Primaire socialiste 2011 : Bien soutenue par Laurent Fabius (politique), Axel Kahn (scientifique universitaire), Daniel Cohen (économiste), Sandrine Bonnaire (comédienne) mais battue par François Hollande.

Martine Delors, divorcée Aubry, épouse Brochen, la remplaçante de DSK

Septembre 2018 : Quartiers "sensibles", appel tardif à la Police et même aux CRS de la maire de Lille réélibibe

Mars 2017 : Présidentielle, Martine fustige hard Emmanuel (et évidemment François Fillon)

Août 2016 : Soumission ? La braderie est bradée à ?
Février 2016 : Martine se réveille ferme contre le pré-pré-pré-projet de réforme du code du travail de Valls-El Komry

Avril 2015 : Avec Cambadélis versus Valls en tapinois
Décembre 2014 : Bis repetita, à gauche toute pour 2017 ...
Octobre 2014 : Attaque frontale contre Hollande
Septembre 2014 : Hollande étant au plus bas, Aubry sort du nid
Janvier 2014 : Elle ne connaît pas le château des parents de Julie Gayet ; soutient l'IVG comme moyen technique de contrôle des naissances

12 novembre 2013 : Consultée par François Hollande, au plus bas dans les sondages et hué le 11 novembre

06 novembre 2012 : Martine mise en examen
02 juin 2012 : Martine heureuse
16 mai 2012 : Premier gouvernement Ayrault de la Présidence Hollande, refus d'un super-ministère, soulagement de Hollande ... et de Peillon
03 février 2012 : Soutien fermement le candidat Hollande pour devenir Premier Ministre ?

18 octobre 2011 : Battue à 43% Martine résiste
09 octobre 2011 : Bien soutenue par le peuple de gauche au premier tour de la primaire socialiste ; menacé François Hollande demande "le respect"
02 octobre 2011 : C/politique, Direct 5, 17h45, Martine Brochen veut faire entrer Simone de Beauvoir au Panthéon ... et régulariser les sans-papiers ...
27 septembre 2011 : Perquisition judiciaire chez son référent sécurité François Pupponi, ami et successeur de Dominique Strauss-Kahn à Sarcelles.
08 septembre 2011 : Battue dans les sondages elle attaque François
21 juillet 2011 : Tous au secours de François Hollande contre le "complot politique" DSK-Banon
14 juillet 2011 : Tous au secours d'Eva Joly, l'ancienne magistrate qui veut supprimer le défilé militaire du 14 juillet, et qui proclame qu'elle est Française puisque vivant en France depuis 50 ans ...
13 juillet 2011 : Six candidats pour les primaires socialistes avec deux favoris
10 juillet 2011 : Martine Delors épouse Brochen menace de porter plainte contre des rumeurs la concernant ainsi que son époux
26 juin 2011 : Candidate malgré elle ?

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26 juin 2011 08h32 | Par bruno dive sudouest.fr Martine Aubry, candidate malgré elle

Début mai, DSK lui aurait dit de se préparer : il se voyait mal quitter le Fonds monétaire international en pleine crise grecque.

Toute petite déjà, Martine Aubry… ne pensait pas à devenir président(e) de la République. Au contraire de ses illustres devanciers et de quelques-uns de ses concurrents actuels ou passés, la première secrétaire du Parti socialiste (PS) ne rêve pas depuis des lustres de l'Élysée. Elle en plaisantait elle-même il y a quelques mois : « On dit qu'il faut dix ou quinze ans pour se préparer à être président de la République. C'est pour cela que c'est foutu pour moi. » À l'automne dernier, elle dissertait encore sur « ces présidents qui y pensent toujours : est-ce qu'ils ont réussi pour la France ? » demandait-elle. « Le problème n'est pas d'avoir envie, mais de réussir. »

L'envie, voilà un mot qu'on ne prononce pas facilement dans la famille Delors, où l'on préfère celui de « devoir ».

« Ça veut dire quoi, l'envie d'y aller ? » s'énervait encore Martine Aubry, au cours d'un déjeuner de presse au mois d'octobre. « Je n'avais pas envie d'être première secrétaire, et pourtant je fais tout pour réussir. J'ai envie qu'on gagne. »

Martine Aubry, ou la femme qui fait son devoir et laisse courir le destin, plutôt que de le forcer. C'est en une seule nuit de novembre 2008, à Reims, que la maire de Lille s'est portée candidate à la succession de François Hollande, parce que le favori d'alors, Bertrand Delanoë, venait de renoncer. Ses alliés de l'époque - et qui le sont restés - expliquaient qu'il fallait présenter contre Ségolène Royal une première secrétaire non présidentiable…

Méthodique

Quand Martine Aubry a-t-elle pris la décision - qu'elle annoncera cette semaine - de se présenter à l'élection présidentielle ? Peut-être ne le sait-elle pas elle-même. Sans doute s'est-elle longtemps interdit d'y penser, moins pour respecter le fameux « pacte de Marrakech » qu'elle avait passé à l'été 2008 avec Dominique Strauss-Kahn, que pour accomplir méthodiquement la tâche qu'elle s'était fixée à la tête du PS : remporter les élections, régionales en 2010, puis cantonales en 2011, faire adopter un projet à la plus large majorité possible, établir des relations solides avec les alliés écologistes et communistes.

Il y a tout juste un an, Jacques Delors confiait qu'il ne sentait pas chez sa fille une réelle envie de se présenter à l'élection présidentielle. « C'est vrai, confirme aujourd'hui son amie Marylise Lebranchu. Ce n'était pas encore tout à fait le cas l'été dernier. Elle voulait gérer la rentrée, réussir la convention sur l'égalité réelle, parvenir à un accord avec les autres partis de gauche et avec les autres partis européens. »

Une fois ces missions accomplies, elle aurait alors songé à la candidature présidentielle, renversant au passage la logique de Lionel Jospin qui avait imposé les élections législatives après la présidentielle. Dans l'esprit de Martine Aubry, comme dans ceux de nombreux socialistes, mieux vaudrait un bon projet et de bonnes alliances à gauche pour les législatives, avant que l'élection du président ne vienne couronner le tout.

Dans l'ombre de DSK

Une trop belle histoire, aujourd'hui narrée par les proches de la maire de Lille ? Sans doute. Car Martine Aubry a aussi vécu ces années, et surtout la dernière, dans l'ombre de Dominique Strauss-Kahn. Celui-ci s'était peu à peu imposé comme le candidat incontournable du PS, mais jamais Martine Aubry n'a voulu renoncer, ni surtout laissé dire qu'elle renonçait. « Je veux garder ma liberté », expliquait-elle au groupe socialiste le 5 avril. Preuve que - comme DSK - elle s'était peu à peu faite à l'idée de se présenter. « Pourquoi croyez-vous qu'elle ferait tout cela, elle qui déteste les appareils partisans, si elle n'en avait pas envie ? » glissait au printemps l'une de ses plus ferventes supportrices, Marie-Noëlle Lienemann.

Revirement de situation

Voilà pourquoi la première secrétaire a été furieuse, fin avril, lorsque la rumeur de son renoncement a fuité sur Internet. Jusqu'au bout, jusqu'à cette fameuse nuit du Sofitel new-yorkais, le 15 mai, Martine Aubry n'était pas totalement persuadée que Dominique Strauss-Kahn serait candidat. Une semaine avant l'événement, elle avait eu un tête-à-tête avec celui qui était encore directeur du Fonds monétaire international (FMI). Celui-ci, a-t-elle ensuite confié à des proches, lui a demandé de se préparer. Compte tenu de la situation en Grèce et de l'implication du FMI, DSK se voyait mal quitter ses fonctions fin juin, comme le lui intimait le calendrier du PS. « Cela devenait un vrai souci pour lui », assure une amie de Martine Aubry.

Une histoire édifiante, sans doute enjolivée par l'entourage de la première secrétaire pour assurer que celle-ci, décidément, « n'était pas dans un état d'esprit de non-candidate ».

Ni envie venue du fond des âges ni refus de prendre ses responsabilités, ainsi Martine Aubry doit-elle apparaître. En femme de devoir, qui accomplit sa mission sans brûler les étapes mais sans reculer non plus devant l'obstacle. Fille émancipée de Jacques Delors, héritière libre de Lionel Jospin, partenaire loyale mais aujourd'hui déliée de son pacte avec Dominique Strauss-Kahn, Martine Aubry peut s'avancer, seule, sur le devant de la scène.

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Publié le 10/07/2011 | 10:45 France2.fr Martine Aubry veut mettre fin aux rumeurs Par CR avec agences    Martine Aubry menace de porter plainte contre des sites internet propageant des rumeurs sur elle et son mari.

Martine Aubry récuse les rumeurs visant son mari et d'autres faisant état de son alcoolisme dans un entretien au JDD Trop c'est trop. La candidate à la primaire socialiste a décidé de ne plus se laisser faire.

Outre la mise au point à laquelle le Journal du Dimanche (JDD) consacre sa Une dimanche, la maire de Lille a écrit aux sites Internet qui propageaient des rumeurs sur son mari, Jean-Louis Brochen, avocat spécialiste du droit social et du droit pénal.

Dans les moteurs de recherche, trois suggestions accompagnent son nom : l'une concernant son mari, l'autre sa santé et la troisième l'islam.
Les qualificatifs "mari" et "voilée" correspondent à des attaques contre l'époux de l'ex-première secrétaire du PS, présenté comme "islamiste" pour avoir défendu 17 jeunes lycéennes voilées de Lille.

Martine Aubry dénonce aussi les rumeurs faisant état de "son alcoolisme présumé, de son homosexualité imaginaire et de sa prétendue tumeur au cerveau".

La candidate socialiste contre-attaque

"On a écrit aux sites pour leur demander de retirer. La plupart retirent au fur et à mesure et ceux qui ne retireront pas, on porte plainte", a-t-elle expliqué vendredi, lors d'un déplacement à Turin. "Par ailleurs, comme j'ai des témoignages, je peux porter plainte contre ceux qui ont diffusé les rumeurs", a-t-elle ajouté.

"Il y a la justice pour répondre (aux attaques ndlr). Je pense encore que nous sommes dans une République. Je fais confiance aux institutions de mon pays", a poursuivi la candidate à la primaire PS. "Sur mon mari, je sais qui a lancé cette rumeur" et "je l'ai appris avant que ça sorte de deux sources différentes".

Elle a également fait allusion à un écho paru dans L'Express après les voeux du président en janvier 2010, relatant des propos que Nicolas Sarkozy aurait alors tenus.

Google se défend

Interrogé sur la possibilité que des failles existent, le géant du web est laconique: "On met tout en oeuvre pour que cela ne se produise pas". "Aucun algorithme n'est parfait", a-t-il toutefois reconnu.

