Hollande-Trierweiler, Bayrou-Sarnez, Fillon-Penelope : en politique peut-on faire confiance aux femmes ?
Les Obama : 60 millions de $ pour 2 hagiographies ...
François Fillon, chrétien pratiquant de droite et ami des Chrétiens d'Orient, donc ...

21 juin 2018 : Les policiers ont terminé officiellement leur enquête un an après l'élection d'Emmanuel Macron

13 octobre 2017 : Classement sans suite pour Richard Ferrand d'En Marche d'Emmanuel Macron
14 mai 2017 : Fillon-bashing suite, vae victis donc mise en examen de Ladreit de Lacharrière, à suivre ...
23 avril 2017 : Abattu par le Tribunal Médiatique (3ème, 20,01%) et Dupont-Aignan, ancien directeur de cabinet de François Bayrou ; mouille colle il vote Macron, le Messie cosmolo-pître au deuxième tour (???), et se retire à l'Abbaye de Solesmes ?
21 avril 2017 : Après l'attentat une ferme réaction attaquée par le Premier Ministre
20 avril 2017 : Devant le Tribunal médiatique de Pujadas et Salamé (qui conduisit sans assurance ni permis valide ...)
19 avril 2017 : Démocratie Républicaine, Fillon-Bashing suite, ostracisé par les microniens du millionnaire Niel ; diversion judiciaire avec Thévénoud ; soutien de Sarkozy
18 avril 2017 : Le défenseur des Chrétiens d'Orient menacé de mort par Daech
09 avril 2017 : 25 000 convaincus Porte de Versailles, le Tribunal Médiatique anti-Fillon toujours très actif, donc baisse dans les sondages derrière Mélenchon
06 avril 2017 : Le Parquet National Financier refuse d'enquêter à propos du "Cabinet noir", Juju jubile ; Fillon enfariné à Strasbourg, donc ré-affirme
04 avril 2017 : Du Grand débat BFM-Cnews, dirigé par l'"objective" Ruth Elkrief (dite Abagha), les medias retiennent surtout le bashing anti Fillon-Le Pen du candidat trotskiste Philippe Poutou
29 mars 2017 : C'était prévu, mise en examen de Pénélope Fillon par la Justice Indépendante
25 mars 2017 : Donc poursuite du bashing pro-Macron, maintenant une histoire de montres déclarées (comme chez le Baron noir ?), donc à suivre jusqu'à la victoire d'Emmanuel (Dieu est avec Nous) Macron
24 mars 2017 : Fillon accuse Hollande, qui nie l'existence d'un Cabinet noir à l'Elysée ; le Baron noir courroucé redemande le retrait de Fillon ; hystérique agression d'une "écrivaine" hollandaise
23 mars 2017 : Conclusion du coup foireux, le PS, François Hollande et Emmanuel (Dieu est avec Nous) Macron, demandent le retrait de François Fillon
22 mars 2017 : Re-re-HARO sur le catho grand ami des chrétiens d'Orient
21 mars 2017 : Diversion Fillon-Bashing, Bruno Le Roux, ministre socialiste de l'Intérieur, attaqué par le journaleux vidangeur Yann Barthès ; intervention du Gouvernement des Juges et démission d'un "présumé innocent" et remplacement par un "illustre" inconnu ... Matthias Fekl ...
14 mars 2017 : Mise en examen politiquement programmée ?
12 mars 2017 : Le JDD attaque hard, Fillon-bashing-suite, des costumes payés par des amis (des banquiers de Macron ?)
11 mars 2017 : Fillon dénonce la caricature
07 mars 2017 : Fillon-bashing-suite, condamnation nouvelle du Canard-Déchaîné, François Fillon n'étant pas financé par ses amis banquiers, comme Emmanuel Macron, a osé obtenir un prêt sans intérêts de l'énorme somme de 50.000 euros, incroyable non ?
06 mars 2017 : Donc François Fillon s'impose aux barons de la droite
05 mars 2017 : Trocadero, succès incontestable de François Fillon , succès massif
04 mars 2017 : Les gros rats quittent le navire, craignent-ils hard pour leur pitance ... ?
03 mars 2017 : Perquisition au manoir du catho-prat dans la Sarthe
02 mars 2017 : Perquisition à l'appartement de Paris ; Pierre Lellouche, Georges Fenech ou encore Christine Boutin, notamment, réattaquent ; Juppé serait prêt à remplacer Fillon
1er Mars 2017 : Résistance de François Fillon au Tribunal médiatique et au Gouvernement des Juges ; Le Maire fuit ; l'UDI Mouilles Colles
25 février 2017 : Fillon-Bashing suite, l'ouverture d'une information judiciaire ouvre la voie à une mise en examen
22 février 2017 : Contre Fillon et Le Pen François Bayrou fait alliance avec le banquier LGBT Emmanuel Macron
15 février 2017 : Fillon-Bashing suite, attaque indirecte du Canard Déchaîné, maintenant versus Solère ; hystérie versus Fillon chez Georges Fenech
14 février 2017 : Attaque des frondeurs sarkozistes derrière l'ancien magistrat Georges Fenech ; réponse claire et nette de François Fillon :"Allez vous faire f..... !" ; et Macron flatte les communautés musulmane et juive
12 février 2017 : Fillon-Bashing-Penelope-Gate suite, à La Réunion, ingérence politique d'un curé socialiste ?
02 février 2017 : Fillon-Bashing-Penelope-Gate suite, Elise Lucet (Envoyé Spécial, France 2) enfonce son clou rouge-sang, cathophobe anti-vieux-françois ?
31 janvier 2017 : Fillon-Bashing-Penelope-Gate, nouvelle attaque du Canard Déchaîné ; Baroin .°. comme recours ?
29 janvier 2017 : Le sondage qui fait mal ; massive tentative populaire de re-légitimation à La Villette devant plus de 10 000 personnes
26 janvier 2017 : A TF1, François Fillon aime sa femme et la défendra (comme Nicolas Sarkozy aime ses femmes lui aussi)
26 janvier 2017 : Chez Juppé le PénélopeGate parasite la DroiteLib ; une procureure très pressée ...
25 janvier 2017 : La DroiteLib de Virginie Calmels, notamment ancienne directrice financière de Canal +, ancienne présidente et directrice générale de Endemol-Monde, en concubinage notoire avec le filloniste yin Jérôme Chartier, première adjointe d'Alain Juppé, adoubée par François Fillon à Bordeaux ; poursuite du Fillon-bashing au Canard-Déchaîné

28 novembre 2016 : Début du Fillon-bashing
27 novembre 2016 : Candidat élu de la Primaire de la Droite et du Centre pour la Présidentielle 2017, par 66,5% des 4.380.377 votants

Vers Sarkozy
Vers Hollande président

François Fillon, Premier Ministre (2007-2012)

10 février 2014. Contre l'immigration massive, comme en Suisse notamment

14 septembre 2013. Emois médiatiques et politiciens : un socialiste peut être sectaire ...
09 mai 2013 : Je confirme, jusqu'au bout ... de Tokyo
26 février 2013. FF se lance pour 2017, contre Sarko-Copé ; Antoine agent UBS, collecteur de fonds ?

27 novembre 2012. Guerre picrocholine après les fraudes électorales (comme au PS en 2008 contre Ségolène Royale et pour Martine Aubry), F.F. crée son groupe parlementaire et accepte le référendum voulu par Sarkozy et demandé par JFC sur un éventuel revote militant ...
17 octobre 2012. Guerre d'Algérie, FLN à Paris, repentance française : Fillon fustige Hollande, et est fustigé par Klarsfeld
17 septembre 2012. Présidence 2017, favori versus Copé, ou Sarkozy (?)
08 septembre 2012. FF soutient l'ultra milliardaire Arnault
03 septembre 2012. Henri Guaino se présente entre Fillon et Copé
13 août 2012. Encore handicapé après son accident de scooter (un scooter comme FH ?), François Fillon, comme Nicolas Sarkozy, soutient BHL et les sunnites en Syrie

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Août 2012. François Fillon retarde d'une semaine sa rentrée politique Le Point.fr - Publié le 10/08/2012 à 20:21 - Modifié le 10/08/2012 à 20:26
Le candidat à la présidence de l'UMP a subi un accident de scooter fin juillet en Italie.

François Fillon fera sa rentrée politique le 26 août dans la Sarthe, une semaine après la date prévue, en raison de son immobilisation forcée due à son accident de scooter en Italie.
"La fracture a été parfaitement réparée, mais je suis immobilisé pendant encore quatre semaines", déclare-t-il dans une interview à paraître samedi dans Ouest-France : "Je ne pourrai pas, comme prévu, reprendre mes activités le 19 août, en Haute-Loire.
Je ferai ma rentrée le 26 août avec les militants de la Sarthe à Saint-Denis-d'Orques."

Candidat à la présidence de l'UMP, François Fillon reprendra ensuite "progressivement" ses déplacements. "Lorsque je serai complètement rétabli, fin septembre, je reprendrai une campagne normale pour visiter toutes les fédérations", dit-il.
L'ancien chef du gouvernement présentera "fin août" les grandes lignes en "deux volets" de son programme pour la présidence de l'UMP et entend proposer "des règles précises pour l'organisation des primaires". "Le mécanisme de sélection des candidats à la présidentielle" doit selon lui "être transparent et irréprochable".

Union franco-allemande

Pour sortir de la crise, "le souverainiste que j'ai été considère aujourd'hui qu'il faut créer une union franco-allemande élargie à certains pays européens avec des éléments de partage de la souveraineté", poursuit-il. Pour François Fillon, l'élection à la tête de l'UMP "ne présage en rien" du candidat du parti pour la présidentielle de 2017. "Si j'ai l'honneur de présider l'UMP, il y aura des primaires ouvertes. Et, bien sûr, le président de l'UMP sera un des candidats à cette primaire", déclare-t-il.

Interrogé sur l'action du président François Hollande, François Fillon répond qu'"il donne le sentiment de ne pas prendre la mesure de la gravité de la crise". "Toutes les mesures prises depuis cent jours vont à l'encontre du bon sens économique", affirme-t-il.

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Fillon : Hollande doit "prendre des risques" Le Point.fr - Publié le 13/08/2012 à 07:58 - Modifié le 13/08/2012 à 10:47

L'ex-Premier ministre UMP François Fillon attaque la politique étrangère de François Hollande, qu'il accuse de faire privilégier son "image" sur "la recherche de résultats", l'exhortant de nouveau à voir Vladimir Poutine sur le dossier syrien, dans une tribune au Figaro.

Avant d'être élu, François Hollande "n'avait pas de mots assez durs pour qualifier l'effacement de l'Hexagone de la scène internationale et les erreurs à répétition de Nicolas Sarkozy", écrit François Fillon, citant notamment le retour de Paris dans l'Otan, le renforcement des troupes françaises en Afghanistan, la crise ivoirienne, l'intervention en Libye.

"Après ce festival de condamnations, de critiques condescendantes et de postures "droits de l'hommiste", on s'attendait à un festival d'initiatives françaises sur la scène internationale", poursuit-il. Or, "la déception est à la hauteur des excès de critiques". "Oui, il y a une grande différence entre la politique de Sarkozy et celle de Hollande : le premier prenait des risques, cherchait à renouveler une politique étrangère trop souvent synonyme d'immobilisme et de faux semblants, le second ne se préoccupe que de sa normalitude et préfère de beaucoup son image à la recherche de résultat !"

"Postures bourgeoises"

Pour François Fillon, "le comble est atteint avec la Syrie où le gouvernement français fait le service minimum". "Si j'étais François Hollande, je prendrais l'avion maintenant pour Moscou, si possible avec Angela Merkel", pour convaincre Vladimir Poutine de faire plier Assad, répète l'ancien Premier ministre, pour qui la position russe est le véritable "verrou" du dossier syrien.

"Que notre président normal comprenne qu'il n'y a rien de normal dans le monde dont il est désormais l'un des principaux responsables. Qu'il prenne des risques, qu'il abandonne ses postures bourgeoises et atlantistes version guerre froide", insiste-t-il.

Au passage, l'ancien Premier ministre se démarque de Nicolas Sarkozy, qui a récemment fait un rapprochement entre la situation en Syrie et celle en Libye avant la chute de Kadhafi, semblant privilégier une intervention étrangère. "J'ai toujours pensé qu'une telle intervention militaire serait une très grave erreur stratégique", dit François Fillon, qui craint "un nouvel Irak".

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Henri Guaino : «Pourquoi je suis candidat» Par Charles Jaigu Publié le 03/09/2012 à 20:02 lefigaro.fr

INTERVIEW - L'ex-conseiller spécial de Nicolas Sarkozy veut sortir du duel Copé-Fillon. Henri Guaino, plume de l'ancien président de la République, est député UMP des Yvelines.

LE FIGARO.- Êtes-vous candidat à la présidence de l'UMP?

Henri GUAINO.- Oui, je suis candidat.

Nous sommes à quinze jours du dépôt des candidatures, pourquoi avez-vous attendu si longtemps?

C'est une décision qui ne se prend pas à la légère. Je n'avais pas, au départ, l'intention de me lancer dans cette aventure. C'est la tournure qu'a pris le débat qui m'a poussé à prendre cette décision. Il y a dans cette histoire écrite d'avance quelque chose qui ne correspond pas à ma conception de la politique. Le débat à l'UMP ne peut se résoudre à cet affrontement dans lequel beaucoup d'adhérents, et moi le premier, ne se retrouvent pas. A-t-on jamais vu une élection où seuls deux candidats auraient le droit de se présenter? Après mûre réflexion, une réflexion qui a cheminé tout l'été, j'ai souhaité offrir aux adhérents la possibilité de mettre un terme à ce tête-à-tête.

Est-ce une présélection des primaires pour les présidentielles?

Certainement pas. Le moment n'est pas venu. Si j'ai décidé de me présenter, c'est aussi pour affirmer haut et fort que le candidat qui sera élu ne devra pas se prendre pour le candidat désigné pour la présidentielle. Il ne doit y avoir aucune ambiguïté sur ce sujet. Nous allons désigner le président de l'UMP pour trois ans et rien d'autre. Comptez sur moi pour que chacun se pénètre de cette vérité!

Combien de parrainages espérez-vous?

Je ne fais aucun pronostic. La question qui se pose à chacun est de savoir s'il tolère que tout se passe dans l'entre-soi des notables de la politique ou s'il le refuse absolument. À chacun donc, en son âme et conscience, en fonction de l'idée qu'il se fait de son engagement, d'apporter son parrainage à des candidats qui se situent délibérément en dehors de cet «entre-soi» et qui veulent être la voix de ceux que l'on entend jamais.

Ferez-vous équipe avec Christian Estrosi?

Vous le saurez d'ici au 18 septembre.

Est-ce la tournure que prend le match Copé-Fillon qui vous a décidé à «y aller»?

Ce qui m'a décidé, c'est le fait que je ne me reconnais absolument pas dans ce que je vois et ce que j'entends.

Vous incarnez le courant du gaullisme social, n'est-ce pas déjà le cas d'un François Fillon?

Je ne distribue pas de brevet de gaullisme. Mais si je retrouvais ma conception du gaullisme ou du séguinisme dans l'un des candidats, je ne me présenterais pas. Je vois qu'on peut être centriste, libéral et beaucoup d'autres choses encore. Mais j'ai l'impression que l'on a presque honte de dire que l'on est gaulliste. Eh bien moi, je veux qu'à l'UMP on soit fier d'être gaulliste. Je veux incarner cette fierté. Si j'obtiens assez de parrainages, j'irai à la rencontre des militants pour qu'ensemble nous discutions de la meilleure manière de redonner du sens à ce mot. Si nous voulons parler à la France du «non», celle de cette grande majorité de Français qui ont envie de dire non à tout et d'abord à la politique, il faut déjà que nous sachions pour nous-mêmes ce que nous voulons incarner, à quelles valeurs, à quels principes, à quelle idée de la France, de l'État, de la République nous nous référons.

Nicolas Sarkozy soutient-il votre initiative?

Il faut tenir Nicolas Sarkozy en dehors de tout cela. C'est la seule façon de le respecter. Son talent, son intelligence, son énergie nous avaient permis de ne pas avoir à répondre à la question du sens de notre action collective. Il y répondait pour nous. Maintenant qu'il n'est plus là, nous ne pouvons plus éviter d'y répondre. C'est le grand défi des trois ans à venir pour l'UMP. Nous gagnerons ou nous perdrons selon ce que nous représenterons aux yeux des Français.

