Un catholique pratiquant, comme Raymond Barre (et François Fillon ?)
Vers Royal
Vers Sarkozy
Vers Sarkozy Président
Vers François Hollande
La haine des traîtres
Un portrait de Marielle
François Bayrou et Marielle Lebel "de Sarnez"

21 juin 2017 : Tribunal Médiatique + Sylvie Goulard = OUT ; Je pars mais je soutiens le Président pour lequel j'ai de l'affection.
11 juin 2017 : Grand Moralisateur, contre le Premier Ministre, MOI JE FRONDE
01 juin 2017 : Le Grand Admirateur de Henri IV (un Grand Moral ?) et Grand Croyant Praticant veut moraliser la politique en France (sur les conseils de son "amie" Lebel ?)
17 mai 2017 : Encore mieux, la JUSTICE et MINISTRE d'ETAT ; mais Marielle sous Le Drian ... jubile quand-même ...
12 avril 2017 : Le coup de Pau ? François Bayrou à l'Education Nationale et Marielle Lebel (de Sarnez) aux Affaires Européennes ...
22 février 2017 : Contre Fillon et Le Pen François Bayrou renonce à la Présidentielle pour soutenir le banquier millonnaire LGBT Emmanuel Macron (sur les conseils de Marielle Lebel de Sarnez ?)
05 février 2017 : Bayrou crève Fillon ; avec l'aide de son ancien directeur de cabinet
27 janvier 2017 : Pour Bayrou, le Penelope Gate "va coûter 15 points" à Fillon dans les sondages

01 décembre 2016 : Bayrou, furieux contre Fillon, prépare sa quatrième candidature présidentielle pour 2017

22 mars 2013 : Marielle versus Nathalie, pour soutenir Anne ?

06 août 2012 : Une offre de vente à François ?
19 juillet 2012 : L'idiot utile félicite François Hollande
17 juin 2012 : Eliminé par les socialistes en remerciement de sa "fraîcheur" ...
04 juin 2012 : Bayrou et Hollande coopèrent (?)
10 mai 2012 : Confirmation
09 mai 2012 : Législatives, l'idiot utile plombé par les femmes : Martine remercie le "pov'con" en le faisant éliminer après un vote Hollande conseillé par Marielle ...
22 avril 2012 : Catastrophe, moins de 10% (9,13)
11 avril 2012 : Malgré son érosion dans les sondages Bayrou-Sarnez résiste à la tentation de NS
21 mars 2012 : Mise en cause d'un salafiste israëlophobe voulant venger les enfants palestiniens
20 Mars 2012 : François Bayrou essaie d'exploiter contre Sarkozy la tuerie antisémite de Toulouse
Février 2012 : Contrairement à NS et FH, les favoris du Crif, François Bayrou boycotte les Institutions Juives de France, qui boycottent Eva Joly, et Marine Le Pen ; et veut favoriser la candidature de cette dernière alors que le PS est officiellement contre ; échec sur TF1

Novembre 2011 : Officiellement candidat à la présidentielle de 2012
Septembre 2011 : Le "Monsieur Propre" de 2012 ... Il aurait refusé des valises de billets

Janvier 2010 : Poursuite des rencontres laïques-cathos/progressistes Sarnez-Peillon

Août 2009 : Marielle y croit
Juin 2009 : Traité de "pote""trop minable" par l'ancien gauchiste reconverti Daniel Cohn-Bendit il contre-attaque sur le passé de celui-ci
Mai 2009 : Objectif 2012, un violent réquisitoire de François contre Nicolas "Abus de pouvoir"

Juillet 2008 : Bayrou défend les 35 heures de Martine Aubry ... ; et accuse Sarkozy et Tapie de collusion
Avril 2008 : le complot de N.S.
Mars 2008 : Pau 2ème tour, maintien du candidat UMP contre Bayrou, battu de 342 voix ; Paris, Sarnez seule rescapée
Janvier 2008 : Municipales, Alain Juppé soutient François Bayrou, et réciproquement. Nicolas Sarkozy dit qu'il ne veut pas s'en mêler ...

Novembre/Décembre 2007 : La trahison du parvenu Cavada, la haine au coeur et sans "avenir politique" ... ; la polémique à propos d'Alain Carignon, un vieil ami de Nicolas Sarkozy
14 octobre 2007 : Avec Charlie Hebdo, SOS-racisme, Libération, la gauche caviar, les bobos, ... pour une immigration afro-asiatique non contrôlée ?
11 juin 2007 : Législatives, 2ème tour : Marielle de Sarnez contre le candidat de l'UMP
10 juin 2007 : Défaite attendue pour les candidats de Bayrou (7,61% des exprimés), succès pour le "traître" Morin
05 mai 2007 : Le nouveau parti de François Bayrou sera le Mouvement Démocrate (MD, MoDem) et non pas le Parti Démocrate
03 mai 2007 : Bayrou confirme : Il ne votera pas Sarkozy
28 avril 2007 : Un débat utile
26 avril 2007 : Plus de la moitié des députés actuellement UDF vont "à la soupe"
25 avril 2007 : François Bayrou ne donne pas de consigne de vote et crée un nouveau parti : le parti démocrate. Il accepte de débattre avec Ségolène Royal, et craint les méthodes de gouvernement de Nicolas Sarkozy
23 avril 2007 : "Nous ne sommes pas à vendre"
22 avril 2007. Présidentielle, 1er tour, résultat : 6 820 914 voix (18,57% des suffrages exprimés)(15,5% des inscrits). Trois fois plus qu'en 2002 (6,84% des exprimés)
13 avril 2007. Rocard veut une alliance Bayrou-Royal ... rejetée par Hollande ...
12 avril 2007. La lutte de Spartacus
06 avril 2007. François Bayrou, contre l'eugénisme de Nicolas Sarkozy,
18 mars 2007. Pour une VIème République, comme Ségolène Royal-Montebourg ? (USA, 1ère République, constitution de 1787 ; France, Vème République, 15ème constitution en 1958)
17 mars 2007. Violemment attaquée par Simone Veil, et Lionel Jospin ...
13 mars 2007. Bayrou bat Sarkozy au deuxième tour ; La banlieue pour Bayrou ?
08 mars 2007. Simone Veil rallie Sarkozy et attaque illico ... Bayrou ...
08 mars 2007. Les jeunes préfèrent Bayrou
05 Mars 2007. L'ancien centriste Jean-Pierre Raffarin a peur pour Nicolas
Février 2007. Au second tour je gagne .... ; attaque de la gauche caviar ; 19% au premier tour ;
Janvier 2007. Les 6 E d'Orléans ; le scooter du fils de Nicolas Sarkozy ;

Décembre 2006. Candidature officielle à la béarnaise ; Pascal Sevran, le "nouveau sarkoziste", méritait "une sanction tres forte" pour ses propos "africains" ...
Septembre 2006. Rocard à la fête chez Bayrou ; Sarnez "La pensée unique, çà suffit !"
Juin 2006. François Bayrou et ses amis ayant votés contre le gouvernement Villepin sont classés, par le CSA, comme étant dans l'opposition. Protestations des centristes, et du PS ; marche-arrière du CSA et dérogation pour l'UDF ...
Mai 2006. Sur les conseils de Marielle de Sarnez, François Bayrou rejoint les gauches contre Dominique de Villepin

Juin 2004. Marielle de Sarnez, 53 ans. Ultraproche de François Bayrou. Discrète et efficace, elle est tête de liste UDF pour les européennes en Ile-de-France.
Porte-conseil

On pourrait se contenter de raconter l'histoire du cocard qu'elle a sur la joue gauche. C'était il y a dix minutes. Elle sortait du buffet organisé par Valéry Giscard d'Estaing pour fêter les 30 ans de son élection à l'Elysée (elle fut jeune giscardienne). Elle a couru pour attraper un bus (femme pressée).
A ce moment-là, François Bayrou l'a appelée sur son portable (conseillère indispensable).
Elle s'est pris les pieds dans la grille d'un arbre et s'est ramassée de tout son long sur le boulevard Saint-Germain. Puis elle est repartie, blessée au genou, aux côtes et à la joue. Mais avec le sourire (apparemment dure au mal). Dix minutes plus tard, on retrouve Marielle de Sarnez, une compresse glacée sur son visage bronzé, dans un petit bureau situé au dernier étage du siège de l'UDF.
Juste à côté de celui de Bayrou.

Pour une fois, c'est d'elle que l'on va parler. Elle qui passe son temps dans l'ombre du président de l'UDF, à parler de lui et pour lui, apparaît pour quelques semaines comme candidate aux élections européennes. Un moment pas forcément facile à vivre pour cette «femme timide», dit Bayrou, qui travaille depuis trois décennies dans le back-office de la politique. Tendance centriste, section organisation.

Elle a servi tous les grands noms de la droite antichiraquienne : Giscard, Lecanuet, Barre, et enfin Bayrou dont elle est l'indéfectible bras droit depuis quinze ans. C'est lui qui l'a propulsée tête de liste UDF en Ile-de-France.

Juste retour des choses, pensent ses amis. Lors de la déroute de Bayrou à l'élection présidentielle de 2002 (6,8 %), elle a tenu la barre quand la plupart des barons centristes quittaient le navire pour rejoindre le paquebot UMP. «Elle a toujours résisté dans les moments les plus durs, dit Michel Mercier, trésorier de l'UDF. Elle est plus solide que beaucoup d'hommes. Sans elle, le parti n'existerait plus aujourd'hui.» Voilà pourquoi Bayrou ­ qui a survécu à l'attaque chiraquienne ­ lui fait une confiance quasi illimitée.

C'est vers elle qu'il se tourne quand il cherche ses mots. «Marielle» est toujours là, à portée de vue ou de téléphone, pour donner un avis, un conseil, un encouragement. «Elle me pousse souvent à m'exprimer alors que ma tendance naturelle est de me taire», dit-il. «Elle apporte beaucoup de sécurité à François, elle le rassure», confirme un dirigeant centriste.

Avec cette Parisienne, le député béarnais a en partage le goût des livres (Stefan Zweig), de la musique classique (Mozart) et du jeu d'échecs. Une complicité qui s'est forgée au ministère de l'Education nationale. En quatre années, Marielle de Sarnez est passée du statut de simple conseillère au poste de directrice de cabinet. «Parce qu'elle a une boussole juste, dit Bayrou. Marielle, c'est un leader. Simplement, elle n'exerce pas ce don en pleine lumière.»

Un leader au profil atypique, alors : femme dans un monde d'hommes, influente mais inconnue du public, et, pour finir, aucun diplôme à faire valoir. Sa particule rappelle pourtant qu'elle est bien née, élevée dans les plus chers quartiers de la capitale. Elle s'est fait virer de Sainte-Marie-de-Passy pour «mauvais esprit».

En Mai 68, alors qu'elle profite du «bordel» printanier, ses parents et son frère s'engagent pour la défense de l'ordre gaulliste. Son père, ancien résistant, sera même élu député UDR le mois d'après. Sa mère, «une très belle femme», gravitait également autour de l'Elysée où elle s'occupait des compositions florales... Quitter le cocon familial devient vite une priorité.

Pour gagner son indépendance, la jeune fille fait du porte-à-porte pour vendre des encarts publicitaires. C'est donc «par hasard» qu'elle entre en politique, à 22 ans, quand Ladislas Poniatowski, un ami de la famille, lui propose un mi-temps de secrétaire aux Républicains indépendants.

1974 : la petite main s'implique à fond dans la campagne de Giscard. Vie personnelle et professionnelle se mélangent. Elle épouse le président des jeunes du parti, devenu depuis maire de Deauville. Ils auront deux enfants à la fin des années 1970, Justine et Augustin, avant de se séparer quelque temps plus tard.

C'est à cette «époque heureuse» du giscardisme triomphant qu'elle trouve sa vocation : «spécialiste des "coups", des campagnes et des congrès». Elle s'épanouit dans la communication, crée les mémorables T-shirts «Giscard à la barre» («J'étais chef des T-shirts !») et met sur pied, en 1980, la première (et dernière) Fête de la liberté, sorte de Fête de l'Huma à la sauce giscardienne.

Dans un rare élan de générosité, Giscard a même dit de Marielle de Sarnez (noblesse d'empire) qu'elle était son Grouchy, du nom du maréchal qui servit Napoléon jusqu'à ses dernières heures.
Le 10 mai 1981, alors que son président lance un pathétique «au revoir», elle se retrouve seule dans la cour du siège de campagne, face à l'immense buffet qu'elle a, elle-même, organisé. «Ce qui me faisait marrer, c'était de faire les choses, de fabriquer, de créer. Je pense que c'est très féminin. Les hommes, eux, se sentent suffisamment heureux avec l'apparence du pouvoir.»

Les hommes politiques de droite, elle les connaît par coeur : Raffarin, Gaudin, Sarkozy, Madelin... Elle a croisé le chemin de «tous ces mecs qui aspiraient à devenir quelque chose». Mais pour elle, le pouvoir ­ le vrai ­ gît dans l'ombre. Et pas dans la pantomime parlementaire. «Je n'ai jamais voulu être calife à la place du calife, dit-elle. J'aurais pu être élue trois fois députée. Mais j'ai toujours refusé.»

Marielle de Sarnez s'est tout de même fait élire deux fois dans l'anonymat d'un scrutin de liste : députée européenne, puis conseillère de Paris. Plus à l'aise dans une réunion d'état-major que sur l'estrade d'un meeting, elle est pourtant obligée, depuis quelques semaines, de sourire aux rares caméras qui s'intéressent au scrutin du 13 juin. Obligée de se maquiller, de quitter ses jeans et ses vestes à col mao qui détonnent dans les dîners en ville. Qu'elle fréquente peu.

Après la campagne, elle prendra quelques jours de repos sur l'île d'Yeu. Dans sa «micromaison de pêcheur». Un lieu idéal pour déconnecter et se donner l'illusion d'avoir une vie en dehors de la politique : «Demain, je pourrais être à l'Unicef ou à l'ONU. En tout cas, je n'imagine pas ma vie sans servir un intérêt plus grand que moi.»

Pour l'instant, son intérêt quasi exclusif s'appelle l'UDF. Plus que tout autre dans le parti, elle croit Bayrou capable de se frayer un chemin jusqu'à l'Elysée : «Je ne sais pas comment sera la France en 2007, songe-t-elle, c'est une alchimie compliquée. Mais après tout, Giscard l'a bien fait !» En attendant le grand soir, Marielle de Sarnez continue de faire tourner la maison centriste. Ce jour-là, c'est aux Antilles qu'elle part en tournée électorale.
On devine avec qui.
Par Thomas LEBEGUE, Libération, portrait, mercredi 09 juin 2004

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dimanche 14 mai 2006, 22h13 Dominique de Villepin face à la censure, Philippe Rondot parle

PARIS (Reuters) - En pleine affaire Clearstream, Dominique de Villepin affronte mardi une nouvelle motion de censure déposée par le Parti socialiste, que le président de l'UDF, François Bayrou, a décidé de voter.

Pour François Hollande, "il y a aujourd'hui une nécessité de renverser ce gouvernement". "Nous avons besoin aujourd'hui d'un gouvernement qui soit en dehors des affaires", a insisté le premier secrétaire du PS.

"Tous les Français de gauche, du centre et de droite, veulent que ça s'arrête", a renchéri François Bayrou sur TF1.
Le groupe centriste de l'Assemblée nationale doit se réunir mardi matin pour décider s'il suit son chef de file.
Même avec le renfort des voix de l'UDF, la censure n'a aucune chance d'être adoptée mardi après-midi, l'UMP disposant de la majorité absolue à l'Assemblée nationale mais c'est la première fois que le président de l'UDF franchit le cap.
Après la séance de questions au gouvernement, les présidents de groupe défileront à la tribune mardi après-midi et le Premier ministre défendra, pour la troisième fois en moins d'un an, la politique de son gouvernement, dont la solidarité est mise à mal par les révélations sur l'affaire Clearstream.
Avant de s'envoler pour La Réunion, mercredi, Dominique de Villepin aura de nouveau l'occasion de s'expliquer lors de l'émission "Questions d'info" sur LCP-Assemblée nationale et France Info.

A l'orée de cette semaine politique cruciale pour Dominique de Villepin, deux des plus importants protagonistes de l'affaire sont sortis de leur silence dimanche: le général Rondot et Imad Lahoud.

Dans un entretien au Journal du Dimanche, Philippe Rondot insiste sur la "bonne foi" de Dominique de Villepin dans le dossier et blanchit Jacques Chirac, qui, dit-il, ne lui a jamais donné l'instruction d'enquêter sur les personnalités politiques.
"J'ai vécu péniblement le fait qu'on se serve de mes documents pour salir le président de la République et Dominique de Villepin. Ça fait mal", déclare l'ancien membre des sercices secrets, chargés d'enquêter sur les listings falsifiés de la société financière luxembourgeoise.
LAHOUD HOSPITALISÉ
Alors que son audition par les juges d'instruction Jean-Marie D'Huy et Henri Pons devait constituer le temps fort judiciaire de la semaine, l'expert en renseignement militaire annonce en outre qu'il ignorera leurs convocations du 18 et du 22 mai.

Selon Brice Hortefeux, ministre des Collectivités territoriales, cette décision pourrait entraîner des "sanctions administratives" notamment une "remise en question de sa solde".
Lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, ce proche de Nicolas Sarkozy, dont le nom apparaît dans les listings de Cleastream, a estimé que l'affaire s'apparentait à une "tentative de meurtre politique" du président de l'UMP.

De son côté, dans une interview accordée à TF1 mercredi mais diffusée dimanche soir, Imad Lahoud dément avoir manipulé les listings de Clearstream dans le but d'impliquer des personnalités politiques.
"Je ne suis pas le corbeau, je n'ai rien à voir avec le corbeau et j'espère que la vérité se fera vite", déclare le chef du centre de recherches d'EADS, qui a été hospitalisé dimanche matin, victime d'une "trop forte pression", selon son avocat.
"Je ne sais pas qui sont les manipulateurs dans cette affaire. La seule chose que je sais c'est qu'ils sont méchants, puissants et capables tout", ajoute-t-il.

Dans le JDD, le général Rondot se dit persuadé que Jean-Louis Gergorin, ancien N°2 d'EADS, et Imad Lahoud sont "à l'origine de l'affaire".
Selon des notes de la DST publiées samedi par Libération, Dominique de Villepin, à son arrivée place Beauvau à l'été 2004, a demandé au contre-espionnage français d'enquêter à son tour sur les listings falsifiés de Clearstream.
A cette époque, le général Rondot affirme qu'il lui avait déjà démontré qu'il s'agissait d'un "montage".
Yahoo.fr, actualités, dimanche 14 mai 2006, 22h13

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mercredi 14 juin 2006, 15h31 Le CSA classe Bayrou dans l'opposition: "inacceptable", selon le PS et "grotesque", selon l'UDF

PARIS (AFP) - Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a décidé de décompter le temps de parole du président de l'UDF François Bayrou dans celui réservé à l'opposition, indique une lettre adressée aux chaînes de télévision et aux radios dont l'AFP a obtenu une copie.

Le Parti socialiste a jugé "inacceptable" la décision du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) de "placer François Bayrou dans l'opposition" et il lui a demandé d'"annuler" cette mesure.

Par ailleurs, plusieurs députés UDF ont jugé mercredi "partisane" et "grotesque" la décision du CSA
"Le Conseil a décidé d'imputer les intervention des onze députés (UDF) ayant voté la censure au temps de parole de l'opposition parlementaire, conformément au principe de référence adopté en 2000 pour l'appréciation du pluralisme, qui prévoit que l'appartenance à la majorité ou à l'opposition parlementaire s'applique à des personnalités et non à des formations politiques", précise la lettre.
Selon les règles fixées par le CSA, en dehors de la campagne officielle, le temps de parole des hommes politiques à la radio et à la télévision est réparti en trois tiers, un pour le gouvernement, un pour la majorité et un pour l'opposition. Le temps de parole des hommes politiques parlant au nom de l'UDF étaient jusqu'ici compté au titre de la majorité.

Le CSA répond ainsi à une demande de l'UMP, notamment de Bernard Accoyer, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale. M. Accoyer avait demandé un classement de l'UDF dans l'opposition à la suite du vote négatif émis par ce groupe après la discussion en première lecture du projet de loi de finances pour 2006.
A cette époque, fin janvier 2006, c'est-à-dire avant le vote de la motion de censure par une partie de l'UDF, le CSA avait répondu qu'il n'y avait pas lieu de modifier la règle, soulignant notamment que Gilles de Robien, adhérent de l'UDF, comptait parmi les membres du gouvernement.
"En tout état de cause, la modification réclamée ne pourrait procéder que d'un acte de rupture manifeste et irrévocable de la part de l'UDF", écrivait à cette époque le Conseil.
Le CSA souligne dans sa lettre que ce classement dans l'opposition ne concerne que les onze députés de l'UDF (sur 30) qui ont voté la motion de censure le 16 mai dernier, dont François Bayrou fait partie.
"S'agissant des autres personnalités de l'UDF, précise le CSA, le Conseil considère qu'elles demeurent présumées appartenir à la majorité parlementaire, sauf déclarations expresses de leur part auprès du CSA, qui les communiquera aux services de radio et de télévision".

Enfin, le CSA précise que cette disposition s'applique à partir du 14 juin. Les interventions des personnalités de l'UDF pour la période du 16 mai au 13 juin sont neutralisées.

Julien Dray, porte-parole du PS, a affirmé qu'"en faisant le choix curieux de placer François Bayrou dans l'opposition, le CSA vient d'obéir à un ordre". "Il obéit à une injonction de l'Elysée, de Matignon et du président de l'UMP" Nicolas Sarkozy, a-t-il accusé.

Selon le PS, cette "décision est inacceptable, le temps de parole de François Bayrou ne peut être décompté du temps de parole de l'opposition, car ce qui compte, ce n'est pas telle ou telle péripétie de la vie parlementaire mais le choix fait par les dirigeants politiques et les électeurs".
"Jusqu'à plus ample informé, l'UDF n'a jamais choisi l'opposition. En conséquence, il n'appartient pas au CSA de se substituer ou de donner son avis sur telle ou telle prise de position", a ajouté le porte-parole du PS.
"Nous demandons donc au CSA d'annuler le plus rapidement possible sa décision".
"C'est grotesque", a déclaré, de son côté, le député UDF du Loir-et-Cher Maurice Leroy, interrogé par l'AFP, parlant de "décision partisane" de la part du CSA.
"C'est une première dans le Vè République", a-t-il ajouté. "Quand le PCF a voté la censure sur la CSG du gouvernement Michel Rocard, je n'ai pas vu de décision du CSA qui classait le PCF dans l'opposition", a-t-il souligné.
"Quand le RPR a refusé de voter le budget de Raymond Barre (...), on n'a pas classé le RPR de l'époque dans l'opposition", a-t-il ajouté.
"Le CSA n'est pas dans son rôle", a pour sa part jugé le député de Seine-Saint-Denis Jean-Christophe Lagarde, qualifiant cette décision de "ridicule". "Je ne lui reconnais en aucun cas le droit de dire où je me situe politiquement. S'il fait le tour de mes votes depuis le début de cette législature, il s'apercevra que je vote en fonction de ce qui me paraît bon ou pas, et pas en fonction d'une attache au gouvernement ou pas", a-t-il protesté.
"Je ne me considère pas dans l'opposition, puisque l'opposition aujourd'hui ce sont les députés socialistes et communistes", a ajouté M. Lagarde.
MM. Leroy et Lagarde font partie des 11 députés UDF (sur 30) qui ont voté le 16 mai la motion de censure socialiste contre le gouvernement Villepin.

Le député du Lot-et-Garonne Jean Dionis du Séjour, qui lui n'a pas voté la censure et dit avoir une "fibre majoritaire", a également jugé cette décision "grotesque".
"Le CSA pouvait attendre que les compteurs soient remis à zéro à l'occasion de 2007", a-t-il estimé, dénonçant une décision "hâtive".
"Le CSA a cédé à la pression de ses amis de l'UMP", a-t-il affirmé.

Il a toutefois minimisé l'effet de cette décision sur l'image de l'UDF dans l'esprit des électeurs.
"Il y a un côté symbolique que je ne nie pas, mais je pense que les électeurs vont vite s'en remettre", a-t-il dit. "Ils ne seront pas traumatisés par la décision du CSA, ils suivent ce qui se passe".
Yahoo.fr, actualités,

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Le CSA revient sur sa décision de classer M. Bayrou dans l'opposition

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a décidé de revenir sur sa décision du 13 juin de classer François Bayrou et dix autres députés de l'UDF dans l'opposition, pour la répartition du temps de parole des partis politiques dans l'audiovisuel. Le CSA a adressé une lettre à M. Bayrou, publiée mardi 20 juin sur son site, expliquant avoir pris note du "désaccord" exprimé par le président de l'UDF et assurant ne prétendre "en aucun cas situer une formation politique contre son gré".

Cette décision faisait suite à une demande de Bernard Accoyer, président du groupe UMP de l'Assemblée, après le vote par onze députés UDF de la motion de censure contre le gouvernement, le 16 mai. Le CSA indique avoir "révisé" sa décision pour finalement "maintenir le dispositif en vigueur depuis le vote de la motion de censure". Le temps de parole de l'UDF sera désormais "comptabilisé sans être imputé sur celui de la majorité ni celui de l'opposition". Une méthode qui "déroge aux règles traditionnelles du Conseil, reconnaît le CSA, mais qui répond à une situation inédite".

Marielle de Sarnez, vice-présidente de l'UDF, s'est félicitée, mardi, de cette décision, "qui reconnaît explicitement le droit pour l'UDF d'exister en tant que telle et non par rapport aux autres".

La première décision du CSA avait suscité un tollé à l'UDF mais aussi à gauche. François Hollande, premier secrétaire du PS, avait indiqué que son parti allait étudier les possibilités de recours, tandis que le PCF avait dénoncé "un choix politique et incohérent".
Sylvie Kerviel, Le Monde, Article paru dans l'édition du 22.06.06, LE MONDE | 21.06.06 | 14h24 • Mis à jour le 21.06.06 | 14h24

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vendredi 1 septembre 2006, 19h14 Michel Rocard en vedette à l'université d'été de l'UDF

PARIS (Reuters) - François Bayrou, qui "rêve" de dépasser les clivages politiques, a accueilli l'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard au deuxième jour de l'université d'été de l'UDF à la Grande-Motte (Hérault).

"Vous avez fait un coup fumant en m'invitant ici parce que ça nous donne l'occasion de faire réfléchir au refus de la guerre civile" entre camps politiques, s'est amusé Michel Rocard.
"Il vous faut, vous par rapport à vos électeurs comme nous par rapport aux nôtres, créer les conditions d'une rencontre un peu plus dynamique", a-t-il dit.

"Ce n'est pas facile. Mais, après tout, si c'est cela que vous avez dans la tête, je suis bien d'accord avec l'idée que nos électeurs doivent devenir moins sectaires et que nous devons les y aider."
"Je voulais vous le dire par loyauté: je reste chez moi avec mes bagages", a cependant pris soin d'ajouter Michel Rocard. "Mon arrivée ici est un geste d'amitié vers vous, mais pas l'annonce de mon adhésion."

François Bayrou, futur candidat de l'UDF à l'élection présidentielle de 2007, a pour sa part réaffirmé son credo d'un gouvernement d'unité nationale.
"J'ai un rêve", a dit le président de l'UDF. "C'est qu'un jour, non contents de parler ensemble, non contents de réfléchir ensemble, ces femmes et ces hommes-là puissent travailler ensemble."

Michel Rocard, absent de l'université d'été du Parti socialiste à La Rochelle le week-end dernier, a participé à la Grande-Motte à un débat sur l'école, auquel le ministre de l'Education nationale Gilles de Robien, seul ministre UDF du gouvernement, n'avait pas été convié.
vendredi 1 septembre 2006, 19h14, Yahoo.fr, actualités

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+Paru le : 31/08/2006 PRESIDENTIELLE. « La pensée unique, ça suffit ! »

A la veille de l'université d'été des jeunes de l'UDF , Marielle de Sarnez, vice-présidente du parti centriste, justifie les prises de position détonantes de François Bayrou. « Il faut mettre un coup de pied dans la fourmilière », dit-elle.

QUELLE MOUCHE l'a donc piqué ? Depuis son retour de vacances, François Bayrou, prochain candidat centriste à la présidentielle, tire à boulets rouges, tous azimuts.

Le président de l'UDF accuse les grands groupes industriels, à travers les médias qu'ils possèdent, d'« orienter » les Français vers un « choix tout fait » entre Nicolas Sarkozy (UMP) et Ségolène Royal (PS) en 2007. Il s'oppose au projet de fusion GDF-Suez, jugé « désastreux ». Il dénonce les « saupoudrages préelectoraux » de Dominique de Villepin.
Et à droite, seul le retour d'Alain Juppé à Bordeaux trouve grâce à ses yeux.

A l'occasion de l'université d'été des jeunes de l'UDF à La Grande-Motte, il a voulu afficher la diversité des étiquettes en invitant le socialiste Michel Rocard, l'écologiste Nicolas Hulot et le sarkoziste Michel Barnier.

Bayrou déclarera sa candidature à la présidentielle vers le 10 décembre et a reporté la sortie de son livre en attendant de connaître le nom du candidat socialiste. Plus « remonté » que jamais, il entend bousculer le jeu politique. Son credo : n'être plus ni de droite ni de gauche. Une vision dépassée, répète-t-il.

Pour Marielle de Sarnez, la vice-présidente du mouvement, « rien n'est joué ». Les Français, pense-t-elle, attendent une troisième voie.

Quel est l'enjeu de cette université d'été ?

Marielle de Sarnez.
Montrer que l'on peut tourner la page ; ne plus réécrire ce film que les Français ont trop souvent vu, à savoir mêmes promesses, mêmes déceptions, mêmes échecs.
Le choix unique et forcé UMP ou PS, ça va bien ! Il est temps de faire vivre le pluralisme, de passer à autre chose.

François Bayrou a déjà dit tout cela lors du vote de censure avec le PS notamment. Mais a-t-il été entendu ?

Oui. Rien n'est joué. Les Français ne se laissent pas enfermer. Elections après élections, on voit bien que tous les pronostics sur la présidentielle ont été démentis et renvoyés à la figure de leurs auteurs. A chaque fois que l'on a voulu faire croire que les jeux étaient faits, on s'est trompé.

Il fait des déclarations quasiment révolutionnaires sur les forces de l'argent et les médias, fustige le « système ». Que lui arrive-t-il ?

Il y a en France une collusion entre pouvoir et médias unique en Europe, puisque de très grands groupes industriels propriétaires de médias dépendent de l'Etat pour leurs marchés. C'est un système malsain, impensable dans les grandes démocraties où les médias ne dépendent de personne et sont à même d'exercer un vrai contre-pouvoir.

C'est presque une thématique d'extrême gauche. Ou veut-il en venir ?

De temps en temps, mettre un coup de pied dans la fourmilière est une bonne chose, et dire que la pensée unique ça suffit également. A la vérité, les gens vivent-ils mieux qu'il y a cinq ans ? Tout ce qui leur a été promis a-t-il été fait ? Non. Le devoir d'inventaire de chaque majorité qui se succède depuis tant d'années, et qui à chaque fois n'est pas réélue a-t-il été fait ? Non. La responsabilité des hommes politiques est de poser les vraies questions, pour que les citoyens entendent les enjeux et imposent des orientations nouvelles.