Certains spécialistes expliquent que contourner l'algorithme "est théoriquement faisable, mais (que) cela exige des moyens financiers relativement importants". D'autres expliquent qu'il est facile "de faire mentir Google en créant des "outils automatiques qui vont suggérer des mots-clés à Google" et auxquels le moteur de recherche "ne verra rien du tout".

Reste le phénomène du "buzz" : une fois que la suggestion apparaît dans Google, la curiosité amène les internautes à cliquer puis propager la "pseudo-information" nourrissant ainsi la rumeur.

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Primaires socialistes: six candidats, deux grands favoris nouvelobs.com Publié le 13-07-11 à 17:10 Modifié à 17:07

PARIS (AP) — Six candidats vont s'affronter dans le cadre des primaires organisées par le Parti socialiste pour l'élection présidentielle de 2012. Deux poids lourds devraient dominer les débats: François Hollande et Martine Aubry.

François Hollande, qui s'est lancé dès le 31 mars, s'appuie sur son expérience et les réseaux constitués à la tête du PS, de 1997 à 2008. "C'est la première étape d'un chemin qui va nous conduire, je l'espère, je le veux, à l'alternance en 2012", a déclaré le député de Corrèze mardi en déposant officiellement sa candidature.
François Hollande bénéficie notamment du soutien des présidents des groupes PS à l'Assemblée nationale et au Sénat, Jean-Marc Ayrault et Jean-Pierre Bel, ainsi que de strauss-kahniens comme le député européen Vincent Peillon, le maire de Lyon Gérard Collomb et le député du Doubs Pierre Moscovici.

De son côté, Martine Aubry a annoncé sa candidature le 28 juin à Lille, après l'affaire du Sofitel de New York qui a écarté Dominique Strauss-Kahn de la course. La Première secrétaire du PS avait exclu de se présenter contre DSK.
La maire de Lille a choisi d'ouvrir son équipe à des personnalités de la société civile, notamment la comédienne Sandrine Bonnaire, l'écrivain Jean-Christophe Rufin, le généticien Axel Kahn ou encore l'économiste Daniel Cohen. Côté politique, elle est soutenue, entre autres, par les députés Elisabeth Guigou et Laurent Fabius, et par le maire de Paris Bertrand Delanoë.

Engagée de longue date dans la course, Ségolène Royal fait valoir son CV d'ex-candidate socialiste à la présidentielle. Elle a d'ailleurs repris pour sa campagne ses thèmes favoris: l'"ordre juste", la "démocratie participative" ou encore la "croissante verte". Mais la présidente de la région Poitou-Charentes semble largement distancée, selon les enquêtes d'opinion.

Parmi les autres candidats figurent deux "quadras" du PS: le député de Saône-et-Loire Arnaud Montebourg, considéré comme la personnalité la plus à gauche de ces primaires, et le député-maire d'Evry (Essonne), Manuel Valls, qui prône au contraire une orientation plus libérale du parti et fait entendre sa voix sur le thème de la sécurité.

Enfin, les primaires étant ouvertes aux non socialistes, Jean-Michel Baylet a décidé d'y participer en tant que président du Parti radical de gauche.
Le sénateur du Tarn-et-Garonne explique mercredi dans un entretien au "Monde" que le fait de présenter un candidat PRG à l'élection présidentielle "représente un risque, d'autant plus que Marine Le Pen est haut dans les sondages". "A l'inverse, ne pas être du tout présent à un moment aussi important de notre vie politique n'aurait aucun sens. D'où l'idée de la primaire, que nous défendons depuis des années", poursuit-il.

Les candidats seront départagés lors de primaires à deux tours organisées les 9 et 16 octobre prochains. Pourra voter toute personne inscrite sur les listes électorales, à condition de verser une contribution d'un euro minimum et de signer une charte d'adhésion aux valeurs de la gauche.

Selon un sondage CSA pour BFM-TV, RMC et "20-Minutes" publié mercredi, François Hollande et Martine Aubry sont au coude-à-coude, recueillant respectivement 34% et 32% parmi les sondés qui "iront certainement ou probablement voter". Tous deux sont à égalité, avec 41%, auprès des sympathisants socialistes.

- Sondage réalisé par téléphone le 11 juillet 2011 auprès d'un échantillon national représentatif de 1.005 personnes âgées de 18 ans et plus, dont ont été extraites 850 personnes inscrites sur les listes électorales en France, d'après la méthode des quotas. AP

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La gauche tire à boulets rouges sur François Fillon dimanche 17.07.2011, 05:11 - La Voix du Nord

La polémique sur le défilé militaire du 14 Juillet qu'Eva Joly a proposé ... de supprimer a rejailli sur le chef du gouvernement désormais pris pour cible par la gauche.

La porte-parole du gouvernement Valérie Pécresse est venue à la rescousse de M. Fillon qui a reproché à la candidate écolo de ne pas avoir « une culture très ancienne des traditions françaises », en jugeant qu'il s'agissait « d'une tentative acrobatique de la gauche pour se ressouder après les propos extrêmement malheureux d'Eva Joly en détournant ceux tenus par le Premier ministre ».

Mais la polémique ne désenfle pas. Le fondateur d'EELV, Daniel
Cohn-Bendit, pourtant jamais très tendre avec Mme Joly, est venu à son secours en déclarant : M. Fillon « déraille », Eva « a raison ».

Et la gauche, bien que peu enthousiasmée par la proposition de la candidate écologiste, s'est unanimement insurgée contre les propos du Premier ministre.

Martine Aubry, candidate à la primaire socialiste a attaqué M. Fillon qui, par ses propos, « bafoue les fondements et les valeurs de la République » et « rejoint les thèses du Front national ».

C'est « François Fillon qui a manqué de culture sur ce qu'est l'esprit de la République », a renchéri François Hollande. Autre candidat à la primaire socialiste, il a insisté sur le fait qu'il n'y avait « pas deux catégories de Français ».

« Je suis scandalisé, outré, indigné par les propos du Premier ministre, parce que discréditer quelqu'un en fonction de ses origines, c'est insupportable », s'est exclamé Manuel Valls, lui aussi candidat à la primaire du PS.

« C'est insupportable, c'est de la xénophobie à l'état pur ! », s'est indigné pour sa part Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche pour 2012.

Au coeur de la polémique, Eva Joly n'est pas restée muette. Elle dénonce François Fillon qui établi selon elle « des distinctions entre les citoyens, de naissance ou naturalisés, qui sont proprement inadmissibles ». « Je ne permets pas que l'on mette en doute mon patriotisme. Je ne suis pas moins française que ceux qui me refusent le droit de m'exprimer », a martelé la native d'Oslo.

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Suppression du défilé militaire du 14 juillet : Joly répond au tacle de Fillon 15/07/2011 à 18h25 - mis à jour le 15/07/2011 à 20h23 lepost.fr

Attaquée sur sa binationalité, la candidate d'Europe Ecologie-Les Verts à la présidentielle, déclare : "Je ne descends pas de mon Drakkar".

C'est une véritable partie de ping-pong qui se joue entre Éva Joly et François Fillon. Cette dernière a proposé jeudi de supprimer le traditionnel défilé militaire sur les Champs-Élysées par un défilé citoyen.

Une sortie qui a suscité un tollé à droite comme à gauche. Depuis Abidjan, François Fillon s'en est pris de manière virulente et inattendue à la candidate d'Europe Ecologie-Les Verts. "Je réagis avec tristesse. Je pense que cette dame n'a pas une culture très ancienne des traditions françaises, des valeurs françaises, de l'histoire française", a-t-il déclaré.

Attaquée sur sa bi-nationalité, Éva Joly retorque : "Moi, je ne descends pas de mon drakkar, ça fait 50 ans que je vis en France, donc je suis française. Ce n'est pas parce que je soulève ce qui pour moi est un vrai problème qu'on doit me discréditer parce que je ne serais pas assez française", a-t-elle assuré.

"On ne peut pas me suspecter d'être antimilitariste j'ai des amis militaires comme tous les Français et Françaises j'ai du chagrin lorsque je vois que des soldats meurent", a-t-elle poursuivi, "mais moi ce que je souhaite c'est que les forces vives de la nation se réunissent le 14 juillet pour que nous fêtions ensemble ce qui nous réunit".

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Me Jean-Louis Brochen, mari de Martine Aubry, sort du bois Par Pascal Riché | Rue89 | 18/07/2010 | 17H18

Jean-Louis Brochen, 66 ans, est un avocat en vue à Lille, ancien bâtonnier. De gauche, il est attaqué sans relâche par des sites proches du FN ou des groupuscules ultra-sionistes, qui le décrivent comme « l'avocat des islamistes ».

Un détail : Me Brochen est le mari de Martine Aubry depuis mars 2004. Jusque là, il restait très discret vis-à-vis des médias. Avec le feu vert de sa femme, il a donné une interview au site au site Nonfiction.fr, dirigé par un ancien conseiller d'Aubry, Frédéric Martel. C'est la première fois que l'avocat évoque ainsi sa vie privée.

Quatre dossiers ont fait de Brochen la cible de l'extrême droite Si vous googlez « Jean-Louis Brochen », vous tomberez sur une avalanche de propos violents voire haineux à son endroit. « Avocat halal », avocat « communautariste », avocat « salafiste », « avocat des islamistes », « avocat des barbus »…

Ces attaques, assez déroutantes quand on sait que Brochen est d'éducation catholique et que son modèle affiché est l'humaniste Me Henri Leclerc, ont une origine : l'extrême-droite et autres groupes radicaux ne lui pardonnent pas certains dossiers qu'il a plaidés.

•En 1993, il défend les 17 lycéennes voilées exclues par le lycée Faidherbe.
•Plus tard, il représente les musiciens du groupe de rap Sniper (des « voyous qui déshonorent la France », selon Sarkozy) menacés de ne pouvoir donner un concert à Lille.
•Il sera aussi l'avocat d'un jeune islamiste qui avait participé au braquage en 1996 d'un supermarché par le « gang de Roubaix ».
•Il défend l'association roubaisienne Rencontre et dialogue, considérée par ses opposants comme « communautariste ».

Quatre dossiers parmi des dizaines et des dizaines d'autres… Dans l'interview à Nonfiction.fr, l'avocat revient sur l'affaire des jeunes filles voilées :

« De même que l'avocat d'un criminel n'est pas lui-même un criminel, j'ai défendu ces jeunes filles alors que je n'étais pas favorable au voile.

Je suis contre le voile et encore plus clairement contre la burqa, mais c'est l'honneur d'un avocat que de faire en sorte qu'un individu ait toujours quelqu'un pour le défendre. »

Selon lui, toutes ces attaques ne démontrent qu'une « méconnaissance fondamentale du métier d'avocat ».