La popularité de l'ancien président s'améliore dans l'électorat de droite, les candidats n'évoquent plus le droit d'inventaire du sarkozysme…

Je crois que l'histoire rendra plus vite encore que l'on ne pouvait le penser il y a trois mois justice à Nicolas Sarkozy. Quant aux tentatives dérisoires de se démarquer d'une action dont nous sommes tous comptables ensemble, elles ne seraient pas dignes et elles me trouveraient sur leur chemin.

Votre projet consiste-t-il à expliquer et amplifier dans les cinq ans qui viennent les axes de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012?

Nous avons défendu un projet pour cinq ans devant les Français. Il évoluera naturellement au cours des années à venir parce que le monde va changer. Mais pour l'instant, c'est notre projet commun. Ce n'est pas négociable. Que diraient les Français si nous tournions le dos à ce que nous leur avons proposé pendant la présidentielle?

La présidence de François Hollande sort déjà de l'état de grâce. Les Français se lassent-ils déjà du président normal?

Les Français découvrent qu'on leur a menti. Le président normal vient de reconnaître que notre pays affronte une crise sans précédent après avoir expliqué que, lorsque Nicolas Sarkozy serait parti, il n'y aurait plus aucun problème. Le président normal, c'était le président menteur. Mais on ne peut pas mentir tout le temps à tout le monde.

Que pensez-vous de la polémique sur le mandat du Conseil confié par le gouvernement à la banque Lazard dont l'un des associés-gérants a embauché la compagne d'un ministre?

Les socialistes découvrent les joies du soupçon de conflit d'intérêts avec lequel ils ont tant joué pendant cinq ans.

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Arnault en Belgique: Le «résultat effrayant» de «décisions stupides», selon Fillon Mis à jour le 08.09.12 à 17h19 20minutes.fr

François Fillon, candidat à la présidence de l'UMP, a mis sur le compte des «décisions stupides» du gouvernement l'intention prêtée à Bernard Arnault, PDG de LVMH, de demander la nationalité belge pour de probables raisons fiscales.

«Quand on prend des décisions stupides, on arrive à ces résultats effrayants», a déclaré l'ancien Premier ministre à la presse en marge de son déplacement au Campus régional des jeunes UMP au Touquet (Pas-de-Calais). «Le patron de l'une des plus belles entreprises au monde, qui symbolise le savoir-faire et la réussite français, connue dans le monde entier, pourrait être amené à changer de nationalité en raison de la politique fiscale qui est menée dans notre pays», a commenté François Fillon, qui avait institué en 2007 avec Nicolas Sarkozy le «bouclier fiscal» pour plafonner les impôts à 50% des revenus.

«Cela va se répandre comme une traînée de poudre et dans toute la planète on dira: "la France est un pays qui n'aime pas la réussite et qui n'aime pas ceux qui innovent"», selon lui. «C'est désastreux. Si cette affaire - je ne sais pas si elle est complètement éclaircie - pouvait conduire le gouvernement à réfléchir avant de mettre en oeuvre des décisions aussi idéologiques, démagogiques et inefficaces, ça serait positif», a ajouté François Fillon au sujet de la taxation des très hauts revenus à 75%. Bernard Arnault, première fortune d'Europe, a démenti samedi vouloir s'exiler fiscalement en Belgique, tout en confirmant dans un communiqué avoir «sollicité la double nationalité franco-belge» pour développer ses investissements dans le pays.

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SONDAGE. Fillon, favori pour faire gagner la droite en 2017 Créé le 17-09-2012 à 18h07 - Mis à jour le 18-09-2012 à 12h44 http://tempsreel.nouvelobs.com/bataille-ump/20120917.OBS2670/sondage-fillon-favori-de-la-droite-pour-2017.html

SONDAGE LH2 - "le Nouvel Observateur". Avec 37% d'avis favorables, l'ex-Premier ministre devance Nicolas Sarkozy (27%) et son adversaire pour la présidence de l'UMP, Jean-François Copé (15%).

François Fillon est considéré, par 37% des Français comme l’homme étant le plus capable de faire gagner la droite lors de la prochaine élection présidentielle en 2017, selon l'Observatoire de l'Opinion réalisé par LH2 pour "le Nouvel Observateur". Il devance Nicolas Sarkozy (27%) et son adversaire pour la présidence de l'UMP, Jean-François Copé (15%).

Les ouvriers représentent la seule catégorie socioprofessionnelle qui place l'ancien président en tête de ce sondage (36%) devant François Fillon (33%) et Jean-François Copé (12%)", note LH2. Chez les sympathisants UMP, qui éliront au mois de novembre le nouveau président du parti, l'absence de Nicolas Sarkozy se fait encore plus sentir. Ils sont 43% à estimer qu'il est le plus à même de faire gagner la droite en 2017. Le plaçant devant François Fillon (32%) et Jean-François Copé (21%).

Idem chez les sympathisants de la droite où l'ancien président obtient 40% des suffrages à nouveau suivi de son ancien Premier ministre et du secrétaire général de l'UMP.

A l’exception des sympathisants de la droite et des ouvriers, la hiérarchie entre les trois hommes est toujours la même, que l’on regarde à travers le prisme de l’âge, des professions ou du niveau du diplôme: François Fillon en tête, Nicolas Sarkozy en deuxième position et Jean-François Copé en dernière", analyse LH2.

- Sondage LH2 pour "Le Nouvel Observateur" réalisé par téléphone les 14 et 15 septembre 2012- auprès d'un échantillon de 969 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

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17 octobre 1961 : Fillon et Le Pen fustigent l'acte de repentance de Hollande http://www.leparisien.fr/politique/17-octobre-1961-fillon-fustige-le-discours-de-culpabilite-de-hollande-18-10-2012-2244131.php S.Ld. et M.S. | Publié le 18.10.2012, 08h49 | Mise à jour : 17h51

La reconnaissance par François Hollande du massacre de manifestants pro-FLN le 17 octobre 1961 suscite des réactions très nuancées. A l'UMP, Christian Jacob et François Fillon sont montés au créneau, suivis de la présidente du Front national Marine Le Pen. Si les historiens et certains témoins des événements se disent satisfaits, d'autres expriment leur déception.

L'UMP monte au créneau

Sur Europe 1, François Fillon a estimé jeudi que «ce n'est pas au Président de la République de tenir ces discours de culpabilité (...). J'ai déjà été choqué par les déclarations du Président sur la France responsable des crimes commis sous l'Occupation sur son territoire. » Et d'ajouter : «Soit on met tout sur la table, soit on ne le fait pas.»

Le candidat à la présidence de l'UMP considère que si la France veut faire toute la lumière sur les événements qui ont entouré l'indépendance de l'Algérie, il faudrait aussi évoquer «les crimes en Algérie au lendemain de l’indépendance, les massacres des Harkis», et parler «des archives algériennes qui n'ont jamais été ouvertes». Selon lui, «toutes les archives doivent être ouvertes et données aux historiens», estimant que c'est à eux de s'emparer du sujet.

La répression d'octobre 1961 est un «bobard» pour le FN

Mercredi, le chef de file des députés UMP Christian Jacob avait jugé qu'il était «intolérable de mettre en cause la police républicaine et avec elle la République tout entière», même s'il n'était «pas question de nier les événements du 17 octobre 1961 et d'oublier les victimes.» Des propos jugés «consternants et odieux» par le Parti socialiste.

Le Front national a également fustigé l'acte de «repentance» de François Hollande, le qualifiant de «profondément diviseur de la société française». «Vous n'avez pas le sentiment que toutes ces repentances ont une influence sur la manière dont un certain nombre de nouvelles générations de Français d'origine algérienne ont une hostilité maintenant à l'égard de la France, quasiment une haine», s'est interrogée Marine Le Pen jeudi matin sur Radio Classique et Public Sénat. Invitée ensuite sur France 24, la présidente du FN a ensuite qualifié de «bobard» le récit officiel de cette répression.

Historiens et associations entre satisfaction et déception

Saluée par les historiens, la déclaration de François Hollande sur la «sanglante répression» du 17 octobre 1961, a provoqué des réactions contrastées chez des témoins des événements et militants associatifs. «Pendant 51 ans, il y a eu des victimes algériennes qui ont été niées. Cette déclaration était indispensable car pendant toutes ces années, la République a vécu sur un mensonge d'Etat», a estimé l'historien Jean-Luc Einaudi, en écho aux propos de son collègue Benjamin Stora. «Cela marque le début d'un processus qu'il faudra poursuivre», s'est félicité l'historien et responsable de la Ligue des droits de l'Homme, Gilles Manceron.

Mohamed Guenad, 92 ans, qui a participé à la manifestation du 17 octobre, estime lui que la République a «retrouvé la raison». Mais pour le président de la Maison de l'union méditerranéenne, Arezki Dahmani, la déclaration présidentielle, qui n'a fait l'objet que d'un communiqué, est «révélatrice du manque de courage de la France» face à son histoire coloniale. «Ce n'est pas suffisant. Il faut nommer les choses. On parle de répression sanglante, mais par qui ?», souligne Pierre Meirat, coprésident du MRAP.

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Fillon crée un groupe UMP en attendant un nouveau vote Créé le 27-11-2012 à 11h15 - Mis à jour à 12h15 Sophie Louet, Emile Picy, Emmanuel Jarry et Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/topnews/20121127.REU1611/fillon-cree-un-groupe-ump-en-attendant-un-nouveau-vote.html

PARIS (Reuters) - François Fillon a exigé mardi une nouvelle élection du président de l'UMP d'ici trois mois et annoncé, en attendant l'organisation de ce scrutin, la création d'un nouveau groupe parlementaire constitué de ses partisans.

L'ancien Premier ministre, qui conteste l'élection de son rival Jean-François Copé à la présidence de l'UMP, avait réuni non loin de l'Assemblée nationale les députés et sénateurs qui le soutiennent, afin de définir une stratégie.

"Je demande à Jean-François Copé une nouvelle élection par les adhérents dans les trois mois sous le contrôle d'une commission indépendante, dont la composition devra être incontestable et qui aura seule le contrôle des opérations de vote", a-t-il déclaré à l'issue de la réunion.

"Dans l'attente de cette nouvelle élection, j'ai décidé, avec les députés qui me suivent, de constituer un groupe parlementaire qui aura pour nom le Rassemblement UMP", a ajouté l'ancien Premier ministre.

Selon un de ces proches, Jean de Boishue, François Fillon aurait la certitude d'avoir au moins 55 députés avec lui.

L'ancien Premier ministre a précisé qu'ils reviendraient dans le giron du groupe UMP à l'Assemblée nationale dès qu'un nouveau vote aura été décidé "dans des conditions optimales".

"Soit notre appel est entendu et alors nous sauverons l'UMP ensemble par la démocratie, soit notre appel est méprisé et alors j'en tirerai toutes les conséquences politiques", a-t-il ajouté après la réunion au Musée social de Paris.

Un recours en justice pour trancher le litige n'est pas exclu si sa proposition est rejetée, ont dit ses proches.

Selon le trésorier démissionnaire de l'UMP, Dominique Dord, il ne s'agit aucunement de quitter l'UMP.

"L'idée, c'est qu'on reste tous dans la grande maison commune qui est l'UMP et qu'on partage avec nos collègues copéistes", a expliqué ce partisan de François Fillon.

"En revanche, dans la grande maison, on appelle à une nouvelle élection pour la présidence de l'UMP. Le temps qu'on ait cette élection, on fait chambre à part", a-t-il ajouté.

COPÉ PERSISTE ET SIGNE

Or Jean-François Copé, dont l'élection a été confirmée lundi par les instances de l'UMP mais que François Fillon juge entachée d'irrégularités, avait rejeté par avance l'idée d'une nouvelle élection - pourtant soutenue, selon les "fillonnistes", par l'ancien président Nicolas Sarkozy.

"L'heure aujourd'hui n'est pas dans la passion du moment, dans l'amertume, dans le regret, à dire il faut revoter tout de suite. Non", a dit Jean-François Copé sur France Info.

Il a invoqué les statuts de l'UMP pour estimer qu'une nouvelle élection signifierait six mois minimum de campagne interne, ce dont elle n'a pas le luxe selon lui.

Interrogé avant la réunion des "fillonnistes", le secrétaire général sortant de l'UMP, qui s'estime légitime et rejette les accusations de son rival, avait aussi lancé une mise en garde contre toute velléité de scission des parlementaires.

"Attention, la passion, l'amertume, la déception est parfois mauvaise conseillère", a-t-il déclaré. "S'il s'agit simplement de dire cela pour faire pression, je ne pense pas que ça soit la bonne formule (...) Donnons-nous quelque temps, parlons ensemble, voyons si nous pouvons nous rassembler."

Les partisans de Jean-François Copé, qui devait s'exprimer devant le groupe UMP à l'Assemblée, dénoncent un "chantage" de la part de François Fillon et de ses amis.

L'ancienne candidate à la présidence de l'UMP Nathalie Kosciusko-Morizet, qui refuse de prendre parti dans la bataille, milite cependant aussi pour un nouveau vote et elle a lancé sur internet une pétition en ce sens. Celle-ci avait recueilli près de 20.000 signatures électroniques en milieu de matinée.

"Cette élection est douteuse, elle est contestée et donc le moyen de s'en sortir c'est d'aller chercher la légitimité là où elle est, c'est-à-dire auprès des militants", a expliqué à Reuters l'ex-ministre.

"Revoter c'est le meilleur moyen d'éviter la scission, les attaques en justice et l'explosion", a ajouté Nathalie Kosciusko-Morizet, selon qui cette opinion est majoritaire parmi les dirigeants de l'UMP.

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Fillon accepte l'idée d'un référendum sur un nouveau vote Emile Picy, édité par Yves Clarisse http://fr.news.yahoo.com/fillon-accepte-lid%C3%A9e-dun-r%C3%A9f%C3%A9rendum-sur-un-nouveau-163004361.html

PARIS (Reuters) - François Fillon a accepté mardi la proposition de son rival pour la présidence de l'UMP, Jean-François Copé, d'organiser un référendum sur l'opportunité de tenir un nouveau vote pour les départager, a déclaré l'ancien ministre Patrick Ollier.

"L'idée d'un référendum a été retenue par François Fillon", a-t-il dit à Reuters, précisant que cela n'empêcherait pas l'ancien Premier ministre et ses partisans de créer un nouveau groupe parlementaire au sein de l'UMP.

Jean-François Copé a été proclamé président de l'UMP par 952 voix d'écart mais François Fillon, qui estime que la victoire lui a été volée, veut que les militants revotent.

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François Fillon fait un pas de plus vers 2017 Par Rodolphe Geisler Mis à jour le 27/02/2013 à 15:57 | publié le 26/02/2013 à 17:17 http://www.lefigaro.fr/politique/2013/02/26/01002-20130226ARTFIG00630-francois-fillon-fait-un-pas-de-plus-vers-2017.php

Dans «Le Monde», l'ex-premier ministre, qui tenait meeting à Paris, a affirmé être «au même niveau» que Sarkozy.

François Fillon poursuit son offensive médiatique. Après un passage au «20 heures» de TF1, dimanche soir, où il avait confirmé sa «détermination totale» pour aider au redressement de la France, l'ancien premier ministre tenait mardi soir à la Mutualité de Paris son premier grand meeting depuis la campagne pour la présidence de l'UMP. Il a effectué un pas de plus vers une candidature à la primaire de son parti pour la présidentielle de 2017.

Il le dit clairement dans une interview au Monde daté de mercredi. À la question «serez-vous candidat à la primaire de 2016?», le député de Paris répond: «Je vais tout faire pour l'être, en faisant en sorte que ce soit utile pour mon pays.» Pressé d'expliquer pourquoi ne pas annoncer dès maintenant sa candidature, Fillon dit avoir «décidé de partir à la rencontre des Français de façon systématique pour écouter leurs attentes» et proposera ensuite, «dans un délai de moins de deux ans», un projet qu'il mettra en débat.

Ce projet devrait tourner notamment autour de «trois rénovations», comme il l'avait dit sur TF1: rénovations du pacte économique et social, du pacte européen et du pacte démocratique. Mais surtout, explique l'ancien chef du gouvernement, «au moment où les Français sont confrontés à des difficultés très sérieuses (…) parler d'une élection qui aura lieu dans quatre ans, c'est un peu incongru». Mais il ajoute: «En même temps, il faut s'y préparer, donc je me prépare.»

