François Bayrou et Marielle de Sarnez
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10 mai 2012 : Confirmation
09 mai 2012 : Législatives, l'idiot utile plombé par les femmes : Martine remercie le "pov'con" en le faisant éliminer après un vote Hollande conseillé par Marielle ...
22 avril 2012 : Catastrophe, moins de 10% (9,13)
11 avril 2012 : Malgré son érosion dans les sondages Bayrou-Sarnez résiste à la tentation de NS
21 mars 2012 : Mise en cause d'un salafiste israëlophobe voulant venger les enfants palestiniens
20 Mars 2012 : François Bayrou essaie d'exploiter contre Sarkozy la tuerie antisémite de Toulouse
Février 2012 : Contrairement à NS et FH, les favoris du Crif, François Bayrou boycotte les Institutions Juives de France, qui boycottent Eva Joly, et Marine Le Pen ; et veut favoriser la candidature de cette dernière alors que le PS est officiellement contre ; échec sur TF1
Novembre 2011 : Officiellement candidat à la présidentielle de 2012
Septembre 2011 : Le "Monsieur Propre" de 2012 ... Il aurait refusé des valises de billets
On pourrait se contenter de raconter l'histoire du cocard qu'elle a sur la joue gauche. C'était il y a dix minutes. Elle sortait du buffet organisé par Valéry Giscard d'Estaing pour fêter les 30 ans de son élection à l'Elysée (elle fut jeune giscardienne). Elle a couru pour attraper un bus (femme pressée).
A ce moment-là, François Bayrou l'a appelée sur son portable (conseillère indispensable).
Elle s'est pris les pieds dans la grille d'un arbre et s'est ramassée de tout son long sur le boulevard Saint-Germain. Puis elle est repartie, blessée au genou, aux côtes et à la joue. Mais avec le sourire (apparemment dure au mal). Dix minutes plus tard, on retrouve Marielle de Sarnez, une compresse glacée sur son visage bronzé, dans un petit bureau situé au dernier étage du siège de l'UDF.
Juste à côté de celui de Bayrou.
Pour une fois, c'est d'elle que l'on va parler. Elle qui passe son temps dans l'ombre du président de l'UDF, à parler de lui et pour lui, apparaît pour quelques semaines comme candidate aux élections européennes. Un moment pas forcément facile à vivre pour cette «femme timide», dit Bayrou, qui travaille depuis trois décennies dans le back-office de la politique. Tendance centriste, section organisation.
Elle a servi tous les grands noms de la droite antichiraquienne : Giscard, Lecanuet, Barre, et enfin Bayrou dont elle est l'indéfectible bras droit depuis quinze ans. C'est lui qui l'a propulsée tête de liste UDF en Ile-de-France.
Juste retour des choses, pensent ses amis. Lors de la déroute de Bayrou à l'élection présidentielle de 2002 (6,8 %), elle a tenu la barre quand la plupart des barons centristes quittaient le navire pour rejoindre le paquebot UMP. «Elle a toujours résisté dans les moments les plus durs, dit Michel Mercier, trésorier de l'UDF. Elle est plus solide que beaucoup d'hommes. Sans elle, le parti n'existerait plus aujourd'hui.» Voilà pourquoi Bayrou qui a survécu à l'attaque chiraquienne lui fait une confiance quasi illimitée.
C'est vers elle qu'il se tourne quand il cherche ses mots. «Marielle» est toujours là, à portée de vue ou de téléphone, pour donner un avis, un conseil, un encouragement. «Elle me pousse souvent à m'exprimer alors que ma tendance naturelle est de me taire», dit-il. «Elle apporte beaucoup de sécurité à François, elle le rassure», confirme un dirigeant centriste.
Avec cette Parisienne, le député béarnais a en partage le goût des livres (Stefan Zweig), de la musique classique (Mozart) et du jeu d'échecs. Une complicité qui s'est forgée au ministère de l'Education nationale. En quatre années, Marielle de Sarnez est passée du statut de simple conseillère au poste de directrice de cabinet. «Parce qu'elle a une boussole juste, dit Bayrou. Marielle, c'est un leader. Simplement, elle n'exerce pas ce don en pleine lumière.»
Un leader au profil atypique, alors : femme dans un monde d'hommes, influente mais inconnue du public, et, pour finir, aucun diplôme à faire valoir. Sa particule rappelle pourtant qu'elle est bien née, élevée dans les plus chers quartiers de la capitale. Elle s'est fait virer de Sainte-Marie-de-Passy pour «mauvais esprit».
En Mai 68, alors qu'elle profite du «bordel» printanier, ses parents et son frère s'engagent pour la défense de l'ordre gaulliste. Son père, ancien résistant, sera même élu député UDR le mois d'après. Sa mère, «une très belle femme», gravitait également autour de l'Elysée où elle s'occupait des compositions florales... Quitter le cocon familial devient vite une priorité.
Pour gagner son indépendance, la jeune fille fait du porte-à-porte pour vendre des encarts publicitaires. C'est donc «par hasard» qu'elle entre en politique, à 22 ans, quand Ladislas Poniatowski, un ami de la famille, lui propose un mi-temps de secrétaire aux Républicains indépendants.
1974 : la petite main s'implique à fond dans la campagne de Giscard. Vie personnelle et professionnelle se mélangent. Elle épouse le président des jeunes du parti, devenu depuis maire de Deauville. Ils auront deux enfants à la fin des années 1970, Justine et Augustin, avant de se séparer quelque temps plus tard.
C'est à cette «époque heureuse» du giscardisme triomphant qu'elle trouve sa vocation : «spécialiste des "coups", des campagnes et des congrès». Elle s'épanouit dans la communication, crée les mémorables T-shirts «Giscard à la barre» («J'étais chef des T-shirts !») et met sur pied, en 1980, la première (et dernière) Fête de la liberté, sorte de Fête de l'Huma à la sauce giscardienne.
Dans un rare élan de générosité, Giscard a même dit de Marielle de Sarnez (noblesse d'empire) qu'elle était son Grouchy, du nom du maréchal qui servit Napoléon jusqu'à ses dernières heures.
Le 10 mai 1981, alors que son président lance un pathétique «au revoir», elle se retrouve seule dans la cour du siège de campagne, face à l'immense buffet qu'elle a, elle-même, organisé. «Ce qui me faisait marrer, c'était de faire les choses, de fabriquer, de créer. Je pense que c'est très féminin. Les hommes, eux, se sentent suffisamment heureux avec l'apparence du pouvoir.»
Les hommes politiques de droite, elle les connaît par coeur : Raffarin, Gaudin, Sarkozy, Madelin... Elle a croisé le chemin de «tous ces mecs qui aspiraient à devenir quelque chose». Mais pour elle, le pouvoir le vrai gît dans l'ombre. Et pas dans la pantomime parlementaire. «Je n'ai jamais voulu être calife à la place du calife, dit-elle. J'aurais pu être élue trois fois députée. Mais j'ai toujours refusé.»
Marielle de Sarnez s'est tout de même fait élire deux fois dans l'anonymat d'un scrutin de liste : députée européenne, puis conseillère de Paris. Plus à l'aise dans une réunion d'état-major que sur l'estrade d'un meeting, elle est pourtant obligée, depuis quelques semaines, de sourire aux rares caméras qui s'intéressent au scrutin du 13 juin. Obligée de se maquiller, de quitter ses jeans et ses vestes à col mao qui détonnent dans les dîners en ville. Qu'elle fréquente peu.
Après la campagne, elle prendra quelques jours de repos sur l'île d'Yeu. Dans sa «micromaison de pêcheur». Un lieu idéal pour déconnecter et se donner l'illusion d'avoir une vie en dehors de la politique : «Demain, je pourrais être à l'Unicef ou à l'ONU. En tout cas, je n'imagine pas ma vie sans servir un intérêt plus grand que moi.»
Pour l'instant, son intérêt quasi exclusif s'appelle l'UDF. Plus que tout autre dans le parti, elle croit Bayrou capable de se frayer un chemin jusqu'à l'Elysée : «Je ne sais pas comment sera la France en 2007, songe-t-elle, c'est une alchimie compliquée. Mais après tout, Giscard l'a bien fait !» En attendant le grand soir, Marielle de Sarnez continue de faire tourner la maison centriste. Ce jour-là, c'est aux Antilles qu'elle part en tournée électorale.
On devine avec qui.
Par Thomas LEBEGUE, Libération, portrait, mercredi 09 juin 2004
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dimanche 14 mai 2006, 22h13 Dominique de Villepin face à la censure, Philippe Rondot parle
PARIS (Reuters) - En pleine affaire Clearstream, Dominique de Villepin affronte mardi une nouvelle motion de censure déposée par le Parti socialiste, que le président de l'UDF, François Bayrou, a décidé de voter.
Pour François Hollande, "il y a aujourd'hui une nécessité de renverser ce gouvernement". "Nous avons besoin aujourd'hui d'un gouvernement qui soit en dehors des affaires", a insisté le premier secrétaire du PS.
"Tous les Français de gauche, du centre et de droite, veulent que ça s'arrête", a renchéri François Bayrou sur TF1.
Le groupe centriste de l'Assemblée nationale doit se réunir mardi matin pour décider s'il suit son chef de file.
Même avec le renfort des voix de l'UDF, la censure n'a aucune chance d'être adoptée mardi après-midi, l'UMP disposant de la majorité absolue à l'Assemblée nationale mais c'est la première fois que le président de l'UDF franchit le cap.
Après la séance de questions au gouvernement, les présidents de groupe défileront à la tribune mardi après-midi et le Premier ministre défendra, pour la troisième fois en moins d'un an, la politique de son gouvernement, dont la solidarité est mise à mal par les révélations sur l'affaire Clearstream.
Avant de s'envoler pour La Réunion, mercredi, Dominique de Villepin aura de nouveau l'occasion de s'expliquer lors de l'émission "Questions d'info" sur LCP-Assemblée nationale et France Info.
A l'orée de cette semaine politique cruciale pour Dominique de Villepin, deux des plus importants protagonistes de l'affaire sont sortis de leur silence dimanche: le général Rondot et Imad Lahoud.
Dans un entretien au Journal du Dimanche, Philippe Rondot insiste sur la "bonne foi" de Dominique de Villepin dans le dossier et blanchit Jacques Chirac, qui, dit-il, ne lui a jamais donné l'instruction d'enquêter sur les personnalités politiques.
"J'ai vécu péniblement le fait qu'on se serve de mes documents pour salir le président de la République et Dominique de Villepin. Ça fait mal", déclare l'ancien membre des sercices secrets, chargés d'enquêter sur les listings falsifiés de la société financière luxembourgeoise.
LAHOUD HOSPITALISÉ
Alors que son audition par les juges d'instruction Jean-Marie D'Huy et Henri Pons devait constituer le temps fort judiciaire de la semaine, l'expert en renseignement militaire annonce en outre qu'il ignorera leurs convocations du 18 et du 22 mai.
Selon Brice Hortefeux, ministre des Collectivités territoriales, cette décision pourrait entraîner des "sanctions administratives" notamment une "remise en question de sa solde".
Lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, ce proche de Nicolas Sarkozy, dont le nom apparaît dans les listings de Cleastream, a estimé que l'affaire s'apparentait à une "tentative de meurtre politique" du président de l'UMP.
De son côté, dans une interview accordée à TF1 mercredi mais diffusée dimanche soir, Imad Lahoud dément avoir manipulé les listings de Clearstream dans le but d'impliquer des personnalités politiques.
"Je ne suis pas le corbeau, je n'ai rien à voir avec le corbeau et j'espère que la vérité se fera vite", déclare le chef du centre de recherches d'EADS, qui a été hospitalisé dimanche matin, victime d'une "trop forte pression", selon son avocat.
"Je ne sais pas qui sont les manipulateurs dans cette affaire. La seule chose que je sais c'est qu'ils sont méchants, puissants et capables tout", ajoute-t-il.
Dans le JDD, le général Rondot se dit persuadé que Jean-Louis Gergorin, ancien N°2 d'EADS, et Imad Lahoud sont "à l'origine de l'affaire".
Selon des notes de la DST publiées samedi par Libération, Dominique de Villepin, à son arrivée place Beauvau à l'été 2004, a demandé au contre-espionnage français d'enquêter à son tour sur les listings falsifiés de Clearstream.
A cette époque, le général Rondot affirme qu'il lui avait déjà démontré qu'il s'agissait d'un "montage".
Yahoo.fr, actualités, dimanche 14 mai 2006, 22h13
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mercredi 14 juin 2006, 15h31 Le CSA classe Bayrou dans l'opposition: "inacceptable", selon le PS et "grotesque", selon l'UDF
PARIS (AFP) - Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a décidé de décompter le temps de parole du président de l'UDF François Bayrou dans celui réservé à l'opposition, indique une lettre adressée aux chaînes de télévision et aux radios dont l'AFP a obtenu une copie.
Le Parti socialiste a jugé "inacceptable" la décision du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) de "placer François Bayrou dans l'opposition" et il lui a demandé d'"annuler" cette mesure.
Par ailleurs, plusieurs députés UDF ont jugé mercredi "partisane" et "grotesque" la décision du CSA
"Le Conseil a décidé d'imputer les intervention des onze députés (UDF) ayant voté la censure au temps de parole de l'opposition parlementaire, conformément au principe de référence adopté en 2000 pour l'appréciation du pluralisme, qui prévoit que l'appartenance à la majorité ou à l'opposition parlementaire s'applique à des personnalités et non à des formations politiques", précise la lettre.
Selon les règles fixées par le CSA, en dehors de la campagne officielle, le temps de parole des hommes politiques à la radio et à la télévision est réparti en trois tiers, un pour le gouvernement, un pour la majorité et un pour l'opposition. Le temps de parole des hommes politiques parlant au nom de l'UDF étaient jusqu'ici compté au titre de la majorité.
Le CSA répond ainsi à une demande de l'UMP, notamment de Bernard Accoyer, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale. M. Accoyer avait demandé un classement de l'UDF dans l'opposition à la suite du vote négatif émis par ce groupe après la discussion en première lecture du projet de loi de finances pour 2006.