La rencontre avec Martine Aubry, collègue de conseil municipal

Né d'un père breton et d'une mère du Nord, Brochen a été élevé dans la religion catholique. Lycée de Roubaix puis de Tourcoing, faculté de droit de Lille, il prête le serment d'avocat le 3 novembre 1969.

Il reprend le cabinet de son père, le bâtonnier Yves Brochen. Il s'engage, à gauche, dans le combat syndical (il préside même le Syndicat des avocats de France au début des années 80) et dans l'action citoyenne (pour le respect des droits de l'homme dans les prisons, en Bosnie, au Rwanda).

Il se spécialise dans le droit pénal (« J'ai défendu des prostituées contre des proxénètes, des meurtriers, des braqueurs ») et le droit social (du côté des syndicats et des salairés).

Au début des années 90, Jean-Louis Brochen est conseiller municipal de Roubaix. Pierre Mauroy, ancien Premier ministre et maire de Lille, lui demande de l'aider dans sa campagne municipale de 1995.

« Je me suis éloigné, un peu à regret, de la vie politique »

Après la défaite des socialistes aux législatives de 1993, Martine Aubry, ex-ministre du Travail sous Cresson et Bérégovoy, a été elle aussi recrutée par Pierre Mauroy. Elle devient d'ailleurs en 1995 la première adjointe du maire, Brochen étant conseiller municipal délégué, adjoint à la culture. Il raconte :

« Je la connaissais mais elle ne me connaissait pas. Je l'avais déjà vue deux fois, au congrès du Syndicat des avocats de France où elle était intervenue et à l'occasion d'une remise de Légion d'honneur du bâtonnier de Versailles. »

Dès cette époque, ils forment un couple. Ce qui pose problème pour la municipale suivante, car c'est Martine Aubry qui se présente pour le poste de maire. Il décide de s'effacer :
« A partir du moment où je vivais avec Martine Aubry, nous avons pris la décision que je ne pouvais pas me représenter sur sa liste et je me suis éloigné, un peu à regret, de la vie politique. »

Elle est élue maire, et c'est son premier adjoint, Pierre de Saintignon, qui les marie dans l'intimité le 20 mars 2004 :

« Nous avons choisi un mariage en famille et entre amis, nous ne voulions pas le transformer en mariage people. »

Et de fait, Jean-Louis Brochen ne livre pas grand chose de son intimité à ses deux interviewers : de son premier mariage, il a deux enfants et il est aujourd'hui grand-père et a trois petits-enfants. Avec Martine Aubry, il évoque une relation sans nuage, sauf sur une question culinaire précise :
« Je prétends faire le tiramisu mieux que Martine Aubry. »

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Actualité Election présidentielle 2012 Hollande poursuit la course en tête leparisien.fr Publié le 06.09.2011, 11h04 | Mise à jour : 14h28

Arrivé en grand favori des sondages à La Rochelle, François Hollande continue de creuser l'écart. Dans le baromètre Ipsos-Logica pour France Info, Le Monde et France Télévisions, le député de Corrèze s'impose comme le candidat capable de battre Nicolas Sarkozy.

Selon ce sondage, si le premier tour de la présidentielle avait lieu demain, François Hollande l'emporterait sur le président de la République, avec 30% des voix (+1 point) contre 22%. Il réaliserait ainsi un meilleur score que Martine Aubry (27%, en recul de 2 points), qui, elle, ne battrait Nicolas Sarkzoy que de 4 points (23%).

Hollande : «Il ne faut jamais se plaindre des bons sondages»

C'est la deuxième fois en... deux jours, que le député, candidat à la primaire socialiste, confirme sa position de favori. Ce lundi un sondage LH2 pour Yahoo le donnait également premier avec 35% des intentions de vote au premier tour contre 27% pour Nicolas Sarkozy. Il progressait ainsi de 6 points par rapport à une précédente enquête publiée les 8 et 9 juillet.

Tenant sa ligne, François Hollande, en déplacement dans une école primaire de Tours, avait alors assuré : «Il ne faut jamais se plaindre des bons sondages et ne jamais penser qu'ils reflètent une réalité.» Après avoir affirmé qu'il continuait à faire campagne en étant toujours prudent à propos des sondages, il a déclaré : «Cela donne dans une certaine mesure une ordre de préférence mais en même temps ils ne disent rien de ce que vont être les électeurs donc il faut continuer à faire campagne.»

Les sondages sont «des poisons», selon Royal

Il s'était néanmoins montré confiant dans une interview accordée le même jour au quotidien 20 minutes, soulignant : «En 2007, je n’étais pas le mieux placé. Aujourd’hui je le suis.» Le député de Corrèze a été jusqu'à soutenir : «J’étais candidat avant que cet événement (NDLR : l'affaire DSK-Nafissatou Diallo) ne se produise et je pensais déjà que j’aurais été choisi face à Dominique Strauss-Kahn.»

Ségolène Royal, qui dans le baromètre Ipsos-Logica pour France Info, Le Monde et France Télévisions progresse de deux points à 19%, a, sur France Inter, de nouveau dénoncé les sondages qui sont des «poisons» et s'est demandée si ils n'étaient pas faits pour «écarter la candidate la plus dangereuse», elle-même.

Elle a d'autre part assuré : «Il n'y a qu'une façon pour M. Sarkozy d'être élu, une seule : que le candidat socialiste soit derrière le Front national» «C'est la seule situation qui lui permettra d'être élu, tellement son bilan est catastrophique et tellement les Français veulent s'en débarrasser», a-t-elle insisté. LeParisien.fr

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08/09 | 07:00 | Renaud Czarnes lesechos.fr Aubry passe à l'attaque pour combler son retard sur Hollande

Hier soir à Toulouse, aujourd'hui à Berlin, demain à Evian invitée par de grands chefs d'entreprise français et allemands : la maire de Lille pousse les feux de sa « campagne militante » afin de convaincre les sympathisants de gauche.

Accélérer, encore et encore ! Telle est, en résumé, la stratégie de Martine Aubry. Partie plus tard que les autres candidats à la primaire socialiste, la maire de Lille met désormais les bouchées doubles. Elle tenait hier soir à Toulouse sa première grande réunion publique depuis l'université d'été du PS à La Rochelle. Une occasion pour elle d'affirmer sa volonté d' « inventer un nouvel avenir à la France », - « je suis prête à présider la République » a-t-elle martelé, proposant aux Français « le serment de Toulouse, un vrai changement, pas un aménagement. Il y a un chemin pour sortir de la crise et pour l'après-crise».

Sans le citer, elle a critiqué son rival François Hollande. « Nous ne battrons pas le président sortant (...) sans une volonté et une clarté dans le changement, a-t-elle ironisé Si nous disons, les emplois d'avenir, on verra, la sortie du nucléaire, on verra, le non -cumul des mandats, on verra... Je crains que les Français disent à leur tour : voter pour vous ? On verra ! Le sérieux, ce n'est pas l'austérité, c'est le moyen d'être ambitieux. » Aujourd'hui, Martine Aubry sera à Berlin, aux cotés du patron du SPD, Sigmar Gabriel. Et demain à Evian, invitée par de grands chefs d'entreprise français et allemands.

Bien qu'elle multiplie les déplacements et les interventions dans les médias, Martine Aubry reste, sondage après sondage, toujours loin derrière François Hollande dans les intentions de vote à la primaire. « Le retard est peut-être toujours là dans les sondages, il ne l'est pas sur le terrain, assure un membre de son équipe. Le seul argument de François Hollande, c'est son avance dans les sondages. Il n'a pas d'arguments politiques. Martine, au contraire, fait une campagne militante qui a pour but de mobiliser l'électorat de gauche. » Interrogé sur les sondages hier soir sur TF1, François Hollande a eu beau jeu de dire qu' « aucun sondage n'a élu un candidat », tout en rappelant qu'il faut se méfier. Il a ajouté : « ceux qui ont cru être élus avant l'heure ont déchanté.»

Comme l'équipe de Ségolène Royal (lire ci-contre), celle de Martine Aubry conteste la pertinence des enquêtes effectuées puisque personne ne connaît avec précision l'électorat susceptible de se déplacer le 9 octobre pour le premier tour de la primaire. « Je constate que Martine a progressé dans les sondages les plus significatifs, c'est-à-dire ceux qui concernent les intentions de vote à l'élection présidentielle, souligne Anne Hidalgo, l'une de ses porte-parole. Même si François Hollande reste 2, voire 3 points devant, il n'est pas le seul socialiste à pouvoir battre Nicolas Sarkozy. Dès lors, la seule question qui se pose est de savoir quel serait le meilleur président de gauche et pour quel projet ? » insiste-t-elle. Précisément, l'équipe de Martine Aubry veut faire campagne sur ses propositions et convaincre les électeurs de gauche. Et reproche à François Hollande de faire campagne sur la primaire elle-même en visant le grand public.

Un score étriqué redouté

Dans l'entourage de Martine Aubry, on estime que ce sont les électorats centriste et de droite qui donnent ces points d'avance à François Hollande. Des points qu'il perdrait dès le premier tour de l'élection présidentielle, cet électorat se reportant sur des candidats plus « naturels ». « François drague la droite ! s'insurge un proche de Martine Aubry. Or, à trop draguer l'électorat de droite, on finit par faire gagner la droite. » Autrement dit, des deux candidats en tête dans les sondages, Martine Aubry est la seule à incarner les valeurs de la gauche.

Si les deux camps s'affrontent, ils sont d'accord sur un point : l'idéal serait que l'un gagne dès le premier tour pour créer immédiatement une dynamique présidentielle. Et faciliter le rassemblement. RENAUD CZARNES, Les Echos

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Perquisition au cabinet du maire PS de Sarcelles François Pupponi pour Le Monde.fr | 27.09.11 | 17h16 • Mis à jour le 27.09.11 | 17h25 Ariane Chemin

La direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) a perquisitionné, vendredi matin 27 septembre, le cabinet du maire socialiste de Sarcelles (Val-d'Oise), François Pupponi.
Député du Val-d'Oise, François Pupponi, proche collaborateur et intime de Dominique Strauss-Kahn, auquel il a succédé à Sarcelles, est aujourd'hui le "référent sécurité" de Martine Aubry, qu'il a ralliée cet été.

Ces investigations seraient liées à l'enquête menée par le juge parisien Serge Tournaire sur le cercle de jeu Wagram, temporairement fermé depuis le 8 juin, alors qu'il était l'enjeu d'une guerre entre membres des plus gros voyous corses du moment – une équipe ayant tenté d'en déloger une autre par la force.