Jusque-là, rien de très inattendu. Mais c'est une petite phrase sur l'ancien président de la République qui, mardi, alimentait à droite tous les commentaires. Un éventuel retour dans la course à l'Élysée de Nicolas Sarkozy pourrait-il avoir raison de sa détermination à porter les couleurs de la droite en 2017? François Fillon, contrairement à Jean-François Copé, qui a déjà annoncé que dans cette hypothèse il se rangerait au côté de l'ancien chef de l'État, estime que «la question ne se pose pas en ces termes»: «Ce n'est pas une question de personne mais de projet (…). Tout est à reconstruire. Nous sommes tous au même niveau et nous avons tous nos preuves à faire, moi le premier», a avancé l'ancien chef du gouvernement. Ce qui n'est pas du goût de tous les sarkozystes.

Sera-t-il, par ailleurs, à nouveau candidat à la présidence de l'UMP en septembre? «Ce n'est pas exclu. Je prendrai ma décision avant l'été», assure-t-il. En attendant, comme il devait encore le faire à la Mutualité, où ses amis attendaient un millier de sympathisants, Fillon s'est également lancé dans le «bilan» de son action à Matignon et a ajouté: «Nicolas Sarkozy fera son bilan lui-même.» Pour l'heure, l'ancien chef de l'État s'est toujours refusé au moindre droit d'inventaire sur son quinquennat. Faut-il y voir un défi de la part de Fillon? «Fier des cinq années» passées à Matignon, l'ex-premier ministre a assumé mardi des regrets. «Nous avons trop tardé à prendre des mesures radicales en matière de compétitivité (…). C'est un reproche que je me fais à moi-même tant j'assume la totalité du bilan du quinquennat.» Au même niveau que Nicolas Sarkozy?

Avant d'entreprendre vendredi un tour de France «à la rencontre des Français», François Fillon veut surtout, en revenant ainsi dans le jeu, se poser en principal opposant au gouvernement actuel, qu'il juge «en échec sur toute la ligne» pour avoir «multiplié depuis dix mois les erreurs stratégiques en matières économiques» et «durablement isolé la France» en Europe. «Il ne fallait pas détruire la totalité des instruments que nous avions mis en place», dénonce-t-il.

Dans Le Monde donc, Fillon assume une charge contre l'actuel président de la République. «François Hollande se limite à des habiletés tactiques qui ne sont absolument pas à la hauteur des défis que le pays doit relever», dit-il.

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Les banques suisses draguent en France

Un ancien auditeur d’UBS France dévoile comment la maison mère suisse poussait des fortunes françaises à l’évasion fiscale. Élisabeth Fleury et Matthieu Pelloli | Publié le 30 mars 2013, 07h00 http://www.leparisien.fr/espace-premium/fait-du-jour/les-revelations-chocs-d-un-ex-banquier-d-ubs-30-03-2013-2682751.php

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Fillon marque sa "détermination" pour 2017, semblant écarter un retour de Sarkozy 09/05/2013 17:48 Par Nadège PULJAK© 2013 AFP http://www.lanouvellerepublique.fr/France-Monde/Actualite/Politique/n/Contenus/Articles/2013/05/09/Fillon-marque-sa-determination-pour-2017-semblant-ecarter-un-retour-de-Sarkozy-1458621

Candidat en 2017 "quoi qu'il arrive": par ces mots, prononcés jeudi à Tokyo, François Fillon a marqué sa "détermination" à être candidat à l'élection présidentielle, semblant ainsi écarter un retour de Nicolas Sarkozy, même s'il a ensuite voulu clarifier sa position en évoquant la primaire.

"Je serai candidat quoi qu'il arrive" à l'élection présidentielle de 2017, a déclaré M. Fillon à quelques journalistes, dont un de l'AFP, dans un hôtel de la capitale japonaise, peu après avoir été décoré par l'empereur Akihito du "grand cordon de l'ordre du Soleil levant", la plus haute distinction du Japon.

Peu après, l'ancien chef du gouvernement postait un message sur son compte Twitter: "Rien de nouveau dans mes propos de Tokyo : c'est aux primaires de 2016 actées par l'UMP que j'ai renouvelé mon intention d'être candidat". Il a laissé son porte-parole à Paris développer pour lui.

Les propos de M. Fillon sont "en lien direct avec les primaires de la droite et du centre", a insisté Jérôme Chartier, soulignant que "les primaires ouvertes seront dans les statuts de l'UMP" que "François Fillon a ardemment souhaités".

Leur "rédaction finale s'achèvera dans quelques jours", a-t-il assuré à l'AFP. Un autre responsable de l'UMP a précisé que ces statuts seront définitivement prêts "le 14 mai". Ils doivent ensuite être soumis à l'approbation des militants lors d'un" congrès virtuel" sur internet.

"Il faut comprendre, à travers ce +quoi qu'il arrive+, la détermination qui est celle de François Fillon aujourd'hui", a ajouté M. Chartier. Selon lui, "elle a une double origine: ses rencontres de plus en plus fréquentes avec les Français profondément déçus par François Hollande qui le pressent d'être candidat, et avec ses interlocuteurs internationaux qui mettent en relief sa stature d'homme d'État et son expérience".

"Celles et ceux qui laissent entendre depuis plusieurs semaines que François Fillon était homme à ne pas savoir ce qu'il voulait en seront pour leurs frais", a-t-il affirmé.

Dans le viseur: les partisans de Jean-François Copé, le président de l'UMP, mais surtout de Nicolas Sarkozy, qui reste au fil des sondages le champion de son camp et qui souffle le chaud et le froid sur son avenir politique. M. Sarkozy confie fréquemment à ses visiteurs - qui le répètent aux journalistes - qu'il pourrait être "obligé" de revenir.

François Fillon, interrogé à Tokyo sur l'ancien chef de l'État et ses conférences à travers le monde (comme jeudi à Las Vegas), entérine sa rupture avec Sarkozy: "Moi, je suis engagé dans la vie politique, ce n'est pas son cas", insiste-t-il, ajoutant que M. Sarkozy avait annoncé son retrait après sa défaite à la présidentielle de 2012.

En réalité, au soir de sa défaite, le 6 mai 2012, Nicolas Sarkozy était resté suffisamment vague pour laisser une porte ouverte. "Une autre époque s'ouvre (...) mon engagement dans la vie de mon pays sera désormais différent (...) au moment où je m'apprête à redevenir un Français parmi les Français", avait-il affirmé.

Les sarkozystes Roger Karoutchi et Patrick Balkany ont tous deux réagi en affirmant que "ce n'était pas le moment" de tenir de tels propos, les Français étant "plus préoccupés" par les problèmes économiques.

Selon le sénateur Karoutchi, parler maintenant de 2017, "c'est accélérer le calendrier". "On n'est pas dans le timing" et M. Fillon est "plus préoccupé par sa carrière que par ce qu'il se passe en France", a renchéri M. Balkany.

Toutes ces subtilités de langage montrent en tous cas que la droite française reste divisée en deux camps, reproduisant depuis des années la rupture opérée en 1994 entre chiraquiens et balladuriens, quand Nicolas Sarkozy avait pris le parti d'Édouard Balladur contre son ancien mentor Jacques Chirac pour la présidentielle de 1995, ce que les chiraquiens ne lui ont jamais pardonné.

François Fillon, à l'époque balladurien, vient d'ailleurs de s'adjoindre un allié de poids en la personne du chiraquien Patrick Stéfanini, ex-directeur de campagne de M. Chirac en 1995 et 2002, et qui deviendra, d'ici quelques jours, le secrétaire général de Force républicaine, l'association de François Fillon. Cette information, révélée par i-Télé, a été confirmée à l'AFP par l'entourage de M. Fillon. Par Nadège PULJAK© 2013 AFP

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François Fillon maintient ses propos sur le "sectarisme" du PS et du FN Le Monde.fr avec AFP | 13.09.2013 à 21h33 • Mis à jour le 13.09.2013 à 21h42 http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/09/13/fillon-renvoie-de-nouveau-dos-a-dos-fn-et-ps-en-matiere-de-sectarisme_3477500_823448.html

L'ancien premier ministre UMP François Fillon a maintenu vendredi 13 septembre à Nice ses propos controversés sur le "sectarisme", renvoyant dos à dos FN et PS à ce sujet.

"J'ai cru comprendre que le Front national se sentait visé [sur ce sujet]. [...] Mais j'ai aussi entendu certains dans la majorité se sentir concernés... Eh bien oui, le combat contre le sectarisme passe aussi par le Parti socialiste qui, notamment, doit s'interroger sur ses relations avec l'extrême gauche avant de donner des leçons aux autres", a-t-il déclaré lors d'une réunion publique à Nice .

M. Fillon a également rejeté vendredi les stratégies de "front républicain" ou de "ni-ni" en cas de duel entre le FN et le PS lors d'un deuxième tour, lors d'une table ronde avec des acteurs économiques à Menton.

REFUSE LE "NI-NI" ET LE FRONT RÉPUBLICAIN

"Je ne veux plus entendre parler de guerre de partis, de ni-ni", ni FN ni PS, ce qui est la ligne officielle de l'UMP, "de front républicain", à savoir le choix du candidat non FN, ce qui a longtemps été la ligne des partis de gouvernement, a-t-il déclaré, selon des participants à la table ronde.

"Les municipales sont des élections très particulières où le choix de personnes prime sur le choix idéologique. Le sectarisme n'est pas compatible avec la gestion municipale", a-t-il affirmé. "Je veux faire reculer les frontières partisanes, sortir du carcan de l'affrontement droite-gauche, je veux aller chercher tous les gens qui veulent redresser le pays", a également annoncé M. Fillon.

POUR CEUX QUI "SE TOURNENT VERS LES MAUVAISES SOLUTIONS"

"Je veux parler à tous les Français, dont les électeurs du Front national, qui sont précisément des patriotes qui veulent que leur pays se redresse, mais se tournent vers les mauvaises solutions", a-t-il continué. Des propos tenus alors que la polémique sur "le moins sectaire" ne s'est toujours pas apaisée.

Invité dimanche 8 septembre du "Grand Rendez-Vous Europe 1/Le Monde/ i-Télé , M. Fillon avait déclaré qu'il conseillait "de voter pour le moins sectaire" en cas de duel entre le FN et le PS aux municipales. La phrase a déclenché un tollé à gauche et provoqué des interrogations dans la majorité, d'autant plus qu'elle émanait d'un homme politique réputé pour sa modération et ses prises de position claires face au FN.

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Fillon et le FN : une partie de la droite sonne «l'alerte rouge» S.Ld., N.A. et C.M. | Publié le 14.09.2013, 10h38 | Mise à jour : 18h36 http://www.leparisien.fr/politique/marine-le-pen-raille-le-tete-a-queue-de-francois-fillon-14-09-2013-3136961.php

Réputé modéré, François Fillon n'en finit plus de faire des vagues depuis ses déclarations sur la stratégie à adopter en cas de duels PS-FN aux municipales. En déplacement à Nice (Alpes-Maritimes) vendredi, l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy a de nouveau exclu toute alliance avec le Front national lors des municipales, mais tendu la main à ses électeurs.
Celui qui vise la présidentielle en 2017 renvoie une nouvelle fois dos à dos le PS et le FN en matière de «sectarisme».

Ce samedi, le Front national a fait mine de ne pas se soucier de ses déclarations. A l'UMP, Jean-Pierre Raffarin, ancien chef du gouvernement de Jacques Chirac, est monté au créneau via Twitter en lançant : «Alerte rouge». Quant à Jean-Louis Borloo, le président de l'UDI, il tacle... et se réjouit : «L'UMP comme incarnation de la droite et du centre est morte cette semaine.» En face, la gauche se dit choqué et indignée. Sur le fond, Fillon joue sur du velours : selon un sondage BVA pour iTélé, 70% des sympathisants de droite approuvent son revirement, dont 72% des sympathisants UMP.

Le Pen raille «le tête à queue» de Fillon

Le parti d'extrême droite joue la carte de l'indifférence. «Il est dans une tactique interne de combat avec M. Copé, ça m'intéresse assez peu. Objectivement, les électeurs de l'UMP comme ceux du PS en ont soupé de consignes de vote données par leurs élites», a confié sur iTélé Marine Le Pen, peu avant l'ouverture des universités d'été de son parti. La numéro un frontiste n'a pu s'empêcher de railler la nouvelle stratégie de François Fillon qui défendait jusqu'à récemment l'idée d'un front républicain contre les candidats FN. «Je l'ai entendu pendant de nombreuses années tenir un discours radicalement différent. Il fait de la course automobile, on appelle ça un tête à queue.»

Le vice-président du Front national Louis Aliot a adopté sur BFMTV la même posture que Marine Le Pen. «Je ne sais pas ce que veut M. Fillon qui oscille d'un côté à l'autre, je ne sais pas ce qu'il a derrière la tête. Je pense qu'il est en campagne interne au sein de l'UMP et qu'il est en compétition avec M.Copé. Mais cela ne nous intéresse pas.»

Raffarin : «Notre pacte fondateur est en cause»

Pour l'heure, les ténors de l'UMP se font discrets. A l'exception notable de Jean-Pierre Raffarin qui réagit sur son compte Twitter en mettant en garde l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy. «Alerte rouge», écrit le sénateur de la Vienne, au lendemain du rejet par Fillon à la fois du «ni-ni» (ni FN ni PS en cas de duel au deuxième tour, ce qui est la ligne officielle de l'UMP), et du «front républicain» (choix du candidat non-FN, ce qui a longtemps été la ligne des partis de gouvernement). «Le vote FN est une ligne de fracture pour l'UMP. C'est notre pacte fondateur qui est en cause», dénonce ce fervent soutien de Jean-François Copé dans la bataille contre Fillon pour la présidence du parti en novembre.

Et si Jean-François Copé ne s'est pas encore exprimé - il devrait le faire lundi soir au 20 Heures de TF1 -, ses partisans le font pour lui. «L'histoire retiendra que François Fillon aura ouvert les vannes entre l'UMP et le FN», s'emporte un cadre du parti interrogé par l'AFP.

Ciotti à la rescousse de Fillon

Mais les partisans de François Fillon commencent déjà à soutenir sa position. Interrogé sur France 3 Provence-Alpes, Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes, a estimé que «François Fillon a dit très clairement son opposition au FN, il n'y a aucune ambiguïté. (...) Il y a deux formes de sectarisme, celui du FN mais aussi celui du PS, allié de l'extrême gauche. »

Borloo : «L'UMP comme incarnation de la droite et du centre est morte cette semaine»

A l'UDI, Jean-Louis Borloo et Hervé Morin n'ont pas tardé à réagir. Le président de l'UDI n'a pas mâché ses mots. «L'UMP comme incarnation de la droite et du centre est morte cette semaine» a déclaré Jean-Louis Borloo samedi après-midi à Poitiers, lors de l'université de rentrée de son parti.
«Oui, Jean-Pierre, c'est toi qui a raison», a encore lancé le patron de l'UDI à l'adresse du sénateur UMP de la Vienne. «C'est un vrai séisme pour la politique française», a commenté pour sa part Hervé Morin. «Cela prouve que la décomposition de l'UMP n'est pas encore terminée», a-t-il ajouté, qualifiant de «graves» les propos de l'ancien Premier ministre.

De son côté, le délégué général du parti, Yves Jégo, s'est dit «atterré» par les propos réitérés de François Fillon sur le Front national. «Philippe Seguin», le mentor de l'ex Premier ministre, « doit se retourner dans sa tombe!» a-t-il lancé. Et de prévenir : «A l'échelon local, toute liste UMP qui s'acoquinera avec le FN, nous en sortirons immédiatement».

La Droite forte salue une «victoire idéologique»

A l'aile droite de l'UMP, on salue au contraire une «victoire idéologique». «Nous avons toujours dit qu'une part de notre mission était d'aller vers les électeurs du Front national, de nous adresser à eux» applaudi Geoffroy Didier, le co-fondateur de la Droite forte, qui incarne la droite du mouvement. Dans un communiqué, le mouvement qu'il co-dirige avec Guillaume Peltier ajoute toutefois souhaiter que l'UMP «assume son statut de premier parti politique de France et cesse de se positionner par rapport aux autres formations politiques».