Ne risque-t-il pas d'être incompris par l'électorat centriste ?

Nos valeurs sont clairement ancrées au centre. Nous voulons un Etat impartial qui ne soit au service d'aucun clan, de nouvelles institutions avec une Assemblée représentant vraiment les Français et de vrais contre-pouvoirs. Car il faut des bases plus larges pour gouverner. Ce n'est pas avec des partis à 18 % qu'existe une légitimité suffisante pour gouverner en profondeur.

L'UDF est-elle condamnée à forcer le trait pour être entendue des Français ?

L'eau tiède, c'est sans intérêt. Nous ne renoncerons jamais à notre liberté de parole.
Le Parisien, 31 ^oût 2006, p. 4, Propos recueillis par Martine Chevalet

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samedi 2 décembre 2006, 14h24 François Bayrou, l'indépendance à la béarnaise

PARIS (Reuters) - Homme de lettres et ténor politique ancré dans son Béarn natal, François Bayrou joue la carte de l'indépendance pour préserver ses chances à la présidentielle de 2007 où, espère-t-il, sa proposition de "troisième voie" fera mouche.

C'est sur ses terres d'Aquitaine, à Serres-Castet, près de Pau, que le président de l'UDF a annoncé sa candidature pour un scrutin présidentiel où il espère faire mieux que sa quatrième place décrochée en 2002.

Né le 25 mai 1951 dans ce qui s'appelait alors les Basses-Pyrénées, le président de l'UDF est un exemple de réussite sociale. Fils d'agriculteur, une lignée qu'il revendique, il fait ses études à Bordeaux où il décroche l'agrégation de lettres classiques.

Professeur à Pau, il entre dans les cabinets parisiens en 1979 comme chargé de mission de Pierre Méhaignerie, alors ministre de l'Agriculture.

Tour à tour élu au conseil général des Pyrénées-Atlantiques, au conseil régional d'Aquitaine et au conseil municipal de Pau, il devient député de la deuxième circonscription des Pyrénées-Atlantiques en 1986, fonction qu'il occupe encore aujourd'hui.

Ministre de l'Education nationale entre 1993 et 1997, dans trois gouvernements différents, il sera ensuite député européen de juillet 1999 à juin 2002.

Marié et père de six enfants, il vit à Bordères, le village où il est né, dans une maison entourée de prairies où il élève des chevaux.

RAT DES CHAMPS

Soucieux de préserver son image de rat des champs, il se fait volontiers photographier en bras de chemise sur fond de ligne pyrénéenne ou en parka au milieu des vignes. Au moment d'écrire une biographie, il choisit Henri IV, roi de France et de Navarre, du cheval blanc et de la poule au pot.

Président de l'UDF depuis 1998, François Bayrou avait recueilli 6,8% des suffrages au premier tour de l'élection présidentielle de 2002.

En prévision de la prochaine échéance, l'UDF a pris ses distances dès l'an dernier avec l'équipe au pouvoir en refusant notamment de voter le budget de la loi de finances.

Une stratégie d'indépendance qui a éloigné François Bayrou de certains élus centristes, dont Gilles de Robien. Le seul ministre UDF du gouvernement de Dominique de Villepin a été suspendu de ses responsabilités dans les instances exécutives de son parti en juin dernier.

Entre "l'échec" de l'UMP au pouvoir et une Ségolène Royal plus préoccupée du "médiatique" que du "réel", François Bayrou défend une "troisième voie", la sienne.

"On devra gouverner demain au-delà de la frontière droite-gauche", a-t-il souvent déclaré, envisageant même l'hypothèse d'être Premier ministre du président de la République élu en 2007.

François Bayrou, partisan d'une VIe République, veut prendre le meilleur "de tous ceux des différents camps prêts à la politique courageuse dont le pays a besoin".

Selon le dernier baromètre Sofres pour le Figaro Magazine, publié jeudi, la cote de popularité du président de l'UDF était fin novembre de 34%, en baisse de deux points par rapport au mois précédent. Il est crédité de 6% à 12% d'intentions de vote dans les sondages.
Yahoo.fr, actualités, samedi 2 décembre 2006, 14h24

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13 décembre 2006. extrait.Libération, p. 15, Pascal Sevran attaqué ...

Ce mardi, François Bayrou, candidat (UDF) à la présidentielle, a estimé pour sa part que l' «avertissement» de la directionde France 2 à Sevran était «le minimum du minimorum de ce qu'on pouvait faire».
Pour lui, ces propos «méritaient une sanction très forte, un peu plus qu'un avertissement».
Libération, 13 décembre 2006, p. 15, CATHERINE COROLLER

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jeudi 25 janvier 2007, 22h23 François Bayrou décline ses six "E" à Orléans

ORLEANS, Loiret (Reuters) - François Bayrou, président de l'UDF et candidat à l'élection présidentielle, a décliné ses six "E" (emploi, écologie, éducation, économie, exclusion et Europe) à Orléans lors d'une réunion publique devant un demi-millier de militants et sympathisants réunis dans une salle du Parc des Expositions.

Le dirigeant centriste, installé sur une estrade frappée du slogan « La France de toutes nos forces », était entouré notamment de Maurice Leroy, député UDF du Loir-et-Cher, et Jacqueline Gourault, sénatrice du même département.

Ce fut pour lui l'occasion de revenir, sans discours écrit, sur les rencontres effectuées durant sa journée de campagne, placée sous le signe de la politique de la santé, dans le Loiret.

« Il y a quelques années, nous avons envoyé des médecins à la retraite en considérant que moins il y aurait de médecins, moins il y aurait d'ordonnances », a-t-il fustigé. « Toute la journée, j'ai rencontré des professionnels de la santé frappés par un sentiment de fatigue, une impression de ne pas en voir le bout ».

François Bayrou, que certains sondages d'opinion placent en troisième position au premier tour de l'élection présidentielle avec jusqu'à 12% des intentions de vote, s'est appuyé sur un questionnaire envoyé par son parti à quelque 35.000 médecins, pour renforcer son argumentaire.

« Je lisais toujours la même remarque sur ces questionnaires : c'est la première fois que l'on me demande mon avis », a-t-il dit. « Même eux, les notables, se sentent oubliés, écartés des décisions prises par ceux qui sont de l'autre côté de l'écran de télévision. Il me semble que c'est toute la société française qui a ce sentiment », a-t-il ajouté, développant un de ses thèmes favoris sur le divorce entre les élites et le reste des Français.

L'ancien ministre de l'Education a, en outre, détaillé son programme sur l'enseignement.

« Je suis pour que l'on garantisse aux enfants arrivant en sixième la maîtrise de la lecture, de l'écriture et du calcul », a-t-il déclaré. « Pour rétablir le contrat de confiance entre l'école et les Français, il faut revaloriser son image et cesser de dénigrer (le corps enseignant) ».

À propos des dégradations et de l'indiscipline dans les établissements scolaires, il a préconisé « l'extraction des enfants fautifs et la mise en place d'une pédagogie adaptée avec des éducateurs spécialisés, sans laquelle ils font l'objet d'une non-assistance à personne en danger ».

François Bayrou est revenu sur la condition des élèves méritants, demandant que l'Etat octroie les moyens pour qu'un jeune « issu d'un quartier populaire ait les mêmes chances qu'un jeune scolarisé au lycée Henri IV de Paris ».

Le président de l'UDF a poursuivi son propos pour défendre le ferroutage, l'énergie éolienne, l'installation de panneaux solaires, ou encore une baisse de la consommation d'énergie.

Sur le front de l'emploi, il a répété que « pour éradiquer le chômage » doit exister la possibilité « pour toutes les entreprises de créer deux emplois sans charges sociales pendant cinq ans ».

En conclusion, François Bayrou a rappelé son attachement à « dénoncer l'opposition gauche droite, cette véritable mise en scène ».

« Elu président, je ferai un gouvernement d'union », a-t-il promis, se disant favorable à la représentation de tous les courants à l'Assemblée nationale, « même ceux que je n'aime pas », allusion directe au Front national.

« Je rétablirai une société honnête au bénéfice de tous », a-t-il ajouté. « C'est une véritable révolution à laquelle certains ne sont pas prêts », a-t-il lancé, estimant qu'il convenait d' « interdire aux dirigeants de nommer les petits copains aux postes clés ».
Yahoo.fr, actualités, jeudi 25 janvier 2007, 22h23

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30.01.2007 | 16:44 Scooter du fils Sarkozy : Bayrou s'insurge

La police a déployé des moyens exceptionnels pour retrouver les voleurs du scooter du fils de Nicolas Sarkozy, allant même jusqu'à effectuer des prélèvements d'ADN sur l'engin. Le candidat UDF dénonce un "deux poids deux mesures".

Le candidat UDF à l'élection présidentielle, François Bayrou, s'est insurgé, mardi 30 janvier, sur l'ampleur des moyens déployés dans l'affaire du vol du scooter du fils de Nicolas Sarkozy. Il estime que l'arrestation des jeunes gens soupçonnés du vol, grâce à des recherches d'ADN, est "révélateur" du "deux poids deux mesures" dans l'attitude de la police et de la justice.

"Nous vivons dans la France des deux poids, deux mesures (...) C'est évident que ce genre de petit événement est révélateur de la manière dont, selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour, en tous cas l'attitude de la police, de la justice ne sera pas exactement la même", a déclaré mardi le candidat de l'UDF sur RTL.

Selon François Bayrou, "il y a tous les jours, en France, des événements de cet ordre qui ne donnent pas lieu à des déploiements policiers de cette ampleur".

Zèle

Comme le rapportait Le Parisien dans son édition de mardi, la police a en effet fait preuve d'un zèle assez rare pour retrouver le scooter du fils de Nicolas Sarkozy.
Le fils du ministre de l'Intérieur avait déclaré le vol devant le domicile de sa mère de son Piaggio 50 cm3, le 7 janvier. L'engin n'avait pas d'antivol et n'était pas non plus assuré contre le vol.
Mais, alors que dans la plupart des cas de disparition de deux-roues, aucune investigation n'est menée, les policiers ont déployé des moyens démesurés pour retrouver le ou les voleurs.
Quelques jours après le dépôt de la plainte, des policiers tombent en effet, par hasard, sur le fameux véhicule, abandonné sur un parking. Ils décident alors de rechercher l'identité des voleurs en procédant à un relevé d'empreintes ainsi qu'à deux prélèvements d'ADN. Selon des informations obtenues par nouvelobs.com, le prix d'une analyse d'un prélèvement ADN par un laboratoire privé avoisine les 300 euros hors taxes, soit 600 euros pour deux analyses.

85.167 deux-roues dérobés en 2006

Des investigations qui ont permis de conduire à l'arrestation, mardi 23 et mercredi 24 janvier, de trois suspects, deux âgés de 17 ans et un de 18 ans à Bobigny et Montreuil. Ils devraient être jugés ultérieurement.
De son côté, Le Parisien rappelle dans son article que "l'an passé, 85.167 deux-roues ont été dérobés, selon les chiffres officiels du ministère de l'Intérieur. Seuls 6.908 vols ont été élucidés et 281 personnes ont été écrouées.

Un syndicat de police réclame une enquête

Action-police CFTC, un syndicat de policiers minoritaire, a demandé mardi au président de la République la création d'une commission d'enquête parlementaire.

Dans un communiqué, Michel Thooris, secrétaire général de ce syndicat réputé proche de l'extrème-droite, déclare avoir "saisi" Jacques Chirac afin de "lui demander la création d'une commission d'enquête parlementaire pour faire toute la lumière sur cette affaire". "Il est intolérable (...) de jeter l'opprobre sur la police en la faisant passer pour une force publique non pas au service de tous mais plutôt au service particulier de quelqu'un", fait valoir le syndicat. Pour lui, ce "larcin est d'une grande banalité qui ne fait jamais l'objet de telles investigations".
NOUVELOBS.COM | 30.01.2007 | 16:44

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[19/02/2007 - 17:55] Au second tour, Bayrou gagnerait face à Sarkozy ou Royal

PARIS (Reuters) - S'il était présent au second tour, François Bayrou remporterait l'élection présidentielle qu'il soit opposé à Nicolas Sarkozy ou à Ségolène Royal, selon un sondage Ifop pour LCI et Fiducial publié lundi.

D'après cette enquête menée du 13 au 15 février auprès de 956 personnes, le candidat de l'UDF recueillerait 52% des suffrages face à son rival de l'UMP et 54% contre la candidate socialiste.

En cas de duel Sarkozy-Royal, le candidat de l'UMP gagnerait l'élection avec 53%, en progression de deux points par rapport au même sondage effectué en janvier.

Au premier tour, Nicolas Sarkozy arrive en tête avec 32% des intentions de vote (-0,5 point par rapport à janvier), suivi par Ségolène Royal à 25,5% (-2,5), François Bayrou à 16% (+3,5) et Jean-Marie Le Pen 11% (stable).

Olivier Besancenot recueille 4% des intentions de vote (stable), Philippe de Villiers 2,5% (+0,5), Marie-George Buffet 2% (-1), Arlette Laguiller 2% (-1), José Bové 2% (pas de comparatif) et Dominique Voynet 1,5% (-1,5).
Alice.fr, actualités, [19/02/2007 - 17:55]

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Par LAURENT JOFFRIN, Libération, 22 février 2007, p. 3. L'heure de vérité

François Bayrou est un homme sympathique, courageux et cultivé. Il est aussi le fils naturel de François Mitterrand et Jean-François Kahn. Un mélange de rouerie érudite et de panache tonitruant.
Centriste mou à l'extérieur et silex d'ambition à intérieur, il a vite compris que la candeur en politique ne payait guère. Après un début de campagne pédagogique et discret, il a réa1isé qu'il fallait, sous peine de disparaître dans le marais, enfourcher le cheval de la contestation des élites et de la vitupération du petit monde parisien. Il l'a fait avec un talent certain et une crânerie qui lui font honneur. Cette chevauchée solitaire lui vaudra reconnaissance de l'opinion.

Nous arrivons à l'heure de vérité. Que veut dire, au fond, François Bayrou?
Difficile de le dire: c'est un Monsieur Ni-Ni. Ni Ségo ni Sarko. Hésitants, dubitatifs un certain nombre d'électeurs ont donc fait halte dans cette antichambre du choix.

Mais, au jour dit, il faudra bien pencher, comme dans la plupart des pays modernes, à droite ou à gauche : vers le libéralisme droitier ou vers la sociale-démcratie rénovée. C'est-à-dire quitter François Bayrou et son imaginaire République du centre. Ses députés UDF, au demeurant, ont déjà décidé: pour espérer la réélection, ils ont un cruel besoin des voix de l'UMP. C'est-à-dire de Nicolas Sarkozy. L'appel lancé par Daniel Cohn-Bendit, plein de générosité moderniste, risque fort de rester lettre morte. Il faut qu'un pays soit gouverné d'un côté ou de l'autre. Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée. Pour François Bayrou, cet homme de droite déguisé en candidat de gauche, elle se refermera à brève échéance.
Libération, 22 février 2007, p. 3

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mardi 27 février 2007, mis à jour à 13:07 François Bayrou monte à 19% des intentions de vote, selon l'Ifop Reuters

François Bayrou recueille 19% des intentions de vote au 1er tour, selon un sondage Ifop, son meilleur score dans les enquêtes d'opinion menées en prévision de l'élection présidentielle d'avril et mai prochains.

Dans ce sondage pour l'hebdomadaire Paris Match effectué lundi, le président de l'UDF gagne deux points par rapport à une précédente enquête réalisée les 22 et 23 février.

Au premier tour, Nicolas Sarkozy reste en tête des intentions de vote et gagne un point à 29%, devant Ségolène Royal, créditée de 25,5% des voix, en recul de 2,5 points.

Au second tour, le candidat de l'UMP l'emporterait face à la candidate socialiste avec 52% contre 48%. Dans la précédente enquête de l'Ifop, Nicolas Sarkozy était donné vainqueur avec 50,5% des voix contre 49,5% à Ségolène Royal.

Estimant que François Bayrou "se positionne plus que jamais comme le trouble-fête du premier tour", l'Ifop note toutefois que c'est chez ses électeurs que la part des indécis est la plus élevée, à 62%.

Le dirigeant centriste, que chaque sondage ces derniers temps donne en progression, devance Jean-Marie Le Pen, qui est crédité de 12% des intentions de vote, en hausse de 0,5 point.

L'institut de sondage souligne que les candidats de la gauche de la gauche ou écologiste "peinent à exister dans cette campagne électorale".

Hormis Olivier Besancenot, qui obtient 4% (+ un point), Arlette Laguiller, Marie-George Buffet, José Bové et Dominique Voynet sont stables ou en léger recul avec respectivement des scores de 2%, 2,5%, 2% et 0,5%.

Le sondage a été réalisé par téléphone auprès d'un échantillon de 952 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
mardi 27 février 2007, mis à jour à 13:07

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Raffarin : la "dérive à gauche" de Bayrou est "dangereuse"
NOUVELOBS.COM | 05.03.2007 | 09:06

"Je dis calmement à Bayrou 'ta dérive à gauche est dangereuse, reviens là où tu étais, au centre'", a affirmé l'ancien Premier ministre.

L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a qualifié dimanche 4 mars de "dangereuse" la "dérive à gauche" du candidat de l'UDF François Bayrou. "Je le connais bien, je l'aime bien (...)", a affirmé l'ancien chef du gouvernement lors du Grand Rendez-vous Europe 1/TV5 Monde/ Le Parisien. C'est quelqu'un de bien, c'est pas quelqu'un de léger. Je trouve son projet sympathique mais je le vois impossible. Parce qu'il est impossible, parce qu'il peut créer de la déception, je crains que ce soit un projet dangereux" "Je dis calmement à Bayrou 'ta dérive à gauche est dangereuse, reviens là où tu étais, au centre'", a-t-il lancé.

"L'éclatement du PS"

Il a réitéré son analyse selon laquelle le projet de gouvernement "d'union" de François Bayrou "suppose l'éclatement du PS", qui n'interviendra pas. "Je ne crois pas que la coalition puisse permettre la réforme (...) Ce n'est pas par un compromis dans le gouvernement qu'on fait la réforme, on fait la réforme dans un compromis avec la société civile", a poursuivi l'ancien centriste, citant l'exemple de la réforme des retraites. Jean-Pierre Raffarin a réaffirmé sa conviction d'un duel UMP-PS au second tour de la présidentielle. "Cette élection sera serrée entre les deux grandes familles politiques", a-t-il redit.
NOUVELOBS.COM | 05.03.2007 | 09:06

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Politique Sondage auprès des 18-29 ans: François Bayrou à 20% au 1er tour et élu contre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal au second tour AP | 08.03.2007 | 09:51

Si le deuxième tour de l'élection présidentielle avait lieu dimanche, les jeunes âgés de 18 à 29 ans éliraient François Bayrou contre Nicolas Sarkozy (55%, contre 45%) et Ségolène Royal (54% contre 46%), selon un sondage OpinionWay pour "Metro" et Radio classique publié jeudi.

Selon cette enquête dont la marge d'erreur est de plus ou moins trois points de pourcentage, en cas de duel Sarkozy-Royal, c'est la candidate socialiste qui l'emporterait (51%; 49%).

Au premier tour, le candidat de l'UDF recueillerait 20% des suffrages des jeunes, derrière le candidat de l'UMP (30%) et la socialiste (28%). Le président de FN n'obtiendrait que 8% des voix. Le vote blanc et l'abstention atteindraient les 15%.

Au second tour, Ségolène Royal l'emporterait sur Nicolas Sarkozy (51% contre 49%) mais en cas de duel avec François Bayrou, les deux candidats perdraient: le président de l'UDF recueillerait 55% des voix contre 45% pour Nicolas Sarkozy, et 54% face à Ségolène Royal (46%).

Paradoxalement, 53% des 18-29 ans jugent que c'est le candidat de l'UMP qui a un projet pour la France, devant François Bayrou (45%) et Ségolène Royal (39%).
- sondage réalisé en ligne du 5 au 7 mars 2007, auprès d'un échantillon de 982 individus, représentatif de la population française âgée de 18 à 29 ans, selon la méthode des quotas. AP
Yahoo.fr, actualités, AP | 08.03.2007 | 09:51

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UMP: la riposte anti-Bayrou
JUDITH WAINTRAUB. Le Figaro. Publié le 08 mars 2007 Actualisé le 08 mars 2007 : 08h04 .

EN PARLER, mais comment ? Le « cas » Bayrou et sa progression continue dans les sondages font débat dans l'équipe de campagne de Nicolas Sarkozy. Le candidat lui-même a varié les stratégies. En visite dans le Cher, la semaine dernière, il a accusé son rival de l'UDF de vouloir ressusciter « la IVe République », avec des majorités « un peu à gauche, un peu à droite » condamnées pour survivre « à l'impuissance ».

Mais depuis cette sortie, il semble être revenu à sa première option : l'indifférence. Certains de ses proches s'en félicitent. Brice Hortefeux, par exemple, ne voit aucune raison de « parler des candidats qui sont derrière » le champion de l'UMP dans les sondages.

Le communicant Jean-Michel Goudard est sur la même ligne que le ministre délégué aux Collectivités territoriales. Selon lui, « cogner sur un type qui est un jour à gauche, l'autre à droite, ça ne sert à rien ». Mieux vaut « attendre et voir », préconise-t-il, en soulignant que « pour le moment, si Bayrou prend des voix à droite, Sarkozy ne baisse pas ».

François Fillon cogne fort

Les partisans de la prudence sont plus discrets que les tenants de la riposte. Parmi ces derniers, les poids lourds de l'UMP rivalisent d'ardeur. Alain Juppé s'est fait applaudir jeudi à Bordeaux en lançant : « Ni gauche ni droite, soyons sérieux, c'est un slogan électoral, ce n'est pas un projet politique ! » Dans le Val-d'Oise, lundi, François Fillon a réitéré l'exercice avec un succès identique.

Le premier ministrable le mieux placé à l'UMP a cogné fort, en expliquant que « quand il n'y a plus de différence entre la gauche et la droite, il n'y a plus qu'à choisir entre Le Pen et Laguiller ». Jean-Pierre Raffarin a donné lui aussi, en comparant Bayrou à un « albatros qui a une très grande aile à droite et veut avoir une très grande aile à gauche, au risque de ne plus pouvoir s'envoler ».

Mais tout en joignant sa voix au choeur, l'ancien premier ministre reconnaît en privé que la stratégie de l'UMP vis-à-vis de l'adversaire UDF manque de cohérence : « On n'est pas clair sur Bayrou. Certains d'entre nous le présentent comme un homme de droite, donc un problème pour la droite. Moi, je suis plutôt pour dire que c'est le problème de la gauche. »

Jean-Claude Gaudin, lui, juge plus efficace d'insister sur « le décalage entre des élus et des militants qui penchent toujours plus à gauche, et un électorat ancré à droite ». Le maire de Marseille, ex-UDF, estime que Nicolas Sarkozy aurait intérêt à « faire savoir que l'UMP n'a pas vocation à gouverner toute seule » pour rassurer les électeurs centristes.

Rue d'Enghien, au siège de campagne, on laisse dire. Un sarkozyste du premier cercle explique que le candidat « n'a pas à se mêler des questions politiciennes comme la composition de son futur gouvernement ». « Son terrain, c'est celui des idées, ajoute-t-on. Il doit y rester. » Pendant que les notables de l'UMP s'interrogeaient, les stratèges de l'équipe ont mis au point leur propre dispositif anti-Bayrou. Simone Veil en est la pièce maîtresse.

Issue de l'UDF, l'ancienne présidente du Parlement européen doit prendre aujourd'hui la tête du comité de soutien de Nicolas Sarkozy (lire ci-dessous). La nouvelle sera rendue publique après leur déjeuner d'aujourd'hui.

Le candidat de l'UMP table aussi sur la personnalité de Jean-Louis Borloo pour mordre sur l'électorat centriste. Le ministre de la Cohésion sociale, lui aussi issu de l'UDF, a fait durer le plaisir en repoussant la date de son ralliement, mais il a prévu de voir Nicolas Sarkozy « dans les huit jours », ce qui laisse présager une fin de suspense imminente.

Entre-temps, dans la foulée de l'installation de Simone Veil à la présidence du comité de soutien, le candidat devrait recevoir un autre renfort de poids : celui du fondateur de l'UDF, Valéry Giscard D'Estaing. L'homme qui rêvait, comme Bayrou, de rassembler « deux Français sur trois ».
JUDITH WAINTRAUB. Le Figaro. Publié le 08 mars 2007 Actualisé le 08 mars 2007 : 08h04

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08.03.07 | 16h02 A peine ralliée à Nicolas Sarkozy, Simone Veil attaque François Bayrou LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 08.03.07 | 16h02 • Mis à jour le 08.03.07 | 16h02

Nicolas Sarkozy a annoncé officiellement, jeudi 8 mars, au côté de l'ancienne ministre UDF Simone Veil, que celle-ci "soutenait" sa candidature et "prendrait toute sa part" à sa campagne. Auparavant, le ministre de l'intérieur et Simone Veil ont déjeuné ensemble en tête-à-tête au QG du candidat.

A peine rangée derrière le candidat UMP, Simone Veil, qui vient de retrouver sa liberté de parole en quittant le Conseil constitutionnel, s'est livrée à une attaque en règle contre François Bayrou : "il ne représente pas du tout le centre, il ne représente que lui-même", a-t-elle estimé. A l'inverse, elle a évoqué l'"admiration" et "l'amitié" qu'elle éprouvait pour "Nicolas".

"MANŒUVRE"

Dans un premier temps, l'équipe de campagne de M. Sarkozy envisageait de nommer Simone Veil à la présidence de son comité de soutien. Mais le candidat UMP a écarté pour l'instant la création d'un tel comité : "ce que nous voulons, c'est parler au peuple français dans son ensemble, sans intermédiaire", a-t-il dit.

Depuis Bruxelles, François Bayrou a qualifié ce ralliement de "manœuvre". "Tout le monde sait depuis longtemps que ce groupe balladurien des années 1990 est en effet engagé dans cette campagne, il n'y a selon moi aucune surprise", a déclaré le candidat centriste à la presse, dopé par des sondages qui le placent désormais à plus de 20 % des intention de vote. "C'est un peu attristant étant donné la personnalité de Simone Veil", a-t-il ajouté.

Le porte-parole de campagne de Nicolas Sarkozy, Xavier Bertrand, s'est défendu de vouloir instrumentaliser Mme Veil. "On ne peut pas résumer Simone Veil, son action et ce qu'elle représente à cette idée de scud" anti-Bayrou, a-t-il assuré sur BFM.
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 08.03.07 | 16h02 • Mis à jour le 08.03.07 | 16h02

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mardi 13 mars 2007, 18h08 En banlieue, un "engouement" pour Bayrou selon des acteurs associatifs

BOBIGNY (AFP) - Il existe un "engouement" pour François Bayrou en banlieue, affirment des responsables associatifs interrogés mardi par l'AFP selon lesquels de plus en plus d'électeurs des quartiers sensibles voient dans le président de l'UDF l'homme le plus à même de battre Nicolas Sarkozy.

"C'est lui qui bénéficie du capital sympathie. Les gens en ont soupé de la droite et de la gauche et il apparaît comme un homme neuf", affirme ainsi Stéphane Ouraoui, président de l'association Pas de quartiers, tous citoyens, présente dans toute la région parisienne.

Le candidat de l'UDF, en tournée en Seine-Saint-Denis mardi, a été bien accueilli par la population. En déplacement au Val-Fourré (Yvelines) le 9 février et à Nanterre (Hauts-de-Seine) le 30 janvier, il avait reçu un accueil bienveillant.

"Son côté anti-système plaît", confirme Mohamed Chirani, président de l'association Votez banlieue.

La tendance s'est accentuée au cours de la campagne: "Bayrou est en train de gagner la confiance de la banlieue: il bénéficie de la peur engendrée d'un côté par l'agressivité de Nicolas Sarkozy et de l'autre par les maladresses et l'inexpérience de Ségolène Royal", souligne Mohamed Chirani.

La réflexion de Nicolas Sarkozy, sur TF1, sur ces personnes qui ne respectent pas la France parce qu'elles "égorgent des moutons dans des baignoires", "en a choqué plus d'un", assure Stéphane Ouraoui. "J'étais récemment à une réunion de jeunes partisans du Parti radical de Jean-Louis Borloo à Mantes-la-Jolie. Pas un ne voulait voter pour Nicolas Sarkozy", témoigne-t-il.

A contrario, François Bayrou rassure la communauté musulmane. Sa brève apparition le 16 février au dîner de l'Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis, où il s'est présenté comme "un croyant" qui "respecte les croyants", a été très appréciée, selon des participants.

Hafid Rahmouni, directeur de l'association Zyva à Nanterre, l'a trouvé "très humain" lors de son passage dans cette ville. "C'est lui qui nous a semblé le plus à l'aise. Il n'y avait pas cette distance que peut provoquer la position d'un homme comme lui. Ca a vraiment fait la différence".

Selon Stéphane Ouraoui, M. Bayrou bénéficie de l'image d'un homme "honnête" et "intègre".

La gifle donnée en 2002 lors d'une visite au quartier de la Meinau à Strasbourg à un jeune garçon qui lui faisait les poches ne lui porte pas préjudice. "Perçue comme une correction de père de famille", elle est oubliée, quand elle n'est pas saluée, selon M. Chirani.

Autre atout de François Bayrou en banlieue, et non des moindres: sa position dans les sondages qui le donnent gagnant face au candidat de l'UMP s'il était présent au second tour. "La banlieue cherche un vote pragmatique, l'objectif est de battre Sarkozy et ce n'est pas avec le vote Royal qu'on y parviendra", assure M. Chirani.

Pour certains, Bayrou apparait davantage comme un moindre mal que comme une vraie solution. "On essaie de prendre le moins mauvais pour nous, franchement, on se dit, +pourquoi pas ?+ On paie pour voir, comme au poker", explique Hamza Bouguerra, président de l'association des jeunes des Tarterêts (Essonne).

Reste à savoir si le candidat tiendra la distance et s'il pourra apparaître jusqu'au bout comme un homme au centre. "Certains en banlieue pourraient se souvenir que M. Bayrou a été ministre dans un gouvernement de droite, a soutenu des gouvernements de droite et a voulu financer les écoles privées", prévient Stéphane Ouraoui.
Yahoo.fr, actualités, mardi 13 mars 2007, 18h08

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François Bayrou défend lui aussi l'idée d'une VIe République 19.03.07 | 08h54

PARIS (Reuters) - François Bayrou souligne avoir lui aussi mis en avant l'idée de VIe République, évoquée dimanche par la candidate socialiste Ségolène Royal.

"J'ai beaucoup utilisé le terme de VIe République pour montrer le changement", a expliqué le candidat de l'UDF sur Canal +.
"Simplement, j'ai dit que le numéro n'était pas important. Ce qui est important, c'est le contenu du texte", a-t-il ajouté.

Ségolène Royal a appelé dimanche les élus socialistes à construire avec elle, si elle est élue, une VIe République, laissant le soin à Nicolas Sarkozy et à François Bayrou de "s'accrocher aux oripeaux" de la Ve République.
lemonde.fr, 19.03.07 | 08h54

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Les propos du candidat UMP sur la pédophilie et le suicide «innés» choquent. Sarkozy prend les catholiques à rebrousse-foi Par Jean-Dominique MERCHET, Libération, QUOTIDIEN : lundi 9 avril 2007

L'homme est-il libre ? Beau débat philosophique que celui lancé ­ sans doute bien involontairement ­ par Nicolas Sarkozy avec ses déclarations sur la prédisposition génétique à la pédophilie ou au suicide. Il a en tout cas réussi à unir contre lui le très antichrétien Michel Onfray et les milieux catholiques.