Eclairage : Le cercle de jeux Wagram, objet de convoitise du grand banditisme corse

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Publié le 10/10/2011 07:46 - Modifié le 10/10/2011 à 08:40 | J.-P. B. ladepeche.fr Primaires citoyennes : une finale Hollande-Aubry plus serrée que prévu

C'est la finale attendue de cette primaire : Hollande-Aubry. Elle opposera deux personnalités différentes qui ne se positionnent pas de la même manière sur le plan politique alors qu'ils sortent pourtant du même moule.

Hollande-Aubry, c'est la finale de cette primaire que laissaient présager les sondages. Ce duel opposera les deux derniers Premiers secrétaires du PS. Deux tempéraments bien différents qui devraient produire une âpre lutte finale. Martine Aubry a montré durant la campagne du premier tour qu'elle pouvait être rugueuse, attaquant à plusieurs reprises François Hollande aussi bien sur sa personnalité que sur ses propositions. Elle s'est affirmée en « femme de caractère ». Elle devrait donc conserver cette posture pour tenter de renverser la vapeur. Le débat télévisé de mercredi devrait lui en fournir l'occasion. Mais elle ne devra pas dépasser la ligne jaune sous peine de nuire au rassemblement impératif à l'issue du deuxième tour. Il lui faudra donc trouver le ton juste entre volonté offensive et principe de responsabilité.

Confrontation plus directe

François Hollande, lui, s'est surtout efforcé de donner une image de sérénité, refusant de se laisser entraîner dans la polémique, laissant surtout ses lieutenants monter au feu. Comme s'il se projetait déjà dans la présidentielle. Mais désormais, il lui sera difficile d'éviter de répondre aux éventuelles attaques de Martine Aubry, comme il avait réussi à le faire jusqu'à présent. Lors du débat télévisé, il sera contraint également de se montrer plus précis dans ses argumentations et ses propositions.

Bref, c'est une situation compliquée qu'auront à gérer les deux candidats. Avec comme obsession que ce deuxième tour ne vienne pas mettre à bas le succès remporté par ces primaires jusqu'à hier soir. D'autant que par définition, la confrontation sera plus personnalisée et plus directe que lors du premier tour. A la solidité un peu monolithique de Martine Aubry, s'oppose le style vif argent de Hollande.

Quand la première met en avant son expérience gouvernementale, le second rappelle que d'autres chefs d'État ou de gouvernement ont été élus sans avoir occupé des fonctions ministérielles auparavant. Martine Aubry se montre plus précise dans ses propositions, alors que François Hollande ne dévoile pas les siennes dans le détail afin de ne pas abattre son jeu trop rapidement pour ratisser plus large. Aubry est identifiée comme plus à gauche alors que Hollande semble davantage capable de récupérer les voix du centre.

Même moule

Mais finalement tous deux sortent du même moule d'une gauche de gouvernement, réformiste et social-démocrate. C'est pourquoi sur le fond, ils auront bien du mal à se différencier hormis sur la hiérarchie des priorités. Ce duel risque d'être arbitré par les candidats battus du premier tour. Le poids d'Arnaud Montebourg sera décisif. Avec 17 % des voix, il peut assurer la victoire de Hollande s'il décide de lui apporter ses suffrages ou bien favoriser la remontée d'Aubry au point de lui faire approcher la barre des 50 %.

Hier soir, Manuel Valls s'est rangé derrière Hollande. Quant à Ségolène Royal, malgré sa contre-performance, son choix pourra être également important pour faire pencher la balance - tout comme celui de Jean-Michel Baylet qui réunit aujourd'hui le bureau national des radicaux de gauche pour prendre une décision collective.

Une chose est sûre : ce second tour entre Hollande et Aubry aura lieu. Malgré des rumeurs qui circulaient la semaine dernière sur un éventuel forfait d'Aubry dans l'hypothèse où elle aurait été trop distancée. Et il sera très disputé.

Strauss-Kahn a voté Aubry

Grand absent du processus des primaires depuis ses déboires judiciaires, Dominique Strauss-Kahn a voté hier après-midi à Sarcelles, la ville dontil a été maire. Apparemment fatigué et mal rasé, il s'est contenté d'une brève déclaration : « Ce n'est un secret pour personne, j'ai voté pour Martine Aubry. » Tous deux avaient conclu un pacte. Depuis que DSK est hors-course ses partisans se sont répartis entre Aubry et Hollande.

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Benoît Hamon ou comment savonner la planche de François Hollande en une leçon
Par Bruno Roger-Petit Chroniqueur politique
Edité par Hélène Decommer Auteur parrainé par Benoît Raphaël lenouvelobs.com 18 octobre 2011 Modifié le 18-10-2011 à 11h38

LE PLUS. Ce mardi matin sur RTL, le porte-parole du PS et soutien d'Aubry a donné un aperçu des difficultés qui attendent le candidat Hollande dans ses relations avec la direction du PS battue dans la Primaire.

Martine Aubry ayant conservé le contrôle du PS et avec elle, Benoît Hamon, les problèmes commencent pour François Hollande, désormais candidat socialiste.

Rappelons une évidence : il n'est pas facile de faire le choix de se maintenir dans une fonction quand on a été désavoué directement par le suffrage universel. Dès lors, se lancer dans une opération de résistance, voire d'opposition envers celui qui bénéficie d'une légitimité totale, nette et neuve relève de la mission impossible.

On mentionnera aussi, pour l'anecdote, la manière brutale avec laquelle Harlem Désir, suspect de complaisance hollandaise durant la campagne, a été prié de dégager le bureau de Premier secrétaire en trois minutes parce que Martine Aubry tenait à marquer son territoire tout de suite, épisode qui souligne combien la direction actuelle du PS, désavouée par le vote de la Primaire, fébrile et encerclée, se sent sur une sorte de siège éjectable.

Ce matin, Benoît Hamon était l'invité de RTL. Le porte-parole du PS, fervent soutien d'Aubry, adversaire résolu d'Hollande a, en six minutes, montré l'ampleur de la difficulté qui attendait le candidat dans les semaines qui viennent. Affichant une mine blasée, et prenant ostensiblement le ton de celui qui veut bien faire comprendre à ses auditeurs qu'il n'est pas enthousiaste d'avoir vu Hollande triompher, Hamon s'est livré à un petit exercice de communication dont les passages clés méritent décryptage :

"François Hollande incarne la gauche et c'est celui sur lequel repose les esperances de celles et ceux qui veulent battre Nicolas Sarkozy." Traduction : nous ne sommes pas de ceux qui pensent qu'Hollande est le mieux placé pour battre Sarkozy, même si certains le pensent.

"Le problème c'est de savoir comment on se rassemble derrière François Hollande (...) c'est comment on fait la différence entre la gauche et la droite." Traduction : Hollande n'est pas clairement de gauche, donc, le rassemblement ne se fera qu'à nos conditions, puisque nous, nous ne sommes pas la "gauche molle".

"Tout repose sur le projet socialiste (...) sans cette espérance il sera à la fois très difficile de se battre contre Nicolas Sarkozy, et surtout il sera difficile de gouverner." Traduction : le parti avant le candidat, c'est lui qui doit se plier à notre projet.

"Le contrat de générations, il faut en discuter, voir de quelle manière il s'intègre dans une politique globale d'emploi." Traduction : Hollande dit ce qu'il veut, mais c'est nous qui déciderons, à nos conditions, dans un cadre gouvernemental dont nous sommes les initiateurs.

"Sur ces sujets (nucléaire et energie NDLR) nous en discuterons avec nos partenaires et François Hollande vous dira ce que sont ses orientations." Traduction : Hollande dira ce qu'il veut dans son coin, mais c'est nous qui en causerons sérieusement avec les Écologistes, en mode majorité de gouvernement déconnecté du président.

"Je parlais avec Hollande hier au téléphone, le problème c'est pas de faire des soustractions ou de mettre sous contrôle qui que ce soit, c'est d'avoir un parti et des équipes rassemblées (...) Je suis le représentant d'un courant important du PS et je pense et je sais que François Hollande compte sur ce courant." (air ironique NDLR) Traduction : nous ferons ce que nous voulons, et avec mes troupes personnelles, je peux pourrir la vie du candidat.

"Nous discuterons ensemble, tous les jours, de l'expression cohérente entre le parti et le candidat." Traduction : il y a le parti ET le candidat. Faut pas confondre. Rien ne sera dit sans notre accord.

Faut-il pousser plus loin la démonstration ? Si les vues de Benoît Hamon s'imposent dans la campagne présidentielle, c'est à dire la volonté de contourner le vote de la Primaire en présentant le candidat comme une entité à part, cela promet à François Hollande une réédition de la campagne 2007 : à savoir un candidat isolé face à un parti dirigé par des personnalités qui auraient intérêt à sa défaite.Pour dire les choses un peu crument, si Benoît Hamon voulait donner ce matin le sentiment qu'il se préparait à savonner la planche du candidat Hollande, l'opération est parfaite.

Ce matin, sur RTL, Benoît Hamon a entamé une drôle d'opération de communication, qui ressemble à l'instauration d'un rapport de force visant à transformer François Hollande en candidat à la présidence de la IVe République, façon René Coty. Pas certain que cela plaise aux électeurs de la Primaire, même ceux qui ont voté Aubry.

PS : en bonus vidéo l'entretien de Benoît Hamon à RTL. On invitera le lecteur à savourer comme il convient le moment où le porte-parole du PS indique que tous les socialistes sont derrière François Hollande, en affichant ostensiblement une mine qui signifie le contraire (à 6.20' sur la bande VHS).

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Martine Aubry déjà future Premier ministre ? Par Staragora - Vendredi 03 février, 20h30

Le bruit court dans les couloirs du Parti Socialiste que Martine Aubry serait en pôle position pour s'installer à Matignon. En cas de victoire de François Hollande, bien entendu.

Pas plus tard que lors des houleuses et interminables primaires socialistes, elle dénonçait la gauche molle de son principal rival...

Mais ça, c'était avant, avant que François Hollande, fort d'une éclatante victoire dans les urnes, prenne définitivement le leadership du parti à la rose. Finis alors les pics et les épines, rangés les lances et les couteaux : Martine Aubry, tel un gentil mouton, est progressivement rentrée dans le rang, obéissant aux ordres de son berger.

Conscient qu'elle avait une carte à jouer, la Première secrétaire a ravalé sa fierté et son inimitié envers François pour regagner sa confiance. On se souvient d'ailleurs comment elle avait invectivé Nicolas Sarkozy pour rendre son l'honneur bafoué à François Hollande lors de la visite du président sur ses terres lilloises.

Les relations se seraient tellement réchauffées entre Martine et François qu'elle aurait même déjeuné avec Valérie Trierweiler ! Sans compter que trois jours avant le premier tour, devinez où le candidat PS ira faire son grand meeting ? A Lille... Et jeudi soir, elle était seule face à François Fillon sur France 2 pour livrer la bonne parole à 3,6 millions de téléspectateurs.

