19 février 2011 : Tunisie, après la révolution "américaine" Facebook, le maire de Paris pleure à Tunis, tandis que le jeune et dynamique ambassadeur Boillon choque les traditionnalistes tunisiens et s'excuse de parler vrai ... ; sa photo en ligne sur Copains d'avant scandalise les ultra-conservateurs (trices)

Celui qui aime les moines
Bertrand Delanoe

Décembre 2011 : Pour la défense des "mendiants" roms à Paris

Juillet 2011 : Essaie de survivre dans l'affaire DSK-Banon en soutenant Hollande
Juin 2011 : Après l'"affaire DSK" le soutien à Martine Delors dite Aubry épouse Brochen

Octobre/Novembre 2008 : Bien couillonné par Martine Aubry ; qui obtient 42 voix d'avance (137 117 votants) sur Ségolène Royal
Septembre 2008 : Delanoe en tête devant Royal
Mai 2008 : A la conquête du parti socialiste

Eric Hacquemand avec Rosalie Lucas Le Parisien , dimanche 04 mai 2008 Comment Bertrand Delanoë se prépare à prendre le PS

Face à Ségolène Royal, le maire de Paris s'engage franchement dans la bataille pour la succession de François Hollande en novembre.
Pour la conquête du titre de premier secrétaire, tremplin à une candidature à la présidentielle de 2012.

«Je serai là, je m'engagerai... » Bertrand Delanoë avait prévenu il y a deux semaines dans les colonnes du « Parisien ». Il tient promesse aujourd'hui.
Un premier document de travail pour alimenter la réflexion des socialistes en vue du prochain congrès début novembre, un livre d'entretien, des consultations à tout-va, une grand-messe avec ses soutiens politiques fin mai : le maire de Paris peaufine sa stratégie de conquête du PS et monte en puissance.
C'est, comme le dit le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis, « le bouger Delanoë ».

Son atout : la popularité

A vrai dire, le maire de Paris n'a pas réellement le choix.
Au PS, les prétendants à la succession du premier secrétaire, François Hollande, se bousculent au portillon. A l'instar d'un Pierre Moscovici ou d'un Julien Dray, les « quadras » ne cachent plus leurs ambitions.

Quant à Ségolène Royal, sa principale rivale au vu des sondages, c'est elle qui, pour reprendre le dernier slogan de campagne du maire de Paris, a pris « un temps d'avance » en lancant sur Internet sa nouvelle campagne participative.

Quel que que soit le scénario retenu (premier secrétaire du PS ? Candidat en 2012 ? Les deux ?), Delanoë doit bouger pour ne pas se laisser distancer. Il a choisi d'entrer « en phase d'accélération », selon le député parisien Patrick Bloche.

Son image de dirigeant « moderne » couplée à sa réussite à la tête de la capitale lui offre un atout majeur, confirmé par les sondages : il est populaire. Bien au-delà des rangs socialistes. Grâce à son prochain livre, Delanoë veut s'adresser aux Français, leur délivrer sa conception de la France et soigner sa stature de présidentiable.
Et, au sein du PS, il tente de fédérer les socialistes hostiles à la transformation du parti en un « simple club de supporteurs ». « Individuel et collectif : Delanoë marche en crabe », résume un proche. Pour élargir son réseau de sympathie, « Bertrand promet aussi aux uns et aux autres... », glisse un député.
Héritier désigné de Jospin, le maire de Paris ne pourra pas l'emporter avec le seul soutien de son mentor.
Pour l'enfant de Bizerte qui se déplacera en fin de semaine en Tunisie, c'est maintenant ou jamais.

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LEXPRESS.fr mercredi 16 avril 2008, mis à jour à 18:18 Tibet
Delanoë souhaite honorer le dalaï-lama

Lundi prochain, le Conseil de Paris se réunira pour la première fois depuis la réélection de Bertrand Delanoë. Le maire socialiste a annoncé qu'il proposerait à cette assemblée d'attribuer le titre de citoyen d'honneur de la ville au dalaï-lama pour affirmer le soutien des Parisiens à la cause tibétaine.