A cette époque, fin janvier 2006, c'est-à-dire avant le vote de la motion de censure par une partie de l'UDF, le CSA avait répondu qu'il n'y avait pas lieu de modifier la règle, soulignant notamment que Gilles de Robien, adhérent de l'UDF, comptait parmi les membres du gouvernement.
"En tout état de cause, la modification réclamée ne pourrait procéder que d'un acte de rupture manifeste et irrévocable de la part de l'UDF", écrivait à cette époque le Conseil.
Le CSA souligne dans sa lettre que ce classement dans l'opposition ne concerne que les onze députés de l'UDF (sur 30) qui ont voté la motion de censure le 16 mai dernier, dont François Bayrou fait partie.
"S'agissant des autres personnalités de l'UDF, précise le CSA, le Conseil considère qu'elles demeurent présumées appartenir à la majorité parlementaire, sauf déclarations expresses de leur part auprès du CSA, qui les communiquera aux services de radio et de télévision".
Enfin, le CSA précise que cette disposition s'applique à partir du 14 juin. Les interventions des personnalités de l'UDF pour la période du 16 mai au 13 juin sont neutralisées.
Julien Dray, porte-parole du PS, a affirmé qu'"en faisant le choix curieux de placer François Bayrou dans l'opposition, le CSA vient d'obéir à un ordre". "Il obéit à une injonction de l'Elysée, de Matignon et du président de l'UMP" Nicolas Sarkozy, a-t-il accusé.
Selon le PS, cette "décision est inacceptable, le temps de parole de François Bayrou ne peut être décompté du temps de parole de l'opposition, car ce qui compte, ce n'est pas telle ou telle péripétie de la vie parlementaire mais le choix fait par les dirigeants politiques et les électeurs".
"Jusqu'à plus ample informé, l'UDF n'a jamais choisi l'opposition. En conséquence, il n'appartient pas au CSA de se substituer ou de donner son avis sur telle ou telle prise de position", a ajouté le porte-parole du PS.
"Nous demandons donc au CSA d'annuler le plus rapidement possible sa décision".
"C'est grotesque", a déclaré, de son côté, le député UDF du Loir-et-Cher Maurice Leroy, interrogé par l'AFP, parlant de "décision partisane" de la part du CSA.
"C'est une première dans le Vè République", a-t-il ajouté. "Quand le PCF a voté la censure sur la CSG du gouvernement Michel Rocard, je n'ai pas vu de décision du CSA qui classait le PCF dans l'opposition", a-t-il souligné.
"Quand le RPR a refusé de voter le budget de Raymond Barre (...), on n'a pas classé le RPR de l'époque dans l'opposition", a-t-il ajouté.
"Le CSA n'est pas dans son rôle", a pour sa part jugé le député de Seine-Saint-Denis Jean-Christophe Lagarde, qualifiant cette décision de "ridicule".
"Je ne lui reconnais en aucun cas le droit de dire où je me situe politiquement. S'il fait le tour de mes votes depuis le début de cette législature, il s'apercevra que je vote en fonction de ce qui me paraît bon ou pas, et pas en fonction d'une attache au gouvernement ou pas", a-t-il protesté.
"Je ne me considère pas dans l'opposition, puisque l'opposition aujourd'hui ce sont les députés socialistes et communistes", a ajouté M. Lagarde.
MM. Leroy et Lagarde font partie des 11 députés UDF (sur 30) qui ont voté le 16 mai la motion de censure socialiste contre le gouvernement Villepin.
Le député du Lot-et-Garonne Jean Dionis du Séjour, qui lui n'a pas voté la censure et dit avoir une "fibre majoritaire", a également jugé cette décision "grotesque".
"Le CSA pouvait attendre que les compteurs soient remis à zéro à l'occasion de 2007", a-t-il estimé, dénonçant une décision "hâtive".
"Le CSA a cédé à la pression de ses amis de l'UMP", a-t-il affirmé.
Il a toutefois minimisé l'effet de cette décision sur l'image de l'UDF dans l'esprit des électeurs.
"Il y a un côté symbolique que je ne nie pas, mais je pense que les électeurs vont vite s'en remettre", a-t-il dit. "Ils ne seront pas traumatisés par la décision du CSA, ils suivent ce qui se passe".
Yahoo.fr, actualités,
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Le CSA revient sur sa décision de classer M. Bayrou dans l'opposition
Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a décidé de revenir sur sa décision du 13 juin de classer François Bayrou et dix autres députés de l'UDF dans l'opposition, pour la répartition du temps de parole des partis politiques dans l'audiovisuel. Le CSA a adressé une lettre à M. Bayrou, publiée mardi 20 juin sur son site, expliquant avoir pris note du "désaccord" exprimé par le président de l'UDF et assurant ne prétendre "en aucun cas situer une formation politique contre son gré".
Cette décision faisait suite à une demande de Bernard Accoyer, président du groupe UMP de l'Assemblée, après le vote par onze députés UDF de la motion de censure contre le gouvernement, le 16 mai. Le CSA indique avoir "révisé" sa décision pour finalement "maintenir le dispositif en vigueur depuis le vote de la motion de censure". Le temps de parole de l'UDF sera désormais "comptabilisé sans être imputé sur celui de la majorité ni celui de l'opposition". Une méthode qui "déroge aux règles traditionnelles du Conseil, reconnaît le CSA, mais qui répond à une situation inédite".
Marielle de Sarnez, vice-présidente de l'UDF, s'est félicitée, mardi, de cette décision, "qui reconnaît explicitement le droit pour l'UDF d'exister en tant que telle et non par rapport aux autres".
La première décision du CSA avait suscité un tollé à l'UDF mais aussi à gauche. François Hollande, premier secrétaire du PS, avait indiqué que son parti allait étudier les possibilités de recours, tandis que le PCF avait dénoncé "un choix politique et incohérent".
Sylvie Kerviel, Le Monde, Article paru dans l'édition du 22.06.06, LE MONDE | 21.06.06 | 14h24 • Mis à jour le 21.06.06 | 14h24
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vendredi 1 septembre 2006, 19h14 Michel Rocard en vedette à l'université d'été de l'UDF
PARIS (Reuters) - François Bayrou, qui "rêve" de dépasser les clivages politiques, a accueilli l'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard au deuxième jour de l'université d'été de l'UDF à la Grande-Motte (Hérault).
"Vous avez fait un coup fumant en m'invitant ici parce que ça nous donne l'occasion de faire réfléchir au refus de la guerre civile" entre camps politiques, s'est amusé Michel Rocard.
"Il vous faut, vous par rapport à vos électeurs comme nous par rapport aux nôtres, créer les conditions d'une rencontre un peu plus dynamique", a-t-il dit.
"Ce n'est pas facile. Mais, après tout, si c'est cela que vous avez dans la tête, je suis bien d'accord avec l'idée que nos électeurs doivent devenir moins sectaires et que nous devons les y aider."
"Je voulais vous le dire par loyauté: je reste chez moi avec mes bagages", a cependant pris soin d'ajouter Michel Rocard. "Mon arrivée ici est un geste d'amitié vers vous, mais pas l'annonce de mon adhésion."
François Bayrou, futur candidat de l'UDF à l'élection présidentielle de 2007, a pour sa part réaffirmé son credo d'un gouvernement d'unité nationale.
"J'ai un rêve", a dit le président de l'UDF. "C'est qu'un jour, non contents de parler ensemble, non contents de réfléchir ensemble, ces femmes et ces hommes-là puissent travailler ensemble."
Michel Rocard, absent de l'université d'été du Parti socialiste à La Rochelle le week-end dernier, a participé à la Grande-Motte à un débat sur l'école, auquel le ministre de l'Education nationale Gilles de Robien, seul ministre UDF du gouvernement, n'avait pas été convié.
vendredi 1 septembre 2006, 19h14, Yahoo.fr, actualités
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+Paru le : 31/08/2006 PRESIDENTIELLE. « La pensée unique, ça suffit ! »
A la veille de l'université d'été des jeunes de l'UDF , Marielle de Sarnez, vice-présidente du parti centriste, justifie les prises de position détonantes de François Bayrou. « Il faut mettre un coup de pied dans la fourmilière », dit-elle.
QUELLE MOUCHE l'a donc piqué ? Depuis son retour de vacances, François Bayrou, prochain candidat centriste à la présidentielle, tire à boulets rouges, tous azimuts.
Le président de l'UDF accuse les grands groupes industriels, à travers les médias qu'ils possèdent, d'« orienter » les Français vers un « choix tout fait » entre Nicolas Sarkozy (UMP) et Ségolène Royal (PS) en 2007. Il s'oppose au projet de fusion GDF-Suez, jugé « désastreux ». Il dénonce
les « saupoudrages préelectoraux » de Dominique de Villepin.
Et à droite, seul le retour d'Alain
Juppé à Bordeaux trouve grâce à ses yeux.
A l'occasion de l'université d'été des jeunes de l'UDF à La Grande-Motte, il a voulu afficher la diversité des étiquettes en invitant le socialiste Michel Rocard, l'écologiste Nicolas Hulot et le sarkoziste Michel Barnier.
Bayrou déclarera sa candidature à la présidentielle vers le 10 décembre et a reporté la sortie de son livre en attendant de connaître le nom du candidat socialiste. Plus « remonté » que jamais, il entend bousculer le jeu politique. Son credo : n'être plus ni de droite ni de gauche. Une vision dépassée, répète-t-il.
Pour Marielle de Sarnez, la vice-présidente du mouvement, « rien n'est joué ». Les Français, pense-t-elle, attendent une troisième voie.
Quel est l'enjeu de cette université d'été ?
Marielle de Sarnez.
Montrer que l'on peut tourner la page ; ne plus réécrire ce film
que les Français ont trop souvent vu, à savoir mêmes promesses, mêmes déceptions, mêmes échecs.
Le choix unique et forcé UMP ou PS, ça va bien ! Il est temps de faire vivre le pluralisme,
de passer à autre chose.
François Bayrou a déjà dit tout cela lors du vote de censure avec le PS notamment. Mais a-t-il été entendu ?
Oui. Rien n'est joué. Les Français ne se laissent pas enfermer. Elections après élections, on voit bien que tous les pronostics sur la présidentielle ont été démentis et renvoyés à la figure de leurs auteurs. A chaque fois que l'on a voulu faire croire que les jeux étaient faits, on s'est trompé.
Il fait des déclarations quasiment révolutionnaires sur les forces de l'argent et les médias, fustige le « système ». Que lui arrive-t-il ?
Il y a en France une collusion entre pouvoir et médias unique en Europe, puisque de très grands groupes industriels propriétaires de médias dépendent de l'Etat pour leurs marchés. C'est un système malsain, impensable dans les grandes démocraties où les médias ne dépendent de personne et sont à même d'exercer un vrai contre-pouvoir.
C'est presque une thématique d'extrême gauche. Ou veut-il en venir ?
De temps en temps, mettre un coup de pied dans la fourmilière est une bonne chose, et dire que la pensée unique ça suffit également. A la vérité, les gens vivent-ils mieux qu'il y a cinq ans ? Tout ce qui leur a été promis a-t-il été fait ? Non. Le devoir d'inventaire de chaque majorité qui se succède depuis tant d'années, et qui à chaque fois n'est pas réélue a-t-il été fait ? Non. La responsabilité des hommes politiques est de poser les vraies questions, pour que les citoyens entendent les enjeux et imposent des orientations nouvelles.
Ne risque-t-il pas d'être incompris par l'électorat centriste ?
Nos valeurs sont clairement ancrées au centre. Nous voulons un Etat impartial qui ne soit au service d'aucun clan, de nouvelles institutions avec une Assemblée représentant vraiment les Français et de vrais contre-pouvoirs. Car il faut des bases plus larges pour gouverner. Ce n'est pas avec des partis à 18 % qu'existe une légitimité suffisante pour gouverner en profondeur.
L'UDF est-elle condamnée à forcer le trait pour être entendue des Français ?
L'eau tiède, c'est sans intérêt. Nous ne renoncerons jamais à notre liberté
de parole.
Le Parisien, 31 ^oût 2006, p. 4, Propos recueillis par Martine Chevalet
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samedi 2 décembre 2006, 14h24 François Bayrou, l'indépendance à la béarnaise
PARIS (Reuters) - Homme de lettres et ténor politique ancré dans son Béarn natal, François Bayrou joue la carte de l'indépendance pour préserver ses chances à la présidentielle de 2007 où, espère-t-il, sa proposition de "troisième voie" fera mouche.