Samedi, l'archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois, a asséné un coup de crosse au candidat de l'UMP, qui ne manque pourtant pas de se dire «catholique» .
«L'homme est libre, a affirmé l'ecclésiastique sur RTL. Ce qui me paraît le plus grave, c'est l'idée que l'on ne peut pas changer le cours de l'existence. Dire que quelqu'un est prédéterminé [...], cela veut dire que l'homme est conditionné absolument.»

Mécontents.

Dans un entretien avec le nietzschéen Michel Onfray, récemment publié par Philosophie magazine d'avril, Nicolas Sarkozy déclarait : «J'inclinerais à penser qu'on naît pédophile» et plus loin : «Il y a 1 200 ou 1 300 jeunes qui se suicident en France chaque année [...] parce que génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable [...]. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense. »

Sur cette question, les catholiques ne peuvent qu'être très mécontents du candidat vers lequel penche pourtant la majorité des pratiquants (1). Partisan d'une «culture de la vie», les cathos ne cessent en effet de dénoncer tout ce qui ressemble de près ou de loin à l'eugénisme, le tri des embryons et, désormais, la «chasse génétique» , selon le mot de Mgr Vingt-Trois.

Les catholiques de l'UMP se retrouvent bien embarrassés. Sur leur site Internet (2), ils renvoient dos à dos Nicolas Sarkozy et Michel Onfray : «A chacun de se faire son opinion.» D'un côté, l'homme déterminé par ses gènes, de l'autre l'homme déterminé par son milieu. La cathosphère s'emballe : ainsi l'animateur du très conservateur blog Le salon beige s'emporte : «C'est du racisme. Nicolas Sarkozy semble penser que c'est l'hérédité qui fait le criminel. Il nie la liberté et la responsabilité humaine.»

Evidemment, le très croyant François Bayrou n'est pas en reste. «Quand Nicolas Sarkozy en vient à dire qu'un bébé peut naître en ayant en lui une condamnation à la perversité ou au suicide, mais dans quelle société vit-on ?» s'est il exclamé, samedi, sur France 3.
Depuis la Corse, le candidat de l'UDF avait déjà dénoncé les «propos terriblement inquiétants et glaçants» de son rival : «Ce sont des propos qui ne sont plus des propos humanistes. Ça voudrait dire qu'on a aucune chance, que son destin est joué à l'avance.» Quant à Jean-Marie Le Pen, il réagissait dès mercredi sur le même registre : «Si nous sommes habités par des gènes qui sont en eux-mêmes criminogènes, ça veut dire que nous n'avons pas la responsabilité de ce que nous faisons. »

Exonération.

A gauche, le généticien Axel Kahn a affirmé hier sur RTL qu' «il n'y a pas de gène d'un destin malheureux» . Il a accusé Nicolas Sarkozy de «s'exonérer par avance de ses responsabilités en disant : si ça survient, le monde que je vais essayer de construire n'y sera pour rien.» Ségolène Royal s'est contentée vendredi d'un «Je laisse les scientifiques répondre» , alors que son directeur de campagne, Jean-Louis Bianco, trouvait «surprenants» les propos de Nicolas Sarkozy. L'intéressé, lui, «ne souhaite pas polémiquer» sur ce sujet, a-t-il fait savoir samedi, lors d'un déplacement à Saint-Remy-de-Provence.
(1) 72 % au second tour selon un sondage Ifop La Croix réalisé du 23 au 26 février auprès de 1 842 personnes.
(2) http://catholiques-ump.typepad.fr/catholiques_de_lump/

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jeudi 12 avril 2007, 13h13 Spartacus réitère son soutien à Bayrou "pour réconcilier la France"

PARIS (AFP) - Spartacus, pseudonyme collectif de personnalités socialistes, a réitéré jeudi son soutien à François Bayrou, comptant sur le candidat UDF à la présidentielle "pour réconcilier la France".

Dans une tribune publiée dans Le Figaro, Spartacus affirme que le président de l'UDF représente "un espoir pour des millions de Français qui veulent croire à cette chance unique de proposer un travail en commun à des hommes et des femmes venus d'horizons différents mais unis par le seul idéal du bien public".

Selon ce collectif, "Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen proposent conjointement une vision crispée et haineuse de notre société et de notre avenir". "Jamais un candidat de la droite républicaine à l'élection présidentielle n'est allé aussi loin dans le débauchage et la surenchère en direction des thèses d'extrême droite", ajoute Spartacus.

Il ajoute que "Ségolène Royal, comme on le prévoyait dans la précampagne interne au PS, s'est laissé entraîner sur ce terrain". "Par manque de rigueur, d'idées ou par penchant personnel, on ne retient plus de son discours qu'un écho caricatural aux idéaux nationalistes et démagogiques", déplore Spartacus.

"Nous avons besoin, nous avons envie d'un président calme, serein, équilibré, mais qui soit aussi avisé des difficultés quotidiennes des plus démunis de nos concitoyens", d'"un président courageux qui ne change pas d'avis au gré des sondages qualitatifs ou de réunions de quartiers", d'"un président qui n'engage pas la France dans des conflits internationaux par suivisme ou qui dise à différents interlocuteurs ce que chacun souhaite entendre".
Yahoo.fr, actualités, jeudi 12 avril 2007, 13h13

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Rocard veut une alliance entre Royal et Bayrou. Vendredi, l'ancien Premier ministre socialiste a appelé dans le journal Le Monde à une «alliance» entre Ségolène Royal et François Bayrou «avant le premier tour» de l'élection présidentielle pour battre Nicolas Sarkozy
Par Liberation.fr avec AFP, LIBERATION.FR : vendredi 13 avril 2007

Tout pour battre Sarkozy.
Vendredi, l'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard a appelé dans le journal Le Monde à une «alliance» entre Ségolène Royal et François Bayrou «avant le premier tour» de l'élection présidentielle pour battre le candidat de l'UMP.

«Dans quelques jours, les Français décideront qui, de François Bayrou ou de Ségolène Royal, sera le mieux à même de battre Nicolas Sarkozy. Et ils le feront d'autant mieux qu'ils sauront que, dans tous les cas, une alliance sincère et constructive défendra au second tour puis aux législatives un projet commun d'espoir pour la France», écrit Michel Rocard dans une tribune publiée dans Le Monde, daté de samedi.

«J'appelle donc François Bayrou et Ségolène Royal, avant le premier tour, à s'exprimer devant les Français pour s'engager dans la voie de cette alliance», poursuit l'ancien Premier ministre de François Mitterrand.

Rocard est la première personnalité du PS a appeler ainsi ouvertement à une alliance entre la candidate socialiste et le candidat de l’UDF. Deux collectifs ayant pour pseudonymes «Spartacus» et «Les Gracques» - dont certains membres connus sont d’anciens proches deRocard - ont déjà appelé à un tel rapprochement.

Une proposition immédiatement rejeté par le Premier secrétaire du PS. Pour Hollande, il n’y a «pas d’alliance concevable entre la gauche et une partie de la droite». «Le rassemblement de la gauche doit se faire au premier tour. Il faut voter Ségolène Royal au premier tour. Au second tour, il faudra aussi voter Ségolène Royal».

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L'UDF « pas à vendre » (23/04/07)

Interrogée ce matin par Le Parisien/Aujourd'hui en France, Marielle de Sarnez, directrice de campagne de François Bayrou avertit : « Nous ne sommes pas à vendre ! ». Pour en savoir plus, il faudra attendre que le leader UDF s'exprime cette semaine. Et s'il n'est pas au second tour, Marielle de Sarnez reste enthousiaste : le score « est formidable, historiquement inégalé dans la famille centriste » selon elle.
Marianne, brèves de la semaine, Lundi 23 Avril 2007

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François Bayrou ne donne pas de consigne de vote pour le second tour et crée un nouveau parti LEMONDE.FR | 25.04.07 | 16h14 • Mis à jour le 25.04.07 | 17h06

Je ne donnerai pas de consigne de vote" entre les deux tours, a déclaré François Bayrou lors d'une conférence de presse très attendue, mercredi 25 avril, indiquant qu'il ne savait pas lui-même "ce qu'il fera" dimanche 6 mai. "J'estime que les Français qui ont voté pour moi sont en conscience des citoyens libres de leur choix." Le candidat UDF, très courtisé depuis qu'il a recueilli 18,6 % des voix au premier tour de l'élection présidentielle, a par ailleurs indiqué qu'il accepte le débat que lui a proposé Ségolène Royal, ajoutant qu'il est prêt à en faire autant avec Nicolas Sarkozy si ce dernier le lui propose.

François Bayrou a précédé ces annonces d'une explication. Lui estime que la France souffre de trois maux, "qui doivent être réparés ensemble" : "la démocratie malade", et notamment "l'absence de séparation des pouvoirs", "le tissu social déchiré", avec ses "ghettos", et "le manque de croissance", dont le chômage et la faiblesse du pouvoir d'achat sont les"symptômes". Or, selon lui, "Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal vont non pas réparer mais risquent d'aggraver l'un ou l'autre de ces maux" : le candidat de l'UMP, qui a "le goût de l'intimidation et de la menace", s'il est élu, "concentrera les pouvoirs comme jamais" ; la candidate socialiste "paraît plus attentive au tissu social", mais entend "multiplier les interventions de l'Etat", et son programme économique "va exactement à l'encontre des orientations dont la France a besoin". Enfin, il estime que "les deux candidats ont promis une hausse délirante des dépenses publiques".

UN PARTI DÉMOCRATE, "CENTRAL"

"Je ne reviendrai pas en arrière sur notre chemin de liberté. Je ne cherche ni n'accepterai aucune soumission ou ralliement à l'un des deux camps", a-t-il ajouté. "Je veux au contraire garantir aux Français que quel que soit le vainqueur, ils trouveront pour les représenter une force de contre-pouvoir, libre, capable de dire oui si l'action va dans le bon sens et non si elle va dans le mauvais sens. Capable, autrement dit, de faire sortir la politique des réflexes du toujours pour et du toujours contre, pour défendre l'intérêt général", a poursuivi M. Bayrou.

"Pour changer définitivement la politique française", il a annoncé la création d'un nouveau parti "central" plutôt que centriste, qu'il propose de baptiser Parti démocrate. Ce parti "présentera des candidats à toutes les élections à venir, et d'abord aux élections législatives, pour représenter les Français qui veulent une politique nouvelle, indépendante, libre dans son expression et décidée à défendre les citoyens sans se laisser intimider par les menaces ou les tentations diverses liées au pouvoir". "Le Parti démocrate proposera de refonder nos institutions pour que le mot démocratie trouve son sens en France", a-t-il ajouté.

Interrogé sur son propre vote au second tour, il a répondu : "A l'heure qu'il est, je ne sais pas ce que je ferai, mais j'imagine déjà ce que je ne ferai pas." "Beaucoup de choses peuvent intervenir dans les douze jours qui restent", a-t-il indiqué, citant le débat qu'il devrait avoir avec la candidate socialiste et le débat d'entre-deux-tours entre les présidentiables. A une journaliste qui l'interrogeait en anglais, François Bayrou a répondu dans la même langue qui lui était "absolument impossible, dans la situation actuelle", d'accepter un poste de ministre dans le prochain gouvernement, quel qu'il soit.
LEMONDE.FR | 25.04.07 | 16h14 • Mis à jour le 25.04.07 | 17h06, Claire Ané

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mercredi 25 avril 2007, 16h46 François Bayrou dénonce "la manière de gouverner des Hauts-de-Seine"

PARIS (AP) - Confirmant son intention de présenter des candidats dans toutes les circonscriptions aux législatives de juin prochain, François Bayrou a dénoncé mercredi "la manière de gouverner des Hauts-de-Seine", et les "pressions" dont les élus UDF sont l'objet de la part de l'UMP, au cours d'une conférence de presse à Paris.

"Cette manière de multiplier, par pression, des débauchages individuels et de prétendre fabriquer de faux partis", "cela ressemble assez à la manière de gouverner des Hauts-de-Seine qui n'est pas pour moi (...) l'exemple de la démocratie", a-t-il dit.

Alors qu'on lui demandait s'il entendait présenter des candidats dans chaque circonscription, M. Bayrou a répondu: "oui, plus que jamais". "Le parti démocrate aura des candidats dans toutes les circonscriptions de France".

M. Bayrou a affirmé qu'il serait lui-même candidat aux législatives à Pau en juin. Interrogé sur l'attitude des élus UDF aux législatives, il s'est montré évasif: "nous sommes à l'élection présidentielle, nous verrons aux élections législatives".

Il a minimisé le ralliement de certains élus à Nicolas Sarkozy: "un certain nombre d'entre eux peut faire le choix de soutenir Nicolas Sarkozy. J'ai dit que le vote était libre", mais "tous restent avec moi sans aucune exception".

"J'ai beaucoup de liens avec les députés qui m'entourent. Je comprends bien les pressions dont ils sont l'objet. A mon avis, ces pressions ne devraient pas les impressionner".

Mais "ma ligne, ce n'est pas les élus, ce sont les électeurs (...) C'est avec les Français que je parle, pour eux que je réfléchis". AP
mercredi 25 avril 2007, 16h46, Yahoo.fr, actualités

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Plus de la moitié des députés UDF voteront pour Nicolas Sarkozy NOUVELOBS.COM | 26.04.2007 | 18:16

15 députés centristes sur 29 ont indiqué qu'ils voteraient pour le candidat UMP le 6 mai.
Plus de la moitié des députés UDF voteront pour Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle, selon leurs déclarations recueillies jeudi 26 avril par l'AFP.

15 députés centristes sur 29 ont indiqué qu'ils voteraient pour le candidat UMP le 6 mai. Un votera blanc, Gilles Artigues (Loire). Dix (dont François Bayrou) n'ont pas révélé leur choix. Enfin, trois n'avaient pu être joints par l'AFP, dont leur chef de file Hervé Morin (Eure).

Suite à l'annonce mercredi, par le président de l'UDF, de la liberté de vote donnée aux élus centristes comme aux électeurs, plusieurs députés, dont des proches de François Bayrou, ont annoncé qu'ils voteraient pour Nicolas Sarkozy, tout en réaffirmant leur fidélité à leur président et leur soutien à son futur "parti démocrate".

Il s'agit de François Sauvadet (Côte-d'Or), porte-parole de l'UDF, Charles de Courson (Marne), Jean Dionis du Séjour (Lot-et-Garonne), Nicolas Perruchot (Loir-et-Cher), François Rochebloine (Loire), Jean-Pierre Abelin (Vienne) et Jean-Luc Préel (Vendée).

Santini et Blanc ralliés avant le premier tour

Dès qu'avait été connu le résultat du 1er tour, d'autres avaient annoncé leur soutien à Nicolas Sarkozy, certains participant dans la foulée à ses meetings: Francis Hillmeyer (Haut-Rhin), Olivier Jardé (Somme), Stéphane Demilly (Somme), Michel Hunault (Loire-Atlantique), Pierre Albertini (Seine-Maritime) et Rodolphe Thomas (Calvados).

Le député-maire d'Issy-les-Moulineaux, André Santini, et le député apparenté UDF des Yvelines Christian Blanc s'étaient ralliés à Nicolas Sarkozy avant même le premier tour.

Anne-Marie Comparini (Rhône), Yvan Lachaud (Gard), Maurice Leroy (Loir-et-Cher), Rudy Salles (Alpes-Maritimes), Jean-Christophe Lagarde (Seine-Saint-Denis), Bernard Bosson (Haute-Savoie), Philippe Folliot (Tarn) et Francis Vercamer (Nord) n'ont pas voulu révéler leur choix ou ont affirmé n'être pas encore décidés.

François Bayrou, député des Pyrénes-Atlantiques, avait indiqué mercredi: "à l'heure qu'il est, je ne sais pas ce que je ferai". "Mais je commence à savoir ce que je ne ferai pas", avait-il ajouté, laissant clairement entendre qu'il ne voterait pas pour Nicolas Sarkozy, sans révéler s'il voterait pour Ségolène Royal, blanc ou s'abstiendrait.

Claude Leteurtre (Calvados) annoncera son choix après le débat du 2 mai, mais, dit-il, ce ne sera pas Ségolène Royal.
NOUVELOBS.COM | 26.04.2007 | 18:16

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samedi 28 avril 2007, 15h36 Débat à fleurets mouchetés entre Royal et Bayrou

PARIS (Reuters) - Ton affable, sourires aimables et plaisanteries, le débat télévisé qui a opposé samedi Ségolène Royal et François Bayrou a davantage tenu du dialogue policé que de la foire d'empoigne.

Durant près de deux heures de discussion retransmise sur BFM TV et RMC, François Bayrou a toutefois marqué son "désaccord assez profond" avec le programme économique de la candidate socialiste, qui s'est dite déterminée à le mettre en oeuvre si elle est élue présidente de la République le 6 mai.

"Nous ferons un bout de chemin ensemble", a dit Ségolène Royal à la fin d'un exercice inédit en France où elle a dit voir le signe d'une "modernisation de la vie politique".

C'était la première fois sous la Ve République lors d'une élection présidentielle qu'un candidat éliminé au premier tour de scrutin, en l'occurrence le dirigeant centriste, débattait publiquement avec un des deux rivaux du second tour.

"Quel que soit celui qui va être élu, il aura besoin de faire travailler ensemble des courants politiques différents", a prédit François Bayrou.

"Aucun des problèmes de notre pays - ma main à couper - ne peut trouver de réponse si on n'est pas capable de dépasser ces affrontements", a insisté le président de l'UDF, pourfendeur du traditionnel clivage droite-gauche en France.

Incertaine tout au long de la semaine, prévue puis reportée et décriée dans le camp de l'UMP, cette rencontre a constitué pour Ségolène Royal une sorte de répétition générale avant le débat télévisé qui l'opposera mercredi soir à Nicolas Sarkozy.

Elle a été pour François Bayrou une occasion de se faire entendre malgré son élimination au premier tour. Ce que le candidat de l'UMP avait souligné vendredi en traitant le président de l'UDF de "mauvais perdant".

SE FORMER UNE OPINION

Tailleur blanc à rayures pour l'une, costume sombre pour l'autre, Ségolène Royal et François Bayrou étaient assis côte à côte à une table tendue de blanc, face à quatre journalistes.

L'élue socialiste et l'ex candidat à l'Elysée ont passé en revue les sujets de société dans le but affiché d'éclairer les indécis, et en particulier les 6,8 millions d'électeurs qui ont choisi François Bayrou au premier tour et dont Ségolène Royal a mathématiquement besoin pour espérer l'emporter dans huit jours.

"Je suis très heureux qu'on les ait aidés à se former une opinion", a dit le candidat centriste. De même, a souligné la présidente de la région Poitou-Charentes, "ce n'est pas une question de partis politiques ici, c'est une question de citoyens qui aujourd'hui réfléchissent au vote majeur qu'ils auront à accomplir le 6 mai".

Organisé dans les salons d'un grand hôtel parisien en présence d'une centaine de journalistes, le débat a commencé par une mise au point : pas question de parler de ralliement.

Ségolène Royal a dit ne rien attendre de la sorte de la part de François Bayrou, qui a confirmé qu'il ne donnerait aucune consigne de vote, même s'il se réserve la possibilité de dévoiler son choix personnel d'ici le 6 mai.

Entre deux accrochages policés sur les questions économiques, leur principal pomme de discorde, Ségolène Royal et François Bayrou ont souligné leurs points de rencontre sur l'Europe, les institutions ou encore la sécurité.

Sans insister sur la non-qualification du député béarnais au second tour, la candidate socialiste a rappelé qu'elle était en finale et que c'est son projet qui est dans la balance.

"Mon objectif ici n'est pas de chercher à convaincre François Bayrou puisque le pacte présidentiel que j'ai proposé sera mis en application si les Français me confient cette responsabilité", a-t-elle dit.

"Laissez-moi décider moi-même des convergences et des divergences avec la personne que vous venez de citer", a-t-elle lancé un peu plus tard à François Bayrou qui parlait d'affinités entre elle et Nicolas Sarkozy.

Apparemment à l'aise et souriants, tous deux ont plaisanté à plusieurs reprises, parlant "des goûts et des couleurs" à propos du drapeau tricolore ou faisant remarquer que le président de l'UDF avait le même prénom que le compagnon de Ségolène Royal, le premier secrétaire du PS, François Hollande.
Yahoo.fr, actualités, samedi 28 avril 2007, 15h36

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François Bayrou baptisera son parti "Mouvement démocrate" LE MONDE | 05.05.07 | 14h21 • Mis à jour le 05.05.07 | 14h21

Il s'appellera Mouvement démocrate.
Tel est le nom que François Bayrou demandera au conseil national de l'UDF, réuni jeudi 10 mai, de donner au nouveau parti qu'il s'apprête à créer. C'est sous cette appellation que la formation centriste devrait présenter des candidats dans toutes les circonscriptions aux élections législatives des 10 et 17 juin. Les membres du conseil devront également approuver les changements de structure de leur organisation.

Dès le lendemain du second tour de la présidentielle, et quel qu'en soit le résultat, M. Bayrou entend donc engager la bataille des législatives avec une formation politique rénovée, qui revendique son indépendance et tourne la page de l'alliance à droite. "Des dizaines de milliers de Français ont envie de s'engager dans un tel mouvement et nous allons le construire avec eux", a assuré l'ex-candidat centriste à l'AFP, vendredi 4 mai, ajoutant que "la liberté d'esprit est une attente des citoyens".
Fort des 6,8 millions de voix qui se sont portées sur son nom le 22 avril, il espère désormais installer durablement une "troisième force politique", qui connaîtra son premier test à l'occasion des législatives.

POURSUITES JUDICIAIRES

"L'objectif est que les Français puissent compter sur des députés libres de leur choix et assez indépendants pour ne pas être inféodés aux un ou aux autres", a indiqué M. Bayrou, soulignant ainsi que les élus sortants de l'UDF devront faire un choix.

Vingt-deux députés sur vingt-neuf ont choisi d'appeler à voter pour Nicolas Sarkozy au second tour. Combien sont prêts à suivre le président de l'UDF dans ce qu'il appelle la "voie de l'indépendance" ? En indiquant qu'il ne voterait pas pour le candidat de l'UMP, M. Bayrou "a franchi une nouvelle étape qui a suscité beaucoup de trouble et d'interrogations", estime François Sauvadet, député de Côte-d'Or et porte-parole de l'UDF.

Que deviendraient, alors, les élus et militants centristes qui refuseraient de rejoindre le Mouvement démocrate ? Du côté de l'UMP et de ses alliés, autour, notamment, de Gilles de Robien et André Santini, la réflexion est engagée pour maintenir le sigle UDF et présenter des candidats de la "majorité présidentielle" sous cette étiquette.

L'ancien ministre centriste Hervé de Charette, qui a quitté l'UDF pour l'UMP en 2002, a en effet indiqué avoir déposé la marque "Union pour la démocratie française" (UDF) en 2004 auprès de l'Institut national de la propriété industrielle (INPI). Afin de prévenir toute tentative de récupération, l'UDF a annoncé, vendredi, son intention d'engager des poursuite judiciaires.

Aux difficultés politiques, ne cessent de s'ajouter les embarras juridiques. Ainsi M. Bayrou avait-il annoncé, le 25 avril, à l'occasion de sa conférence de presse suivant le premier tour, sa volonté de créer un "Parti démocrate". Le nom avait suscité pas mal de discussions dans les rangs centristes en raison du détournement qui pourrait être fait de ses initiales.
Mais c'est un autre motif qui a eu raison de cette hypothèse, que M. Bayrou avait évoquée une première fois dans son entretien au Monde du 3 mars. Entretemps, un ancien candidat de l'UDF aux élections législatives de 2002 dans les Yvelines, Alain Chitrit, n'exerçant aucune responsabilité dans la formation centriste, a déposé ce nom à l'INPI.
Patrick Roger, Le Monde, Article paru dans l'édition du 06.05.07. Elections 2007

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jeudi 3 mai 2007, 20h50 Au lendemain du débat (Royal-Sarkozy), Bayrou confirme qu'il ne votera pas Sarkozy Par Pascale JUILLIARD, Yahoo.fr, actualités

PARIS (AFP) - Au lendemain du débat entre les finalistes de la présidentielle, François Bayrou, dont les 6,8 millions d'électeurs sont une des clés du second tour, a confirmé jeudi qu'il ne voterait pas pour Nicolas Sarkozy.

Contrairement à la majorité des députés UDF, qui ont apporté leur soutien au candidat UMP, le leader centriste a confié au journal Le Monde: "je ne voterai pas pour Sarkozy".

M. Bayrou n'a pas précisé s'il voterait blanc ou Ségolène Royal, ou s'abstiendrait. Cela n'a pas empêché la candidate socialiste de se réjouir de ses propos, en estimant que "chacun a compris ce qu'il voulait dire".

"Ma décision est prise, si je suis élue, je travaillerai avec le centre en général et avec François Bayrou en particulier", a-t-elle ajouté.

La vice-présidente de l'UDF Marielle de Sarnez, qui a dirigé la campagne de M. Bayrou, a illico rétorqué: "François Bayrou a dit exactement ce qu'il pensait. S'il avait voulu aller plus loin, il se serait exprimé autrement".

Nicolas Sarkozy de son côté a estimé que M. Bayrou se "prépositionne déjà pour la présidentielle de 2012". "Si rénover la vie politique c'est dire +je vote blanc+, il fait comme Jean-Marie Le Pen", a-t-il dénoncé.

Le président de l'UDF - qui a obtenu 18,57% des voix au premier tour de la présidentielle et dont les électeurs sont très courtisés - avait déjà laissé entendre qu'il ne voterait pas Sarkozy lors de sa conférence de presse du 25 avril, où il n'avait pas donné de consigne de vote.

A titre personnel, "je ne sais pas ce que je ferai, mais je commence à savoir ce que je ne ferai pas", avait-il déclaré, après s'être livré à une lourde charge contre le candidat UMP.

Il avait estimé que M. Sarkozy "va concentrer les pouvoirs comme ils ne l'ont jamais été" et jugé qu'il risquait "d'aggraver les déchirures du tissu social".

Ses critiques de la candidate socialiste, avec laquelle il avait accepté de débattre, avaient davantage porté sur son programme, notamment le reproche de "multiplier les interventions de l'Etat".

Un soutien personnel à la candidate PS compromettrait toutefois sa stratégie d'autonomie par rapport aux deux grands partis de la droite et de la gauche, qu'il veut concrétiser en créant un nouveau "parti démocrate" avant les législatives de juin.

Il aurait également accentué son décalage avec la majorité des députés UDF (22 sur 29), qui ont apporté leur soutien à M. Sarkozy pour le second tour, nombre d'entre eux sachant qu'ils auront besoin des voix UMP pour sauver leur siège.

"La quasi-totalité des élus de l'UDF, ceux qui sont en contact avec les électeurs, ont apporté leur soutien à Nicolas Sarkozy", ne s'est pas privé de souligner jeudi Brice Hortefeux, proche conseiller du candidat UMP.

Seul trois députés centristes ont annoncé qu'ils voteraient blanc: Gilles Artigues (Loire), Gérard Vignoble (Nord), et Anne-Marie Comparini (Rhône) qui a souhaité "l'émergence de l'UDF comme troisième force politique, libre de toute considération partisane".

Parmi la petite poignée de députés qui n'ont pas révélé leur choix, Jean-Christophe Lagarde (Seine-Saint-Denis) a plutôt affiché un penchant pour le candidat UMP: il a épinglé mercredi soir "le manque de crédibilité de Mme Royal pour occuper la fonction présidentielle" et regretté que ses soutiens "s'acharnent à fasciser de façon irresponsable M. Sarkozy".

Selon un sondage Opinionway (Le Figaro-LCI), 51% des électeurs de M. Bayrou ont trouvé M. Sarkozy "plus convaincant" lors du débat, contre 25% Ségolène Royal et 24% ni l'un ni l'autre.
Par Pascale JUILLIARD, Yahoo.fr, actualités

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Sondage Hebdo : François Bayrou bat Nicolas Sarkozy au second tour Par RMC, mardi 13 mars 2007 à 07:58 :: RMC :::

Voici le 7ème Sondage Hebdo LH2 / RMC / BFM TV / 20 Minutes

i François Bayrou poursuit sa progression, le candidat de l'UDF gagne 2 points à 22% d'intentions de vote, alors que Nicolas Sarkozy reste stable et en tête à 28% et que Ségolène Royal, 2ème, perd un point à 26% d'intention de vote.

Au 2ème tour, deux scenarii possibles : Nicolas Sarkozy sort vainqueur s'il est opposé à Ségolène Royal (58-48), mais le candidat de l'UMP est largement battu en cas de duel face à François Bayrou (45-55).

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L'UMP rassemble à elle seule 39,54% des voix
NOUVELOBS.COM | 11.06.2007 | 10:57

Selon les résultats nationaux définitifs du ministère de l'Intérieur, l'UMP devance le PS (24,73%) et le Mouvement démocrate-UDF (7,61%). Le Front national et le PCF font jeu égal avec 4,29% des voix, les Verts 3,25%.

La droite, qui a largement dominé dimanche le premier tour des législatives, marqué par une abstention record, est en passe d'obtenir une majorité écrasante à l'Assemblée nationale.

Selon les résultats nationaux définitifs communiqués lundi 11 juin par le ministère de l'Intérieur, l'UMP est arrivé nettement en tête du premier tour des élections législatives avec 39,54% des voix. Le Parti socialiste rassemble 24,73% des voix, devant le Mouvement démocrate-UDF, 7,61%. Le Front national passe sous la barre des 5%, avec 4,29% des voix, exactement le même score que le Parti communiste. Les Verts ont 3,25%.

Extrême-gauche : 887.887 3,41%
Communistes: 1.115.719 4,29%
Socialistes: 6.436.156 24,73%
Radicaux de gauche: 343.580 1,32%
Divers gauche: 513.457 1,97%
Verts: 845.884 3,25%
Ecologistes: 208.465 0,80%
Régionalistes: 131.585 0,51%
CPNT: 213.448 0,82%
Divers: 267.987 1,03%
UDF-MoDem: 1.981.121 7,61%
Majorité présidentielle: 616.443 2,37%
UMP: 10.289.028 39,54%
MPF 312.587 1,20%
Divers droite: 641.600 2,47%
Front national: 1.116.005 4,29%
Extrême-droite: 102.100 0,39%

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lundi 11 juin 2007, 15h16 Sarnez, éliminée à Paris: pas de consigne mais appel à défendre le pluralisme

PARIS (AFP) - Marielle de Sarnez, candidate du Mouvement Démocrate aux législatives, éliminée dimanche dans la 11ème circonscription de Paris, ne donnera "pas de consigne de vote" pour le second tour opposant un Vert à une UMP, mais invite ses électeurs à "la défense du pluralisme", dans un communiqué lundi.

"Les électeurs qui ont choisi les candidats du Mouvement Démocrate l'ont fait parce que nous étions indépendants et responsables. Je les considère, eux aussi, comme responsables et indépendants. Je ne leur donnerai pas de consigne de vote pour le deuxième tour", a annoncé Mme de Sarnez, qui a recueilli 18,37% des voix au premier tour des législatives.