Bertrand Delanoë a annoncé mercredi qu'il proposerait "d'attribuer au dalaï-lama le titre de citoyen d'honneur de la Ville de Paris" lors du prochain Conseil de Paris, le lundi 21 avril.

Le maire socialiste souhaite "rendre hommage à un combattant de la paix, partisan inlassable du dialogue entre les peuples" et souligne que le prix Nobel de la Paix a "toujours su opposer, aux abus de la force, la sérénité de la tolérance".

Un acte fort pour affirmer le soutien de Paris à la cause tibétaine

"Paris souhaite également, par ce geste, assurer de son soutien fraternel le peuple du Tibet, qui cherche à défendre les plus élémentaires de ses droits : sa dignité, sa liberté, et tout simplement sa vie", précise Delanoë. "C'est leur existence en tant que peuple que les Tibétains tentent d'affirmer", ajoute le maire, affirmant que Paris est "solidaire de cette lutte".

Delanoë voit dans la personne du dalaï-lama "le point d'équilibre qui empêchera que la situation ne dégénère et qui, par sa force morale, sera un acteur déterminant du dialogue et de la paix". Il a expliqué que la ville de Paris souhaitait, à travers cette initiative, adresser un message d'apaisement dans une période "incertaine et troublée".

Le dalaï-lama pourrait rejoindre les cinq personnalités élevées depuis 2001 à la dignité de Citoyens d’honneur par un vote du Conseil de Paris. Parmi celles-ci figurent notamment l'opposante politique birmane Aung San Suu Kyi et la franco-colombienne Ingrid Betancourt, otage des Farc depuis février 2002.

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PS : Delanoë devance Royal d'une courte tête Leparisien.fr avec AFP 23.09.2008, 20h31 | Mise à jour : 24.09.2008, 09h01

Dans un sondage CSA publié mercredi dans nos éditions du Parisien et Aujourd'hui-en-France, le maire de Paris Bertrand Delanoë devance d'une courte tête Ségolène Royal (30% contre 29%) parmi les sympathisants socialistes interrogés sur la succession du premier secrétaire François Hollande.

A la question «parmi ces différentes personnalités, quelle est celle que vous souhaiteriez voir occuper le poste de premier secrétaire du Parti socialiste à la suite de François Hollande», Martine Aubry arrive en troisième position avec 18%. Suivent Pierre Moscovici (6%), Manuel Valls (5%), Julien Dray (4%). 4% des sondés ne se prononcent pour «aucune de ces personnalités». La différence avec 100% correspond aux sans-opinion.

Sondage réalisé par téléphone auprès de 1.083 sympathisants socialistes issus d'un cumul d'échantillons nationaux représentatif de 4.008 personnes, selon la méthode des quotas entre le 4 juin et le 4 septembre.

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Delanoë appelle à nouveau à voter Aubry AFP 21 novembre 2008

PARIS (AFP) — Bertrand Delanoë a de nouveau appelé, dans la nuit de jeudi à vendredi, les militants socialistes à voter pour Martine Aubry lors du second tour de scrutin destiné à élire leur premier secrétaire, jugeant sa désignation "décisive pour un PS en mouvement".

"Les militants ont voté", relève le maire de Paris dans un communiqué "et à l'issue de ce premier tour, je confirme bien entendu tout mon soutien à Martine Aubry. Sa désignation me semble décisive, pour un PS en mouvement et utile aux Français". "J'appelle les adhérents socialistes à voter massivement pour elle", ajoute-t-il.

M. Delanoë, dont la motion était arrivé deuxième avec 25% des voix des adhérents lors d'un premier scrutin interne le 6 novembre (c'est nous qui soulignons, dt), s'était déjà prononcé en faveur de la maire de Lille lundi, au lendemain du Congrès de Reims.