C'est sur ses terres d'Aquitaine, à Serres-Castet, près de Pau, que le président de l'UDF a annoncé sa candidature pour un scrutin présidentiel où il espère faire mieux que sa quatrième place décrochée en 2002. Né le 25 mai 1951 dans ce qui s'appelait alors les Basses-Pyrénées, le président de l'UDF est un exemple de réussite sociale. Fils d'agriculteur, une lignée qu'il revendique, il fait ses études à Bordeaux où il décroche l'agrégation de lettres classiques. Professeur à Pau, il entre dans les cabinets parisiens en 1979 comme chargé de mission de Pierre Méhaignerie, alors ministre de l'Agriculture. Tour à tour élu au conseil général des Pyrénées-Atlantiques, au conseil régional d'Aquitaine et au conseil municipal de Pau, il devient député de la deuxième circonscription des Pyrénées-Atlantiques en 1986, fonction qu'il occupe encore aujourd'hui. Ministre de l'Education nationale entre 1993 et 1997, dans trois gouvernements différents, il sera ensuite député européen de juillet 1999 à juin 2002. Marié et père de six enfants, il vit à Bordères, le village où il est né, dans une maison entourée de prairies où il élève des chevaux. RAT DES CHAMPS Soucieux de préserver son image de rat des champs, il se fait volontiers photographier en bras de chemise sur fond de ligne pyrénéenne ou en parka au milieu des vignes. Au moment d'écrire une biographie, il choisit Henri IV, roi de France et de Navarre, du cheval blanc et de la poule au pot. Président de l'UDF depuis 1998, François Bayrou avait recueilli 6,8% des suffrages au premier tour de l'élection présidentielle de 2002. En prévision de la prochaine échéance, l'UDF a pris ses distances dès l'an dernier avec l'équipe au pouvoir en refusant notamment de voter le budget de la loi de finances. Une stratégie d'indépendance qui a éloigné François Bayrou de certains élus centristes, dont Gilles de Robien. Le seul ministre UDF du gouvernement de Dominique de Villepin a été suspendu de ses responsabilités dans les instances exécutives de son parti en juin dernier. Entre "l'échec" de l'UMP au pouvoir et une Ségolène Royal plus préoccupée du "médiatique" que du "réel", François Bayrou défend une "troisième voie", la sienne. "On devra gouverner demain au-delà de la frontière droite-gauche", a-t-il souvent déclaré, envisageant même l'hypothèse d'être Premier ministre du président de la République élu en 2007. François Bayrou, partisan d'une VIe République, veut prendre le meilleur "de tous ceux des différents camps prêts à la politique courageuse dont le pays a besoin". Selon le dernier baromètre Sofres pour le Figaro Magazine, publié jeudi, la cote de popularité du président de l'UDF était fin novembre de 34%, en baisse de deux points par rapport au mois précédent. Il est crédité de 6% à 12% d'intentions de vote dans les sondages.-------
13 décembre 2006. extrait.Libération, p. 15, Pascal Sevran attaqué ...
Ce mardi, François Bayrou, candidat (UDF) à la présidentielle, a estimé pour sa part que l' «avertissement» de la directionde France 2 à Sevran était «le minimum du minimorum de ce qu'on pouvait faire».
Pour lui, ces propos «méritaient une sanction très forte, un peu plus qu'un avertissement».
Libération, 13 décembre 2006, p. 15, CATHERINE COROLLER
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jeudi 25 janvier 2007, 22h23 François Bayrou décline ses six "E" à Orléans
ORLEANS, Loiret (Reuters) - François Bayrou, président de l'UDF et candidat à l'élection présidentielle, a décliné ses six "E" (emploi, écologie, éducation, économie, exclusion et Europe) à Orléans lors d'une réunion publique devant un demi-millier de militants et sympathisants réunis dans une salle du Parc des Expositions.
Le dirigeant centriste, installé sur une estrade frappée du slogan « La France de toutes nos forces », était entouré notamment de Maurice Leroy, député UDF du Loir-et-Cher, et Jacqueline Gourault, sénatrice du même département. Ce fut pour lui l'occasion de revenir, sans discours écrit, sur les rencontres effectuées durant sa journée de campagne, placée sous le signe de la politique de la santé, dans le Loiret. « Il y a quelques années, nous avons envoyé des médecins à la retraite en considérant que moins il y aurait de médecins, moins il y aurait d'ordonnances », a-t-il fustigé. « Toute la journée, j'ai rencontré des professionnels de la santé frappés par un sentiment de fatigue, une impression de ne pas en voir le bout ». François Bayrou, que certains sondages d'opinion placent en troisième position au premier tour de l'élection présidentielle avec jusqu'à 12% des intentions de vote, s'est appuyé sur un questionnaire envoyé par son parti à quelque 35.000 médecins, pour renforcer son argumentaire. « Je lisais toujours la même remarque sur ces questionnaires : c'est la première fois que l'on me demande mon avis », a-t-il dit. « Même eux, les notables, se sentent oubliés, écartés des décisions prises par ceux qui sont de l'autre côté de l'écran de télévision. Il me semble que c'est toute la société française qui a ce sentiment », a-t-il ajouté, développant un de ses thèmes favoris sur le divorce entre les élites et le reste des Français. L'ancien ministre de l'Education a, en outre, détaillé son programme sur l'enseignement. « Je suis pour que l'on garantisse aux enfants arrivant en sixième la maîtrise de la lecture, de l'écriture et du calcul », a-t-il déclaré. « Pour rétablir le contrat de confiance entre l'école et les Français, il faut revaloriser son image et cesser de dénigrer (le corps enseignant) ». À propos des dégradations et de l'indiscipline dans les établissements scolaires, il a préconisé « l'extraction des enfants fautifs et la mise en place d'une pédagogie adaptée avec des éducateurs spécialisés, sans laquelle ils font l'objet d'une non-assistance à personne en danger ». François Bayrou est revenu sur la condition des élèves méritants, demandant que l'Etat octroie les moyens pour qu'un jeune « issu d'un quartier populaire ait les mêmes chances qu'un jeune scolarisé au lycée Henri IV de Paris ». Le président de l'UDF a poursuivi son propos pour défendre le ferroutage, l'énergie éolienne, l'installation de panneaux solaires, ou encore une baisse de la consommation d'énergie. Sur le front de l'emploi, il a répété que « pour éradiquer le chômage » doit exister la possibilité « pour toutes les entreprises de créer deux emplois sans charges sociales pendant cinq ans ». En conclusion, François Bayrou a rappelé son attachement à « dénoncer l'opposition gauche droite, cette véritable mise en scène ». « Elu président, je ferai un gouvernement d'union », a-t-il promis, se disant favorable à la représentation de tous les courants à l'Assemblée nationale, « même ceux que je n'aime pas », allusion directe au Front national. « Je rétablirai une société honnête au bénéfice de tous », a-t-il ajouté. « C'est une véritable révolution à laquelle certains ne sont pas prêts », a-t-il lancé, estimant qu'il convenait d' « interdire aux dirigeants de nommer les petits copains aux postes clés ».--------
30.01.2007 | 16:44 Scooter du fils Sarkozy : Bayrou s'insurge
La police a déployé des moyens exceptionnels pour retrouver les voleurs du scooter du fils de Nicolas Sarkozy, allant même jusqu'à effectuer des prélèvements d'ADN sur l'engin. Le candidat UDF dénonce un "deux poids deux mesures".
Le candidat UDF à l'élection présidentielle, François Bayrou, s'est insurgé, mardi 30 janvier, sur l'ampleur des moyens déployés dans l'affaire du vol du scooter du fils de Nicolas Sarkozy. Il estime que l'arrestation des jeunes gens soupçonnés du vol, grâce à des recherches d'ADN, est "révélateur" du "deux poids deux mesures" dans l'attitude de la police et de la justice. "Nous vivons dans la France des deux poids, deux mesures (...) C'est évident que ce genre de petit événement est révélateur de la manière dont, selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour, en tous cas l'attitude de la police, de la justice ne sera pas exactement la même", a déclaré mardi le candidat de l'UDF sur RTL. Selon François Bayrou, "il y a tous les jours, en France, des événements de cet ordre qui ne donnent pas lieu à des déploiements policiers de cette ampleur". Zèle Comme le rapportait Le Parisien dans son édition de mardi, la police a en effet fait preuve d'un zèle assez rare pour retrouver le scooter du fils de Nicolas Sarkozy.-----
[19/02/2007 - 17:55] Au second tour, Bayrou gagnerait face à Sarkozy ou Royal
PARIS (Reuters) - S'il était présent au second tour, François Bayrou remporterait l'élection présidentielle qu'il soit opposé à Nicolas Sarkozy ou à Ségolène Royal, selon un sondage Ifop pour LCI et Fiducial publié lundi. D'après cette enquête menée du 13 au 15 février auprès de 956 personnes, le candidat de l'UDF recueillerait 52% des suffrages face à son rival de l'UMP et 54% contre la candidate socialiste. En cas de duel Sarkozy-Royal, le candidat de l'UMP gagnerait l'élection avec 53%, en progression de deux points par rapport au même sondage effectué en janvier. Au premier tour, Nicolas Sarkozy arrive en tête avec 32% des intentions de vote (-0,5 point par rapport à janvier), suivi par Ségolène Royal à 25,5% (-2,5), François Bayrou à 16% (+3,5) et Jean-Marie Le Pen 11% (stable). Olivier Besancenot recueille 4% des intentions de vote (stable), Philippe de Villiers 2,5% (+0,5), Marie-George Buffet 2% (-1), Arlette Laguiller 2% (-1), José Bové 2% (pas de comparatif) et Dominique Voynet 1,5% (-1,5).-------
Par LAURENT JOFFRIN, Libération, 22 février 2007, p. 3. L'heure de vérité
François Bayrou est un homme sympathique, courageux et cultivé. Il est aussi le fils naturel de François Mitterrand et Jean-François Kahn. Un mélange de rouerie érudite et de panache tonitruant.
Centriste mou à l'extérieur et silex d'ambition à intérieur, il a vite compris que la candeur en politique ne payait guère. Après un début de campagne pédagogique et discret, il a réa1isé qu'il fallait, sous peine de disparaître dans le marais, enfourcher le cheval de la contestation des élites et de la vitupération du petit monde parisien. Il l'a fait avec un talent certain et une crânerie qui lui font honneur. Cette chevauchée solitaire lui vaudra reconnaissance de l'opinion.
Nous arrivons à l'heure de vérité. Que veut dire, au fond, François Bayrou?
Difficile de le dire: c'est un Monsieur Ni-Ni. Ni Ségo ni Sarko. Hésitants, dubitatifs un certain nombre d'électeurs ont donc fait halte dans cette antichambre du choix.
Mais, au jour dit, il faudra bien pencher, comme dans la plupart des pays modernes, à droite ou à gauche : vers le libéralisme droitier ou vers la sociale-démcratie rénovée. C'est-à-dire quitter François Bayrou et son imaginaire République du centre. Ses députés UDF, au demeurant, ont déjà décidé:
pour espérer la réélection, ils ont un cruel besoin des voix de l'UMP. C'est-à-dire de Nicolas Sarkozy. L'appel lancé par Daniel Cohn-Bendit, plein de générosité moderniste, risque fort de rester lettre morte. Il faut qu'un pays soit gouverné d'un côté ou de l'autre. Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée. Pour François Bayrou, cet homme de droite déguisé en candidat de gauche, elle se refermera à brève échéance.
Libération, 22 février 2007, p. 3
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mardi 27 février 2007, mis à jour à 13:07 François Bayrou monte à 19% des intentions de vote, selon l'Ifop Reuters
François Bayrou recueille 19% des intentions de vote au 1er tour, selon un sondage Ifop, son meilleur score dans les enquêtes d'opinion menées en prévision de l'élection présidentielle d'avril et mai prochains. Dans ce sondage pour l'hebdomadaire Paris Match effectué lundi, le président de l'UDF gagne deux points par rapport à une précédente enquête réalisée les 22 et 23 février. Au premier tour, Nicolas Sarkozy reste en tête des intentions de vote et gagne un point à 29%, devant Ségolène Royal, créditée de 25,5% des voix, en recul de 2,5 points. Au second tour, le candidat de l'UMP l'emporterait face à la candidate socialiste avec 52% contre 48%. Dans la précédente enquête de l'Ifop, Nicolas Sarkozy était donné vainqueur avec 50,5% des voix contre 49,5% à Ségolène Royal. Estimant que François Bayrou "se positionne plus que jamais comme le trouble-fête du premier tour", l'Ifop note toutefois que c'est chez ses électeurs que la part des indécis est la plus élevée, à 62%. Le dirigeant centriste, que chaque sondage ces derniers temps donne en progression, devance Jean-Marie Le Pen, qui est crédité de 12% des intentions de vote, en hausse de 0,5 point. L'institut de sondage souligne que les candidats de la gauche de la gauche ou écologiste "peinent à exister dans cette campagne électorale". Hormis Olivier Besancenot, qui obtient 4% (+ un point), Arlette Laguiller, Marie-George Buffet, José Bové et Dominique Voynet sont stables ou en léger recul avec respectivement des scores de 2%, 2,5%, 2% et 0,5%. Le sondage a été réalisé par téléphone auprès d'un échantillon de 952 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.--------
Raffarin : la "dérive à gauche"
de Bayrou est "dangereuse"
NOUVELOBS.COM | 05.03.2007 | 09:06
"Je dis calmement à Bayrou 'ta dérive à gauche est dangereuse, reviens là où tu étais, au centre'", a affirmé l'ancien Premier ministre.
L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a qualifié dimanche 4 mars de "dangereuse" la "dérive à gauche" du candidat de l'UDF François Bayrou. "Je le connais bien, je l'aime bien (...)", a affirmé l'ancien chef du gouvernement lors du Grand Rendez-vous Europe 1/TV5 Monde/ Le Parisien. C'est quelqu'un de bien, c'est pas quelqu'un de léger. Je trouve son projet sympathique mais je le vois impossible. Parce qu'il est impossible, parce qu'il peut créer de la déception, je crains que ce soit un projet dangereux" "Je dis calmement à Bayrou 'ta dérive à gauche est dangereuse, reviens là où tu étais, au centre'", a-t-il lancé.
"L'éclatement du PS" Il a réitéré son analyse selon laquelle le projet de gouvernement "d'union" de François Bayrou "suppose l'éclatement du PS", qui n'interviendra pas. "Je ne crois pas que la coalition puisse permettre la réforme (...) Ce n'est pas par un compromis dans le gouvernement qu'on fait la réforme, on fait la réforme dans un compromis avec la société civile", a poursuivi l'ancien centriste, citant l'exemple de la réforme des retraites. Jean-Pierre Raffarin a réaffirmé sa conviction d'un duel UMP-PS au second tour de la présidentielle. "Cette élection sera serrée entre les deux grandes familles politiques", a-t-il redit.---------
Politique Sondage auprès des 18-29 ans: François Bayrou à 20% au 1er tour et élu contre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal au second tour AP | 08.03.2007 | 09:51
Si le deuxième tour de l'élection présidentielle avait lieu dimanche, les jeunes âgés de 18 à 29 ans éliraient François Bayrou contre Nicolas Sarkozy (55%, contre 45%) et Ségolène Royal (54% contre 46%), selon un sondage OpinionWay pour "Metro" et Radio classique publié jeudi. Selon cette enquête dont la marge d'erreur est de plus ou moins trois points de pourcentage, en cas de duel Sarkozy-Royal, c'est la candidate socialiste qui l'emporterait (51%; 49%). Au premier tour, le candidat de l'UDF recueillerait 20% des suffrages des jeunes, derrière le candidat de l'UMP (30%) et la socialiste (28%). Le président de FN n'obtiendrait que 8% des voix. Le vote blanc et l'abstention atteindraient les 15%. Au second tour, Ségolène Royal l'emporterait sur Nicolas Sarkozy (51% contre 49%) mais en cas de duel avec François Bayrou, les deux candidats perdraient: le président de l'UDF recueillerait 55% des voix contre 45% pour Nicolas Sarkozy, et 54% face à Ségolène Royal (46%). Paradoxalement, 53% des 18-29 ans jugent que c'est le candidat de l'UMP qui a un projet pour la France, devant François Bayrou (45%) et Ségolène Royal (39%).------
UMP: la riposte anti-Bayrou
JUDITH WAINTRAUB. Le Figaro. Publié le 08 mars 2007 Actualisé le 08 mars 2007 : 08h04 .