"Je sais qu'ils exerceront leur jugement pour choisir leur futur député en fonction des deux critères qui me paraissent les plus justes: la personnalité des candidats et la défense du pluralisme", a ajouté l'eurodéputée, bras droit du fondateur du MoDem François Bayrou.

Le député sortant Yves Cochet (Verts-PS) a recueilli dimanche 35,79% des voix, juste devant l'ancienne ministre Nicole Guedj (UMP) avec 34,03%.

Mme de Sarnez a jugé que "dans la 11ème circonscription, comme dans l'ensemble de la capitale, les résultats du Mouvement Démocrate sont très encourageants". Ils démontrent selon elle "qu'il existe à Paris une forte attente de la part de nos concitoyens d'une démarche politique nouvelle".

"Dans les mois qui viennent, nous nous attacherons à construire et développer cette force de renouveau, dans la capitale, comme en France", a ajouté la conseillère de Paris, présidente de la fédération UDF dans la capitale.

Remerciant les 7.148 électeurs qui lui ont apporté leur suffrage, Mme de Sarnez, qui a prévu il y a plusieurs mois d'être candidate à la mairie de Paris en 2008, indique qu'elle sera "présente et active tout au long des années qui viennent pour le service de notre ville et de nos quartiers".
lundi 11 juin 2007, 15h16, Yahoo.fr, actualités

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Réunis au Zénith, la gauche et Bayrou opposent les "principes" aux tests ADN
Par Par Thomas MORFIN AFP - Dimanche 14 octobre, 22h24PARIS (AFP) -

La gauche et le centriste François Bayrou se sont retrouvés côte à côte dimanche pour opposer les "principes" de la République et des "droits de l'homme" aux tests ADN prévus pour les candidats au regroupement familial, lors d'un meeting-concert au Zénith à l'appel de SOS Racisme.

Co-organisé par les journaux Charlie Hebdo et Libération, ce meeting, qui s'est ouvert peu après 18h30, avait pour unique mot d'ordre le "retrait" de l'amendement Mariani (du nom du député UMP Thierry Mariani) instaurant des tests ADN pour cette catégorie d'immigrés.

Alors que ce texte suscite une vive polémique depuis plus d'un mois, créant même des remous dans la majorité et au sein du gouvernement, de nombreux responsables de gauche, dont François Hollande (PS), ont fait tribune commune avec François Bayrou (Modem) mais aussi le député UMP François Goulard.

Devant quelque 6.000 personnes, selon les organisateurs, le numéro un socialiste a résumé les deux principaux griefs portés par tous les orateurs.

"Cet amendement instaure une discrimination entre étrangers et Français et met la génétique là où elle n'a pas sa place", dans le droit de la famille, a-t-il protesté.

M. Hollande n'a pas manqué de saluer à sa manière la présence à ses côtés de MM. Bayrou et Goulard, donnant à cette occasion sa version de l'"ouverture" vantée par Nicolas Sarkozy: "nous sommes pour l'ouverture chaque fois qu'il faut défendre les valeurs essentielles, les principes républicains".

Très applaudi, le leader du Modem a également invoqué la France et son histoire pour fustiger un amendement même "édulcoré".

En cas d'adoption, "il faudra que les parlementaires de toutes tendances saisissent le Conseil constitutionnel", a lancé M. Bayrou, alors que les socialistes ont promis d'engager cette procédure si besoin.

Mais, devant la presse, l'ex-candidat à la présidentielle a pris soin de préciser que le Zénith n'était pas le théâtre d'un rassemblement d'"opposition".

"On se tromperait en faisant de cette affaire une affaire politicienne, c'est une affaire de principes", a-t-il fait valoir.

A l'inverse, Philipe Val, directeur de publication de Charlie Hebdo, avait vanté "le premier meeting d'opposition républicaine à Nicolas Sarkozy".

Quant à François Goulard, s'il a reconnu que sa présence "peut surprendre", il a expliqué qu'"il y a des choses qui nous dépassent, qui appartiennent à tous les Français, à tous les hommes et femmes de cette planète: ça s'appelle les droits de l'homme".

Alternant moments musicaux et discours sobres ou enflammés, se sont succédé sur scène, devant le logo "Touche pas à mon ADN", Laurent Fabius (PS) --qui a dénoncé "un énorme clin d'oeil scandaleux à l'extrême droite"-- Clémentine Autain (app-PCF), l'ancien ministre communiste Jack Ralite, des intellectuels comme l'écrivain Bernard-Henri Lévy et des scientifiques comme le généticien Axel Kahn.

De nombreuses vedettes s'étaient également mobilisées, dont Isabelle Adjani, Michel Piccoli et Renaud, et le chanteur ivoirien Tiken Jah Fakoly.

Dimanche, SOS Racisme affirmait que "200.000 personnes" avaient signé la pétition "Touche pas à mon ADN" lancée par l'association avec les deux journaux partenaires.

Une commission mixte paritaire (CMP, 7 députés et 7 sénateurs) doit se réunir mardi pour élaborer une version commune aux deux assemblées du projet de loi sur l'immigration, et notamment de "l'amendement ADN".

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Jean-Marie Cavada confirme sa candidature dans le 12e à Paris, soutenu par l'UMP
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 26.11.07 | 10h25 • Mis à jour le 26.11.07 | 13h42

Jean-Marie Cavada a confirmé au Figaro, lundi 26 novembre (2007), qu'il accepte de conduire aux municipales une "liste de rassemblement soutenue par l'UMP, mais aussi par des personnalités venues d'ailleurs", dans le 12e arrondissement de Paris, perçu comme stratégique à droite pour reconquérir la mairie de la capitale.

"Il faut rassembler les énergies nationales autour de réformes justes et aider à les négocier équitablement. François Bayrou l'a dit durant la campagne présidentielle, mais c'est Nicolas Sarkozy qui fait bouger la France. Il est allé chercher les meilleurs pour réussir les réformes que nous aurions dû faire il y a trente ans", explique le député européen, qui fut l'un des plus fervents soutiens du candidat centriste lors de la campagne présidentielle, et qui l'a suivi dans le projet de créer l'UDF-MoDem.

Jean-Marie Cavada dit avoir épuisé "tous les recours de la loyauté" à l'égard de François Bayrou. Le dirigeant centriste "a un programme romantique, mais un tempérament qui lui fait refuser l'obstacle de la décision. S'il avait voulu que ses idées prévalent, il aurait pu négocier une alliance de gouvernement sur la base d'un programme minimal, déplore le député européen. Je refuse que les militants de l'UDF-MoDem soient sacrifiés aux négociations municipales ou à l'échéance présidentielle de 2012." Confirmant que la ministre de l'économie, Christine Lagarde, figurera en deuxième position sur sa liste, il "apprécie qu'elle accepte de renoncer au Havre, où son avenir était quasiment assuré, pour venir mener un combat difficile à Paris".

"BEAUCOUP DE SYMPATHIE" POUR LE NOUVEAU PARTI DE M. BOCKEL

L'ancien journaliste avait dit, le 12 novembre, qu'il serait candidat en cas d'accord entre son parti et l'UMP, mais la chef de file de l'UDF-MoDem pour les municipales à Paris, Marielle de Sarnez, avait alors récusé tout accord avec le parti présidentiel. "Parachutages et débauchages, cela ne fait pas une équipe de terrain fidèle aux Parisiens", a réagi lundi Mme de Sarnez, en allusion au fait que M. Cavada réside à Neuilly. Elle a ajouté que "l'élection municipale ne doit pas servir de marchepied à des intérêts de carrière personnels".

M. Cavada appelle lui, dans Le Figaro, les militants du parti à "réclamer" que leurs candidats indiquent, dès avant le premier tour, pour qui ils appelleraient à voter au second tour. "S'ils ne l'obtiennent pas, cela voudra dire que les candidats de leur parti se vendront au plus offrant. Ce sera de la politicaillerie", estime-t-il."A ceux qui menacent de m'exclure, je rappelle que les adhérents et les sympathisants du MoDem parisien, notamment, demandent des primaires", prévient-il encore. Sur France-Info, il a précisé que s'il était exclu, il "ira faire [son] nid de centre gauche ailleurs". Il a aussi précisé qu'il regardait "avec beaucoup de sympathie notamment l'initiative" de Jean-Marie Bockel, ex-socialiste devenu secrétaire d'Etat à la coopération, qui vient de créer un parti, Gauche moderne.

Au MoDem, on indique que l'ancien PDG de Radio France "n'a jamais pris sa carte, ni à l'UDF ni au MoDem". Il ne saurait donc être question d'exclure un non-adhérent.

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A François Bayrou, ses amis rancuniers
Patrick Roger, LE MONDE | 30.11.07 | 14h24 • Mis à jour le 30.11.07 | 14h24

François Bayrou cultive un étrange paradoxe. Populaire entre toutes les personnalités politiques - près de la moitié des Français (48 %) souhaitent lui voir jouer un rôle important, selon le baromètre Sofres-Figaro Magazine qui sera publié le 1er décembre -, il s'attire une rare détestation de la part de ceux qui, à un moment ou un autre, ont croisé son chemin. La dernière campagne présidentielle a fait émerger une figure fédérant le plus fort taux d'identification dans l'opinion ; ses anciens "amis" le rejettent violemment. Les lâchages succèdent aux défections. Pourtant, le mouvement surgi autour de sa candidature se poursuit avec la création, samedi 1er et dimanche 2 décembre, du Mouvement démocrate. Paroles d'anciens "bayrouistes".

Simone Veil conduisait en 1989 la liste du centre aux élections européennes. L'ancienne présidente du Parlement européen était convaincue de faire la course en tête ; avec 8,41 % des voix, elle finit en cinquième position. Elle nourrit depuis une rancune tenace à l'encontre de son ex-directeur de campagne, François Bayrou, qu'elle accuse d'avoir "torpillé" sa campagne. Lors de la dernière présidentielle, elle a apporté son soutien à Nicolas Sarkozy, jugeant que "Bayrou, c'est pire que tout".

A celui qu'elle considère comme un "illuminé", elle consacre un chapitre dans son autobiographie, Une vie (parue en octobre chez Stock). "Le personnage demeure incompréhensible si l'on ne tient pas compte de cette donnée essentielle : il est convaincu qu'il a été touché par le doigt de Dieu pour devenir président. C'est une idée fixe, une obsession à laquelle il est capable de sacrifier principes, alliés, amis. Comme tous ceux qui sont atteints de ce mal, il se figure les autres à son image : intrigants et opportunistes. Il a donc pu inventer cette chimère que je risquais de lui faire de l'ombre dans sa propre trajectoire, puisqu'en toutes circonstances il s'imagine que les autres ne peuvent que le gêner."

Christine Boutin fut de ceux qui aidèrent M. Bayrou à prendre la présidence de l'UDF, en 1998. En 2001, elle prend ses distances et, après sa candidature à l'élection présidentielle de 2002 (1,19 %), rejoint l'UMP avec le Forum des républicains sociaux (FRS), qu'elle a créé. "L'aventure de Bayrou est une véritable tragédie, un naufrage, nous confie-t-elle. Tout ça pour servir l'ego d'une personne. C'était un homme brillant, j'ai mis mon talent et mon savoir-faire au service de ses idées. Il les a bradées. J'ai quitté l'UDF dès 2001. J'avais vu le scénario se dessiner avant les autres. Tout était écrit."

Jean-Louis Borloo était le directeur de campagne de M. Bayrou à la présidentielle de 2002. Peu avant le premier tour, a souvent raconté Hervé Morin quand il était encore fidèle au président de l'UDF, il négociait avec François Hollande son ralliement à Lionel Jospin si celui-ci se qualifiait pour le second tour. Finalement, il a rejoint l'UMP et Jacques Chirac. Après avoir été ministre de Jean-Pierre Raffarin et de Dominique de Villepin, il rallie Nicolas Sarkozy au lendemain de la crise du CPE, au printemps 2006. De M. Bayrou, M. Borloo, un des rares à ne pas avoir de "blessures d'ordre personnel", dit que "c'est un personnage très structuré, qui a toujours considéré qu'il avait un destin". "Plutôt qu'un homme de parti, il est dans une relation unique et singulière entre lui et les Français. Pour lui, l'essentiel ne tient pas au nombre d'élus mais à sa capacité de dialogue avec les Français", ajoute le ministre de l'écologie : "Je ne lui dois rien, il ne me doit rien, on n'a pas besoin de se fâcher."

Gilles de Robien a été le seul ministre UDF dans les gouvernements de Jacques Chirac après 2002. Il s'oppose à la stratégie d'"autonomie" prônée par M. Bayrou. Mis en minorité, il crée un club, Société en mouvement (SEM), avec lequel il veut oeuvrer au "rayonnement d'un centre nouveau". "Plus il fait le vide autour de lui, plus il est d'accord avec lui-même, puisqu'il n'admet pas la contradiction et a horreur de la contestation, constate M. de Robien à propos de son ancien chef de file. C'est une intelligence universitaire brillantissime, mais qui répugne à passer à l'action, un séducteur par le verbe."

Jean-Louis Bourlanges s'est éloigné de M. Bayrou après l'élection présidentielle, jugeant son projet "irréaliste". Membre du comité Balladur sur les institutions, il a qualifié M. Bayrou de "Mephisto". "Mephisto est un personnage grandiose, c'est l'esprit qui nie tout. Bayrou a beaucoup de talent, mais c'est une formule 1 qui court après une chimère. Il ne peut pas supporter que quelqu'un d'autre existe en dehors de lui et, du coup, s'enferme dans un comportement sectaire. Il n'y a que lui qui existe. Cela en devient presque puéril. Tous ceux qui l'ont quitté, après l'avoir beaucoup aimé, sont soulagés. C'est un calculateur, qui analyse très bien les ressorts des gens et de la société, mais égaré par son égotisme. C'est le capitaine Achab de la vie politique française, qui court après Moby Dick et qui entraîne son équipage tout entier vers la mort."

Hervé Morin, après avoir été un des "Bédouins" de M. Bayrou entre 2002 et 2007, a rompu au lendemain du premier tour de la présidentielle. Avec les ex-députés UDF qui ont rejoint la majorité présidentielle, il a fondé le Nouveau Centre. "Je conserve de l'admiration pour l'homme, confie le ministre de la défense. Mais, avec lui, c'est le radeau de la Méduse. Il finira par être le gardien d'un cimetière. Je veux bien que la Terre entière soit peuplée de traîtres, mais quand tout le monde quitte le navire, il faut bien un jour se poser des questions."

Jean-Marie Cavada était resté avec M. Bayrou après l'élection présidentielle. Il a animé le forum démocrate qui s'est tenu fin septembre. Récemment, il confiait à quelques journalistes son souhait de devenir secrétaire général du Mouvement démocrate.
Il vient d'annoncer sa décision de conduire une liste de l'UMP à Paris aux municipales de 2008. "Que celui qui n'a jamais changé de cheval en 1995 me jette la première pierre, s'insurge l'ancien journaliste. Pour prétendre gouverner un pays, il faut avoir deux choses : un staff de réflexion, car on ne peut gouverner avec de belles phrases, et faire fonctionner un parti qui soit un mouvement dynamique et ouvert. Le Mouvement démocrate, c'est moi qui ai suggéré le nom à Bayrou. Il m'a proposé au moins à deux reprises d'être un des deux numéros deux de cette formation. Mais, à chaque fois, la proposition était assortie d'une condition : "Il faut que tu me jures que tu me suivras jusqu'au bout." J'ai passé l'âge où on se jure qu'on va s'aimer."

"Je suis arrivé à la conclusion qu'il n'y aurait jamais d'autre numéro deux que Marielle de Sarnez, conclut-il. Avec François Bayrou, nous sommes toujours dans la chanson de geste. Je ne peux pas accepter de devoir attendre que tout se casse la figure. C'est un pari que je ne partage pas : attendre au bord de la rivière de voir le cadavre des réformes passer, c'est de l'enfantillage."
Patrick Roger, LE MONDE | 30.11.07 | 14h24 • Mis à jour le 30.11.07 | 14h24

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Cavada "ignore absolument" son avenir politique AFP - 18h, 16 déc 2007 (AFP) -

Jean-Marie Cavada, candidat sur les listes UMP aux municipales à Paris, a déclaré dimanche sur Canal+ qu'il "ignore absolument" son "avenir" politique, affirmant qu'on ne lui a "rien proposé" dans le cas d'un remaniement du gouvernement.

"On ne m'a rien proposé et je ne suis pas dans le casting des favoris. L'avenir, je l'ignore absolument", a dit le député européen, ex-bayrouiste, en affirmant que sa présence en tête de liste dans le XIIème arrondissement de Paris "n'était pas l'objet d'un marchandage".

Alors qu'on lui demandait s'il pourrait devenir secrétaire d'Etat à la communication, l'ancien journaliste a répondu, en plaisantant: "je ne sais pas, ça me semble un peu petit". Avant d'ajouter: "ne perdez pas de temps sur ce sujet".

M. Cavada a en outre déclaré que s'il est élu dans le XIIème, il "siègera à la mairie pendant six ans".

Se revendiquant une nouvelle fois comme "un homme du centre gauche" qui "déteste les appareils", il a promis "des surprises" sur sa liste. "Je vais faire appel à des gens qui ne sont pas à droite" et "bien entendu" demander au président Nicolas Sarkozy de venir le soutenir.

"Evidemment je suis parachuté (...) C'est vrai que toute ma vie, j'ai cherché un territoire et là maintenant ce territoire, ça y est", a-t-il répondu à ceux qui l'accusent de faire du nomadisme électoral.

Jean-Marie Cavada, a aussi déclaré qu'il n'aurait plus "avant bien longtemps" de contacts avec le président du MoDem François Bayrou, qui l'a traité "comme un manant".

Interrogé sur le fait de savoir s'il avait encore des liens avec M. Bayrou, le député européen, qui avait été élu en 2004 sur la liste de son ex-ami, a répondu: "personnellement non et je pense qu'il n'y en aura pas avant bien longtemps".

"La façon dont on m'a jeté, à la sortie d'une église, une écuelle comme à un manant (un paysan pauvre sous l'Ancien régime, ndlr), descendant de son tracteur et regardant ses pouliches courir je ne sais pas où sur les champs de courses n'était pas de la première amabilité", a-t-il lancé en direction de M. Bayrou, grand amateur de chevaux.

"En ce qui me concerne, c'est fini. C'est une autre page, elle est derrière", a-t-il encore lâché. "L'homme a ses intelligences et son intérêt. Mais nous avons dit ni droite ni gauche et maintenant pour lui, c'est ni droite ni droite".

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François Bayrou, un catholique pratiquant « Je défends la laïcité comme citoyen, mais aussi comme croyant » la-Croix.com, jeudi 12 avril 2007

Catholique pratiquant, le candidat UDF demeure hostile à toute révision de la loi de 1905. Il estime que les élus de la République « n’ont pas à obéir aux injonctions des Églises »

La Croix : Y a-t-il des valeurs spécifiquement françaises ?

François Bayrou : Oui, la laïcité est spécifique à la France. C’est notre richesse. Elle est incompréhensible pour un étranger. Tout comme la vocation universelle des valeurs de la République.

Le président de la République est, selon la Constitution, garant de l’unité de la nation. Est-il, à votre avis, garant de certaines valeurs ? Et si c’est le cas, quelles sont ces valeurs communes à défendre ?

Le président de la République doit faire comprendre que la nation, ce sont des valeurs et qu’il en est le garant. Ces valeurs sont connues, c’est la liberté, l’égalité et la fraternité. Ce sont trois valeurs de résistance. Telle est leur caractéristique première, surtout quand on essaie de les faire vivre ensemble. La liberté n’est pas naturelle : ce qui est naturel, c’est la servitude, aussi bien à l’égard des autres que de soi-même. L’égalité n’est pas naturelle : ce qui est naturel, c’est l’inégalité, avec d’un côté les forts et de l’autre les faibles. La fraternité n’est pas naturelle : ce qui est naturel, c’est l’égoïsme. Donc, nous avons construit un projet de société en trois mots, original dans le monde et d’ailleurs à vocation universelle. Et le président de la République est garant de cela.

Que peut-il faire pour les garantir ?

D’abord, il doit les pratiquer. Il y a, dans la fonction présidentielle, une valeur d’exemplarité. La charge du président de la République est symbolique. Il doit faire des gestes. Au nom de la Nation. La parole est très importante pour rappeler qu’il ne laissera jamais rien déraper, y compris et surtout de la part de ses propres amis.

Parmi ces gestes, le président doit-il inventer de nouveaux rendez-vous, de nouvelles fêtes laïques à côté des fêtes religieuses ?

L’idée d’une cérémonie lors de l’acquisition de la nationalité française est une bonne idée. Mais restons-en là. Ne multiplions pas les fêtes nouvelles qui dévaluent les anciennes.

Faut-il revisiter la loi de 1905 sur la laïcité ?

La loi de 1905 est l’une des clés de voûte de la société telle que nous l’avons voulue. Je suis un chrétien, croyant, pratiquant, défenseur de la laïcité – et je la défends comme citoyen, mais aussi comme croyant. La foi est beaucoup plus à l’aise dans sa maison lorsqu’elle est libérée de l’influence de l’État et réciproquement. Je considère que l’alliance du trône et de l’autel a été une malédiction qui a fait beaucoup de mal. Une partie de l’anticléricalisme vient de là. La loi de 1905 permet d’ailleurs des accommodements pour que les religions puissent disposer de lieux de culte.

Il y a quelques mois, le rapport Machelon suggérait que des communes puissent directement financer des lieux de culte. Y seriez-vous favorable ?

Ne touchons pas à l’équilibre actuel. Cherchons des mécanismes respectueux de la loi, qui peuvent permettre la construction de lieux de culte dignes pour des religions pauvres et récentes. De nombreuses communes prennent des initiatives en ce sens. C’est bien ainsi, n’en faisons pas plus.

Une grande partie des propositions de la commission Stasi n’a pas été reprise. Faut-il reprendre ce dossier pour mieux définir ce qu’est la laïcité ? Et faut-il, comme elle le proposait, accorder des jours fériés pour des fêtes d’autres religions que chrétienne ?

Il faut un code de la laïcité qui tienne compte de cette idée que nos fêtes, notre calendrier appartient à notre patrimoine. C’est comme dans une famille : il faut apprendre à vivre ensemble, sans pour autant bouleverser les traditions. Ce serait donner des secousses à ce qui constitue la charpente de notre maison. Ne secouons pas tout cela en permanence.

Est-ce à l’État d’accompagner, de faciliter l’installation d’un islam en France ?

Oui, si on le peut et si les musulmans le demandent. Là encore, c’est comme s’il y avait une nouvelle famille dans le village. Il est légitime de lui donner sa place et de ne pas la rejeter. Je pense que l’islam aspire à trouver sa place en France. Il y parviendra notamment par le biais des musulmans eux-mêmes, qui ont une référence constante, très forte – parfois plus que d’autres – à la République. De ce point de vue, je suis optimiste.

Quand un musulman se présente d’abord comme musulman et ensuite comme Français, est-ce acceptable ?

Pas plus que lorsqu’on disait « catholique et Français toujours ». Il faut apprendre à vivre avec plusieurs identités. Mais observez que ceux qui disent cela sont souvent ceux qui sont sans emploi ou sans espoir d’intégration.

Quelle doit être la place des religions dans une société laïque ?

La religion, c’est deux choses. C’est d’abord, pour beaucoup de femmes et d’hommes, un élément de leur vie personnelle, de leur vie de famille et qui est pour chacun d’entre eux une manière de se voir soi-même et de voir le monde. C’est donc un univers intime et très profond, parce qu’il est à la fois personnel, familial et communautaire.

Il y a une deuxième dimension. Les religions s’expriment dans l’espace public en disant ce qui est important pour elles par rapport à l’idée qu’elles se font de l’homme, de la vie, de la mort, de l’accomplissement de l’homme. Les religions sont tout à fait légitimes à s’exprimer y compris dans la sphère publique. Elles sont une donnée importante de notre vie nationale. Les gouvernants, les élus du peuple doivent en tenir compte, mais n’ont pas à obéir à des injonctions des Églises. Pour ma part, je ne me sens pas engagé par des prescriptions qui viennent de l’autorité ecclésiale, malgré le respect et l’affection que, comme homme, je peux avoir pour elle. Je fais très attention à tout cela.

La religion ne doit donc pas être cantonnée à la sphère privée…

La foi est du domaine privé. La religion, c’est la communauté des croyants organisés. Et là, il y a une dimension collective. La religion ne peut pas être clandestine. En même temps, dans un pays comme le nôtre, il faut veiller à ce que la République ait toujours la prééminence, qu’elle soit un pas devant. Elle accueille les religions, elle les regarde avec bienveillance, mais elle ne laisse personne prendre le pas sur elle. Et je le dis comme croyant.

Quel est l’apport du christianisme à l’identité nationale française ?

Liberté, égalité, fraternité. C’est le double héritage du christianisme et des Lumières. La laïcité est aussi un héritage chrétien, car c’est le « rendre à César ce qui est à César ». La situation et l’égalité de la femme, c’est aussi un héritage chrétien. L’identité nationale, il faut l’honorer, mais ne pas l’exalter. Il faut en avoir conscience, mais pas passer son temps à en parler. Car l’identité, comme toujours, a deux faces : l’une, bienfaisante, signifie qu’on est en accord avec soi-même, et l’autre est névrotique. Il y a une névrose de l’identité qui veut dire : « Je suis bien, les autres sont mal. » À trop exalter l’identité et la Nation, on peut préparer des dérapages.
Recueilli par Dominique GERBAUD La-Croix.com

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Homélie pour la messe en l’honneur de Monsieur Raymond BARRE Primatiale saint Jean-Baptiste, le jeudi 30 août 2007.
Cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon

Frères et sœurs

Les passages de l’Ecriture que nous venons d’entendre ont été proclamés ici même dimanche dernier, au cours la Messe où beaucoup de Lyonnais déjà s’étaient rassemblés pour rendre hommage à Monsieur Barre. Ils m’ont semblé convenir pour guider une nouvelle fois notre prière, ce soir.

A la question qui lui est posée : « Seigneur, n’y aura-t-il que peu de gens à être sauvés ? », Jésus ne donne pas de réponse théorique, mais un conseil ferme : « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite ». Il nous indique et nous propose un chemin de conversion pour libérer nos vies des vanités qui les encombrent. Il nous est demandé de servir fidèlement, de savoir que chaque mission a sa beauté, même si elle comporte ses épreuves. Avançons donc sereinement vers cette porte étroite, comme des pauvres, vêtus de la tenue de service.

Monsieur Barre a été l’homme de la fidélité. Il a trouvé sa force en fondant son existence sur les piliers essentiels que sont la justice et le devoir, la fidélité à la démocratie et à la famille, l’estime portée aux valeurs morales et à celles de l’intelligence.

La famille et la foi.

Ses racines plongeaient dans une famille aux vastes horizons, qui part de la Réunion où chacun peut encore voir la Villa Barre, dans la rue principale de Saint Denis, et va jusqu’au bord du lac Balaton, en Hongrie. Monsieur et Madame Barre sont les deux premiers signataires du Livre d’Or de l’amitié franco-hongroise de Lyon.

Il faut d’abord mentionner la figure extraordinaire de sa mère, décédée plus que centenaire, il y a peu de temps. Malgré une pudeur qui allait parfois jusqu’au déni du sentiment, il n’a jamais caché l’immense reconnaissance qu’il avait pour elle. Conscient des grandes blessures, des souffrances qu’elle avait su vivre avec tant de courage et de droiture, il disait : « C’est une maman à qui je dois tout. » Des mots qui sont toujours émouvants, mais qui étonnent plus encore lorsqu’ils viennent sur les lèvres d’un homme d’Etat.

Pour lui donc, les valeurs familiales comptaient beaucoup. Il ne manquait jamais de passer Noël et les fêtes en famille, et, même lorsqu’il était à l’Hôtel Matignon, il tenait à vivre le dimanche avec ses proches … Dans sa famille, il a reçu la foi, et il s’y est montré fidèle jusqu’au bout. Ses derniers instants de présence et de vraie lucidité, m’a-t-on dit, ont été ceux où il a reçu le sacrement des malades, au Val de Grâce.

Il était l’homme d’une foi forte et simple. Même s’il s’intéressait aux recherches de la théologie, il craignait que trop de raisonnements n’abîment la pureté ou la simplicité de la foi, qu’il voyait d’abord comme un élan du cœur.

Il disait rarement qu’il était chrétien, mais il n’avait pas peur de l’être, ni que cela se sache. Volontiers, il venait passer une soirée avec les Séminaristes de Lyon ou donner des cours aux jeunes religieux de la Congrégation saint Jean, pour les initier à l’économie. Sans ostentation, et toujours dans le respect de la laïcité, il savait agir selon la logique de ses convictions, et il ne faisait pas mystère de ce que sa foi inspirait bon nombre de ses décisions. Lors des nombreux séjours qu’il a faits au Togo, avant la signature des accords de Lomé, il n’hésitait pas à faire plus d’une heure de route pour participer à la Messe, tôt le matin, ce qui ne l’empêchait pas d’arriver à l’ouverture des travaux, et personne ne se rendait compte de rien.

Lyon et les Lyonnais.

Maintes fois, j’ai entendu les Lyonnais exprimer leur reconnaissance à son égard. Ces jours derniers, on a rendu hommage à son engagement couronné de succès pour le rayonnement international de notre ville et pour le lancement des grands chantiers qui ne cessent de la renouveler. Avec la communauté catholique et le diocèse de Lyon, Monsieur Barre a entretenu des relations de grande confiance, dans la simplicité et la cordialité. Chaque année, il participait à la fête du 8 septembre à la Basilique de Fourvière, et il aimait prendre régulièrement un bon moment d’échange avec mes prédécesseurs. Encore dans les premiers jours de janvier 2002, alors qu’il n’était plus Maire, il avait tenu à monter à l’Archevêché pour présenter personnellement ses vœux au cardinal Billé, qui devait quitter Lyon quelques jours plus tard pour ne plus y revenir, malheureusement.

Plusieurs fois, j’ai eu moi-même la joie de le recevoir, de goûter son humour, de bénéficier de sa culture ou de l’amplitude de son regard. Nous parlions de Lyon, bien sûr, qu’il était heureux de m’aider à découvrir, mais aussi de la Hongrie, de la situation internationale, de la guerre en Iraq, du tragique déséquilibre économique entre les nations, auquel il faut absolument porter remède, si l’on ne veut pas que se multiplient les explosions de violence.

L’économiste et l’homme politique

Au début de sa carrière, Monsieur Barre avait choisi l’Université « pour être libre », disait-il. Il fut un grand économiste, un maître qui a formé des générations de décideurs en France. Nous avons tous entendu des étudiants de Sciences Po ou de la Faculté dire que « lire le Barre », son Manuel d’économie politique, était pour eux, un passage obligé.