Il a tenu "également à saluer amicalement Benoît Hamon pour sa campagne, pleine d'énergie, de convictions et de dignité. Ce qu'il a porté, ce qu'il représente, devra vraiment enrichir notre travail collectif à venir", ajoute M. Delanoë.

M. Hamon a appelé dans la nuit à voter "massivement" pour la maire de Lille, qui affrontera au second tour l'ex-candiadte à la présidentielle Ségolène Royal.

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En Tunisie, les larmes de Delanoë REPORTAGE . De retour dans son pays natal après la révolution de Jasmin, le maire socialiste de Paris ne cache pas son émotion. Le Parisien, 20 février 2011, page 05

Un silence ému flotte dans la librairie Clairefontaine. Le visage masqué par ses mains jointes, Bertrand Delanoë tente de contenir son émotion. Son regard se voile. Le maire de Paris se détourne. Les larmes perlent au coin de ses yeux. Le silence s’étire douloureusement en cette fin de matinée.

A deux pas de l’avenue Bourguiba, principale artère de la capitale tunisienne, plusieurs dizaines de personnes patientent dans la petite librairie francophone à l’occasion de la parution des Mémoires de Mohamed Charfi, un intellectuel engagé qui a milité contre le durcissement du régime de Ben Ali au milieu des années 1990. L’ouvrage, interdit en Tunisie du temps du règne du président déchu, était paru en France en 2009, un an après la mort de son auteur, en 2008, accompagné d’une préface du maire de Paris, ami de longue date de l’homme politique.

Visiblement submergé par le chagrin, Bertrand Delanoë cherche ses mots. Faouzia, veuve de Mohamed Charfi, vole alors à son secours.

« Excusez-nous », susurre l’actuelle secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur, bouleversée elle aussi. Le maire de Paris parvient à reprendre ses esprits avant de rendre hommage à l’audace et au courage de « ce grand Maghrébin » qui n’aura pas eu le temps de vivre la chute de Ben Ali.

Au lendemain de son arrivée en Tunisie, Bertrand Delanoë, 60 ans, semble savourer la liberté nouvelle de ceux qu’il appelle ses « frères tunisiens ». Depuis la fin dumouvement populaire qui a contraint à l’exil Zine Ben Ali le 14 janvier, c’est la première fois que le natif de Tunis revenait en Tunisie. Un pays où il a passé les quatorze premières années de sa vie et où il séjourne, chaque année, dans sa villa de Bizerte, au bord de la Méditerranée.

Depuis vendredi, le maire de Paris se livre à un marathon de rendezvous dans la capitale tunisienne avec les acteurs de la nouvelle vie politique du pays. « C’est normal que je vienne après la révolution. Je suis tunisien », glisse-t-il. Et à ceux qui s’aventureraient à railler l’opportunité de son séjour, Delanoë rappelle une anecdote. « En 2004, lors de ma dernière visite officielle, j’avais rendez-vous avec le président Ben Ali. Il m’a fait savoir qu’il y avait deux personnes qu’il ne voulait pas que je voie. Mohamed Charfi et mon ami Mokhtar Trifi (NDLR : président de la Ligue tunisienne des droits de l’homme). Je les ai vus. Le président a annulé notre entrevue », raconte-t-il.

Dans les rues de la capitale, les passants se contentent de se presser autour de lui. « Bienvenue chez vous », lance un homme en attrapant ses mains. « Labes (« Ça va ») ? » interroge le socialiste. « Ici, ce n’est plus pareil. On peut bavarder normalement. On a même le droit de penser différemment ! C’est formidable, sourit-il. Ce sont les mêmes gens mais ce n’est pas le même pays. » AVA DJAMSHIDI

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Tunisie: tout juste arrivé, le nouvel ambassadeur de France présente ses "excuses" (AFP) – 19 février 2011 22.00

TUNIS — Le nouvel ambassadeur de France à Tunis, Boris Boillon, a présenté samedi ses "excuses" aux Tunisiens à la télévision nationale après avoir répondu à la presse d'une manière jugée "agressive" par des Tunisiens dont plusieurs centaines ont manifesté pour réclamer son départ.