Mais depuis cette sortie, il semble être revenu à sa première option : l'indifférence. Certains de ses proches s'en félicitent. Brice Hortefeux, par exemple, ne voit aucune raison de « parler des candidats qui sont derrière » le champion de l'UMP dans les sondages.
Le communicant Jean-Michel Goudard est sur la même ligne que le ministre délégué aux Collectivités territoriales. Selon lui, « cogner sur un type qui est un jour à gauche, l'autre à droite, ça ne sert à rien ». Mieux vaut « attendre et voir », préconise-t-il, en soulignant que « pour le moment, si Bayrou prend des voix à droite, Sarkozy ne baisse pas ».
François Fillon cogne fort Les partisans de la prudence sont plus discrets que les tenants de la riposte. Parmi ces derniers, les poids lourds de l'UMP rivalisent d'ardeur. Alain Juppé s'est fait applaudir jeudi à Bordeaux en lançant : « Ni gauche ni droite, soyons sérieux, c'est un slogan électoral, ce n'est pas un projet politique ! » Dans le Val-d'Oise, lundi, François Fillon a réitéré l'exercice avec un succès identique.Le premier ministrable le mieux placé à l'UMP a cogné fort, en expliquant que « quand il n'y a plus de différence entre la gauche et la droite, il n'y a plus qu'à choisir entre Le Pen et Laguiller ». Jean-Pierre Raffarin a donné lui aussi, en comparant Bayrou à un « albatros qui a une très grande aile à droite et veut avoir une très grande aile à gauche, au risque de ne plus pouvoir s'envoler ».
Mais tout en joignant sa voix au choeur, l'ancien premier ministre reconnaît en privé que la stratégie de l'UMP vis-à-vis de l'adversaire UDF manque de cohérence : « On n'est pas clair sur Bayrou. Certains d'entre nous le présentent comme un homme de droite, donc un problème pour la droite. Moi, je suis plutôt pour dire que c'est le problème de la gauche. »Jean-Claude Gaudin, lui, juge plus efficace d'insister sur « le décalage entre des élus et des militants qui penchent toujours plus à gauche, et un électorat ancré à droite ». Le maire de Marseille, ex-UDF, estime que Nicolas Sarkozy aurait intérêt à « faire savoir que l'UMP n'a pas vocation à gouverner toute seule » pour rassurer les électeurs centristes.
Rue d'Enghien, au siège de campagne, on laisse dire. Un sarkozyste du premier cercle explique que le candidat « n'a pas à se mêler des questions politiciennes comme la composition de son futur gouvernement ». « Son terrain, c'est celui des idées, ajoute-t-on. Il doit y rester. » Pendant que les notables de l'UMP s'interrogeaient, les stratèges de l'équipe ont mis au point leur propre dispositif anti-Bayrou. Simone Veil en est la pièce maîtresse. Issue de l'UDF, l'ancienne présidente du Parlement européen doit prendre aujourd'hui la tête du comité de soutien de Nicolas Sarkozy (lire ci-dessous). La nouvelle sera rendue publique après leur déjeuner d'aujourd'hui.Le candidat de l'UMP table aussi sur la personnalité de Jean-Louis Borloo pour mordre sur l'électorat centriste. Le ministre de la Cohésion sociale, lui aussi issu de l'UDF, a fait durer le plaisir en repoussant la date de son ralliement, mais il a prévu de voir Nicolas Sarkozy « dans les huit jours », ce qui laisse présager une fin de suspense imminente.
Entre-temps, dans la foulée de l'installation de Simone Veil à la présidence du comité de soutien, le candidat devrait recevoir un autre renfort de poids : celui du fondateur de l'UDF, Valéry Giscard D'Estaing. L'homme qui rêvait, comme Bayrou, de rassembler « deux Français sur trois ».
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08.03.07 | 16h02
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mardi 13 mars 2007, 18h08 En banlieue, un "engouement" pour Bayrou selon des acteurs associatifs
BOBIGNY (AFP) - Il existe un "engouement" pour François Bayrou en banlieue, affirment des responsables associatifs interrogés mardi par l'AFP selon lesquels de plus en plus d'électeurs des quartiers sensibles voient dans le président de l'UDF l'homme le plus à même de battre Nicolas Sarkozy.
"C'est lui qui bénéficie du capital sympathie. Les gens en ont soupé de la droite et de la gauche et il apparaît comme un homme neuf", affirme ainsi Stéphane Ouraoui, président de l'association Pas de quartiers, tous citoyens, présente dans toute la région parisienne. Le candidat de l'UDF, en tournée en Seine-Saint-Denis mardi, a été bien accueilli par la population. En déplacement au Val-Fourré (Yvelines) le 9 février et à Nanterre (Hauts-de-Seine) le 30 janvier, il avait reçu un accueil bienveillant. "Son côté anti-système plaît", confirme Mohamed Chirani, président de l'association Votez banlieue. La tendance s'est accentuée au cours de la campagne: "Bayrou est en train de gagner la confiance de la banlieue: il bénéficie de la peur engendrée d'un côté par l'agressivité de Nicolas Sarkozy et de l'autre par les maladresses et l'inexpérience de Ségolène Royal", souligne Mohamed Chirani. La réflexion de Nicolas Sarkozy, sur TF1, sur ces personnes qui ne respectent pas la France parce qu'elles "égorgent des moutons dans des baignoires", "en a choqué plus d'un", assure Stéphane Ouraoui. "J'étais récemment à une réunion de jeunes partisans du Parti radical de Jean-Louis Borloo à Mantes-la-Jolie. Pas un ne voulait voter pour Nicolas Sarkozy", témoigne-t-il. A contrario, François Bayrou rassure la communauté musulmane. Sa brève apparition le 16 février au dîner de l'Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis, où il s'est présenté comme "un croyant" qui "respecte les croyants", a été très appréciée, selon des participants. Hafid Rahmouni, directeur de l'association Zyva à Nanterre, l'a trouvé "très humain" lors de son passage dans cette ville. "C'est lui qui nous a semblé le plus à l'aise. Il n'y avait pas cette distance que peut provoquer la position d'un homme comme lui. Ca a vraiment fait la différence". Selon Stéphane Ouraoui, M. Bayrou bénéficie de l'image d'un homme "honnête" et "intègre". La gifle donnée en 2002 lors d'une visite au quartier de la Meinau à Strasbourg à un jeune garçon qui lui faisait les poches ne lui porte pas préjudice. "Perçue comme une correction de père de famille", elle est oubliée, quand elle n'est pas saluée, selon M. Chirani. Autre atout de François Bayrou en banlieue, et non des moindres: sa position dans les sondages qui le donnent gagnant face au candidat de l'UMP s'il était présent au second tour. "La banlieue cherche un vote pragmatique, l'objectif est de battre Sarkozy et ce n'est pas avec le vote Royal qu'on y parviendra", assure M. Chirani. Pour certains, Bayrou apparait davantage comme un moindre mal que comme une vraie solution. "On essaie de prendre le moins mauvais pour nous, franchement, on se dit, +pourquoi pas ?+ On paie pour voir, comme au poker", explique Hamza Bouguerra, président de l'association des jeunes des Tarterêts (Essonne). Reste à savoir si le candidat tiendra la distance et s'il pourra apparaître jusqu'au bout comme un homme au centre. "Certains en banlieue pourraient se souvenir que M. Bayrou a été ministre dans un gouvernement de droite, a soutenu des gouvernements de droite et a voulu financer les écoles privées", prévient Stéphane Ouraoui.--------
François Bayrou défend lui aussi l'idée d'une VIe République 19.03.07 | 08h54
PARIS (Reuters) - François Bayrou souligne avoir lui aussi mis en avant l'idée de VIe République, évoquée dimanche par la candidate socialiste Ségolène Royal. "J'ai beaucoup utilisé le terme de VIe République pour montrer le changement", a expliqué le candidat de l'UDF sur Canal +.-------
Les propos du candidat UMP sur la pédophilie et le suicide «innés» choquent. Sarkozy prend les catholiques à rebrousse-foi Par Jean-Dominique MERCHET, Libération, QUOTIDIEN : lundi 9 avril 2007
L'homme est-il libre ? Beau débat philosophique que celui lancé sans doute bien involontairement par Nicolas Sarkozy avec ses déclarations sur la prédisposition génétique à la pédophilie ou au suicide. Il a en tout cas réussi à unir contre lui le très antichrétien Michel Onfray et les milieux catholiques.
Samedi, l'archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois, a asséné un coup de crosse au candidat de l'UMP, qui ne manque pourtant pas de se dire «catholique» .
Mécontents.
Dans un entretien avec le nietzschéen Michel Onfray, récemment publié par Philosophie magazine d'avril, Nicolas Sarkozy déclarait : «J'inclinerais à penser qu'on naît pédophile» et plus loin : «Il y a 1 200 ou 1 300 jeunes qui se suicident en France chaque année [...] parce que génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable [...]. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense. »
Sur cette question, les catholiques ne peuvent qu'être très mécontents du candidat vers lequel penche pourtant la majorité des pratiquants (1). Partisan d'une «culture de la vie», les cathos ne cessent en effet de dénoncer tout ce qui ressemble de près ou de loin à l'eugénisme, le tri des embryons et, désormais, la «chasse génétique» , selon le mot de Mgr Vingt-Trois.
Les catholiques de l'UMP se retrouvent bien embarrassés. Sur leur site Internet (2), ils renvoient dos à dos Nicolas Sarkozy et Michel Onfray : «A chacun de se faire son opinion.» D'un côté, l'homme déterminé par ses gènes, de l'autre l'homme déterminé par son milieu. La cathosphère s'emballe : ainsi l'animateur du très conservateur blog Le salon beige s'emporte : «C'est du racisme. Nicolas Sarkozy semble penser que c'est l'hérédité qui fait le criminel. Il nie la liberté et la responsabilité humaine.»
Evidemment, le très croyant François Bayrou n'est pas en reste. «Quand Nicolas Sarkozy en vient à dire qu'un bébé peut naître en ayant en lui une condamnation à la perversité ou au suicide, mais dans quelle société vit-on ?» s'est il exclamé, samedi, sur France 3.
Depuis la Corse, le candidat de l'UDF avait déjà dénoncé les «propos terriblement inquiétants et glaçants» de son rival : «Ce sont des propos qui ne sont plus des propos humanistes. Ça voudrait dire qu'on a aucune chance, que son destin est joué à l'avance.» Quant à Jean-Marie Le Pen, il réagissait dès mercredi sur le même registre : «Si nous sommes habités par des gènes qui sont en eux-mêmes criminogènes, ça veut dire que nous n'avons pas la responsabilité de ce que nous faisons. »
Exonération.
A gauche, le généticien Axel Kahn a affirmé hier sur RTL qu' «il n'y a pas de gène d'un destin malheureux» . Il a accusé Nicolas Sarkozy de «s'exonérer par avance de ses responsabilités en disant : si ça survient, le monde que je vais essayer de construire n'y sera pour rien.» Ségolène Royal s'est contentée vendredi d'un «Je laisse les scientifiques répondre» , alors que son directeur de campagne, Jean-Louis Bianco, trouvait «surprenants» les propos de Nicolas Sarkozy. L'intéressé, lui, «ne souhaite pas polémiquer» sur ce sujet, a-t-il fait savoir samedi, lors d'un déplacement à Saint-Remy-de-Provence.
(1) 72 % au second tour selon un sondage Ifop La Croix réalisé du 23 au 26 février auprès de 1 842 personnes.
(2) http://catholiques-ump.typepad.fr/catholiques_de_lump/
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jeudi 12 avril 2007, 13h13 Spartacus réitère son soutien à Bayrou "pour réconcilier la France"
PARIS (AFP) - Spartacus, pseudonyme collectif de personnalités socialistes, a réitéré jeudi son soutien à François Bayrou, comptant sur le candidat UDF à la présidentielle "pour réconcilier la France". Dans une tribune publiée dans Le Figaro, Spartacus affirme que le président de l'UDF représente "un espoir pour des millions de Français qui veulent croire à cette chance unique de proposer un travail en commun à des hommes et des femmes venus d'horizons différents mais unis par le seul idéal du bien public". Selon ce collectif, "Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen proposent conjointement une vision crispée et haineuse de notre société et de notre avenir". "Jamais un candidat de la droite républicaine à l'élection présidentielle n'est allé aussi loin dans le débauchage et la surenchère en direction des thèses d'extrême droite", ajoute Spartacus. Il ajoute que "Ségolène Royal, comme on le prévoyait dans la précampagne interne au PS, s'est laissé entraîner sur ce terrain". "Par manque de rigueur, d'idées ou par penchant personnel, on ne retient plus de son discours qu'un écho caricatural aux idéaux nationalistes et démagogiques", déplore Spartacus. "Nous avons besoin, nous avons envie d'un président calme, serein, équilibré, mais qui soit aussi avisé des difficultés quotidiennes des plus démunis de nos concitoyens", d'"un président courageux qui ne change pas d'avis au gré des sondages qualitatifs ou de réunions de quartiers", d'"un président qui n'engage pas la France dans des conflits internationaux par suivisme ou qui dise à différents interlocuteurs ce que chacun souhaite entendre".--------
Rocard veut une alliance entre Royal et Bayrou.
