assistance publique-hôpitaux de Paris (APHP) avait informé auparavant dans un communiqué qu'elle avait demandé "l’évacuation des bâtiments envahis", le DAL ne l'ayant pas sollicitée "pour l’alerter sur des besoins particuliers de familles en difficulté".

Cette partie de l'hôpital est désaffectée "depuis plus de trois ans", "c'est un immeuble vide dont on demande la réquisition pour des hébergements d'urgence", disait sur place Micheline, militante du DAL, alors que s'achevait l'évacuation du bâtiment.

L'association multiplie les actions et manifestations depuis la mort de plusieurs SDF en France en raison notamment de la vague de froid qui a touché plusieurs régions du pays.

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Valérie Trierweiler : Saïda Jawad va adapter ''Merci pour ce moment'' au cinéma Pure peoplePar Purepeople.com | Pure people 5 janvier 2015

Très complices et proches dans la vie, Saïda Jawad et Valérie Trierweiler vont donner encore un peu plus de relief à leur belle histoire d'amitié. L'ex-compagne de Gérard Jugnot a eu la bénédiction de l'ex-première dame, laquelle a placé toute sa confiance dans l'élégante comédienne vue dans La Conquête pour... adapter le sulfureux best-seller Merci pour ce moment au cinéma !

Interrogée par le magazine Gala sur la question des droits du roman dans lequel Valérie Trierweiler revient sans fard sur sa relation avec François Hollande et l'infidélité de ce dernier, Saïda Jawad n'a pas manqué de confirmer, assurant qu'elle était en possession des droits du livre "en tant qu'auteur et productrice".
Selon elle, "Valérie incarne la lutte d'une femme qui crie" et se retrouve pleinement dans les thèmes qui sont chers à Saïwa Jawad. Elle poursuit : "Donc Romarin Films, ma société de production, en accord avec Valérie, développe actuellement l'adaptation cinématographique du best-seller et envisage des coproductions avec des sociétés françaises et internationales."

Si Valérie Trierweiler aura bien un droit de regard sur le film, Saïda Jawad croit bon de préciser que "le biopic sera romancé", avançant la garantie "que l'on découvrira de nouvelles choses" avec cette vision bâtie pour le grand écran. "Je ne prépare pas un film polémique, je veux juste raconter le combat d'une femme amoureuse", assure l'actrice et auteure de théâtre de 41 ans.

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La dernière couverture de Charlie Hebdo, un dessin prémonitoire et suicidaire 08.01.2015 13h19

( Source: le Quotidien du Peuple en ligne ) http://french.peopledaily.com.cn/International/n/2015/0108/c31356-8833359.html

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Ce qu'il s'est passé dans l'immeuble de "Charlie Hebdo" http://tempsreel.nouvelobs.com/charlie-hebdo/20150107.OBS9473/ce-qu-il-s-est-passe-dans-l-immeuble-de-charlie-hebdo.html

En quelques minutes, deux terroristes assassinent 12 personnes à la rédaction de l'hebdomadaire satyrique. Charb, Cabu, Wolinski, Tignous et Bernard Maris comptent parmi les victimes.

L'Obs" revient sur ce que l'on sait du déroulé de l'attaque perpétrée par trois hommes toujours recherchés par la police mercredi soir. "C'est où Charlie Hebdo ?"

Peu avant 11h30, une Citroën C3 noire conduite par un troisième homme dépose les deux attaquants devant le 6 rue Nicolas Appert, dans le 11e arrondissement de Paris. Ils s'aperçoivent qu'il ne s'agit pas de la rédaction de "Charlie Hebdo". Ils demandent autour d'eux où se trouve "Charlie Hebdo", puis se dirigent alors devant le siège de l'hebdomadaire, au numéro 10 de la rue.

La dessinatrice Coco vient d'aller chercher sa fille à la garderie. Comme elle le raconte dans son témoignage à "L'Humanité", elle est devant la porte du journal quand les deux hommes cagoulés et armés la contraignent sous la menace à taper le code de l'immeuble : "Ils voulaient entrer, monter. J’ai tapé le code. Ils ont tiré sur Wolinski, Cabu."

Armés d'une kalachnikov et d'un lance-roquette, les deux hommes pénètrent dans le bâtiment et tirent en criant toujours qu'ils cherchent "Charlie Hebdo". Ils tirent sur les deux hommes en charge de l'accueil et tuent l'un d'eux.

• Une quinzaine de personnes assistent à la conférence de rédaction de l'hebdomadaire à ce moment précis. Les tireurs font irruption dans la salle et demandent leurs noms aux journalistes avant d'ouvrir le feu : ils disent chercher particulièrement Charb.

"Appelle la police, c'est un carnage"

• Dans son témoignage, Coco explique que, pendant ce temps, elle se réfugie sous un bureau et entend les deux hommes qui "parlaient parfaitement le français". Ils se revendiquent d'Al-Qaïda, toujours selon Coco qui raconte que les coups de feu durent au moins cinq minutes.

• Laurent Léger, journaliste de "Charlie Hebdo" se trouve dans la salle au moment de l'attaque. A 11h40, il parvient à prévenir un ami proche :

"Appelle la police. C'est un carnage. Tout le monde est mort."

Puis la communication est coupée.

• Charb, l'un des deux policiers chargés de sa protection, Wolinski, Cabu, Tignous, l'économiste Bernard Maris, actionnaire de l'hebdomadaire, Michel Renaud, fondateur du festival Rendez-vous du carnet de Voyage, ainsi que trois autres personnes sont tuées (On ignore encore leurs identités).

Gérard Biard, le rédacteur en chef de "Charlie Hebdo", est en vie.

• La journaliste Catherine Meurisse arrive en retard à la conférence de rédaction. Dans la rue, elle voit surgir deux hommes encagoulés de l'immeuble de "Charlie Hebdo" qui prennent la fuite. "On a vengé le prophète Mohamed"

• A la sortie de l'immeuble, une série de trois fusillades éclate avec des policiers :

Une première a lieu dans un axe perpendiculaire à la rue Nicolas Appert, sans faire de blessé.

> La seconde avec une brigade policière en VTT, sans que personne ne soit touché.

> Enfin, avant de s'enfuir en voiture, les deux attaquants tirent sur une voiture de police. Ils descendent alors de voiture et exécutent l'un des agents étendu au sol, blessé, à bout portant, d'une balle dans la tête. Ils repartent en criant : "On a vengé le prophète Mohamed", témoigne une passante.

• Commence alors la traque à travers Paris.

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Fusillade à "Charlie Hebdo" : le deuil national, une mesure rarissime par Benjamin Hue publié le 08/01/2015 à 00:39 http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/fusillade-a-charlie-hebdo-le-deuil-national-une-mesure-rarissime-7776134525

ÉCLAIRAGE - François Hollande a décrété une journée de deuil national jeudi après l'attentat contre "Charlie Hebdo". C'est seulement la cinquième fois que la mesure est décidée sous la Ve République.

C'est une mesure rarissime. François Hollande a annoncé mercredi soir que jeudi 8 janvier serait une journée de deuil national dans toute la France, après l'attentat qui a touché la rédaction de Charlie Hebdo et coûté la vie à douze personnes, dont les dessinateurs Cabu, Charb, Wolinski, Honoré et Tignous et l'économiste Bernard Maris.

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YVES BERTRAND : COMMENT ON A MANIPULÉ L’AFFAIRE DE CARPENTRAS http://libertesinternets.wordpress.com/2008/04/27/yves-bertrand-comment-on-a-manipule-laffaire-de-carpentras/

[Extrait du livre de Yves Bertrand – « Je ne sais rien… mais je dirai (presque) tout, Conversations avec Eric Branca », Plon, 2007, p. 120-126]

Est-il arrivé, à votre connaissance, que le gouvernement se serve des RG pour influencer l’opinion, bref, qu’on vous demande de corroborer artificiellement, au moyen d’une enquête de complaisance, une thèse qui arrangeait le gouvernement ?

La réponse doit être nuancée. L’exemple le plus grossier me paraît être l’affaire de Carpentras. Je rappelle brièvement les faits. Au matin du 10 mai 1990, on découvre que le cimetière juif de Carpentras a été profané. Et pas n’importe comment : d’une manière particulièrement atroce. Trente-quatre tombes ouvertes et le corps d’un octogénaire mort quinze jours plus tôt exhumé. Détail sordide : on a placé entre ses jambes un pic de parasol. Le sacrilège est total, l’ignominie absolue. En 1989, déjà, une cinquantaine de sépultures du cimetière chrétien voisin avaient été saccagées. Et d’autres, quelques mois auparavant, dans les villages proches de Bédouin et Caron.

Mais, dans l’histoire récente, deux profanations seulement rivalisaient d’abjection avec celle de Carpentras. L’exhumation d’une octogénaire dont le cadavre avait été retrouvé, en avril 1981, transpercé à coups de barre à mine dans le cimetière Saint-Pierre de Marseille. Et l’outrage dont eut à souffrir, en mai 1988, le Mémorial aux martyrs vendéens de la forêt de Vézins (Maine-et-Loire), saccagé et vidé de ses ossements.

Sur les lieux mêmes du drame de Carpentras : aucun indice, pas la moindre inscription. Seuls points de départ de l’enquête : la revendication téléphonique du forfait par une voix « à fort accent arabe » (piste d’abord écartée avant d’être reprise, puis de nouveau abandonnée par les enquêteurs locaux). Et le fait qu’un mois avant le crime, un « skinhead » d’origine maghrébine avait tenté de s’introduire nuitamment à l’intérieur du cimetière juif de Carpentras.

Sur place, l’émotion, on s’en doute, est énorme. Mais elle est contenue. La communauté juive de Carpentras figure, en effet, parmi les plus anciennes de la région. Je dirais même qu’elle est plus « française de souche » que beaucoup de Français – que moi-même, par exemple, qui ai des aïeuls italiens ! Placés sous la protection des papes d’Avignon, aux XIIIe et XIVe siècles, les Juifs de Carpentras n’ont eu de cesse, au cours de l’histoire, de réussir leur intégration sociale, dans la plus grande discrétion, en conservant, toutefois, leur identité et leurs pratiques religieuses. N’ayant jamais été confrontés à l’antisémitisme, ils ont donc eu comme premier réflexe de réclamer aux enquêteurs une discrétion maximale : pas de vagues tant qu’on ne connaissait pas les responsables de la profanation. Ce réflexe était la sagesse même : le pire risque dans ce genre d’affaire, c’est de provoquer un emballement médiatique qui donne des idées à d’autres fous ! En matière de racisme et d’antisémitisme, on a affaire à des gens qui fonctionnent à la fois par pulsion et émulation. Il faut donc tout faire pour éviter de stimuler leurs velléités de passage à l’acte.

En fait d’emballement, on a pourtant été servi !

Et c’est très exactement là où je voulais en venir. A peine connue la nouvelle de Carpentras, les autorités ont sciemment ignoré la crainte légitime des autorités juives. Elles ont désigné un coupable, et un seul : Jean-Marie Le Pen et le Front national !

Quand vous dites « les autorités », à qui faites-vous allusion ? A votre ministre, Pierre Joxe ?

J’ai la conviction que l’ordre venait de plus haut : de François Mitterrand en personne qui tenait là l’occasion qu’il cherchait pour diaboliser le Front national après avoir puissamment contribué à son émergence. La phase A de son plan étant accomplie – un FN à 15 % privant la droite parlementaire de plusieurs millions de voix –, il fallait passer à la phase B : rendre définitivement impossible toute alliance, même locale, entre cette même droite et les lepénistes. Le fait est que le piège a parfaitement fonctionné : après Carpentras et l’imputation de ce crime à Le Pen, les rares élus de droite qui ont osé passer le moindre accord électoral avec son parti ont été frappés du sceau d’infamie ! Plus question, dès lors, pour la droite d’accepter l’équivalent de ce que la gauche a toujours pratiqué avec le PCF et l’extrême gauche : des désistements mutuels au second tour !

On vous a donc demandé de chercher le coupable exclusivement au sein du Front national ? Pas « exclusivement », mais tous les services de police disponibles ont été mobilisés dans ce sens privilégié. Et puis, souvenons-nous de la chronologie des événements !

Le mercredi 9 mai à 22 h 30, le président du Front national est l’invité de « L’Heure de vérité » d’Antenne 2. Les quatre journalistes qui se succèdent ont convenu de « cadrer » le débat : on parlera en priorité racisme et antisémitisme. Reprenant une question posée par la Sofrès aux cadres du Front national, Jean-Marie Colombani, rédacteur en chef politique du Monde, demande à Le Pen : « Trouvez-vous que les Juifs ont trop de pouvoir en France aujourd’hui ? »

Réponse : « Ça dépend dans quel domaine ! Que les Juifs aient beaucoup de pouvoir dans la presse, comme les Bretons en ont dans la marine, ou les Corses dans les douanes, ça ne me paraît pas discutable… Quant à la question, ce n’est pas moi qui la pose, c’est la Sofrès qui l’a articulée ! »

Malgré sa prudence relative, Le Pen a foncé dans le chiffon rouge qu’on lui agitait. Il fait la réponse qu’on attendait de lui. N’oublions pas que nous sommes trois ans après le fameux « point de détail » et que le grand jeu de vos confrères consiste alors à lui faire renouveler, d’une manière ou d’une autre, son dérapage verbal…

Bref, le lendemain, en fin de matinée, la nouvelle de la profanation « tombe » sur les téléscripteurs. Elle est connue depuis quelques heures, malgré la volonté que j’ai évoquée des responsables de la communauté juive locale de ne pas ébruiter l’acte sacrilège. Quand a-t-il eu lieu ?

Dans la nuit du mercredi, ou dans celle du jeudi ? Les enquêteurs l’ignorent, tant il est vrai que personne, la veille, n’a pénétré dans l’enceinte du cimetière. Qui sont ces deux femmes qui auraient découvert la profanation ? « Je l’ignore, je ne les ai jamais vues », dit le docteur Freddy Haddad, président de la communauté juive locale…

Seul élément certain : les traces de pas relevées sont fraîches. Les faits ne remontent donc pas à plus de trente-six heures. Le soir même, pourtant, la liaison est faite entre la profanation (fixée par l’ensemble des commentateurs à la nuit du 9 mai) et le passage de Le Pen à « L’Heure de vérité ». Sa réponse sur l’importance des juifs, des Bretons dans la marine, et des Corses dans la douane, devient : « Il y a trop de Juifs dans la presse. »

« Quand un homme politique valorise ou justifie la barbarie nazie, comment s’étonner que certains passent aux actes profanatoires ? », accuse le Mrap dans un communiqué, tandis que Jean-Pierre Pierre-Bloch dénonce, au nom de la Licra, « la montée du racisme, du nazisme et de l’antisémitisme… ». Et Serge Klarsfeld d’ajouter : « Le Pen a dit hier soir qu’il y avait trop de Juifs dans la presse. Certains, à sa droite, ont traduit qu’il y avait trop de Juifs dans les cimetières… »

Dès le vendredi 11 mai, L’Humanité sonne la charge : « Quelques heures (ou peut-être quelques minutes) avant le raid de Carpentras, Jean-Marie Le Pen désignait une nouvelle fois le « lobby juif », qu’il poursuit de ses imprécations et de ses sarcasmes. Personne ne sera de trop pour faire la chaîne et repousser la bête hideuse. Il n’y a plus une minute à perdre !… »

Et le samedi, les plus hautes autorités interviennent pour mettre au point la stratégie de « front anti-Le Pen » qui va culminer avec le défilé du lundi : 200 000 personnes de la République à la Bastille pour protester contre la renaissance de l’antisémitisme. Côte à côte : les figures de proue de la politique française, de l’extrême gauche trotskiste au RPR. En tête, François Mitterrand, seul chef d’Etat à participer à une manifestation depuis la libération de Paris, et l’ensemble du gouvernement. Seule à garder la tête froide, Simone Veil qui appelle à de « ne pas imputer à quiconque, sans preuves, la responsabilité de Carpentras »…

En vain. Sur les six chaînes de télévision, la manifestation est retransmise en direct. Aux participants connus ou inconnus appréhendés au hasard, les journalistes demandent toute la soirée : « A votre avis, que faut-il faire, maintenant, avec Le Pen ? »

Or, ce qu’il faut savoir – et ce que je vous révèle aujourd’hui ! –, c’est qu’à l’origine, les autorités religieuses juives de Paris (le Consistoire israélite en particulier), comme celles de Carpentras, ne souhaitaient pas que cette manifestation prenne un tour aussi politique. Leur principal argument : éviter que se reproduise la récupération par l’extrême gauche du défilé de protestation organisé en 1980 après l’attentat de la rue Copernic (mis à l’époque, déjà, sur le compte de l’extrême droite, alors qu’il avait été le fait d’un réseau arabo-arménien)… D’où le souhait des dirigeants communautaires d’organiser cette fois la manifestation autour d’un office religieux à la Grande Synagogue de Paris, dénouement d’une marche recueille de la Concorde à la rue de la Victoire, près de l’Opéra.

Qui donc a fait changer l’itinéraire ?

François Mitterrand en personne, via le ministère de l’Intérieur. Je peux vous le dire, j’étais dans le bureau d’un des conseillers du ministre quand l’ordre est tombé pour forcer la main aux autorités juives. C’était un samedi soir, donc le 12 mai. Aussitôt, le préfet de Police a rédigé un communiqué annonçant l’itinéraire souhaité par le gouvernement : ce serait « République-Bastille ». La voie sacrée des manifestations politiques et syndicales de la gauche française depuis le début du siècle !

Résultat : dès le mardi 15 mai, la presse embrayait. « L’ampleur de la manifestation antiraciste renforce l’isolement du Front national », titrait Le Monde. « L’unanimité de l’ensemble de la société met ipso facto Jean-Marie Le Pen en position d’accusé et de fomenteur de racisme », expliquait Serge July, le même jour, dans Libération. Et huit jours plus tard, dans Le Nouvel Observateur, Jean Daniel en appelait à « l’urgence républicaine », le sociologue Alain Touraine à « l’interdiction du Front national », et Marguerite Duras au meurtre pur et simple : « Chaque matin, dans ma tête, je tue Le Pen de toute ma force. Dès que je me réveille, je recommence à tuer… »

En quelques jours, le piège tendu par Mitterrand s’était refermé. Le Pen étant assimilé à un nazi, la droite se voyait imposer une alternative : ou se déshonorer, en comptant, pour gagner, sur les voix d’un émule de Hitler ; ou sauver son honneur, en acceptant un front républicain autour du gouvernement… En se privant, donc, des voix lepénistes nécessaires pour battre le Parti socialiste !

Et vous, pendant ce temps-là ?

Comme tous les services de police, nous étions mobilisés jour et nuit. Du côté du Front national, bien sûr, comme on nous y avait fortement incités, mais de tous les autres aussi. Nous avons cherché des fils de famille de la région connus pour leur goût des jeux de rôle, et dont certains avaient l’habitude de se réunir dans les cimetières ; nous n’avons pas non plus négligé les milieux islamistes professant ouvertement des thèses antisémites… Mais rien de rien. Jusqu’à ce jour de 1996 où un ancien skinhead qui, lors de l’enquête, avait attiré l’attention d’un inspecteur des RG, est venu se confier à lui, six ans après les faits, hanté par le remords. D’extrême droite, il l’était assurément ! Mais du Front national, sûrement pas, pour la bonne raison que certains de ses dirigeants locaux – à commencer par Guy Macary et Fernand Teboul, conseillers municipaux lepénistes de Carpentras pour le premier, de Sorgues pour le second – faisaient partie de la communauté juive, ce qui, vous l’imaginez, déplaisait souverainement aux skinheads !

Le repenti s’appelait Yannick Garnier et a avoué avoir agi en compagnie de trois autres skinheads dont un nommé Jean-Claude Gos, décédé dans un accident de moto en 1993, suite à une collision avec une voiture dont le conducteur, peu après, a lui aussi été retrouvé mort noyé dans le Rhône.

Comment expliquez-vous cela ?

Je ne me l’explique pas. Mais je peux vous dire que si j’avais appris les faits en 1993, j’aurais diligenté une enquête… Quand tout a été découvert, en 1996, les RG et moi-même avions d’autres chats à fouetter que de revenir sur Carpentras. Les responsables étaient retrouvés et seraient jugés, grâce aux RG. Ils venaient bien d’une extrême droite ultra-radicale, mais en aucun cas du Front national. Même si l’on déteste Le Pen, on n’avait pas le droit de lui faire porter le chapeau d’un acte aussi ignoble que la profanation de Carpentras.

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Charlie Hebdo : la France doit revoir sa politique au Moyen-Orient, estime la presse iranienne AFP 08/01/2015 http://www.lorientlejour.com/article/904583/charlie-hebdo-la-france-doit-revoir-sa-politique-au-moyen-orient-estime-la-presse-iranienne.html

La France doit revoir sa politique au Moyen-Orient et son comportement face au monde musulman, estime jeudi la presse iranienne au lendemain de l'attentat mortel contre le magazine satirique Charlie Hebdo.

Plusieurs quotidiens font le lien entre l'attaque, le soutien de la France à l'opposition armée syrienne et sa participation à la coalition internationale contre le groupe Etat islamique (EI).
La France "goûte la potion amère de son soutien au terrorisme", estime le quotidien conservateur Resalat, qui évoque "la négligence" des forces de sécurité françaises qui "sont restées indifférentes face à l'expansion des activités" des groupes extrémistes.

Sous le titre "Attentat au coeur de la démocratie", le journal réformateur Ebtekar affirme que "l'extrémisme de Daech (acronyme en arabe de l'EI), qui semble être le résultat des actions militaires des gouvernements occidentaux dans les pays islamiques, fait naître les opérations terroristes les plus sanglantes".

L'éditorialiste du grand quotidien Shargh (réformateur), appelle les Etats-Unis et l'Europe "à revoir aussi vite que possible leurs politiques au Moyen-Orient et concernant le monde islamique".
Il évoque aussi "la possibilité" que l'affaire des caricatures du prophète Mahomet, qui avait déclenché une vague de violences dans le monde arabo-musulman en 2005 et 2006, "puisse donner une excuse aux terroristes pour mener des actes terrifiants au nom de l'Islam".
L'Iran avait à l'époque dénoncé fermement la publication de ces caricatures dans la presse européenne, et plusieurs ambassades des pays concernées avaient été attaquées par des miliciens islamistes à Téhéran.

Le quotidien Aftab dénonce la conception occidentale de la liberté d'expression.
Si celle-ci "est réelle, pourquoi alors encourir une amende et la prison en mettant en doute l'Holocauste?" s'interroge le journal.
"Publier une caricature du dirigeant de Daech est le droit naturel de ce journal (Charlie Hebdo) mais insulter la perception musulmane et les choses sacrées est méprisable", explique-t-il.

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Pour Marine Le Pen, l'exclusion du FN de la marche républicaine est « une manœuvre politicienne » Le Monde.fr | 08.01.2015 à 16h24 • Mis à jour le 08.01.2015 à 22h50 En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/01/08/la-presence-ou-non-du-fn-a-la-marche-republicaine-de-dimanche-fait-debat_4552008_3224.html#SqHcEQzMTUKFZD6r.99

La plupart des partis politiques, du Front de gauche à l'UMP, participeront à la marche républicaine organisée à l'initiative des partis de gauche, dimanche 11 janvier à Paris, après l'attentat contre Charlie Hebdo.

Mais cet appel à l'unité nationale lancé par toute la classe politique s'arrête au Front national. Pour l'instant, le parti d'extrême droite n'a reçu aucune invitation officielle à rejoindre la marche de la part de Manuel Valls ou François Hollande, dont y ignore encore s'il sera présent personnellement – l'entourage du président a indiqué jeudi soir que sa participation était envisagée mais « pas décidée ».

Contactée par Le Monde, Marine Le Pen s'est indignée contre le fait d'être tenue à l'écart de la « marche républicaine » et parle d'une « manœuvre politicienne minable ».

« JE NE COMPRENDS MÊME PAS QUE L'ON PUISSE SE POSER LA QUESTION »

François Lamy, chargé pour le PS de l'organisation de la « marche républicaine », a expliqué au Monde que le Front national n'est pas invité car il fait partie « des organisations qui divisent le pays, stigmatisent nos concitoyens musulmans et jouent sur les peurs ».

A gauche, plusieurs responsables ont pourtant dénoncé la mainmise du gouvernement sur l'organisation du rassemblement. Interrogé par Le Monde, le socialiste Pouria Amirshahi, député des Français établis hors de France, explique que « cette polémique sur [la marche républicaine de] dimanche n'aurait jamais eu lieu si Manuel Valls n'avait pas proposé et fait savoir qu'il avait proposé à Sarkozy de participer ».

En fin de journée, le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis a tenté d'éteindre la polémique en déclarant que « tous ceux qui se sentent concernés par ce qui s'est passé viennent ».

L'UMP CONTRE L'EXCLUSION DU FN

A l'UMP, le président Nicolas Sarkozy a convoqué un bureau politique exceptionnel, jeudi, pour définir une position commune. Il a été décidé d'appeler à manifester car « l'impératif d'unité nationale s'impose ».

Et c'est au nom de cet impératif qu'à l'issue de la réunion le parti de droite s'est positionné unanimement contre l'exclusion du FN. « Il n'est pas acceptable que le Front national soit exclu pour une manifestation d'unité nationale, a ainsi déclaré le secrétaire général de l'UMP Laurent Wauquiez. On ne pourrait pas comprendre que certains soient exclus. »

Jeudi après-midi s'est tenue une réunion de préparation au rassemblement, organisée à l'initiative des principaux partis républicains. En est ressorti le texte définitif de l'appel à la manifestation, intitulé « Nous sommes Charlie : défendons les valeurs de la République ! ». Les premiers signataires sont la quasi-totalité des partis politiques, à l'exception donc du FN, les principaux syndicats et plusieurs associations de défense des droits de l'homme et de lutte contre le racisme (LDH, LICRA, MRAP, SOS Racisme...).

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Paris "capitale du monde" avec une marche historique contre le terrorisme Publié le 11/01/2015 à 07:27 - Modifié le 11/01/2015 à 13:31 http://www.lepoint.fr/politique/marche-republicaine-a-paris-capitale-antiterrorisme-du-monde-11-01-2015-1895514_20.php

Paris, "capitale du monde" contre le terrorisme: des centaines de milliers de personnes et une cinquantaine de chefs d'Etat et de gouvernement convergeaient dimanche pour une marche immense et inédite d'hommage aux 17 personnes tuées par trois jihadistes français.

Dirigeants du monde entier, partis, syndicats, groupes religieux juifs, chrétiens, musulmans, associations, personnalités vont accompagner cette foule monstre. Tout semble ainsi réuni pour faire du 11 janvier, avec sa marche républicaine, un jour historique.

"Paris est aujourd'hui la capitale du monde", a salué François Hollande à la mi-journée. "Le pays tout entier va se lever vers ce qu'il a de meilleur".

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Benyamin Nétanyahou et Mahmoud Abbas défileront tous les deux à Paris http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/01/10/mahmoud-abbas-et-benjamin-netanyahu-tous-deux-presents-a-paris-dimanche_4553598_3224.html Le Monde.fr avec AFP | 10.01.2015 à 23h52 • Mis à jour le 11.01.2015 à 09h28

L'émotion internationale suscitée par les attentats de Paris réunira deux adversaires qui prendront part à la marche du 11 janvier. La venue du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et du président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a en effet été confirmée samedi 10 janvier au soir de source française.

Ils devraient être reçus dimanche matin à l'Elysée avec les autres chefs d'Etat qui ont annoncé leur intention de se rendre à Paris.

Après l'attaque de vendredi contre un supermarché casher, qui a fait quatre victimes, M. Nétanyahou avait qualifié de « bataille commune » la lutte contre une menace terroriste allant de l'Etat islamique au Hamas. Ce qui était au départ un hommage aux 17 victimes de djihadistes revendiqués, à commencer par les irrévérencieux dessinateurs de Charlie Hebdo massacrés mercredi, s'est progressivement mû en sommet à haute résonance diplomatique, avec près de 50 chefs d'Etat ou de gouvernement du monde entier.

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Angela caline François, une geste historique

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La France renforce la sécurité des synagogues et écoles juives http://www.la-croix.com/Actualite/France/La-France-renforce-la-securite-des-synagogues-et-ecoles-juives-2015-01-11-1291588
François Hollande a pris des engagements pour la sécurité de la communauté juive à l’occasion d’un entretien à l’Elysée avec le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Roger Cukierman.

Les écoles juives et les synagogues seront protégées « si nécessaire » par l’armée, a annoncé dimanche 11 janvier le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Roger Cukierman, à l’issue d’un entretien avec François Hollande à l’Elysée.

Antisémitisme sur les réseaux sociaux

Le président du Crif a précisé que parmi les autres sujets évoqués avec le chef de l’État figuraient « les réseaux sociaux où des messages antisémites sont diffusés et pour lesquels il faudrait prendre des mesures qui relèvent du pénal ». Selon lui, « des mesures seront annoncées dans les prochains jours ».

Il était accompagné du grand rabbin de France Haïm Korsia, du président du Consistoire israélite de France Joël Mergui ainsi que des dirigeants du Fonds Social Juif Unifié, de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), de la Fondation pour la mémoire de la Shoah et du Mémorial de la Shoah.

Le Hastag « je suis Kouachi »

Tous ont été reçus à 9 heures par le chef de l’État entouré du premier ministre Manuel Valls et des ministres de l’Intérieur Bernard Cazeneuve et de la Justice Christiane Taubira.

Un geste significatif alors que la communauté juive a été visée lors de l’attaque du magasin casher de la porte de Vincennes, où quatre personnes ont été tuées vendredi, deux jours après l’attentat contre Charlie Hebdo.

Pour Roger Cukierman, « il est intolérable que sur les réseaux sociaux, il y ait eu un hashtag disant #JeSuisKouachi, cet assassin, et que ce hashtag ait eu 18 000 tweets ». « C’est de l’apologie de meurtre et ça relève du pénal », a dénoncé le président du Crif, estimant que les réseaux sociaux doivent apprendre « à ne pas contribuer à la haine ».

Benjamin Netanyahu provoque une polémique

Le président François Hollande se rendra dimanche soir à 19 heures à la Grande synagogue de Paris, rue de la Victoire, pour une cérémonie d’hommage à toutes les victimes, annoncée samedi soir par Joël Mergui.

Aucune information n’était disponible dimanche matin sur la présence éventuelle aux côtés du chef de l’État du premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. Le chef du gouvernement israélien a provoqué une polémique en France après avoir affirmé, samedi, qu’Israël est le « foyer » des juifs de France.

Le premier ministre Manuel Valls a répondu samedi soir à Benyamin Netanyahou en assurant que « la France, sans les juifs de France, n’est plus la France ».

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) « respecte » la décision des Juifs qui partent en Israël mais juge qu’il faut « combattre en France » les « ennemis du judaïsme », a pour sa part déclaré Roger Cukierman, à l’issue de son entretien avec François Hollande.

Première d’Europe et troisième dans le monde après Israël et les États-Unis, la communauté juive française, inquiète de la recrudescence des actes antisémites dans l’Hexagone, a constitué en 2014 la première source d’émigration juive vers l’État hébreu.

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Le président du CRIF, reçu à l'Elysée, parle d'une « situation de guerre » http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20150111tribec004c830/le-president-du-crif-recu-a-l-elysee-parle-d-une-situation-de-guerre.html

Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) Roger Cukierman a évoqué une "situation de guerre" avant d'être reçu avec d'autres représentants de la communauté juive dimanche par François Hollande à l'Elysée.

A l'aube d'une très longue journée qui verra une cinquantaine de dirigeants et responsables étrangers rejoindre le palais présidentiel et participer à la marche silencieuse organisée à Paris, Roger Cukierman, Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), a pris brièvement la parole dans la cour de l'Elysée pour réclamer des mesures "fortes parce que nous sommes dans une situation qui est une situation de guerre".

Il était accompagné du grand rabbin de France Haïm Korsia, du président du Consistoire israélite de France Joël Mergui ainsi que des dirigeants du Fonds Social Juif Unifié, de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), de la Fondation pour la mémoire de la Shoah et du Mémorial de la Shoah

Tous ont été reçus à 09h00 par le chef de l'Etat entouré du Premier ministre Manuel Valls et les ministres de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et de la Justice Christiane Taubira. Un geste significatif alors que la communauté juive a été visée lors de l'attaque du magasin casher de la porte de Vincennes, où quatre personnes ont été tuées vendredi, deux jours après l'attentat contre Charlie Hebdo.

18.000 tweets pour le hashtag #jesuiskouachi !

Pour Roger Cukierman, "il est intolérable que sur les réseaux sociaux, il y ait eu un hashtag disant « je suis Kouachi », cet assassin, et que ce « hashtag ait eu 18.000 tweets »."C'est de l'apologie de meurtre et ça relève du pénal", a dénoncé le président du Crif, estimant que les réseaux sociaux doivent apprendre "à ne pas contribuer à la haine". "Il faut aussi travailler sur les réseaux (télévisés) satellites qui diffusent la haine des juifs sur des réseaux arabes, il faut aussi que les prisons cessent d'être des lieux de formation de jihadistes", a-t-il enchaîné.

Et "Il faut que tous ceux qui sont supposés être des jihadistes sur le territoire national fassent l'objet de mesures préventives, peut-être de détention provisoire, peut-être avec des bracelets électroniques", a encore estimé le président du Crif. A l'issue de la manifestation, le président Hollande, qui accueillera à l'Elysée le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, le président palestinien Mahmoud Abbas et le couple royal jordanien, se rendra en fin de journée à la grande synagogue de la rue de la Victoire.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé samedi soir aux juifs de France qu'Israël était «leur foyer», évoquant dans une allocution télévisée la prise d'otages meurtrière dans un supermarché casher à Paris qui s'est soldé par la mort de quatre otages juifs. Des déclarations qui ont été suivies d'une réplique du Premier ministre français Manuel Valls qui a assuré avec force, lors d'un rassemblement de commémoration sur les lieux de la prise d'otages, que la place des juifs de France était en France : « la France, sans les juifs de France, n'est plus la France » a-t-il assuré.

« Les juifs de France, depuis de nombreuses années, ont peur », a rappelé le chef du gouvernement français. Salué par plusieurs salves d'applaudissements, il a rendu hommage à «la communauté juive la plus nombreuse d'Europe, la plus ancienne, qui a tellement contribué à la République». « N'ayons pas peur, d'être journalistes, d'être policiers, d'être juifs, d'être citoyens », a martelé Manuel Valls.

L'an dernier, pour la première fois depuis la création d'Israël en 1948, la France a été le premier pays d'émigration vers l'Etat hébreu avec plus de 6.600 juifs l'ayant quitté pour s'installer en Israël, contre 3.400 en 2013.
Estimés à 500.000 ou 600.000 membres, les juifs de France représentent la première communauté juive d'Europe et la troisième au monde, derrière Israël et les Etats-Unis. Le Crif "respecte" le départ de Juifs en Israël mais juge qu'il faut "combattre (le terrorisme) en France" a aussi déclaré hier le président du Crif.

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EN DIRECT. 4 millions de personnes en France pour la marche républicaine http://tempsreel.nouvelobs.com/charlie-hebdo/20150111.OBS9715/en-direct-11-janvier-2015-la-liberte-en-marche.html

Silence, recueillement, applaudissements... En hommage aux 17 victimes des attentats, une foule immense et "impossible" à dénombrer recouvre Paris, devenue ce dimanche la "capitale du monde". Suivez les événements en direct.

La "marche républicaine", en hommage aux victimes des attentats perpétrés par les frères Kouachi et Amedy Coulibaly, a réuni près de 4 millions de personnes en France, dont 2 millions à Paris.

Merkel, Cameron, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, le président palestinien Mahmoud Abbas ou le roi de Jordanie... Les dirigeants d'une cinquantaine de pays sont présents.

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Hollande et Netanyahou ovationnés à la Grande synagogue de Paris Par LeFigaro.fr avec AFP Mis à jour le 11/01/2015 à 19:47 Publié le 11/01/2015 à 19:16

François Hollande est entré dans la Grande synagogue de Paris sous les ovations des fidèles et personnalités rassemblés en hommage aux victimes des attentats de Charlie Hebdo et de Vincennes.

Benyamin Netanyahou est également arrivé sur lieux sous les applaudissements de l'assistance.

Placée sous très haute surveillance dans un quartier bouclé, la Grande synagogue de la Victoire a également accueilli sous les acclamations l'ancien président Nicolas Sarkozy et le premier ministre Manuel Valls.

Les présidents des deux chambres, Claude Bartolone (Assemblée nationale) et Gérard Larcher (Sénat), la maire de Paris Anne Hidalgo et plusieurs responsables religieux, comme le cardinal-archevêque de Paris André Vingt-Trois et l'ancien président du Conseil français du culte musulman Mohammed Moussaoui, assistaient également à la cérémonie, qui a débuté par des psaumes.

Mais, parmi les personnalités accueillies le plus chaleureusement et sous les vivats, figurait le médiatique imam de Drancy, Hassen Chalghoumi. La cérémonie visait particulièrement à rendre hommage aux quatre juifs tués par le djihadiste Amedy Coulibaly dans l'attentat contre une supérette casher de Paris.

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Attentats : Royal en Israël pour les funérailles des victimes de l'Hyper Cacher Le Point - Publié le 12/01/2015 à 19:55
François Hollande a demandé à la ministre de l'Écologie, son ex-compagne, de représenter la France durant la cérémonie prévue mardi matin à Jérusalem.

La ministre de l'Écologie Ségolène Royal représentera la France aux funérailles en Israël des victimes de l'attaque contre l'Hyper Cacher de Paris, a-t-on appris lundi de sources diplomatiques. Elle sera mardi à Jérusalem à la demande du président de la République François Hollande, selon la même source. L'attaque perpétrée vendredi contre la supérette Hyper Cacher a fait quatre morts.

Les quatre juifs tués par le djihadiste Amedy Coulibaly seront inhumés "mardi à 10 heures (9 heures, heure de Paris) au cimetière du mont des Oliviers", à Jérusalem, avait annoncé dimanche à Paris un responsable communautaire. La levée des corps de Yohan Cohen, Yohav Hattab, Philippe Braham et François-Michel Saada devait avoir lieu lundi à l'Institut médico-légal de Paris, avant leur transport par avion vers Israël, avait ajouté le responsable, sans autres précisions, pour des raisons de sécurité.

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Le cimetière moderne du Mont des Oliviers

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Déjà épuisé, Charlie Hebdo tiré à 5 millions d'exemplaires Publié à 09h46, le 14 janvier 2015, Modifié à 11h00, le 14 janvier 2015 http://www.europe1.fr/medias-tele/deja-epuise-charlie-hebdo-tire-a-5-millions-d-exemplaires-2343767

Face à une très forte demande, l'hebdomadaire satirique est en rupture de stock dans tous les points de vente de France. Il va être réimprimé et sera diffusé au total à cinq millions d'exemplaires.

Le "numéro des survivants" de Charlie Hebdo est très demandé. Tellement, même, que le nouveau numéro de l'hebdomadaire satirique était dès 10 heures mercredi en rupture de stock dans toute la France. Il va être réimprimé et être tiré au total à cinq millions d'exemplaires.

"L'éditeur a décidé ce matin de porter le tirage à 5 millions" d'exemplaires, soit deux millions de plus que prévu, a déclaré Véronique Faujour, présidente des Messageries lyonnaises de presse (MLP), son distributeur.

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Plusieurs voix de l'islam condamnent la nouvelle caricature... Mahomet en couverture de Charlie Hebdo, «un acte de guerre», selon le prêcheur radical Anjem Choudary http://www.20minutes.fr/monde/1516707-20150114-mahomet-couverture-charlie-hebdo-acte-guerre-selon-precheur-radical-anjem-choudary

Pour le dessinateur Luz, Mahomet en couverture du numéro spécial de Charlie Hebdo, qui paraît ce mercredi, est «avant tout un bonhomme qui pleure». Mais le prêcheur radical Anjem Choudary, installé au Royaume-Uni, y voit «un acte de guerre». Et il avertit, «il y aura des répercussions».

«Ridiculiser» le prophète de l'islam est un acte «extrêmement sérieux», explique-t-il au Telegraph. Selon lui, si les dessinateurs étaient jugés selon la charia (loi islamique), ils seraient condamnés à mort. «Ce n'est pas juste un dessin. C'est insultant, ridicule et provocateur», poursuit-il. «Il y aura des répercussions. Quelqu'un va prendre la loi dans ses mains et riposter. C'est inévitable.», conclut ce prêcheur radical, qui avait été arrêté dans une enquête antiterroriste en septembre dernier avant d'être libéré.

«Attiser la haine»

Choudary n'est pas la seule voix à dénoncer la couverture. Al-Azhar, l'une des plus prestigieuses institutions de l'islam sunnite basée en Egypte, a estimé mardi que le dessin allait «attiser la haine». «Elle ne sert pas la coexistence pacifique entre les peuples et entrave l'intégration des musulmans dans les sociétés européennes et occidentales», indique le groupe dans un communiqué. L'institution dit «condamner la violence et refuser le terrorisme» mais estime également que cette «provocation ne sert pas les intérêts communs des peuples».

Plus tôt mardi, l'instance représentant l'islam auprès des autorités égyptiennes, Dar al-Ifta, avait «mis en garde» contre la publication de ces dessins, y voyant également «une provocation injustifiée pour les sentiments de 1,5 milliard de musulmans à travers le monde».

«Nous dénonçons la violence»

Ibrahim Negm, le conseiller du Mufti de la république –qui dirige Dar al-Ifta– a indiqué à l'AFP que son institution condamnait l'attaque ayant visé le journal. «Nous appelons tous les musulmans à ne pas participer à des violences», a-t-il affirmé. «Nous dénonçons la violence et respectons la liberté d'opinion. Mais l'autre partie doit comprendre que nous aimons le prophète Mahomet», a-t-il ajouté.

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« Charlie Hebdo » absent des pays du Maghreb Le Monde.fr | 14.01.2015 à 15h52 • Mis à jour le 14.01.2015 à 15h55 | Par Charlotte Bozonnet http://www.lemonde.fr/international/article/2015/01/14/charlie-hebdo-absent-des-pays-du-maghreb_4556217_3210.html#P0mYVsssUOKDrfAt.99

Tiré à cinq millions d’exemplaires et traduit en arabe, le numéro du mercredi 14 janvier Charlie Hebdo n’aura toutefois pas été distribué dans les pays du Maghreb. Confirmant leur opposition aux caricatures du prophète, la Tunisie, le Maroc et l’Algérie n’ont pas autorisé la diffusion du journal satirique sur leur sol. Une absence des kiosques qui n’est pas spécifique à ce 14 janvier.

Au Maroc

Au Maroc, où le roi est le commandeur des croyants, la décision des autorités ne faisait aucun doute.
Le ministre des affaires étrangères, Salaheddine Mezouar, avait refusé dimanche 11 janvier de se joindre à la marche républicaine à Paris au motif que des « caricatures blasphématoires du prophète » étaient présentes dans le cortège.
Au lendemain de l’attaque contre l’hebdomadaire, Mustapha Khalfi, le ministre marocain de la communication et porte-parole du gouvernement, avait lui annoncé que les journaux étrangers publiant des caricatures en hommage aux victimes seraient interdits sur le sol marocain.
Même chose ce 14 janvier : les journaux étrangers ayant repris la une de Charlie Hebdo, dont Le Monde, Libération et Marianne, ont été interdits de diffusion. « Nous considérons que la publication de ces caricatures représente une provocation et une diffamation inacceptables et condamnables. Le blasphème n’a rien à voir avec la liberté d’expression », a déclaré M. Khalfi au HuffPost Maroc.

En Tunisie

En Tunisie, dont le premier ministre sortant Mehdi Jomaa a participé à la marche républicaine du 11 janvier à Paris, le journal satirique avait été distribué pendant quelques semaines, après la révolution de 2011, avant d’être à nouveau indisponible.
Au lendemain de la tuerie contre l’équipe de Charlie Hebdo, le ministère tunisien des Affaires religieuses avait dénoncé un « massacre tragique et horrible » qui n’a « aucun lien » avec l’islam, mais aussi demandé aux médias d’« éviter de toucher au sacré ». Le ministère « appelle les médias du monde entier à respecter l’éthique journalistique et à éviter de toucher aux religions, aux prescriptions religieuses et au sacré, ce qui pourrait provoquer des réactions émotionnelles », expliquait le communiqué.
Interrogé par le site tunisien webdo.tn, mardi soir, Mohamed Sellami, directeur général de la Sotupresse, responsable de la distribution des journaux étrangers, prévenait : « s’il existe des caricatures offensantes au prophète, nous refuserons la distribution de l’hebdomadaire. »

En Algérie

Même absence en Algérie, où l’islam est religion d’Etat. Là encore, la condamnation de l’attentat contre Charlie Hebdo avait été sans équivoque, dans la presse et de la part des autorités, sans effacer pour autant l’opposition à la ligne du journal. Ce n’est pas le moment de débattre des choix éditoriaux de l’hebdomadaire, car « aucune caricature ne justifie la violence, le sang, le carnage », écrivait ainsi le Quotidien d’Oran, au lendemain du drame, en soulignant que les auteurs du massacre ont « produit la plus hideuse et la plus violente des caricatures de la religion musulmane ».

Ce mercredi, la publication de nouvelles caricatures a été dénoncée comme une « provocation » par le journal Echourouk, premier quotidien arabophone du pays, qui dispose également d’une chaîne de télévision. Le journal publie en Une un dessin montrant un blindé avec l’écriteau « Je suis un char » à côté d’un manifestant brandissant un « Je suis Charlie », dans le but de dénoncer une indignation à géométrie variable des Français face aux conflits dans le monde arabe. « Nous sommes tous Mohamed », « Non aux atteintes au prophète, non au terrorisme », titre Echourouk.

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"Charlie Hebdo" : la Turquie bloque des sites qui publient la une http://www.rtl.fr/actu/international/charlie-hebdo-la-turquie-bloque-des-sites-qui-publient-la-une-7776210182
Ce mercredi, un tribunal turc a ordonné le blocage des sites internet qui publient la Une du numéro de "Charlie Hebdo" sorti ce mercredi.

Un tribunal turc a ordonné ce mercredi 14 janvier le blocage des sites internet qui publient la caricature du prophète Mahomet affichée en Une du journal satirique Charlie Hebdo, paru après l'attentat qui a décimé sa rédaction.

Ce dessin a suscité la colère dans le monde musulman. Il représente un Mahomet tenant une pancarte "Je suis Charlie", le slogan des millions des manifestants qui ont défilé en France et à l'étranger pour condamner les attaques jihadistes qui ont fait 17 morts à Paris.