"Je m'excuse auprès des journalistes et de tous les Tunisiens", a déclaré en arabe le nouvel ambassadeur, qui avait présenté mercredi ses lettres de créance.

"S'ils ont pris mes réponses comme une manière de répondre de façon hautaine, je le regrette et je suis vraiment désolé et je présente toutes mes excuses à tout le peuple tunisien", a-t-il ajouté.

Les journalistes tunisiens ont été choqués par une première rencontre à Tunis du diplomate français avec la presse qu'il avait invitée jeudi à déjeuner.

Elle avait commencé de manière chaleureuse, M. Boillon disant en arabe qu'il était là "pour un nouveau départ, un nouvel avenir". Puis il avait refusé de répondre à des questions de certains journalistes ou les avait qualifiées de "débiles" ou de "n'importe quoi".

Une journaliste a demandé de préciser ses propos à l'ambassadeur qui venait de déclarer que selon lui "la France est mal placée pour donner des leçons dans le domaine de l'état de droit et dans le domaine de la démocratie".

"Non, je ne peux pas expliciter, je dis ce que j'ai à dire et n'essayez pas de me coincer avec des trucs à la con. Voilà, la France n'a pas de leçons à donner, il y a un peuple tunisien qui a montré de manière exceptionnelle, de manière pionnière au 21e siècle ce que c'est que la e-révolution", a-t-il répondu.

"Moi, je ne suis pas là pour faire de la polémique, je ne suis pas là pour créer des problèmes, je suis là, mais pour créer des solutions, donc n'essayez pas de me faire tomber sur des trucs débiles. Franchement, vous croyez que j'ai ce niveau-là, vous croyez que je suis dans la petite phrase débile ?", a-t-il ajouté.

Des extraits de cette rencontre ont été diffusés à la télévision tunisienne ainsi que sur Facebook, qui a joué un rôle moteur dans la révolution.

Une page Facebook a été ouverte sous le titre: "Boris Boillon, dégage!".

Et samedi, environ 500 Tunisiens ont manifesté devant l'ambassade de France pour réclamer son départ, dénonçant "son manque de diplomatie" et "son agressivité" lors de cette rencontre avec la presse, a constaté une journaliste de l'AFP.

"M. Boillon, vous occupez un poste diplomatique et vous n'avez rien d'un diplomate", "Dégagez, petit Sarko!", "Boris dégage!" pouvait-on lire sur des banderoles.

"Je suis très choquée, c'est la première apparition de l'ambassadeur, il a paru très agressif pour un diplomate. C'est dommage, on espérait une nouvelle coopération sur des nouvelles bases mais cette personne a créé une tension avec la presse", a déclaré une manifestante Houria, 50 ans.

Dans la soirée, Boris Boillon apparaissait à la télévision pour s'excuser. "J'ai une énergie et une volonté bien déterminée de promouvoir des relations bilatérales. J'ai été spontané plus que je n'aurais dû l'être. Dorénavant, je dois parler de manière plus polie", a-t-il dit.

"Le dynamisme de M. Boillon est un gage de résultat dans cette période cruciale où nos relations sont en train d'aborder une nouvelle étape, de prendre un nouvel élan, en s'appuyant sur une nouvelle ambition partagée", avait déclaré auparavant à Paris le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero, en réponse à une question de l'AFP.

La France a été très critiquée pour son incapacité à anticiper le changement, avoir tardé à soutenir la révolution, sur les liens entre des politiques français avec les dirigeants tunisiens et sur des vacances controversées de la chef de la diplomatie Michèle Alliot-Marie fin décembre, en pleine révolution.

M. Boillon, 41 ans, qui occupait précédemment le poste très sensible de Bagdad, remplace Pierre Ménat, 60 ans, qui a fait les frais des erreurs d'appréciation de la diplomatie française lors de la révolution tunisienne.