Il a parlé comme un maître ou comme un père. « Et quel est le fils auquel son père ne donne pas des leçons ? », disait notre première lecture. Ses leçons n’étaient pas toujours bien reçues. Homme sans fard, au parler libre, il ne voulait ni mentir, ni plaire, seulement exprimer la vérité et servir son pays. Il a osé dire à la France qu’elle devait sortir de ses rêves, passer elle aussi par « la porte étroite », et choisir une politique de la rigueur. En exposant sa conception d’une économie libérale, régulée pour le bien de tous, en montrant l’importance du travail de François Perroux, il donnait un large écho à la doctrine sociale de l’Eglise. Ses propos m’ont parfois rappelé les magnifiques formules du Pape Jean XXIII, qui, bien que prononcées dans un autre contexte, n’ont rien perdu de leur pertinence : « Là où l’initiative privée a disparu, la tyrannie politique apparaît ; là où vient à manquer l’action requise de l’Etat, apparaît le désordre inguérissable de l’exploitation des faibles par les forts ».

Il fut l’un des premiers, dans son livre Réflexions pour demain, à insister sur la nécessité de s’adapter à la mondialisation, affirmant qu’il fallait en prendre acte et qu’il serait vain d’imaginer que l’on puisse y échapper. Sans craindre de parler du « coût humain de la mondialisation », il exhortait les responsables à prendre des mesures pour en compenser les graves dommages. « L’adaptation est devenue une nécessité dans le monde dans lequel nous vivons, et cela vaut pour l’individu, pour l’entreprise et pour l’Etat », disait-il lors d’une conférence aux étudiants d’HEC (1989).

Régulièrement, nous entendons parler des situations financières qui s’affolent et mettent des entreprises et parfois même des nations en péril. Il me semble qu’ici, ce soir, nous pouvons prier pour que se lèvent, dans nos sociétés, d’autres serviteurs, des figures compétentes et libres qui osent affronter les difficultés présentes et donnent clairement de solides repères pour une économie mondialisée.

La préoccupation des autres, le sens des personnes passaient pour lui largement avant les mondanités, l’apparence sociale ou la logique du pouvoir. Son intérêt profond allait vers les personnes, dans la diversité de leurs situations. Il savait aborder chacun avec simplicité et l’interroger sur sa vie, sa famille ou sa profession. Il a porté ce souci, jusque dans la constitution des gouvernements qu’il a dirigés, veillant à ce que les différentes familles d’esprit puissent s’y exprimer. Il ne cachait pas le poids de la charge, et certains ont entendu de ses lèvres une exclamation qui en dit long sur son courage : « Un pays, c’est quand même très, très lourd ! »

Son courage. Permettez-moi de terminer par l’évocation de son courage, trait majeur de son caractère.

S’il a voulu que ses funérailles soient célébrées, hier, à la chapelle du Val de Grâce, ce n’est pas seulement par goût de la simplicité, mais surtout par délicatesse et pour manifester sa gratitude et sa considération au personnel soignant de cet établissement qui a pris soin de lui pendant plus de vingt ans. Le dévouement exigé par les longues et fréquentes séances de dialyse, et par ces derniers mois d’hospitalisation, lui paraissait plus important que les honneurs dus à un ancien premier ministre.

On devine ce qu’il lui a fallu de patience pour supporter les conséquences d’une grave insuffisance rénale, maladie qui complique singulièrement l’emploi du temps, les voyages et toute la vie d’un homme, surtout s’il exerce de hautes responsabilités. Ce témoignage nous fait comprendre que s’il a su parler de rigueur, c’est parce qu’il a lui-même été un homme rigoureux. Ses années de maladie et ses derniers mois d’hospitalisation nous laissent une leçon de courage, de fidélité et de foi tout aussi parlante qu’une longue carrière d’enseignant ou d’homme politique.

« Avec la mort, la vie n’est pas détruite, elle est transformée », chantera la liturgie dans un instant. Prions donc, frères et sœurs, pour que toute son existence soit désormais transfigurée dans la lumière de Jésus Ressuscité.

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Le Parisien, mardi 22 janvier 2008, 15h38 ELECTIONS Sarkozy: «Je n'ai pas à me mêler des élections municipales»

Le président Nicolas Sarkozy a affirmé mardi à Pau qu'il n'avait «pas à (se) mêler des élections municipales» et qu'il n'allait pas s'«engager sur chacun des combats municipaux».

«Je n'ai pas à me mêler de la campagne municipale, à Pau ou ailleurs (...). Je ne veux pas me mêler du détail des municipales dans chacune des villes de France, ce n'est pas mon travail (...). Je ne vais pas m'engager sur chacun des combats municipaux», a déclaré le chef de l'Etat.

En déplacement dans les Pyrénées-Atlantiques sur le thème de la sécurité, M. Sarkozy a rencontré les gendarmes palois, confrontés aux actions d'indépendantistes basques, et les familles de deux infirmières assassinées en 2004 à l'hôpital psychiatrique de la ville.

Mais il ne s'est finalement pas rendu à la mairie de Pau, comme cela avait été initialement annoncé.

L'UMP a décidé de soutenir Yves Urieta, maire ex-PS de Pau qui se représente et est parrainé par Gauche moderne, parti de Jean-Marie Bockel, lui aussi ex-PS entré au gouvernement (secrétaire d'Etat à la Francophonie). M. Sarkozy et M. Urieta se sont simplement vus, mais sans se parler, au groupement de gendarmerie du département.

Avant Pau, M. Sarkozy était allé voir les policiers de Bordeaux, dont le maire, Alain Juppé, candidat à sa succession, s'est assuré du soutien du Modem et appuie en échange la candidature de son chef, François Bayrou, à la mairie de Pau.

APau, l'UMP «a souhaité apporter son soutien à M. Urieta. C'est un choix parfaitement démocratique, sans doute excellent. Mais pour le reste, je n'ai pas à me mêler de la campagne municipale à Pau ou ailleurs», a affirmé M. Sarkozy. Il a refusé de commenter le soutien de M. Juppé à M. Bayrou car «c'est le droit d'Alain de dire ce qu'il veut».

Cette attitude marque un infléchissement par rapport à la volonté manifestée par le chef de l'Etat, lors de sa conférence de presse du 8 janvier, de s'engager dans les municipales.

«Je m'engagerai, parce que le concept même d'élection dépolitisée est absurde», avait alors affirmé M. Sarkozy.

Depuis, deux sondages ont montré que les Français considèrent dans leur grande majorité que les élections municipales sont avant tout «locales».

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article publié le 17-03-2008 sur le site www.la-croix.com La défaite de Bayrou renforce la contestation au sein du MoDem

Une partie des grands élus du Mouvement démocrate issus de l’UDF veulent maintenir le parti au centre droit

La situation aurait difficilement pu être plus mauvaise pour le Mouvement démocrate (MoDem) au lendemain des élections municipales. Non seulement le parti centriste n’est globalement pas parvenu à se rendre incontournable pour le second tour, mais François Bayrou a aussi été battu de 342 voix à Pau.

Sa victoire aurait permis de faire oublier l’échec global. La défaite fragilise encore sa position. L’ancien candidat à l’élection présidentielle a été piégé par la droite à Pau. Refuser la main tendue entre les deux tours par l’UMP était un gros risque. L’accepter, c’était remettre en cause la stratégie présidentielle centriste, à équidistance de la droite et de la gauche, patiemment construite depuis 2002.

Dès dimanche 16 mars, la majorité a renforcé son offensive au centre en misant sur la « disparition » politique du président du MoDem. « Le fait que François Bayrou sorte d’une certaine manière du jeu politique aujourd’hui nous donne une responsabilité nouvelle, a argumenté Jean-Pierre Raffarin sur LCI. Nous devons parler à l’électorat centriste. »

Auréolé de ses prises d’Agen (Jean Dionis) et de Chatellerault (Jean-Pierre Abelin), et en dépit de la perte de Blois (Nicolas Perruchot), le Nouveau Centre d’Hervé Morin a, de son côté, lancé lundi un appel aux « déçus de la démarche du MoDem ».

Dans ce contexte d’hostilité et de calculs, François Bayrou a préféré voir plus que jamais, dans les résultats des municipales, la nécessité d’un « centre fort ». Il reste, et il le sait bien, qu’un seul scrutin permet réellement de recomposer le paysage politique français : la présidentielle. Exister jusqu'en 2010

S’il continue de croire en ses chances d’accéder à l’Élysée en 2012, tout le problème pour François Bayrou est de parvenir à exister jusque-là. Or, le mode de scrutin à deux tours aux élections municipales, cantonales, régionales et législatives favorise l’affrontement bloc contre bloc et lamine les tiers partis.

Du coup, d’ici à 2012, le MoDem devra encore subir l’épreuve des élections régionales de 2010. Seule respiration : les européennes de 2009, à la proportionnelle avec huit grandes circonscriptions interrégionales.

En attendant, François Bayrou devra s’efforcer de garder la cohésion d’ensemble d’un parti dont les nouveaux élus participent désormais dans les conseils municipaux à des alliances à géométrie variable. Dès dimanche soir, le parlementaire européen Thierry Cornillet a ainsi annoncé la création au sein du MoDem d’un « courant résolument de centre droit ».

Un positionnement qui correspond à celui de la majorité des grands élus issus de l’UDF. « Je n’imagine pas rester au sein du MoDem », a même averti lundi l’ancien ministre Jean Arthuis en demandant une « réunion d’urgence » des instances dirigeantes du MoDem et de l’UDF, qu’il entend « faire revivre ».

Le 30 novembre dernier, l’UDF avait, en effet, décidé de devenir « membre fondateur du Mouvement démocrate » tout en conservant une existence juridique. Un bureau de 27 membres, où siègent notamment Thierry Cornillet et Jean Arthuis, avait alors été nommé afin de garantir « les intérêts juridiques, matériels, moraux, les idées et les valeurs de l’UDF ». Le MoDem conserve six villes de plus de 30.000 habitants

Pour mémoire, l’analyse des résultats montre que tous les maires MoDem réélus ou élus dans les villes de plus de 30.000 habitants avaient reçu dès le premier tour l’investiture de l’UMP : Bruno Joncour à Saint-Brieuc, Alain Cazabonne à Talence, Didier Borotra à Biarritz, Michel Laugier à Montigny-le-Bretonneux, Hervé Chevreau à Épinay-sur-Seine, Jean-Marie Vanlerenberghe à Arras et Geneviève Darrieussecq à Mont-de-Marsan.

Il en résulte que le MoDem conserve six villes de plus de 30 000 habitants (Saint-Brieuc, Talence, Biarritz, Montigny-le-Bretonneux, Épinay-sur-Seine, Arras), en perd trois (Noisy-le-Sec, Anglet, Mamoudzou) et en gagne une (Mont-de-Marsan). Reste le cas particulier de Mende, où le maire sortant MoDem, Jean-Jacques Delmas, ne se représentait pas et soutenait la liste PS, qui l’a emporté.

Rares sont, en outre, les municipalités où son appoint pour le second tour a été décisif. Bien qu’alliée entre les deux tours au MoDem, la droite a perdu à Toulouse, Colombes et Vandœuvre-lès-Nancy, de même que la gauche à Melun et dans le 3e secteur de Marseille.

Il n’y a en définitive qu’à Poissy et dans le 1er secteur de Marseille que la gauche semble l’avoir emporté grâce à sa fusion avec le centre. Dans la capitale, Bertrand Delanoë n’a, en revanche, même pas eu besoin de faire appel au MoDem, qui ne conserve qu’un seul conseiller de Paris, Marielle de Sarnez. Rudes constats.
Laurent DE BOISSIEU

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The Associated Press - 16/03/08 à 23:17:16 - 126 mots Politique française Marielle de Sarnez remporte le seul siège MoDem au Conseil de Paris

Marielle de Sarnez, tête de liste MoDem dans la capitale, a remporté dimanche dans le XIVe arrondissement le seul siège du Conseil de Paris revenant à la formation centriste, a-t-on appris de la mairie de Paris.

Avec 14,5% des voix, la liste dirigée par Mme de Sarnez décroche de justesse un des dix sièges de conseiller de Paris en jeu dans le XIVe. Dans le VIIe, Véronique Dévolvé-Rosset (15,1%) manque de peu l'élection, tandis que Philippe Meyer, avec moins de 11% dans le Ve, ne sera pas élu.

Au premier tour, les listes MoDem avaient recueilli 9% des voix et trois candidats ont pu se maintenir. AP

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Bayrou se pose en victime d’un complot ourdi à l’Elysée
Pour le leader du Modem, les partisans d’un retour de l’UDF sont téléguidés par Sarkozy.
CHRISTOPHE FORCARI Libération QUOTIDIEN : mardi 15 avril 2008

François Bayrou crie au complot… anti-Bayrou. Hier, le président du Modem a très explicitement dénoncé, lors d’une conférence de presse convoquée la veille, les manœuvres directement téléguidées de l’Elysée pour affaiblir la formation centriste et son leader, ancien candidat à l’élection présidentielle.

«Nous savons de manière certaine que des mouvements présentés comme "internes" et la mise en cause de [notre] ligne d’indépendance n’avaient en réalité pas grand-chose de spontané ; qu’ils étaient dirigés et agités de l’extérieur, et, pour parler clairement, de l’Elysée» , a accusé le député des Pyrénées-Atlantiques.

Le candidat malheureux à la mairie de Pau lors des dernières municipales faisait notamment référence à la décision de Jean Arthuis, sénateur de la Mayenne et président de la commission des finances du Sénat, de quitter le Modem pour tenter de redonner vie à la défunte UDF.

Points faibles.
A l’appui de ses affirmations, François Bayrou se fonde sur une note rédigée par Dominique Paillé, un des conseillers du président de la République. Celle-ci liste tous les points faibles de la formation centriste et détaille les moyens d’isoler un peu plus son porte-drapeau. Ce document évoque notamment la question du financement public versé au Modem que certains élus centristes voudraient voir revenir dans l’escarcelle de l’ex-UDF.

Le bureau exécutif de cette ancienne formation, mis en place lors du congrès fondateur du Modem à Villepinte en novembre, a justement pour tâche de veiller pendant une période de trois ans aux «intérêts juridiques, matériels et moraux» de l’UDF. Et les anciens de la maison UDF ont demandé qu’il se réunisse demain soir. «Il s’agit de voir quelles sont les conventions qui ont été passées entre l’UDF et le Modem, notamment pour l’utilisation des locaux. C’est tout cela que nous voulons examiner. S’il ne dispose d’aucune marge de manœuvre, quelle est alors son utilité ?», se demande Jean Arthuis.

«Le bureau de l’UDF participe clairement à cette opération de déstabilisation», dénonce François Bayrou, qui prédit que cette manœuvre, visant à asphyxier le Modem en lui coupant les vivres, «échouera lamentablement ; mais qu’on en soit arrivé là, en essayant de [le] priver de son bien, montre dans quel état d’esprit on se trouve. Je vais regarder cela sans indulgence aucune».

Pour contrer la fronde de ses élus nostalgiques de l’UDF, François Bayrou joue sur la base militante de son mouvement. «L’UDF appartient à ses adhérents et ses adhérents ont clairement choisi [lors du congrès fondateur du Modem en novembre]», a-t-il rappelé.

Pour lui, «l’heure de la grande clarification» a donc sonné. «Je vais soumettre aux suffrages des adhérents, dans une consultation à laquelle chacun sera associé, un texte d’orientation qui ne laissera aucune place à l’ambiguïté. J’invite tout dirigeant qui ne serait pas d’accord avec la ligne d’indépendance que je défends à soumettre sa propre motion aux adhérents», a annoncé hier Bayrou. Les modalités de cette consultation, qu’il espère transformer en plébiscite personnel, seront définies le 26 avril devant l’ensemble des nouveaux élus du Modem réunis à Paris et le 14 mai au conseil national de la formation centriste ; pour un vote avant l’été.

Pas question donc pour Bayrou de renoncer à la stratégie mise en place lors des dernières municipales, même si celle-ci n’a pas vraiment porté ses fruits électoralement. «Le fond de cette manœuvre, c’est de mettre un terme définitif au pluralisme dans notre pays, et d’instaurer une fois pour toutes le bipartisme à l’américaine», poursuit François Bayrou.

«L’intrigue, la déloyauté, le cynisme, ce n’est pas cela qu’on attend, surtout de ceux qui, articulant une promesse illusoire, une de plus, affirmaient vouloir construire une démocratie exemplaire», comme Nicolas Sarkozy.

«Clarté».
«Il faut un centre indépendant et fort pour nouer des alliances dans la clarté», à l’inverse de ce qui s’est fait aux municipales, dénonce Jean Arthuis. «Bayrou va suivre sa ligne jusqu’au bout mais tout seul», constate un proche du leader centriste, pas décidé «à sombrer avec le navire».

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Les députés adoptent le projet de loi sur les 35 heures
AP | 08.07.2008 | 16:02

Après une semaine de débats, les députés ont adopté mardi en première lecture par 326 voix contre 222 le projet de loi sur la démocratie sociale et la réforme du temps de travail, qui permet aux entreprises de déroger aux 35 heures par accord majoritaire.

L'UMP et le Nouveau centre ont voté pour le texte défendu par le ministre du Travail Xavier Bertrand, et l'ensemble de la gauche contre cette "régression sociale".

Les socialistes et communistes, qui ont mené sans grande conviction une bataille perdue d'avance contre le démantèlement des lois Aubry de 1998 et 2000, ont dénoncé une nouvelle fois un "mauvais coup contre la démocratie sociale, les conditions de vie personnelles et familiales des salariés, la protection de la santé des travailleurs", selon l'orateur socialiste Alain Vidalies.

Le texte présenté par le ministre du Travail Xavier Bertrand dépasse largement le cadre de la "position commune" signée en avril par la CGT, la CFDT, le MEDEF et la CGPME sur la représentativité syndicale et les 35 heures. Il prévoit qu'un accord majoritaire négocié au sein de chaque entreprise permettra d'augmenter le contingent d'heures supplémentaires (aujourd'hui fixé au niveau de la branche).

Avec ce texte, "les règles sociales vont devenir un élément de concurrence entre les entreprise d'un même branche", a mis en garde le député PS des Landes. "Le dumping social sera au rendez-vous".

Alain Vidalies a protesté contre l'amendement des députés de la majorité, adopté dans la nuit de lundi et mardi avec le soutien de M. Bertrand, qui porte de 218 à 235 jours par an la durée maximale de travail pour les cadres et les autres salariés au forfait. Les 235 jours "ne constituent pas un plafond" et "pourra toujours être dépassé par un accord d'entreprise", a averti le socialiste.

"Vous condamnez notre pays à connaître une des plus graves régressions sociales de son histoire", a protesté pour sa part le communiste Roland Muzeau.

François Bayrou a joint sa voix à celles de la gauche. Le président du MoDem a lui aussi dénoncé "un texte de régression sociale" qui "rompt le contrat de confiance" entre l'Etat et les syndicats. (c'est nous qui soulignons)

Les députés de la majorité ont en revanche voté "avec enthousiasme" ce texte qui "promeut la valeur travail" et "donne plus de souplesse aux entreprises", selon leur porte-parole Benoist Apparu. Le député UMP de la Marne a accusé la gauche "d'agiter la chiffon rouge".

L'autre volet sur la démocratie sociale est plus consensuel. Le texte fixe un seuil pour définir la représentativité des syndicats -au moins 10% des voix dans les entreprises, 8% au niveau interprofessionnel et dans les branches- ce qui pourrait modifier le paysage syndical français et conduire à une reconnaissance des "nouveaux" syndicats comme la FSU, l'UNSA et Sud-Solidaires.

Des accords majoritaires pourront aussi être signés si les organisations signataires représentent au moins 30% des voix, et sans opposition des autres organisations syndicales.

Le projet de loi, sur lequel l'urgence a été déclarée, sera examiné du 17 au 24 juillet par les sénateurs. Son adoption définitive est prévue le lendemain, dernier jour de la session extraordinaire du Parlement. AP

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Bayrou dénonce "les protections" accordées par Sarkozy à Bernard Tapie AFP - 17 juillet 2008 9h00 PARIS (AFP)

- Le président du MoDem François Bayrou a dénoncé jeudi "les protections au plus haut niveau" dont a bénéficié Bernard Tapie dans le règlement du litige qui l'opposait au Crédit Lyonnais et le fait qu'on ait "écarté la justice".

"Chaque fois que Nicolas Sarkozy a été soit au ministère des Finances, soit à la présidence de la République, comme par hasard des protections se sont déclenchées à l'endroit de Bernard Tapie", a affirmé M. Bayrou sur RTL.

Le président du MoDem a réclamé la création d'une commission d'enquête parlementaire "qui accepte d'aller regarder quel est l'enchaînement de décisions qui a conduit à écarter la justice et à la remplacer par des arbitres entre guillemets".

Selon M. Bayrou, "la situation ainsi créée envoie un message très simple: si vous êtes avec moi, vous êtes protégé et vous n'aurez qu'à vous féliciter des libéralités dont vous ferez l'objet par l'Etat, si vous êtes contre moi, à ce moment là, on vous casse".

Il a estimé que le tribunal arbitral qui a condamné le CDR (Consortium de réalisation, qui gère le passif du Crédit Lyonnais) à verser 285 millions d'euros à M. Tapie - qui s'estimait floué d'une plus-value importante réalisée par la banque lors de la vente d'Adidas en 1993 - avait été mis en place "pour éviter la décision de justice dont on savait qu'elle serait défavorable à Bernard Tapie".

"On a voulu mettre en place des arbitres lourdement dédommagés" car "les plus hautes autorités du pays avaient décidé ainsi de protéger cette personne", a déclaré M. Bayrou.

"On donne 45 millions d'euros à Bernard Tapie pour préjudice moral, il suffit de regarder le pedigree de Tapie pour avoir une idée de ce que +moral+ signifie", a-t-il ajouté.

M. Bayrou a souligné que "le contribuable français, l'Etat, va payer 285 millions d'euros" aux liquidateurs du groupe Tapie, ce qui représente "la totalité de tous les salaires annuels des 15.000 postes d'enseignants qui vont être supprimés l'an prochain".

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Bayrou-Sarkozy : le duel Entretien. L'acte d'accusation dressé par Bayrou contre Sarkozy plante le décor de la campagne présidentielle avec trois ans d'avance Eric Branca, le 07-05-2009 Valeurs-actuelles.fr

Son livre, “Abus de pouvoir”, sera-t-il à François Bayrou ce que “le Coup d’État permanent” fut à François Mitterrand ? Il l’installe, à tout le moins, comme le (seul ?) vrai chef de l’opposition.
Entretien avec le président du MoDem.

Il a serré les dents quand, après avoir manqué de peu la seconde place de l’élection présidentielle, fort de 7 millions de voix, il a vu la plupart de ses lieutenants se rallier à Nicolas Sarkozy pour devenir ministres.

Il a ravalé son dépit quand, au soir des législatives, les 2 millions de voix du MoDem se sont traduites par trois députés – dont lui-même et son fidèle Jean Lassalle – alors que les sortants adoubés par le pouvoir revenaient à vingtdeux, en dépit d’un score trois fois moindre… Il en a souffert, mais il n’a pas contesté les règles du jeu. Nicolas Sarkozy avait gagné et le mode de scrutin majoritaire, implacable, faisait une fois de plus son oeuvre, stabilisatrice mais niveleuse de différences.

Quant à ceux qui, ayant préféré les palais de la République au désert, sont devenus ses plus féroces contempteurs, il a mis le temps, mais… c’est fait : il ne leur en veut même plus ! Changer la politique, ce n’est déjà pas rien, alors la nature humaine… C’était cependant mal le connaître que de l’imaginer, assis au bord du fleuve, attendant de voir passer le cadavre de ses ennemis. Le match retour de 2012, c’est maintenant qu’il entend le lancer.

À l’heure où il estime que la crise donne raison à sa principale critique contre Nicolas Sarkozy – “le culte de l’argent”. Et tort aux prédicats “néolibéraux” de l’UMP qui, rappelle-t-il, proposait de « convertir la France aux subprimes » avant que ceux-ci ne fassent eux-mêmes la preuve de leur nocivité.

François Bayrou a-t-il pour autant “viré à gauche” comme l’en accusent ses détracteurs de droite ? Nos lecteurs jugeront en lisant l’entretien qui suit, à propos de son livre, Abus de pouvoir, qui est paru ces jours-ci chez Plon, et se voit déjà comparé – pour la qualité de l’écriture autant que pour son parti pris destructeur – au Coup d’État permanent de François Mitterrand.
À ceci près, rectifie Bayrou, que « Sarkozy n’est pas de Gaulle, et que Mitterrand flétrissait une logique institutionnelle, alors que moi, je m’intéresse à la logique d’un homme, devenue politique en raison de ses fonctions ».

Attaque personnelle, alors ? Bayrou sursaute. En latiniste distingué, il oppose l’inimicus (l’ennemi privé) à l’hostis, (l’adversaire). Celui qu’on combat pour des raisons de fond. Sarkozy ? « Je compte sur les doigts de la main, écrit-il, les déjeuners non officiels que nous avons partagés en vingt ans, et je ne me souviens pas d’avoir jamais dîné avec lui. »
Et l’accusation de faire les yeux doux à la gauche ? Il dit : « Il y a une autre droite que celle qui fonde tout sur l’argent. J’en ai connu une qui ne parlait pas d’argent devant ses enfants. J’ai connu une droite qui s’honorait quand il y avait dans la famille un officier ou un prêtre, bien sûr désargentés… Et j’ai connu des libéraux qui réprouvaient le mélange des genres entre le pouvoir politique et le pouvoir économique. »

En bon dialecticien, François Bayrou attend de pied ferme ceux qui l’accusent de trahir la droite parce qu’il regrette l’importance prise par “l’avoir” au détriment de “l’être”. Il sait qu’à trop l’attaquer sur ce chapitre, ses détracteurs s’exposeront à donner raison à la gauche pour laquelle la droite, justement, ne serait que “le pouvoir de l’argent”.

Vous dites “abus de pouvoir”. L’expression est forte, mais paraît presque faible par rapport à ce que vous décrivez : un viol pur et simple de la volonté générale. N’exagérez-vous pas un peu ? Si les gens travaillent moins et gagnent moins, après avoir cru pouvoir gagner plus en travaillant plus, ce n’est tout de même pas la faute de Nicolas Sarkozy, mais bien celle de la crise, non ?

Quand je dis que Nicolas Sarkozy emmène la France là où elle ne veut pas aller, je ne pense évidemment pas à ses promesses de campagne. Je ne lui ai jamais reproché son “travailler plus pour gagner plus”, et j’ai été aussi critique que lui, et bien avant lui, à l’égard des trentecinq heures, qui n’ont fait de bien ni à notre compétitivité, ni au pouvoir d’achat des Français, même si, aujourd’hui, dans la crise, elles jouent un rôle d’amortisseur…

Le fond de ma critique est ailleurs : les Français ont élu cet homme, ils n’ont pas élu le projet qu’il met en oeuvre. Et ce projet ne se résume pas à son programme, mais porte atteinte au fond de ce que nous sommes collectivement, à la vocation historique, d’une certaine manière à l’âme de la France.

Les peuples, comme les personnes, ont leur personnalité, leur histoire, leur vocation. À tout le moins, leur trajectoire. Appelons cela une mémoire lointaine ou un inconscient collectif, la réalité est la même : la trajectoire de la France est durement mise à mal par le projet du pouvoir actuel.

D’où votre référence à Montesquieu : “Il faut prendre garde à ne point changer l’esprit général d’une nation.”

Bien sûr. De Gaulle a eu le génie, par exemple, de ne jamais cesser de voir la Russie sous l’URSS, en un temps où tout le monde pensait que le communisme avait gagné.

Eh bien, il y a un esprit général de la France. La France a sa propre logique : la France, en politique étrangère, c’est ce qui résiste à l’Empire, à tous les empires. La France, en projet de société, c’est ce qui résiste à la domination des puissants. Et qui émancipe les faibles. C’est le même mouvement. Et, en particulier, la France résiste au pouvoir délétère de l’argent quand il devient une fin en soi, et non plus un moyen.

On nous dit : cette méfiance française envers l’argent provient de notre génétique catholique, tout cela doit changer, faisons comme les autres et tout ira mieux.

Eh bien moi, je dis : ne faisons surtout pas comme les autres ! À l’instant où le matérialisme dominant s’écroule, des subprimes aux superprofits, il est juste de préférer le verbe être au verbe avoi r. L’école, l’hôpital, les services publics, c’est du verbe être en politique. C’est notre tradition, catholique pour une part, républicaine pour l’autre, idéaliste diront certains. Et après ? Au nom de quoi devrions-nous sacrifier cette vision du monde au moment où, justement, elle est le plus en phase avec l’intérêt général ?

Nicolas Sarkozy, aussi, se dit attaché à la tradition catholique…

J’ai souvent eu l’occasion de dire que je ne partageais pas la façon dont il envisageait la religion dans l’espace public.

Vous consacrez un chapitre de votre livre à la défense de la laïcité. En quoi la laïcité “positive” de Nicolas Sarkozy manque-t-elle aux principes ?

Je suis chrétien, catholique, pratiquant, et en même temps défenseur de la laïcité. Je parle du sentiment religieux avec réserve, et je trouve qu’il ne faut pas mélanger politique et religion.

La tentative souvent reprise d’enrôler la religion sous la bannière de l’utilité sociale, c’est un dangereux mélange des genres. Prétendre, comme Nicolas Sarkozy l’a fait, s’exprimant comme président de la République, que « l’instituteur n’égalera jamais le curé lorsqu’il s’agit de la transmission des valeurs du bien et du mal », c’est lourd, c’est offensant. Il ajoute, en substance : « Les religions sont utiles à la société car les religions sont porteuses d’espérance, et la société a besoin d’espérance. » Comprendre : grâce aux religions, quelles qu’elles soient, catholique, musulmane, bouddhiste, les fidèles qui attendent l’audelà se tiennent tranquilles dans le monde tel qu’il est…

Mais cela, vous ne l’avez pas entendu quelque part ? Ce n’est rien d’autre que la transposition du réquisitoire marxiste : la religion, c’est l’opium du peuple.

Pour vous, par conséquent, le principal défaut de Nicolas Sarkozy, ce serait le cynisme ?

L’espérance civique n’a rien à voir avec la religion. L’espérance du citoyen, dont la démocratie a la charge, ce n’est pas l’espérance du croyant. L’espérance dont le politique a la charge, c’est le réel, pas l’au-delà : un maximum d’éducation pour que les gens soient plus libres, plus créateurs, plus épanouis, des logements qui leur permettent de vivre dignement, des allocations familiales pour qu’ils puissent mettre au monde les enfants qu’ils souhaitent… Cela s’appelle l’idéal républicain.

L’espérance religieuse n’a rien à voir avec cela. Elle n’est pas une sous-traitance de l’espérance civile. Je nie d’ailleurs comme chrétien que la religion se réduise à une morale. La religion, c’est tout autre chose : pour ceux qui l’ont rencontrée, c’est d’abord une présence. Dans le triptyque des valeurs chrétiennes – la foi, l’espérance, la charité –, l’espérance se conjugue peut-être au futur, mais la foi et la charité se conjuguent au présent. Et tout cela n’a rien à voir avec la défense de l’ordre social.

Et quelle peut être, selon vous, la conséquence de cette confusion ?

Si vous acceptez qu’un président dise : la religion est utile, vous acceptez qu’un autre dise : la religion est nuisible. Ou bien, s’exprime dans le sens d’une religion ou d’une autre.Mesurez les risques en pensant au monde qui vient.

Vous posez donc que la laïcité à la française est la meilleure chance pour la religion…

Je pense que la laïcité à la française doit être défendue et promue en elle-même. Dans le monde vers lequel nous allons, les intégrismes, les abso lutismes religieux sont un grand danger. Nous avons, dans notre histoire, inventé la clé d’or du vivreensemble. Voilà un domaine clé où la France est à l’avant-garde. L’Europe tout entière bouge vers notre vision.