Quant à Christine Boutin, sur Twitter, l'ex-ministre de Nicolas Sarkozy, a estimé que François Fillon était «prêt à tout, même au rejet de ses idées d'hier.»

L'indignation à gauche

Pour Manuel Valls, la façon dont François Fillon a renvoyé dos à dos le PS et le FN est une «vision choquante». Le ministre socialiste de l'Intérieur s'est indigné samedi de «ce mot, sectarisme, bien petit, bien rabougri». Lors d'un discours prononcé à l'université d'été du Mouvement républicain et citoyen (MRC), à Coudekerque-Branche (Nord), il a jugé que « l'ambiguïté que (François Fillon) entretient quant à la relation avec le Front national, est insupportable». Manuel Valls a demandé à l'ancien Premier ministre de «se ressaisir». «Il ne peut pas y avoir d'hésitation parmi les républicains», a-t-il affirmé. Même tonalité du côté du chef de file des sénateurs écologistes. «Indignes et infâmes, voilà les mots auxquels je pense», a déclaré Jean-Vincent Placé samedi sur BFMTV. «Il passe une ligne qui est scandaleuse. Là vraiment, ça va trop loin» a ajouté le responsable écologiste. LeParisien.fr

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Quotas d'immigration: Fillon salue le référendum suisse, Fabius déplore un résultat préoccupant Le HuffPost | Par Alexandre Boudet Publication: 10/02/2014 10h43 CET

IMMIGRATION - Ce n'est pas la première fois qu'il le dit. Mais au lendemain du référendum en Suisse, la prise de position de François Fillon prend encore plus de force. L'ancien Premier ministre trouve "parfaitement naturel" que le pays veuille diminuer le nombre d'étranger sur son territoire, comme l'ont décidé dimanche 50,3% des électeurs helvètes.

Sur RMC et BMFTV, François Fillon a répété qu'il souhaitait quelque chose d'équivalent aux frontières de la France ou de l'Europe. "Je souhaite un système qui permette de décider chaque année, en fonction de la capacité d'intégration du pays notamment son économie, le nombre de logements disponibles, combien d'étrangers on peu accueillir. (...) Que le Parlement le vote, dans un débat ouvert, changerait le discours sur l'immigration", veut croire François Fillon.

Une proposition qui n'est pas sans rappeler les propos qu'il tenait durant la campagne pour la présidence de l'UMP, à l'automne 2012. "Je veux désormais que tous les ans, comme c'est le cas au Canada, ce soit le Parlement qui vote en toute transparence, année après année, le nombre total d'étrangers qu'on peut accueillir", lançait le député de Paris lors d'un meeting à la Baule.

François Fillon explique aujourd'hui sa position par le fait que selon lui, le trop grand nombre d'étrangers arrivant en France empêche leur bonne intégration. "Il y a un blocage de l'intégration lié au nombre d'étrangers qu'on accueille sur notre territoire", insiste l'ancien chef du gouvernement.

Quand Hollande promettait un débat annuel au Parlement

Il n'y a pas qu'à droite que cette proposition est faite. François Hollande lui-même, pendant sa campagne s'était montré favorable à un tel débat, concernant l'immigration économique. "Dans un contexte de croissance ralentie, je considère que l'immigration économique doit être limitée", expliquait le candidat socialiste en mars 2012, sur France2. "Il y a aura un débat au Parlement chaque année pour savoir quel est le volume de l'immigration", promettait-il alors.

Immigration : ce que Hollande propose sur WAT.tv sélectionnée dans Actualité

Depuis son arrivée à l'Elysée, aucune loi n'a été votée pour instaurer un tel dispositif. En mai 2013, le Sénat a seulement organisé un débat sans vote autour de cette question de l'immigration.

En attendant d'éventuelles nouveautés, le gouvernement a réagi ce lundi à la consultation en Suisse. "C'est un signe préoccupant de repli sur soi", a déclaré le ministre de l'Intérieur Manuel Valls lors d'un déplacement en Moselle. Même élément de langage chez son collègue des Affaires étrangères. "C’est un vote préoccupant parce qu'il signifie que la Suisse veut se replier sur elle-même. C'est une mauvaise nouvelle à la fois pour l'Europe et pour les Suisses", a estimé le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius sur RTL.

Pour lui, cette décision va obliger l'Europe à revoir sa politique d'échanges avec la confédération. "On va revoir nos relations avec la Suisse. Il y a depuis 1999 des accords avec la Suisse qui portent notamment sur la libre circulation des travailleurs et sur beaucoup d'autres éléments et il y a une clause dite de 'guillotine' qui fait que si l'un des éléments est mis en cause, tout tombe, donc ça veut dire qu'il va falloir renégocier", a appuyé le chef de la diplomatie française.

Le Pen salue "le bon sens des Suisses"

Autre réaction attendue celle du Front national, qui milite de longue date pour réduire drastiquement l'immigration. Sans surprise, Marine Le Pen s'est enthousiasmé du résultat de ce référendum. "Les Suisses font preuve de beaucoup de bon sens, et j’aimerais bien qu’on les suive d’ailleurs", a expliqué la leader frontiste sur Europe 1.

"Les Suisses veulent mettre en place la politique des quotas et préserver leur priorité nationale. Ils veulent décider qui entre sur leur territoire et qui a le droit de travailler. Ils ne veulent pas que d’autres décident à leur place, c’est aussi simple que ça", a ajouté la présidente du FN qui réclame une telle consultation populaire en France. "Les Français voteraient très largement pour l’arrêt de l’immigration de masse", prédit-elle.

Il est vrai qu'un sondage publié début 2013 laisse peu de place au doute: 69% des Français, interrogés par l'Institut CSA, considéraient qu'il y avaient trop d'immigrés en France. Un chiffre en hausse de 22 points en trois ans.

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Le Fillon-bashing a commencé http://espritdepoiltique.blog.lemonde.fr/2016/11/26/le-fillon-bashing-a-commence/ Publié le 26 novembre 2016. Ce contenu a été publié dans Non classé par Jean-Louis Baril.

Il fallait s’y attendre : le Fillon-bashing est arrivé. Juppé avait ouvert le feu, il est relayé par les usual suspects de l’autre bord : Joffrin (Libé), les homosexuels, dont Pierre Bergé, les historiens (dont Mme Vallaud-Belkacem), les dessinateurs de presse (c’est leur boulot, mais là, le boulot est un plaisir)… : il suffisait de lire la une du monde.fr hier soir. Ils vont venir, ils seront tous là, les Ruquier, Moix, Charlie, le Cran, Filoche, les FO-CGT-SUD-SNES, que l’arrivée de Fillon a mis en arrêt-maladie mais l’air de la rue leur fera sûrement du bien, croient-ils.

Et cela ne fait que commencer.
Comptons sur les fins limiers, décodeurs ou autres, pour débusquer la faille dans l’analyse économique, la petite phrase boomerang quand on la sort de son contexte, l’erreur de date qui crucifie : non, Marignan ce n’était pas 1514, c’était 1515.

Cela étant, Fillon doit faire attention. Sa « brutalité », comme dit Juppé, qui n’est pas celle de sa personne mais peut apparaître celle de son programme, lui fera du tort dans les urnes, même s’il l’assume. Les 39 heures payées 37 seront une grosse pierre d’achoppement. Il a quelques mois pour arrondir les angles sans compromettre le fond. Le voudra-t-il ? En tout cas, ses adversaires les plus résolus doivent admettre que sa démarche est dépourvue de toute démagogie. L’inverse absolu d’un Hollande disant n’importe quoi en 2012 pour se faire élire (l’imposition à 75% des hauts revenus).
Le courage paiera-t-il ?

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Révélations du Canard Enchaîné : Mme Fillon était rémunérée comme attachée parlementaire de son mari
Publié le mercredi 25 janvier 2017 à 7h41 par France Inter

Penelope Fillon a été payée pendant huit ans comme attachée parlementaire de son mari et par la "Revue des deux mondes", propriété d'un ami de François Fillon.

Entre 1998 et 2002, elle a été rémunérée jusqu'à 7 900 euros par mois sur l'enveloppe parlementaire de François Fillon alors député et aurait perçu jusqu'à 500 000 euros en 8 ans.

Dès hier soir, l'entourage du candidat de la droite à la présidentielle s'est défendu. Oui, Penelope Fillon a été la collaboratrice de son mari mais ça n'était pas un emploi fictif.
Selon Benoist Apparu, l'un des porte-paroles de François Fillon, Pénélope Fillon a bien travaillé aux côtés de son époux (entretien avec Estelle Schmidt)
Penelope Fillon aurait aussi été rémunérée 5 000 euros pendant un an entre 2012 et 2013 comme "conseiller littéraire" de la prestigieuse "Revue des deux mondes", propriété de l'homme d'affaires Marc Ladreit de Lacharrière.
Michel Crépu, qui a quitté la Revue il y a 2 ans, en était le directeur à cette époque. Il se dit sidéré par ces révélations. Il affirme qu'il n'a jamais rencontré l'épouse du candidat de droite à la présidentielle. " Elle a tout au plus, reconnaît-il, signé 2 ou 3 notes de lecture ".

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Le lancement du mouvement Droite Lib’ de Virginie Calmels, hier à Bordeaux, a été parasité par l’affaire Pénélope Fillon. http://www.charentelibre.fr/2017/01/26/fillon-juppe-calmels-scelle-les-retrouvailles,3081332.php

Virginie Calmels, chef de file de la droite à la Région, avait mis les petits plats dans les grands pour réunir sur la même photo son mentor Alain Juppé et le leader de la droite François Fillon.
Mais c’est un bruit de casserole qui a accompagné hier le candidat de la droite et du centre tout au long de sa journée bordelaise.

Du Canard enchaîné et de ses révélations, il n’en a été officiellement question que tôt le matin à Mérignac lors de la visite de l’avionneur Thales. Mâchoires serrées, François Fillon s’est pincé le nez en dénonçant la misogynie d’une accusation qui reléguait sa femme Pénélope derrière les fourneaux.

Pour le reste, il s’est livré à l’exercice de cuisine électorale qu’on lui avait préparé, sans bouger un cil plus que l’autre. Thales le matin, le restaurant La Tupina à midi et le haut-lieu du juppéisme triomphant, la Cité du vin l’après-midi, pour réunir tout ce que Bordeaux compte d’excellences. Les gros pardessus de l’aristocratie du bouchon y côtoyaient le savoir-faire technologique girondin que Juppé et Calmels couvent des yeux et de leur soutien.

Virginie Calmels, héritière présumée du fief bordelais, devait profiter de l’occasion pour célébrer le nouveau pacte de la droite et le lancement de son mouvement Droite Lib’, appelé à rattraper par la manche les orphelins de "l’identité heureuse" et les amoureux de Macron.

Il est temps de resserrer les boulons

Tous les clignotants de la campagne indiquent qu’il est temps de resserrer les boulons. Alain Juppé n’a pas dit le contraire, mi-songeur, mi-philosophe en évoquant 2016 avec une pointe de dépit. En grand professionnel de la politique, il a su habilement glisser sur le passé pour mieux monnayer dans la coulisse un ralliement qui sert les intérêts des siens.

D’ailleurs, Juppé et Fillon n’ont eu de cesse de rappeler aux entrepreneurs girondins que leurs programmes économiques se ressemblaient. Fillon a usé du lexique libéral pour dénoncer le poids de l’administration, l’obésité du système public, les travers bureaucratiques, les normes qui seraient "le fruit d’une sorte de zèle national" dont il entend nous débarrasser dans les cinq ans. Une seule ordonnance pourrait balayer tout le superflu et aligner le pays avec les concurrents allemands.

"Aidez-nous à convaincre les Français. On ne fait pas de cadeaux aux riches. On est des patriotes", a soutenu Fillon devant un parterre d’entrepreneurs déjà convaincus mais qui avaient demandé l’anonymat. Quelqu’un de gauche s’était-t-il glissé dans cette salle?

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Les deux notes de Penelope Fillon pour la Revue des deux mondes 27/01/2017 à 10h54 Mis à jour le 27/01/2017 à 11h17 http://www.bfmtv.com/politique/les-deux-notes-de-penelope-fillon-pour-la-revue-des-deux-mondes-1090935.html

Selon le Canard enchaîné, Penelope Fillon, qui a toujours revendiqué distance et discrétion dans la carrière politique de son mari, a été rémunérée huit ans comme attachée parlementaire par François Fillon puis son suppléant à l'Assemblée nationale, et pendant vingt mois par La Revue des deux mondes. Salaire perçu à la revue: 100.000 euros.

Dans les colonnes de la Revue des deux mondes, elle écrivait sous pseudo. Pauline Camille. De mai 2012 à décembre 2013, Penelope Fillon aurait été payée 100.000 euros pour conseiller et écrire dans cette revue détenue par Marc Ladreit de Lacharrière, ami de François Fillon. C'est l'autre aspect du "Penelope Gate".

Deux notes publiées en 2012

En un an et demi, Pauline Camille n'a pourtant publié que deux notes de lecture. Toutes deux en 2012. L'une en septembre, l'autre en octobre.
La première, 2.500 signes sur deux colonnes, parle d'un ouvrage de Lucien Azay, récompensé par le prix de La Revue des deux mondes en 2012.
"Les idées et obsessions de Crowley ont influencé la contre-culture des années soixante et sont encore une référence pour les courants sataniques existant en Angleterre", écrivait-elle pour conclure son article.

La seconde, publiée un mois plus tard est plus courte. Un peu moins de 1.000 signes pour parler de l'essayiste William Marx. Lui aussi sélectionné pour ce même prix.
"En concluant à notre incapacité à le connaître, Marx est mené à souhaiter un congé bien mérité au concept du tragique en faveur d'un abandon à la grâce de son mystère", raconte Penelope Fillon dans sa seconde note.

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Penelope Fillon : perquisition à "La Revue des Deux Mondes" Par Le Figaro.fr avec AFP Mis à jour le 28/01/2017 à 10h29 | Publié le 28/01/2017 à 10h26

Une perquisition a eu lieu jeudi soir au siège de "La Revue des Deux Mondes", au coeur d'une enquête sur des soupçons d'emplois fictifs de l'épouse de François Fillon, ont affirmé samedi à l'AFP des sources proches du dossier, confirmant une information d'Europe 1.

François Fillon en quête d'un second souffle

Après les révélations du Canard enchaîné, le parquet national financier a ouvert mercredi une enquête préliminaire. Selon l'hebdomadaire, Penelope Fillon a été employée comme attachée parlementaire de son mari et comme salariée de la revue littéraire, propriété de Marc Ladreit de Lacharrière. Pour cette dernière fonction, l'épouse du candidat de la droite à la présidentielle aurait touché environ 5000 euros brut par mois, et les enquêteurs s'interrogent sur la réalité de son travail.

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François Fillon : le sondage qui fait mal... Alexandre Jeziorski http://www.lopinion.fr/video/top-flop/francois-fillon-sondage-qui-fait-mal-119333

Selon un sondage Kantar Sofres-One Point pour Le Figaro, RTLet LCI, Emmanuel Macron se rapprocherait du candidat de la droite et du centre au premier tour de la présidentielle. Loin derrière Marine Le Pen.

Mauvaise passe pour François Fillon. Selon un sondage Kantar Sofres-One Point pour Le Figaro, RTLet LCI, paru dimanche soir, le candidat de la droite et du centre voit se rapprocher Emmanuel Macron au premier tour de la présidentielle. Les deux hommes seraient à 21% environ, selon des scenarios. Mais ils sont loin de Marine Le Pen qui recueillerait 25% et serait qualifiée pour le second tour dans tous les cas de figure.

Benoît Hamon, fraichement désigné par la primaire de la gauche, est crédité de 13 à 15% des intentions de vote. Un bond qui fait mal à Jean-Luc Mélenchon, pointé seulement à 10%.

Echantillon de 1032 personnes inscrites sur les listes électorales représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne de référence) et stratification par région et catégorie d’agglomération. Mode de recueil Enquête réalisée en ligne. Dates de terrain Le terrain s’est déroulé les 26 et 27 janvier 2017.

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A La Villette, François Fillon déclare son amour à Penelope et à la France Actualité Politique Elections Presidentielle 2017 Par Jean-Baptiste Daoulas, publié le 29/01/2017 à 20:16 , mis à jour le 30/01/2017 à 12:19 http://www.lexpress.fr/actualite/politique/elections/a-la-villette-francois-fillon-declare-son-amour-a-penelope-et-a-la-france_1873909.html

Devant ses partisans, le candidat LR à la présidentielle a une nouvelle fois défendu sa femme, au coeur du "Penelopegate", et déroulé un programme qui s'occupe désormais des classes populaires.