Ironie de l'histoire, Martine à Matignon, c'était déjà une probabilité du temps où le PS promettait un destin élyséen à Dominique Strauss-Kahn...

Martine Aubry serait alors la seconde Première ministre de la Vème République après Edith Cresson.

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Aubry à Ayrault : «Nous sommes heureux de te savoir à Matignon» P.Th. | Publié le 02.06.2012, 15h11 | Mise à jour : 19h51 leparisien.fr

Remisée, la rivalité pour Matignon ? Dans la droite ligne de leur déjeuner de la mi-mai, et à une semaine du premier tour des élections législatives, Jean-Marc Ayrault et Martine Aubry tenaient, ce samedi à Nantes, le premier de leurs trois meetings de campagne communs. Objectif pour le Premier ministre et la Première secrétaire du Parti socialiste : renforcer l'image d'unité, écornée au lendemain du 6 mai par l'absence de la maire de Lille du gouvernement. Et contrer l'idée d'une «cohabitation» entre le nouveau duo exécutif et la patronne du PS.

Aubry à Ayrault : «Combien nous sommes heureux de te savoir à Matignon»

C'est donc côte à côte qu'ils font leur entrée dans le Zénith de Nantes, serrant des mains et prenant garde à ne pas avancer plus vite l'un que l'autre. Sous les yeux du numéro deux du PS, Harlem Désir, et du sénateur socialiste David Assouline, Martine Aubry monte sur scène la première. Tout sourire et frappant dans ses mains, elle commence son discours : «Chers amis, cher Premier ministre, mon cher Jean-Marc...» Evoquant Nantes, qui peut être «fière d'avoir son maire aujourd'hui, chef du gouvernement, Premier ministre de la France», elle applaudit. Assis au premier rang, Jean-Marc Ayrault lui adresse un signe de la main. «Merci», peut-on lire sur ses lèvres.

Marque d'autodérision ?

La maire de Lille se dit «un peu jalouse»... car «Nantes est la ville où les Français considèrent que l'on vit le mieux.» Et de poursuivre en assurant «combien nous sommes heureux de te savoir à Matignon». «Heureux et confiants», marque-t-elle. «François Hollande t'as fait une grande confiance, insiste la Première secrétaire du PS. Et tu l'honores de la plus belle manière.» Assurant s'adresser au chef du gouvernement «amicalement et même affectueusement», Martine Aubry conclut : «Si François Hollande et Jean-Marc Ayrault n'ont pas de majorité à l'Assemblée nationale, le changement qui a commencé, ça va être stop.»

Ayrault à Aubry : «Moi aussi je veux te dire toute mon affection»

A la tribune à son tour - sans y avoir croisé la patronne du PS - le chef du gouvernement fait lui aussi assaut d'amabilité : «Merci, chère Martine, d'être là. Bienvenue à Nantes.» L'unité entre les deux responsables de la majorité ? «Martine Aubry et moi-même nous sommes là. Nous sommes là avec vous.» Jean-Marc Ayrault, dont le discours a été brièvement perturbé par des opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes - remercie sa «chère Martine» pour ses «paroles». «Elles me touchent beaucoup parce que je sais qu'elles sont sincères», glisse l'élu nantais avant de la féliciter pour son travail à la tête du PS.

«Moi aussi je veux te dire toute mon affection, renchérit le Premier ministre. Nous voilà ensemble à construire cette majorité nouvelle.» Et de marteler le message : «Entre la maire de Lille et le maire de Nantes, il y a beaucoup de complicité.» La «démonstration», selon Jean-Marc Ayrault, «que nous sommes un grand mouvement». Selon lui, «l'enjeu de cette élection est simple», «soit il (NDLR : François Hollande) pourra s'appuyer sur une majorité solide (...) soit c'est le retour de la droite et il en sera fini du changement».

«C'est un tandem solidaire, avait-il assuré peu avant ce meeting. J'ai suffisamment le sens des responsabilités pour que ce ne soit pas un rassemblement de façade.» A son arrivée dans le fief du chef du gouvernement, Martine Aubry avait pour sa part martelé son message en trois images : «Coude à coude, côte à côte, main dans la main.»

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Martine Aubry mise en examen http://www.liberation.fr/societe/2012/11/06/amiante-pourquoi-martine-aubry-risque-d-etre-mise-en-examen_858468

La maire (PS) de Lille est poursuivie pour «homicides et blessures involontaires» dans une enquête sur l'amiante. Une histoire qui mêle administration, santé publique et politique. Par PASCALE NIVELLE, ELIANE PATRIARCA

L'ex-patronne du PS Martine Aubry a été mise en examen ce mardi dans l'affaire de l'amiante. Une histoire qui mêle administration, santé publique et politique. Que reproche la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy à l’administration française, et en particulier à Martine Aubry, qui fut directrice des relations du Travail (DRT) au ministère du Travail, de 1984 à 1987 ? Décryptage.

L’inertie française

La France n’a pris qu’en 1977 les première mesures de précaution en faveur des travailleurs. Soit 46 ans après le Royaume-Uni, 31 ans après les Etats-Unis, et 13 après la réunion de la Conférence internationale sur les risques liés à l’amiante, à New-York en 1964, où le pneumologue Irving Selikoff présenta une étude accablante sur les cancers de l’amiante. Pour la première fois, un taux maximum d’empoussièrement est préconisé. Selon Martine Aubry, chacun au ministère du Travail - où elle travaillait déjà- se sentait fier, et jugeait les travailleurs «protégés» par ce décret, qu'elle jugeait en avance sur les autres législations.

A la DRT, sept ans plus tard, elle restait persuadée que la France était à l’avant-garde de la protection face à l’amiante. Ce décret a suivi ce qu’elle appelle «la première alerte» : une lettre du Pr Jean Bignon, pneumologue, au Premier ministre Raymond Barre, pour prévenir des dangers de l’amiante et de la désinformation pratiquée par les industriels. «Actuellement, la France est le seul pays du monde occidental à ne pas avoir de réglementation pour l’utilisation industrielle de l’amiante», écrit Bignon début 1977. (...) «Les responsables de cette industrie semblent adopter les normes internationales de moins de 2 fibres/cm3 d’air. Cependant, il faut rappeler que de telles normes ont été établies pour protéger les travailleurs contre l’asbestose (fibrose pulmonaire), mais qu’elles sont sûrement insuffisantes comme protection vis-à-vis du cancer.» Pourtant, le décret adopté dans la foulée par la France va retenir cette valeur limite, recommandée par les industriels, dont on sait déjà qu’elle ne protégera pas du cancer...

Des alertes ignorées par la France

Martine Aubry estime que le ministère du Travail a fait son boulot avec ce décret de 1977, et qu’aucune nouvelle alerte sanitaire ne s’est produite ensuite jusqu’en 1994, et donc y compris durant les presque trois années qu’elle a passées à la DRT. C’est vrai : la nécessité d’interdire l’amiante n’apparaîtra en France qu’en 1994, à la suite de l'étude du scientifique britannique Julian Peto, qui montrait que même une seule exposition de courte durée à l’amiante pouvait provoquer un cancer du poumon ou un mésothéliome (cancer de la plèvre spécifique de l’amiante). A partir de là, les pouvoirs publics se mobilisent et l’amiante est définitivement interdit à compter du 1er janvier 1997. En 2004, le Conseil d’Etat a pointé la responsabilité de l’Etat pour défaut de réglementation spécifique à l’amiante, avant 1977, et pour son caractère tardif et insuffisant après cette date.

Pour autant, il y avait des raisons de s’alarmer bien avant. Depuis les années 1960, de nombreux cas de mésothéliomes avaient déjà été recensés dans la population vivant à proximité des mines, des usines d’amiante ou au contact des travailleurs (comme, par exemple, les épouses qui lavaient les bleus de travail de leur maris). Dès 1978, le Parlement européen avait adopté une résolution dans laquelle est recommandé «un maximum d’efforts pour développer des produits de remplacement sûrs pour l’amiante» et lorsque ces produits seront disponibles, de supprimer progressivement la fibre cancérigène.

La juge reproche justement aux services de l’Etat d’avoir traîné à lancer ces recherches. Faux, réplique pour sa défense Martine Aubry : deux mois après sa nomination à la DRT, une étude sur les produits de substitution a été confiée au Pr Bignon. Son rapport a été rendu en juin 1985, et une circulaire a paru trois mois plus tard, demandant aux inspecteurs du travail de «regarder la prévention des cancers d’origine professionnelle comme une priorité». Mais aucun produit de substitution n’est évoqué dans ce texte.

Il leur est reproché également d’avoir tardé à transposer la directive européenne de 1983 renforçant les mesures de protection : la France ne l’a traduite qu’en 1987. Martine Aubry et ses collègues mis en examen, fournissent le calendrier de leur travail, de 1985 à la signature par le ministre. «Cette directive reprenait pour l’essentiel les dispositions du décret de 1977, les travailleurs étaient donc protégés pendant cette période», disent-ils en substance. Ils soulignent que la France a été le quatrième pays européen à adopter la directive.

En Europe, d’autre pays n’ont pas attendu cette directive. Dès 1970, l’Allemagne a signé un accord volontaire avec l’industrie pour parvenir, en dix ans, à l’abandon de l’amiante. La Suisse et le Danemark l’ont interdit dès 1986 et l’Italie dès 1992. En France, il faudra attendre fin 1996 pour que soit interdite la fibre assassine.

Le CPA ou «le faux nez des industriels»

Ce Comité Permanent de l’amiante (CPA) est au coeur du dossier. «Lieu informel d’informations réciproques», selon la défense, c’est, disent les spécialistes du dossier, l’officine de lobbying où tout s’est décidé, de 1982 à 1996.

En 2005, un rapport d’information sénatorial attribue l’inertie de l’Etat au CPA. Une structure composée de scientifiques, comme les pneumologues Jean Bignon et Patrick Brochard (mis en examen lui aussi), de représentants des industriels, mais aussi des syndicats et des ministères concernés (Travail, Industrie, Santé). Martine Aubry assure n’avoir jamais entendu parler du CPA, même si son bras droit, Jean-Luc Pasquier, y siégeait.

«Modèle de lobbying, de communication et de manipulation», selon le rapport du Sénat, le CPA «a su exploiter en l’absence de l’Etat, de pseudo incertitudes scientifiques qui pourtant étaient levées, pour la plupart par la littérature anglosaxonne la plus sérieuse de l'époque». Pour les sénateurs, le CPA a réussi à «créer l’illusion du dialogue social», et à étouffer toute vélléité de réglementer plus sévèrement l’usage du magic mineral . Selon Martine Aubry, le Comité n’aurait pas pesé sur les décisions. «Rien, aucun fait, aucune présomption de fait ne laisse penser que l’existence de ces réunions a influé sur le contenu ou retardé une réglementation sur l’amiante.» Selon elle, c’est «au sein du Conseil supérieur de la prévention des risques professionnels qu'était sollicité l’avis des partenaires sociaux et des scientifiques sur la définition des politiques de prévention.»