Et par ailleurs, oui, comme croyant, je crois aussi que c’est une chance pour la religion que de ne pas être religion d’État. D’être une adhésion personnelle, et pas une croyance obligée.

Tout cela, c’est le combat des Lumières et c’est un héritage à nul autre pareil.Mais Pascal, qui est sans doute l’un des plus grands génies politiques de tous les temps, avait déjà magnifiquement formulé, à sa manière, cette pensée libératrice…

Vous voulez dire qu’avec Nicolas Sarkozy, nous sortons de la fameuse “distinction des ordres” ?

Nous sortons de cette sagesse qui consiste à affirmer que le pouvoir n’a rien à dire dans certains domaines de la vie. Il n’a rien à dire dans le domaine de la foi. De même que le religieux n’a pas autorité sur tous les domaines de la vie, par exemple dans le domaine scientifique. Et que la science elle-même rencontre des limites. Il n’appartient pas au pouvoir, quel qu’il soit, de vous dicter ce qui est vrai, ce qui est juste, ou ce qui est scientifiquement fondé. Il n’a aucune légitimité pour le faire. De même qu’il n’appartient pas au président de la République de décider qu’un jeune enfant à l’école doit prendre en charge la mémoire d’un petit martyr de la Shoah. C’est la même chose. Le pouvoir n’a aucun pouvoir sur l’intime.

Mais n’exagérez-vous pas l’importance d’un homme par rapport à ce qui n’est peut-être qu’une tendance lourde de nos sociétés ?

Si faire de la politique, c’est dire “oui” à l’inacceptable, alors à quoi sert la politique ? Ce qui me choque le plus dans les choix qui sont faits aujourd’hui, c’est que l’on place la France, toujours, du côté des puissants, au lieu de l’entraîner à leur résister.

Et, pour vous, l’entrée dans le commandement intégré de l’Otan, c’est aussi cela ?

Se ranger du côté des puissants, rentrer dans le rang, c’est le contraire de la vocation de la France. Nous l’avons fait avec l’Otan, en reniant des décennies de liberté d’esprit, de signes d’indépendance.Mais Nicolas Sarkozy l’a fait aussi lorsque la Russie a envahi la pauvre Géorgie. Il a immédiatement joué dans la main de Poutine en affirmant que « les Russes avaient le droit de défendre les russophones à l’extérieur de leurs frontières », phrase qui devrait faire frémir ceux qui ont quelque notion de l’histoire.

Et honorer la puissance, c’est aussi honorer l’argent ?

C’est son choix de vie qui tient tout entier dans l’acte fondateur du quinquennat (la fête du Fouquet’s) ; le choix de ses amis, ceux qui croient que la réussite d’une vie se juge à la Rolex (j’estime, quant à moi, que ma mère, qui touche moins de 650 euros de retraite mensuelle, n’a pas raté la sienne). C’est aussi sa fascination pour la quantité, sous toutes ses formes, du “chiffre”qu’on exige des policiers (avec l’absence de résultats que l’on sait en matière de sécurité) à celui des “réformes”qu’on aligne sans davantage d’effets…

Mais là, n’est-ce pas la crise qui est cause ?

Ce qui est en cause dans l’échec des réformes, c’est la manière dont elles ont été conçues.Depuis cent cinquante ans, l’Occident, au sens le plus large – de San Francisco à Moscou – leur a toujours assigné un but : enrôler le progrès au service de la réduction des inégalités.

Les libéraux disaient : cela se fera par le marché, les socialistes comptaient sur l’État, les démocrates sur la solidarité d’une société.Et même les bolcheviks en parlaient, pariant sur la dictature du prolétariat.Heureusement, ceux-là, au moins, ont perdu après d’immenses crimes. Et il y a eu de grands progrès dans le sens de la justice, de l’égalité. Mais dans la dernière ligne droite du XXe siècle, une autre école est née, dite néolibérale, pour laquelle, non seulement il ne fallait plus rompre avec les inégalités, mais, bien au contraire, les accentuer, car l’inégalité, selon eux, était nécessaire au progrès !

C’est cette folie qui a précipité le capitalisme dans la crise que nous connaissons – la prolétarisation des pauvres, avec la crise des subprimes à la clé, et les superprofits qui ont fait s’envoler les revenus financiers.

Ce modèle inégalitaire, c’est celui qu’a défendu Nicolas Sarkozy en prétendant que la France était en retard sur le reste du monde. À l’heure où, justement, “le reste du monde” – à commencer par les Américains – regarde d’un oeil nouveau le modèle français qui, lui, n’a jamais opposé le progrès économique et l’égalité.

C’est donc le moment, pour la France, de cesser de battre en retraite. C’est le moment de relever la tête et de retrouver la fierté de ce que nous sommes, de ce que nous avons donné au monde.

Abus de pouvoir, de François Bayrou, Plon, 260 pages, 18,90 €.

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Sarnez : « Je crois à l’élection de Bayrou en 2012 »
Propos recueillis par Dominique de Montvalon | 30.08.2009, 07h00 leparisien.fr

Députée européenne et vice-présidente du MoDem, l’ex-giscardienne Marielle de Sarnez a été de tous les combats de François Bayrou. Et, malgré son score décevant aux européennes, elle continue de croire à ses chances d’accéder un jour à l’Elysée.

Félicitez-vous Nicolas Sarkozy d’avoir, mardi dernier, rappelé à l’ordre les banquiers ?

Marielle de Sarnez. Les recommandations verbales qui ne sont accompagnées d’aucun texte de loi ni d’aucune sanction sont rarement suivies d’effets ! Une question mérite d’être posée : l’activité des banques, telle qu’elle est pratiquée maintenant, est-elle réellement au service des entreprises, des familles, des épargnants, des investisseurs, ou bien la pratique de la spéculation financière l’a-t-elle emporté, multipliant les risques déraisonnables, qui plus est avec l’argent des autres ? Il est urgent de cantonner les activités spéculatives des banques pour mieux protéger les acteurs de l’économie réelle.

Approuvez-vous l’idée chère à Nicolas Sarkozy d’un grand emprunt national, sur laquelle Alain Juppé et Michel Rocard sont invités à plancher ?

Savez-vous que la France emprunte chaque jour 1 milliard d’euros ? La totalité de notre impôt sur le revenu ne suffit plus à payer la charge de la dette ! Dans quelques années, la dette représentera 100 % de notre PIB (NDLR : produit intérieur brut)! Alors, rajouter de la dette à la dette, c’est prendre le risque de supprimer toute marge de manoeuvre. Et si emprunt on devait envisager, je l’aurais voulu dans le cadre européen. Pour soutenir les PME et investir ensemble, solidairement, dans les infrastructures d’avenir.

La taxe carbone, n’est-ce pas, au nom des grands sentiments écologiques, un impôt de plus, que seuls les Français, dit Claude Allègre, auront à payer ?

Intégrer l’écologie dans notre fiscalité, ce peut être vraiment bien et utile, à condition que cela se fasse à prélèvement égal, et sans pénaliser les familles, surtout celles qui n’ont pas de grands moyens. Et il faut le faire au plan européen, de manière à ne pas déséquilibrer la compétition entre nous et nos voisins.

Ségolène Royal ne voit pas du tout les choses comme vous. Vendredi à La Rochelle, elle a récusé la taxe carbone, jugeant cet impôt « injuste et insupportable »…

La taxe carbone ne doit pas être mise à la charge des familles modestes. Ce serait honteux. C’est une question de justice sociale, et de justice tout court. Ce n’est pas là que se trouvent les pollueurs. Mais si nous voulons vraiment changer nos comportements et tout le monde voit bien combien il est urgent de le faire , alors il est nécessaire d’orienter notre fiscalité pour soutenir de nouveaux modes de production et de consommation.

Considérez-vous qu’on vit le début du commencement de la fin de la crise, qui a failli mettre la planète K.-O. ?

Je n’ai plus grande confiance dans les pronostics des experts. Le chômage continue d’augmenter. L’économie française détruit plus d’emplois qu’elle n’en crée et les jeunes, avec ou sans formation, sont les premiers concernés. La crise va laisser un terrain social meurtri. Bref, tout le monde se trompe en pensant que la page de la crise se tourne, qu’on va retrouver le monde d’avant avec ses facilités…

Pouvez-vous raconter l’évolution politique qui vous a amenée, vous l’ex-giscardienne, à poser dimanche dernier à Marseille avec les dirigeants du PS, des Verts, et même avec l’ancien patron du PC Robert Hue ?

Je suis allée à Marseille pour dire ceci : nous sommes différents ; vous êtes de gauche, socialistes ou écologistes, je suis au centre, mais si vous avez envie de faire bouger les lignes, de ne plus vous enfermer dans les vieux schémas du passé, dans les alliances d’hier, alors nous avons à faire ensemble. Vous savez, l’idée de faire travailler ensemble des gens venant d’horizons différents, ce n’est pas si éloigné de Giscard avec son fameux « deux Français sur trois ». Les enjeux sont si lourds que c’est encore plus d’actualité.

Diriez-vous : « Demain, tout plutôt qu’un second mandat de Sarkozy » ?

L’élection de 2012 dépassera de loin le problème de la personne de Nicolas Sarkozy. Il s’agira d’ouvrir un nouveau cycle, de bâtir un nouveau mode de développement plus sobre et plus durable, de penser différemment l’exercice du pouvoir, de donner à la France une société où l’on ait une vraie chance, même si l’on vient de milieux qui ne sont pas favorisés par la naissance ou la fortune. Voilà les enjeux.

A La Rochelle, Martine Aubry s’est interrogée vendredi sur votre compte, trouvant que les amis de François Bayrou sont encore bien loin d’avoir assez bougé, donc de pouvoir être classés à gauche. Vous-même, où vous situez-vous ?

Au centre. Parce que c’est là que l’on peut rassembler.

Le PS est-il, à vos yeux, historiquement condamné ?

Tous les partis politiques sont mortels s’ils ne se régénèrent pas. Je suis d’ailleurs frappée de voir à quel point la société avance sur un grand nombre de sujets, et à quel point les partis sont souvent à la traîne. Il y a le poids des habitudes. Et la peur de perdre son identité en s’ouvrant à d’autres. Moi, je suis convaincue du contraire. On peut évoluer, s’ouvrir, construire de nouveaux rassemblements, sans rien perdre de son identité. Plus on est fort et fier de son identité, plus on est à même de dialoguer avec d’autres.

Si les socialistes parviennent à s’entendre sur le principe de primaires ouvertes pour désigner leur futur candidat à la présidentielle, ne serait-il pas alors normal que François Bayrou figure dans la liste des candidats soumis au vote ?

Ces primaires sont faites pour régler la question du leader au PS. Elles ne concernent donc pas le centre. Et puis, en France, l’élection présidentielle est à deux tours, ce qui n’est le cas ni aux Etats-Unis ni en Italie, pays de référence pour les promoteurs de cette idée. On peut donc soutenir l’idée que la meilleure confrontation démocratique avec les Français reste le premier tour.

Quel est le premier reproche que vous faites à Nicolas Sarkozy ?

La société qu’il construit est de plus en plus déséquilibrée entre le haut et le bas. Demandez même au monde de l’entreprise : entre les « gros » et les « petits », les chances sont de moins en moins égales…

En quoi la France de François Bayrou serait-elle demain concrètement différente de celle de Nicolas Sarkozy ?

Toute l’action publique serait pour l’égalité des chances et l’égalité des droits. Les efforts seraient équitablement répartis entre le haut et le bas de l’échelle sociale. Et le pouvoir n’aurait pas tous les droits : il aurait plus de devoirs et moins de privilèges.

Etes-vous favorable dès les régionales de 2010 à la constitution de coalitions PS-Verts-MoDem ?

Nous allons en débattre avec les adhérents du MoDem. Personnellement, je suis pour affirmer d’abord notre identité et notre autonomie, et participer ensuite à des rassemblements plus larges, car personne ne peut gouverner seul, pas plus une région qu’un pays.

Quel président aura le plus marqué et le mieux servi la France ? Valéry Giscard d’Estaing ou François Mitterrand ?

Tous deux ont servi leur pays, avec un style profondément différent. Giscard a fait bouger la société française, Mitterrand a permis l’alternance. Tous les deux ont été de grands européens. Et tous les deux étaient des hommes de culture. Et ça compte aussi.

Le gouvernement prépare-t-il bien le pays à une possible pandémie ou bien, dans la lutte contre la grippe A, en fait-il trop ?

On n’en fait jamais trop en matière de santé publique.

Continuez-vous de croire à l’élection de François Bayrou en 2012 ?

Oui. Je la crois possible et nécessaire.

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Peillon et Sarnez côte-à-côte lors d'un débat sur l'éducation (AFP) – 09 janvier 2010 20.00

NANTERRE — Des figures du Rassemblement social, écologique et démocrate, dont l'eurodéputé PS Vincent Peillon et la numéro 2 du MoDem, Marielle de Sarnez, ont participé samedi à Nanterre à un débat sur le thème de l'éducation, invités par l'association de quartier Zy'va.

Toutefois des ténors de ce Rassemblement, dont la participation avait été annoncée n'étaient pas au rendez-vous : l'ancien numéro un communiste Robert Hue, l'eurodéputé Vert Daniel Cohn-Bendit - suppléé par son frère Gabriel. La députée PS Aurélie Filippetti, dont la venue était annoncée, n'était pas non plus présente.

Il s'agissait de la troisième initiative de cette alliance qui entend rassembler de la gauche de la gauche au MoDem en passant par les écologistes.

M. Peillon avait initié ce rassemblement en août à Marseille, puis organisé les "premières rencontres du rassemblement" le 14 novembre à Dijon, sur l'éducation. La venue impromptue de Ségolène Royal qui revendiquait le leadership de leur courant Espoir à gauche, avait occulté le thème des rencontres et engendré une vive querelle entre l'ex-candidate à la présidentielle et son ancien lieutenant.

Interrogé précisément sur cette bataille de leadership qui l'oppose à Ségolène Royal, M. Peillon s'est refusé à tout commentaire.

Lui et Mme de Sarnez ont par ailleurs éludé les questions sur les élections régionales et les éventuelles alliances PS-MoDem qui pourraient voir le jour dans certaines régions. "Le sujet d'aujourd'hui, ce ne sont pas les régionales", s'est justifié M. Peillon.

Les pieds dans la neige, les personnalités ont rapidement visité le Petit-Nanterre, un quartier présenté comme "enclavé" par Ameziane Abdat, le président de l'association Zy'va.

Ils se sont ensuite réunis dans une école pour débattre sur le thème de l'éducation devant près de 200 personnes, parmi lesquelles des habitants mais aussi de nombreux élus locaux et responsables associatifs.

"On doit à nouveau faire de l'éducation la priorité des politiques publiques", a insisté M. Peillon, rappelant la proposition, émise à Dijon, de construire "un nouveau contrat entre l'école et la nation".

De son côté, Mme de Sarnez a précisé son souhait de "mettre le paquet" sur l'école primaire plutôt que de "reporter sur l'échelon supérieur les problèmes qui n'ont pas été réglés plus tôt".

Une nouvelle rencontre, sur le thème de la VIème République et de la démocratie, se tiendra à l'initiative de M. Peillon le 23 janvier à La Bellevilloise, lieu branché à Paris, où sont de nouveau attendus Daniel Cohn-Bendit, Marielle de Sarnez, Robert Hue ainsi que la députée de Guyane, Christiane Taubira.

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Publié le 18.09.2011, 14h21 leparisien.fr Bayrou se veut le "Monsieur propre" de la présidentielle de 2012 | Boris Horvat

A sept mois de la présidentielle, le président du MoDem, François Bayrou, a renouvelé dimanche son appel à la construction d'une majorité nouvelle, se posant en garant d'une politique "propre" face aux affaires, en clôture des universités d'été de son parti.

"Lorsqu'on est en temps de guerre, on fait une majorité d'union pour que tout le pays porte la guerre, et c'est bien une guerre que nous avons à mener", a expliqué le troisième homme de la présidentielle de 2007, qui juge que "jamais l'inquiétude" face à la crise "n'avait été aussi lourde et aussi fondée" dans le pays.

"Pour conduire cette guerre, il faut une majorité nouvelle et ce ne peut être qu'une majorité centrale", a fait valoir le leader centriste dans un vrai discours de campagne présidentielle, en déniant à l'UMP comme au PS la capacité d'apporter un diagnostic et des solutions crédibles pour répondre à l'urgence.

"Les deux majorités classiques souffrent de deux défauts: elles coupent le pays en deux et sont elles-mêmes coupées en leur sein", a estimé M. Bayrou, en expliquant que dans chacun des camps, certains estimaient que "le problèmes du pays venaient de l'extérieur: immigration, système bancaire, Europe..."

"Le problème ne vient pas de l'extérieur, il vient de chez nous, pour l'essentiel. Si vous attendez d'avoir changé l'ordre monétaire ou converti le capitalisme... c'est en réalité, une invitation à ne rien faire", a estimé le député des Pyrénées-Atlantiques.

Pour François Bayrou, la majorité nouvelle devra réunir "tous ceux qui pensent que les problèmes ne viennent pas de l'extérieur".

Pour reconstruire la France, le patron du MoDem se propose de fournir "un agenda 202O", à l'image de "l'agenda 201O" du chancelier social-démocrate allemand Gerhard Schröder qui avait présenté des réformes structurelles pour renouer avec la croissance.

A la tribune, il a décliné ses priorités: produire, instruire et construire une république digne de ce nom.

Sur l'éducation ou l'emploi, le patron du MoDem a taclé "les promesses" des candidats à la primaire socialiste qui, selon lui, ne pourront être tenues.

"En temps de guerre, le mensonge, l'illusion, la tromperie sont une désertion", a-t-il lancé, martial, en s'engageant à ne pas faire durant la campagne "de promesses abusives".

Mais, c'est sur le terrain de la morale publique que le président du MoDem s'est montré le plus incisif en dénonçant "l'incroyable succession de scandales" qui "se propage dans les allées du pouvoir" et à gauche avec "les affaires Karachi, Djouri, Bourgi, Tapie, Guérini, Takkiedine et compagnie".

"On prétendait que les voyous étaient dans les cités et qu'on allait les nettoyer au Käkrcher", a lancé le leader centriste en référence aux propos de Nicolas Sarkozy. "On découvre qu'en réalité les voyous, les truands, les trafiquants, on les a installés au coeur de l'Etat", a-t-il dénoncé. "Eh bien, il faut dire une seule chose (...), tout cela avec leurs ramifications et leurs intermédiaires, tout cela nous fait honte, et c'est à ceux-là en vérité qu'il faut en premier lieu passer le Kärcher", a-t-il déclaré sous les applaudissement des quelque 1.500 à 2.000 militants présents.

"Pour conduire ce mouvement de reconstruction de la politique, pas vertueuse, pas donneuse de leçon de morale, mais simplement honnête, simplement propre, (...), il faut mettre les camps et les clans à leur place, il faut un président de la République indépendant", a-t-il conclu.

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Politique. Bayrou aurait refusé des valises de billets 20 septembre 2011 à 10h14 - letelegramme.com

François Bayrou s'est exprimé ce mardi matin sur France Inter. Le président du MoDem a commenté l'intervention télévisée de DSK avant de revenir sur la fameuse histoire des valises de billets révélée par l'avocat Robert Bourgi.

"Ce que nous vivons fait honte à tout le monde", a lancé le député des Pyrénées-atlantiques. Il a également parlé de sa propre expérience. Bayrou se serait vu proposer des valises de billets.

"Ce n'était pas au conditionnel, corrige-t-il. Lorsque des propositions de cet ordre m'ont été faites, les porteurs de valises se souviendront assez longtemps des réponses qu'ils ont entendues".

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Présidentielle: pourquoi Bayrou y croit pour 2012 le 26 novembre 2011 à 18:25 tf1news.fr

François Bayrou, candidat à l'élection présidentielle, a expliqué samedi ses raisons d'être optimiste pour sa 3e participation à l'élection reine après avoir dénoncé l'échec de Nicolas Sarkozy et l'enfermement de François Hollande dans ses négociations avec EELV.

Il croit plus que jamais.

François Bayrou, candidat à l'élection présidentielle, a expliqué samedi ses raisons d'être optimiste pour sa 3e participation à l'élection reine après avoir dénoncé l'échec de Nicolas Sarkozy et l'enfermement de François Hollande dans ses négociations avec EELV.

Le Président du MoDem s'est exprimé dans les locaux de l'Assemblée nationale en marge d'un conseil national de son parti qui a apporté son soutien à sa candidature. Les instances dirigeantes du parti ont également approuvé le principe d'une ouverture de sa campagne à tous les courants centristes dans "une maison commune" et, plus largement, à tous ceux qui souhaiteraient s'associer à son projet de majorité nouvelle.

Pour le chef de file du MoDem, le choix politique est plus clivant que jamais à la veille de 2012. "L'élection présidentielle va organiser une compétition entre des visions très différentes de l'avenir de la France", a résumé François Bayrou. "Il y a la vision de Nicolas Sarkozy et du gouvernement dont on en connaît les échecs, les changements de cap et les insuffisances", a-t-il lancé. "Il n'y a pas un seul domaine de l'action du pays dans lequel aucun des Français ne puisse dire que les choses se sont améliorées", a-t-il tranché.
Et puis, "en face, par une espèce d'incroyable glissement, on se retrouve dans une situation où la candidature de François Hollande est désormais enfermée dans des négociations de partis", a poursuivi le leader centriste. "Que sur un coin de table, on prétende régler le détail d'un changement sur le nucléaire français" ou "à l'insu de tous les Français, écrire dans un accord qu'on va supprimer le droit de veto de la France à l'ONU (...) c'est quelque chose d'infiniment inquiétant", a-t-il dénoncé.

"Nos avertissements étaient fondés"

Interrogé sur son score à la présidentielle de 2007 (18,5%), François Bayrou a expliqué qu'il ne s'agissait pas pour lui d'un échec, au contraire. "Cette élection a été la preuve pour un grand nombre de Français qu'on pouvait y arriver", a-t-il fait valoir avant d'expliquer les raisons qui l'amène à être optimiste pour 2012. "Pourquoi il y aurait-il des chances supplémentaires cette fois ?
Parce que la situation du pays est hélas la preuve que notre analyse et nos avertissements aux Français étaient fondés et que c'étaient les autres qui se trompaient", a-t-il expliqué. "Parce que nous avons apporté la preuve que notre mouvement pouvait être pleinement indépendant", a-t-il également souligné en y ajoutant un aspect plus personnel.

Interrogé enfin sur la candidature de son concurrent centriste Hervé Morin, François Bayrou a ironisé : "si vous vous présentez à la présidentielle en voulant la réélection d'un autre (Nicolas Sarkozy, ndlr), alors salut". le 26 novembre 2011 à 18:25

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Le Point.fr - Publié le 09/02/2012 à 07:46 - Modifié le 09/02/2012 à 08:04 Par Pauline de Saint Remy, au dîner du Crif

Sarkozy et Hollande, guest-stars du dîner du Crif

Choses vues et entendues, mercredi soir, au Pavillon d'Armenonville, où s'est pressé le Tout-Paris politico-affairo-médiatique.

Nicolas Sarkozy et François Hollande ont échangé une poignée de main lors du dîner du Crif, mercredi soir.

"Oh ! Fillon is here ?" Même quelques journalistes étrangers ont fait le déplacement au dîner annuel du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), dans le très chic Pavillon d'Armenonville, en plein bois de Boulogne, mercredi soir. Il faut pourtant s'armer de patience pour pénétrer dans l'enceinte hypermondaine : les cartons d'invitation et accréditations spéciales ne permettent pas d'éviter les fouilles minutieuses des sacs et le passage par un portique de sécurité.
Et pour cause : outre la venue du Premier ministre, Nicolas Sarkozy, présent pour la deuxième année consécutive, est l'invité d'honneur de ce rendez-vous éminemment politique. Son arrivée aux côtés de la famille du soldat Gilad Shalit est très attendue. Mais, il faut bien l'avouer, à trois mois du premier tour de la présidentielle, pas autant que son éventuelle rencontre avec François Hollande, invité lui aussi...

Ce n'est pas tout à fait le Palais des festivals : ni marches ni tapis rouge. Mais on s'y croirait, à voir ces dizaines de journalistes qui piétinent en grelottant devant la porte en verre du Pavillon, armés de caméras, de perches et de micros pour attraper au vol les images de l'arrivée du chef de l'État. À l'intérieur aussi, on piétine, entre la salle du cocktail et celle du dîner proprement dit. Il faut voir et être vu : les personnalités politiques, religieuses, médiatiques ou des affaires se bousculent, déposent leurs (beaux) manteaux au vestiaire, s'embrassent, se tournent le dos, se sourient de loin.

Enrico Macias embrasse Fillon

François Hollande arrive aux alentours de 20 heures, tout sourire, évidemment assailli par les caméras, au point de quasiment bousculer le ministre de l'Intérieur Claude Guéant, arrivé quelques minutes plus tôt. "Je viens chaque année, il n'y a pas de raison en 2012 de modifier ce qui est pour moi un rendez-vous avec les juifs de France", se contente d'expliquer à la presse le favori des sondages. Avant de lâcher, un tantinet provocateur : "Le président de la République a décidé de s'exprimer cette année. D'habitude, c'est le Premier ministre. J'imagine qu'il a un message particulier à adresser. Je ne sais pas qui prononcera le message en 2013."
Pendant ce temps, dans le sillage du ministre de l'Intérieur, Éric Raoult, président de l'Association des élus amis d'Israël, présent "pour la 11e fois", y va de sa petite phrase, sans se faire prier : "Contrairement à Letchimy, ici, ils savent ce que c'est qu'un camp de concentration !" Et de s'engouffrer dans la salle du cocktail.

Christine Kelly, patronne du CSA, fait la queue elle aussi pour y entrer. Arnaud Klarsfeld guette l'arrivée de Nicolas Sarkozy. Jean-Pierre Elkabbach discute, adossé à un mur, tandis que le chanteur Enrico Macias, un grand fan du président de la République, fait ses commentaires à la presse sur la polémique du moment - celle sur les "civilisations", provoquée par Claude Guéant - avant d'aller embrasser François Fillon, et sur les deux joues s'il vous plaît !
De l'autre côté du couloir, un "petit candidat", Dominique de Villepin, s'agite devant les caméras. Lui qui, en 2007, avait prononcé le discours du dîner du Crif en tant que ministre des Affaires étrangères s'éclipsera suffisamment tôt pour ne pas avoir à écouter celui de Nicolas Sarkozy.

Bayrou brille par son absence

Jean-Louis Borloo, tout sourire mais emmitouflé dans son écharpe, passe plus inaperçu, tandis que Rama Yade, vice-présidente du Parti radical, attire les flashs, comme d'habitude. Le candidat qu'elle songe désormais à soutenir pour la présidentielle, François Bayrou, n'est pas venu.
Il ne souhaite pas participer à ce type d'événement, jugé trop "communautaire". Il était pourtant là en 2007... "De toute façon, ce n'est pas un problème, souffle à ce sujet un influent participant. Ce qui est vexant, c'est quand un homme politique refuse systématiquement l'invitation." À noter, toutefois : la discrète présence du MoDem Alain Dolium.

Les socialistes, eux, sont présents en nombre. Claude Bartolone est là, Manuel Valls aussi, Jean-Marie Le Guen, François Lamy ou encore Aurélie Filippetti, chic et tout de noir vêtue. La compagne du candidat socialiste, la journaliste Valérie Trierweiler, en blouse grise et rouge à lèvres vif, est arrivée un peu plus tôt et déambule aux côtés de Harlem Désir.
L'air un peu effaré, Jérôme Guedj, le jeune président du conseil général de l'Essonne, raconte qu'il vient pour la première fois. "Au PS, ils m'ont appelé en me faisant remarquer que j'étais le seul président de conseil général juif", s'amuse-t-il.

"Sarkozy avait l'air sincère, c'était bien"

Les personnalités de la majorité, elles aussi, ont répondu nombreuses à l'invitation : on croise Nathalie Kosciuzko-Morizet, assise à la table du président, Jeannette Bougrab, Thierry Mariani, Roselyne Bachelot ou encore Nadine Morano, très brushinguée pour l'occasion.
Frédéric Mitterrand fait une apparition, tout comme le maire du 16e Claude Goasguen et Valérie Rosso-Debord, souriante, qui prend son mal en patience avec une coupe de champagne au milieu de la foule piétinante. François Baroin, emmitouflé dans une veste en peau de mouton, est là également. Il filera juste après le président de la République, aux alentours de 22 heures.
Quelques minutes plus tôt, François Hollande est allé, d'un pas déterminé, saluer Nicolas Sarkozy à sa table. Poignée de main, sourires légèrement crispés, échange d'amabilités, flashs qui immortalisent l'instant gênant : "Ah ! Oh ! Vous ici ?" Les journalistes peuvent repartir tranquilles, ça sera sans doute l'image marquante de la soirée.

Ouf. On en avait presque oublié le discours de Sarkozy. Après ceux du président du Crif, Richard Prasquier, et de Noam Shalit, le père du soldat libéré, le chef de l'État s'est exprimé pendant près d'une demi-heure, à l'aise, laissant tomber ses notes, sur l'affaire Shalit ou la naissance de la démocratie israélienne, qu'il a qualifiée de "miracle" à plusieurs reprises.
"Il avait l'air sincère. C'était bien. Il a été chaleureusement applaudi", commente un participant. Avant de préciser : "Mais contrairement à ce qu'on pense, il n'y a pas vraiment de vote juif. Les votes de la communauté juive sont à peu près les mêmes, si l'on compare, que ceux du reste de la population, exception faite de Marine Le Pen..."

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Parrainages : Bayrou au secours de Marine Le Pen le 13 février 2012 à 10h40 , mis à jour le 13 février 2012 à 10h47 TF1.fr

François Bayrou a avancé l'idée d'une concertation entre partis politiques pour permettre à Marine Le Pen d'obtenir les 500 parrainages nécessaires pour se présenter à la présidentielle, si l'obstacle s'avérait insurmontable pour la candidate du FN. Idée mal reçue à droite comme à gauche.

Manuel Valls rejette la proposition de Bayrou sur les parrainages du FN Vidéo LCIWAT sélectionnée dans Actualité Manuel Valls rejette la proposition de Bayrou sur les parrainages du FN - 32 s Si Mme Le Pen n’a pas ses signatures, les partis "devront en discuter" estime Bayrou - 32 s

Son absence à l'élection ? Marine Le Pen dénonce le "rêve de la classe politique" - 48 secondes Parrainages : les électeurs FN se vengeront aux législatives, avertit Le Pen

A Saint-Denis de la Réunion, la candidate du Front national, Marine Le Pen, a mis en garde Nicolas Sarkozy contre le risque d'une "vengeance" de ses électeurs aux législatives au cas où elle ne pourrait pas se présenter à la présidentielle.

Publié le 08/02/2012 Parrainages : Hollande veut "changer les règles" mais pas tout de suite L'absence de Marine Le Pen à la présidentielle "serait un problème", a reconnu le candidat socialiste sur France 2 tout en affirmant être "pour" une modification de la règle des parrainages "le moment venu". "Ce n'est pas maintenant qu'il faut poser cette question, c'était il y a plusieurs mois", a-t-il rappelé.