Ce devait être le premier grand rendez-vous de la campagne, l'image d'une droite conquérante prête à partir au combat. Mais après le PenelopeGate, François Fillon s'est montré autant à l'attaque que sur la défensive dans un hall B du Paris Events Center de La Villette aux faux airs de camp retranché.

Penelope gênée, mais Penelope ovationnée

Arrivé au côté de sa femme sous les acclamations d'une dizaine de milliers de personnes - entre 13 000 et 15 000 selon les organisateurs - François Fillon s'est appuyé sur la ferveur d'une salle comble pour répondre aux attaques portées contre son épouse: "Ils pensaient nous avoir abattus, ils pensaient nous avoir torpillés. Et pourtant, vous êtes là!, a lancé le candidat au public. Depuis le début, Penelope est à mes côtés, avec discrétion et dévouement. J'ai construit mon parcours avec elle. Nous n'avons rien à cacher, notre seul compte en banque est au Crédit Agricole de Sablé."

Accueillie par un grand bouquet de fleurs blanches, manifestement gênée d'être au centre de l'attention, Penelope Fillon s'est assise silencieusement au premier rang pour écouter le discours de son mari. "Si on veut m'attaquer, qu'on m'attaque droit dans les yeux, mais qu'on laisse ma femme tranquille, a-t-il asséné sous les applaudissements. Devant 15000 témoins, je veux dire à Penelope que je l'aime et que je ne pardonnerai jamais à ceux qui ont voulu nous jeter aux loups".

Des annonces pour les classes populaires

Après cette longue séquence défensive, François Fillon a tenté de reprendre son costume de candidat de la rupture et de la liberté rendue aux Français dans un discours d'une heure.
Inflexible sur la fin des 35 heures et la suppression de 500 000 postes de fonctionnaires, il a comme prévu envoyé quelques signaux en direction des classes moyennes et populaires. Aux petites retraites, l'ancien Premier ministre promet "une revalorisation de 300 euros pour les pensions de moins de 1 000 euros et d'au moins 600 euros pour les petites pensions de réversion." Pour les salariés, François Fillon s'engage à des baisses de charges permettant un gain de 250 euros par an pour une personne seule et à 500 euros pour un couple.

Enfin, le candidat a promis un "plan sans précédent d'action pluriannuel de lutte contre la pauvreté et l'exclusion", sans préciser son étendue ou son financement.
"Le programme de François Fillon, c'est aussi le redressement des vies et du pouvoir d'achat", s'enthousiasme le député de l'Ain Damien Abad, alors que les sarkozystes réclamaient de leur côté une inflexion plus marquée en direction des classes populaires.

Dans l'assistance comme sur l'estrade, la famille LR a affiché son unité tout au long du meeting. En orateurs roués, le sarkozyste Francois Baroin et l'éphémère juppéiste Valérie Pécresse ont chauffé la salle en début de programme, le premier agitant les noms de François Hollande et Najat Vallaud-Belkacem comme autant de chiffons rouges, avant que la seconde ne fustige Manuel Valls et Benoît Hamon sur la question du communautarisme dans les banlieues.

Lyrique, la présidente de la région Ile-de-France a enflammé les militants en se lançant dans une ode au candidat: "Francois, tu n'es pas seul. Nous t'aimons, nous te protégerons, nous te défendrons, et tous ceux qui veulent t'attaquer nous trouveront sur leur chemin."

Inquiétude sur d'éventuelles nouvelles révélations du Canard

Mais derrière le rassemblement affiché et la ferveur incontestable des militants, certains membres de l'équipe Fillon peinent à masquer leurs inquiétudes pour les prochains jours. "On nous parle beaucoup de nouvelles révélations qui pourraient sortir dans le Canard, reconnaît l'un d'eux. Nous serons nombreux à attendre sa sortie mardi."

Les porte-parole de Francois Fillon ont fermement rejeté les scénarios de retrait du candidat évoqués dans la presse. "Il n'y a pas de plan B, assure la députée Isabelle Le Callennec. C'est notre candidat, et il le sera jusqu'au bout." Un des membres de l'équipe Fillon reconnaît pourtant que "ce sont les propos de François Fillon lui-même sur son retrait en cas de mise en examen qui ont ouvert la brèche."

L'organisation et la communication du candidat restent un sujet d'inquiétude pour certains de ses partisans. Il a par exemple fallu attendre cinq jours pour que soit distribué ce dimanche matin au QG de campagne de François Fillon un argumentaire destiné aux responsables des comités de soutien locaux pour leur donner des éléments de langage sur le PenelopeGate.

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Affaire Fillon : le spectre du Plan B plane désormais sur Les Républicains Par Marc de Boni Mis à jour le 01/02/2017 à 10h23 | Publié le 01/02/2017 à 09h43 http://premium.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/02/01/35003-20170201ARTFIG00085-affaire-fillon-le-spectre-du-plan-b-plane-desormais-sur-les-republicains.php

Plusieurs élus du parti font ouvertement état de la grande inquiétude qui s'empare de leurs sympathisants. Au point de s'interroger sur le maintien du candidat désigné par la primaire. Pour, le cas échéant, le remplacer, des noms circulent déjà.

Il n'est pas de bon ton de l'évoquer rue de Vaugirard, mais l'hypothèse est dans toutes les têtes: la déflagration de l'affaire Fillon pourrait conduire le candidat à un affaiblissement irréversible, si les révélations se poursuivent et que les faits sont confirmés.
Interrogé sur LCI mardi après-midi, alors que les enquêteurs perquisitionnaient à l'Assemblée nationale à la recherche d'éléments de preuves, le député Philippe Gosselin a admis implicitement l'existence de réflexions au sein de la droite au sujet d'un plan B, en cas de crash du candidat actuel. «Je ne sais pas si on y travaille en tant que tel, mais il est vrai que des questions se posent pour un certain nombre de collègues et pour un certain nombre d'entre nous, et aussi pour nos concitoyens. Mais je crois que tout ça n'a pas vraiment de sens. On peut se poser les questions de plans A, B, C, D, Z en cochant toutes les cases… Aujourd'hui ce n'est pas d'actualité, n'anticipons pas», a-t-il tenté de temporiser.

Un trouble qui pointe à droite sous les discours d'appel à l'unité, et qui vire à la fébrilité, si l'on en croit les nombreux témoignages de cadres LR rapportés dans la presse. «Il y a une inquiétude sourde et lourde. Mais pour l'instant la digue tient», convient Benoîst Apparu , cité dans L'Opinion . Son collègue élu de l'Ain, Damien Abad, essaie de se faire rassurant: «Les gens s'interrogent, mais ils ne nous ont pas encore lâchés. Notre socle est encore solide. Il faut vite tourner la page». Et sous couvert d'anonymat, les langues se délient. «Les gens sont affolés, les retours en circonscription sont assez violents. Nos électeurs pensent que François Fillon est mort», lâche un député LR, quand un autre admet: «On a une très grande inquiétude pour savoir si on va perdre notre candidat».

Dès lors, se pose la question d'une candidature alternative, dans le cas, évoqué par François Fillon lui-même, où une mise en examen, ou un décrochage trop brutal dans l'opinion, le contraindrait à se retirer de la course prématurément. Dans les statuts de la primaire, rien ne prévoyait une telle option, et Alain Juppé a rapidement fait savoir qu'il refuserait d'être un recours. Ses soutiens avaient prévu de se réunir ce mercredi, à l'initiative de ses lieutenants, Jean-Pierre Raffarin et Benoist Apparu. Il s'agissait de faire perdurer l'esprit de la campagne du maire de Bordeaux et de sa ligne politique. Mais le rendez-vous a été repoussé histoire de ne pas alimenter l'idée d'une réflexion sur un plan B. Et ce en dépit de la volonté du maire de Bordeaux de se plier au résultat de la primaire et du soutien apporté à François Fillon.

Le nom de domaine Baroin2017.fr a été déposé

Si la porte reste fermée du côté d'Alain Juppé, d'autres hypothèses de candidats sont sur la table. «Bertrand, il ne dit rien et il ne bouge pas une oreille. Mais c'est sûr qu'il y pense, forcément. Il a battu Marine Le Pen aux dernières régionales et sa fibre de droite sociale serait de nature à rassurer les électeurs troublés par le programme radical de Fillon», envisage un sénateur filloniste, dans les colonnes du Parisien . L'autre option qui circule, c'est le maire de Troyes, François Baroin. Lieutenant de Nicolas Sarkozy pendant la primaire LR, il incarne une forme de renouveau par sa jeunesse et de point d'équilibre, de par son affiliation chiraquienne. «Il a commencé à s'activer très discrètement, en approchant quelques parlementaires pour les sonder sur cette hypothèse. Tellement discret que les fillonistes ne s'en sont pas rendu compte et qu'ils l'ont invité à prendre la parole dimanche à la Villette», ironise un député francilien.

S'il ne s'agit pour l'instant officiellement que de rumeurs, un détail interpelle, même s'il ne prouve rien. Comme l'a repéré le journaliste du Parisien Briac Trébert, la propriété du nom de domaine Baroin2017.fr a été déposée, le 27 janvier.
D'autres ont suivi dans la journée de mardi, souligne un autre journaliste, Lucas Burel: bertrand2017.fr et wauquiez2017.fr.

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Affaire Penelope Fillon. Le Canard enchaîné alourdit la note à 900 000 € Modifié le 01/02/2017 à 06:23 | Publié le 31/01/2017 à 17:26 http://www.ouest-france.fr/politique/francois-fillon/affaire-penelope-fillon-le-canard-enchaine-alourdit-la-note-4771160

Dans son édition à paraître le 1er février, le Canard enchaîné revient sur les suspicions d’emploi fictif de Penelope Fillon. Après avoir affirmé la semaine dernière que l’épouse de François Fillon avait perçu 600 000 € de revenus comme assistante parlementaire et à la Revue des Deux Mondes, l’hebdomadaire alourdit l’addition à 900 000 €. Il ouvre également un nouveau volet en affirmant que les enfants de François Fillon ont perçu 84 000 € brut comme assistants parlementaires au Sénat.

L’épouse de François Fillon, Penelope, soupçonnée d’emplois fictifs, a touché au total plus de 900 000 euros brut comme collaboratrice de son mari et à la Revue des Deux Mondes, affirme Le Canard enchaîné dans son édition de mercredi.

Après avoir évoqué la somme de « 500 000 euros brut » la semaine dernière, le Canard chiffre désormais à 831 440 euros brut la somme perçue par Penelope Fillon comme assistante parlementaire de son mari ou de son suppléant Marc Joulaud. Non pas seulement de 1998 à 2002, comme écrit la semaine dernière par la même source, mais aussi de 1988 à 1990.

L’épouse du candidat de la droite à l’élection présidentielle de 2017 a également perçu quelque 100.000 euros brut pour un emploi au sein de la Revue des Deux Mondes.

Ses enfants rémunérés entre 2005 et 2007

Par ailleurs, le candidat de la droite à la présidentielle a rémunéré deux de ses enfants comme « assistants » parlementaires quand il était sénateur de la Sarthe entre 2005 et 2007, affirme aussi l’hebdomadaire. François Fillon avait évoqué ces emplois lors de son passage au journal de TF1, le jeudi.

Une perquisition était conduite mardi à l’Assemblée nationale par les enquêteurs travaillant sur les soupçons d’emplois fictifs visant Penelope Fillon. Ces derniers rechercheraient des contrats de travail attestant d’un travail réel de l’épouse de François Fillon.

M. et Mme Fillon ont été entendus lundi séparément à Versailles dans les locaux du Groupe d'intervention régional (GIR) par les policiers de l'office central de lutte contre la corruption et les infractions financières (OCLCIFF).

L'ancien Premier ministre avait lui-même demandé cette audition, assurant vouloir faire la transparence dans cette affaire, dans laquelle il affirme n'avoir rien à se reprocher.

L'enquête pour détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et recel a été ouverte mercredi par le parquet national financier (PNF) et les investigations confiées à l'OCLCIFF.

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02/02/2017 19:37 http://www.huffingtonpost.fr/2017/02/02/les-revelations-d-envoye-special-sur-penelope-fillon-en-2007/ Les révélations d'"Envoyé Spécial" sur Penelope Fillon en 2007, disant: "Je n'ai jamais été l'assistante de mon mari". L'émission d'Elise Lucet diffuse les extraits d'une interview compromettante de l'épouse de François Fillon accordée au Daily Telegraph.

PRESIDENTIELLE 2017 - Pas un jour sans que le vainqueur de la primaire de la droite ne soit mis en cause par de nouvelles révélations de la presse. Après Le Canard Enchaîné, l'émission "Envoyé Spécial" a diffusé ce jeudi 2 février sur France2 des extraits d'une vieille interview vidéo accordée en 2007 par Penelope Fillon au quotidien britannique The Daily Telegraph.
Son contenu est potentiellement accablant pour la défense de l'ancien premier ministre, accusé d'avoir salarié son épouse pour des activités fictives pendant des années.

"Moi, je n'ai jamais été l'assistante de mon mari", déclare Penelope Fillon au cours de cette interview longue de 45 minutes. "Je ne me suis pas occupée de sa communication non plus", précise-t-elle à la demande de son interlocuteur.
"Je l'ai toujours accompagné dans ses campagnes électorales", précise-t-elle au détour de son entretien, précisant avoir "glissé des prospectus sous des portes". Avant de préciser "rien de plus".

Le reportage est à revoir dans son intégralité ici. #PenelopeGate Voici un extrait de l'interview donné en 2007 par Penelope Fillon dévoilé par @EnvoyeSpecial https://t.co/hZQt9cag3N pic.twitter.com/ISqsdireGw — franceinfo (@franceinfo) 2 février 2017
Penelope Fillon en 1999 dans "Nouvel Ouest" : "Les gens savent que je n'mimplique pas dans l'action politique de mon mari" #EnvoyeSpecial pic.twitter.com/A9w2fhpWwL — Bastien Hugues (@bastienhugues) 2 février 2017

"Je déplore qu'alors qu'une enquête judiciaire est en cours, des phrases ainsi isolées à dessein et sorties de leur contexte donnent lieu à une telle exploitation médiatique", a réagi ce jeudi Me Pierre Cornut-Gentille, l'avocat de Penelope Fillon dans un communiqué transmis à l'AFP, alors qu'il était fait état de ces révélations à venir.

Mais le contexte ne semble pas plaider en faveur de l'épouse de l'ancien premier ministre. A l'évidence, Penelope Fillon décrit le quotidien d'une compagne qui assume sa part du travail de représentation de son mari sans toutefois jamais s'intéresser au quotidien de ses activités politiques.

Si ce point avait déjà été relevé par les (nombreux) articles de journaux consacrés au sujet depuis le déclenchement de l'affaire, cet extrait en images résonne comme un aveu. Et s'il ne devrait pas avoir de conséquence judiciaire, cet enregistrement ne manquera pas de nourrir le procès moral de François Fillon d'ores et déjà instruit par ses propres amis, dont certains n'hésitent pas à réclamer son désistement.

La défense de l'ex-premier ministre a d'ailleurs été mise à mal à multiples reprises depuis que l'affaire a éclaté: Dans le même entretien, l'épouse de celui qui venait tout juste d'être nommé premier ministre se confie: "peu à l'aise dans les allées du pouvoir", elle précise qu'elle n'a aucun rôle aux côtés de son mari et se consacre à l'étude de Shaskespeare. "J'ai réalisé que mes enfants me connaissaient mais seulement en tant que mère. [...] Je me suis donc dit : 'Je ne suis pas stupide, cela va me permettre de travailler et de penser à nouveau', raconte-t-elle. Alors que selon les versions de son époux, elle est censée avoir exercé le métier de collaboratrice parlementaire pour François Fillon puis son suppléant Marc Joulaud depuis plus d'une dizaine d'années.

Une femme aux antipodes de la vie politique

Si la vidéo n'est plus disponible en ligne, la retranscription écrite existe bel et bien sur le site du quotidien britannique. L'épouse de François Fillon, qui s'y décrit comme "une paysanne", y évoque sa rencontre avec l'ancien premier ministre, leur vie de famille. A aucun moment elle ne donne l'impression de collaborer avec lui d'une manière ou d'une autre, insistant sur son horreur de la vie parisienne.

