21/26 juin 2008 : Accident de scooter, une expertise contestée ; Le « délit impossible » de Jean Sarkozy
16 juin 2008 : Jean Sarkozy fiancé Darty et Chef de l'UMP au Conseil général des Hauts-de-Seine ; élu à l'unanimité ;
1er avril 2008 : N.S. un faux électeur dans le VIIIème de Paris ?
Mars 2008 : Municipales. Corbeil-Essonnes. Serge Dassault :"Le maire, c'est le père"
Février 2008 : affaire Jean Sarkozy : expertise refusée
; candidat à la Cantonale de Neuilly ; élu au premier tour ; Chef de l'UMP de Neuilly ;
Janvier 2008 : Deux poids deux mesures ? affaire Jean Sarkozy
Septembre 2007 : Egalité devant la loi pénale : affaire Jean Sarkozy
Janvier 2007 : Le scooter du fils Sarkozy ; après le scooter du fils Hollande ...
Mars 2006 : Après 1984 (Mitterrand), 1986 (Devaquet), 1994 (Balladur), 1995 (Juppé), 2003 (Ferry) ... la rue contre le Peuple souverain ?
Novembre 2005 : Villepin et Sarkozy, premier ministre et ministre de l'Intérieur, violent-ils le code de la route ?
Juin 2005 : la cour d'appel de Paris applique le droit islamique ?
Mai 2005 : Les lycéens gauchistes (trotskistes ?) et/ou casseurs protestent : on cherche à les criminaliser, c'est un procès politique ...
Octobre 2004 : Dominique Perben à 160 km/h sur l'autoroute pour le congrès de l'Union syndicale des magistrats ...
Octobre 2003 : Le président Mitterrand et ses écouteurs
Janvier 2001 : Les ministres montrent le mauvais exemple
Et les anciens ministres ?
«FAITES ce que je dis, surtout pas ce que je fais... » Ce pourrait être la morale d'une enquête réalisée et publiée cette semaine par le journal « Auto Plus » sur les comportements routiers de nos gouvernants. Pendant un mois et demi, l'hebdomadaire a, en effet, discrètement filé les convois de Safrane officielles de Lionel Jospin, de sept ministres et du président de la République, Jacques Chirac.
Le résultat est édifiant : feux rouges grillés, lignes blanches franchies et limitation de vitesse largement dépassées sont au programme de ce festival d'infractions.
Au jeu des additions, les chauffeurs de Marylise Lebranchu, ministre de la Justice, Daniel Vaillant, ministre de l'Intérieur, Laurent Fabius, ministre de l'Economie, et Dominique Voynet, ministre de l'Environnement, auraient tout simplement leurs permis de conduire supprimés (retrait de 12 à 17 points) et seraient redevables d'amendes entre 5 000 et 21 000 F (entre 762 et 3 200 euros).
« Après son élection, Jacques Chirac avait promis que les ministres respecteraient les règles, explique Pierre-Olivier Savreux, le journaliste qui a filé les voitures.
Lionel Jospin avait surenchéri en souhaitant qu'ils soient exemplaires.
La réalité est tout autre. L'hypocrisie des ministres consiste à respecter la consigne de ne plus utiliser les gyrophares et la sirène deux tons, mais à continuer de commettre des infractions.
C'est encore plus dangereux quand on ne s'annonce pas à grands renforts de sirènes ! »
Bons points pour Alain Richard et Jacques Chirac
Plus surprenant encore, les écarts de conduite de la voiture officielle de Jean-Claude Gayssot, ministre communiste de l'Equipement et des Transports, et à ce titre ardent défenseur du respect du Code de la route, qui a élevé la sécurité routière au statut de grande cause nationale pour l'année 2000.
Avec deux feux rouges et trois feux orange grillés, une voie de bus empruntée et quatre excès de vitesse constatés (dont un supérieur à 30 km/heure), le relevé d'infractions devrait conduire son chauffeur vers une annulation de permis et une amende de 14 520 F (2 213 euros).
Pour justifier le comportement de son chauffeur, le ministre communiste des Transports met en avant le « caractère particulier de la fonction de ministre qui peut amener à des situations à caractère d'urgence. » Et Jean-Claude Gayssot de poursuivre, à la limite du dérapage contrôlé : « Quand il arrive, en voiture officielle d'aller au-delà des règles prescrites, les chauffeurs le font avec des garanties de sécurité, contrôlées par l'officier de police présent dans la voiture. Ils utilisent alors le gyrophare, le plus souvent à l'intérieur, et une plaque de police visible par les autres véhicules ».
Les enquêteurs d'« Auto Plus » ont toutefois distribué quelques bons points : Alain Richard, ministre de la Défense, est qualifié d'exemple pour son respect des feux rouges. Jacques Chirac ne s'en sort pas trop mal non plus : le convoi du président de la République est « exceptionnel par sa discrétion ». Reste à savoir ce que penseront les services de sécurité des ministres concernés par ces filatures d'un nouveau genre...
Aymeric Renou, Le Parisien, 4 janvier 2001, p. 12
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La Cour de cassation ouvre la voie au procès des écoutes de l'Elysée
Cette fois , plus aucun obstacle ne semble devoir s'opposer au procès de l'affaire des écoutes de l'Elysée. En rejetant, le 2 septembre, un dernier pourvoi, celui formé par Dominique Erulin, un ancien parachutiste proche de l'extrême droite qui entendait se constituer partie civile dans le dossier, la chambre criminelle de la Cour de cassation a ouvert la voie, vingt ans après les faits, au procès. Selon le parquet de Paris, il pourrait être audiencé au cours du second semestre 2004 et devrait durer plusieurs semaines. Douze personnes comparaîtront devant le tribunal correctionnel, parmi lesquels figurent les anciens membres de la cellule antiterroriste de l'Elysée : son chef, Christian Prouteau, sa secrétaire, Marie-Pier Sajous, les policiers et gendarmes Pierre-Yves Gilleron, Jean-Louis Esquivié, Jean Orluc, Michel Tissier, Dominique Mangin et l'ancien capitaine Paul Barril. A leurs côtés, des responsables politiques : l'ancien directeur de cabinet de François Mitterrand à l'Elysée, Gilles Ménage, son homologue auprès du premier ministre Pierre Mauroy, Michel Delebarre, son successeur à Matignon auprès de Laurent Fabius, Louis Schweitzer, et enfin le général Pierre-Eugène Charroy, qui commandait le centre d'écoutes du gouvernement aux Invalides. La plupart d'entre eux sont poursuivis pour avoir "volontairement porté atteinte à l'intimité de la vie privée". Certains devront également répondre de recel de fichiers informatiques. L'EXISTENCE DE MAZARINE Sur le banc des parties civiles se côtoieront une quarantaine de personnalités, dont Edwy Plenel, le directeur des rédactions du Monde, la comédienne Carole Bouquet, des avocats, des journalistes, des responsables politiques... L'enquête a établi que près de 3 000 conversations avaient été enregistrées, et près de 150 personnes écoutées, entre janvier 1983 et mars 1986, avec l'aval de François Mitterrand, soucieux, notamment, de protéger le secret qui entourait l'existence de sa fille, Mazarine. C'est Libération qui avait révélé, le 4 mars 1993, l'existence d'une écoute sur la ligne d'Edwy Plenel et lancé l'affaire, même si, quatre mois plus tôt, un article de National Hebdo, passé inaperçu, avait rendu publique une note de Gilles Ménage à Christian Prouteau demandant qu'on "s'occupe sérieusement"de Me Antoine Comte, l'avocat des Irlandais de Vincennes, piégés dans une affaire dont les développements embarrassaient l'Elysée. L'instruction, ouverte le 19 mars 1993, a rapidement mis en lumière le rôle d'une "cellule antiterroriste" au statut flou, installée en 1982 auprès du président de la République. Elle disposait de 20 lignes d'écoutes, sans réel contrôle, réservées sur le contingent du ministère de la défense. En février 1995, le juge Jean-Paul Valat reçut, anonymement, des disquettes contenant 5 184 fiches d'écoutes, qui mettaient en regard les noms de membres de la cellule et de 23 personnes surveillées. Deux ans plus tard, la découverte des cartons d'archives de Christian Prouteau validait les éléments découverts sur les disquettes et confirmaient que François Mitterrand était bien le donneur d'ordres. Gilles Ménage acceptait alors de s'expliquer, reconnaissant devant le juge que c'était "l'ensemble de l'appareil d'Etat qui était au courant" des écoutes. Après bien des tergiversations, le premier ministre Lionel Jospin accepta, en juin 1998, de lever le secret-défense, permettant au juge de boucler, fin 1999, son enquête.------
L'information fait désordre en pleine semaine nationale de la sécurité routière.