La décision de blocage a été prise par un tribunal de Diyarbakir et vise "l'accès aux pages des sites internet qui publient aujourd'hui la première page de Charlie Hebdo", a précisé l'agence gouvernementale Anatolie.

"Ceux qui méprisent les valeurs sacrées des musulmans en publiant des dessins représentant soi-disant notre prophète sont clairement coupables de provocation", a par ailleurs réagi sur Twitter l'un des vice-Premiers ministres du gouvernement islamo-conservateur au pouvoir à Ankara, Yalcin Akdogan.

Seul dans les pays musulmans, le quotidien d'opposition turc Cumhuriyet a bravé les mises en garde et les pressions en publiant dans son édition papier du jour la caricature qui fait la première page de Charlie Hebdo ainsi qu'un encart en turc de quatre pages reprenant l'essentiel de son numéro paru ce mercredi.

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"Charlie Hebdo" : le mufti de Jérusalem dénonce une "insulte" aux musulmans, mais condamne les violences http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/attaque-au-siege-de-charlie-hebdo/charlie-hebdo-le-mufti-de-jerusalem-denonce-une-insulte-aux-musulmans-mais-condamne-les-violences_797031.html

L'autorité religieuse des Territoires palestiniens estime que le nouveau numéro de "Charlie Hebdo" nuit "aux relations entre les adeptes des religions".

Le mufti de Jérusalem, plus haute autorité religieuse dans les Territoires palestiniens, a dénoncé comme une "insulte" aux musulmans la une de Charlie Hebdo caricaturant le prophète Mahomet, mercredi 14 janvier, tout en rejetant le recours à la violence. "Cette insulte a blessé les sentiments de près de deux milliards de musulmans dans le monde", a dit le grand mufti Mohammad Hussein, dans un communiqué.

"Ces dessins et autres insultes nuisent aux relations entre les adeptes des religions" du Livre, l'islam, le judaïsme et le christianisme, a-t-il dit en notant la vaste diffusion, y compris internationale, de ce nouveau numéro, qui sera tiré à cinq millions d'exemplaires. Mais "je condamne les attaques contre les innocents et le terrorisme sous toutes ses formes. L'islam proscrit l'usage de la violence contre des innocents, qu'ils soient musulmans ou pas", a-t-il ajouté.

Le grand mufti a autorité sur les lieux saints musulmans de Jérusalem, à commencer par l'esplanade des Mosquées et la mosquée Al-Aqsa qui s'y trouve, troisième site le plus sacré au monde pour les musulmans.

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"Charlie Hebdo" - Pape François : "On ne peut insulter la foi des autres" http://www.lepoint.fr/societe/charlie-hebdo-pape-francois-on-ne-peut-insulter-la-foi-des-autres-15-01-2015-1896822_23.php

S'exprimer librement est un "droit fondamental", mais n'autorise pas à "insulter la foi d'autrui", estime le pape, interrogé après l'attaque contre "Charlie Hebdo".

Le pape François s'est immiscé jeudi dans le débat sur la liberté d'expression qui fait rage depuis l'attentat meurtrier contre l'hebdomadaire Charlie Hebdo en France en jugeant que ce "droit fondamental" n'autorisait pas à "insulter" ou à moquer la foi d'autrui. Dans l'avion qui le conduisait pour une visite de cinq jours aux Philippines, bastion du catholicisme en Asie, le pape a condamné les meurtres perpétrés, au nom de la religion, à Paris au siège du journal satirique Charlie Hebdo, où des djihadistes disant vouloir venger le prophète Mahomet ont tué 12 personnes la semaine dernière.

La liberté d'expression est un "droit fondamental", a-t-il souligné. "Tuer au nom de Dieu" est une "aberration". Mais la liberté d'expression n'autorise pas tout et elle doit s'exercer "sans offenser", a-t-il martelé. Car "si un grand ami parle mal de ma mère, il peut s'attendre à un coup de poing, et c'est normal. On ne peut provoquer, on ne peut insulter la foi des autres, on ne peut la tourner en dérision", a-t-il insisté.

"Pensons à notre Saint-Barthélémy"

"Il y a tant de gens qui parlent mal des autres religions, les tournent en dérision, font un jouet de la religion des autres : ce sont des gens qui provoquent", a encore dit le pape, qui s'exprimait en italien. Charlie Hebdo, menacé depuis plusieurs années par des groupes djihadistes pour avoir publié des caricatures de Mahomet, a également toujours revendiqué sa laïcité, voire son anticléricalisme, n'hésitant pas à ridiculiser évêques et papes. "Ce qui se passe actuellement (avec les attentats djihadistes) nous étonne, mais pensons à notre Église ! Combien de guerres de religion nous avons eues, pensons à la nuit de la Saint-Barthélémy (massacre déclenché par les catholiques contre les protestants français et qui a marqué le début du XVIe siècle des guerres de religion). Nous avons été aussi pécheurs", a-t-il cependant rappelé.

Six millions de fidèles attendus

Ce second périple du pape argentin en Asie après son voyage en Corée du Sud est destiné à encourager une région perçue comme une terre d'avenir pour le catholicisme. Si les catholiques ne représentent que 3 % de la population asiatique, 80 % des 100 millions d'habitants des Philippines, ancienne colonie espagnole, pratiquent un catholicisme extrêmement fervent. "Chacun de ses pas, chacun de ses déplacements en voiture, chaque moment passé avec nous sont précieux", a dit l'archevêque Socrates Villegas, président de la Conférence des évêques des Philippines.

Le point fort du séjour devrait être la messe finale au Rizal Park de Manille dimanche, en dépit de prévisions météorologiques maussades. D'après les organisateurs, jusqu'à six millions de fidèles y sont attendus, soit davantage que les cinq millions de personnes réunies par Jean-Paul II lors des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) de 1995, qui avaient déjà eu lieu dans la capitale philippine. "Je veux vraiment voir le pape, pas seulement à la télé, alors je suis prête à des sacrifices", expliquait Vanessa Tupaz, une vendeuse de 54 ans, à propos des dangers inhérents à une foule immense. "On a le sentiment que des bienfaits vont arriver, que nos prières seront entendues."

Le pape de 78 ans, qui fait face à un programme très chargé, se rendra samedi à Tacloban, sur l'île de Leyte, à 650 km de Manille. En 2013, le super-typhon Haiyan y avait fait 7 350 morts ou disparus. La visite risque d'être chaotique, l'aéroport a tout juste été réparé, des centaines de milliers de gens sont attendus, par terre et par mer. Le pape a répondu au souhait des évêques philippins qu'il manifeste la solidarité de l'Église dans ce désastre naturel. François, qui prépare une encyclique sur l'environnement, devrait y aborder la question de la prévention des désastres naturels et des dommages à l'environnement. Il a d'ores et déjà espéré que les différents États "soient plus courageux à Paris" lors de la conférence internationale prévue fin 2015 dans la capitale française sur le réchauffement climatique qu'ils ne l'avaient été à Lima à l'automne dernier. "L'homme met en esclavage la nature. Nous nous sommes emparés de notre mère la Terre. Je crois que l'homme est allé trop loin", a-t-il dit.

Cauchemar sécuritaire

Plus de 40 000 soldats et policiers seront déployés dans l'archipel où deux souverains pontifes, Paul VI et Jean-Paul II, ont été l'objet de tentatives d'assassinat. "Cette année, cela représentera notre plus gros cauchemar en termes de sécurité", a commenté le chef de l'armée philippine, le général Gregorio Catapang. Le président Benigno Aquino a supplié les Philippins de garder leur calme et d'éviter de créer des bousculades qui pourraient mettre en danger la sécurité du pape. "Je vous le demande, voulez-vous qu'une tragédie impliquant le pape survienne aux Philippines et reste dans l'histoire ?" a-t-il lancé.

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Hollande : «L’islam est compatible avec la démocratie» Lilian ALEMAGNA 15 janvier 2015 à 12:23 http://www.liberation.fr/politiques/2015/01/15/hollande-l-islam-est-compatible-avec-la-democratie_1181152

A l'Institut du monde arabe, le Président s'est adressé aux Français musulmans et a aussi justifié les opérations extérieures françaises pour «régler les grandes questions qui provoquent ce désordre».

Sa venue à l’Institut du monde arabe a été ajoutée mardi à l’agenda. Preuve de l’importance pour François Hollande de s’adresser au «monde arabe» – et non aux seuls «musulmans» – après ses hommages de la semaine à la communauté juive, à la police et à l’armée à la suite des attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher la semaine dernière. Un geste en direction d’une communauté musulmane, touchée elle aussi par le terrorisme et qui doit subir depuis une semaine les amalgames et la multiplication d’actes visant des mosquées.

«L’islam est compatible avec la démocratie, a souligné le président de la République en ouverture du premier forum international du monde arabe. Les Français musulmans ont les mêmes droits, les mêmes devoirs que tous les citoyens […] ils doivent être protégés». «Ce sont les musulmans qui sont les premières victimes du fanatisme, du fondamentalisme, de l’intolérance», a-t-il affirmé. Exigeant que la population «refuse les amalgames», le chef de l’Etat en a appelé à la «laïcité» et assuré que «l’ordre républicain [sera] exercé fermement». Ceux qui commettent des actes antimusulmans doivent être «punis sévèrement», a-t-il ajouté, rappelant qu’il a déjà, depuis ses vœux, «érigé en grande cause nationale» la lutte contre «l’antisémitisme et le racisme».

«Lucide»

Rendant hommage à cette France «capable de se réunir, de se rassembler», Hollande a aussi loué un monde arabe «capable de se mettre en mouvement» et à «terrasser d’autres forces qui veulent diviser, écarter, séparer». Le chef de l’Etat s’est félicité de ce «symbole» d’une jeune Syrienne ayant posté une photo d’elle depuis Alep et brandissant une pancarte «Je suis Charlie». «C’est aussi le message que tant d’amis arabes nous ont adressé ces derniers jours, soit en venant à la marche, soit de mille façons, a remercié Hollande. Leur présence était non seulement utile mais nécessaire».

Mais Hollande s’est voulu aussi «lucide» : «L’islamisme radical s’est nourri de toutes les contradictions […] de toutes les misères […] de tous les conflits non réglés depuis trop longtemps.» Endossant ses habits de chef des armées, le Président a justifié le fait d'«agir avec la force» au Mali, au Sahel ou «en Irak» pour «porter un coup d’arrêt à Daech». Il a fait la liste des «crises» en «Afrique et au Moyen-Orient» – «Libye, Somalie, Irak, Syrie, Yémen et tant d’autres, sans oublier le conflit israélo-palestinien toujours dans une impasse» – et assuré de son «devoir de solidarité avec les peuples arabes». «La France est à l’initiative pour tout faire pour les régler et prendre ses responsabilités le cas échéant, a-t-il souligné. La France est consciente que ces menaces peuvent venir jusqu’ici. […] Nous devons régler les grandes questions qui provoquent ce désordre.»

«Nouvelles opportunités»

«Nos sorts sont scellés», a insisté Hollande, avant une critique de la communauté internationale pour avoir renoncé à intervenir en Syrie en 2013. «Il y a à la fois un régime qui continue à punir sa population et un groupe terroriste qui s’est installé comme son opposition, a-t-il regretté. Terrible tragédie syrienne quand la communauté internationale tarde trop.»

Mais, devant des personnalités représentant, selon lui, le «renouveau» du monde arabe porté par la «jeunesse», les «femmes» et les «entrepreneurs», Hollande a souligné les «nouvelles opportunités», «ces transitions qui s’opèrent prendront du temps». «Le temps, de la renaissance […] est venu, veut-il croire. Ça vaut aussi pour l’Europe et l’ensemble du monde». Le Président a ensuite proposé de «nouvelles orientations pour la coopération entre les deux rives de la Méditerranée» avant de se montrer ferme : «La France est un pays ami mais la France est un pays qui a des règles, […] qui a des valeurs, a-t-il insisté. Et parmi elles, il y en a une qui n’est pas négociable, […] c’est la liberté, c’est la démocratie.» Lilian ALEMAGNA

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http://www.france24.com/fr/20150116-niger-centre-culturel-francais-ccf-incendie-eglise-zinder-manifestation-charlie-hebdo-mahomet/

Lors d'une manifestation contre "Charlie Hebdo", vendredi, à Zinder, au Niger, au moins trois civils et un policier ont été tués. Le centre culturel français a également été incendié, ainsi que des églises et des commerces tenus par des chrétiens.

Vendredi 16 janvier, une manifestation contre l'hebdomadaire satirique "Charlie Hebdo" a dégénéré à Zinder, la deuxième ville du Niger, située dans le sud, où au moins trois civils et un gendarme ont été tués, selon le ministre nigérien de l'Intérieur. Quarante-cinq personnes ont été blessées, 22 agents des forces de l'ordre et 23 manifestants, a détaillé Massaoudou Hassoumi sur les ondes de la radio nationale.

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C'est un «record», depuis le début de son quinquennat. Selon notre sondage Odoxa pour l'émission d'i-Télé CQFD et «Le Parisien» - «Aujourd'hui en France», François Hollande a gagné 9 points de popularité en un mois. Son Premier ministre, Manuel Valls, enregistre pour sa part une progression de 13 points. 16 Janv. 2015, 19h49 | MAJ : 16 Janv. 2015, 20h19 http://www.leparisien.fr/politique/sondage-la-popularite-de-hollande-et-valls-en-hausse-16-01-2015-4452913.php

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Au son de "L'Internationale", les amis de Charb rendent hommage au caricaturiste Par Francetv info avec AFP Mis à jour le 16/01/2015 | 14:18 , publié le 16/01/2015 | 11:07 http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/au-son-de-l-international-les-amis-de-charb-rendent-hommage-au-caricaturiste_798689.html

"Charb, ils n'auront jamais le dernier mot !" a promis Jean-Luc Mélenchon, très ému, lors des obsèques du caricaturiste Charb. A Pontoise (Val-d'Oise), d'où il était originaire, les amis du directeur de la publication de Charlie Hebdo lui ont rendu un dernier hommage vendredi 16 janvier, au son des cornemuses et de L'Internationale.

"Adieu camarade"

Outre la famille de Charb et les survivants de l'hebdomadaire, plusieurs ministres, dont la garde des Sceaux Christiane Taubira, la ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem, et la ministre de la Culture, Fleur Pellerin, ont assisté à la cérémonie.
Ils ont écouté, entre autres, l'hommage du coprésident du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon : "Adieu camarade, merci camarade." "Charlie vivra ! (...) La troupe des têtes dures qui pleure aujourd'hui son héros a le cœur gonflé d'orgueil en pensant" à Charb. "Ci-gît l'un des premiers dessinateurs de l'histoire mort pour ce qu'il représentait", a-t-il ajouté.

Pierre Laurent, premier secrétaire du PCF, lui a succédé à la tribune. Lui aussi très ému, il a rendu hommage à son camarade le poing levé.

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«Charlie Hebdo» va être réimprimé afin d'atteindre 7 millions d'exemplaires 20 Minutes avec AFP Créé le 17.01.2015 à 11:44 Mis à jour le 17.01.2015 à 11:58

Le précédent objectif avait été fixé à 5 millions. «C'est une mise en place (de journaux, ndlr) historique», a-t-on commenté de même source. Prés de deux millions d'exemplaires du dernier numéro ont déjà été vendus mercredi et jeudi.

Les ventes du journal satirique connaissent un succès sans précédent depuis l'attentat qui a frappé la rédaction le 7 janvier dernier.

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Russie: manifestation contre Charlie Hebdo Home ACTUALITE Flash Actu Par Le Figaro.fr avec AFP Mis à jour le 17/01/2015 à 15:41 Publié le 17/01/2015 à 14:33

Environ 15.000 personnes se sont rassemblées samedi en Ingouchie, république russe du Caucase du Nord, pour protester contre les publications occidentales représentant Mahomet, jugées insultantes pour le prophète, selon les autorités.

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De violentes manifestations anti-françaises au Niger Par lefigaro.fr Mis à jour le 17/01/2015 à 16:48 Publié le 17/01/2015 à 15:25

Des rassemblements interdits contre Charlie Hebdo samedi à Niamey ont viré à l'émeute. Une dizaine d'églises ont été incendiées et au moins quatre personnes tuées en 24 heures.

Des violentes manifestations hostiles à Charlie Hebdo et anti-françaises ont dégénéré samedi près de la grande mosquée de la capitale du Niger, Niamey où la police a tiré des gaz lacrymogènes tandis que des pierres étaient lancées sur les forces de l'ordre. L'ambassade de France à Niamey a demandé à ses ressortissants «d'éviter toute sortie». A Paris, le ministère des Affaires étrangères a appelé les Français présents au Niger à «renforcer la vigilance, respecter les conseils de sécurité et éviter les rassemblements et les attroupements».

Plus d'un millier de jeunes s'étaient réunis devant l'édifice malgré l'interdiction des autorités pour protester contre la publication de la caricature de Mahomet en une de l'hebdomadaire français. La mosquée avait été encerclée par quelques dizaines de policiers anti-émeute qui ont tenté de disperser les manifestants à coup de gaz lacrymogènes. Des cris tels que «A bas la France», «A bas les tricolores français» ou encore «A bas Charlie Hebdo» ont été scandés par les protestataires, dont certains hurlaient également «allah akbar»(Dieu est le plus grand).

Au cours de la journée, les violences se sont étendues à plusieurs quartiers de la ville, notamment celui de la cathédrale. Une centaine de policiers anti-émeute, munis de casques et de boucliers, protégeaient à la mi-journée l'édifice, essuyant des jets de pierres de protestataires, a constaté un journaliste de l'AFP. Des jeunes munis de gourdins, de barres de fer ou de pioches ont déambulé par ailleurs dans plusieurs quartiers de la capitale, selon ce correspondant. Les images sont d'une rare violence.

Au moins sept églises chrétiennes de la capitale ont été incendiées. Les sept lieux de culte, pour la plupart des églises évangéliques, dont certaines siégeaient dans de petites villas sans aucun signe religieux distinctif, ont été brûlés sur la rive gauche de Niamey, selon le journaliste de l'AFP, qui a vu les manifestants se diriger vers la rive droite de la capitale, où il y a aussi de nombreuses églises.

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Charlie Hebdo: le centre culturel français à Gaza tagué http://www.i24news.tv/fr/actu/international/moyen-orient/58018-150117-charlie-hebdo-protestation-a-gaza-sur-le-centre-culturel-francais
Le mur d'enceinte du bâtiment, des inscriptions promettent l' "enfer" aux journalistes français

Des inconnus ont recouvert dans la nuit de vendredi à samedi le mur d'enceinte du centre culturel français à Gaza d'inscriptions promettant "l'enfer" aux journalistes du journal satirique français Charlie Hebdo après la publication d'une nouvelle caricature du prophète Mahomet.

"Vous irez en enfer, journalistes français" et "Tout mais pas le prophète", pouvait-on lire samedi matin sur le mur du centre culturel français, actuellement fermé après avoir été visé par deux explosions revendiquées par des islamistes.
Une source gazaouie proche du centre s'est dite "inquiète face à cet acte dangereux", demandant à la police de prendre "des mesures de sécurité".

Des policiers étaient positionnés samedi matin devant la porte du bâtiment, ce qui n'était pas le cas auparavant, ainsi que sur l'artère qui le borde, a constaté un journaliste de l'AFP.

Aucune revendication n'a eu lieu pour le moment.

La publication mercredi d'une caricature du prophète par Charlie Hebdo a déclenché des manifestations de colère à travers le monde musulman.

Les autorités religieuses et politiques palestiniennes ont condamné la caricature, de même que l'attentat contre le journal qui avait fait 12 morts le 7 janvier à Paris, également dénoncé par le Hamas islamiste qui n'a cependant pas inclus l'attentat contre l'hypercasher de la porte de Vincennes qui s'est soldé par la mort de 4 otages juifs.

Le chef de Ligue des oulémas de Gaza, Salim Salama, un haut responsable du Hamas, a estimé dans un communiqué que "Charlie Hebdo n'a pas retenu la leçon, les musulmans du monde, et particulièrement en France, ne sont pas et ne resteront pas silencieux face à des caricatures insultant leur prophète".

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Charlie Hebdo : manifestation à l'ambassade de France au Yémen AFP Video le 17/01/2015 à 16:15 http://www.boursorama.com/actualites/charlie-hebdo-les-suspects-salues-par-l-ei-et-traques-pendant-l-hommage-e5c9f6bc6feb670d1a893d3ca78d667e

Des dizaines de personnes ont manifesté samedi 17 janvier devant l'ambassade de France à Sanaa pour protester contre la publication par le journal satirique français Charlie Hebdo d'une caricature du prophète Mahomet.

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Manifestation contre "Charlie Hebdo": François Hollande répond Publié le : Samedi 17 Janvier 2015 - 12:59 Dernière mise à jour : Samedi 17 Janvier 2015 - 15:07 http://www.francesoir.fr/politique-france/manifestation-contre-charlie-hebdo-francois-hollande-repond
En déplacement en Corrèze ce samedi, François Hollande est revenu sur les manifestations de musulmans qui éclatent dans le monde depuis vendredi 16 contre "Charlie Hebdo". Le président de la République a rappelé l'attachement de la France à la liberté d'expression.

François Hollande était de retour ce samedi dans son fief de Corrèze pour ses "vœux aux territoires". Un déplacement dont le but a vite été supplanté par l'actualité nationale et internationale liée au terrorisme islamiste.

Le président de la République s'est notamment exprimé sur les nombreuses manifestations qui ont eu lieu depuis vendredi 16 dans le monde musulman en réaction à la caricature de Mahomet dans le dernier numéro de Charlie Hebdo. Des rassemblements dans lesquels des slogans en hommage aux auteurs des attentas ont été entendus et le drapeau français parfois brulé.

"On n'en a pas terminé avec ces comportements là, et il faudra les punir, parce que quand ils se passent en France c'est intolérable, mais même aussi à l'étranger", a déclaré le chef de l'Etat. Il a défendu sans concessions le principe de liberté d'expression en France, rappelant notamment que la France avait soutenu les pays où se sont déroulés les manifestations "dans la lutte contre le terrorisme".

Tentant d'allier la fermeté à la compréhension et à la diplomatie: "Je pense notamment à ces pays qui parfois ne peuvent pas comprendre ce qu’est la liberté d’expression car ils en ont été privés. (…) Je veux leur exprimer toujours ma solidarité, mais en même temps, la France a des principes et des valeurs et c'est notamment la liberté d’expression". Et d'ajouter: "En France, toutes les croyances sont respectées. En France, c'est la laïcité".

De nouvelles manifestations ont éclaté ce samedi au Yémen, à Gaza et au Niger -où la contestation avait déjà fait vendredi quatre morts dont un policier.

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Routiers en grève : premiers axes bloqués à Gennevilliers, Lyon et Caen 18 Janv. 2015, 12h38 | MAJ : 19 Janv. 2015, 00h44 http://www.leparisien.fr/transports/greve-des-routiers-deux-jours-de-tres-fortes-mobilisation-a-partir-de-22-heures-18-01-2015-4456933.php

Les routiers ont entamé dimanche soir une grève reconductible prévue au moins jusqu'à mardi, date de la prochaine séance de négociation annuelle obligatoire (NAO) dans le transport routier de marchandises. A Gennevilliers, Lyon et Caen, des opérations escargots, avec des poids lourds bloqués, ont commencé dimanche soir.

L'objectif des routiers grévistes est de peser sur les négociations salariales avec le patronat. Ils demandent une hausse de 5% des salaires quand les employeurs proposent eux de 1% à 2% de revalorisation. Les chauffeurs de car et les salariés du secteur logistique (stockage, magasinage, traitement des commandes, etc.) sont également appelés à cesser le travail pour «refuser la paupérisation et la Smicardisation rampantes» de la profession. Les syndicats réclament «une augmentation du pouvoir d'achat minimum de 100 euros» par mois, notamment en portant à 10 euros le taux horaire minimum pour les coefficients les plus bas à l'embauche.

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Hollande gagne 21 points de popularité AFP 19 janvier 2015 à 08:47 http://www.liberation.fr/politiques/2015/01/19/hollande-gagne-21-points-de-popularite_1183717

Un sondage Ifop réalisé les 16 et 17 janvier crédite désormais le Président de 40% de popularité, soit un bond «rarissime».

François Hollande enregistre un bond de popularité historique de 21 points dans le baromètre Ifop-Fiducial pour Paris-Match et Sud Radio publié lundi, ce qui le hisse à 40%.

Jamais auparavant une progression aussi forte n’avait été relevée par l’Ifop, doyen des instituts français de sondage, a indiqué à l’AFP Frédéric Dabi, qui dirige son département opinion. Manuel Valls gagne 17 points, ce qui le place à 61% de popularité, score supérieur à celui de son entrée à Matignon.

Ce sondage a été réalisé du 16 au 17 janvier, c’est-à-dire après les attaques jihadistes qui ont coûté la vie à 17 personnes à Paris et après la manifestation contre ces actes qui a réuni près de 4 millions de personnes - un chiffre sans précédent - le 11 janvier. Le chef de l’Etat et le Premier ministre sont donc très clairement crédités de leur gestion de cette crise, relève Frédéric Dabi.

«C’est un phénomène rarissime dans l’histoire des baromètres d’opinion», a ajouté l’expert. «Le seul cas analogue est François Mitterrand gagnant 19 points de satisfaction au moment de la guerre du Golfe entre janvier et mars 1991».

C’était dans le JDD, pour lequel Ifop travaille aussi et qui est le plus ancien des sondages réguliers de ce type puisqu’il remonte à 1958.

A la question «approuvez-vous ou désapprouvez-vous l’action de François Hollande comme président de la République?», 40% des personnes interrogées répondent positivement, contre 19% en décembre 2014. Le nombre de ceux qui désapprouvent baisse d’autant à 59% (-21 points).

Même question pour Manuel Valls en tant que Premier ministre: il atteint 61% d’approbation avec un bond de 17 points et ceux qui désapprouvent son action diminuent de 16 points à 39%. Sondage réalisé les 16 et 17 janvier par téléphone auprès d’un échantillon de 1003 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. AFP

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Niger: 45 églises brûlées dans les émeutes anti-Charlie à Niamey Publié le 19-01-2015 à 14h21Mis à jour à 17h25 nouvelobs.com http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20150119.AFP5797/niger-45-eglises-brulees-dans-les-emeutes-anti-charlie-a-niamey.html

Niamey (AFP) - Quarante-cinq églises ont été incendiées samedi à Niamey durant les émeutes contre la caricature de Mahomet publiée la semaine dernière par l'hebdomadaire français Charlie Hebdo, a annoncé lundi la police nigérienne.

"Des dégâts importants ont été enregistrés: 45 églises, cinq hôtels, 36 débits de boissons, un orphelinat et une école chrétienne ont été pillés avant d'être incendiés", a énuméré le porte-parole de la police nationale, Adily Toro, lors d'une conférence de presse.

Outre les cinq morts annoncés par le président Mahamadou Issoufou samedi, les manifestations ont fait 128 blessés, dont 94 au sein des forces de sécurité et 34 parmi les manifestants, a détaillé M. Toro, qui a fait état de l'interpellation de 189 personnes, dont deux mineurs.

"Le drapeau français a été également brûlé lors de cette manifestation anti-Charlie à Niamey", a regretté le porte-parole.

Par ailleurs, quelque 300 opposants, à l'appel de dirigeants de l'opposition, avaient bravé dimanche matin l'interdiction des autorités pour marcher à Niamey. Des échauffourées se sont produites entre les protestataires et les policiers anti-émeute venus les disperser.

Le gouverneur de Niamey a annoncé dimanche soir 90 arrestations parmi les manifestants. Les médias locaux font état de leaders de l'opposition parmi les interpellés.

Les émeutes anti-Charlie avaient fait en outre cinq morts et 45 blessés vendredi à Zinder (la 2e ville du pays, dans le sud-est), où le Centre culturel franco-nigérien et plusieurs églises ont été incendiés.

Le ministre de l'Intérieur Hassoumi Massoudou avait dénoncé la présence d'étendards du groupe islamiste nigérian Boko Haram dans les manifestations de Zinder, une ville proche du Nigeria.

Des "similitudes" ont été relevées entre les manifestations anti-Charlie de vendredi à Zinder, de samedi à Niamey et de l'opposition dimanche dans la capitale, où "des étendards de Boko Haram ont été aperçus", a affirmé lundi le porte-parole de la police Adily Toro.

"Il n'y aucun lien" entre les deux types de manifestations, "ce sont deux choses totalement différentes qui n'ont rien à voir", ont objecté dimanche deux leaders de l'opposition.

La marche politique était prévue de longue date et ne pouvait être considérée comme de la "récupération" de la colère face à l'hebdomadaire français, ont-ils affirmé.

Le président Issoufou, dans son discours à la nation samedi soir, a demandé aux "responsables de l'opposition" de "s'abstenir de toute instrumentalisation de la religion à des fins politiques". Président d'un pays à 98 % musulman, il avait participé à la Marche républicaine du 11 janvier à Paris, après l'attaque terroriste qui a décimé la rédaction de Charlie Hebdo.

"L'opposition tente de tirer profit de cette grogne, et de faire caisse de résonance avec la problématique Charlie", avait analysé dimanche une source locale.

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François Hollande. L'ennemi de la finance est à Davos Suisse - 23 janvier 2015 07h55 http://www.ouest-france.fr/francois-hollande-lennemi-de-la-finance-est-davos-3136697

Elle est loin l'époque où François Hollande dénonçait la finance, se posant même en « ennemi » depuis le virage social libéral est passé par là, Emmanuel Macron, ancien de la banque Rothschild est ministre de l'économie enfin, les attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher ont changé la donne.

Un discours sur l'économie

François Hollande est le premier Président de gauche à faire le déplacement à Davos. Le chef de l'État va y prononcer un discours. Il va bien sûr parler lutte antiterrorisme, mais aussi économie.

Selon le Figaro, la décision du chef de l'État de se rendre à son tour à Davos témoigne de sa volonté de défendre devant les décideurs la politique économique de la France. Pour preuve, dimanche dernier, le Président a réuni à l'Élysée un Conseil de l'attractivité, pour lequel il avait invité 25 grands chefs d'entreprise internationaux.

Le forum économique mondial (WEF) de Davos, dont c'est la 45e édition, rassemble plus de 300 dirigeants politiques de premier plan et 250 chefs d'entreprises.

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Le triomphe de Syriza, message ultraclair de la Grèce à l’Europe Olivier Perrin lundi 26 janvier 2015 http://www.letemps.ch/Page/Uuid/de564850-a533-11e4-9acf-c65b500212f4/Le_triomphe_de_Syriza_message_ultraclair_de_la_Gr%C3%A8ce_%C3%A0_lEurope

A un souffle de la majorité absolue, la très large victoire de la gauche radicale d’Alexis Tsipras inspire les éditorialistes. Qui y voient un moment symbolique fort, peut-être un tournant pour l’Union européenne, et une envie de virage politique clair exprimée par les citoyens.

«Feux d’artifice et drapeaux de toutes les couleurs flottent dans la nuit à Propilaia, l’esplanade de l’université d’Athènes, raconte Euronews. Il y a là environ 8000 personnes. Elles composent une foule hétéroclite, une foule en liesse qui affiche le sourire et l’espoir: «On vient d’assister aux élections les plus importantes de l’histoire contemporaine de la Grèce. Et nous les jeunes, on a ouvert la voie. La Grèce va changer, l’Europe va changer. Un avenir prospère démarre demain pour la Grèce et pour nous», s’enthousiasme une jeune fille.»

De la joie, des larmes. Et un immense espoir. Cité par Courrier international, To Vima, dès les premiers sondages sortis des urnes, a mis une vidéo en ligne qui montre bien l’émotion qui a saisi la capitale grecque ce dimanche soir. «A l’inverse», le quotidien de gauche «fait état d’un climat lourd à Nouvelle Démocratie, dont la politique et la stratégie de communication ont été sanctionnées» lors de ces élections. Mais c’est aussi et surtout «un avertissement pour le reste de l’Europe», prévient le New York Times. Pour Le Devoir de Montréal, «les enjeux étaient énormes» et «la victoire de la gauche radicale sur le parti conservateur […] est indéniable […]. Les Grecs se réveillent ce matin avec un nouveau gouvernement, une nouvelle approche face à leur fragile économie, et une nouvelle liste de défis.»

Epouvantail hier…

Cette victoire «est très symbolique pour plusieurs raisons», juge Hervé Gattegno pour Vanity Fair/RMC. «C’est une sorte de soulèvement démocratique, dans le pays qui a inventé la démocratie. C’est un soulèvement contre la politique européenne, mais au profit d’un parti qui a beau être issu d’une gauche radicale, mais qui veut rester dans l’Europe. […] On peut dire que le triomphe de Syriza est sans précédent, mais il crée un précédent.»

«Epouvantail hier, homme d’Etat pressenti dès aujourd’hui», écrit la Tribune de Genève (TdG), Alexis Tsipras va donc «être reçu par le président de la République hellénique afin de constituer un nouveau gouvernement». Le verdict est «univoque» pour la Neue Zürcher Zeitung, et «la gauche doit» maintenant «conduire la Grèce hors de la misère». Alors que le Financial Times étonne, en titrant: «Tsipras, radical ou réaliste?» Et que le Wall Street Journal pense que sa victoire va créer «un nouveau clash en Europe».

Ni bougies ni drachmes

«C’est un autre homme qui a pris les rênes de la politique grecque, poursuit la TdG. Il ne prône ni le retour à la bougie ni à la drachme; et espère bien que la prochaine tranche européenne d’aide financière sera versée. Sur le plan intérieur, sa force de conviction est prouvée. Il a réussi à faire avancer, pas à pas, la mouvance rouge-vert tout en donnant aux idéaux les caractéristiques d’un programme de gouvernement. Les Grecs l’ont entendu. Il n’est plus question de mettre fin à la politique d’austérité, mais de l’assouplir comme on le fait d’un cordon qui vous étrangle.»

«Syriza fait bouger les lignes politiques», explique la RTBF. «Le parti est très à gauche mais pas anti-européen. Syriza se veut en réalité réformiste, cherche à renégocier sur d’autres bases. Au fond, Syriza ne sort pas du champ de la social-démocratie… On pourrait même parler d’une social-démocratie renouvelée…» Et de poursuivre: «L’aide à la Grèce a été conçue par les Européens d’abord comme un plan d’endiguement, destiné à éviter l’effet domino d’un défaut de paiement, c’était avant tout un plan d’aide aux banques et aux créanciers. Aujourd’hui il faut y intégrer les Grecs.»

L’austérité «a échoué»

Les résultats électoraux en Grèce dépassent les frontières, c’est sûr. Le Daily Telegraph britannique, par exemple, ne saurait être plus clair: «Angela Merkel et les autres leaders européens savent que s’ils accordent des larges concessions à Alexis Tsipras, ils encourageront les mouvements et les révoltes populistes en Europe.» Et la veille du scrutin, le quotidien conservateur avait déjà publié un long article intitulé: «Comment le rêve européen meurt, Etat par Etat.»

En Allemagne, le Spiegel «prend clairement position» sur ce scrutin, qui doit marquer selon lui «le début d’une nouvelle politique: l’UE doit effacer une partie des dettes grecques et demander, en contrepartie, des réformes. La stratégie de l’austérité à tout prix a échoué.» Ainsi, «les défenseurs de la ligne dure à Berlin et à Bruxelles n’auront désormais plus le choix». Et «concernant la restructuration partielle de la dette d’Athènes, elle se résume aujourd’hui à la simple question du quand: est-ce qu’elle intervient maintenant, permettant ainsi un nouveau départ? Ou plus tard, mais dans ce cas, à un coût social, politique et économique bien plus élevé?»

Compromis ou banqueroute

La Frankfurter Allgemeine Zeitung parle, elle, d’une «overdose d’espoir, soulignant que si Tsipras ne tient pas ses promesses, ses soutiens d’aujourd’hui pourraient vite lui tourner le dos»: «Il a le choix entre un compromis avec la Troïka ou la banqueroute du pays.» Le Bild, de son côté, pose une question bien dans sa ligne: il se demande si ce triomphe électoral va «nous coûter des milliards».

«En Espagne, […] le secrétaire général du parti de la gauche radicale Podemos, proche de Syriza», estime que l’heure du changement a «sonné en Grèce». El Mundo rapporte que Pablo Iglesias espère que cette voix se fasse «entendre très vite en Espagne aussi». Mais «pourquoi tant d’électeurs grecs ont-ils voté pour des partis anti-Troïka, de Syriza aux communistes du KKE ou aux néonazis d’Aube dorée?» s’interroge pour sa part La Vanguardia. «Pas seulement à cause des politiques d’austérité. Ce qui a provoqué une telle colère, c’est que ces mesures se sont révélées contre-productives», juge le quotidien catalan: «Loin de réduire la dette, elles l’ont renforcée.»

Menace sur l’UE

Ainsi, «les grands partis doivent accepter le fait que la crise économique a généré de profonds changements politiques, lit-on dans le Jutarnji List croate, que cite Eurotopics. S’ils ne s’adaptent pas à cette nouvelle donne, ils seront bientôt confrontés à un Conseil européen dans lequel figureront des individus comme Alexis Tsipras ou Marine Le Pen. Il n’est pas du tout certain que ceux-ci soient alors capables ou désireux de prendre les décisions communes nécessaires. Voilà la menace principale qui pèse sur l’avenir de l’UE.»

En France, L’Humanité accueille évidemment à bras ouverts cette «excellente nouvelle» qui «ouvre la possibilité de remettre en cause, à une échelle beaucoup plus vaste, le dogme de l’Europe libérale, de la concurrence libre et non faussée». Et Libération voit dans le leader de Syriza «le nouveau visage de l’Europe», un «meneur de fond». «L’Europe est maintenant à l’heure d’un compromis fondé sur un nouveau rééchelonnement de la dette grecque et un moratoire sur les intérêts.» Compromis qui n’est bien sûr pas du goût du Figaro: «Où a-t-on vu qu’un débiteur pouvait dicter ses conditions à ses créanciers, surtout après avoir empoché l’argent?» s’interroge-t-il.

Ces prochains jours risquent en effet de raviver quelque orage dans la relation douloureuse du créancier avec son débiteur.

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Dix morts dont huit Français après le crash d'un F-16 grec en Espagne ACTUALITE International Par Mathieu de Taillac Mis à jour le 27/01/2015 à 07:15 Publié le 26/01/2015 à 21:15 http://www.lefigaro.fr/international/2015/01/26/01003-20150126ARTFIG00452-le-crash-d-un-f-16-grec-en-espagne-fait-10-morts-dont-un-francais.php

L'appareil s'est écrasé peu après avoir décollé lundi après-midi, tombant sur une base où étaient notamment stationnés des avions de chasse français. L'Elysée et le ministère de la Défense ont confirmé le décès de huit Français, auxquels s'ajoutent les deux pilotes grecs.

L'accident d'un avion de chasse F-16 sur la base militaire d'Albacete, dans le sud-est de l'Espagne, a provoqué ce lundi la mort des deux pilotes, de nationalité grecque, et de huit aviateurs français. L'avion effectuait des exercices dans le cadre du programme d'entraînement de l'Otan Tactical Leadership Program (TLP). Vers 15 heures, selon l'agence Efe, l'appareil grec a perdu de sa force au cours d'une manœuvre de décollage, ce qui a provoqué sa collision contre au moins cinq appareils stationnés sur la zone de parking, selon le communiqué du ministère de la Défense espagnol.

Les Français se trouvaient sur le parking au moment de l'accident. La nationalité des victimes a été donnée lundi soir par le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, qui a exprimé ses condoléances sur Twitter: «Ému par l'accident tragique à la base aérienne de Los Llanos. Mes condoléances pour les défunts et mes souhaits de récupération aux blessés», a-t-il écrit. Outre les dix morts, l'accident a fait dix-neuf blessés, dont six sont dans un état grave. Cinq ont été transférés à l'unité des grands brûlés de La Paz, à Madrid, tandis que les autres sont soignés au CHU d'Albacete.

Ces informations ont été confirmées dans la soirée par le ministère de la Défense français et par l'Élysée, qui ont précisé le sort des ressortissants français. «Un blessé est en situation d'extrême urgence. Cinq autres sont en réanimation dont deux placés en coma artificiel. Trois autres blessés légers sont en sortie d'hôpital», a précisé un communiqué du ministère de la Défense lundi soir, évoquant «un drame d'une rare violence». L'Élysée a ajouté que les personnels touchés étaient des mécaniciens, et qu'ils souffraient de «graves brûlures». Le président François Hollande comme le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, ont rapidement exprimé leurs sincères condoléances. Ce dernier doit se rendre sur les lieux du drame dès ce mardi après-midi.

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70e anniversaire de la libération d'Auschwitz L'Humanité 27 janvier 2015 http://www.humanite.fr/etiquettes/70e-anniversaire-de-la-liberation-dauschwitz

LIBÉRATION DU CAMP D’EXTERMINATION PAR L’ARMÉE SOVIÉTIQUE, FIN JANVIER 1945. 70 ans après la découverte du génocide de plus de 6 millions de juifs et de 300 000 Tsiganes, dire l’horreur est indispensable. Mais pour prévenir les abominations de demain, la mémoire doit s’accompagner d’une réflexion toujours plus solide, étayée, sur les voies que peut emprunter l’inhumanité.

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Hollande : une conférence de presse animée par « l'esprit du 11 janvier » Le Monde.fr | 05.02.2015 à 06h00 • Mis à jour le 05.02.2015 à 16h59 | Par Nicolas Chapuis http://www.lemonde.fr/politique/article/2015/02/05/hollande-une-conference-de-presse-animee-par-l-esprit-du-11-janvier_4569932_823448.html

Il en a fait l'un des rituels de son quinquennat, une façon de marquer les temps de passage. La cinquième grande conférence de presse de François Hollande depuis 2012 se tiendra jeudi 5 février à partir de 11 heures dans la salle des fêtes de l'Elysée. Elle sera nécessairement placée sous le signe de « l'esprit du 11 janvier », que le chef de l'Etat ne manque plus jamais d'invoquer depuis les attaques terroristes qui ont frappé la France au début de 2015.

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Hollande : qu'ont-ils pensé de sa conférence de presse ?
Le Point - Publié le 05/02/2015 à 15:16 - Modifié le 05/02/2015 à 18:27 VIDÉO. François Hollande tenait jeudi sa cinquième conférence de presse semestrielle. Les politiques n'ont pas tardé à réagir. Petit tour d'horizon.

Les politiques français réagissent à la 5e conférence de presse de François Hollande. Les politiques français réagissent à la 5e conférence de presse de François Hollande.

Bruno Le Maire, député et membre du bureau politique de l'UMP

"J'approuve les choix qui sont faits sur l'Ukraine, ça ne veut pas dire que j'approuve les choix faits par François Hollande depuis 2012. Il y a un affaiblissement de la France sur la scène européenne. Il est d'abord dû à notre situation économique" (sur Europe 1).

Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI

"L'esprit du 11 janvier n'est pas un chèque en blanc. Que ce soit sur l'éducation ou la fracture territoriale, il faut prendre le temps de mettre tous les problèmes sur la table. Au lieu de cela, François Hollande a bâclé un canevas de mesurettes servi avec l'emphase de l'union nationale" (communiqué).

Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste

"Le président appelle à l'unité de la République, mais où sont les moyens nécessaires à la construction d'une République pour tous ?" "Il reste très ambigu en appelant en même temps à respecter le vote des Grecs et les engagements imposés par la troïka. Or, respecter le vote des Grecs, c'est justement renégocier un nouveau plan pour le pays, différent de celui imposé par la Troïka. Les deux ne sont pas compatibles" (communiqué).

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France (DLF)

"En légitimant le dernier coup de force de la BCE, qui a décidé de priver les banques grecques de l'un de leurs canaux de financement auprès d'elle, François Hollande tente un numéro d'équilibriste qui ne trompe personne. Hier, il prétendait vouloir aider la Grèce, aujourd'hui, il approuve l'étouffement de son économie" (communiqué).

Florian Philippot, vice-président du Front national

"Puisqu'il (M. Hollande) politise cette élection, je dis aux électeurs de la 4e circonscription du Doubs : Vous avez une occasion formidable, vous notamment qui vous êtes abstenus au premier tour, d'aller mettre une sacrée rouste, une sacrée gifle au pouvoir de François Hollande" (BFM TV).

Bruno Le Roux, chef de file des députés PS

"Direct, entraînant, fédérateur. Le grand projet républicain qu'a défendu François Hollande a été à la hauteur du choc que la France a subi." "Cette cohésion, cette fierté retrouvée des Français dans leur modèle, elle s'exprime également sur la scène européenne et mondiale où la France joue un rôle central dans la bataille contre le terrorisme et le règlement des crises" (communiqué).

Parti de gauche

"Sur le plan européen, François Hollande veut jouer au trait d'union entre les aspirations anti-austérité des peuples européens, à commencer par les Grecs, et le strict respect des engagements et des traités. C'est le grand écart garanti." "Des paroles, toujours des paroles. De celles qui permettent peut-être une synthèse au PS, mais toujours pas de gouverner la France" (communiqué).

Europe Écologie-Les Verts

"En ce qui concerne la Grèce, pour la première fois, le président de la République a reconnu les effets néfastes de la politique d'austérité imposée à ce pays. Cependant, il doit sortir de l'ambiguïté et soutenir plus fortement les demandes de renégociation de la dette grecque formulée par le gouvernement d'Alexis Tsipras. (...) Les écologistes regrettent le manque d'ambition du président concernant le droit de vote des étrangers en renvoyant la responsabilité de son adoption à l'opposition."

Marielle de Sarnez, vice-présidente du MoDem :

"Sur les questions internationales, François Hollande a trouvé les mots appropriés et pris les bonnes initiatives. (...) Pour ce qui concerne la situation intérieure de la France, force est malheureusement de constater que la crise est toujours là. (...) Il va falloir aller vite au-delà des mots et des intentions, car le plus urgent, c'est que la confiance revienne, celle des investisseurs, des entreprises, des créateurs, pour que la croissance et la création d'emplois soient de nouveau au rendez-vous."

François de Rugy, coprésident du groupe écologiste à l'Assemblée :

"Le président de la République a placé sa conférence de presse sous le signe du rassemblement, un rassemblement national, un rassemblement républicain. Sur les enjeux écologiques, faisons la même chose, ayons la même logique d'un rassemblement très fort, car les défis écologiques sont difficiles à relever."

Jean-Marie Le Pen, président d'honneur du FN :

"Deux heures de conférence de presse de Germain Luxembourg : plus c'est long, moins c'est bon..."