Une image de femme à foyer éloignée des responsabilités politiques que Penelope Fillon avait déjà cultivé dans plusieurs documentaires: Ce mercredi, Le Parisien et L'Obs ont mis la main sur un des contrats de travail de Penelope Fillon. Celui-ci précisait qu'elle était censée travailler au domicile des Fillon mais aussi à la permanence RPR de la Sarthe. Problème : personne ne l'y vue travailler.

Ces révélations interviennent alors que certains députés Les Républicains appellent ouvertement au désistement de François Fillon en vue de l'élection présidentielle. Ce mercredi, deux sondages donnent l'ancien premier ministre en net recul et éliminé au premier tour de l'élection présidentielle.

"Je comprends que ces accusations troublent certains d'entre vous, en raison de leur martèlement, en raison de la répétition présentée habilement comme une accumulation de preuves, en raison des sommes avancées aussi", a lancé ce jeudi François Fillon devant un millier de personnes rassemblées au Parc des Expositions de Charleville-Mézières.

Mme Fillon a fourni aux enquêteurs "tous les détails démontrant l'existence d'un travail effectif" comme assistante parlementaire de son époux, assure son avocat.

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En campagne à La Réunion, François Fillon se fait sermonner par un prêtre lors d'une messe http://www.france24.com/fr/20170213-france-presidentielle-2017-francois-fillon-messe-reunion-evangile-saint-matthieu

En campagne à La Réunion, François Fillon a assisté dimanche à la messe de l'église de Saint-Gilles-les-Bains. Certains passages lus par le prêtre qui résonnaient avec l'affaire Fillon ont semblé être adressés au candidat à la présidentielle.
Le hasard fait parfois bien les choses... ou pas. Tout dépend du point de vue. En déplacement à La Réunion, François Fillon regrette peut-être d’avoir assisté à une messe, dimanche 12 février à Saint-Gilles-les-Bains, dont la liturgie semblait parfois avoir été choisie spécialement pour lui.
"Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu'on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n'en sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier sou", a ainsi pu entendre dimanche matin le candidat à l’élection présidentielle.

"Si tu commets une faute, même si tu n'en as pas conscience, tu es responsable"

Le prêtre de l'église Notre-Dame-de-la-Paix, Russel Torpos, n’a toutefois fait que respecter le calendrier liturgique. Dans la religion catholique, les textes lus chaque dimanche sont en effet établis à l’avance. Or, ce 12 février, ce sont précisément les versets 17 à 37 du chapitre 5 de l’Évangile selon Saint Matthieu qui étaient au programme. Des versets qui abordent le meurtre et l’adultère, mais dont certains passages résonnaient tout particulièrement avec l’affaire Fillon.

D’autant que durant son homélie, le prêtre a ajouté : "Si tu commets une faute, même si tu n'en as pas conscience, tu es responsable..."
Si François Fillon n’a pas commenté le discours du prêtre, certains fidèles, interrogés par franceinfo, ont estimé que Russel Torpos avait été dans son "rôle" et y ont vu de sa part un message "tendancieux" et "très fin".

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Georges Fenech à nouveau à la tête de la fronde anti-Fillon Par Justin Boche Publié le 14/02/2017 à 09:48 http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Politique/Politique/Georges-Fenech-a-nouveau-a-la-tete-de-la-fronde-anti-Fillon

Après avoir été lé premier élu Les Républicains à lâcher publiquement François Fillon, puis après l’avoir soutenu à nouveau, Georges Fenech, accompagné de 16 autres personnalités du parti LR, a repris son cheval de bataille contre le candidat de la droite et du centre ce lundi soir.

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Penelopegate : le Parquet financier ouvre une information judiciaire Publié le 24/02/2017 à 18h50. Mis à jour à 21h29 par SudOuest.fr avec AFP. http://www.sudouest.fr/2017/02/24/penelopegate-decision-imminente-du-parquet-pour-francois-fillon-3226374-4706.php

L’enquête sur les emplois fictifs présumés de Penelope Fillon va être confiée à trois juges d’instruction

C’est officiel.
A deux mois de la présidentielle, trois juges d’instruction ont été désignés pour enquêter sur les soupçons d’emplois fictifs visant la famille de François Fillon, une étape qui pourrait encore fragiliser le candidat de la droite après un mois déjà houleux.

Le parquet national financier (PNF) a annoncé vendredi soir avoir ouvert une information judiciaire pour "détournement de fonds publics, abus de biens sociaux, complicité et recel de ces délits, trafic d’influence et manquements aux obligations de déclaration à la Haute Autorité sur la transparence de la vie publique".

En réaction à cette annonce, les avocats des époux Fillon ont indiqué ne pas douter que leur innocence "sera enfin reconnue" par "des juges indépendants". "Le PNF confirme, ce faisant, qu’il n’a pas pu démontrer la réalité des infractions poursuivies", ont estimé Mes Antonin Lévy et Pierre Cornut-Gentille. ....

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Le domicile parisien des époux Fillon perquisitionné jeudi matin http://www.francetvinfo.fr/politique/francois-fillon/affaires-fillon/le-domicile-parisien-des-epoux-fillon-a-ete-perquisitionne-dans-la-matinee_2078157.html
Les enquêteurs de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières ont mené cette perquisition dans le 7e arrondissement de Paris.

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http://www.rtl.fr/actu/politique/presidentielle-2017-alain-juppe-serait-pret-a-remplacer-francois-fillon-7787497762 Présidentielle 2017 : Alain Juppé serait "prêt" à remplacer François Fillon
Le maire de Bordeaux, candidat malheureux à la primaire de la droite et du centre, n'attendrait que la demande de François Fillon pour prendre la relève.

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Affaire Fillon : perquisition dans la Sarthe Election présidentielle|JEAN-MICHEL DECUGIS ET ERIC PELLETIER|04 mars 2017, 15h57 | MAJ : 04 mars 2017, 16h32| http://www.leparisien.fr/elections/presidentielle/affaire-fillon-perquisition-dans-la-sarthe-04-03-2017-6732459.php

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QG Bourdin 2017: Les défections se multiplient autour de François Fillon – 03/03/2017 http://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/qg-bourdin-2017-les-defections-se-multiplient-autour-de-francois-fillon-0303-920079.html
Avec : Cécile Cornudet, éditorialiste politique aux Echos. - Chaque jour, Jean-Jacques Bourdin accueille dans son QG celles et ceux qui suivent la politique. Les Français demandent le renouvellement de la classe politique, RMC propose de "nouvelles têtes".

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Massif

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Larcher: Fillon a "mis fin aux hésitations, le débat est clos" AFP Publié le 06/03/2017 à 19:18 | AFP http://www.lepoint.fr/politique/larcher-fillon-a-mis-fin-aux-hesitations-le-debat-est-clos-06-03-2017-2109773_20.php

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Modifié le 07/03/2017 à 20:07 - Publié le 07/03/2017 à 16:45 | Le Point.fr François Fillon : la dernière révélation du "Canard enchaîné" L'homme d'affaires Marc Ladreit de Lacharrière a accordé à François Fillon un prêt de 50 000 euros sans intérêts, non déclaré et depuis "intégralement remboursé".

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Caricature de Macron par LR: Fillon dénonce un dessin antisémite et à propos d'une caricature sur twitter réclame des sanctions internes AFP Modifié le 11/03/2017 à 20:44 - Publié le 11/03/2017 à 20:34 | AFP http://www.lepoint.fr/politique/caricature-de-macron-par-lr-fillon-denonce-un-dessin-antisemite-et-veut-des-sanctions-11-03-2017-2111174_20.php

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http://www.rtl.fr/actu/politique/francois-fillon-se-serait-fait-offrir-pour-plusieurs-milliers-d-euros-de-costumes-7787633786 François Fillon se serait fait offrir pour plusieurs milliers d'euros de costumes
D'après une enquête publiée dans le "JDD" du dimanche 12 mars, des dizaines de milliers d'euros de vêtements auraient été offerts au candidat de la droite depuis 2012.

8.500 euros. C'est le montant qu'aurait perçu François Fillon en vêtements depuis 2012, selon le Journal du Dimanche. Ce dernier affirme dans son enquête qu'une grande partie de cette somme, 35.500 euros, aurait été versée en liquide et le reste en chèque.

Plus précisément, l'hebdomadaire affirme qu'un chèque de 13.000 euros de la banque Monte Paschi a été signé par un "ami généreux" - lequel a confirmé l'information -, pour des costumes de la même boutique : Arnys, rue de Sévres, à Paris. Les vêtements auraient été retirés les 9 et 10 février, et le chèque aurait été adressé par porteur le jour de sa signature, soit le 20 février.

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Fillon mis en examen : et alors ? Cecile Cornudet Le 14/03 à 19:01 En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/elections/francois-fillon/0211879994279-fillon-mis-en-examen-et-alors-2072262.php#pLjSyrEFGtdiS9Vm.99

Mis en examen, François Fillon fait le pari que la crise est derrière lui. Il mise sur son projet en espérant que les Français, lassés des affaires, suivront.

Ce qui a été vécu n'est-il plus à vivre ? Quinze jours après avoir lui même anticipé sa mise en examen et affronté une secousse interne d'une rare violence, François Fillon espère que l'événement survenant, il n'aura pas à en revivre les conséquences. L'événement, sans précédent dans une présidentielle , est survenu. Le candidat des Républicains a été mis en examen ce mardi, notamment pour « détournement d'argent public ». « Et alors ? », se sont empressés de signifier ses proches, estimant que le moment était enfin venu de passer au débat de fond. « Et alors ? », a voulu balayer François Fillon, comme il l'avait fait dans « les Echos » après les révélations sur ses costumes.

Quelques heures après avoir été entendu, il s'exprimait tout sourire devant les chasseurs en maniant l'humour. «Les balles volent bas dans la campagne ; il ne me déplaît pas d'être aux côtés de vrais chasseurs ». Tout sourire, il signait ensuite un accord avec l'UDI. La journée de ce mercredi, vide sur son agenda puisque la convocation était initialement prévue ce jour-là, a été vite remplie : intervention sur Radio classique le matin, meeting dans le Vaucluse l'après-midi. Comment traduire ? Tout glisse, la campagne continue, ce sont les Français qui jugeront.

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Les 24 contrats des filles de Bruno Le Roux à l’Assemblée Voir le site Quotidien avec Yann Barthès https://www.tf1.fr/tmc/quotidien-avec-yann-barthes/news/bruno-roux-a-employe-filles-a-l-assemblee-nationale-etaient-lycee-2795469.html

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Affaire Bruno Le Roux : le parquet national financier ouvre une enquête préliminaire LE MONDE | 21.03.2017 à 14h58 • Mis à jour le 21.03.2017 à 15h25 http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/03/21/affaire-bruno-le-roux-le-parquet-national-financier-ouvre-une-enquete-preliminaire-sur-les-emplois-des-filles-du-ministre-a-l-assemblee_5098389_1653578.html
Le ministre de l’intérieur a employé ses deux filles en CDD, comme collaboratrices à l’Assemblée nationale, entre 2009 et 2016, quand il était député.

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http://www.20minutes.fr/politique/2034499-20170321-direct-roux-employe-filles-assemblee-expliquer-mardi-matin EN DIRECT. Affaire Le Roux: Bruno Le Roux démissionne, et est remplacé par Matthias Fekl à Beauvau

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http://www.francetvinfo.fr/politique/francois-hollande/mur-de-berlin-movida-et-beau-mariage-trois-choses-a-savoir-sur-matthias-fekl-le-nouveau-ministre-de-l-interieur_2108264.html Mur de Berlin, Movida et beau mariage : trois choses à savoir sur Matthias Fekl, le nouveau ministre de l'Intérieur.

Il succède à Bruno Le Roux, démissionnaire de la place Beauvau, après les révélations de l'émission "Quotidien" sur les emplois de ses filles comme collaboratrices parlementaires, notamment quand elles étaient lycéennes ou en stage.

Une nomination éclair, pour un poste éphémère, à un mois du premier tour de la présidentielle. Mardi 21 mars, Mathias Fekl a succèdé place Beauvau à Bruno Le Roux, contraint à la démission depuis les révélations de l'émission "Quotidien" sur l'emploi de ses filles à l'Assemblée.

Qui est le nouveau ministre de l'Intérieur ? Un trentenaire franco-allemand élevé à Berlin, au parcours brillant, et qui s'est positionné pour une relève à gauche.
Il a assisté à la chute du mur de Berlin

Mathias Fekl est un fin germaniste. Et pour cause : s'il a une mère française (professeur d'allemand), son père est allemand (professeur de français). Né à Francfort le 4 octobre 1977, le jeune Matthias a grandi à Berlin, où il a assisté, à douze ans, à la chute du mur qui séparait la ville entre l'Ouest et le monde soviétique.

Au Journal du Dimanche, il a raconté ses souvenirs du mois de novembre 1989 : "Je me souviens (...) de scènes de liesse. C'était incroyable, tout s'est déréglé. Je me souviens qu'à la télé, un officiel est-allemand annonce la chute du mur, c'est-à-dire la fin du XXe siècle, de manière tout à fait bureaucratique. Il dit : 'A partir de ce soir, nous avons donné instruction à tous nos postes de ne plus exiger le formulaire Y pour sortir du pays.' (...) À cet âge, on ne comprend pas tous les enjeux, mais on saisissait l'effervescence de la ville, on percevait qu'on était au cœur de l'Histoire. Le 9 novembre, on est allés avec notre petite pioche prendre un bout du mur. Dans les jours qui suivirent, on a tous un peu fait l'école buissonnière. Et on partait au fur et à mesure regarder le mur tomber dans toute la ville."

Il se marie avec la nièce d'Olivier Schrameck, le président du CSA

Le jeune homme va ensuite choisir de faire ses études supérieures au pays de la langue de Molière plutôt que celle de Goethe. Il coche toutes les cases d'un parcours d'excellence : Normale Sup' (Lyon), puis l'ENA, sans oublier deux maîtrises, d'allemand et de philosophie.

Après ce brillant parcours, il se marie avec Astrid Rioust de Largentaye, "nièce d'Olivier Schrameck - l'ex-directeur de cabinet de Lionel Jospin à Matignon - et petite-fille de Jean de Largentaye - premier traducteur de Keynes en France, et proche de Pierre Mendès France", précise le Journal du Dimanche. Tôt inscrit au Parti socialiste, il est élu en 2012, à 34 ans, député socialiste de Lot-et-Garonne dans la vague rose de 2012. On le classe alors plutôt du côté de la deuxième gauche, celle de Michel Rocard.
Il fonde "Movida", pour "la gauche de demain"

A la fin du quinquennat, il prend acte que le PS est à reconstruire... de préférence avec son propre mouvement. Avec son ami Thierry Mandon, le jeune député devenu secrétaire d'Etat au Commerce extérieur et au Tourisme fonde donc Movida, un "mouvement pour la vie des idées et des alternatives", qui sera lancé le jour de ses 39 ans, le 4 octobre 2016. Objectif, souligne Le Monde : "Porter la gauche de demain." Le nom, censé évoquer l'ébullition culturelle de l'après-Franco, en Espagne, traduit le désir de renouveau cher à cet "amoureux des lettres, curieux, gourmand de bons romans comme de bons plats", selon Libération. Mais aussi sa recherche d'idées neuves.

Avant d'être nommé place Beauvau, le nouveau ministre de l'Intérieur a fait connaître son soutien à Benoît Hamon, qui cherche, lui aussi, à incarner une nouvelle gauche. Avant de défendre ses propres intérêts ? "Avec Movida, M. Fekl jure ne pas créer 'une boutique de plus au service d’une ambition individuelle'. Mais l’homme sait que, dans sa génération, il incarne un futur produit d’appel au sein du PS", conclut Le Monde.

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Présidentielle: encore de nouvelles révélations sur le candidat François Fillon Par RFI Publié le 21-03-2017 Modifié le 22-03-2017 à 09:36 http://www.rfi.fr/france/20170321-revelations-canard-enchaine-francois-fillon-poutine-milliardaire-libanais

Le Canard enchaîné daté de ce mercredi affirme que François Fillon aurait servi d'intermédiaire entre Vladimir Poutine, le PDG du groupe Total et un milliardaire libanais. Les faits remontraient à 2015 et auraient permis au candidat Les Républicains d'empocher 50 000 dollars. Par ailleurs, l'enquête autour du « Penelopegate » a été élargie à des soupçons « d'escroquerie aggravée et faux ».