Selon le Dauphiné libéré, le chauffeur de Dominique Perben aurait un peu trop appuyé sur le champignon vendredi après-midi (15 octobre 2004) alors qu'il conduisait le ministre de la Justice dans la Drôme pour le congrès de l'Union syndicale des magistrats.
Les jumelles radar laser de l'escadron départemental de Sécurité routière auraient flashé le véhicule à 160 km/h, au lieu des 130 autorisés, et les gendarmes auraient laissé filer l'illustre contrevenant sans l'inquiéter.
«Un véhicule a effectivement été repéré à 160 km/heure. Il n'a pas été arrêté, car il faisait partie d'un flot de véhicules», précisait hier la gendarmerie, tout en précisant ne pas avoir pu identifier ledit véhicule.
Perben ne se serait aperçu de rien. «Il était assis à l'arrière, il n'aurait pas pu voir si la voiture roulait trop vite», explique son entourage.
Par Alice GERAUD, lundi 18 octobre 2004 (Liberation - 06:00)
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(Gauchistes, mai 2005) Enfants de l'extrême gauche et militants de la première heure
Parmi les prévenus, Samuel Morville et Pauline Salingue, leaders de la coordination
Samuel Morville, 18 ans, comparaîtra demain pour «outrages» à agents devant le tribunal correctionnel de Paris. Reporté plusieurs fois, ce procès – le premier d'une longue série concernant des lycéens – est extrêmement symbolique, puisque ce jeune homme frêle et dynamique est le leader de la coordination nationale lycéenne qui a agité les rues ce printemps. «Assez traumatisé par ce qu'il a vécu», selon son avocate Me Irène Terrel, cet élève de terminale ES (économie) du lycée Sophie-Germain (Paris-IV) a préparé sa défense. Et il conteste «absolument» les faits. Interpellé lors d'une manifestation, le 31 mars dernier, il est accusé d'avoir proféré des insultes contre des policiers et d'avoir craché au visage de l'un d'eux alors que ce dernier avait la vitre de sa voiture baissée. Dans le véhicule qui l'emmenait au commissariat pour sa garde à vue, il affirme avoir été forcé à se déshabiller et à crier : «Vive la police et vive la France !» Des affirmations démenties par les forces de l'ordre.
Dans son lycée, ce jeune homme originaire de Montpellier et dont les parents ont longtemps milité à l'extrême gauche s'est surtout fait remarquer pour avoir incité les autres élèves à participer aux innombrables assemblées générales et manifestations qui ont égrené ce printemps. Après avoir longtemps séché les cours, il ne fait plus aujourd'hui que des apparitions «sporadiques» dans sa classe : «Je crains fort qu'il n'ait pas fait grand-chose pour préparer son bac. Mais son appartenance au mouvement lycéen n'influencera pas notre façon de le noter», indique un enseignant.
Comme les autres membres de la coordination lycéenne, le jeune homme affirme que son mouvement est indépendant de tout parti politique, contrairement aux syndicats comme la FIDL et l'UNL considérés comme des «sociaux-traîtres» pour avoir discuté avec le ministre de l'Éducation. L'adolescent est pourtant militant d'Alternative libertaire, mouvement d'extrême gauche qui a d'ailleurs lancé un appel à souscription pour l'aider à payer son avocat. Samuel Morville, au physique passe-partout et gouailleur, fait partie de la poignée de lycéens qui ont décidé de créer les premiers comités d'action lycéens (CAL) de Paris en 2004. Au départ confidentiel, le mouvement n'a d'abord fédéré qu'une dizaines d'établissements, essentiellement dans la région parisienne. Aujourd'hui, plusieurs centaines d'établissements y sont affiliés partout en France.
Pauline Salingue, 18 ans, mise en examen pour «dégradation de biens publics en réunion et violence volontaire contre agents de la force publique», figure également parmi les premiers créateurs des CAL. Son grand frère n'est jamais très loin d'elle. Protecteur, il lui téléphone régulièrement pour savoir si la jeune fille scolarisée à Nanterre (Hauts-de-Seine) n'a ni soif ni faim, alors qu'elle occupe avec ses troupes le toit d'une annexe du ministère de l'Éducation nationale, le 20 avril dernier. Le militantisme chez les Salingue, c'est une affaire de famille. Pauline appartient à la Ligue communiste révolutionnaire tout comme son frère, étudiant, et son père, inspecteur du travail. La belle-mère milite dans une organisation propalestinienne. Pauline porte d'ailleurs souvent un keffieh autour du cou. Le portable de cette petite blonde à la voix énergique et cassée à force de donner des interviews est toujours encombré de messages.
Adrien, Antoine, Salah, Mayssa, Rémi, Bruno, Olivier, Claire, ont entre 15 et 19 ans, sont enfants de psychanalystes, d'enseignants, d'infirmière, de musicien, de commerçants ou de chômeurs. Ils viennent le plus souvent de Seine-Saint-Denis, des Hauts-de-Seine ou de Paris. La coordination nationale lycéenne, dont quelques dizaines de membres comparaîtront dans les prochaines semaines, rassemble des jeunes souvent fortement politisés. Beaucoup militent aux JCR (Jeunesses communistes révolutionnaires), à la LCR, la CNT (Confédération nationale du travail) ou Alternative libertaire. Mais ils sont aussi nombreux à se dire apolitiques et à affirmer ne s'être «réveillés» qu'au moment de la loi Fillon. La plupart assurent cependant avoir pris goût à l'action politique «lorsque Le Pen est arrivé au deuxième tour de la présidentielle». Ils ont parfois manifesté contre la guerre en Irak. D'autres enfin se disent proches des idées altermondialistes, se sont déplacés à Annemasse il y a deux ans pour protester contre la tenue du G 8 à Evian, puis à Gênes. Parfois avec leurs parents.
lefigaro.fr, Marie-Estelle Pech, [24 mai 2005]
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(Mai 2005)
Il y a ceux, encore très rares, dont le sort a déjà été scellé (au Mans, à Angers ou Bayonne) et ceux, beaucoup plus nombreux, dont le tour viendra bientôt comme Samuel, une quarantaine de lycéens, à
Paris, Bobigny ou ailleurs, font l'objet de poursuites judiciaires. Tous ont été interpellés au cour
des manifestations lycéennes, généralement apres la mi-mars, quand le mouvement a commencé à se radicaliser sous les coups de boutoir de la Coordination lycéenne.