Publié le 07/02/2012 Un duel Hollande-Sarkozy se profile, aux dépens de Marine Le Pen et Bayrou Le candidat socialiste domine toujours dans les intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle, selon un sondage Ipsos. En progression de trois points, à 32%, il accroît même son avance sur Nicolas Sarkozy, qui est en hausse de deux points. Marine Le Pen et François Bayrou sont en baisse.

Publié le 07/02/2012 Une partie du camp Sarkozy veut "parler" aux électeurs de Marine Le Pen Les déclarations controversées de Claude Guéant sur les "civilisations" participent à une stratégie de séduction des électeurs potentiels du FN à travers "les valeurs". Pour mieux contourner l'obstacle du bilan de Nicolas Sarkozy.

Publié le 06/02/2012 Sans Marine Le Pen, Sarkozy et Hollande à égalité au 1er tour François Hollande et Nicolas Sarkozy feraient jeu égal avec chacun 33% des intentions de vote, au cas où Marine Le Pen ne serait pas présente au premier tour de la présidentielle faute d'avoir les parrainages nécessaires, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche.

Publié le 05/02/2012 Marine Le Pen absente ? Son père prédit la "fin" de Sarkozy Dans une interview au Journal du Dimanche, Jean-Marie Le Pen pronostique que si sa fille ne pouvait se présenter à la présidentielle faute d'avoir obtenu les 500 parrainages nécessaires, "ce sont plus de 20°% des électeurs qui ne pourront pas s'exprimer". Quant à Nicolas Sarkozy, il "serait battu".

Publié le 05/02/2012 Parrainages : la requête du Front national transmise aux Sages Le Conseil d'Etat a estimé que la QPC contestant l'obligation de rendre publics les parrainages d'élus pour concourir à la présidentielle remplissait les conditions juridiques pour être renvoyée, en vue de son examen, au Conseil constitutionnel.

Publié le 02/02/2012 Marine Le Pen regrette les caricatures d'un blog FN La candidate FN a déclaré qu'en conséquence, un candidat FN aux législatives dans le Rhône, Stéphane Poncet, passera devant la commission de discipline du parti d'extrême droite.

Publié le 01/02/2012 Son absence à l'élection ? Marine Le Pen dénonce le "rêve de la classe politique" La candidate du FN à la présidentielle a fustigé, sur le ton de l'humour, le sondage Ifop paru dans le JDD, dont le titre de Une était "si elle n'était pas là..."

Publié le 05/02/2012 Marine Le Pen prône l'anonymat des parrainages "Si je ne peux pas être candidate à l'élection présidentielle, nous aurons tourné la longue page de la démocratie en France", a déclaré Marine Le Pen, mardi devant le Sénat.

A Saint-Denis de la Réunion, la candidate du Front national, Marine Le Pen, a mis en garde Nicolas Sarkozy contre le risque d'une "vengeance" de ses électeurs aux législatives au cas où elle ne pourrait pas se présenter à la présidentielle.

Parrainages : Hollande veut "changer les règles" mais pas tout de suite Publié le 07 février 2012

L'absence de Marine Le Pen à la présidentielle "serait un problème", a reconnu le candidat socialiste sur France 2 tout en affirmant être "pour" une modification de la règle des parrainages "le moment venu". "Ce n'est pas maintenant qu'il faut poser cette question, c'était il y a plusieurs mois", a-t-il rappelé.

Un duel Hollande-Sarkozy se profile, aux dépens de Marine Le Pen et Bayrou Publié le 07 février 2012

Le candidat socialiste domine toujours dans les intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle, selon un sondage Ipsos. En progression de trois points, à 32%, il accroît même son avance sur Nicolas Sarkozy, qui est en hausse de deux points. Marine Le Pen et François Bayrou sont en baisse.

Marine Le Pen aura-t-elle les 500 signatures nécessaires pour se présenter à la présidentielle ? En son temps, son père et prédécesseur à la tête du Front National ne se privait pas de dénoncer à échéances régulières cette barrière difficilement surmontable pour les "petits" candidats, même si lui-même n'a jamais été empêché de se présenter. Pourtant, cette année, la question se pose avec plus d'acuité pour Marine Le Pen. Au point de susciter des états d'âme au sein d'autres partis sur le "déni de démocratie" que représenterait son absence du premier tour de la présidentielle. Dimanche, François Bayrou a estimé que si "Marine Le Pen fait une déclaration publique en disant qu'elle n'a pas les signatures" pour sa candidature à la présidentielle, "les dirigeants des grands courants démocratiques devront en discuter".

Le candidat centriste était interrogé, lors du journal de France 2, sur l'éventualité de demander aux élus proches de son parti, le Modem, de parrainer Marine Le Pen, pour qu'elle puisse se présenter. "A chaque élection, on entend dire que le Front national n'aura pas ses signatures", a relativisé François Bayrou. Mais, a-t-il ajouté, "si c'était le cas, je trouve que ce ne serait pas respecter le contrat démocratique français". Et revenant sur ce même thème lundi matin sur RTL, le candidat centriste a réitéré son appel aux autres formations politiques. "Il est impossible qu'une formation politique, seule, comme la mienne, dise 'Ecoutez, on va faire ce qui faut', parce que ça ferait manoeuvre", a-t-il expliqué. "Je ne le ferai pas. En revanche, en parler avec les autres responsables politiques, pour que le pluralisme ait droit de cité en France, je suis prêt à le faire s'ils y sont prêts, ce dont je ne suis pas certain".

"L'exercice est toujours difficile"

Mais pour Manuel Valls, directeur de la communication de François Hollande, la réponse est "Non". "Vous vous rendez compte, les responsables politiques - alors que l'élection présidentielle, c'est la rencontre d'un homme, d'une femme, d'un candidat avec les peuples - se réunissant dans une arrière-boutique pour répartir des signatures? 'Et moi je te donne tel département, et moi je te donne tel maire'?", a lancé le député-maire socialiste d'Evry sur Europe 1. "Mais enfin, qu'est-ce que ça veut dire ? Il y a une loi qui prévoit 500 signatures de maires pour les candidats. C'est quand même étrange de la part de François Bayrou qui en appelle aux institutions de la Ve République, et qui là nous fait une proposition de réunir les partis comme sous la IVe pour régler les problèmes".

Le ministre UMP du Travail, Xavier Bertrand, a lui aussi écarté l'idée d'une telle "discussion". "Je suis maire de Saint-Quentin. Ma signature ira à Nicolas Sarkozy et à personne d'autre. En revanche, je préfère très clairement affronter les idées du Front national, comme de l'extrême gauche, dans une élection", a-t-il commenté sur i-Télé.

Dominique Voynet, porte-parole de la candidate écologiste Eva Joly, a elle aussi rejeté la proposition de François Bayrou. "L'exercice est toujours difficile. Il faut le prendre au sérieux, aller à la recherche des signatures. Sans doute Marine Le Pen a-t-elle sous-estimé cette difficulté", a-t-elle déclaré sur Europe 1. Mais pour l'ancienne candidate à l'élection présidentielle, il n'y a pas de doute sur la candidature de Marine Le Pen : "Elle le sera. On joue avec cette idée depuis des années et des années. A chaque échéance, l'extrême droite joue avec cette menace pour occuper le terrain. Je pense qu'elle ferait mieux de se débattre sur le terrain des idées et des propositions concrètes pour sortir de la crise". le 13 février 2012 à 10:40

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Le bide de "Parole de candidat" sur TF1 : la faute de François Bayrou et Eva Joly ? Par Florian Courgenouil La tête dans les médias Edité par Amandine Schmitt Auteur parrainé par Aude Baron lenouvelobs.com Modifié le 22-02-2012 à 08h40

LE PLUS. Avec son premier numéro de "Parole de candidat" diffusé lundi soir, TF1 a connu une véritable catastrophe d'audience. Laurence Ferrari recevait alors François Bayrou puis Eva Joly. Mais sont-ils responsables de la contre-performance de l'émission ?

Les chiffres de l'audience de "Parole de candidat", le programme politique-phare de TF1 dans le cadre de la campagne électorale, sont sans appel : c'est un véritable bide, une catastrophe (presque) sans précédent.

8,9% de part de marché, 2 200 000 téléspectateurs de moyenne… Ces chiffres ne signifient pas forcément grand chose quand on n'a pas l'habitude de les manipuler. Mais la seule idée qu'il faille remonter au 31 décembre 1991 pour trouver pareille audience (avec la diffusion de la pièce de théâtre D'Artagnan) suffit à réaliser l'ampleur du plantage dont a été victime TF1 lundi soir.

Il nous faut donc bien essayer de comprendre les raisons de ce triste record pour la première chaîne. Et dans cette situation, trois hypothèses peuvent être considérées : un désaveu total pour les candidatures de François Bayrou et d'Eva Joly, un concept d'émission politique complètement raté, ou une crise de l'intérêt des Français pour la politique.

Eva Joly et François Bayrou : des candidats sans intérêt ?

C'est peu de le dire, la candidature d'Eva Joly ne suscite pas l'engouement. Depuis des mois, le vote en faveur de la représentante d'Europe Ecologie Les Verts (EELV) reste désespérément bloqué autour de 3% des suffrages, sans que la moindre dynamique ne se dessine.

La candidate écologiste ne manque pas de courage ni de sincérité, mais elle n'a jamais jusqu'ici semblé en mesure de porter la voix d'EELV à la hauteur de ses scores récents (12,2% aux régionales 2010, 16,28% aux européennes 2009). Et sa prestation de lundi soir n'est pas pour rassurer davantage. Face aux questions de Français sélectionnés par TF1, Eva Joly ne s'est pas montrée convaincante, plutôt même hésitante.

De son côté, François Bayrou s'en est un peu mieux sorti. Sa qualité première dans l'exercice proposé a résidé dans sa capacité à dialoguer avec ces Français venus l'interroger. À ce petit jeu, on pourra lui reprocher d'en avoir fait un peu trop à force d'évoquer quelques éléments personnels de sa vie : la mort de son père dans un accident du travail, la pension de retraite de sa mère récemment décédée, un fils vétérinaire, un petit-fils qui a 37 heures de cours par semaine en seconde… Mais une personnalisation bienvenue pour jouer la carte de la proximité, qui ne semble d'ailleurs pas feinte. Sur le fond, quelques idées fortes (son "produit en France", la diminution du nombre de parlementaires) mais toujours un manque de clarté sur les moyens qui lui vaut sans doute sa stagnation dans les intentions de votes mesurées ces dernières semaines.

Toutefois, en observant l'évolution de la courbe d'audience, on s'aperçoit que le nombre de téléspectateurs était bas dès les premières minutes de l'émission. Si la performance des candidats avait été responsable, on aurait observé une diminution progressive du score de TF1 au fur et à mesure de la soirée. Or, il semblerait ici que les téléspectateurs avaient choisi de ne pas regarder le programme avant qu'il ne commence. Ou que la raison soit autre.

"Parole de candidat", un concept d'émission politique dépassé ?

Le principe de l'émission est simple : TF1 sélectionne quelques Français selon leur profil et les situations qu'ils peuvent représenter pour venir poser leurs questions aux invités politiques. Ceux-ci se succèdent dans un décor en amphithéâtre universitaire où ils se retrouvent seuls au milieu de l'arène, répondent aux questions de ces Français choisis par les bons soins de la chaîne, puis à celle de quelques journalistes.

Dans cet exercice, François Bayrou s'est montré d'ailleurs plutôt à son aise : le candidat centriste n'a pas hésité plusieurs fois à relancer ceux qui étaient venus l'interroger quitte à leur poser lui-même des questions et à distribuer la parole, rendant superflu le rôle de Laurence Ferrari. Oui, car Laurence Ferrari était bien la présentatrice de l'émission. Pourtant, on l'a peu vue, peu entendue. Ceci peut-il en partie expliquer le faible score de l'émission ? Ce serait bien la culpabiliser : son effacement a certainement participé à la platitude du rythme de la soirée. Mais on peut se demander si ce n'est pas plus largement le concept de l'émission qui est en cause.

En effet, celui-ci semble daté. Inauguré par TF1 pour interroger Jacques Chirac alors qu'il était encore président de la République, le programme semble avoir fait long feu. On peut se demander si l'idée alors originale de faire interroger des responsables politiques directement par des Français n'est pas devenue inefficace : ces personnes représentent-elles vraiment les problèmes des Français ou ne viennent-elles témoigner que de leurs problèmes individuels dans l'identification de chacun n'est pas toujours évidente ? Et quel est l'intérêt d'une émission politique dans laquelle les invités politiques ne pourront qu'être difficilement relancés ou contredits puisque le rôle du journaliste s'efface ?

Une crise de l'intérêt des Français pour la politique ?

C'est la dernière question que nous pouvons nous poser : et si le ratage de "Parole de candidat" n'était que le révélateur d'un désintérêt des Français pour la vie politique ?

C'est un sujet récurrent depuis la fin des années 80 que ce désintérêt des Français pour la chose politique, qui va de paire avec les chiffres dits croissants (pas toujours) de l'abstention lors des différents rendez-vous électoraux. Pas toujours car, on a pu voir que lorsque les enjeux sont forts et les débats polarisés, la participation suit (comme ce fut le cas en 2007). Et il est fort à parier que ce sera encore le cas au mois d'avril pour le premier tour de l'élection présidentielle.

En revanche, c'est peut-être un ras-le-bol qui a pu s'exprimer lundi soir et dont a été victime TF1, un ras-le-bol à la fois quantitatif et qualitatif. Quantitatif parce que la somme des programmes et débats politiques est énorme ces dernières semaines, mais aussi parce que la campagne a commencé très tôt : les médias en ont parlé toute l'année 2011, dopés par la primaire socialiste qui a eu lieu à l'automne.

Qualitatif parce que le niveau des débats, en particulier depuis le début de l'année 2012, est loin d'être glorieux, se focalisant sur les petites phrases, les petites polémiques et les petits calculs. Il est vrai qu'entre les insultes et les courses à l'image, cette campagne présidentielle a jusqu'ici raté toutes les opportunités de passionner ceux qui seront appelés aux urnes dans deux mois tout juste.

Quoi qu'il en soit, ce bide d'audience inédit depuis 20 ans est un avertissement à la fois pour TF1, pour les candidats invités ce soir-là et pour l'ensemble des représentants et leur manière d'aborder la campagne présidentielle.

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Tueries de Montauban et Toulouse : sept victimes le 20 mars 2012 à 10h41 , mis à jour le 20 mars 2012 à 17h00

Dossier : Fusillades de Toulouse et de Montauban
Elles étaient âgées de 3 à 30 ans, elles ont été abattues en plein jour par un même tueur à scooter au redoutable sang-froid.

Toulouse, 19 mars 2012 : vers 8h05. Un homme casqué monté sur un scooter de grosse cylindrée gare calmement son engin devant l'école juive Ozar-Hatorah dans un quartier résidentiel tout proche du centre de Toulouse. Il a probablement deux armes. Il ouvre le feu sur un "rav", un enseignant de religion, qui attend avec ses deux garçons un ramassage pour les emmener à l'école primaire voisine. Jonathan Sandler, 30 ans, est tué sur le coup tout comme son fils Gabriel Sandler, 6 ans. Son autre garçons, Arié Sandler, 3 ans, décède à l'hôpital. Le tueur poursuit dans la cour la petite Myriam Monsonego, 8 ans, la rattrape et l'abat d'une balle dans la tête. C'était la fille du proviseur. Brian, un adolescent de 17 ans est gravement blessé. Le tueur s'enfuit en deux-roues. Les quatre victimes étaient de nationalité franco-israélienne. Elles seront enterrées mercredi en Israël. Jonathan Sandler était en mission en France depuis quelques mois. Il était "très populaire" au sein de la communauté juive francophone de Jérusalem, selon les différents témoignages recueillis par la presse. "Pour nous, c'est une perte immense. Il était très aimé et très populaire" au sein de la communauté juive francophone de Jérusalem, a raconté à l'AFP Aaron Guez, un de ses amis.

Montauban, 15 mars 2012: vers 14h10, trois parachutistes du 17e Régiment du génie parachutiste (RGP) de Montauban se tiennent devant un distributeur de billets pour acheter un soda à deux pas de leur caserne. Un individu, vêtu de noir et portant un casque à visière, descend de son scooter. Il contourne Mohamed Legouad, 24 ans, Abel Chennouf, 25 ans, et Loïc Liber, 28 ans, pour se placer derrière eux, écarte une personne âgée sur son passage et ouvre le feu. Il retourne une de ses victimes qui rampe, pour l'achever. Il tire 13 ou 17 projectiles selon les sources, avec la même arme que celle employée quatre jours plus tôt à Toulouse. Mohamed Legouad et Abel Chennouf sont tués. La compagne de ce dernier est enceinte de 7 mois. Mercredi, l'avocat de sa famille Me Collard a précisé que le jeune homme "d'origine kabyle" était "catholique pratiquant" et non de "confession musulmane" comme l'a indiqué lundi le président Nicolas Sarkozy. Loïc Liber est entre la vie et la mort. Le tueur abandonne un chargeur sous une voiture. Il prend la fuite sur son scooter de puissante cylindrée.

Toulouse, 11 mars 2012 : vers 16 heures, le maréchal des logis chef Imad Ibn Ziaten, 30 ans, d'origine marocaine, gare sa moto sur une esplanade près d'un gymnase, dans un quartier résidentiel tranquille de Toulouse. Sous-officier du 1er Régiment du train parachutiste de Francazal, près de Toulouse, Imad Ibn Ziaten, dépourvu de tout antécédent judiciaire et bien considéré par sa hiérarchie, a mis en vente sa moto de grosse cylindrée sur internet en précisant qu'il était militaire. Selon une source proche de l'enquête, le meurtrier lui aurait fixé rendez-vous par le biais du site de petites annonces. Alors qu'il porte encore son casque et se tient près de sa moto, il est abattu d'une balle de 11,43 dans la tête, projectile tiré à bout portant par un homme qui s'enfuit aussitôt à scooter.

Juppé avec les familles des victimes en Israël

Nicolas Sarkozy se rendra mardi après-midi à l'aéroport de Roissy pour rendre hommage aux quatre victimes de la tuerie survenue avant leur rapatriement en  Israël. Le Premier ministre François Fillon assistera à cette cérémonie. Ils seront  inhumés mercredi en terre israélienne, selon le Consistoire central. Leurs dépouilles doivent être transférées de Toulouse à Paris dans l'après-midi pour être exposées au pavillon d'honneur de Roissy-Charles-de-Gaulle. Elles seront rapatriées en Israël par le vol El Al de 23H50. Selon la présidence de la République, la cérémonie à laquelle participera le chef de l'Etat et son Premier ministre, dont l'horaire n'a pas été précisé, se tiendra à huis clos. Le chef de l'Etat a par ailleurs demandé à son ministre des Affaires étrangères Alain Juppé d'accompagner les corps des quatre victimes jusqu'en Israël. D'autre part, les responsables des communautés juive et musulmane organiseront dimanche une marche silencieuse commune à Paris en mémoire des victimes, a annoncé mardi le président du Crif Richard Prasquier.

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Tuerie de Toulouse : Bayrou pointe le climat et les politiques pyromanes Mathieu Deslandes | Journaliste http://www.rue89.com/rue89-presidentielle/2012/03/20/tuerie-de-toulouse-bayrou-pointe-le-climat-et-les-politiques

François Bayrou se voit en garant de l'unité nationale. Mais à l'UMP comme au PS, on l'accuse de l'avoir rompue.

Ce lundi soir, le candidat du MoDem devait tenir un meeting à Grenoble. Il l'a transformé en « réunion de réflexion nationale ».

« Tuer des enfants parce qu'ils sont juifs, l'histoire de l'Europe a déjà connu cela à l'échelle industrielle », a-t-il commencé.

« Et là, c'est chez nous, c'est sur notre sol. Et naturellement, en tout cas je l'espère de tout mon cœur, c'est le résultat d'une folie furieuse [...]. Mais ce que je crois profondément, c'est que ce type de folie s'enracine dans l'état d'une société et ce qui me frappe depuis longtemps, c'est que dans la société française ce type d'atteintes, d'attentats, d'actes se multiplient. »

« Montrer du doigt les uns ou les autres »

Or selon lui, ce « degré de violence, de stigmatisation dans la société française qui est en train de grandir » n'est « pas sans rapport avec la responsabilité publique ». Il a souligné qu'il ne s'agissait « pas de liens de cause à effet, bien entendu », mais tout de même :

« Il y a, depuis trop longtemps, un climat qui se dégrade en France et la vie politique n'est pas étrangère à ce climat. »

« Le premier qui dit la vérité » ? Le candidat du MoDem a poursuivi :

« Le fait de montrer du doigt les uns ou les autres en raison de leur présence dans le pays, de leur origine, de leur situation sociale, c'est d'une certaine manière faire flamber ce genre de passion, ce genre de sentiment [...].

On lance des sujets dans le débat, on prononce des mots et ces mots-là, après, ils roulent comme une avalanche et quelquefois ils tombent sur des fous. »

Tout au long de ce discours, assez en phase avec les analyses de la presse étrangère, François Bayrou n'a jamais cité les noms de Nicolas Sarkozy, Eric Besson, Brice Hortefeux ou Claude Guéant. Mais tout le monde a bien compris qui était visé. Et qu'il répondait, à Grenoble, à un autre discours de Grenoble.

Hollande : « Ce n'est pas le moment »

C'est ce qui explique la vivacité des réactions qu'il a suscitées à droite. « N'ajoutons pas l'ignoble à l'horrible », lui a ainsi lancé le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, sur France 2, satisfait que les autres leaders politiques aient « réagi avec dignité et dans un esprit d'union nationale ».

Dans un premier mouvement, François Hollande lui est aussi tombé dessus, en appelant à l'union. « Il n'y a pas si souvent des causes qui peuvent nous rassembler à ce point », a-t-il souligné sur RMC.

« Je ne veux pas faire d'analyse des causes, ce n'est pas le moment. »

Mais le candidat socialiste, fidèle à sa rhétorique du « oui... mais » a fini par admettre qu'il y a « des mots qui peuvent avoir des conséquences, qui influencent, qui pénètrent, qui libèrent ». « Ceux qui ont une responsabilité doivent maîtriser leur vocabulaire », a-t-il ajouté avant d'inviter « le sommet de l'Etat » à montrer l'exemple.

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Le Point.fr - Publié le 21/03/2012 à 07:11 - Modifié le 21/03/2012 à 08:27 MINUTE PAR MINUTE. Suivez l'arrestation du principal suspect des tueries de Montauban et Toulouse.

Le Raid intervient depuis 3 heures du matin dans un petit immeuble d'un quartier résidentiel de Toulouse, rue Vigné. Un homme de 24 se réclamant d'al-Qaida, soupçonné dans la série d'assassinats hors du commun commis par un homme en scooter dans la ville et sa région, est cerné par les forces de police. Le Point.fr vous fait suivre en direct l'opération en cours.

7 h 45. Le vice-ministre israélien des Affaires étrangères, Danny Ayalon, se félicite de l'action rapide de la police française dans l'enquête sur la tuerie de Toulouse dans une interview à la radio publique israélienne. Il remercie Alain Juppé, le chef de la diplomatie française, à son arrivée à l'aéroport de Tel-Aviv. Le chef de la diplomatie française est venu participer aux funérailles des quatre victimes juives de la fusillade lundi à Toulouse.

7 h 40. Un avion de la République française se tient prêt à décoller de Villacoublay pour permettre au chef de l'État de se rendre dans les meilleurs délais à Toulouse.

7 h 35. En plus du frère, la petite amie du suspect présumé aurait été arrêtée à l'aube par les policiers du Raid.

7 h 30. L'homme, âgé de 24 ans, aurait été identifié par la police judiciaire à partir de l'adresse IP de l'ordinateur de son frère. Parmi les pistes examinées figurait celle d'un rendez-vous donné à la première victime en réponse à une petite annonce diffusée sur internet pour la vente d'une moto. Habillé en civil, le parachutiste Imad Ibn Ziaten, 30 ans, avait été tué d'une balle dans la tête le 11 mars à Toulouse.

7 h 25. Le tueur présumé dont le prénom serait Mohamed aurait déposé son scooter chez un garagiste afin qu'il soit repeint. Quand ils ont su que le principal suspect se déplaçait sur un puissant scooter TMax 530, les enquêteurs se sont rendus dans une concession Yamaha de la région. Il leur aurait alors été indiqué que quelques jours plus tôt, "quelqu'un était venu les voir pour demander comment défaire le traqueur", une puce permettant de géolocaliser l'engin en cas de vol, a indiqué une de ces sources.

7 heures. "Cette personne a effectué des séjours en Afghanistan et au Pakistan dans le passé, il a des attaches avec des personnes se réclamant du salafisme et du djihadisme", confie Claude Guéant, selon lequel le suspect est de nationalité française, et toulousain. "Tout est fait pour qu'il se rende et puisse être déféré dans les meilleures conditions à la justice", poursuit-il.

6 h 55. "Il parle beaucoup de son engagement au profit d'al-Qaida et de la cause djihadiste", souligne Claude Guéant. L'homme "converse par la porte, et peut-être que d'autres moyens de communication plus faciles pourront être produits", espère-t-il.

6 h 50. Roland, 55 ans, a pu sortir du périmètre où se déroule l'opération pour partir au travail. "Pour moi, c'est inimaginable de penser qu'il était dans le quartier. J'ai entendu des échanges de coups de feu et tout de suite j'ai pensé au tueur en série", explique-t-il. "Dans ce quartier, il ne se passe jamais rien, c'est un quartier sans histoires. En 20 ans, j'ai été contrôlé une fois par la police", ajoute-t-il.

6 h 45. Claude Guéant a prévenu le président de la République Nicolas Sarkozy de l'intervention en cours à 3 h 30 du matin.

6 h 25. Un troisième policier a reçu une balle dans son gilet pare-balles.

6 h 15. L'homme considéré comme "le tueur à scooter" explique avoir "voulu venger les enfants palestiniens autant qu'avoir voulu s'en prendre à l'armée française compte tenu de ses interventions à l'extérieur".

6 h 15. Un deuxième policier est blessé à l'épaule.

6 h 10. Plusieurs opérations sont en cours à Toulouse, annonce le parquet antiterroriste.

6 h 05. La mère du principal suspect, qui a été amenée sur les lieux de l'opération du Raid pour raisonner son fils, ne "souhaite pas prendre contact avec lui". Elle n'a "guère d'influence" sur lui, a-t-elle indiqué à Claude Guéant.

6 heures. Le frère du principal suspect est arrêté.

5 h 40. Plusieurs coups de feu sont entendus autour du pavillon du quartier de la Côte pavée.

5 h 10. L'homme s'est rendu dans les zones troublées pakistano-afghanes, selon des sources proches de l'enquête.

5 heures. Le principal suspect était déjà soupçonné après les meurtres des militaires à Montauban et à Toulouse.

4 h 50. L'avion transportant les corps des quatre victimes juives de la tuerie de Toulouse arrivent en Israël.

4 heures. Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant est sur place.

3 h 10. L'homme de 24 ans encerclé par le Raid se réclame d'al-Qaida. Il dit être un moudjahidine.

3 h 05. Les voisins du tueur présumé, encore sous le choc, racontent avoir été brutalement réveillés par des coups de feu.

3 heures. Le Raid lance l'assaut pour intervenir dans un petit immeuble d'un quartier résidentiel de Toulouse, rue Vigné. À peine l'unité d'élite de la police française arrivée sur les lieux, le forcené ouvre le feu. Un policier est blessé au genou.

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VIDEO. Guéant : le suspect «dit avoir voulu venger les enfants palestiniens» Publié le 21.03.2012, 06h54 | Mise à jour : 07h40

Alors qu'une opération du RAID était en cours contre le «tueur au scooter» présumé, le ministre de l'Intérieur Claude Guéant, présent à Toulouse depuis la fusillade de lundi devant une école juive, s'est exprimé peu après 6 heures du matin mercredi devant la presse, réunie à quelques centaines de mètres des lieux de l'intervention.

Le ministre a expliqué qu'à l'arrivée des forces de l'ordre, ce Toulousain de 24 ans soupçonné d'être l'auteur des tueries de Montauban et de Toulouse a tiré à travers la porte, blessant légèrement deux policiers du Raid. Mais «tout est fait pour (qu'il se rende) et puisse être déféré dans les meilleures conditions à la justice». L'homme «converse par la porte», a-t-il précisé.

L'homme, de nationalité française, est «quelqu'un qui a des attaches avec des personnes qui se réclament du salafisme et du jihadisme», a-t-il expliqué. Il «a effectué des séjours en Afghanistan et au Pakistan par le passé», dit «être un moudjahidine», «appartenir à Al-Qaida et dit avoir voulu venger les enfants palestiniens et s'en prendre à l'armée française».

Selon lui, «la mère du suspect a été amenée sur les lieux, il lui a été proposé de prendre contact avec son fils, de le raisonner, mais elle ne l'a pas souhaité, indiquant qu'elle n'a guère d'influence sur lui», a déclaré le ministre. Quant au frère du suspect, il a également été interpellé. «Tout le monde sait que sur les lieux du crime on n'a jamais vu qu'une seule personne. Il n'empêche que le frère a également été arrêté», a déclaré le ministre, ajoutant qu'en matière d'enquêtes judiciaires, des «vérifications» étaient systématiquement faites.

Le chef de la section anti-terroriste du parquet de Paris Olivier Christen, également sur les lieux, a indiqué que mercredi matin «plusieurs opérations (étaient) conduites sur l'agglomération toulousaine».

«Le président de la République a été informé par mes soins dès trois heures du matin», a encore ajouté Claude Guéant.

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Sondage : Bayrou continue sa descente aux enfers Le Point.fr - Publié le 10/04/2012 à 08:01 - Modifié le 10/04/2012 à 15:28
Pour la première fois, François Bayrou passe sous la barre des 10 % selon Ipsos.

À moins de deux semaines du premier tour de l'élection présidentielle, un sondage (Ipsos-Logica pour France Info, France Télévisions et Le Monde*) réduit les écarts entre les favoris. Un demi-point sépare en effet Nicolas Sarkozy, à 29 %, en baisse de 0,5 % selon le précédent sondage du même institut, de François Hollande à 28,5 %. Ce résultat du candidat socialiste enraye le mouvement de baisse qu'il connaissait depuis 5 semaines, puisqu'il regagne un petit mais précieux point. L'écart se resserre également entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, au coude à coude pour la troisième place : la candidate frontiste remonte à 15 % tandis que Mélenchon conserve son score de 14,5 %.

Descente

Derrière, François Bayrou continue sa descente aux enfers : le candidat centriste a perdu 3 points en un mois et se situe désormais sous la barre des 10 % d'intentions de vote.

Eva Joly, quant à elle, perd un demi-point et est créditée d'à peine 1,5 %, les autres petits candidats se partageant les miettes (Dupont-Aignan à 1 %, Arthaud et Poutou à 0,5 %, Cheminade à moins de 0,5 %).

Au deuxième tour, le rapport de force ne change pas. François Hollande reste largement gagnant avec 55 % des intentions de vote contre 45 % au président sortant.