L'écran de fumée de l'«usage contrôlé»

«Le ministère du travail n’a pas compris que le CPA n'était rien d’autre que le faux nez des industriels», assène le rapport sénatorial en 2005. Le CPA aurait «enfumé» pouvoirs publics et syndicats, notamment en répandant le mythe de l'«usage contrôlé de l’amiante». Pour résumer : il suffisait d’encadrer la manipulation de l’amiante, de doter les ateliers d’aspirateurs à poussière et les ouvriers de masques pour pouvoir le travailler sans risques. Les scientifiques siégeant au Comité ignoraient visiblement tout des risques réels et de l’existence de matériaux de substitution : «A l'époque, il avait été dit [...] que l’industrie ne pouvait se passer de l’amiante, aucune solution de remplacement n'étant disponible. Aussi le comité se demandait-il s’il était possible de travailler avec de l’amiante tout en protégeant au maximum les populations exposées», a témoigné le professeur Brochard devant la mission d’information sénatoriale.

Un exemple parmi d’autres de la stupéfiante capacité de manipulation du CPA : En 1986, l’Environmental Protection Agency (EPA), l’agence de l’environnement américaine, propose d’interdire aux Etats-Unis l’usage de l’amiante. Levée de boucliers des industriels américains, immédiatement relayés par leurs homologues en Europe. Illico, comme le montrent les comptes-rendus des réunions, le CPA s’interroge sur la manière de réagir à l'étude américaine, dont «les conclusions sont tellement incertaines qu’on ne peut leur accorder de crédibilité». Le CPA rédige une note d’orientation qui accompagne le rapport de son groupe de travail scientifique. Et transmet tous ces documents aux ministres français de l’Industrie, du Travail, de la Santé et de l’Environnement afin qu’ils les remettent à... l’EPA et au gouvernement américain. L’Etat français se fait alors courroie de transmission au service du lobby de l’amiante.

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Martine Aubry a déjeuné avec François Hollande M.Pf. | Publié le 12.11.2013, 16h15 | Mise à jour : 17h12 http://www.leparisien.fr/politique/martine-aubry-a-dejeune-avec-francois-hollande-12-11-2013-3308707.php

François Hollande a déjeuné ce mardi midi à l'Elysée avec la maire de Lille Martine Aubry. Une entrevue prévue depuis une dizaine de jours, selon Europe 1, mais qui ne figure pas à l'agenda présidentiel et surtout qui suscite de nombreuses questions alors que le Premier ministre Jean-Marc Ayrault est décrié jusque dans son propre camp. Dans une interview au Parisien, le député PS Malek Boutih réclame en effet explicitement le départ de Jean-Marc Ayrault. Dans ce contexte, le rendez-vous secret entre François Hollande et sa grande rivale lors des primaires PS à la présidentielle a bien du mal à passer inaperçu.

Selon l'Elysée, c'est pour défendre les emplois au sein du groupe La Redoute que l'élue nordiste a demandé à rencontrer le président de la République. Martine Aubry est en effet très engagée dans le dossier La Redoute, qui pourrait supprimer 700 emplois dans le Nord. Elle a d'ailleurs aussi rencontré ce mardi après-midi François-Henri Pinault, le patron de l’entreprise. Mais d'après l'entourage de l'élue, cité par Europe 1, «C’est l’Elysée qui l’a appelée il y a dix jours pour lui demander un entretien». Plutôt discrète sur le plan national, notamment depuis son départ de la tête du PS, il y a un an, Martine Aubry était sortie de son silence cet été par le biais d'une tribune au Monde dans laquelle elle prodiguait des conseils au gouvernement pour rendre «l'avenir plus visible et plus désirable».

Hasard du calendrier ou pas, nul doute donc que les difficultés que rencontre actuellement le gouvernement de Jean-Marc Ayrault ont été abordés au cours de ce déjeuner élyséen. De là à faire de Martine Aubry une future pensionnaire de Matignon ?

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Sondage : nouveau record d'impopularité pour Hollande et Ayrault Par La rédaction de RTL.fr , Avec AFP | Publié le 11/11/2013 à 18h05

L'impopularité de Hollande a encore atteint un niveau historique au mois d'octobre. Le chef de l'État n'obtient que 21% d'opinions positives selon un sondage.

François Hollande a perdu encore trois points de popularité entre début octobre et début novembre. Selon un sondage Ipsos réalisé pour Le Point et publié ce lundi 11 novembre, le président de la République tombe à 21% d'avis favorables, un nouveau record d'impopularité. Il s'agit du score le plus faible jamais mesuré pour un chef de l’État depuis la création de ce baromètre sur l'image de l'action politique en 1996, au vu des graphiques communiqués par l'institut de sondages.

Parmi les personnes interrogées sur l'action du président de la République, seules 2% se sont dites "très favorables" à son action et 19% "plutôt favorables" (contre 21% en octobre). Les opinions défavorables ont progressé de 71% à 75% en un mois, la proportion des "très défavorables" grimpant de 35% à 40% et celle des "plutôt défavorables" passant de 35 à 36%. 4% des personnes interrogées ne se sont pas prononcées.

La popularité de Jean-Marc Ayrault a aussi chuté à 21% d'avis favorables, soit cinq points de moins en un mois. Les opinions défavorables ont elles de neuf points à 72%. Le Premier ministre a ainsi enregistré le plus faible score jamais mesuré depuis la création de ce baromètre en janvier 1996. Le précédent revenait à Alain Juppé en décembre 1996, avec 22% d'opinions positives, relève Ipsos.

Progression de Taubira et Fabius

Au palmarès des leaders politique, Manuel Valls reste à la première place (56% d'avis favorables, stable sur un mois), devant l'UMP Alain Juppé (50%, inchangé) et Bertrand Delanoë (47%, également stable). Au sein du gouvernement, deux ministres ont vu l'image de leur action progresser: Laurent Fabius (+4 points à 40% d'avis favorables) et Christiane Taubira (+5 points à 37%).

Dans l'opposition, la cote de popularité de Nicolas Sarkozy a progressé (+2 points en un mois à 42% d'opinions positives), tandis que celle de François Fillon est restée stable à 38%. Chez les centristes, François Bayrou a progressé de 4 points (42% de jugements favorables) et regagné le terrain perdu le mois précédent, tandis que Jean-Louis Borloo, son partenaire dans l'Alternative réunissant MoDem et UDI, est resté stable à 42% d'avis favorables.

La présidente du FN Marine Le Pen a elle accusé un nouveau recul (-3 points en un mois à 31% d'opinions positives). Le leader du Front de Gauche Jean-Luc Mélenchon a vu sa cote baisser (-2 points à 31% de jugements favorables).

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11-Novembre : Hollande hué, 73 personnes interpellées Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 11.11.2013 à 11h51 • Mis à jour le 12.11.2013 à 10h43

Le président de la République, François Hollande, a été hué lors de son passage sur les Champs-Elysées, à l'occasion des cérémonies du 11-Novembre. Soixante-treize personnes ont été interpellées, et quatre d'entre elles ont été placées en garde à vue, pour "manifestation non déclarée" et "pour certaines pour violences volontaires contre les forces de l'ordre", a précisé la préfecture de police de Paris.

Selon elle, ces manifestants s'étaient rassemblés à l'appel "du Printemps français et de groupes d'extrême droite, dont le Renouveau français". Des personnes ont notamment crié "Hollande démission, dictature, ta loi on n'en veut pas !", lors du passage du chef de l'Etat.

Une source policière a précisé que, parmi les quatre personnes toujours en garde à vue lundi dans la soirée, se trouvent "un leader du Printemps français pour organisation de manifestation non autorisée, deux personnes pour violences volontaires envers les forces de l'ordre et une pour port d'arme prohibée". Selon elle, "ce sont les manifestants les plus virulents qui ont été arrêtés. Quand il n'y a pas d'organisateur déclaré, on procède à l'arrestation du groupe car tous les participants sont présumés être les organisateurs."

Le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, a confirmé que des personnes interpellées étaient "liées à l'extrême droite" et qu'elles n'avaient "pas voulu respecter ce moment de recueillement et de rassemblement".

"Il y a par ailleurs eu des violences à l'égard des forces de l'ordre, d'où les nombreuses interpellations qui ont eu lieu, soixante-dix. Ces événements sont inacceptables, insupportables, on ne peut pas ainsi mettre en cause la mémoire de ceux qui sont morts pour la France, on ne peut pas utiliser un rassemblement de ce type pour s'attaquer aux valeurs de la République et de notre pays."

LE FRONT NATIONAL PREND SES DISTANCES M. Valls a notamment fait état de la présence de personnalités du Front national. Le candidat du parti d'extrême droite à la mairie de Paris, Wallerand de Saint-Just, a été brièvement interpellé avant l'arrivée de M. Hollande. "Les policiers n'ont pas voulu de moi", raconte Wallerand de Saint-Just au JDD.fr, qui explique qu'il "invite chaque année des militants et sympathisants à venir à la cérémonie."

"Une cérémonie ce n'est pas une manifestation, même si nous comprenons l'exaspération des Français" raconte Wallerand de Saint-Just, qui affirme que ses militants n'ont pas participé aux huées. Il assure également avoir prévenu la préfecture de police vendredi de leur regroupement, et dénonce de fait des arrestations "préventives et arbitraires", "tout à fait illégales".

Une ligne adoptée également par la présidente du Front national, Marine Le Pen, qui a dénoncé des interpellations "arbitraires et je dirais même préventives". Quant aux huées contre le président, elle "désapprouve et le FN n'y est strictement pour rien". "Mais je suis obligée de remarquer que le gouvernement a tellement créé la désunion et la souffrance qu'il y a un peu partout dans notre pays une ambiance de révolte, y compris hélas dans des moments qui doivent être de communion", a poursuivi la présidente du FN.

"UTILISATION" DES BONNETS ROUGES

Des appels à venir perturber la cérémonie circulaient depuis la veille sur Internet, au point que Christian Troadec, maire de Carhaix et l'un des porte-parole du collectif Vivre, travailler et décider en Bretagne, à l'origine du mouvement des "bonnets rouges", avait tenu à condamner par avance cette initiative.