Mineurs ou jeunes majeurs, les lycéens sont accusés de dégradations de biens publics, d'outrages ou de violenœs contre des agents de la force publique. Mercredi prochain, Salah, Adrien et Antoine comparaîtront devant la chambre correctionnelle de Paris. Rebelote le lendemain à Pontoise puis le 16 juin, de nouveau à Paris. Seront ensuite convoqués les cinq mineurs mis en examen à Bobigny puis les neuf jeunes poursuivis à la suite de l'occupation d'une annexe du ministère de l'Education, le 20 awil dernier. Elle s'était sol- dée par 170 interpellations et plus de 70 000 ~ de dégâts ma- tériels (ordinateurs balancés, bureaux cassés...).
Pauline Salingue, égérie - avec Samuel Morville - de la Coordination lycéenne, fait partie du dernier lot « Bien sûr que je suis inquiète, parce que je risque de la prison. Surtout, j'ai vu, au procès de Sam, la tournure que les choses prennent: totalement démesurées. Deux heures de procès pour une histoire comme celle-là, c'est du délire. »
« Scandaleux »
Hier, face à une meute de caméras et de micros, devant le palais de justice de Paris, Samuel a répété en boucle la même phrase : «Aujourd'hui, ce ne sont pas des individus qui sont jugés, mais un mouvement social qui a beaucoup déplu au gouvemement. Le but du jeu, c'est de nous criminaliser. » Aux dires de la ligue des droits de l'homme ou de la FCPE, principale fédération de parents d'élèves, c'est la première fois que les lycéens - dont ce n'est pourtant pas le premier mouvement - sont ainsi poursuivis. « C'est d'autant plus scandaleux que ce mouvement était plutôt calme, par rapport aux précédents », se souvient Jean Pijon, administrateur de la FCPE-Paris et membre du collectif antirépression du mouvement lycéen, qui reunit de nombreux partis et associations de gauche. «Moi, c'est la suite des procès qui me fait peur.
Pour Samuel il y avait beaucoup de monde, mais pour les autres? S'ils sont moins bien épaulés, ils risquent d'être passés à la moulinette », s'alarme-t-il, en soufflant:« Je leur avais dit tellement de fois de ne pas rester en queue de cortège. C'est là qu'on se fait attraper par les flics. »
C.D.S., Le Parisien, 26 mai 2005, p. 10
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L'élève Morville collé pour cinq mois avec sursis
La lourde condamnation du leader lycéen dépasse les réquisitions du parquet.
«Scandale», «vengeance sociale», «démesure», «punir la jeunesse» : les réactions indignées à la condamnation à une peine de prison de l'un des leaders du mouvement lycéen, ont fusé hier de toutes les voix de gauche.
Dommages-intérêts.
Samuel Morville, 18 ans, lycéen à Sophie-Germain, à Paris (4e), a été condamné par le tribunal correctionnel de Paris, présidé par Etienne Fradin, à 5 mois de prison avec sursis et 500 euros de dommages-intérêts. Il n'était poursuivi que pour un simple «outrage à agent», alors qu'il était à la tête de la contestation musclée de la loi Fillon.
Sa condamnation révolte les Verts. «Punir la jeunesse, c'est le seul projet du gouvernement ?», s'insurgent-ils dans un communiqué. Les sénateurs communistes et la FSU, première fédération de l'éducation, réclament l'abandon de toutes les poursuites engagées contre les lycéens. La fédération SUD-PTT dénonce une «scandaleuse condamnation» et y voit «une nouvelle atteinte au droit de manifester et de s'organiser». La Ligue des droits de l'homme évoque une «vengeance sociale». Membre du comité de soutien aux lycéens poursuivis, la LDH ajoute qu'«il est insupportable que l'absence de débat démocratique [...] conduise à ce que des lycéens voient leur vie hypothéquée par des poursuites judiciaires aussi intempestives qu'excessives». Julien Dray, porte-parole du PS, estime que «le tribunal aurait mieux fait de s'inspirer de la jurisprudence Barthez en en restant à une réponse civique plutôt que répressive». Le joueur, qui avait craché sur un arbitre au Maroc, n'a été poursuivi que par ses pairs.
La condamnation du lycéen dépasse de loin les réquisitions du parquet. Samuel Morville s'était fait interpeller à l'issue d'une manifestation, le 31 mars. Le commissaire de police chargé d'encadrer le rassemblement avait accusé Samuel de lui avoir craché en plein visage et lancé «fils de pute, va enculer ta mère !» Ce que nie le lycéen. Tout en le traitant de «primodélinquant», le procureur avait requis 100 jours amende à 5 euros, soit 500 euros. Samuel, qui entend faire appel, semblait hier profondément choqué : «Ça augure mal pour tous ceux qui comparaissent ces jours-ci devant les tribunaux. On veut clairement couper des têtes et écraser le mouvement social.» Son avocate, Me Irène Terrel, souligne la «démesure» de la condamnation. Elle entend demander la nullité du jugement : «L'audience était présidée par un juge unique, qui m'a refusé l'audition de deux témoins. C'est extrêmement grave car Samuel était convoqué devant le tribunal sur de strictes accusations de policiers. Or, quand la procédure est uniquement policière, seuls des témoins peuvent apporter des preuves contraires.» L'avocate voit dans la condamnation infligée à son client la volonté de «faire des exemples, mais c'est raté. Une telle condamnation ne peut que jeter de l'huile sur le feu. Le mouvement lycéen demandait plus de justice, on lui répond par l'injustice. C'est lamentable».
Filtrage.
Craignant une manifestation de lycéens à la lecture du jugement, un important dispositif policier encadrait hier le Palais de justice de Paris. Station de métro fermée, filtrage des entrées du Palais. Car, mardi, des lycéens venus soutenir deux autres jeunes convoqués à la barre avaient bruyamment protesté avant d'être évacués manu militari. Des avocats s'étaient insurgés de la violence de l'évacuation, dénonçant une «volonté de criminaliser une poignée de lycéens». Hier, d'autres avocats ironisaient sur «l'état de siège» au Palais de justice. Un dispositif d'autant plus inutile que les lycéens ne sont pas revenus : ils ont filé dans le Val-d'Oise soutenir un des leurs attendu devant le tribunal correctionnel de Pontoise.
Par Marie-Joëlle GROS, jeudi 02 juin 2005 (Liberation - 06:00)
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Crémation gelée par la justice
La famille d'Amar Bergham se déchirait à propos de ses funérailles. La cour d'appel a tranché : il sera inhumé selon la tradition musulmane.
Musulman un jour, musulman toujours ? Amar Bergham, Français d'origine algérienne, ne sera pas incinéré comme le souhaitaient ses enfants, mais inhumé selon la tradition musulmane comme le réclamait sa veuve. Ainsi en a décidé, vendredi, la cour d'appel de Paris, mettant un terme à un feuilleton à rebondissements.