Éric Woerth, ancien ministre UMP :

"Le président de la République a voulu prolonger le mouvement d'unité nationale en ne prenant aucun risque et en n'annonçant aucune réforme. Il confirme ainsi le vide sidéral de l'agenda des réformes économiques et sociales pour 2015. (...) Le président admet que le pacte de responsabilité ne suffit pas, mais il ne propose rien de concret pour aller plus loin. Il s'est également de nouveau réfugié derrière la loi Macron pour masquer l'absence absolue de réformes de fond pour relancer la croissance. Chacun convient pourtant que cette loi ne répond que très marginalement au défi colossal du redressement de notre pays."

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Nétanyahou appelle les Juifs d'Europe à émigrer en Israël Home ACTUALITE International Par Cyrille Louis Mis à jour le 15/02/2015 à 18:53 Publié le 15/02/2015 à 17:52 http://www.lefigaro.fr/international/2015/02/15/01003-20150215ARTFIG00126-netanyahou-appelle-les-juifs-d-europe-a-emigrer-en-israel.php

VIDÉO - «Aux Juifs d'Europe, comme à ceux du monde entier, je peux dire qu'Israël vous attend les bras ouverts», a déclaré le premier ministre israélien, dimanche, à Jéusalem.

Avec des mots comparables à ceux qu'il avait employés après la tuerie de l'Hyper Cacher, Benyamin Nétanyahou a lancé dimanche un appel à l'«émigration massive» des Juifs d'Europe vers Israël. «Le terrorisme islamique vient encore de frapper en Europe, a dénoncé le premier ministre israélien lors de la réunion hebdomadaire de son cabinet, et cette vague de terreur va se poursuivre.» Un plan de 180 millions de shekels (environ 40 millions d'euros), destiné à faciliter l'accueil des Juifs de France, de Belgique et d'Ukraine, était examiné au même moment par son gouvernement. «Aux Juifs d'Europe comme à ceux du monde entier, je peux dire qu'Israël vous attend les bras ouverts», a conclu Benyamin Nétanyahou. Cette invitation, lancée quelques heures seulement après l'attaque qui a coûté la vie à un jeune juif posté devant une synagogue de Copenhague, a été accueillie avec une certaine fraîcheur par le grand rabbin du Danemark.

«Le terrorisme n'est pas une raison pour partir en Israël», a estimé Jair Melchior, qui s'est dit «déçu» par la réaction du premier ministre israélien. La communauté juive du Danemark, riche d'environ 7000 membres, semblait jusqu'à présent jouir d'une relative tranquillité.

«Combattre en France tous les ennemis du judaïsme»

«Le sentiment d'insécurité est beaucoup plus fort chez les Juifs suédois, en raison d'incidents antijuifs qui se sont produits à Malmö ou Göteborg», indique Yigal Palmor, directeur de la communication de l'Agence juive. L'immigration de Scandinavie en direction d'Israël demeure d'ailleurs un phénomène marginal, qui ne concerne chaque année qu'une cinquantaine de personnes. De façon plus large, la communauté juive d'Europe, qui regroupe près de 1,2 million de fidèles, est en revanche confrontée depuis environ deux ans à une forte vague d'émigration.

L'aliyah de France (près de 7000 départs pour Israël en 2014) a notamment connu une hausse spectaculaire. Dimanche, le grand rabbin de France, Haïm Korsia, s'est dit «bouleversé» et a réclamé des «actes forts» pour lutter contre le terrorisme et ceux qui «instrumentalisent la religion pour tuer au nom de Dieu». Au lendemain des attentats parisiens, l'appel lancé aux Juifs de France par Benyamin Nétanyahou avait cependant suscité une certaine gêne.

«La France, sans les Juifs, n'est plus la France», lui avait répondu Manuel Valls, tout en concédant que «les Juifs de France, depuis de nombreuses années, ont peur». Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France, Roger Cukierman, avait également pris ses distances avec les propos du premier ministre israélien. «Ceux qui prennent la décision de partir vers Israël, avait-il commenté, nous ne pouvons que respecter leur décision. Mais nous estimons que nous devons combattre en France contre tous les ennemis du judaïsme.»

Par contraste, nul en Israël ne semble s'étonner des appels à l'immigration lancés par Benyamin Nétanyahou. «Pour la plupart de ses habitants, le rôle naturel de l'État d'Israël est d'être le défenseur des Juifs où qu'ils vivent, et de se tenir à leurs côtés lorsqu'ils sont menacés ou persécutés, explique Yigal Palmor. Beaucoup estiment donc que le premier ministre est parfaitement dans son rôle lorsqu'il réagit à une grave agression antijuive.» Une mission assumée avec d'autant plus d'ardeur que ces attentats surviennent en pleine campagne électorale pour les législatives du 17 mars.

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La France "ne veut pas" le départ des juifs en Israël, réaffirme Valls Les Echos | Le 16/02 à 08:23, mis à jour à 09:17 En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/politique-societe/politique/0204162048307-la-france-ne-veut-pas-le-depart-des-juifs-en-israel-reaffirme-valls-1093714.php?VxQyoMGdhgoy8dWm.99

VIDEO Le Premier ministre, Manuel Valls, a réagi lundi matin sur RTL à la profanation du cimetière juif de Sarre-Union et aux attentats de Copenhague.

Après la profanation du cimetière juif de Sarre-Union et les attentats de Copenhague ce week-end, le Premier ministre, Manuel Valls, était lundi l'invité exceptionnel de RTL.
Après la profanation du cimetière juif en Alsace , Manuel Valls a de nouveau déclaré lundi que la France "ne (voulait) pas" le départ des juifs de France en Israël ( écouter ses déclarations ici ). "La France, a-t-il déclaré, est secouée par la profanation d'un cimetière juif à Sarre-Union" (Bas-Rhin). "Ce sont les fondations-mêmes de notre République, de notre société et de notre civilisation qui ont été attaqués (...). Ceux ont fait cela vont savoir qu'on ne trouble pas impunément le sommeil des morts (...) La République doit être impitoyable".

Ces événements ont amené le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à appeler les juifs de France à venir vivre en Israël. Dimanche, le gouvernement israélien a voté en faveur du Plan d’aide à l’immigration, doté e 180 millions de Shekels, proposé par Sofa Landver, la ministre de l’Immigration et de l’intégration. Ce plan d’urgence est destiné à encourager "l’Alyah (le retour vers Israël, Ndlr), des juifs de France, de Belgique et d’Ukraine".

Comme il l'avait fait après l'attentat qui a visé l'Hyper Casher de la porte de Vincennes en janvier, Manuel Valls a critiqué les déclarations du Premier ministre israélien, qui a de nouveau exhorté les juifs européens à émigrer en Israël. "Mon message aux juifs de France est le suivant : la France est blessée, comme vous, et ne veut pas votre départ. L'amour et la solidarité sont plus forts que ces attaques", a répondu Manuel Valls. Avant d'ajouter : "La place des Français juifs, c'est la France."

"Mon message aux Français juifs est le suivant: la France est blessée comme vous, et la France ne veut pas votre départ. Elle vous dit une nouvelle fois son amour, son soutien et sa solidarité. Cet amour est bien plus fort que les actes de haine, fussent-ils répétés. Je regrette d'ailleurs les propos de Benjamin Netanyahu. Quand on est en campagne électorale, ça ne veut pas dire s'autoriser n'importe quelle déclaration. La place des Français juifs, c'est la France", a déclaré le Premier ministre sur RTL.

"La politique d'Israël a toujours été de faire appel aux Juifs du monde. Le Premier ministre [ Netanyahu ] est dans son rôle", a commenté le grand rabin de France, Haïm Korsia. Combattre l'islamo-fascisme

Le Premier ministre, qui avait a rapidement fait part de son émotion après les fusillades dans la capitale danoise qui ont fait deux morts et cinq blessés et ciblé une réunion sur la liberté d'expression et une synagogue. Sur son compte Twitter, Manuel Valls déclarait samedi 14 février : "La liberté attaquée à Copenhague. Solidarité avec les Danois. Bernard Cazeneuve se rend sur place. La France ne cède pas. #JeSuisCharlie".

Lundi, il a déclaré sur RTL qu'il fallait "s'habituer à vivre avec cette menace." Il a ajouté : "Pour combattre l'islamo-fascisme, puisque c'est ainsi qu'il faut le nommer, l'unité doit être notre force". Une unité qui passe par la mobilisation de l'isalm de France.

"Il ne faut céder ni à la peur, ni à la division. Mais il faut en même temps poser tous les problèmes: combattre le terrorisme, mobiliser la société autour de la laïcité, combattre l'antisémitisme (...) Il faut désormais une rupture. Il faut que l'islam de France assume, qu'il prenne totalement ses responsabilités, c'est ce que demandent d'ailleurs l'immense majorité de nos compatriotes musulmans", a poursuivi le Premier ministre.

"Le Conseil français du culte musulman (CFCM) condamne avec la plus extrême vigueur les attentats odieux qui ont frappé la communauté juive à Copenhague et qui ont semé l'insécurité et le désarroi dans l'ensemble de la communauté", a affirmé son président Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris, dans une déclaration lue à l'AFP. Evoquant le Plan Vigipirate en France, il a précisé qu'il serait prolongé "autant que nécessaire".

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Loi Macron : après le 49.3, Valls et Hollande ont-ils encore les moyens de gouverner ?

Le passage en force du Premier ministre sur le texte pour la croissance et l'activité pourrait avoir de lourdes conséquences sur le déroulé du calendrier parlementaire. Analyse.

"Je n'allais pas jouer le sort de la loi Macron à la roulette !" Voilà comment François Hollande justifie, selon Le Parisien, le passage en force de l'exécutif sur le texte, mardi 17 février. Pour la première fois depuis l'élection du socialiste à la tête du pays, le Premier ministre a eu recours à l'article 49.3 de la Constitution, craignant l'absence de majorité pour voter la loi à l'Assemblée nationale. La majorité présidentielle signifie-t-elle encore quelque chose ? L'exécutif pourra-t-il éviter la paralysie pour les mois à venir ?

Non, la majorité est plus que jamais divisée

Manuel Valls et Emmanuel Macron ont beau avoir cédé sur certains points de la loi, cela n'a pas empêché les députés dits "frondeurs" de faire entendre leur voix. "En l'absence d'une majorité alternative, on est bien face à un risque de paralysie", juge Gérard Grunberg, chercheur au CNRS. Pour le politologue, le Premier ministre est au cœur de la bataille. "Une partie des socialistes, petite mais pas négligeable, donne la priorité au fait de voir Manuel Valls échouer, voire de l'expulser du gouvernement. Ils ont pris un énorme risque, à un mois des élections départementales !"

Les responsables du blocage ont en tête le Congrès du Parti socialiste, en juin. "Le conflit est vraiment fort au sein du PS, et le restera jusqu'au Congrès, poursuit Gérard Grunberg. La bataille sera encore plus aiguisée après ce qui vient de se passer, à moins que les frondeurs abandonnent leur combat. Mais je n'y crois pas."

Non, ce recours au 49.3 est un aveu de faiblesse

Le recours à l'article 49.3 n'a rien d'exceptionnel pour la Ve République, même pour un gouvernement de gauche. Michel Rocard l'avait employé treize fois, par exemple, lorsqu'il était Premier ministre, entre 1988 et 1991. Mais la configuration actuelle est inédite, puisque le gouvernement y a eu recours contre sa propre majorité. "On constate un jeu de duplicité chez une partie de la majorité, qui a accepté de faire le travail de fond en session et à la dernière minute semble avoir décidé de mettre en difficulté le gouvernement", avance Martial Foucault, directeur du Cevipof, le Centre de recherches politiques de Science Po, auprès de francetv info.

Que François Hollande échoue à rassembler une majorité sur un thème qu'il défend fermement depuis fin 2013 est "un aveu de faiblesse", selon Gérard Grunberg, qui nuance toutefois : "Ce n'est pas une rupture, c'est la même bataille qui continue avec une partie de la gauche."

Non, le gouvernement a usé sa dernière cartouche

Depuis la réforme constitutionnelle de 2008, l'article 49.3 ne peut être utilisé qu'une fois par session parlementaire. "La prochaine menace d'opposition qui pourrait prendre la forme d'un vote contre un texte va immédiatement impliquer la chute du gouvernement, indique Martial Foucault. L'art du compromis va devenir la feuille de route de Manuel Valls."

Oui, la majorité va tenir jusqu'aux départementales

Malgré le recours au 49.3, les frondeurs ne s'associeront pas à la motion de censure contre le gouvernement. "Evidemment que nous ne la voterons pas, nous sommes des députés socialistes", a précisé le socialiste Christian Paul, député de la Nièvre et tête de pont des frondeurs. Il leur sera difficile, cependant, de justifier leur soutien à un exécutif qu'ils ont délibérément affaibli. "Les parlementaires frondeurs ont vraiment instrumentalisé la loi Macron. On peut imaginer une forme de fatigue de la part des électeurs autour de ces tensions", anticipe Martial Foucault. D'autant que, dans les sondages, une majorité des Français s'était prononcée pour le vote de la loi.

Les résultats des départementales, en mars, seront l'occasion pour l'exécutif d'évaluer les retombées électorales de la crise qu'il traverse. Aucun remaniement n'aura lieu avant cette échéance. Et après ? Emmanuel Macron "n'a pas commis de faute, il s'est montré engagé, impliqué", selon Martial Foucault. L'évincer du gouvernement serait "un nouvel aveu de faiblesse" de Manuel Valls et de la ligne politique du gouvernement.

Oui, il reste une majorité sur la plupart des textes

Après avoir chahuté le gouvernement sur certains textes, notamment budgétaires, les frondeurs ont focalisé leurs critiques sur la loi Macron, jugée trop libérale à leurs yeux. Mais tous les textes ne sont pas dans leur collimateur. "Ils sont prêts à suivre le gouvernement sur un certain nombre de projets de loi, analyse Martial Foucault. Le gouvernement dispose toujours d'une majorité absolue. De nouveaux blocages risquent en revanche de surgir sur des lois sociales, comme celles défendues par Marisol Touraine, voire environnementales

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"Influence" juive de Manuel Valls: "Je ne m'excuse pas", dit Roland Dumas Par LEXPRESS.fr, publié le 17/02/2015 à 09:41

Le CSA instruit un dossier après l'échange controversé entre l'ancien ministre (PS) Roland Dumas et le journaliste Jean-Jacques Bourdin sur BFM-TV.

Roland Dumas persiste et signe. Il n'a pas dit une "grosse bêtise" en déclarant que Manuel Valls était sous l'infuence juive de sa femme, lundi, sur le plateau de BFM-TV.

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Hollande aux Juifs français : "La République vous défendra de toutes ses forces" Le Point - Publié le 17/02/2015 à 12:08 - Modifié le 17/02/2015 à 13:41

Le président de la République a assisté mardi matin à une cérémonie au cimetière profané de Sarre-Union. Il a fustigé les "préjugés antisémites".

François Hollande a dénoncé la "systématisation des destructions" au cimetière juif de Sarre-Union (Bas-Rhin), estimant que les profanateurs des quelque 250 tombes "savaient ce qu'ils faisaient". "On a l'impression que c'est une armée qui est passée", a-t-il remarqué en visitant le cimetière, évoquant "une systématisation de la destruction".

Ce déplacement revêt une dimension nationale et transpartisane, le chef de l'État étant accompagné des présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale Gérard Larcher (UMP) et Claude Bartolone (PS). À l'entrée du cimetière, la cérémonie a commencé par le kaddish, la prière des morts. François Hollande est accompagné du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et du secrétaire d'État aux Anciens Combattants Jean-Marc Todeschini, ainsi que de l'ambassadeur d'Israël en France Yossi Gal et de nombreux responsables de la communauté juive française et alsacienne.

"La présence de Hollande, un signe très fort" (président de l'Union des étudiants juifs de France)

Le déplacement du chef de l'État est "un signe très fort", a estimé sur place Sacha Reingewirtz, président de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF). Cette profanation relève d'une "bêtise extrémiste", a-t-il commenté. "Ce que ces jeunes ont fait là, même s'ils n'ont pas conscience de la gravité, ça veut dire quelque part que les préjugés antisémites viennent s'installer dans énormément de couches de notre pays", a-t-il ajouté.

François Hollande a tenté de le rassurer en assurant que "la République défendra de toutes ses forces". Il en a appelé au "sursaut national" au cours de la cérémonie. "Profaner, c'est insulter toutes les religions et souiller la République", a déclaré le chef de l'État. "Ce n'est pas la première fois que ce lieu du judaïsme alsacien est ainsi dévasté, 1998 et 2001, mais jamais avec cet acharnement, jamais avec cette intensité, jamais avec cette frénésie. La justice dira ce qui relève de l'inconscience, de l'ignorance ou de l'intolérance. Mais le mal est d'ores et déjà fait", a considéré François Hollande.

Cinq mineurs, sans antécédents judiciaires, ont été placés en garde à vue lundi. Les gardes à vue de deux d'entre eux ont été prolongées de 24 heures. Environ 250 tombes ont été profanées, un acte d'une ampleur inédite depuis 1992.

"On peut chercher toutes les explications, il en faut, mais il faut aussi des réponses, et la fermeté est dans ces circonstances la seule réponse. Quiconque persistera en France à commettre des actes ou à proférer des messages de haine et d'incitation à la violence verra se dresser contre lui la République et ses lois. Quiconque se rendra coupable d'actes antisémites ou racistes sera inlassablement recherché, interpellé et condamné", a poursuivi le président de la République.

"Sentiment d'inquiétude"

"Je connais le sentiment d'inquiétude qui traverse les Français de confession juive. Je sais qu'ils écartent dans leur immense majorité la perspective de quitter leur patrie. Ils sont Français, ils aiment la France et leur place est naturellement en France", a-t-il dit, alors que le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a renouvelé, après cette profanation, son appel aux Juifs européens à rejoindre Israël, comme après les attentats de Paris en janvier.

La République "vous défendra de toutes ses forces. Parce qu'à travers vous c'est elle qui est visée, ses valeurs, ses principes, sa promesse", a poursuivi le chef de l'État. "Ici, devant ce cimetière, ici, devant les habitants de la commune de Sarre-Union, ici, devant des hommes et des femmes de confession juive qui sont meurtris, ici, devant des citoyens de toutes religions, de toutes convictions, je veux vous dire que la République est forte, que la République sera plus forte que la haine, que la République est grande. Elle est grande par ses institutions, par ses lois, par son Histoire, et elle est surtout grande quand les citoyens se lèvent comme ils l'ont fait, comme vous le faites encore aujourd'hui, pour dire vive la République et vive la France", a conclu le chef de l'État.

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À l'Élysée, l'apaisement entre juifs et musulmans home ACTUALITE Société Par Jean-Marie Guénois Mis à jour le 24/02/2015 à 20:28 Publié le 24/02/2015 à 19:16 http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/02/24/01016-20150224ARTFIG00311--l-elysee-l-apaisement-entre-juifs-et-musulmans.php

Les présidents du CFCM et du Crif ont mis fin à leur polémique devant François Hollande.

C'est finalement à l'Élysée, mardi après-midi, devant un chef de l'État soucieux du «rassemblement de tous pour défendre les valeurs de la République» que les deux représentants symboliques des juifs et des musulmans en France - expressément invités à se réconcilier par François Hollande - ont repris langue après la violente crise de la veille.

À leur sortie, sur le perron de l'Élysée, Dalil Boubakeur, président du Conseil français du culte musulman (CFCM), et Roger Cukierman, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), visiblement émus, ont voulu sceller cette réconciliation par une longue poignée de main devant les caméras. «Nous sommes dans le même bateau, a alors déclaré Roger Cukierman, nous avons le même combat contre le racisme et l'antisémitisme et nous devons nous unir»pour «défendre le concept commun du vivre ensemble». Il venait de rappeler «la souffrance» de la communauté juive à la suite d'attentats commis «par des hommes qui se recommandaient d'un islam sans doute éloigné des valeurs du Coran».

Dalil Boubakeur, pour sa part, s'est félicité «d'un apaisement plus qu'utile et nécessaire pour que les fidèles de nos deux communautés puissent à nouveau partager la convivialité, le vivre ensemble, la confiance réciproque dans le respect de chacun» de façon «à apporter à nos jeunes» un témoignage signifiant que «tous sont des citoyens» et doivent être animés par «l'égalité et le respect».

Un message d'unité

Avant de les recevoir, François Hollande avait expliqué qu'il avait «souhaité» cette rencontre - dont les deux protagonistes étaient toutefois «demandeurs» - afin «d'envoyer un message d'unité, de solidarité et d'apaisement» parce que «nous en avons besoin» en particulier pour «les jeunes» et qu'il est vain de «créer d'inutiles polémiques».

La polémique s'était enflammée dans la journée de lundi. Dalil Boubakeur, offensé, avait refusé de participer le soir au dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France où l'avait invité Roger Cukierman (lire Le Figaro du 24 février). Ce dernier avait en effet déclaré le matin sur Europe 1: «Toutes les violences, et il faut dire les choses, toutes les violences aujourd'hui sont commises par des jeunes musulmans et, bien sûr, c'est une toute petite minorité de la communauté musulmane et les musulmans en sont les premières victimes.» À la question de savoir s'il était «choqué» par le terme «islamo-fascisme» employé par le premier ministre, Manuel Valls, M. Cukierman avait répondu: «Non, pas du tout, cela correspond assez bien à la réalité.»

Le Conseil français du culte musulman, réuni lundi en bureau exécutif, s'était aussitôt offusqué de cette déclaration. Il avait expliqué par communiqué l'ampleur de sa «consternation», jugeant «inopportun» que son président participe le soir même au dîner du Crif: «Considérer que toutes les violences aujourd'hui sont commises par des jeunes musulmans et approuver l'expression “islamo-fascisme” sont des déclarations irresponsables et inadmissibles qui contreviennent au principe même du vivre ensemble. Le CFCM ne peut accepter que la composante musulmane de France soit aujourd'hui l'objet d'attaques aussi graves qu'infondées.»Bernard Kanovitch, chargé pour le Crif des relations avec l'islam, se félicite de cette issue: «C'était le mieux que l'on puisse imaginer: que le président de la République mette - tout de suite - un terme à cette polémique.»

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"C'est reparti !" pour Charlie Hebdo Les Echos | Le 23/02 à 17:28, mis à jour à 22:31

Le numéro 1179 de l’hebdomadaire satirique sortira en kiosques mercredi 25 février. Deux nouveaux dessinateurs ont rejoint l’équipe.

« Le casse-tête de la reconstruction », pouvait-on lire dans le magazine « M » du Monde sorti vendredi dernier. Le prochain numéro de Charlie Hebdo est attendu en kiosques mercredi 25 février. Sur fond rouge vif, un dessin signé Luz figure une petite troupe composée, pèle-mêle, de Marine Le Pen, du pape François, de Nicolas Sarkozy, d’une équipe de BFMTV ou encore d’un jihadiste armé représenté sous les traits d’un chien méchant. Tous sont aux trousses... de Charlie Hebdo, un petit chien qui court, le journal satirique entre les dents. Le titre est sans appel : « C’est reparti ! ».

Huit absents et deux nouveaux

Après six semaines d’interruption, l’équipe a bouclé lundi son 1179è numéro dans les bureaux prêtés par le journal « Libération », et reprend son rythme hebdomadaire. A la tête du journal, c’est désormais Riss qui officie ; deux nouveaux dessinateurs ont rejoint l’équipe. Le dessinateur de presse algérien Ali Dilem, 47 ans, qui publiait jusqu’alors dans le quotidien algérien « Liberté » , et qui travaillait, lui aussi, dans des conditions délicates en Algérie, « avec la trouille au ventre ». Récemment interrogé sur France Inter, il était revenu sur les attentats de janvier et affirmait pourtant se sentir « plus planqué en Algérie qu’en France ». Autre nouveau dans l’équipe, René Pétillon, 69 ans, dessinateur et scénariste de bande dessinée, qui a officié au journal « Pilote », dans « L’Echo des savanes » et plus récemment, dans « Le Canard enchaîné ».

Mais au-delà de cette « renaissance », ce sont aussi les incertitudes de l’hebdomadaire satirique qui ressurgissent. L’insécurité, d’abord. Le nouveau directeur de la publication, récemment sorti de l’hôpital, est visé par une fatwa ; les futurs locaux du journal, au sud de Paris, sont en cours « d’ultra-sécurisation » ; par craintes, beaucoup de dessinateurs ont refusé de rejoindre la rédaction ; tous sont désormais entourés de policiers ; comment continuer dans cette atmosphère de doutes, de peurs ?

L'incertitude économique, ensuite. Après l’émoi suscité par les attentats de janvier, le numéro exceptionnel de Charlie Hebdo s’est arraché à 8 millions d’exemplaires. Difficile de dire à combien s’écoulera ce nouveau numéro, qui sera tiré à 2,5 millions de copies, quelque part entre son tirage d’avant les attentats [entre 24.000 et 50.000 exemplaires, NDLR] et celui du numéro “Tout est pardonné”. Avant le drame, Charlie n’était pas endetté mais peinait à survivre. Aujourd’hui, le journal affiche une meilleure santé financière : 10 millions ont été encaissés après la vente du numéro de 14 janvier, « 1,75 million d’euros a été donné par 24.500 particuliers [...], Google a versé 250.000 euros et l’association Presse et Pluralisme [...] a débloqué 200.000 euros », détaille « M ».
Pour autant, Patrick Pelloux (notedt, dit "l'ultra chialant") évoque un « cauchemar » qui peut « nous tuer » et Luz se demande « comment dessiner dans ce Charlie fantasmé qui nous submerge ? ». Des dissensions apparaissent quant au futur modèle économique du journal.

Alors, que faire et comment rester soudés ? Pas sûr que toutes ces réponses arrivent dans les prochaines semaines...

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Chrétiens d'Orient : les politiques condamnent en bloc le refus de la RATP Le Point - Publié le 05/04/2015 à 21:41 - Modifié le 06/04/2015 à 10:29

Des dirigeants de tous bords ont dénoncé le refus de la RATP d'apposer la mention "au bénéfice des chrétiens d'Orient" sur une affiche.

Des dirigeants politiques de tout bord ont condamné dimanche le refus de la RATP d'apposer la mention "au bénéfice des chrétiens d'Orient" sur une affiche de promotion d'un concert du groupe Les Prêtres, au nom de la "neutralité du service public". Objet de la discorde : 250 affiches annonçant dans le métro le concert en juin du groupe Les Prêtres (des prêtres catholiques auteurs d'albums à succès) dans la célèbre salle parisienne de l'Olympia, et qui mentionnaient que le concert était "au bénéfice des chrétiens d'Orient".

La RATP (Régie autonome des transports parisiens) a refusé cette mention au nom du "principe de neutralité du service public" dans "le contexte d'un conflit armé à l'étranger". "Je suis sidéré, je suis profondément républicain. (...) Mais c'est honteux, je demande à la RATP de régler le problème dès demain" mardi, s'est emporté le chef de file des sénateurs écologistes, Jean-Vincent Placé, sur BFM TV. "Sur les chrétiens d'Orient, avec le génocide qui est en cours par les barbares de Daesh et d' Al-Qaïda, je pense que la RATP aurait dû réfléchir à ce qu'est la solidarité, ce n'est pas une atteinte à la laïcité, quelle que soit la religion des gens", a renchéri sur la même chaîne le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde. Selon lui, "la RATP a fait une faute de jugement à deux titres : sur la laïcité et sur la solidarité".

Application bébête des grands principes de la laïcité

Thierry Solère, député UMP des Hauts-de-Seine, avait tranché plus tôt : "C'est une faute, on ne peut pas prendre le débat sur la laïcité comme prétexte à des choses de cette nature". Proche de Bruno Le Maire, Thierry Solère avait demandé à la RATP, lors du Grand Rendez-Vous (Le Monde, i>Télé, Europe 1), "de ne pas être dans cette application bébête des grands principes de la laïcité". "En ce jour de #Paques honte à la #ratp qui je l'espère présentera ses excuses", a tweeté la députée UMP des Bouches-du-Rhône, Valérie Boyer.

Dans un communiqué, le député PS Gérard Bapt, président du groupe d'amitié France-Syrie, a commenté pour sa part : "La laïcité n'impose pas d'omettre le devoir de sa solidarité avec une minorité religieuse constituant une cible privilégiée de Daesh et de ses alliés". Sur Twitter, la présidente du FN, Marine Le Pen, a adressé "une pensée particulière et émue pour les chrétiens d'Orient et tous les persécutés en raison de leur foi", sans toutefois faire référence explicitement à la décision de la Régie de transports.

La coordination des chrétiens d'Orient en danger (Chredo) a saisi en référé vendredi le tribunal de grande instance de Paris afin de contraindre la RATP et Métrobus à permettre la mention "au bénéfice des chrétiens d'Orient", refusée par la Régie qui invoque le "principe de neutralité du service public" dans "le contexte d'un conflit armé à l'étranger".

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Dalil Boubakeur souhaite doubler le nombre de mosquées en France Home ACTUALITE Société Par lefigaro.fr Mis à jour le 05/04/2015 à 15:14 Publié le 05/04/2015 à 12:09

C'est une revendication récurrente du Conseil français du culte musulman (CFCM). Réitérée samedi lors du Rassemblement annuel des musulmans de France, organisé par l'UOIF, une organisation considérée comme la vitrine des Frères musulmans, elle a eu un fort retentissement. Le président du CFCM et recteur de la mosquée de Paris Dalil Boubakeur a plaidé pour le doublement en deux ans du nombre de mosquées disponibles en France. Actuellement l'Hexagone compte 2200 établissements.

Pour les «7 millions de musulmans» de France, les mosquées actuelles «ne suffisent pas», a souligné le président du CFCM, qui n'a pas détaillé cette estimation. Les chiffres officiels recensent plutôt de 4 à 5 millions de musulmans dans l'Hexagone. «Il y a beaucoup de salles de prières, de mosquées inachevées, et il y a beaucoup de mosquées qui ne sont pas construites, je pense qu'il faut le double de mosquées», a insisté Dalil Boubakeur. Déjà en 2011, son prédécesseur au CFCM, Mohammed Moussaoui, recommandait «un doublement de la surface» réservée aux lieux de prières.

Dalil Boubakeur n'a pas précisé comment ces mosquées pourraient être financées, un sujet sensible alors que le gouvernement cherche à éviter leur financement par des Etats étrangers. Ces déclarations ont été saluées avec satisfaction par l'hôte de la journée et président de l'UOIF. «Il faut que le nombre de mosquées reflète le nombre de musulmans. Nous avons le droit de construire des mosquées, le droit que les maires ne s'y opposent pas», a remarqué Amar Lasfar. «Il y a de moins en moins de maires qui s'opposent systématiquement à la construction de mosquées», s'est-il réjoui.

Faire front dans l'unité

Dalil Boubakeur a également insisté sur la nécessaire formation des imams, en espérant aboutir bientôt à un accord avec «certaines universités parisiennes» pour le volet non-religieux de cette formation. Ces cours auraient pour objectif «de transmettre des connaissances de la France, de la loi, des traditions françaises à nos imams, pour qu'ils aient une formation complète, religieuse et républicaine», a-t-il ajouté.

Trois mois après les attentats des frères Kouachi et de leur complice Amedy Coulibaly, Dalil Boubakeur a regretté les amalgames: «les musulmans sont souvent accusés d'avoir insuffisamment dénoncé la violence et le terrorisme, comme s'ils en étaient directement les responsables, et c'est faux». Son intervention à la tribune de l'UOIF se voulait un message d'unité de la communauté musulmane. Sa présence concrétise le rapprochement entre le CFCM et l'UOIF, des instances longtemps rivales.

Sans surprise, ses déclarations ont fait bondir le FN. Le parti de Marine Le Pen a dénoncé «une provocation». «L'aide financière apportée par certains Etats tels que l'Arabie saoudite ou le Qatar, qui entretiennent des liens avec les pires mouvements djihadistes du monde, constitue une menace certaine pour la sécurité national», a écrit la formation dans un communiqué. Le FN exige le gel des chantiers en cours et appelle à une enquête sur leur financement.
En revanche Dalil Boubakeur a reçu le soutien de Monseigneur Ribadeau-Dumas. Le porte-parole de la conférences des Evêques de France a jugé sur Europe 1 démarche «légitime»: «les musulmans doivent pouvoir, comme les chrétiens et les juifs, pratiquer leur religion».

En vertu de la loi de 1905, l'Etat ne finance pas en principe l'édification de lieux de culte qui dépendent de la générosité des fidèles, d'ONG ou de nations étrangères. Les collectivités peuvent intervenir en garantissant des prêts ou en signant des baux emphytéotiques. Des fédérations liées aux pays d'origine des musulmans de France - Maroc, Algérie, Tunisie et Turquie- peuvent être amenées à gérer des lieux de culte et à en rémunérer les imams, rappelait Le Monde.

Le question de la construction de nouvelles mosquées était au centre d'un rapport rendu mi-mars par le sénateur Hervé Maurey. L'élu suggérait que les maîtres d'ouvrages aient l'obligation de fournir un plan de financement certifié par un commissaire aux comptes pour assurer la transparence». Autre recommandation clé: «définir explicitement par décret en Conseil d'État, les types de dépenses municipales pouvant relever du culturel et du cultuel». En effet, la partie culturelle d'un édifice cultuel peut recevoir des subventions.

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France : Dalil Boubakeur veut doubler le nombre des mosquées Publié le Lundi 06 Avril 2015 à 09:58 GlobalNet Tunisie http://www.gnet.tn/revue-de-presse-internationale/france-dalil-boubakeur-veut-doubler-le-nombre-des-mosquees/id-menu-957.html

Mosquée de Paris. Reuters - Dalil Boubakeur, le président du CFCM, a appelé samedi à doubler le nombre de mosquées en France d'ici deux ans pour pallier le manque de lieux de culte pour les millions de musulmans.

"Nous avons 2.200 mosquées. Il en faut le double d'ici deux ans", a-t-il dit samedi lors du Rassemblement annuel des musulmans de France, organisé par l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) au Bourget.

Le porte-parole de la conférences des Evêques de France, Mgr Ribadeau-Dumas, a jugé dimanche "légitime" la volonté du président du Conseil français du culte musulman (CFCM) de doubler le nombre de mosquées en France.

"Les musulmans doivent comme les chrétiens et les juifs pratiquer leur religion", a-t-il dit sur Europe 1.

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A Izieu, Hollande en appelle à « la fraternité » et à « la République » LE MONDE | 06.04.2015 à 12h11 • Mis à jour le 06.04.2015 à 12h13 | Par David Revault d'Allonnes

François Hollande s’est rendu à la maison d’Izieu (Ain), lundi 6 avril, au Mémorial des enfants juifs exterminés. Le 6 avril 1944, au petit matin, les SS et la Gestapo dépêchés par Klaus Barbie faisaient irruption dans ce refuge situé au bout d’une route serpentant entre vignes et petits villages, où des dizaines d’enfants de familles juives de toutes origines avaient trouvé asile depuis mai 1943. Arrêtés, 44 enfants et 7 adultes furent tous déportés et assassinés, à la seule exception d’une éducatrice.

Soixante et onze ans après, il s’agissait pour le président de la République à la fois de commémorer cet événement, de souligner la politique mémorielle pratiquée en ce lieu accueillant chaque année des centaines d’élèves, et de se recueillir sur « le théâtre d’un crime abominable » tout en saluant « un symbole de mémoire et de fraternité ». « Les lieux de mémoire sont là pour mettre les consciences en éveil », a ainsi rappelé M. Hollande, qui a défini « le message d’Izieu » comme « celui de l’engagement », mais aussi « de la République » et « de la fraternité ».

Après François Mitterrand, qui s’y était rendu pour l’inauguration du Musée mémorial en avril 1994, François Hollande est le second chef de l’Etat à effectuer le déplacement en ce lieu éminemment symbolique de la déportation des 76 000 juifs de France, dont 11 400 enfants. « Le temps ne doit pas effacer cela. S’il y parvenait, ce serait que la République aurait renoncé à demeurer elle-même », avait à l’époque prévenu M. Mitterrand. Son propos intervenait sept ans après la condamnation à perpétuité de Klaus Barbie, en 1987, par la Cour d’assises du Rhône, laquelle, avait-il alors estimé « ne nous exempte pas de (…) la lutte quotidienne contre les germes d’un mal qui guette nos sociétés ». Il avait condamné « des propos, des insultes, des inscriptions sacrilèges, des profanations de tombes ».

« Mission éducative »

Vingt et un ans plus tard, alors qu’en France l’antisémitisme ressurgit et que des attentats visent spécifiquement des juifs, l’Elysée avait conçu cette commémoration comme un « message particulièrement actuel ». « Plus que jamais, l’Histoire nous livre des leçons pour le présent. Elle nous rappelle qu’il y a besoin de combattants pour prévenir et pour vaincre la barbarie », a ainsi expliqué le chef de l’Etat.

Un peu plus d’un mois après s’être rendu au cimetière juif saccagé de Sarre-Union (Bas-Rhin) et à Auschwitz (Pologne) pour le 70e anniversaire de la découverte du camp, François Hollande poursuit donc sans relâche ses efforts d’édification. « Dans notre civilisation de l’image et de l’information continue, les lieux de mémoire et les outils qu’ils proposent sont aussi une indispensable école du discernement et du rappel aux faits historiques face à toutes les falsifications », a-t-il rappelé, avant d’expliquer que le plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, prochainement présenté par le premier ministre, « fera une place essentielle à la mission éducative » et « prévoit que chaque élève entrera en contact avec un lieu de culture, d’histoire et de mémoire, à chaque temps de la scolarité, primaire, collège et lycée ».

Message politique

M. Hollande a aussi expliqué que « le tronc commun de formation de tous les futurs professeurs du premier comme du second degré fera également une place prioritaire à l’enseignement laïc du fait religieux et à la lutte contre les préjugés racistes et antisémites ». « Les mémoires personnelles et familiales agissantes jusqu’à maintenant s’estompent, estime la présidente de la Maison d’Izieu, Hélène Waysbord, enseignante retraitée, écrivaine et fille de déportés. Le moment est venu de poser un nouveau jalon, de conserver ce passé en mémoire, non seulement comme un mémorial, mais un élément pour penser le présent et imaginer l’avenir, et de réveiller ceux qui disent qu’on a trop entendu parler de la Shoah et qu’il faut passer à autre chose. »

Une semaine après le second tour des départementales, qui a vu le FN confirmer son ancrage électoral, M. Hollande a également délivré à Izieu un message très politique : « Le repli et le rejet sont des poisons mortels pour une nation. La France succomberait si elle y succombait », a martelé le président, citant Albert Einstein : « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire. » David Revault d'Allonnes Grand reporter au service politique. En charge de l'Elysée

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L'Hermione: Hollande salue "une journée historique" 18/04/2015 à 16h22 Mis à jour le 18/04/2015 à 19h37 http://www.bfmtv.com/societe/l-hermione-fait-le-lien-entre-la-france-et-l-amerique-declare-hollande-878810.htmlLe

Le président de la République a visité la reproduction du navire du XVIIIème siècle qui partira ce dimanche soir pour traverser l'Atlantique.

"L'Hermione est une grande fierté, la preuve que ceux qui pensaient que rien n'était possible en France, ils se trompent", a déclaré François Hollande depuis Fouras, en saluant "la frégate qui fait le lien entre la France et l"Amérique".

Il a rendu hommage à "vous tous qui vous êtes mobilisés" pour que la frégate puisse être reconstruite sur le modèle de celle qui avait conduit Lafayette en Amérique pour y soutenir la révolution en 1780, avec des techniques artisanales parfois oubliées.

"Pendant vingt ans, vous vous êtes acharnés", et aujourd'hui, "L'Hermione est un chef d'oeuvre collectif, qui a rassemblé tant de métiers", a souligné le président avant d'ajouter: "il a fallu les meilleurs artisans" pour la reconstruire. ...

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"François Hollande a préféré la lumière de Boboland" dit Elizabeth Martichoux REPLAY / EDITO - François Hollande était dimanche sur le plateau du "Supplément" de "Canal +". http://www.rtl.fr/actu/politique/francois-hollande-a-prefere-la-lumiere-de-boboland-dit-e-martichoux-7777419994

1 million 789.000 téléspectateurs ont regardé l'interview de François Hollande hier sur Canal +. Mais quoiqu'il en soit, pour l'Elysée, l'enjeu n'était pas de toucher un très grand nombre de Français. Sinon il serait allé sur TF1, France 2 ou France 3. Alors, cette émission va t-elle marquer ? Rappelons une règle de base: une émission de télé ne sert jamais à redorer le blason d'un Président. Surtout aussi impopulaire que François Hollande.
L'opinion ne sera sensible qu'aux résultats de sa politique. Et les communicants de l'Élysée le savent parfaitement. Mais leur nouveau modèle, c'est Obama, qui excelle dans l'art de la communication vers des publics de niche, c'est à dire très ciblés. Hier, François Hollande parlait aux fans urbains, pas ceux de la France profonde. Il faut varier les auditoires.

Un emballage flatteur

Et puis faute de vouloir et/ou pouvoir innover en terme de ligne, il faut surprendre sur la forme. Le président a choisi cette émission au ton très Canal +, décalé, loin des grands messes politiques classiques. Un emballage flatteur, mais sur le fond, et là on peut citer un hollandais de la première heure : "Je ne suis pas sûr que cette émission ait marqué qui que ce soit".

Par ailleurs, connaissez-vous l'histoire de l'homme qui a perdu ses clefs et qui les cherche au pied du réverbère ? Pas parce qu’il les a laissées là, mais parce que c'est là où il y a de la lumière. Car le rapport, c'est que François Hollande a perdu une grande partie des Français depuis trois ans. Hier, en allant dans cette émission, il ne risquait pas de les retrouver. Mais le Président a préféré la lumière, celle de "Boboland", pas en terrain hostile. Il a été réactif comme il sait l'être ; habile. Il y a toujours un risque à faire deux heures en direct à la télévision. Le seul moment où il s'est emberlificoté, c'est quand il a présenté les mesures économiques, c'était un poil embrouillé, pour le reste il était bon.

Une idée gadget, pense Nicolas Sarkozy

La qualité que les français lui reconnaissent majoritairement, c'est son son capital sympathie. Il le confirme. Et ça n'est pas totalement inutile, notamment face à Nicolas Sarkozy. L'ex-Président n'aurait d'ailleurs pas regardé l'émission. Il a pris deux ou trois jours de repos au Cap Nègre en famille avant de faire un meeting à Nice mercredi. Il trouvait cependant que c'était une idée gadget pour le président de participer au Supplément.

Mais, pour François Hollande, il s'agit justement de prouver à l'opinion qu'il n'est pas que sympathique. Qu'il peut être aussi et surtout, crédible et cohérent. Ce n'est pas dans cette émission qu'il l'a démontré. Autrement dit, ce n'est pas comme ça qu'il retrouvera ses clefs. Un message fort à la jeunesse ?

À l'Elysée, on explique que ce qui a été très réussi, c'est le dialogue avec les jeunes. Que ça a été l'occasion d'envoyer un message très fort à la jeunesse. L'objectif est-il atteint ?

Encore un petit détour, cette fois par la publicité. Quand les crèmes anti-rides sont arrivées sur le marché, ce sont des femmes très jeunes qui vantaient leur efficacité supposée sur les affiches. Et pourtant ce sont plutôt les quadras/quinquas qui étaient ciblées. La publicité a marché, carton plein. Avec les jeunes c'est pareil. C'est un grand classique de la politique.

Les jeunes, il faut leur parler, les avoir sous la main pour l'image. Mais en réalité ce sont les parents et les grands-parents qui sont visés. Ce sont eux qu'il faut convaincre qu'on est le meilleur parce que qu'on s'occupe bien de leur progéniture. Il y a une réalité statistique: les 18/24 ans représentent 10% de la population en âge de voter. Les 60 ans et plus, 33%. Du simple au triple, et François Hollande le sait. Il s'adresse aux jeunes pour avoir un supplément d'électeurs plus âgés.

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Les (rares) annonces à retenir des 3 heures d'interview de François Hollande http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20150419.OBS7539/les-rares-annonces-a-retenir-des-3-heures-d-interview-de-francois-hollande.html?xtor=RSS-24

François Hollande a fait, dimanche 19 avril, le pari osé de donner une longue interview à l'émission "Le Supplément" de Canal+, afin de redorer son blason auprès d'une partie de son électorat, la classe moyenne des grandes villes. Autrement dit : "les bobos".

Trois heures plus tard, le chef de l'Etat ressort de cette émission mêlant information et divertissement avec l'image d'un homme accessible et serein. En revanche, sur le fond, le chef de l'Etat a fait très peu d'annonces, comme l'avait annoncé l'Elysée. "L'Obs" a suivi la (longue) émission, pour dresser un bilan des annonces.

# La prime d'activité élargie

François Hollande a annoncé son intention "d'élargir" la prime d'activité, un complément versé aux bas salaires à partir de 2016, notamment en faveur des jeunes de moins de 25 ans. Le gouvernement va donner à "toutes les personnes qui sont dans les petits boulots, l'intérim, le temps partiel, une prime supplémentaire pour que ça puisse être avantageux de travailler, de continuer à travailler" malgré de bas salaires, a-t-il déclaré. François Hollande n'a toutefois pas précisé si elle sera étendue aux apprentis et aux étudiants salariés.

La prime d'activité va se substituer, à partir du 1er janvier 2016 à la prime pour l'emploi et au RSA-activité, lequel ne bénéficiait pas aux jeunes de moins de 25 ans. Or, "les plus précaires sont souvent les jeunes, ceux qui acceptent des petits boulots, des stages, quelques fois des contrats qui durent un mois", a-t-il fait valoir.
Pour les favoriser, ils vont avoir cette prime d'activité."

La création de la prime d'activité fait partie du projet de loi sur le dialogue social que le ministre du Travail François Rebsamen doit présenter mercredi en Conseil des ministres. Son coût est évalué à quatre milliards d'euros par an par le gouvernement. Plus de 5,6 millions d'actifs seront éligibles, dont "un à 1,2 million de jeunes" avait dit le ministre de la Jeunesse Patrick Kanner.

# Des avantages pour les entreprises qui prendront des apprentis

François Hollande a annoncé des "avantages" pour les petites entreprises qui prendront des "apprentis mineurs", affirmant que celles-ci ne "paieront plus rien" sur ces emplois, à compter de la rentrée 2015.
Nous allons lancer une opération pour soutenir l'apprentissage. Il y aura des avantages pour tous les employeurs, dans les toutes petites entreprises qui prennent un apprenti mineur, les plus jeunes, ceux qui peuvent être en décrochage scolaire."

Accessible aux jeunes de 25 ans et moins, l'apprentissage est une formation initiale qui alterne cours théoriques et périodes en entreprise. Le dispositif est jugé efficace pour l'insertion professionnelle des jeunes mais souffre d'une image dégradée. Pour le rendre plus attractif, le gouvernement a lancé, à la rentrée 2014, une campagne de promotion et un nouveau régime d'aides aux entreprises.