Certains des manifestants présents sur les Champs-Elysées portaient des bonnets rouges, d'autres brandissaient des drapeaux français. Manuel Valls a accusé les protestataires d'avoir "voulu utiliser le mouvement breton". "Il y avait des 'bonnets rouges', mais il n'y avait pas de Bretons, il n'y avait pas de salariés qui se battent pour l'avenir de leur entreprise, non il y avait des militants qui voulaient s'en prendre aux valeurs de la République."

M. Troadec a confirmé que les personnes portant des bonnets rouges "n'avaient rien à voir avec notre mouvement", condamnant "très fermement les actes entrepris à Paris". "C'est scandaleux, c'est inacceptable", a-t-il jugé.

Sur place, certains ont vertement pris à partie les manifestants, jugeant leur comportement inacceptable, comme cet homme filmé par iTélé.

L'ambiance était déjà tendue, après l'agression dans la matinée du député-maire UMP de Châteaurenard, Bernard Reynès, et de deux conseillers municipaux, par un "déséquilibré", en marge des commémorations du 11-Novembre. "C'est un acte profondément odieux", a déclaré M. Hollande, qui a "appris avec consternation" cette agression, selon un communiqué de l'Elysée.

ATTENDU À OYONNAX

Les cérémonies de ce 11-Novembre, qui inaugurent les célébrations du centenaire de la première guerre mondiale, avaient débuté vers 10 h 30. François Hollande a rendu hommage en bas des Champs-Elysées à Georges Clemenceau, chef du gouvernement lors de la signature de l'armistice, avant de remonter l'avenue pour la cérémonie de ravivage de la flamme. M. Hollande a ensuite participé à un déjeuner avec des familles de soldats morts pendant la guerre avant de se rendre à Oyonnax, dans l'Ain, où il a prononcé un discours en début d'après-midi.

Lire le compte rendu de l'envoyé spécial à Oyonnax : 11-Novembre : Hollande appelle au patriotisme et à l’"unité nationale"

Dans le même temps, en Grande-Bretagne, la population a observé deux minutes de silence pour commémorer l'armistice de la première guerre mondiale. Une ambiance bien différente mise en lumière dans notre télézapping.

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http://www.sudouest.fr/2014/01/17/non-martine-aubry-n-a-jamais-voulu-acheter-le-chateau-gersois-des-parents-de-julie-gayet-1432945-710.php Non, Martine Aubry n'a jamais voulu acheter le château gersois des parents de Julie Gayet Publié le 17/01/2014 à 16h06 , modifié le 17/01/2014 à 17h08 par SudOuest.fr

"Je ne connais pas ce château, dont j’ai entendu parler pour la première fois dans les colonnes de « Sud Ouest »", dément l'actuelle maire de Lille

ans notre article « Le château gersois des parents de Julie Gayet » publié mercredi, "Sud Ouest" prêtait à l'actuelle maire de Lille Martine Aubry un certain intérêt pour la bâtisse gersoise, située la commune de Berrac. "On dit même que juste avant que les parents de Julie Gayet l'acquièrent, Martine Aubry aurait été intéressée, en 2004-2005, sans, finalement, se décider à l'acheter", écrivions-nous. Faux, nous fait savoir Martine Aubry.

"Lorsque l'on est un homme ou une femme politique, on vous prête beaucoup de châteaux en Espagne ! Mais il est assez rare que l'on vous en prête un dans le Gers", indique ce vendredi l'ancienne première secrétaire du Parti socialiste dans une réponse qui ne manque pas d'humour.

"Je ne connais pas ce château, dont j'ai entendu parler pour la première fois dans les colonnes de « Sud Ouest ». Je n'ai donc jamais eu l'intention de l'acheter, pas plus que tous les autres châteaux ou demeures que l'on me prête, comme à d'autres hommes et femmes politiques", conclut l'ex-ministre.

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Lille. Manifestation contre la restriction de l'avortement en Espagne

http://www.ouest-france.fr/lille-manifestation-contre-la-restriction-de-lavortement-en-espagne-1862308 Environ 300 personnes ont manifesté samedi devant l'opéra de Lille contre le projet de loi espagnol supprimant le droit à l'avortement.

Les manifestants rassemblés à l'initiative d'un collectif d'associations dont le Planning familial du Nord-Pas de Calais ont dénoncé un retour en arrière. "Je suis là parce que j'aurais espéré ne pas revenir à ce type de manifestations qui me rappellent, la France, il y a 40 ans. Se dire qu'un pays européen en arrive à revenir sur l'IVG, ça rejoint ce que j'ai toujours pensé: que les droits des femmes ne sont jamais acquis", a dit la maire de Lille Martine Aubry.

Ne pas régresser

L'eurodéputée (EELV) Karima Delli estime de son côté que l'on est dans un paysage européen où la droite populaire tend à faire reculer l'ensemble des droits des femmes. "Il faut en faire un sujet de débat dans les élections européennes. (...) Nous n'avons pas le droit de régresser".

Véronique Séhier, coprésidente du Planning familial, a quant à elle mis en garde contre "les lobbies conservateurs et religieux qui sont en train de monter en Europe

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En réponse à Aubry, Valls « demande aux socialistes de donner l'exemple » Le Monde.fr | 08.09.2014 à 14h50 • Mis à jour le 08.09.2014 à 16h13 | Par Bastien Bonnefous et Laurie Moniez (Lille, correspondance)

C'est par conférences de presse interposées que Martine Aubry et Manuel Valls se répondent l'un à l'autre. Lundi 8 septembre, la maire de Lille a souhaité clarifier les choses avec le premier ministre. Juste après sa visite au Secours populaire à Lille-Fives, la maire de Lille a affirmé : « Mes propos ont été un peu mal compris. Manuel Valls n'a peut-être pas eu le temps de lire l'entièreté de ce que j'ai dit [dimanche]. »

Le 7 septembre, à la fête de l'Unita à Bologne (Italie), Manuel Valls avait réagi aux propos tenus par Mme Aubry et à son intention de faire des propositions au gouvernement, « notamment sur la politique économique ». Il avait ainsi déclaré qu'il n'y a plus de temps ni de place pour les « petites querelles internes ». Et de demander : « Elle est où l'alternative ? Si on ne fait pas attention, l'alternative en 2017 sera la droite dure ou l'extrême droite. »

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Travail du dimanche : Aubry dénonce la loi Macron et appelle à la combattre Claude Fouquet / Journaliste | Le 10/12 à 09:54, mis à jour à 10:04 http://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/0204005416647-travail-du-dimanche-aubry-denonce-la-loi-macron-et-appelle-a-la-combattre-1073539.php?PV9IdmDAyQVzPJUC.99

Dans une tribune, la maire socialiste de Lille dénonce le projet de loi qui est présenté ce mercredi en Conseil des ministres. Elle y voit une « régression » et y réaffirme son opposition.

Le volet sur le travail du dimanche contenu dans le projet de loi Macron qui est présenté ce mercredi en Conseil des ministre reste en travers de la gorge de Martine Aubry. Dans une tribune publiée dans le journal « Le Monde » celle-ci dénonce en effet la « régression » que représente selon elle ce texte.

Et la maire de Lille appelle à « combattre » cette réforme du gouvernement. « Je me suis toujours engagée pour un dimanche réservé à la vie : vie personnelle, vie collective. Aujourd’hui, je suis fermement opposée au passage de 5 à 12 dimanches ouverts par an. Je combattrai cette régression pour notre société au niveau national, comme dans ma ville » explique en effet la maire de Lille en guise de conclusion de cette tribune intitulée « ne réduisons pas l’existence à la consommation ».

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http://www.huffingtonpost.fr/2015/04/10/martine-aubry-motion-jean-christophe-cambadelis-congres-ps_n_7040246.html?utm_hp_ref=france&ir=France Martine Aubry se rallie à la motion de Jean-Christophe Cambadélis soutenant le gouvernement Rédaction du HuffPost avec AFP Publication: 10/04/2015 20h38 CEST Mis à jour: 11/04/2015 17h40 CEST

POLITIQUE - Martine Aubry devait sortir de son silence et dévoiler ses intentions vendredi 10 avril à quelques semaines du congrès du PS, des cadres du parti misant sur son ralliement au "texte de rassemblement" autour du premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis.

La maire de Lille a donc tenu un point-presse à 19H30 à l'Assemblée nationale au cours duquel elle a confirmé favoriser une "motion commune que nous avons conçue ensemble", avec le patron du PS. "Je préfère être dedans pour me battre à l'intérieur", a-t-elle ajouté.

C'est donc la fin d'un suspense entretenu par les proches de Martine Aubry qui ont multiplié les réunions politiques ces dernières semaines. L'ancien premier ministre, Jean-Marc Ayrault a très vite salué ce geste de "rassemblement" sur Twitter.

"On n'a pas rallié Jean-Christophe Cambadélis"

"Il s'agit d'une motion préparée en commun, personne ne s'est rallié à l'autre, personne n'est passé sous le lit", a lancé Martine Aubry. "Le fond a primé et nous avons réussi à nous rassembler sur quelque chose qui répond surtout à l'attente des Français". "On n'a pas rallié Jean-Christophe Cambadélis, nous n'avons pas signé la motion qu'il avait proposée, de même que Jean-Christophe Cambadélis ne nous a pas rallié, nous avons travaillé ensemble", a-t-elle insisté, en reconnaissant que "ce n'était pas évident au départ".

Parmi les points d'accord, l'ancienne ministre du Travail a cité la relance de l'investissement privé et public et "la sécurité sociale professionnelle" qui est "une réforme fondamentale". "On est dans la vraie modernité", et cela permettra à chacun d'avoir "une sorte de carte vitale professionnelle", a-t-elle dit.

Elle a également cité la réforme fiscale, avec une péréquation entre régions pauvres et riches, et les "droits des salariés", en se félicitant des assurances données par le gouvernement sur le maintien du CDI et du CDD.

Cette rencontre avec la presse de l'ancienne première secrétaire du PS intervenait à quelques heures de la limite de dépôt des "motions" ou orientations programmatiques en vue du congrès du PS. Ces "motions" ont été enregistrées samedi après-midi par le Conseil national ou "parlement" du parti avant d'être soumises aux militants socialistes le 21 mai. Quelque six semaines de campagne interne au PS vont donc s'ouvrir avant le vote des militants.

Jean-Christophe Cambadélis a dévoilé samedi matin sa "motion", qui aspire à être "majoritaire", c'est-à-dire rassembler la majorité des sensibilités socialistes, et à obtenir le soutien du gouvernement, en particulier celui de Manuel Valls, qui, selon des sources concordantes, devrait apporter sa signature au texte.

Les gestes du gouvernement

Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, avait également émis des signaux clairs en direction de Martine Aubry, souhaitant dans Les Echos que la maire de Lille "s'inscrive dans la majorité du PS". Mettant en avant plusieurs mesures sociales du quinquennat Hollande, comme le compte pénibilité, le porte-parole a assuré que l'exécutif souhaitait aller "plus loin demain" et que Martine Aubry avait "toute sa place dans cette construction du progrès social".