Porte close.
Le 13 mai, Amar Bergham meurt d'un cancer à Lille (Nord) à l'âge de 55 ans. Ses trois enfants, nés d'un premier lit, décident de le faire incinérer. Selon eux, il s'agit là d'un voeu de leur père qui aurait apostasié.
L'islam interdit en effet la crémation. Mais sa veuve, Amina Ramdani, s'oppose à la volonté des enfants. Saisi par ces derniers, le tribunal d'instance de Lille leur donne raison. Amina Ramdani a vingt-quatre heures pour faire appel. Hélas, lorsqu'elle se rend au tribunal pour déposer son pourvoi, elle trouve porte close. Nous sommes le samedi 21 mai et l'administration est en week-end. Lundi, la cour jugeant le délai dépassé, déclare l'appel de la veuve irrecevable. Celle-ci saisit alors la Cour de cassation qui, admettant l'empêchement, transmet le dossier à la cour d'appel de Paris pour un jugement sur le fond.
Vendredi, celle-ci s'est donc prononcée. Donnant raison à Amina Bergham. Dans leur arrêt, les magistrats expliquent le cheminement de leur pensée : «Amar Bergham [n'ayant] laissé aucun testament ni autre écrit contenant des dispositions de dernières volontés quant à l'organisation de ses funérailles (...), il convient de rechercher par tous moyens quelles pouvaient être ses intentions.» Sur ces dites intentions, les parties ne sont pas d'accord.
«Concession».
Les enfants affirment que «leur père, qui était athée, avait à plusieurs reprises ayant déjà été atteint d'un premier cancer en 1984 , devant des personnes différentes, exprimé sa volonté de se faire incinérer et qu'il avait pris une concession dans un colombarium». La veuve «soutient que son mari était de confession musulmane, n'a jamais répudié sa religion, même s'il n'était pas très pratiquant, quoique respectant certaines coutumes, et qu'il n'a jamais souhaité être incinéré».
Ce que confirme la maîtresse du défunt... selon laquelle Amar Bergham aurait déclaré la veille de sa mort «vouloir être enterré». Faute de pouvoir débrouiller les intentions de l'intéressé, la cour d'appel de Paris a tenté de déterminer si Amar Bergham devait toujours être considéré comme musulman.
Les magistrats ont répondu oui. Arguant que les enfants n'avaient pas apporté «la preuve d'un acte d'apostasie», et que leur père «était de tradition musulmane», «avait vécu huit ans en Algérie pendant son premier mariage» où sont nés «deux de ses enfants, l'aîné étant né au Maroc», «a épousé en 2004 une musulmane», la cour a décidé que le défunt serait inhumé selon le rite musulman. Vendredi, l'avocat des enfants, Me Berton a indiqué qu'il allait déposer un pourvoi.
Par Catherine COROLLER, samedi 04 juin 2005 (Liberation - 06:00)
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lundi 28 novembre 2005, 19h24 Dominique de Villepin pire que Nicolas Sarkozy... sur la route
PARIS (AP) - Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy sont épinglés pour la conduite de leurs chauffeurs dans l'hebdomadaire "Auto Plus" de mardi.
Si le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur étaient pénalisés pour les infractions routières commises par leur voiture officielle, ils auraient perdu respectivement 75 et 40 points de permis sur une distance parcourue de 50km!
Les journalistes de l'hebdomadaire ont suivi les déplacements des deux hommes pendant trois semaines, dans la capitale et à l'extérieur, mesuré leur vitesse à l'aide d'un radar perfectionné et "immortalisé" les fautes grâce à un appareil photo et une mini-caméra numérique.
Photographies à l'appui, "Auto Plus" recense les différentes infractions au code de la route allant des feux rouges brûlés, rues prises à contre-sens (soit -60 points pour Villepin et -32 pour Sarkozy), les excès de vitesse (-5 points pour les deux membres du gouvernement) et les incivilités comme emprunter la file des bus (-10 points pour le Premier ministre et -3 pour le ministre de l'Intérieur).
Pire, un motard de la police qui ouvrait le convoi de Nicolas Sarkozy a été victime d'un accident sans gravité en voulant griller un feu: il a percuté une voiture arrêtée au feu devant l'esplanade des Invalides...
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Le ministère de l'Intérieur a réagi en soulignant dans un communiqué lundi soir que les déplacements du ministre "s'effectuent conformément aux règles de sécurité".
"Les menaces liées à la fonction du ministre de l'Intérieur, comme d'ailleurs à d'autres autorités de l'Etat ou personnalités étrangères justifient l'adoption de certaines mesures particulières de protection. Il en est ainsi lors des déplacements routiers et les mesures mises en oeuvre prennent toujours en compte la sécurité des tiers", précise le ministère dans un communiqué.
Sur la route, ainsi, "les déplacements s'effectuent dans un environnement sécurisé afin d'éviter tout danger pour les autres usagers: le véhicule des autorités, en l'occurrence du ministre est précédé de motards de la police nationale qui fixent les règles et le rythme de progression (vitesse, priorité notamment) et s'assurent du mouvement des véhicules en sécurité".
En outre, "conformément aux dispositions du code de la route (art. R. 411-28), il est rappelé que les injonctions données par ces agents prévalent sur toutes signalisations, feux de signalisation ou règles de circulation. L'ensemble de ces conditions sont réunies lors des déplacements du ministre", conclut le communiqué. AP
yahoo.fr, actualités, lundi 28 novembre 2005, 19h24
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"Pas question de céder", disaient-ils ...
"C'est comme à Verdun, on ne passe pas !"
Dominique de Villepin
l'a dit le 12 mars (2006) à la télé: " La loi votée
s'appliquera." Pas question de
céder à la rue. Négocier quelques aménagements à la loi, oui. La retirer, non. En
privé, devant ses collaborateurs, le
Premier ministre est plus catégorique encore : " Je ne céderai pas." On croirait entendre ses prédécesseurs! Tous ont dit
haut et fort qu'ils tiendraient bon face à
la révolte des jeunes.
Tous ou presque ont fini par reculer.
1986.
Jacques Chirac
est à Matignon et
François Mitterrand
à l'Elysée. Comme
aujourd'hui, les jeunes
sont dans la rue. Ils demandent le retrait du
projet de loi Monory-Devaquet, qui prévoit
l'autonomie des universités, l'augmentation des
droits d'inscription et
une sélection accrue.
"C'est le Parlement qui
vote les lois, pas la rue "
déclare le ministre de l'Intérieur, Charles Pasqua
, pourtant favorable au retrait. "Si on retire le projet il n'y a plus de gouvernement " dit
René Monory
, le ministre de l'Education.
Chirac, prudent, préconise de la " souplesse". Le 27 novembre, 500 000 jeunes défilent dans Paris. Le 5 décembre, lors
de manifestations violentes, réprimées très
violemment, un jeune, Malik Oussekine,
frappé par les policiers, meurt. L'émotion
est immense.
Devaquet
est contraint à la
démission, le projet de loi est retiré.
Chirac ne se remettra jamais vraiment de cet échec. En 1988, il est étrillé par Mitterrand à la présidentielle.
1994.