Depuis le 1er septembre, les entreprises de moins de 250 salariés ont droit à une nouvelle prime de 1.000 euros minimum pour tout apprenti supplémentaire. Elle s'additionne à une prime déjà existante de 1.000 euros minimum par an et par apprenti dans les entreprises de moins de 11 salariés. Malgré un nouvel arsenal d'aides, les entrées en apprentissage ont de nouveau baissé, d'environ 3% en 2014, après -8% l'année d'avant selon la Dares, service des statistiques du ministère.

# Vers un barème pour les indemnités des Prud'hommes

François Hollande a proposé que des dispositions de la loi Macron imposent aux tribunaux de Prud'hommes un délai de "3 mois, 6 mois maximum" pour trancher les contentieux portant sur des licenciements.

Certaines dispositions de la loi Macron sur la croissance, qui vont "être encore précisées", s'adressent aux "entreprises qui craignent d'embaucher, parce qu'elles ont peur de ne pas pouvoir licencier". "En cas de contentieux, s'il y a une rupture, les Prud'hommes, qui seront saisis, devront décider en 6 mois maximum, et les indemnités de licenciement seront d'ores et déjà fixées, dans le cadre d'un barème" a-t-il précisé.
Il faut que le coût de la rupture soit connu : si le coût est connu, si les conditions de la rupture sont précisées, c'est plus facile", a-t-il estimé. "Ce qui fait le risque de prendre une personne en CDI et d'avoir un contentieux plus tard, disparaîtra."
L'examen du projet de loi Macron reprendra le lundi 4 mai au Sénat et devrait s'achever le jeudi 7 mai.

# Les Sages examineront la loi sur le renseignement

François Hollande a annoncé qu'il saisirait lui-même le Conseil constitutionnel une fois le projet de loi sur le renseignement voté afin d'apporter la "garantie" que ce texte est "bien conforme" à la loi fondamentale.

Le texte est largement décrié, ses opposants dénonçant "une surveillance de masse". Le chef de l'Etat a voulu rassurer sur le fait que "cette loi ne remet en aucune façon en cause les libertés". Personne ne vous écoutera sauf s'il y a eu un certain nombre de suspicions sur vos activités terroristes, ou sur vos liens avec des personnes terroristes", a-t-il précisé.
La députée Nouvelle Donne, Isabelle Attard, a également annoncé son intention de saisir le Conseil constitutionnel : #LeSupplément @fhollande : "je saisirai le conseil constitutionnel" à la fin des débats. Bon, au cas où, moi aussi, avec 59 autres. IA

# Les petites phrases à retenir

Et comme chaque intervention politique s'accompagne de son lot de petites phrases, voici une compilation des bons mots de François Hollande :
"Les dernières minutes [du quinquennat seront] de la même intensité [que les premières semaines]. Je ne veux rien lâcher. Et ce n'est pas parce qu'il y aura une campagne - il y aura de toute façon une campagne [pour l'élection présidentielle de 2017], nous verrons si j'y serai -, mais de toute manière je travaillerai", a-t-il lancé.
"Je ne me suis même pas posé la question", affirme-t-il à propos d'un éventuel remaniement du gouvernement en juin. "Mais vous voyez ce qui m'importe, c'est qu'il y ait moins de chômage en juin plutôt que de remanier en juin."
"Si Christiane Taubira n'était pas heureuse, elle serait partie", a-t-il dit, alors qu'on prête à la ministre de la Justice des états d'âme quant à la politique menée par le gouvernement. "Madame Le Pen parle comme un tract du Parti communiste des années 1970", a-t-il glissé. "En pensant qu'on peut fermer les frontières, qu'on peut nationaliser les industries, qu'on peut sortir un certain nombre de capitaux de notre pays sans risque [...] sauf que le Parti communiste ne demandait pas qu'on chasse les étrangers, qu'on fasse la chasse aux pauvres." François Hollande a toutefois laissé entendre qu'il pourrait débattre avec Marine Le Pen s'il se retrouvait face à la présidente du FN au second tour de l'élection présidentielle en 2017.
"Le Front national n'est pas un parti républicain, c'est un parti dans la République. C'est pas la même chose", a-t-il encore souligné.
"Moi, président, je choisis mes costumes", a-t-il lancé.
"Les actionnaires [de MoryGlobal, ex-Mory Ducros] ont pris la fuite", a-t-il affirmé à propos de la mise en liquidation du transporteur, entraînant le licenciement de près de 2.150 salariés, dont son fils Thomas Hollande défend les intérêts.

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Génocide arménien: François Hollande et Vladimir Poutine présents à Erevan http://www.20minutes.fr/monde/1594375-20150424-commemoration-genocide-armenien-francois-hollande-vladimir-poutine-presents

L'Arménie célèbre vendredi le 100e anniversaire du génocide de 1915 perpétré par les Turcs ottomans, au lendemain de la canonisation par l'Eglise arménienne des 1,5 million de morts dans ces massacres et malgré les critiques de la Turquie qui rejette le terme de génocide.

Parmi les centaines de milliers de personnes attendues ce vendredi à une cérémonie commémorative à Erevan, figurent les présidents russe Vladimir Poutine et français François Hollande.

Génocide arménien : Obama renonce à froisser la Turquie par Charlotte Alix vendredi 24 avril 2015 05:47 http://www.franceinfo.fr/actu/monde/article/genocide-armenien-obama-renonce-froisser-la-turquie-671641

Le président américain a qualifié jeudi de "terrible carnage", le massacre d'Arméniens pendant la Première Guerre mondiale. Pour la 7e année consécutive, il a donc refusé, contrairement à sa promesse, de parler de génocide.

“Le génocide arménien n’est pas un point de vue, mais un fait largement étayé par des preuves historiques accablantes". Voilà ce que déclarait en 2007 un jeune sénateur de l’Illinois. Barack Obama promettait alors de reconnaître le génocide s’il était élu président suscitant beaucoup d’espoir au sein de la diaspora arménienne des États-Unis, la deuxième plus importante au monde, avec une population estimée à environ 1 million de personnes. Mais pour la 7ème année consécutive, Barack Obama s’en est tenu au terme de massacre et d’atrocités, comme tous les présidents américains avant lui.

La capitulation du président face à la Turquie est une honte nationale et une trahison de notre confiance a aussitôt réagi le président du Comité arménien d’Amérique. Une promesse à nouveau trahie, sacrifiée sur l’autel de la realpolitik : Washington ne veut pas, cette année plus encore que les autres années, froisser la Turquie, qui constitue un allié, certes revêche, mais un allié incontournable dans la région.
Les Américains ont besoin des Turcs dans leur stratégie contre l’Etat islamique... au moment où l’armée américaine tente de convaincre Ankara de l’autoriser à utiliser une de ses bases militaires pour des opérations offensives et alors que les Américains vont commencer à former, sur le territoire turc, 200 rebelles syriens le mois prochain. Pragmatique, Washington a donc renoncé, malgré nous dit-on, d’intenses débats au sein de l’administration Obama.

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Hollande annonce "un milliard d'euros sur trois ans" pour le numérique à l'école Le Point - Publié le 07/05/2015 à 19:16 - Modifié le 07/05/2015 à 19:56

Le président va puiser dans les crédits des investissements d'avenir pour financer son plan censé faire de la France le leader dans l'e-éducation.

"Le tiers proviendra du programme d'investissements d'avenir" et "le reste, 650 millions seront à la charge de l'État pour la formation des personnels, pour le développement des ressources pédagogiques et pour le financement des ordinateurs ou des tablettes", a indiqué le chef de l'État. "Pour chaque euro qu'un conseil départemental investira pour l'équipement des élèves au collège, l'État mettra également un euro", a-t-il poursuivi, "l'objectif" étant que "d'ici à 2018 - je l'espère, pas plus tard - 100 % des élèves en collège disposent d'un outil numérique".

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Réforme du collège : les sujets qui fâchent Publié à 13h32, le 07 mai 2015, Modifié à 14h58, le 07 mai 2015 http://www.europe1.fr/societe/reforme-du-college-les-sujets-qui-fachent-939512

La réforme du collège est loin d'être adoptée mais les points de crispation sont déjà nombreux.

L'UMP en a fait son nouveau cheval de bataille.
La réforme du collège, qui est pourtant loin d'être entérinée, est critiquée de toutes parts. Face à ces polémiques qui durent depuis plusieurs semaines, François Hollande et Manuel Valls sont même montés au créneau pour défendre la ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem.
Accusée tour à tour de vouloir tuer l'enseignement de l'allemand, du latin et du grec, la locataire de la rue de Grenelle est, dernière critique en date, soupçonnée de négliger l'histoire de France.

Parce que vous avez peut-être (sans doute) raté un épisode, Europe1.fr vous résume en trois points les sujets qui fâchent.

La réforme des langues anciennes

Les options latin et grec telles qu'elles existent aujourd'hui au collège sont supprimées. Elles sont remplacées par un "enseignement pratique interdisciplinaire" consacré aux langues et cultures de l'Antiquité. Face à la fronde des professeurs de langues anciennes, "un enseignement de complément" (une heure en 5e, deux heures en 4e et 3e) a été annoncé, ce qui revient finalement à rétablir une option au collège. Mais les enseignants de langues anciennes regrettent de ne pas disposer d'un horaire formellement inscrit et craignent que ces enseignements n'apportent qu'un "vernis de culture".

La fin des classes bilangues

La réforme du collège prévoit la suppression des classes bilangues ainsi que des sections européennes, accusées de favoriser l'élitisme et de creuser les inégalités au collège. Or, ces parcours sont particulièrement prisés par les élèves souhaitant apprendre l'allemand. Les classes bilangues avaient d'ailleurs été créées il y a dix ans pour sauver les cours d'allemand, dont le nombre d'élèves était en chute libre. Du coup, les germanophones, Jean-Marc Ayrault en tête disent "nein danke" à cette disparition programmée. Même les autorités allemandes ont fait savoir leur mécontentement.

Mais rue de Grenelle, on n'entend pas revenir sur cette réforme. Et on brandit la grande nouveauté : l'apprentissage d'une deuxième langue vivante dès la cinquième au lieu de la quatrième. Les élèves auront 2 h 30 hebdomadaires de LV2 en cinquième, et autant en 4e et 3e - soit 7 h 30 au total, contre 6 heures aujourd’hui. Sans compter le temps passé pour la première langue vivante qui ne change pas : 4h en sixième, puis 3h à partir de la cinquième.

Les programmes d'histoire

C'est sur ce sujet que les esprits se sont le plus échauffés. En cause, les nouveaux programmes histoire du CP à la 3e, dont une première mouture a été présentée en avril par le Conseil supérieur des programmes (CSP). Dans ce projet, les thèmes sont divisés en sous-thèmes. Et pour la première fois, certains sujets seront obligatoires et d'autres facultatifs, laissés au choix de l'enseignant. Ce qui fait craindre à certains que des impasses soient faites. Autre reproche : une vision culpabilisante de l'histoire. Ainsi, les conquêtes coloniales ou les traites négrières sont, selon eux, privilégiées au détriment de l'enseignement du Siècle de Lumières qui devient facultatif.

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Au camp nazi du Struthof, François Hollande rappelle que « le racisme et l'antisémitisme sont encore là » Le Monde.fr avec AFP | 26.04.2015 à 19h25 • Mis à jour le 27.04.2015 à 10h09

François Hollande s'est rendu dimanche 26 avril au camp du Struthof, seul camp de concentration nazi installé sur le territoire français, à l'occasion de la Journée nationale de la déportation. Dans ce camp, 52 000 déportés venus de toute l'Europe ont été détenus et où 22 000 d'entre eux sont mort.

François Hollande est le premier président français à avoir visité la chambre à gaz de ce camp, construit sur le site d'une ancienne petite station de montagne. Le chef de l'Etat a ensuite prononcé un discours dans lequel il a mis en garde contre la résurgence du racisme et de l'antisémitisme :
« La connaissance de l'Histoire ne nous préserve pas du pire, le pire peut toujours se produire et c'est en le connaissant que nous pouvons le prévenir. L'antisémitisme et le racisme sont encore là et donc nous devons (...) agir pour protéger ceux qui peuvent en être encore aujourd'hui les victimes »

Ici se trouve « la seule chambre à gaz, le seul camp de concentration qui a été installé sur le sol de France (...) Ce qui s'est passé ici est un crime atroce qui s'est produit en Europe et qui a été le fait d'Européens », a-t-il rappelé.

Expérimentations médicales

M. Hollande, qui voulait donner une dimension européenne à cette commémoration, avait invité à ses côtés les dirigeants des principales institutions européennes : les présidents du Parlement Martin Schulz et du Conseil Donald Tusk, la première ministre de Lettonie, Laimdota Straujuma, qui assure la présidence tournante de l'UE, et le secrétaire général du conseil de l'Europe, Thorbjørn Jagland.

Premier camp de concentration découvert par les Alliés à l'Ouest, le Struthof, qui fut l'un des plus meurtriers du IIIe Reich, est resté longtemps peu connu en dehors de l'Alsace. Il abrite aujourd'hui un Centre européen du résistant déporté, inauguré en 2005 par Jacques Chirac.

Au Struthof, les déportés, essentiellement des politiques et des résistants mais aussi des Juifs, des Tziganes et des homosexuels, venaient quasiment de tous les pays annexés par le IIIe Reich.

Sa chambre à gaz avait été installée par les nazis dans l'auberge-restaurant de l'ex-station de ski, essentiellement pour des expérimentations médicales, notamment de gaz de combat sur les détenus. 86 Juifs, venus d'Auschwitz, y furent aussi assassinés et leurs corps entreposés à l'université de Strasbourg, devenue dans l'Alsace annexée l'université du Reich.

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Hollande en Guadeloupe : "on nous enfume" sur l'esclavage Publié à 09h35, le 10 mai 2015, Modifié à 11h15, le 10 mai 2015 http://www.europe1.fr/politique/esclavage-hollande-ne-nous-respecte-pas-940094

COMMÉMORATION - François Hollande inaugure dimanche, en Guadeloupe, le plus grand mémorial sur la traite et l'esclavage.

"Nous vivons avec cette mémoire. Nous devons la mettre au service de l'espérance". En visite dimanche en Guadeloupe, François Hollande inaugure dimanche le plus grand centre au monde d'expressions et de mémoire sur la traite et l'esclavage, à Pointe-à-Pitre.

Ce Mémorial ACTe "doit permettre de connaître le passé, mais aussi de lever une force pour que nous puissions, ici, avoir une mission de développement. Cette mémoire ne doit pas être vindicative. Elle doit être rassembleuse et nous amener à lutter contre les formes, hélas, nouvelles d'esclavages", a insisté samedi le chef de l'Etat depuis la Martinique, étape précédente de sa vaste tournée dans la Caraïbe. Mais ce musée suffira-t-il à apaiser les tensions autour de la tragédie que fut l'esclavage ?

"Faire mémoire ensemble". Pour Michaëlle Jean, secrétaire générale de la Francophonie, qui sera présente dimanche aux côtés de François Hollande, ce mémorial "interpelle aujourd'hui le monde entier sur l'abomination de l'esclavage tel qu'il a été pratiqué pendant des siècles, mais aussi sur l'impérieuse nécessité de demeurer vigilants face à toutes les formes d'exploitation, de trafics d'êtres humains et face au racisme dangereusement banalisé". Christiane Taubira, elle aussi, y voit un outil pour "faire mémoire ensemble, et c'est très important".

"C'est une histoire restée silencieuse pendant trop longtemps. Ce n'est pas que l'histoire de l'Outre-mer : c'est l'histoire de l'humanité et il est bon de se souvenir. C'est une histoire d'une extrême violence, difficile à accepter. Toutes les sociétés des Caraïbes sont issues de la traite négrière et de l'esclavage. Toutes aujourd'hui se rassemblent et sont en capacité d'anticiper les difficultés. Si des petits esprits mesquins sont incapables de le comprendre, ils seront largués par l'histoire et l'avenir. Il y a encore de l'esclavage dans le monde. Et il doit être combattu avec la même détermination", a lancé la Garde des Sceaux, samedi au micro d'Europe 1.

"De la poudre aux yeux". Mais aux yeux de certains, le Mémorial ACTe est loin de suffire et il faudrait aller beaucoup plus loin. "Il est important qu'il y ait des musées, pour la connaissance et la mémoire. Mais le contexte actuel est nauséabond. En Guadeloupe, il y a beaucoup de rues qui portent les noms d'esclavagistes. Certaines tombes sont entretenues par la Conseil général. On n'aurait jamais accepté qu'une tombe de nazi soit entretenue en France", déplore Eli Domota, Secrétaire général de l'Union générale des travailleurs guadeloupéen, interrogé sur Europe 1.

"Nous avons interpellé M.Hollande sur le fait qu'aujourd'hui, nier que l'esclavage soit un crime contre l'humanité ou faire l'apologie de l'esclavage ne soit toujours pas condamnable par la loi française. Aujourd'hui, M. Hollande comme ses prédécesseurs ne nous respecte pas. C'est de la poudre aux yeux. On nous enfume et nous disons non", réagit le syndicaliste, demandant également l'ouverture du "dossier des indemnisations d'esclaves et de la restitution des terres".

"En 1848, là seule chose qui restait aux nouveaux libres, c'était la liberté. Vous étiez libre mais vous n'aviez pas d'argent, pas de terres, pas de souliers. Et la seule alternative qui vous restait était d'aller travailler pour vos anciens maîtres comme salarié. Sinon, vous étiez pourchassez pour vagabondage", martèle Eli Domota. Et d'enchaîner : "et bien nous sommes dans la même situation. Nous avons encore le sentiment d'être dans un régime d'apartheid".

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Cuba : quand François Hollande rencontre Fidel Castro Laure BRETTON (envoyée spéciale à Cuba) 12 mai 2015 à 07:24 (Mis à jour : 12 mai 2015 à 07:54) http://www.liberation.fr/politiques/2015/05/12/hollande-face-a-fidel-castro-j-avais-devant-moi-un-homme-qui-a-fait-l-histoire_1307643

En tournée pendant cinq jours dans les Caraïbes, le président français a rencontré ce lundi soir à Cuba le «Lider Maximo». Une rencontre tenue secrète jusqu'au dernier moment et qui agace les dissidents cubains.

Le diplomate en reste comme deux ronds de flan. «Je l’apprends de votre bouche», souffle-t-il quand on lui annonce la rencontre entre François Hollande et Fidel Castro à l’heure même où le président français est attendu devant la communauté française de La Havane. Au beau milieu de ses trente heures «historiques» à Cuba, François Hollande a donc décroché à la surprise générale l’honneur d’une entrevue avec le Lider Maximo.
La dernière photo du père de la révolution cubaine, flottant dans son survêtement Adidas bleu marine, datait de début avril, lors d’une rencontre avec des étudiants. Mais avant cela, ni les Cubains ni le reste du monde n’avaient eu d’image du vieux dirigeant de 88 ans que l’on dit affaibli depuis 14 mois.
Et tout d’un coup, par la grâce d’un voyage français qui enquille les premières, un cliché officiel signé d’un des fils de Fidel, Alejandro Castro. A Cuba, la politique et la diplomatie restent une histoire de famille.

D’ailleurs, c’est entouré de son épouse, ses fils et même un arrière-petit-fils, que Fidel Castro a reçu François Hollande dans sa maison. Cinquante minutes pour parler surtout de climat, d’environnement, d’accès à l’eau et d’alimentation – les sujets fétiches de l’ancien homme fort de Cuba.
Hollande a d’ailleurs été «surpris au meilleur sens du terme» par la sagacité d’un vieil homme «alerte qui cherche de l’information y compris sur internet même s’il ne m’a pas donné le moteur de recherche». En fin de journée, Raul Castro, aujourd’hui président de Cuba, prend des nouvelles de son frère au tout début de son entretien avec François Hollande dans l’immense palais de la Révolution.
«Il va bien, même s’il a mal au genou, raconte alors le président français en frottant le sien. Mais son fils est médecin.» Raul Castro, 83 ans, seul aux manettes de l’île depuis 2006, sourit : «Comme vous avez constaté, nous et la famille sommes des gens qui vivons longtemps.»

«Le dernier grand personnage du XXe siècle»

Depuis l’annonce de sa visite à Cuba, Hollande avait «marqué sa disponibilité» pour rencontrer Fidel Castro. L’affaire ne s’est décantée que dans les tous derniers moments. «J’avais l’heure depuis ce matin, je ne pouvais rien dire», piaffe le député communiste André Chassaigne qui préside le groupe d’amitié France-Cuba à Paris. Pour lui, «on peut dire ce qu’on veut mais Fidel Castro est le dernier grand personnage du XXe siècle».
C’est derrière cette place dans l’Histoire que François Hollande se réfugie pour justifier une rencontre qui met hors d’eux les dissidents cubains et indispose une partie de la gauche, revenue du mythe cubain dès les années 80 et militant aujourd’hui pour une vraie ouverture politique. «J’avais devant moi un homme qui a fait l’Histoire», explique le président aux Français venus l’écouter à la résidence de l’ambassadeur, au coeur du quartier de Miramar. Moins d’un millier de Français sont installés dans l’île alors quelques touristes de passage sont venus grossir les foules dans le jardin.
Pour Hollande, «Fidel Castro, c’est l’histoire de Cuba, c’est l’histoire du monde». Surtout ne pas entrer sur le terrain politique, ce qui ouvrirait la porte aux questions sur les droits de l’homme dans une île où, entre autres, les partis d’opposition sont toujours interdits. «Il y a forcément un débat sur ses responsabilités», concède le président derrière sa petite tribune. «Il a été regardé en France avec ferveur mais aussi avec critique», complète-t-il en petit comité après un court bain de foule.

«Un geste de Castro à l’égard de François Hollande»

Pas question de revenir en détail sur les dérives du régime. «Une fois qu’on a dit ça, on ne peut pas lui dire : "vous allez passer devant le tribunal de l’Histoire"», temporise François Hollande. Qui n’a pas profité de son séjour à 7 000 kilomètres de Paris pour se convertir à la gauche de la gauche et n’a pas vu Fidel Castro pour lui envoyer un message : «Je ne fais pas ce voyage pour des raisons de politique intérieure.» Et pourquoi le Lider Maximo l’a reçu ? «Il y a une part de curiosité quand même et il a pour la France une certaine reconnaissance.»

Hollande, qui n’a jamais été un gauchiste, a même signé une tribune dénonçant la «dictature» de Cuba en 2003 après le «printemps noir» et l’arrestation de 75 opposants. Amnesty International considère qu’il reste un prisonnier politique à Cuba et que de nombreux opposants sont surveillés et stigmatisés. «Il faut me le donner», s’échauffe Hollande. Chaque fois qu’on peut nous donner un nom, un dossier on essaie de transmettre.»
Malgré ses dénégations, le président français sait que sa rencontre va faire couler beaucoup d’encre, à droite comme à gauche, mais il tient son cap : «C’était un geste à l’égard du peuple cubain.» Pour une Française installée à La Havane depuis des années, c’est surtout «un geste de Fidel Castro à l’égard de François Hollande».

Ségolène Royal : «C'est un peu mythique»

Dans la résidence de l’ambassadeur, une villa aux faux airs de cathédrale gothique espagnole, la délégation française souffle un peu. «Il y a donc des secrets qui peuvent rester secrets», savoure un conseiller de l’Elysée en s’éventant avec le bristol de la visite officielle, qui ne mentionne évidemment pas l’entrevue au sommet. Parmi les ministres, on rame pour justifier cette rencontre surprise avec celui que les diplomates appellent «le commandeur» à tout bout de champ, adoptant une logorrhée soviétisante.

Pour faire patienter les Français, Ségolène Royal a lu le discours de François Hollande en son nom et fait des blagues aux journalistes. «J’ai déjeuné à côté de Fidel Castro», lance-t-elle, scrutant les réactions avant de préciser qu’il s’agit du fils de Raul. «Tout ça a une dimension historique, plus que politique, tente la ministre de l’Environnement. C’est un peu mythique.»
Justement parce qu’il a pris des positions fermes contre le régime castriste, «François Hollande n’est soupçonnable d’aucune forme de complaisance», justifie Marisol Touraine. Qui rappelle faire partie comme le chef de l’Etat de la «gauche Allende» et qui cherche donc un peu ses mots. Pour la ministre des Affaires sociales, le mythe de la révolution de 1959, les guérilleros, l’anti-impérialisme primaire, c’est du passé au sein de la gauche et de la jeunesse : «Pour 98% des Français, Che Guevara c’est un tee-shirt.» Laure BRETTON (envoyée spéciale à Cuba)

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Le président de la République, en déplacement en Allemagne, a dénoncé des violations inacceptables du cessez-le-feu signé à Minsk le 12 février dernier. Par LEXPRESS.fr 14 mai 2015 15.00

François Hollande, en déplacement en Allemagne, dénonce ce jeudi des violations inacceptables du cessez-le-feu signé le 12 février dernier à Minsk en Ukraine.

Le président de la République met en garde contre le "risque" d'un nouvel "embrasement", à l'issue d'un bref entretien avec son homologue ukrainien Petro Porochenko à Aix-la-Chapelle (Allemagne).

"Il y a des violations du cessez-le-feu aujourd'hui et c'est inacceptable", a déclaré le chef de l'Etat français devant la presse, enchaînant: "Il y a des risques qu'il puisse y avoir un embrasement de nouveau et nous devons les prévenir".

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Panthéon. François Hollande honore quatre combattants de la Résistance Thierry Richard Entretien avec Jean Garrigues, professeur d'histoire contemporaine Ouest France 27 mai 2015

Hollande rend hommage ce mercredi, à quatre grandes figures du combat contre le nazisme. Un choix très politique, qui lui permettra d'exalter les valeurs de la République.

Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Germaine Tillion, Pierre Brossolette et Jean Zay entrent mercredi au Panthéon. Ils rejoignent Voltaire, Victor Hugo, Jean Moulin ou encore Pierre et Marie Curie dans cette ancienne église située sur la montagne Sainte-Geneviève à Paris. Le président François Hollande va leur rendre hommage.

Comment est née l'idée du Panthéon ?

C'est une idée de la Révolution française, qui a voulu transformer l'église Sainte-Geneviève en un temple laïc pour rendre hommage aux grands hommes de la nation. Le premier a été Mirabeau.

L'histoire du Panthéon est une histoire mouvementée, parce qu'elle suit les méandres chaotiques de notre histoire politique.

Le choix des personnalités a-t-il une portée symbolique ?

Les choix sont toujours liés à la nature des régimes. Le Premier Empire, qui a beaucoup panthéonisé, a plutôt choisi des militaires. Sous la IIIe République, le choix s'est porté sur des emblèmes de la République comme Victor Hugo, Léon Gambetta ou Jean Jaurès.

En rendant hommage à Jean Moulin, en 1964, le général de Gaulle fait très directement référence à la Résistance, dans laquelle il avait puisé sa légitimité. Si Jacques Chirac fait entrer André Malraux, en 1996, c'est parce qu'il est une figure du gaullisme.

Y a-t-il des héros de gauche et des héros de droite ?

Les choix sont politiques, mais pas politiciens. Les chefs d'État essaient d'honorer des figures fédératrices qui peuvent rassembler la communauté nationale. Quand François Mitterrand fait panthéoniser le couple Pierre et Marie Curie, c'est une manière d'y faire entrer une femme.

Chirac a aussi fait panthéoniser Alexandre Dumas, qui n'est ni de gauche ni de droite. C'est une personnalité qui renvoie à l'universalité de Victor Hugo.

Comment interprétez-vous les choix de François Hollande ?

Il a choisi des héros de la Résistance, donc fédérateurs, avec un dosage subtil : il introduit la parité dans un rituel et un cérémonial habituellement très masculins.

Il choisit deux femmes, dont une est la nièce du général de Gaulle, et l'autre, une femme de gauche, voire d'extrême gauche. Il choisit un socialiste, Pierre Brossolette, et un radical, qui fut ministre du Front populaire, Jean Zay.

Ces hommages ont-ils encore un sens aujourd'hui ?

C'est toute la question du roman national. A-t-on encore besoin de points de repères, de grandes figures exemplaires pour incarner les valeurs de la République ? Un historien va plutôt dire oui.

À travers ces personnalités, ce sont des moments fondateurs de notre histoire que l'on fait revivre. Les quatre personnalités choisies par Hollande incarnent la résistance à la dictature nazie. ll y a une signification historique qui les dépasse. Avec Jean Zay, c'est aussi un hommage au Front populaire, qui marque la naissance de la démocratie sociale.

Les panthéonisations sont une leçon d'histoire vivante, qui permet de porter l'attention de l'opinion sur des moments structurants de notre communauté.

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Pourquoi Royal a accueilli le couple royal d'Espagne avec Hollande http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/decryptages/2015/06/02/25003-20150602ARTFIG00160-pourquoi-royal-a-accueilli-le-couple-royal-d-espagne-avec-hollande.php Par Marc de Boni Mis à jour le 02/06/2015 à 17:25 Publié le 02/06/2015 à 13:57

En l'absence du ministre des Affaires étrangères, c'est la numéro trois du gouvernement qui s'est pliée à l'exercice protocolaire.

L'image a de quoi interpeller. François Hollande et son ancienne compagne Ségolène Royal, réunis pour le temps d'une cérémonie officielle, alors que le président de la République reçoit ce mardi le roi Felipe VI et la reine Letizia d'Espagne pour une visite d'Etat. Il s'agit de la première visite officielle du souverain espagnol, qui a succédé à son père Juan Carlos, en juin 2014. D'abord gratifié d'un accueil d'honneur sous l'Arc de triomphe, le roi s'est ensuite engouffré dans une berline aux côtés de François Hollande, alors que son épouse s'est rendue au Palais de l'Élysée avec Ségolène Royal.

Mais que l'on ne s'y trompe pas: ce n'est pas pour se combler le vide laissé par l'absence d'une première dame, et encore moins pour officialiser un éventuel rapprochement affectif avec François Hollande, que la ministre de l'Écologie s'est pliée à l'exercice. «C'est une simple question d'ordre protocolaire. En l'absence du premier ministre et le ministre des affaires étrangères, Ségolène Royal est le troisième personnage du gouvernement», explique au Scan Gaspard Gantzer, en charge de la communication de l'Élysée. Un concours de circonstances, donc, qui aura permis aux photographes de presse de saisir la troublante image du couple Hollande-Royal sur le perron de l'Élysée, accueillant Felipe et Letizia. .....

Ce n'est pas la première fois que le rang protocolaire amène Ségolène Royal à représenter le gouvernement français. En janvier dernier, c'est elle qui s'était rendue en Israël pour assister aux obsèques des victimes de l'attaque de l'Hyper Casher. Mais ce «remplacement» de Laurent Fabius intervient dans un contexte de tensions larvées entre les deux ministres. Dans un entretien au Monde paru hier, la ministre de l'Ecologie avait jugé les négociations de l'ONU «totalement inadaptées à l'urgence climatique» et avait appelé son collègue, sans le nommer, à «changer de méthode».

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Duflot à Hollande : "Pourquoi un tel acharnement contre de pauvres gens ?" L' Obs Publié le 10-06-2015 à 11h22 http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20150610.OBS0488/duflot-a-hollande-pourquoi-un-tel-acharnement-contre-de-pauvres-gens.html?xtor=RSS-24

L'ancienne ministre demande au chef de l'Etat une autre politique d'immigration, "au nom d'une certaine idée de la France".

"Si je n’ignore pas nos désaccords, je sais aussi que nous avons en partage une certaine idée du respect dû aux êtres humains." Cécile Duflot, députée Europe écologie-les Verts, interpelle François Hollande dans une tribune publiée par "Le Monde" mercredi 10 juin, au sujet du traitement qui a été réservé aux immigrés de La Chapelle.

L'ancienne ministre du Logement dit vouloir se "faire l'écho d'un trouble qui monte au sein de la population, bien au-delà des clivages partisans, concernant la politique d'asile de notre pays".

Au moment même où l’actualité nous présente chaque jour les images des migrants cheminant au péril de leur vie dans des embarcations de fortune où ils sont entassés par de véritables mafias exploitant la misère du monde, la situation faite aux migrants anciennement situés à La Chapelle et désormais régulièrement dispersés par les forces de police, est insupportable", estime-t-elle. Au moment même où l’actualité nous présente chaque jour les images des migrants cheminant au péril de leur vie dans des embarcations de fortune où ils sont entassés par de véritables mafias exploitant la misère du monde, la situation faite aux migrants anciennement situés à La Chapelle et désormais régulièrement dispersés par les forces de police, est insupportable", estime-t-elle. ....

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Aux 24 Heures du Mans, François Hollande hué par les spectateurs De notre envoyé spécial au Mans, Guilhem Richaud Publié le 13.06.2015 à 13:55 Mis à jour le 13.06.2015 à 18:21 http://www.20minutes.fr/sport/1630555-20150613-video-24-heures-mans-francois-hollande-hue-spectateurs

Il n’est donc définitivement pas un Président « normal ». Un Président « normal » ne vient pas aux 24 Heures du Mans. François Hollande a fait un détour dans la Sarthe, samedi, pour assister au départ de la course automobile qui fait la renommée de la France dans le monde entier. Et étonnamment, la présence d’un chef de l’Etat lors de l’événement, n’est pas si évidente. Le socialiste n’est que le troisième à faire le déplacement. Avant lui, seuls Vincent Auriol, en 1949, et Georges Pompidou, en 1972, avaient assisté à l’épreuve.

Le chef de l'Etat a été sifflé par le public lorsque le speaker l’a annoncé. «C'est un moment important, on ne fait pas de politique aujourd'hui», a-t-il lâché pour contenir les sifflets, rapporte FranceTV info.

Ensuite, le Président s’est offert un tour de circuit dans une voiture conduite par Pierre Fillon, le frère de l’ancien Premier ministre, et directeur de l’Automobile club de l’Ouest, qui organise la course. « Que le président de la République vienne pour un événement comme les 24 Heures, c’est, je crois, une belle reconnaissance de cet événement qui est mondial, a-t-il assuré. Moi aussi j’ai 24 heures tous les jours à vivre, et donc j’essaye d’utiliser mon temps le mieux possible, pas pour mon plaisir, mais pour les Français. » Une allusion à peine voilée au déplacement de son Premier ministre, Manuel Valls, la semaine dernière à Berlin.

Visite chez Alpine et Nissan

Passionné de sport, François Hollande était flanqué pour l’occasion de son ministre de l’Agriculture, ancien député de la Sarthe, Stéphane Le Foll. Il a pu visiter le stand de l’écurie Alpine, relancée cette année par Renault, qui engage une voiture dans la course. Il a ensuite remonté totalement le paddock, passant devant les stands d’Audi et Porsche, les deux favoris de la course, pour s’arrêter chez Nissan. L’écurie japonaise, de retour cette année en LMP1, la catégorie reine à aussi des liens fort avec la France, puisque le constructeur fait partie du groupe Renault.

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Publié le 14-06-2015 Modifié le 14-06-2015 à 15:28 http://www.rfi.fr/france/20150614-vinexpo-hollande-juppe-ont-tete-chateau/ A Vinexpo, Hollande et Juppé ont la tête au «Château» Avec notre envoyée spéciale à Bordeaux, Anissa el Jabri

Un huitième déplacement en quelques jours pour le président François Hollande. Du Mans et sa course des 24 Heures hier, le président est arrivé à Bordeaux aujourd'hui dimanche 14 juin. Au programme : l'inauguration du salon Vinexpo en compagnie du maire de la cité girondine, Alain Juppé.

Et si Bordeaux venait d’avoir ce matin un avant-goût de l’affiche de la prochaine présidentielle. Sourire au coin quand on lui parle des récents sondages qui le placent en tête à droite, Alain Juppé botte en touche : il ne les a pas lus, affirme-t-il. Il s’amuse néanmoins : « C’est le hasard. C’est le hasard des circonstances, des événements. » Faut-il y voir une signification ? Lui en tout cas n'en voit pas, assure l’édile bordelais.

Pas question quand même de se priver à la tribune d’une pique au président suractif, qui lui est très en retard dans les enquêtes d’opinion : « A Bordeaux, nous gouttons le vin. Nous buvons avec modération. Nous ne cherchons pas l’oubli dans l’ivresse. »

« Les Français n’entendent les messages que si on vient chez eux, leur parler directement », dit un conseiller. Voilà pourquoi le président est partout. Et François Hollande a vu le danger et ne veut pas être accusé d’en faire trop : « Vous êtes leader mondial. Il n’y a pas beaucoup de domaines où nous sommes en leadership mondial. Et donc là où nous sommes déjà les premiers, restons largement les premiers. C’est le sens de ma visite. Elle n’a pas d’autre objet. »

Mais l’adversaire préféré de la gauche de François Hollande, ça n’est pas Alain Juppé mais bien le si clivant Nicolas Sarkozy. Les deux hommes rêvent d’ailleurs d’en découdre à nouveau, même si le match de 2012 - et ce sont les enquêtes d’opinion qui le disent - les Français ne veulent pas le revoir.

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Julie Gayet au Mont-Valérien: Hollande n'avait prévenu personne Publié le 18.06.2015 à 20:56 Mis à jour le 18.06.2015 à 20:56 http://www.20minutes.fr/societe/1635035-20150618-julie-gayet-mont-valerien-hollande-prevenu-personne#xtor=RSS-145
Tout en noir, l’actrice était présente, à la grande surprise des journalistes…

François Hollande fait entrer par petites touches dans le paysage présidentiel sa compagne Julie Gayet. La comédienne était présente ce jeudi pour la première fois à une cérémonie officielle, à l’occasion de l’anniversaire de l’Appel du 18 juin au Mont-Valérien.

Tout de noir vêtue, l’actrice est apparue, à la grande surprise des journalistes, dans ce haut lieu de la mémoire nationale, poussant le fauteuil roulant de son grand-père Alain Gayet, Compagnon de la Libération, peu avant l’arrivée du président de la République. Accompagnée de son père Brice, Julie Gayet, qui a fêté début juin ses 43 ans, est restée en retrait tout au long de la cérémonie, se tenant derrière les anciens résistants auxquels le chef de l’Etat serrait la main. Elle est ensuite repartie, tout aussi discrètement sous une pluie fine, avec son père et son grand-père, tandis que le président quittait le Mont-Valérien de son côté.

Surprise

Simple coïncidence, affirme toutefois l’Elysée. « Il n’y a aucune stratégie de notre part », assure un conseiller du président, soulignant que l’actrice était au Mont-Valérien en tant que « petite fille de Compagnon de la Libération ». Selon L’Obs, les membres de l’entourage de François Hollande, à l’Elysée, ont même appris cette venue, à leur plus grande surprise, ce jeudi en fin de matinée.

Il n’en reste pas moins que, depuis plusieurs mois, la présence de Julie Gayet dans la sphère présidentielle se fait de plus en plus sentir, sans être jamais ni démentie ni confirmée. Interrogé à plusieurs reprises sur cette liaison supposée, François Hollande se contente de rappeler « le droit au respect de la vie privée ».

Mais depuis la révélation fracassante, le 10 janvier 2014, par le magazine Closer de la liaison présidentielle avec des photos montrant François Hollande se rendant, casqué en scooter, au domicile de l’actrice, des clichés sont venus régulièrement accréditer la persistance de l’idylle.

« Ne pas perturber la fonction présidentielle »

Le 10 avril dernier, Voici publie des photos du président et de la comédienne se promenant dans la résidence de La Lanterne à Versailles. Avec eux, le père de Julie Gayet ainsi que le secrétaire général de l’Elysée Jean-Pierre Jouyet et sa femme Brigitte, couple d’amis de longue date de François Hollande. « Pour moi, elles n’existent pas », avait répondu à propos de ces photos le chef de l’Etat quelques jours après sur le plateau de Canal +. «Elles me touchent mais elles ne doivent pas me concerner », avait-il ajouté.

En novembre 2014, le même magazine people avait déjà publié des photos volées du couple assis à une table sur la terrasse des appartements de l’Elysée, provoquant une mini-crise au sein du Palais présidentiel. Cinq membres du personnel de l’Élysée affectés au « service privé » du chef de l’Etat, susceptibles d’avoir pris ces photos avaient été mutés à d’autres postes. Après les affres de la rupture d’avec l’ex-première dame Valérie Trierweiler, les proches du président observent pour leur part la plus grande discrétion sur cette relation secrète.

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Hollande exige qu'on écrive aux bénéficiaires des baisses d'impôts 30/04/2015 à 15h07 http://bfmbusiness.bfmtv.com/votre-argent/l-elysee-envoie-une-lettre-aux-beneficiaires-des-baisses-d-impots-882457.html

Le Président a promis des baisses d'impôts en 2015. Et il entend bien faire savoir qu'il s'y tient. François Hollande a demandé à Bercy de rédiger cette lettre personnalisée qui sera envoyée à l'automne aux contribuables concernés.

L'Elysée veut être sûr que le message passe clairement auprès des Français. Il a promis des baisses d'impôts pour 2015 et les 9 millions de contribuables qui vont en bénéficier vont se le voir notifier dans un courrier personnalisé. Michel Sapin a confirmé, ce jeudi 30 avril sur Europe 1, que son ministère avait été chargé par l'Elysée de la rédaction de cette lettre.

Elle sera envoyée à l'automne, lorsque les contribuables seront amenés à payer le dernier tiers provisionnel. Le document va détailler le montant des impôts qui aurait dû être versé si aucune mesure d'allégement n'avait été prise, ainsi que la baisse accordée. Un exercice de calcul dont Bercy se serait bien passé. L'Elysée met la pression sur le ministère des Finances pour que tout soit prêt dans les temps.

3,2 milliards d'allégements

L'enjeu est de taille pour l'exécutif qui, face au ras le bol fiscal, a annoncé à l'automne dernier des mesures d'allègement sur l'impôt sur le revenu. Concrètement, la première tranche d'impôt sur le revenu, à 5,5 %, a été supprimée. Pour éviter que les ménages plus aisés ne profitent de cette suppression, le seuil d'entrée dans la nouvelle première tranche d'imposition, à 14%, a été abaissé à 9.690 euros de revenu par part (au lieu de 11.991 euros).

De plus, le mécanisme de la décote, qui permet une entrée progressive dans l'impôt, a été revu. Son plafond a été relevé à 1.135 euros pour les célibataires et à 1.870 euros pour les couples.

Cette réforme doit permettre un allègement maximal de l'ordre de 300 euros pour un célibataire, de 595 euros pour un couple, de 956 euros pour un couple avec deux enfants, selon les évaluations du gouvernement. Au total, 3,2 milliards d'euros vont ainsi être redistribués.

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Grèce: Hollande salue une "décision historique" et le courage de Tsipras AFP 13 juillet 2015 https://fr.news.yahoo.com/hollande-salue-d%C3%A9cision-historique-lue-073655113.html

François Hollande a salué dans l'accord conclu lundi à Bruxelles "une décision historique" qui "permet à la Grèce de rester dans la zone euro", soulignant en même temps "le choix courageux" du Premier ministre grec Alexis Tsipras.

"Un accord a été trouvé. Cet accord, la France le cherchait, le voulait. Il permet à la Grèce de rester dans la zone euro", a affirmé le président français à l'issue d'un sommet exceptionnel de l'Eurogroupe.

"La crédibilité de l'Europe aurait été atteinte s'il n'y avait pas eu d'accord aujourd'hui", lundi, a-t-il aussi estimé au terme de 17 heures de négociations marathon, saluant "une décision à bien des égards historique".

Le Premier ministre grec "a fait un choix courageux au moment même où il lui était demandé d'autres réformes, mais en même temps il savait que c'était la condition pour bénéficier des financements", a-t-il fait valoir, rappelant les "prêts de 80 milliards d'euros" permettant à Athènes "de financer ses projets et de faire face à ses échéance", plus les "35 milliards du plan Juncker pour les investissements et le plan à court terme".

"L'objectif, c'était de faire en sorte que la zone euro soit préservée dans son unité, dans sa solidarité, c'était aussi de donner un espoir à la Grèce après tant d'années de souffrance, d'austérité, même si, a-t-il prévenu, la Grèce n'en a pas terminé et qu'elle devra encore faire des efforts".

Dans les négociations, "le rôle de la France a été de chercher tout au long de ces dernières semaines à rapprocher les positions, de respecter le peuple grec mais aussi les autres nations qui composent la zone euro", a plaidé M. Hollande qui tout au long de la crise a joué "le compromis" face à la fermeté de Berlin.

Alors que le couple franco-allemand a traversé une période de tension inégalée dans cette crise, M. Hollande a rappelé l'importance de sa relation avec la chancelière. "Dans cette période, il fallait garder ce rapport franco-allemand, cette relation entre Mme Merkel et moi-même qui est nécessaire si on veut aboutir à un compromis. S'il n'y a pas cette solidité, qui n'empêche pas parfois des différences, s'il n'y a pas cette cohésion pour chercher un compromis, il n'y a pas d'accord", a insisté le chef de l'Etat français.

Selon lui, il fallait également qu'"Alexis Tsipras qui avait déjà fait voter des réformes puisse aussi faire valoir ses attentes et ses propositions".

M. Hollande a par ailleurs annoncé que l'Assemblée nationale française se prononcerait mercredi par un vote sur l'accord entre la zone euro et la Grèce.

Sous le feu des critiques à la fois de son opposition et de l'aile gauche de sa majorité, il a souligné que "l'intérêt de la France était que la Grèce reste dans la zone euro" car "si la Grèce (en) était sortie, ç'eut été une amputation de (ses) créances".

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Par Aliette de Broqua Mis à jour le 15/07/2015 à 20:50 Publié le 15/07/2015 à 20:46 lefigaro.fr

François Hollande a déclaré mercredi en marge d'un déplacement à Marseille que «des actes terroristes» avaient été déjoués, sans vouloir donner plus de précisions. Bernard Cazeneuve communiquera jeudi sur le sujet.

En déplacement mercredi à Marseille, François Hollande, interrogé sur la sécurité des sites sensibles après les explosions d'origine criminelle de deux cuves du complexe pétrochimique du groupe LyondellBasell LYB.N à Berre-l'Étang (Bouches-du-Rhône), dans la nuit de lundi à mardi dernier, a assuré que «cette semaine, nous avons également prévenu des actes terroristes qui auraient pu être produits». Sans vouloir donner plus de précisions, il a indiqué que le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, communiquera jeudi sur le sujet. Le 14 juillet, lors de son interview télévisée, le chef de l'État avait souligné que «toutes les semaines, nous arrêtons, empêchons, prévenons des actes terroristes». Selon une source proche du dossier citée par l'AFP, quatre personnes qui avaient au moins un projet d'attentat, ont récemment été interpellées. De «profil islamiste», ils visaient notamment une cible en province.
À propos des explosions sur le site pétrochimique de Berre-l'Étang, dont le caractère terroriste n'est pour l'instant pas avéré, François Hollande a promis que l'État ferait «tout pour connaître les circonstances de ce qui s'est produit» et que «les auteurs seraient pourchassés, retrouvés et condamnés».