Selon le Canard enchaîné, François Fillon aurait vendu son carnet d'adresses à un milliardaire libanais. Tout commence en décembre 2014. Alors qu'il est redevenu député, François Fillon se rend à Beyrouth pour rencontrer les chrétiens d'Orient.

Mais il y aurait aussi fait la connaissance de Fouad Makhzoumi, milliardaire libanais : l'un des plus gros constructeurs mondiaux d'oléoduc. Le journal satirique croit savoir que François Fillon aurait alors fait miroiter des rencontres à ce riche homme d'affaires. Notamment avec le président russe Vladimir Poutine et le PDG de Total, Patrick Pouyanné. Deux hommes potentiellement très intéressés par l'achat d'oléoducs. A travers sa société, 2F Conseil, François Fillon conclut un contrat avec le Libanais Fouad Makhzoumi.

Extrait du document à l'appui, le Canard révèle qu'une rencontre entre les trois hommes a bien eu lieu à Saint-Petersbourg le 19 juin 2015. Et pour ce rôle d'intermédiaire, le contrat stipule que François Fillon doit toucher 50 000 dollars en deux fois. Mais également un intéressement sur chaque marché conclu allant jusqu'à 2,5% des bénéfices.

« Penelopegate », l'enquête élargie selon Le Monde

Lors de leur perquisition à l'Assemblée nationale, les policiers ont découvert un document qui crée le trouble : de juillet 2012 à fin 2013, Penelope Fillon a cumulé deux emplois à plein temps. Le premier comme assistante parlementaire, le second à la Revue des deux mondes, au total plus de 300 heures de travail mensuel.

Problème : le réglement de l'Assemblée nationale limite à 180 heures par mois le cumul d'emplois pour ses salariés. D'où ce document exhumé au Palais Bourbon ; il est signé Penelope Fillon et il certifie qu'elle ne travaille pas plus d'une trentaine d'heures par mois à la Revue des deux mondes. Une façon de rester dans les clous. Par conséquent cela porte la rémunération de Mme Fillon comme conseillère littéraire à 150 euros de l'heure.

Les magistrats doutent, ils se demandent si les époux Fillon ont pu produire des faux pour justifier les salaires versés et conforter la réalité du travail d'assistante parlementaire. Penelope Fillon devra s'en expliquer mardi prochain lors de sa convocation dans le bureau des juges.

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François Fillon se mobilise pour les chrétiens d'Orient Par Ségolène de Larquier Modifié le 26/06/2015 à 18:14 - Publié le 24/06/2015 à 08:56 | Le Point.fr

L'ex-Premier ministre a organisé mardi soir à Paris une grande soirée politico-religieuse et cajole les électeurs de la droite catholique.

« Nous sommes tous des chrétiens d'Orient ! » Voilà le mot d'ordre à l'honneur de la grande soirée organisée mardi soir par François Fillon au Cirque d'hiver, à Paris. Plus de 1.600 personnes étaient rassemblées dans les gradins de la salle rouge et or du cirque Bouglione. Au pupitre, l'ancien Premier ministre assure que sa présence n'a rien d'une « manœuvre politicienne ». « Je suis là pour mobiliser et engendrer des soutiens ! La politique sert aussi à défendre des valeurs essentielles », lance le député de Paris en introduisant ce meeting de soutien aux chrétiens qui sont massacrés en Orient par les combattants de l'État islamique.

Standing ovation

Sous un tonnerre d'applaudissements, François Fillon a appelé au « démantèlement de l'État islamique puisqu'il est le fer de lance du fanatisme ». Il préconise un changement de stratégie : « Tous les États du Proche-Orient, l'Europe et les États-Unis, mais aussi la Russie et l'Iran doivent conjuguer leurs efforts pour éradiquer l'État islamique. Ne pas associer l'Iran et la Russie, c'est se priver de toutes les possibilités de résoudre cette crise, car leur influence sur les mouvements chiites et sur l'évolution du régime de Damas est cruciale. » Et de lancer un appel solennel au chef de l'État François Hollande, à la chancelière allemande Angela Merkel et au président du Conseil italien Matteo Renzi avant le sommet européen du 25 juin : « Mettez l'Europe en ordre de marche face à l'une des plus grandes catastrophes humanitaires qui se déroule à ses portes. » Un discours très applaudi qui s'est terminé par une standing ovation.

Meeting politico-religieux

Sur la piste ronde du Cirque d'hiver, élus des Républicains, religieux et responsables associatifs sont assis côte à côte. On aperçoit la députée des Yvelines Valérie Pécresse, le sénateur de Vendée Bruno Retailleau, la vice-présidente des Républicains Nathalie Kosciusko-Morizet, Mgr Gollnisch, Mgr Athanasios –– évêque diocésain de l'Église copte orthodoxe d'Égypte en France –, Patrick Karam, le président du Conseil représentatif des Français d'outre-mer. Dans les gradins, des prêtres, des pasteurs protestants, 250 élus et sympathisants du parti de droite. Est aussi présent François Pupponi, le député-maire PS de Sarcelles, une ville du Val-d'Oise où vivent de nombreux Irakiens ayant obtenu l'asile politique en France. Au micro, les témoignages se succèdent. « Les paroles fortes de François Fillon et Valérie Pecresse suffiraient à remplir cette soirée », glisse maladroitement le Monsieur Loyal du meeting, le député Jérôme Chartier. Une façon de signifier que les arrière-pensées politiques sont bien présentes. Une religieuse syrienne raconte la vie difficile de sa famille restée sur place. Georges Malbrunot, journaliste au Figaro, décrypte la situation géopolitique et les scénarios qui se profilent : « Il faut éviter un effondrement du régime syrien et déployer dans des zones des Casques bleus pour empêcher des tueries en Syrie. Les chrétiens syriens se sentent abandonnés par la France compte tenu des prises de position de la France depuis 2011 et se tournent davantage vers la Russie. »

Minute de silence

Quelle curieuse soirée au cours de laquelle politique et religion se sont entremêlées ! À 21 h 3, la salle se fige pour une minute de silence afin de penser à toutes les victimes chrétiennes. Personne ne bouge. Les religieux prient, en silence, en bougeant doucement leurs lèvres. Quelques minutes plus tard, au micro, Jean-Marc Plantade – membre du Conseil économique, social et environnemental et secrétaire général de l'association Nouveaux Martyrs – commence son intervention en faisant le signe de croix, un geste de prière pour les chrétiens. Rendant hommage à l'engagement de l'ancien Premier ministre, il confie : « Pour ceux qui ne l'ont pas vu, François a pleuré tout à l'heure. François a parlé avec son cœur. » Vers 22 heures, c'est une religieuse, sœur Marie Keyrouz, qui conclut la soirée en chantant la prière du Notre Père en araméen, la langue du Christ.

Fillon, le « Jacky Ickx de la politique » ?

Au sein du duel annoncé entre le patron des Républicains Nicolas Sarkozy et le maire de Bordeaux Alain Juppé, François Fillon est soucieux de faire entendre sa voix. En organisant ce meeting, il entend cajoler les électeurs de la droite traditionnelle catholique qui sont attachés aux racines chrétiennes de la France et fatigués de cette « fausse laïcité qui a toujours peur de parler des chrétiens », selon les mots de Mgr Pascal Gollnisch. Autant d'électeurs de plus en plus tentés par le vote FN. « J'ai été heureusement surprise par cette initiative de Fillon. Je vais m'intéresser davantage à lui », explique Emma, une jeune sympathisante des Républicains, déçue par Sarkozy. « Fillon me plaît, mais j'ai parfois l'impression qu'il est moins efficace que Sarkozy pour battre Hollande en 2017 », abonde Marc.

En panne dans les sondages, François Fillon affiche sa détermination sans relâche. Candidat le plus avancé dans la rédaction de son projet présidentiel, Fillon propose notamment 110 milliards d'économies en cinq ans, la fin des 35 heures, la « maîtrise » de l'immigration via une « politique de quotas ». Pour restaurer son image écornée (duel fratricide contre Jean-François Copé, critiques vives contre le bilan du quinquennat de Sarkozy, affaire du déjeuner avec Jean-Pierre Jouyet), le candidat à la primaire de droite publiera un livre à l'automne prochain. « J'irai jusqu'à la primaire, je ne renoncerai pas. Sinon, pourquoi continuerais-je alors que je suis donné pour mort ? » a-t-il confié récemment à un parlementaire inquiet. Grand amateur de courses automobiles, le Sarthois se rêve d'un destin victorieux comme Jacky Ickx : « Jacky Ickx a réalisé la plus belle course d'endurance que j'aie jamais vue : parti le dernier, il est arrivé le premier. »

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Le Point.fr (avec AFP) Modifié le 22/03/2017 à 15:53 - Publié le 22/03/2017 à 13:47 | Le Point.fr Macron, Hollande et le PS attaquent Fillon après la démission de Le Roux
Pour le candidat d'En marche !, la démission du ministre de l'Intérieur montre "à qui de droit" que "l'esprit de responsabilité existe en politique".

La démission du ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux montre que « l'esprit de responsabilité existe en politique », a affirmé mercredi Emmanuel Macron, visant sans le nommer son adversaire François Fillon, qui mène campagne malgré sa mise en examen. L'ancien ministre de l'Économie a salué « une décision difficile à prendre », « responsable ». « Elle montre aussi, si besoin était, à qui de droit, d'abord l'impartialité de la justice et des procédures et que d'autre part l'esprit de responsabilité existe en politique », a-t-il dit au micro de LCP et Public Sénat.

Le candidat d'En marche !, interrogé sur les derniers développements des affaires Fillon et Le Roux en marge d'une audition devant l'Association des maires de France, a rappelé qu'il était en faveur d'une loi de moralisation de la vie politique. « Je suis pour une loi de moralisation qui permette d'éviter les conflits d'intérêts (...) un parlementaire ce n'est pas quelqu'un qui se fait rémunérer pour des fonctions de conseil ou d'entremise », a-t-il affirmé. « Ça, c'est inexplicable. On ne peut pas défendre l'intérêt général et faire la loi quand on est dans cette situation. Et un parlementaire, en effet, ça ne peut pas être quelqu'un qui embauche ses enfants. » M. Macron a souligné que dans les statuts de son mouvement, il y avait « l'interdiction d'embaucher des membres de sa famille ». « Donc, je n'ai pas attendu ce qui se passe là pour être responsable », a-t-il dit.

Hollande veut éviter la « suspicion »

François Hollande s'est lui aussi exprimé sur l'affaire en affirmant mercredi en conseil des ministres qu'« une République exemplaire » exige qu'il ne puisse pas y avoir de « suspicion à l'égard des personnes qui exercent les plus hautes fonctions ou qui briguent les plus hautes responsabilités ». « C'est l'image de la démocratie qui est en jeu, c'est la qualité et la dignité du débat électoral qui sont menacées », si ce principe n'est pas respecté, a ajouté le président de la République, cité par le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, évoquant la démission du ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux et la mise en cause de François Fillon pour des emplois fictifs présumés.

Le chef de l'État a aussi souligné qu'« il avait pris une décision rapidement, au-delà des sentiments personnels » concernant la démission de Bruno Le Roux, qui avait été l'un de ses porte-parole pendant la campagne présidentielle de 2012. François Hollande a rappelé aussi qu'« il avait une totale confiance dans l'indépendance de la justice » et réaffirmé « le principe qui s'applique à tous, qui est celui de la présomption d'innocence ».

Retrait de Fillon « difficilement envisageable »

Le parti socialiste, de son côté, a demandé mercredi à François Fillon de retirer sa candidature à la présidentielle après les nouvelles révélations sur les affaires le concernant, estimant que ces accusations empêchent « tout débat serein ». « Ce train interminable d'accusations, dont le bruit assourdissant recouvre la campagne, empêche tout débat serein sur le destin de notre pays. (...) Ce débat est tout simplement interdit de votre fait », écrit le PS dans un communiqué.

« L'exemplarité et la célérité avec lesquelles Bruno Le Roux a présenté sa démission ne font que souligner l'absurdité et la dangerosité avec laquelle vous vous entêtez, sans aucunement vous soucier des effets délétères de votre obstination sur la démocratie », ajoute le parti. « La présomption d'innocence ne peut plus servir à justifier votre présomption d'insouciance », estime le PS. « Nous vous demandons expressément de retirer votre candidature. Car il en va de la démocratie, de la République et de la France », conclut le PS.

La période des parrainages étant close depuis vendredi, il n'est plus possible de présenter de nouvelles candidatures à l'élection présidentielle, même en cas de renoncement d'un des onze candidats. Au vu de ce calendrier, Benoît Hamon, le candidat socialiste à l'élection présidentielle, a par conséquent jugé « difficilement envisageable » le retrait de son rival de la droite. « Mais je pense que François Fillon est le candidat le plus plombé par la corruption que l'on ait connu depuis très longtemps. Je n'ai pas le souvenir d'un candidat aussi marqué par les affaires », a-t-il relevé mercredi, en pointant surtout les liens avec la Russie de l'ancien Premier ministre.

Soupçons russes

« Quand on parle de corruption, la corruption, c'est aussi celle qui vous amène à être le porte-parole d'intérêts parfois étrangers. Je considère aujourd'hui que dans la position de François Fillon il y a la position du Kremlin. J'entends peu la France, beaucoup le Kremlin », a-t-il fustigé, alors que les révélations autour de M. Fillon s'enchaînent. L'enquête sur de possibles emplois fictifs de collaborateurs parlementaires familiaux a été étendue à des soupçons d'« escroquerie aggravée, faux et usage de faux », selon une source judiciaire. D'après Le Monde, la justice se demande si « les époux Fillon ont pu produire des faux pour justifier les salaires » versés à l'épouse du candidat, Penelope.

Le Canard enchaîné a par ailleurs écrit qu'il aurait touché 50 000 dollars pour avoir mis en relation en 2015 un des clients de sa société 2F Conseil avec le président russe Vladimir Poutine et le PDG de Total. « Insinuations » « dénuées de tout fondement », selon l'entourage du candidat. Réunie mardi soir à Courbevoie pour un meeting de soutien à François Fillon, la droite francilienne est restée totalement muette sur la démission de Bruno Le Roux.

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Fillon accuse Hollande d'animer un "cabinet noir", le chef de l'Etat "condamne des allégations mensongères"

Dans "L'Emission politique", le candidat de la droite a accusé le président de la République d'orchestrer des fuites contre lui, et demandé l'ouverture d'une enquête.

François Hollande a "condamné avec la plus grande fermeté les allégations mensongères" de François Fillon, dans un communiqué, en réaction aux accusations lancées par ce dernier dans "L'Emission politique" de France 2, jeudi 23 mars. Le candidat de la droite à l'élection présidentielle a accusé le président de la République d'être à la tête d'un "cabinet noir", qui orchestrerait des fuites contre lui, et a demandé l'ouverture d'une enquête.

François Fillon a expliqué fonder ces accusations sur un livre à paraître : "Bienvenue Place Beauvau, Police : les secrets inavouables d'un quinquennat", de Didier Hassoux et Christophe Labbé, journalistes du Canard enchaîné, et Olivia Recasens. "C'est un livre qui (...) explique que François Hollande fait remonter toutes les écoutes judiciaires qui l'intéressent à son bureau, ce qui est d'une illégalité totale", a expliqué François Fillon. "On n'a jamais écrit ça", a cependant démenti dans la soirée un des auteurs, Didier Hassoux, interrogé par franceinfo. Hollande "n'a été informé que par la presse" des affaires Fillon

"Moi, ce soir, solennellement, je demande qu'il y ait une enquête d'ouverte sur les allégations qui sont portées dans ce livre, parce que c'est un scandale d'Etat, avait martelé le candidat des Républicains. On cherchait un cabinet noir, on l'a trouvé, en tout cas, à travers ces allégations."

"L'exécutif n'est jamais intervenu dans aucune procédure judiciaire", a démenti l'Elysée, assurant que "sur les affaires particulièrement graves concernant M. Fillon, (...) le président de la République n'en a été informé que par la presse".

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Fillon accuse Hollande d'organiser les fuites : "Il doit se retirer", affirme Julien Dray 23 mars 23:48Antoine Llorca LCI

Après la mise en cause de François Hollande par François Fillon, Julien Dray, proche du président de la République, a fustigé sur LCI "l'indécence" du candidat LR et l'a appelé à se retirer.