Cette fois, c'est Balladur
qui est à
Matignon, Mitterrand est toujours à l'Elysée. Comme Villepin aujourd'hui, le
Premier ministre veut faciliter l'emploi des jeunes. Comme lui, il pense que le
meilleur moyen est encore de prendre des mesures séduisantes pour le patronat.
Il invente le CIP : les jeunes pourront être payés en dessous du salaire minimal. Le projet est adopté à l'Assemblée nationale, mais les manifestations se multiplient. Le 4 mars, à Lyon, Balladur réaffirme: «J'ai dit que Je ne retirerai pas ces décrets. Ils ne seront donc pas retirés."
Comme Villepin, qui compare aujourd 'hui sa résistance à la guerre de 14-18, le ministre du Travail de l'époque, Michel Giraud, martial, lance aux contestataires: "C'est comme à verdun, on ne passe pas!"
Et quelques jours plus tard, sous la pression de la rue, Balladur enterre le CIP. Sa popularité chute moins lourdement que celle de Villepin aujourd'hui, et six mois plus tard elle s'est redressée. Mais les jeunes lui préféreront Chirac à la présidentielle de 1995.
Décembre 1993.
Un an avant l'affaire du CIP et neuf mois seulement après la Berezina législative de la gauche, le même Balladur fait adopter une proposition de loi visant à abroger la loi Falloux. Il s'agit de développer l'eneignement privé en faisant financer ses investissements par l'argent public. Cette fois, les jeunes ne sont plus seuls dans la rue. Les enseignants, les syndicats, les parents de l' eneignement laïque, les partis de gauche les ont rejoints.
Comme aujourd'hui, le Conseil constitutionnel est saisi. Les Sages offrent une porte de sortie au gouvernement. Ils jugent en effet certaines dispositions de la loi anticonstutionnelles, à la veille d'une manifestation qui réunit près d'un million de personnes. On ne reparlera plus de la loi.
C'est de ce scénaio-là que certains rêvent aujourd'hui à l'UMP. Le gouvernement Villepin céderait à la décision des juges et non pas à la pression de
la rue.
1995.
En 1995, fort de l'appui du président Chirac, qui vient d'être élu, et d'une majorité parlementaire pléthorique, Alain Juppé lance son plan de "sauvegarde de la Sécurité sociale".
Il a été préparé dans le plus grand secret, sans concertation, comme le CPE de Villepin. Comme lui, il est approuvé par les députés de la majorité. Trois semaines plus tard, le pays est paralysé par la plus grave crise sociale que la France ait connue depuis 1968.
Comme
Villepin aujourd'hui, Juppé, droit dans ses
bottes, jure qu'il ne cédera pas. Le gouvernement finit par reculer, les principales mesures
du plan Juppé
sont enterrées et le pouvoir chiraquien est affaibli.
La droite, décidément mal inspirée lorsqu'il s'agit de la jeunesse, reculera encore en
1995 : elle retire le projet Fillon
sur les IUT.
Pour reprendre la main, le président décide, sous l'impulsion de Villepin , de dissoudre l'Assemblée, en 1997. Il perd la majorité et s'impose une cohabitation de cinq ans avec Jospin.
Dans ce concert, Jean-Pierre Raffarin
fait
presque figure d'exception. Certes, il a beaucoup reculé lui aussi, notamment sur la réforme du licenciement, l'amnistie fiscale,
l'allocation spécifique de solidarité, le contrôle
des chômeurs ou le lundi de Pentecôte.
Mais il a tenu bon sur les retraites, malgré une forte contestation. Sans doute parce que l'opinion avait globalement compris qu'il fallait réellement trouver des solutions.
Et plus récemment, en 2003, c'est au tour de la loi Ferry
sur l'autonomie des universités d'être jetée aux oubliettes.
Il est vrai qu'il est difficile de gouverner
longtemps contre l'opinion. De Gaulle
lui-même
en avait fait l'expérience en
1963. Les Français n'avaient pas accepté
que le pouvoir reste sourd aux revendications des mineurs, et qu'il utilise la réqusition pour tenter de casser leur
mouvement de grève.
Le gouvernement
Pompidou
finira par accorder des augmentations de salaire très proches de celles revendiquées au début du mouvement
par les « gueules noires ». Cet affrontement social que de Gaulle qualifiera de
" triste épisode" lui vaudra une chute de popularité sans précédent. Mais surtout il
déportera durablement le gaullisme vers
la droite.
Mitterrand en 1984
Une droite qui n'a pas le monopole de
la capitulation. En 1984, François
Mitterrand retire lui-même le projet
Savary
après les manifestations géantes en
faveur de l'enseignement privé à
Versailles, puis à Paris.
Il annonce sa décision de faire
un référendum
(visant à réformer la Constitution) pour
autoriser un
autre référendum sur le statut de l'école
privée.
En fait,
il enterre le projet. Il confie ensuite à Jacques
Attali
: "Voilà comment j'aime
gouverner. En choisissant le terrainé sans me
le laisser imposer. Nous étions encerclés. Nous
sommes sortis. En France [. . .] il faut aller au
paroxysme avant de résoudre les crises. Mais
on n'en sort jamais sans perte. »
D'autant moins désormais que l'opinion se solidarise presque toujours avec ceux qui contestent. Aujourd'hui, deux Français sur trois sont favorables au retrait du CPE (CSA pour « le Parisien »).
Alors, faut-il croire Villepin lorsqu'il affirme qu'il préfère partir plutôt que recu1er? Ses proches le pensent. Il est vrai que
l'homme a une telle idée de lui-même,
une telle certitude d'avoir toujours raison
qu'il en est capable. "Je ne suis pas
Balladur» a-t-il confié. Il n'a pas dit: je
ne suis pas Chirac, mais il le pense.
Villepin ne connaît qu'un modèle: de
Gaulle.
Robert Schneider, Le Nouvel Observateur, 23-29 mars 2006, pp. 52-53
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30.01.2007 10:21 La police française fait des prélèvements ADN pour retrouver les voleurs du scooter du fils de Sarkozy
La police française a utilisé des prélèvements ADN pour retrouver les voleurs du scooter d'un des fils de Nicolas Sarkozy.
Trois personnes ont été mises en examen, selon le "Parisien". Le quotidien précise qu'une fois l'engin récupéré, dans la nuit du 17 au 18 janvier, soit dix jours après le vol, "les enquêteurs ont poursuivi leurs investigations".
"Fait rare, un relevé d'empreintes et 2 prélèvements ADN ont été décidés pour accélérer l'enquête". Cette initiative a permis de localiser rapidement les malfrats. Sur les 85.167 vols de deux-roues en 2006, seuls 6.908 ont été élucidés, soit un taux de 8%. (SWISS TXT)
Télé Suisse Romande, 30.01.2007 10:21
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vendredi 9 février 2007, 9h26 Thomas Hollande se serait aussi fait voler son scooter PARIS (Reuters) - Comme pour le fils de Nicolas Sarkozy, les policiers avaient déployé les grands moyens après le vol, en 2003, du deux roues du fils Hollande-Royal, Thomas, écrit Le Parisien.