Mercredi après-midi, Bernard Cazeneuve, devant l'Assemblée nationale, a assuré que les premiers éléments de l'enquête «montrent qu'il s'agit d'un acte criminel, dont la motivation n'est pas établie». Dominique Moyal, la procureure de la république d'Aix-en-Provence, en charge de l'enquête, est plus prudente: «Nous travaillons sur toutes les pistes, mais la piste accidentelle semble devoir être abandonnée. Il s'agit plutôt d'un acte volontaire», a-t-elle indiqué, en précisant que la piste terroriste était une de celles étudiées, mais que, pour l'heure, «aucun élément ne permet de la conforter». Aucune revendication n'a été exprimée.

Un film a permis de montrer que les deux explosions ont eu lieu à trois minutes d'intervalle. «Il est exclu que la deuxième explosion ait été provoquée par propagation. Il s'agit donc d'un acte volontaire», a-t-elle précisé. Il a été trouvé à proximité de la première cuve incendiée un dispositif de mise à feu, non loin du grillage de clôture. En outre, les investigations ont permis de découvrir «un dispositif qui pourrait s'apparenter à un système de mise à feu» installé sur le couvercle d'une troisième cuve qui n'est pas à proximité immédiate des deux premières.

Cette cuve, comme les deux autres, est remplie de liquide inflammable. «Il semble que ce système a produit des dommages sur le couvercle sans mettre le feu», a-t-elle ajouté, estimant que les dispositifs de mise à feu relevaient plutôt d'«amateurs». Des démineurs de la sécurité civile, appelés en renfort, étudient actuellement comment récupérer le système de mise à feu découvert sur la troisième cuve. Pour l'heure, la procureure estime prématuré de faire un lien avec le vol, le 7 juillet, d'explosifs et de détonateurs sur un site militaire à une trentaine de kilomètres de là. Une inspection générale du site de 700 hectares et de la clôture de 18 kilomètres a été effectuée, et il n'a été constaté que «quelques points de faiblesse dans la clôture, mais rien qui démontre un passage». «Pas d'ouverture découpée», a signalé le colonel Frédéric Boudier, qui dirige le groupement de gendarmerie des Bouches-du-Rhône.

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Attentats déjoués : une action terroriste visant "des installations militaires françaises" Créé : 15-07-2015 22:00

Quatre personnes qui "projetaient une action terroriste contre des installations militaires françaises" ont été interpellées lundi à l'aube. C'est ce qu'a annoncé le ministre de l'Intérieur au cours d'une conférence de presse improvisée mercredi soir après les déclarations du président. François Hollande en déplacement à Marseille mercredi après-midi avait déclaré que "des actes terroristes" avaient été déjoués "cette semaine" en France.

Un ancien militaire parmi les suspects

Les quatre individus, âgés de 16 à 23 ans, ont été arrêtés en quatre points du territoire. Parmi eux, figure un militaire réformé de la Marine nationale. Le principal instigateur, très actif sur les réseaux sociaux, avait quant à lui été signalé aux autorités pour ses "velléités de départ en Syrie" dans les zones de jihad et avait "fait l'objet d'un entretien administratif", a précisé Bernard Cazeneuve. Et il était dans "le relationnel des djihadistes français aujourd'hui incarcérés".

Si l'enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris a été précédée "d'un travail minutieux de renseignement", le ministre a indiqué que pour l'heure, "aucun lien" ne pouvait être établi "avec les faits qui se sont récemment déroulés dans les Bouches-du-Rhône". Dans la nuit de lundi à mardi, des explosions étaient survenues sur le site pétrochimique proche de l'étang de Berre et dont la piste criminelle ne faisait plus aucun doute.

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Tour de France: Cummings surprend Pinot et Bardet, Froome reste en jaune http://www.lepoint.fr/sport/tour-de-france-le-britannique-cummings-vainqueur-devant-pinot-et-bardet-18-07-2015-1949766_26.php

Stephen Cummings (MTN-Qhubeka) a remporté la 14e étape du Tour de France, samedi, sur les hauteurs de Mende, devant les Français Thibaut Pinot et Romain Bardet, surpris par le retour du Britannique.

Le Britannique Chris Froome (Sky), mis à l'épreuve par le Colombien Nairo Quintana, a gardé le maillot jaune.

Quintana a récupéré la deuxième place du classement général aux dépens de l'Américain Tejay van Garderen, à la peine dans la dernière côte.

Sous les yeux du président de la République François Hollande, Pinot et Bardet, les deux grands espoirs du cyclisme français, se sont neutralisés.
Seuls en tête au sommet, à 1500 mètres de la ligne, ils ont été surpris par le retour de Cummings sous la flamme rouge du dernier kilomètre.
Le Britannique, lancé à pleine vitesse, a provoqué une cassure pour s'imposer avec 2 secondes d'avance sur Pinot.

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Le gouvernement débloque 600 millions d'euros pour les éleveurs, les blocages perdurent Publié le 22/07/2015 à 12:01, Mis à jour le 22/07/2015 à 17:51 http://www.ladepeche.fr/article/2015/07/22/2148012-eleveurs-en-difficultes-le-gouvernement-annonce-une-restructuration-des-dettes.html

Le gouvernement a débloqué plus de 600 millions d'euros pour son plan d'urgence en faveur des éleveurs français en difficulté, suscitant des réactions mitigées sur le terrain où de nombreux barrages persistent sur les routes.

"Nous avons vu cette peur du lendemain, mais aussi la volonté d'exercer un métier qui est bien plus qu'un métier : être éleveur, c'est sacrifier beaucoup (…) et contribuer à la mission unique de nourrir les Français", a déclaré le Premier ministre Manuel Valls à l'issue du Conseil des ministres.

M. Valls a toutefois précisé qu'on ne pouvait pas "tolérer la moindre violence ou la moindre dégradation", à l'adresse des manifestants.

Quelques heures après l'annonce du plan, les éleveurs du Calvados, qui avaient lancé les blocages, ont décidé de mettre fin au mouvement à Caen. Mais certains de leurs collègues, déçus, ont annoncé leur intention de bloquer Lyon et Clermont-Ferrand, et les barrages ont été maintenus dans d'autres régions.

L'objectif de l'exécutif est de "gérer la situation d'urgence mais surtout de prendre des solutions durables. Le monde paysan n'a pas besoin de pansements d'urgences, il a besoin d'un avenir", a expliqué Manuel Valls. Peu après, François Hollande annonçait qu'il rencontrerait jeudi matin des responsables agricoles à Dijon.

Le premier volet du plan comprend des mesures d'urgence, notamment la poursuite du travail engagé pour faire remonter les prix payés aux éleveurs, afin qu'ils puissent couvrir leurs coûts de production.

Le 17 juin, les professionnels s'étaient engagés sur des objectifs de hausse des prix qui n'ont pas été atteints pour la viande bovine. Le porc s'en rapproche. Une nouvelle réunion sur ce sujet a démarré au ministère de l'Agriculture dans l'après-midi.

Ensuite, l’État va débloquer plus de 600 millions d'euros pour soulager les problèmes de trésorerie. Cela prendra la forme de 100 millions d'annulations de charges et cotisations et de 500 millions de reports. L'enveloppe comprend cependant 150 millions d'avances de remboursement de TVA, de toute façon dus aux agriculteurs, rappelle la FNSEA, 1er syndicat agricole.

Autre mesure phare: la restructuration des dettes moyen et long terme, qui pèsent énormément sur le secteur. L’État va négocier avec les banques, et porter le fonds d'allègement des charges (FAC) de 8 à 50 millions d'euros.

La Banque publique d'investissement (BPI) pourra garantir jusqu'à 500 millions d'euros de crédit bancaire de trésorerie aux entreprises du secteur.

"Nous voulons plus d'explications sur le plan de désendettement. On ne veut plus entendre parler de prêts de consolidation, mais que les échéances soient reportées", a réagi Jean-Pierre Fleury, président de la Fédération nationale bovine (FNB).

Le gouvernement a aussi dévoilé des mesures structurelles, comme la promotion de la viande française à l'export, le renforcement des contrôles sur l'étiquetage, l'approvisionnement local des cantines et la diversification des revenus des éleveurs.

Pas de 'boucs émissaires'

La réaction de la puissante FNSEA a été très mesurée: le plan comprend "beaucoup de dispositifs déjà actés" et les mesures restent "insuffisantes" sur le long terme, a déclaré le président Xavier Beulin, sans appeler à lever les barrages.

"Le plan d'urgence ? Si on fait une division simple, c'est 100 euros par exploitant. Les gens attendent d'autres signes que ça, il faut du prix. (...) A voir l'état des troupes, ils sont prêts à tout", estime Thierry Merret, président de la FDSEA Finistère et porte-parole des "Bonnets rouges".

Les éleveurs attendent maintenant des détails sur le rapport du médiateur des prix agricoles, remis mardi au ministre. Il est censé déterminer qui, de l'industrie ou de la grande distribution, souvent visée, freine la hausse des prix payés aux éleveurs.

Mais aucun nom d'entreprise ne sera cité. "Je me refuse à désigner devant la presse ceux qui ont joué le jeu ou pas pour avoir des boucs émissaires", a répété mercredi Stéphane Le Foll.

La grande distribution, par la voix de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD), a de nouveau assuré avoir tenu parole sur une "forte valorisation des prix d'achat des viandes bovine et porcine".

Les industriels de la viande répliquent que les supermarchés ont augmenté leurs prix d'achat uniquement pour la viande fraîche mais pas pour les steaks hachés, les produits transformés et les plats cuisinés, ce qui empêche les abattoirs de payer plus cher les carcasses aux éleveurs.

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De retour de Crimée, des parlementaires français décrivent un "peuple heureux" 25/07/2015 à 13h08 http://www.bfmtv.com/politique/de-retour-de-crimee-des-parlementaires-francais-decrivent-un-peuple-heureux-904017.html

Plusieurs parlementaires français, la plupart membres des Républicains, ont donné une conférence de presse samedi à Moscou après leur voyage controversé en Crimée.

Des habitants "heureux d'être revenus en Russie", et "soulagés de ne pas connaître la guerre". C'est en ces termes que plusieurs parlementaires d'opposition, de retour de Crimée, ont décrit les habitants qu'ils ont rencontrés dans cette péninsule ukrainienne annexée en 2014 par Moscou.

"La majorité des gens que nous avons rencontrés nous ont semblé heureux d'être revenus dans la Russie et rassurés de ne pas connaître la situation que certains connaissent dans les régions de Lougansk et Donetsk", dans l'est de l'Ukraine, en guerre, a déclaré le député de droite Thierry Mariani lors d'une conférence de presse à Moscou. "Chacun sait que la situation qui fait que la Crimée est redevenue russe est durable", a-t-il également observé, dénonçant une "situation qui s'apparente à un blocus".

La Crimée a été annexée par Moscou en mars 2014 après un référendum contesté et qualifié d'illégal par Kiev et les Occidentaux. L'Union européenne a pris des sanctions qui interdisent notamment les activités touristiques en Crimée.

Une visite très médiatisée en Russie

Très médiatisée en Russie, la visite de deux jours de cette délégation d'une dizaine de parlementaires pour la plupart membres des Républicains (opposition de droite) a été dénoncée par le ministre français des Affaires étrangères comme une violation du droit international et par Kiev comme un "manque de respect" pour l'Ukraine. "J'ai eu le sentiment que les habitants de la Crimée étaient soulagés de ne pas connaître la guerre", a relevé de son côté le député Claude Goasguen. "Est-ce que ce soulagement doit être critiqué? Je ne crois pas".

"Quand on voit un peuple heureux de ne pas connaître la situation (de la région ukrainienne en guerre du) Donbass et qui vous dit que c'est le référendum qui permet d'être en paix, la moitié du terrain est fait", a-t-il ajouté. Le sénateur Yves Pozzo di Borgo a dit de son côté souhaiter "que l'ensemble des parlements européens puissent envoyer des missions en Crimée pour voir en fait que la situation n'est pas celle que les médias européens reproduisent".

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Parlementaires en Crimée : "Une honte pour le Parlement français" Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, fustige l'attitude de ces élus, pour la plupart issus des rangs des Républicains. AFP Publié le 24/07/2015 à 10:10 | Le Point.fr http://www.lepoint.fr/politique/parlementaires-en-crimee-une-honte-pour-le-parlement-francais-24-07-2015-1951138_20.php

Le voyage de dix parlementaires français, principalement du groupe Les Républicains, en Crimée est "une honte pour le Parlement français", a dénoncé vendredi Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale.

"C'est une honte.

Une honte que ces dix parlementaires se rendent en Crimée sans avoir le moindre rapport avec les autorités ukrainiennes. C'est une soumission et une honte pour le Parlement français", a déclaré sur France Info Bruno Le Roux, qui figure parmi 89 personnalités européennes auxquelles la Russie a décidé d'interdire l'accès à son territoire en riposte aux sanctions européennes.
Cette mesure avait entraîné l'annulation d'une visite de députés français prévue le 18 juin à Moscou par le président de l'Assemblée, Claude Bartolone.

"Je regrette que ces parlementaires financés par une association russe se soient rendus en Crimée. Je note qu'il n'y a aucun député socialiste dans cette délégation et je m'en félicite", a également déclaré Bruno Le Roux, député de Seine-Saint-Denis.

Une petite dizaine de députés, pour la plupart membres des Républicains (opposition de droite), participent à ce voyage très médiatisé en Russie. Ils se sont entretenus jeudi avec le président de la Douma (chambre basse), Sergueï Narychkine. Parmi eux, Jacques Myard, Claude Goasguen ou encore Thierry Mariani, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, qui a défendu jeudi l'annexion de la Crimée.

"C'est quand même une formidable opportunité pour les autorités russes de dire : Vous voyez bien que ce qui se passe là est reconnu par des parlementaires français. Et c'est vrai que quand on est parlementaire français, on porte quelque chose, on ne fait pas n'importe quoi. Au regard du droit international et des positions de notre pays, ils ont fait n'importe quoi", a insisté Bruno Le Roux.

Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius s'était dit "choqué" par le déplacement de parlementaires pro-russes en Crimée, péninsule ukrainienne annexée par la Russie, en "violation du droit international", selon des sources parlementaires (notedt ???).

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Héberger des réfugiés chez lui ? François Hollande dit non VIDÉOS. Le président prendra-t-il exemple sur son homologue finlandais ? "C'est une affaire de choix personnel", a-t-il répondu à l'Élysée ce lundi. Par Le Point.fr Publié le 07/09/2015 à 14:02 | Le Point.fr

L'initiative du Premier ministre finlandais, Juha Sipilä, qui a annoncé qu'il voulait mettre sa résidence secondaire à disposition des réfugiés, n'est pas passée inaperçue ce week-end, à tel point qu'un journaliste français s'en est fait l'écho ce lundi lors de la conférence de presse de François Hollande à l'Élysée. Le président de la République a été interrogé sur sa volonté ou non d'accueillir, « à titre personnel » des réfugiés. « Le Premier ministre finlandais donne l'exemple à l'ensemble des chefs d'État européens », a estimé le journaliste.

À cette question, le chef de l'État a clairement botté en touche. « Je n'ai pas de résidence secondaire aujourd'hui disponible. (...) Mais franchement, ce qu'on attend du chef de l'État et des ministres, vous pensez que c'est simplement de dire ce que l'on peut faire à titre personnel ? Ça, c'est une affaire de choix personnel. Ce qu'on attend, c'est (plutôt) de prendre des décisions pour tous. Et de faire en sorte que tous ceux qui veulent accueillir (des réfugiés) puissent le faire. Ce sera organisé, coordonné, et ça passera essentiellement par les communes. Mais c'est bien qu'il y ait ces initiatives », conclut-il.

Alors que les capacités d'accueil de la Finlande pour demandeurs d'asile sont actuellement saturées, le Premier ministre finlandais a annoncé qu'il voulait mettre à disposition à partir de janvier 2016 sa maison située à Kempele, à plus de 500 kilomètres au nord de la capitale, aujourd'hui inutilisée. Il a estimé que cette luxueuse propriété pourrait accueillir trois ou quatre familles, soit jusqu'à vingt personnes. Récemment, le gouvernement a porté à 30 000 son estimation du nombre de demandes d'asile en 2015, soit huit fois plus qu'en 2014.

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François Hollande : ce qu'il faut retenir de sa conférence de presse
Syrie, réfugiés, fiscalité, le président de la République a multiplié les annonces, lundi. Revivez l'intégralité de sa conférence de presse. Par Le Point.fr Publié le 07/09/2015 à 09:05 - Modifié le 07/09/2015 à 17:49 | Le Point.fr

12 h 53. François Hollande justifie la nomination de Myriam El Khomri au ministère du Travail, alors qu'elle occupait un portefeuille de secrétaire d'État à la Ville. Le président veut y voir un bon signal.
12 h 50. François Hollande annonce que des réformes vont être engagées sur le plan institutionnel pour « corriger, simplifier la procédure parlementaire », afin de « prendre des décisions rapidement » et associer beaucoup plus les Français à l'élaboration de la loi, en écartant l'instauration de la proportionnelle aux législatives. « Je suis favorable à ce que deux réformes constitutionnelles puissent être votées, la première sur les langues régionales (...) et la seconde sur le Conseil supérieur de la magistrature, pour « garantir une justice indépendante ».
12 h 43. « Je me suis engagé pour que l'égalité soit réelle partout en France, y compris dans les outre-mer », rappelle François Hollande, qui évoque sur dix, sur quinze ans un grand plan pour l'égalité dans les territoires d'outre-mer.
12 h 41. François Hollande n'exprime plus de nouveaux regrets au-delà de ceux révélés dans le livre de la journaliste du Monde , Françoise Fressoz. Il balaie la « démarche esthétique » du droit d'inventaire.
12 h 53. François Hollande justifie la nomination de Myriam El Khomri au ministère du Travail, alors qu'elle occupait un portefeuille de secrétaire d'État à la Ville. Le président veut y voir un bon signal.
12 h 50. François Hollande annonce que des réformes vont être engagées sur le plan institutionnel pour « corriger, simplifier la procédure parlementaire », afin de « prendre des décisions rapidement » et associer beaucoup plus les Français à l'élaboration de la loi, en écartant l'instauration de la proportionnelle aux législatives. « Je suis favorable à ce que deux réformes constitutionnelles puissent être votées, la première sur les langues régionales (...) et la seconde sur le Conseil supérieur de la magistrature, pour « garantir une justice indépendante ».
12 h 43. « Je me suis engagé pour que l'égalité soit réelle partout en France, y compris dans les outre-mer », rappelle François Hollande, qui évoque sur dix, sur quinze ans un grand plan pour l'égalité dans les territoires d'outre-mer.
12 h 41. François Hollande n'exprime plus de nouveaux regrets au-delà de ceux révélés dans le livre de la journaliste du Monde , Françoise Fressoz. Il balaie la « démarche esthétique » du droit d'inventaire.
12 h 38. Sur la baisse des dotations aux collectivités, François Hollande justifie la réduction de 11 milliards sur trois ans de dotations de l'État. Il promet que les plus pauvres d'entre elles seront aidées grâce à un fond d'un milliard d'euros.
12 h 35. François Hollande justifie la poursuite du pacte de responsabilité, au moins en 2016, en attendant que les évaluations soient prêtes. « Je veux de la stabilité », a-t-il martelé. Ceux qui considèrent que le patronat ne tient pas ses engagements en seront pour leur frais.
12 h 33. « J'ai voulu convaincre la gauche qu'elle savait qu'elle pouvait, qu'elle voulait gouverner », explique François Hollande, interrogé sur ses propos sur l'immaturité supposée de la gauche. « La dispersion, c'est la disparition », prévient-il à ceux qui seraient tentés de rompre avec le PS comme EELV, ou ce qu'il en reste. « Le pluralisme à droite, à gauche ne manque pas, mais il y a des moments où le rassemblement doit se faire sur l'essentiel », explique François Hollande face à ceux qui prônent le repli sur soi.
12 h 28. François Hollande veut aussi lutter contre les discriminations. Il confirme qu'un projet de loi sera présenté à ce sujet : « Cela résulte de l'après-janvier. Tout ce qui peut favoriser le vivre-ensemble. (...) Nous devons être vigilants car il existe des discriminations, des inégalités qui ne se fondent pas sur le seul mérite ou le seul talent. Nous devons faire en sorte que celui qui est contrôlé ne le vive pas comme une suspicion, mais comme une protection. »
12 h 25. François Hollande répond maintenant à une question sur sa très faible popularité dans les sondages. Le président dit vouloir réformer « jusqu'au bout ». « Je dois faire avancer le pays (...), c'est pour cela que nous allons faire des réformes (...), parfois des réformes qui n'ont jamais été faites », insiste le président, comme pour mieux souligner son ardeur réformatrice par rapport à son prédécesseur, Nicolas Sarkozy. Il cite le coût du travail, le droit du travail ou encre la transition énergétique. C'est, explique-t-il, « pour pouvoir me dire, quelle que soit la décision que j'aurai à prendre (en 2017, NDLR), j'ai fait ce que j'avais à faire ».
12 h 22. François Hollande se dit défavorable à élargir la taxe pour l'audiovisuel public aux « objets connectés », comme les tablettes.
12 h 20. Le président précise bien que les trois milliards d'euros annoncés pour les agriculteurs en trois ans ne sont pas des crédits budgétaires et auront des conséquences budgétaires à un niveau « bien plus faible », déjà financé par les économies en dépenses.
12 h 17. François Hollande justifie l'abandon de sa promesse de fusionner la CSG et l'impôt sur le revenu. « Il me paraissait plus juste de faire sortir de l'impôt sur le revenu en particulier ceux qui y étaient entrés depuis 2010. » « Si j'avais modulé la CSG, qui aurait payé ? Les classes moyennes. » « Ensuite, il y aura une réforme plus large avec le prélèvement à la source. » Une réforme indispensable, pour une éventuelle fusion ultérieure de la CSG et de l'impôt sur le revenu.
12 h 12. Sur les régionales, François Hollande rappelle que les électeurs doivent se déterminer en fonction des enjeux qui se posent à leur territoire. « Nous avons fait une réforme territoriale. Les régions peuvent agir. »
12 h 8. Interrogé sur une potentielle candidature à l'élection présidentielle de 2017, François Hollande répond qu'il s'est engagé sur la diminution du chômage « car c'était l'enjeu de la campagne de 2012 ». « Sous le mandat de M. Sarkozy, il y a eu un million de chômeurs supplémentaires. Cela a pesé pour 2012. Conditionner ma candidature en 2017 à la baisse du chômage est une évidence... morale. Il faut que cette baisse soit durable. Ce qui m'intéresse aujourd'hui, ce n'est pas mon destin personnel. Je ferai des choix pour la France, quels que soient les risques ou les conséquences... » précise le chef de l'État.
12 h 3. Interrogé sur la réforme du droit du travail, François Hollande rejette toute remise en cause du smic ou de la durée légale du travail. Mais il veut proposer « davantage de souplesse ». « Une fois que l'on a fixé les garanties essentielles », il faut qu'il puisse « y avoir des négociations », dans les branches, voire entreprise par entreprise, « y compris le temps de travail ». « Nous allons proposer un projet de loi qui permettra l'ouverture de ces négociations », que François Hollande va jusqu'à appeler « nouvelle donne ». « On va ouvrir largement le champ du dialogue social. »
12 h 1. Après sa confession selon laquelle il regrettait d'avoir supprimé la TVA sociale de Sarkozy, dans un livre écrit par une journaliste du Monde, François Hollande se justifie. « Mon prédécesseur avait voté une augmentation de la TVA de 1,6 point » à 21,1 %. C'était voté, mais pas appliqué. La TVA, « ce n'est pas juste », dit-il, même si lui-même l'a remontée de 0,4 point pour financer son CICE ; et que le taux intermédiaire a augmenté de 3 points de 7 à 10 %. Il justifie son choix de baisser l'impôt sur le revenu et non la CSG, comme le lui recommandait son ancien Premier ministre, Jean-Marc Ayrault.
12 h 38. Sur la baisse des dotations aux collectivités, François Hollande justifie la réduction de 11 milliards sur trois ans de dotations de l'État. Il promet que les plus pauvres d'entre elles seront aidées grâce à un fond d'un milliard d'euros.
12 h 35. François Hollande justifie la poursuite du pacte de responsabilité, au moins en 2016, en attendant que les évaluations soient prêtes. « Je veux de la stabilité », a-t-il martelé. Ceux qui considèrent que le patronat ne tient pas ses engagements en seront pour leur frais.
12 h 33. « J'ai voulu convaincre la gauche qu'elle savait qu'elle pouvait, qu'elle voulait gouverner », explique François Hollande, interrogé sur ses propos sur l'immaturité supposée de la gauche. « La dispersion, c'est la disparition », prévient-il à ceux qui seraient tentés de rompre avec le PS comme EELV, ou ce qu'il en reste. « Le pluralisme à droite, à gauche ne manque pas, mais il y a des moments où le rassemblement doit se faire sur l'essentiel », explique François Hollande face à ceux qui prônent le repli sur soi.
12 h 28. François Hollande veut aussi lutter contre les discriminations. Il confirme qu'un projet de loi sera présenté à ce sujet : « Cela résulte de l'après-janvier. Tout ce qui peut favoriser le vivre-ensemble. (...) Nous devons être vigilants car il existe des discriminations, des inégalités qui ne se fondent pas sur le seul mérite ou le seul talent. Nous devons faire en sorte que celui qui est contrôlé ne le vive pas comme une suspicion, mais comme une protection. »
12 h 25. François Hollande répond maintenant à une question sur sa très faible popularité dans les sondages. Le président dit vouloir réformer « jusqu'au bout ». « Je dois faire avancer le pays (...), c'est pour cela que nous allons faire des réformes (...), parfois des réformes qui n'ont jamais été faites », insiste le président, comme pour mieux souligner son ardeur réformatrice par rapport à son prédécesseur, Nicolas Sarkozy. Il cite le coût du travail, le droit du travail ou encre la transition énergétique. C'est, explique-t-il, « pour pouvoir me dire, quelle que soit la décision que j'aurai à prendre (en 2017, NDLR), j'ai fait ce que j'avais à faire ».
12 h 22. François Hollande se dit défavorable à élargir la taxe pour l'audiovisuel public aux « objets connectés », comme les tablettes.
12 h 20. Le président précise bien que les trois milliards d'euros annoncés pour les agriculteurs en trois ans ne sont pas des crédits budgétaires et auront des conséquences budgétaires à un niveau « bien plus faible », déjà financé par les économies en dépenses.
12 h 17. François Hollande justifie l'abandon de sa promesse de fusionner la CSG et l'impôt sur le revenu. « Il me paraissait plus juste de faire sortir de l'impôt sur le revenu en particulier ceux qui y étaient entrés depuis 2010. » « Si j'avais modulé la CSG, qui aurait payé ? Les classes moyennes. » « Ensuite, il y aura une réforme plus large avec le prélèvement à la source. » Une réforme indispensable, pour une éventuelle fusion ultérieure de la CSG et de l'impôt sur le revenu.
12 h 12. Sur les régionales, François Hollande rappelle que les électeurs doivent se déterminer en fonction des enjeux qui se posent à leur territoire. « Nous avons fait une réforme territoriale. Les régions peuvent agir. »
11 h 56. François Hollande maintient l'objectif de croissance de 1,5 % en 2016 et pas plus, ce qui signifie qu'il n'a pas de marge de manœuvre pour financer la nouvelle baisse d'impôts annoncée pour 2016. « Ce sera financé par des économies, car il ne peut être question d'augmenter des taxes » ou « d'augmenter le déficit », assure-t-il.
11 h 51. Sur la conférence sur le climat, François Hollande veut des engagements financiers clairs en faveur des pays en développement pour les aider à diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Cent milliards ont été promis. « C'est là-dessus que la France va mener maintenant son offensive », explique François Hollande. En cas d'échecs, le chef de l'État prédit « une suite de catastrophe » : « S'il n'y avait aucune mesure substantielle prise, ce ne sont pas des centaines de milliers de réfugiés que nous aurions à accueillir, mais des millions de naufragés du climat. Je ne dis pas cela pour noircir le tableau. La France devra montrer l'exemple là encore. »
11 h 48. François Hollande est interrogé par le Wall Street Journal sur la possibilité d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Il rappelle qu'il est en faveur du maintien du pays dans l'UE. Il se dit prêt à discuter avec David Cameron, le Premier ministre britannique, « sur ce que l'Europe doit faire et ne doit pas faire », mais ne veut pas entendre parler d'une modification des traités. « Le Royaume-Uni n'est pas dans l'espace de Schengen. Cela ne dispense pas ce pays d'un effort de solidarité », affirme-t-il.
11 h 40. « Bachar el-Assad est responsable de la situation en Syrie. Il a fait tirer sur son peuple, a bombardé sa population, utilisé des armes chimiques... Nous avons toujours dit que son maintien n'est pas possible. La transition ne peut passer que par l'installation d'une coalition très large (excluant les terroristes). Nous essayons de pousser cette option auprès de nos partenaires russes et iraniens. Deux conférences ont eu lieu. La solution ne passe pas par Bachar el-Assad. Il doit partir. Son régime n'a plus d'“effectivité” sur une grande partie de son territoire. Les vols de reconnaissance permettront de le confirmer. Et nous aideront à prendre des décisions », affirme François Hollande, qui rappelle que 200 frappes ont eu lieu en Irak avec nos avions.
11 h 36. Le président doit à nouveau répondre à des questions sur les « migrants ». Il réfute le terme de quotas, car cela voudrait dire qu'au-delà d'un certain nombre les réfugiés n'auraient plus le droit de venir. « Ce n'est pas la France », balaie François Hollande. Dès lors qu'il y a plus de réfugiés, « on ne peut pas en rester » à un accueil sur des bases volontaires, explique-t-il pour justifier l'évolution récente de sa position dans ce dossier. Il invoque le principe de « solidarité » pour justifier l'accueil de plus de réfugiés, menacés dans leur pays d'origine. « J'ai dit à Mme Merkel que j'étais prêt à accueillir un millier de réfugiés supplémentaires en provenance de Hongrie. » « S'il n'y a pas de politique d'ensemble » au sujet des migrants, le mécanisme d'accueil obligatoire des réfugiés « explosera, peut-être même Schengen », prévient toutefois le chef de l'État.
11 h 34. François Hollande répond désormais à une question sur son rôle dans la crise ukrainienne. Doit-il prendre une nouvelle initiative ? Il rappelle que des élections sont envisagées d'ici à la fin de l'année, dans les territoires de l'est de l'Ukraine. Il propose une réunion à Paris pour évaluer les suites à donner aux « accords de Minsk ». « J'ai eu M. Poutine au téléphone. J'ai demandé qu'une réunion se tienne à paris avant l'assemblée générale de l'ONU pour aller jusqu'au bout des engagements pris à Minsk au-delà de la fin 2015 », annonce-t-il. « Si un accord est trouvé, je plaiderai pour une levée des sanctions. »
11 h 28. François Hollande répond désormais aux questions des journalistes sur la capacité d'accueil de la France des réfugiés. « C'est sur les sondages qu'il faudrait déterminer ces choix ? » interroge le président, réagissant à un sondage selon lequel 55 % des Français seraient hostiles à l'accueil de réfugiés. « Non, il faut prendre des décisions en faveur des intérêts majeurs du pays. » « Il faut qu'il y ait des centres d'enregistrement qui permettent un contrôle aux frontières », précise le chef de l'État, qui assure qu'il y aura des accompagnements pour ceux qui ne relèvent pas du droit d'asile. « Nous risquons une crise humanitaire gigantesque. » François Hollande critique la Hongrie sans la citer en fustigeant ceux qui construisent « des murs » pour se protéger des migrants.
11 h 28. François Hollande répond désormais aux questions des journalistes sur la capacité d'accueil de la France des réfugiés. « C'est sur les sondages qu'il faudrait déterminer ces choix ? » interroge le président, réagissant à un sondage selon lequel 55 % des Français seraient hostiles à l'accueil de réfugiés. « Non, il faut prendre des décisions en faveur des intérêts majeurs du pays. » « Il faut qu'il y ait des centres d'enregistrement qui permettent un contrôle aux frontières », précise le chef de l'État, qui assure qu'il y aura des accompagnements pour ceux qui ne relèvent pas du droit d'asile. « Nous risquons une crise humanitaire gigantesque. » François Hollande critique la Hongrie sans la citer en fustigeant ceux qui construisent « des murs » pour se protéger des migrants.
11 h 24. François Hollande justifie longuement sa politique sur la Syrie. Le président exclut d'emblée toute intervention au sol. « C'est aux pays voisins, aux forces régionales de prendre cette responsabilité », dit-il. « Les vols de reconnaissance se feront en lien avec la coalition. » « Le départ de Bachar el-Assad est à un moment ou à un autre posé dans la transition », maintient François Hollande.
11 h 20. La conférence sociale d'octobre aura pour enjeu d'organiser les droits sociaux des salariés tout au long de leur vie, annonce François Hollande. Nous donnerons toute la place nécessaire à la négociation collective et à l'accord d'entreprise, ajoute le président de la République, sur la base du rapport Combrexelle qui sera présenté au Premier ministre le 9 septembre. Une loi sera présentée sur la réforme du droit du travail.
11 h 16. La politique de baisse d'impôt « sera poursuivie en 2016 ». Plus de 2 milliards d'euros y seront consacrés et 8 millions de foyers seront concernés, annonce François Hollande. Le pacte de responsabilité, qui prévoit 41 milliards de baisses de charges et d'impôts pour les entreprises, sera poursuivi en 2016, promet François Hollande aux patrons.
11 h 10. La France va engager dès demain des vols de reconnaissance au-dessus de la Syrie. « Il y a 4 millions de déplacés dans des camps, en Turquie, en Jordanie, au Liban », a rappelé François Hollande. Pour éviter leur exode, il faut « fournir une aide humanitaire massive » (…) pour que ces personnes restent au plus près du pays qu'ils ont fui, prévient François Hollande. Ce sera l'objet du sommet du 11 novembre prochain à La Valette (Malte), la France y fera des propositions, dit le président en parlant d'une politique de codéveloppement. François Hollande se dit prêt à accueillir une conférence internationale sur les réfugiés à Paris. Le chef de l'État annonce des vols de reconnaissance aux dessus de la Syrie qui « permettront d'envisager des frappes contre Daesh ».
11 h 2. Le chef de l'État commence sa conférence de presse. « Des images, des événements, des situations frappent nos consciences. Il y a le Thalys, le patrimoine détruit à Palmyre, des réfugiés par milliers, le visage d'un enfant sans vie sur une plage. Enfant martyr, symbole des 3 000 réfugiés qui sont morts depuis quelques mois. » François Hollande évoque la tradition d'accueil de la France, le droit d'asile principe fondamental de nos institutions, inscrit dans la Constitution. Il confirme un mécanisme « d'accueil permanent et obligatoire » des réfugiés. « La France, elle est disposée à prendre sa part, soit 24 000 réfugiés sur les deux prochaines années. » « Le ministre de l'Intérieur réunira les maires concernés samedi prochain », annonce-t-il, afin d'organiser l'accueil des réfugiés.
11 heures. Le gouvernement au grand complet s'est installé à gauche de l'estrade.

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Hollande annonce 500 millions d'euros pour les zones rurales Publié à 16h28, le 14 septembre 2015, Modifié à 16h57, le 14 septembre 2015 http://www.europe1.fr/politique/hollande-2514657

Le chef de l'Etat a tenu à rassurer les éleveurs et agriculteurs en crise, lundi, lors d'un déplacement à Vesoul (Haute-Saône), en compagnie d'une bonne partie du gouvernement, dont Manuel Valls.

"Montrer notre attention aux territoire ruraux" et "répondre aux inquiétudes". Voilà comment François Hollande a justifié son déplacement à Vesoul, en Haute-Saône, lundi. Sur fond de crise agricole, le chef de l'Etat a dirigé un comité interministériel avec les 12 ministres venus avec lui, dont Manuel Valls. Puis le président a annoncé, au sortir de cette réunion, 21 nouvelles mesures en faveur du développement des zones rurales.

François Hollande a notamment annoncé que la moitié du fonds d'un milliard d'euros débloqué en faveur des collectivités locales serait attribuée aux zones rurales. Ce fonds destiné à soutenir l'investissement des collectivités locales est inscrit dans le projet de budget pour 2016. "Une moitié accompagnera les projets de transition énergétiques, d'infrastructures, de logement. L'autre moitié sera destinée aux territoires ruraux", a indiqué le chef de l'Etat.

Ces 500 millions serviront notamment à "la revitalisation des bourgs-centres et des villes de moins de 50.000 habitants. Ils seront gérés par les préfets au plus près des besoins, en liaison avec les associations d'élus afin que les investissements puissent être engagés dès le début de l'année 2016", a-t-il précisé. Par ailleurs, François Hollande a indiqué que "la dotation d'équipement des territoires ruraux sera maintenue en 2016 à son niveau".

Formation de médecins généralistes. Parmi les 21 mesures en faveur des territoires ruraux, François Hollande a indiqué que 700 médecins généralistes seraient formés à l'aide médicale d'urgence pour permettre qu'aucun habitant ne soit à plus de 30 minutes d'un service d'urgence d'ici 2017. L'installation des médecins en milieu rural sera favorisé pour atteindre l'objectif de plus de 1.000 maisons de santé en 2017. De 350 contrats pour l'installation de jeunes médecins dans ces territoires en 2012, on passera à 1.700 d'ici 2017.

Concernant la couverture numérique, l'Etat a dégagé plus de 3 milliards pour le très haut débit et avant la fin de l'année, tous les départements auront été inclus dans ce plan et il y aura une obligation de très haut débit sur les 23.000 km de voies ferrées.

Préserver les stations services. Pour favoriser la mobilité, des efforts budgétaire spécifiques seront faits pour préserver les stations services indépendantes et des bornes de recharge électriques devront être installées tous les 50 km.

François Hollande a également annoncé "une nouvelle vague de simplification dans trois domaines" en zones rurales : "la gestion des bâtiments publics, l'organisation des activités sportives, le fonctionnement des collectivités locales". "Ces mesures, a-t-il promis, seront effectives dès le mois prochain.

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Navires Mistral: Hollande préfère le dictateur Sissi à l'autoritaire Poutine 24 septembre 2015 | Par Lénaïg Bredoux http://www.mediapart.fr/journal/france/240915/navires-mistral-hollande-prefere-le-dictateur-sissi-lautoritaire-poutine

L’Élysée a annoncé mercredi que les deux navires de guerre Mistral refusés à la Russie à cause de la crise ukrainienne seraient vendus à l’Égypte, à qui la France a déjà livré ses Rafale. Au nom de la lutte antiterroriste.

François Hollande a de nouveaux amis fidèles. L’Élysée a annoncé mercredi que les deux navires de guerre Mistral refusés à la Russie de Vladimir Poutine à cause de la crise ukrainienne seraient vendus à l’Égypte du maréchal Sissi, déjà conquise par le Rafale et avec qui la France a noué une relation étroite.

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L'Égypte va acquérir les deux Mistral non livrés à la Russie http://www.lefigaro.fr/international/2015/09/23/01003-20150923ARTFIG00195-l-egypte-va-acquerir-les-deux-mistral-non-livres-a-la-russie.php

...... Paris ne souhaite rien dire sur la manière dont l’Egypte va honorer sa nouvelle commande, alors que le pays désertée par les touristes, creuse son déficit budgétaire (11,8 % du PIB). Mais dans la lutte contre le terrorisme, l’Egypte est devenu un pivot central, tant pis si le régime réprime dans la brutalité ses opposants et les Frères musulmans.

Les pays du Golfe et l’Arabie Saoudite ont ainsi avancé plus de 12 milliards de dollars à l’Egypte pour lutter contre le terrorisme et se doter d’une armée efficace. De Washington à Moscou en passant par Paris et Ryad, chacun soutient l’Egypte, pays clé de la région, alors que des djihadistes se réclamant de Daech sévissent sur son flanc Est dans le Sinaï, tandis que son flanc ouest est déstabilisé par le chaos lybien.
L’Egypte est ainsi au côté de l’Arabie Saoudite dans l’offensive qu’elle mène au Yemen. En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/monde/afrique-moyen-orient/021349866103-la-france-revend-les-mistral-a-legypte-1158510.php?cUJdbrHg8Crxxts3.99

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Contrairement à Hollande, Merkel n'exclut pas Assad pour résoudre le conflit syrien http://www.france24.com/fr/20150924-syrie-merkel-impliquer-bachar-al-assad-resoudre-conflit-sommet-bruxelles

Bien décidée à venir à bout du conflit syrien, la chancelière allemande Angela Merkel a estimé, jeudi, qu'il fallait dialoguer avec tous les acteurs, notamment avec le président syrien Bachar al-Assad.

Pour trouver une solution au conflit syrien et freiner l'afflux des migrants, la chancelière allemande Angela Merkel ne veut écarter une piste. Elle a même affirmé, jeudi 24 septembre, qu’il fallait dialoguer avec le président syrien Bachar al-Assad. "Il faut parler avec de nombreux acteurs, et cela implique Assad, mais il y en a d'autres", a déclaré la dirigeante allemande à l'issue d'un sommet extraordinaire des 28 à Bruxelles, consacré à la crise migratoire en Europe. Il faut parler "non seulement avec les États-Unis, la Russie, mais aussi avec les partenaires régionaux importants, l'Iran, des pays sunnites comme l'Arabie saoudite", a plaidé Angela Merkel.

Également interrogé sur le conflit syrien, le président français François Hollande a, de son côté, répété que "l'avenir de la Syrie ne peut pas passer par Bachar al-Assad". "Il ne peut y avoir de transition réussie qu'avec son départ", a-t-il insisté lors d'une conférence de presse après le sommet européen.

Mardi, lors d'une visite au Royaume-Uni, François Hollande s'était entendu avec le Premier ministre David Cameron "sur la nécessité de dynamiser le processus politique" en Syrie, alors que le régime de Bachar al-Assad venait de recevoir de la Russie des avions de combat et de nouvelles armes pour lutter contre l'organisation de l’État islamique.

"Nous aurons sans doute encore à accentuer notre pression de façon à ce que les vols de reconnaissance que nos avions font en ce moment puissent, si nous avons des cibles, des objectifs, être traduits le moment venu par des frappes", a affirmé le chef de l'État français.

Le 7 septembre dernier, François Hollande a ouvert la voie à des frappes françaises en Syrie, tout en excluant une intervention terrestre. Avec AFP

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Climat : Hollande annonce deux milliards d'euros supplémentaires d'ici 2020 http://www.lejdd.fr/Politique/Climat-Hollande-annonce-deux-milliards-d-euros-supplementaires-d-ici-2020-753271

François Hollande a annoncé lundi que l'aide annuelle de la France aux pays pauvres pour la lutte contre le changement climatique passera de trois à cinq milliards d'euros en 2020.

A deux mois de la Conférence internationale sur le climat (COP21), François Hollande a déclaré lundi, à la tribune des Nations unies, que les "financements annuels de la France pour le climat, qui sont de trois milliards d'euros aujourd'hui, seront de cinq milliards en 2020". L'augmentation de l'aide sera constituée de prêts, "mais aussi de dons", a précisé le président français, en référence à l'aide globale de 100 milliards d'euros jugée nécessaire pour aider les pays pauvres à faire face au réchauffement climatique.

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Syrie : la France ouvre une enquête pour "crimes de guerre" contre le régime de Bachar Al-Assad Le parquet de Paris s'intéresse à des exactions commises en Syrie entre 2011 et 2013.

La justice souhaite "agir contre l'impunité de ces assassins". Le parquet de Paris a ouvert une enquête pénale pour "crimes de guerre" visant le régime de Bachar Al-Assad, pour des exactions commises en Syrie entre 2011 et 2013, annonce une source proche du dossier, mercredi 30 septembre, une information confirmée de source diplomatique.

L'enquête, ouverte le 15 septembre, après un signalement au Quai d'Orsay, se base notamment sur le témoignage de "César", un ex-photographe aux ordres de la police militaire syrienne. Il s'est enfui de Syrie en juillet 2013, en emportant 55 000 photographies effroyables de corps torturés sur une carte-mémoire. Son annonce intervient alors que la crise syrienne est au centre de l'Assemblée générale des Nations unies et concentre les désaccords entre la France, les Etats-Unis et la Russie.

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Syrie : Poutine tâcle Hollande et Obama Source AFP Publié le 29/09/2015 à 06:28 | Le Point.fr

Le président russe s'en est pris très directement lundi à ses homologues américain et français, qui appellent régulièrement au départ de Bachar el-Assad.
Le président russe n'a pas exclu lundi de frapper le groupe État islamique en Syrie.

"J'ai le plus grand respect pour mes homologues américain et français mais ils ne sont pas syriens et n'ont donc pas à être impliqués dans le choix des dirigeants d'un autre pays", a déclaré Vladimir Poutine lors d'une conférence de presse au siège des Nations unies à New York, après un long entretien avec le président Obama sur la Syrie.

Une base de coopération

Le président russe n'a par ailleurs pas exclu lundi de frapper le groupe État islamique en Syrie, en appui à son allié Bachar el-Assad, et a accusé ses homologues américain et français de vouloir décider qui doit diriger ce pays ravagé par la guerre. La Syrie monopolise l'Assemblée générale des Nations unies à New York et a été l'objet lundi d'une confrontation entre Vladimir Poutine et Barack Obama, qui se sont entretenus pendant une heure et demie au siège de l'organisation internationale.

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Affaire Morano : «La République ne connaît pas de races», réplique Hollande Les Echos | Le 08/10 à 14:08, mis à jour à 14:50 http://www.lesechos.fr/politique-societe/politique/021389162482-affaire-morano-la-republique-ne-connait-pas-de-races-declare-hollande-1163615.php

Le gouvernement va présenter un texte pour faire de « toute inspiration raciste ou antisémite » une « circonstance aggravante pour une infraction », a annoncé le chef de l’Etat.

« La République ne connaît pas de races ni de couleurs de peau », a déclaré ce jeudi matin François Hollande dans une allusion aux propos polémiques de Nadine Morano sur la France « pays de race blanche ».

La République « ne reconnaît pas de communautés. Elle ne connaît que des citoyens, libres et égaux en droit. Et ce n’est pas négociable », a-t-il insisté lors d’un discours prononcé au Camp des Milles, à Aix-en-Provence.