Après les accusations de François Fillon contre François Hollande tenues jeudi soir sur le plateau de l'Emission Politique sur France 2, la gauche vient à la défense du Président de la République. Contacté par LCI, Julien Dray, proche et ami du président, est monté au créneau : "Avec François Fillon, on n’a plus aucune surprise. Il se permet tout et il essaye les ficelles les plus grosses pour masquer ses propres responsabilités".

Remonté, le conseiller régional d’Île-de-France continue en fusitgeant "l’indécence de François Fillon qui lance des polémiques tous azimuts pour essayer de masquer la réalité des faits". Julien Dray enfonce le clou en appelant "François Fillon a arrêté et à se retirer", "c’est son devoir", affirme-t-il.

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VIDEO. La violente charge de Christine Angot face à François Fillon Thomas Liabot (avec AFP) - leJDD.f

Christine Angot et François Fillon ont eu un échange tendu jeudi soir sur France 2, la romancière accusant notamment le candidat de la droite de faire un "chantage au suicide" en évoquant Pierre Bérégovoy.

Christine Angot est remontée contre François Fillon. Jeudi soir sur France 2, la romancière a interpellé le candidat de la droite, estimant que les affaires judiciaires qui le concernent avaient entamé sa crédibilité. "En cas de second tour Fillon-Le Pen, beaucoup s'abstiendront", a entamé l'écrivain, qui a ensuite montré un bracelet à son poignet offert par quelqu'un qui "voulait obtenir quelque chose de moi" puis évoquer La Revue des Deux Mondes, qui était tout "un symbole", et où Penelope Fillon est censée avoir travaillé.
A l'issue d'un long monologue, François Fillon a rétorqué à cette mise en cause: "De quel droit vous me condamnez ? De quel droit vous estimez que l'emploi de mon épouse était illégal et qu'il était indécent?". "Je ne vous condamne pas, je vous dis ce que je ressens et nous sommes des millions à ressentir cela", a-t-elle coupé.

"C'est parce qu'un journal a décidé de m'accuser que je suis coupable (...) Vous parlez de votre bracelet, moi j'ai rendu les costumes!", a répondu l'ex-Premier ministre. Et Christine Angot d'enchaîner : "Vous ne reculez devant rien! Votre parole est malhonnête. Et vous savez ce que c'est le pompon de toute cette histoire? C'est le coup de Bérégovoy que vous nous avez fait tout à l'heure, ça, ça passe pas!". François Fillon avait évoqué l'ancien Premier ministre socialiste, mis en cause dans une affaire de prêt et qui s'est suicidé en 1993. "Ma question est la suivante : est- ce que vous nous faites un chantage au suicide, monsieur?", a-t-elle questionné.

"Vous ne pouvez pas comprendre que je puisse être blessé par des accusations mensongères?", a-t-il lancé. "Le coiffeur de François Hollande cela ne vous a pas choqué naturellement", a relancé le candidat. "François Hollande n'a pas d'affaires", a répondu l'écrivain. "Mais qu'est-ce que vous en savez?", a rétorqué François Fillon. "Il n'est pas mis en examen", a répondu la romancière, qui avait récemment exhorté fin février François Hollande à se représenter à la présidentielle.

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Par Le Point Montres, avec AFP Modifié le 25/03/2017 à 09:33 - Publié le 25/03/2017 à 00:50 À chaque homme politique ses garde-temps préférés. Mais deux des montres du candidat à la présidentielle viennent ajouter leurs aiguilles au débat...

Ce n'est pas rare en politique, mais c'est un fait de plus au sein d'une longue litanie de présents offerts à l'ancien Premier ministre : François Fillon s'est vu offrir en 2009, quand il était Premier ministre, une montre d'une valeur de 13 000 euros par un homme d'affaires italo-suisse, Pablo Victor Dana. Ce dernier l'a reconnu auprès de Franceinfo, soulignant qu'il s'agissait d'un cadeau « absolument désintéressé ». Le candidat de la droite à la présidentielle a confirmé vendredi soir auprès de l'AFP ce cadeau de la part de M. Dana en déplorant vivement que la presse fasse ainsi état de cadeaux qui relèvent à ses yeux de sa vie privée.

Deux montres déclarées

« M. Dana a offert des montres à plein d'autres personnes que moi », a assuré François Fillon, qui a précisé qu'il avait également reçu en cadeau « une montre d'Alain Thébault, inventeur de l'hydroptère ». Dans la déclaration patrimoniale qu'il a faite cette semaine, comme tout candidat à la présidentielle, à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, le candidat avait déclaré en toute franchise posséder au 1er janvier 2017, entre autres biens, deux montres estimées respectivement à 15 000 et 12 000 euros, selon son « évaluation personnelle ». Parmi elles , sse trouve donc une montre signée Instruments et Mesures du temps.

L'autre montre déclarée par le candidat lui aurait été offerte en 2013 par le manufacturier suisse Rebellion, également propriétaire de l'écurie de course du même nom. Et ce, dans un geste « très amical », selon un membre de Rebellion. (Lire notre article François Fillon, la rébellion au poignet) « Il n'y avait aucun sous-entendu », a-t-il ajouté, dans ce cadeau effectué à l'occasion des 24 Heures du Mans, où le patron de l'horloger était venu en tant que dirigeant d'une écurie automobile d'endurance.

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Soupçons d'emplois fictifs: Penelope Fillon mise en examen Par Paule Gonzales Mis à jour le 29/03/2017 à 07:49 Publié le 28/03/2017 à 23:04 http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/03/28/01016-20170328ARTFIG00386-soupcons-d-emplois-fictifs-penelope-fillon-mise-en-examen.php

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La mystérieuse troisième juge de Fillon Par Valeursactuelles.com / Mardi 28 mars 2017 à 21:50

Affaire Fillon. Parmi les trois juges d’instruction auxquels François et Pénélope Fillon ont affaire, deux sont bien connus. Une troisième un peu moins.

Effectivement, Serge Tournaire est devenu célèbre après avoir - de manière inédite- placé Nicolas Sarkozy sur écoutes et avoir instruit des enquêtes à charge contre l’ancien président. Le nom de ce juge sera cité abondamment, en raison des péripéties de l’instruction et des violations du secret de l’instruction dont bénéficieront des journalistes dans les affaires visant Sarkozy.

La troisième juge, réputée non politisée...

La deuxième juge, Aude Buresi, est quant à elle une ancienne du bureau du syndicat de la magistrature, le fameux « SM », connu pour avoir créé un ‘mur des cons’. Juste avant la présidentielle de 2012, elle cosignait un appel dans le journal interne de son syndicat, Jessaime...pour une autre justice : « Face aux reculs de civilisation qu’a engendrés et que promet d’engendrer encore le sarkozysme […] le SM continuera son travail de riposte ». Enfin, la troisième juge Stéphanie Tacheau est réputée non politisée.

En creusant, il apparaît tout de même que son père Roger Tacheau, procureur lui aussi, est un ami proche de l’ancien procureur de Nice Eric de Montgolfier, qui a récemment rallié la candidature de Benoît Hamon.
Les liens sont tels que le soutien de Benoît Hamon est même le parrain de baptême de Stéphanie Tacheau, comme il l’a confirmé à Valeurs actuelles.
C’est d’ailleurs à Nice qu’elle fera l’un de ses premiers stages, à sa sortie de l’Ecole nationale de la magistrature (ENM).

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Débat : la droite remontée après la charge de Poutou contre Fillon Par lefigaro.fr Mis à jour le 05/04/2017 à 12:33 Publié le 05/04/2017 à 11:21

Alors que le candidat du Nouveau Parti Anticapitaliste a pris François Fillon pour cible sur le terrain des affaires, les proches de l'ancien premier ministre estiment que l'ouvrier a «bafoué sa présomption d'innocence».

Il était venu faire le show.
Lors du grand débat de la présidentielle, mardi soir, le candidat du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Philippe Poutou, s'est illustré par la forme de son intervention.
Une attitude subversive, dont il s'est d'ailleurs félicité ce mercredi matin. Notamment le passage concernant les affaires, lors duquel il a ciblé François Fillon. «Il y a pas mal de gens qui attendaient ce débat-là et une sorte de vérité», a-t-il jugé ce mercredi sur Europe 1.

Reste que les soutiens de l'ancien premier ministre ne l'ont pas vu de cet œil-là. Jugeant «normal» que les affaires soient «évoquées», Luc Chatel a cependant considéré que l'ouvrier de Ford avait «fait un coup».
«En même temps, monsieur Poutou bafoue la présomption d'innocence, il parle de “corruption”... Donc moi je pense pas que c'est ça que les Français attendaient hier», a-t-il regretté sur France Info. «Je pense que François Fillon a à la fois répondu à cette séquence, et essayé de se concentrer sur son projet».

Invité de CNews, le patron des sénateurs LR, Bruno Retailleau, a lui aussi ciblé le candidat du NPA. «Heureusement, Philippe Poutou ne sera pas président de la République. Heureusement pour les Français. Parce qu('ils le) paieraient très très cher.
Philippe Poutou est un fou, (c'est) un vil. (Il) vous désigne comme coupable pour un oui ou pour un non, parce que vous n'appartenez pas à la classe ouvrière. Moi je n'ai pas cette vision de la France, divisée entre des classes, des catégories», a-t-il asséné.

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Attentat déjoué: François Fillon est le candidat le plus protégé de la présidentielle 18/04/2017 à 17h55

C'est par un appel provenant du ministre de l'Intérieur en personne que François Fillon a été alerté de la menace terroriste qui pèse sur sa campagne. L'interpellation de deux hommes mardi matin à Marseille, soupçonnés d'avoir eu l'intention de passer à l'acte "dans les tout prochains jours", "à la veille de l'élection", ont confirmé les risques. A ce stade, la cible de ces deux suspects reste indéfinie: on ignore si un candidat, un meeting ou un bureau de vote était en particulier visé.

L'ouverture de deux enquêtes préliminaires pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste", par le parquet de Paris a permis aux services de la Direction générale de la sécurité intérieure, de remonter jusqu'aux deux suspects, âgés de 23 et 29 ans, connus pour s'être radicalisés en prison. Une photo, montrant le plus âgé des deux hommes, arme à la main, et drapeau de Daesh en fond, et tenant un journal avec une photo de François Fillon, a alerté les services de renseignement d'un passage à l'acte imminent.

Tireurs d'élites et Raid

A l'annonce de ces arrestations, l'équipe du candidat Les Républicains affirmait que François Fillon a été alerté dès vendredi par le ministre de l'Intérieur, Matthias Fekl, des "risques avérés" pesant sur sa personne. Le locataire de la place Beauvau l'a d'ailleurs rappelé ce mardi pour l'informer de la neutralisation des deux suspects. "Depuis quelques jours déjà, on entendait des bruits et aujourd’hui, on voit que les menaces étaient tout à fait sérieuses", a d'ailleurs confirmé sur BFMTV, Georges Fenech, député LR.

Outre la dizaine de policiers du Service de la protection qui l'entoure, après avoir été enfariné à Strasbourg au début du mois, la vigilance autour de François Fillon s'était renforcée avec plus d'officiers de sécurité autour du candidat. Vendredi soir, la sécurité à son meeting, qui se déroulait à Montpellier, avait été renforcée par la place Beauvau. Des tireurs d'élite, et des hommes du Raid, avaient notamment été déployés. Les fouilles avaient été renforcées. Au point que l'ancien Premier ministre ne traversait plus la foule avant de monter sur la tribune.

"La protection a été renforcée depuis plusieurs jours, confirme Luc Chatel. A la fois la protection rapprochée avec des agents supplémentaires et avec l'intervention de policiers spécialisés."

Fillon, personnalité la plus menacée

Car depuis l'interception du photomontage par les services de renseignement la semaine dernière, l'Uclat, l'unité de coordination de la lutte anti-terroriste, a classé le candidat Les Républicains au niveau 2 des personnalités menacées, sur une échelle de 1 à 4 (le niveau 1 correspondant aux personnalités les plus menacées, le niveau 4 les moins).

François Fillon est le seul candidat classé dans cette catégorie. Marine Le Pen est au niveau 3, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon au niveau 4. Résultat, le nombre d'officiers de sécurité pour François Fillon est passé de 10 à 12 hommes. Lundi, les services de sécurité lui ont demandé de porter un gilet pare-balles. Mais le candidat leur a opposé un refus catégorique. ...

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Pourquoi Fillon a dû renoncer à sa visite dans l'école de Xavier Niel Confronté à une fronde des élèves, le candidat LR a décidé de s'afficher avec Alain Juppé chez Deezer. 19/04/2017 09:38 CEST | Actualisé il y a 3 heures http://www.huffingtonpost.fr/2017/04/19/pourquoi-fillon-a-du-renoncer-a-sa-visite-dans-lecole-de-xavier_a_22045629/

Finalement, la photo de famille aura lieu chez la plateforme d'écoute de musique en streaming Deezer. Au dernier moment, François Fillon a renoncé à s'afficher ce mercredi avec son ancien rival Alain Juppé à l'Ecole 42 de Xavier Niel à Paris.

A quatre jours du premier tour de l'élection présidentielle, le vainqueur de la primaire de la droite et son finaliste malheureux devaient mettre en scène leur amitié politique dans cette école symbole de la French Tech, spécialisée dans la formation des développeurs en informatique et co-fondée par le patron de Free, Xavier Niel (notedt, millonaire pornographe et phile).

Problème: à en croire les informations de RTL, les étudiants préparaient un comité d'accueil numérique pour le candidat LR, toujours plombé par ses affaires judiciaires. Certains proposaient notamment de hacker le message qui apparaît sur les portiques de sécurité en y inscrivant "rends l'argent, François" au lieu de "bonjour François". D'autres préconisaient d'installer "Penelope en fond d'écran" ou appelaient à préparer de la farine. Allusion aux récents déboires de François Fillon.

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Après l’attentat, Fillon veut prouver qu’il est le seul à avoir la stature Isabelle Ficek Le 21/04 à 12:35 https://www.lesechos.fr/elections/francois-fillon/0211996065790-apres-lattentat-fillon-veut-prouver-quil-est-le-seul-a-avoir-la-stature-2081509.php

Dans une déclaration solennelle ce vendredi matin, le candidat de la droite à la présidentielle a remis en avant ses mesures contre le terrorisme et assuré que le « combat contre le totalitarisme islamique » serait « la priorité » de son quinquennat.

L'expérience, le sang froid d'un « chef des armées » : c'est une posture que François Fillon a voulu adopter dans la dernière ligne droite de la campagne présidentielle. Et en particulier face à Emmanuel Macron . Dès jeudi soir, après l'attaque sur les Champs-Elysées , le candidat de la droite a annoncé sur France 2, qu'il suspendait sa campagne par « solidarité » avec les policiers, mettant ainsi la pression sur les autres candidats, et notamment le candidat d'En Marche, pour faire de même.

Ce vendredi matin, François Fillon, martial, a assuré que s'il était élu, il ferait du « combat contre le totalitarisme islamique », la « priorité » de son quinquennat, déclinant les mesures qu'il compte prendre et qu'il avait déjà présentées dans un ouvrage publié juste avant la primaire de la droite à l'automne dernier (« Vaincre le totalitarisme islamique »).

«Etre lucide et sans angélisme »

« Il convient de montrer à nos adversaires que la France est une et qu'elle n'a pas peur », a-t-il martelé, avant d'ajouter, «mais il convient aussi d'être lucide et sans angélisme ». Difficile de ne pas y voir une pique contre Emmanuel Macron et l'exécutif actuel, quand la droite n'a eu de cesse de faire, en particulier à partir de l'attentat de Nice, un procès en « angélisme » au gouvernement. François Fillon a ainsi avancé que l'état d'urgence ne serait pas levé « avant longtemps », soulignant que « la guerre » serait « longue ».

L'ex-Premier ministre, dont la sortie de l'ouvrage sur le terrorisme durant la primaire de la droite a sans doute constitué l'un des tournants de sa campagne, a voulu mettre en avant le fait que lui, a « alerté » de longue date le gouvernement et les Français sur « la profondeur et l'ampleur de ce totalitarisme », parlant au passage de guerre de « civilisation ». (« Il s'est donné pour but de détruire notre civilisation »).

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