Le quotidien, qui revient sur la polémique provoquée par le recours aux test ADN dans l'enquête sur le vol du deux roues du fils du ministre de l'Intérieur, souligne que la même énergie a été déployée dans l'affaire Hollande. Il précise qu'en novembre 2003, la police parisienne avait été dessaisie au profit de la section criminelle de la 2ème division de police judiciaire et que des tests ADN avaient été également effectués. Toutefois, l'enquête sur le vol du scooter du fils du premier secrétaire socialiste et de la candidate socialiste n'avait pas abouti, contrairement à celle ouverte pour le fils du candidat de l'UMP à l'élection présidentielle. Fin janvier, des élus responsables socialistes et UDF avaient estimé que l'Etat "n'était pas au service de la famille Sarkozy". Le ministre de l'Intérieur s'était déclaré triste que de tels arguments soient utilisés contre lui. "En 2006, on a retrouvé 7.000 scooters volés, on a procédé à 30.000 analyses capillaires (...) Est-ce qu'il ne faut pas faire d'analyses d'ADN ? Est-ce qu'il ne faut pas rechercher un scooter parce que c'est celui d'un des mes enfants ?", avait-il demandé.-------
La comparution de Jean Sarkozy fixée au 4 décembre (2007)
AP - Mardi 11 septembre, 10h53 PARIS -
Le fils cadet de Nicolas Sarkozy, Jean, sera jugé le 4 décembre pour "délit de fuite" par le tribunal correctionnel de Paris, à condition que le plaignant, M'Hamed Bellouti, verse d'ici le 12 novembre une consignation de 850 euros à l'appui de sa plainte.
Jean Sarkozy n'était pas présent à l'audience mardi matin.Le 10 octobre 2005, M'Hamed Bellouti s'est fait emboutir sa voiture place de la Concorde par un scooter qui a pris la fuite. Il a eu le temps de noter l'immatriculation et contacte son assureur qui écrit au propriétaire du scooter en janvier 2006.
En février 2006, la victime présumée porte plainte, qui sera égarée un mois plus tard. Cependant l'assureur a gardé une trace du document et fera connaître l'identité du conducteur du scooter à M. Bellouti. Le frère de ce dernier, militant UMP, se rendra même au QG de campagne de Nicolas Sarkozy où il sera reçu par une secrétaire.-------
L’homme percuté par le fils Sarkozy harcelé au téléphone RENAUD LECADRE Libération QUOTIDIEN : mardi 22 janvier 2008
Deux poids, deux mesures. La famille Sarkozy semble conçue pour valider l’adage. Louis, 10 ans, fils de Nicolas et Cécilia, a récemment été victime de menaces téléphoniques sur son portable : «Tu vas mourir !» Comme l’a révélé le Point, deux hommes ont promptement été arrêtés et seront jugés en correctionnelle dès le mois prochain. M’Hamed Bellouti, 37 ans, ne bénéficie pas d’une telle sollicitude judiciaro-policière. Lui-même fait l’objet de menaces téléphoniques : «Tu as bien trois enfants ?» Mais sa main-courante déposée en décembre auprès de la gendarmerie reste lettre morte. Quel rapport entre les deux affaires ? M’Hamed Bellouti semble avoir eu le tort de porter plainte contre Jean Sarkozy, 21 ans, fils cadet de Nicolas (Libération du 11 septembre 2007), suite à un banal accident de la circulation : en octobre 2005, le scooter de Sarkozy junior aurait embouti la BMW de M’Hamed, place de la Concorde. Les dégâts matériels ne sont pas énormes : 260 euros pour réparer le pare-choc. L’assureur a très vite retrouvé l’identité de l’illustre scootériste, dont la plaque d’immatriculation avait été relevée. Lequel ne répond pas. M’Hamed se résout à porter plainte, mais le commissariat égare le bout de papier… Par contre, la police fait preuve d’une remarquable célérité lorsque, en janvier 2007 à Neuilly, Sarkozy fils se fait dérober son scooter. Au moyen d’un dépistage ADN, l’engin est retrouvé en moins de dix jours. Pendant ce temps, M’Hamed Bellouti persiste à réclamer ses 260 euros. Faute de diligence policière, il se résout à citer Sarko junior en correctionnelle. Une audience de procédure se déroule en septembre dernier, objet d’un premier tapage médiatique. Une semaine plus tard, premier appel anonyme - le numéro de portable de M’Hamed Bellouti figurant sur sa plainte. «Une voix métallique, déclinant des informations détaillées qui m’ont refroidi.» Après avoir évoqué un rendez-vous avec son avocat, nouveau coup de fil : «Ce sera l’occasion de se voir.»Le procès Bellouti contre Sarkozy devait avoir lieu le 4 décembre. Me Thierry Herzog, avocat de Sarkozy père et fils, obtient alors un report de six mois, le temps de diligenter une expertise, la BMW ayant subi un autre accident. Extravagante audience, pour une simple affaire de 260 euros, généralement expédiée en dix minutes. Jean Sarkozy : «Je ne reconnais pas les faits qui me sont reprochés.» Le président : «Le tribunal estime qu’une expertise contradictoire s’impose, dans le souci d’une manifestation de la vérité.» Le procureur : «Je m’en remet à la sagesse du tribunal.» La défense de M’Hamed Bellouti avait alors fait venir un témoin de l’accident. Peu après, la mère de ses enfants reçoit à son tour un appel anonyme : «On s’occupera de vous.» Elle habite pourtant en Suède… «C’est la preuve qu’ils ont des moyens, s’inquiète M’Hamed Bellouti. Je n’accuse personne, le destin s’est simplement abattu sur moi depuis qu’un connard m’est rentré dedans.» Mais que fait la police ?------
Rebondissement dans l'affaire du scooter de Jean Sarkozy Reuters - Vendredi 15 février, 11h00PARIS (Reuters) -
L'affaire de l'accident dans lequel aurait été impliqué Jean Sarkozy, fils cadet du chef de l'Etat, qui occupe assurances, police et justice depuis deux ans et demi, a connu un nouveau rebondissement avec les réticences d'un expert judiciaire, apprend-on de source judiciaire.
Désigné par le tribunal correctionnel de Paris le 3 décembre dernier, fait exceptionnel dans un litige de ce type portant sur 260 euros, l'expert devait dire si les dégâts constatés sur le véhicule du plaignant, M'Hamed Bellouti, étaient ou non compatibles avec un choc avec un scooter. Dans une note envoyée aux parties, Michel Gilabert lance une mise en garde sur les limites de sa mission car, dit-il, les faits sont très anciens - octobre 2005 - et il n'est donc plus possible de voir les véhicules dans leur état initial, a-t-on précisé de source judiciaire. Cependant, contrairement à ce qu'écrit Le Parisien vendredi, l'expert n'a pas jeté l'éponge et confirme dans sa note qu'il réalisera bien le travail pour lequel il est mandaté. L'affaire sera plaidée le 25 juin prochain avec un rapport de l'expert, concluant ou pas. Jean Sarkozy est accusé d'avoir pris la fuite après avoir endommagé une voiture avec son scooter le 14 octobre 2005, place de la Concorde à Paris. Son avocat, Thierry Herzog, dit qu'il s'agit d'une affaire montée de toutes pièces et a produit à l'audience de décembre les résultats d'une expertise privée selon laquelle le scooter n'avait pu produire les dégâts allégués par le plaignant. Ce dernier, qui se dit militant UMP, réclame à Jean Sarkozy 260,13 euros pour les réparations de sa voiture et 4.000 euros de dommages et intérêts. M'Hamed Bellouti explique avoir saisi le tribunal parce que le commissariat du XVIe arrondissement n'a donné aucune suite à l'affaire et que trois courriers envoyés par son assureur à celui de Jean Sarkozy sont restés sans réponse. Jean Sarkozy avait déjà attiré l'attention des médias début 2007 quand il est apparu que la police avait eu recours à une recherche d'empreintes génétiques pour retrouver son scooter qui avait été volé. La gauche avait estimé qu'il faisait l'objet d'un traitement de faveur, la recherche d'ADN étant normalement réservée aux affaires importantes.-------
Le Parisien Dimanche, 17 février 2008, p.6 Jean Sarkozy, le putschiste C'EST ISABELLE BALKANY, l'amie de la famille, qui parle. Des mots d'amour pour celui qu'elle considère déjà comme un futur leader, un jeune homme au potentiel insoupçonné: «Jean, c'est un diamant brut. Un garçon épatant, intelligent, charismatique, doté d'un vrai esprit de synthèse et d'analyse. Quelqu'un de parfaitement calme. Et avec ça, très attachant » Pas moins !