Sans l'admettre ouvertement, l'exécutif a multiplié les initiatives pour tenter de répondre aux réticences ou à l'opposition de l'aile gauche du PS vis-à-vis de la politique gouvernementale. Et Martine Aubry a exprimé à plusieurs reprises son mécontentement à cet égard, notamment au sujet des réformes de libéralisation de l'économie contenues dans la loi Macron.

Manuel Valls a dévoilé aussi mercredi un arsenal de mesures pour raviver l'investissement privé, accompagnées d'une promesse sociale, le compte personnel d'activité en 2017, autant de points de préoccupation évoqués par Martine Aubry et l'aile gauche du parti. Celle-ci, constituée de deux courants au sein du PS, est parvenue à une motion commune avec les "frondeurs" socialistes, critiques du gouvernement, avec pour premier signataire le député de la Nièvre, Christian Paul.

Le premier signataire d'une motion est le candidat de celle-ci au poste de Premier secrétaire, sur lequel les militants PS se prononceront le 28 mai. Refusant une logique d'affrontements entre une "motion Cambadélis" et une "motion aile gauche", la secrétaire nationale du PS à l'Economie, Karine Berger, a annoncé qu'elle déposerait sa propre motion, dite des "non-alignés".

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Martine Aubry et le gouvernement : une (longue) histoire de désamour 14h10, le 24 février 2016, modifié à 17h11, le 24 février 2016 http://www.europe1.fr/politique/martine-aubry-et-le-gouvernement-une-longue-histoire-de-desamour-2676109

La virulente tribune de Martine Aubry dans Le Monde contre le couple exécutif rappelle bien d’autres charges de la maire de Lille contre le gouvernement.

Sa parole médiatique est rare et d’autant plus redoutée. Lorsque Martine Aubry s’exprime, le gouvernement peut s’attendre à tout. Et la dernière sortie de la maire de Lille ne fait pas exception à la règle. Dans une tribune co-signée mercredi avec plusieurs leaders socialistes et écologistes et publiée dans Le Monde, l’ancienne candidate à la primaire de 2011 s’attaque au couple exécutif, dans un contexte marqué par la polémique sur la loi El Khomri. "Que restera-t-il des idéaux du socialisme lorsqu’on aura, jour après jour, sapé ses principes et ses fondements ?", tonnent notamment les signataires.

Retour sur toutes ces fois où Martine Aubry s’est opposée au gouvernement.

La défense d’une politique économique de gauche
Que ce soit sur la politique économique du gouvernement ou sur "les valeurs de gauche", Martine Aubry, que certains ont érigé en patronne des frondeurs, fait entendre sa voix. En janvier, elle s’était par exemple opposée frontalement à la déchéance de nationalité qui "porte atteinte à un élément majeur d’égalité devant le droit du sol, qui est un des fondements de la République française".

Mais la maire de Lille est surtout partie en croisade contre la politique économique du gouvernement. En octobre 2014 déjà, elle prônait, dans une tribune parue dans le JDD, une réorientation de la politique économique. "Nous avions prévu qu’à mi-mandat, la croissance serait revenue, le chômage en repli et les déficits réduits en deçà de 3%. Ce n’est pas le cas. Il nous faut trouver au plus vite le bon réglage des politiques économiques qui permettra de sortir la France de la crise", y affirmait-elle.

Martine Aubry n’a cessé depuis de faire entendre sa petite musique sur diverses réformes portées par l’exécutif. En décembre 2014, elle estimait ainsi que le travail dominical est "une régression" alors que le projet de loi d’Emmanuel Macron était au cœur de l’actualité. Dernièrement, lors de ses vœux pour 2016, elle a appelé Manuel Valls à reconsidérer les versements du CICE.

La défense de son fief dans le Nord
Martine Aubry n’aime pas vraiment que le gouvernement mette le nez dans ses affaires. Et la réforme territoriale n’est pas du tout passée chez la maire de Lille. En juillet 2014, elle qualifiait d’"aberration économique et sociale" la création d’une région Nord-Pas-de-Calais-Picardie. "On n’est pas en train de faire du Monopoly ou jouer à Sim’s City. On touche aux origines de chacun", y affirmait-elle. Et de profiter de ce moment pour tacler de nouveau le quinquennat de François Hollande : "Si depuis deux ans, dans tous les domaines, on avait eu une grande vision et une méthode, on aurait eu un peu moins de problèmes".

Un peu plus d’un an plus tard, rebelote. Manuel Valls plaide dans la région de Martine Aubry pour une fusion des listes de gauche avec celle des Républicains dans l’hypothèse où le FN arriverait en tête aux régionales. La réponse sur Europe 1 de la maire de Lille ne s’est pas fait attendre :"C’est une très bonne idée, on voudrait faire gagner le FN qu’on ne s’y prendrait pas autrement".

Macron et Valls dans son viseur
Manuel Valls est sans conteste sa cible favorite. Martine Aubry tient responsable le Premier ministre de la réorientation sociale-libérale et ne le porte pas franchement dans son cœur. Dans une brève du Canard Enchaîné, elle estimait ainsi qu’une éventuelle candidature du chef du gouvernement en 2017 serait "une catastrophe".

Mais, c’est surtout Emmanuel Macron qui provoque des accès de colère chez Martine Aubry. Il y a cette phrase, restée célèbre, prononcée lors de sa conférence de rentrée en septembre 2015. "Macron ? Ras-le-bol ! Ras-le-bol ! Je supporte de moins en moins cette arrogance, et cette ignorance de ce que vivent les gens !" Opposée à la méthode du ministre de l’Economie sur le travail du dimanche, Martine Aubry lui enjoignait de "s’occuper de son ministère, ce serait déjà très bien !"

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Martine Aubry attaque Christian Estrosi pour justifier l'annulation de la braderie de Lille Le HuffPost | Par Alexandre Boudet et Alexis Annaix Publication: 05/08/2016 14h46 CEST Mis à jour: 05/08/2016 15h55 http://www.huffingtonpost.fr/2016/08/05/martine-aubry-christian-estrosi-attaque-justifier-annulation-braderie-lille_n_11349000.html

C'est une pique adressée en bonne et due forme. En justifiant l'annulation de l'édition 2016 de la braderie de Lille, Martine Aubry n'a pas pu s'empêcher de violemment critiquer Christian Estrosi, l'ancien maire de Nice.

"C'est une responsabilité morale. Et moi, je le dis comme ça, je ne suis pas M. Estrosi. Je prends mes responsabilités en suspendant la braderie", a lancé l'édile de la cité nordiste (voir la vidéo sous l'article). Elle répondait à l'élu Les Républicains qui s'est défaussé sur l'Etat en accusant le gouvernement de ne pas avoir tout fait pour protéger le feu d'artifice de la Promenade des Anglais à l'issue duquel 85 personnes ont perdu la vie.

Après l'attentat commis le 14 juillet, plusieurs voix s'étaient déjà élevées pour faire remarquer à Christian Estrosi que s'il avait des doutes sur la sécurité du feu d'artifice, il aurait dû l'annuler. "Si Christian Estrosi, ancien maire de Nice, avait le moindre doute, il pouvait demander l’annulation du feu d’artifice. Il ne l’a pas fait", avait par exemple tonné Manuel Valls dans Le JDD.

Il faut toutefois préciser qu'aucune menace particulière ne pesait alors sur le 14 juillet niçois (le rapport de l'IGPN l'a mis en évidence) et que c'est après ce dramatique attentat et celui de Saint-Etienne-du-Rouvray qu'il a été décidé par l'exécutif de renforcer la sécurité des événements ayant lieu en province.

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Mikael Libert Publié le 03.03.2017 à 18:53 Mis à jour le 03.03.2017 à 19:09 http://www.20minutes.fr/lille/2024607-20170303-presidentielle-martine-aubry-explose-macron-programme

Présidentielle: Martine Aubry est de retour, et elle explose le programme d'Emmanuel Macron
POLITIQUE La maire de Lille a commenté très durement le contenu du programme de l’ancien ministre de l’Economie…

Retour en fanfare.
A peine sortie de convalescence suite à une opération du nerf sciatique, Martine Aubry a donné, vendredi, une conférence de presse. Après avoir traité de sujets locaux, la maire de Lille a consacré quelques minutes à commenter le programme d’Emmanuel Macron, candidat à l’élection présidentielle, qu’elle a dans le collimateur depuis des mois. Morceaux choisis (âmes sensibles, attention : ça fait mal).

« C’est plus un loup, c’est une meute de loups »

« Jusqu’à présent, Emmanuel Macron pensait que le fait d’être lancé comme un nouveau produit avec un sourire étincelant suffirait à être élu président de la République. Et on a eu sur tous les sujets tout et son contraire. Moi je dis toujours, quand c’est flou, y’a un loup. Mais maintenant on sait, son programme est affiché. Et ce n’est plus un loup, mais une meute de loups ».

« Son programme économique date des années 1980 »

« Son programme économique, reprend les programmes libéraux anglo-saxons des années 1980. C’est réduire les services publics, réduire les déficits, que les salariés travaillent plus et qu’ils soient moins payés. Dans son programme, les Français vont casquer : 60 milliards en moins de l’Etat, on continue d’aider les entreprises, on baisse les cotisations et on augmente la CSG de 1,7 % même pour les retraités. Ce n’est pas la modernité Macron, il utilise des vieilles recettes qui n’ont jamais marché.

Sur le plan social, il faut serrer. Il demande un peu plus de responsabilité aux chômeurs, aux retraités, aux salariés. Mais il les connaît des gens ? Non. Il connaît mieux le milieu de la City. Tout ce qu’il veut, c’est du libéralisme économique et de la flexibilité pour les salariés ».

« Il ne connaît pas le droit »

« Je ne parle même pas de son programme sur l’écologie parce que ça, il ne connaît pas. Bon, là il vient de dire qu’il fallait que le diesel atteigne peut-être à la fin du mandat le même taux de fiscalité que l’essence après avoir tout de même dit qu’il était scandaleux d’attaquer cette forme d’énergie.

S’il devait être élu, ce que je n’espère pas, il n’aurait pas de majorité. Car où est-il ? Il y a quelques individus à la droite du PS, toujours les mêmes. Et bien qu’ils partent chez Macron, au moins ça clarifie des choses. Bien sûr, il a rajouté une ou deux mesures démagogiques comme l’exonération de taxe d’habitation pour 80 % des Français. Il ne connaît sans doute pas le droit car là, il intervient dans les libertés locales ce qui, je crois, est inconstitutionnel ».

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