Le chef de l’Etat a dénoncé « l’intolérance qui conduit à la discrimination, l’ignorance qui nourrit la haine, l’indifférence qui tolère ces dérives ». « Il y a plus grave que d’avoir une âme perverse disait Peguy, c’est d’avoir une âme habituée », a-t-il souligné. « Aucune culture, aucun pays, aucune époque n’est à l’abri d’y succomber. Mais nous avons les moyens (...) pour y résister.

En France, il y a une ressource » qui est « la République ».

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Élections régionales 2015 : le scrutin pourrait cristalliser la montée en puissance du FN http://www.rtl.fr/actu/politique/elections-regionales-2015-le-scrutin-pourrait-cristalliser-la-montee-en-puissance-du-fn-7780438202 par Olivier Bost , Clémence Bauduin publié le 09/11/2015 à 17:17
Les élections régionales qui auront lieu dans un mois pourraient voir le Front National s'imposer dans trois régions. Ce score serait inédit dans l'histoire de la Ve République. Les régions qui pourraient basculer au Front National sont d'abord le Nord-Pas-de-Calais-Picardie et la PACA. De manière plus incertaine, les élections en région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine pourraient profiter à Florian Philippot. Selon un sondage TNS-Sofrès-One Point pour RTL-Le Figaro, 52% des Français ne seraient pas gênés par l'hypothèse d'une victoire du FN aux régionales. Ils sont même 35% à trouver cela normal.
La région Île-de-France est elle aussi à surveiller mais pour d'autres raisons, liées aux tensions entre Valérie Pécresse et Claude Bartolone. Le suspense se fait également sentir en région Auvergne-Rhône-Alpes, en Bourgogne-Franche-Comté ainsi que dans les Pays-de-la-Loire. Les résultats sont d'autant plus aléatoires qu'avec des triangulaires Républicains/PS/FN dans chaque région, il peut y avoir des surprises. Celui qui arrivera en tête au premier tour ne l'emportera pas nécessairement au second tour.

Un mois de campagne propice au suspens

Pour chaque parti, ces régionales constituent un enjeu national. Les régionales pourraient d'abord cristalliser la montée en puissance du FN, obtenue élection après élection. Chez les Républicains, Nicolas Sarkozy a fait de ces régionales une étape cruciale dans sa reconquête du pouvoir en 2017. Pour le Parti socialiste, l'ampleur du désastre aura une influence certaine sur la dernière année de François Hollande à l'Elysée.
Il faut cependant veiller à ne pas écrire trop rapidement le scénario de ces élections. Lors des dernières départementales, le FN n'avait pas obtenu les scores que lui donnaient les sondages. Enfin, le mois de campagne restant peut encore faire changer les intentions de vote dans les très nombreuses régions où les candidats restent au coude-à-coude.

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11 novembre 2015. Deux présidents à l'Arc de (leur, ?) triomphe !

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Les attentats du 13 novembre 2015 en France.

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Ce qu'il faut retenir de l'intervention du président Hollande devant le Congrès à Versailles Publié à 15h52, le 16 novembre 2015, Modifié à 17h26, le 16 novembre 2015 http://www.europe1.fr/politique/retrouvez-en-direct-le-president-hollande-devant-le-congres-a-versailles-2621339

François Hollande a annoncé la création de milliers de postes supplémentaires dans les forces de sécurité et une révision de la Constitution pour mieux lutter contre les terroristes.

Le président de la République s'est exprimé devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles, lundi après-midi. Voici ce qu'il faut retenir de son intervention.

Les cinq infos à retenir :
- La France va intensifier ses frappes en Syrie au cours des semaines à venir.
- 5.000 postes supplémentaires de policiers et de gendarmes, 2.500 dans la justice, 1.000 dans les douanes
- François Hollande veut réviser la Constitution.
- L'état d'urgence prolongé de trois mois.
- Le président veut la déchéance de nationalité pour les binationaux qui représentent un risque.

Sur le plan intérieur

5.000 postes supplémentaires de policiers et de gendarmes, 2.500 dans la justice, 1.000 dans les douanes. Le président de la République annonce 5.000 emplois supplémentaires dans la police et la gendarmerie dans les deux ans, "afin de porter le total de création d'emploi de sécurité à 10.000 durant le quinquennat. De même, le ministère de la justice disposera de 2.500 postes supplémentaires, et 1.000 dans les douanes pour faire face aux menaces terroristes.

Pas de diminution d'effectifs dans la défense jusqu'en 2019. "Nos armées sont de plus en plus sollicitées. Il n'y aura aucune diminution d'effectifs dans la défense jusqu’en 2019. Ce sera au bénéfice des unités opérationnelles, de la cyber-défense et du renseignement." François Hollande a assumé "un surcroît de dépense" induit par la création de ces milliers de postes supplémentaires dans les forces de sécurité et de la justice. "Ces mesures se traduiront pas des dépenses supplémentaires. Mais le pacte de sécurité l'emporte sur le pacte de stabilité", a-t-il affirmé.

Hollande veut réviser la Constitution.

"J’estime en conscience que nous devons faire évoluer notre Constitution pour permettre aux pouvoirs publics d'agir conformément à l’état de droit aux actes de guerre. Aujourd'hui notre texte comporte deux régimes particuliers qui ne sont pas adaptés." Selon le président, l'article 16, qui régit les conditions d'attribution des pouvoirs exceptionnels au Président, et l'article 36, qui porte sur l'état de siège, ne sont "pas adaptés à la situation que nous rencontrons". La Constitution doit, selon lui, offrir un "outil approprié pour fonder la prise de mesures exceptionnelles pour une certaine durée sans recourir à l'état d'urgence et sans compromettre l'exercice des libertés publiques".

L'état d'urgence prolongé de trois mois. "J'ai décidé que le Parlement serait saisi dès mercredi d'un projet de loi prolongeant l'état d'urgence pour trois mois et adaptant son contenu à l'évolution des technologies et des menaces", a déclaré le président de la République, qui a "invité" les parlementaires à "le voter d'ici la fin de la semaine".

Hollande veut la déchéance de nationalité pour les binationaux qui représentent un risque. "La déchéance de nationalité ne doit pas avoir pour résultat de rendre quelqu’un apatride. Mais il faut pouvoir le déchoir même s’il est né français, dès lors qu’il bénéficie d’une autre nationalité. De même, nous devons pouvoir interdire à un binational si il présente un risque terroriste, sauf si il se soumet à un dispositif de contrôle draconien. Nous devons pouvoir expulser les étrangers qui menacent la nation."

Sur le plan international

Intensification des frappes aériennes dans les semaines à venir. "Nous poursuivrons ces frappes au cours de semaines à venir. Le porte avion Charles-de-Gaulle arrivera jeudi en mer orientale, pour tripler notre capacité d’action. Il n’y aura aucune trêve." Le président de la République a commencé son discours en affirmant une nouvelle fois que "la France est en guerre". "Notre République n'est pas à la portée de méprisables tueurs. La République française a surmonté d'autres épreuves, et elle est toujours là, bien vivante.Ce sont des lâches qui ont tiré sur une foule désarmée. L’ennemi n’est pas insaisissable, il n'est pas hors d’atteinte. Les citoyens ont ressenti l’effroi, ils doivent garder leur sang froid."

Hollande demande une réunion au Conseil de Sécurité de l'ONU. "Elle massacre chaque jour des populations, c'est la raison pour laquelle détruire Daesh concerne toute la communauté internationale. J'ai donc demandé au Conseil de sécurité de se réunir dans les plus brefs délais pour adopter une résolution appelant à la lutte contre Daesh. La nécessité de détruire Daesh constitue un sujet qui concerne toute la communauté internationale."

Hollande va rencontrer Obama et Poutine. "Aujourd'hui, il faut plus de frappes. Mais il faut un rassemblement de tous ceux qui dans le cadre d'une grande et unique coalition. C'est dans cet esprit que je réunirai les présidents Obama et Poutine pour que nous réunissions nos forces. La France parle à tous."

Un appel à la mobilisation de l'Europe. "Chacun est face à ses responsabilités : les pays voisins, mais aussi l’Europe. J'ai demandé au ministre de la défense de mobiliser ses homologues européens dès demain, en vertu du traité de l’U.E qui prévoit que lorsqu’un état est agressé, tous les États membres doivent lui apporter solidarité contre cette agression. C’est un ennemi de l’Europe."

Hollande veut des "contrôles coordonnés et systématiques aux frontières" de l'UE. "La question des réfugiés se pose. Ils sont victimes de ce même système terroriste. Voilà pourquoi il est vital que l’Europe accueille ceux qui relèvent du droit d’asile. Mais il faut une protection des frontières extérieures. La France fait en sorte que les pays qui sont confrontés à cet afflux soient aidés : Turquie, Liban… Si l’Europe ne contrôle pas ses frontières extérieures, alors c’est le retour aux frontières nationales, aux murs, aux barbelés."

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Attentats de Paris: contrôles systématiques aux frontières de l'UE 20/11/2015 18:42 Par Pauline TALAGRAND et Cédric SIMON à Bruxelles© 2015 AFP http://www.lanouvellerepublique.fr/France-Monde/Actualite/Politique/n/Contenus/Articles/2015/11/20/Attentats-de-Paris-controles-systematiques-aux-frontieres-de-l-UE-2538903

L'UE va instituer des contrôles systématiques des ressortissants européens à ses frontières afin de mieux lutter contre le terrorisme, pour répondre aux failles apparues après les attentats sanglants de Paris, dont un des auteurs présumés est toujours traqué.

Au moins 18 personnes ont par ailleurs été tuées vendredi lors d'une attaque avec prise d'otages dans un hôtel de Bamako (Mali), prisé par la clientèle internationale. Deux assaillants ont été abattus lors de l'assaut des forces de l'ordre.

A Bruxelles, les ministres européens de l'Intérieur et de la Justice se sont engagés à adopter avant la fin de l'année le fameux PNR, un fichier de données sur les voyageurs aériens et à renforcer la lutte contre les trafics d'armes dans les Balkans, une semaine après les attentats les plus meurtriers de l'histoire en France (130 morts et plus de 350 blessés).

Les Européens ont décidé de renforcer "immédiatement" les contrôles aux frontières extérieures de l'UE, y compris pour les ressortissants européens. Et la Commission européenne va proposer "d'ici la fin de l'année" une révision des règles de Schengen dans le même but.

"Notre réaction collective doit être implacable. Il faut sortir des promesses sans lendemain, des atermoiements et des lenteurs. Sinon l'Europe se perdra", a prévenu le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. La France, a-t-il précisé, maintiendra le contrôle à ses frontières, rétabli il y a une semaine, "aussi longtemps que la menace terroriste le nécessitera".

Une femme parmi les jihadistes

L'illustration des défaillances de la lutte antiterroriste aura été le retour incognito en Europe du jihadiste belgo-marocain Abdelhamid Abaaoud. Le soir des attentats, revendiqués par le groupe jihadiste Etat islamique (EI), il a été filmé vers 22H00 par une caméra de la RATP à une station de métro de Montreuil, en banlieue parisienne.
Sa présence à proximité du lieu où une Seat noire, utilisée par le "commando des terrasses", a été abandonnée, interroge. Faisait-il aussi partie de ce commando?
Surtout, comment a-t-il pu se déplacer librement alors qu'il faisait l'objet d'un mandat d'arrêt international? "Nous ne savons pas" comment Abaaoud est entré en France, a reconnu le Premier ministre Manuel Valls.
En France, au moins un assaillant présumé du carnage parisien est toujours traqué : Salah Abdeslam, soupçonné de faire partie du "commando des terrasses", qui a mitraillé des bars et restaurants des Xe et XIe arrondissements, tuant au moins 39 personnes. Il a sans doute été exfiltré, au moins dans un premier temps, par deux complices présumés depuis écroués en Belgique.
Les enquêteurs ont identifié vendredi, par ses empreintes digitales, Hasna Aitboulahcen, 26 ans, cousine d'Abaaoud, dans les décombres de l'appartement de Saint-Denis où ce dernier est mort mercredi, lors d'un spectaculaire assaut policier. Selon une source policière, Hasna Aitboulahcen n'est pas morte en kamikaze, comme l'indiquaient les premiers éléments de l'enquête.
Un troisième corps retrouvé dans l'appartement de Saint-Denis doit encore être identifié, mais les constatations sont compliquées par l'état déchiqueté des cadavres.
Parmi les auteurs des attentats du 13 novembre, quatre kamikazes, tous Français, ont déjà été identifiés: Brahim Abdeslam (31 ans), Bilal Hadfi (20 ans), Samy Amimour (28 ans) et Omar Ismaïl Mostefaï (29 ans). Il reste à mettre un nom sur un cinquième homme, passé par la Grèce cet automne et auprès duquel a été retrouvé au Stade de France un passeport syrien à l'authenticité douteuse, dont les policiers ont diffusé la photo.
"Menace permanente"
Deux autres assaillants ne sont pas encore identifiés.
"La menace est toujours présente et va être longue et permanente", a prévenu Manuel Valls.
Le projet de loi prolongeant l'état d'urgence pour trois mois, adopté jeudi à la quasi-unanimité par l'Assemblée nationale, passe devant les sénateurs vendredi. La loi "pourra être promulguée avant la fin de la semaine", selon le Premier ministre. Ce texte élargit les possibilités d'assignation à résidence et permet la dissolution de groupes et associations extrémistes. Les perquisitions administratives, dans le cadre de l'état d'urgence, se poursuivent à un rythme soutenu. Depuis une semaine, 793 perquisitions ont été réalisées, 90 personnes placées en garde à vue, 164 assignées à résidence et 174 armes saisies.
Dans de nombreuses mosquées en France, des textes condamnant le "terrorisme" ont été lus vendredi, jour de prêche, comme à La Courneuve, où l'ancien président de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF, issue des Frères musulmans), Ahmed Jaballah a jugé indispensable, devant les fidèles, de "toujours clarifier la position de l'islam, pour que personne ne puisse dire au nom de la religion ce qui peut justifier l'injustifiable".
La mairie de Strasbourg a décidé de maintenir son célèbre marché de Noël, où deux millions de visiteurs sont attendus à partir du 27 novembre. A Paris, les ventes de billets de concerts à Paris a chuté d'environ 80% depuis les attentats, selon le syndicat national des producteurs (Prodiss). Le Bataclan, l'une des salles de spectacles les plus connues de Paris, a été l'une des cibles des attentats du 13 novembre.
Un hommage national sera rendu le 27 novembre aux Invalides aux victimes des attentats. Le lendemain, le Parti socialiste reprendra la campagne pour les élections régionales de décembre.
A l'étranger, la solidarité avec la France reste de mise : la Marseillaise retentira ce week-end avant tous les matchs du championnat de football d'Angleterre.
Sur le front extérieur, François Hollande a ordonné l'"intensification" des frappes contre le groupe EI en Syrie et en Irak.
Le président a remercié Mohammed VI pour l'"assistance efficace" (notedt, livraison gratuite de ?) du Maroc après les attentats. Le 25 novembre, il recevra à Paris la chancelière allemande Angela Merkel pour s'entretenir de coopération antiterroriste, entre deux déplacements mardi à Washington pour rencontrer Barack Obama et jeudi à Moscou pour des discussions avec Vladimir Poutine.

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http://www.rtl.fr/actu/politique/elections-regionales-2015-le-ps-passe-devant-la-droite-selon-un-sondage-7780590340 par Gregory Fortune , Avec AFP publié le 21/11/2015 à 13:27 Élections régionales 2015 : le PS passe devant la droite selon un sondage
Cette enquête est la première publiée après les attentats du 13 novembre. Elle intervient à trois jours du lancement officiel de la campagne.

Le FN, avec 27% des intentions de vote, est donné légèrement en tête au premier tour des élections régionales, où le PS (26%) passe devant la droite (Les Républicains-UDI-MoDem, 25%), selon un sondage Harris Interactive pour 20 minutes diffusé vendredi 20 novembre. Dans un contexte "de forte émotion", 43% des sondés qui comptent voter au 1er tour déclarent que les attentats du 13 novembre vont "beaucoup" (26%) ou "assez" (17%) jouer sur leur choix, à plus de deux semaines de l'échéance, mais ces mêmes personnes citent spontanément ces attaques de façon minoritaire.

En outre, "le projet des candidats" et "les enjeux locaux" sont tous deux cités par 88% des électeurs ayant l'intention de déposer un bulletin dans l'urne le 6 décembre prochain. L'hypothèse que leur région soit dirigée par une majorité FN est vue comme "plutôt une mauvaise chose" par 59% des sondés, pour lesquels il s'agit de l'hypothèse la moins souhaitable. Lors des précédentes enquêtes de ce type, réalisées par d'autres instituts, le FN était crédité de 26 à 28% des intentions de votes, une fourchette dans laquelle se situe les chiffres de ce sondage.

Lors d'une précédente étude dont les résultats avaient été rendus publics le 6 novembre, la droite était en revanche donnée à 32% et le PS à 20%. Dans cette nouvelle enquête, Europe Écologie-Les Verts (EELV, seul ou avec le Front de Gauche/Parti de Gauche) est créditée de 7% des intentions de vote, le Front de Gauche/Parti communiste (avec ou sans EELV) de 5%, tout comme les listes Debout la France (DLF). L'enquête s'est déroulée du mardi 17 novembre au soir au jeudi 19 novembre au matin, soit avant l'annonce du décès de l'organisateur présumé des attentats, Abdelhamid Abaaoud, auprès de 1.011 personnes âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

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Syrie : Hollande et Obama affichent leur unité Par Laure Mandeville Mis à jour le 24/11/2015 à 23:48 Publié le 24/11/2015 à 20:19 http://www.lefigaro.fr/international/2015/11/24/01003-20151124ARTFIG00354-francois-hollande-et-barack-obama-pronent-la-desescalade.php

Tout en appelant Poutine à les rejoindre, les deux présidents ont réaffirmé la nécessité d'un départ d'Assad.
Il n'y aura pas de changement notable de stratégie dans la lutte contre l'État islamique, juste «une intensification des frappes» et une guerre du renseignement plus intense et plus coordonnée.

Telle est la conclusion qui s'imposait à l'issue de la conférence de presse tenue ce mardi en fin de matinée à Washington, par les présidents Obama et Hollande, plus que jamais alignés dans leurs positions militaires et diplomatiques sur le conflit en Syrie.
Si, avant son arrivée, la France avait, sous le coup de l'émotion, caressé l'idée d'une «grande coalition» avec la Russie et d'un changement de pied sur le sort de Bachar el-Assad, le projet, jamais très clair, a été promptement enterré à Washington, d'un commun accord, sous la pression évidente d'Obama.

Ainsi le président français, qui doit se rendre jeudi à Moscou, a-t-il appelé Poutine à reconsidérer son soutien à Assad, ce dernier «n'ayant pas sa place» dans une transition politique. «Dès lors qu'il a été le problème au départ, il ne peut pas être la solution», a-t-il dit.
Obama a estimé que tant qu'il n'y aurait pas de «changement stratégique» de la Russie sur ce point, la «coopération serait très difficile». «Si leur priorité est d'attaquer l'opposition modérée qui pourrait faire partie d'un futur gouvernement syrien, la Russie n'aura pas le soutien de notre coalition», a-t-il expliqué, soulignant que les États-Unis avaient réuni autour de leur stratégie une coalition de 65 pays, tandis que la coalition russe en comptait deux, Moscou et Téhéran.

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http://www.challenges.fr/politique/20151126.CHA2035/quand-hollande-rend-a-la-gauche-le-drapeau-tricolore-pris-par-sarkozy-et-le-fn.html Quand Hollande rend à la gauche le drapeau tricolore pris par Sarkozy et le FN Par Bruno Roger-Petit publié le 26-11-2015 à 12h49

En appelant les Français à pavoiser leurs fenêtres de drapeaux tricolore, François Hollande réconcilie la gauche avec un symbole dont elle s'était éloignée. Une triangulation qui vise Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen.

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2012. Les drapeaux tricolores de Sarkozy à la Concorde

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M6info Par Charlotte Pascal Hommage : les principaux extraits de l'allocution du président de la République

Voici les principaux extraits de l'allocution du président de la République François Hollande vendredi aux Invalides, à l'occasion de l'hommage aux victimes des attentats du 13 novembre.
"Vendredi 13 novembre, ce jour que nous n'oublierons jamais, la France a été frappée lâchement. Dans un acte de guerre organisé de loin et froidement exécuté, une horde d'assassins a tué 130 des nôtres et en a blessé des centaines au nom d'une cause folle et d'un Dieu trahi". (...)

"130 noms. 130 vies arrachées. 130 destins fauchés. 130 rires que l'on n'entendra plus. 130 voix qui à jamais se sont tues". (...)

"C'est parce qu'ils étaient la France qu'ils ont été abattus, c'est parce qu'ils étaient la liberté qu'ils ont été massacrés". (...)

"Des parents qui ne reverront plus leur enfant. Des enfants qui grandiront sans leurs parents. Des couples brisés par la perte de l'être aimé. Des frères et des soeurs, pour toujours séparés". (...)

"Je promets solennellement que la France mettra tout en oeuvre pour détruire l'armée des fanatiques qui ont commis ces crimes, qu'elle agira sans répit pour protéger ses enfants. Je vous promets aussi que la France restera elle-même". (...)

"Ces femmes, ces hommes venaient de plus de 50 communes de France. De villes, de banlieues, de villages. Ils venaient aussi du monde. Dix-sept pays portent aujourd'hui avec nous le deuil. Ces femmes, ces hommes en ce vendredi 13 novembre étaient à Paris. Une ville qui donne un manteau de lumière aux idées, une ville qui vibre le jour et qui brille la nuit". (...)

"Ces hommes, ces femmes avaient tous les âges. Mais la plupart avaient moins de 35 ans. Ils étaient des enfants lors de la chute du mur de Berlin. Ils n'avaient pas eu le temps de croire à la fin de l'Histoire. Elle les avait déjà rattrapés quand survint le 11 septembre 2001". (...)

"Beaucoup je le sais avaient tenu à manifester le 11 janvier, comme des millions de Français". (...)

"Comme pour mieux leur répondre, nous multiplierons les chansons, les concerts, les spectacles. Nous continuerons à aller dans les stades et notamment au Stade si bien nommé, le Stade de France à Saint-Denis". (...)

"Que veulent les terroristes? Nous diviser, nous opposer, nous jeter les uns contre les autres? Je vous l'assure, ils échoueront. Ils ont le culte de la mort, mais nous nous avons l'amour de la vie". (...)

"Nous connaissons l'ennemi. C'est la haine, celle qui tue à Bamako, à Tunis, à Palmyre, à Copenhague, à Paris et qui a tué naguère à Londres et à Madrid. L'ennemi, c'est le fanatisme qui veut soumettre l'homme à un ordre inhumain. C'est l'obscurantisme, c'est-à-dire un islam dévoyé". "Cet ennemi, nous le vaincrons ensemble. Avec nos forces. Celles de la République. Avec nos armes, celles de la démocratie. Avec nos institutions. Avec le droit". (...)

"Nous pouvons compter sur chaque Française et sur chaque Français pour faire preuve de vigilance, de résolution, d'humanité, de dignité. Nous mènerons ce combat jusqu'au bout et nous gagnerons en étant fidèles à l'idée même de la France". (...)

"Nous resterons unis sur l'essentiel. Je salue ici, devant vous, familles, ces innombrables gestes de tant de Français anonymes (...) et si l'on cherche un mot pour qualifier cet élan, ce mot existe, c'est la fraternité dans la devise de la République". (...)

"Nous ne céderons ni à la peur ni à la haine. Et si la colère nous saisit, nous la mettrons au service de la calme détermination à défendre la liberté au jour le jour". (...)

"Je n'oublie pas les images venues de la planète entière célébrant dans le même mouvement le sacrifice de ceux qui étaient tombés à Paris, comme si c'était le monde entier qui se couvrait de deuil". (...)

"Le patriotisme que nous voyons aujourd'hui se manifester avec ces drapeaux fièrement arborés, ces rassemblements spontanés, ces foules qui chantent la Marseillaise n'ont rien à voir avec je ne sais quel instinct de revanche ou je ne sais quel rejet de l'autre". (...)

"L'attaque du 13 novembre restera dans la mémoire de la jeunesse d'aujourd'hui comme une initiation terrible à la dureté du monde mais aussi comme une invitation à l'affronter en inventant un nouvel engagement. Je sais que cette génération tiendra solidement le flambeau (...)

La liberté ne demande pas à être vengée mais à être servie. Je salue cette génération nouvelle. Elle a été frappée. Elle n'est pas effrayée. Elle est lucide et entreprenante (...)".

"Elle vivra. Elle vivra pleinement au nom des morts que nous pleurons aujourd'hui. Malgré les larmes, cette génération est aujourd'hui, devenue le visage de la France"(c'est nous dt qui soulignons).

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http://www.challenges.fr/france/20151126.CHA2047/chiffres-du-chomage-forte-hausse-des-demandeurs-d-emploi-sans-activite-en-octobre.html

42.000 chômeurs de plus en un mois, du jamais vu depuis 2013 Challenges.fr Publié le 26-11-2015 à 18h05 Mis à jour le 27-11-2015 à 07h40

Une douche froide pour le gouvernement à dix jours des élections régionales: après un net repli en septembre, le chômage a connu en octobre sa plus forte hausse depuis 2013, avec 42.000 demandeurs d'emploi supplémentaires sans aucune activité, pour atteindre le niveau record de 3,59 millions. Le nombre d'inscrits à Pôle emploi, sans aucune activité (catégorie A), a bondi le mois dernier en France métropolitaine (+ 42.000, soit +1,2%). Il faut remonter à avril 2013 pour retrouver une telle montée du nombre de chômeurs dans cette catégorie.

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Paris Cop21, dimanche 29 novembre 2015

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Sondage: Hollande fait un bond historique pour atteindre 50% d'opinions positives
Sondage : une remontée historique inespérée pour François Hollande Par Carl Meeus Mis à jour le 01/12/2015 à 16:12 Publié le 01/12/2015 à 15:56 http://www.lefigaro.fr/politique/2015/12/01/01002-20151201ARTFIG00226-sondage-une-remontee-historique-inesperee-pour-francois-hollande.php

Après les attentats du 13 novembre, la cote de popularité du chef de l'État bondit de 20 points dans le baromètre TNS Sofres-One Point pour Le Figaro Magazine. Une hausse aussi spectaculaire qu'inédite, qui reste à confirmer.

François Hollande n'est plus le président le plus impopulaire de la Ve République!

Ça ne lui était plus arrivé depuis octobre 2012! En gagnant 20 points en un mois, ce qui est une première dans le baromètre TNS Sofres-One Point pour un président en exercice, le chef de l'Etat s'extirpe d'une zone dangereuse où il était englué quasiment depuis le début de son quinquennat. Pour autant, le président de la République ne redevient pas populaire. Son solde reste négatif. Et surtout, cette remontée est essentiellement émotionnelle, au lendemain des attentats du 13 novembre et de la séquence médiatique qui a vu François Hollande omniprésent.
Il a occupé l'espace en se rendant sur les lieux des attentats, en prenant la parole rapidement devant les Français, en convoquant pour la première fois le Congrès pour annoncer ses décisions, en concentrant l'attention sur lui et en étant le seul à parler lors de la cérémonie d'hommage de la nation aux victimes aux Invalides vendredi dernier.

Liée à ces événements, la remontée de la cote de confiance de François Hollande est par nature fragile. Il en a fait l'expérience en début d'année, quand elle a déjà connu ce phénomène après les attentats de janvier. En deux mois, il gagne 8 points (de 15 à 23 % de confiance). Qu'il reperd quasiment aussi rapidement puisqu'en juin il est déjà retombé à 16 % et à 15 % en novembre, avant les attentats.

Liée à ces événements, la remontée de la cote de confiance de François Hollande est par nature fragile
La cote de confiance de François Hollande pourra-t-elle continuer à se maintenir à ce niveau voire à progresser davantage? Cette fois-ci, l'ampleur du mouvement est beaucoup plus importante qu'en janvier. Et la hausse est largement transpartisane puisque le chef de l'État gagne 24 points auprès des sympathisants de gauche et 16 points auprès des sympathisants de droite. La remontée quasi générale du personnel politique est d'ailleurs un signe que les Français adhèrent à l'union nationale. Mais jusqu'à quand?

Deux éléments peuvent faire rapidement retomber le soufflé. Les chiffres du chômage, d'une part. Passée inaperçue en raison de l'hommage des Invalides, la hausse du mois d'octobre, l'une des plus fortes du quinquennat, a douché les espoirs des socialistes de pouvoir s'appuyer sur une nouvelle baisse (après celle de septembre) pour aborder la dernière semaine de campagne des régionales dans de meilleures conditions.

Avec 42.000 chômeurs de plus en un mois, la perspective de réussir «l'inversion de la courbe du chômage» promise en septembre 2012 par François Hollande s'éloigne. A cette date, il y avait 3 millions de chômeurs. Trois ans plus tard, en octobre 2015, près de 3,6 millions de personnes sont à la recherche d'un emploi. Pour réussir son pari d'inverser la courbe, le chef de l'État doit en conséquence parvenir à trouver du travail à plus de 600.000 personnes en moins de deux ans! Mission qui semble impossible.

Le second événement, ce sont les élections régionales des 6 et 13 décembre. Si les sondages donnent une bonne indication de ce que sera le scrutin, force est de constater que, contrairement aux espoirs des socialistes, la remontée de la cote de confiance de François Hollande ne se traduit pas par une hausse des intentions de vote en faveur des candidats socialistes. Au mieux ceux-ci stagnent ou grapillent un point, au pire ils continuent de baisser au profit des candidats du Front national.
Dans une étude passionnante, Carine Marcé, directrice à TNS-Sofres, montre que «tous les ingrédients laissent présager un big bang politique: situation hégémonique de la gauche (qui préside 21 des 22 Régions sortantes), gouvernement à un niveau d'impopularité record, actualité nationale dramatique qui étouffe les enjeux locaux». Pour mesurer l'ampleur du mouvement électoral, elle a mesuré le score de François Hollande en 2012 dans les Régions redécoupées. «En 2012, sur les 13 nouvelles Régions, 8 ont majoritairement voté François Hollande.» Parmi elles, l'Ile-de-France avait voté à plus de 53 % pour lui. Au second tour, selon un sondage (BVA), Claude Bartolone ne rassemble plus que 36 % des voix. En Nord-Pas-de-Calais-Picardie, qui a accordé plus de 53 % des suffrages à Hollande en 2012, le candidat socialiste est aujourd'hui mesuré à 17 % (sondage BVA) au premier tour et la gauche unie à 26 % au second si elle se maintient.

Dès dimanche soir, l'enjeu politique sera là: quelle attitude la gauche va-t-elle adopter pour éviter de laisser une voire plusieurs Régions au Front national? Les attentats du 13 novembre ont permis aux dirigeants socialistes de ne plus se déchirer sur cette question. Mais l'attitude de François Hollande pourrait leur compliquer la tâche au soir du 6 décembre. Difficile en effet de proclamer que ce parti n'est pas républicain et qu'il serait dangereux de le laisser présider une Région quand le chef de l'Etat lui-même a reçu sa présidente à l'Elysée, lui confiant, d'après L'Express, des secrets qu'il n'a pas donnés à Jean-Luc Mélenchon sur l'imminence de frappes en Syrie, l'a invité à la cérémonie aux Invalides et a repris un certain nombre de ses propositions sécuritaires!
François Hollande pourra-t-il lui-même ne rien dire et laisser les socialistes maintenir des listes au risque de laisser Marine Le Pen dans le Nord ou Marion Maréchal-Le Pen dans le Sud présider des Régions? Et quelles consignes donnera-t-il à ses ministres et aux préfets qui auront à gérer au quotidien la présence à leurs côtés lors des visites de ces deux présidentes? Dans une France sous tension, si François Hollande a réussi à inverser la courbe de sa popularité, il devra réussir à la consolider pour espérer repasser en 2017.

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Marine Le Pen et Marion Maréchal données perdantes au second tour par un sondage TNS Sofres Le HuffPost | Par Geoffroy Clavel Publication: 09/12/2015 18h36 CET Mis à jour: 09/12/2015 19h13

Le front républicain empêchera-t-il le Front national de gagner le Grand Nord et Paca? Oui, à en croire le sondage TNS Sofres-One Point réalisé pour Le Figaro et LCI qui donne Marine Le Pen et Marion Maréchal Le Pen perdantes au second tour dans leur région respective.

Il s'agit de la première enquête d'opinion réalisée dans ces régions depuis le premier tour et l'annonce du désistement des listes socialistes pour faire barrage à l'extrême droite. Une décision a priori suivie par les électeurs de gauche, qu'ils soient socialistes ou pas, et ce malgré les réticences très fortes exprimées par certains d'entre eux.

En Nord-Pas-de-Calais-Picardie, le candidat LR Xavier Bertrand est donné vainqueur avec 53% des intentions de vote contre 47% pour Marine Le Pen. Le renfort des électeurs de gauche est impressionnant: 77% des électeurs ayant voté PS, EELV ou communiste au premier tour indiquent qu'ils donneront leur suffrage au candidat de droite. Seuls 9% d'entre eux voteront pour Marine Le Pen et 14% indiquent qu'ils s'abstiendront ou voteront blanc.

Le scénario est quasi-identitique en Paca, où Marion Maréchal Le Pen semblait pouvoir profiter de la très mauvaise image du député-maire de Nice Christian Estrosi auprès des électeurs de gauche. Il n'en est rien. L'ancien ministre de Nicolas Sarkozy l'emporterait encore plus largement avec 54% des voix contre 46 pour la jeune députée du Vaucluse. Là encore, pas de désertion de la gauche: 77% des électeurs ayant voté pour les listes non représentées au second tour indiquent qu'ils voteront Christian Estrosi.

Signe qu'une partie de l'électorat de premier tour du FN hésite à lui confier les clés des régions, 5% des électeurs de Marine Le Pen et 3% de ceux de Marion Maréchal se reporteront sur leur adversaire de droite au second tour.

Ce sondage a été réalisé les 7 et 8 décembre auprès de 805 personnes en Nord-Pas-de-Calais-Picardie et de 803 personnes en Provence-Alpes-Côte-d'Azur, selon la méthode des quotas.

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Régionales: Claude Bartolone accuse Valérie Pécresse de défendre "la race blanche" Publié le : Jeudi 10 Décembre 2015 - 15:50 Dernière mise à jour : Jeudi 10 Décembre 2015 - 15:52

Claude Bartolone, candidat socialiste pour les régionales en Ile-de-France, reproche à sa concurrente, Valérie Pécresse, de faire la "danse du ventre aux électeurs du FN à grand coup de race blanche". ...

Dans un entretien à L'Obs de cette semaine,Claude Bartolone reprenait le même argument, disant de sa rivale Les Républicains Valérie Pécresse: "elle tient les mêmes propos que le FN, elle utilise une image subliminale pour faire peur. Avec un discours comme celui-là, c'est Versailles, Neuilly et la race blanche qu'elle défend en creux".

"C'est abject. J'ai honte pour la politique", a rétorqué Valérie Pécresse jeudi matin sur LCI et Radio Classique. ...

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Succès du FN aux régionales : la colère de Cyril Hanouna Publié à 10h31, le 07 décembre 2015, Modifié à 10h42, le 07 décembre 2015

Cyril Hanouna a poussé un coup de gueule sur Twitter contre les journalistes qu'il accuse d'être responsables du triomphe du Front national dans les urnes hier soir.

Hier soir, l’animateur de D8 cherchait des responsables au résultat du scrutin et il les a trouvés : pour lui, ce sont les journalistes et les politiques ! C’est sur Twitter que Cyril Hanouna a exprimé sa colère.

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Sur Facebook, Dany Boon appelle les "Biloutes" à ne pas voter Front national Publié le 08/12/2015 à 09h48 , modifié le 08/12/2015 à 10h11 par Sudouest.fr avec AFP Sur sa page Facebook, l'acteur, natif d'Armentières, appelle les électeurs du Nord-Pas-de-Calais-Picardie au sursaut.

«Si Le Pen passe, je quitte la France» : ces artistes qui menacent Home LE SCAN Le Scan Par Eugénie Bastié Mis à jour le 08/03/2015 à 21:33 Publié le 08/03/2015 à 19:20 http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2015/03/08/25001-20150308ARTFIG00168-si-le-le-pen-passe-je-quitte-la-france-ces-artistes-qui-menacent.php

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Elections régionales : ce qu’il faut retenir après le deuxième tour Le Monde.fr | 13.12.2015 à 22h40 • Mis à jour le 14.12.2015 à 08h29 http://www.lemonde.fr/elections-regionales-2015/article/2015/12/13/ce-qu-il-faut-retenir-du-second-tour-des-elections-regionales_4831114_4640869.html#euBkMgDLlkk1ImgF.99

L’extrême droite s’était hissée en première position dans six régions et au plan national, lors du premier tour des élections régionales, le 6 décembre. Une semaine plus tard, le Front national (FN) échoue à remporter un seul exécutif régional. La droite remporte sept des treize régions métropolitaines et la gauche cinq, les nationalistes s’imposant en Corse.

La participation a atteint 58,53 %, contre 49 % au premier tour. Ce taux est aussi supérieur de 10 points à la participation lors du deuxième tour des régionales de 2010 (43,47 %), et de 6 points par rapport celui du précédent scrutin, en 2004 (51,24 %).

Arrivé en tête de six des treize régions au premier tour des régionales en obtenant près de 28 % des voix au niveua national, le Front national échoue à transformer l’essai. Dans les deux régions où le PS avait retiré ses listes pour « faire barrage » au FN, les candidats de droite arrivent en tête.

Dans le Nord, Marine Le Pen s’est inclinée assez nettement contre Xavier Bertrand (57,77 % contre 42,23 %).
Sa nièce Marion Maréchal-Le Pen n’avait pas la partie plus facile, en PACA, dans son duel contre Christian Estrosi, lui aussi renforcé par le retrait du PS. La députée du Vaucluse a perdu face au maire de Nice (54,78 % contre 45,22 %)

Les candidats frontistes ont aussi été battus dans les quatre autres régions où ils étaient arrivés en première position. Florian Philippot, vu comme une des meilleures chances de succès en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, est arrivé loin derrière Philippe Richert, avec 36,08 % des voix, contre 48,40 % pour le candidat du parti Les Républicains. .....

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François Hollande et Xavier Bertrand inaugureront ensemble un monument Politique - Publié le 16/12/2015 à 18:43 http://www.ouest-france.fr/politique/francois-hollande-et-xavier-bertrand-inaugureront-ensemble-un-monument-3920749
Jeudi, François Hollande et Xavier Bertrand (Les Républicains) inaugureront ensemble un monument.

Une rencontre très symbolique.

François Hollande inaugurera jeudi matin en présence de Xavier Bertrand (Les Républicains), un monument commémorant les fraternisations pendant la Première Guerre mondiale à Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais), a annoncé l'Elysée mercredi.

Le président du Sénat, Gérard Larcher, ainsi que le secrétaire d'Etat aux Anciens combattants Jean-Marc Todeschini et le ministre de la Ville Patrick Kanner, ex-président du conseil général du Nord (2011-2014) seront aux côtés du chefs de l'Etat pour cette cérémonie où seront également présents des élus de la région.

Le président de la République participera à cette inauguration, prévue à 11H00, avant de se rendre à Bruxelles pour un Conseil européen.

Élu avec des voix de gauche

La présence de M. Bertrand, ex-ministre de Nicolas Sarkozy, qui a remporté dimanche dernier la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, est hautement symbolique.

Le député-maire de Saint-Quentin a infligé au second tour une très nette défaite à Marine Le Pen, avec 57,77% des voix contre 42,23%, grâce à un sursaut de mobilisation et au rassemblement anti-FN derrière lui, après le retrait du socialiste Pierre de Saintignon.

Dédié aux scènes de fraternisation entre soldats ennemis qui se sont déroulées au cours de la Première Guerre mondiale, notamment dans l'Artois, le Monument des Fraternisations avait été voulu par le Poilu Louis Barthas, mobilisé dans l'infanterie et qui en avait formulé le souhait dans ses Carnets de guerre, rappelle-ton au ministère de la Défense.

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« La déchéance de nationalité serait une faute », estime Cécile Duflot Le Monde.fr avec AFP | 20.12.2015 à 12h56 • Mis à jour le 20.12.2015 à 17h11

La coprésidente des députés écologistes et députée de Paris, Cécile Duflot, a jugé qu’inscrire dans la Constitution la déchéance de nationalité pour les binationaux nés français serait « une faute » et qu’y graver l’état d’urgence « ne sert à rien », lors du « Grand Rendez-Vous » Europe 1-Le Monde-iTélé, dimanche 20 décembre.

Après avoir rappelé sa préférence pour un état d’urgence de deux mois et noté qu’« il y a eu un certain nombre d’abus – ce qui crée un climat qui peut aussi être facteur de menaces », Mme Duflot a déclaré que ce régime et ses « moyens extraordinaires » étaient nécessaires « pendant les premières semaines pour identifier les cellules dormantes, les armes » après les attentats du 13 novembre, mais qu’« il faut que ça s’arrête ». Pour l’ancienne ministre et membre de la commission des affaires étrangères, la lutte contre la menace terroriste doit reposer désormais sur les services de renseignement, avec des moyens accrus, via « des infiltrations, de la surveillance », des « choses très classiques » mais « qui fonctionnent le mieux ».

« Un état d’exception »

Inscrire l’état d’urgence dans la réforme constitutionnelle comme prévu par l’exécutif ? « Je pense que cela ne sert à rien », a répondu la députée Europe Ecologie-Les Verts (EELV) de Paris. De plus, selon l’élue, si l’exécutif rendait possible le maintien de certaines mesures après la fin d’un état d’urgence strict, cela « deviendrait un état d’exception ».

Lire aussi : Etat d’urgence : l’exception va devenir la règle

Comme on lui demandait si elle voterait contre, Mme Duflot a répondu : « A ce stade, je ne vois absolument pas l’intérêt de la modification de la Constitution, et je suis résolument opposée sur la déchéance de nationalité » pour les binationaux nés en France. Interrogée sur l’inscription de cette dernière mesure dans la loi fondamentale, l’ancienne numéro un d’EELV a rétorqué : « C’est plus qu’une ligne rouge, ce serait une faute. »

Ce serait le cas selon l’élue tant sur les « principes » de « la nationalité acquise de droit » et du « choix historique de la citoyenneté française », que par souci d’« efficacité ». « Les criminels, on les pourchasse, on les juge, on les condamne », a plaidé l’élue parisienne, disant aussi « préférer que quelqu’un qui a attaqué notre pays soit jugé en France, en prison en France et surveillé plutôt que renvoyé dans un autre pays et qu’on ne sache pas quand est-ce qu’il peut intervenir ou revenir ».

Lire aussi : Déchéance de nationalité : Manuel Valls condamné à trancher

Interrogée sur sa main tendue à François Hollande en vue de la présidentielle 2017, Cécile Duflot a estimé possible d’« éviter le pire » (la victoire du FN) dans dix-huit mois en changeant la ligne politique du gouvernement, tout écartant une candidature unique de la gauche. Elle a affirmé qu’elle défendrait lors de ce scrutin « une candidature qui incarne l’écologie, la jeunesse et la liberté ».

Pour Julien Dray, il fallait mettre la déchéance de nationalité sur la table pour en mesurer les limites

Le conseiller régional PS d’Ile-de-France Julien Dray a jugé dimanche 20 décembre qu’il fallait mettre la question de la déchéance de nationalité « sur la table », pour se rendre compte ensuite de son « peu d’efficacité » et « passer à autre chose ».

« Si on n’avait pas évoqué cette question là, on nous aurait agité en permanance le fait qu’on n’avait pas fait ca, a expliqué ce proche de François Hollande sur France 3. Il y a une proposition qui est faite, on la met sur la table, on montre le caractère dangereux, difficile, inefficace, à ce moment-là il y a un consensus, et on passe à autre chose. »

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En visite en Algérie, Taubira enterre la déchéance de nationalité Home LE SCAN Les verbatims Par Arthur Berdah Mis à jour le 22/12/2015 à 16:39 Publié le 22/12/2015 à 16:13 http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2015/12/22/25002-20151222ARTFIG00168-en-visite-en-algerie-christiane-taubira-la-decheance-de-nationalite.php

La ministre de la Justice a estimé, sur la radio algérienne Chaîne 3, que cette mesure, qui fait polémique à gauche, «posait un problème de fond sur le principe fondamental du droit du sol».

C'est une question qui n'en finit pas d'agiter la gauche.

Depuis que François Hollande a proposé, au lendemain des attentats de Paris, de constitutionnaliser la déchéance de nationalité pour les terroristes binationaux nés en France, la polémique ne cesse de diviser les cadres de la majorité. À tel point que, face à la gronde, le président aurait finalement, selon les informations du Figaro, décidé de renoncer à cette mesure réclamée de longue date par la droite et l'extrême-droite. L'annonce doit avoir lieu ce mercredi en conseil des ministres.

Invitée de la radio algérienne Chaîne 3, la ministre de la Justice a évoqué «un sujet qui va s'éteindre». «Je vous indique par exemple que le projet de révision constitutionnelle qui sera présenté en conseil des ministres mercredi ne retient pas cette disposition», a-t-elle assuré. La garde des Sceaux a par ailleurs estimé, à titre personnel cette fois, que cette réforme «posait un problème de fond sur le principe fondamental qu'est le droit du sol», auquel elle se dit «profondément attachée».

De même, la locataire de la Place Vendôme a jugé que la déchéance de nationalité était un «sujet important sur le plan symbolique» mais dont l'application serait vaine. «Sincèrement, c'est un sujet qui est dans la société, qui a fait débat - et c'est bien que cela fasse débat -, (mais) je suis persuadée que c'est une décision qui ne peut avoir d'efficacité dans la lutte contre le terrorisme. On voit bien à quel type de terrorisme on est confronté: des personnes qui se tuent elles-mêmes. Donc en terme d'efficacité, ce n'est pas une mesure probante».

Enfin, Christiane Taubira s'est dite «tout à fait d'accord pour que l'on considère que c'est un sujet extrêmement sensible». Avant de conclure, rappelant que le droit du sol était, à ses yeux, «un pilier fondamental dans l'histoire de la construction de la communauté française». «Sur une base civique et non pas sur une base ethnique», a-t-elle cru bon de préciser.

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Hollande veut constitutionnaliser la déchéance de nationalité Valérie Mazuir / Editrice Web | Le 23/12 à 10:53, mis à jour à 12:52 http://www.lesechos.fr/politique-societe/politique/021577228598-une-revision-constitutionnelle-allegee-au-menu-du-conseil-des-ministres-1187185.php

La possibilité de déchoir de leur nationalité française des binationaux nés Français lorsqu’ils ont été condamnés définitivement pour terrorisme figure finalement dans le texte du projet de loi constitutionnel présenté ce mercredi en Conseil des ministres.