Le grand public, lui, a peut-être une autre image de Jean Sarkozy, 21 ans, 1,80 m, crinière blonde et sourire enjôleur, embringué ces derniers jours dans le tumulte des élections municipales à Neuilly. On l'a vu il y a quelques mois soutenir « à mort » - c'était son mot - David Martinon et faire les marchés avec lui. Puis le lâcher en rase campagne, sans états d'âme apparents.
Un dessin de Plantu publié à la une du « Monde », le 12 février, le montre sur les épaules de Nicolas Sarkozy en train de planter des couteaux dans le dos de l'infortuné Martinon. « Ça va ? C'est bien comme ça, papa? » interroge le fils. « Je lui ai tout appris », répond le père qui a démarré sa canière politique en subtilisant la mairie de Neuilly à son ancien mentor, Charles Pasqua ... Un stage dans la bergerie ... d'Yvan Colonna Jean Sarkozy ne sera pas maire, en tout cas pas cette fois. A la demande de son père, inquiet pour lui, il ne figurera sur aucune liste. Ni sur celle du l'ancien dissident JeanChristophe Fromantin, finalement adoubé par l'UMP. Ni sur celle de l'ex-patron de l'UMP locale Arnaud Teul1é, devenu à son tour dissident il y a quelques jours, après avoir défié les instances nationales du parti majoritaire. Comprenne qui pourra. Un élu des Hauts-de-Seine minimise le rôle du fils Sarkozy dans cet imbroglio municipal: «Au départ, il a soutenu loyalement David Martinon, assure-t-il. Puis il a vu que la mayonnaise ne prenait pas. Il a averti son père, a demandé un changement de campagne. Quand le pustch a pris corps, il a suivi, bien sûr, mais il n'était pas le donneur d'ordre. » Depuis qu'il est enfant, le deuxième fils du chef de l'Etat vit à Neuilly, villa Madrid, à deux pas du bois de Boulogne, chez sa mère, Marie-Dominique Culioli, la première épouse de Nicolas Sarkozy. Une Corse d'origine. Dans son adolescence, alors qu'il passait ses vacances d'été sur l'Ile de Beauté, Jean avait fait un stage dans la petite bergerie ... d'Yvan Colonna! Il gardait les chèvres sur les collines qui surplombent la baie de Cargèse. Adeline Herny et Pauline Revenaz, auteurs de « Neuilly village people » (Editions du Moment), le décrivent comme un jeune homme attentionné, ouvert aux autres, ayant le sens de l'entraide, fruit de son éducation religieuse à l'école Sainte Croix de Neuilly. « A 5 ans, les soirs de Noël,j'allais avec mes parents et mon grand frère distribuer des colis aux personnes seules », se souvient Jean Sarkozy. Aujourd'hui, il poursuit ses études à la Sorbonne, en deuxième année de droit. Une jeune femme qui le côtoie confie: « Cest un garçon sérieux à la fac, même si on le voit de façon irrégulière depuis que son père a été élu président » Alors que son frère Pierre, d'un an son aîné, s'intéresse au rap, Jean semble avoir une préférence pour le théâtre. Le producteur de spectacles Philippe Hersen l'a beaucoup côtoyé au cours des derniers mois.Jean Sarkozy avait été pressenti pour jouer dans sa pièce « Oscar » aux côtés de Bernard Farcy, Vincent Moscato et Sophie Tapie (la fille de Bernard). Mais il a finalement décidé de ne pas monter sur les planches du Théâtre du Gymnase, à Paris, où viennent de débuter les représentations. Il a été remplacé par Davy Sardou, fils de Michel.
Le phrasé et le débit de son père « Dès notre première rencontre, j'ai senti rapidement que Jean avait d'énormes possibilités pour se lancer dans une carrière d'acteur, confie Philippe Hersen. Il a travaillé sur plusieurs scènes avec Bernard Farcy. Les choses se sont vraiment bien passées entre eux. Pendant quatre mois, je me suis rendu compte que ce garçon avait à la fois le charisme, le talent et l'envie de réussir ses premiers pas de comédien. Il se rend d'ailleurs souvent au théâtre, ce qui montre son désir d'apprendre. » Le producteur de spectacles ne cache pas qu'il a été surpris de constater que « Jean a le même phrasé et le même débit que Nicolas Sarkozy ». Un mimétisme frappant pour tous ceux qui l'ont approché. Ce grand blond est aussi un jeune homme très amoureux. Depuis plus d'un an, il fréquente Jessica Darty, future héritière des magasins du même nom, dont la maman, Isabelle, s'est remariée avec le père de l'écrivain Amanda Sthers, l'ex-épouse de Patrick Bruel... On croise souvent ces deux jeunes gens pas tout à fait comme les autres, bras dessus, bras dessous, se promenant dans les rues huppées de la ville ou dejeunant au restaurant ChaCha sur l'île de la Jatte. C'était le temps de l'insouciance. Mais avec l'épisode violent et surmédiatisé des municipales à Neuilly, Jean Sarkozy est définitivement entré dans le monde des adultes.-------
Jean Sarkozy candidat aux cantonales à Neuilly-sur-Seine Reuters - Mercredi 20 février, 21h00PARIS (Reuters) -
Le fils cadet du chef de l'Etat, Jean Sarkozy, annonce sa candidature à la cantonale de Neuilly-Sud (Hauts-de-Seine) où il veut, dit-il, se battre tout en restant lui-même.