Vendredi, l'ancien Premier ministre socialiste a appelé dans le journal Le Monde à une «alliance» entre Ségolène Royal et François Bayrou «avant le premier tour» de l'élection présidentielle pour battre Nicolas Sarkozy
Par Liberation.fr avec AFP,
LIBERATION.FR : vendredi 13 avril 2007
Tout pour battre Sarkozy.
Vendredi, l'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard a appelé dans le journal Le Monde à une «alliance» entre Ségolène Royal et François Bayrou «avant le premier tour» de l'élection présidentielle pour battre le candidat de l'UMP.
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L'UDF « pas à vendre »
(23/04/07)
Interrogée ce matin par Le Parisien/Aujourd'hui en France, Marielle de Sarnez, directrice de campagne de François Bayrou avertit : « Nous ne sommes pas à vendre ! ». Pour en savoir plus, il faudra attendre que le leader UDF s'exprime cette semaine. Et s'il n'est pas au second tour, Marielle de Sarnez reste enthousiaste : le score « est formidable, historiquement inégalé dans la famille centriste » selon elle.
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François Bayrou ne donne pas de consigne de vote pour le second tour et crée un nouveau parti
LEMONDE.FR | 25.04.07 | 16h14 • Mis à jour le 25.04.07 | 17h06
Je ne donnerai pas de consigne de vote" entre les deux tours, a déclaré François Bayrou lors d'une conférence de presse très attendue, mercredi 25 avril, indiquant qu'il ne savait pas lui-même "ce qu'il fera" dimanche 6 mai. "J'estime que les Français qui ont voté pour moi sont en conscience des citoyens libres de leur choix." Le candidat UDF, très courtisé depuis qu'il a recueilli 18,6 % des voix au premier tour de l'élection présidentielle, a par ailleurs indiqué qu'il accepte le débat que lui a proposé Ségolène Royal, ajoutant qu'il est prêt à en faire autant avec Nicolas Sarkozy si ce dernier le lui propose.
François Bayrou a précédé ces annonces d'une explication. Lui estime que la France souffre de trois maux, "qui doivent être réparés ensemble" : "la démocratie malade", et notamment "l'absence de séparation des pouvoirs", "le tissu social déchiré", avec ses "ghettos", et "le manque de croissance", dont le chômage et la faiblesse du pouvoir d'achat sont les"symptômes". Or, selon lui, "Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal vont non pas réparer mais risquent d'aggraver l'un ou l'autre de ces maux" : le candidat de l'UMP, qui a "le goût de l'intimidation et de la menace", s'il est élu, "concentrera les pouvoirs comme jamais" ; la candidate socialiste "paraît plus attentive au tissu social", mais entend "multiplier les interventions de l'Etat", et son programme économique "va exactement à l'encontre des orientations dont la France a besoin". Enfin, il estime que "les deux candidats ont promis une hausse délirante des dépenses publiques".
UN PARTI DÉMOCRATE, "CENTRAL"
"Je ne reviendrai pas en arrière sur notre chemin de liberté. Je ne cherche ni n'accepterai aucune soumission ou ralliement à l'un des deux camps", a-t-il ajouté. "Je veux au contraire garantir aux Français que quel que soit le vainqueur, ils trouveront pour les représenter une force de contre-pouvoir, libre, capable de dire oui si l'action va dans le bon sens et non si elle va dans le mauvais sens. Capable, autrement dit, de faire sortir la politique des réflexes du toujours pour et du toujours contre, pour défendre l'intérêt général", a poursuivi M. Bayrou.
"Pour changer définitivement la politique française", il a annoncé la création d'un nouveau parti "central" plutôt que centriste, qu'il propose de baptiser Parti démocrate. Ce parti "présentera des candidats à toutes les élections à venir, et d'abord aux élections législatives, pour représenter les Français qui veulent une politique nouvelle, indépendante, libre dans son expression et décidée à défendre les citoyens sans se laisser intimider par les menaces ou les tentations diverses liées au pouvoir". "Le Parti démocrate proposera de refonder nos institutions pour que le mot démocratie trouve son sens en France", a-t-il ajouté.
Interrogé sur son propre vote au second tour, il a répondu : "A l'heure qu'il est, je ne sais pas ce que je ferai, mais j'imagine déjà ce que je ne ferai pas." "Beaucoup de choses peuvent intervenir dans les douze jours qui restent", a-t-il indiqué, citant le débat qu'il devrait avoir avec la candidate socialiste et le débat d'entre-deux-tours entre les présidentiables. A une journaliste qui l'interrogeait en anglais, François Bayrou a répondu dans la même langue qui lui était "absolument impossible, dans la situation actuelle", d'accepter un poste de ministre dans le prochain gouvernement, quel qu'il soit.
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mercredi 25 avril 2007, 16h46 François Bayrou dénonce "la manière de gouverner des Hauts-de-Seine"
PARIS (AP) - Confirmant son intention de présenter des candidats dans toutes les circonscriptions aux législatives de juin prochain, François Bayrou a dénoncé mercredi "la manière de gouverner des Hauts-de-Seine", et les "pressions" dont les élus UDF sont l'objet de la part de l'UMP, au cours d'une conférence de presse à Paris.
"Cette manière de multiplier, par pression, des débauchages individuels et de prétendre fabriquer de faux partis", "cela ressemble assez à la manière de gouverner des Hauts-de-Seine qui n'est pas pour moi (...) l'exemple de la démocratie", a-t-il dit.
Alors qu'on lui demandait s'il entendait présenter des candidats dans chaque circonscription, M. Bayrou a répondu: "oui, plus que jamais". "Le parti démocrate aura des candidats dans toutes les circonscriptions de France".
M. Bayrou a affirmé qu'il serait lui-même candidat aux législatives à Pau en juin. Interrogé sur l'attitude des élus UDF aux législatives, il s'est montré évasif: "nous sommes à l'élection présidentielle, nous verrons aux élections législatives".
Il a minimisé le ralliement de certains élus à Nicolas Sarkozy: "un certain nombre d'entre eux peut faire le choix de soutenir Nicolas Sarkozy. J'ai dit que le vote était libre", mais "tous restent avec moi sans aucune exception".
"J'ai beaucoup de liens avec les députés qui m'entourent. Je comprends bien les pressions dont ils sont l'objet. A mon avis, ces pressions ne devraient pas les impressionner".
Mais "ma ligne, ce n'est pas les élus, ce sont les électeurs (...) C'est avec les Français que je parle, pour eux que je réfléchis". AP
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Plus de la moitié des députés UDF
voteront pour Nicolas Sarkozy
NOUVELOBS.COM | 26.04.2007 | 18:16
15 députés centristes sur 29 ont indiqué qu'ils voteraient pour le candidat UMP le 6 mai.
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samedi 28 avril 2007, 15h36 Débat à fleurets mouchetés entre Royal et Bayrou
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François Bayrou baptisera son parti "Mouvement démocrate"
LE MONDE | 05.05.07 | 14h21 • Mis à jour le 05.05.07 | 14h21
L'ancien ministre centriste Hervé de Charette, qui a quitté l'UDF pour l'UMP en 2002, a en effet indiqué avoir déposé la marque "Union pour la démocratie française" (UDF) en 2004 auprès de l'Institut national de la propriété industrielle (INPI). Afin de prévenir toute tentative de récupération, l'UDF a annoncé, vendredi, son intention d'engager des poursuite judiciaires.
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jeudi 3 mai 2007, 20h50
Au lendemain du débat (Royal-Sarkozy), Bayrou confirme qu'il ne votera pas Sarkozy
Par Pascale JUILLIARD, Yahoo.fr, actualités
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Sondage Hebdo : François Bayrou bat Nicolas Sarkozy au second tour
Par RMC, mardi 13 mars 2007 à 07:58 :: RMC :::
Voici le 7ème Sondage Hebdo LH2 / RMC / BFM TV / 20 Minutes
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François Bayrou poursuit sa progression, le candidat de l'UDF gagne 2 points à 22% d'intentions de vote, alors que Nicolas Sarkozy reste stable et en tête à 28% et que Ségolène Royal, 2ème, perd un point à 26% d'intention de vote.
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L'UMP rassemble à elle seule 39,54% des voix
Selon les résultats nationaux définitifs du ministère de l'Intérieur, l'UMP devance le PS (24,73%) et le Mouvement démocrate-UDF (7,61%). Le Front national et le PCF font jeu égal avec 4,29% des voix, les Verts 3,25%.
La droite, qui a largement dominé dimanche le premier tour des législatives, marqué par une abstention record, est en passe d'obtenir une majorité écrasante à l'Assemblée nationale.
Selon les résultats nationaux définitifs communiqués lundi 11 juin par le ministère de l'Intérieur, l'UMP est arrivé nettement en tête du premier tour des élections législatives avec 39,54% des voix. Le Parti socialiste rassemble 24,73% des voix, devant le Mouvement démocrate-UDF, 7,61%. Le Front national passe sous la barre des 5%, avec 4,29% des voix, exactement le même score que le Parti communiste. Les Verts ont 3,25%.
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lundi 11 juin 2007, 15h16
Sarnez, éliminée à Paris: pas de consigne mais appel à défendre le pluralisme
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Réunis au Zénith, la gauche et Bayrou opposent les "principes" aux tests ADN
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Jean-Marie Cavada confirme sa candidature dans le 12e à Paris, soutenu par l'UMP
Jean-Marie Cavada a confirmé au Figaro, lundi 26 novembre (2007), qu'il accepte de conduire aux municipales une "liste de rassemblement soutenue par l'UMP, mais aussi par des personnalités venues d'ailleurs", dans le 12e arrondissement de Paris, perçu comme stratégique à droite pour reconquérir la mairie de la capitale.
"Il faut rassembler les énergies nationales autour de réformes justes et aider à les négocier équitablement. François Bayrou l'a dit durant la campagne présidentielle, mais c'est Nicolas Sarkozy qui fait bouger la France. Il est allé chercher les meilleurs pour réussir les réformes que nous aurions dû faire il y a trente ans", explique le député européen, qui fut l'un des plus fervents soutiens du candidat centriste lors de la campagne présidentielle, et qui l'a suivi dans le projet de créer l'UDF-MoDem.
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A François Bayrou, ses amis rancuniers
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Cavada "ignore absolument" son avenir politique
AFP - 18h, 16 déc 2007 (AFP) -
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François Bayrou, un catholique pratiquant
« Je défends la laïcité comme citoyen, mais aussi comme croyant »
la-Croix.com, jeudi 12 avril 2007
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Homélie pour la messe en l’honneur
de Monsieur Raymond BARRE
Primatiale saint Jean-Baptiste, le jeudi 30 août 2007.
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Le Parisien, mardi 22 janvier 2008, 15h38
ELECTIONS Sarkozy: «Je n'ai pas à me mêler des élections municipales»
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The Associated Press - 16/03/08 à 23:17:16 - 126 mots
Politique française
Marielle de Sarnez remporte le seul siège MoDem au Conseil de Paris
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Bayrou se pose en victime d’un complot ourdi à l’Elysée
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Les députés adoptent le projet de loi sur les 35 heures
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Bayrou dénonce "les protections" accordées par Sarkozy à Bernard Tapie
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Bayrou-Sarkozy : le duel
Entretien. L'acte d'accusation dressé par Bayrou contre Sarkozy plante le décor de la campagne présidentielle avec trois ans d'avance
Eric Branca, le 07-05-2009 Valeurs-actuelles.fr
Bien sûr. De Gaulle a eu le génie, par exemple, de ne jamais cesser de voir la Russie sous l’URSS, en un temps où tout le monde pensait que le communisme avait gagné.
Si vous acceptez qu’un président dise : la religion est utile, vous acceptez qu’un autre dise : la religion est nuisible. Ou bien, s’exprime dans le sens d’une religion ou d’une autre.Mesurez les risques en pensant au monde qui vient.
Je pense que la laïcité à la française doit être défendue et promue en elle-même. Dans le monde vers lequel nous allons, les intégrismes, les abso lutismes religieux sont un grand danger. Nous avons, dans notre histoire, inventé la clé d’or du vivreensemble. Voilà un domaine clé où la France est à l’avant-garde. L’Europe tout entière bouge vers notre vision.
Nous sortons de cette sagesse qui consiste à affirmer que le pouvoir n’a rien à dire dans certains domaines de la vie. Il n’a rien à dire dans le domaine de la foi. De même que le religieux n’a pas autorité sur tous les domaines de la vie, par exemple dans le domaine scientifique. Et que la science elle-même rencontre des limites. Il n’appartient pas au pouvoir, quel qu’il soit, de vous dicter ce qui est vrai, ce qui est juste, ou ce qui est scientifiquement fondé. Il n’a aucune légitimité pour le faire. De même qu’il n’appartient pas au président de la République de décider qu’un jeune enfant à l’école doit prendre en charge la mémoire d’un petit martyr de la Shoah. C’est la même chose. Le pouvoir n’a aucun pouvoir sur l’intime.
Si faire de la politique, c’est dire “oui” à l’inacceptable, alors à quoi sert la politique ? Ce qui me choque le plus dans les choix qui sont faits aujourd’hui, c’est que l’on place la France, toujours, du côté des puissants, au lieu de l’entraîner à leur résister.
Se ranger du côté des puissants, rentrer dans le rang, c’est le contraire de la vocation de la France. Nous l’avons fait avec l’Otan, en reniant des décennies de liberté d’esprit, de signes d’indépendance.Mais Nicolas Sarkozy l’a fait aussi lorsque la Russie a envahi la pauvre Géorgie. Il a immédiatement joué dans la main de Poutine en affirmant que « les Russes avaient le droit de défendre les russophones à l’extérieur de leurs frontières », phrase qui devrait faire frémir ceux qui ont quelque notion de l’histoire.