Coup de théâtre ce mercredi : l’exécutif, qui a dévoilé en Conseil des ministres son « projet de loi constitutionnelle de protection de la nation », a finalement conservé la déchéance de nationalité, contrairement aux annonces de la Garde des sceaux, Christiane Taubira, et malgré les critiques de la gauche. Manuel Valls l’a confirmé lors d’une conférence de presse. Le Premier ministre a précisé que le champ de la déchéance sera « strictement limité » aux personnes définitivement condamnées pour terrorisme et crime contre la nation.

« Une mesure symbolique »

« En aucun cas cette déchéance ne permettra d’échapper à la justice, ils seront poursuivis et condamnés en France. (...) À l’expiration de leur peine, ils pourront faire l’objet d’une expulsion », a dit le chef du gouvernement. « L’efficacité n’est pas l’enjeu premier », a-t-il plaidé, « c’est une mesure symbolique ».

Cette annonce a surpris, après les déclarations, diffusées mardi, de Christiane Taubira à la radio algérienne Chaîne 3 : le projet de révision constitutionnelle « ne retient pas » la déchéance de nationalité pour les binationaux condamnés pour acte de terrorisme, avait-elle dit. Son entourage avait toutefois fait savoir à l’AFP mardi soir que le texte n’était « pas totalement calé, pas bouclé ». « La question sera tranchée durant la nuit et la décision annoncée » mercredi, avait-on fait savoir. « L'Elysée a hésité jusqu'à la dernière minute mais a préféré faire taire les critiques venant de la droite sur l'éventuel renoncement du chef de l'Etat », affirme ce mercredi « Le Monde ».

« Chacun a droit à ses doutes »

Malgré ce couac, c’est bien Christiane Taubira qui défendra la révision constitutionnelle. « Je défendrai la réforme de la Constitution avec Christiane Taubira, c’est son rôle au sein du gouvernement comme garde des Sceaux, nous défendrons ensemble ce texte devant le Parlement », a déclaré Manuel Valls. « Chacun a droit à ses doutes, à ses interrogations, à ses questionnements et à ses analyses. Heureusement. Nous sommes dans une démocratie et c’est précisément ça qu’ont visé les terroristes, empêcher la réflexion, empêcher le débat », a-t-il ajouté. « Dans ces moments-là de gravité, ce qui compte c’est l’unité, la cohérence et la cohésion ». Le débat à l’Assemblée nationale commencera le 3 février, a-t-il aussi précisé.

Etat d’urgence : pas de sortie progressive

Interrogée, quelques minutes plus tôt sur son maintien au sein du gouvernement, la ministre de la Justice a déclaré : « La seule fois où je me suis exprimée sur la déchéance de nationalité (...) je n’ai pas hésité à dire que ceux qui retournent leurs armes contre leurs compatriotes s’excluent eux-mêmes de la communauté nationale. Il demeure que ce sujet concerne le droit du sol. En tout état de cause, dans la situation actuelle, ce qui est important, ce n’est pas ma présence ou non au sein du gouvernement c’est la capacité pour le président de la République et le gouvernement de faire face aux dangers auxquels nous sommes confrontés et d’apporter les réponses les plus efficaces ».

Ces rebondissements ont laissé au second plan l’autre volet de la réforme, la constitutionnalisation de l’état d’urgence. Trois motifs justifient cette mesure selon Matignon : « sécurité juridique, efficacité des mesures d’application, mais aussi, garantie qu’il ne pourra y avoir à l’avenir de banalisation de ce régime ».

Manuel Valls a annoncé la décision de l’exécutif de ne pas retenir le dispositif de sortie progressive de l’état d’urgence initialement prévu. « Conformément à l’avis du Conseil d’Etat que le gouvernement a décidé de suivre, les mesures administratives décidées au titre de l’état d’urgence s’interrompront toutes, en même temps que l’Etat d’urgence prendra fin », a-t-il expliqué.

1.000 personnes ont rejoint les jihadistes

« Le seuil des 1.000 individus ayant rejoint depuis la France les groupes jihadistes en Syrie ou en Irak vient d’être franchi », a également dit le chef du gouvernement. « Environ 600 d’entre eux y sont toujours et on estime à 148 le nombre d’individus ayant trouvé la mort. 250 sont revenus sur notre sol », a-t-il précisé.

« Des individus radicalisés en provenance de nombreux continents rejoignent Daech, l’Etat islamique. Beaucoup d’entre eux viennent de nombreux pays d’Europe, pas seulement de France ou de Belgique. Il y a aussi de nombreux francophones et on sait que les combattants se regroupent souvent en fonction de leur langue, pour se former et préparer des actions terroristes sur notre sol », a poursuivi Manuel Valls. « Le devoir de vérité, c’est de répéter que la menace n’a jamais été aussi élevée. Le devoir de vérité, c’est de dire que nous devons faire face à une guerre, une guerre contre le terrorisme, contre le jihadisme, contre l’islamisme radical », a-t-il dit.

Le gouvernement a par ailleurs dévoilé devant le Conseil des ministres son « projet de loi renforçant la lutte contre le crime organisé et son financement, l’efficacité et les garanties de la procédure pénale ». Y figure notamment l’autorisation des perquisitions de nuit dans certaines circonstances.

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Déchéance de nationalité : Hollande lâché par ses fidèles Éric Hacquemand Et Rosalie Lucas @erichacquemand @Rosalielucas | 29 Déc. 2015, 00h00 | MAJ : 29 Déc. 2015, 08h31 http://www.leparisien.fr/politique/decheance-de-nationalite-hollande-lache-par-ses-fideles-29-12-2015-5407613.php

Déchéance de la nationalité. Très critiqué à gauche, le texte de loi visant les binationaux condamnés pour terrorisme divise jusqu'au cercle le plus rapproché du chef de l'Etat.

Les hollandais ne reconnaissent plus François Hollande. Malgré le rappel à l'ordre du Premier ministre, Manuel Valls, les doutes sur la déchéance de la nationalité pour les terroristes binationaux fracassent le PS jusqu'au cercle rapproché du président. Au point que certains de ces vieux compagnons de route ne cachent plus leurs doutes.

Ils ont encaissé, presque sans broncher, le « matraquage fiscal », la course à la réduction des déficits publics, le pacte de stabilité et ses 41 Mds€ de baisse de charges en faveur des patrons. Mais là, trop, c'est trop. « Il y en a marre, lâche l'ancien secrétaire d'Etat Kader Arif, on ne peut pas sous couvert de modernité s'asseoir sur nos valeurs. » Dimanche, l'ex-Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait donné le ton de la jacquerie hollandaise. « Si la France est en péril de paix, alors ne la divisons pas davantage », avait-il tweeté prenant le relais de Julien Dray, l'ami de toujours, ou encore de Jean-Pierre Mignard, l'avocat et intime du président. Depuis, ça crépite en coulisses. « Nous échangeons tous beaucoup par téléphone, souffle un hollandais historique. Et nous sommes nombreux à être en émoi. »

Certains silences en disent d'ailleurs très long sur le malaise qui s'est emparé du noyau dur. Celui de Stéphane Le Foll, par exemple, coincé entre des décennies de fidélité et une mesure que même le FN a « salué » hier. Quant à Michel Sapin (Finances) ou le fidèle Jean-Yves Le Drian (Défense), ils ne pipent mot et regardent ailleurs. « C'est Vive Noël et la trêve des confiseurs ! » ironise un habitué des dîners hollandais. Reste quelques voix qui, pour l'instant, ne manquent pas au chef de l'Etat. Celle de l'ex-compagne Ségolène Royal « pas du tout choquée qu'un individu ayant porté atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation se voie retirer la nationalité française ». « Je préfère être en phase avec 90 % des Français qu'avec deux ou trois appareils politiques en difficulté », confie aussi Didier Guillaume, le chef de file des sénateurs PS, agacé par « les leçons de gauche » des socialistes.

En réalité, la confiance envers l'habilité du « maestro » qui, pour les hollandais, a toujours su « avoir un temps d'avance » est mise à mal. « Pourquoi celui qui a toujours été le mieux placé pour rassembler la gauche est-il en train de se compliquer la tâche à ce point ? » interroge un historique alors que les écologistes, les communistes et certains socialistes sont vent debout.

A l'orée d'une bataille qui s'annonce très chaude chez les députés PS, les relais du président lui font déjà défaut. « Si cela permettait de lutter contre le terrorisme, je dirais OK en m'asseyant sur mes convictions, mais là... » reconnaît le Marseillais Patrick Mennucci. Jamais mis dans la confidence par leur mentor, ces compagnons de route se sont aussi laissés prendre au piège. Jean-Marc Ayrault, Olivier Faure, Kader Arif... : « On a tous applaudi quand François Hollande en a parlé à Versailles devant le Congrès », rappelle un proche. En croyant, secrètement, que le Conseil d'Etat s'opposerait à la déchéance de la nationalité et que le président, finalement, n'irait pas au bout. C'est raté.

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Vœux aux forces de sécurité : Hollande rend hommage aux policiers "morts pour que nous puissions vivre libres" Publié à 10h45, le 07 janvier 2016, Modifié à 12h32, le 07 janvier 2016 Europe1

UN AN APRÈS - Le président de la République a présenté ses vœux aux forces de l'ordre, jeudi matin. Il a notamment rendu hommage aux trois policiers tués lors des attentats de janvier 2015.

François Hollande n'a pas choisi ce jour au hasard pour adresser, pour la première fois de son mandat, ses vœux aux forces de sécurité. Un an jour pour jour après l'attentat contre Charlie Hebdo, le président a présenté, jeudi matin, ses vœux depuis la préfecture de police de Paris, là même où il avait rendu hommage, le 13 janvier 2015, aux trois policiers tués dans les attaques djihadistes quelques jours avant.

"La gratitude et le souvenir". Policiers, gendarmes, militaires, membres des unités d'élites du Raid, du GIGN, militaires de l'opération Sentinelle... toutes les forces de l'ordre étaient réunies ce jeudi matin. La cérémonie, placée "sous le signe de la gratitude et du souvenir", s'est ouverte par une minute de silence durant laquelle le chef de l'Etat s'est recueilli devant une gerbe déposée à la mémoire des trois policiers tombés, les 7 et 8 janvier, sous les balles d'Amedy Coulibaly et des frères Chérif et Saïd Kouachi. "Nous ne les oublierons jamais", a assuré le président.

François Hollande a souligné le courage et l'engagement de Clarissa Jean-Philippe, Franck Brinsolaro et Ahmed Merabet soulignant le courage et l'engagement de ces policiers "morts pour que nous puissions vivre libres", employant-là les mêmes mots que ceux qu'il avait employés lors de l'hommage, un an plus tôt. Trois policiers qui incarnaient "la diversité des origines, des parcours, des métiers, des missions des forces de sécurité de notre pays". Le chef de l'Etat a ensuite remercié l'ensemble des forces de l'ordre, en particulier aux unités d'élite intervenues le 13 novembre dernier au Bataclan.

Que les services travaillent "en parfaite concertation". Assurant qu'il fallait faire face "à la gravité de la menace" terroriste, François Hollande a demandé une "mise en commun" des informations entre police, gendarmerie, renseignement et militaires. "Face à de tels adversaires, il est essentiel que chaque service travaille en parfaite concertation, dans la plus grande transparence, et qu'ils mettent en commun toutes les informations dont ils disposent", a appelé de ses vœux le président de la République.

200 interdictions de sortie du territoire en un an. Le chef de l'Etat a par ailleurs affirmé que les perquisitions administratives opérées dans le cadre du régime d'exception de l'état d'urgence avaient "mis au jour 25 infractions en lien direct avec le terrorisme". Il a également déclaré que près de "200 interdictions de sortie du territoire" avaient été prononcées, depuis un an, à l'encontre de personnes ayant projeté d'aller combattre sur les terres du dijhad, tandis que "plus de 50 étrangers se sont vus interdire le territoire français".

Des précisions sur le projet de loi sécuritaire. Dans son discours, François Hollande a défendu le projet de loi du gouvernement visant à durcir le Code pénal pour lutter plus efficacement contre "le crime organisé" et "le terrorisme". Le chef de l'Etat a souhaité rassurer sur son contenu, après que des extraits révélés par Le Monde, mardi, ont suscité l'inquiétude. Il a assuré que toutes les mesures du texte seraient "placées sous le contrôle du juge", évoquant "une garantie pour la régularité et la légitimité de ces actes qui sont forcément limités dans le temps et dans la lutte contre le terrorisme".

Parmi les dispositions les plus marquantes du texte qui sera examiné en février en Conseil des ministres, figurent notamment un assouplissement des règles d'engagement armé des policiers - mesure réclamée de longue date par les forces de l'ordre - ainsi qu'un élargissement des possibilités de fouilles et de perquisitions de nuit.

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L’homme tué devant le commissariat de Barbès a été identifié Le Monde.fr avec AFP | 07.01.2016 à 12h31 • Mis à jour le 07.01.2016 à 19h15 En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/01/07/un-homme-abattu-devant-un-commissariat-de-police-du-xviiie-arrondissement-de-paris_4843310_1653578.html#Ish1TqFlFvvPsA0Z.99

Un homme a été abattu par les policiers, jeudi 7 janvier, vers 11 h 30, alors qu’il tentait d’entrer dans un commissariat de police du quartier de Barbès, dans 18e arrondissement de Paris.

Décrit comme « menaçant » par la police, il était armé « d’une arme blanche de type feuille de boucher » et portait également un dispositif explosif « factice ». Selon la Place Beauvau, l’homme a crié « Allah Akbar ! » en tentant de s’en prendre à un policier à l’accueil « avant d’être atteint par des tirs de riposte des policiers ».

Selon le procureur de la République, François Molins, « ont été découverts sur lui un téléphone portable et un papier sur lequel figurent le drapeau de Daech [acronyme arabe de l’organisation Etat islamique] et une revendication non équivoque en langue arabe ». Une source proche de l’enquête a précisé à l’AFP qu’il s’agissait d’un message « prêt{ant] allégeance » à l’EI et justifiant son acte par une vengeance contre les « attaques en Syrie ». Le parquet antiterroriste saisi de l’enquête

L’individu, qui ne portait pas de papiers sur lui, a été identifié, grâce à ses empreintes digitales dans le Fichier automatisé des empreintes digitales (FAED). Selon une source judiciaire citée par Reuters, il s’agi d’un ressortissant marocain né en 1995 à Casablanca, mis en cause pour vol en 2013. ......

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L'opposition demande à Hollande la démission de Taubira D.B. avec AFP Publié le 08.01.2016 à 13:21 Mis à jour le 08.01.2016 à 14:51 http://www.20minutes.fr/politique/1762195-20160108-opposition-demande-hollande-demission-taubira

DEBAT Christiane Taubira a réaffirmé jeudi son hostilité à la réforme de la déchéance de la nationalité...

Christiane Taubira est à nouveau clouée au pilori par la droite. L'opposition a appelé vendredi à a démission après les dernières déclarations de Christiane Taubira, qui a réaffirmé son hostilité à la réforme de la déchéance de la nationalité qu'elle est censée défendre devant le Parlement.

Christane Taubira a rappelé jeudi sur iTÉLÉ sa conviction que «la déchéance de nationalité [n'était] pas souhaitable» pour les Français binationaux, critiquant une mesure à l'efficacité «absolument dérisoire». Elle avait déjà annoncé le 22 décembre le retrait de ce volet de la réforme constitutionnelle très contesté à gauche, avant d'être contredite le lendemain en Conseil des ministres par François Hollande.

«C'est une situation intenable. Vous ne pouvez pas avoir un gouvernement qui présente un texte aussi fondamental qu'un changement de la Constitution (...) et avoir le ministre Garde des Sceaux qui doit défendre ce texte et qui affiche publiquement son opposition au texte. Imaginez le débat», a commenté François Bayrou sur RTL.

«On est dans une crise politique, une crise gouvernementale et cette crise gouvernementale, elle doit se trancher soit par le fait que Mme Taubira retire ses propos, ce que je n'imagine pas qu'elle pourrait faire, soit qu'elle quitte le gouvernement», a poursuivi le président du MoDem. «Elle devrait avoir à coeur de respecter ses convictions»

«Là, il y a un vrai problème. Elle ne peut pas en même temps dire «Je suis contre la mesure» et venir dans quelques semaines à l'Assemblée nationale demander aux parlementaires de l'adopter», a renchéri sur iTÉLÉ le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde.

«Je comprends qu'elle veuille s'accrocher à son poste de ministre mais si elle considère que c'est un sujet important et qu'elle est en désaccord avec le président de la République, j'imagine qu'elle devrait avoir à coeur de respecter ses convictions et de quitter le gouvernement. Ou alors le président de la République, s'il constate que son Garde des Sceaux est en désaccord avec le texte qu'il lui demande de porter, eh bien c'est à lui d'en changer», a ajouté Jean-Christophe Lagarde.

Le FN au diapason

De son côté, le député (Les Républicains) Thierry Solère a estimé sur Sud Radio et Public Sénat que «dans ce contexte terroriste, qui nécessiterait de la fermeté, de la rigueur, on a une Garde des Sceaux qui de toute évidence n'est pas solidaire avec son Premier ministre et son gouvernement. C'est à elle d'en tirer les conclusions; si elle ne les tire pas elle-même je pense que le président de la République les tirera».

«Voir que même son ministre de la Justice, Garde des Sceaux, qualifie la politique menée par le président de la République de dérisoire en terme d'efficacité, ça en dit long sur le fait que même jusqu'au sommet de l'Etat, personne ne croit à ce que le président de la République et le gouvernement mettent en oeuvre», a ironisé Thierry Solère.

Le président de Debout la France et député de l'Essonne, Nicolas Dupont-Aignan, a déclaré vendredi matin par communiqué que «tout ministre qui est ainsi autant en désaccord avec la politique gouvernementale ne peut en tirer qu'une conclusion, celle de démissionner immédiatement».
Florian Philippot a aussi fait la même demande sur Twitter.

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A Jarnac, Hollande proclame sa "fidélité active" à Mitterrand AFP Par Hervé ASQUIN | AFP – 08 janvier 2016 15.50

Vingt ans jour pour jour après la mort de François Mitterrand, François Hollande s'est recueilli vendredi à Jarnac (Charente) sur sa tombe, se disant "en fidélité active" vis-à-vis de l'ancien président.

Premier chef de l'Etat en exercice à se rendre à Jarnac pour commémorer cette disparition, François Hollande a déposé une gerbe et observé une minute de silence devant le caveau familial, aux côtés de deux des trois enfants de l'ancien président, Gilbert Mitterrand et Mazarine Pingeot.

Quelques roses rouges et un drapeau européen avaient été déposés auparavant par des anonymes.

Parmi les personnalités présentes, figuraient Jack Lang, Pierre Bergé, Elisabeth Guigou, Jean-Christophe Cambadélis, Hubert Védrine, et Frédéric Mitterrand.

Puis le président, qui s'était offert à son arrivée un bain de foule parmi les Charentais malgré la pluie, s'est rendu à la maison natale de François Mitterrand, à quelques centaines de mètres de là.

Lors de cette visite dans l'intimité, il a signé un livre d'or, y inscrivant: "fier de revenir ici comme président de la République pour rendre hommage à l'homme que j'ai suivi, au président que j'ai servi. Tout est continuité et tout est changement". Avec cette formule inscrite plus bas: "en fidélité active".

Dans la soirée à Paris, un grand dîner réunira autour de François Hollande de nombreuses personnalités, ministres et proches de celui qui présida la France pendant deux septennats, de 1981 à 1995.

Autour de la table: Laurent Fabius, Christiane Taubira, Najat Vallaud-Belkacem, Myriam El Khomri, Patrick Kanner mais aussi des figures de la "Mitterrandie": Laure Adler, Robert Badinter, Dominique Bertinotti, Jean-Louis Bianco, Pierre Favier, Elisabeth Guigou, George Kiejman ou Louis Mermaz. La plupart des personnalités déjà présentes dans la matinée à Jarnac ont également été conviées.

- "1 jour à Jarnac, 5 ans à j'arnaque" -

Vingt ans après la mort de François Mitterrand, les passions qui avaient marqué ses deux mandats se sont apaisées, à en croire un sondage: deux Français sur trois (65%) disent garder un bon souvenir des années Mitterrand. Ils sont presque autant aussi (59%) à estimer qu'il a été un bon président.

Dans sa jeunesse, François Hollande a été le collaborateur de François Mitterrand à l'Elysée, en tant que chargé de mission pour l'économie.

Frais émoulu de l'ENA et de HEC, il s'inscrivait plutôt dans le sillage de Jacques Delors. Si bien, expliquera Jack Lang, que les deux hommes, s'ils "ne se sont pas combattus, ne se sont pas séduits (et) n'ont pas établi de liens filiaux".

Les deux seuls présidents de gauche de la Ve République ont également partagé un rêve commun, "changer la vie" pour le premier, et "réenchanter le rêve français" pour le second. Mais l'un comme l'autre se sont heurtés aux réalités économiques.

Jean-Luc Mélenchon, ancien candidat du Front de gauche à la présidentielle de 2012, s'est d'ailleurs fendu vendredi d'un tweet rageur à l'égard d' "Hollande: 1 jour à Jarnac, 5 ans à j'arnaque".

Interrogé sur l'héritage laissé par François Mitterrand, Hubert Védrine, qui fut son chef de la diplomatie, évoque les grands travaux et la politique culturelle, et Jack Lang, qui fut son ministre de la Culture, la libéralisation des ondes et l'abolition de la peine de mort.

Questionné vendredi sur la position qu'aurait eue François Mitterrand sur la contestée déchéance de nationalité pour les terroristes, le patron du PS Jean-Christophe Cambadélis a jugé que l'ancien et l'actuel locataires de l'Elysée sont "confrontés à des événements qui ne sont pas du tout les mêmes et ils les traversent avec un certain aplomb... même si cela n'excluent pas des discussions".

Parlementaire pendant trente-cinq ans, onze fois ministre sous la IVe République, président de la Ve durant 14 ans, François Mitterrand, bête noire de la droite et contesté sur sa gauche, reste malgré tout le symbole du renouveau du socialisme français et de l'union de la gauche.

Le 17 mai 1995, épuisé par un cancer de la prostate diagnostiqué en 1981 mais tenu secret pendant de longues années, il laisse la place à Jacques Chirac et meurt sept mois plus tard.

Dans la mémoire collective des Français, ses obsèques, le 11 janvier 1996, restent marquées par cette scène : Danielle, l'épouse du défunt, serrant dans ses bras Mazarine, sa fille longtemps cachée.

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L’hommage populaire aux victimes des attentats, place de la République à Paris (VIDEO) Publié le 10/01/2016 AFP

Johnny Hallyday a chanté «Un dimanche de janvier» sur une place de la République à Paris loin d’être bondée, pour un ultime hommage populaire aux victimes des attentats, en présence de François Hollande.

Juste avant, la cérémonie officielle a démarré avec le dévoilement par le chef de l’Etat d’une plaque au pied d’un chêne du souvenir planté pour l’occasion dans un coin de la place. Une minute de silence a été observée.

Le texte de la plaque dit : «A la mémoire des victimes des attentats terroristes de janvier et novembre 2015, à Paris, Montrouge et Saint-Denis. Ici même, le peuple de France leur rend hommage».

Outre le chef de l’Etat, Manuel Valls, plusieurs ministres, dont Bernard Cazeneuve (Intérieur) et Christiane Taubira (Justice), ainsi que la maire PS de Paris, Anne Hidalgo, son prédécesseur, Bertrand Delanoë, et Gérard Larcher, président LR du Sénat, étaient présents.

De nombreuses familles de victimes étaient également présentes.

Johnny Hallyday, un choix contesté

Tout de noir vêtu, le rockeur a entonné cette chanson composée par Jeanne Cherhal qui salue notamment la marche du 11 janvier 2015 qui avait réuni plusieurs millions de personnes et de nombreux dirigeants étrangers à Paris.

Le choix de Johnny Hallyday pour cet hommage a été contesté par le cercle des proches des dessinateurs assassinés qui ne l’ont pas épargné durant plusieurs années.

Un texte de Victor Hugo

«Les prénoms de Paris» de Jacques Brel ont ensuite été repris par le Choeur de l’armée française, avant la lecture d’une allocution prononcée par Victor Hugo à son retour d’exil le 5 septembre 1870.

«Sauver Paris, c’est plus que sauver la France, c’est sauver le monde. Paris est le centre même de l’humanité. Paris est la ville sacrée. Qui attaque Paris attaque en masse tout le genre humain», avait lancé l’écrivain (c'est nous qui soulignons, notedt).

Cette journée de commémoration conclut une semaine de célébrations à la mémoire des victimes des attentats de janvier (17 morts) et novembre (130 morts) à Paris, Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis et Montrouge, dans les Hauts-de-Seine (notedt, c'est nous qui soulignos).

«Nous avons besoin pour affronter le terrorisme, car nous sommes en guerre contre le jihadisme, de cet esprit de rassemblement», a expliqué Manuel Valls sur France 2, invoquant le «souvenir, la compassion mais en même temps la force d’affirmer que nous sommes là, que nous sommes vivants».

Une place devenue un symbole

La mairie de Paris, qui organise les cérémonies, a souhaité que la population puisse être associée à cet hommage au volet officiel comme populaire, sur une place devenue en un an un lieu de recueillement et le symbole de la mobilisation. ...

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Attentats: visite surprise de Hollande à la Grande mosquée de Paris 10/01/2016 à 12h40 AFP

François Hollande a effectué dimanche une visite surprise à la Grande mosquée de Paris, après avoir assisté à la cérémonie d'hommage aux victimes des attentats de janvier et de novembre sur la place de la République.

"Le président a eu un moment d'échange, de convivialité et de fraternité autour d'un thé" alors qu'un week-end portes ouvertes est organisé dans de nombreuses mosquées de France pour commémorer également la mémoire des victimes de ces attentats, a-t-on précisé à l'Élysée. Accueilli par le recteur de la mosquée Dalil Boubakeur et le président du Conseil français du culte musulman (CFCM) Anouar Kbibech, le chef de l'Etat s'est entretenu pendant une demi-heure avec eux "sur le sens que les organisateurs ont voulu donner à ces journées portes-ouvertes".

Toujours selon l'Élysée, le président de la République, accompagné par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, qui occupe aussi traditionnellement les fonctions de ministre des Cultes, a également salué des visiteurs de la Grande mosquée de Paris. Samedi, le ministre de l'Intérieur s'était lui-même rendu dans une mosquée de Saint-Ouen l'Aumône, dans le Val-d'Oise, à l'occasion de ces portes ouvertes.

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Fontainebleau-Veneux : incendies dans deux églises ce dimanche matin Marine Legrand et Sébastien Roselé (avec P.V.) | 10 Janv. 2016, 13h32 | MAJ : 10 Janv. 2016, 14h20 http://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/fontainebleau-veneux-deux-eglises-incendiees-dimanche-matin-10-01-2016-5437277.php

L’église Saint-Louis à Fontainebleau et l’église de Veneux-les-Sablons ont été victimes d’incendies importants ce dimanche matin. A Fontainebleau, le sinistre est d’origine criminelle avec trois mises à feu en différents points de l’édifice. Il s’est déclaré vers 7 h 15. Immédiatement, les sapeurs-pompiers ont envoyé sur place deux fourgons pompe-tonne, une échelle, un véhicule de commandement et un véhicule de ventilation, soit dix-huit soldats du feu et un officier.

L’incendie a touché la chapelle de Franchard où les flammes ont détruit l’autel du XVIIe siècle et la statue de Franchard du XIVe siècle. Un départ de feu a eu lieu également sur quelques fauteuils du chœur de l’église. Enfin, le sinistre a touché la chapelle Saint-Joseph, où plusieurs statues ont été renversées « ce qui laisse penser à des actes de profanation », confie le père José Antonini, curé du pôle missionnaire de Fontainebleau. Aucun blessé n’a été recensé.

Les messes du dimanche ont été annulées à Saint-Louis. Mais la grande galette des rois de la paroisse, qui réunit chaque année près de 600 personnes, est maintenue et se déroulera ce dimanche à 17 heures au théâtre municipal, que la mairie a accepté de prêter à la paroisse pour l’occasion.

A Veneux-les-Sablons, « l’incendie est d’origine accidentelle, dû à un chauffage déféctueux », annonce Jean-Luc Marx, le préfet de Seine-et-Marne. Mais les dégâts sont considérables : le feu a pris vers 10 h 20 et la charpente s’est en partie effondrée. Trente pompiers ont été mobilisés, dont des équipes spécialisées dans la protection des œuvres d’art et la protection de bâtiments afin d’éviter le risque d’effondrement du pignon de l’église.

Par précaution, le préfet a demandé ce dimanche matin à redéployer vers les lieux de culte les patrouilles de police, gendarmes et militaires.

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Cologne: les agressions sexuelles étaient-elles "préparées"? Actualité Monde Europe Par LEXPRESS.fr , publié le 10/01/2016 à 10:50 , mis à jour à 15:58

La vague d'agressions qui s'est déroulée le soir du Nouvel An à Cologne a forcément été "coordonnée ou préparée" selon le ministre de la Justice allemand, qui s'exprime dans la presse allemande. Des dizaines de femmes ont été sexuellement agressées. Une trentaine de suspects, dont au moins 22 demandeurs d'asile, ont été arrêtés.

Un millier d'hommes rassemblés sur la place devant la gare de Cologne en Allemagne et 370 personnes au moins agressées en ce soir de la Saint-Sylvestre. La soirée de fête s'est transformée en cauchemar pour des dizaines de femmes agressées sexuellement.

Pour le ministre allemand de la Justice, il s'agit d'une attaque "coordonnée ou préméditée". Heiko Maas a estimé dans l'édition du dimanche du magazine Bild que "quand une telle horde se réunit pour commettre des délits, cela semble d'une manière ou d'une autre prévu. Personne ne pourra me raconter que ça n'était pas coordonné ou prémédité".

Si la majorité des agressions sexuelles sur des femmes se sont concentrées à Cologne, d'autres villes ont été le théâtre d'attroupements violents le soir du Nouvel An. Le ministre de la Justice n'exclut pas des liens entre les différentes villes. "Toutes les connexions doivent être vérifiées consciencieusement. Il est naturel de soupçonner qu'une date précise a été choisie par des groupes de gens attendus. Cela aurait encore une autre dimension", estime Heiko Maas.

Selon le JDD, les enquêteurs imputent ces agressions à la mafia marocaine, qui aurait infiltré des foyers de réfugiés. "Il pourrait s'agir d'une démonstration de force,un fait d'armes pour lequel ils sont allés chercher du renfort parmi lesréfugiés arabophones et désoeuvrés de la ville", estime Sebastian Fiedler,représentant du syndicat de la police criminelle en Allemagne.

Les réfugiés pointés du doigt

Cette série d'agressions sexuelles a des répercussions importantes en Allemagne, car de nombreux demandeurs d'asile ou des "immigrés en situation illégale" sont suspectés d'en être les auteurs. Les migrants sont donc violemment pointés du doigt, alors même que de nombreuses zones d'ombre planent toujours dans l'enquête.

Le chef de la police de Cologne a été suspendu après ces agressions. Samedi, une manifestation du mouvement d'extrême-droite Pegida a dérapé hier en affrontement avec les forces de l'ordre. La chancelière Angela Merkel a proposé d'expulser les réfugiés condamnés pour des délits, même avec du sursis.

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Juif attaqué à Marseille: Enquête ouverte pour «tentative d'assassinat» et «apologie du terrorisme» Amandine Rancoule Publié le 11.01.2016 à 10:51 Mis à jour le 11.01.2016 à 13:44 20 minutes

Il est légèrement blessé au dos et à la main.
Un homme de 34 ans qui portait une kippa a reçu des coups de machette lundi matin devant l’école juive La Source, à Marseille. Son état n’a pas nécessité d’hospitalisation. Une enquête pour «tentative d'assassinat à raison de la religion» et «apologie du terrorisme» a été ouverte par le parquet de Marseille.

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Cote de popularité : Hollande perd encore 12 points, Sarkozy en abandonne 18 chez les sympathisants des Républicains

Dans le baromètre Ipsos-Le Point de fin novembre publié ce lundi, Juppé, Wauquiez, Bertrand, Pécresse et NKM profitent tous de l'effet "régionales".

Les Français souhaitent visiblement éviter le match retour de 2012. Du moins, les sondages laissent à le penser. En effet, selon le baromètre Ipsos-Le Point publié ce lundi, François Hollande et Nicolas Sarkozy apparaissent en fâcheuse posture. Le président de la République perd tout d'abord 12 points, à 29% de bonnes opinions. Le chef de l'Etat passe ainsi de 80 à 67% de bonnes opinions au PS.
Un sondage qui vient conforter les résultats des dernières enquêtes sur le sujet. Dans son sillage, François Hollande emmène Manuel Valls dans sa perte puisque le Premier ministre n'est plus qu'à 39% de bonnes opinions, soit 8 points de moins.

Nicolas Sarkozy est l'autre grand perdant de ce sondage avec une chute de 9 points passant de la 11e à la 23e place avec 29% de bonnes opinions, soit le même score que François Hollande.

Jamais aussi bas depuis sa défaite en 2012, le chef des Républicains dégringole aussi de 18 points auprès des sympathisants des Républicains à 62%. L'ancien chef de l'Etat pointe largement derrière Alain Juppé (76%,+ 7 points), Christine Lagarde (67%,+ 2 points) et François Fillon (63%,- 1 point).

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Primaire à gauche: Dany Cohn-Bendit et la vieille gauche Mai 68 contre Hollande Par Bruno Roger-Petit Publié le 11-01-2016 à 14h35 http://www.challenges.fr/politique/20160111.CHA3782/primaire-a-gauche-dany-cohn-bendit-et-la-vieille-gauche-mai-68-contre-hollande.html

Libération publie un appel pour une Primaire à gauche en vue de 2017 porté par Daniel Cohn-Bendit et des représentants de la gauche intellectuelle et artistique.
Une opération politique à l'ancienne, qui sent bon les années 60.

David Bowie est mort et Dany Cohn-Bendit ressuscite.
L’époque est à la nostalgie. Delpech, Galabru, Courrèges, Bowie, ce sont nos années 60/70 qui s’en vont. Marianne et le Loir-et-Cher, les Gendarmes et les nudistes, les minijupes et "Dim, dam, dom", Ziggy Stardust et la provoc’… Avec le temps, tout s’en va, sauf Dany et une certaine idée de la gauche...

Préparez vos mouchoirs, avec Dany et tous ses amis de la vraie gauche est de retour.
Ce lundi, Libération nous offre en partage une belle pétition à l'ancienne, comme sous de Gaulle ou Pompidou? Cela donne une belle Une à la papa, digne de la DS et des Yéyés, de Guy Lux et Serge July, qui pose bien son Libé 2015 entre Daddy nostalgie et Dany nostalgie.

"Pour une Primaire à gauche" peut-on lire sur le vénérable quotidien papier.
Du politique et de l’intello. Le lancement de l’opération sent bon les années 60 ou 70. Si ces personnalités qui se présentent "engagées dans la vie des idées et de la culture" (attention, ce n’est pas n’importe qui, hein !) se mobilisent, c’est que l’heure est grave. D’où leur crainte. Et leur ambition.

La crainte?
"La passivité face à l’abstention, au vote Front national et à la droitisation de la société."

L’ambition?
"Nous voulons du contenu, des idées, des échanges exigeants. Nous appelons à une grande primaire des gauches et des écologistes. Notre primaire est la condition sine qua non pour qu’un candidat représente ces forces à l’élection présidentielle en incarnant le projet positif dont la France a besoin pour sortir de l’impasse".

La liste est signataires est emblématique de l’époque.
La dose de people issue du monde des arts et spectacles est respectée. On y découvre Philippe Torreton, dont le meilleur rôle demeure celui de signataire de pétitions. Vikash Dhorassoo, le footballeur fantôme de la Coupe du Monde 2006. Ariane Ascaride, l’actrice fétiche des films de Robert Guédiguian, le cinéaste de la nostalgie des rue Youri Gagarine de la défunte banlieue rouge. Romain Goupil, passé de "Mourir à 30 ans" à "Je signe toujours des pétitions à 70". On mentionnera aussi Jeanne Balibar, résistante de la première à l'état d'urgence, et Marie Despleschin, écrivaine.

Une contestation très en vogue

Coté intellectuels, le compte est tout aussi bon.
Raphael Glucksman, le philosophe, a signé. Comme Michel Wievorka, le sociologue. Et Thomas Piketty, l’auteur de best-sellers économiques. Et Hervé Le Bras, le démographe. Et Pierre Rosanvallon, l’historien. Et Louis-Georges Tin, le président du CRAN.
Et d’autres encore, tous assez représentatifs de la contestation de l’exercice du pouvoir pratiquée par la gauche de gouvernement, François Hollande et Manuel Valls, contestation très en vogue là où se rédigent depuis toujours les appels et pétitions de gauche, à l'ombre du clocher de Saint-Germain-des-Prés.

Enfin, il y a les politiques. Daniel Cohn-Bendit. Son frère, Gabriel Cohn-Bendit. Yannick Jadot, député écologiste. Barbara Romagan, député PS, qui s’est refusée à voter l’état d’urgence après les attentats du 13 novembre.

On résume: cet appel à une "Primaire de la gauche et de l’écologie" est porté par diverses forces des gauches de la gauche, du PS au Front de gauche en passant par ce qui reste de Vert.
Sauf qu’à lire tous ces noms, qui ornent les pétitions de gauche depuis près d’un demi-siècle, il est bien difficile de ne pas être envahi par un très fort sentiment de déjà-vu. Des artistes et des intellectuels, des anciens Cocos et anciens Maos, qui tous viennent dénoncer en chœur la gauche institutionnelle, gouvernementale et parlementaire, c’est tout, sauf novateur.
C’est même aussi vieux que la gauche et Libération. "A la fin tu es las de ce monde ancien" chantait Apollinaire il y a un siècle. Propos d’actualité. Comment ne pas être las, aujourd’hui, du monde de gauche proposé par Dany Cohn-Bendit et Romain Goupil? Ici, même la deuxième gauche à l'air d'être antique.

Regardons-les nos pétitionnaires.
Ce sont ceux qui contestaient déjà Mitterrand. Et avant lui Léon Blum. Cohn-Bendit et Goupil, tous unis contre Hollande et la culture de gouvernement de la gauche, le tout au nom de la vertu de la gauche… Et ça continue, encore et encore...

Une manœuvre politique

Le message est clair: feu sur le quartier général Elysée. Les initiateurs et signataires de l’appel voudraient lancer un mouvement destiné à déstabiliser François Hollande, à un an et des poussières de la tenue de l’élection présidentielle, qu’ils ne s’y prendraient pas autrement. La manœuvre est politique, et elle signée par des spécialistes du genre, à commencer par Daniel Cohn-Bendit.

Pratiquement, l’appel à cette Primaire de la gauche et de l’écologie a peu de chances d’être entendu. Et par François Hollande et par le PS. Mais aussi par ceux qui rêvent d’être candidat à l’élection présidentielle pour y contribuer à la défaite directe du président sortant en quête de réélection, tel Jean-Luc Mélenchon, qui a toujours déclaré être sorti de l’orbite du PS pour ne plus jamais y revenir. De même, il est probable que ceux ou celles qui caressent l’idée d’être candidat écologiste à l’élection présidentielle puissent accepter de se soumettre à une Primaire où leurs chances de l’emporter seraient réduites à néant. De ce point de vue, l’affaire est réglée. A n’en pas douter, les initiateurs de l’appel en sont des plus conscients.

C’est que l’objectif est ailleurs.

A force de répéter, ces dernières semaines, pour cause d’instauration d’état d’urgence, que François Hollande est Guy Mollet, certains finissent par y croire. D’où cet appel, rassemblant des personnalités issues de tous horizons politiques au sein du camp du progrès, mais qui partagent une détestation commune: la culture de gouvernement que la gauche est contrainte de s’imposer dans l’exercice du pouvoir.
Au pouvoir, la gauche ne peut qu’être trahison, il faut en chasser Hollande par le biais d’une Primaire populaire qui le sanctionnera. Plutôt la défaite que la réélection d’Hollande face à Marine Le Pen ou Nicolas Sarkozy. Ainsi se dévoile le but objectif de l’opération.

Ressusciter le PSU de Rocard

L’appel du jour dans Libération est le révélateur de tentation permanente d’une partie des gauches de ressusciter le défunt PSU, le parti politique OVNI des années 60. Le PSU, parti des énarques d'extrême gauche des années gaulliennes, né de l’hostilité envers Guy Mollet la vieille SFIO. Le PSU, parti de Rocard et de Savary qui, dans le fond, ne servit qu’à retarder la rénovation interne du PS et la construction de l’Union de la gauche. Le PSU, parti de la domination intellectuelle à gauche et qui présenta un candidat à l’élection présidentielle 1969: Michel Rocard, 3% des voix face à Pompidou, Poher et Duclos. Quel succès!

Oui, le PSU des années 60 ressemble à cette gauche qui conteste aujourd’hui, par exemple, la constitutionnalisation de la déchéance de nationalité, cette gauche qui pense avoir raison parce qu’elle est médiatiquement majoritaire, alors qu’elle est politiquement minoritaire dans l’opinion.

Oui, l’appel du jour en Une de Libération, pavane pour une gauche défunte, évoque la tentation PSU, et avec elle son terrible cortège: le rejet de la gauche traditionnelle, le déni de toute culture de gouvernement, le goût revendiqué du "Ya qu’à, faut qu’on", l’aspiration à la pureté de la gauche dans l’opposition perpétuelle, l’idée que les mouvements de société sont plus créateurs de progrès que les majorités politiques parlementaires, le passage à venir du col Mao au Rotary…
Rien ne manque à la panoplie qui fonda le PSU et légitima longtemps la postérité surestimée de Mai 68, les deux étant liés. L'appel à la Primaire comme forme suprême de l'autogestion en politique, forces de l'esprit du PSU et de Mai 68, nous y sommes.

Cette gauche-là est depuis toujours l’inlassable idiote utile de la droite.
Ceux qui pleuraient encore, la semaine passée, la disparition de François Mitterrand, et qui seraient éventuellement séduits par l’appel du jour, devraient méditer la leçon qu’il administrait, au crépuscule de sa vie publique au sujet du PSU, Mai 68, Dany Cohn-Bendit et du destin de ceux qu’ils avaient engendrés: "Il suffisait de les écouter parler: c’étaient des théoriciens. Ils étaient en dehors de la réalité. Sous le vernis pseudo-marxiste fleurissait le bourgeois. Il n’y a rien d’étonnant à ce qu’ils aient toujours préféré Mendès qui, comme Rocard, recherchait l’alliance avec le centre, les démocrates-chrétiens, la droite quoi !" Et il concluait : "Ce sont des zozos". Car ainsi parlait Mitterrand de Cohn-Bendit et de ses camarades.

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Emploi : le plan de la dernière chance pour Hollande LE MONDE | 18.01.2016 à 11h07 • Mis à jour le 18.01.2016 à 14h55 | Par David Revault d'Allonnes et Bertrand Bissuel

C’est sa dernière bataille. Du moins, celle qui colorera le bilan de son quinquennat, et, comme il s’y est engagé, déterminera sa capacité à en briguer un deuxième en 2017. Le message que François Hollande a délivré lors de ses vœux « aux acteurs de l’entreprise et de l’emploi », lundi 18  janvier, au Conseil économique, social et environnemental (CESE), vise bien à démentir toute « inertie », selon l’Elysée. En substance  : la bataille pour l’emploi sera menée jusqu’à la toute fin du mandat, et l’année 2016 constituera de ce point de vue l’année décisive.

Nonobstant le glissement du terrain sécuritaire, depuis les attentats de janvier et de novembre  2015, le président le confiait, en privé, après les derniers attentats  : « Je sais que je serai jugé sur le chômage. Plus que jamais, c’est une priorité.  » Ce qu’il s’est employé à souligner, lundi, tentant d’accréditer que cette année, enfin, pourrait être celle de l’« inversion de la courbe du chômage » tant promise.

«  Nous n’avons pas fini de réformer  », explique un collaborateur du chef de l’Etat. Après avoir rappelé les grandes lignes de l’action conduite depuis mai  2012 pour redresser les finances publiques et restaurer la compétitivité des entreprises (crédit d’impôt compétitivité emploi, pacte de responsabilité), M. Hollande devait dévoiler, lundi, une nouvelle série de réformes destinées à «  adapter notre modèle  » et à «  saisir les opportunités de l’économie numérique  ». Un paquet de mesures que l’on pourrait qualifier « de la dernière chance », lesquelles s’inscrivent dans la continuité des idées esquissées lors de ses vœux aux Français le 31 décembre  2015.

500  000 formations supplémentaires

Premier axe de son discours, adapter les actifs à la «  nouvelle donne économique  ». Le président de la République a confirmé que 500  000 formations supplémentaires seraient assurées cette année en faveur de demandeurs d’emploi dont les qualifications risquent de devenir obsolètes. L’objectif est très ambitieux si on le compare au nombre de chômeurs entrant en stage au cours d’une année (un peu moins de 644  000 chômeurs en 2013, selon une étude des services du ministère du travail). Cela reviendrait à former plus de 1,1 million de personnes à la recherche d’une activité. « Irréaliste », selon un proche du président du Medef, Pierre Gattaz. Cependant, « on peut tangenter le million », ajoute-t-il.

L’Etat participera au financement de cet effort à hauteur de 1 milliard d’euros en  2016. Vendredi, les partenaires sociaux, qui gèrent le fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels, ont décidé d’accorder une rallonge de 80  millions d’euros au profit de la formation des demandeurs d’emploi.

Reste à savoir quelle sera la contribution des régions à une politique qui est au cœur de leurs compétences. M.  Hollande a déclaré qu’elles se verraient confier le pilotage de ce plan, en partenariat avec le patronat et les syndicats. Une décision qui répond aux attentes maintes fois exprimées par le président (PS) de l’Association des régions de France, Alain Rousset, pour qui, ces collectivités ont vocation à coordonner un dispositif qui, à l’heure actuelle, marche mal car le service public de l’emploi est «  trop émietté  ». «  Les régions connaissent les entreprises qui recrutent », souligne-t-il. A la fin de janvier ou au début de février, un séminaire à ce sujet aura lieu à l’Elysée avec l’ensemble des présidents de région.

François Hollande devait, dans la même optique, annoncer la relance de l’apprentissage, dont les effectifs ont baissé en  2013 et en  2014. Le but est de faire entrer 500  000 jeunes en 2017 dans des dispositifs de ce type (contre un peu plus de 400  000 à l’heure actuelle), afin de leur permettre de saisir les occasions offertes par la montée de l’économie et des technologies numériques.