"Le moment est venu de m'engager au service d'une ville que je connais par coeur et que j'aime. J'ai envie d'être utile à cette ville pour laquelle j'ai un attachement profond, sincère. J'avais envie de me battre et notamment pour les autres. J'ai des choses à prouver", déclare l'étudiant en droit de 21 ans sur le site internet du Figaro. Jean Sarkozy, qui fait ses débuts en politique, précise avoir sollicité l'investiture UMP auprès du secrétaire départemental Jacques Gautier, ainsi que le soutien du Nouveau Centre. Il dit avoir pris sa décision "en accord" avec Arnaud Teullé, ancien candidat investi par l'UMP pour les cantonales, qui a finalement choisi de briguer la mairie. Arnaud Teullé, qui se présente sous l'étiquette divers droite, sera notamment confronté à Jean-Christophe Fromantin, soutenu par l'UMP et favori du scrutin selon un sondage Ifop. Jean Sarkozy avait soutenu David Martinon pour la municipale de Neuilly, avant de se désolidariser du porte-parole de l'Elysée le 10 février. David Martinon avait retiré sa candidature le lendemain. "Je n'ai jamais trahi personne", se défend le fils du président dans l'entretien au Figaro.fr. "Je regrette sincèrement l'incompréhension qui s'est installée (...) J'ai averti très régulièrement le candidat des problèmes que nous rencontrions. Je l'ai fait de la façon la plus franche qui soit", ajoute-t-il. Elu conseiller municipal de Neuilly à l'âge de 22 ans, Nicolas Sarkozy a été maire de cette ville de 60.000 habitants, l'une des plus riches de France, entre 1983 et 2002. A la question de savoir si le chef de l'Etat lui avait donné des conseils pour mener bataille, Jean Sarkozy répond : "Il m'a dit de rester moi-même et de prendre mes responsabilités". A ceux qui dénoncent une "monarchie élective", Jean Sarkozy répond que "la démocratie se porte bien en France". "Cette critique est particulièrement de mauvaise foi. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il y a du suspense, que les élections ne sont pas jouées d'avance à Neuilly", ajoute-t-il.--------
Jean Sarkozy a fait sa rentrée de conseiller général
NOUVELOBS.COM | 21.03.2008 | 12:09
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Le Parisien Dimanche, 23 mars 2008, p. 5, NATHALIE SEGAUNES Municipales « Le maire, c'est le père »
A 83 ANS, SERGE DASSAULT, le maire prodigue de Corbeil-Essonnes, a été reconduit vendredi soir par son conseil municipal pour un troisième mandat. Mais dans une ambiance particulièrement houleuse, les « Ils ont triché» de la gauche répondant aux « On a gagné» de la droite, les « Dassault en prison» aux « Piriou voyou ».
Industriel et patron de presse, Dassault ne l'a en effet emporté le 16 mars que de 170 voix sur son adversaire communiste, Bruno Piriou, alors qu'il avait recueilli 52 % des suffrages dès le premier tour en 2001.
Un résultat serré propre à susciter la contestation d'une gauche persuadée qu'elle pouvait et devait cette fois l'emporter.
« Le Canard Enchaîné » révélait en décembre 2007 que Dassault avait versé un demi-million d'euros sur le compte personnel de l'un de ses conseillers municipaux, influent dans le quartier chaud des Tarterêts.
Dans la ville, les rumeurs de projets d'habitants des quartiers sensibles financés sur la cassette personnelle de Dassault sont légion. « Le centre-ville bourgeois a voté communiste et les quartiers populaires ont voté Dassault », observe un élu PS de l'Essonne, soulignant le paradoxe.
Fils de l'avionneur Marcel Dassault, qui avait pour habitude de distribuer les billets de 500 francs, ("Les huissiers de l'Assemblée se précipitaient pour lui retirer son manteau », se souvient un député), Serge Dassault a hérité d'un rapport à l'argent singulier. « Quelquefois, quand j'achète quelque chose, j'oublie ma monnaie », concède le milliardaire.
Reste que la ville, dirigée par les communistes jusqu'en 1995, penche à gauche. Ségolène Royal y a obtenu 55,61 % des voix à la présidentielle. Sans doute le bilan du maire a-t-il pesé dans l'élection « Il a fait un nombre incalculable de choses pour sa ville, estime ainsi Thierry Mandon, maire PS de RisOrangis. S'il n'était pas un bon maire, il n'aurait fait que 45 % des voix. » L'industriel, s'il ne « croit pas » qu'il sera de nouveau candidat en 2014 pour la mairie, a du mal à envisager la fin de son règne à Corbeil. «Le maire, c'est le père, explique-t-il. C'est lui qu'on va voir quand on a un problème, on croit que c'est un prestidigitateur qui a dans sa poche beaucoup de choses à donner.» En recevant ses administrés, Dassault y trouve son compte: «A ce poste,je vois comment vivent les gens. » S'il ne rempile pas aux municipales, il pourrait bien en revanche tenter de garder son siège de sénateur en 2011 : « Le Sénat, c'est beaucoup moins fatigant », lâche-t-il NATHALIE SEGAUNES--------
ELECTIONS
Nicolas Sarkozy s'est inscrit sur les listes électorales le 3 janvier
NOUVELOBS.COM | 02.04.2008 | 10:21
Pour pouvoir voter aux municipales de mars dernier, Nicolas Sarkozy s'est inscrit sur les listes électorales du VIIIe arrondissement de Paris le 3 janvier, alors que les listes étaient closes depuis le 31 décembre, affirme le Canard enchaîné dans son édition parue mercredi 2 avril.
Selon l'hebdomadaire satirique, "deux émissaires de l'Elysée" se sont rendus au bureau des élections de la mairie du VIIIe pour procéder à l'inscription du chef de l'Etat le 3 janvier. Le code électoral stipule qu'aucune inscription n'était plus possible après le 31 décembre 2007. Selon le Canard enchaîné, les deux émissaires ont fourni une attestation de résidence de Nicolas Sarkozy à l'Elysée antidatée, au 31 décembre, pour établir un bulletin d'inscription lui aussi antidaté. L'hebdomadaire cite comme sources des "confidences d'acteurs et de témoins" et des "incohérences informatiques et matérielles". "Je ne peux rien vous dire de plus" Nicolas Sarkozy votait jusque-là à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), mais depuis son déménagement il n'y avait plus aucune attache administrative. Sa radiation des listes électorales aurait donc pu être demandée devant un tribunal entre le 10 et le 20 janvier, le laissant dans l'incapacité de voter. Interrogé par le Canard enchaîné, le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant a déclaré qu'à "la fin de l'an dernier on s'est posé la question de faire voter le président sur son lieu de résidence. Je ne peux rien vous dire de plus". Le maire UMP du VIIIe arrondissement François Lebel s'est dit quant à lui pas "au courant": "je vais faire ma petite enquête interne", a-t-il assuré. AP--------
Jean Sarkozy, fiancé de Demoiselle Darty et patron de l'UMP au conseil général du 92
F.V. (avec source AFP)
LIBERATION.FR : lundi 16 juin 2008
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Accident de scooter
L'expertise favorable
à Jean Sarkozy contestée
Geoffroy Tomasovitch, Le Parisien, 21 juin 2008, p. 14
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Bastien Bonnefous - 20 Minutes, éditions du 26/06/2008 - 07h13 dernière mise à jour : 26/06/2008 - 07h13
Le « délit impossible » de Jean Sarkozy Visage d'ange et voix douce de garçonnet marquée du même léger accent que son père, Jean Sarkozy explique à la barre : « Je n'ai à aucun moment été impliqué dans un accident de la circulation », jure-t-il. Le cadet du Président et nouvel espoir de l'UMP des Hauts-de-Seine, comparaissait hier devant le tribunal correctionnel de Paris. Il est accusé de délit de fuite après un présumé accrochage en scooter avec une BMW place de la Concorde, le 14 octobre 2005. Impossible selon le jeune homme de 21 ans : « Le jour de l'accident, j'étais au lycée Turgot et à l'heure de l'accident, 16 h 30, je devais suivre mes cours. »-------
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