C’est son choix de vie qui tient tout entier dans l’acte fondateur du quinquennat (la fête du Fouquet’s) ; le choix de ses amis, ceux qui croient que la réussite d’une vie se juge à la Rolex (j’estime, quant à moi, que ma mère, qui touche moins de 650 euros de retraite mensuelle, n’a pas raté la sienne). C’est aussi sa fascination pour la quantité, sous toutes ses formes, du “chiffre”qu’on exige des policiers (avec l’absence de résultats que l’on sait en matière de sécurité) à celui des “réformes”qu’on aligne sans davantage d’effets…
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Sarnez : « Je crois à l’élection de Bayrou en 2012 »
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Peillon et Sarnez côte-à-côte lors d'un débat sur l'éducation
(AFP) – 09 janvier 2010 20.00
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Publié le 18.09.2011, 14h21 leparisien.fr
Bayrou se veut le "Monsieur propre" de la présidentielle de 2012 | Boris Horvat
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Politique. Bayrou aurait refusé des valises de billets
20 septembre 2011 à 10h14 - letelegramme.com
François Bayrou s'est exprimé ce mardi matin sur France Inter. Le président du MoDem a commenté l'intervention télévisée de DSK avant de revenir sur la fameuse histoire des valises de billets révélée par l'avocat Robert Bourgi.
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Présidentielle: pourquoi Bayrou y croit pour 2012
le 26 novembre 2011 à 18:25 tf1news.fr
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"Oh ! Fillon is here ?" Même quelques journalistes étrangers ont fait le déplacement au dîner annuel du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), dans le très chic Pavillon d'Armenonville, en plein bois de Boulogne, mercredi soir. Il faut pourtant s'armer de patience pour pénétrer dans l'enceinte hypermondaine : les cartons d'invitation et accréditations spéciales ne permettent pas d'éviter les fouilles minutieuses des sacs et le passage par un portique de sécurité.
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Parrainages : Bayrou au secours de Marine Le Pen
le 13 février 2012 à 10h40 , mis à jour le 13 février 2012 à 10h47 TF1.fr
François Bayrou a avancé l'idée d'une concertation entre partis politiques pour permettre à Marine Le Pen d'obtenir les 500 parrainages nécessaires pour se présenter à la présidentielle, si l'obstacle s'avérait insurmontable pour la candidate du FN. Idée mal reçue à droite comme à gauche.
Manuel Valls rejette la proposition de Bayrou sur les parrainages du FN Vidéo LCIWAT sélectionnée dans Actualité Manuel Valls rejette la proposition de Bayrou sur les parrainages du FN - 32 s
Si Mme Le Pen n’a pas ses signatures, les partis "devront en discuter" estime Bayrou - 32 s
Son absence à l'élection ? Marine Le Pen dénonce le "rêve de la classe politique" - 48 secondes Parrainages : les électeurs FN se vengeront aux législatives, avertit Le Pen
A Saint-Denis de la Réunion, la candidate du Front national, Marine Le Pen, a mis en garde Nicolas Sarkozy contre le risque d'une "vengeance" de ses électeurs aux législatives au cas où elle ne pourrait pas se présenter à la présidentielle.
Publié le 08/02/2012
Parrainages : Hollande veut "changer les règles" mais pas tout de suite
L'absence de Marine Le Pen à la présidentielle "serait un problème", a reconnu le candidat socialiste sur France 2 tout en affirmant être "pour" une modification de la règle des parrainages "le moment venu". "Ce n'est pas maintenant qu'il faut poser cette question, c'était il y a plusieurs mois", a-t-il rappelé.
Publié le 07/02/2012
Un duel Hollande-Sarkozy se profile, aux dépens de Marine Le Pen et Bayrou
Le candidat socialiste domine toujours dans les intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle, selon un sondage Ipsos. En progression de trois points, à 32%, il accroît même son avance sur Nicolas Sarkozy, qui est en hausse de deux points. Marine Le Pen et François Bayrou sont en baisse.
Publié le 07/02/2012
Une partie du camp Sarkozy veut "parler" aux électeurs de Marine Le Pen
Les déclarations controversées de Claude Guéant sur les "civilisations" participent à une stratégie de séduction des électeurs potentiels du FN à travers "les valeurs". Pour mieux contourner l'obstacle du bilan de Nicolas Sarkozy.
Publié le 06/02/2012
Sans Marine Le Pen, Sarkozy et Hollande à égalité au 1er tour
François Hollande et Nicolas Sarkozy feraient jeu égal avec chacun 33% des intentions de vote, au cas où Marine Le Pen ne serait pas présente au premier tour de la présidentielle faute d'avoir les parrainages nécessaires, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche.
Publié le 05/02/2012
Marine Le Pen absente ? Son père prédit la "fin" de Sarkozy
Dans une interview au Journal du Dimanche, Jean-Marie Le Pen pronostique que si sa fille ne pouvait se présenter à la présidentielle faute d'avoir obtenu les 500 parrainages nécessaires, "ce sont plus de 20°% des électeurs qui ne pourront pas s'exprimer". Quant à Nicolas Sarkozy, il "serait battu".
Publié le 05/02/2012
Parrainages : la requête du Front national transmise aux Sages
Le Conseil d'Etat a estimé que la QPC contestant l'obligation de rendre publics les parrainages d'élus pour concourir à la présidentielle remplissait les conditions juridiques pour être renvoyée, en vue de son examen, au Conseil constitutionnel.
Publié le 02/02/2012
Marine Le Pen regrette les caricatures d'un blog FN
La candidate FN a déclaré qu'en conséquence, un candidat FN aux législatives dans le Rhône, Stéphane Poncet, passera devant la commission de discipline du parti d'extrême droite.
Publié le 01/02/2012
Son absence à l'élection ? Marine Le Pen dénonce le "rêve de la classe politique"
La candidate du FN à la présidentielle a fustigé, sur le ton de l'humour, le sondage Ifop paru dans le JDD, dont le titre de Une était "si elle n'était pas là..."
Publié le 05/02/2012
Marine Le Pen prône l'anonymat des parrainages
"Si je ne peux pas être candidate à l'élection présidentielle, nous aurons tourné la longue page de la démocratie en France", a déclaré Marine Le Pen, mardi devant le Sénat.
A Saint-Denis de la Réunion, la candidate du Front national, Marine Le Pen, a mis en garde Nicolas Sarkozy contre le risque d'une "vengeance" de ses électeurs aux législatives au cas où elle ne pourrait pas se présenter à la présidentielle.
Parrainages : Hollande veut "changer les règles" mais pas tout de suite
Publié le 07 février 2012
L'absence de Marine Le Pen à la présidentielle "serait un problème", a reconnu le candidat socialiste sur France 2 tout en affirmant être "pour" une modification de la règle des parrainages "le moment venu". "Ce n'est pas maintenant qu'il faut poser cette question, c'était il y a plusieurs mois", a-t-il rappelé.
Un duel Hollande-Sarkozy se profile, aux dépens de Marine Le Pen et Bayrou
Publié le 07 février 2012
Le candidat socialiste domine toujours dans les intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle, selon un sondage Ipsos. En progression de trois points, à 32%, il accroît même son avance sur Nicolas Sarkozy, qui est en hausse de deux points. Marine Le Pen et François Bayrou sont en baisse.
Marine Le Pen aura-t-elle les 500 signatures nécessaires pour se présenter à la présidentielle ? En son temps, son père et prédécesseur à la tête du Front National ne se privait pas de dénoncer à échéances régulières cette barrière difficilement surmontable pour les "petits" candidats, même si lui-même n'a jamais été empêché de se présenter. Pourtant, cette année, la question se pose avec plus d'acuité pour Marine Le Pen. Au point de susciter des états d'âme au sein d'autres partis sur le "déni de démocratie" que représenterait son absence du premier tour de la présidentielle. Dimanche, François Bayrou a estimé que si "Marine Le Pen fait une déclaration publique en disant qu'elle n'a pas les signatures" pour sa candidature à la présidentielle, "les dirigeants des grands courants démocratiques devront en discuter".
Le candidat centriste était interrogé, lors du journal de France 2, sur l'éventualité de demander aux élus proches de son parti, le Modem, de parrainer Marine Le Pen, pour qu'elle puisse se présenter. "A chaque élection, on entend dire que le Front national n'aura pas ses signatures", a relativisé François Bayrou. Mais, a-t-il ajouté, "si c'était le cas, je trouve que ce ne serait pas respecter le contrat démocratique français". Et revenant sur ce même thème lundi matin sur RTL, le candidat centriste a réitéré son appel aux autres formations politiques. "Il est impossible qu'une formation politique, seule, comme la mienne, dise 'Ecoutez, on va faire ce qui faut', parce que ça ferait manoeuvre", a-t-il expliqué. "Je ne le ferai pas. En revanche, en parler avec les autres responsables politiques, pour que le pluralisme ait droit de cité en France, je suis prêt à le faire s'ils y sont prêts, ce dont je ne suis pas certain".
"L'exercice est toujours difficile"
Mais pour Manuel Valls, directeur de la communication de François Hollande, la réponse est "Non". "Vous vous rendez compte, les responsables politiques - alors que l'élection présidentielle, c'est la rencontre d'un homme, d'une femme, d'un candidat avec les peuples - se réunissant dans une arrière-boutique pour répartir des signatures? 'Et moi je te donne tel département, et moi je te donne tel maire'?", a lancé le député-maire socialiste d'Evry sur Europe 1. "Mais enfin, qu'est-ce que ça veut dire ? Il y a une loi qui prévoit 500 signatures de maires pour les candidats. C'est quand même étrange de la part de François Bayrou qui en appelle aux institutions de la Ve République, et qui là nous fait une proposition de réunir les partis comme sous la IVe pour régler les problèmes".
Le ministre UMP du Travail, Xavier Bertrand, a lui aussi écarté l'idée d'une telle "discussion". "Je suis maire de Saint-Quentin. Ma signature ira à Nicolas Sarkozy et à personne d'autre. En revanche, je préfère très clairement affronter les idées du Front national, comme de l'extrême gauche, dans une élection", a-t-il commenté sur i-Télé.
Dominique Voynet, porte-parole de la candidate écologiste Eva Joly, a elle aussi rejeté la proposition de François Bayrou. "L'exercice est toujours difficile. Il faut le prendre au sérieux, aller à la recherche des signatures. Sans doute Marine Le Pen a-t-elle sous-estimé cette difficulté", a-t-elle déclaré sur Europe 1. Mais pour l'ancienne candidate à l'élection présidentielle, il n'y a pas de doute sur la candidature de Marine Le Pen : "Elle le sera. On joue avec cette idée depuis des années et des années. A chaque échéance, l'extrême droite joue avec cette menace pour occuper le terrain. Je pense qu'elle ferait mieux de se débattre sur le terrain des idées et des propositions concrètes pour sortir de la crise".
le 13 février 2012 à 10:40
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Le bide de "Parole de candidat" sur TF1 : la faute de François Bayrou et Eva Joly ? Par Florian Courgenouil La tête dans les médias
Edité par Amandine Schmitt Auteur parrainé par Aude Baron lenouvelobs.com
Modifié le 22-02-2012 à 08h40
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Tueries de Montauban et Toulouse : sept victimes
le 20 mars 2012 à 10h41 , mis à jour le 20 mars 2012 à 17h00
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Tuerie de Toulouse : Bayrou pointe le climat et les politiques pyromanes
Mathieu Deslandes | Journaliste http://www.rue89.com/rue89-presidentielle/2012/03/20/tuerie-de-toulouse-bayrou-pointe-le-climat-et-les-politiques
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Le Point.fr - Publié le 21/03/2012 à 07:11 - Modifié le 21/03/2012 à 08:27
MINUTE PAR MINUTE. Suivez l'arrestation du principal suspect des tueries de Montauban et Toulouse.
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VIDEO. Guéant : le suspect «dit avoir voulu venger les enfants palestiniens»
Publié le 21.03.2012, 06h54 | Mise à jour : 07h40
Alors qu'une opération du RAID était en cours contre le «tueur au scooter» présumé, le ministre de l'Intérieur Claude Guéant, présent à Toulouse depuis la fusillade de lundi devant une école juive, s'est exprimé peu après 6 heures du matin mercredi devant la presse, réunie à quelques centaines de mètres des lieux de l'intervention.
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Sondage : Bayrou continue sa descente aux enfers
Le Point.fr - Publié le 10/04/2012 à 08:01 - Modifié le 10/04/2012 à 15:28
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Pour Juppé, Bayrou pourrait "sûrement" être premier ministre de Sarkozy
A la question : "François Bayrou pourrait-il être le premier ministre de Nicolas Sarkozy ?", Alain Juppé répond: "Sûrement" dans un entretien au Figaro Magazine rendu public mercredi 11 avril. "Il n'est pas socialiste, et ce qu'il propose est aux antipodes de ce que propose François Hollande", argumente Alain Juppé, lui-même souvent cité comme un candidat sérieux pour Matignon si Nicolas Sarkozy est réélu.
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Législatives: le PS maintient sa candidate face à Bayrou, assure Aubry afp 09/05/2012 à 11.16
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Marianne, brèves de la semaine, Lundi 23 Avril 2007
LEMONDE.FR | 25.04.07 | 16h14 • Mis à jour le 25.04.07 | 17h06, Claire Ané
mercredi 25 avril 2007, 16h46, Yahoo.fr, actualités
Plus de la moitié des députés UDF voteront pour Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle, selon leurs déclarations recueillies jeudi 26 avril par l'AFP.
NOUVELOBS.COM | 26.04.2007 | 18:16
PARIS (Reuters) - Ton affable, sourires aimables et plaisanteries, le débat télévisé qui a opposé samedi Ségolène Royal et François Bayrou a davantage tenu du dialogue policé que de la foire d'empoigne.
Durant près de deux heures de discussion retransmise sur BFM TV et RMC, François Bayrou a toutefois marqué son "désaccord assez profond" avec le programme économique de la candidate socialiste, qui s'est dite déterminée à le mettre en oeuvre si elle est élue présidente de la République le 6 mai.