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Pour Juppé, Bayrou pourrait "sûrement" être premier ministre de Sarkozy

A la question : "François Bayrou pourrait-il être le premier ministre de Nicolas Sarkozy ?", Alain Juppé répond: "Sûrement" dans un entretien au Figaro Magazine rendu public mercredi 11 avril. "Il n'est pas socialiste, et ce qu'il propose est aux antipodes de ce que propose François Hollande", argumente Alain Juppé, lui-même souvent cité comme un candidat sérieux pour Matignon si Nicolas Sarkozy est réélu.

François Bayrou "est aujourd'hui critique vis-à-vis de Nicolas Sarkozy, mais c'est le jeu de la campagne électorale. J'espère qu'au second tour, il retrouvera sa famille", ajoute le ministre des affaires étrangères. Nicolas Sarkozy a laissé entendre qu'il pourrait reprendre sa politique d'ouverture s'il était reconduit à l'Elysée.
"Est-ce que le président et le premier ministre doivent être forcément de la même couleur politique ? Ce n'est inscrit nulle part", a déclaré le chef de l'Etat le 5 avril, lors d'une conférence de presse.

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Législatives: le PS maintient sa candidate face à Bayrou, assure Aubry afp 09/05/2012 à 11.16

La première secrétaire du PS, Martine Aubry, a assuré mercredi que son parti maintenait sa candidate face au président du MoDem, François Bayrou, dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques, alors que plusieurs voix dans le mouvement préconisaient le contraire.

"Nous avons notre candidate aux législatives au premier tour, bien évidemment", a déclaré Mme Aubry à l'issue du dernier conseil politique des membres du QG de campagne, avenue de Ségur à Paris (VIIe).

"Il n'y a pas de service rendu, on ne fonctionne pas comme ça dans la République", a-t-elle poursuivi à propos du vote du leader centriste en faveur de François Hollande au deuxième tour de la présidentielle. "La politique c'est de respecter ses valeurs et de respecter ses engagements, c'est ce qu'il (François Bayrou) a fait", a-t-elle poursuivi.

"Avec le MoDem les choses sont claires: nous avons une candidate contre Bayrou qui, elle, soutient le projet présidentiel", a encore dit Mme Aubry à son arrivée rue de Solférino, où se tient le premier bureau national depuis l'élection de M. Hollande.

Plusieurs responsables du parti - Ségolène Royal, Marisol Touraine, Pierre Moscovici - se sont déclarés favorables à ce que le PS ne maintienne pas sa candidate, Nathalie Chabanne, face au patron du MoDem. Mardi, celle-ci avait montré sa détermination à concourir, affirmant: "je suis et je reste la candidate investie par le Parti socialiste".

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http://www.huffingtonpost.fr/2012/05/10/legislatives-francois-bayrou_n_1506857.html?m=false&icid=hp_france_ftr_desktop Législatives: François Bayrou au centre... des interrogations Le HuffPost | Par Geoffroy Clavel Publication: 10/05/2012 20:11 Mis à jour: 10/05/2012 22:44

Attaqué de toutes parts depuis son choix de voter François Hollande au second tour de l'élection présidentielle, François Bayrou repart à l'offensive. Le président du Mouvement démocrate a lancé ce jeudi 10 mai un appel au rassemblement "d'un pôle central" sous la bannière "le centre pour la France", label censé "fédérer" les différentes sensibilités centristes aux prochaines législatives.

Une élection couperet pour la formation de l'ancien ministre de Jacques Chirac, écartelée entre ses anciennes amitiés à droite et sa toute nouvelle proximité avec la majorité présidentielle socialiste en voie de constitution.

"J'assume" le risque d'avoir voté Hollande

Lui-même en danger dans sa propre circonscription du Béarn, le député des Pyrénées-Atlantiques a refusé de tirer les conséquences de son score décevant à l'élection présidentielle, excluant de se retirer de la vie politique. "On me dit 'vous avez pris des risques, on va vous le faire payer'. Je l'accepte. J'assume cela", a-t-il estimé, confiant que ses électeurs lui reviendront en juin prochain.

Ils "votent du plus profond d'eux-même en se posant une question: qui sera notre meilleur porte-parole, comme communauté de citoyens, dans l'avenir à l'Assemblée nationale", a-t-il estimé en se disant "persuadé que, de ce point de vue là, ils trancheront sans avoir d'hésitation et sans se laisser entraîner par des décisions d'appareils".

Le scénario d'un désistement de la candidate socialise béarnaise n'est d'ailleurs pas tout à fait exclu. "Que le PS sorte de ses contradictions", préconise Jean-Luc Bennahmias, en rappelant les appels du camp Hollande à "faire un geste" en faveur du candidat centriste.

Bayrou met en garde contre les dangers de la cohabitation

Reste à convaincre des personnalités du centre-gauche et du centre-droit de s'inscrire dans une "opposition constructive" à une éventuelle majorité socialiste.

Qui? Mystère. "Il n'y aura pas de débauchage. Ce sera le rassemblement des intelligences qui ont soutenu la candidature ou les idées du centre", décrypte le vice-président du Modem, Jean-Luc Bennahmias. Une seule condition: une communauté de valeurs et une aptitude au dialogue.

Car il s'agit bien de cela: pas question de s'enfermer dans une opposition frontale au gouvernement que nommera François Hollande. Ce dernier, estime l'élu du Béarn, "a un atout, il n'est pas ressenti comme un homme d'affrontement et je crois que c'est authentique. Il est nouveau, il a un certain crédit dans l'appareil d'Etat, et surtout il a obtenu le soutien des catégories populaires".

Mais, pronostique-t-il, la gravité de la crise qui se profile contraindra le président socialiste à revoir ses promesses économiques. Et "s'il trouve en face de lui une opposition agressive et systématique (...), a fortiori une cohabitation de blocage, il n'existe aucune chance que le pays puisse se redresser", analyse l'ancien candidat à la présidentielle, favorable à la constitution d'un groupe centriste commun à l'Assemblée nationale.

Une situation politique inextricable

Fédérer un centre comme force d'appoint, capable de s'opposer comme de soutenir une majorité de gauche, voilà donc l'orientation que prône le patron du Modem. Problème, toutes les formations de sensibilité centriste ont d'ores et déjà lié leur avenir à l'UMP ou au PS, qu'il s'agisse du Nouveau Centre, qui a ses propres problèmes, des radicaux de Jean-Louis Borloo ou du Parti radical de gauche. Un schéma qui empêche a priori toute remise en cause du bipartisme que récuse justement le Modem.

Pour ne rien arranger, le Mouvement démocrate n'est pas sorti indemne du bras de fer de l'entre-deux-tours. Si les ralliés des Verts saluent encore l'élection de François Hollande, prônant un rapprochement avec l'aile modérée du PS, l'aile droite du Modem s'interroge encore sur les conséquences de la transgression qu'a constitué le vote de François Bayrou en faveur de François Hollande.

"Pour la première fois, il existe un vrai centre, qui n'est pas dépendant de la droite. C'est la garantie que pour la première fois, une formation refusera les réflexes de sectarisme", écarte François Bayrou. Une indépendance déjà prônée en 2007 mais qui n'a guère réussi au parti centriste jusqu'ici.

Désaccords sur une participation au gouvernement

A ces considérations stratégiques s'ajoute désormais la tentation pour certains membres du parti centriste de participer à un éventuel gouvernement élargi. Une option à laquelle François Bayrou est fermement opposé. "Je pense que cela serait une confusion", a expliqué l'ancien candidat à la présidentielle. "Quand on entre au gouvernement, on est solidaire et je suis en désaccord avec François Hollande sur plusieurs points de son programme", a-t-il rappelé.

Ancien patron des Verts rallié à François Bayrou, Jean-Luc Bennahmias assume pourtant sa "disponibilité" pour entrer au gouvernement si la proposition lui en était faite. Officiellement, rien n'est fait, rien ne se discute. Mais tout reste ouvert. "Je fais confiance en la responsabilité des socialistes à mener le rassemblement. Je crois qu'ils sont conscients que c'est une nécessité", affirme le cadre écolo-centriste.

Un scénario qui achèverait de faire basculer le Modem dans la majorité mais qui n'apporterait pas beaucoup de clarté à la position d'un centre décidément tiraillé entre deux ralliements.

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04.06.2012 à 16h52 • Mis à jour le 04.06.2012 à 16h52 lemonde.fr Bayrou dans "un rôle positif et coopératif" avec Hollande

Reçu par François Hollande, lundi 4 juin à l'Elysée, dans le cadre de la série de consultations des responsables politiques représentés au Parlement avant le sommet du G20 au Mexique (18 et 19 juin) et celui de Rio (Brésil, du 20 au 22 juin) sur le développement, François Bayrou a trouvé "bien que le président de la République ait choisi ce chemin de réflexion et de consultation".

"Le rôle qui est le mien est un rôle positif et coopératif, mais personne n'ignore les réserves que j'ai émises à l'égard de certains chapitres du programme défendu par François Hollande", a ajouté le leader centriste, qui a voté pour M. Hollande au secnod tour de l'élection présidentielle, sans donner de consigne.

"De ma part, il n'y a aucune ambiguïté : ce à quoi je travaille, c'est à un nouvel équilibre de la politique française, de la démocratie française. Ce n'est pas parce qu'on n'a pas les mêmes idées qu'on ne peut pas travailler ensemble", a ajouté M. Bayrou.

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PARIS - Bayrou, battu, quitte l'Assemblée où les centristes perdent de leur influence 20 minutes Créé le 17/06/2012 à 22h32 -- Mis à jour le 18/06/2012 à 09h18

PARIS - Le dirigeant centriste François Bayrou, largement battu dimanche par une candidate PS dans son fief béarnais, ne retrouvera pas les bancs de l'Assemblée nationale où la famille centriste dans son ensemble devrait perdre de son influence.

Il n'y a donc pas eu de miracle pour François Bayrou dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantique où le patron du MoDem était arrivé deuxième dimanche dernier derrière le PS et devait faire face à une triangulaire avec un candidat UMP.

Au second tour, la candidate PS Nathalie Chabanne, inspectrice des finances de 39 ans jamais élue, l'a emporté par 42,78% contre 30,17% à François Bayrou, le candidat UMP, Eric Chabanne, obtenant 27,04%.

"Ce choix va bien sûr m'entraîner à changer la forme de mon engagement, à prendre du recul", a constaté le leader centriste, se mettant en réserve de la République.

"J'ai perdu une bataille mais l'heure de vérité vient", a-t-il lancé. "Il se passera moins de temps qu'on ne le croit avant que les Français n'exigent des institutions équilibrées, des hommes d'Etat à la volonté ferme et à l'esprit ouvert (...) et, ce jour-là, je serai au milieu d'eux".

Elu dans sa circonscription depuis 1986, François Bayrou avait heurté ses électeurs traditionnels de centre-droit en se prononçant "à titre personnel" pour François Hollande dans l'entre-deux tours de la présidentielle. D'autres électeurs lui reprochaient de n'avoir pas été assez présent dans sa circonscription, trop accaparé par ses ambitions nationales.

Cet échec est un rude coup pour le chef de file centriste qui avait obtenu 9,13% des voix le 22 avril à la présidentielle. Il le prive à la fois d'une tribune et de la légitimité d'un scrutin national, le laissant à la tête d'un parti marginalisé par des revers électoraux successifs. Un seul mandat électif lui reste: conseiller municipal de Pau.

Sur les six candidats MoDem encore en lice, seuls Thierry Robert a été élu à la Réunion et Jean Lassalle réélu dans les Pyrénées-Atlantiques. Le parti disposait de 3 députés dans la précédente Assemblée.

Mais la situation n'est pas non plus favorable pour les autres partis centristes, partenaires de l'ex-majorité présidentielle, qui devront dépasser leurs divergeances pour constituer un groupe à l'Assemblée.

Ainsi le Parti radical de Jean-Louis Borloo n'a pas gagné son pari de faire réélire ses 13 députés sortants encore en lice (21 députés dans la précédente législature) en dépit de la reconduction dès le 1er tour de Jean Leonetti et Franck Reiss.

Après l'élimination dimanche dernier de Rama Yade et de la députée du Nord Françoise Hostalier, le numéro deux du parti, Laurent Hénart, a été battu dimanche en Meurthe-et-Moselle ainsi que le député Robert Lecou dans l'Hérault.

Parmi les réélus figurent 9 députés sortants (Jean-Louis Borloo, Alain Marc, Franck Reynier, Bernard Pancher, Yves Jego, Arnaud Richard, Michel Zumkeller et François Scellier et Franck Marlin) et un nouveau venu Claude de Ganay (Loiret). Au total les radicaux disposent donc de 12 élus.

Le Nouveau centre d'Hervé Morin, qui comptait 24 députés dans la précédente législature et deux apparentés, n'a pas non plus atteint son but d'avoir seul un groupe à l'Assemblée.

Au premier tour, seul Philippe Vigier a retrouvé son siège. Au second, six députés sortants ont retrouvé leur siège (Hervé Morin, Charles de Courson, Stéphane Demilly, Francis Vercamer, Francis Hillemeyer et Rudy Salles)

En revanche, le patron des députés NC Yvan Lachaud a été battu dans le Gard tout comme Claude Leteurtre, Olivier Jardé, Jean-Pierre Abelin, Michel Hunault, Jean Dionis du Séjour et Hervé de Charette.

Reste les six députés NC radiés de la liste officielle du parti, coupables de s'être ralliés à une association "l'Urcid" co-fondée avec des radicaux. Cinq d'entre-eux ont été réélus dont les ex ministres Maurice Leroy et François Sauvadet ainsi que Jean-Christophe Lagarde, numéro 2 du NC, André Santini et François Rochebloine. En revanche, Nicolas Perruchot a été battu dans le Loir-et-Cher.

Enfin les deux députés sortants de l'Alliance centriste Thierry Benoit et Philippe Folliot ont été réélus. —

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François Bayrou sort de son silence Par Aurélie Herbemont et Fabienne Cosnay Publié le 19 juillet 2012 à 15h48Mis à jour le 19 juillet 2012 à 22h12 http://www.europe1.fr/Politique/Francois-Bayrou-sort-de-son-silence-1175463/

Un mois après son échec aux législatives, le président du MoDem s'est confié à Europe 1.

Le soir de sa défaite aux législatives, dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques, François Bayrou avait annoncé son intention de "prendre le recul qui s'impose". Tout en restant attentif à la vie politique, le président du MoDem s'est donc astreint à une cure de silence médiatique. Un peu plus d'un mois après son échec, François Bayrou a accepté de s'exprimer à nouveau, en exclusivité pour Europe 1. Il revient, pour nous, sur les raisons de sa défaite et livre ses premiers commentaires sur la présidence Hollande.

"J'ai digéré ma défaite"

Depuis ce sombre 17 juin, François Bayrou visite le "pays du silence", comme il aime le dire. Son mutisme médiatique, le président du MoDem l'assume pleinement. "Le silence est utile" confie t-il à Europe 1.

Le patron du MoDem reconnait que le printemps 2012 n'a pas été facile pour lui. "Quand vous allez au bout de vos idées, vous avez parfois des moments difficiles", explique t-il. "D'autres ont vécu ça", rappelle le président du parti centriste. Et François Bayrou de citer François Mitterrand ou encore Lionel Jospin, "devenu Premier ministre quelques années après avoir été battu aux législatives", glisse t-il, l'air de rien. Pour le président du MoDem, rien n'est jamais perdu.

Aujourd'hui, celui qui navigue désormais entre son bureau parisien et le Béarn, assure avoir "digéré sa défaite".

François Hollande "apaise"

Même s'il a payé au prix fort sa décision de voter pour François Hollande, François Bayrou ne regrette pas son choix. Il porte un jugement positif sur les deux premiers mois de la présidence Hollande : l'ancien député trouve ainsi que le chef de l'Etat "apaise", contrairement à Nicolas Sarkozy. Le président du MoDem attendait François Hollande au tournant sur deux grands sujets : l'Europe et l'emploi. Un passage réussi pour le moment. "Le président a bien réussi sa séquence européenne et son sommet social", estime François Bayrou.

Privé de mandat national, avec un MoDem sans moyens, l'avenir de François Bayrou se dessine en pointillés. Le patron du parti centriste parlera à ses troupes durant la deuxième quinzaine de septembre, lors d'une université d'été qui s'annonce "d'une grande sobriété", selon ses proches, en raison des finances en berne du parti. L'heure sera alors venue de dire si le MoDem peut renaître.

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François BayrouFrançois HollandeMoDemRobert Rochefort : « Nous sommes disponibles pour élargir l’équipe gouvernementale » Alors que François Bayrou s’est astreint à une cure médiatique, ses proches observent avec intérêt les premiers pas du président de la République.

Le vice-président du MoDem et député européen, Robert Rochefort, enjoint François Hollande à faire preuve de plus d’ouverture et se dit prêt à travailler avec la majorité.

LA CROIX : Quel regard portez-vous sur les débuts de François Hollande ?

Robert Rochefort : Au rang des satisfactions, il y a le style du nouveau président, qui est en rupture avec la façon d’exercer le pouvoir très clivante de Nicolas Sarkozy. François Hollande n’oppose pas les gens, il ne cherche pas de boucs émissaires. Sa démarche est très constructive en termes de justice sociale, et on ne peut pas réformer une société sans.

Il a développé un autre climat avec les partenaires sociaux, ce qui est également indispensable. Enfin, sa façon de gérer les questions internationales est plus productive que les postures « à la Zorro » de Nicolas Sarkozy. Il a compris que le couple franco-allemand était indispensable mais pour autant, il ne s’aligne pas toujours sur les positions d’Angela Merkel.

En revanche, la politique conduite me paraît insuffisante sur le redémarrage de la croissance économique. Je ne crois pas que la croissance se décrète par des éléments de politique macroéconomique décidés à Bercy. On ne pourra pas faire l’économie de redynamiser le « produire en France ». Le gouvernement a un peu abordé la question avec Peugeot, mais la posture d’Arnaud Montebourg est trop littéraire, trop proclamatoire. Il faut que le chantier soit ouvert sur tous les pans de l’économie.

Est-il en train de mener une rigueur « de gauche » ?

Oui, incontestablement. Sa politique est proche du virage de la rigueur pris par Mitterrand en 1983, mais il n’a pas eu besoin de deux ans pour se rendre compte que c’était nécessaire. Le non-remplacement de deux fonctionnaires sur trois, c’est quelque chose que même, nous, pendant la campagne, nous n’avions pas osé envisager. Idem pour le budget zéro augmentation en valeur.

Certains chez nous y pensaient, mais ce sont des mesures très difficiles à prendre. Toutefois, sa philosophie est encore trop centrée sur les hausses d’impôts, même si certaines, comme celle de l’ISF ou les droits de successions, sont légitimes. Il n’a pas encore intégré, à la différence de Tony Blair au Royaume-Uni ou de Gerhard Schröder en Allemagne, que la rigueur sans un soutien aux entrepreneurs, c’est une rigueur passive.

S’inscrit-il davantage dans le sillon de François Mitterrand ou de Lionel Jospin ?

Il a réussi à prendre des deux. Il est dans la foulée de Lionel Jospin pour son côté techno, énarque qui comprend aisément tous les aspects techniques des dossiers. De François Mitterrand, il a hérité l’habileté dans le dosage des courants politiques. Cependant, il est peut-être trop jospinien et pas assez mitterrandien, car il a l’air de considérer qu’il suffit de réconcilier les courants du PS pour restaurer la confiance nationale.

François Mitterrand avait compris que gagner à gauche ne suffisait pas, il faut avoir des gestes d’ouverture. Le casting gouvernemental de François Hollande est en décalage avec l’élan antisarkozyste qui l’a poussé au pouvoir. Or, la dureté de la situation économique impose une démarche d’ouverture.

Le MoDem pourrait-il travailler avec François Hollande ?

La réponse est oui. Il y a suffisamment de questions importantes pour trouver des points de rencontre. C’est dans l’intérêt de la France que François Hollande élargisse son équipe. Nous sommes la première pièce politique disponible pour son élargissement. Mais à condition que cela soit vrai et sincère, que certaines de nos propositions soient reprises, comme cela a été le cas, par exemple, avec la commission Jospin sur la déontologie de la vie publique. Les possibilités sont là, il faut juste que François Hollande exorcise sa peur de mécontenter Jean-Luc Mélenchon.

Regrettez-vous que François Bayrou ait déclaré avoir voté en faveur de François Hollande ?

Je ne le regrette pas du tout, même si le coût a été extrêmement élevé politiquement. Si nous n’avions pas fait ce choix, certains auraient dit que nous avions été achetés par l’UMP. Je regrette simplement le comportement politicien brutal et sectaire du PS, qui a maintenu un candidat face à François Bayrou. Je regrette aussi que notre système ne comprenne pas que l’on peut accompagner une majorité politique sans y être complètement intégré. Nicolas Sarkozy a su le faire avec Martin Hirsch pour le RSA, il ne lui a pas demandé allégeance. Il est possible de faire un bout de chemin avec l’équipe de François Hollande. RECUEILLI PAR OLIVIER FAYE

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22 mars 2013 Le Parisien p. 40 Martine Chevalet et Marie-Anne Gairaud Entre Anne Hidalgo (PS) et Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP), la centriste Marielle de Sarnez sera une arbitre redoutable en 2014.
La vice-présidente du MoDem, qui avait obtenu 9,O8% des voix en 2008, a confirmé hier sa présence aux prochaines municipales dans la capitale. Elle présentera avant l'été équipes et proiet. La députée européenne, qui ne siège plus au Conseil de Paris depuis 2010, n'a jamais digéré sa déconvenue lors des dernières municipales. Bien qu'ayant frôlé les lO %,le MoDem avait été quasiment rayé de la carte parisienne. La faute à Bertrand Delanoë qui, après avoir un temps entrouvert la porte à une alliance, s'était finalement ravisé.

Le rassemblement du centre suspendu à Yade

Marielle de Sarnez est aujourd'hui convaincue que le centre ne pèsera que s'il est uni. « J'ai un état d'esprit ouvert. Je ne lance aucun appel à ralliement, je dis simplement qu'un rassemblement large du centre serait une bonne chose pour les Parisiens. »
Elle n'exclut donc pas un accord avec l'UDI de Borloo qu'elle aurait, dit-elle, soutenu s'i1 avait été candidat. Yves Pozzo di Borgo, coprésident de la fédération IUDI à Paris, ne s'y montre pas hostile. « Si on veut gagner Paris, on a intérêt à rassembler tout le monde. Toutes les hypothèses sont ouvertes, relève le sénateur, même des listes communes avec le MoDem. »
Problème, une autre centriste s'est donné jusqu'à l'automne pour réfléchir à une éventuelle candidature : Rama Yade, soutenue par l'autre coprésident de la fédération UDI de Paris, Patrice Gassenbach.

A droite, Nathalie Kosciusko-Morizet se refuse à commenter la candidature de Marielle de Sarnez. Mais l'implantation de la centriste dans le XIVè, un des arrondissements de « reconquête » auquel NKM songeait pour s'implanter, risque de changer ses plans et de la pousser vers le XIIè, autre arrondissement stratégique pour une éventuelle reconquête de Paris à droite. MARTINE CHEVALET et MARIE-ANNE GAIRAUD

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http://blogs.rtl.be/champselysees/2016/12/01/bayrou-tacle-fillon/ Bayrou tacle Fillon. Par Christophe Giltay dans Divers , le 1 décembre 2016 08h08

Nouveau rebondissement dans la campagne pour l’élection présidentielle en France, le centriste François Bayrou refuse de se rallier à François Fillon. Il pourrait se déclarer lui-même candidat.

Soutien d’Alain Juppé à la primaire il a littéralement taclé l’ancien premier ministre. «J’ai de l’amitié pour François Fillon depuis longtemps et je veux l’alternance. Le projet de Fillon est dangereux pour l’alternance», il a ensuite cité le libéral historique Alain Madelin qui aurait déclaré au sujet du candidat de la droite : «C’est Robin des Bois à l’envers. Au lieu de prendre aux riches pour donner aux pauvres, il prend aux pauvres pour donner aux riches!» et Bayrou d’ajouter «ceux qui ont moins auront moins, et ceux qui ont plus auront plus» .

Il a notamment cité la disparition de l’impôt sur la fortune, la hausse de la TVA et la suppression 500 000 postes de fonctionnaires. Proposition qui ne passe pas dans une France, où tout le monde rêve plus ou moins de devenir fonctionnaire.

Jamais trois sans quatre.

François Bayou ne s’est pas encore déclaré mais disons que sa candidature est plausible, ce serait alors la quatrième fois qu’il se lancerait dans la course. Il a toujours obtenu des résultats honorables, atteignant même 18,5% en 2007 année où il avait fini troisième. On se souvient de son débat avec Ségolène Royal et un moment la candidate socialiste avait envisagé de le nommer premier ministre en cas de victoire. Mais au final il n’avait pas appelé à voter pour elle au second tour, ce qu’il a fait en revanche en 2012 pour François Hollande, déclenchant la colère et même la haine de Nicolas Sarkozy, persuadé qu’il lui doit sa défaite à l’époque. D’ailleurs pendant la campagne de primaires Sarkozy avait fait de Bayrou ( qualifié de traître) une cible, cherchant à atteindre Juppé à travers son allié centriste.

Un axe Macron-Bayrou-NKM ?

Le positionnement très à droite de François Fillon laisse indubitablement un espace au centre, espace occupé pour l’instant par Emmanuel Macron. Peut-on imaginer un rapprochement entre les deux hommes ? Certains rêvent d’une sorte de résurrection de l’UDF le parti de Valéry Giscard d’Estaing qui mordait à la fois sur le centre droite et le centre gauche. Il est vrai qu’il existe une sorte de nébuleuse Macron, NKM , Bayrou… Réformatrice sur l’économie mais intransigeante sur les valeurs républicaines d’ouverture et de tolérance. Mais ces convergences d’idées ne font pas forcément un programme politique. D’autant qu’il existe un déjà parti centriste l’UDI qui après son congrès se ralliera très probablement à François Fillon. Comme le disait autrefois Marie France Garaud , célèbre conseillère de Jacques Chirac à ses débuts : « les centristes c’est un problème qui se règle à coups de portefeuilles ! ». De portefeuilles ministériels bien sûr…

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Pour Bayrou, le Penelope Gate "va coûter 15 points" à Fillon dans les sondages http://lelab.europe1.fr/pour-bayrou-le-penelope-gate-va-couter-15-points-a-fillon-dans-les-sondages-2962004 Publié à 08h02, le 27 janvier 2017 , Modifié à 08h04, le 27 janvier 2017

BRÈVE DE CAMPAGNE - François Bayrou n'est pas (encore ?) candidat à la présidentielle. Hésitant à se lancer malgré une envie assez évidente, le maire de Pau ne profite pas moins pour autant de la moindre occasion qui se présente pour taper sur François Fillon, son programme... et désormais ses "affaires". Celle de l'emploi fictif présumé de l'épouse de l'ancien Premier ministre, Penelope Fillon, en est une en or.

Cité par L'Opinion vendredi 27 janvier, le président du MoDem ne commente pas le fond du dossier (l'embauche de Penelope Fillon comme assistante parlementaire de son député de mari, puis du suppléant de ce dernier, sans pour autant avoir fourni de travail effectif selon Le Canard Enchaîné). Mais il évoque les possibles conséquences dans l'opinion de cette polémique. Et selon lui, celles-ci seront dévastatrices. Bayrou affirme ainsi : Cette affaire va lui coûter quinze points dans les sondages d’opinion.

Difficile à prédire cependant, même si l'impact de ces révélations est en effet massif, surtout au regard du positionnement de "monsieur Propre" de François Fillon sur les questions d'éthique et de moralité en politique. Pour l'heure, l'ex-chef de gouvernement est donné haut dans les sondages, derrière Marine Le Pen au premier tour mais gagnant au second.

Après l'ouverture d'une enquête préliminaire du parquet national financier (PNF) pour les "chefs de détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et recel de ces délits", le candidat de la droite à la présidentielle a enclenché la contre-attaque. Son avocat a pris contact avec la justice et promet d'apporter les "pièces" prouvant que Penelope Fillon a bel et bien travaillé en échange de son salaire de collaboratrice parlementaire. Et François Fillon s'est défendu avec une grande vigueur, au JT de TF1 jeudi soir.

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Bayrou estime que Fillon doit retirer sa candidature à la présidentielle http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/02/05/francois-bayrou-estime-que-francois-fillon-n-a-pas-d-autre-solution-que-de-retirer-sa-candidature_5074873_4854003.html

Le président du MoDem a estimé que le candidat des Républicains n’avait « pas d’autre solution » que de se retirer de la course et déclaré que « si Alain Juppé était désigné (il) le soutiendrai(t) ».

Invité de l’émission « Le Grand Jury » sur RTL, le président du MoDem, François Bayrou, a estimé dimanche 5 février que François Fillon n’avait « pas d’autre solution » que de se retirer de la course à la présidentielle. Selon le dirigeant centriste, l’affaire des emplois présumés fictifs de Penelope Fillon, épouse du candidat du parti Les Républicains, et de leurs deux enfants constituent « une atteinte à la décence ».

Les Français pensent - et je partage cet avis - que François #Fillon n'a pas d'autre solution que celle de se retirer. #LeGrandJury — bayrou (@François Bayrou)

A la question de savoir si le candidat de la droite devait se retirer, M. Bayrou, qui n’a pas encore exclu une quatrième candidature à la présidentielle, a répondu : « Les Français pensent, et je pense comme eux, qu’il n’a pas d’autre solution que celle-là pour retrouver un débat qui soit à la hauteur »

Alors que la justice devra se prononcer sur les « arguments de droit », « il y a une chose que tous les Français savent : il y a eu atteinte à la décence », a ajouté le maire de Pau. Et de dénoncer : « On ne peut pas se présenter avec un programme qui demande des sacrifices à tout le monde, notamment ceux en bas de la pyramide, et on réserve les privilèges à ceux qui au contraire sont dans des situations protégées et de pouvoir »

« Si Juppé était désigné, je le soutiendrais »

« Ceci rend, je crois, impossible une candidature, une campagne, et de cela la droite, Les Républicains vont devoir tenir compte et trouver une réponse ». Celui qui avait soutenu Alain Juppé pour la primaire de la droite a également ajouté que si le maire de Bordeaux « était désigné (il) le soutiendrait ».

Il faut une démarche de salut public. La France a besoin de rassemblement. Si @alainjuppe était désigné, je le soutiendrais. #LeGrandJury — bayrou (@François Bayrou)

Mais si François Fillon restait candidat, le dirigeant centriste, qui continue de louvoyer sur son éventuelle candidature, a exclu tout rapprochement : « il n’a infléchi son projet, et la situation dans laquelle il se trouve a rendu tout accord impossible ».

Quant à l’argument d’un éventuel complot politique derrière cette affaire, M. Bayrou a déclaré ne pas le recevoir, tout comme « l’immense majorité des Français ne le reçoit pas », à ses yeux. « Je ne vois pas où serait le complot lorsque des journalistes révèlent des situations autant en décalage avec la vie des Français ».

Quant à la main tendue par Emmanuel Macron, le dirigeant d’En Marche!, le maire de Pau n’a pas dévié de sa position et de ses précédentes déclarations, estimant que « faire des promesses à tout le monde, c’est la politique la plus classique qui soit » :

Depuis que l'humanité est humanité, elle a passé son temps à s'entretuer pour ses religions et philosophies. #LeGrandJury #Laïcité — bayrou (@François Bayrou)

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Le coup de Pau

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Bravo au panachage habile

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Un grand ami c'est sûr

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