Le président a également annoncé une augmentation des contrats de professionnalisation, qui devraient passer à 50 000 bénéficiaires, contre 8 000 actuellement. Le contrat de professionnalisation est un contrat de formation en alternance, associant formation pratique en relation avec la qualification recherchée, et formation théorique dans un organisme de formation externe ou interne à votre entreprise.

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http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/attaques-du-13-novembre-a-paris/etat-d-urgence-en-france/direct-manifestations-dans-toute-la-france-contre-l-etat-d-urgence-et-la-decheance-de-nationalite_1292221.html Par Carole Bélingard, Christophe Rauzy Mis à jour le 30/01/2016 | 17:25 , publié le 30/01/2016 | 12:56

Manifestations dans toute la France contre l'état d'urgence et la déchéance de nationalité

Ces rassemblements sont organisés alors que le gouvernement veut prolonger l'état d'urgence de trois mois supplémentaires et projette d'élargir les conditions pour mettre en oeuvre la déchéance de nationalité.

Plusieurs dizaines de manifestations sont prévues samedi 30 janvier à Paris et en province pour dénoncer le tour de vis sécuritaire de l'exécutif, après les attentats du 13 novembre. Les manifestants protestent à la fois contre le projet d'extension de la déchéance de nationalité et contre l'état d'urgence, alors que le Conseil des ministres examinera mercredi sa prolongation pour trois mois supplémentaires.

• Manifestation à Paris et dans les grandes villes de province. Outre le défilé parisien, de la place de la République au Palais-Royal, des manifestations doivent avoir lieu dans les principales villes de France.

• Des syndicats et des associations à la manœuvre. L'appel à manifester a été lancé par les collectifs "Nous ne céderons pas" et "Stop état d'urgence", qui regroupent notamment des syndicats (CGT, FSU, Syndicat de la magistrature), des associations (Attac, Droit au logement, Droits devant, MRAP) et des organisations de défense des droits de l'homme (FIDH).

• La levée de l'état d'urgence et l'abandon de la déchéance de nationalité. Ces organisations demandent la levée immédiate de l'état d'urgence et l'abandon du projet de déchéance de nationalité pour les personnes condamnées pour des activités terroristes. Ces mesures "heurtent et mettent à mal nos libertés au nom d'une hypothétique sécurité", selon un communiqué des collectifs.

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Déchéance de nationalité: Cherki (PS) votera "contre" 24 Déc. 2015, 09h54 | MAJ : 24 Déc. 2015, 09h54

Le député socialiste frondeur Pascal Cherki a indiqué jeudi qu'il voterait contre la réforme constitutionnelle de l'exécutif, qui inclut la déchéance de nationalité française pour les binationaux condamnés pour terrorisme, appelant la gauche à rester "fidèle" à ses "convictions".

"Je voterai contre et j'appelle à ce que nous restions fidèles à nos valeurs et à nos convictions", a déclaré le "frondeur" sur iTÉLÉ au sujet du projet de révision constitutionnelle soumis à l?examen des députés à partir du 3 février, soulignant ne pas prendre "(s)es références dans le catalogue fourre-tout de l'extrême-droite".

"La défense de la binationalité (...), c'est comme la lutte contre la peine de mort, vous êtes pour ou vous êtes contre. Mais si vous dites aujourd'hui +je suis pour la binationalité sauf pour les terroristes+, demain d'autres diront +d'accord je suis pour la binationalité sauf pour ceux qui ont commis des crimes contre les policiers+(...), vous serez contre pour les assassins d'enfants, etc.", a-t-il poursuivi.

Faisant référence à l'élection présidentielle de 2017, le député de Paris a jugé que "vouloir être réélu, c'est une aspiration normale, mais la fin ne justifie pas tous les moyens". "On peut faire des compromis, faire des compromissions, c'est un autre débat", a-t-il dit encore. "L'extrême-droite réclame depuis des années la remise en cause de la binationalité", a rappelé le "frondeur". "Et aujourd'hui, nous offririons cette brèche constitutionnelle à l'extrême-droite en apportant nos voix ?".

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Cécile Duflot huée en évoquant la déchéance de nationalité sous Vichy
Politique - Modifié le 05/02/2016 à 17:44 | Publié le 05/02/2016 à 12:09 - http://www.ouest-france.fr/politique/cecile-duflot-huee-en-evoquant-la-decheance-de-nationalite-sous-vichy-4018082

Pour appuyer son argumentaire contre la déchéance de nationalité, Cécile Duflot, élue Europe-Ecologie-les-Verts, a évoqué le régime de Vichy.

Manuel Valls a reproché vendredi à la coprésidente du groupe écologiste à l'Assemblée nationale, Cécile Duflot, d'avoir fait référence aux déchéances de nationalité utilisées par le régime de Vichy pour critiquer la révision constitutionnelle de l'exécutif.

« Vichy, ce n'est pas la République. C'est une part de la France, et je rappelle mes mots, mais ce n'est pas la République. Ce n'est pas la République ! » a lancé le Premier ministre dans sa réponse à la motion de rejet de la réforme présentée par l'élue EELV de Paris.

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39 ministres : un record sous la présidence Hollande Le Monde.fr | 11.02.2016 à 17h31 • Mis à jour le 11.02.2016 à 18h20 | Par Jérémie Baruch et Maxime Vaudano http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/02/11/39-ministres-un-record-sous-la-presidence-hollande_4863825_4355770.html#jzZoiRGBirk8jvqi.99

François Hollande et Manuel Valls ont dévoilé jeudi 11 février la composition du nouveau gouvernement. Avec 38 membres en sus du premier ministre, il s’agit du plus important depuis le début du quinquennat.

La parité, globalement de mise depuis le premier gouvernement de Jean-Marc Ayrault, tranche avec la pratique sous les précédentes présidences.

En revanche, avec le dernier remaniement, l’exécutif s’éloigne des déclarations d’intention de Manuel Valls, qui voulait, à ses débuts, « un gouvernement compact, resserré ».
Avec 39 membres, il est revenu au même niveau que les gouvernements Fillon II ou Raffarin II, mais reste néanmoins assez éloigné des pléthoriques gouvernements de la fin des années 80.

Une inflation que l’on doit essentiellement à la création de nombreux secrétaires d’Etat : ils sont aujourd’hui 22, contre zéro sous le premier gouvernement Ayrault (qui comptait en revanche 16 à 18 ministres délégués).

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Emmanuelle Cosse : « Les effets pervers de cette politique arrivent » Le Monde.fr | 21.08.2014 à 09h41 • Mis à jour le 21.08.2014 à 10h31 http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/08/21/emmanuelle-cosse-les-effets-pervers-de-cette-politique-arrivent_4474158_823448.html#ts8iCvi5TdvwI0Vz.99

Jeudi 21 août (2014) s'ouvrent les journées d'été d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV). Dans une interview (article payant) à Libération, la chef du parti, Emmanuelle Cosse, critique la politique du gouvernement, tout en distribuant des bons points à Ségolène Royal, ministre de l'écologie qui, « au-delà de ses fortes convictions (...) communique très bien ».

Selon elle, le premier ministre, Manuel Valls, n'adopte pas la bonne stratégie : « Il suffit de regarder les indicateurs. Depuis deux ans, le choix d'apporter des liquidités aux entreprises ne produit pas son effet. En revanche, les effets pervers de cette politique arrivent : récession et difficulté à maintenir l'emploi. Manuel Valls essaie de tuer un débat qu'il ne peut pas tuer. »

Des critiques assumées par Emmanuelle Cosse, qui réaffirme avec force que « ce n'est pas parce que nous sommes partenaires du PS que nous devons dire amen à sa politique. Hollande et Valls ne travaillent pas assez à avoir au Parlement une majorité de gauche plus large ».

« LA QUESTION DE LA PRÉSIDENTIELLE SE POSERA EN 2016 »

Elle salue en revanche une avancée avec la loi sur la transition énergétique, qui « pour la première fois (...) pose le principe que la production nucléaire dans le mix énergétique va être limitée et diminuer d'ici à 2025. Nous ne pouvons pas faire face au coût du nucléaire ». Et d'ajouter que, cependant, « tout n'est pas satisfaisant », « la question essentielle rest[ant] celle du financement ».

Quant à la question d'un rapprochement avec les socialistes et les centristes, prôné par le chef des sénateurs EELV, Jean-Vincent Placé, elle botte en touche : « Je refuse que mon parti soit exclusivement tourné vers les échéances électorales, notamment celles de 2017. La question de la présidentielle se posera après les régionales, en 2016. Avant, il faut réussir les régionales, les cantonales, mais aussi dans les villes comme Grenoble où nous avons gagné des responsabilités. »

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François Hollande, 71 pays visités et 176 déplacements à l'étranger Home ACTUALITE International Par Solenn de Royer , Guillaume Tabard Mis à jour le 24/02/2016 à 11:17 Publié le 23/02/2016 à 19:09 http://www.lefigaro.fr/international/2016/02/23/01003-20160223ARTFIG00344-francois-hollande-71-pays-visites-et-176-deplacements-a-l-etranger.php

Des grands sommets internationaux aux visites surprises, comme au Mali, radiographie des voyages présidentiels à l'étranger.

Tout a commencé par un coup de foudre. Le 6 mai 2012, quelques heures après son investiture à l'Élysée, François Hollande s'envole pour Berlin, comme Nicolas Sarkozy l'avait fait lui aussi cinq ans plus tôt. Un même symbole: placer le quinquennat sous l'égide du couple franco-allemand. De ce premier déplacement hors de France, on a retenu cette foudre frappant le Falcon présidentiel. Comme un symbole annonciateur d'une présidence prise dans les turbulences.

Premier déplacement à l'étranger. Premier d'une longue série. Le périple en Amérique latine, ce début de semaine, s'ajoute à une liste de 176 sorties hors du territoire national en moins de quatre ans. Le Pérou, l'Argentine et l'Uruguay viennent compléter une liste qui comprenait déjà 68 États visités. 41 voyages en 2013, 57 en 2015

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Le PSG atomise Troyes 9-0 et devient champion de France ! http://www.footmercato.net/ligue1/le-psg-atomise-troyes-9-0-et-devient-champion-de-france_173953 Publié le : 13/03/2016 - 15 h 47 - Dernière modification : 13/03/2016 - 17 h 15 La Rédaction FM
Après un incroyable festival offensif sur la pelouse de Troyes (9-0), le Paris Saint-Germain devient le champion le plus précoce de l'histoire de la Ligue 1 !

Déjà oubliée la belle qualification sur la pelouse de Chelsea, le Paris Saint-Germain laissait de côté son rêve européen ce dimanche, afin de conclure plus tôt que prévu le travail en Ligue 1. Vendredi, l’AS Monaco avait ouvert la voie royale aux coéquipiers de Zlatan Ibrahimovic en concédant le nul face à Reims (2-2). Une victoire sur la pelouse de Troyes, lanterne rouge et condamné à la Ligue 2, suffisait désormais au club de la capitale pour devenir champion de France à huit journées de la fin, un record. Pas vraiment de suspense sur le papier, donc, et sur le terrain non plus. D’entrée, les Troyens mâchaient le travail et une mauvaise relance permettait à Edinson Cavani de marquer en deux temps (0-1, 13e). A peine le temps de souffler que Javier Pastore tuait le suspense : sur une superbe passe d’Ibrahimovic, El Flaco résistait à deux joueurs et marquait d’une louche splendide (0-2, 17e). Puis une balle de l’Argentin par-dessus la défense permettait à Rabiot d’enfoncer le clou après une première tentative de Cavani (0-3, 19e).

Tout allait trop vite pour Troyes, mais l’excès d’individualisme de Zlatan Ibrahimovic (24e, 27e) empêchait les Parisiens de s’envoler. A la mi-temps, le sacre de Paris était bouclé, mais pas de quoi rassasier Ibra et sa bande. Quelques secondes après la reprise, Cavani interceptait dans le camp adverse et servait le Suédois, qui pouvait enfin marquer à l’entrée de la surface (0-4, 46e). Six minutes plus tard, comme face à Chelsea, un centre d’Angel Di Maria trouvait Ibrahimovic qui réussissait sa volée à bout portant pour atteindre la barre des 100 buts en Ligue 1 (0-5, 52e). Et comme on dit, jamais deux sans trois ! D’une reprise splendide des 18 mètres, le meilleur buteur de L1 en activité s’offrait le triplé (0-6, 56e), avant que Saunier ne prolonge le cauchemar des siens en marquant contre son camp (0-7, 58e).

Et comme si cela ne suffisait pas, Karaboué était expulsé pour une faute dans la surface sur Cavani, qui se faisait justice lui-même, en deux temps (0-8, 75e). Et en toute fin de match, Pastore offrait le quadruplé à Ibrahimovic au terme d’un contre éclair... 9-0, score final ! Dominateur d’un bout à l’autre de la saison, le club de la capitale confirme son hégémonie nationale et entre même dans l’histoire en devenant à huit journées de la fin le champion le plus précoce de l’histoire de la Ligue 1 et des grands championnats européens. Désormais, Laurent Blanc et les siens pourront se consacrer pleinement à leur rêve européen et à cet objectif de dépasser enfin la barre des quarts de finale de Ligue des Champions, exploit qui se refuse toujours à eux après trois échecs consécutifs... Mais en attendant, place à la fête !

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Loi travail: Ce que le gouvernement a modifié dans la loi El Khomri L.C. avec AFP D Publié le 14.03.2016 à 17:24 Mis à jour le 14.03.2016 à 17:24 http://www.20minutes.fr/economie/emploi/1806119-20160314-loi-travail-gouvernement-modifie-loi-el-khomri

Quelques abandons mais pas de reculade majeure (au contraire, notedt). Le gouvernement, dans l’impasse face à la contestation des syndicats et des organisations étudiantes, a réécrit partiellement l’avant-texte du projet de loi El Khomri dévoilé fin février. Cette nouvelle version de la loi de réforme du droit du travail a été présentée par Manuel Valls aux partenaires sociaux ce lundi après-midi.

L’exécutif a lâché du lest sur quelques mesures particulièrement décriées sans abandonner l’essentiel du texte. Quelles sont les modifications apportées par le gouvernement ? 20 Minutes fait le point.

•Le barème des indemnités prud’homales seulement « indicatif »

Le plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif, mesure très critiquée par les syndicats, est abandonné. Il ne sera maintenu qu’à titre indicatif, conformément au vœu de la CFDT, syndicat réformiste dont le gouvernement veut d’obtenir le soutien.

« Le choix que nous faisons aujourd’hui est donc d’en rester à un barème indicatif dans la loi, qui sera une aide pour les juges prud’homaux, mais pas un carcan », a déclaré le Premier ministre, selon son discours transmis à l’AFP.

Le barème indicatif sera fixé par décret et devrait être identique à celui de l’avant-projet de loi, qui prévoit des plafonds de 3 à 15 mois de salaires selon l’ancienneté du travailleur, a précisé le Premier ministre.

•Licenciement économique : contrôle accru du juge

En matière de licenciement économique, l’exécutif n’a pas modifié les critères précisés par l’avant-projet de loi travail, notamment les quatre trimestres consécutifs de baisse du chiffre d’affaires et les deux trimestres consécutifs de perte d’exploitation. Seule nouveauté : le juge pourra vérifier que les multinationales n’organisent pas artificiellement leurs difficultés économiques sur le territoire français pour licencier, a annoncé Matignon.

S’il est établi que les difficultés financières ont été organisées artificiellement, les licenciements seront requalifiés en licenciements sans cause réelle et sérieuse.

« La France doit devenir plus attractive pour les investisseurs internationaux, d’où le périmètre national », a justifié Manuel Valls. Mais « il doit y avoir des garanties : les grands groupes ne pourront pas provoquer artificiellement des difficultés économiques sur leur site français pour justifier un licenciement sans être sanctionnés », a-t-il ajouté.

•Léger recul sur les accords d’entreprises pour les PME

Le projet de loi « corrigé » réduit le champ laissé aux décisions unilatérales des chefs de petites et moyennes entreprises (PME). L’avant-texte prévoyait initialement de faire primer les accords d’entreprises sur les accords collectifs. « Il n’y aura pas de nouvelle souplesse qui ne sera pas validée par un accord collectif », a rectifié le Premier ministre.

Les PME devront notamment passer par un accord pour appliquer le forfait-jours. Si elles ne disposent pas de représentation syndicale, elles pourront négocier avec un salarié mandaté par un syndicat, comme le réclamaient les syndicats dits « réformistes ». A défaut d’accord, le droit actuel s’appliquera, a annoncé Matignon.

•Un accompagnement pour tous les jeunes sans emploi ni formation

Le projet de loi a été particulièrement contesté par les jeunes et les organisations étudiantes. Le gouvernement a décidé d’élargir la garantie jeunes, initialement limitée à 100.000 personnes d’ici 2017, à tous les jeunes sans emploi ni formation. Ce dispositif destiné aux jeunes décrocheurs offre pendant un an un accompagnement renforcé, des périodes en entreprise et une allocation mensuelle de 450 euros.

« Je souhaite que ce dispositif soit généralisé en 2017. De la même manière que nous créons, avec le CPA, un droit personnel et universel, nous devons créer un droit universel à la garantie jeunes », a déclaré Manuel Valls.

•Le compte personnel de formation relevé

Le gouvernement souhaite aussi renforcer l’accès à la formation pour les salariés. Le nouveau projet prévoit ainsi de relever le plafond du compte personnel de formation (CPF) de 150 à 400 heures pour les salariés sans diplôme, ce qui leur permettra « d’accéder à un niveau supplémentaire de qualification tous les 10 ans », selon Manuel Valls.

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Des ex-ministres de François Hollande se livrent sans concession/ http://www.ouest-france.fr/politique/francois-hollande/des-ex-ministres-de-francois-hollande-se-livrent-sans-concession-4240218 Modifié le 21/05/2016 à 07:35 | Publié le 20/05/2016 à 20:04

Manque de travail, ligne indécise... Une dizaine d'anciens ministres PS dressent dans Le Monde daté de samedi un tableau très critique du bilan de François Hollande.

L'ancienne ministre de la Famille, Dominique Bertinotti, reproche à l'exécutif de ne pas avoir su « expliciter » la politique menée, en dépit de sa « cohérence ».

Pour Nicole Bricq (Ecologie, puis Commerce extérieur), le « récit du quinquennat (...) n'a été fait ni par François Hollande, qui n'est pas un théoricien, ni par (l'ancien Premier ministre) Jean-Marc Ayrault, qui n'est pas un communicant ».

L'ancienne ministre de la Décentralisation, Marylise Lebranchu, regrette de même que le gouvernement n'ait pas su tenir un discours de « vérité » sur la situation du pays, après la publication du rapport « extrêmement sombre » de la Cour des comptes en juillet 2012. « Ça n'intéresse personne »

« Il suffisait de dire la vérité de façon quelque peu solennelle, à savoir que, vu l'état des comptes publics, on ne pouvait rien faire sans augmenter les impôts ».

L'ex-ministre, proche de Martine Aubry, regrette également le « refus » de l'exécutif de parler de certains sujets.

« Beaucoup, comme moi, ont pendant des mois poussé le président de la République à parler de l'Europe et du monde, afin d'expliquer nos choix, notamment en matière de politique économique, dans le contexte de la mondialisation. Il nous répondait : « Ça n'intéresse personne » », témoigne-t-elle.

Une « politique des deux fers au feu »

Nicole Bricq (Ecologie, puis Commerce extérieur) pointe l'incohérence de la ligne gouvernementale : « A Bercy, tout le monde a vu qu'il y avait deux lignes politiques : Montebourg était le ministre de la démondialisation, et Moscovici et moi, nous étions les ministres de la mondialisation. »

Une « politique des deux fers au feu » que regrette également l'ancien ministre de la Ville François Lamy.

« Face à une personnalité forte comme Montebourg, qui se sentait protégé par son score à la primaire, Ayrault a très vite souffert d'un manque de poids politique, et ça s'est ressenti dans les arbitrages. Il faut ajouter à cela la personnalité du président de la République, dont il est souvent difficile de savoir ce qu'il pense réellement, et qui sème le doute sur ses intentions, ce qui complique les choses », analyse-t-il.

« Pas de grands discours sur les réfugiés »

« Le président qui n'aimait pas les riches, en fait, n'aime que les riches », torpille l'ex-ministre de la Culture Aurélie Filippetti (aile gauche).

Michèle Delaunay (Personnes âgées) regrette « qu'il n'y a(it) pas eu ces derniers mois un grand discours sur les réfugiés. Nous sommes de gauche, et nous n'avons pas été capables de rappeler ce qui a fait la tradition d'accueil séculaire de la France ».

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A Colombey, François Hollande veut se faire l'héritier du général 09h40, le 13 juin 2016 http://www.europe1.fr/politique/a-colombey-francois-hollande-veut-se-faire-lheritier-du-general-2770744

François Hollande ira lundi après-midi à Colombey-les-deux-Eglises se recueillir sur la tombe du général De Gaulle, dont il se revendique de plus en plus.

Dépôt de gerbe au cimetière, visite du domaine de la Boiserie et recueillement devant la croix de Lorraine… Lundi après-midi, le président de la République sera à Colombey-les-deux-Eglises pour rendre hommage au général De Gaulle. La démarche de François Hollande est inédite. En effet, aucun président ou Premier ministre socialistes ne s'était jamais officiellement rendu à Colombey.

Présent dans ses discours et son calendrier. Depuis quelques temps, François Hollande théorise son rapport au général De Gaulle. "Il est la France, il appartient à tout le monde", explique-t-il à ses conseillers. Dans un discours sur deux, le président cite le général. Vendredi, il sera rendra à Versailles admirer une exposition sur De Gaulle. En clair, François Hollande se met en scène et revendique l'héritage.

La semaine dernière, le chef de l'Etat a entendu Nicolas Sarkozy relancer le débat sur l'identité nationale. En privé, il a commenté : "Moi, ma réponse sur l’identité, c’est l’idée de la France". François Hollande reprend ainsi la fameuse phrase d’ouverture des Mémoires de guerre du général : "Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France". L’un de ses conseillers développe : "C’est une vision ouverte de notre pays" et non crispée ou recroquevillée.

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Tuerie d'Orlando : Pourquoi l'hommage de François Hollande a exaspéré la communauté LGBT et ses soutiens Rédaction du HuffPost avec AFP Publication: 13/06/2016 17h06
HuffPost avec AFP

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Loi travail : heurts violents à Paris, 40 blessés et 58 interpellations Par Hayat Gazzane, Pauline Chateau, Marie Bartnik, Marine Rabreau, Isabelle de Foucaud, Mathilde Golla et Géraldine Russell Mis à jour le 15/06/2016 à 06h08 | Publié le 14/06/2016 à 06h38 http://premium.lefigaro.fr/economie/2016/06/14/20003-20160614LIVWWW00023-en-direct-greve-manifestation-transport-euro-loi-travail-el-khomri-valls.php

Entre 125.000 manifestants en France, selon la police et 1,3 million selon les syndicats, ont manifesté mardi contre la loi travail. Dans l'après-midi, des débordements à Paris ont donné lieu à 58 interpellations et blessé 40 personnes dont 29 policiers, selon la préfecture.

Une voiture de la RATP et deux autolibs incendiés par des militants anticapitalistes En marge de la manifestation contre la loi travail, plusieurs centaines de militants anticapitalistes et antifascistes se sont réunis place de la République, à Paris, ce mardi soir. Des affrontements ont eu lieu avec les forces de l'ordre et une voiture de la RATP a été brûlée.

L'assemblée générale du mouvement Nuit Debout a notamment dû être interrompue. Ils ont entamé une manifestation sauvage dans les rues de Paris. Les militants ont également mis le feu à deux autolibs rue Saint-Maur, dans le XIe arrondissement, avant de rentrer dans un supermarché Dia.

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Primaire à gauche: les revirements de Valls et Cambadélis Actualité Politique Par LEXPRESS.fr , publié le 19/06/2016 à 10:54

Au départ opposés à la tenue d'une primaire, le Premier ministre Manuel Valls et le Premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis y sont désormais favorables. Un revirement tactique?

L'art du contrepied. Dans une interview au JDD, Manuel Valls défend l'intérêt de la primaire à gauche, alors que le Conseil national du PS a approuvé samedi à l'unanimité une résolution en faveur de l'organisation de ce scrutin, fin janvier 2017. "La primaire correspond à un besoin de participation démocratique dans notre société", affirme le Premier ministre.

"Le PS entend, à juste titre, rassembler la gauche à l'occasion de cette primaire, la gauche réformiste, socialiste, écologiste, radicale, c'est-à-dire la Belle Alliance populaire, car il s'agit d'être au second tour", estime Manuel Valls.

En mars, Valls se disait "très méfiant"

Jusqu'à présent, le Premier ministre avait pourtant rejeté l'idée d'une primaire. Le 16 janvier dernier, lors de son passage à l'émission "On n'est pas couché" sur France 2, il avait estimé que François Hollande était "le candidat naturel de la gauche" et que "le président de la République sortant n'avait pas à se soumettre à une primaire".

Le 15 mars, sur BFMTV et RMC, Manuel Valls avait de nouveau exprimé ses réticences sur la question de la primaire. Le Premier ministre se disait en effet "très méfiant à l'égard de toutes ces initiatives qui consisteraient au fond à nous faire revenir à une autre République", comme l'avait repéré Le Lab.

Désormais, dans le JDD de ce dimanche 19 juin, il ne voit aucune dévalorisation de la fonction de président à ce que le chef de l'Etat sortant descende dans l'arène. "Qu'y a-t-il de dévalorisant à retourner devant les Français, à défendre ses idées, à expliquer son action? C'est cela, la démocratie!" justifie l'ex-candidat à la primaire du PS de 2011.

Les évolutions de Cambadélis en fonction du contexte politique

Si Manuel Valls a évolué sur le sujet, Jean-Christophe Cambadélis a encore plus nettement changé d'avis. En septembre 2015, dans une interview à Libération, le Premier secrétaire du PS rejetait catégoriquement l'idée d'une primaire. "On ne peut pas vouloir lutter contre la fragmentation et l'organiser en son sein avant la présidentielle", avançait-il. C'était, il est vrai, à la veille du lancement de la campagne des régionales.

En janvier, plusieurs personnalités de gauche, comme Thomas Piketty, lançaient un appel dans Libération en faveur d'une "grande primaire des gauches et des écologistes". La position de Jean-Christophe Cambadélis a alors évolué. Dans une interview au JDD accordée en février, le député socialiste de Paris estimait que "si cette primaire (est organisée) sans préalable, ni préjugé (et) permet de sélectionner le meilleur candidat de la gauche, c'est une bonne idée et il faut l'organiser."

Un revirement tactique: fin stratège et bon analyste de la situation politique, Jean-Christophe Cambadélis comprend rapidement que les écologistes et les communistes, pourtant initialement favorables à une primaire à gauche, vont se diviser sur la question à quelques mois de leurs congrès respectifs, qui se sont déroulés début juin. De quoi permettre à la rue de Solférino de rejeter la responsabilité de l'échec sans trop de frais à EELV et au PCF. Dès avril, Jean-Christophe Cambadélis estimait en effet que le PCF "prenait la responsabilité de la division" et que la primaire "avait du plomb dans l'aile".

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EN IMAGES. Hollande et la famille Chirac réunis au Musée du quai Branly >Politique|21 juin 2016, 12h16 | MAJ : 22 juin 2016, 6h37|11

François Hollande a rendu un vibrant hommage à Jacques Chirac, créateur du musée du Quai Branly à Paris, consacré aux Arts premiers, qui portera également le nom de l'ancien président à partir de mardi. Un décret officialisant le nouveau nom - «Etablissement public du musée du quai Branly - Jacques Chirac» - est paru ce mardi au Journal officiel. L'actuel chef de l'Etat s'exprimait à l'occasion de l'inauguration de l'exposition «Jacques Chirac ou le dialogue des cultures», dix ans après l'inauguration par Jacques Chirac du musée, le 20 juin 2006.

En l'absence de l'ancien président de la République et maire de Paris, toute la «chiraquie» était présente : son épouse Bernadette, sa fille Claude, son petit-fils Martin Rey-Chirac qui a lui aussi rendu hommage avant le discours de François Hollande. Etaient également présents l'ancien Premier ministre Alain Juppé, les anciens ministres de la Culture Jean-Jacques Aillagon, Renaud Donnedieu de Vabres, Philippe Douste-Blazy, Jacques Toubon, ainsi que François Baroin, Christine Albanel, Rama Yade, Line Renaud...

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Manifestation à Paris : un cafouillage "dévastateur" pour François Hollande LE DÉCODEUR POLITIQUE - La manifestation du 23 juin contre la loi Travail, interdite puis à nouveau autorisée, est l'imbroglio de trop pour l'Élysée. par Camille Kaelblen publié le 23/06/2016 à 14:48 http://www.rtl.fr/actu/politique/manifestation-a-paris-un-cafouillage-devastateur-pour-francois-hollande-7783818098

Le contexte. Le 22 juin, le préfet de Paris a annoncé que la manifestation prévue le jeudi 23 juin à Paris serait interdite. Quelques heures plus tard, pourtant, elle a finalement autorisée, sur "un parcours proposé par le ministre de l'Intérieur" de la place de la Bastille au bassin de l'Arsenal. Comment expliquer cet imbroglio ? Serait-ce Manuel Valls qui a poussé les feux ? Ou bien François Hollande qui a joué un double jeu ?

Pour l'heure, beaucoup de questions restent en suspens. Ce que l'on sait en revanche, c'est que cette impression de cafouillage risque d'être dévastatrice pour le gouvernement. Encore une fois, comme après l'affaire Leonarda, la collégienne qui avait été expulsée de France en raison de la situation irrégulière de son père, on a le sentiment qu'il n'y a pas de pilote dans l'avion et que François Hollande, en faisant demi-tout, a perdu le peu d'autorité qui lui restait.

Au final, même si l'Élysée commente cette machine arrière en évoquant l'art du compromis et de la synthèse de François Hollande, il ne faut pas s'y tromper : ce sont bien les syndicats qui ont gagné cette manche, même si le parcours de la manifestation sera réduit. Et si les manifestations du 23 juin se traduisent par des violences, l'exécutif aura perdu sur tous les tableaux : d'abord censeur, puis rattrapant le coup avec un volte-face, et enfin des violences qu'il n'aura pas pu empêcher.

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Brexit: le Royaume-Uni quitte l'Union européenne, un choc historique http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/le-brexit_1683736.html

Les Britanniques ont voté jeudi 23 juin à 51,9% des voix pour sortir de l'Union européenne et à 48,1% pour rester. 17,4 millions de personnes ont voté pour le Brexit (pour Britain exit) et 16,1 millions pour rester dans l'UE. Le Premier ministre britannique David Cameron, qui avait organisé la tenue du référendum mais avait fait campagne pour le maintien, essuie un très large revers et a annoncé sa démission prochaine. Choquée, le reste de l'Europe va maintenant tenter d'éviter tout éclatement du bloc des désormais 27 pays membres.

Brexit: l'appel à "réinventer l'Europe" d'une trentaine de personnalités

Ils souhaitent que l'Europe rebondisse. Une trentaine de personnalités de la culture, de la société civile et de la politique appellent, dans une tribune publiée ce dimanche par sept journaux européens, dont le Journal du Dimanche en France, à "réinventer l'Europe".

Brexit: la pétition pour un nouveau référendum dépasse 2 millions de signatures

Au Royaume-Uni, une pétition demandant un deuxième référendum sur l'Union européenne dépasse deux millions de signatures. Jeudi, 51,9% des votants ont dit oui au Brexit.

Brexit: Marine Le Pen réclame un référendum en France

L'Union européenne toujours sous le choc. Après que les Britanniques se sont prononcés pour une sortie de l'UE à l'issue du référendum historique du 23 juin, François Hollande, reçoit l'ensemble des partis politiques ce samedi à l'Elysée. .....

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Merkel acte la fin du couple franco-allemand 25 juin 2016, par Frédéric Lemaître http://allemagne.blog.lemonde.fr/2016/06/25/merkel-acte-la-fin-du-couple-franco-allemand/

On allait voir ce qu’on allait voir. En cas de « Brexit », le « moteur franco-allemand » devait à nouveau passer à plein régime et permettre aux Vingt-Sept de sortir par le haut de la crise créée par Londres. En fait, c’est exactement l’inverse qui est en train de se passer. Quelques heures auront suffi, vendredi, pour constater le fossé qui sépare Angela Merkel de François Hollande. Au point que l’on peut se demander si ces deux-là sont encore alliés ou déjà rivaux.

Première dissonance : l’Europe à vingt-sept. Les deux dirigeants ont manifestement deux visions de l’avenir. Pour François Hollande: « L’Europe ne peut plus faire comme avant. » Et le chef de l’Etat d’appeler à « se concentrer sur l’essentiel », une feuille de route dont les têtes de chapitre seraient « l’investissement pour la croissance et pour l’emploi », l’« harmonisation fiscale et sociale » ainsi que « le renforcement de la zone euro et de sa gouvernance démocratique ».

Au même moment, Angela Merkel, après avoir reçu les dirigeants de tous les partis politiques présents au Bundestag, appelle à agir avec « calme et détermination ». Elle ne veut pas entendre parler de « solutions rapides et simples qui diviseraient encore davantage l’Europe ». Exit, donc, le « renforcement de la zone euro » chère au président français. Craignant par-dessus tout d’autres sorties de l’Union européenne, Angela Merkel martèle un mot : Gemeinsam. Ensemble. A 27 donc.

Si « tout le monde parle avec tout le monde », il n’est pas anodin que l’Elysée ait indiqué que François Hollande a téléphoné vendredi au président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et au président du Parlement européen, Martin Schulz. Deux fervents partisans d’une intégration accrue de l’Union européenne. Angela Merkel, elle, insiste sur la rencontre informelle qu’elle aura, lundi après-midi à Berlin avec Donald Tusk, président du Conseil, qui est comme elle, beaucoup plus réservé face à un tel projet.

Deuxième dissonance : le dialogue… à trois. Dès mercredi soir, François Hollande avait annoncé qu’il se rendrait à Berlin « la semaine prochaine ». Mais il n’y sera pas seul. L’Italien Matteo Renzi, lui aussi dînera à la chancellerie. Bien qu’elle s’en défende, il est probable qu’Angela Merkel ait jugé que François Hollande est trop faible politiquement pour qu’ils tirent tous les deux l’Europe des Vingt-Sept dans les mois à venir. De plus, Angela Merkel, qui a reçu Nicolas Sarkozy mardi à Berlin, n’est pas convaincue par la volonté de l’ex-président de changer rapidement les traités. Mais elle sait, en revanche, que, s’il est élu, celui-ci cherchera à se démarquer de François Hollande. Vu de Berlin, il n’est donc pas possible de trop se reposer sur Paris dans la crise actuelle.

Troisième dissonance : le clivage droite/gauche. Bien sûr, en ces temps difficiles, tous le nient, le cœur sur la main. Mais pourtant, il explique en partie les stratégies des différents acteurs. A quinze mois des prochaines élections en Allemagne, le Parti social-démocrate (SPD) est entré en campagne. En témoigne le texte « pour refonder l’Europe » publié ce vendredi par Sigmar Gabriel, président du SPD et son camarade de parti Martin Schulz, président du Parlement européen. Un texte qui critique la politique d’austérité dont ils font implicitement porter la responsabilité à Angela Merkel. François Hollande tente également de jouer sur ce réseau de gauche sans perdre sa crédibilité auprès d’Angela Merkel. Vendredi, il a eu au téléphone Alexis Tsipras, Sigmar Gabriel et Martin Schulz. Et puisque Angela Merkel invite Matteo Renzi à Berlin lundi, François Hollande dînera dès ce samedi avec le président du conseil italien, histoire sans doute de faire front commun. Par ailleurs, une réunion des sociaux-démocrates européens semble avoir été prévue à l’Elysée ce lundi matin même s’il est finalement peu probable qu’elle se tienne effectivement.

A ce petit jeu des alliances, Angela Merkel est plutôt isolée. Elle est notamment affaiblie par le départ de David Cameron, sa mésentente avec Jean-Claude Juncker et la faiblesse actuelle du Parti populaire européen (PPE) où elle risque bientôt de se retrouver en tête à tête avec le Hongrois Viktor Orban.

Pour la petite histoire, ajoutons qu’ Angela Merkel, jusqu’au dernier moment, n’a pas cru à la victoire des « Brexiters ». Vendredi, son conseiller aux affaires européennes avait prévu de faire à 13 heures le point de presse habituel, avant le Conseil européen des 28 et 29 juin. Quant à la chancelière, elle devait tenter d’aplanir les divergences avec la CSU bavaroise au cours d’un séminaire organisé à Potsdam. Séminaire qui, du coup, a démarré avec retard.

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Ce qu’il faut retenir de l’interview du 14-Juillet de François Hollande LE MONDE | 14.07.2016 à 13h32 • Mis à jour le 14.07.2016 à 16h31

La traditionnelle interview du 14-Juillet du président de la République a pris des airs de bilan pour François Hollande, jeudi. Il y a notamment défendu sa politique économique et adressé à Emmanuel Macron un rappel à l’ordre après le premier meeting du ministre de l’économie, mardi, qui a été largement critiqué au sein du gouvernement.

A propos de Macron : « Ne pas respecter les règles du gouvernement, c’est ne pas y rester »

Emmanuel Macron doit « respecter les règles du gouvernement » que sont « la solidarité, l’esprit d’équipe, défendre le bilan, être à plein temps dans sa tâche ». Tel a été le message de François Hollande à son ministre de l’économie. Le chef de l’Etat a ajouté : « Respecter ces règles, c’est rester au gouvernement, ne pas les respecter, c’est ne pas y rester. » « Chacun est informé maintenant », s’est-il contenté d’indiquer à propos de suites possibles.

M. Hollande s’exprimait pour la première fois depuis le premier meeting d’Emmanuel Macron avec son mouvement En marche ! au cours duquel ce dernier a fustigé les « promesses non tenues » des gouvernants. Manuel Valls, qui avait déjà sévèrement critiqué le ministre de l’économie avant son meeting, l’a accusé, mercredi, de « céder aux sirènes du populisme » en dénonçant un « prétendu système ».

Salaire de son coiffeur : « J’ai fait diminuer le budget de l’Elysée »

Après les révélations du Canard enchaîné sur le montant du salaire de son coiffeur (9 895 euros brut), François Hollande a dit « entendre ce que ça peut représenter », tout en rappelant qu’il avait « fait baisser le budget de l’Elysée », ainsi que son salaire (- 30 %).

Sécurité : fin de l’état d’urgence, Vigipirate restera à « son niveau maximum »

« La menace terroriste n’est pas moins importante », a déclaré le chef de l’Etat, tout en rappelant qu’il n’y aurait pas de nouvelle prolongation de l’état d’urgence au-delà du 26 juillet. Face aux menaces qui demeurent, le dispositif français de lutte contre le terrorisme Vigipirate sera maintenu au niveau maximum, a ajouté François Hollande. Si le dispositif Sentinelle passera de 10 000 à 7 000 hommes, « les effectifs de policiers et de gendarmes seront maintenus », a-t-il précisé.

Concernant les opérations extérieures, François Hollande a affirmé que la France allait « renforcer l’appui (…) aux Irakiens pour qu’ils reprennent Mossoul », avec l’appui de « conseillers militaires français ».

Economie : « Nous aurons une baisse du chômage d’ici à la fin de l’année »

Le chef de l’Etat a maintenu que le pays « va mieux », tout en appelant à la prudence. « Nous restons fragiles, notamment à cause d’événements extérieurs. Le Brexit, ça ne dépend pas de nous, pourtant ça a des conséquences », a assuré le chef de l’Etat. Il a ainsi redit que des baisses d’impôt seraient décidées « si la croissance est supérieure à 1,7 % » en 2017.

Défendant son bilan, François Hollande s’est exprimé sur la question du déficit public qu’il avait promis de résorber. « J’ai fait 46 milliards d’économies, alors que mes prédécesseurs ne l’avaient pas fait », a-t-il insisté.

« Qui pourra me reprocher d’avoir pris mes responsabilités ? », a-t-il déclaré, évoquant des dépenses rendues nécessaires, entre autres, par les attentats du 13 novembre. « Je vais laisser une situation où il y aura moins de déficit, où il y aura moins d’impôt pour les ménages et les entreprises. J’aurai permis à notre pays d’être dans une meilleure situation en 2017 qu’en 2012 », a martelé le président de la République.

La loi travail, « une loi bonne pour notre pays »

François Hollande a défendu le texte qui a été fortement contesté dans la rue et par une partie de la majorité socialiste. « Peut-être qu’il y a eu une mauvaise présentation initiale de la loi », a-t-il concédé, tout en maintenant qu’il « pensait que cette loi allait être bonne pour le pays, conforme à [ses] valeurs ». Sur la fermeté affichée par le gouvernement, le chef de l’Etat a plaidé la « responsabilité ». « Pour ne pas être impopulaire, mieux vaut ne rien faire. Ce n’est pas ma conception de l’action politique », a-t-il affirmé se targuant d’avoir « fait avancer [son] pays » sur le plan de l’emploi avec cette loi.

Après le Brexit, une Europe « qui protège »

Respectant le « choix » des Britanniques de quitter l’Union européenne, le président de la République a insisté sur la nécessité de construire une Europe qui « protège » ses frontières, ses salariés et ses entreprises. Celle-ci repose sur un budget qui doit être consolidé, a-t-il rappelé.

Par ailleurs, François Hollande a jugé « moralement inacceptable » le choix de l’ancien président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, de rejoindre la banque Goldman Sachs.

« L’avenir n’est pas dans une France rabougrie »

A la question portant sur d’éventuels thèmes de campagne en vue de la présidentielle de l’année prochaine, François Hollande a appelé à la « cohésion sociale, nationale (…) culturelle ». « L’idée qui m’anime est de faire en sorte que notre pays puisse être maître de son destin », a-t-il affirmé.

« Je ne désespère pas de convaincre les Français que l’avenir n’est pas dans une France rabougrie », a ajouté le chef de l’Etat. « Ce qui nous menace, c’est la montée des populismes, mais je ne me laisserai pas intimider par les menaces », a-t-il conclu, promettant de faire « en sorte que le pays puisse avoir confiance en lui ».

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Attentat à Nice : le bilan passe à 85 morts LE MONDE | 04.08.2016 à 22h23 • Mis à jour le 05.08.2016 à 15h38 | http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/08/04/attentat-a-nice-le-bilan-passe-a-85-morts_4978576_3224.html#SZ8MTqSHbeOmf1Ef.99

Trois semaines après l’attentat perpétré à Nice, le bilan s’alourdit. Un homme blessé lors de l’attaque sur la promenade des Anglais le 14 juillet est mort, jeudi 4 août, des suites de ses blessures, a annoncé l’hôpital Pasteur de Nice, où il était en réanimation depuis cette date. Christian Estrosi, le président de la région PACA, l’a écrit dans un message sur Twitter, dans lequel il adresse toutes ses « pensées pour la fille, la famille et proches de Pierre Hattermann ».

Cette mort porte à 85 le nombre de personnes tuées dans cet attentat revendiqué par l’organisation Etat islamique, et à 434 le nombre de blessés. La professeure Carole Ichai, chef du service anesthésie-réanimation de l’hôpital Pasteur, disait jeudi matin dans les colonnes du quotidien Nice-Matin, avant l’annonce de la mort de M. Hattermann, qu’il y avait encore quatre personnes en réanimation, des adultes, dont trois en « bonne voie d’amélioration ».

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Qui était le père Jacques Hamel égorgé dans son église près de Rouen ? Par Marie Théobald , Paul de Coustin Mis à jour le 27/07/2016 à 12:51 Publié le 26/07/2016 à 14:07 http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/07/26/01016-20160726ARTFIG00151-qui-etait-le-pere-jacques-hamel-egorge-dans-son-eglise-pres-de-rouen.php
Ce prêtre, sauvagement tué à 86 ans, ce mardi matin, dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen, est décrit comme un homme bon, toujours au service des autres.

Le Père Jacques Hamel, prêtre auxiliaire de l'église Saint-Etienne, une des deux paroisses de Saint-Etienne-du-Rouvray, a été tué, ce mardi, lors d'une prise d'otages dans son église par deux assaillants liés au groupe Etat islamique. Il officiait quand les deux hommes ont pénétré dans le lieu et l'ont égorgé, avant d'être abattus lors d'une opération de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) de Rouen. Un autre otage est toujours entre la vie et la mort. Le parquet antiterroriste s'est saisi de l'enquête.

Le Père Jacques Hamel était né en 1930 à Darnétal, en Seine-Maritime. Il avait été ordonné prêtre en 1958 et avait fêté son jubilé d'or (cinquante année de service) en 2008, peut-on lire sur le site de la paroisse.

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Hollande ferme la porte au financement public des mosquées 02/08/2016 à 23h27 Mis à jour le 03/08/2016 à 07h00 BFMTV

Manuel Valls avait ouvert la porte, François Hollande a semblé la refermer mardi soir lors d'une rencontre avec la presse présidentielle à Paris: il n'est pas possible, a dit le président de la République, que l'Etat subventionne le culte, nous nous interdisons tout financement public.

Taxe halal? Pourquoi pas, pour François Hollande, mais à condition qu'il s'agisse d'une redevance privée.

Le chef de l'Etat a par ailleurs évoqué mardi soir de façon informelle le nom de l'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement pour prendre la tête de la Fondation pour l'islam de France, que l'exécutif veut remettre sur les rails. Il a souligné la nécessité pour cette Fondation, créée en 2005 mais paralysée par des dissensions internes, d'exercer un contrôle notamment sur le financement des mosquées.

Cette Fondation des oeuvres de l'islam de France, "il faut la conforter, la doter", a ajouté le chef de l'Etat, avant de citer le nom de l'ancien président du Mouvement des Citoyens, Jean-Pierre Chevènement, connu pour son attachement à la laïcité, pour prendre la tête de cette instance.

Le débat sur le financement de la construction des lieux de culte musulmans a resurgi avec les attentats, notamment celui de la semaine dernière contre une église près de Rouen où un prêtre a été égorgé en disant sa messe.

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Islam de France: pourquoi le choix de Jean-Pierre Chevènement pose problème Rémi Clément Challenges Publié le 05-08-2016 à 13h18

Pressenti pour prendre la tête de la fondation pour l'Islam de France, l'ancien ministre de l'Intérieur ne fait pas l'unanimité. Ses opposants redoutent une mise sous tutelle de l'Islam de France.

A 77 ans, le "Che" s'apprête à reprendre du service. Jean-Pierre Chevènement est pressenti pour prendre la tête de la fondation pour l’Islam de France. C’est François Hollande qui a vendu la mèche mardi soir, à l’occasion de la réception annuelle de la presse présidentielle : il plébiscite la candidature de l’anc