"Nous ferons un bout de chemin ensemble", a dit Ségolène Royal à la fin d'un exercice inédit en France où elle a dit voir le signe d'une "modernisation de la vie politique".
C'était la première fois sous la Ve République lors d'une élection présidentielle qu'un candidat éliminé au premier tour de scrutin, en l'occurrence le dirigeant centriste, débattait publiquement avec un des deux rivaux du second tour.
"Quel que soit celui qui va être élu, il aura besoin de faire travailler ensemble des courants politiques différents", a prédit François Bayrou.
"Aucun des problèmes de notre pays - ma main à couper - ne peut trouver de réponse si on n'est pas capable de dépasser ces affrontements", a insisté le président de l'UDF, pourfendeur du traditionnel clivage droite-gauche en France.
Incertaine tout au long de la semaine, prévue puis reportée et décriée dans le camp de l'UMP, cette rencontre a constitué pour Ségolène Royal une sorte de répétition générale avant le débat télévisé qui l'opposera mercredi soir à Nicolas Sarkozy.
Elle a été pour François Bayrou une occasion de se faire entendre malgré son élimination au premier tour. Ce que le candidat de l'UMP avait souligné vendredi en traitant le président de l'UDF de "mauvais perdant".
SE FORMER UNE OPINION
Tailleur blanc à rayures pour l'une, costume sombre pour l'autre, Ségolène Royal et François Bayrou étaient assis côte à côte à une table tendue de blanc, face à quatre journalistes.
L'élue socialiste et l'ex candidat à l'Elysée ont passé en revue les sujets de société dans le but affiché d'éclairer les indécis, et en particulier les 6,8 millions d'électeurs qui ont choisi François Bayrou au premier tour et dont Ségolène Royal a mathématiquement besoin pour espérer l'emporter dans huit jours.
"Je suis très heureux qu'on les ait aidés à se former une opinion", a dit le candidat centriste. De même, a souligné la présidente de la région Poitou-Charentes, "ce n'est pas une question de partis politiques ici, c'est une question de citoyens qui aujourd'hui réfléchissent au vote majeur qu'ils auront à accomplir le 6 mai".
Organisé dans les salons d'un grand hôtel parisien en présence d'une centaine de journalistes, le débat a commencé par une mise au point : pas question de parler de ralliement.
Ségolène Royal a dit ne rien attendre de la sorte de la part de François Bayrou, qui a confirmé qu'il ne donnerait aucune consigne de vote, même s'il se réserve la possibilité de dévoiler son choix personnel d'ici le 6 mai.
Entre deux accrochages policés sur les questions économiques, leur principal pomme de discorde, Ségolène Royal et François Bayrou ont souligné leurs points de rencontre sur l'Europe, les institutions ou encore la sécurité.
Sans insister sur la non-qualification du député béarnais au second tour, la candidate socialiste a rappelé qu'elle était en finale et que c'est son projet qui est dans la balance.
"Mon objectif ici n'est pas de chercher à convaincre François Bayrou puisque le pacte présidentiel que j'ai proposé sera mis en application si les Français me confient cette responsabilité", a-t-elle dit.
"Laissez-moi décider moi-même des convergences et des divergences avec la personne que vous venez de citer", a-t-elle lancé un peu plus tard à François Bayrou qui parlait d'affinités entre elle et Nicolas Sarkozy.
Apparemment à l'aise et souriants, tous deux ont plaisanté à plusieurs reprises, parlant "des goûts et des couleurs" à propos du drapeau tricolore ou faisant remarquer que le président de l'UDF avait le même prénom que le compagnon de Ségolène Royal, le premier secrétaire du PS, François Hollande.
Yahoo.fr, actualités, samedi 28 avril 2007, 15h36
Tel est le nom que François Bayrou demandera au conseil national de l'UDF, réuni jeudi 10 mai, de donner au nouveau parti qu'il s'apprête à créer. C'est sous cette appellation que la formation centriste devrait présenter des candidats dans toutes les circonscriptions aux élections législatives des 10 et 17 juin. Les membres du conseil devront également approuver les changements de structure de leur organisation.
Dès le lendemain du second tour de la présidentielle, et quel qu'en soit le résultat, M. Bayrou entend donc engager la bataille des législatives avec une formation politique rénovée, qui revendique son indépendance et tourne la page de l'alliance à droite. "Des dizaines de milliers de Français ont envie de s'engager dans un tel mouvement et nous allons le construire avec eux", a assuré l'ex-candidat centriste à l'AFP, vendredi 4 mai, ajoutant que "la liberté d'esprit est une attente des citoyens".
Fort des 6,8 millions de voix qui se sont portées sur son nom le 22 avril, il espère désormais installer durablement une "troisième force politique", qui connaîtra son premier test à l'occasion des législatives.
POURSUITES JUDICIAIRES
"L'objectif est que les Français puissent compter sur des députés libres de leur choix et assez indépendants pour ne pas être inféodés aux un ou aux autres", a indiqué M. Bayrou, soulignant ainsi que les élus sortants de l'UDF devront faire un choix.
Vingt-deux députés sur vingt-neuf ont choisi d'appeler à voter pour Nicolas Sarkozy au second tour. Combien sont prêts à suivre le président de l'UDF dans ce qu'il appelle la "voie de l'indépendance" ? En indiquant qu'il ne voterait pas pour le candidat de l'UMP, M. Bayrou "a franchi une nouvelle étape qui a suscité beaucoup de trouble et d'interrogations", estime François Sauvadet, député de Côte-d'Or et porte-parole de l'UDF.
Que deviendraient, alors, les élus et militants centristes qui refuseraient de rejoindre le Mouvement démocrate ? Du côté de l'UMP et de ses alliés, autour, notamment, de Gilles de Robien et André Santini, la réflexion est engagée pour maintenir le sigle UDF et présenter des candidats de la "majorité présidentielle" sous cette étiquette.
Mais c'est un autre motif qui a eu raison de cette hypothèse, que M. Bayrou avait évoquée une première fois dans son entretien au Monde du 3 mars. Entretemps, un ancien candidat de l'UDF aux élections législatives de 2002 dans les Yvelines, Alain Chitrit, n'exerçant aucune responsabilité dans la formation centriste, a déposé ce nom à l'INPI.
Patrick Roger, Le Monde, Article paru dans l'édition du 06.05.07. Elections 2007
Par Pascale JUILLIARD, Yahoo.fr, actualités
NOUVELOBS.COM | 11.06.2007 | 10:57
Communistes: 1.115.719 4,29%
Socialistes: 6.436.156 24,73%
Radicaux de gauche: 343.580 1,32%
Divers gauche: 513.457 1,97%
Verts: 845.884 3,25%
Ecologistes: 208.465 0,80%
Régionalistes: 131.585 0,51%
CPNT: 213.448 0,82%
Divers: 267.987 1,03%
UDF-MoDem: 1.981.121 7,61%
Majorité présidentielle: 616.443 2,37%
UMP: 10.289.028 39,54%
MPF 312.587 1,20%
Divers droite: 641.600 2,47%
Front national: 1.116.005 4,29%
Extrême-droite: 102.100 0,39%
lundi 11 juin 2007, 15h16, Yahoo.fr, actualités
Par Par Thomas MORFIN AFP - Dimanche 14 octobre, 22h24PARIS (AFP) -
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 26.11.07 | 10h25 • Mis à jour le 26.11.07 | 13h42
Patrick Roger, LE MONDE | 30.11.07 | 14h24 • Mis à jour le 30.11.07 | 14h24
Il vient d'annoncer sa décision de conduire une liste de l'UMP à Paris aux municipales de 2008. "Que celui qui n'a jamais changé de cheval en 1995 me jette la première pierre, s'insurge l'ancien journaliste. Pour prétendre gouverner un pays, il faut avoir deux choses : un staff de réflexion, car on ne peut gouverner avec de belles phrases, et faire fonctionner un parti qui soit un mouvement dynamique et ouvert. Le Mouvement démocrate, c'est moi qui ai suggéré le nom à Bayrou. Il m'a proposé au moins à deux reprises d'être un des deux numéros deux de cette formation. Mais, à chaque fois, la proposition était assortie d'une condition : "Il faut que tu me jures que tu me suivras jusqu'au bout." J'ai passé l'âge où on se jure qu'on va s'aimer."
"Je suis arrivé à la conclusion qu'il n'y aurait jamais d'autre numéro deux que Marielle de Sarnez, conclut-il. Avec François Bayrou, nous sommes toujours dans la chanson de geste. Je ne peux pas accepter de devoir attendre que tout se casse la figure. C'est un pari que je ne partage pas : attendre au bord de la rivière de voir le cadavre des réformes passer, c'est de l'enfantillage."
Patrick Roger, LE MONDE | 30.11.07 | 14h24 • Mis à jour le 30.11.07 | 14h24
Recueilli par Dominique GERBAUD La-Croix.com
Cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon
Laurent DE BOISSIEU
Pour le leader du Modem, les partisans d’un retour de l’UDF sont téléguidés par Sarkozy.
CHRISTOPHE FORCARI Libération
QUOTIDIEN : mardi 15 avril 2008
A l’appui de ses affirmations, François Bayrou se fonde sur une note rédigée par Dominique Paillé, un des conseillers du président de la République. Celle-ci liste tous les points faibles de la formation centriste et détaille les moyens d’isoler un peu plus son porte-drapeau. Ce document évoque notamment la question du financement public versé au Modem que certains élus centristes voudraient voir revenir dans l’escarcelle de l’ex-UDF. Le bureau exécutif de cette ancienne formation, mis en place lors du congrès fondateur du Modem à Villepinte en novembre, a justement pour tâche de veiller pendant une période de trois ans aux «intérêts juridiques, matériels et moraux» de l’UDF. Et les anciens de la maison UDF ont demandé qu’il se réunisse demain soir. «Il s’agit de voir quelles sont les conventions qui ont été passées entre l’UDF et le Modem, notamment pour l’utilisation des locaux. C’est tout cela que nous voulons examiner. S’il ne dispose d’aucune marge de manœuvre, quelle est alors son utilité ?», se demande Jean Arthuis. «Le bureau de l’UDF participe clairement à cette opération de déstabilisation», dénonce François Bayrou, qui prédit que cette manœuvre, visant à asphyxier le Modem en lui coupant les vivres, «échouera lamentablement ; mais qu’on en soit arrivé là, en essayant de [le] priver de son bien, montre dans quel état d’esprit on se trouve. Je vais regarder cela sans indulgence aucune».
Pour contrer la fronde de ses élus nostalgiques de l’UDF, François Bayrou joue sur la base militante de son mouvement. «L’UDF appartient à ses adhérents et ses adhérents ont clairement choisi [lors du congrès fondateur du Modem en novembre]», a-t-il rappelé.
Pour lui, «l’heure de la grande clarification» a donc sonné. «Je vais soumettre aux suffrages des adhérents, dans une consultation à laquelle chacun sera associé, un texte d’orientation qui ne laissera aucune place à l’ambiguïté. J’invite tout dirigeant qui ne serait pas d’accord avec la ligne d’indépendance que je défends à soumettre sa propre motion aux adhérents», a annoncé hier Bayrou. Les modalités de cette consultation, qu’il espère transformer en plébiscite personnel, seront définies le 26 avril devant l’ensemble des nouveaux élus du Modem réunis à Paris et le 14 mai au conseil national de la formation centriste ; pour un vote avant l’été.
Pas question donc pour Bayrou de renoncer à la stratégie mise en place lors des dernières municipales, même si celle-ci n’a pas vraiment porté ses fruits électoralement. «Le fond de cette manœuvre, c’est de mettre un terme définitif au pluralisme dans notre pays, et d’instaurer une fois pour toutes le bipartisme à l’américaine», poursuit François Bayrou. «L’intrigue, la déloyauté, le cynisme, ce n’est pas cela qu’on attend, surtout de ceux qui, articulant une promesse illusoire, une de plus, affirmaient vouloir construire une démocratie exemplaire», comme Nicolas Sarkozy.
«Clarté».
«Il faut un centre indépendant et fort pour nouer des alliances dans la clarté», à l’inverse de ce qui s’est fait aux municipales, dénonce Jean Arthuis. «Bayrou va suivre sa ligne jusqu’au bout mais tout seul», constate un proche du leader centriste, pas décidé «à sombrer avec le navire».
AP | 08.07.2008 | 16:02
Entretien avec le président du MoDem.
Il a serré les dents quand, après avoir manqué de peu la seconde place de l’élection présidentielle, fort de 7 millions de voix, il a vu la plupart de ses lieutenants se rallier à Nicolas Sarkozy pour devenir ministres.
Il a ravalé son dépit quand, au soir des législatives, les 2 millions de voix du MoDem se sont traduites par trois députés – dont lui-même et son fidèle Jean Lassalle – alors que les sortants adoubés par le pouvoir revenaient à vingtdeux, en dépit d’un score trois fois moindre… Il en a souffert, mais il n’a pas contesté les règles du jeu. Nicolas Sarkozy avait gagné et le mode de scrutin majoritaire, implacable, faisait une fois de plus son oeuvre, stabilisatrice mais niveleuse de différences.
Quant à ceux qui, ayant préféré les palais de la République au désert, sont devenus ses plus féroces contempteurs, il a mis le temps, mais… c’est fait : il ne leur en veut même plus ! Changer la politique, ce n’est déjà pas rien, alors la nature humaine… C’était cependant mal le connaître que de l’imaginer, assis au bord du fleuve, attendant de voir passer le cadavre de ses ennemis. Le match retour de 2012, c’est maintenant qu’il entend le lancer.
À l’heure où il estime que la crise donne raison à sa principale critique contre Nicolas Sarkozy – “le culte de l’argent”. Et tort aux prédicats “néolibéraux” de l’UMP qui, rappelle-t-il, proposait de « convertir la France aux subprimes » avant que ceux-ci ne fassent eux-mêmes la preuve de leur nocivité. François Bayrou a-t-il pour autant “viré à gauche” comme l’en accusent ses détracteurs de droite ? Nos lecteurs jugeront en lisant l’entretien qui suit, à propos de son livre, Abus de pouvoir, qui est paru ces jours-ci chez Plon, et se voit déjà comparé – pour la qualité de l’écriture autant que pour son parti pris destructeur – au Coup d’État permanent de François Mitterrand.