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Primaire PS : Delanoë soutient Aubry AFP lefigaro.fr 28/06/2011 | Mise à jour : 21:24

Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a annoncé ce soir qu'il soutenait la candidature de Martine Aubry à la primaire du Parti Socialiste, voyant dans la première secrétaire du PS "une femme d'Etat" qui est "le plus en situation" de l'emporter en 2012.

"Je vais soutenir Martine Aubry parce que je pense que c'est une femme d'Etat", a-t-il déclaré Delanoë sur France 2. "Je pense que Martine Aubry est vraiment celle qui est le plus en situation, elle a des convictions qu'elle a mises à l'épreuve vraiment dans les actes à Lille, elle est solide et je pense qu'elle peut redonner une dignité à la fonction présidentielle, insuffler une vraie dynamique au pays", a ajouté le maire de Paris.

Ce choix "ne disqualifie pas les autres que j'estime beaucoup", a-il ajouté se disant "toujours proche de François Hollande" mais "je crois qu'aujourd'hui Martine est vraiment celle qui rassemble les socialistes, les progressistes, les écologistes". "Elle a démontré qu'elle a des convictions claires, qu'elle a le souci de l'efficacité, mais aussi le sens des autres", a poursuivi Bertrand Delanoë. "Je n'économiserai rien de mon énergie, de mes convictions, de mon engagement pour que vraiment la France prenne un nouveau départ en 2012", a-t-il assuré

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Banon/DSK : Delanoë soutient Hollande Par Europe1.fr avec AFP Publié le 20 juillet 2011 à 15h56 Mis à jour le 20 juillet 2011 à 15h56

Bertrand Delanoë (PS) a apporté mercredi son "soutien" à François Hollande, qui était auditionné comme témoin dans l'enquête sur les accusations de tentative de viol portées par Tristane Banon contre Dominique Strauss-Kahn, et dénoncé "toute exploitation politique".

"Alors que François Hollande est mis en cause dans une affaire d'ordre privé, sur la base de rumeurs ou d'informations partielles, je dénonce avec la plus grande fermeté toutes les tentatives d'exploitation politique qui pourraient être faites de cette situation", écrit le maire de Paris dans un communiqué.

Exprimant sa "solidarité" et son "soutien" au candidat à la primaire socialiste, Bertrand Delanoë, qui a pris parti pour Martine Aubry dans la primaire, estime en outre qu'"à dix mois de l'élection présidentielle, il est de la responsabilité de chacun de garantir un débat public respectueux des personnes, et d'éviter toutes les dérives qui en menaceraient la dignité".

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Delanoë proteste contre les arrêtés anti-mendicité à Paris Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse REUTERS | RMC.fr | 05/12/2011

PARIS (Reuters) - Des arrêtés anti-mendicité pris par le préfet de police dans trois arrondissements de Paris ont été critiqués lundi par le maire...

PARIS (Reuters) - Des arrêtés anti-mendicité pris par le préfet de police dans trois arrondissements de Paris ont été critiqués lundi par le maire socialiste Bertrand Delanoë, qui déplore qu'ils visent la population roumaine et les juge inutiles.

Ces arrêtés concernent les Ier, VIIIe et IXe arrondissement, ceux des grands magasins, des Champs-Elysées, de la Tour Eiffel et des principales zones touristiques, et exposent les mendiants à des amendes.

"Vouloir combattre la pauvreté par l'amende et la répression est choquant au moment même où l'Etat ne remplit ses obligations ni en termes de mise à l'abri des mineurs isolés, ni en matière d'hébergement d'urgence", écrit Bertrand Delanoë dans un communiqué.

Il estime que la police établit une priorité fausse avec la mendicité alors que les cambriolages et les trafics sont en hausse.

Dans un contexte de recrudescence de la pauvreté et alors que le nombre de personnes sans abri visant en France est estimé à plus de 100.000, les arrêtés anti-mendicité se multiplient en France, notamment en région parisienne, mais aussi dans des grandes villes en région, comme récemment Marseille.

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