À ceci près, rectifie Bayrou, que « Sarkozy n’est pas de Gaulle, et que Mitterrand flétrissait une logique institutionnelle, alors que moi, je m’intéresse à la logique d’un homme, devenue politique en raison de ses fonctions ».
Attaque personnelle, alors ? Bayrou sursaute. En latiniste distingué, il oppose l’inimicus (l’ennemi privé) à l’hostis, (l’adversaire). Celui qu’on combat pour des raisons de fond. Sarkozy ? « Je compte sur les doigts de la main, écrit-il, les déjeuners non officiels que nous avons partagés en vingt ans, et je ne me souviens pas d’avoir jamais dîné avec lui. »
Et l’accusation de faire les yeux doux à la gauche ? Il dit : « Il y a une autre droite que celle qui fonde tout sur l’argent. J’en ai connu une qui ne parlait pas d’argent devant ses enfants. J’ai connu une droite qui s’honorait quand il y avait dans la famille un officier ou un prêtre, bien sûr désargentés… Et j’ai connu des libéraux qui réprouvaient le mélange des genres entre le pouvoir politique et le pouvoir économique. »
En bon dialecticien, François Bayrou attend de pied ferme ceux qui l’accusent de trahir la droite parce qu’il regrette l’importance prise par “l’avoir” au détriment de “l’être”. Il sait qu’à trop l’attaquer sur ce chapitre, ses détracteurs s’exposeront à donner raison à la gauche pour laquelle la droite, justement, ne serait que “le pouvoir de l’argent”.
Vous dites “abus de pouvoir”. L’expression est forte, mais paraît presque faible par rapport à ce que vous décrivez : un viol pur et simple de la volonté générale. N’exagérez-vous pas un peu ? Si les gens travaillent moins et gagnent moins, après avoir cru pouvoir gagner plus en travaillant plus, ce n’est tout de même pas la faute de Nicolas Sarkozy, mais bien celle de la crise, non ?
Quand je dis que Nicolas Sarkozy emmène la France là où elle ne veut pas aller, je ne pense évidemment pas à ses promesses de campagne. Je ne lui ai jamais reproché son “travailler plus pour gagner plus”, et j’ai été aussi critique que lui, et bien avant lui, à l’égard des trentecinq heures, qui n’ont fait de bien ni à notre compétitivité, ni au pouvoir d’achat des Français, même si, aujourd’hui, dans la crise, elles jouent un rôle d’amortisseur…
Le fond de ma critique est ailleurs : les Français ont élu cet homme, ils n’ont pas élu le projet qu’il met en oeuvre. Et ce projet ne se résume pas à son programme, mais porte atteinte au fond de ce que nous sommes collectivement, à la vocation historique, d’une certaine manière à l’âme de la France.
Les peuples, comme les personnes, ont leur personnalité, leur histoire, leur vocation. À tout le moins, leur trajectoire. Appelons cela une mémoire lointaine ou un inconscient collectif, la réalité est la même : la trajectoire de la France est durement mise à mal par le projet du pouvoir actuel.
D’où votre référence à Montesquieu : “Il faut prendre garde à ne point changer l’esprit général d’une nation.”
Propos recueillis par Dominique de Montvalon | 30.08.2009, 07h00 leparisien.fr
Et puis, "en face, par une espèce d'incroyable glissement, on se retrouve dans une situation où la candidature de François Hollande est désormais enfermée dans des négociations de partis", a poursuivi le leader centriste. "Que sur un coin de table, on prétende régler le détail d'un changement sur le nucléaire français" ou "à l'insu de tous les Français, écrire dans un accord qu'on va supprimer le droit de veto de la France à l'ONU (...) c'est quelque chose d'infiniment inquiétant", a-t-il dénoncé.
"Nos avertissements étaient fondés"
Interrogé sur son score à la présidentielle de 2007 (18,5%), François Bayrou a expliqué qu'il ne s'agissait pas pour lui d'un échec, au contraire. "Cette élection a été la preuve pour un grand nombre de Français qu'on pouvait y arriver", a-t-il fait valoir avant d'expliquer les raisons qui l'amène à être optimiste pour 2012. "Pourquoi il y aurait-il des chances supplémentaires cette fois ?
Parce que la situation du pays est hélas la preuve que notre analyse et nos avertissements aux Français étaient fondés et que c'étaient les autres qui se trompaient", a-t-il expliqué. "Parce que nous avons apporté la preuve que notre mouvement pouvait être pleinement indépendant", a-t-il également souligné en y ajoutant un aspect plus personnel.
Interrogé enfin sur la candidature de son concurrent centriste Hervé Morin, François Bayrou a ironisé : "si vous vous présentez à la présidentielle en voulant la réélection d'un autre (Nicolas Sarkozy, ndlr), alors salut".
le 26 novembre 2011 à 18:25

Et pour cause : outre la venue du Premier ministre, Nicolas Sarkozy, présent pour la deuxième année consécutive, est l'invité d'honneur de ce rendez-vous éminemment politique. Son arrivée aux côtés de la famille du soldat Gilad Shalit est très attendue. Mais, il faut bien l'avouer, à trois mois du premier tour de la présidentielle, pas autant que son éventuelle rencontre avec François Hollande, invité lui aussi...
Pendant ce temps, dans le sillage du ministre de l'Intérieur, Éric Raoult, président de l'Association des élus amis d'Israël, présent "pour la 11e fois", y va de sa petite phrase, sans se faire prier : "Contrairement à Letchimy, ici, ils savent ce que c'est qu'un camp de concentration !" Et de s'engouffrer dans la salle du cocktail.
Christine Kelly, patronne du CSA, fait la queue elle aussi pour y entrer. Arnaud Klarsfeld guette l'arrivée de Nicolas Sarkozy. Jean-Pierre Elkabbach discute, adossé à un mur, tandis que le chanteur Enrico Macias, un grand fan du président de la République, fait ses commentaires à la presse sur la polémique du moment - celle sur les "civilisations", provoquée par Claude Guéant - avant d'aller embrasser François Fillon, et sur les deux joues s'il vous plaît !
De l'autre côté du couloir, un "petit candidat", Dominique de Villepin, s'agite devant les caméras. Lui qui, en 2007, avait prononcé le discours du dîner du Crif en tant que ministre des Affaires étrangères s'éclipsera suffisamment tôt pour ne pas avoir à écouter celui de Nicolas Sarkozy.
Il ne souhaite pas participer à ce type d'événement, jugé trop "communautaire". Il était pourtant là en 2007... "De toute façon, ce n'est pas un problème, souffle à ce sujet un influent participant. Ce qui est vexant, c'est quand un homme politique refuse systématiquement l'invitation." À noter, toutefois : la discrète présence du MoDem Alain Dolium.
L'air un peu effaré, Jérôme Guedj, le jeune président du conseil général de l'Essonne, raconte qu'il vient pour la première fois. "Au PS, ils m'ont appelé en me faisant remarquer que j'étais le seul président de conseil général juif", s'amuse-t-il.
"Sarkozy avait l'air sincère, c'était bien"
Les personnalités de la majorité, elles aussi, ont répondu nombreuses à l'invitation : on croise Nathalie Kosciuzko-Morizet, assise à la table du président, Jeannette Bougrab, Thierry Mariani, Roselyne Bachelot ou encore Nadine Morano, très brushinguée pour l'occasion.
Frédéric Mitterrand fait une apparition, tout comme le maire du 16e Claude Goasguen et Valérie Rosso-Debord, souriante, qui prend son mal en patience avec une coupe de champagne au milieu de la foule piétinante. François Baroin, emmitouflé dans une veste en peau de mouton, est là également. Il filera juste après le président de la République, aux alentours de 22 heures.
Quelques minutes plus tôt, François Hollande est allé, d'un pas déterminé, saluer Nicolas Sarkozy à sa table. Poignée de main, sourires légèrement crispés, échange d'amabilités, flashs qui immortalisent l'instant gênant : "Ah ! Oh ! Vous ici ?" Les journalistes peuvent repartir tranquilles, ça sera sans doute l'image marquante de la soirée.
Ouf. On en avait presque oublié le discours de Sarkozy. Après ceux du président du Crif, Richard Prasquier, et de Noam Shalit, le père du soldat libéré, le chef de l'État s'est exprimé pendant près d'une demi-heure, à l'aise, laissant tomber ses notes, sur l'affaire Shalit ou la naissance de la démocratie israélienne, qu'il a qualifiée de "miracle" à plusieurs reprises.
"Il avait l'air sincère. C'était bien. Il a été chaleureusement applaudi", commente un participant. Avant de préciser : "Mais contrairement à ce qu'on pense, il n'y a pas vraiment de vote juif. Les votes de la communauté juive sont à peu près les mêmes, si l'on compare, que ceux du reste de la population, exception faite de Marine Le Pen..."
Elles étaient âgées de 3 à 30 ans, elles ont été abattues en plein jour par un même tueur à scooter au redoutable sang-froid.
Toulouse, 19 mars 2012 : vers 8h05. Un homme casqué monté sur un scooter de grosse cylindrée gare calmement son engin devant l'école juive Ozar-Hatorah dans un quartier résidentiel tout proche du centre de Toulouse. Il a probablement deux armes. Il ouvre le feu sur un "rav", un enseignant de religion, qui attend avec ses deux garçons un ramassage pour les emmener à l'école primaire voisine. Jonathan Sandler, 30 ans, est tué sur le coup tout comme son fils Gabriel Sandler, 6 ans. Son autre garçons, Arié Sandler, 3 ans, décède à l'hôpital. Le tueur poursuit dans la cour la petite Myriam Monsonego, 8 ans, la rattrape et l'abat d'une balle dans la tête. C'était la fille du proviseur. Brian, un adolescent de 17 ans est gravement blessé. Le tueur s'enfuit en deux-roues. Les quatre victimes étaient de nationalité franco-israélienne. Elles seront enterrées mercredi en Israël. Jonathan Sandler était en mission en France depuis quelques mois. Il était "très populaire" au sein de la communauté juive francophone de Jérusalem, selon les différents témoignages recueillis par la presse. "Pour nous, c'est une perte immense. Il était très aimé et très populaire" au sein de la communauté juive francophone de Jérusalem, a raconté à l'AFP Aaron Guez, un de ses amis.
Montauban, 15 mars 2012: vers 14h10, trois parachutistes du 17e Régiment du génie parachutiste (RGP) de Montauban se tiennent devant un distributeur de billets pour acheter un soda à deux pas de leur caserne. Un individu, vêtu de noir et portant un casque à visière, descend de son scooter. Il contourne Mohamed Legouad, 24 ans, Abel Chennouf, 25 ans, et Loïc Liber, 28 ans, pour se placer derrière eux, écarte une personne âgée sur son passage et ouvre le feu. Il retourne une de ses victimes qui rampe, pour l'achever. Il tire 13 ou 17 projectiles selon les sources, avec la même arme que celle employée quatre jours plus tôt à Toulouse. Mohamed Legouad et Abel Chennouf sont tués. La compagne de ce dernier est enceinte de 7 mois. Mercredi, l'avocat de sa famille Me Collard a précisé que le jeune homme "d'origine kabyle" était "catholique pratiquant" et non de "confession musulmane" comme l'a indiqué lundi le président Nicolas Sarkozy. Loïc Liber est entre la vie et la mort. Le tueur abandonne un chargeur sous une voiture. Il prend la fuite sur son scooter de puissante cylindrée.
Toulouse, 11 mars 2012 : vers 16 heures, le maréchal des logis chef Imad Ibn Ziaten, 30 ans, d'origine marocaine, gare sa moto sur une esplanade près d'un gymnase, dans un quartier résidentiel tranquille de Toulouse. Sous-officier du 1er Régiment du train parachutiste de Francazal, près de Toulouse, Imad Ibn Ziaten, dépourvu de tout antécédent judiciaire et bien considéré par sa hiérarchie, a mis en vente sa moto de grosse cylindrée sur internet en précisant qu'il était militaire. Selon une source proche de l'enquête, le meurtrier lui aurait fixé rendez-vous par le biais du site de petites annonces. Alors qu'il porte encore son casque et se tient près de sa moto, il est abattu d'une balle de 11,43 dans la tête, projectile tiré à bout portant par un homme qui s'enfuit aussitôt à scooter.
Juppé avec les familles des victimes en Israël
Nicolas Sarkozy se rendra mardi après-midi à l'aéroport de Roissy pour rendre hommage aux quatre victimes de la tuerie survenue avant leur rapatriement en Israël. Le Premier ministre François Fillon assistera à cette cérémonie. Ils seront inhumés mercredi en terre israélienne, selon le Consistoire central. Leurs dépouilles doivent être transférées de Toulouse à Paris dans l'après-midi pour être exposées au pavillon d'honneur de Roissy-Charles-de-Gaulle. Elles seront rapatriées en Israël par le vol El Al de 23H50. Selon la présidence de la République, la cérémonie à laquelle participera le chef de l'Etat et son Premier ministre, dont l'horaire n'a pas été précisé, se tiendra à huis clos. Le chef de l'Etat a par ailleurs demandé à son ministre des Affaires étrangères Alain Juppé d'accompagner les corps des quatre victimes jusqu'en Israël. D'autre part, les responsables des communautés juive et musulmane organiseront dimanche une marche silencieuse commune à Paris en mémoire des victimes, a annoncé mardi le président du Crif Richard Prasquier.
Pour la première fois, François Bayrou passe sous la barre des 10 % selon Ipsos.
"Est-ce que le président et le premier ministre doivent être forcément de la même couleur politique ? Ce n'est inscrit nulle part", a déclaré le chef de l'Etat le 5 avril, lors d'une conférence de presse.